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La commission Bouchard-Taylor sur les accommodements raisonnables n’est pas encore commencée que les donneurs de leçons sont déjà à l’ouvrage pour nous dire comment penser. Comme eux, évidemment.

Presque tous les chroniqueurs branchés et les professeurs d’université spécialisés en relations ethnoculturelles ont mis leur grain de sel dans ce débat. Jusqu’ici, deux réactions monopolisent la discussion dans les salons huppés.

Pour les uns, il s’agirait d’une tempête dans un verre d’eau, largement fabriquée autour d’événements isolés montés en épingle.

C’est vrai que le Québec n’est pas à feu et à sang et que le mot «crise» est exagéré. Mais «y a rien là», c’était l’attitude des élites françaises et britanniques il y a vingt ans…avant la fournaise d’aujourd’hui.

Pour les autres, la réaction des francophones de souche s’expliquerait par leur manque d’ouverture, leurs préjugés, leur ignorance. C’est dit plus subtilement, mais cela revient à ça.

                                                Paternalisme

Bref, les bien-pensants savent. Le peuple, lui, doit être tiré de son ignorante noirceur et guidé vers la lumière à l’aide d’une thérapie de l’ouverture enrobée de rectitude moralisatrice.

On s’attendrait pourtant à des arguments plus convaincants de la part de gens dont le métier est de nous éclairer.

Vouloir contrer le vieillissement du Québec par l’immigration est une insulte à l’intelligence. Il faudrait au minimum doubler les chiffres actuels. Si le redressement démographique est le but visé, faire des enfants est la seule vraie manière d’y arriver.

Contrer le dépeuplement des régions par l’immigration, c’est s’imaginer que les immigrants auront un comportement différent de celui des francophones qui émigrent vers les pôles urbains parce que c’est là que se trouvent les opportunités économiques.

Vouloir pallier une pénurie de main-d’oeuvre spécialisée se réconcilie difficilement avec le fait que les taux de chômage sont notoirement plus élevés dans plusieurs communautés ethniques que la moyenne québécoise.

Le meilleur argument en faveur de l’immigration est que les sociétés ouvertes sont plus créatrices et plus inventives que les sociétés fermées. Mais la démonstration n’est pas simple.

                                              Deux univers

Dans la réalité, le multiculturalisme se divise en deux univers qui ne se fréquentent pas.

Vous avez le multiculturalisme des privilégiés: les restaurants ethniques, la musique du monde, les beaux voyages dans des contrées exotiques, et la fréquentation du distingué médecin libanais et de l’intéressant sociologue chilien. Bref, le multiculturalisme de ceux qui ont les moyens de n’en voir que les bons côtés.

Et vous avez le multiculturalisme des pauvres: ceux qui n’ont pas les moyens de choisir leur lieu de résidence, qui côtoient la violence, la misère, et qui ont le sentiment d’être peu à peu dépossédés du quartier où ils ont grandi.

Devinez qui fait toujours la morale à qui ?

Avec raison, on nous dit souvent qu’il faut faire mille nuances quand on aborde ces questions. Mais ce n’est pas le métier du peuple de faire des nuances. Pour la plupart, les professeurs d’université ont déserté l’arène publique et publient des travaux ésotériques qui n’intéressent que leurs pairs. Si ceux dont c’est le métier de nous éclairer et de faire des nuances déplorent certaines réactions populaires, ils n’ont qu’eux-mêmes à blâmer.

Aucun peuple n’est parfait et tout peut toujours s’améliorer. Mais si on veut discuter sérieusement, il faudra aussi parler de cette frange de l’immigration qui considère qu’apprendre le français est une perte de temps et une atteinte à sa liberté, qui ignore tout de l’histoire des francophones du Québec et qui ne veut rien entendre de l’égalité des sexes.

Autrement dit, il ne faudrait pas voir les mêmes doigts accusateurs que d’habitude pointer toujours dans la même direction.

97 réponses à “Le mépris thérapeutique”

  1. le 23 août 2007 à 7:58 A, Champagne

    Vous avez raison monsieur Facal. Quant à monsieur Bouchard, je le trouve d’une condescendance méprisante. Comme quoi l’instruction, les diplômes, les connaissances universitaires ne sont pas une garantie de bon jugement. Il ne digigera pas une commission d’enquête mais une commission de “conversion”. Apprendre au peuple ignorant les bienfaits du multiculturalisme. De quel droit cet homme peut-il me dire quoi penser ? Cet homme instruit manque de jugement. Sonm mépris inaugure bien mal de la commission.

  2. le 23 août 2007 à 8:48 AntiPollution

    Merci pour ce nouveau texte, le précédent me donnait une grosse fatigue !

    Malheureusement, c’est sur fond de “mépris thérapeutique” que les dernières élections se sont déroullées.

    Unr forte immigration est indispensable tout comme une forte natalité des québécois.

    La natalité :
    Ici s’oppose deux doctrines : la non intervention de l’État dans la vie perssonelle de l’individu ( responsabilisation ) et demander 5,200.00$ à l’État pour faire des enfants.

    L’intégration des immigrants
    En attandant que l’indépendance du Québec se fasse, le gouvernement du Québec doit demander que toutes les ambassades canadiennes puissent fournir aux candidats à l’émigration ( économique )qu’il faut absolument savoir le français avant de venir au Québec. Pour les autres candidats ( réfugiés ) le Québec doit remettre les classes d’intégration à la vie francophone et québécoise en vigueur.

    Quant au rôle des deux commissaires de la Commission Bouchard-Taylor, je crois que M. Bouchard fait son gros possible pour susciter un bon débat. Tout comme vous, M. Facal !

  3. le 23 août 2007 à 9:38 Yvon D

    Je suis enseignant au secondaire à Trois-Rivières donc la multiethnicité ici c’est pas Montréal mais quant même. L’immigration présente autre chose que les restaurants, la musique etc. C’est parfois une ouverture. Quand cette jeune asiatique très intégrée lance dans un cours sur la guerre au Cambodge que c’est à ce moment que sa mère a reçu la balle au dos qu’elle a encore. pour la classe tout à coup ce n,était plus une page dans un livre. Devant une photo du livre montrant le célèbre pont de Mostar (Bosnie) ce musulman bosniaque dit au groupe que le pont était debout et qu’il le voyait de sa chambre quand il était petit. Ce Togolais laissé à lui-même au Québec qui fait bidonné la classe quand il tente de dire Témiscamingue mais qui travaille comme un fou pour passer son Histoire du Québec (aujourd’hui il entre à l’université et me donne des desserts à toutes les fois ou je mange dans le retaurant où il travaille). Ici l’expérience que j’ai de l’immigration c’est les efforts d’intégration des jeunes qui font dire (déplorer) à cette mère thaï que ses plus jeunes filles, elles,sont Québécoises.

    Maisc’est aussi ce prof demi Québécois,demi-Africain qui me dit que sa mère (Québécoise) a divorcé lorsqu’elle a appris que son mari avait 3 femmes en Afrique. Ou ma cousine mariée à un Marocain qui était honorée dans sa belle famille en étant servie à table la première des femmes c’est-à-dire après tous les hommes dont son fils de 6 ans. Elle refuse de retourner au Maroc.

    Bienvenue à l’émigration qui nous enrichit mais ne craigons pas d’affirmer qu’il y a ici des valeurs auxquelles nous tenons et rejettons le multiculturalisme pour qui toutes les valeurs sont positives.

  4. le 23 août 2007 à 9:58 Joseph Facal

    Vous avez raison Yvon D. Le défi est évidemment: 1) de définir ces valeurs québécoises communes que nous demandons aux immigrants de respecter, 2) se donner les moyens de les faire respecter (voyez le journal d’aujourd’hui même sur la loi 104), et 3)faire comprendre que le nécessaire rejet de l’idéologie multiculturaliste à la canadienne n’est pas une fermeture à autrui. Mais il restera toujours un problème fondamental : le Québec dit prôner l’interculturalisme alors que le Canada, lui, prône le multiculturalisme. Or, le Québec est dans le Canada, ce qui donne à tous ceux qui rejettent l’approche québécoise la possibilité de s’adresser aux tribunaux fédéraux pour contester les lois québécoises…sans parler, bien sûr, de la situation ambiguë dans laquelle se trouve placé l’immigrant qui, à son arrivée ici, reçoit deux messages identitaires contradictoires relativement au comportement qui est attendu de lui. Et c’est un immigrant (moi-même) qui vous le dit. Merci d’être venu faire un tour.

  5. le 23 août 2007 à 10:30 Simon Robert

    M. Facal, je suis tellement en maudit concernant Brent Tyler et le truc de la loi 101, j’espère que vous en ferez une petite chronique dans votre blogue.

  6. le 23 août 2007 à 10:50 Mathieu D

    En deux commentaires seulement, Yvon et M.Facal, vous venez d’illustrer avec beaucoup de nuance le défi et quelques enjeux reliés à l’immigration, l’interculturalisme dans les régions, le multiculturalisme et les accomodements raisonnables. Sans donner la morale, ni tomber dans la démagogie.

    Rien à ajouter. Bravo.

  7. le 23 août 2007 à 11:23 ClaudeB

    D’abord, M. Facal, je vous inviterais à un peu plus de nuances au sujet des intellectuels, d’autant plus que vous en êtes un vous-même (n’êtes-vous pas professeur dans une université et membre du comité scientifique d’un think tank? Je sais que vous êtes trop intelligent pour tomber dans ce genre de généralisations abusives.

    Je vous dit cela parce que ma conjointe vient tout juste de faire le dépôt initial d’un mémoire de maîtrise en anthropologie qui traite justement de la question de l’intégration des migrants en région. La caractérisation que vous faites ne reflète pas, mais pas du tout, ce qu’elle a trouvé sur le terrain.

    Ce qui m’amène au coeur de mon propos : la décision de la Cour d’appel du Québec d’hier et Il est clair que cette décision anti-démocratique des juges nommés par Ottawa ne sera pas renversée par la Cour suprême qui, on le sait, penche comme la Tour de Pise.

    La Charte de la langue française ressemble 30 ans plus tard à un gruyère, et et il n’existe pas 36 moyens de la protéger efficacement du multiculturalisme qu’on veut nous imposer; l’étude (que vous avez certainement lue) que Patrick Taillon a mené pour l’institut de recherche sur le Québec (http://www.irq.qc.ca/Article.aspx?ID=7&L=FR), le démontre de manière éloquente. Le «fédéralisme renouvelé», c’est une fraude intellectuelle!

    Je pense que la véritable pensée de Gérard Bouchard est celle qu’il exprimait à bâtons rompus au journaliste de Voir, quelques jours après l’élection de mars dernier. Les Québécois se comportent en minoritaires parce qu’ils sont dans un cadre politique qui leur impose un tel statut.

  8. le 23 août 2007 à 12:13 Richard

    Comme dit madame Bazzo, une fois de plus, Facal a raison!

    Tempête dans un verre d’eau que tout cela, peut-être, si on pense à Hérouxville. Les gens des régions ont peu d’immigrants chez eux, et Hérouxville a maladroitement réagi comme auraient pu le faire bien d’autres villages du Québec. Mais je n’ai pas remarqué là du racisme ou même de la xénophobie véritable. Rien d’inquiétant, en somme, simplement un fait divers amusant.

    Mais les classes pauvres des villes, aux prises avec les moins bons côtés de l’immigration, éprouvent sûrement des sentiments plus dangereux à long terme que les gens d’Hérouxville. Vous avez raison: mieux vaut faire face à la situation avant de se retrouver dans la situation qui prévaut dans certains pays d’Europe.

    Faire plus d’enfants au Québec ? Le malheur, c’est qu’il y a beaucoup trop d’enfants sur la planète, et que la survie de l’humanité en est désormais menacée. Je me demande s’il ne vaudrait pas mieux accepter notre déclin. Pour ma part, en tant que “baby-boomer”, je suis prêt à accepter une vieillesse misérable ou écourtée, ayant eu la chance de vivre dans ma vie d’adulte la plus belle époque de notre histoire.

  9. le 23 août 2007 à 14:33 AntiPollution

    Je me demande si l’on ne devrait pas imiter le fédéral avec sa nouvelle loi sur Kyoto, c’est à dire ré-écrire complétement la loi 101 qui, comme le dit ClaudeB est devenue gruyère. Nous devons le faire en attendant que le Québec se décide enfin à voter son indépendance afin de pouvoir exercer sa pleine souveraineté en la matière.

