Le pari de la fermeté
29 mars 2010 par Joseph Facal
C’est jour de budget demain à Québec. L’équation de base est connue : si le gouvernement veut éliminer son déficit d’ici 2013-2014 comme il le dit, il devra trouver 11,3 milliards $ en quatre ans. C’est énorme.
Comment faire ? Augmenter les impôts ? C’est ici qu’ils sont les plus élevés en Amérique du Nord. S’endetter davantage ? Nous sommes déjà les plus endettés au Canada. Couper des services ? Le meilleur moyen de perdre des votes.
Nous savons qu’en théorie, il faut «travailler» simultanément sur les dépenses et les revenus. Idéalement, il faudrait une combinaison équilibrée, étalée sur plusieurs années, de baisses d’impôts, de hausses des taxes à la consommation et des prestations sociales, et de réductions de dépenses publiques.
Tout l’automne, le gouvernement Charest a donné l’impression qu’il se préparait à donner un grand coup, à déposer un budget qui marquerait un vrai changement de cap. Il a commandé des études qui lui dessinaient la carte routière. Périodiquement, les ministres Bachand et Gignac envoyaient des signaux de fumée sur les tarifs d’électricité ou sur la TVQ.
Les sondages indiquent toutefois que le peuple ne veut rien savoir de se serrer la ceinture. Il se cramponne à l’illusion qu’il existerait des solutions sans douleur. Que le gouvernement fasse le ménage dans sa cour, pense-t-il, et tout ira bien. Puis, toutes sortes de dossiers sans rapport ont fait chuter la côte de popularité du PLQ : construction, garderies, écoles juives et d’autres.
Forcé de choisir entre compromettre encore plus ses chances de réélection et prioriser les intérêts supérieurs du Québec, le gouvernement a tranché et changé de cap. Enfourchant le cheval du préjugé populaire, il commencera, dit-il, par faire son propre ménage. Il n’y aura donc rien de très spectaculaire demain.
Évidemment, il y a toujours lieu de faire un ménage dans l’appareil d’État. Voyez les grotesques primes «à la performance» de la SAAQ. Mais c’est s’illusionner de penser qu’on y trouvera les milliards qui font défaut.
C’est ici qu’entrent en ligne de compte les négociations avec les syndicats du secteur public. Faire un ménage au gouvernement qui dégagerait une vraie marge de manœuvre, c’est forcément, obligatoirement, toucher aux conditions de travail des employés de l’État, puisque c’est leur rémunération qui constitue le gros des dépenses de l’État.
Or, à tort ou à raison, jamais les syndicats n’ont eu une si mauvaise image auprès des non-syndiqués : fier-à-bras de la FTQ-Construction, proposition aberrante de la CSN de hausser les impôts, frasques du SPQ libre, etc. Beaucoup de gens ne feront pas les nuances qu’il faudrait et mettront tout cela dans le même bateau. C’est triste, mais c’est comme ça.
La table est bien mise pour le gouvernement. Il aura beau jeu de dire que si les employés de l’État ne font pas leur part, c’est le peuple qui passera à la caisse. Devinez vers qui penchera ce dernier. Le gouvernement fera donc le pari de la fermeté et cherchera à se refaire une santé politique sur le dos des employés de l’État. Ça s’est déjà vu. Les intérêts supérieurs du Québec, eux, attendront encore.
34 réponses à “Le pari de la fermeté”
»Les intérêts supérieurs du Québec, eux, attendront encore. » JF
Et que vous avez raison M. Facal, et cela fait déjà 30 ans que cette situation perdure sous une forme ou une autre. Nous vivons au dessus de nos moyens, nous nous endettons toujours d’avantage mais personne n’a eu le courage politique d’agir pour le bien commun. Entre temps la population vieillit, le taux de participation au marché du travail diminue, l’économie stagne et de quoi débattons-nous ? Du niquab que 99,99 % des Québécois n’ont jamais vu de leur vivant. Il serait tout aussi utile de bannir les palmiers sur l’île de Montréal.
Je pense sincèrement que nous sommes fichus. Il n’y a rien à faire. La faute est au système démocratique. Pourquoi ? Les citoyens voteront toujours pour le parti qui fait le plus de promesses. Un parti proposant des solutions réalistes n’a aucune chance d’être élu. Ainsi le veut la démagogie propre au parlementarisme. À remarquer que toutes les démocraties sont dans le rouge. Ceux qui s’en tirent le mieux sont les pays asiatiques où la démocratie est plus limitée. La seule solution que je vois pour le Québec est la suppression de certains programmes sociaux comme l’assurance-médicaments et les garderies. Nous avons trop de programmes sociaux compte tenu de notre capacité de payer.
En discutant avec un ami qui est dans le milieu de la faillite, celui-ci me parlait du fait que les gens ne veulent plus savoir ce qui se passe au sujet de leurs finances. Il semble bien que ce soit un véritable mouvement collectif que de balayer ses problèmes financiers sous le tapis.
C’est quand même triste. Le Québec, tel le lièvre dans la célèbre fable de La Fontaine, découvre la social-démocratie et s’endort pour ne plus jamais se réveiller.
En ce moment je serais pourtant fier d’être citoyen du pays du Québec si ce n’était de tous ceux qui, au lieu de chercher à créer une société productive et compétitive, ont cherché à bâtir un état qui s’occupera d’eux à leur place.
Maintenant que le buffet tire à sa fin, je suppose qu’il faut garder cela secret jusqu’à ce que les baby-boomers soient partis.
En attendant, vive le multiculturalisme canadien et la so-so-solidarité!
(S. Laflamme)
Nous avons eu des dépenses extraordinaire pour se sortir de la crise, pourquoi alors ne pas y mettre fin au lieu de s’en servir pour grossir le rôle du gouvernement dans l’économie?
Ensuite, il faudrait mettre fin au gaspillage. Couper drastiquement dans les subventions qui devraient être très temporaires.
Abolir les nationalisations excessives, plus de place au privé dans la santé. Se concentrer plus sur l’éducation primaire et secondaire comme il faut, pour ensuite laisser la place au privé. Abolir les CPE, abolir la formule Rand. Bref améliorer la compétitivité du Québec, même fiscale. Pk demander de baisser les impôts et d’augmenter la TVQ qui touche plus les petits?
