Le Kosovo et nous
20 février 2008 par Joseph Facal
Il est savoureux de voir le zèle avec lequel nos élites fédéralistes nous expliquent que le Kosovo et le Québec n’ont rien, mais strictement rien à voir.
Les différences entre le Québec et le Kosovo sont effectivement nombreuses et profondes. Mais l’intérêt du cas kosovar est ailleurs.
Depuis des années, on cherche à faire croire aux Québécois qu’il n’existerait, à travers le monde, qu’une seule et unique façon d’accéder à l’indépendance. On voit maintenant que cette question est infiniment plus complexe.
Les fausses évidences
Par exemple, on nous a longtemps dit que ceux qui voulaient partir devaient obtenir la permission de l’État qu’ils désiraient quitter, ce qui excluait par définition une déclaration unilatérale d’indépendance. Le Kosovo illustre qu’une autre voie est théoriquement possible.
Depuis des lunes, on nous présente comme une vérité d’évangile qu’il faudrait une reconnaissance presque unanime de la communauté internationale. Rien de tel ici. Même des puissances comme la Chine et la Russie s’opposent à l’indépendance du Kosovo.
Pas de référendum au Kosovo non plus. Évidemment, ce serait pure folie de commencer à soutenir qu’un référendum ne serait pas nécessaire dans le cas du Québec.
On voit en revanche à quel point il est intellectuellement malhonnête de poser le seuil de 55% suggéré par l’Union européenne dans le cas du référendum tenu au Monténégro comme un précédent ayant désormais force de loi.
À chacun son contexte
Pendant longtemps, on nous a dit aussi que le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ne pouvait être invoqué que dans les cas des peuples en situation coloniale, ou lorsque l’État que l’on veut quitter n’est pas une démocratie.
Le Kosovo n’est pourtant pas une colonie, et la Serbie d’aujourd’hui est une incontestable démocratie.
Ah, mais les kosovars, eux, ont souffert, nous dit-on. C’est vrai, mais quel est le degré de souffrance requis pour se qualifier ? Et qui en juge ultimement ?
Au-delà des aspects légaux, on entend parfois dire que la petite taille et la mondialisation rendent négligeable le statut d’État souverain. Les kosovars ne semblent pas être de cet avis.
Deux conditions
Le Kosovo est-il un cas «particulier» ? Oui et non. Les indépendances survenues récemment dans le monde sont toutes si différentes l’une de l’autre qu’on pourrait raisonnablement plaider que chacune est un cas «particulier».
Est-ce à dire qu’il n’y a pas de règles, que le vide juridique est absolu ? Non plus.
Il existe bien quelques principes de droit international généralement admis en matière de sécession. Mais l’essentiel est que le droit s’ajuste habituellement à la réalité politique, plutôt que l’inverse.
Au fond, deux critères essentiels font foi de tout.
Ceux qui déclarent l’indépendance ont-ils un contrôle effectif sur le territoire qu’ils revendiquent ? Et y a-t-il une volonté politique nette de la part d’une majorité de la population concernée d’accéder à l’indépendance ?
En ces matières, il y a généralement plus de gris que de noir et de blanc. Il faut simplement en être conscient.
50 réponses à “Le Kosovo et nous”

J’etais presque sur que vous allez vous attaquer au Kosovo…meme plus que les federalistes que vous critiquez. Jeux dangereux… Alons voir:
1. Les serbes « democratiques » dont vous parlez ont massacre des milliers des albanais (c’a n’ existe pas la nation de kossovars, c’est des albanais tout simplement, et le prochain pas sera la reunification avec l’ Albanie). Il s’ agit d’ une politique de purification ethnique…dont le Quebec ne souffre pas, au moins que vous considerer le declin du francais a Montreal comme une purification ethique…
2. Les albanais et les serbes se disputes ce territoire depuis environ 1000 ans, et ils pretendent chacun a leur tour qu’ ils etaient les premiers « nations » sur le territoire….les albanais sont une population d’ origine tracique, les serbes sont des slaves immigres depuis les annees 1000 ans.
Osez vous a demander qui etait « icitte » il y a plus de 400 ans et quelle langue on y parlait, et apres justifier un droit de recours collectif sur un teritoire???
3. Accepter une decision de separation sans referendum, dans un contexte ou la population n’ est pas persecutee, et elle s’ est jamais prononcee pour l’ independence…ouch!
4. Un referendum de 50%+1, oui, c’est acceptable au point de vue technique…mais serait-il sage de proceder a la construction d’ un nouveau pays avec la moitie de la population contre le projet??
Alors,vous sugerrez qu’ il existe une autre facon de faire l’ independence?? comme en Kosovo?
En effet, il est pathétique de voir certains chroniqueurs (toujours les mêmes) nous dire qu’il n’y a RIEN de comparable entre la liberté d’un peuple et d’un autre. Pourtant, avec son indépendance, le Kosovo gère maintenant (ou gèrera éventuellement) toutes ses politiques (nationales et internationales), toutes ses taxes et toute son économie, lui-même. C’est exactement ce que nous, indépendantistes québécois, voulons.
Monsieur Facal souligne la question du degré de souffrance pour se qualifier à la légitime indépendance. On pourrait aussi se poser la question pour le temps passé depuis les exactions. Pour les Kosovars ça date d’une dizaine d’année. Est-ce que le fait que les Québécois aient subi de semblables exactions il y a 170 (Rébellion des Patriotes : viols, meurtres, pendaisons et déportations) ou 250 ans (la Conquête) rend notre désir d’indépendance moins légitime? Et le fait d’avoir été humiliés et traités comme des « négres blancs d’Amérique » durant la dernière décennie? Et le fait qu’on continue à nous assimiler lentement-mais-surement?
Mais peu importe, de nos jours, les souverainistes Québécois, nous voulons faire l’indépendance à mon avis pour 3 raisons fondamentales (bien entendu, il y en a d’autres) :
1) Par fierté nationale
2) Par désir de responsabilité collective
3) Pour que notre identité unique perdure dans le temps
Ces raisons sont tout à fait valables et LÉGITIMES!
Comme disait M. Parizeau il y a quelques semaines, il y a de plus en plus de pays sur la carte du monde; pas moins. La souveraineté va donc clairement dans le sens de l’Histoire.
PS: Vous devriez commencer à penser à bannir les billets des poltrons anonymes.
Erratum: lire plutôt « Et le fait d’avoir été humiliés et traités comme des « négres blancs d’Amérique » durant le dernier siècle? »
Monsieur Facal,
Avec tout respect, pensez-vous vraiment que ce sont les « fédéralistes » qui empêchent l’indépendance du Québec par de la « procédurite » ? Il faudrait que les « souverainistes » arrêtent de se faire des fausses victoires savoureuses sur la réaction maladroite de certains commentateurs.
Deux fois on a eu un référendum sur une « association » avec le Canada, dans lequel on nous proposait l’armée, la devise et le passeport canadien. C’est loin d’un référendum sur l’indépendance.
Je conviens avec vous que le cas du Kosovo est très complexe. Mais on peut aussi constater que malgré une déclaration d’indépendance, le Kosovo restera pour de nombreuses années très dépendant de la CE, certains disent même que c’est devenu une colonie de la CE, qui y maintient une force armée considérable et se réserve de nombreux pouvoirs qui sont normalement le ressort de tout pays proprement souverain. L’ONU ne reconnaît pas le Kossovo à cause du véto russe.
D’ailleurs tout ne semble pas réglé pour autant. La partie nord du territoire, largement peuplée par la minorité serbe, pourrait se rattacher éventuellement à la Serbie. Serbie partionnée, Kosovo partitionnée…de quoi carburer les partitionistes ailleurs. Les Serbes se plaignent avec un peu raison du deux poids deux mesures. Les Albanais de la Serbie peuvent se séparer alors que les Serbes de Bosnie sont forcés à vivre dans un état artificiel.
Bravo, en matière de nationalisme romantisme ou plutôt de falardisme, je n’ai rarement vu mieux que mon ami Simon Robert ( et je suis originaire du Lac-Saint-jean, donc j’en ai vu d’autre). Sérieusement, comparer l’indépendance du Kosovo à celle du Québec c’est aussi ridicule que de prétendre que les Kings de L.A. allaient gagner la coupe Stanley (présence de force internationale de maintien de la paix depuis plus de dix ans, tentions éthniquestrès accentuée et l’idée de base du refus serbe de reconnaître le nouvel État; La presque totalité de l’histoire nationale Serbe origine de ce territoire) Loin de moi l’idée de me prendre pour une somitée en matière de droit international, mais il me semble que le calcul élémentaire Kosovo=Québec est extrêmement réducteur. Pour mon autre ami Kossovar, il semble oublier une facette assez importante de l’histoire du Kosovo; après le départ des troupes militaires serbes, ce fut aux tours des albanais de se venger et de persécuter la minorité serbe.
Le Kosovo n’est PAS le Québec. Il y a évidement beaucoup de différence. Je ne fais ni plus ni moins que souligner les ressemblance, car oui il y en a. Ce serait de l’hypocrisie ou de la censure que de dire le contraire.
Alors est-ce un crime de souligner quelques similitudes? Vite, lapidez-moi quelqu’un!
l » UE et les USA et le Canada ont reconnu l’ independance…avec des nuances. D’ abord ils ont precise que Kossovo sera pas considerer un precedent. D’ aune autre cote, 6 pays membre de UE s’y oposent.
