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Le Parc jurassique

Une journaliste du Devoir évoquait récemment des critiques que j’aurais formulées à l’endroit du SPQ libre, ce regroupement de syndicalistes qui jouit d’un statut particulier à l’intérieur du Parti québécois.

J’avoue ne pas me souvenir de m’être exprimé récemment là-dessus. Cela n’a pas empêché l’un des ténors du SPQ, Marc Laviolette, de décréter à mon sujet: «L’avenir n’est pas à droite.» Il lit l’avenir, le monsieur. Avouez que c’est fort.

Clarifions. Pour moi, chaque individu porte en lui un potentiel de départ, variable d’une personne à l’autre. On ne doit pas être privé de le développer parce qu’on est né dans un milieu peu privilégié.

Une gauche responsable, c’est donc essentiellement trois choses pour moi.

C’est agir de façon à réduire cette inégalité des chances au départ. Après, tout est affaire de talent et d’ambition. L’égalité des chances n’a rien à voir avec l’égalité des résultats.

C’est aussi voir l’État comme un outil positif plutôt que comme une nuisance. Tout dépend de ce qu’on fait avec.

C’est enfin prendre soin correctement de ceux qui ne sont pas responsables de leur situation.

Cette gauche responsable, c’est celle de René Lévesque, de Michel Rocard, de Tony Blair. Avec ses succès et ses échecs, mais avec les deux pieds ancrés dans le réel, et qui gouverne pour tous, pas seulement pour ses partisans.

                                   De gros problèmes.

Mais j’ai effectivement un gros problème avec deux catégories particulières de pseudo-progressistes.

D’abord, avec cette gauche caviar, qui n’est pas celle de Marc Laviolette, qui aime le peuple abstrait mais déteste le peuple réel.

Entre un vernissage et un festival de cinéma d’avant-garde, elle dit vouloir émanciper les masses, mais n’a que mépris pour ceux qui s’intéressent au Canadien, regardent les téléromans ou lisent le journal que vous avez entre les mains.

L’autre pseudo-progressisme qui me tape sur les rognons, c’est ce qu’on appelle chez nous la «go-gauche».

J’ai effectivement un gros problème avec ceux pour qui les syndicats ont, par définition, toujours raison, et qui ferment les yeux sur les comportements de voyou de certains syndiqués.

J’ai un problème avec ceux pour qui les entrepreneurs doivent être endurés plutôt qu’encouragés.

J’ai un problème avec ceux pour qui gérer les finances publiques avec prudence est une politique néo-libérale.

J’ai un problème avec ceux pour qui repérer les talents et les encourager est un dangereux élitisme.

J’ai un problème avec ceux pour qui une personne en difficulté est toujours une victime du système et n’est jamais responsable de rien.

J’ai un problème avec ceux qui donnent l’impression de mordre dans un citron quand ils prononcent des mots comme ambition, réussite et mérite.

J’ai un problème avec ceux qui s’opposent à tout changement dont ils ne profitent pas personnellement.

Si on définit de cette façon un conservateur, cette gogauche est profondément conservatrice.

Et si elle me déteste, c’est parce que je le lui dis carrément. Et je n’ai pas fini.

                                      Zéro résultat.

Et le SPQ dans tout ça? Je lui pose trois questions.

Où sont les nouveaux électeurs qu’il devait amener au PQ?

Où sont les anciens électeurs qu’il devait ramener au bercail?

Le SPQ sert-il à faire avancer les positions du PQ dans la société québécoise ou les positions du mouvement syndical au sein du PQ?

Marc Laviolette répond franchement: des passages entiers des documents péquistes, dit-il, sont des «copier-coller» des résolutions des congrès syndicaux. Voilà qui va ramener beaucoup d’ex-péquistes partis à l’ADQ.

«Je ne vois pas ce qu’il a de dépassé», dit-il aussi du programme péquiste de 2005. Aidez-le à voir quelqu’un.

Tout de même, curieuse myopie pour quelqu’un qui peut lire l’avenir.

52 réponses à “Le Parc jurassique”

  1. le 11 juil 2007 à 15:27 Tino

    Merci M. Facal,vous arrivez à expimer exactement ma pensée! Il y a des années que je me demande : “Suis-je de gauche ou suis-je de droite?” Je n’adhère pas aux valeurs de la droite, ni aux façons de faire (Tourner en rond) de la gauche.

    Je crois finalement que je suis un : “Écolo-progressiste, économiquement réaliste et socialement solidaire”… Pas très accrocheur dans un slogan!

  2. le 11 juil 2007 à 15:52 Belanger

    M. Facal, merci! Je pense que trop peu de personnalites publiques osent s’avancer et questionner ouvertement les etroites conceptions d’une gauche utopique. Je pense que la sociale-democratie est necessaire. Un etat moderne et developpe doit offrir les outils pour permettre a chacun de developper sont plein potentiel. Mais attention, comme vous le dites si bien, l’Etat ne doit pas se substituer a la volonte personnelle, le travail, la creativite, l’esprit d’initiative…

    Au Quebec, on dirait que l’initiative sert surtout a obstruer un projet, rarement a en lancer. C’est quand la derniere fois qu’on a assiste a une demonstration d’appui a un projet generateur d’activite economique. Si on s’oppose a tout, il faut savoir aussi proposer et creer des projets. Soyons clairs, on ne peut pas faire d’omelettes sans casser des oeufs. Donc, l’opposition toutes azimuts est paralysante. On peut ne pas tout trouver parfait, mais il faut faire des choix et etre capable de peser le pour et le contre. A mon avis, le realisme fait le plus defaut aux 2 gauches que vous decrivez, M. Facal. Dans la vie, il y a des maux necessaires et il faut apprendre a minimiser leur impact. On n’est pas souhaitable de tout bloquer systematiquement des qu’on decouvre un inconvenient.

    A cet egard, j’ai l’impression qu’un sous-groupe de militants pequistes force la creation d’une nouvelle classe electeurs orphelins. Pour l’instant, certains d’entre eux s’eparpillent au PLQ et a l’ADQ, mais a terme, combien y eliront patrie? Rien n’est plus incertain que leur retour au PQ.