  10. le 23 août 2007 à 14:57 Richard

    A propos de l’indépendance du Québec, voici ce qu’écrivait Vincent Marissal il y a quelques jours, dans LA PRESSE:

    “Quant à la suggestion de Pauline Marois (qui a bien essayé cette semaine de récupérer le débat) de transférer au Québec tous les pouvoirs en matière d’immigration, deux mots: oubliez ça!

    Ottawa n’a jamais été chaud à l’idée de se départir de ses pouvoirs, mais depuis le 11 septembre 2001, ce que demande Mme Marois est carrément impossible.

    Déjà que les Américains n’aiment pas beaucoup nos politiques d’immigration, en particulier la concentration au Québec de francophones de pays arabes, vous voyez Ottawa expliquer à Washington qu’il vient de donner à une de ses provinces les pleins pouvoirs en immigration?

    Meilleure chance la prochaine fois.”

    Cette opinion de monsieur Marissal m’a fait sursauter: A rapprocher de ce que disait Jean-François Lisée dans son livre “Dans l’oeil de l’aigle”. Lisée rappelait que les Américains, s’ils préféraient de beaucoup un Canada uni, laisseraient l’indépendance du Québec se faire sans intervenir: “Tant pis, ce serait votre décision”, citait-il.

    Maintenant que les Américains souffrent d’insécurité aigue, depuis le 11 septembre, laisseraient-ils encore le Canada se démembrer sans intervenir, le cas échéant ?

  11. le 23 août 2007 à 15:09 maude levasseur

    Tout les partis politiques savent très bien qu’il faut accueillir des immigrants et en même temps avoir une politique des naissances.

    Avec sa sortie intempestive, mr bouchard est venu nous dire que tout ça l’ennuyait au plus haut point, que cette commission était inutile. On connaît bien le probleme, il y a des accomodements déraisonnables et c’est la gouvernance et la désinformation qui fait problème. Voilà comment j’ai compris ce mr et voilà que finalement ce mr ne sait pas comment communiquer ses émotions. Etre intellectuel ne signifie pas posséder toutes les spécialités!…

    Qui a semé la confusion dans tout ça, les trois Têtes folles du québec :

    1. mr dumont avec son populisme
    2. mr charest avec ses stratégies politiques pour rester au pouvoir
    3. le pq avec sa déprime du moment. yé pu là!…

    On gouverne avec l’image, avec des spécialistes des images(intellectuels + firme de communications) et avec des faiseurs d’images, les politiciens.

    Tout ce dont on avait besoin c’était que les 3 partis s’entendent sur une solution simple et efficace : on gère les accomodements déraisonnables avec les lois en place.

    Moi ce que j’ai saisi du message de mr bouchard c’est que cette tâche là était inutile et que ça l’ennuyait beaucoup.

    Et je le comprends!…et je suis d’accord avec lui…sauf que le pôvre mr est tombé de haut en même temps. Comme on dit tout ce qui monte trop haut fini par descendre un jour et le mr vient de faire une bonne dégringolade…y doit être dû pour sa retraite!…soyons humain quand même, ce mr a rendu de bons services aux québécois à l’occasion.

  12. le 23 août 2007 à 15:25 Joseph Facal

    Mon cher Claude B, je maintiens tout ce que je dis sur les professeurs d’université et vous invite à bien me relire. Parlant de nuances, vous noterez en effet que j’ai dit «pour la plupart». Donc pas tous. Et effectivement, quels sont les professeurs d’université qui se mouillent ? Toujours les mêmes…ou à peu près : G.Bouchard, Ch. Taylor, Pierre Fortin, Jacques Beauchemin et quelques autres…sur des milliers. Ceux qui interviennent ont en commun, vous l’aurez noté, d’être devenus des intouchables. Ils peuvent donc se le permettre. Mais un jeune chercheur, lui, se fait rapidement dire que l’avancement de sa carrière est essentiellement lié au fait de publier dans des revues scientifiques évaluées par les pairs et que le reste, c’est très très très secondaire…en fait, que c’est pas sérieux. Je déplore non pas la recherche de pointe, il en faut, mais le fait qu’elle s’impose progressivement comme un modèle hégémonique, voire unique. Quant aux régions, je ne comprends pas trop votre propos. Je peux simplement vous dire qu’aucune des nombreuses politiques gouvernementales de régionalisation de l’immigration n’a donnée les résultats escomptés. Qu’il puisse y avoir des réussites individuelles, bien sûr, mais qu’il y ait là une façon de véritablement contrer le problème du dépeuplement des régions, voyons donc…Je prends la peine de dire cela parce que l’autre jour, une professeure que je ne nommerai pas disait dans le journal : «les régions ont absolument besoin des immigrants». De la pure pensée magique…

  13. le 23 août 2007 à 15:28 AntiPollution

    M. Marissal invité de France Beaudoin, (Bon baiser de France ) n’a-t-il pas dit que les politiciens lisaient trop les manchettes et les chroniqueurs comme lui? En résumé, que les politiciens se faisaient polluer à tous les matins par ce qu’ils se disait dans les médias !

  14. le 23 août 2007 à 15:34 maude levasseur

    Mr Facal, je ne comprends pas pourquoi ce serait de la «pure pensée magique…». Parce que si on repeuple nos régions avec des gens qui ont des idées d’entreprise et du capital, des gens pour occuper le territoire, me semble que ça pourrait être bénéfique: des taxes, du développement, de l’expertise nouvelle ect.

    Il manque juste de la volonté politique et un bon comité d’accueil pour se faire!…

  15. le 23 août 2007 à 15:44 maude levasseur

    Et j’ajouterais mr facal une poigné de gaspésiens pour leur faire danser les (sets?) carrés….manger du poisson….et parler le français avec les couleurs gaspésinne….rire.

    Je gage que vous n’êtes jamais allé en gaspésie? si je me trompe tant mieux!…

  16. le 23 août 2007 à 15:48 Joseph Facal

    Pourquoi, Maude, les jeunes quittent-ils les régions ? Parce qu’il y a plus d’opportunités économiques dans les centres urbains (en général). Ils partent habituellement au moment où ils débutent leurs études supérieures. Or, l’immigrant, lui, est fondamentalement comme vous et moi. Lui aussi, il ira là où il estime qu’il a le plus d’opportunités…à moins évidemment qu’il ne vienne occuper en région un emploi ultra-spécialisé lié aux particularités de la région (aluminium, mines, pêcheries, etc.). Penser qu’on pourrait les amener massivement en région, c’est donc miser sur l’espoir qu’ils auraient un comportement différent de celui des Québécois de souche…Quel intérêt trouveraient-ils à faire cela ?On me permettra donc d’être plus que sceptique. Vous noterez d’ailleurs que le phénomène est planétaire. Partout, les immigrants vont plutôt dans les centres urbains, notamment parce que c’est déjà là que se trouvent les réseaux de gens de la même origine qui lui facilitent l’intégration et brisent la solitude que l’on ressent à notre arrivée dans un nouveau pays.

  17. le 23 août 2007 à 15:50 Joseph Facal

    Ma chère Maude, j’adore la Gaspésie…mais je ne pourrais y vivre pour des raisons, justement, d’emploi. C’est précisément mon point.

  18. le 23 août 2007 à 16:04 Julien Fournier-Dorion

    Après avoir suivi les récents développements de la Commission Bouchard/Taylor, j’ai eu envie de soumettre un propos assez spontané (extraits tirés d’un de mes billets), mais qui, je crois, illustre les dérapages qui découlent d’une empressement à juger.

    Tout d’abord, je ne crois pas que nous remettions en question l’apport fondamental de l’immigration au sein de notre société. Fondé avec et par des immigrants sur un territoire qui était déjà occupé, le Québec francophone, jeune de par ses 399 ans, ne peut guère se qualifier d’homogène sous un angle ethnoculturel, que nous parlions des débuts de la Nouvelle-France ou de l’époque actuelle.

    Or, dans ce que je peux lire ailleurs, certains semblent craindre l’entrée « excessive et massive » de nouveaux arrivants. D’une part, je considère qu’avec les efforts d’intégration prônés par l’interculturalisme strictement québécois, le Québec d’aujourd’hui pourrait se débrouiller à merveille s’il affectait encore des sommes décentes aux programmes d’accueil et de francisation. En dépit de ces négligences, en partie dues à l’interférence fédérale (Monsieur Facal vise juste), la ghettoïsation ne s’est pas imposée et les demandes d’accommodements qui ont été jugés déraisonnables par la population ne se sont pas accentuées. De plus, la majorité des « néo-Québécois » n’est pas silencieuse ; elle a approuvé notre approche sociétale de plein gré en se mêlant à notre vie collective. D’autre part, il est possible de concilier les particularités des communautés culturelles avec nos propres différences, que nous avons vraisemblablement harmonisées au fil des ans.

    Les Québécois, qui n’ont toujours pas réussi à assoir leur identité sur des bases solides, essaient de dire qu’ils ne veulent pas perdre ce qu’ils ont encore entre leurs mains : une langue commune pour se comprendre, des idéaux égalitaristes, un passé religieux se rapprochant progressivement d’un présent laïc et le droit de parler au nom de tous les Québécois qui forment notre nation.

  19. le 23 août 2007 à 16:23 conservateur

    Yvon D
    Vous etes enseignant a TR? J’espere que vous enseignez pas le francais! Votre texte est plein d’ erreurs et d’ une structure incomprehensible - la phrase commence et arrete accidentelement.

    Yvon D, Les dents, Joseph Facal etc:
    Donc, on veut pas d’ islamiques parce que leurs femmes sont pas “egales”avec leurs hommes. On veut des enfants - mais on en fait pas. On veut que les immigrants acceptent “nos valeurs” - dont l’ atheisme, le francais imposee par la loi, et la homosexualite! Pour quoi on donne pas aux homosexuels le droit de faire des enfants? Le probleme demographique serait regle, et les enfants vont grandir dans un milieu “sain” ou ils vont apprendre les vraies “valeurs” quebecoises.

  20. le 23 août 2007 à 16:35 maude levasseur

    Mr Facal, en région ce qui manque ce sont les services essentiels : écoles, hôpitaux, et des politiques de développement. Pour garder un jeune en région il lui faut des services adéquats de proximités, du capital ou soutien financier et l’intérêt politique pour faire du développement.

    Les grandes villes sont saturées. Une bonne politique de l’agriculture en région, une bonne politique commerciale en région ect., bien ficelée, pas comme la Gaspésia qui a été bâclée, mais qui aurait pu devenir un super moteur économique, si tout le monde avaient résisté à la tentation de tout mettre dans ses poches( ce n’est qu’un exemple de mauvaise stratégie et de vision).

    Il faut créer de l’emploi avec les richesses du milieu comme on fait dans les grands centres. Je trouve ça dépassé de développer seulement le seizeième du québec par manque de vision à long terme.

    Moi je dis que si ça marche pas dans les régions c’est par manque d’intérêt des politiques et à cause des mauvaises gestion du capital argent et humain.

  21. le 23 août 2007 à 16:47 AntiPollution

    M. Conservateur,
    Un peu d’indulgence envers ceux qui écrivent des phrases mal construites et avec des fautes.

    Moi qui suis à peu près nul en francais, je peux vous dire que vous écrivez aussi mal que moi. Mais je ne vous blâme pas pour cela.

    Je crois que votre dernier paragraphe est une copie conforme à un texte que j’ai lu sur Cyberpresse.

  22. le 23 août 2007 à 16:50 maude levasseur

    Mr Facal donnez 100 piatres à quelqu’un de la ville, il va aller manger une poutine. Fais la même chose avec quelqu’un de la région il va trouver le moyen de se construire un bateau. Dans les régions tout a plus de valeurs à cause de la capacité qu’ils ont développé à faire plus avec rien.