Revoir notre système d’imposition, l’étendre plus à tous mais à taux fixe, avec baisse de la TVQ et des exonérations…
M. Laflamme,
Je partage en majorité votre point de vue sur les mesures à prendre. Malheureusement, le parti politique qui a voulu faire campagne sur de tels sujets s’est fait balayer de la carte politique, sans doute par sa propre faute, mais aussi par des gens qui ont préféré les belles promesses plutôt qu’un constat réaliste.
Devant une telle situation, quel message faut-il tenir pour redresser le Québec avant qu’il ne soit trop tard?
Et même si vous trouvez ce message, comment allez-vous trouver des appuis alors que la majorité des gens sont occupés par le hockey, les spectacles humoristiques, les scandales culturels et la souveraineté?
Je sais, on pourra toujours demander au Canada d’augmenter la péréquation. Mais alors, à quoi bon se définir comme peuple autonome si nous sommes incapable de boucler un budget sans demander à notre voisin de nous aider à payer?
Le Québec est prit au piège.
Vous faites le pari de la fermeté, je fais le pari de « la gauche efficace »:
- Hausse des tarifs d’électricité;
- introduction d’une taxe sur le carbone sur le gaz et le mazout;
- taxe à effet cliquet sur le pétrole;
- tarification, amendes et contraventions selon le revenus;
- Plafonnement des REER et des CELI;
- hausse des droits de scolarité au coût réel ou différés au 2/3;
- réduction des taxes sur la masse salariale, 1,3 milliard;
- remboursement des cotisations des salariés; 1,3 milliard;
- baisse des impôts sur le revenu;
- épongement des hausses de coûts par des hausses de revenus;
- réduction des coûts des transports en commun;
- réduction du taux marginal d’imposition;
- hausse de deux points de la TVQ.
Je fais celui de trois des points ci-dessus dès demain grâce à Jean Charest.
Je suis d’accord avec vous Victor Beauchesne que les salles de rédaction ont des choix de priorités liés à leurs intérêts et non forcément ceux des citoyens; c’est insoutenable mais structurel.
Comme vous Pierre Desbiens je crois que la démocratie n’est que le moins pire des systèmes politiques; comme Winston Churchill sauf erreur, aussi. Et pour longtemps, j’ai bien peur.
Il ne faut pas regretter tout de la révolution tranquille, Nicolas G, seulement son évolution qui ne colle pas à notre évolution démographique.
Dionysos, je prends en réflexion vos préférences en regard de celles de La gauche efficace de Jean-François Lisée.
[...] complète le tout avec un texte de Joseph Facal, le pari de la fermeté. Tout pour être bien « focus » pour le budget de [...]
Bonjour Monsieur Facal,
L’impasse ou plutôt la complication des compromis (le chou et la chèvre) se préparent à cause des enjeux classiques. Toujours les mêmes pôles: le bien de la population versus celui du parti. De plus, les bons stratèges doivent toujours tenir compte du fait que, quand on pense à la population sous l’angle des voteurs, il faut toujours garder présent à l’esprit que la masse est composée d’ignorants et c’est son poids qui règle le résultat.
Alors ces gens du parti, face au grand problème des finances, sont obligés de considérer tous les points que vous avez expliqués. Mais si nous examinons la situation dans une approche de saine gestion avec le bien de la population en tête, ce qu’ils devraient faire idéalement, ou comme un hommes d’affaires par rapport à son entreprise, ou un individu par rapport à ses finances personnelles, nous ne nous imposerions pas ces mêmes contraintes et nous privilégierions les principes les plus pratiques. Avec cette obsession de règler le déficit si rapidement, nous aidons le gouvernement à créer de nouvelles sources de revenus qui demeureront comme les taxes pour le gaz, les taxes pour le stade olympique, la loto-québec avec son argent qui est détourné et bien d’autres. Les trois moyens à mettre en application dans la situation dont nous parlons qui conviennent le mieux dans les circonstances, sont:
La stimulation de l’économie pour faire circuler l’argent, c’est-à-dire ne pas siphoner davantage les individus et favoriser les investissements.
Réduire les dépenses de l’État, c’est-à-dire en rationalisant le travail des fonctionnaires, en éliminant les tâches inutiles que les systèmes informatiques monstrueux génèrent. En effet, la spirale que crée les agendas opérationnels des ordinateurs dans la fonction publique oblige les employés à revérifier, à modifier, à travailler dans une peste de dossiers virtuels détaillés à l’extrême, à manquer de temps pour les vraies tâches de service à la personne et à tomber malades, épuisés ou en burnout par toutes ces acrobaties informatico-opérationnelles et par le dégoût produit par la perception d’incongruence dans leur travail par rapport aux besoins des gens, de la société ou même, souvent du gros bon sens. Les infirmières, elles, sont révoltées de leur milieu de travail devenu capharneum. Au lieu de les apprécier on parle des services hospitaliers comme d’une shop tout est en désordre et inefficace. Leur dégoût les amènera à demander de l’argent.
Adapter les services de façon à ce qu’ils répondent mieux à la réalité, comme créer des infirmeries (dispensaires) attenantes au département de l’urgence pour ceux qui ont mal à la gorge, qui se sont coupés au doigt ou qui doivent faire prendre leur pression. Dans l’éducation, diriger les jeunes dans des programmes qui conviennent bien à leurs talents et au marché du travail plutôt que d’essayer de faire entrer tout le monde au CEGEP et à l’université. Et se libérer de cette fixation qu’il faut leur faire analyser la Chanson de Roland. Ainsi auront-ils plus de chances de compléter un cours et de s’assurer une sécurité sur le marché du travail.
Après tout, ce n’est pas une disette qui se pointe à l’horizon sur le plan économique. Il s’agit de surfer sur cette vague favorable qui s’amorce, selon les économistes experts et analystes financiers. Le gouvernement ne doit pas se consacrer seulement à concevoir d’autres tourniquets payants, il doit mousser le développement pour favoriser la création d’événements (investissements) et contribuer à rendre possible la rencontre des conditions !!!