    En terminant, c’est bien d’avoir des opinions et de reflechir au type de societe qu’on souhaite. Il reste que j’ai une mefiance extreme de ceux qui detiennent LA verite, qui d’ailleurs est soit toute blanche ou toute noire. Et plus souvent qu’autrement, leur verite, elle est toute noire.

  3. le 11 juil 2007 à 16:13 Zach Gebello

    Gauche ou droite n’a aucune espèce d’importance si l’État n’est pas maître de tous ses moyens.

    Seul un État indépendant peut permettre un équilibre entre la gauche et la droite.

    La responsabilité vient avec l’indépendance.

  4. le 11 juil 2007 à 16:34 Michael

    J’ai moi aussi sursauté en lisant l’entrevue avec M. Laviolette. Ayant déjà beaucoup de difficulté avec les prises de position du SPQ Libre, j’ai été stupéfait de voir à quel point cet organisation (et son président) représente très exactement le noyau dur qui a failli emporter le PQ dans le gouffre depuis quelques années.

    Un entêtement qui pourrait être confondu aisément avec de l’arrogance, un aveuglement qui, s’il n’est pas volontaire révèle une déconnection totale avec le monde réel, une incapacité à s’exprimer autrement qu’avec des menaces voilées envers la “nouvelle ligne” du PQ et tout ça en entrevue publique. Imaginez ce qui se dit et se trame derrière des portes fermées…

    Tant et aussi longtemps que le PQ traînera ce boulet, il lui sera très difficile de convaincre les électeurs pragmatiques de sa capacité et de sa volonté à changer. Je me considère depuis plusieurs années comme un irrécupérable pour le PQ À chaque élection, je ne vote pas “pour” un parti mais bien contre un parti précisément à cause de ce noyau d’utopistes enragés, de cette gauche-caviar et de cette autre gogauche qui prône la déresponsabilisation tant que c’est l’intérêt de ses membres.

    Pourtant, je ne suis pas un adéquiste, ni attaché au parti libéral même si ses idées sont plus près des miennes que celles du PQ actuel. Je ne suis pas un extra-terrestre, je me considère comme rationnel, j’attend d’un gouvernement qu’il se responsabilise, qu’il encourage les citoyens à faire la même chose et supporte ceux qui sont réellement dans le besoin.

    Un PQ qui aurait le courage de se débarrasser d’un tel groupe montrerait une réelle volonté d’évolution, et peut-être que ce nouveau PQ saurait me convaincre d’écouter ses propositions avec plus d’attention. En attendant, l’affrontement semble inévitable et je crains que les vainqueurs des luttes intestines du parti ne soient encore et toujours les mêmes. Vainqueurs au PQ, perdants aux élections. Si le SPQ libre fait dérailler les plans de renouveau du PQ, peut-être que ceux qui ont encore de l’espoir accepteront qu’il est parfois mieux de repartir à zéro que de s’acharner sur le cadavre.

  5. le 11 juil 2007 à 17:17 Ababord

    Monsieur Facal, fondons un parti, vous êtes le chef et voyez tous ceux qui vous suivront. Appelez cela lucide, réaliste, peu importe mais votre discours est rafraichissant.
    Merci.

  6. le 11 juil 2007 à 19:23 Zach Gebello

    Je crois, M. Facal, que les dernières nouvelles nous montrent qu’il y a des groupes go-gauches qui sont plutôt payants.

    Par exemple, cette histoire de notre bon foie-gras fait au Québec par Perigord.
    Une surveillance constante de ses employés, en ce qui a trait au bons traitements des bêtes, serait à ce point coûteuse pour cette entreprise qu’elle affecterait négativement son prix compétitif.

    Mais voilà qu’un groupe “go-gauche” des USA prend le contrat pour lui même GRATUITEMENT!

    Perigord congédie le fautif et évite une dépense.

    Et c’est les États Unis qui payent!

    Maintenant que le public sait que Perigord a corrigé le problème, ils préfèreront ce fournisseur aux autres qui n’ont pas été évalués.

    Il n’y a pas d’opposition gauche-droite. C’est un faux débat.

    Ils fonctionnent ensemble et se complémentent, si toutefois l’arbitre à ses moyens, et l’arbitre c’est l’État.

    Le Québec n’a pas ses moyens. On nage dans l’approximatif et l’incertitude.

    Il faut l’indépendance.

  7. […] expliquait que selon lui «l’avenir n’est pas à droite.»Encore une fois, je vous renvoi à l’entrée sur l’excellent blogue de M. Facal.Je pense qu’on gagnerait tous à utiliser des […]

  8. le 11 juil 2007 à 20:33 Zach Gebello

    “Pour moi, chaque individu porte en lui un potentiel de départ, variable d’une personne à l’autre. On ne doit pas être privé de le développer parce qu’on est né dans un milieu peu privilégié.”(Joseph Facal)

    C’est exact.

    “Une gauche responsable, c’est donc essentiellement trois choses pour moi.

    C’est agir de façon à réduire cette inégalité des chances au départ.”(Joseph Facal)

    Exact.

    “Après, tout est affaire de talent et d’ambition.”(Joseph Facal)

    Pas tout à fait exact.
    Tout dépend si le chemin pour y parvenir n’est non-plus jonché de privilèges.

    “L’égalité des chances n’a rien à voir avec l’égalité des résultats.”(Joseph Facal)

    L’égalité des chances est aussi impossible à déterminer que la prédiction du SPQ que vous avez contesté.

    Vous ne pouvez pas déterminer d’avance si une personne a plus ou moins, ou le même potentiel qu’une autre. Vous-vous faites alors aussi Devin.

    Si le SPQ est au PQ, ce n’est pas pour voir aux intérêts d’individus mais d’une collectivité, une nation.
    Cette nation “au départ” possédait effectivement son potentiel face au colonisateur (une majorité et un portefeuille accumulé à sa mesure).

    Le colonisateur lui a volé la moitié de son portefeuille et lui a interdit l’accès au développement économique pendant 100 ans.

    Comment le SPQ peut’il redonner à un individu de cette nation le “départ” à chance égal? Ou réduire celui de l’autre, après 100 ans d’abus?