    Mettez ces gens là à contribution et ils vont vous en donner pour votre argent. Pas les grosses compagnies, des petites compagnies qui vont avoir à coeur le développement de leur région, ceux qui sont enracinés. Pour ça il faut connaître les régions et les consulter. Des artisans et des créateurs qui demandent juste le pouvoir de se réaliser. Je pense que vous m’avez répondu en intellectuel…

  23. le 23 août 2007 à 16:52 conservateur

    En revenant au sujet:(immigration - relation entre les Quebecois de souche et les immigrants)
    Tres “touchy”. Impossible a generaliser le probleme et proposer une solution:
    1.Il y a des Quebecois de souche - qui voient un immigrant comme un extraterrestre - ou une curiosite biologique. De mon experience - je travaille dans la vente - beaucoup des vendeurs - autos,maisons, electroniques - traitent les immigrant comme etant des cons - qui n’ ont jamais entendu parler de la technologie, ou de l’ hypotheque, ou d’ un PDSF.
    Le fait qu’ un immigrant s’ exprime parfois avec difficulte en francais (mais il connait encore 2-3 langues!) donne au Quebecois pur et dur le sentiment de superiorite. Le meme quebecois est mis en defaut s’ il faut parler en anglais, par exemple.
    2. L’Immigrant peut etre - un francais, un belge ou un russe -qui est blanc, cultive, multilingue - peut etre arabe musulman, ou chretien - il peut etre chinois de Taiwan ou de Shanghai -(ils ne sont pas pareils!) - peut etre un analphabet d’ un pays pauvre, peut etre un juif riche. Alors, la generalisation est dangereuse.Malheureusement il y a des personnes qui separent le monde en deux - nous et les autres.
    3.A Montreal - c’est tres normale de rencontrer les immigrants partout - et la haine est plus sincere entre les Quebecois et le reste. Dans les regions, un immigrant est plutot exotique.
    4.Aucun de trois partis politiques ne prends en serieux les immigrants - tout le monde les ignorent pendent le mandat - et in les courtise en campagne electorale. Au moins ADQ a reconnu qu’ il y a une limite a la tolerence, ce que les autres parti le pensaient, mais ils n’ avait pas le courage de le dire.
    5. Un immigrant doit payer une assurance prive pendant les premiers trois mois apres l’ arrivee -de fois, ce gens n’ont pas trop de sous dans leurs poches - l’ assurance maladie ne le couvre pas 3 mois (depuis 2001 - job de m Landry - PQ - pour stimuler l’ industrie d’ assurance au Quebec…)
    6.La formation universitaire des immigrant est quasiment non reconnu - medecins, professeurs, scientifiques sont obliges a vendre des assurances, a conduire des taxis, a faire du telemarketing, parce que les Odres professionelles, ces merveilleuse institutions Quebecoises mettent le batton dans la roue aux immigrants, sous le pretexte de “proteger le public”. Un choix de societe distincte, sans doute.
    7.Enfin,un majorite ecrasante des immigrants apprenent ici que c’est normale d’ avoir un papa et un papa, ou un seul parent, ou trois papas et deux maman (familles re-composees). “Choc culturel” biensur, qui met un gros mur de separation, surtout quand tout cela est presente comme “Valeurs de la societe”

    8. ETC ETC ETC….

  24. le 23 août 2007 à 17:06 conservateur

    Antipollution
    Oui, je fais des erreurs en francais, mais le francais c’est pas ma langue maternelle, et je parle 4 autre langues. Mais pour les purs et durs qui imposent aux autres le francais, je m’ attendais a d’ autre chose.L’ enjeux de tout le debat pro - ou contre la souverainete - ou a l’ integration nord americaine - c’est la protection du francais. Moi, je demande: quel francais? Les gens qui defendent vigoureusement le francais font beaucoup d’ erreurs, et utilisent beaucoup le joual, avec une certaine fierte - et ils veulent que tout les immigrants apprennent leur langue - c’est pour cela qu’ on se bat?

    Une vrai solution? L’ integration nord -americaine, le libre marche, le droit de l’ individu mis avant les droits colectifs. Et retourner aux valeurs qui ont bati la democratie et la liberte - la tradition chretienne, le liberalisme philosophique, la famille traditionelle, le travail. Et oui, on pourrait accepter les differences individuelles.
    Et le francais va survivre - si les francophones vont etre capable de la garder precieusement pour eux meme d’abord (par la literature ou la qualite etc)

  25. le 23 août 2007 à 17:07 Richard

    Maude, votre plaidoyer pour les régions est bien sympathique, mais monsieur Facal a raison (encore!). Que pouvez-vous répondre à son argument-massue: “Pourquoi les immigrants se comporteraient-ils différemment des Québécois de souche, qui quittent les régions massivement parce que les opportunités d’emploi se trouvent surtout dans les grandes villes ?”

    La Gaspésia était sans doute vouée à l’échec de toute façon, même sans la gabégie qui y a régné. On a offert un mirage aux Gaspésiens pour tenter d’obtenir leurs votes.

  26. le 23 août 2007 à 17:11 Stephan S.

    Maude aime beaucoup la pensee magique…..

  27. le 23 août 2007 à 17:14 maude levasseur

    AntiPollution

    Ça sert à rien de réécrire la loi 101, parce que c’est la charte des droits et liberté du canada qui prévaut sur la nôtre, et la charte du canada est enchassée dans la nouvelle constitution si j’ai bien compris l’affaire de mr trudeau lors du rapatriement de la constitution.

    Ce qui veut dire qu’il faut que le canada amende sa charte pour permettre à la nôtre d’être efficace et sans recours. Et ça je pense que tu vas devoir l’oublier ou te séparer du canada.

    Pour ce qui est des fautes de français, fais comme moi dis ton opinion et pense qu’on est assez intelligent pour comprendre quand-même et qu’on peut te demander des explications si on ne te comprends pas. J’écris et je ne passe pas mon temps à me corriger par négligence très souvent. Pis quoi…j’en aie le droit!……rire.

  28. le 23 août 2007 à 17:24 maude levasseur

    Richard, tu l’a dit c’est parce qu’il n’ont pas d’opportunité d’emploi, mais à cause du désintérêt des gouvernements qui font rien pour changer la situation. Un gouvernement c’est supposé gouverner pour tout le monde, pas juste pour les grandes villes. Et informe toi sur la gaspésia, c’était un ballon politique qui a coûté 400 millions à cause d’une mauvaise planification.

    Avec toute cette argent là t’aurais pu créer le plein l’emploi dans toute la gaspésie. Avec ça ils n’auraient pas eu besoin d’acheter des votes, ils en auraient eu plein la caisse!…tu vois tout dépend de quel point de vue on se place; une bonne gouvernance.

  29. le 23 août 2007 à 17:27 maude levasseur

    Merci stéphan de me connaître aussi bien que ça…ou tu me vois dans ta boule de cristal…qui sait?…rire.

  30. le 23 août 2007 à 18:53 Stephan S.

    Maude tout ce que je voulait souligner c’est que M. Facal, lui aussi, semble avoir percu que tu adhere a la Pensee Magique sur pleins de sujets varies.

    Je ne te vois pas dans ma boule de crystal, je ne l’ai pas consultee aujourd’hui.

  31. le 23 août 2007 à 19:06 vindictater

    Je veux pas paraitre teteux mais excellent billet M. Facal, un bon jab bien placé. C’est certain qu’un immigrant va toujours mieux s’intégrer en région. A Montreal, c’est toujours plus long, ca prend peut-etre une génération de plus a cause des regroupements qui se forment. Les immigrants sont attachés a leur culture c’est normal mais il faut toujours tenir compte de la majorité. C’est comme la religion en privé fait qu’est-ce que tu veux mais dans un espace publique garde toi une gene. Les exemples européens démontrent bien que des budgets d’intégration c’est pas négligeable. C’est un autre cas de gros bon sens, pas besoin d’une commission spéciale et d’une brochette d’intélo pour solutionner le probleme. Je crois qu’un code de conduite clair pour tout espace publique devrait faire l’affaire. Si la cour supreme s’oppose bein sorter la clause nonobstant.

    Les régions c’est le défi de n’importe quel gouvernement au monde. Il faut continuer de chercher des solutions regarder les pays qui ont des politiques qui fonctionnent dans ce sens. Mais c’est certain que le libre marché ne va jamais aidé, pas le choix d’avoir de l’intervention de l’état.

  32. le 23 août 2007 à 19:09 maude levasseur

    Finalement, moi j’abolirais les partis politique. Ya trop de crosseurs là-dedans et ya trop de crosseurs qui gravitent autour des partis. Faudrait trouver une autre recette, les partis c’est passé date.

    Chaque comté pouraient choisir sa candidate, son candidat et voter pour la personne qui répondrait mieux aux besoins de la comunauté. Fini les allégeances politiques, les lignes de partis castrantes, paralysantes.

    Une province avec son représentant ou représentante avec une équipe de gestion pour superviser l’ensemble des secteurs et gérer le côté national et international.

    Trouver une formule nouvelle pour répondre aux besoins de chaque régions et toutes les régions… piff…les fonctionnaires, la bureaucratie centralisée, j’engagerais du monde de mon comté…en tk c’est une première ébauche…et stéphan c’est une pensée logique!…

  33. le 24 août 2007 à 8:59 jeff

    Toronto, la plus grande ville du Canada, fut surnommée Toronto the Good à cause du calme qui régnait dans cette ville pourtant populeuse (plus de 5.000.000 de personnes dans la région métropolitaine). Il semble toutefois que cette réputation de calme soit sur le point de disparaître car les histoires de violence avec armes à feu, de victimes innocentes et de règlements de compte entre gangs augmentent à un rythme allucinant.

    La ville de Toronto a été frappée par une vague de violence armée l’année dernière et plusieurs résidents se questionnent sur ce qu’est devenue leur ville. Dix personnes ont été tuées en 23 fusillades en un mois seulement, un garçonnet de quatre ans est blessé par des tirs provenant d’un véhicule, le père d’un bébé de six semaines est abattu dans un parc de la ville devant son enfant, deux amis sans histoire se font cribler de balles par erreur devant un club de nuit… Cette récente violence est apparue en grande partie dans les quartiers pauvres… et immigrants !

    Le plus notoire de ces quartiers touchés est le Jane-Finch, situé dans le secteur nord-ouest de Toronto. La communauté du Jane-Finch est l’une des plus multiethnique de toute la ville et les revenus de sa population proviennent principalement des programmes sociaux. Et comme le remarque les intervenants du quartier, la plupart des cas de violence du mois passé impliquaient des jeunes noirs. Comme l’explique très bien le journal La Grande Époque (un journal merdique dans l’ensemble mais bon…) qui a rédigé un article sur le sujet :

    « Quelles que soient les raisons, il y a un problème indéniable à l’intérieur de la communauté noire. Les jeunes hommes se tirent dessus, mais peu de gens dans la ville semblent vouloir discuter de la question de l’ethnie et du crime, un sujet sensible à Toronto. »

    Sensible ? Aussi bien dire tabou ! Et les communautés ehtnique en profitent au maximum. Voilà ce qu’explique l’inspecteur McIlhone, policier à Toronto :

    « Il y a des gens qui utilisent le racisme comme une béquille. Il y a des gens qui sont arrêtés pour une infraction au code de la route et disent que c’est parce qu’ils sont noir, quand peut-être ils sont passés sur un feu rouge. »

    Et de quoi profite ces criminels en puissance dans leur quartier respectif ? Des programmes sociaux comme l’assistance à l’éducation, l’entraînement au travail et les activités récréatives. L’année passée, le maire de Toronto, David Miller, a eu l’initiative d’instaurer un Plan de sécurité de la communauté pour aider des secteurs tel le Jane-Finch avec des programmes culturels, d’emploi et de loisir pour la jeunesse. Le résultat ? Une augmentation du crime au sein de la communauté visée. Mais combien ça coûte aux contribuables tout ça ? Juste en réaction avec la hausse de la criminalité chez les immigrants pour le mois d’août, M. Miller a promis d’embaucher 150 officiers de police de plus.

    Je vous laisse deviner qui en paiera la facture !

    Mais les pro-ethnie ont une raison à mettre sur la table pour tout ces actes immondes.

    « C’est séduisant quand vous pouvez faire plus d’argent en vandant de la drogue qu’en travaillant chez McDonald’s. » ….

  34. le 24 août 2007 à 9:05 jeff

    les effet troublant d’une réalité apocalyptique de ce monde multiculturel. Plus que l’on défend l’option du multiculturalisme et de la coexistence raciale, on s’aperçoit que ce n’est que de la foutaise. C’est un peu comme mixer par force du crétinisme la colonie de colombes avec une colonie de corbeaux.
    La paix raciale ne peut exister que dans une condition. Cette condition est la prospérité ! Or la prospérité, elle est aussi conditionné par d’autres facteurs …E ~ mc²

  35. le 24 août 2007 à 11:03 vindictater

    Les programmes sociaux prennent un certain temps a agir et le défi est de ne pas rendre accros ceux qui en bénéficient. Peut-etre que le travail de coupes massives dans l’aide sociale de Mike Harris ont eu un effet pervers sur les classes inférieures. Tous ces problemes de gang et de drogue doivent etre regardés de tres pres, c’est pas vrai que plus de policiers et des lois plus séveres vont regler le probleme. Il faut donner de l’espoir a ces jeunes leur montrer qu’ils ont la meme chance que les autres d’avoir une vie honnete et profitable.

