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Le monde enchanté

Le budget Bachand a surpris les gens qui pensaient que ce gouvernement n’avait plus rien dans le ventre. J’en faisais partie. Rien n’est cependant moins surprenant que les réactions de mécontentement.

Les Québécois disent vouloir des gouvernements qui mettent leurs culottes. Mon œil.

Comme le notait Richard Martineau, la vérité est plutôt que trop de Québécois gèrent leurs propres finances de façon irresponsable. Voyez leurs taux faramineux d’endettement personnel et l’inexistence de toute épargne. Pas étonnant, disait-il, qu’ils soient hérissés par un budget aux antipodes de leur propre légèreté.                                                                  

Pardonnez-moi mais, en tout respect, beaucoup de nos concitoyens me font penser à ces enfants-roi d’aujourd’hui, gâtés à l’excès, qui vivent dans un monde enchanté. Ils ne connaissent pas le vrai prix des choses parce d’autres paient pour eux, pensent que tout leur est dû, et ne connaissent pas l’échec parce que le redoublement n’existe plus. Quand ils frappent le premier vrai mur placé devant eux, le choc est brutal. 

Les réactions au budget mettent aussi en lumière la profonde méconnaissance populaire des principes économiques. Le modèle québécois a bien des vertus, mais il a conforté les gens dans l’idée que tout vient d’en haut et que le bon prix pour un service public est forcément le plus bas prix. Personne n’aime qu’on crève sa bulle d’illusion.

Dans un budget qui va globalement dans la bonne direction, il suffit aussi d’une ou deux mesures moins avisées pour que le mécontentement se cristallise là-dessus. On peut détricoter tout un chandail en tirant sur la seule maille qui pend.                                                               

Dans la vie publique, un messager crédible donne de la crédibilité à son message. Inversement, un messager dont la crédibilité est faible aura toutes les peines du monde à faire accepter des vérités élémentaires. Ce bon budget paie le prix de l’incompétence et de la duplicité du PLQ dans toutes sortes d’autres dossiers sans rapport. Quand le PLQ dit aujourd’hui que deux plus deux ne pourront jamais faire six, on ne le croit plus.

Il faut dire que ces questions sont réellement compliquées. Dette nette, dette brute, dette globale, dette directe, dette indirecte : si les «experts» eux-mêmes sont mélangés et divisés, imaginez votre voisin de palier. Comme il n’y comprend rien, il se fera une opinion en fonction de la crédibilité de celui qui parle : «si c’est lui qui le dit, ça doit être vrai». À cet égard, le gouvernement Charest partait avec deux prises et demie contre lui.                                                                      

La crédibilité du messager est d’autant plus essentielle que notre société est remplie d’acteurs puissants qui répètent à satiété des faussetés que nombre de gens prennent pour argent comptant parce qu’ils ne voient pas la supercherie. Le chiffre, disait le démographe Alfred Sauvy, est un être délicat qui, si on le torture le moindrement, avouera tout ce que vous voulez. Je suis entouré de gens, pourtant instruits, qui croient dur comme fer que «faire payer les riches» règlerait tous nos problèmes.

Bref, le mécontentement populaire trouve ses explications davantage dans la tête des gens que dans le budget lui-même. On croit plus facilement à ce qui fait notre affaire.

34 réponses à “Le monde enchanté”

  1. le 05 avr 2010 à 8:33 Le contribuable fatigué

    Bonjour M. Facal,

    Si ce budget est si mal reçu à mon avis, ce n’est pas tant à cause de son contenu, qu’au fait que ce n’est pas ce dont on a besoin. Je m’explique.

    Les budgets sont fait en principe pour être suivis, sinon à quoi bon? Si je décide par exemple, de faire construire un agrandissement à ma maison, je vais déterminer ce que je peux me permettre, faire un budget pour sa construction et je vais devoir mettre une croix sur le projet d’achat d’un chalet, car je ne peux me payer les deux en même temps. On appelle ça simplement vivre selon ses moyens.

    Or, depuis plusieurs années, le système politique a mis hors de sa portée la majeure partie de l’appareil gouvernemental: sociétés, agences, commissions, etc. Combien de fois n’entendons-nous pas les politiciens dirent: Nous ne pouvons pas intervenir dans telle ou telle société d’état car ce serait rompre le principe de son indépendance face à la politique. Mon voisin de palier, si j’en avais un, aurais tendance à s’écrier : « Mais à quoisse qui servent, d’abord? »

    Et le fond du problème est là : L’indépendance structurelle et budgétaire, sauf pour les dépassements, d’une majeure partie du gouvernement face à l’appareil politique, censé nous représenter.

    Reprenons l’exemple de l’agrandissement de la maison; si je mets entre les mains d’un entrepreneur l’agrandissement de ma maison et entre les mains d’un courtier l’achat d’un chalet, tout en leur donnant l’indépendance de gérer « leurs affaires » sans mon intervention, qu’est-ce que vous croyez qui va se passer? J’aurai un somptueux agrandissement entre les mains et un domaine secondaire en pleine nature; et évidemment les factures qui vont avec. Et le respect de mon budget là dedans? L’un comme l’autre me répondra, avec raison, que ce n’est pas son problème.

    Vous trouvez que j’exagère? Voici un exemple véritable qui s’est produit l’an passé et qui touche justement le plus gros poste budgétaire de l’état : la santé. Éprouvant quelques ennuis de santé, j’ai du fréquenter trois institutions distinctes : le cabinet de mon médecin de famille, l’hôpital près de chez moi pour des prises de sang et un institut spécialisé pour mon problème. Le fait de sortir à répétition ma carte soleil m’a amené à constater de visu ce que je savais déjà : les établissements facturent chacun de leur coté le même organisme (RAMQ) pour le même client. Et est-ce que je peux vous dire que certains tests ont été faits à répétition? En principe, ils peuvent s’échanger les résultats, mais il semble que ce ne soit pas toujours vrai. Ma conclusion est que les différents établissements sont pratiquement placés en situation de compétition pour la clientèle, ou plus exactement en compétition pour leur financement, sans que le mécanisme de la limite budgétaire puisse agir. Et on sait que les structures ont automatiquement tendance à travailler à leur développement. Je soupçonne que l’ensemble du système gouvernemental fonctionne ainsi, à quelques variantes près. On se retrouve ainsi avec un déficit qui s’accroit à vue d’œil. Récemment un site WEB nous montrait le compteur qui tournait, tournait….

    Donc pour revenir au budget, ce n’est pas ce dont on a besoin. C’est la structure même de l’état, qui n’incite pas à l’autocontrôle budgétaire, qui doit être revue. Je sais, la tâche est titanesque, car une véritable culture de « c’est à cause de l’autre » s’est développée. La compression des dépenses de l’état, qui représenterait 62% de l’effort de redressement des finances publiques, a été accueillie par les centrales syndicales du gouvernement en brandissant le spectre de la baisse des services publics, alors que c’est la première chose raisonnable à faire. Comme je l’ai écrit l’autre jour, ils auraient pu se garder une petite gêne devant l’effort collectif.