Nous savons que, au départ, le Québec s’en tire mieux que bien d’autres états. Nous avons tout, ici, pour entreprendre des projets, pour faire des investissements: les ressources, les experts et l’argent (Caisse populaire, Caisse de dépôt). Pourquoi ne pourrions-nous pas réussir ? Une seule raison: pour beaucoup de gens, l’objectif à poursuivre est la souveraineté et toute action dans le sens d’améliorer la situation des québécois jouerait contre. Les leaders de l’option souverainiste afficheront deux attitudes: simulation de leur bon vouloir et l’obstruction en attaquant les ministres du parti au pouvoir. Les bonnes intentions seront exprimées mais le climat de la hargne règnera. Dans un climat de hargne, on chiale. C’est une façon de camoufler sa non-volonté à la collaboration.
«Dans un climat de hargne, on chiale. C’est une façon de camoufler sa non-volonté à la collaboration.» dites vous Normand.
Et puis aussi «Les leaders de l’option souverainiste afficheront deux attitudes: simulation de leur bon vouloir et l’obstruction en attaquant les ministres du parti au pouvoir.»
Ça se passerait comment Normand si c’était le PQ qui était au pouvoir ? L’attitude de l’opposition serait comment au juste dites nous ça.
Dans un autre ordre d’idées vous dites aussi : (On va laisser faire les guillemets si vous voulez) Réduire les dépenses de l’État ; rationalisant le travail des fonctionnaires ; éliminant les tâches inutiles etc. Votre liste est longue.
J’imagine bien que vous comprenez ce disant, que que ce qui est en cause, ce ne sont pas les fonctionnaires mais les méthodes de gestion qui les encadre et qui sont propres à la fonction publique Québécoise : centrées sur le contrôle du processus, au lieu de l’être sur les résultats.
Ça c’est la grande raison pour laquelle c’est le fouilli dans la fonction publique. Et ça c’est la dernière chose sur laquelle on accepte de se pencher sérieusement dans le monde politique.
Selon moi Mr. Lisée offre un regard lucide et révélateur sur les taux d’impositions marginaux pre-Reagan et post-Reagan
http://www2.lactualite.com/jean-francois-lisee/ce-qui-ne-sera-pas-dans-le-budget-quebecois/2620/
Roosevelt, Truman, Eisenhower, Kennedy, Johnson, ont fait le pari de la fermeté envers les plus riches, suites aux desastre du laissez-faire qui a précédé la Grande Depression.
Disons en tout respect que les taux d’imposition d’aujourd’hui n’ont RIEN, mais vraiment RIEN à voir avec ceux en vigueur sous les administrations américaines que vous évoquez. Et puis les riches sont très nombreux aux USA. De grâce, un minimum de rigueur…
@ Normand à joindre,
« Les enjeux classiques. Toujours les mêmes pôles: le bien de la population versus celui du parti. »
- Admettons ! C’est déjà mieux que le bien des exploitants du dictateur.
« il faut toujours garder présent à l’esprit que la masse est composée d’ignorants et c’est son poids qui règle le résultat. »
- Je conteste ! La masse occupe le bas, les quelques volontaires de premières heures survivants, le haut. La masse ne règle pas le résultat. J’ai assisté comme représentant syndical à la finale du rouleau compresseur lors d’un front commun dans les 70.
Est-ce-que je vous résume honnêtement ci-dessous?
Les trois moyens à mettre en application dans la situation dont nous parlons qui conviennent le mieux dans les circonstances, sont:
- La stimulation de l’économie;
- la réduction des dépenses de l’État;
- la fuite en avant.
Je m’exprime patriotiquement: nous ne pouvons réussir parce que nous ne prenons pas conscience de notre dégénération depuis 1970. C’est impardonnable à partir de 1989, Jacques Henripin., Naître où ne pas être. Le parti libéral a ignoré lors de leur préparation à la dernière élection.
Il faut que le Parti national du Québec mettre en priorité notre régénération !
Avec ou sans Jean-Luc Mongrain, si je peut ajouter mon grain de sel !
Notre niveau de taxation est considérablement élevé si on tient compte de toutes les taxes indirects.
Nos taxes sont mal gérées, nos infrastructures et routes tombent en ruine, nous avons un très grand déficit et tous les groupes organisés demandent au gouvernement toujours plus d’argent.La population vieillit et les soins de santé et surtout les coûts des médicaments augmentent à vitesse vertigineuse…et la mauvaise gestion continue.
Le gouvernement va essayer de ménager la chèvre et le chou et comme d’habitude rien ne changera. Aucun parti n’aura le courage de faire les changements nécessaires.
Je suis triste pour les jeunes qui vont hériter de la « succession « , sans pouvoir la refuser… à moins d’aller vivre ailleurs.
Je suis moins inquiet pour les jeunes. Si la génération des « boomers« s’est gâtée de toutes sortes de services, de rentes généreuses etc et pense qu’elle va en profiter tout en laissant une immense dette à la nouvelle génération, et bien j’ai une belle surprise pour elle. Cela s’appelle l’inflation et en quelques années l’inflation peut tout niveler, les rentes, les épargnes des boomers baisseront considérablement en valeur alors que la jeune génération endettée continuera à gagner sa vie et sera mieux protégée contre cette inflation.
C’est une façon de niveler, l’autre s’appelle révolution, et pas toujours tranquille.
C’est bon monsieur Beauchesne, consolez vous ça s’en vient. Le processus d’appauvrissement des «Boomers» est commencé et il se poursuit à grand pas.
Le gouvernement Charest et l’honorable monsieur Bachand viennent de donner un coup de pouce à votre fantasme, en introduisant une hausse générale et très équitable de la charge fiscale entre tous les citoyens.
Hausse de la TVQ, taxe spéciale sur l’essence paiement d’une charge spéciale pour la santé, introduction possible d’un ticket modérateur, hausse généralisée de tous les tarifs, dont les tarifs d’électricité pour tous les citoyens, sauf pour l’industrie. Très équitable. Je suis persuadé que vous êtes ravi. Et Joseph aussi.
Patientez, dans quelques années vous verrez des cohortes de vieux inutiles faire la queue devant les comptoirs alimentaires de votre quartier. Et vous allez avoir gagné.
Et puis vous allez vieillir vous-même, et vous allez connaître le même sort, j’imagine. Je l’espère en tout cas étant donné que c’est ça la normalité popur vous, le nivellement par le bas pour tout le monde. Après tout ne sommes nous pas nés pour un petit pain.