  36. le 24 août 2007 à 12:26 Lesdents

    J’aimerais juste dire que je n’etais pas le debat, alors ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, Conservateur. Et porter cette decision d’ouverture et de tolerance bien typiquement quebecoise a votre attention: http://www.vigile.net/-Acces-a-l-ecole-anglaise-

  37. le 24 août 2007 à 16:57 Guillaume S. Leduc

    J’aimerais revenir sur la fameuse Commission Bouchard-Taylor. Je ne remet pas en question le professionnalisme et l’intégrité des deux présidents. Cependant, lorsque que je regarde la composition de leur comité conseil (http://www.accommodements.qc.ca/commission/comite-conseil.html), quelque chose me frappe: Les membres de ce comité, ceux qui auront à analyser les commentaires et faire des recommandations, travaillent tous à Montréal. Or, la dernière année nous a clairement indiqué que les Montréalais et les gens des autres régions avaient généralement une opinion très différente sur la chose. Depuis quelques temps il y a une prétention montréalaise de savoir mieux “dealer” avec les immigrants.

    Lors de l’affaire Hérouxville, plusieurs ont commencé à traiter les gens des régions d’esprit fermés, de xénophobes, etc. Même chose avec la communauté juive dans les laurentides. Plusieurs prétendent qu’étant donné qu’ils croisent des immigrants à chaque jour à Montréal et que cela ne leur pose pas de problème, les autres régions réagissent de manière excessive. Personnellement, je croit qu’il est possible que la réaction soit excessive. D’ailleurs, cela fait partie selon moi de ce qui doit être analysé par la commission. C’est la raison pour laquelle il devrait impérativement y avoir une meilleure représentation régionale dans le comité conseil…

    Çe n’est pas à 20 intellectuels de montréal de déterminer ce qui est bon ou mauvais pour l’ensemble des régions du Québec.

  38. le 24 août 2007 à 19:34 unquebecoiserrant

    L’écoeurement profond que je ressent face à ce qu’est devenu le Québec depuis mon départ est partagé. Je connais deux autres québécois errant qui eux, au vu du délire sur les accomodements raisonnables et de la quasi-victoire de Mario Dumont, qui, qu’on le veuille ou non, résonne comme une montée de la droite sinon de l’extrème droite, deux autres québécois qui ont donc décidé de laisser les canayens français que sont devenus les québécois à leurs batailles de ceintures fléchées. Le mépris ? Certainement: pourquoi ne devrions-nous pas mépriser ce qui est méprisable ? Serait-ce du politiquement correct de droite par exemple ? Les adéquistes sont fréquemment d’extrème droite, racistes, sexistes et cie, et TVA, TQS et le journal de Montréal ne sont pas des médias qui poussent à la réflexion, mais CHUT il ne faut pas le dire, ça pourrait faire de la peine à ces bons ex-québécois et maintenant canayens français…

  39. le 24 août 2007 à 19:36 unquebecoiserrant

    Le plus drôle c’est quand ces canayens me disent que je ne défends pas assez l’”identité” québécoise. Alors je leur dit: j’ai voté OUI en 95. Et vous ? Ils bafouillent généralement quelque chose d’incohérent à ce stade.

  40. le 25 août 2007 à 10:30 Ben

    «la quasi-victoire de Mario Dumont, qui, qu’on le veuille ou non, résonne comme une montée de la droite sinon de l’extrème droite»

    Ho lala, faut quand même pas exagérer, là !

    Allez donc vivre au Zimbabwe, au Soudan ou dans une communauté de Talibansen Afghanistan, et laissez-moi vous dire qu’après vous trouverez Dumont beaucoup plus tolérable !

  41. le 25 août 2007 à 11:09 jeff

    unquebecoiserrant
    mario dumont extreme droite c’est de l’humour ca??
    vous venez de faire ma journée LOL!

    vous ne savez pas ce qu’est l’extreme droite mon cher quebecois errant!

  42. le 25 août 2007 à 11:20 Dr Michael Laughrea MPhil PhD

    J’ai été surpris par les allusions constantes de M. Gérard Bouchard aux “intellectuels” d’une part et au “peuple” d’autre part, comme s’il s’agissait de 2 espèces différentes, disons des cigales et des fourmis. Je le sentais comme un chien dans un jeu de quilles: totalement sincère mais inconscient de toutes les quilles qu’il abattait au grand dam des joueurs présents.

    Ah, si au moins cette condescendance était venue d’un professeur d’une université internationalement reconnue, comme McGill, plutôt que d’un professeur d’une université très peu reconnue, sinon médiocre! Les stations de TV devraient inviter Charles Taylor de McGill la prochaine fois. Parfois le chefs de villages ou de petits pays sont bien plus condescendants et méprisants que les chefs de grandes villes ou de grands pays. Car un chef de village, ou un professeur dans une université médiocre, peut plus facilement se sentir supérieur par rapport à son voisinage, ou à ses collègues immédiats, qu’un chef de grande ville ou un professeur de Oxford,Yale ou McGill.

    Je ne connais pas Charles Taylor, mais sa réputation internationale est BIEN plus grande que celle de M. Bouchard; honte aux réseaux francophones pour ne pas nous faire connaitre cet homme aussi pure-laine, francophone et catholique que Pierre Trudeau, sinon Jean Charest et Claude Ryan.

    Y aurait-il sectarisme francophone: une personne serait-elle plus facilement invitée si son patronyme est de consonnance française? Montréal et McGil sont-ils en région trop élloignées?

    Charles Taylor, professeur à Oxford, McGill et Northwestern, détenteur du prix Templeton, de vrait être invité à la radio et à la TV francophone AUSSI souvent que Gérard Bouchard.

    Conflit d’intérêt potentiel: je suis diplômé de Yale, professeur à McGill, et peu impressionné par mon expérience de chargé de cours à l’UQAM.

  43. le 25 août 2007 à 13:16 JAM

    Docteur Laughrea,
    La lecture de votre commentaire me fait sourire: vous faites la leçon au Professeur Bouchard sur son approche dite condescendante alors que vous versez exactement dans ce que vous lui reprochez.
    Vous saurez, Cher PH.D, que l’université ne fait pas l’homme… J’ai moi-même étudié à l’Université McGill et notre doyen Leuprecht nous avait invité à à adopter la devise “Excellence without Arrogance”. Je vous invite à prendre conscience du fait que l’Université McGill peut certes jouir d’une réputation fort enviée de toutes les institutions au Canada, mais à l’occasion, je me suis demandé si cette réputation n’était pas surfaite, voire exagérée.

    Je salue votre commentaire en ce que le Professeur Bouchard a certes tenu des propos regrettables lors de son entrevue au quotidien Le Devoir, mais s’il avait été rattaché à McGill, UofT ou Science-Po Paris, je les aurais tout autant condamnés. Professeur Bouchard devra respecter l’opinion des gens de toutes les régions du Québec et devra comprendre, en dépit de son ouverture à lui, que l’immigration et les accommodements déraisonnables qu’on tente d’assimiler à raisonnables peuvent déranger.
    Je partage votre avis concernant Charles Taylor. Un intellectuel dont le Québec peut se targuer. Mais Gérard Bouchard a fortement écrit sur la chose publique et la sociologue québécoise.
    Voilà pourquoi il est souvent invité par les médias. Cela n’en fait pas un être supérieur ou inférieur à Taylor de ce fait.

    Je vous invite à faire preuve de prudence dans vos propos. Le fait d’être à McGill ne saurait vous autoriser à mépriser des gens qui enseignent dans des universités québécoises qui demeurent sous-financées en comparaison de McGill et Concordia. En effet, la communauté anglophone québécoise bénéficie de deniers publics plus importants que les institutions de langue française en comparaison du pourcentage de la population anglophone québécoise…
    “Excellence without arrogance”, cher Docteur.

  44. le 25 août 2007 à 15:23 unquebecoiserrant

    @Ben, qui écrit:
    “Allez donc vivre au Zimbabwe, au Soudan ou dans une communauté de Talibansen Afghanistan, et laissez-moi vous dire qu’après vous trouverez Dumont beaucoup plus tolérable !”

    Ah, tiens, je n’y avais pas pensé. Mario Dumont est moins pire qu’un Taliban. Vu sous cet angle, c’est vrai, quelle chance de l’avoir.

    Je n’ai pas dit que Mario Dumont était d’extrème droite (je n’en ai aucune idée). Ses supporters par contre… Il suffit de voir les candidats que son parti a attiré, ou de lire les forum ou d’écouter les lignes ouvertes pour voir que les gens qui croient que les immigrants nous envahissent ou que les femmes nous dominent ou qu’on devrait mettre les bs aux travaux forcés, ou qu’on devrait remettre la religion en valeur, que les intellectuels sont des peleteux de nuages, etc. etc. sont représentés de façon disproportionnée dans les rangs des sympatisants adéquistes. Xénophobie, Sexisme, Haine des “inutiles”, Religion, Anti-Intellectualisme… ça se rapproche pas mal de mon protoype de l’extrême droite.

    Le Québec est mort le 26 mars 2007; peut-être n’a-t’il jamais existé, il me semblait pourtant que oui. C’était un beau pays, mais il ne suffit pas d’un Canayen ‘rançâ pour faire un Québecois. Les canayens ont préférés ne pas risquer leur chèque de pension du fédéral pour devenir des québécois; ces même canayens nous font maintenant **** avec l’identité québécoise qu’ils n’ont jamais eu, qu’ils ont eux-même refusé, qu’ils ont tout fait pour détruire (en particulier les gens de Québec).

  45. le 25 août 2007 à 16:00 YannM

    Bien d’accord avec JAM. -Prenez garde, M. Laughrea : les individus doivent être jugés au mérite individuel, et non pas en fonction de leur simple appartenance à un groupe ou une communauté.
    J’ai moi-même étudié à McGill et à l’UdeM. Or j’ai trouvé dans les 2 institutions des intellectuels bardés de diplômes qui faisaient montre d’une absence totale de substance.
    Comme quoi…

    Néanmoins, je partage les réserves d’une grande part de la population, semblerait-il, quant aux à priori de M. Bouchard.

    Je préférerais grandement que M. Bouchard cesse de gratter le filon de la crise identitaire pour se pencher plus à fond sur les enjeux réels qui sont en cause. Soit la laïcité dans la sphère publique et la question de la langue d’usage.

    Le dossier des accommodements raisonnables ne concerne pas, en l’essence, une xénophobie ethnique de la part des Québécois. Il concerne leur peur que l’espace public, les droits individuels et droits communs soient érodés par des pratiques religieuses particularistes.

    Souvenons-nous du cas de l’école privée de la Mission de l’Esprit-Saint. Il s’agissait d’un cas concernant des Francophones catholiques, et pourtant les même craintes furent exprimées que dans les cas du YMCA, des écoles juives et Grecques subventionnées, du Kirpan, etc.
    Plus récemment, il y eu ce cas d’une école Mennonite, qui choque aussi les esprits. Or, encore ici, il ne s’agit pas d’étrangers
    Par ailleurs, on n’entend personne monter aux barricades parce que des femmes se promènent à Montréal vêtue de robes africaines ou de sari indiens. La burqa, par contre, soulève le même genre de passions dans les foyers que soulèvent, par exemple, la discrimination de la femme chez les Témoins de Jéhovah, ou le refus des transferts sanguins pour les enfants malades chez ces derniers.

    Débuter une réflexion sur une pente glissante telle que celle de l’ « identité », concept difficilement opérationnalisable, est un gage d’échec.
    Il faudrait centrer la discussion sur la création d’un espace public capable de cultiver la cohésion et le mieux vivre-ensemble. Ce qui passe par la laïcité, le respect des droits fondamentaux pour tous et l’affirmation d’une langue commune. Non pas par la définition d’un sac à épicerie de valeurs abstraites.

