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Le faux progrès

En fin de semaine avaient lieu au Québec les examens d’admission au secondaire dans beaucoup d’écoles privées.

Cela nous a valu le flot habituel d’articles presque uniformément négatifs sur le financement public qu’elles reçoivent, leurs pratiques de sélection, etc. Des débats légitimes, mais qui ne sont pas du tout l’objet du présent billet.

On fait souvent, à mon humble avis, une lecture furieusement réductrice de ces questions. Un point fondamental est fréquemment passé sous silence. Je m’explique.

La popularité grandissante de l’école privée s’explique, évidemment, par la crise de confiance que traverse l’école publique.

Mais contrairement à ce qu’on laisse souvent entendre, cette crise ne vient pas de ce que les parents s’imaginent faussement que toutes les écoles publiques sont mauvaises ou baigneraient dans la drogue. Les parents ne sont généralement pas idiots.

C’est plus subtil. Beaucoup de parents sentent que deux conceptions de l’école s’affrontent chez nous. Et ils se tournent vers l’école privée parce qu’ils la sentent plus proche de leurs vues.

Une conception soutient que la mission première de l’école est d’instruire, de transmettre des connaissances, en commençant par les plus fondamentales. Elle veut initier à la culture authentique TOUS les enfants, indépendamment de leurs origines ou des carrières qu’ils choisiront. C’est la mienne.

La seconde, celle qui fonde la réforme en cours depuis dix ans, pense que la mission première de l’école est d’abord d’être «inclusive».

Concrètement, cela signifie qu’elle se donne pour tâche première de «n’échapper» aucun élève. On focalise donc sur l’enfant en difficulté.  Ce n’est pas déraisonnable à première vue.

Ce point de vue part de l’idée qu’il faudra d’abord s’assurer que le petit Jonathan ait de l’estime pour lui-même, qu’il ne se sente pas «poche», qu’il ne soit pas pointé du doigt par les autres. Ici encore, ce sont de bons sentiments.

On a cependant pris les grands moyens pour ne pas lui faire connaître les affres de l’échec.

Pour l’essentiel, on a banni l’échec : d’où la quasi-disparition des redoublements, notamment en découpant le parcours scolaire en cycle de deux ans, en donnant des directives plus ou moins formelles à cet effet aux enseignants, en supprimant presque les moyennes de groupe, et en  intégrant les élèves en difficulté dans les classes régulières.

Comme les élèves faibles ont souvent de la peine avec les concepts abstraits, on a aussi mis l’emphase sur la dimension «utile» du savoir. D’où, par exemple, la quasi-disparition de la littérature classique, vue comme une perte de temps, comme une ringardise antimoderne que les enfants trouveront évidemment «platte», ou comme le reflet des goûts d’une élite surtout détestée par ceux qui en font partie.

Dans cette conception, la compétition est vue comme un danger, justement parce qu’elle pourrait mener les plus faibles à l’échec, ou parce qu’elle releverait d’un méchant darwinisme.

Comme le but premier n’est plus désormais d’élever TOUS les enfants, mais plutôt de tout faire pour n’en perdre aucun, alors forcément, logiquement, inévitablement, on nivelle par le bas, …ce qui les pénalise tous. À tout prendre, on les préfèrera également ignorants plutôt qu’inégalement instruits.

Diplômer et éduquer deviennent ainsi des synonymes. Peu importe si le système produit des diplômés dont les lacunes sont béantes : l’important est que chaque jeune ait les cartes de compétence officielles que le marché exige.

Les parents, eux, n’avaient jamais rien demandé de tout cela. Mais en haut lieu, on a toujours su ce qui était bon pour eux.                                                    

L’introduction de ce virage radical est d’autant plus injustifiée que les élèves québécois se classaient jusque-là parmi les meilleurs au monde. Désormais, nous glissons dans les classements internationaux mesurant la réussite…alors que le décrochage, lui, ne diminue pas. On perd donc maintenant sur les deux tableaux.                                                

Au contraire, l’école vraiment progressiste, celle que ces niveleurs par le bas détestent, c’est celle où le mérite y est encouragé et non découragé, où l’on détache l’enfant de son «vécu» pour le faire accéder à des univers dont il ne soupçonne même pas l’existence, où l’on reconnait que l’échec existe et impose de travailler mieux et plus fort la prochaine fois.