Vive le plus bas dénominateur commun. Sauf pour les riches mais eux ils le méritent alors on y touche pas. Pensez-y, dans quelques années je vais payer une taxe sur la santé de 200$ par année, et Guy Laliberté aussi. C’est l’fun. Mais moi je peux le prendre. En revanche je ne suis pas certain que les couples avec enfant et gagnant un salaire moyen vont pouvoir digérer toutes ces hausses de taxes et de tarifs.
Évidemment si vous trouvez (et vous avez parfaitement raison) que les Boomers en ont trop et que vous souhaitez qu’ils en aient moins, en toute cohérence vous devez vous souhaiter le même sort. Autrement c’est incongruent.
Et vous n’êtes pas incongruent Victor, je le sens en vous lisant.
Bonjour,
……… « Pourquoi ne pourrions-nous pas réussir ? » dites-vous Normand ?
Bonne question.
On pourrait facilement y arriver, si les souverainistes — qui veulent se faire un pays — n’étaient obligés de reconstruire à chaque fois, ce qui a été démoli par des gouvernements du parti libéral !
Eh, oui!
- Rappelez vous les déficits consécutifs des 4 dernières années du PLQ « sous Daniel Jonhson fils (1991-92 à 1994-95 : 4 301G$ – 5 030G$ – 4 923G$ et 5 821G$).
Ça totalisait « 20G$ en 4 ans seulement !!!
Conséquences :
- Les souverainistes ont dû faire la sale job et assainir les finances publiques, avec tous les inconvénients majeurs que cela comporte !
On réussissait assez bien merci avant 2003, mais avec la catastrophe ambulante qu’est le PLQ depuis 7 ans — manque de courage économique, désorganisation civile à Montréal et la déconstruction du Québec — l’immigration(coupure en $), culture(histoire), langue(OQLF) , etc) — et bien, à moins d’être aveugle et sourd on doit mettre dehors, au plus sacrant, ce gouvernement naufrageur.
- Les souverainistes devront encore faire la même chose qu’en 1995 lorsqu’ils reviendront au pouvoir en 2013 ou 2014, soit ramasser le gachis!n.
Le PLQ : le parti de l’économie ?
- Si on additionne le déficit de 20G$ sous Daniel Jonhson fils + au déficit de 46G$ (de 2004 à 2010) sous Charest on arrive à 66 milliards $ en 10 ans !!! Un gouvernement qui ose se targuer de « parti de l’économie » : elle bien bonne!
N.B. la dette brute est aujourd’hui rendu 161G$
53% du PIB.
***
……« Une seule raison: pour beaucoup de gens, l’objectif à poursuivre est la souveraineté et toute action dans le sens d’améliorer la situation des québécois jouerait contre. » Normand.
Comme dirait Joseph Facal : « De grâce, un minimum de rigueur…»
- Tous les faits de 1995 à 2003 démontrent exactement le contraire : le courage!
Le PLQ, lui, n’a aucun objectif autre que le statu quo, et votre assertion s’applique parfaitement à eux : ne pas « améliorer la situation des québécois ».
Suite à la loi sur le «Déficit zéro» :
- De 1998 à 2003 : la dette du Québec est passée
en 5 ans de 98 à 111 milliards. (Allô «déficit zéro»!)
- De 2003 à 2010 : la dette du Québec est passée
- en 7 ans de 111 à 161 milliards.
Dernières Remarques :
Même s’il aurait fallu trouver la solution de rembourser notre dette, nous ne serions pas dans cette position aussi difficile, si le PLQ avait écouté le PQ :
Il proposait d’indexer la TVQ suite aux 2 baisses de la TPS qui devait selon Harper régler le déséquilibre fiscal : «Après être passée de 7 % à 6 % en juillet 2006, la TPS sera dorénavant de 5 %, à partir de janvier 2008.» Jim Flaherty.
Donc entrée de fond de :
- 600 millions en 2006
- 1 200 millions en 2007
- 3 000 millions en 2008
- 3 200 millions en 2009
- 3 200 millions en 2010
- 1 600 millions en 2011
Avec ce 12,8 milliards en poche nous serions en meilleure posture pour rembourser notre dette, non?
Évidemment cela venait du PQ, comme les garderies ; les congés parentaux ; l’assurance médicaments ; les écoles confessionnelles ; le CHUM au 6000 St-Denis, qui serait ouvert cette semaine!!!
Mais cela venait du PQ, donc…
Bonne journée,
Bonjour M Facal,
la principale mesure pour redresser les finances publiques dans le budget d’hier consiste à comprimer les dépenses pour aller chercher 6,9 MM$.
D’entrée de jeu, les syndicats ont dénoncé la position du gouvernement et donnent vraiment l’impression qu’ils vont faire tout ce qu’il peuvent pour faire planter cette mesure d’économie, alors qu’elle représente 62% du projet de rééquilibrage des finances publiques. Ils auraient pu au moins se garder une petite gêne devant l’effort collectif à faire pour redresser la situation. Non, ils ont plutôt brandi le spectre des baisse de « services », démagogues ad nauseam.
Je l’ai déjà écrit, et je persiste, ce n’est pas parce que le gouvernement écrit « Service rendu » dans le coin des factures que ça en fait automatiquement un véritable service. En quoi une immatriculation est un service alors qu’on n’examine pas le véhicule? En quoi un couteux permis de pesticide est un service alors qu’on ne vérifie pas l’usage? En quoi le ministère des services partagés est un service quand il sert surtout aux autres fonctionnaires?
J’ai la triste impression que le pari de la fermeté va s’amollir jusqu’à ressembler à une platée de jello. Et il ne restera de l’amélioration des finances du gouvernement que le 31% qui viendra de nos poches.
D’ailleurs, la mesure du montant forfaitaire sur les rapport d’impôts est inéquitable parce qu’égale entre les riches et les pauvres. De plus le ticket modérateur à venir risque de taxer surtout ceux qui sont malades et ont vraiment besoin de soins. Est-ce là ce qu’on veut?
@ M. Victor Beauchesne,
vous devriez vous informer sur la réalité des boomers. Nos premières maisons furent financées à 18%, il n’y avait pas de programme d’assurance parentale (on s’arrangeait entre le chômage et les garderie non subventionnées); non, nous ne disposons pas systématiquement d’un fond de retraite payé par les autres et non, nous ne sommes pas tous fonctionnaires.