  46. le 25 août 2007 à 17:33 Ben

    «Je n’ai pas dit que Mario Dumont était d’extrème droite (je n’en ai aucune idée). Ses supporters par contre… »

    Monsieur unquebecoiserrant, il y a 1224412 personnes qui ont voté pour Mario Dumont et son parti aux dernières élections. Vous aurez beaucoup de misère àme convaincre que ces gens sont tous d’extrême-droite.

    Comprenez-moi bien: je n’ai pas voté pour l’ADQ

    Mais exprimer des vues sur l’immigration qui dérogent du political correctness multiculturel qui prévaut dans certains milieux ne fait pas de quelqu’un une personne d’extrême-droite!

    En fait, un sondage a démontré que l’opposition aux accomodements atteignait les 80% au Québec. Ces gens sont tous d’extrême-droite? Vous parlez de la majorité des Québécois alors !

    Affirmer que les intellectuels pelletent parfois des nuages, c’est comme affirmer que la Terre est ronde: c’est une simple évidence.

    Je suis étudiant au doctorat et j’évolue dans le milieu des intellectuels.

    Vous seriez surpris de voir à à quel point l’argent des contribuables sert souvent à organiser d’inutiles colloques où les cliques de profs d’université se masturbent intellectuellement à coup de travaux sur des sujets complètement ésotériques et inutiles.

    Je connais un type qui a reçu 100,000$ en subventions afin de pondre une recherche pilosophique sur la bestialité chez les transgenres brésiliens. Non mais sérieux, si vous êtes capable sans rire de me dire qu’il s’agit là d’un investissment capital pour la société, vous êtes un sacré humoriste!

    En fait, les commentaires de Gérard Bouchard sur les gens qui regardnt TVA ou TQS ne sont que la pointe de l’iceberg. Si les gens savaient seulement ce qui peux se dire dans les tours d’ivoire universitaires!

    Comme disait René Lévesque: «Je me méfierai toujours des gens qui prétendent parler au nom du peuple, mais qui détestent tout ce que le peuple aime…»

  47. le 25 août 2007 à 19:02 unquebecoiserrant

    “En fait, un sondage a démontré que l’opposition aux accomodements atteignait les 80% au Québec. Ces gens sont tous d’extrême-droite? Vous parlez de la majorité des Québécois alors !”

    Il y les gens qui, comme moi, n’aiment pas trop les accomodements - du moins dans certains cas, pas quand il s’agit de bêtises comme la préparations des bines au sirop d’érable - parce qu’ils détestent férocement tout ce qui est religieux, et qu’ils ne veulent pas de les curés de toute sortes prennent le pas sur la société laïque. Il y en a d’autres qui, comme Mario, veulent une constitution basée “sur nos valeurs catholiques”, qui s’inquiètent de voir que d’autres religions prennent le pas sur leur religion.

    Les premiers (pro-laïque) ne sont pas plus contents de l’”accomodement” répugnant (pour une société dite civilisée) que constitue le crucifix à l’assemblée nationale, et sont humilié d’avoir voté pour les péquistes qui se sont hypocritement mis à genoux devant les cathos, plutôt que de se tenir debout et de dire aux réacs que leur croix n’avait pas plus d’affaire-là qu’un croissant ou une étoile de David ou n’importe quel autre symbole d’une escroquerie millénaire. Il faudrait éliminer la religion de la place publique et lui laisser la même place qu’à l’astrologie (la charte des droits nous empêche de traiter la croyance religieuse avec des médicaments psychiatriques, malheureusement).

    Les seconds (approche Mario Dumont) considère que “on leu laisse faire quossé y veulent pis nous aut’ on o pô l’droit d’awér not religion”. C’est le genre de bêtise qu’on entend à Noël par exemple. Primo, ça n’est pas la religion d’une grande partie de la population, et d’une encore plus grande partie des péquistes, puisqu’une grande part des indépendantistes apprécient à peu près autant les curés qu’ils apprécient, mettons, Lord Durham.

    Si on veut se débarasser des religions “étrangères”, ou en tout cas leur laisser moins de place, soyons cohérent et faisons le ménage chez nous (les-québécois-de-souche) en premier. La société n’en sera que plus paisible, et notre message sera plus cohérent. Pas d’exception pour les charlatans et autres sorciers, qu’ils soient cathos ou raëliens.

  48. le 25 août 2007 à 19:13 unquebecoiserrant

    @Ben:
    “En fait, les commentaires de Gérard Bouchard sur les gens qui regardnt TVA ou TQS ne sont que la pointe de l’iceberg. Si les gens savaient seulement ce qui peux se dire dans les tours d’ivoire universitaires!”

    TVA, TQS et le journal de mourial sont des médias épouvantablement mauvais. M. Facal est payé par le journal de mourial pour la même raison qu’il y a de la salade chez McDo. Ça donne bonne conscience de voir de la vraie nourriture quand on achète du junk-food.

    Ceux qui refusent aujourd’hui d’admettre les propos de Bouchard sur ces réseaux sont simplement trop politiquement corrects (ah que c’est l’fun de dire aux gens de droite qu’ils sont politiquement corrects !)

  49. le 25 août 2007 à 20:17 conservateur

    Lesdents:
    I did’ nt get your point. Tu fais reference a la tolerence quebecoise - tu m’ envoie sur des textes qui parlent de l’ obligation de la loi 101…Tu veux dire quoi exactement?

  50. le 25 août 2007 à 20:34 JAM

    Conservateur,
    Lesdents fait sans doute référence à la récente décision de la Cour d’appel ayant invalidé un article de la Loi 101 qui empêchait de tenir compte de l’enseignement reçu dans un établissement scolaire anglais, mais non subventionné par l’État, pour déterminer si l’enfant peut se voir délivrer un certificat d’admissibilité pour étudier en anglais.
    Je pense qu’on peut dégager de cette décision - si on évacue le débat judiciaire, portant sur le droit à proprement dit - une attitude typiquement québécoise d’ouverture et d’acceptation de l’autre au mépris de nos langue et culture.

    Au nom de l’accommodement raisonnable et de la tolérance, nous acceptons que des gens travaillent à Montréal et servent le public en ne parlant qu’anglais, excusant toutes ces personnes, parce que c’est “dure” le français, on parle anglais dès qu’une personne parle le français avec un accent, on accepte que le party de Noël ne soit plus célébré mais plutôt la fête du Solstice d’hiver, on ne parle plus de sapin de Noël mais d’arbre de vie…
    Au nom de l’ouverture et par peur d’être taxés de xénophobes ou de racistes, les Québécois acceptent tout sans broncher, quitte à tout perdre, y compris leur identité propre.

    Le respect de l’autre et une attitude d’ouverture, je dis OUI, mais dans la mesure où toutes ces personnes qui se joignent à la société québécoise adhèrent au contrat social québécois dont l’une des prémisses fondamentales est que nous sommes une société francophone et laîque.

  51. le 26 août 2007 à 2:46 unquebecoiserrant

    @Jam
    “on accepte que le party de Noël ne soit plus célébré mais plutôt la fête du Solstice d’hiver, on ne parle plus de sapin de Noël mais d’arbre de vie… Au nom de l’ouverture et par peur d’être taxés de xénophobes ou de racistes, les Québécois acceptent tout sans broncher, quitte à tout perdre, y compris leur identité propre.”
    puis:
    “nous sommes une société francophone et laîque”

    Bel exemple de contradiction ! Si on insiste sur le caractère religieux de Noël, on ne peut pas en même se plaindre de le voir disparaître des lieux publics.
    Aux dernières nouvelles (sondage du dernier Noël) les Québécois considèrent que Noël n’est plus une fête religieuse (à quelque chose comme 60%, je n’ai pas retrouvé l’article précis). Monsaigneur Ouelette a bien essayé de casser notre party avec ses vieilles histoires de bible, mais il n’a pas réussi (malgré que les curés ont une expérience millénaire en ce qui concerne le cassage de party). Pour moi je préfère dire Noël, c’est comme ça que j’ai toujours dit, mais la fête du Solstice d’hiver, c’est pas mal la même affaire.
    En plus, Noël existait avant les adorateurs du crucifié et autres sectes primitives, pour la même raison qu’il va exister après eux: ça fait du bien d’avoir des partys à cette période sombre et froide de l’année. Il y a des Noël dans toutes les cultures nordiques!

  52. le 26 août 2007 à 8:40 Ogiltor

    Je crois que cette commission va dérailler tout simplement. Moi qui pensais que le but de celle-ci était d’unir les québécois en définissant nos valeurs communes incontestables et d’en finir avec la rupture “des pensées” régionales et urbaines. Mais non, au lieu de cela, on divise encore plus les gens en formant deux autres groupes: les intellectuels et les imbéciles. Même si cette commission accouche de bonnes suggestions, encore faut-il un gouvernement pour les appliquer. Le parti Libéral sera-t-il capable d’appliquer toutes les recommendations sans que son principal électorat, allophones et anglophones, lui tourne le dos.

    Pourquoi persister à parler d’intégration si les nouveaux arrivants peuvent contester toutes lois québécoises devant les tribunaux fédéraux? La loi trouée 101 en était une d’intégration et 30 ans plus tard, elle est encore devant les tribunaux pour contestation. Mêmes la plus part des anglophones de Montréal qui ne veulent pas s’intégrer au Québec français ont tous ce qu’ils demandes: hôpitaux, écoles, universités. Alors imaginer, ce que l’émigrant peut se dire? J’ai le choix entre la société francophone, anglophone et pourquoi pas la mienne…

    Je ne crois pas ces questions vont se régler par une commission mais par le leadership d’un gouvernement. J’aimerais qu’il s’attarde à ces points:

    1- On doit se débarraser des “murs” qui divisent les gens. L’histoire du sandwitch au jambon à l’hôpital juif est un bon exemple. Envoyer une personne dans un autre local que la cafétéria parce qu’il mange pas “ce qu’il faut” est un accomodement déraisonnable.
    2- Augmenter le nombre d’enfant par famille. La famille doit redevenir la priorité: augmenter les places en garderies, réserver les baisses d’impôt pour ceux qui n’ont que des enfants peu importe riche ou pauvre. Investir en éducation. *Je penses qu’on serais même pas préoccupé des accomodements raisonnables et problèmes d’immigration si les gens avaient 4-5 enfants.
    3- Une meilleurs intégration des émigrants et adopter une approche interculturalisme. Je n’ai pas beaucoup d’espoir en celle-ci pour la raison que M.Facal a présenté. Regardez la loi 101.
    4- Récupérer le dernier 40% du fédéral sur les droits d’immmigration au Québec.
    5- Continuer d’ajouter des nouveaux arrivants dans une proportion minimum de 75% francophones.

  53. le 26 août 2007 à 11:18 conservateur

    Pour Lesdents,JAM et Ogiltor
    1.On veut ou on veut pas, L ‘ Amerique en entier est un terre d’ accueuil des immigrants. Au depart des europeens - espagnols, francais, portugues, anglais, hollandais, italiens, allemands - soit dans la recherche de nouvelles richesses et territoires - soit pour s’ en fuir des guerres et persecutions religieuses.
    Alors, traiter les immigrants d’ aujourd’ hui comme des personnes de deuxieme cathegorie, et se considerer “des autochtones” - parce que nos ancetres y ont immigrer 200 ou 300 ans avant nous - c’est un deconsideration de sa propre histoire.
    Alors, dans quelle mesure pourrait-on imposer une langue ou une culture aux nouveaux immigrants?
    Purement pour des raisons pratiques: le besoin de pouvoir s’ entendre avec le reste. Le reste - dire que c’est la langue locale….bon, pourquoi on ne parle pas l’ innuite ou l’ iroquais etc. Il semble que le moment ou les francais ont colonise le Canada, les autochtones ne les ont pas imposes une autre langue…
    Maintenant - OUI - pour des raisons pratique on parle francais - mais pour certains l’ anglais c’est mieux - une pakistanais ou indien parle l’ anglais plus facilement - ex-collonies anglaise, n’est ce pas - la meme chose pour certains arabes ou chinois….comme les haitiens, les maghrebiens et certains africains et est europeems parle plus facilement le francais.
    Est ce que moi, comme immigrant qui prefere le francais - j’ai plus de droit par raport a un autre qui prefere l’ anglais? Non.
    Si je veux faire affaire avec un chinois ou un ontarien, ou un indien - on essaye a se comprendre. Si lui ne parle pas francais - j’ ai le deux choix: ne plus faire affaire avec lui, ou parler en anglais.Vous me suivez?
    Si lui veut faire affaire avec moi, la meme chose.
    Le reste, c’est du bullshit et la propagande. Je reconais que la situation du Quebec est delicate -on veut qu’ on parle francais partout - et choisir son immigration a 100%, et que le Canada est bilingue - pour faciliter les echanges entre plusieurs provinces. Est ce que les americains ont une langues officielle imposee? L’ espagnol se parle de plus en plus la bas, et personne ne dit qu’ il faut proteger l’ anglais. L’ anglais va survivre pas par la loi - mais par necesite historique. Et meme si un jour l’ anglais va mourir - what is tne problem? Le latin et l’ ancien grecque sont des langues mortes deja, pourtant il y a 2000 ans etait comme l’ anglais et le francais d’ aujourd’ hui. C’est pas par des loi qu’ on assure la survivance d’ une langue, mais par la necessite economique, la culture, et par le peuple qui la parle. Comprendo?