L’élitiste est plutôt celui qui renonce d’emblée à essayer d’élever tous les enfants, de toutes les classes sociales, à la connaissance de la culture authentique, remplaçant plutôt celle-ci par le même fast-food culturel qui meuble déjà largement le quotidien des enfants. Dans les faits, cela revient à réserver les trésors du savoir authentique aux seuls enfants issus des familles privilégiées.

Qu’une telle conception des choses passe pour du progressisme, alors qu’elle en est l’exact opposé, est profondément choquant.

45 réponses à “Le faux progrès”

  1. le 22 oct 2009 à 9:29 ymdelisle

    Bien d’accord avec vous M. Facal. Un des problèmes est que nos gouvernements font de la « gestion par statistiques » plutôt que de la « gestion par le gros bon sens ». Les « penseurs » au Ministère de l’éducation sont déconnectés de la réalité. Quand au gouvernement, un petit coup vers la droite ne serait pas mauvais.

  2. le 22 oct 2009 à 10:58 Sébastien Lévesque

    Sur cette question (l’éducation), l’origine des problèmes que nous rencontrons actuellement au Québec est profondément ancré dans une tradition que j’oserais qualifier comme de l’anti-intellectualisme (ou anti-élitisme). Le virage qu’a constitué la révolution tranquille, avec tous les bienfaits qu’on lui connait, a tout de même marqué le glas d’une certaine conception du savoir et de son acquisition, pour ne pas dire de l’être humain lui-même. La démocratisation du savoir, en effet, marque un changement radical dans notre rapport avec l’instruction, l’éducation devenant alors un droit, non plus un privilège. En soi, cela n’a bien entendu rien de mal, si l’on part de l’idée qu’il faut donner à tous une chance égale de s’instruire. Par contre, gardons-nous ici de confondre égalité des chances avec égalité tout court. Éviter de discriminer les individus en fonction de la force de leur porte-feuille ou de leurs origines est une chose, mais réfuser de discriminer en fonction des capacités intellectuelles en est une autre! Et à vouloir placer tout le monde sur un pied d’égalité, on nivelle effectivement et inexorablement vers le bas et alors, comme le dit monsieur Facal, nous sommes perdant sur les deux tableaux. « De chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins » (Marx) m’apparait ici un principe intéressant, qui loin de discriminer outrageusement les individus, donnerait plutôt à chacun la chance d’évoluer dans un environnement qui lui est adapté. Nous ne sommes pas tous des Einstein, grand bien nous fasse…

  3. le 22 oct 2009 à 11:21 Michel

    La « Nouvelle Classe » dites « progressiste » est apparue dans les années 60. L`activité de la Nouvelle Classe » consiste a « gérer les mots, les symboles, les idées ».

    Elle inclut les intellectuels, les enseignants, les chercheurs et les semi-intellectuels que sont les poetes, les journalistes, les fonctionnaires, les juges, les travailleurs sociaux, et tout ceux qui traitent de la communication.

    Ce sont eux qui fixent les enjeux de la société, définissent les normes, évaluent et imposent les solutions politiques. Il s`agit bien d`une « classe », car ses membres partagent les memes valeurs, les memes buts, et vivent de la meme maniere, essentiellement par la production, l`assemblage, la mise en forme et la diffusion de l`information. Par information, on entend ici aussi bien le Journal télévisé qu`un feuilleton. Les mots sont a la Nouvelle Classe ce que le capital est au capitalisme ou les travailleurs au syndicalisme. Cette classe est nouvelle, parceque sans précédent en influence et en nombre, en raison du développement de l`enseignement, de la communication et de l`étatisation.