    Quand on pense que la société civile en est maintenant à dire au gouvernement comment diriger (la publicité des médecins en ce sens est révélatrice), on comprend qu’il y a un manque de leadership du coté politique. La multiplication des corporations, associations et syndicats qui finissent par représenter les mêmes personnes trois fois et exercent évidemment un lobby distinct, n’est évidemment pas étrangère à ces ratés dans la gouvernance.

    Ce n’est donc pas d’un budget dont on a besoin, c’est d’un gouvernement agissant pour ce que vous appeliez : « les intérêts supérieurs du Québec ».

    Signé: M. Tremblay

  2. le 05 avr 2010 à 8:46 Nicolas

    Malgré tout ce qui se dit, je n’ai pas l’impression d’être irresponsable ni gâté. Pourtant le budget m’offusque énormément.

    Des milliards supplémentaires ont été engloutis dans le système de santé sans réellement obtenir d’améliorations perceptibles au niveau des services. Il y aura de nouveaux frais « pour y remédier ».

    On enseigne dans les universités comme au temps des Grecs malgré les nouvelles technologies et l’internet. On pourrait sans doute trouver des moyens de réduire les dépenses ici aussi. Jamais sans déranger des syndiqués par contre. Augmentons les frais de scolarité alors. Maintenons le système.

    La ville de Montréal augmentera tous ses frais déjà exorbitant pour combler entres autres le déficit actuariel du régime de retraite de ses employés. Révoltant. C’est souvent ça aussi, une hausse de taxe.

    Le système est inefficace. Tout n’as pas été tenté pour l’améliorer, loin de là. Il y avait matière à innover. Encore une fois, il me semble qu’on tapera simplement sur les plus dociles, ceux qui ont le moins de pouvoirs et de moyens pour s’en défendre.

    Je voudrais sincèrement faire ma part. Mais je n’ai aucunement confiance que mes intérêts sont représentés.

    Et si je n’ai pas entièrement raison, je n’ai certainement pas totalement tort.

  3. le 05 avr 2010 à 10:19 Robert Lachance

    Je trouve aussi intéressant vous écouter que vous lire et vice-versa. Voici un lien à votre entrevue du 29 mars dernier avec Gilles Parent et Louis Lacroix au 93,3 Québec. C’est sur le budget demain, un éventuel retour en politique et le temps qu’il fait en Espagne.

    En rapport avec le sujet d’aujourd’hui, un audio de 4:40 sur le budget demain seulement, en réponse à Louis Lacroix.

    Aussi sur RadioEGO.com. Vous écrivez Joseph Facal dans la fenêtre RECHERCHER UN AUDIO et vous cliquez sur Gilles Parent… Si vous cliquez sur Bob… vous allez m’entendre brièvement sur la souveraineté et sur le droit de vote dès la naissance.

    L’entrevue y a fait tripler mon premier auditoire trois semaines plus tard. Vous rejoignez là un auditoire différent, genre celui qui n’est pas allé voter à la dernière et des rétroactions de moins de 255 caractères.

  4. le 05 avr 2010 à 11:02 M. Blanchet

    Je ne m’accorde guère avec certains commentaires précédents qui croient que le gouvernement devrait faire suffisamment de ménage dans ces infrastructures pour nous épargner la saignée de notre porte-feuille. Car comment feraient-ils leur ménage? Je connais plusieurs consultants travaillant dans plusieurs gros ministères et ce qu’ils affirment est désastreux : lorsqu’ils remettent leurs rapports expressément demandés par le ministère, comportant toujours environ 60 pages, la plupart des fonctionnaires ne le lisent même pas. Je rappelle qu’il y a 38% d’illettré au Québec, ce qui signifie que ces gens peuvent lire, mais difficilement comprendre (une posologie par exemple), pernicieux n’est-ce pas? Le 1 fonctionnaire sur 2 qui n’est pas remplacé est en fait remplacé par un consultant à au moins 300 000 $ par année… Il faudra se rendre compte que l’optimisation gouvernementale sera possible à la mesure de la compétence des fonctionnaires. Pourquoi un ingénieur se faisant offrir 200 000$ au privé irait travailler pour le gouvernement? Les meilleurs éléments s’en vont. Le système ne s’écroule pas, car il y a encore des fonctionnaires compétents qui croient à leur profession malgré les offres alléchantes du privée, mais combien de temps cela va durer? Pour l’instant, il faut payer pour l’incompétence et un ménage est peu envisageable ; ouvrez les yeux : plusieurs rapports ont été émis au sujet du système de santé, leurs recommandations ne sont pas appliquées. Pourquoi d’après vous?

  5. le 05 avr 2010 à 11:19 Gilles

    J’ai fait tout une «ride», et sur les coudes à part ça en lisant votre commentaire cher Joseph. C’est vrai que je sors à peine du tombeau et je ne suis sans doute pas tout à fait réveillé.

    On peut voir ce budget de différentes façons. On n’a qu’à se rapporter aux propos paternalistes sortis spontanément de la bouche mêmes du ministre des finances. C’est carrément hallucinant. Par exemple il a dit, on a donné c’est le temps de reprendre… Quel crétin! Oui il a vraiment dit ça. Rien que pour ça il mériterait une tarte à la crème en pleine face.

    Vous dites que vos concitoyens vous font penser à des enfants-roi, qu’ils ne connaissent pas la valeur ou le prix des choses, qu’ils pensent que tout leur vient d’en haut.

    En tout respect…on se calme Joseph? Est-ce que vous nous prenez pour des…demeurés? À quoi ça sert des impôts sinon de donner à l’Ètat les moyens de répartir la richesse collective !

    Il faut dire, dites-vous, «que ces questions sont réellement compliquées» Ayoye! Heureusement que vous nous dites ça en tout respect pour notre intelligence.

    Ce serait épatant disait Keynes, si les économistes pouvaient se considérer comme des gens aussi humbles et compétents que des dentistes…

    Non Joseph, c’est pas compliqué du tout. La réalité c’est que les gens qui dirigent notre État ne se comportent pas comme des fiduciaires, mais comme des propriétaires.

    C’est pourquoi on les trouve agglutinés dans des partis politiques, des «think thank» donneurs de leçon, des groupes d’intérêt divers, des lobbys puissants.

    Et les uns et les autres selon leurs intérêts et à tour de rôle se partagent les fonds publics. Ils y réussissent plus ou moins selon la force de leurs pognets. En essayant de ne pas se faire pogner.

    Et quand ils ont la chance d’avoir un bon verrou comme Charest assis sur le bouchon, ils savent qu’ils pourront continuer de gonfler leurs factures. Le coût des travaux publics va continuer d’augmenter parce qu’ils ont la capacité de les monopoliser. Leurs turpitudes ne seront pas démasquées. Et vogue la galère.

    Ils savent aussi qu’ils vont pouvoir continuer de blanchir leur argent en toute immunité et impunité dans les paradis fiscaux notamment. Parce qu’ils savent bien que jamais les gouvernements n’auront la force ni le courage de les démanteler.

    Et ils savent aussi que le bétail va payer Joseph. Ils savent que le bétail entre autres choses va se sentir coupable d’être malade et qu’il va payer.

    Ils savent que le bétail ne va pas faire trop de lien ni trop de rapprochement entre la manière dont les fonds publics sont gérés par les propriétaires de l’État et le fait que la caisse est vide.