    Le mouvement indépendantiste des Québécois et Canadiens, M. Facal, n’est pas une affaire personnelle.

    On vous a certainement mal informé.

  9. le 11 juil 2007 à 22:06 vindictater

    J’aime bien votre billet monsieur Facal, on sent une légere rancune contre les gauchistes qui sont sur votre dos. C’est évident qu’au niveau des finances publiques la go-gauche ne tient pas la route. Par contre je comprend la frustration des syndicalistes face au exces du capitalisme. Prenons l’exemple de BCE, voila une compagnie qui a des profits substanciels stables mais a cause du fait que le prix de l’action ne progresse pas, on se met a tranferer des centres d’appels en Inde, on fait de la sous-traitance pour l’installation. En d’autres mots on sacrifie de bons emplois de la classe moyenne pour enrichir les actionnaires et assurer un bonus au pdg. Je pourrait citer d’autres exemples comme Bombardier et Volkswagen avec leur usines aux Mexique. Pourquoi enrichir les plus riches et etre obligé de redistribuer la richesse a la fin de l’équation quand on peut le faire au début sans l’intermédiaire du gouvernement. C’est certain que les syndicats non pas que du bien et ils versent également dans le non-sens surtout dans leur conflits face au gouvernement (STM par exemple). Pour ce qui est des électeurs que le PQ a perdu a l’ADQ ce n’est pas une histoire de gauche-droite, c’est juste le fait que les Québecois vont récompenser la patience et la détermination de Dumont. C’est écrit dans le ciel qu’il va avoir sa chance comme premier ministre.

  10. le 11 juil 2007 à 22:51 Zach Gebello

    “C’est enfin prendre soin correctement de ceux qui ne sont pas responsables de leur situation.”(Joseph Facal)

    Responsables de leur situation?

    Comment se fait-il qu’ils ne peuvent pas êtres maîtres de leur situation?

    Ce sont des nations, ça?

    Si ce ne sont que des individus isolés, pourquoi en faites-vous un sujet principal pour votre critique sur les syndicats?

  11. le 11 juil 2007 à 22:56 Zach Gebello

    “Entre un vernissage et un festival de cinéma d’avant-garde, elle dit vouloir émanciper les masses, mais n’a que mépris pour ceux qui s’intéressent au Canadien, regardent les téléromans ou lisent le journal que vous avez entre les mains.” (Joseph Facal)

    Quoi, le Congrès Juif section Québec?

  12. le 11 juil 2007 à 22:59 Zach Gebello

    “J’ai effectivement un gros problème avec ceux pour qui les syndicats ont, par définition, toujours raison, et qui ferment les yeux sur les comportements de voyou de certains syndiqués.”(Joseph Facal)

    Moi aussi, je ne peux supporter le comportement des voyous des grandes corporations.

  13. le 11 juil 2007 à 23:04 Zach Gebello

    “J’ai un problème avec ceux pour qui repérer les talents et les encourager est un dangereux élitisme.” (Joseph Facal)

    Alors vous aimez la Chine et l’URSS communistes, car c’est comme ça qu’ils ont gagné toutes les médailles olympiques!

    Bravo, camarade Yosef!

  14. le 11 juil 2007 à 23:05 Mario Asselin

    Avant que M. Gebello ne rapplique, je me risque à vous remercier de ce bijou de billet qui, en plus de mettre M. Laviolette devant ses contradictions (lire vos trois questions), donne une voix à des gens comme Michael et moi qui ne savons plus à «quel saint se vouer» en tant que chercheur de «sens pratique».

    Vraiment un ton parfait, des arguments étoffés et une vision attrayante. À croire que vous êtes un «homme libre» dans le P.Q. ;-)

  15. le 11 juil 2007 à 23:12 Zach Gebello

    “J’ai un problème avec ceux pour qui une personne en difficulté est toujours une victime du système et n’est jamais responsable de rien.” (Joseph Facal)

    C’est vrai. Une jeune fille, influencée par la puissante publicitée d’hyper-sexualisation moderne, est responsable de n’avoir pas écouté la sagesse dans sa vie antérieure.
    Elle aurait dûe lire les règles du système moderne inscrit en petits caractères au bas de la page, avant de naître.

    Non mais…

  16. le 11 juil 2007 à 23:18 Zach Gebello

    Depuis le premier billet de M. Facal sur ce blogue, M. Asselin, vous en avez mis du temps pour exprimer votre opinion.

    Vous avez célébré cette innitiative de M. Facal dès le début. Mais n’avez participé à aucun des débats.

    Seulement maintenant.

    Comme celui, derrière le trou de la serrure qui se manifeste parcequ’il n’y a plus rien à voir.

  17. le 11 juil 2007 à 23:45 Zach Gebello

    “J’ai un problème avec ceux qui donnent l’impression de mordre dans un citron quand ils prononcent des mots comme ambition, réussite et mérite.” (Joseph Facal)

    Surtout lorsque ceux-ci sont destinés au travail et sacrifices des syndicats pendant les 60 dernières années?

    Vous avez sacrifié quoi vous?

    Vous avez affronté les batons de la répression quand vous?

    Vous avez été emprisonné pour les travailleurs quand vous?

    Vous avez parlé pour les travailleurs quand vous?

    Montrez nous votre historique de: ambition, réussite, mérite, pour voir!

    Vous mordez dans quoi au juste, vous?

  18. le 11 juil 2007 à 23:54 Francis B.

    Merci M. Facal. Cela fait du bien de voir que des personnalités publiques ose critiquer directement cette gauche qui croit que seules ces doctrines mèneront le pauvre peuple à son salut. Bonne chance toutefois pour les prochains jours, je ne serais pas surpris que plusieurs tentent de vous remettre dans le rang de la “bonne” pensée, manu militari…

    Bien que je me considère à droite, je suis tout à fait d’accord avec votre définition de ce que devrait être une gauche responsable. L’État devrait effectivement permettre tout ce que vous proposer (égalité des chances), mais il devrait également laisser la liberté de choix à ceux qui veulent en faire plus ou veulent avoir mieux, voir même les encourager au lieu de les restreindre. Ce qui n’est présentement pas le cas avec un impôt progressif ou des lois qui interdisent les gens d’obtenir de meilleurs soins en santé en payant un supplément. Offrez moi un parti politique avec une telle vision combinée et je vote pour. Tiens, je serais même prêt à y faire l’indépendance si ça peut faire plaisir à M. Gebello !

