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Le nez du clown

Je sens que je vais encore me faire des amis.

Vous ne pouvez pas ne pas les avoir vus. À Montréal, depuis l’été dernier, ils portent des pantalons de camouflage à la G.I. Joe. À Québec, des jeans. À Gatineau aussi, ils se déguisent.

Nos policiers, bien sûr. C’est l’un des moyens de pression qu’ils ont trouvé pour protester contre la lenteur des négociations pour renouveler leur convention collective.

On peut comprendre leur frustration. Les policiers de Montréal, par exemple, sont sans contrat de travail depuis décembre 2006. Leur droit d’exercer des moyens de pression n’est évidemment pas en cause.

Le Conseil des services essentiels vient aussi de statuer que le port de ce déguisement de carnaval ne mettait pas en danger la sécurité de personne. Sans doute, mais l’essentiel est ailleurs.                                                              

Il doit y avoir des dizaines de façons pour les policiers d’exercer des pressions efficaces sur leurs patrons. Ils ont choisi celle-là parce qu’elle vise précisément, croient-ils, ce qu’un corps de police a de plus précieux : l’image d’ordre et de respect qu’il doit incarner.

Là où les policiers se trompent, c’est en pensant que l’image d’un corps de police est la seule responsabilité de leurs supérieurs. Erreur. Chacun d’entre eux incarne l’institution. Chacun d’entre eux est LA police, avant d’être l’agent X ou l’agent Y.

Les policiers ont choisi de se comporter comme n’importe quel autre groupe de travailleurs en colère. Sauf qu’ils ne sont pas des travailleurs comme les autres. Précisément parce que la police est l’institution sociale chargée d’incarner l’ordre et le respect.

Comment exiger l’ordre quand on projette l’image du désordre ? Comment être respectés quand ils ne se respectent pas eux-mêmes ? Les juges incarnent aussi la loi. Les imaginez-vous siégeant avec un nez rouge et une perruque orange comme Ronald McDonald ?

Nos policiers se rendent-ils compte que nos concitoyens rient d’eux sitôt qu’ils ont le dos tourné ? Si cela les laisse indifférents, c’est qu’ils ne comprennent pas une dimension essentielle de leur fonction.

Si, au moins, leurs uniformes de substitution étaient tous similaires. J’en ai vu un avec des pyjamas de Bart Simpson, un autre avec des culottes à pois. Ces deux-là devaient se penser «ben smattes». Ma fille de sept ans les trouvait ridicules.                                                           

Quand j’avais vingt ans, je manifestais moi aussi pour le gel des frais de scolarité. C’est le genre de choses qu’il faut essayer à cet âge, comme prendre une cuite, fumer un joint ou aller aux danseuses.

Déjà à cette époque, les insultes dont les manifestants abreuvaient les policiers me mettaient  mal à l’aise.  J’ai toujours respecté la police. Mais ce respect entraîne une exigence de dignité dans le comportement de leur part.

Le président du syndicat des policiers de Québec disait savoir que les gens trouvent «laid» leur accoutrement. Il n’a rien compris. Ce n’est pas vraiment une affaire de laideur. Ce que nos concitoyens essaient d’exprimer, c’est qu’en se déguisant ainsi, nos policiers salissent l’essence même de leur fonction.

Après, ils viendront nous dire qu’ils voudraient plus de reconnaissance de notre part. Vous attendrez, les gars.

29 réponses à “Le nez du clown”

  1. le 17 mar 2009 à 8:17 Garamond

    Encore une fois, 100% d,accord avec vous !
    Je regardais des photos de la manif de dimanche dernier à Montréal; les policiers ont l’air ridicule et n’inspirent pas beaucoup le respect…
    L’Halloween, n’est ce pas le 31 octobre ?

  2. le 17 mar 2009 à 8:46 Simon Robert

    Je vais me faire l’avocat du diable, mais quels sont les supposés dizaines de moyens de pression que le syndicat aurait?

    Je ne suis pas syndicaliste mais je trouve que les moyens de pressions pour les services essentiels sont pratiquement nuls ou sans effet réel.

  3. le 17 mar 2009 à 9:11 Simon Dor

    On parle quand même de pantalons de camouflage. Je ne vois pas en quoi ça change le respect qu’on peut éprouver pour eux. L’habit fait-il le moine?

  4. le 17 mar 2009 à 9:42 RenéP.

    Bonjour monsieur Facal,

    je suis entièrement d’accord avec vous et je vais même plus loin, je crois que, compte tenu le rôle de gardien de l’ordre et du respect des lois en tant que représentants de l’autorité, que les policiers jouent, ils ne devraient non seulement pas avoir le droit de grève, comme c’est le cas présentement mais, aussi, ils ne devraient pas avoir le droit de faire des pressions de quelque facon que ce soit, comme les soldats. Donc, pas de syndicat pour les policiers. Ils pourraient bénéficier de la représentation de leurs intérêts par un comité consultatif auprès du ministère de la police mais rien de plus. C’est drastique mais l’ordre et le bien publics l’exigent à mon avis.