    Ils savent que le bétail va se faire dire et va même croire, que c’est trop complqué à comprendre pour lui…

  6. le 05 avr 2010 à 12:38 Robert Lachance

    Plus haut, j’ai oublié de mentionner le principal, ce que Gilles n’a pas oublié, votre plus récent livre, rien de moins que Comprendre et influencer les gouvernements, Transcontinental, mars 2010.

    Comme a fait de Gaulle, je répète, Comprendre et influencer les gouvernements: comprendre le rôle crucial de l’État; déjouer les pièges de l’administration; rencontrer et convaincre les bons interlocuteurs.

    Un faites le vous-mêmes pour étudiants aux Hautes études commerciales (HEC). Pourrait donner lieu logiquement à un guide pour les électeurs visant le même objectif. Je m’en suis procurer un exemplaire. Un bon placement aux taux d’intérêts qui courent.

    La meilleure façon d’influencer les gouvernements, c’est d’y être. On ne peut pas être à la fois au gouvernement fédéral et au gouvernement provincial. Donc, après égalité ou indépendance, souveraineté et association, quoi ? Chapitre 5: Que voulez-vous exactement ?

  7. le 05 avr 2010 à 15:53 Jean-Renaud Dubois

    Bonjour,

    ……………  » Le budget Bachand a surpris les gens qui pensaient que ce gouvernement n’avait plus rien dans le ventre. J’en faisais partie. Rien n’est cependant moins surprenant que les réactions de mécontentement.  » Joseph

    Après 7 ans à se servir de la carte de crédit pour financer(?!?!) le Québec ; après l’avoir mis exangue et cela dans tous les domaines — était-ce voulu de le mettre à genoux? — on devrait pavoiser pour leur courage ? Après l’avoir déconstruit, en plus ?

    ***

    Bravo à ceux qui ont touché du doigts quelques plaies purulentes — très loin du supposé citoyen inconscient : ce pelé, ce galeux qui a tondu du pré, une largeur de sa langue — comme(exemple) le système d’informatisation de la Santé au Québec qui attend depuis 7 ans(réf. au contribuable fatigué) ; comme aussi les consultants de tout ordre (réf. M. Blanchet), style BPR ou Dessau ou Genivar qui ont pris le contrôle des villes, des agences et des monopoles d’État, comme hydro ; etc…

    Sans oublier «Les PDG de l’évasion légale» Michel Girard, La Presse : pas de discrimination entre riches et pauvres, tout le monde sur le même pied ! « À eux seuls, cinq PDG montréalais de grandes sociétés canadiennes ont empoché depuis 2007 la fabuleuse somme de 160 millions de dollars de profits en revendant sur le marché boursier les blocs d’actions qu’ils ont acquis en exerçant leurs options. »

    ***

    Après avoir été grassement rémunérés pour nous dire…comment penser — comment on a tort de souligner des légères iniquités(mon oeil) dans ce budget — ils nous diront combien on doit remercier le PLQ pour son courage : qu’il a donc du coffre !

    Mais où étaient-ils ces gens sensés, ces sommités de la vérité, ces économistes hors pair lors des 7 dernières années que leur gouvernement chéri – au service des hommes d’affaires – avait les deux mains sur le volant ?

    Oui, des petites critiques pour la forme à l’occasion! Mais Non des attaques en règles méritées!

    Tout ce beau monde, au dessus de la mêlée, se tient les coudes et le peuple en a la preuve trop souvent : à force de hurler aux loups ils ne convainquent plus qu’eux-mêmes ! Il se dit maintenant, devenu cynique, à l’instar de Sheila, suivez l’argent !
    Comment leur donner tort après tous ces scandales sur les grosses caisses garnies par les garderies privées ; sur l’éthique et les collusions(parties de golf organisées), démontrés deux fois plutôt qu’une ?

    Traduction pour l’élite financière et les gens d’affaires supportés par les Dubuc, Pratte et Desmarais fils, et aussi par des lucides : commencez par faire le ménage chez-vous et le peuple, si on lui présente un projet de compressions crédibles et égalitaires, aura « peut-être » confiance ! Mais un vrai projet de société : oubliez cela!

    Pourquoi serrer l’ÉTAU (ça va saigner, dixit Bachand) 2 fois plus rapidement qu’ailleurs (en 3 ans au lieu de 5 ou 8 ans?) : ah, c’est vrai notre dette est la pire de l’Occident !

    Oui, vous avez raison au sujet de la dette Joseph, personne ne comprend rien(hihi) à part les gens d’affaires ; les autre doivent suivre des cours…

    - 2010…… un tour de vis à l’étau du contribuable moyen

    - 2011 …. deux tours de vis à l’étau du contribuable moyen

    - 2012 …. quatre tours de vis à l’étau du contribuable moyen

    - 2013 …. cinq tours de vis à l’étau du contribuable moyen

    - 2014 …. sept tours de vis à l’étau du contribuable moyen

    J’écoutais ces Gagné, Montmarquette et Bachand et je me disais : est-ce possible de qu’ils puissent discourir avec une telle arrogance et mépris ? Suis-je le seul qui a perçu cela ? J’espère que non !

    Pourtant cet élite qui nous dirige depuis toujours est le responsable ultime !!!

    N.B. Je parie que le PLQ va céder sur les frais de santé en les asssujestissant à l’impôt pour démontrer qu’il est à l’écoute de son peuple : c’est écrit dans le ciel !

    Bonne journée,

  8. le 05 avr 2010 à 16:02 Jean-Renaud Dubois

    Bonjour,

    correction : j’aurais dû écrire « Pourtant cette élite qui nous dirige depuis toujours est la responsable ultime! »

    Bonne journée,

  9. le 05 avr 2010 à 17:51 Gilles

    Parfaitement d’accord avec Jean-Renaud.

    Voyez comment certains ont la bouche pleine, pendant que le ti peuple se fait dire d’être raisonnable :

    http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/opinions/chroniques/michel-girard/201004/03/01-4267139-les-pdg-de-levasion-legale.php

    Si c’est pas du mépris à jet continu je me demande bien comment appeler ça! Ah oui, c’est trop compliqué pour qu’on comprenne ?

  10. le 05 avr 2010 à 20:09 Gaetan

    M. Facal, Jean-Renaud Dubois est très juste dans son propos. Ìl y a multitude de gaspillage fait par l’état, à tout les niveaux. Je ne suis pas le premier à dire que si les entreprises étaient gérés comme l’état l’est, il serait en faillite depuis longtemps. Il aurait fallu, pour montrer sa bonne foi, que le gouvernement fasse un coup d’éclat pour montrer son sérieux. Un coup d’éclat genre l’abolition des commissions scolaires. Réduction substancielle du nombre de cadres dans la fonction publique, etc. Le bon peuple commence à gronder M. Facal et il n’a plus confiance aux politiciens.

  11. le 05 avr 2010 à 23:51 Nicolas.G

    Bonjour M. Facal,

    Ce n’est pas pour me vanter, mais j’avais écris il y a un mois que les idées n’étaient plus jugées selon leur valeur, mais selon la personne qui les énonce (l’effet sondage). En voyant les réactions au budget, je me dois de croire que j’avais raison.