Si Kossovo devrait servir d’ exemple, comme le souhaitent nos chers souveranistes, il faudra que quasiment le monde entier s’ eclatent en petit morceaux. Seulement en Europe: la Tchetchenie, l’ Abhazie, la Transnistrie – republiques auto-proclamees, ou encore des regions habites par d’ autres groupes ethniques: les albanais en Macedoine et Grece, les turcs en Bulgarie, les Kurdes en Turquie, les Russes en Ukraine, les hongrois en Roumanie et Slovaquie, les Sorbes et Allemagnie, les Basques et les Catalans en Espagnes, les ecossais en Grande Bretagnes etc etc.
Alors, si Kossovo est un exemple que, oui, c’est possible – on aura une guerre mondiale bientot.
En Kossovo, il y a eu un processus de purification ethnique…des massacres qui ont justifier la guerre de 1999.
Tout le respect pour le Quebec, mais la revolte des patriotes n’ etait pas un massacre contre la population francophone. C’est bien meme de savoir que cette revolte n’etait pas contre les canadiens anglais (comme beaucoup des souveranisstes d’ aujourd’ hui apprenent a l’ ecole pequistes), mais une revolte des canadiens anglo et franco contre l’ exploitation britanique.
Si les quebecois se sentent persecutes aujourd’ hui, pourquoi le PQ est arrive en troisieme place aux dernieres elections, et deux referendums ont ete perdu??
Vous mentionnez deux critères : la volonté politique nette de la population qui désire faire sécession (son droit et désir d’auto-détermination), ainsi que le contrôle effectif du territoire.
Will Kymlicka ajoutait celui-ci : la population qui désire faire sécession doit posséder, ou pouvoir mettre en place, les instituions capables de garantir les droits et libertés de ses futurs citoyens, incluant ceux de ses minorités (gouvernement, tribunaux, écoles, etc.).
Dans le cas de sociétés démocratiques, il va du devoir de la nation d’origine de s’assurer que ceux de ses citoyens qui s’apprêtent à la quitter ne perdent pas leurs acquis dans le processus.
Au delà de ces conditions, il devient très difficile de justifier par principe le refus de la sécession de la part la nation d’origine.
Pour faire un parallèle simple, c’est comme un garçon devenu adulte qui décide de quitter la maison de ses parents. -La seule justification pour l’empêcher de le faire serait de démontrer qu’il est incapable de s’occuper de lui-même, par exemple en cas de maladie mentale grave.
Or c’est bien ce que les élites fédéralistes s’évertuent à faire dans le cas du Québec, malgré qu’il s’agisse d’un état démocratique parfaitement fonctionnel.
À en croire l’image que l’on peint quotidiennement de nous, sans la tutelle d’Ottawa et le regard bienveillant des autres provinces le Québec deviendrait vite un pays économiquement délabré où les droits et libertés seraient bafoués. (Cuba du Nord, Québekistan, ou encore une sorte de 4è Reich à l’intérieur duquel les minorités, et particulièrement les anglophones, seraient persécutés systématiquement.)
Bien que ces arguments soient ridicules, la tactique semble porter fruits si on en juge par la perception que se font de nous grand nombre de Canadiens Anglais, incluant nos concitoyens québécois qui ne lisent que les journaux anglophones.
Sinon ces histoires de peur, les seuls arguments que nous entendons sont de l’ordre d’empêcher les Québécois de « briser le pays ». Pour reprendre mon parallèle, un père qui refuserait à un fils adulte de quitter la maison sous prétexte qu’il « briserait la famille » n’émouvrait pas grand monde avec un tel plaidoyer…
En dehors de tels arguments, on ne peut tenter de refuser la partition qu’en invoquant des principes plus flous, tel l’inviolabilité de l’intégrité du territoire.
Cette intégrité peut être invoquée si elle a des assises historiques assez profondes, et si elle est enchâssée dans une constitution, par exemple. Mais malgré cela, on sent qu’un désir sincère et persistant d’une population qui revendique l’auto-détermination, s’il remplit les conditions ci-haut, devrait primer.
-D’autant plus dans le cas d’un état fédéré, comme le Québec, où on peut invoquer que le pacte fédérateur d’origine a été constamment renié par la partie fédérale. (Empiètement sur les compétences provinciales par Ottawa.)
Autrement-dit, s’il y a comparaison à faire avec le Kosovo, c’est à notre avantage. -Outre que le Québec n’ait pas connu de guerre civile depuis des siècles, il s’agit d’un état démocratiquement plus solide et qui constitue une entité géopolitique plus distincte.
Pour terminer, il est drôle de voir des Canadiens qui seraient tous prêts à aller manifester pour l’indépendance du Tibet, celle du Timor Oriental ou celle de l’Ossétie du Nord, soudainement devenir frileux et bredouiller des arguments sans queue ni tête face à l’indépendance du Québec…
À mon avis, il n’y a pas de meilleur prétexte à l’indépendance que le patriotisme. La preuve : les autres provinces canadiennes ont autant de raisons « techniques » que le Québec pour se séparer du Canada (gaspillage de temps, d’argent, et de talents dans un gouvernement à deux paliers qui passent leur temps à se contredire mutuellement). Seulement, au Québec, il y a le patriotisme, le sentiment d’appartenir à un peuple à part. Je n’ai pas étudié le concept de patriotisme au Kosovo, mais à mon sens, il n’y a qu’un seul type de patriotisme, et c’est le même qui affecte toutes les nations et tous les peuples du monde. Alors oui, le Québec et le Kosovo sont forcément semblables sur ce point. Tout comme le sont la Catalogne, la Corse, la Tchétchénie, le Tibet et la liste est TRÈS longue. La victoire ou l’apparence de victoire des kosovars est une victoire pour tous les autres peuples asservis de la planète. Et je suis très heureuse pour eux.
Patriotement vôtre,
Mía
@ daveyy
Sans vouloir jouer sur les virgules ou traits d’union, il existe différentes conceptions de la souveraineté et de l’indépendance du Québec. Et la majorité d’entre elles n’ont rien à voir avec une indépendance totale.
Les questions référendaires que vous évoquez n’ont rien d’une « fausse souveraineté », même si elles incluent le maintient de liens avec le Canada.
-Depuis 1867, le Québec (Bas Canada) aura insisté pour que le Canada soit une fédération où les provinces (nous devrions dire « états ») garderaient une grande autonomie. C’est même à cette condition que George-Étienne Cartier a accepté de nous y unir, à l’encontre de la vision unitaire de MacDonald.
Or le fédéral, avec l’appui des autres provinces, a depuis démontré qu’il se veut beaucoup plus centralisateur : plus en ligne avec la vision de Macdonald. Surtout, le fédéral fait fie de son engagement originel et profite de tout champ de compétence non clairement défini par la constitution pour se l’approprier, quand il n’empiète pas carrément dans des champs de compétences qui sont, eux, clairement définis comme provinciaux (comme l’éducation et la santé).
Autrement-dit, le pacte fédérateur est bafoué.
Dans ce cadre, le Québec cherche à redéfinir le pacte selon ses désirs originaux, qu’il n’a jamais abandonné.
C’est ce qui définie cette idée de « souveraineté-association », déclinée de plusieurs manières depuis Lévesque, et qui ne cache aucune forme de grenouillage, comme les fédéralistes tentent de le dépeindre.
Il me semble aller de soi, mon cher YannM, que le Québec, qui est une démocratie libérale, continuerait à en être une après la souveraineté. En ce sens, la mise en place d’institutions protégeant les minorités va littéralement de soi, non ?
Quant aux commentaires qui s’époumonnent à m’expliquer les différences entre le Québec et le Kosovo, de grâce, soyez gentils, redescendez de vos grands chevaux et relisez donc ma deuxième phrase. Je dis précisément que les deux cas sont très différents. Je voulais seulement noter qu’à la différence de ce qu’on a voulu faire croire aux Québécois lors de l’épisode de la loi canadienne sur la pseudo-clarté, les sécessions sont des processus principalement politiques et accessoirement légaux, plutôt que l’inverse. That’s it that’s all.
On peut invoquer plusieurs raisons pour justifier la volonté pour les québécois de vouloir se séparer TOTALEMENT du Canada mais il suffit d’en retenir qu’une seule et ce sont les canadians qui la fournissent. Cette raison est la suivante:
Depuis le début de la conquête, les anglais (aujourd’hui nommés « canadians ») cherchent par tous les moyens de nous éliminer, de nous humilier, de nous assujetir, de nous assimiler et ce, tout en essayant de nous faire croire qu’ils veulent notre bien, notre intérêt, qu’ils nous aiment bien. L’histoire du Québec-Canada est pleine de faits qui démontrent, tous les gestes ignobles que les canadians ont posés envers les francophones de ce pays:lois anti-linguitisques en Ontario et dans l’ouest, déportation des acadiens, mort de Louis Riel, incendie du parlement de Montréal, mort de patriotes, »speak white », entêtement pour l’unilinguisme anglais au Québec, mesures de guerre en 70, affirmation à l’effet que les québécois sont pas assez intelligents pour faire des affaires, vols des referendum par le moyens de mensonges (Brink, pensions de veillesse, passeport, commandites,etc), corruption de politiciens de différents niveaux, etc, etc, etc. La liste des motifs pourrait s’allonger mais il y en a assez d’énumérés pour justifier un divorce. Quand l’apparence amoureuse cache la haine, le mensonge, l’hypocrisie, la mesquinerie, ca ne peut plus marcher. Soyons réalistes et finissons-
en avec ce drame. Une fois séparés, ils y aura plus de chance de trouver le respect.
@renéP.
Quelques faits :
1. Anglais = Canadians; aujourd’hui le ROC est composé de 40% de gens d’origine anglo-saxonne; Q: pensez-vous vraiment que les Chinois de Vancouver, les Russes de Toronto etc. veulent notre disparition ? Si oui, pourquoi, ils sont minoritaires aussi.