    La facon dont les policiers se comportent est totalement inacceptable. Comment des gens qui se comportent de facon délinquante peuvent-ils prétendre exiger des autres qu’ils respectent les lois et règles quand eux-mêmes contreviennent aux directives de leurs supérieurs? C’est tellement grave, ce qu’ils font, qu’ils devraient être poursuivis pour incitation à la désobéissance civile. Si l’habit ne fait pas le moine, il l’identifie par son comportement. Ainsi, des policiers qui s’habillent comme des délinquants, voient leur comportement assimilé à celui des délinquants. Porter un déguisement, quel qu’il soit, a pour effet de tromper les autres sur sa propre nature: c’est de la fraude. Un citoyen qui se fait arrêter par un individu qui trafique son apparence serait justifié, devant le tribunal, de plaider la fraude. On ne joue pas avec la loi.

  5. le 17 mar 2009 à 9:51 ymdelisle

    D’accord avec vous M. Facal. C’est une question de fièrté, non? La question que je me pose est pourquoi les négociations n’avancent pas. Qui cause le retard dans les négos….la fraternité ou la ville?

  6. le 17 mar 2009 à 10:40 MV

    Je suis d’accord avec vous à 100%, M. Facal.

    À vrai dire, comment un policier va avoir un minimum de légitimité comme gardien de l’ordre lorsque qu’il est habillé comme un clown. C’est pas trop trop un signe de professionnalisme et signe qu’il ne donne pas trop l’exemple à la population et à nos jeunes en particulier. Va-t-on voir un avocat ou un juge au palais au justice habillé comme tel comme  »Ronald MacDonald » comme vous dites?

    De plus, dans plusieurs pays (dont les États-Unis et la France), de mettre des pantalons militaires de camouflage par la police serait considéré comme complétement illégal dans l’ordre légal des forces de l’ordre qui pourrait en réalité entraîner des poursuites dû qu’ils pourraient être associés à d’autres forces de l’ordre (en particulier les forces armées). Surtout que les forces de l’ordre ont justement besoin de ce respect dans notre société avec pas mal d’éléments douteux qui nuisent quelque peu à leur légitimité auprès de la population (comme avec l’élément de la police fiscale qui donne des billets en bloc durant certaines périodes de l’année et qui est complétement absente à d’autres périodes qui sont souvent celles des moyens de pression).

  7. le 17 mar 2009 à 10:51 Joseph Facal

    Oui, mon cher Simon Dor, l’habit «fait» une bonne partie du moine. C’est précidément pour ça que les policiers portent normalement un uniforme…comme toutes les polices du monde entier. Au fond, la personnalité propre de chaque policier n’a pas grande importance, c’est l’institution que chacun incarne qui est en cause ici.

  8. le 17 mar 2009 à 11:11 Gilles Laplante

    C’est facile de mettre le blâme sur des policiers qui utilisent somme toute un moyen de pression qui ne fait pas trop mal à la population, mais quand est-il de la partie adverse? Ces policiers négocient avec des politiciens, alors pour la bonne foi on peut repasser. Vous en savez quelque chose vous monsieur Facal qui avez demandé aux professionnels provinciaux une extension d’un an de leur convention pour vous pencher sur le problème de leur fond de pension. Ils ont signé et vous les avez envoyer paître. Alors quand on négocie avec des bouffons on se déguise en bouffon.

  9. le 17 mar 2009 à 11:40 ClaudeB

    Nous pouvons aussi nous demander si nos syndicats, aujourd’hui, négocient vraiment. À mon avis, il ne s’agit pas de négociation mais plutôt d’exigences. Nous l’avons vu, déja, à plusieurs reprises.

    Les élus, tous imparfait qu’ils soient, savent pertinament que la population n’en peux plus de diminuer ses revenus pour augmenter les revenus des employés de l’état, ce que nos bonnes centrales syndicales refusent d’admettre.

    Que les demandes des policiers soient raisonnables, du point de vue du contribuable et pas de celui de leur syndicat, et ce sera facile à régler. Si ce n’est pas encore réglé, c’est peut être que c’est inacceptable.

    Ne trouvez vous pas?

    Une société socialiste en arrivera inévitablement à épuiser l’argent de sa population.

  10. le 17 mar 2009 à 12:31 Normand ajoindre

    Bonjour Monsieur Facal,

    Moi aussi je suis enclin à être en faveur du respect des institutions et des gens qui les représentent. Le développement de mes valeurs s’est effectué selon, entre autres, cet encadrement. Alors, quand j’ai l’occasion de constater que ces principes perdent du terrain, cela me déçoit toujours.

    Il fut un temps où la société québécoise était beaucoup régie en fonction de cette idéologie. Que ce soit à partir des règlements de l’Église, de l’École, des Parents, de la Police ou du Gouvernement. Nous acceptions ces structures, nous cherchions à nous montrer « à la hauteur » et nous en respections les représentants.

    En effet, on peut définir des systèmes et s’y conformer d’une façon entière et intégrale (notion de (vrai) respect).

    De nos jours, quelqu’un qui proposerait un système si stricte se ferait répondre que ce n’est pas nécessaire, qu’il en existe d’autres et que, au départ, cela contreviendrait en de trop nombreuses occasions aux droits et liberté de la personne.