  54. le 26 août 2007 à 11:33 conservateur

    2. Toutes les consideration ci-haut ne sont pas mechants - j’ ai beaucoup de respect et reconnaissance envers les gens d’ ici - leur langues, leur culture, leur histoire, et certains de leur valeurs - comme le pacifisme, la tolerence etc - meme leurs traditions chretiennes.
    Mais je trouve dangereux l’ effort de se remarquer a tout prix: si le reste de l’ Amerique du Nord parle anglais, il faut pas necessiarement etre contre l’ anglais et les anglophones - il faut vivre ensemble - si l’ Amerique et le Canada sont protestants, meme religieux, et les homos ne sont pas trop aimee la-bas - il faut pas chercher l’ autre extreme - jeter la religion, et devenir un pays de Homosexuels etc.
    Si les americains luttent conte les talibans, et les teroristes, il faut pas etre pro-teroristes etc
    You’ ve got my idea, right?
    Pourquoi ne pas etre purement nous meme, et chercher a developper nos propres valeurs - sans regarder toujours dans la cour du voisin pour se distinguer. On va constater que OUI on est different - mais on a aussi des valeurs communes!
    On peut etre canadien ou quebecois sans etre anti-americain - c’est pour cela que j’ aime la formule “S” affirmer sans se separer” .C’est que le Quebec a besoin maintenant c’est cela - l’ affirmation de soi, retrouver ses propres valeurs - sans etre toujours “contre”.

  55. le 26 août 2007 à 12:57 JAM

    Conservateur,
    Avec égards, je suis en total désaccord avec votre opinion. Le fait de promouvoir le français au Québec en raison du contexte démographique et géographique est nécessaire, justifié et ne saurait être assimilé à un repli ni à un rejet de la langue anglaise. Avons-nous le droit de vouloir protéger les assises fondamentales sur lesquelles notre société s’est forgée? Je persiste et signe.
    Les immgirants sont nécessaires à la viabilité de notre société. Ils nous procurent un apport fort bénéfique. Mais certains sont encore réticents à comprendre le bien-fondé de nos lois linguistiques. Les statistiques ont démontré que ces lois coercitives ont porté fruits et que le libre choix, par exemple en matière de langue d’enseignement, aurait bénéficié à l’anglais au détriment du français. Ce sont des chiffres et la situation d’avant 1977 parle d’elle-même.
    Ces lois sont tout à fait justifiées. Les tribunaux l’ont d’ailleurs reconnu à maintes reprises. D’ailleurs, je suis confiant que le jugement de la Cour d’appel de cette semaine sera renversé par la Cour suprême, qui s’attachera davantage à une approche contextuelle de la Constitution plutôt qu’à une analyse littérale. Mais revenons-en aux faits: il ne s’agit pas de considérer les immigrants comme des gens de seconde classe en leur imposant nos choix. Au contraire, je suis plutôt d’avis qu’il est de notre devoir collectif de les intégrer et de faciliter leur arrivée, mais ne leur incombe-t-il pas en premier lieu de manifester un intérêt authentique pour la société d’accueil, sa langue et sa culture? À mon avis, bien qu’il ne faille pas verser dans les généralités, beaucoup d’immigrants ne comprennent toujours pas la pertinence d’apprendre la langue française alors qu’ils ont élu domicile dans l’île de Montréal… Des parents d’enfants d’ailleurs continuent de contester les lois linguistiques limitant le libre choix en matière de langue d’enseignement alors que ce sont nos taxes et impôts à nous qui financent l’enseignement dans la langue de la minorité…!
    Il faut faire preuve d’ouverture mais ces gens qui choisissent notre société doivent adhérer au contrat social québécois dont l’une des prémisses fondamentales est la langue française qui est d’ailleurs la seule langue officielle.
    Je précise d’ailleurs que la communauté anglophone québécoise bénéficie de droits acquis en raison de son apport historique. Mais ces dispositions constitutionnelles qui se veulent une protection pour les Anglo-Québécois n’ont pas comme finalité la protection des néo-Québécois en matière de langues officielles. Les immigrants ne sont pas membres de la communauté historique anglophone. Il ne faut pas l’oublier et nier certains droits en cette matière aux nouveaux arrivants ne signifie pas qu’ils sont des gens de seconde classe.

  56. le 26 août 2007 à 15:48 Dr Michael Laughrea MPhil PhD

    Sous-estime de soi et loi 101.

    Tout est dit dans la préface du livre de Jean-Claude Corbeil (1): “la langue française est au centre de l’identité québécoise”. Lisez bien: non pas le dépassement de soi, la recherche de la vérité, de la paix de la justice, ou de la démocratie. Non pas l’avancement de l’humanité, la charité, la non-violence, l’entre-aide, la solidarité, mais “la langue française”. Vous pouvez être un pédophile islamiste antisémite staliniste, fasciste et communiste (si cette combinaison improbable était possible): rassurez-vous, votre identité est préservée, vous faites partie intégrante et entière de la famille, des “gens d’ici” que l’on distingue des gens d’ailleurs même si leurs ancêtres remontent à 1760 ou à 5000 ans avant notre ère.

    Mais soyez un prix Nobel-référence-mondiale-constructeur-de-grandes-choses anglophone de 6ème génération de Montréal, on ne vous reconnaitra pas comme étant d’ici.

    Imaginez un peu l’insignifiance à la quelle auraient aspiré les Etats-Unis naissants si, dans la déclaration d’indépendance, l’essence de leur identité en tant qu’état avait été reliée non pas à de larges principes inspirant à devenir lumière sur les nations, mais… à la langue anglaise!

    Ou encore l’insignifiance de la révolution française si l’essence de l’identité d’un Français avait été réduite à sa langue!

    (1) Livre écrit récemment sur la politique linguistique québécoise.

  57. le 26 août 2007 à 16:03 JAM

    Docteur,
    Vous versez dans la mauvaise foi par vos propos réducteurs. Même les plus fédéralises, parmi lesquels figurent Stéphane Dion, ont reconnu que la Charte de la langue française était une “grande loi canadienne”.
    La loi 101 se veut inclusive. Elle se veut la consécration, quant à la langue française, d’un passage du statut de langue ethnique - se rapportant à la population anciennement appelée canadienne-française - à celui de langue civique. Faire la promotion de la langue française en tant que partie intégrante de l’identité civique québécoise n’équivaut pas à renier l’apport des Québécois issus de l’immigration et ceux de la minorité anglophone.
    Vos propos témoignent d’une incompréhension qui s’apparentent à celle des Rhodésiens, en d’autres temps et lieux!

  58. le 26 août 2007 à 16:28 conservateur

    DR Michael - bon point.Voila Y Michaud qui tient des propos fascistes et anti-semitiques et tous ce qu’ il recoit c’est un faible desaprobation “politiquement correcte” de la part de son parti,et le regard admiratif des plusieurs.Biensur, il est francophone de souche et on peut lui pardonner tout.
    JAM
    Ce que les Quebecois francophones nationalistes ne comprennent pas c’est qu’ une langue imposee devient une langue pas aimee. L’ histoire demontrent plusieurs cas, et - meme la haine (oui, la haine) des beaucoup des quebecois contre l’ anglais la demontre!
    Vous allez obtenir quoi avec l’ imposition de cette loi? Vous allez garder la langue, oui, mais pas l’ amour de la langue. Comme la population quebecoise de souche prefere de pas faire d’ enfants, la croissance de la population sera assure par l’ immigration, des gens qui parle francais, mais l’aime pas. D’ ici 50 ans, oui, vous allez preserver le francais - mais l’ esprit de la nation va etre different.
    Avez vous pensez a cela?

  59. le 26 août 2007 à 16:37 Dr Michael Laughrea MPhil PhD

    Cessons de mépriser les immigrants. Les immigrants veulent notre bien, que nous le voulions ou non. Prêtons une oreille attentive aux désirs des immigrants quand leurs désirs sont autres que des désirs particularistes d’importation de leur culture d’origine. Car ces désirs autres que particularistes (des hindous voulant des temples hindous, des musumans désirant des voiles, des Juifs désirant des Hannukiah à l’Hotel-de-Ville, des catholiques désirant une croix lumineuse sur la montagne la plus proche, des latinos désirant des écoles espagnoles, etc…).

    En d’autres termes, si, pour fins d’exemples hypothétiques, les musulmans désirent des écoles juives, les latinos des écoles où la langue d’enseignement est le hongrois, les Algériens des écoles où la langue d’enseignement est le swahili, les Chinois des écoles où la langue d’enseignement est l’anglais, les Japonais des écoles où la langue d’enseigement soit 50% l’anglais et 50% le français, il faut prendre au sérieux ces désirs. L’immigrant connait parfois notre bien mieux que nous.

    Il ne faut pas réprimer ces désirs au nom d’une violation potentielle d’une “identité” québécoise montée de toute pièce et potentiellement autodéstructrice.

    On aura reconnu la sagesse de l’immigrant typique en ce que la demande pour des cours en swahili de la part des non-locuteurs de swahili se fait plutôt rare…

  60. le 26 août 2007 à 17:04 JAM

    Conservateur,
    Je comprends votre point. Mais quelle est la solution? Comment pouvons-nous concurrencer l’anglais, son pouvoir d’attraction culturel et économique? Quelles sont les solutions que vous proposez pour ne pas “imposer” la langue française?
    En tenant compte du fait que nous croyons qu’elle doive conserver sa perennité.

  61. le 26 août 2007 à 18:27 JAM

    Docteur Laughrea,
    J’avoue ne pas comprendre votre point. Vous me faites rire. Ce que certains immigrants voudront, c’est parler l’anglais, vivre en anglais, étudier en anglais, parce que l’anglais est, selon leurs dires, plus important que le françcais. Vous parlez d’autres langues et de désirs… Au bout du compte, ce n’est pas les autres langues qui menacent la pérénnité du français, mais bien l’anglais.
    La Charte de la langue française a la cote au Québec. Les récents sondages démontrent que la mojorité des Québécois appuie cette législation parce que nécessaire.
    Cela semble acquis aujourd’hui que le Québec est français.
    Vous devriez accepter cette situation, plutôt que de nous servir des complaintes inutiles. Il est important de trouver un équilibre entre la protection et la promotion du français comme langue civique commune tout en respectant les droits de la communauté anglophone.

  62. le 26 août 2007 à 19:37 conservateur

    JAM
    Il y a une seule solution “legale” -
    a)selectionner les immigrants qui connaissent bien le francais - qu’ ils connaissent ou non l’ anglais. (Presentement, dans le systeme d’ immigration quebecois il y a des points accordes pour l’ anglais!) Investir dans leur formation des leurs arrivees(la connaissance du francais et de la societe quebecoise - les anciens COFI etait pas mal bonnes).
    b) Le reverse de la medaille - investir pour que les Quebecois connaissent les immigrants, leur culture, leurs habitude de vie, surtout pour enlever tout sorte de prejugees:par exemple - Oui, les immigrants sont des humains - Oui, ils ne sont pas de singes moins evoluees - Oui, leur langue et leur culture peut etre meme plus evoluee que la notre - oui, leur medecins peuvent etre tres bons - oui, ils veulent travailler aussi, de fois meme plus fort que nous, etc etc etc. Briser le mur, autrement dit - des deux cotes.

  63. le 26 août 2007 à 19:49 Ben

    «Il ne faut pas réprimer ces désirs au nom d’une violation potentielle d’une “identité” québécoise montée de toute pièce et potentiellement autodéstructrice.»

    Quel mépris de votre part ! L’identité québécoise est montée de toutes pièces??!?