    À votre liste de mots qui leur donne la nausé vous pourriez certainement rajouter “devoir civique, responsabilités, sacrifices pour l’État” qui à moins que je ne me trompe sont le fondement de la gauche. Comme vous le dites, cette go-gauche représente plus un groupement d’égoïstes gatés qui donnent plus l’impression de vouloir que les autres paye pour eux plutôt qu’un groupe qui voudrait vraiment le bien de l’État et de la société avant leur petit confort personnel.

    Ne vous méprenez pas, moi aussi, en tant qu’être à droite, je veux mon petit confort avant celui des autres, mais moi, je ne m’attends pas à ce que ce soit le travail des autres qui m’y fassent parvenir.

  19. le 11 juil 2007 à 23:57 Zach Gebello

    “J’ai un problème avec ceux qui s’opposent à tout changement dont ils ne profitent pas personnellement.” (Joseph Facal)

    M. Facal s’oppose à ceux qui ne veulent pas changer ce qui ne leur profiteront pas personnellement.

    C’est un sacré lapsus.

    Si on s’oppose à un changement dont on ne profitera pas… alors on accepte un changement dont on profitera!

    Vous avez un problème, M. Facal, ça c’est sûr.

  20. le 12 juil 2007 à 0:06 Mario Asselin

    M. Zach, c’est que j’ai un blogue… alors je n’ai pas nécessairement à envahir le territoire des autres pour contribuer au débat ;-)

    Vous avez raison par contre, je ne me suis pas beaucoup manifesté ici. Mais puisque que vous m’ouvrez la porte (et considérant que je viens de me faire surprendre à regarder par le trou de la serrure), vous répondriez quoi aux trois questions de M. Facal si vous étiez M. Laviolette?

  21. le 12 juil 2007 à 0:07 grumpy

    Tabarnak, Zach, il y a des bons medecins au Quebec, la science fait de miracles ce temps -ci, ca existe surement un traitement pour tes problemes….ne decourage pas mon vieux!

  22. le 12 juil 2007 à 0:14 Zach Gebello

    “J’ai un problème avec ceux qui s’opposent à tout changement dont ils ne profitent pas personnellement.” (Joseph Facal)

    Imaginez M. Facal qui dit ça devant une conseil d’administration d’une grande entreprise!

    Je suis contre ceux qui ne veulent pas des changements dont ils ne profiteront pas.

    Au lieu de dire; je suis pour ceux qui sont pour des changements dont nous profiterons.

    C’est tout une différence de mentalité.

    Une est négative et l’autre positive.

    Il n’y a pas de “problème”.

    Que des solutions.

  23. le 12 juil 2007 à 0:34 Zach Gebello

    “Vous avez raison par contre, je ne me suis pas beaucoup manifesté ici. Mais puisque que vous m’ouvrez la porte (et considérant que je viens de me faire surprendre à regarder par le trou de la serrure), vous répondriez quoi aux trois questions de M. Facal si vous étiez M. Laviolette?” (M. Asselin)

    Je reçois votre réponse, M. Asselin, comme un grand honneur. Vos oeuvres et sacrifices pour l’éducation de notre jeunesse est exemplaire et malheureusement trop peu immitée.

    Vous êtes un pionnier. Un défricheur. Vous êtes digne de représenter nos ancêtres. Je m’incline.

    Pour les trois questions:

    “Où sont les nouveaux électeurs qu’il devait amener au PQ?”

    Nous étions tous là. De retour.
    La majorité d’entre-nous n’avions pas renouvelé notre carte de membre, mais avions notre intention de vote.

    “Où sont les anciens électeurs qu’il devait ramener au bercail?”

    C’est nous.

    “Le SPQ sert-il à faire avancer les positions du PQ dans la société québécoise ou les positions du mouvement syndical au sein du PQ?”

    C’est lorsque Boisclair a renié le programme conçu par le SPQ que nous avons quitté pour l’ADQ. Comme geste de protestation.

    C’est aussi simple que ça.

  24. le 12 juil 2007 à 0:44 Sébass

    Bonjour M. Facal… J’sais pas si vous allez lire ce que j’écris, mais tant pis…;))) De plus en plus, je me rends à vos conclusions… Au début, j’étais réticent à vos propos, mais plus ça va, plus je trouve que c’est plein de sens…

    J’ai ben réfléchi à une de vos chroniques du Journal de Québec où vous disiez que la droite devrait faire des compromis envers la gauche et vice versa… C’est là que se trouve la sauvegarde de notre social-démocrassssseuzzzze…;))) Je viens d’une famille pas trop fortunée et je sais à quel point le système d’éducation et de santé sont importants… Il ne faudrait pas les laisser à l’abandon en refusant de voir leurs problèmes…

    Vraiment, continuez votre bon travail… Vous allez finir par me convaincre avec vos propos plein de GBS (gros bon sens)… Hihihihihihi…;)))

    Seb,
    ChoW!!!;)))

  25. le 12 juil 2007 à 0:48 Mario Asselin

    Pas trop de flatteries M. Zach S.V.P.

    Mais si vous étiez là, qui sont-ils ceux qui ont déserté, parce que franchement, le compte n’y est pas. Vous croyez vraiment que le SPQ a amené de nouveaux électeurs? Ne sont-ils pas plutôt allés en partie à Q.S., ceux qui nouvellement, ont eu le goût de voter pro-souveraineté?

    Enfin, car il est tard… Ne croyez-vous pas qu’au P.Q. les gens de la gauche ont ABSOLUMENT besoin des autres (plus à droite) pour aller de l’avant avec leur projet d’un Québec souverain; les gens qui défendez le type de position que vous défendez sont prêts à établir des solidarités avec qui pour rassembler? Vous donnez souvent l’impression de ne vouloir regrouper que ceux qui vous ressemble M. Zach… je dis ça en ayant en arrière pensée «Quels compromis êtes-vous prêts à faire pour cesser de vous isoler? Car vous l’êtes… Ne vous en apercevez-vous pas?