2. Durant la « rébellion » de 1837 il y a eu plus de morts dans le Haut Canada (Ontario) que dans le Bas Canada (Québec)
3. 4,5 % de la population du Québec est unilingue anglaise vs 18% en 1930
4. La déportation des Acadiens a eu lieu avant la conquête
5. Le 18 février (lundi dernier) était jour férié au Manitoba, ce jour s’appelle la fête de Louis Riel
6. L’intervention de l’armée canadienne en octobre 70 fut faite à la demande expresse du gouvernement du Québec
Évidemment, vous avez droit à vos opinions, mais il ne faut pas falsifier les faits afin de justifier une opinion.
C’est vrai que l’argument logique voulant que la sécession soit un processus principalement politique et accessoirement légal n’est pas vraiment au goût du jour. Franchement, dans le cas hypothétique ou le camps du Oui gagnerait avec un score entre 50%+1 et 55%-1, j’aimerais bien voir le gouvernement fédéral refuser de négocier avec Québec… Bien entendu, plus le score est élevé, plus le pouvoir de négocier de Québec serait élevé.
J’aimerais simplement dire un gros BRAVO au peuple du Kosovo qui malgré un taux de chomage de 40% (7 % au Québec), un pib par habitant de 1600$ (30 000S au Québec), une population de 2.4 millions (7.5 millions au Québec), une superficie de 10 887 Km carrés (1 667 441 km carrées au Québec, un passé récent marqué par la guerre et une menace réelle de partition a le courage et la fierté de devenir indépendant. Quel contraste avec nos fédéralistes québecois qui font dans leurs culottes a l’idée de vivre 5 ans de turbulence. Voila je crois une belle lecon a retenir de cet évenement.
« Il me semble aller de soi, mon cher YannM, que le Québec, qui est une démocratie libérale, continuerait à en être une après la souveraineté. En ce sens, la mise en place d’institutions protégeant les minorités va littéralement de soi, non ? »
Pour vous et moi, oui. Mais il semblerait que ce ne soit pas le cas pour bon nombre de nos concitoyens anglophones.
J’évolue essentiellement, et ce depuis une décennie, dans la partie anglophone de Montréal. Or il n’est pas une semaine où on ne me fait part de craintes à l’égard des nationalistes québécois et de soucis face aux droits des minorités dans un futur Québec indépendant (sinon dans le Québec actuel).
-Pour plusieurs, il y a déjà des relents certains de fascisme dans nos lois linguistiques qui font « preuve » de notre profond manque de libéralisme démocratique. Pour d’autre, notre culture est simplement fermée et exclusiviste, et ils nous accusent de vouloir mettre au pas, sinon éliminier, tout ce qui n’est pas « de souche » de notre projet de société. Pour certains d’entre eux (croyez-moi, j’en connais personnellement), le Québec indépendant deviendra un vrai Rwanda puisque, on le sait bien, tous les nationalismes ethniques comme le nôtre (sic) mènent inévitablement à l’épuration raciale et au génocide.
La raison pour laquelle j’aime à rappeler cette prémisse de Kymlicka est qu’elle explique, à mon sens, la campagne de salissage que l’on fait subir aux nationalistes québécois depuis des décennies.
-En l’absence de fondements politiques, moraux et historiques capables d’exclure d’emblée le droit des Québécois à l’auto-détermination, on se rabat plus ou moins consciemment sur de telles histoires de peur. Celles-ci visent à créer l’opinion générale qu’un Québec indépendant ferait la vie dure à ses minorités. Donc, conséquemment, que le Canada ne devrait permettre la sécession sous aucun prétexte, par devoir envers ses citoyens.
Or, pour beaucoup de ceux qui ne lisent que la presse anglophones, québécoise et canadienne, la recette semble fonctionner.
Vindicater,
Vous passez à coté du point important, on ne peut pas dire avec de simples équations du type X meilleur que Y, A meilleur que B donc Qc plus de raisons de devenir indépendant que Kosovo, c’est ridicule. À mon avis, ce qui a poussé le Kosovo à vouloir être indépendant n’a rien à voir avec la superficie, population ou économie mais davantage à se séparer d’un peuple avec qui ils ont engagé un conflit irréparable. Peut-on parler de conflit semblable entre les francophones et anglophones ici? JAMAIS
Vous semblez davantage idéologue que pragmatique et à mon avis c’est dangereux.
Pour le reste, je suis bien inquiet de ce qui va arriver avec cette partie du monde qui a toujours été une poudrière.
M. Facal,
Comme vous le signalez,
« Il est savoureux de voir le zèle avec lequel nos élites fédéralistes nous expliquent que le Kosovo et le Québec n’ont rien, mais strictement rien à voir. »
Par contre, il semblerait que le Québec à tout à apprendre du cas du Monténégro, comme on peu le voir de façon amusante en comparant ces deux articles, écrits de la même main!
http://www.vigile.net/Pour-en-finir-avec-le-Montenegro
http://www.vigile.net/Quebec-Kosovo-meme-combat
Remarquez que dans les deux cas, la conclusion est sensiblement la même, et peu élogieuse à l’endroit de ceux qui veulent faire du Québec un pays comme les autres.
Vu sous cet angle, YannM, vous avez raison.
@ daveyy
1-les minorités du Canada et largement celles du Québec sont « contrôlées » par les canadians. De plus, ils ne constituent pas un peuple.
2-Que des anglais aient tué des leurs, ca n’excuse en rien ce qu’ils ont fait aux canadiens de l’époque (les francais dits « canayens ».
3-Le % n’a rien à voir avec leur objectif:nous assimiler.
4- Que la déportation des Acadiens ait eu lieu avant la conquête ne change rien au fait que ce sont des anglais qui ont fait ce génocide.
5-Fêter Louis Riel n’est que de l’hypocrisie de la part des « canadians ».(En passant, est-ce que cette fête est mentionnée sur le calendrier des postes et celui du PC?
6-Dire que l’intervention de l’armée en octobre 70
a été faite à la demande expresse du gouvernement du Québec c’est comme prétendre que le peuple québécois était d’accord avec le rapatriement unilatéral de la constitution canadienne.
P.S: Je suis toujours en attente de votre réponse à la question que je vous ai déjà posée à savoir: »
Pouvez-vous me démontrer qu’il est mieux pour le peuple québécois de se faire gouverner par le peuple « canadian » que de se gouverner lui-même? »
Je suis parfaitement d’accord avec daveyy: la PREMIÈRE condition à l’indépendance du Québec, c’est qu’elle soit voulue par une majorité de Québécois! Or, nous avons eu deux référendums perdants (1980 et 1995) avec des questions extrêmement vaseuses, qui spécifiaient que la souveraineté ne se ferait pas sans association économique avec le Canada!
Chers souverainistes, rappelez-vous donc que ce que vous devez d’abord faire, c’est convaincre une majorité de Québécois de la nécessité de faire du Québec un pays! A cet égard, le 49% de 1995 ne vaut pas grand-chose, étant donné la mollesse de la question!
Au Kosovo, aucun référendum n’était vraiment nécessaire (bien qu’il eut été préférable d’en faire un, pour la forme), car la volonté d’indépendance des Kosovars albanais ne faisait aucun doute. Comme disait Trudeau lui-même: « Ça se sent dans la rue, ces choses-là! »
En ce qui me concerne, j’étais souverainiste il y a trente ans, mais au contraire des radicaux qui considèrent qu’on nous a « humiliés » lors du rapatriement de 1982, « volés » en 1995, je suis d’avis que le Canada anglais a fait preuve d’une remarquable patience avec nous, et que nous ne pouvons plus prétendre aujourd’hui au statut d’exploités dont nos grands-parents ont souffert: nous sommes devenus, par notre faute, une province plus pauvre que la moyenne, qui a le toupet de mordre la main du ROC qui, par le moyen de la péréquation, permet au Québec de garder la tête hors de l’eau.
Ceci est hors sujet mais je profite de cette accalmie dans les débats pour dire ceci. Je n’ai pas envie, du moins pour l’instant, de me mêler du présent débat.
Dans la dernière discussion avec plusieurs fédéralistes sur ce blogue, on m’a suspecté d’être xénophobe, d’avoir un penchant pour l’oppression, d’utiliser la langue pour « empoisonner mon esprit » (allez savoir ce que cela veux dire), d’être inculte, d’être fermé, d’avoir peu d’expérience de vie, etc. On m’a aussi dit que mes propos étaient, dans leur ensemble, sans fondement. Il s’agit là de propos très durs, et j’aimerais que les personnes concernées fassent preuve de respect. Veuillez, S.V.P., vous en tenir au fond plutôt que de vous livrer`à des attaques personelles.
Prenez l’exemple sur Mathieu D., qui demeure toujours respectueux et ne postule pas que je suis un imbécile afin de me discréditer. Au passage, je voudrais souligner que de terminer un message par d’aimables salutations ne suffit pas à être respectueux.
J’aimerais des excuses, et je demande à ceux qui veulent me répliquer de faire preuve de rigueur en répondant à mes arguments de façon plus directe et précise, plutôt que de poser un jugement général sur la façon dont ils me perçoivent, sur mon propos ou sur ce qu’ils pensent être mon propos. Je m’efforce, me semble-t-il, de faire de même. On me fera sans doute remarquer que j’ai dit de la ministre Saint-Pierre qu’elle se conduisait en traître, et je ferais remarquer à ceux qui aiment vérifier les définitions des dictionnaires qu’il y a en général plusieurs définitions pour chaque mot, en langue française. Quand je parlais de Mme St-Pierre, je faisais référence à la définition la plus atténuée de ce mot: elle a manqué à son devoir de loyauté et de fidélité, et c’est là mon avis que je suis en mesure d’étayer à partir de ses actions en tant que ministre. Je n’ai pas dit qu’elle était inculte ou qu’elle avait peu d’expérience de vie, ce qui aurait probablement été excessif, non-fondé et hors-sujet. Par opposition, certains se sont permis de faire des commentaires de cette nature à mon égard alors qu’ils ne me connaissent pas personnellement.