    Le principal problème que je vois dans ce budget est qu’encore une fois on se base sur l’espoir d’une coupure de dépenses dans l’administration publique pour équilibrer les finances. Foutaises! L’équilibre du budget aurait dû être basé à 100% sur des chiffres crédibles, et non pas sur des illusions. Par exemple, peut-on vraiment croire que le gouvernement du Québec sera en mesure de trouver 1.2 milliards en impôts impayés?

    Bref, malgré sa relative dureté, ce budget reste insuffisant et ne va que retarder que de quelques années une réelle remise en question de l’administration publique. Or, les mêmes acteurs gardent les mêmes rôles. Et vogue la galère!

    PS: Je crois de plus en plus que la génération des baby-boomers va tenter de s’accrocher à ses acquis jusqu’à leur mort. Quelqu’un veut me contredire à ce sujet?

  12. le 06 avr 2010 à 7:48 Gilles

    Nicolas vous écrivez «Je crois de plus en plus que la génération des baby-boomers va tenter de s’accrocher à ses acquis jusqu’à leur mort. Quelqu’un veut me contredire à ce sujet?»

    Vous contredire, non, pas vous contredire. Plutôt comprendre le sens exact de votre…mantra. Que voulez-vous dire au juste ?

  13. le 06 avr 2010 à 7:52 quebecdroite

    Que c’est facile de faire la morale au petit peuple et de dire qu’ils sont irresponsables, le problème vous ne tapez pas sur la bonne cible.

    Ce n’est pas le peuple qui pige allégrement dans les coffres de l’État pour rester au pouvoir, ce sont les politiciens, qui créent des programmes sociaux-démocrates qu’on a pas les moyens ou donne à certains groupes d’intérêts des faveurs fiscales ou législatives, pour gagner leurs votes.

    Quant on donne un bonbon empoissonné au peuple sachant très bien que c’est un gouffre financier, qui est responsable le politicien ou le peuple qui l’ignore ?

    Quant M. Bouchard a créé des garderies à 5$, ils auraient pu accorder ce privilège au plus démunis. Oups !, pas assez rentable politiquement, on le donne de bord en bord, pour s’assurer d’une victoire électorale. Étrangement, toutes les CPE sont devenus syndiqués en quelques années, beau cadeau à donner aux syndicats, conséquences 1.6 milliard par année.

    Prenons les fusions forcées, toutes les études économiques ont démontré que ce sont les syndiqués des villes fusionnées qui empochent la totalité du profit de ce qui est devenu un monopole, un autre beau cadeau donné au syndicat. Le cherry picking vous connaissez ?. Parlez-en aux Montréalais, ont ils vu une amélioration des services, ou plutôt un accroissement de leurs comptes de taxes.

    Remarquer les libéraux ne sont pas en reste: genre équité salarial et congés parentaux…

    Ah oui, j’oubliai comment peut-on maintenir des monopoles d’État gérer par des monopoles syndicaux, ce qui est une aberration en 2010, ca fait longtemps que dans le monde entier à part nous, que c’est complètement inefficace, de plus en plus lourd et de plus en plus cher, ah oui! il ne faut pas perdre leurs votes.

    Je vais dire comme Jean Luc Migué: Il nous faut des cours de justice et des corps de police pour nous protéger contre ceux qui enfreignent les lois, mais aussi des cours constitutionnelles pour se protéger contre les politiciens, pour limiter l’expansionnisme naturel de nos politiciens à dépenser l’argent des autres, des règles budgétaires sévères et une démocratie directe s’impose quant les politiciens ne font qu’à leur tête pour satisfaire leurs intérêts premier.

    Le problème de nos politiciens, ils se foutent totalement des conséquences économiques de leurs décisions, ce qui les intéresse c’est de rester au pouvoir.

    Si nos ministres étaient imputables sur les budgets supposément à caractère de déficit zéro, ils seraient tous poursuivis pour fraudes budgétaires.

    Un autre petit détail, comment peut-on cumulé plus de 82.5 milliards de déficits cumulés juste pour les fonds pension de l’État (vérificateur) et si on applique dans le sens large (+municipaux , + entreprises d’États , +employés fédéraux au Québec) on arrive à plus de 124 milliards.

    Est-ce que le peuple sait qu’il s’endette de 124 milliards pour donner des retraites dorées à ceux qui gravitent autour de l’état ?

    Quant on estime qu’un travailleur sur deux dans le privé sera probablement pauvre à la retraite, sa couverture étant soit insuffisante, soit inexistante !

    N’oublions pas notre nouveau slogan :

    Liberty 75 pour le privé pour s’assurer que le secteur public puisse avoir sa Liberty 55

    Avant de taper sur le peuple, regarder vos propres bottines.

  14. le 06 avr 2010 à 8:31 ldesbiens

    Avec ce budget, on paie plus cher pour avoir les mêmes services.

    Il n’y a pas de diminution globale des dépenses. Il n’y a que des diminutions de l’augmentation des dépenses.

    Le gouvernement ne fait pas sa juste part.

    Le gouvernement offre trop de services. Et on paie cher pour ces services.

    Le peuple veut un gouvernement qui devient plus efficace et qui se concentre sur les choses les plus importantes.

    Je réalise aujourd’hui que la « lucidité » n’était qu’une autre façon de faire grossir encore le gouvernement et d’écraser le peuple en dessous.

    Pauline Marois semble être la seule qui comprend le peuple.

    Pas vous.

  15. le 06 avr 2010 à 8:44 Sebas

    @ quebecdroite:

    Je ne veux pas faire mon « têteux », mais vous exprimez à 100% ma pensée (même mieux que je l’aurais fait).

    Et aux autres: Vous me redonnez espoir dans « les » Québécois (de toutes tendances politiques) et dans notre avenir. Il faut cesser de croire nos « preachers » médiatiques, ils sont TOUS payés par ceux qui ne veulent pas que le peuple soit consulté.

    J’ai écrit ça ailleurs et je le pense vraiment:

    Je suis tanné que les « experts » et « intellos » de tout acabit gèrent le Québec sans « nous » consulter. Pitié, il faut se réveiller, le peuple ne peut PAS faire pire, au contraire.

    et

    Je vais être franc avec vous, à partir de maintenant, je vais toujours me demander ce que le peuple veut, comme en Suisse ou dans certaines élections européennes ou américaines.

    Je suis tanné de ces débats entre « experts » et entre « intellos » (moé tanné, tanné, même de moi).

  16. le 06 avr 2010 à 9:34 Nicolas.G

    @ Gilles

    Pour être plus précis: les baby-boomers vont constituer la masse critique électorale pour les 20 prochaines années. Plus nombreux que les jeunes qui ne vont pas voter, ce seront eux qui décideront réellement de la direction politique que prendra le Québec.

    Dans ce sens, ils auront de plus en plus besoin de soins de santé alors qu’ils quitteront le marché du travail et que plusieurs d’entre eux ne se sont pas préparés financièrement à la retraite.

    Qu’est-ce qui empêchera cette génération de se voter les services qu’ils veulent sur le dos de la dette que les prochaines générations auront à payer?

    Comprenez-moi, je ne parle pas contre la révolution tranquille ou le sens de notre système québécois, mais il sera simplement trop difficile pour les travailleurs de supporter autant de retraités tout en voulant garantir une renaissance de la natalité au Québec.