    Permettez-moi une petite digression. Quand le mouvement séparatiste a accédé à une formation solide, il y a quarante ans, la structure de la société québécoise que je décrivais était encore bien en place. Tous les monsieurs qui travaillaient dans des bureaux portaient une cravate. Le parti a pris le pouvoir plus tard. Si cela s’était passé avant, les morceaux de puzzle dans la structure concernant l’ethnie aurait pu être changés d’une façon plus « rapide » afin de favoriser le portrait dont les militants rêvaient comme société québécoise. En ces temps, l’expression « québécois pure laine » ou « de souche » était aussi d’aloi que MK. Mais, ce qui est venu mettre les battons dans les roues, c’est la charte des droits de l’homme. Oui, ce sont ces chartes qui ont amené les gens à remettre en question les institutions et les autorités. Le choix de l’homme a acquis un pouvoir supérieur à celui de certaines conventions des us et coutumes. Le polo a fait son apparition dans les bureaux.

    Cette préséance des droits de l’individu a bouleversé la société. Est-ce un avantage ? Un spécialiste en éducation au Québec avait rapporté cette situation que, dans les années ‘70, le Ministère était arrivé avec cette approche d’enseignement, entre autres, parmi toutes sortes d’idées innovatrices (on parlait de décloisonnement aussi), que l’enseignant pouvait se permettre de prendre des initiatives et que son champ de liberté de ce côté serait assez grand. Le spécialiste, pousuivant ses observations, remarqua que cette nouvelle philosophie avait amené beaucoup d’enseignants à en profiter pour faire des choix de façon surtout à faciliter leur travail et, ce, au détriment du bien de l’étudiant. Je pense que nous pouvons aller plus loin et dire qu’une telle philosophie peut même favoriser la médiocrité. Je pense à ces pays occidentaux très évolués qui sont aux prises avec des nouveaux arrivants enracinés dans d’autres cultures qui s’intallent en recherchant à intégrer ou à créer un ghetto et à vivre selon des principes de vie s’apparentant à ceux des parasites. Ces ghettos se structurent etgrandissent et grandissent en contribuant à la détérioration de la qualité du pays sur les plans sociaux et économiques.

    @ Alexandre Charest

    Monsieur Charest, j’ai lu votre commentaire (dans la baignoire sans bouchon) où vous dites « Vous savez, les policiers ont été, sont et seront toujours le reflet de la société dans laquelle nous vivons! Rien de moins et rien de PLUS non plus! Notre société est malade donc nos services de police aussi! ». Si l’on veut parler des policiers dans notre société, je pense qu’il serait pertinent d’être plus précis sur certaines particularités qui nous aideraient à comprendre la grandeur et la misère de celui-ci. J’aurais pensé que vous-même, étant policier, auriez pu nous éclairer davantage de ce côté parce que je pense que cela vaut la peine de s’arrêter au fait que :

    - le policier est mis dans des situations de par son mandat où quand il intervient il ouvre toujours un dossier concernant l’événement. Ce dossier pourra consister en une simple narration des faits ou si la situation s’y prête, le policier pourra inscrire un code qui ouvrira un processus d’enquête plus poussé, pouvant inclure une présentation devant un juge ou un billet d’infraction. Toutes ces procédures sont initiés suite à des codes (reliés aux lois) par le policier. Donc, que le policier soit en uniforme ou en pyjama, celui-ci possède un pouvoir énorme. Le juge ne peut pas ne pas considérer la décision du puissant policier (les codes sont là).

    - le policier sait aussi que son pouvoir est d’autant plus grand qu’il joue un rôle indispensable dans la société, surtout que la criminalité va en augmentant sur tous les plans et que la sécurité du citoyen est de plus en plus menacée. Il sait que éventuellement il gagnera plus que le médecin généraliste.

    - le policier effectue un travail très demandant, il doit être attentif continuellement aux infractions (c’est plus que de chercher des poux). Il est prédisposé à suspecter tout le monde. Alors son attitude en est une de méfiance et de répression. L’individu (le citoyen) est devenu pour lui un adversaire.

    - le policier, à cause de son attitude « adversaire », perçoit dans son inconscient le citoyen comme ne l’aimant pas. Des situations comme la manifestation contre la brutalité policière et tout ce qui se dit dans les média dans les jours qui suivent renforcent cette perception chez lui. Il développera une attitude à la longue d’éviter jusqu’à un certain point les gens en général. Il privilégiera alors la compagnie de ses pairs. Refuge. Entre eux, les policiers se comprennent et se sentent bien. Cette retraite et ses activités concentrées en compagnie de ses pairs l’exposera à l’alcool (bière), mais comme ces activités ont lieu en compagnie de pairs, et qu’ils recherchent le secret (à l’écart), ce comportement est peu visible pour le public en général.

    - le policier, s’étant isolé dans un comportement si spécial socialement, s’étant créé comme une vie double, il s’expose à connaître des difficultés dans sa vie privée sur le plan matrimonial surtout. Taux de divorce très élevé.