Bien des gens manquent de rigueur dans leurs arguments, et pas seulement les fédéralistes, comme le dit Lesdents. Il y a de tous côtés des gens qui trouvent plus facile de discréditer le messager, que de s’attaquer au contenu du message.
On lit dans les nouvelles, aujourd’hui, que les manifestations de Belgrade ont tourné à la violence. Pas bien étonnant! Si les souverainistes québécois parvenaient à convaincre les Canadiens-anglais de se mettre à raser les villes québécoises, massacrant les hommes et violant les femmes en nombre, nul doute que l’appui à la souveraineté augmenterait rapidement, pour atteindre des sommets semblables à ceux du Kosovo!
Je ne voulais pas dire que seuls les fédéralistes manquent de rigueur et se livrent à des attaques personelles. Je demande des excuses à une personne en particulier, qui s’apelle Adam, et qui se trouve par hasard à être fédéraliste.
@vindictater
facile d’avoir du courage quand tu n’as rien a perdre.
@ Les dents
Vous avez encore tout faux. Je ne parle pas d’empoisenement de l’esprit, j’ai dit enfermement. Lisez bien mon dernier commentaire. Il est vrai que je porte une opinion sur votre personne mais je dis bien pourquoi, en donnant des examples. Vous ne pouvez pas dire que je procede a des attaques personnelles, je mentionne entre autre que je suis en accord avec les precedentes reponses de Davey, et j’ajoute quelques arguments par ci par la. Il ne faut pas lire que les delicatesses que je pense de vous.
Donc desole d’avoir touche une corde sensible, toutefois si l’harmonique vous semble resonne bruillament alors je n’y peux rien.
Par ailleurs, je ne pense certainement pas que vous etes un imbecile, je pense par contre que vous n’etes pas de bonne foi intellectuelle en retracant que les faits qui concordent a votre vision des choses.
Mais bon si vous n’etes pas capable de faire la part des choses en lisant mon commentaire, alors comment pouvez-vous le faire en posant une question aussi complexe et emotionnellement chargee que celle de l’independence du Quebec ?
Je peux me tromper.
En passant, j’ai des amis souverainistes et federalistes (puisqu’il n’existe que ces deux races dans votre monde), qui a mes yeux n’ont pas d’integrite intellectuelle. Ca ne m’empeche pas de les respecter et de leur parler comme a n’importe quelle autre personne.
Amicalement
Il fut un temps ou les fédéralistes se disaient contre la souveraineté (comment peut on être contre) parce qu’ils croyaient à une réforme possible ou le Québec aurait un espace pour se développer avec les moyens et une liberté de manœuvre dans le Canada. Cette illusion à fini par frapper le mur de ROC. On aurait cru que cela suffiraient pour les convaincre de tirer leurs conclusions: Le fédéralisme n’est pas réformable pour la simple raison qu au Canada ce système est considérer comme une religion plutôt que comme un système de gestion politique. La question qui se pose c est de savoir comment on va faire pour récupérer notre liberté de manœuvre si la population n est pas prêt à défier la menace fédéraliste pour faire le grand saut vers la souveraineté. Si on considère le résultat des dernières élection il y a au moins 70% de la population qui ont voté pour un rapatriement massif de pouvoir (ADQ, PQ, QS,). Mëme Charest accepterait de récupérer les pouvoirs dans toutes nos juridictions. Comment y arriver. Pendant que l on se braque entre fédéralistes et souverainistes, le Québec recule. Il n y a qu’un projet pour le Québec: passer de demi état de province à celui d’état optimal (qui contrôle tous ses moyens) à l intérieur d une véritable confédération ou à l’extérieur. Pour y parvenir il faudra systématiquement donner de la consistance à notre état: Une deuxième Révolution tranquille. Quand est ce que l on commence.
Le débat dérape. Votre blogue M. Facal est truffé entre autres de fédéralistes anglophones – facile à reconnaître, tant par leur clavier anglophone que par les fautes de syntaxe et d’orthographe, salut Adam! – qui n’ont d’autre but que de discréditer, toujours et partout, le mouvement souverainiste.
Lorsque vous dites monsieur Facal: « Il existe bien quelques principes de droit international généralement admis en matière de sécession. Mais l’essentiel est que le droit s’ajuste habituellement à la réalité politique, plutôt que l’inverse ». Vous avez plus que raison. Le chemin se trace au fil des circonstances politiques. La liberté est le pouvoir d’agir et non de toujours vouloir vouloir.
Nous avons de par le monde des séparations tranquilles et réussies. Le cas de la Tchécoslovaquie en est un bel exemple. Pays artificiel créé de toute pièce sur les décombres de l’Empire austro-hongrois avec à l’origine deux peuples, deux cultures et deux langues. Les dirigeants de l’ex-Tchécoslovaquie ont été assez intelligents pour briser en 1993 des liens qui n’avaient plus rien d’affectif.
Il y eu bien sûr des opposants à ce divorce (les manifestants ayant exprimés silencieusement leur opposition en allumant des bougies pour protester contre la dissolution d’un pays commun) mais la séparation de velours s’est fait intelligemment sans coup bas et dans les respects des territoires. Aucun référendum, mais une simple déclaration commune, sans amertume, venue comme une délivrance.
Cependant, il faut être deux pour divorcer à l’amiable. Quand un des deux partenaires y met de la mauvaise foi, il faut alors se monter un bon dossier pour contrer les mesquineries et autres bassesses possibles.
Écoutez Adam, voici ce que vous avez dit (évitez de trébucher dans les fleurs du tapis – je ne vois pas en quoi il est préférable de dire « emprisonner » plutôt qu’ »empoisonner » ):
« Vous les dents, vous utilisez la langue pour emprisoner votre esprit moi je l’utilise pour etendre mes horizons pour aller a la rencontre des autres, vous pense la proteger mais en fait vous vous enfermer et voulez nous enfermer avec vous.
Voyagez un peu, lisez, et surtout ouvrez vous un peu aux autres, vous voulez defenseurs d’un passe qui n’est plus present, et n’a plus lieu d’avenir autrement que dans la conscience collective d’une minorite qui va sans aucun doute disparaitre, non pas celle des francophones d’Amerique, mais des etres de ressentiment comme vous. »
« Par ailleurs, je ne pense certainement pas que vous etes un imbecile, je pense par contre que vous n’etes pas de bonne foi intellectuelle en retracant que les faits qui concordent a votre vision des choses. »
Si vous trouvez ce genre de propos acceptable, je crois que nous n’avons plus rien à nous dire – je ne vous supplierai certainement pas de vous excuser. D’autant plus que vous en ajoutez dans votre dernier message en mettant en doute ma bonne foi.
Je ne vois pas ce qui vous permets de dire que je suis un être de ressentiment. Ceci est du pur préjugé.
Vous dites que mes idées ne sont que du passé – je souligne la vacuïté d’un tel argument: une vielle idée n’est pas nécéssairement mauvaise, et une nouvelle idée n’est pas forcément bonne.
Je ne vois pas ce qui vous permet de laisser sous-entendre que je devrai lire et voyager plus – qu’est-ce qui empêche de penser que mes lectures et mes voyages (dont vous ne savez rien puisque vous ne me connaissez pas) m’aient justement rendu plus souverainiste, plus réticent à l’endroit de la doctrine multiculturaliste ambiante, plus conscient de notre position de précarité et de notre aliénation en tant que francophones d’Amérique, et plus désireux que les rapports minorité-majorité soient révus et corrigés?
,,,,faut-il vraiment se réjouir du tout nouveau pays qu’est le Kosovo,? Je connais des gens qui viennent de ce pays et qui ont tout perdu lors des dernières années,je suis pour que les pays qui veulent être indépendants ne fassent pas la révolution armée,ne fassent pas de massacre au nom de la sacro-sainte race ,il y a tellement de races,de religions, de nations,de langues,sur cette terre qu’il faut donner la chance à tout le monde avant de juger et de décider que telle race est meilleure qu’une autre,,il y a des moyens de faire un pays sans mettre la guerre-, sans .éloigner-sans abattre ceux qui sont contre,je ne veux pas de guerre civile dans mon pays, je déteste la guerre et je déteste ceux qui se pensent mieux que les autres parce qu’ils se croient les meilleurs ,j’ai des ancêtres qui ont dû partir de leur coin de pays,car un jour, un imbécile avait décidé que ceux qui n’avaient pas la Bonne religion,la Bonne couleur devaient quitter le pays,ces gens sont partis de l’Europe Centrale jusqu’en Françe, et il y à moins de 150 ans, cette maudite ségrégation raciale à encore recommencer, et ces mêmes gens ont dû encore s’expatrier,tout abandonner,et recommencer un nouveau style de vie dans un nouveau pays,,,,le profilage racial existe dans tous les pays du monde et existera tant que la masse va suivre les idiots qui ont décidés que seuls les gens blancs-catholiques-parlant français sont les meilleurs et que les autres doivent être éliminés,,mes amis qui viennent du Kosovo n ‘avaient pas la bonne religion et je ne veux pas voir ce profilage,,dans ce pays en devenir, non à la guerre ,non au racisme, non merci,, ,
@rodrigue guimont
Si vous voulez un blogue voué exclusivement aux seuls souverainistes langue maternelle française, allez sur vigile.net et vous serez toujours entre amis. Par contre, si vous préconisez un débat d’idées qui se veut poli et sincère, laissez-nous la paix avec votre dénonciation de présumés anglo-fédéro -cassecouillo agents provocateurs. Ça fait staliniste un peu.