    La philosophie commune a cette Nouvelle Classe est la contre-culture: hostilité au capitalisme, méfiance vis-a-vi de la croissance, mépris des valeurs des classe moyennes que sont le labeur, la discipline, la morale, la discrétion, l`épargne, la propriété, et anti-cléricalisme viscéral (anti-chrétien seulement!).

    Extrait de – La révolution conservatrice américaine – Guy Sorman – 1983

    Déchristianisation, multiculturalisme, déstructuration, post-modernisme, accomodements a sens unique, immigration massive et hors controle, islamisation, voila le résultat!

  4. le 22 oct 2009 à 11:33 daveyy

    BRAVO M. Facal, vous dites tout haut et de façon claire et précise ce que de nombreux Québécois pensent. Nous sommes vraiment fatigués d’entendre les « progressistes » dénoncer l’école privée comme étant la source de tous les maux qui affligent l’école publique.

    Ces derniers répètent ad nauseam que le salut de l’école publique passe par l’abolition des subventions aux écoles privées. Merci de sortir le débat de l’idéologie privé-public.

  5. le 22 oct 2009 à 11:35 Victor

    Je suis retraité depuis peu. J’ai souvent été surpris, ces dernières années, par le peu de culture générale de diplômés qui ont entre 23-30 ans. Même de niveau maîtrise. Ils sont très intelligents, mais plus enclins, plus aptes finalement, à discuter au niveau secondaire. Et ce sont les meilleurs parmi les « réchappés ».

    Par exemple, qu’une diplômée universitaire soutienne le plus sérieusement du monde qu’Israël n’est pas une démocratie, mais un état religieux, vaut bien cet autre, de niveau secondaire, pour qui la Chine, c’est simplement et définitivement un pays surpeuplé. On en est là, en général, et pas très loin de Tintin.

    Je ne suis pas certain qu’il existe une si grande différence entre les secteurs (public-privé). Mais s’il y en une, tant mieux. Je crois plutôt que c’est la compétence des parents, maintenant, qui est déterminante à l’égard de l’émergence de la qualité. Malgré les systèmes. Malgré le système qui tend à aller vers le déclassement des parents.

    Mais bon, chu vieux et passé-date, genre vieux fonctionnaire, genre vieux modèle. Et je ne revendique aucune compétence. Mais je revendiquerais facilement pour les jeunes l’excellence bien avant, et davantage, que l’égalitarisme, qui nous conduit directement au plus bas niveau du nivellement. Une centaine de « spécialistes » et de gestionnaires du M.E.Q. seraient congédiés, ou invités fermement à relever ailleurs de nouveaux défis, que tous les parents du Québec s’en porteraient mieux. Plus et mieux, et pour emprunter au langage du sport, un message serait envoyé, qui serait reçu 10-4 par toute la fonction publique !

    Après tout, les jeunes et les vieux reconnaissent bien que tous les joueurs de hockey ne peuvent pas tous être de la Ligue Nationale de Hockey… Y a plus que les gauchistes pour favoriser toujours les seules ligues de garages, et y voir du progrès.