    Et ne me répondez pas par ce que vous ne voulez pas… Allez… Sur quoi seriez-vous prêt à lâcher un peu de lest??? En tout cas, assez pour qu’une majorité ait le goût d’être à vos côtés, çar c’est de ça dont on parle, vous savez…

  26. le 12 juil 2007 à 0:48 Zach Gebello

    Produire, construire, entreprendre, etc…
    C’est POUR quelque chose. C’est POSITIF.

    Pas CONTRE quelque-chose. NÉGATIF.

  27. le 12 juil 2007 à 0:53 Mario Asselin

    «qui vous ressemble»… oups! «qui vous ressemblent», pardon. Et puis, «pensée» pas de «e» et la cédille sur le «car»… il est vraiment temps d’aller au lit… Si vous corrigez M. Facal, vous pouvez effacer ce commentaire…

    Bonne nuit!

  28. le 12 juil 2007 à 1:02 Zach Gebello

    “Mais si vous étiez là, qui sont-ils ceux qui ont déserté, parce que franchement, le compte n’y est pas. Vous croyez vraiment que le SPQ a amené de nouveaux électeurs? Ne sont-ils pas plutôt allés en partie à Q.S., ceux qui nouvellement, ont eu le goût de voter pro-souveraineté?” (M. Asselin)

    Quoi, 1%?

    “Enfin, car il est tard… Ne croyez-vous pas qu’au P.Q. les gens de la gauche ont ABSOLUMENT besoin des autres (plus à droite) pour aller de l’avant avec leur projet d’un Québec souverain; les gens qui défendez le type de position que vous défendez sont prêts à établir des solidarités avec qui pour rassembler? Vous donnez souvent l’impression de ne vouloir regrouper que ceux qui vous ressemble M. Zach… je dis ça en ayant en arrière pensée «Quels compromis êtes-vous prêts à faire pour cesser de vous isoler? Car vous l’êtes… Ne vous en apercevez-vous pas?”(M. Asselin)

    Oui, en effet il semble tard.
    Rassembler ceux qui me ressemble?
    Une nation?

    “Et ne me répondez pas par ce que vous ne voulez pas… Allez… Sur quoi seriez-vous prêt à lâcher un peu de lest??? En tout cas, assez pour qu’une majorité ait le goût d’être à vos côtés, çar c’est de ça dont on parle, vous savez…”(M. Asselin)

    Euh…c’est du Bordeaux ou du Vin Maison?

    Allez faire dodo M. Asselin, on reprendra demain hein?

  29. le 12 juil 2007 à 7:55 Zach Gebello

    “Vous donnez souvent l’impression de ne vouloir regrouper que ceux qui vous ressemble M. Zach…”(M. Asselin)

    Les indépendantistes.

    J’ai un problème: Avec ceux qui donnent l’impression d’être ce qu’ils ne sont pas.

    Pas une seule fois M. Facl n’a parler d’indépendance sur son blogue.

    Il serait temps qu’il soit honnête avec les Québécois.

  30. le 12 juil 2007 à 8:01 Zach Gebello

    Et désolé pour votre fil, M. Facal, mais qu’est-ce qu’un Parc Jurassique sans un gros méchant Tyranosaure, hein?

    Il y avait un peu trop de bonnes petites bêtes toute gentilles. Ça faisait pas sérieux.

  31. le 12 juil 2007 à 9:16 Mario Asselin

    Je comprends de mieux en mieux que le pays dont il est question quand vous vous exprimez M. Zach est une construction dont vous êtes très peu à en partager la saveur. Dès que les gens ne pensent pas comme vous (ou comme ce type qui écrit à Pauline Marois dans le Devoir ce matin, http://www.ledevoir.com/2007/07/12/150137.html ), ils deviennent des traîtres qui n’ont pas d’ambition pour leur culture, leur économie, leur éducation ou, tout simplement, leur projet de société.

    Un compromis ne transforme pas le Bordeaux en vin maison; les vins du nouveau monde sont d’ailleurs excellents et je regrette que vous ne soyez pas tentés d’y goûté…

    Sur ce, je vous souhaite une bonne journée, car c’était ma dernière intervention sur ce billet.

    Vous n’êtes pas méchant M. Zach; amusant… mais pas méchant! Laissez quand même un peu d’espace à d’autres (S.V.P.) qui n’ont pas toutes les réponses, qui posent de bonnes questions aussi et qui n’ont pas eu leur tour de raconter les projets qu’ils entretiennent pour le Québec! Les vôtres, on commence à bien les connaître… On ne comprend pas, je sais, mais arrêter de penser que c’est parce que vous n’expliquez pas assez…

  32. le 12 juil 2007 à 9:19 Mario Asselin

    «…pas tenté d’y goûtER», je veux dire. Ça ne s’améliore pas mon affaire.