    - le policier effectue un travail difficile, il doit décider rapidement de ses interventions quand un événement survient ou qu’il croit détecter une infraction par un citoyen. Il doit être précis dans ses rapports et éviter les erreurs. Régulièrement il est confronté à des individus en crise (violence conjugale, intoxication et autres). Cela s’ajoute à toute la pression qu’il doit supporter.

    - le policier, ayant de la difficulté à trouver des gratifications en dehors de ses activités avec ses pairs et dans le cours de son travail, se sentant aussi non aimé par les gens en général, et ayant souvent à se débattre suite à ses problèmes personnels, surtout matrimoniaux, celui-ci sera exposé à une forme quelconque de maladie mentale (exemple, burnout, dépression nerveuse). Taux de suicide très élevé.

  11. le 17 mar 2009 à 16:28 MV

    @Normand ajoindre

    Votre affirmation est intéréssante dans la mesure où elle permet de voir en réalité que beaucoup de décisions structurelles de notre société (occidentale de surcroît) menent à un concept de médiocrité. Par exemple, l’enseignant moyen semble maintenant plus porté à être un simple fonctionnaire au service du ministère de l’éducation (qui est parfois ultra-syndiqué selon les cas et qui veut faire rien plus de ce qui est le minimum démandé) plus qu’un pédagogue. D’où vient l’une des causes de la popularité des écoles privées au Québec. Cependant, je ne dis pas que tous les enseignants ne sont pas dévoués mais j’ignore si une partie du corps enseignant au Québec fait vraiment preuve de compétence et de dévouement. La réforme scolaire actuelle (pourtant un échec dans plusieurs pays notamment en Suisse et en Grande-Bretagne) démontre aussi la validité de votre argument.

    Cependant, si on considère certains pays (et je pense en particulier de certains pays non-occidentaux) qui mettent en réalité une attention toute particulière au système de réglès pré-établiées dans plusieurs domaines (éducation, respect, valorisation du travail etc….), est-ce que ces pays en question vont finir pour nous rattraper (et cela de point fouet) à moyen ou à long terme et que nous allons rester là à rien faire comme des bons?

  12. le 17 mar 2009 à 16:31 Simon Dor

    M. Facal,

    Je ne suis pas tout à fait d’accord. Oui, ils projettent une image commune et c’est la fonction de l’uniforme, bien davantage que celle d’enlever la personnalité des policiers. Je crois qu’on est capable de respecter les policiers à la fois en tant qu’individus qui ont leur droit à la liberté d’expression (et la liberté de moyens de pression) et qui ont une autorité relative en matière d’ordre public. L’ordre implique-t-il l’uniformité?

  13. [...] Facal compare les policiers à des clowns à cause de leurs moyens de pression. Pour lui, le fait que les policiers montréalais portent des pantalons d’armée discrédite [...]

  14. le 17 mar 2009 à 21:07 MV

    @Simon Dor:

    Dans ma région, j’en ai vu un porter aujourd’hui des culottes de clowns (vous savez celles qui sont jaunes avec des pois). Aurait dire qu’ils ne pas donnent l’ordre d’être très professionnel et cela surtout que les forces de l’ordre ont des pouvoirs plus élévés en terme du respect du droit et de l’ordre dans le domaine de la loi et d’ordre et surtout de la violence légitime (voir Weber à ce sujet). Surtout que ce sont justement les forces de l’ordre qui doivent donner l’exemple à la population et surtout à nos jeunes.

    Soit dit, va-t-on voir la police militaire ou des membres des forces armées faire cela? Non, car pour ces gens l’uniforme est un gage de respect. À fin de fin de compte, ces mêmes policiers en pantalons de camouflage me font quelque peu malheureusement penser à des milices (avec la connotation négative) qu’on retrouve dans certains pays du monde.

  15. le 17 mar 2009 à 21:21 Flic bien tanné

    Comme policier, je n’aime pas l’image que nous projetons avec de tels pantalons. Ça fait laid, c’est vrai. Mais que proposez-vous comme solution de rechange ? Ne contournez pas la question et répondez !!!!

    Cela étant, je crois qu’il faut nous laisser une manière d’exprimer notre insatisfaction face à la lenteur des négociations.

    Nous n’avons pas le droit de faire de grève. Notre syndicat sera poursuivi par la ville s’il nous donne le mot d’ordre de cesser de donner des constats. Il nous reste quoi ?

    Nous répondons malgré tout aux appels qui nous sont répartis et sommes 100% présents et efficaces lorsqu’un citoyen est en détresse. On fait la part des choses. Et par ailleurs, savez combien de griefs sont présentement en litige entre la Fraternité et le SPVM ? Environ 5. Dans le domaine de la santé ou de l’éducation, ça se compte en milliers.

    Nous avons du coeur au ventre. On le prouve à tous les jours.

    Si nous ne pouvons pas exprimer notre mécontentement, que croyez-vous que cela risque d’engendrer ? De la déviance, des débordements ? Je le pense. Je le redoute et je ne le souhaite pas.