S’il fallait supprimer tous les commentaires avec des fautes d’orthographe et de syntaxe, il ne resterait plus grand chose à lire, tous les blogues confondus.
Pour chaque Tchécoslovaquie il existe une Bosnie, une Tchétchénie, un Liban ou une Irlande du Nord. Libérez-vous de votre complexe de persécution et essayez de nous convaincre du bien fondé de vos idées sans accuser ceux qui s’y opposent de mauvaise foi.
De un: le site http://www.vigile.net/ n’est pas un blogue mais une revue de presse quotidienne, renvoyant à des articles concernant le Québec. J’invite donc tous les lecteurs souverainistes comme les fédéralistes mous (à l’image de feu Léon Dion) à venir consulter les articles de différents journaux, francophones comme anglophones, pour se faire une idée du Québec d’aujourd’hui.
De deux: le clavier anglo, germano ou arabomachin m’importe peu du moment que l’on respecte la langue et l’esprit de la langue. Des termes comme: empoisenement, examples, delicatesses, bruillament ou independence, désolé mais ce n’est pas français.
De trois: l’exemple de l’ex-Tchécoslovaquie est un bel exemple de séparation à l’amiable, n’en déplaise à ceux qui cherchent à tout prix des référents de malheur.
De quatre: inutile et superflu de répondre à vos impolitesses. Je ne me sens ni persécuté, ni martyrisé dans ce Québec que j’aime. J’ai suffisamment voyagé dans ma vie pour savoir que le Québec est et sera l’endroit où je pose et poserai toujours mes valises.
Bonjour,
Avant de dire quelques mots sur le sujet en rubrique, permettez-moi de mentionner qu’un gros Montréal à 90 % francophone serait évidemment souhaitable et ne soulèverait aucune inquiétude sur son avenir linguistique.
Mais, nous avons été conquis en 1760, et on ne peut rien n’y changer ; et comme l’a si bien dit Lord Durham si on ne peut les soumettre, joignons les à nous et de cette façon nous pourrons mieux les contrôler à tous les niveaux et surtout au politique et à l’économique : quel visionnaire et habile politicien!
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Sa recette a été tellement bien appliquée…… que….tout ce que les Québécois se sont donnés, ils le doivent…qu’à eux-mêmes ; sans.. aucune aide comme par exemple, en hydroélectricité ; et même là, on a dû accepter que ces revenus soient inclus dans la péréquation, contrairement au pétrole qui lui est exclu! Formidable, non?
Un est renouvelable et l’autre ne l’est pas, nous disent-ils.
Quelle fumisterie! On parle de près de cent ans pour les sables bitumineux, alors que le niveau de nos rivières, comme à Venise, pourrait bien venir à baisser! Mais soyons heureux nous avons la péréquation; la charité quoi!
Et en plus on a l’impertinence de se prendre pour des victimes et tout en pensant petit comme le souligne gentiment Mathieu D……
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Si Danny Williams tape du pied pour exclure son pétrole de la péréquation, fait-il lui aussi, la victime ?
Quand Bachand exige que les retombées au Québec dans les achats d’avions militaire au USA, correspondent au poids du Québec en aérospatial, fait-il montre de victimisation à l’avance, lui aussi? Pensez-vous que nous obtiendrons 70% de ces retombées?
Si je vous dis oui, me croirez-vous ; en tous les cas il faut espérer, et ce ne serait que justice..
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Je ne sais pas qui a dit que : grâce au fédéral, nous pouvons nous maintenir la tête au dessus de l’eau ; respirer quoi! Ils nous tiennent en vie! Rien que cela ; en oubliant que notre PIB est le 20ème au monde. Quel constat!
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Conclusion : SI vouloir être souverain — tout en mettant en commun le dollars, le passeport et des liens économiques qui vont de soi — se prendre en mains et ne pas laisser l’administration de sa maison à son voisin n’est pas un geste de confiance en soi, de fierté assumée……..alors je rend les armes!
Et continuons à administrer, notre gros CLSC ; et disparaissons puisque la loi 101 et la loi 104 est soumise à la Cour…de l’autre Nation. Un piège dans lequel nous sommes enfermés depuis 1982 ; une rapatriement unilatéral rejeté par tous les partis à notre Assemblée Nationale!
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Je trouve l’argumentaire de « les dents » exemplaire et de haut niveau! Et quand on lit une phrase comme :
………….. « C’est juste que trop de Québécois adoptent un langage et une position de victime, de petit. »
……….La réaction qui me vient à l’esprit est celle-ci : quand on veut tuer sont chien, on dit qu’il a la rage, n’est-ce pas? J’espère qu’elle s’adresse à la minorité des québécois francophones qui n’osent pas.
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Quant au respect, ce n’est pas en le traitant ……..
- de « démagogue » ou bien
- de « Est-ce qu’on doit dire aux dents ou bien à lesdent? » ou bien
- de « je pense par contre que vous n’êtes pas de bonne foi intellectuelle » ou bien encore
- de « esprit emprisonné……… »
………………..que l’on va faire avancer des débats.
Pour discuter il faut être au moins deux, non? Et si vous ne respectez pas l’autre, vous vous retrouvez seul, alors………
Quant au sujet de M.Facal…plus tard, peut-être….. Un dialogue de sourd ce n’est pas très tentant……….
Vous dites Monsieur Facal : «Pendant longtemps, on nous a dit aussi que le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ne pouvait être invoqué que dans les cas des peuples en situation coloniale […].»
Si le gouvernement canadien assisté des autres provinces se sont précipités pour rapatrier de Londres la Constitution Canadienne en 1982, c’était uniquement pour contrer une éventuelle demande d’indépendance venant du Québec. L’Angleterre accordait à cette époque assez volontiers l’indépendance à ses anciennes colonies et le Québec sous tutelle anglaise avait autant de chance d’accéder à son indépendance que d’autres nations colonisées par le régime britannique. Le Québec n’a, vous le savez, jamais signé le rapatriement de cette Constitution.
En droit international, on reconnaît aux peuples sous domination étrangère le droit à l’autodétermination… et nous sommes francophones d’Amérique encore sous domination étrangère. Le Canada, héritier du gouvernement britannique dont nous conservons encore la monarchie, les institutions et les emblèmes agit envers le Québec en contexte colonial.
Malgré la «nouvelle» souveraineté du Canada la reine d’Angleterre demeure toujours le chef d’état du Canada.
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Nonobstant le fait que le Kosovar a maintenant proclamé unilatéralement son indépendance, un retour en arrière est carrément impossible. Le Canada se rangera du coté des USA sinon, il devra justifier sa position s’il se range du coté de la Russie ou de la Chine. Mauvais pour les affaires…
Jean Chrétien encore hier demandait encore au Canada de réfléchir à deux fois avant de rédiger son libellé sur la question du Kosovar. À la blague – que dieu nous préserve! – il disait ne pas rejeter l’idée de revenir en politique prétextant qu’il est à peine un peu plus âgé que le candidat républicain John McCain!!!
Preuve que tout va de mal en pis au PLC.
M. Guimont
Si j’ai bien compris, il faudrait exclure des blogues de langue française tous ceux qui ne maîtrisent pas parfaitement cette langue. Belle façon de souhaiter la bienvenue à nos minorités qui tentent de participer à notre société. Ensuite vous vous plaignez que l’intégration au fait français n’est pas suffisante, qu’il faudrait augmenter la réglementation et les contrôles, les intégrer de force quoi. Je ne suis pas votre logique.
Vous aimez bien citer le cas de la Tchécoslovaquie. À ce que je sache, lors de leur indépendance, les Slovaques ont gardé leur devise, leur armée et leurs passeports propre à eux. Pour des motifs électoraux afin de maximiser le vote en faveur du OUI, les souverainistes ont voulu garantir le passeport, l’armée et la devise canadienne. Maintenant vous dites que nous vivons sous domination étrangère mais votre projet nous propose de garder l’armée, la devise et le passeport du dominateur. Encore, je ne suis pas votre logique. L’Irlande a eu sa devise, son armée et sa république, ils n’ont pas eu besoin d’un passeport britannique pour faire leur indépendance.
Si vous avez tant voyagé, vous avez sûrement vu des peuples vivant sous domination réelle. Sur la liste mondiale des peuples opprimés, les Québécois occupent quelle place selon vous? Prière de nous citer les exemples de ceux qui souffriraient moins que nous.
En fait vous diabolisez le Canada pour justifier votre option politique qui ne lève dans la population. Vous tentez de vous donner une supériorité morale en prêtant des mauvaises intentions à ceux qui ne souscrivent pas à vos thèses de domination, d’assimilation forcée, d’inféodation économique.
Personne ne nie l’existence de Durham et cie, mais les temps ont changé depuis que l’abbé Groulx lancait son appel à la race. Vous recevez comme insulte suprême l’accusation d’avoir un complexe de persécution et puis comble de compleze vous étayez votre thèse de domination.
Dites-moi, quel autre peuple dominé a voté librement sur son indépendance à deux reprises dans 15 ans ? Ne vous inquiétez pas outre mesure, si jamais le jour arrivait que nous serions désavantagés en restant au Canada, le vote pour le OUI passera sans aucune difficulté et la question se résumera en une seule phrase et non une page.