    Or, au lieu de parler de hausse de l’efficacité ou de changement dans nos valeurs publiques, on se calcule des hausses de tarifs et des « coupes » dans les budgets. Bref, on mange le même gâteau avec une recette différente.

    Bref, je trouve que notre société perd son temps.

  17. le 06 avr 2010 à 10:57 Gilles

    Vous soulevez un aspect important de la problématique Nicolas j’en conviens, en particulier quand vous mentionnez que plusieurs vont quitter le «marché du travail» sans avoir pu se préparer financièrement à la retraite. Effectivement cela pourra influencer les politiques publiques.

    D’un autre côté je suis d’avis que le devoir premier de l’État est précisément d’assurer la sécurité de tous. Alors qu’est-ce qu’on fait ? Certainement pas déshabiller Pierre pour habiller Paul. Je pense bien que vous en convenez…

    je suis d’avis que cela ramène inévitablement la question de la répartition de la richesse. Posons-nous la question : Le problème est-il qu’on manque de richesse ou si on la répartit mal?

    N’est-ce pas parce qu’il était conscient du fait que les citoyens se dirigaient vers ce type de désastre que Monsieur a créé les programmes d’épargne que sont les REERS?

    Or plusieurs qui avaient épargnés sinon suffisamment du moins substantiellement en vue de la retraite ont perdu l’essentiel de leurs épargnes, entrainés dans la spirale de la crise financière, quand ils n’ont pas été floués par les Lacroix et Jones de ce monde. Sans oublier les grands systèmes internationaux.

    Comprenez moi bien, je ne me lève pas la nuit pour penser qu’il faut faire payer les riches. Mais je suis persuadé que pour que l’on s’en sorte collectivement, il faudra nécessairement que tout le monde mette l’épaule à la roue. Tout le monde incluant les riches.

    Et pour bien comprendre ce que je veux dire je crois que l’édito aujourd’hui de monsieur Truffaut est plus éloquent que moi. Je vous le suggère.

    http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/286409/25-milliards-de-primes-amoral

  18. le 06 avr 2010 à 11:28 Gilles

    Et puisque l’on parle du budget du Québec, budget que certains trouvent courageux, il est peut-être intéressant de voir comment sont employés les fonds publics au sein de la schizophrénie gouvernementale.

    Une des conséquences de l’utilisation des fonds publics, c’est que la dette grandit, qu’on se dirige vers le mur de béton. Et le courageux ministre des finances met ses culottes, rabroue les enfants-roi qui de plus ne sont pas capables de comprendre ce qui se passe vu que c’est trop complexe … N’est-ce pas!

    Heureusement yen a qui comprennent comment on dilapide les fonds. Ainsi monsieur Sansfaçon à la suite de monsieur Truffaut dans le Devoir de ce matin: Lisez c’est intéressant:

    «Depuis la lecture du budget, la plupart des commentaires ont porté sur la façon inéquitable retenue par le gouvernement Charest d’augmenter ses revenus. Or le vrai défi, c’est celui des dépenses, tant dans les grands réseaux qu’au sein des sociétés d’État où les privilèges font partie de la culture d’entreprise.

    L’engagement le plus exigeant du budget du Québec 2010-2011 n’est pas de taxer davantage, un truc facile et instantané, mais de faire porter 60 % de l’effort du côté des dépenses… sans en affecter la qualité. Pour illustrer l’ampleur du défi, il suffit de comparer avec l’Ontario : pendant que le Québec prévoit ramener sa dette (déficits cumulés) de 35 % à 29 % du PIB en seulement cinq ans, l’Ontario suivra le chemin inverse en laissant la sienne grimper de 24 % à 29 % !

    Pour réussir cet exploit, le gouvernement Charest parle de ralentir le rythme d’augmentation de ses dépenses de trois milliards par année qu’elles seraient normalement, à deux milliards. Quand on sait que les médecins, les policiers et les 475 000 syndiqués demandent ensemble beaucoup plus que ces deux milliards d’augmentations par année, on comprend que l’exercice laissera des plaies sanglantes dans les services publics et que les années de paix sociale tirent à leur fin au pays de Jean Charest.

    Québec se promet d’abord de geler les coûts de la rémunération totale dans tous les ministères et organismes, forçant chacun d’eux à réduire ses dépenses de façon très importante pour absorber toute augmentation de salaire à venir.

    Puis, on étendra la politique de non remplacement d’un retraité sur deux à tous les services administratifs des grands réseaux de la santé et de l’éducation et on tentera de sabrer le nombre de cadres que l’on a laissé grimper ces dernières années. Malheureusement, à cause de l’aspect tout à fait improvisé d’une opération pourtant indispensable, le climat de travail et le rendement des employés seront affectés partout où la hache remplacera le scalpel.

    Là où des gains de productivité très importants, de l’ordre d’un milliard ou deux par année, auraient dû être ciblés, c’est au sein des sociétés d’État comme Hydro-Québec, la SAQ, Loto-Québec et les autres. À titre d’exemple, Québec demande à Hydro-Québec de réduire ses dépenses d’un total de 275 millions pour les trois prochaines années, soit à peine 1 % des quelque 23 milliards de dépenses prévues. Or, malgré la baisse de son dividende de 400 millions par année, Hydro s’apprête à distribuer près de 50 à 100 millions en primes à ses employés, portant ainsi leur augmentation salariale à plus de 6 % pour une énième année consécutive.

    Le même scénario prévaut à la Société des alcools, à Loto-Québec, à la Caisse de dépôt, à la SAAQ et à la SGF… tiens, celle-là même qui a doublé la rémunération de son président pour la porter à plus de 500 000 $ l’an dernier malgré des pertes d’un demi-milliard en deux ans. Cherchez l’erreur !

    À l’évidence, les grenailles qui tiennent lieu de gains de productivité dans les sociétés d’État n’apparaissent au dernier budget que pour faire croire au bon peuple que tout le monde apporte sa contribution. En fait, ce sont les travailleurs de première ligne de nos grands réseaux de la santé et de l’éducation qui feront les frais de cette majestueuse improvisation budgétaire destinée à séduire les milieux d’affaires et le lobby d’économistes qui leur sert de caution intellectuelle. Et l’on ose qualifier cela de courageux ?»

    j-rsansfacon@ledevoir.ca
    http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/286410/budget-2010-2 (…)

  19. le 06 avr 2010 à 13:41 Sebas

    @ Gilles:

    Si -lors d’une consultation populaire- les Québécois votaient majoritairement OUI à cette question:

    Suite à l’excellente gestion de l’état, vos cotisations à la RRQ vont augmenter à 12% de vos salaires (salariés et patrons inclus); dans ce contexte, voulez-vous avoir la LIBERTÉ de ne plus cotiser à la Régie des rentes du Québec, à l’assurance médicaments obligatoire (et à tous les autres programmes étatiques obligatoires et mal gérés ) et la LIBERTÉ de vous occuper vous-même de votre retraite, de votre santé, de l’achat de vos médicaments, etc ?

    Que leur diriez-vous?