    Allez donc passer deux mois en Ontario et vous verrez la monumentale stupidité derrière cette déclaration.

  64. le 26 août 2007 à 20:31 JAM

    Bien joué Ben. Docteur Laughrea se comporte en véritable Rhodésien.
    D’ailleurs, ce docteur fait des déclarations à l’emporte-pièce sur ce blogue et ne les justifie jamais.
    Docteur Laughrea, quelle est l’identité québécoise pour vous? Aurez-vous le courage de répondre aux questions et de justifier vos opinions?
    Quelle est l’identité québécoise pour vous?

    Vous noterez que dans la préface de L’Embarras des langues, l’auteur mentionne que le français est au centre de l’identité québécoise. N’est-ce pas cela? Il n’a pas dit que le français est l’identité québécoise, mais plutôt que cela est au centre de cette identité. Cette identité est évidemment pluraliste.

  65. le 26 août 2007 à 20:49 Ben

    Non mais sérieusement, que serais l’identité québécoise sans le français ??

  66. le 26 août 2007 à 21:23 maude levasseur

    Le français est le reflet de notre identité culturelle. Pour conserver notre identité la loi 101 a été institué. Comme l’idée de pays a été rejeté par les québecois, on a été oubligé de compenser par la loi 101. Quand est-ce que les québécois vont finir par comprendre ça?

    Conservateur

    Tu ne peux pas comparer le québec qui est une province avec les USA, car ils sont un pays. Toutes les langues sont parlées comme langue secondes et si un jour les autres langues menacent leur culture ils vont passer une loi, tandis que nous on ne le peux pas, à cause de la constitution canadienne.

    Tu te compareras à un pays quand tu feras parti d’un pays, pas avant!…c’est tu si difficile à comprendre tabarnouche…moi les québécois des fois je les touvent cons…mais pas à peu près, y comprennent tout de travers!….y s’informent pas et disent n’importe quoi pour éviter de prendre les solutions qui s’imposent. La solution c’est L’INDÉPENDANCE! c’est tu assez clair.

  67. le 26 août 2007 à 21:24 vindictater

    Au Docteur et @ conservateur

    Faut etre vraiment bouché et etre incapable de lire des statistiques pour en venir aux conclusions que vous apportez. La langue francaise est menacée en Amérique, son seul rempart est le Québec. Qu’est-ce qui ce passe avec les franco-canadien hors Québec ou les restants francophone en Louisianne? Consultez les chiffres, une lente et constante assimilation. La meme chose est en train de se produire sur l’ile de Montréal encore une fois les chiffres parlent d’eux memes. Le probleme avec les immigrants c’est qu’ils croient qu’ils immigrent au Canada alors qu’en fait ils immigrent au Québec, une autre nation. La loi 101 est indispensable parce que je peux vous le garantir la grosse majorité d’entre eux étudiraient en anglais si ils avaient le choix. On a déja perdu les communautés italienne et grec a l’anglais il faut arreter l’hémoragie. Expliquez moi pourquoi des jeunes italiens qui parlent une langue a la naissance beaucoup plus proche du francais, vont systématiquement a l’école anglaise ,parlent entre eux non pas en italien mais en anglais. A mon école secondaire tous les étudiants italiens qui fréquentaient une école pourtant francaise parlaient entre eux autres dans les classes en anglais. C’est une illusion généralisée pour plein de gens que l’anglais est une langue “cool”, qui apportent prospérité et acceptation des autres. Vous allez me dire qu’avec un ratio de 300 millions contre 7 millions y faudrait rien faire et croire que ca va rester comme ca. Juste pour conclure, un Québecois qui vient du west-island et qui a du succes a l’échelle mondiale on va l’appuyer autant qu’un gars qui débarquent de Roberval. Des exemples, Greg Rusedski (qui nous a fait faux bond), Arcade Fire, Leonard Cohen et William Shatner pour ne nommer que ceux la.

  68. le 26 août 2007 à 21:42 maude levasseur

    Les immigrants qui viennent aux québec il faut qu’ils s’adaptent, pas nous. On peut les accomoder mais pas changer notre façon d’être collectivement(français) et notre façon de faire, qui est que l’espace publique, les lieux communs de services se passent en français et la religion c’est une croyance personnelle et ce n’est pas négociable dans l’espace publique.

    Les scientifique, les philosophes sont aussi utiles que n’importe laquelle profession et il y en a qui sont moins performants que d’autres et ça ne se calcule pas selon l’université que tu fréquentes.

    Mr laughrea

    Vos grands titres ne m’impressionnent pas et ce que vous dites non plus, je ne vous accorde aucun crédit comme phd, c’est de la poudre aux yeux et derrière un clavier le mensonge est facile!… et si vous être ce que vous semblez nous faire croire alors je doute de votre compétence, car vos écrits sont des plus méprisants. OUACH!…

  69. le 26 août 2007 à 22:05 JAM

    Conservateur,
    En vertu de l’Accord Canada-Québec sur l’immgiration, nous contrôlons majoritairement notre immigration. La plupart des immigrants qui sont sélectionnés par le Québec parlent ou ont une certaine connaissance du français. Je partage votre opinion quant aux cours de francisation pour favoriser leur intégration.
    Mais ces arguments n’amenuisent pas ma conviction profonde à l’effet que la Loi 101 est une loi nécessaire qui a porté fruits.

    D’ailleurs plusieurs fédéralistes estiment que c’est peut-être cette législation qui a sauvé le Canada.

    VINDICATER a raison; bon nombre d’immigrants, particulièrement les réfugiés débarquent à Montréal en croyant qu’ils sont au Canada, qu’ils pourront enfin goûter au rêve américain et sont désenchantés lorsqu’ils apprennent que leurs enfants devront fréquenter l’école en français et qu’eux-mêmes devront apprendre les rudiments de la langue française à défaut de quoi leur avenir professionnel sera compromis…Nous aurions tout intérêt, à défaut de l’indépendance politique, d’adopter la solution de Jean-François Lisée mise de l’avant dans son ouvrage Sortie de secours - à savoir un accroissement des pouvoirs du Québec, particulièrement en matière d’immigration pour que les gens qui débarquent au Québec ne soient pas victimes des demi-vérités véhiculées dans les bureaux d’Immigration Canada à l’étranger.

    VINDICATER: pour faire suite à ton propos, j’ai moi-même remarqué que beaucoup de néo-Québécois communiquent entre eux en anglais. Mais ce qui m’a le plus vexé, voire chagriné, pendant mes quatre années d’études à Montréal, c’est de constater à quel point les francophones craignent de s’affirmer et de réclamer du service en français dans les commerces et restaurants de Montréal, sous peine d’être taxés de xénophones ou de racistes…

  70. le 26 août 2007 à 22:06 Dr Michael Laughrea MPhil PhD

    JAM: l’identité québécoise, elle est occidentale, gréco-latine, judéo-chrétienne, démocrate et ouverte. Un Québec 100% français et islamiste, musulman, hindou, fasciste ou nazi correspond bien moins à l’identité quénécoise qu’un Québec 100% anglais, démocrate et de culture occidentale.

    La langue, c’est le vernis d’une culture: pas son essence.

  71. le 26 août 2007 à 22:11 JAM

    DOCTEUR:
    D’accord, mais cela ne change pas que le français est au coeur de l’identité québécoise.
    Pourquoi vous obstinez-vous à nier ce fait inéluctable?
    Quel est votre problème?
    Par ailleurs, faites gaffe de décrire une identité québécoise trop montréalaise. J’ai vécu à Montréal quatre ans, j’habite désormais Québec, j’ai parcouru bon nombre de régions du Québec et la langue française est au coeur de cette identité…que vous soyez d’accord ou non.
    Par contre, si vous habitez à l’ouest de la rue Saint-Laurent, que vous vivez quotidiennement en anglais et que vous ne sortez de l’île de Montréal que quelques fois par année, je peux comprendre vos prétentions à l’effet que le rapport inébranlable de la langue française à l’identité québécoise vous semble une construction de toute pièce.
    Sortez du McGill Ghetto!

  72. le 27 août 2007 à 0:09 conservateur

    Maude -
    Je vois souvent cette reaction - quand on donne des arguments de bon sens aux souveranistes - le mot magique “tabarnouch” aparrait….et devoile la vraie raison independatiste - la revanche historique contre les anglais. Il n’ y pas un autre argument. SAuver le francais.Le seul argument final.
    Mais l’ argument final de Maude est logique - pour sauver le francais il faut un etat independent qui impose par la force la loi 101.
    Sinon, dans le melange qui suivra - nomme “integration nord americaine” - le francais va etre avalee, tranquilement.
    La grande question - est ce que ca vaut la peine de faire un etat pour sauver le francais sur ce teritoire? (on parle pas de sauver LE francais - cette langue va se parler biensur dans d’ autres regions du monde). On est pret a assumer le cout?

    Et pour ce qui est de l’ adaptation des nouveaux arrivants au Quebec - je repete - quand les premiers francais sont arrive ici, personne n’ a leur dit de s’ adapter aux autochtones. Pourquoi maintenant il faut appliquer une autre traitement?
    Pourquoi le francais sur ce teritoire, madame? POur quelle raison autre que le hasard? Avez vous des droits legitimes sur ce teritoire? Plus que les peuples autochtones?
    Si d’ ici 50 ans, les immigrants chinois seront en majorite et vont decider d’ y faire un etat?est qu’ on va annuler l’ independance du Quebec ou on va changer la loi 101? est ce que sera-t-il legitime?

  73. le 27 août 2007 à 2:32 YannM

    Toutes les identités sont “montées de toutes pièces“, à travers l’histoire. Ce n’est pas comme si elles existaient normalement dans la nature… Ce sont des créations culturelles, humaines.

    Elles sont crées et se perpétuent autour de religions, de pratiques, de récis, de moeurs, de langues, d’états-nations, de projets sociaux, d’épisodes de répression, de replis identitaires, de conquêtes militaires, de tradition culinaires, etc. On mélange au choix et puis on dessine un drapeau.

    Le seul point qu’elles ont en commun est d’être partagées par les individus qui s’en réclament, et de servir de fond de trame, de “lubrifiant”, à la vie sociale à l’intérieur de communautés politiques. Ça permet aux individus de fonctionner ensemble.

    La multiplication des identités à l’intérieur des états modernes est le phénomène auquel nous faisons face en ce moment.
    D’où la nécessité d’établir un contrat social qui sache permettre la cohabitation, la création d’une identité interculturelle où ne seront pas gommées les différentes identités, mais où elles sauront coexister et échanger sans frontières. Sans ghettos.
    Non pas une “identité multiculturelle”, ce qui est contradictoire et contre-productif.

    Il n’est pas illégitime d’insister sur une certaine cohésion sociale et le respect par tous des droits de tous. Même par le biais de lois. D’insister sur ce plancher commun qui doit, le plus logiquement, être tissé du respect de l’autre et favoriser une sphère publique ouverte.
    Il n’est pas illégitime d’écrire ce contrat social, peut-être assez particulier au Québec en ce moment, mais qui dit simplement que le respect et l’appartenance ne peuvent se développer dans le sectarisme et l’isolement linguistique.

  74. le 27 août 2007 à 9:37 Ben

    «La langue, c’est le vernis d’une culture: pas son essence.»

    N’importe quel linguiste poufferait de rire en lisant ce genre d’élucubration.

    Mon cher PhD (je vous appelle ainsi car le nom d’un homme c’est le vernis de sa culture, pas son essence), vous venez de me procurer quelques instants de bon rire, je vous en remercie.

    Que l’on puisse le plus sérieusement du monde affirmer que le caractère national des Québécois, notamment leur sens de l’identité, leur pacifisme et leur empathie pour les petits de ce monde, n’a pas été influencé par l’expérience que constitue le fait d’avoir été une minorité linguistique menacée en Amérique du Nord et ayant survécu jusqu’à aujourd’hui est réellement étonnant.

  75. le 27 août 2007 à 11:13 DJ

    Docteur faite attention lorsque vous utilisez le mot “islamiste” puisque qu’il n’a aucun sens dans votre argumentation. De plus, je crois qu’il est important de rectifier certaines choses. Lorsque vous dites que l’identité québécoise est occidentale, gréco-latine, judéo-chrétienne, démocrate et ouverte vous avez sans doute raison mais il serait plus juste de dire qu’il s’agit là des bases de la culture occidentale. L’IDENTITÉ est quelque chose de plus profond. L’identité se créer lorsqu’il y a un contact avec l’Autre. Elle se créer lorsqu’on entre en contact avec une autre culture. La langue fait partie des caractéristiques de l’identité; c’est la base de tout, c’est la communication. Vous devriez lire Saussure, revoir sa théorie et en outre avant d’aller vous couchez, lire à tête reposée “Les identités meurtrières” d’AMin Maalouf.