@ Daveyy
Mon ami, rien a faire, je vous trouve de mauvaise foi. Les histoires de passeport, de devise et d’armée qui resteraient canadiens malgré une sécession du Québec, tu sais tres bien que c’est pour des besoins transitoires. Une fois la poussiere retombée le Québec aura le choix d’ajusté la situation. Est-ce que cette question est relié a un motif électoral, pour gonfler les chiffres du oui? Bien sur, plusieurs électeurs ont le besoin d’etre rassurés quand a la stabilité de l’apres victoire du OUI. Pourquoi vouloir bousculer les choses, le Canada je suis sur va demeurer notre allié alors c’est quoi le probleme?
Si on veut parler de motifs électoraux, parle moi donc des nombreuses campagnes de peur menés par le camp fédéraliste (pensions de vieillesse, piasse a Lévesque, etc.) et ca c’est sans parler de la campagne de marketing subliminal relié aux commandites. Quel camp joue le plus franc jeu selon vous?
Vindicater, vous demandez « Quel camp joue le plus franc jeu selon vous? »
Là-dessus, je pense qu’au lieu de distribuer les blâmes aux fédéralistes, les indépendantistes devraient apprendre eux aussi à être méchants, à aller dans les coins, à prendre par surprise l’adversaire, à prendre l’initiative. Sans tricher, sans violer les lois du Québec. Il faudrait simplement apprendre à prévoir un peu les coups et à répliquer. Je constate malheureusement que seul Jacques Parizeau avait cette dose de réalisme qui permet à une idée de triompher au plan politique.
Par exemple, nous savons que les fédéralistes tricherons lors du prochain référendum. Chrétien et Pelletier l’ont dit, d’autres l’ont répété sur toutes les tribunes. On le sait tous: ils vont accélérer les naturalisations à la veille du référendum afin de noyer le vote souverainiste, ils vont violer les loi électorales québécoises autant qu’ils le pourront. Et que disent nos bons péquistes idéalistes? Ils proposent d’inviter des experts internationaux pour surveiller le processus. Je n’ai rien contre cela, mais disons qu’il faut songer à élaborer des dispositifs un peu plus musclés.
Ceci nous ramène aux propos de M. Facal: le droit s’ajuste à la réalité politique. Tant que les souverainistes n’auront pas compris cela, ils ne pourront pas gagner. Et tant qu’ils n’aurons pas compris qu’il faut utiliser le seul État que nous ayons pour faire progresser le fait français, nous resterons province, puisque ce sont les francophones qui portent le projet. Or, il en faudra beaucoup de francophones pour gagner…
De très beaux voeux pieux tous les deux. Le Québec est un pays riche, talentueux et prometteur pour l’avenir. Avant qu’une majorité accepte de se refermer sur soi pour assurer une protection culturelle très discutable et de se séparer du pays que les Québécois ont fondé et ont marqué de leur contribution exceptionnelle, il y a une grosse montagne à franchir. Faudrait nous faire renoncer à notre part d’un vaste pays que nous avons découvert, colonisé et marqué tout au long de son histoire. Sans la contribution des Québécois et des Canadiens français, le Canada serait une très pale image des USA.
Effectivement, le droit s’ajuste à la réalité politique et ce que vous refusez de voir c’est que cette réalité politique n’a jamais été moins propice à votre projet de division. Alors bombez vous le torse avec vos certitudes de tricherie de la part des fédéralistes, si cela vous console dans vos victoires morales sans effet.
La vérité c’est que le Québec est complètement libre de ses choix, il a choisi le Canada deux fois et jusqu’à preuve du contraire il choisira ce qui le convient le mieux. Quand vous allez comprendre que ce n’est pas de la mauvaise foi mais du real politik vous arrêterez de nous accuser de traîtrise.
NB: à Lesdents ne comptez pas trop sur Chrétien et Pelletier, ils sont tous les deux retraités, comme Parizeau, Landrty et Bouchard.
1. On s’entend : si j’avais un 1000$ à placer à 10 contre 1 sur la question de savoir si le Québec sera ou non indépendant dans 100 ans, je mettrais probablement mon fric sur le camp du NON. Pourquoi ? Il possède plus d’outils, plus de moyens, est mieux organisé, est plus méchant et plus déterminé que les souverainistes. Il ne croit pas aux victoires morales (vous dites : « vos victoires morales sans effet »), il croit au « realpolitik » – nous avons beaucoup à apprendre, ne croyez-vous pas, des attitudes et stratégies fédéralistes… Souverainistes, lisez bien Davey et apprenez.
2. Votre interprétation du projet souverainiste est très discutable : « se refermer sur soi pour assurer une protection culturelle très discutable et de se séparer du pays que les Québécois ont fondé et ont marqué de leur contribution exceptionnelle ». On s’entend que cette présentation des choses est assez colorée et romantique. « Faudrait nous faire renoncer à notre part d’un vaste pays que nous avons découvert, colonisé et marqué tout au long de son histoire. »
3. « Sans la contribution des Québécois et des Canadiens français, le Canada serait une très pale image des USA. » Je prends note de votre prétention à définir la nature du Canada anglais à sa place (à moins que vous soyez vous-même un canadien anglais : je n’en sais rien).
4. Vous avez raison : le Québec est libre de ses choix. Je suis heureux de l’entendre. Seulement les souverainistes doivent créer un cadre légal qui permette à ce choix de s’exprimer dans l’équité (c’est-à-dire sans dépense privée non autorisée ni dépenses illégales). Le droit électoral québécois (et celui du Canada aussi d’ailleurs) repose sur le principe fondamental que pour que la démocratie puisse s’exprimer valablement dans le cadre d’un référendum, chaque option doit dépenser un montant égal. Si un camp viole cette règle, la démocratie est violée elle aussi. Ceci ne signifie pas que le gouvernement du Canada doive s’abstenir de se prononcer dans le cadre d’une campagne, mais ceci signifie qu’il ne peut effectuer des dépenses électorales non autorisées par le camp du NON.
5. Sur Chrétien et Pelletier. La tâche première du premier ministre du Canada est de préserver l’unité, à tout prix. Ça c’est la base. Chrétien n’est qu’un instrument de cette politique fondamentale. Les premiers ministres qui vont suivre raisonneront de la même façon. Il faut donc que les souverainistes partent de là pour élaborer leur stratégie.
6. Je ne vous ai pas accusé de traîtrise (ni vous, ni les fédéralistes en général). Par contre, pour la tricherie, elle est assez bien documentée, par des juges fédéralistes notamment. De plus, sauf erreur, il me semble que Chrétien l’a reconnu et a dit grosso modo qu’il était légitime de tricher et Pelletier qu’il était acceptable de tricher quand on est « en guerre ». Il n’y a qu’un pas entre reconnaître le droit du Canada de violer les lois électorales québécoises et celui de reconnaître qu’on a triché pour gagner. Les contributions privées massives ayant servi à financer le « love-in » sont-elle conformes à votre conception de la démocratie ? Si oui, alors on peut bien mettre à la poubelle toutes nos lois qui servent à encadrer le financement des partis politiques, les dépenses électorales, etc… puisqu’elles sont inutiles et couteuses. Il vaudrait alors mieux se fier simplement au libre arbitre des gens et permettre à tous les groupes d’intérêts de financer les partis et les options politiques qui favorisent leurs intérêts particuliers. Il m’arrive de me demander pourquoi des entreprises privées mettent tant d’argent pour publiciser leurs produits alors qu’au fond, la publicité n’a aucun effet sur les choix individuels (c’est un peu la thèse de bien des chroniqueurs, selon laquelle le référendum n’a pas été volé, parce qu’au fond, les gens ont fait le choix que leur dictait leur conscience et n’ont pas été affectés par les investissements illégaux du gouvernement fédéral).
Je n’osais pas trop intervenir pour ne pas m’écarter du sujet en rubrique, le Kosovo et nous… Mais au Diable ! J’ajoute mon grain de sel de gérant d’estrade à ce débat qui semble devenir une escalade!
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La vision de Davey sur la place du Québec au sein du Canada est certainement colorée et romantique lorsqu’il dit, parlant du projet souverainiste : « …qu’une majorité accepte de se refermer sur soi pour assurer une protection culturelle très discutable et de se séparer du pays que les Québécois ont fondé et ont marqué de leur contribution exceptionnelle. » Elle traduit une position, un angle de vue qui est effectivement « biaisée », d’une certaine manière. C’est une vision fédéraliste affirmée…
Maintenant, Lesdents, Vindictater, messieurs Dubois et Guimont ainsi que les nombreux autres souverainistes qui fréquentent ce blogue : j’affirme que votre vision du Québec est tout aussi colorée, romantique et biaisée, cependant dans une autre direction (et selon différentes intensités). Et c’est bien normal : la question identitaire soulève des paradigmes profondément ancrés.
Le débat identitaire est stérile : il en résulte nécessairement un dialogue de sourd. Puisque chaque partie est convaincue que sa vision identitaire est justifiée, l’autre partie est forcément de mauvaise fois. L’autre partie « ne retient que les informations qui la confortent dans son point de vue ». Il est impossible d’aborder cela de façon rationnelle et cartésienne, sinon, devant la force des arguments, nous aurions déjà tranché le débat.
De façon générale, je m’efforce d’adopter un point de vue pragmatique, sachant pourtant que c’est impossible et que l’on m’accusera forcément de faire preuve de mauvaise fois (au mieux), ou d’être un inculte ou un imbécile (au pire).