    Ceci?
    « Je suis d’avis que le devoir premier de l’État est précisément d’assurer la sécurité de tous (dans tous les domaines de leurs vies), et ENVERS ET CONTRE TOUS » ?

    Ou est-ce que vous respecteriez leur LIBERTÉ ?

    p.s.
    « L’État, c’est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde. »

    – Frédéric Bastiat, 1848

  20. le 06 avr 2010 à 14:55 Victor Beauchesne

    Bravo Sebas

    Je suis 100 % d’accord L’état a sûrement un rôle à jouer mais tout dépend de la définition au mot sécurité. Pour moi sécurité veut dire (entre autres):

    -sécurité contre une menace extérieure ( invasion, actes terroristes )

    -sécurité contre un cataclysme naturel ( feu, inondation, tremblement de terre etc)

    -sécurité de sa personne ( criminalité)

    -sécurité des infrastructures (routière, aéroportuaire, énergie, eau, égoûts etc)

    -sécurité personnelle partagée avec les individus pour : éducation, logement, bien-être, santé

    Une fois ramené à son essentiel, le rôle de l’état devient discutable dans toutes sortes de secteurs non essentiels tels la vente et distribution de produits de consommation courante ( vins et spiritueux), la production et distribution d’énergie, la garde des enfants pré-scolaires, les assurances médicaments, automobiles etc, les paris et jeux, etc etc

    Aussi, là où la responsabilité doit être partagée entre l’état et l’individu, nous avons une fâcheuse tendance collective de laisser toute la responsabilité à l’état qui devient providence.

    Exemple: l’individu a sûrement une responsabilité de se tenir en forme en bougeant, en mangeant sainement, mais l’état s’occupe à 100 % de ceux que tombent malade dû à, disons, une mauvaise alimentation, un manque chronique d’exercice, le tabagisme, les abus de stupéfiants ou d’alcool etc.

  21. le 06 avr 2010 à 16:49 Nicolas.G

    Je crois que cette discussion a maintenant fait beaucoup de progrès. Au lieu de s’affronter bêtement à savoir qui devrait être coupé (le voisin, bien sûr), nous discutons maintenant de deux choses essentielles:

    - Quels sont les rôles de l’état face à ses citoyens, et jusqu’où doit-il s’impliquer pour assurer le bonheur collectif tout en respectant la liberté et la responsabilité individuelle?

    - Comment rendre les services publics plus efficaces. Non pas jouer sur une variation immédiate des budgets, mais comprendre et mieux utiliser les ressources collectives pour assurer des services compétitifs avec ceux d’une compagnie privée, qui risque de faire faillite si elle est mal gérée.

    Face à ces deux questions, les choix d’une société sont maintenant en jeu. J’ai mes opinions à ce sujet, mais je vous laisse là dessus pour le moment.

  22. le 06 avr 2010 à 17:37 Gilles

    Je ne crois pas que la place de l’État soit régulée par une Loi juridique. Elle l’est par une loinaturelle. Elle l’est aussi par la sagesse populaire, qui porte au pouvoir des idées exprimées par des gens issus du peuple. Y zappellent ça la démocratie.

    Je ne pense pas que l’on puisse la juger trop ou trop peu importante en soi, dans la mesure où elle correspond à la culture, aux besoins et aux aspirations du peuple qui le constitue cet État.

    C’est pourquoi on trouve à travers le monde une multiplicité de systêmes variés de gouvernance. L’État, c’est comme le groupe, il est inévitable. Et il prend forme de la façon qui convient à la poursuite de la vie. Autrement c’est l’anarchie. Quand ce n’est pas la dictature

    je suis d’avis que ni la sagesse ni la prudence ne réside dans une remise en question absolutiste pour le seul principe de défaire ce qui a été fait. Parce que ce qui a été fait ne l’a pas été pour rien mais pour répondre à des besoins.

    Le fait que l’État québécois ait prise sur un ensemble de secteurs d’activités pourrait bien nous mettre à l’abri collectivement d’une situation encore plus insoutenable.

    Ce qui pourrait s’avérer une fois mise entre les mains d’intérêts qui n’ont rien à voir avec le nécessaire objectif de la justice et de l’équité. Même si nous pouvons observer qu’elles sont inmparfaites dans l’état actuel des choses.

    L’État n’est pas la Providence. C’est simplement un outil collectif qui doit être du mieux possible au service de la collectivité.

    Et le présent budget fait exactement la démonstration du contraire.

  23. le 06 avr 2010 à 19:49 Jeff de St-Germain

    Bonjour Monsieur Facal. Je vous lis souvent dans les journaux pour lesquels vous collaborez et j’avoue que même si je ne partage pas toujours vos points de vue, vous avez au moins l’intelligence de l’argumentaire et le ton respectueux qui manquent à plusieurs. C’est pourquoi je respecte beaucoup vos interventions. Pour le récent budget de Monsieur Bachand, je lui concède le premier véritable effort depuis des années d’un ministre des Finances du Québec à s’attaquer à l’endettement épouvantable de notre État. Il aura eu le mérite de provoquer le débat de front dans la population. Je ne critique que certains choix, comme celui de la « ponction » d’appoint pour la santé qui est égale pour tous. Tant qu’à la prélever lors du rapport d’impôt, il aurait été facile de la pondérer selon le revenu du contribuable. Si c’est la Loi canadienne sur la santé qui l’en empêche, et bien, ça devient un autre argument en faveur de la souveraineté du Québec. Dire que c’est une compétence provinciale dans ces conditions est une tromperie. De plus, je me demande pourquoi il n’a pas été plus loin dans la « ré-ingénierie » si chère à M. Jean Charest, en attaquant la structure des secteurs de la Santé et de l’Éducation. Je le dis en sachant très bien que je suis dans la population-ciblée par les nouvelles mesures: ma facture personnelle en santé sera d’au moins 1000$ de plus par an en 2012… La Régie des Rentes du Québec sera de l’histoire ancienne lorsque mes soixante ans sonneront (j’en ai quarante!) et je sais que je devrai continuer à travailler jusqu’à ce que mon corps me lâche. Alors, il y a longtemps que je ne fais plus d’illusions, côté finances. Je suis fier par contre de ne pas me considérer comme un Québécois irresponsable. J’utilise les allocations familiales pour les placer dans les REEE de mes enfants. Mes dettes personnelles sont maintenant presque inexistantes, après des années à tirer le crédit par la queue, et je mets de côté (il n’y a que quelques semaines, il y est vrai) près de 15% de mes revenus. Avec 2 enfants en bas âge, vous imaginez que je ne m’achète que l’essentiel et que lorsque j’acquiers des vêtements par exemple, ce n’est que pour environ 1 ou 2 morceaux par trimestre.

  24. le 06 avr 2010 à 20:46 Jean-Renaud Dubois

    Bonjour M. Facal,

    Votre chronique a apporté quelques réactions sévères envers votre position : la mienne entre autres…

    Je vais donc mettre un peu de beaume :

    - Nous savons tous que vous n’êtes pas d’accord avec Lucien et son enfantillage envers Marois — (je ne l’oublierai jamais cette phrase là, disait-il — en parlant de l’allusion de Pauline envers son petit frère, le comparant « un peu » à Elvis Gratton).