J’aillais oublier, vous pouvez m’appeler M. Tremblay, puisqu’il faut maintenant s’identifier.
Dans la série candeur, voici ce que rapporte JF Lisée au sujet de la pensée profonde du ministre Bachand :
«Le ministre Raymond Bachand ne s’en cache pas. Le perspicace Gérard Fillion, de RDI, lui a demandé ce qu’il dirait au couple gagnant au total 20 000 $ par an et qui devra payer 200 $ par an chacun pour la santé sous peu. «Je leur répondrai qu’ils ont économisé 2000$ ces dernières années». Donc il est temps de leur reprendre, par cette mesure et bien d’autres, ce qu’on avait (ren)versé de manière bien désinvolte auparavant.
Ce budget est donc, non le travail d’ingénieurs construisant un nouveau pont vers l’avenir, mais le travail de réfection de ceux qui furent responsables des malfaçons.»
Vous avez bien lu, non vous n’avez pas la berlue. Donc, dit Bachand, il est temps de leur reprendre ce qu’on avait versé…. Est-ce qu’ils vont reprendre les 400 000$ versé à Rousseau après qu’il eut perdu 40 milliards des fonds de la CDP ?
Quand je vous dis que pour ces cuistres, le peuple, ce n’est que du bétail.
J’espère que c’est une première pelletée de la fosse de ce gouvernement de merde.
Ce que j’ai compris du budget, pour ce qui est de la part du gouvernement, c’est un contrôle sur le taux d’accroissement des dépenses. Je suis sceptique et M. Luc Godbout , ce matin, disait « on verra dans 3 ans ce que ca va donner ». Il est vrai que c’est pas mal plus facile d’hausser les tarifs parce que ce sont les commerçants et les ordinateurs ou des programmes informatiques qui se chargent de changer les taux et de remettre les taxes. Par contre , la participation du gouvernement dans ce budget est de travailler à contrôler son taux d’augmentation des dépenses en faisant des rencontres, des comités, prendre des décisions, faire des coupures…etc.
Est-ce que le gouvernement est capable de prendre des décisions et de les appliquer? Est-il capable de livrer la marchandise? De faire des coupures? De couper dans le gaspillage? Voilà les questions.
Pour l’argument du genre, « on va reprendre les économies d’impôts que les gens ont eu durant les dernières années…etc. », mais tous les tarifs ont augmenté, les taxes municipales et d’autres sont venus gruger ces économies, les cie assurance, les assurances groupe, les institutions financieres, les cie de crédit…etc. Avez-vous vu le taux des cartes de crédit baisser?
Pour beaucoup de ménages,durant les 2 dernières années, ce n’est pas un contrôle du % d’augmentation des dépenses qu’ils ont vécu mais plutôt un gel ou même une décroissance des dépenses qu’ils ont gérés. Beaucoup ont perdu leurs jobs et vu leurs revenus diminuer (les gens n’ont pas tous la permanence à vie). Certains sont devenus travailleurs autonomes et le démarrage d’une entreprise ou de monter une clientèle ne se fait pas en criant « pinotte ».
Et pendant ce temps là, on ne parle plus de commissions d’enquête, de magouille dans la construction qui fait que l’on paie plus cher les routes , des garderies.
Je trouve ce budget et l’attitude du gouvernement choquant. Pas à cause des hausses prévues, c’est logique de payer plus compte tenu de la situation , mais si la transparence, la bonne gestion, les coupures du gaspillage, l’efficacité ,l’efficience et l’éthique suivent.
C’est demandé beaucoup à la classe politique et aux gestionnaires du gouvernement.
Ce budget est une vision dite lucide dans toute sa splendeur. Comme le soumet Lisée, «Ce budget est donc, non le travail d’ingénieurs construisant un nouveau pont vers l’avenir, mais le travail de réfection de ceux qui furent responsables des malfaçons».
Voilà pourquoi c’est particulièrement choquant. Ya vraiment des coups de pied au cul qui se perdent dans ce pays.
Ceci n’est pas un poisson d’avril.
Les réactions à Québec au discours du budget étaient prévisibles. À CHOI, Éric Duhaime et Joanne Marcotte déplore le gaspillage et l’endettement. À Radio-Canada, la chambre de commerce applaudit. Dans Le Soleil, l’opposition fulmine.
N’importe qui qui a lu Comprendre et influencer les gouvernements sait que celui du Québec met un an à préparer son discours sur le budget. Le récent de Bachand est donc le premier en réalité plutôt que le deuxième du gouvernement Charest depuis sa réélection le 8 décembre 2008.
Dans le même livre on peut lire:
La vie politique est fondamentalement un univers à deux dimensions. L’une, qui est « noble », est la recherche de solutions à des problèmes collectifs. A des degrés divers, les acteurs gouvernementaux s’y consacrent bel et bien. L’autre dimension, moins noble, est que la politique est une lutte permanente pour conquérir ou garder le pouvoir.
À ces égards, le projet de budget du ministre des finances a du bon et du moins bon. Pour « surfer » la crise, Bachand propose pour 2010 un déficit de 4,5 milliards après en avoir laisser s’accumuler un de 4,3 en 2009. Charest parie sur la venue d’une vague de prospérité d’ici 2014 grâce à qui la collecte des impôts et tarifs qui s’impose d’ici là passera sinon inaperçue, sans trop de difficultés. Il trouvera bien en 2012, 2013 ou 2014 sa fenêtre d’occasion de réélection. La solution à nos problèmes collectifs attendra un prochain gouvernement.
Dans un message précédent, j’énumérais des éléments budgétaires d’une gauche efficace. Je pariais que Jean Charest en retiendrait trois. J’ai gagné partiellement:
- Hausse des tarifs d’électricité;
- hausse de deux points de la TVQ.
- hausse des droits de scolarité …;
- taxe … sur le pétrole;
- épongement des hausses de coûts par des hausses de revenus;
La madame n’est pas contente pour autant: Bachand n’a pas suggéré grand chose pour notre régénération.
Bonjour monsieur Facal
Ce qui fait le plus mal dans une taxe c’est de se la faire rappeler à chaque transaction qu’on effectue. Cela correspond à un supplice de la goutte.