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@ Jean-Renaud Dubois
Il semble que je vous aie « gentiment » insulté en prétendant que trop de Québécois adoptent un langage et une position de victime. En me répliquant, vous exposez brillamment la thèse de votre bourreau, Lord Durham (1792-1840) : un Québec asservie à « l’autre Nation », « maintenu en vie » juste assez pour être mieux contrôlé. Cette image du bourreau anglais, vous la généralisez ensuite à l’ensemble du ROC ainsi qu’aux fédéralistes québécois.
On m’a attribué l’étiquette fédéraliste (et je l’accepte : je voterais non s’il y avait un référendum demain matin). Je ne m’oppose pas aux arguments historiques ou sociologiques des souverainistes. Nous sommes une nation dont l’histoire se mêle parfois avec celle d’autres nations (française, anglo-saxonne, amérindienne…) et qui aspire à se développer et s’épanouir. Est-ce que « se développer et s’épanouir » passe par exclusivement par un prochain référendum ? Rien n’est moins sur…
Personnellement, je crois au contraire que le débat souverainiste – fédéraliste occulte ou contamine toute autre aspiration ou préoccupation actuelle. En d’autres mots : au Québec, toute solution à tout problème passe invariablement par la question nationale (le point de vue souverainiste qui affronte celui fédéraliste). Pourtant, nous faisons face à d’autres enjeux importants pour notre bien-être collectif : vieillissement de la population, crise du secteur manufacturier, manque de leadership économique, financement des services publics (et de la santé)…
Je suis peut-être dans le champ, mais se complaire dans une position de victime du système ou dire que c’est la faute aux anglais n’y règlera rien. Jamais.
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@ Lesdents
Hommage à vous : il est vrai que votre argumentaire dépasse souvent les traditionnelles complaintes souverainistes. Un jour, vous m’avez presque convaincu que j’étais souverainiste au fond ! Il est vrai que je souhaite la pérennité de notre nation francophone d’Amérique, que je veux voir son essor et son développement et que je désire y contribuer, dans la mesure de mes limites et de mes talents. L’évolution et le développement du Québec nous mènera peut-être naturellement, un jour, à l’indépendance politique.
Par contre, votre propension à exagérer la menace externe anglaise et à proposer des mécanismes législatifs de protection me rebutent. À mon point de vue, cela attise un nationalisme réactionnaire pas nécessairement sain. Je ne crois pas que l’épanouissement du Québec passe pas par un repli sur soit (quoiqu’en pense le très nostalgique VLB).
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De l’expérience Kosovare, M. Facal tire deux conclusions en ce qui a trait aux conditions d’indépendance : « Ceux qui déclarent l’indépendance ont-ils un contrôle effectif sur le territoire qu’ils revendiquent ? Et y a-t-il une volonté politique nette de la part d’une majorité de la population concernée d’accéder à l’indépendance ? »
Le Québec est libre de ses choix. S’il y a un jour une volonté politique nette de la part d’une majorité de la population concernée d’accéder à l’indépendance, nous serons un pays. Je crains par ailleurs que ce ne soit pas demain la veille.
Quand on affirme que le Québec est libre de ses choix on fait fie de la réalité: La Loi C20, pour ceux qui l’ont lue, stipule que les règles de la parties seront connues après…la partie en ce qui concerne la majorité et la question; tout cela au nom de la « clarté ». Et après avoir passer ce test de l’arbitraire, si Ottawa accepte ces pré requis, il négociera en invitant à la table une multitude d’intervenants politiques venant chacun avec leurs agendas; qui devra ensuite être soumis à des Parlement provinciaux et vous avez un processus de noyage de poissons qui nie dans les fait le libre choix du Québec (alors vive l’élection décisionnelle). Ajouter à cela que la menace de partition sur de base ethnique du territoire du Québec (proposition que l on appelle ethno fasciste en Europe) est porté à la fois par le Chef de l’opposition (Dion) et le PM (Harper) et vous devez conclure qu’il s’agit d’un déni de démocratie. Le Canada qui a annexé le Québec et l’a réduit au niveau d’un demi état, n’a pas la maturité démocratique pour permettre au Québec d’avoir un libre choix.Au contraire Ottawa va tout faire pour nous garder dans la cage à castors canadienne. Y inclus la surveillance (actuelle) par une police politique (STASI canadienne) des citoyens et des groupes qui pronnent la souveraineté du Québec. La récupération de nos capacités d’action devra se faire par des actes d’état pour sortir le fédérale de nos champs de juridictions (70 % d’appuis), points par points (le plan Larose). Une longue lutte pour passer de demi état à l’état optimal condition essentiel pour se donner une véritable stratégie de développement. Ne pas agir serait de consentir à notre asphyxie et notre marginalisassions jusqu’à la louisianisation.
Bonjour M. Facal,
Parler du Kosovo, nous amène automatiquement aux raisons de faire ou non notre indépendance, qui soulèvent immanquablement la discussion autour de toutes les tables dans les rencontres de famille ; au point même que certaines familles mettent le sujet hors d’ordre.
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Ce qui sous-entend que aussi longtemps que la question nationale ne sera pas réglée, nous ne pourrons pas discuter normalement politique comme toutes les autres nations le font.
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Nous les québécois de souche(Francos 80% et anglos 9%) sommes trop divisés sur le choix de notre avenir en tant que Nation en Amérique du Nord. Et les 10 prochaines années seront cruciales quant à ce choix final.
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………..« ON S’ENTEND : si j’avais un 1000$ à placer à 10 contre 1 sur la question de savoir si le Québec sera ou non indépendant dans 100 ans, je mettrais probablement mon fric sur le camp du NON. …», lesdents.
Drôle de prémisse! Mais bon…
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Vous faites bien de vous garder une petite gêne, car moi, je gagerais pour le OUI d’ici 10 ans ; Maximum 15 ans, parce qu’après cela il se trop tard, je pense.
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Trop tard, dans 15 ans, parce que l’arrivée de 750 milles (50 milles X 15 ans) nouveaux immigrants viendra sceller définitivement l’espoir de naissance de ce nouveau Pays du Québec.
Pourquoi?
Parce que chaque jour qui passe 125 nouveaux immigrants viennent augmenter la clientèle du PLQ et des fédéralistes. Ex : (50 000/365 = 137 x 90%) 125. Donc 125 appuis par jour environ, aux forces pro-Canada.
Qui pourrait être contre ce constat….
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Si j’étais fédéraliste, je dirais que tout va bien ; l’épanouissement du Québec passe…pas par un repli sur soi(celle-là c’est la meilleure!) ; qu’il ne faut pas se diviser par des débats stériles et que le verre est à moitié plein, comme le disent si bien André, Alain et Lysianne de Gesca ( filiale de Power corp.).
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Ils savent que le temps, fait et fera inexorablement son oeuvre ; tout en lui donnant(au temps) des petits coups de pouce. Cela coule de source et est simple à comprendre, non? Alors…..
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Et, cela sans oublier la déconstruction du Québec francophone depuis 2003 :
- Coupe de budgets aux immigrants pour allonger la période d’admission aux cours de français (6 à 8 mois) ; dont 30% ne veulent rien savoir de ces cours!
- Laisser leur intégration aux communautés ethniques ;
- Coupe de budget à l’OLF :
- Retarder sciemment des rapports et des enquêtes(2) dont une en main, de l’OLF depuis plus de 18 mois, et l’autre disponible depuis plus de 6 mois…
Pourquoi, tout cela d’après vous?
La seule explication qui semble tenir la route c’est que l’immobilisme(coup de pouce) est rentable comme le dirait Tsan Tzu…..
Puis :
– Pour qu’ils deviennent canadiens (en premier) et pour l’unité nationale : rappelons ici la contribution de 10 milles dollars au CUC * en 2004, par le plus canadien de tous les premiers ministres du Québec : Jean Charest ; et…avec l’argent des québécois! Rien de moins!
– Mais surtout pour « freiner » ce petit peuple Gaulois (2% en Amérique), en marche afin d’assurer son avenir dans une mer anglophone!
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Officiellement, il se dit grand défenseur de la langue française, mais dans les faits, son vrai visage est probablement celui d’un canadien-français en mission pour le Canada, avec Tsan Tzu comme livre de chevet.
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Mais revenons au sujet. Pourquoi le OUI gagnant?
Suite : commentaire suivant,
N.B.
* Claude Garcia, de la Standard Life, et John Parisella, le conseiller actuel de Jean Charest était également membres de l’organisme en 2004.
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Et, le président du Parti libéral du Québec, Marc-André Blanchard, Jean-Bernard Bélisle, du Groupe Everest, Marc LeFrançois, président démis de Via Rail, et l’ancien ministre libéral à Québec, Marc-Yvan Côté, figuraient parmi les gouverneurs du CUC en 2004. Sans oublier le rôle joué par Claude Dauphin, président d’Option Canada en 1995, organisme secret, financé de la même façon : donc à visière cachée…
Constat des plus sombre M. Pommerleau.
Il ne faut pas prendre pour acquis que tous les immigrants qui viendront, se tourneront vers le fédéralisme. Messieurs Facal (autrefois du PQ), Oswaldo Nunez (un pionnier! autrefois du BQ), Maka Koto, François Rebello, ainsi que Mesdames Maria Mourani, Vivian Barbot, sont l’exception à la règle… mais bon j’avoue qu’il reste fort à faire cependant à commencer par notre propre nation.