  33. le 12 juil 2007 à 10:47 michel caron

    De la gauche caviar à la droite foie gras!
    Nous ne sommes pas suffisamment adultes pour pouvoir échanger sans se donner des étiquettes.
    À moins que je ne me trompe, je n’ai vu aucune étude démontrant que les 5% les plus riches du Québec se sont appauvris ces dernières décennies. Plusieurs étude démontrent le contraire. Alors pourquoi tout ce battage pour démontrer que la réussite n’est pas encouragée au Québec?
    Vous dites avoir un problème avec ceux qui s’opposent à tout changement dont ils ne profitent pas personnellement.
    Un syndicaliste qui milite pour une hausse du salaire minimum, va-t-il en profiter personnellement du succès de sa revendication?
    Une personne qui gagne plus de $100,000 par année et qui milite pour une baisse du fardeau fiscal des plus hauts salariés, va-t-il en profiter personnellement du succès de sa revendication?
    Le propriétaire d’un condo du Plateau qui milite pour les droits des locataires, va-t-il profiter personnellement du succès de sa revendication?
    Une personne qui gagne $250,000 par année et qui milite pour une réduction des impôts tout en demandant une augmentation de la taxe de vente, qui est du même pourcentage pour tous, va-t-il profiter personnellement du succès de sa revendication?
    Une personne qui n’a aucun problème de jeux et qui milite contre l’implantation d’un casino dans un milieu défavorisé, va-t-il profiter personnellement du succès de sa revendication?
    L’actionnaire majoritaire des plus importants assureurs du Canada qui milite pour une plus grande place du privée dans la santé et pour l’ouverture du marché des assurance-privée pour payer ces soins, va-t-il profiter personnellement du succès de sa revendication?
    Vous mentionnez également ; J’ai un problème avec ceux pour qui une personne en difficulté est toujours une victime du système et n’est jamais responsable de rien.
    Est-ce que vous avez aussi un problème avec des personnes pour qui une personne privilégiée dans notre société est toujours une victime du système et n’est jamais responsable de rien?
    Aujourd’hui même une autre étude parue en France, (pays sur syndiqué, dont la gauche est très puissante et qui taxe honteusement ses citoyens qui réussissent!) indique que les 500 plus grandes fortunes du pays pèsent en 2007 pour 15% du PIB. En 1997 elle ne pesaient que pour 6%. Leurs valeurs collective est passées en un an de 200 milliards d’euros en 2006 à 280 milliards d’euros en 2007. Pourtant avec la propagande, Nicolas Sarkozy vient d’être élu en promettant d’abaisser les charges pour les plus riches!
    J’aimerais M.Facal que dans une chronique prochaine vous abordiez ces distorsions entre le discours ambiant et la réalité des chiffres.

  34. le 12 juil 2007 à 10:49 Clément Laberge

    M. Gebello, permettez-moi de suggérer que ce n’est pas en multipliant les commentaires comme vous le faites que vous servirez le mieux vos idées. C’est dommage.

    Et merci à Joseph Facal pour ce texte remarquable.

  35. le 12 juil 2007 à 11:17 Lesdents

    @Zach Gebello

    Je vous inviterais a vous calmer. Vous me faites honte en tant qu’independantiste: j’ignore si vous avez oubliez de prendre vos medicaments hier, mais la vous me semblez encore plus entete, acharne et obstine qu’a l’accoutumee. Vous ne faites que chercher a provoquer et a susciter la controverse. Ce qui donne le loisir a tous les federalistes ici presents de nous faire passer pour des malades mentaux. Et de laisser entendre que le Quebec independant serait a votre image. Cela est, j’en conviens, de la pure demagogie. Mais il semble que la demagogie soit a la mode ces temps-ci. Veuillez adopter un discours plus pose ou vous taire. Votre agitation est inutile et contre-productive.

  36. le 12 juil 2007 à 11:50 Stephan S.

    M. Facal

    Encore un excellent texte. Votre appreciation de la gauche et de ses diverses factions approche beaucoup la mienne. Je me qualifie de droite, mais je crois que dans un systeme parlementaire la gauche doit aussi etre representee, d’ou l’importance du PQ.

    Cependant depuis plusieurs annees le PQ a demontre a maintes reprises son detachement du monde ordinaire. Ce detachement se repercute dans les resultats aux elections des 20 dernieres annees. Un glissement non pas majeur, mais constant. A quand un reveil ?

    Je ne pense pas que Sainte Pauline soit le moteur du changement que le PQ a besoin. Une lueur d’espoir cependant, elle essaie du dompter les pur et dur sur le sujet de la souverainete. Pour que le PQ puisse faire un nouveau referendum, il lui faudra etre au pouvoir. Pour etre elu, le PQ devra retouver la faveur populaire… Disons que l’on est loin de la coupe aux levres !

    Le SPQ libre et les syndicats (un seul et meme groupe) ne cessent d’eloigner le PQ du monde ordinaire. Sur quoi se base leur pouvoir? Qu’attendent les officines du PQ de museler cette faction? La base des gens qui s’identifient au SPQ n’est quand meme pas si importante.

    Je ne crois plus a l’independance depuis longtemps. En tant que comptable, pragmatique, realiste et base sur les faits, je crois que le PQ actuel n’a pas la capaciter de gerer une province, imaginez un pays ! Le systeme social-democrate est vieux, use et depasse. L’interventionnisme et les syndicats nuisent a la productivite. Les taux d’impots excessifs engendrent un exode des cerveaux et des investissement corporatifs. La centralisation du debat politique sur l’avenir du Quebec au sein du Canada immobilise les politiciens de tout parti depuis 20 ans.

    Il est temps de passer a autre chose. Il est temps de penser a creer de la richesse, si un jour on veux la redistribuer.

    Lorsque le Quebec sera place parmi les meilleurs, alors je redeviendrai un independantiste. Pour l’instant etre independantiste c’est encourager un vieux modele inefficace qui conduit directement au desastre financier.

    Stephan S

    P.S. M. Gebello spamme ce blog a mon avis. Oui a son opinion non a 75% des posts par la meme personne. CARTON ROUGE

  37. le 12 juil 2007 à 12:04 Lesdents

    @Stephen S: “je crois que le PQ actuel n’a pas la capaciter de gerer une province, imaginez un pays ! (…) Pour l’instant etre independantiste c’est encourager un vieux modele inefficace qui conduit directement au desastre financier.”

    Stephen: vous faites un bien curieux amalgame ici, mais ce n’est pas votre faute mais bien celle des pequistes qui depuis 40 ans font cette association erronee. Ces enjeux n’ont rien a voir les uns avec les autres.

    Voila le risque qu’il y a, et je m’adresse a tous ceux qui en doutent encore, a faire de l’independence un “projet de societe” associe a la gauche (le probleme serait le meme si le projet en etait un de droite). Tout le monde est mele.

    @ M. Facal, vous enoncez dans ce texte une certaine vision des roles respectifs de l’individu et de la puissance publique. C’est tres bien.