En cette période budgétaire, je souhaite qu’on en profite pour mettre fin à l’auto flagellation. Il faut être masochiste pour accepter que ça coûte toujours plus cher que le prix annoncé.
Quand le budget du ou des gouvernements est présenté, les journaux, la télé et la radio se précipitent sur les nouvelles pour faire peur au monde. Tellement que le peuple tombe des nues à chaque augmentation de taxes.
En incluant les taxes dans le prix affiché, elles seraient moins évidentes dans le quotidien. Comme c’est actuellement le cas des taxes sur l’essence ou sur les alcools. C’est moins douloureux, tout en étant efficace. Dans la plupart des pays que j’ai visité, il en est ainsi. Pourquoi souffrir à perpétuité.
Je serais d’accord que le prix annoncé représente le déboursé. Les taxes seraient incluses dans facture comme cela se produit pour l’essence ou l’alcool. Il faudrait aussi en profiter que les vendeurs d’auto incluent les frais de transport, de la préparation et, les taxes dans les annonces.
Gilbert Bériault
Bonjour,
Pour relancer votre blogue – qui stagne depuis 2 jours – permettez Joseph que je reproduise l’opinion de Jeanne-Mance Dubé, sur le Budget.
Bonne journée,
*****
….« Libre opinion – Savoir faire son budget »
par Jeanne-Mance Dubé – Eastman 1 avril 2010(le Devoir)
J’ai appris mardi, de la bouche même du ministre des Finances, monsieur Raymond Bachand, que je devais payer pour travailler, et que si l’entreprise, moyenne ou grande, faisait des profits parce que j’y ai travaillé et participé à sa productivité, elle n’avait pas à contribuer à la même hauteur que le particulier quand vient le temps des impôts, du moins pas dans ce budget-ci.
Je savais que je payais déjà pour les subventions données aux compagnies à même les impôts des particuliers, mais là, c’est devenu encore plus clair. J’ai aussi appris que si je gagne le salaire minimum, je vais payer la même nouvelle taxe pour la santé que celui qui gagne 20, 30, 60, ou même 150 $ et plus l’heure; que je paierai aussi la même taxe de vente, la même augmentation d’Hydro.
Malgré tout, j’étais bien contente d’apprendre que je continuerai de payer le même prix pour le pain que le ministre Bachand ou mon voisin millionnaire, le même prix pour le beurre de «pinottes» ou les bananes, pour les pattes de porc et les patates. Heureusement, le gouvernement a calculé que pour payer ces nouvelles taxes, je ne serai pas obligée de baisser le chauffage cet hiver ou de prendre mon calcium un jour sur trois; que je pourrai continuer à aller travailler en autobus et à habiller les enfants à la rentrée scolaire. Heureusement, car je l’avoue, j’ai eu un petit peu peur.
Tout de même, il y a quelque chose qui me chicote. Je ne voudrais surtout pas offenser le gouvernement et le premier ministre, mais comme je suis habituée à calculer si je veux arriver, souvent plusieurs fois par semaine et par jour, j’ai vraiment l’impression qu’on ne calcule pas de la même façon. Cela m’inquiète, même si ça ne devrait peut-être pas.
Peut-être que le ministre des Finances sait que je vais avoir une augmentation de salaire bientôt? Peut-être qu’il sait que l’usine où mon voisin travaille va rouvrir? Peut-être qu’il sait que le prix de la nourriture va baisser? Peut-être aussi que les prix des loyers vont être gelés? Peut-être que Bell n’aura plus le droit de charger pour le service touch-tone quand il n’est à peu près pas possible d’avoir un service à cadran de nos jours; c’est quand même 2,80 $ par mois?
Peut-être aussi que le gouvernement va gagner à Loto-Québec? Peut-être que le coût des routes va baisser et leur qualité augmenter? Peut-être que le secteur francophone de la santé va adopter le modèle des hôpitaux anglais qui, curieusement, n’ont pas d’heures supplémentaires obligatoires pour les infirmières? Peut-être que désormais le gouvernement sauvera les banques en négociant en échange l’effacement de ses dettes? Peut-être?
Juste au cas où, je vais continuer à calculer, même si on me dit, des fois, que si je ne suis pas capable de mettre de l’argent de côté à la fin de la semaine, c’est que je ne sais pas faire un budget…. En terminant, une petite précision: si vous ne l’avez pas deviné, Monsieur le Ministre des Finances, je suis une citoyenne qui, croyez-le ou non, a très hâte aux élections!
Jeanne-Mance Dubé – Eastman
L’état Québécois dépense 17.5 milliards (17 500 000 000 $) de plus PAR ANNÉE que l’Ontario.
Population du Québec = 7 800 000
Population de l’Ontario = 12 900 000
Source:
http://img707.imageshack.us/img707/3971/ecartsqcon.jpg
IL Y A DU « GRAS » EN MASSE ICI !
***
Pour diminuer la corruption/le gaspillage, recentrons TOUS nos programmes/’sévices’ obligatoires, vers les plus démunis UNIQUEMENT.
Donc, terminé l’obligation de « s’assurer » avec l’état ou terminé le « gavage » de ’sévices’ étatiques «wall-to-wall» obligatoires.
N’est-ce pas ça, une -réelle- sociale-démocratie intelligente et ‘ciblée’ ?
Soyons francs 2 minutes.
Les « experts » mènent nos technocraties, euh, j’voulais dire: démocraties.
Ce n’est plus le peuple qui décide.
Dans un récent sondage, 91% des Québécois se disaient contre une hausse des impôts, 87% contre
une hausse des tarifs d’Hydro-Québec, 82% contre une augmentation des taxes sur l’essence et 77% contre une hausse de la TVQ.
Dans d’autres sondages commandés pour Québécor, la majorité des Québécois voulaient que ‘nous’ coupions dans les services, les programmes et le « gras ».
Je me sens comme en ex-URSS, on dirait vraiment que la majorité des journalistes/chroniqueurs/économistes sont là pour VENDRE le budget et les recommandations des « experts » et non défendre la démocratie et les volontés populaires. Je n’écoute plus la télé, plus la radio et bientôt je ne lirai plus aucun membre de la Pravda. Plus capable.