  76. le 27 août 2007 à 14:43 maude levasseur

    Conservateur

    1. «la revanche historique contre les anglais». Ça c’est ton argument, pas le mien, pour manipuler mon message. Ça je hais ça ce procéder là. C’est tu assez clair!…

    2.Faire un état ce n’est pas juste sauver le fait français, c’est un détail parmis tant d’autres pour sauver notre nation qui a été reconnu comme tel. C’est tu assez clair!…

    3. Les autochtones n’ont pas développé le québec comme il est maintenant. Ils ont très peu participé, ils sont canadiens. Ils se sont fait «fourrer» par le fédéral en leur vendant leurs biens. Fait que arrête de nous mettre ça sur le dos. C’est tu assez clair!…

    4. Au québec seul notre nation est légitime, parce qu’elle s’est développée avec ce qui lui a été possible de faire, avec son énergie, avec ses souffrances et dans le respect des autres. C’est tu assez clair!…

    5. On a pas fais comme les indiens, se faire éblouir par des petits cadeaux empoisonnés, par les immigrants et par la constitution canadienne. On a pris nos responsabilités et ont s’est développés par nos propres moyens. On est rendu là ou on est par nos propres moyens et maintenant on est rendu à se donner un pays. C’est tu assez clair!…

    Moi j’ai hâte que tout les québécois sortent de leur ambivalence et prennent position pour l’indépendance, pour notre pays. Si tu veux faire le CONservateur avec mes opinions, t’as besoin de te «lever de bonne heure» comme disait ma grand-mère, tu vas affaire à moi pour te «redresser le chignon» comme disait encore ma grand-mère!…C’est tu assez clair…(rire)!…

    Bon au tour de m. laughrea : La langue c’est une partie de l’existence d’un peuple. Et les trolls je hais ça au plus haut point!…C’est tu assez clair!…tabarnouche.

  77. le 27 août 2007 à 16:10 maude levasseur

    ET j’ajouterais,

    Ya des réalités qu’on ne peut plus nier. Les peuples autchtones se sont affaiblis par leur cupidité, leur ignorance des autres cultures. Ils ont été dépassés par les événements et les culture des arrivants, qu’ils ne connaissaient pas et qu’ils ne craignaient pas.

    On les as envahis(on ne connaissaient pas leur existence comme québécois), on les as nourris, on les as soignés et maintenant on veut leur donner leur juste part, on veut les protéger de leur ignominie(déshonneur). Ils ont étés déshonnorés par leur cupidité et par l’ignorance de la force des autres cultures qui les ont visités. C’est tu de notre faute?…Non.

    Est-ce que 7 millions de québécois de langue française vont se soumettre à 80 milles autochtones sous développés pour développer un pays? Non. Voilà la réalité!…surtout il nous fait éviter de faire comme eux, penser que le fédéral va protéger notre culture et notre langue et accepter notre différence!…Réveillez vous et agissons tandis qu’il est encore temps.

  78. le 27 août 2007 à 22:05 Tetoine

    Bonjour M. Facal, j’aimerais avoir une petite précision concernant un des passage de votre billet:

    “Bref, les bien-pensants savent. Le peuple, lui, doit être tiré de son ignorante noirceur et guidé vers la lumière à l’aide d’une thérapie de l’ouverture enrobée de rectitude moralisatrice.

    On s’attendrait pourtant à des arguments plus convaincants de la part de gens dont le métier est de nous éclairer. ”

    D’après ce que je comprend, j’ai l’impression que vous reprochez aux intellectuels de prétendre “savoir” plus que le “citoyen moyen”. Par contre, vous mentionnez par la suite que c’est leur métier de nous éclairer.

    Qu’est-ce que les intellectuels peuvent faire alors, si on leur reproche quand ils disent “savoir plus que les autres” pour ensuite leur reprocher de ne pas nous éclairer ?

    Je ne tente pas ici de déformer vos propos, je suis à peu près certain en fait que je commet une erreur dans la compréhension de ce passage, mais je n’arrive pas à trouver où…

  79. le 28 août 2007 à 0:41 Mario Asselin

    Mon copain Clément a déjà écrit que les intellectuels avaient le devoir de proposer, (http://carnets.opossum.ca/remolino/archives/2003/03/le_role_des_int.html). Je ne voudrais pas répondre à la place de celui à qui vous posez la question (il saura mieux que moi vous éclairer), mais à mon avis, les «bien-pensants» doivent davantage poser les questions que donner les réponses.

    Votre interrogation est légitime M. Tétoine en ce sens, qu’il serait si facile de se laisser benoîtement guider par ceux qui savent. Mais la beauté de la vie ne réside-t-elle pas justement dans ce libre arbitre que possède chacun devant «La Vérité»? Avec leur lampe frontal, les intellectuels nous proposent des chemins et des itinéraires, mais il leur arrive souvent de décrire un paysage qui ne crée pas d’image dans la tête de ceux à qui ils parlent. Doit-on s’étonner de ne pas voir se créer de mouvement?

    Savoir est une chose. Présenter ce savoir de façon à ce qu’il grandisse celui qui pourrait s’en inspirer est une autre chose. Il arrive que la présentation, toute véridique qu’elle soit d’un point de vue intellectuelle, heurte la pensée de celui qui la reçoit d’une façon telle qu’elle provoque le rejet. On peut bien passer sa vie à dire qu’on attend tout de celui qui sait, mais des deux côtés il y a des efforts à faire.

    Les intellectuels peuvent faire beaucoup en s’écoutant parler un peu moins. Les gens qui ont soif des «enseignements» de ceux qui savent font généralement les efforts pour chercher au-dedans d’eux le sens à donner à la proposition. Mais pour ceux qui sont limités ou désabusés ou trop souvent trompés, l’écoute est déjà une forme de prouesse; on peut leur demander de faire un peu d’espace à la proposition, mais encore faut-il qu’elle soit formulée de façon à coïncider avec l’expérience de vie de chacun. On oublie trop souvent d’où part la perspective des gens.

    On n’attire pas vers la lumière en provoquant ses interlocuteurs et en «les forçant» à se mobiliser, si on vise le moyen et le long terme je crois. Quand le seul choix restant paraît injuste ou tout croche aux yeux de celui qui souhaite la lumière, il préfère par réflexe rester à l’ombre. Mais quand un message crée un espace pour des solidarités, si nouvelle soient-elles, on souhaite généralement se laisser guider un peu plus.

    Un enfant de la maternelle m’a déjà dit: «Je ne veux pas que vous ayez raison M. le directeur; je veux que ce que vous me dites soit bien et que ça me fasse plaisir». Je ne sais pas s’il avait raison de m’offrir cette répartie (j’ai même des doutes là-dessus), mais pour le convaincre de mes propositions, il a quand même fallu que je tienne compte de «sa sagesse» au quotidien… pour qu’il me fasse un peu plus confiance (toujours à moyen et long terme). Je pense à ça souvent… mais bon, je ne sais si ça peut constituer un élément de réponse à votre question.

  80. le 28 août 2007 à 8:33 vindictater

    @ Mario Asselin

    En passant,je crois que j’ai vu un de vos textes au téléjournal concernant la mort de soldats Québecois en Afghanistan.

  81. le 28 août 2007 à 10:45 Accent Grave

    Je ne crois pas que M. Bouchard méprise les gens. Il ne fait pas partie, fort heureusement, de ceux qui pèsent et souspèsent chaque mot pronocé en entrevue.

    Il a été brusque dans ses propos, mais peut-être aurait-il voulu dire: quand vous défilerez devant la commisssion, ne vous contentez pas de répéter les propos habituels, allez un peu loin dans votre réflexion. Avait-il besoin de dire ça? Non, j’en conviens. Mais de là à vouloir le limoger, respirez par le nez.

    Enfin, j’écris cela car je sais que M. Bouchard n’est ni snob, ni déconnecté de la réalité. Mais d’autres, il peut être malhabile et ne pas calculer les effets de tels propos. Tout à coup, une vague anti-intellectuels déferle sur le Québec. Je n’embarque pas dans ce train.

    Cette commission, bien qu’elle ne serve que les intérêts de M. Charest, entendra les divers points de vue puis son rapport sera utilisé dans la prochaine campagne électorale de M. Charest pour ensuite finir ses jours sur une tablette, avec les autres rapports.

    On se scandalise des mauvaises choses. Qu’un commissaire émette une opinion, une impression devrait moins énerver les gens que de voir un gouvernement élu refuser de prendre les actions nécessaires en nommant une comission.

    Accent Grave

  82. le 28 août 2007 à 11:04 G. S. Rodrigue

    Il y a une nette désaffection pour la chose politique au Québec. Ce qui m’inquiète surtout est la poussée d’une nouvelle droite, nourrie aux sources conservatrices du type Wordpress. Cette jeune droite fortement adéquiste, revendicatrice à la manière Jeff Filion et David Gagnon (de Manu Militari devenu l’antagoniste) n’ont d’yeux que pour le beurre, l’argent du beurre, avec en sus le sourire de la fermière. Tout en quelque sorte… au nom du fric et de la droite néolibérale.

    De leur coté, bien des intellectuels québécois s’enferment dans leur champ d’activité restreint, il n’y a plus d’engagement social pour le plus grand bien et l’avancement du Québec. Et quand deux d’entre eux, nommés par l’État, sont obligés de sortir de leur sphère bien protégée, on les sent étrangers à leur environnement.

    Et les immigrants dans tout ca? Ils sont trimbalés d’un bord et de l’autre de la clôture politique. Ils n’ont, règle générale, aucune notion sur l’histoire du Québec, sur la Nouvelle-France et sur l’amérindienarité (pardonnez ce néologisme) de notre territoire.

  83. le 28 août 2007 à 13:19 Mathieu D

    Vos propos sont adéquats M. Asselin (enfin, ils le sont pour moi!)

    La plupart des gens que je connais sont convaincus que leur façon de concevoir le monde est adéquate. C’est bien normal: de leur point de vue, s’appuyant sur leur expérience et leurs connaissances, ils ont une compréhension du monde satisfaisante. Certains, plus rares, croient même posséder LA SEULE façon dont on devrait concevoir le monde. Ceux-là écoutent habituellement peu… mais parlent beaucoup.

    Ce phénomène n’épargne pas les intellectuels. Certains d’entre eux sont persuadés qu’ils savent. Il faut les comprendre : à force de travaux, de recherches, de réflexions et de publication, la plupart des intellectuels connaissent beaucoup de choses. Mais comme vous le dite : savoir est une chose. Prétendre vouloir guider une personne, un groupe ou une société avec des opinions présentées comme étant des certitudes en est une autre.

    J’estime un grand nombre d’intellectuels, qui peuvent être de bons guides. Ceux-ci ont en commun de partager leur savoir disciplinaire dans le but de favoriser des choix plus éclairés. Ils ne nous apportent pas les réponses, ils cherchent avec nous. Ils proposent parfois des pistes de réflexion non pas comme étant la voie à suivre, mais plutôt comme des façons alternatives de comprendre. Ils écoutent habituellement beaucoup, mais parlent peu.

    C’est un peu de cette façon que je conçois le travail d’un sage en tout cas…!

  84. le 28 août 2007 à 13:26 Mathieu D

    M. Rodrigue, vous dites :
    « Ce qui m’inquiète surtout est la poussée d’une nouvelle droite, nourrie aux sources conservatrices du type Wordpress. Cette jeune droite fortement adéquiste, revendicatrice à la manière Jeff Filion et David Gagnon (de Manu Militari devenu l’antagoniste) n’ont d’yeux que pour le beurre, l’argent du beurre, avec en sus le sourire de la fermière. »

    Vous avez le droit de vous en inquiéter. Mais je trouve vos propos fortement stéréotypés! Cette nouvelle jeune droite, j’en fais probablement parti à vos yeux. Et c’est justement par intérêt pour la chose politique. Et, j’en suis presque certain, vous pourriez en apprendre à écouter un peu plus cette « jeune droite fortement adéquiste et-tout-et-tout… »

  85. le 28 août 2007 à 14:45