    Toutefois, j’aimerais savoir comment s’articulent, dans le “reel”, les principes que vous enoncez (a savoir: egalite des chances, prendre soin de ceux qui ne sont pas responsables de leur sort, gestion prudente des depenses publiques, encourager la responsabilisation, l’ambition, le merite). Je ne serais pas surpris de voir ces memes principes repetes ad nauseam dans les dicours de Pauline Marois au cours des prochains mois. A defaut de parler de la raison d’etre du PQ, il faudra bien dire autre chose…

    Cela n’est pas suffisant. Pourriez-vous elaborer par des exemples? De plus, je doute de la volonte et surtout de la capacite du PQ de les mettre en oeuvre. Desole, je pense que ca va sonner faux. Comprenez-moi bien, je n’ai pas d’objection de principe a ce que vous ecrivez, et a mon avis (vous l’aurez compris si vous lisez votre blogue), il faudrait ajouter d’autres principes a ceux que vous enoncez (utilisateur payeur la ou c’est souhaitable, mise en concurrence reglementee dans les secteurs traditionellement monopolises par l’Etat, etc.). Mais le PQ peut-il vraiment etre le porteur de ce changement. Vous me direz que ca “passera mieux” si c’est la gauche qui le fait. Mais le PQ, vraiment?

  38. le 12 juil 2007 à 12:16 BarOTcheZ

    Commentaire qui ne porte pas sur le texte (qui réflète par ailleurs parfaitement ma pensée):

    Est-ce que quelqu’un pourrait donner des somnifères à M. Gebello svp?
    Bien que certaines de vos interventions soient pertinentes M. Gebello, 90% ne le sont pas et ne sont rien de moins que de la pollution. Merci de vous calmer un peu…

  39. le 12 juil 2007 à 12:59 Antipollution

    M. Facal,
    Le SPQ Libre est une force majeure à l’intérieur du Parti des Québécois. Son nom officiel est “Syndicalistes et Progressistes du Québec libre”.
    Le momemtum est bon pour former un mouvement des lucides à l’intérieur du PQ pour l’indépendance du Québec selon les mêmes réglements que le SPQ Libre.

    Le Québec ne verra jamais son indépendance seulement avec le SPQ Libre. Le PQ doit revenir ou devenir un parti d’une coalition des différentes forces politiques du Québec. Laissons les chicanes ou les discussions gauche-droite qui nous divisent maintenant, réalisons l’indépendance du Québec et après, seulement après, discutons-en tant que nous le voulons de la gauche caviar, de la go-gauche et de la drouate ou du capitalisme sauvage.

  40. le 12 juil 2007 à 13:02 Stephan S.

    @ LesDents

    Oui je sais que independantiste et gauche ne vont pas necessairement ensemble politiquement parlant. Cependant dans la realite politique du Quebec depuis un sacre bout de temps c’est le cas.

    A ma connaissance les 2 seuls partis politiques ouvertement independentistes sont le PQ et Quebec solidaire.

    Le PQ est un parti respectable, quoique je n’adhere pas a ses positions, et le QS est totalement farfelu.

    Stephan S

  41. le 12 juil 2007 à 13:14 Zach Gebello

    “M. Gebello, permettez-moi de suggérer que ce n’est pas en multipliant les commentaires comme vous le faites que vous servirez le mieux vos idées. C’est dommage.”(C. Laberge)

    Désolé, mais je voulais ma réplique à l’image du texte de M. Facal; une enfilade de diatribes contre une partie de la population québécoise.

    Bon, j’en ai mis un peu trop, c’est vrai.

    Grrrrrr…

  42. le 12 juil 2007 à 13:17 Zach Gebello

    “Votre agitation est inutile et contre-productive.”(Lesdents)

    Un indépendantiste anti-agitation. Voyez-vous çà.
    Direct du PQ celui-là.

  43. le 12 juil 2007 à 14:11 Lesdents

    @ Zach
    Encore une fois, la provocation. Si je devais vous repondre, je me ferais sans doute censurer en vous disant que, comme tous l’auront compris, vous etes un peu dingue - c’est dommage parce que cela deteint sur l’idee d’independance. Je devine que vous sevissez sur d’autres blogues.

    M. Facal devait vous avoir en tete en parlant de ceux “qui ne sont pas responsables de leur situation”. La desinstitutionnalisation n’est pas sans consequences, voyez-vous.

  44. le 12 juil 2007 à 14:14 michel caron

    Pour compléter mon premier message, il y a bien sûr aussi des études portant sur la situation au Canada entre les plus riches et les autres.
    Nous lisons souvent cette phrase; «avant de distribuer la richesse, il faut tout d’abord la créer». C’est d’une logique implacable!
    La question qui doit suivre et qui n’est jamais posée est ; «distribuée à qui?»
    Une dépêche l’automne dernier apportait une partie de la réponse. Selon une étude de Statistique Canada l’inégalité de la richesse s’accentue au Canada. Cette étude calcule la répartition de la richesse entre 1984 et 2005. L’étude de Statistique Canada rapporte que la valeur nette moyenne a chuté de $7,500 pour les 10% les plus pauvres entre 1984 et 2005. Pendant la même période, les 10% les plus riches, leur valeur nette moyenne est passée de $237,000 en 1984 à $659,000 en 2005. Donc les plus pauvres se sont appauvris de $7,500 et les plus riches se sont enrichis de $422,000.
    Durant ces 20 années, la richesse a bien été crée et elle a bien été distribuée, mais seulement aux plus riches de notre société. La même étude indique que depuis 20 ans, seules les familles appartenant au 10% les plus riches ont augmenté leur part de la richesse totale.
    Curieusement cette étude a été passée presque sous silence!

  45. le 12 juil 2007 à 14:36 Alexandre

    Très bon commentaire M. Facal.

    Puisque la gauche et le milieu syndical se chevauchent grandement, il est normal que des acteurs syndicaux soient assez actifs au sein du PQ. Par contre, j’ai toujours trouvé douteux que les grandes centrales syndicales émettent leur appui à l’indépendance. C’est quoi le rôle d’une centrale syndicale: améliorer les conditions de travail de ses employés ou participer aux grands débats de sociétés?

  46. le 12 juil 2007 à 14:38 Lesdents

    @ Antipollution: “Le momemtum est bon pour former un mouvement des lucides à l’intérieur du PQ pour l’indépendance du Québec selon les mêmes réglements que le SPQ Libre.”