Trop de ces « agents » répètent la « cassette officielle » qui consiste à faire croire que les Québécois ne veulent pas « couper » ! Mais c’est faux !
Faisons des consultation populaires intelligentes (et svp, pas de questions niaiseuses, comme « voulez-vous augmenter l’âge de la retraite à 75 ans »), et vous allez voir que le peuple ne pense PLUS du tout comme ses élites.
A lire un très bon texte sur le blogue du Québécois Libre.
Googlez ça:
« Budget Bachand: Québec adopte le programme étatiste des lucides »
p.s.
Ceux qui manifestent ne représentent PAS le peuple, qui lui, travaille !
Et corrections:
« la majorité des Québécois voulait »
« consultations populaires »
« Pour relancer votre blogue – qui stagne depuis 2 jours – permettez Joseph que je reproduise l’opinion de Jeanne-Mance Dubé, sur le Budget. »
Sans votre intervention, Jean-Renaud, je n’aurais jamais lu. Merci. Cette lettre enrichit les commentaires. Va-t-elle pour autant relancer le blogue de notre hôte ?
Maintenant, vous écrivez que le blogue de M. Facal stagne depuis deux jours (écrit le 01 avr 2010 à 11:21). Je n’en crois rien. J’ai observé chez alexa.com que les 29 et 30 mars les rangs mondiaux du blogue pour le mois précédent ont été 5,731 et 5,176 millionnièmes. Le rang le 1 avril a été 3,478 millionnième. Il y a eu un gain de rang extraordinaire; un petit rang indique un plus grand nombre de visiteurs.
J’attribue ce gain à une entrevue radiophonique téléphonique de 30 minutes avec Gilles Parent du 93,3 de Québec tenue le 29 mars et que l’on peut réentendre à RadioEgo.
Le 11 décembre dernier, le blogue de notre hôte avait connu une affluence soudaine encore plus grande en raison d’un lien dans vigile.net et d’un autre dans pointdebasculecanada.ca/. Tintin chez les Helvètes.
Bonjour,
J’espère que vous avez apprécié le texte suggéré :
http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/2
libre-opinion-savoir-faire-son-budget
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Revenir sur le passé comme le fait le PLQ (qui radote depuis 12 ans la même chose) — « c’est la faute aux autres » — n’a jamais apporté rien de positif et surtout fait avancé les choses.
Est-ce pour mieux faire oublier leurs 5 grandes promesses ? Évidemment !
……. « Nous Sommes Prêts ».
Tout le monde sait bien qu’à ce compte là on pourrait leur rappeler le 20 G$ de déficit de 1991 à 1994 (4 301G$ – 5 030G$ – 4 923G$ et 5 821G$) qu’ils ont laissé aux Québécois! Les souverainistes(PQ) ont dû faire la sale job et assainir les finances publiques avec les inconvénients qui viennent avec…
Quelques remarques sur le règne actuel du PLQ depuis 2003, ainsi que sur cet aberrant budget.
Allons-y…
Si Charest avait fait ce qu’il avait promis en 2003 — la main sur le coeur et appuyé diasit-il par 5 éminents économistes (encore!) — avec sa réingénérie etc, et plus tard écouté l’opposition en 2006, qui lui suggérait, sans douleur, « la solution », nous n’en serions pas, plus de 7 ans plus tard, à se faire dire qu’il n’avait pas le choix!
Était-ce voulu par le PLQ :
- Désorganisation civile et surtout déconstruction dans tous les domaines (nommez-les…) et manipulation ; les maîtres maux de ce gouvernement ???
***
Les libéraux ont tous sorti la même cassette cette semaine, prétendant effrontément que la famille québécoise avec deux enfants et un salaire de $75,000/année (le hasard fait bien les choses parfois) disposent de plus d’argent depuis 2003. »
Celle-là c’est vraiment la meilleure : en admettant que c’est vrai, c’est comme dire du propriétaire d’un bungalow que réhypothéquer sa maison de 25% (augmenter sa dette) — pour aller jouer au casino — l’enrichira. Absurde !
Et… l’aide aux familles et citoyens de 5G$ — dont M. Bachand nous rabat les oreilles — ne fut possible qu’à même « la carte de crédit » via la dette, qui a explosé de 111 à 161 G$ en 7 ans!!!
Même si l’on doit trouver la solution de rembourser notre dette, nous ne serions pas dans cette position si difficile, si le PLQ avait écouté le PQ, au lieu de baisser plus tard les impôts de 700 millions.
Il proposait d’indexer la TVQ suite aux 2 baisses de la TPS qui devaient selon Harper régler le déséquilibre fiscal : » Après être passée de 7 % à 6 % en juillet 2006, la TPS sera dorénavant de 5 %, à partir de janvier 2008. » Jim Flaherty.
Donc entrée de fonds :
- 600 millions en 2006
- 1 200 millions en 2007
- 3 000 millions en 2008
- 3 200 millions en 2009
- 3 200 millions en 2010
- 1 600 millions en 2011
Avec ce 12,8 milliards en poche en 2011, nous serions en meilleure posture pour rembourser notre dette, qui en passant ne serait pas rendu à 53% de notre PIB !
Évidemment cela venait du PQ, comme les garderies ; les congés parentaux ; l’assurance médicaments ; les écoles confessionnelles ; le CHUM au 6000 St-Denis, qui serait ouvert maintenant !
À la place, on a droit aujourd’hui au lancement de la construction du CHUM (CUSM) anglophone. Quel soufflet !
Le CHUM francophone ne débutera qu’en 2014, si le PLQ ne fait pas encore de la petite politique : vous vous rappelez la saga sur le choix du site qui a coûté plus cent millions ?
Joyeuse pâques,
Bonjour Monsieur Facal,
J’espère que vous allez bien. Je suis surpris de votre « silence ». Habituellement, quand vous publiez un billet dans le Journal, nous le retrouvons, ici, sur vore site.
J’espère que ce n’est rien de grave, et que tout reviendra à la normale. Parce que nous vous aimons beaucoup.
Recevez mes salutations.
Je suis certain que ce n’est pas grave, Normand.
J’ai essayé votre lien Jean-Renaud. Erreur 404. Devait-il mener à cette lettre d’un lecteur ?