    - Nous savons tous que vous êtes aussi sinon plus québécois que les québécois en terme d’identité et de culture à promouvoir ; sans oublier que vous croyez que la souveraineté est la meilleure façon d’assurer notre avenir en tant « nation » !
    En vous écoutant lors du passage à « Tout le monde à parle », en même temps que Monsieur Pratte, j’étais fier de vous!

    - Votre position sur les signes ostentatoires dans la « fonction publique » — contraire à celle aussi de Lucien — est encore plus méritoire et en rapport direct avec la position courageuse du PQ ; dénoncée démagogiquement, par les fédéralistes (multiculturalistes à la Trudeau), comme « la peur des autres » : quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage…n’est-ce pas!
    -
    Lire : « La puissance d’une idée », 22 février 2010(J.Facal)

    Tout cela pour dire que si on vous admire… on peut aussi être en désaccord (qui aime bien châtie bien) avec votre position économique ; et je suis de ceux qui ne voudraient pas suivre les traces de VICTOR qui nous convie à copier le style « Cowboy américain » !

    Je vous reviendrai sur Luc Godbout que vous auriez avantage, Joseph, à relire suite à votre texte qui comparait « un peu » le Québec à la Grèce : « Année d’imposition 2008 : une charge fiscale nette plus faible et et des impôts sur le revenu plus élevés qu’ailleurs, est-ce possible?
    Lien : https://acpcol01.usherbrooke.ca/prod/recherche/chairefisc.nsf/alldoc/A84A834EE94A7E26852576E9005459A7/$file/Charge%20fiscale%20nette%20QC%20et%20G7_%20annee%202008_version%20mars%202010.pdf?OpenElement

    ***

    @ Gilles

    J’ai pris mon café ce matin en lisant cet article dans mon Devoir…

    Merci donc, pour ce 2ème lien, après Truffault, vers M.Sansfaçon, ne serait-ce que pour le plaisir(?!?) d’en pleurer :
    …….. « Le même scénario qui prévaut…(…) à la SAQ et à la SGF… tiens, celle-là même qui a doublé la rémunération de son président pour la porter à plus de 500 000 $ l’an dernier malgré des pertes d’un demi-milliard en deux ans. Cherchez l’erreur ! » R. Sansfaçon

    N’était-ce pas le même gouvernement — qui descendait en flamme(et avec raison) la rémunération de retraite du conjoint de Marois (C. Blanchet) — qui à son tour verse dans une démesure encore plus outrancière ?

    Pierre Shedleur en est encore mort de rire d’avoir des ti-zamis aussi compréhensif !!!

    Voici ce qu’en disait la « SRC-LaPresse-Power » en 2004 :

    …… « Le gouvernement Charest a trouvé un poste à son coprésident des Forums régionaux de l’automne dernier. Pierre Shedleur, vice-président aux ventes pour le Québec chez Bell Canada, a été nommé mercredi au poste de PDG de la Société générale de financement (SGF). »

    Lien : http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/nouvelles/200411/24/005-Shedleur-SGF.shtml

    Bonne soirée,

  25. le 06 avr 2010 à 21:18 Gilles

    Je suis d’accord avec votre analyse au sujet de Joseph Jean-Renaud, je la partage également, même si, comme vous, je ne suis pas sur la même longueur d’onde que Joseph sur certains aspects, notamment sur le budget Bachand. Mais sur une très grande partie de l’essentiel pas de problêmes.

    À Jeff de St Germain, (de Grantham je suppose), je vous invite à lire l’analyse de JF Lisée sur la question de la dette qui semble vous préoccuper.

    Lisez ça Jeff, vous allez peut-être relativiser la profondeur du soi-disant abîme dans lequel le Québec serait en train de sombrer :

    http://www2.lactualite.com/jean-francois-lisee/la-dette-nette-existe-en-ontario/2687/

    Et puisqu’on y est, il serait intéressant que Joseph commente l’argumentaire de Lisée… Je rêve?

  26. le 07 avr 2010 à 5:19 Joseph Facal

    Chers amis,

    Ce budget suscite tellement de commentaires de tout ordre que, non, je ne commenterai pas les commentaires des autres commentateurs «médiatiques».

    Ce qui m’intéresse, me fascine et, je l’avoue, m’attriste est la réaction collective de beaucoup de nos concitoyens (pas tous)face à ce budget.

    Certes, on trouve dans ce budget beaucoup d’aspects discutables : il est vrai, par exemple, que la taxe-santé devrait être proportionnelle aux revenus; vrai également que l’effort annoncé du côté du contrôle des dépenses reste à définir.

    J’avais tout de même la naïveté de penser que tous ces gens qui disent vouloir vérité et rigueur reconnaîtraient au moins le début d’un redressement collectif.

    Au contraire, nous avons droit, en Cinémascope, 3D et Stereosound à tous les mythes et clichés habituels qui sont autant de manières de refuser d’assumer nos responsabilités en s’imaginant (ou en faisant semblant de penser) qu’il existe des solutions faciles à des difficultés dans lesquelles nous nous sommes mis seuls.

    Si mes propos vous choquent, vous devrez vivre avec.

    Désolé.

  27. le 07 avr 2010 à 12:40 Dionysos

    (S. Laflamme)

    6 milliards par années en subventions, sans oublier le coût que ça implique pour les organismes qui s’occupent des projets, ça donne 6% de TVQ!

    Encore une fois notre gouvernement socialiste grossit.

    Pi là entre autre, 2.5M pour une maudite piste de ski acrobatique. Pas capable d’emprunter à la banque les « entrepreneurs », de toute façon comme on nous siphonne trop (soi-disant pour aider les pauvres) alors peu d’épargne…

    Pi nos leaders d’opinions qui trouvent que le G a mit ses culottes?!?!

  28. le 08 avr 2010 à 14:04 Normand Perry

    « La vérité est plutôt que trop de Québécois gèrent leurs propres finances de façon irresponsable. Voyez leurs taux faramineux d’endettement personnel et l’inexistence de toute épargne. Pas étonnant, disait-il, qu’ils soient hérissés par un budget aux antipodes de leur propre légèreté ». Non mais pour se prend-on pour juger d’un grand ensemble de la population de cette manière-là, un curé du XXIème siècle ?

    Ces gens de la droite agglutiné aux richissimes et financiers de notre société se permettent des jugements sans vraiment connaître la vie des gens personnellement, non mais faut le faire et avoir du front tout le tour de la tête.

    J’ai eu un professeur de philosophie morale expliquant un jour la chose suivante: lorsqu’un problème affecte moins de 10% d’une population, c’est habituellement les personnes eux-mêmes qui engendre le problème en question. Mais lorsqu’un problème affecte une grande partie de la population, alors c’est le mode de vie en société qui est générateur et premier responsable de ce problème.

    Alors si le taux d’endettement est si alarmant dans une grande partie de la population au Québec, c’est peut-être parce que trop de gens viennent mettre leur mains dans nos poches avant même qu’on ai encaissé notre chèque de paye (ce que le budget Charest-Bachand) vient d’alourdir, et lorsque ce chèque de paye est changé en argent comptant, alors ces mêmes mains du Gouvernement vient nous en enlever encore davantage par des taxes et tarifs qu’on vient de faire accroître par ce fameux budget.