    Je crois savoir que ca s’est deja discute au sein du PQ, cette idee la d’une aile droite au PQ - ca me semble plein de bon sens. M. Facal, je vous demande bien candidement s’il serait possible de de savoir de quoi il retourne.

  47. le 12 juil 2007 à 14:49 Zach Gebello

    “Je comprends de mieux en mieux que le pays dont il est question quand vous vous exprimez M. Zach est une construction dont vous êtes très peu à en partager la saveur. Dès que les gens ne pensent pas comme vous (ou comme ce type qui écrit à Pauline Marois dans le Devoir ce matin, http://www.ledevoir.com/2007/07/12/150137.html ), ils deviennent des traîtres qui n’ont pas d’ambition pour leur culture, leur économie, leur éducation ou, tout simplement, leur projet de société.” (Mario Asselin)

    Mon Québec n’est pas une construction que c’elle du PQ, M. Asselin, mais le Québec réel et actuel, c’est à dire un territoire occupé.

    Les Québécois ne sont pas contre la richesse, contre le développement, contre l’entreprenaria, comme laisse entendre M. Facal, non, pas plus que les Polonais l’étaient sous l’occupation soviétique.
    Les Polonais n’étaient pas paresseux ou social-démocrates. Ils savaient très bien qu’ils ne pouvaient travailler que pour l’enrichissement des Russes.
    Que leur investissement collectif dans une entreprise ne servirait qu’à l’enrichissement de celui qui occupe et contrôle l’État.

    C’est la même chose pour les Québécois.

    Oh! Vous avez entendu? Cambior, notre minière québécoise, viens de passer aux mains du Cartel minier Anglo-American de De Beers!
    Quoi? vous croyez que c’était à l’Ontarienne IAMGOLD? Ontarienne?

    IAMGOLD= International African Mining Gold Co.

    Succursalle du Cartel Anglais (Royaume Uni), De Beers, installé en Afrique du Sud (échappe à la loi anti-trust américaine) et qui exploite depuis 100 ans toutes les mines d’Afrique par la corruption des régimes et provocation de guérillas contre les populations pour la déstabilisation.

    Oh! Vous avez entendu? Alcan, notre autre minière québécoise, vient d’être vendue à l’Anglo-Australienne (Royaume Uni encore) Rio-Tinto!
    Un autre CEO qui va empocher à lui seul les millions de profits par ses actions!

    Et en vant la restructuration! Les Québécois qui ont bûché dur pendant 40 ans pour monter ses entreprises seront mis au chômage!

    Les Polonais, sous l’occupation des soviets, refusaient de collaborer. Mais pas tous.

    Aujourd’hui ils sont libres et indépendants et travaillent avec coeur. Car ils savent qu’ils le font pour eux, cette fois.

  48. le 12 juil 2007 à 14:50 Ben

    Je ne crois pas que la stratégie des clubs politiques soit une bonne chose pour le PQ. Le PQ doit au plus vite mettre fin au SPQ libre, au MES et changer ses statuts afin que les clubs politiques soient interdits en son sein.

  49. le 12 juil 2007 à 17:37 Luc Papineau

    M. Facal,

    je viens à l’occasion fureter sur votre blogue sans pour autant y écrire. Mais un billet de M. Asselin à votre sujet à titiller ma curiosité. Oui, le PQ est en sérieuses difficultés et semble incapable de se redéfinir.

    Plusieurs des raisons historiques pour lesquelles le PQ a vu le jour et s’est maintenu semblent avoir disparu aux yeux de bien des électeurs ou ceux-ci sont tout simplement passés à autre chose. Le pouvoir économique des Québécois, l’avenir de la langue française, la notion de pays indépendant ne suscitent plus de grandes passions par les temps qui courent. Je repense au film de Denys Arcand «Le confort et l’indifférence» et je me dis que ce cinéaste avait bien lu l’avenir… contrairement à M. Laviolette.

    Par son incapacité à se redéfinir ou à effectuer des choix véritables, le PQ va continuer à errer dans le vide et à sacrifier rituellement ses chefs jusqu’à ce qu’il finisse éventuellement par disparaître.

    Ironiquement, c’est maintenant au tour des péquistes de se poser la fameuse question: «What does Quebec want?»

  50. le 12 juil 2007 à 23:36 maude levasseur

    Dans l’ensemble j’aime votre raisonnement, mais je vous trouve un peu trop éparpillé et j’ai de la difficulté à vous situer, à savoir si vous êtes souverainiste ou fédéraliste. Je vous trouve trop à droite et ce mr Laviolette je le trouve trop à gauche. Il est trop imbu de lui-même et trop agressif. Je ne l’aime pas pantoute et je ne voterait pas pour lui.

    Actuellement le PQ doit donner un coup de barre à droite pour activer l’économie, mais il doit y aller avec modération. Le système actuel nous rend malheureux parce qu’il se perd dans la culpabilité et dans le désir de plaire à tout le monde. Le PQ doit comprendre ça s’il veut vivre.

    Le PQ doit garder le cap sur le centre gauche et agir plus sur l’économie. Ça prend de la richesse et une économie forte pour maintenir les politiques sociales que nous nous sommes donnés.

    La droite c’est exactement le contraire, elle pense trop économie et pas beaucoup de social; c’est plutôt le libre marché. Les richesses ne sont pas réparties équitablement à cause de la faiblesse de son sens humain.

    Les lucides : travail, travail, travail.

    Moi j’aime mieux : travail, loisir, famille.

    Qu’on soit riche ou pauvre on va tous mourir et tant qu’a y être j’aimerais bien profiter un peu du monde terrestre!…

  51. le 13 juil 2007 à 4:14 jeff

    mon seul questionnement est : que faite vous derrière la pauline ? pour une fois qu’un politicien m’interpelle au PQ (je suis adéquiste depuis plusieurs années) il soutien une personne qui me répugne au plus haut point soit la Pauline Marois :(

  52. le 13 juil 2007 à 8:26 AntiPollution

    La Jeff,
    Est-ce ce parce qu’elle est une femme…. et qu’elle a gouverné en coupant là où ça nous coûtait le plus afin de ne pas ajouter à la dette ? La dette, ça te dis quelque chose ?