  6. le 22 oct 2009 à 12:52 marilou

    MES parents ont eu 13 enfants et ils avaient à coeur de nous voir réussir nos études, les plus vieux ,dont je suis nous avons été obligé de laisser les études plus tot que les derniers, mais dans ces années-là 1957-1958-1959, quand nous avions fini notre sixième année, septième année et la huitième année, ce qui équivaut ,je pense pour aujourd’hui, au secondaire 1- secondaire 2 et secondaire 3 , nous étions prets à travailler soit en usine, soit sur la terre, soit dans les maisons privées,nous avions 14-15-16 ans, et il y en a qui se sentaient pret pour se marier à 18 ans,,avoir des bébés à 20 ans, et commencer une nombreuse famille, comme nous parents et leur parents ont fait avant eux,et nous avons suivi nos études par cours du soir et/ou par correspondances, les plus jeunes ont tous fait soit le collège classique ou le couvent des bonnes soeurs. c’était avant les polyvalentes , une fois que les polys ont fait leur apparitions , les enfants de notre famille ont suivis leur cours normal, et le cegep par après, et l,université pour quelques uns.-mes parents n,avaient pas une grande instruction mais ils avaient à coeur de faire instruire leurs 13 enfants et de leur donner un bon métier,il y en a eu qui ont doublés, ils n,avaient peut etre pas été capable de bien assimiler les matières et ils y en a eu qui ont sautés les classes,,,, et mes parents n’ont pas jugés ni les ni les autres, à chacun son talent comme dit mon père qui n’avait qu’une troisième année et qui aimait beaucoup lire et s,instruire, comme il disait tout le monde est capable de s’instruire peu importe son age, sa situation sociale, chose spéciale,,, chacun de nous y compris mes parents nous avons fait partie de mouvements sociaux et politiques nous avons suivis l’exemple des parents qui disaient si nous voulons changer les choses ,nous devons nous impliquer dans la société pour le faire..et il y a encore beaucoup de choses à changer ,à améliorer,à défaire .à refaire, à repenser,,,nous avons du travail à faire comme société,, bonjour

  7. le 22 oct 2009 à 13:57 Normand ajoindre

    Bonjour Monsieur Facal,

    Les buts de l’école ne sont pas assez bien définis par la société. Actuellement, le grand désir des professionnels de l’éducation est que les gens s’instruisent le plus possible dans le système officiel des écoles, avec le diplôme comme étape requise. Au premier abord, ces professionnels aimeraient que tous les étudiants passent 15 ans à l’école. Après quelques secondes de réflexions, ils diront « non, ça dépend des aptitudes et des objectifs professionnels de chacun des étudiants ». Alors pourquoi l’école est-elle pensée comme un supermarché qui s’adresse à tout le monde plutôt que d’être composée de services adaptés aux besoins particuliers des individus. Pourquoi celui qui deviendra boucher doit-il apprendre l’algèbre avancée ? Pourquoi faut-il s’occuper des jeunes qui donnent des signes de décrocheurs et qui ont un Q.I. dans la moyenne comme s’ils étaient des candidats à l’université ? Ne devrait-on pas s’interroger sur leurs vrais besoins et, ensuite, les aider en tenant compte de ceux-ci.

    Vous trouverez les éléments de réponses à ces questions en examinant le phénomène de fixation (obsession) des professionnels de l’éducation sur l’excellence (l’enrichissement des contenus, des programmes) et sur le culte de l’intelligence (avec l’omniprésence des mathématiques) qui, soit dit en passant, est une des plus belles formes de discrimination injuste car on privilégie les individus qui possèdent ces aptitudes particulières (les cérébraux). La suprématie du barème « maths » (qui est en fait un test de Q.I.) s’est installé dès les tout débuts de l’éducation parce que les enseignants du temps étaient des mathématiciens (grecs, égyptiens). Ainsi, le culte a-t-il débuté. Les matheux sont tellement impressionnants, ils retiennent tellement l’attention que ceux-ci se trouvent à encourager les enseignants à enrichir davantage les contenus afin de répondre à leurs besoins et de les voir performer. Leurs beaux succès ne sont-ils pas la validation même de la pertinence de ces programmes de maths ? Quant à celui qui n’a pas de bons résultats, c’est normal qu’il « sèche », qu’il échoue et s’il prend la voie du décrochage, on comprendra très bien. Les émules des Euclide comprennent vite.

  8. le 22 oct 2009 à 14:41 Christo

    Je ne vois pas pourquoi mes impôts devraient financer l’éducation d’élite d’enfants privilligiés!

  9. le 22 oct 2009 à 15:39 ymdelisle

    @ Christo
    Je ne vois pas pourquoi mes impôts devraient financer un système d’éducation qui nous mêne directement vers un « dumbing down » de la population dans une ère ou le savoir déterminera notre survie économique et culturelle.

    En passant, la vraie élite envoie ses enfants dans des écoles non-subventionnés. La grande majorité des gens qui envoient leurs enfants dans le privé sont des gens de classe moyenne, bien ordinaire, qui veulent que leurs enfants soient capables de compétitioner avec le reste de la planète.