Quand le budget d’un gouvernement brise la solidarité d’un peuple…
Je me cite »… les 29 et 30 mars les rangs mondiaux du blogue pour la demande à voir le mois précédent ont été 5,731 et 5,176 millionnièmes. Le rang le 1 avril a été 3,478 millionnième. »
Le 2, c’est 3,471 millionnième. Je dirais retour à une affluence régulière. Le retrait de la demande du 2 mars dernier et l’ajout de celle du 2 avril récent ne change pas grand chose au rang mondial. Logiquement, après une affluence inattendue, l’affluence régulière revient.
Pour revenir au thème de l’article, je dirais que l’endettement en dernière analyse profite aux riches. À condition qu’ils soient remboursés. Les gouvernements y voient, voyez les gouvernements qui effacent la dette d’Haïti. Ce sont les riches qui prêtent, dans leurs intérêts. Le peuple assure l’enrichissement. Je me trompe ?
Pourquoi le parti libéral serait-il contre l’endettement ?
Quelle est la position du parti québécois en regard de l’endettement ?
Pourquoi Joanne Marcotte ex-adéquiste et compagnie sont-ils contre l’endettement ?
Bonjour,
@Robert,
Si un lien débouche sur erreur 404, on a toujours la possibilité de se rabattre sur l’entête d’un texte.
Dans le cas qui nous concerne le titre est :
« libre-opinion-savoir-faire-son-budget »
On met le titre sur google et a accès « en général » à l’aricle…
Bonne Pâques,
Au cours des années et de mes échanges avec des milliers et des milliers d’étatistes (mon travail me permettait ça), je crois avoir identifié les 4 fausses croyances qui « allument » presque toutes nos élites occidentales.
1) « Que tout est relatif » ou que le relativisme est bon et réel.
*
2) Que « l’État c’est nous » :
Comme si nous pouvions voter sur les différentes décisions que les états prennent ! La dette sera assumée par ‘nous’, mais ceux qui contractent ces dettes –en notre nom-, ce n’est certainement pas ‘nous’. Ou encore : qu’un gros état centralisateur est la réponse à tout. (ben oui, « les économies d’échelles c’est bon, voyons »),
[De ça, découle ceci ou de ceci découle cela ? La poule ou l’oeuf ?] :
a) Que le collectif (ou le « bien ‘commun’iste » solidaire, dans leur jargon), est toujours plus important que les droits sacrés des individus et il doit être imposé à tous, même si cela conduit toujours à un nivellement par le bas. (ben oui ; « les individus lorsque laissés libres, deviennent égoïstes et n’aident pas leurs enfants, voisins, etc. »)
b) Que l’égalité (ou la «zustice chochiale » dans leur jargon), est une bonne chose et qu’elle doit être imposée par l’État (comme si « l’excellence » n’apparaissait pas avec la liberté, les inégalités et la compétition…).
c) Que l’objectif de la sécurisation/protection quasi totale de chacun d’entre nous est une bonne chose, et que cela doit être imposé à tous (même au détriment de tous nos droits sacrés), et que l’état est le mieux placé pour assurer ce ‘noble’ objectif… (comme si des citoyens bien armés et bien formés –comme la milice Suisse- n’était pas le meilleur moyen pour sécuriser les citoyens et –ultimement- protéger le pays. Ben non, « les armes c’est dangereux et cela fait augmenter le crime » (sic) et un gros ministère de la guerre dépensier, c’est mieux. )
d) Que la monnaie inflationniste basée sur rien de concret est une bonne chose et que l’état doit imposé cette folie à tous. (comme si les dettes de fausses monnaies, qui sont mathématiquement impayables, n’allaient pas –à terme- tous nous mettre en faillites ; pays comme individus. Et comme si la concentration du faux capital que cette monnaie amène, n’allait pas -à terme- détruire la base de notre économie compétitive et inventive : les petites et moyennes entreprises.)
e) Que l’état peut créer de la richesse, dynamiser l’économie ou accroître la natalité. (cette idée comme les autres, c’est vraiment n’importe quoi et trop d’individus –de toutes tendances politiques- y croient)
f) Qu’une société est mieux gérée par des corporatismes (UPA, syndicats, corporations des professionnels, etc), que par des milliers d’individus et entreprises libres.
g) Etc
*
3) Que si la fin est jugée bonne, cela justifie les moyens.
*
4) Qu’un pays est toujours mieux dirigé par les avis des « experts » et technocrates que par la démocratie directe (selon eux, la démocratie « pour le peuple, par le peuple », c’est dangereux). Dans le domaine de la justice, cette conception de la vie en démocratie, se reflète dans l’utilisation de moins en moins courante des jurys.
*
Selon mon humble avis, ce sont principalement ces 4 FAUSSES croyances qui vont conduire -à terme- notre monde occidental dans la déchéance totale.
Merci Jean-Renaud pour votre précision sur la manière d’obtenir vos suggestions de lecture. J’ai eu la page que vous proposez et l’ai relu avec intérêt. Elle élargit notre matière grise locale. Si le gris est la couleur de notre capacité à comprendre, quelle couleur est notre aptitude à aimer et détester, rouge ?
J’observe régulièrement la fréquentation ici depuis plusieurs mois. Déformation universitaire. Le blogue de notre hôte est passé à travers la fin de semaine de Pâques avec succès, son rang mondial en nombre de pages demandées pour le mois précédent le 7 avril est tombé depuis une semaine de quelque chose entre 5,7 et 5,2 millionième à 3 millionième. Une chute ici indique une remontée de l’achalandage. Début février, c’était 10 millionième. L’achalandage est revenu ce qu’il était en novembre 2009 après le bas de la période des Fêtes.
Il est bien écrit en bas de chaque article que ce blogue sert d’abord de moyen d’exposition et d’archivage d’articles édités dans les Journal de Montréal et Journal de Québec. À ce titre, il ne stagne pas tant que s’ajoute des articles Jean-Renaud.
Par ailleurs, je comprends du texte sous la photo de notre hôte que ce blogue est aussi un lieu de réflexion et de dialogue. À ce niveau, l’obligation à s’identifier pour avoir droit d’ajouter un commentaire a réduit le nombre des commentateurs mais celui des dialogues me semblent avoir progressé. Le sérieux de la réflexion également.