    Désolé pour le blasphème, mais nous sommes «crissement» patients face à une ville qui nous balance en pleine face un cadre de négociation de 0-2-2-2 d’augmentations pour 4 ans. C’est une insulte à notre intelligence…

    Ah ! Je vous entends déjà du haut de votre perchoir rigoler en lisant le mot intelligence. Psssst réveillez-vous, la moyenne de scolarité des policiers montréalais est plus élevée que celle de la population montréalaise. Et vlan dans les dents pour les préjugés.

    La ville retarde volontairement et constamment les négociations pour tenter d’obtenir des règlements où l’on ne nous verse aucun montant couvrant rétroactivement les augmentations que nous devrions avoir lors de la signature d’une nouvelle convention collective. Ce petit manège que nous voyons très clairement dure depuis environ 15 ans et on en a plein le cul. On perd du $$$ à chaque fois qu’on nous soumet un projet de convention collective réglant l’absence de convention collective qui dure à chaque fois depuis plusieurs années et ça, ça nous fait chier.

    Cette fois, la ville a retardé la négo pour profiter de la «crise» et nous faire passer pour des enfants gâtés. Remettons les choses en contexte : en 2006 et 2007, les hausses salariales moyennes étaient de 3,4% et de 3,5% respectivement dans le secteur public, au Canada, pour chacune de ces années. La ville veut nous faire gober un 6% sur 4 ans alors que pour 2007 et 2008, les hausses salariales de la Fonction publique dépassent 6% pour deux années. On nous prend pour des caves !?!

    Nous devrions nous comparer avec le privé direz-vous ? Soit ! En 2007 et 2008, le secteur privé a obtenu un cumulatif de 5,9% d’augmentation.

    Bref, 0-2-2-2 : JAMAIS. La patience est à bout.

    Références : http://www.rhdcc.gc.ca/fra/travail/relations_travail/info_analyse/salaires/rajustements/annuel.shtml

  16. le 17 mar 2009 à 21:24 Flic bien tanné

    Vous auriez dû lire :
    «Remettons les choses en contexte : en 2007 et 2008, les hausses salariales moyennes étaient de 3,4% et de 3,5% respectivement dans le secteur public, au Canada, pour chacune de ces années.» Plutôt que …2006 et 2007…

  17. le 17 mar 2009 à 21:50 Simon Dor

    @MV

    On parle de leurs pantalons! Oui, le clown, c’est peut-être un peu trop loin, mais on parle des pantalons que portent les policiers. Si le respect que la population a envers quelqu’un est proportionnel à l’estime qu’elle a de ses pantalons, je suis vraiment déçu.

  18. le 18 mar 2009 à 7:54 Lesdents

    Flic bien tanné, vos propos me font un peu rigoler. Venant de ces mêmes personnes qui tirent un grand plaisir à « mettre de l’ordre » (ce qui signifie souvent « sacrer le bordel » et « agresser des innocents ») dans les manifestations syndicales, étudiantes ou autres, je me dis que vous méritez un peu votre sort. Venant de ces gens qui patrouillent scrupuleusement les lieux sûrs et abandonnent les lieux dangereux, ca me fait rigoler. Venant de ceux pour qui la police « communautaire », ce n’est qu’un slogan. Venant de ceux qui sont si prompts à arrêter le premier jeune inoffensif qui fume un joint, mais si hésitants à casser du véritable criminel.

    Mais bon – il ne s’agit que de mes impressions.J’avoue n’avoir que des opinions superficielles sur cette question.

    Quant à votre argument sur le 0-2-2-2, ces augmentations sont acceptables compte tenu du niveau et des conditions dont vous bénéficiez déjà. Sauf erreur, il y a déjà un surplus de policiers sur le marché. Si ces conditions n’étaient pas déjà très avantageuses, pourquoi y aurait-il un surplus de policiers formés? La profession attire déjà énormément de candidats, qui viennent chercher ces conditions avantageuses. Comme tout le monde, vous devez participer au remboursement de la dette publique.

    Si vous êtes tanné, changez d’emploi: je n’ai aucun doute que vous serez vite remplacés.

    Avec respect pour l’ordre et l’autorité,

  19. le 18 mar 2009 à 14:14 frpelc

    Je me permets de revenir sur le commentaire de Simon Dor…vous vous indignez à l’idée que le respect que la population a envers quelqu’un est potentiellement proportionnel à l’estime qu’elle a de ses pantalons…je ne pense pas que l’on puisse généraliser de la sorte…
    Nous connaissons tous directement ou indirectement via une personne interposée, un policier ou membre de la GRC ou de la SQ…sans même le connaître personnellement, aussitôt que l’on voit un policier dans la rue nous allons porter un jugement ou du moins associé son uniforme ou sa seule présence à certaines images dans notre esprit. Aucun policier ne devait être très très content de la réputation qu’ils se sont mérités de mangeux de beigne et de cochons…ça tombe dans la même catégorie, c’est une image qui leur colle et qui reste pour longtemps.