Le problème numéro un chez nombre de nos compatriotes c’est l’aspect monétaire de la question. On reconnaît bien ici nos origines normandes : « Peut-être bien qu’oui… peut-être ben qu’non… ». Misère!… Intéresser des gens qui ne s’intéressent pas à la politique et qui votent toujours du même bord depuis des générations (j’exagère à peine!) et qui de plus n’y comprennent rien ou si peu, faut être Croisé pour y croire et j’y crois malgré tout…
D’autre part, aussi longtemps que nous aurons un portefeuille à la place du cœur, on réfléchira de manière pragmatique (quoiqu’on ne parle plus de pragmatisme aujourd’hui, ne reste plus de ce courant que des réminiscences en linguistique, passé date diraient les jeunes!).
Je ne dis pas qu’il faut mettre de coté tout l’aspect monétaire de la question de notre indépendance, mais relier l’indépendance du Québec à cette seule question c’est faire fausse route. Tout n’est pas que « Money » aujourd’hui. Il y a d’autres valeurs que l’argent. Heureusement…
Ayoye…
jcpomerleau..
Une stasi canadienne? Le Québec un état annexé? De grâce faites nous part de votre fournisseur ou de vos ouvrages en histoire.
Vous parlez de déni de démocratie? Aux dernières nouvelles il y avait eu 2 référendums refusant la séparation, ne pas accepter ce fait est à mon avis un déni de démocratie en soi.Demander encore et encore d’autres référendums ou tenter de les éviter par peur de les perdre en est un autre. Ne me parlé surtout pas d’accrocs à la démocratie lors de ces référendums, la volonté de se séparer n’était simplement pas assez claire. Vous parlez de loi sur la clarté? S’il y avait une vraie volonté d’aller vers la séparation aucune loi pourrait l’en empêcher ni aucun intervenant.
Vous semblez croire que le Québec est une province persécutée où nous sommes traité comme des esclaves et où l’on doit se séparer non pour atteindre la prospérité mais simplement pour se sortir de notre enfer. C’est énormément romantique comme vision mais peu réel. Pour l’instant je ne vois pas de problèmes majeurs nécessitant la séparation, on s’en reparle si les Libéraux sont élus à Ottawa.
Davantage de pragmatisme et un peu moins d’idéalisme ne ferait pas de tord à personne. Je le répète, l’idéalisme pur est dangereux et les exemples ne manquent pas dans l’Histoire.
Bonne chance aux Kosovars et à leur indépendance. Espérons que ça se passera mieux que cela s’annonce
Jean-Renaud Dubois se demandait qui avait écrit que le Québec pouvait garder la tête hors de l’eau grâce à la péréquation ? C’est moi. J’ai honte que nous recevions depuis tant d’années des subventions du reste du Canada, et la honte est la plus grande, à mon avis, pour les fédéralistes réformateurs, comme les Léon Dion et Claude Ryan, que pour les souverainistes. Car les fédéralistes réformateurs ont eu le culot de faire du chantage au reste du Canada (la tactique du « couteau sur la gorge », chère au père de Stéphane), se servant des souverainistes comme d’épouvantails: « Donnez-nous tels ou tels nouveaux pouvoirs, acceptez nos demandes constitutionnelles, sinon le PQ va gagner le prochain référendum! »
Le Québec est une société pauvre, quand on le compare à la plupart de ses voisins. L’endettement des ménages est plus important chez nous que dans le reste du Canada. Bien entendu, à l’échelle du monde, nous restons plutôt riches, au contraire. Mais nous satisferons-nous de briller par rapport au Mozambique, au Paraguay ou au Myanmar ?
Contrairement à Daveyy, je crois que le fait français est vraiment menacé à long terme, si le Québec ne fait pas son indépendance. Mais je crois que les Québécois sont trop frileux pour prendre ce risque économique, et que plus notre société vieillira, plus cette décision sera difficile à prendre.
Quant à aux tricheries fédéralistes lors des référendums, elles sont compensées par la sournoiserie des questions de 1980 et de 1995. Dans le plateau souverainiste de la balance, il faut aussi mettre les nombreux bulletins injustement annulés par les scrutateurs souverainistes dans les circonscriptions anglophones, en 1995.
(Francis D) Il y deux manière d’aborder la politique: l’idéologie qui vient avec une distorsion cognitive et la géopolitique, dont le premier principe est l’appréciation correct du contexte. L’état du Québec a été annexer par la Conquëte de 1759 (simple constat). L’Acte d’Union (1840) découle du Rapport Durham qui vise notre assimilation. La Confédéartion de 1867 fut transformer par La Constitution de 1982 qui fut imposée arbitrairement par Ottawa et rejetée unanimement par l’Assemblée Nationale. La positions partionnistes (ethno fasciste selon les critère politique en Europe) de M Dion et Harper est du domaine publique. Il est ou le romantisme dans mon appréciation. Vous voulez connaitre l’ampleur du travail de surveillance de la Stasi canadienne:(http://www.vigile.net/La-STASI-canadienne-Le-silence-des)
Et Me Pierre Cloutier qui écrit présentement un livre sur la question:(http://www.vigile.net/L-ampleur-de-la-surveillance)
Du point de vue géopolitique l’appréciation du contexte est le suivant: L ‘état du Québec est annexé par le Canada qui a envahis tous ses champs de compétences et l’a réduit à un demi état. Le défi est de sortir de cette condition aliénante pour se donner tous les moyens d’un état optimal qui nous permettra de joindre le club des pays d’Europe du Nord qui sont les plus performant au monde en terme de création et de répartition de richesse; nous en avons toutes les caractéristiques géopolitiques que nous manque t il pour performer comme eux: sortir du système disfonctionnel qu’est le fédéralisme actuel. Pas compliqué à comprendre à moins d’aborder la politique à partir de l’idéologie fédéraliste qui a pour corolaire la provincialisation des esprits. Je vous encourage fortement à vous initier à la géopolitique cela vous permettra de comprendre la game politique qui se joue présentement.
Mon cher Rodrigue Guimont,je vois bien que des fédéralistes (anglophones ou non)visitent mon blogue…et j’en suis fort heureux ! Tant qu’ils respectent l’esprit et les règles du jeu (cinq commentaires max par billet et pas d’insultes),ils sont les bienvenus. Quel serait l’intérêt d’une discussion entre gens qui pensent pareil ? En tout cas, merci à vous de me visiter.
@ Jean-Renaud Dubois : « Ils savent que le temps, fait et fera inexorablement son oeuvre ; tout en lui donnant(au temps) des petits coups de pouce. Cela coule de source et est simple à comprendre, non? »
Euh… non, désolé, je ne comprends pas.
@ JCPomerleau
Effectivement, votre appréciation est assez dénuée de romantisme… c’est le moins que l’on puisse dire !
Blague à part, votre vision historique de l’envahissement du Québec par le Canada et de sa situation actuelle aliénante (ce que vous qualifiez d’appréciation du contexte géopolitique) demeure, selon moi, une lecture partielle et biaisée. Il faut dire qu’il est impossible, de mon point de vue, d’analyser une situation géopolitique de façon tout à fait objective. Du moment que vous cessez d’énumérer des faits historiques pour en tirer une interprétation, celle-ci est subjective et contestable. D’ailleurs, le simple choix des faits historiques retenus pour en arriver à votre conclusion est subjectif.
N’allez pas croire que je vous le repproche, mais cela confirme ce que je disais : votre point de vue est tout aussi subjectif et contestable que celui que vous nommez tendancieusement « l’idéologie fédéraliste qui a pour corolaire la provincialisation des esprits ». Pas moyen d’aborder ce débat de façon objective. Ce sont des idéologies qui s’affrontent, et c’est paralysant pour le Québec.
Ce ne sont pas des idéologies qui s’affrontent ce sont deux états qui sont dans un rapport de force ou l’un des états a annexé l’autre qui est réduit à un demi état (simple constat géopolitique).L’idéologie est la symptomatique de se rapport de force (la provincialisation des esprits en découle).La politique se définie simplement : Intérêt, rapport de force(entre états)et effectivité. Pour revenir au thème, le Kossovo. L’intérêt de se débarrasser de la tutelle serbe est évidente pour eux. Le rapport de force fait foi de tout en politique; l’appuis des États Unis et de d’autres grands pays européens est déterminant pour rendre « effectif » ce choix politique; c’est là que la game se joue présentement: l’effectivité. Revenons au Québec. L’ intérêt du Québec c’est de reprendre en main l’ensemble de ses leviers de développement (argent et juridictions), préalable à une stratégie d’état (optimal) cohérente. Pour y parvenir il faut refaire le rapport de force (il n y a que cela de vrai en politique). Et pour se faire, compte tenue du contexte (on peut pas sauter dans l’indépendance à cause du chaos promis par Ottawa), il faut un gouvernement du Québec pose des actes d’états (Comme on l’a vu avec la Révolution tranquille: seul l’état agit avec envergure) pour reprendre le contrôle de ses juridictions. la premier acte majeur sera celui de doter le Québec de sa Constitution. Il faut que chaque acte d’état posée par le Québec pour donner de la consistance à son état soit fait dans un rapport de force qui nous soit favorable si non cela ne sera pas effectif.C’est cela le plan de match du Québec du point de vue géopolitique.
,,,juste une petite pensée en passant, pourquoi ne pas demander aux gens de St – Pierre et Miquelon , possession française en Amérique du Nord,de se joindre à notre pays-en-devenir? La force de ces gens( DOM),_ peut certainement nous aider à garder notre langue et du même coup on aurait un petit pas de franchi en français, on pourrait demander à notre mère-patrie de vraiment nous aider à redevenir possession française et avoir le bonheur immense d’avoir Sarko comme président —,Allons enfants de la patrie,le jour de gloire est arrivé,,,douce France doux pays de mon arrière- grand-père et de mon grand-père …merci.m.