    Non mais enlever vos lunettes de riches complaisant et ouvrez-vous le regard sur la réalité d’une très grande partie de la population dont un salaire décent ne suffit même plus à nourrir toutes les bouches de la même maisonnée, puisque d’autres bouches se servit avant !

    Il est temps de mettre un terme à cette dictature oligarchique et bourgeoise.

  29. le 08 avr 2010 à 14:25 Normand Perry

    (Ayant commis quelques erreurs de syntaxe dans mon texte je le reprends ici avec les corrections, veuillez me pardonner, j’ai écrit sur le coup de la colère).

    « La vérité est plutôt que trop de Québécois gèrent leurs propres finances de façon irresponsable. Voyez leurs taux faramineux d’endettement personnel et l’inexistence de toute épargne. Pas étonnant, disait-il, qu’ils soient hérissés par un budget aux antipodes de leur propre légèreté ». Non mais pour qui se prend-on pour juger d’un grand ensemble de la population de cette manière-là, un curé du XXIème siècle ?

    Ces gens de la droite agglutinés aux richissimes et financiers de notre société se permettent des jugements sans vraiment connaître la vie des gens personnellement, non mais faut le faire et avoir du front tout le tour de la tête!

    J’ai eu un professeur de philosophie morale expliquant un jour la chose suivante: lorsqu’un problème affecte moins de 10% d’une population, c’est habituellement les personnes eux-mêmes qui engendrent le problème en question. Mais lorsqu’un problème affecte une grande partie de la population, alors c’est le mode de vie en société qui est générateur et premier responsable de ce problème.

    Alors si le taux d’endettement est si alarmant dans une grande partie de la population au Québec, c’est peut-être parce que trop de gens viennent mettre leur mains dans nos poches avant même qu’on ai encaissé notre chèque de paye (ce que le budget Charest-Bachand vient d’alourdir), et lorsque ce chèque de paye est changé en argent comptant, alors ces mêmes mains du Gouvernement vient nous en enlever encore davantage par des taxes et tarifs, ce que vient de faire accroître par ce fameux budget.

    Non mais enlever vos lunettes de riches complaisants et ouvrez-vous le regard sur la réalité d’une très grande partie de la population, dont un salaire décent ne suffit même plus à nourrir toutes les bouches de la même maisonnée, puisque d’autres bouches se servent avant!

    Il est temps de mettre un terme à cette dictature oligarchique et bourgeoise.

  30. le 10 avr 2010 à 3:34 Dionysos

    Manifestation à partir des plaines le 11 avril 11h.

    Faut faire tomber le « modèle québécois ».

  31. le 11 avr 2010 à 12:12 Robert Lachance

    C’est parti, Dionysos !

    À 11:00 environ 1 000 personnes. 20 pousse-pousse, un peu plus d’enfants, pas d’ados, pas beaucoup plus de 20-24. Ensuite, je dirais de tout. En moyenne, je dirais 45 ans, 5 au dessus de l’âge moyen que j’ai lu à 40. 5 en dessous du pouvoir électoral. C’est dire !

    Quelques balais, beaucoup moins de pancartes en l’air, au sol, ?. Je n’ai pas remarqué de plumeaux, pas plus de chemise.

    Intergénérationnel, calme, émouvant, musical présent mais anodin, venteux, frais, printanier. TVA sur place, à distance. Organisateurs furtifs.

    À 11:30, même chose, de 300 à 500 personnes de plus.

    À 12:00 Je sais pas, je suis sur mon heure de dîner. Pâté chinois avec pas de maïs mais du chou. Kampaï !

  32. le 11 avr 2010 à 13:09 Robert Lachance

    12:30 Ça afflue. Je m’approche, je m’insère. De 5 à 10 mille personnes, je dirais. De même nature qu’à 11 heures, des humains. Toujours plus de balais que de pancartes, pas proportionnellement plus de plumeaux et de chemises.

    La musique fait place à un animateur au micro qui donne les consignes d’usage en matière d’ordre. Dans la jeune trentaine. Connais pas.

    Ça continue à affluer par centaines. Il doit y en avoir d’autres qui se dirigent directement au Parlement. J’ai entendu que les organisateurs envisageaient 15 000 personnes. Ils l’obtiendront sans doute.

    La télé de TVA n’est plus là.

    Nous assistons peut-être à un début de régénération politique.

  33. le 11 avr 2010 à 15:19 Le contribuable fatigué

    Je me permets un petit ajout à ce que j’ai écrit le 5 avril dernier.

    Alors que je déplorais que l’appareil politique se désengage de la direction du gouvernement, en confiant ses postes de dépenses à des organismes indépendants, et de l’obésité de plus en plus patente de la fonction publique qui en résulte, voilà qu’on a appris que le ministère du Revenu va, lui aussi, devenir une Agence dont la création ferait « en sorte que l’organisme qui perçoit les taxes et les impôts soit autonome et responsable. » Ouch! Est-ce que ça veut qu’avant, il ne l’était pas?

    On apprend du même communiqué que le gouvernement compte embaucher 800 nouveaux fonctionnaires à sein de la nouvelle agence, qui s’ajouteront aux 9000 déjà présent. En principe, ces gens s’appliqueront à lutter contre l’évasion fiscale et récupéreront 1,2 MM$ de plus qu’actuellement. Curieusement, les données utilisées par le gouvernement pour faire ces extrapolations de récupérations fiscales ne sont pas publiques, selon un expert.

    Alors qu’on attend toujours l’énoncé des moyens pour réduire les dépenses…,lesquels représentent, rappelons-le, 69% de l’effort de redressement de la situation budgétaire (et encore il s’agit simplement d’équilibrer le budget, pas encore de réduire la dette accumulée!), à une ère où l’austérité serait de mise, voilà qu’il embauchera davantage de fonctionnaires.

    Pourtant, l’évasion fiscale repose en grande partie sur la complexité de notre système d’imposition, et évidemment sur les innombrables astuces que le gouvernement lui-même a mises en place; plutôt que de simplifier et imposer tout le monde de façon simple et équitable, il alourdit encore le système!

    J’imagine déjà le portrait: le gouvernement n’interviendra plus pour respecter l’autonomie de l’Agence, on versera des bonus à ceux qui performeront le plus, et comment performer? En se lançant dans la chasse aux contribuables, moyen il va de soit, plus nombreux et plus faciles à plumer. We’re doomed….

    J’en profite pour saluer les quelques 15000 contribuables fatigués qui manifestent sur la colline parlementaire.

  34. le 11 avr 2010 à 15:42 Robert Lachance

    14:30 Plus personne sur les plaines. Même les toilettes portatives sont parties. Je me dirige vers le parlement. Je croise quelque personnes qui en reviennent, puis de plus en plus, à trois de large, puis près du parlement à 20 de large à tous les mètres. 15 000 personnes, ce ne serait pas exagéré.

    Toujours plus de balais que de pancartes. 35-65 surtout. Moins de poussettes et d’enfants que sur les plaines. Des familles, des couples des chums. Un peu froid pour une bière à une terrasse de la Grande-Allée, le soleil s’est caché, mais bien habillé…

    L’atmosphère s’entend, l’organisateur moins audio animation, remerciements et état d’âme de l’organisateur.