    L’uniforme est ce qui permet de différencier une telle personne d’un autre étranger qui est debout à côté de nous. Nous allons  »reconnaître » le policier alors que le monsieur dans la quarantaine avec sa serviette sous le bras dans son imperméable de chez Ernest disparaîtra aussi rapidement de notre mémoire qu’il n’y est apparu.

    L’habit fait le moine à partir du moment que le moine décide de modifier son habit qui depuis que nous sommes enfants nous lui connaissons…c’est un symbole universel dans notre société et c’est selon moi pour cette seule et unique raison que la fraternité a cru créer un tel émoi ou sacrilège en touchant à ce symbole que leurs négociations s’en trouveraient favorisées afin de mettre fin à un tel affront à l’uniforme.

    Le seul problème c’est que tout le monde s’en contrefiche de leurs revendications car comme le souligne si bien monsieur Facal, ce moyen de pression est plutôt risible…nous vivons dans une société qui bat au rythme de la nouvelle de l’heure…pourquoi a-t-on annoncé la nomination de monsieur Sabia le même jour que le discours de la ministres des finances?…car on savait que peu importe sa performance, personne n’en parlerait une fois l’annonce du nouveau président de la Caisse…les pantalons Bart Simpson, camouflages ou autres de nos chers policiers ne font les manchettes que si nous n’avons plus rien à dire…c’est une nouvelle tellement  »vieille ou dépassée » que tous les citoyens se sont habitués au nouvel accoutrement mais ne se gênent pas pour en rire ouvertement ou dans leurs dos…un autre intervenant mentionnait que les pauvres policiers étaient probablement à court d’idées ou de façons de protester…ne me dites pas qu’au nombre qu’ils sont c’est ce qu’ils ont trouvé de mieux…

    Le plus gros problème auquel nous comme peuple faisons face présentement dans cette histoire c’est la terreur qui règne au sein de la fraternité. Vous croyez franchement que tous nos agents de la paix sont heureux de porter ces pantalons et casquettes rouges…vous ne pensez pas que même leurs amis intimes se payent leur tête les fins de semaine ou le soir…vous comprendrez que je ne suis pas un syndicaliste dans l’âme car c’est selon moi de tels excès qui créent des situations de débordement, mais j’imposerai des sanctions sévères à ceux qui exercent de l’intimidation auprès de leurs collègues…pourquoi laissez au sein même d’une institution qui doit protéger les citoyens et faire régner la paix, des tyrans et bullies qui décident pour la masse…dans un temps de crise économique personne ne devrait avoir le droit de revendiquer des hausses salariales…que ceux qui croient qu’ils font pitié aillent faire un tour dans les usines remplies d’enfants en Asie, ils verront ce que sont des conditions de travail exécrables.

  20. le 18 mar 2009 à 15:59 Flic bien tanné

    @ Les dents :
    Superficielle est votre opinion en effet. Farcie de préjugés et preuve d’une ignorance bête et crasse de notre travail quotidien. Ça frise la mauvaise foi.

    De grâce, cessez de lire des bandes dessinées. Redescendez sur terre ou devenez humoriste.

    Mais je sais, il est de bon ton de casser du sucre sur le dos des policiers chez la gogauche québécoise… Continuez de flotter dans vos certitudes, mais prenez garde de ne pas vous y noyer.

    @ FRPELC
    Soyez conséquent et renoncez aux augmentations de salaire que vous avez eues en 2007 et 2008 le cas échéant en les remettant à votre employeur, dites à vos amis de faire la même chose et astreignez-vous à 6% sur 4 ans alors que l’inflation vous fera perdre du pouvoir d’achat.

  21. le 18 mar 2009 à 17:33 frpelc

    mon cher Flic bien tanné…c’est très malheureux que ce soit tout ce que vous ayez retenu de mon intervention…je vais donc être conséquent et remettre mes augmentations de salaire de 2007 et 2008…ah mais un instant, je suis travailleur autonome et qui plus est mes revenus dépendent directement de l’argent que je sauve à mes clients…je ne leur sauve rien je ne reçois rien…mais pour être bon joueur je vais tout de même passer le mot à mes amis, ils se feront sûrement un devoir de démontrer leur solidarité envers les policiers dans ces temps très difficiles…si ça peut faire changer le tissu et la couleur de leurs culottes ça sera un gros pas dans la bonne direction

  22. le 18 mar 2009 à 19:03 Lesdents

    Flic tanné, je reconnais la superficialité du passage sur les manifestations. C’est moi même qui l’ai souligné!
    Quoiqu’il en soit, je vois que vous écartez celle-ci à la légère:
    - Sur les innocents agressés:http://www.cyberpresse.ca/opinions/chroniqueurs/michele-ouimet/200903/16/01-836793-montreal-nest-pas-beyrouth.php
    - Sur les policiers qui patrouillent abondamment des secteurs qui n’en ont pas besoin, voir « Westmount » dans le dictionnaire
    - Sur le fait que les policiers sont prompts à faire des interventions inutiles, j’attire votre attention sur les contraventions donnés aux cyclistes et aux piétons.

    Je remarque que vous ne tardez pas à vous en prendre à la « gaugauche »! Ce qui illustre un réflexe assez courant chez les policiers, et qui explique peut être en partie leur comportement dans la manifestations.

    Quoi qu’il en soit, vous ne me répondez pas sur le fond, à savoir pourquoi nous devrions monter vos salaires si ceux-ci sont déjà suffisants pour attirer une relève abondante. Expliquez-moi pourquoi on devrait vous payer plus. Expliquez moi pourquoi vos salaires devraient répondre à une règle différente de ceux de la majorité des travailleurs. La réalité, c’est que vous êtes des privilégiés grassement payés par l’État et que vous le savez. Et que vous vous servez de votre monopole de la force pour consolider ces privilèges. Je ne sais pas si c’est gaugauche de dire ca, mais j’aurais plutôt tendance à penser le contraire.

  23. le 18 mar 2009 à 19:07 Lesdents

    Je reconnais que l’exemple de Westmount n’est pas le meilleur, puisque cette ville est défusionnée…

  24. le 18 mar 2009 à 21:27 Flic bien tanné

    @ Lesdents

    Avant de vous avancer trop rapidement dans votre argumentaire, allez voir le site du SPVM et rendez-vous sur les micro-sites des PDQ. Vous aurez quelques chiffres sur les effectifs policiers par PDQ ainsi que la population desservie pour chacun. J’ai relu les données relatives à Ville-Marie Westmount et quelques autres PDQ et je me demande encore où sont les innombrables policiers qui patrouillent ce secteur. Bon joueur, je me suis dit, allons voir ailleurs… et ma conclusion est la même… En fait, les policiers n’aiment pas vraiment y travailler parce que la criminalité y est trop faible. On s’y ennuie davantage qu’ailleurs, surtout que la nuit, on a l’impression qu’on y roule les trottoirs.

    Pour les innocents… il est fort possible qu’il y ait eu quelques ratés dans l’opération policière et que quelques innocents aient été coincés malgré eux. Mais soyez honnête et dites-moi qu’aucun d’eux n’a été «woèreux», qu’aucun d’eux n’a reçu quelque avertissement, qu’aucun n’a senti que ça risquait de tourner au vinaigre. Quand ça brasse, le réflexe normal devrait être de s’éloigner. Pas de chercher à se coller à l’action. Comme on dit en anglais : Curiosity killed the cat. C’est facile après coup de jouer aux victimes. Il y en a peut-être d’authentiques, soit.

    Pour la gogauche, vous semblez connaître la culture policière mieux que moi. Mes confrères sont le reflet de la société dans laquelle ils évoluent et en référant à cette vision des années 70, je m’exprimais en mon nom personnel. Vous généralisez sans savoir de quoi vous parlez. Quel est votre échantillonnage et comment avez vous recueilli ce portrait de la situation que vous évoquez, de ce soi disant préjugé des policiers ?

    Pour les cyclistes et piétons, si je comprends bien, on doit tout laisser faire. Surtout que les sommes des constats sont souvent dérisoires en comparaison aux montants que doivent payer les automobilistes. Il y a le bon cycliste, le vertueux piéton et le vilain et monstrueux automobiliste… Regardez les statistiques, promenez vous dans la ville un peu. Peu de piétons et de cyclistes se font coller des contraventions compte tenu du niveau extrêmement élevé de délinquance.

    Passez une bonne nuit et sécurité, gracieuseté des policiers de votre PDQ local.

  25. le 18 mar 2009 à 21:27 MV

    Les policiers ne vont presque plus dans certains quartiers à Montréal (et je vous laisse deviner lesquels).

    Si on parle de la manifestation de la fin de semaine dernière autant dire que je me demande bien pourquoi ces manifestants pleurnichent lorsqu’il font carrément exprès pour se mettre dans une situation délicate car certains de ces gens ont une fâcheuse tendance à faire du cassage et à  »pousser la plogue » et cela à une certaine limite. Pourtant, ils se demandent alors pourquoi l’escouade anti-émeute intervient dans ce cas? Bien, si tu vas dans ce genre de manifestation, c’est en réalité ton choix personnel de vivre avec les conséquences en tant qu’individu.

  26. le 19 mar 2009 à 7:52 Lesdents

    Encore une fois Flic bien tanné, je peux bien vous donner raison et supposer que les flics font de l’excellent boulot.

    Je continue à sourire à la vue de leur soudaine « so so so solidarité » visant à protéger leurs conditions de travail.

    Vous ne répondez toujours pas sur le fond: pourquoi vous payer plus? Les contribuables sont votre employeur. Donc, je suis votre employeur. Vous ne m’avez pas convaincu de vous payer plus. Tout ce que je constate, c’est que vous vous appuyez sur vos acquis pour demander plus. Donnez-moi des comparaisons avec des secteurs comparables où l’on trouve aussi des employés ayant une scolarité équivalente et des conditions équivalentes. Convainquez-moi que votre salaire et vos conditions accusent un retard par rapport au secteur privé. Je doute que vous fassiez mauvaise figure par rapport aux infirmières, aux professeurs, aux gardiennes en CPE, aux informaticiens. En fait, les seuls qui doivent vraiment être mieux payés que vous, c’est les membres de la GRC et les soldats. Si vous n’aimez pas mes exemples, trouvez-en d’autres.

    Convainquez-moi que vous êtes indispensable et irremplacable.

  27. le 19 mar 2009 à 8:37 Flic bien tanné

    Vous soulevez des arguments faciles à repousser parce que remplis de suppositions et de préjugés. Aussitôt qu’on y répond de façon idoine, vous passez à autre chose pour mieux tenter de faire triompher une quelconque suprématie intellectuelle, ça se sent. Voyons donc.

    Je n’ai ni le temps ni la volonté de vous convaincre, vous, de la pertinence de mon salaire. On pourrait faire l’inverse et je trouverais une multitude de raisons pour que vous consentiez de généreux rabais à votre clientèle. Les temps ne sont-ils pas difficiles… ? Vous avez fait des efforts à ce niveau récemment ? Vous pourrez en faire davantage sous mes conseils éclairés…

    Vous contournez la question fondamentale que soulevait monsieur Facal, à savoir la pertinence du port de pantalons autres que ceux de couleur bleu marine. J’attends toujours les brillantes alternatives. Là est la question. À vous lire, il faudrait que les employés de la fonction publique -à moins que vos conseils ne s’appliquent qu’aux policiers- ne réclament aucune augmentation de salaire. Infirmières, médecins (ah oui ceux-là… mieux vaut aller travailler ailleurs qu’au Québec j’imagine), comptables, préposés, etc.

    Je ne vous reconnais pas ce statut «patronal». Vous me faites rigoler en soulevant un argument éculé, largement utilisé avec mépris envers les employés du secteur public.

    Les colossales sommes d’impôts que je paie ont peut-être déjà servi à payer les soins médicaux que vous avez reçu dans votre vie, ou encore ont contribué un jour ou l’autre à vos revenu de travail. Je fais des suppositions puisque vous ne dites pas ce que vous faites dans la vie. Alors en tant que contribuable, je suis le patron de ces médecins et gestionnaires que vous donnent des services. J’ai donc un droit de regard direct sur les soins et la qualité des soins que vous recevez, voire même sur le montant que nous devrions y consacrer. Vous voyez jusqu’où ça va ce petit sophisme ? Ne simplifiez pas à outrance je vous prie…

    Ah j’oubliais, la GRC mieux payés que nous. Même ceux qui font office de policiers provinciaux au Nouveau-Brunswick et ailleurs au Canada parce que la majorité des provinces n’ont pas d’équivalent de la SQ ? Vous êtes trop fort, mais fort peu convaincant.

    En finale, voyagez un peu mon brave, allez en Haïti, en Tchétchénie, en Afrique. Trop loin ? Allez à Tijuana au Mexique. Vous serez rapidement convaincu de la pertinence d’une police professionnelle et bien rémunérée. À moins d’être d’une absolue mauvaise foi, ce dont je doute sincèrement.

    Je vous souhaite une fois de plus une excellente journée. Et je vous promets qu’après la lecture de votre prochaine réponse, je vous donnerai 100% raison.

  28. le 19 mar 2009 à 9:03 Joseph Facal

    Permettez-moi tout simplement de souhaiter la bienvenue à «Flic ben tanné» qui fait entendre, de façon polie et respectueuse, un point de vue que personne n’est obligé de partager, mais qui mérite d’être entendu.

    En passant, prière à tous d’être prudents. Le sujet, ici, n’est pas la «brutalité» policière (notez les guillements, car ça se discute), mais de savoir si CE moyen de pression (les culottes bariolées)est approprié ou pas.

    Je redis tout mon respect pour cette institution essentielle et pour le noble métier de policier. Et c’est justement parce que respecte l’institution et ceux qui l’incarnent que les voir se déguiser de la sorte me dérange à ce point. Enfin…

  29. le 19 mar 2009 à 9:38 Simon Dor

    @frpelc

    Votre message démontre en effet que les policiers ont perdu une part du respect de la population… oui, c’est vrai, mais je trouve que cette perte de respect n’est pas fondée, surtout lorsqu’elle est raisonnée (comme dans l’argumentation de M. Facal). Oui, je suis d’accord que l’effet est là, mais on peut raisonnablement se dire qu’il s’agit d’un moyen de pression comme un autre, et continuer de les respecter? M. Facal ne semblait pas faire une observation (« Voici, regardez comme les policiers ont perdu le respect… ») mais plutôt faire une incitation (« Voici, regardez les habits ridicules des policiers… ils ne méritent pas notre respect. »)

    Votre dernière phrase (de la réponse que vous me faites) à propos des conditions de travail en Asie est ridicule. Oui, il y a bon nombre d’endroits dans le monde où les conditions de travail sont déplorables, ce n’est pas une raison pour ne pas lutter pour nos droits vis-à-vis de nos concitoyens. Par rapport aux individus envers lesquels les employeurs ont la possibilité et le devoir d’être justes au niveau de la répartition des richesses, les policiers exigent de meilleures conditions. Qu’on soit d’accord ou non avec cette proposition, notre société libre de s’exprimer doit respecter leur droit à demander ces conditions.