  10. le 22 oct 2009 à 16:59 Christo

    @ymdelisle
    >La grande majorité des gens qui envoient leurs >enfants dans le privé sont des gens de classe >moyenne

    Je ne sais pas d’où vous sortez cette statistique?
    Une chose est sûre: Quelqu’un qui gagne 20000/annee, paye $2500 au gouvernement et ne peut se permettre les frais de scolarite de Brebeuf de
    $ 10286.
    (http://www.brebeuf.qc.ca/?A0101C79-3A41-4541-BCC5-13EDE0099FC6)

    Allez-lui dire que son argent finance l’éducation élitiste que lui-même ne peut se payer.

    >Je ne vois pas pourquoi mes impôts devraient >financer un système d’éducation qui nous même >directement vers un “dumbing down”

    Au lieu de verser tant d’argent à des institutions privées, peut-être que l’éducation public devrait être améliorée, surtout si le Quebec doit « compétitioner avec le reste de la planète ». D’ailleurs, le reste de la planète, par principe, ne finance pas leurs écoles privées.

  11. le 22 oct 2009 à 17:02 Christo

    Oups il semblerait que les frais de $ 10000 s’applique aux etudiants etrangers? Combien coutent Brebeuf par annee?

  12. le 22 oct 2009 à 17:02 Magnolia

    Bonjour Monsieur Facal.

    Excellent papier, j’adore vous lire.

    L’élite d’aujourd’hui se nomme Maxime et interpelle Descartes : « Je pense donc tu suis. »

  13. le 22 oct 2009 à 17:15 Pierre-Olivier Bastien-Dionne

    L’éducation publique et le MEQ entretiennent un mythe présentement, un mythe qui dénaturent même la nature de l’enseignement, et de l’acquisition de connaissances:puisque tous les élèves sont égaux, chacun a le droit de réussir son éducation. C’est le mythe le plus pernicieux parce qu’il exclut totalement la notion de différence entre les individus. En nivelant par le bas, en employant des moyens détournés pour éviter de faire redoubler les élèves, on instaure un système où la différence n’est plus une qualité, mais un défaut. En plus, on évacue totalement la notion d’effort. On ne stimule plus l’estime de soi en éliminant la notion d’échec, mais en faisant réaliser des tâches difficiles à des élèves. Éliminer l’échec revient à rendre insignifiant tout effort fait par l’élève.

    Ce mythe s’étend aussi à la formation, dirigée majoritairement vers l’université, à rabais elle aussi. Résultat à court terme, pénurie de main-d’oeuvre dans le secteur professionnel.

    Si l’école privée plaît davantage aux parents ce n’est pas parce que l’éducation est nécéssairement de meilleure qualité (l’absence de syndicat doit jouer par contre), ni le milieu bien différent (eh oui, il y a de la délinquence et de la drogue dans les écoles privées), mais pour l’encadrement, et la proximité de l’élève et du parent avec le professeur. La présence de programmes spéciaux (arts-études, sports-études, immersions anglaise, programme internationaux) joue aussi pour beaucoup.

    Les problèmes de l’éducation sont multiples, et ce n’est certainement pas en enlevant l’école privée qu’on va les régler. Arrêter de les subventionner mènerait probablement à la mort de beaucoup d’entre elles, d’autant plus que les enfants de plusieurs familles modestes se privent et recoivent l’aide de fondations pour envoyer leurs enfants dans ces institutions.

  14. le 22 oct 2009 à 17:22 Pierre-Olivier Bastien-Dionne

    @ Christo

    Les parents d’enfants qui choisissent d’envoyer leurs enfants à l’école privée financent aussi le secteur publique, alors je ne vois pas en quoi il serait injuste qu’une partie de leurs impôts subventionnent en partie seulement l’école privée. Le fait que l’école privée ne soit pas subventionnée au même niveau que l’école publique libère aussi de l’argent qui peut être disponible pour le secteur publique. On paie donc davantage pour de l’éducation privée que publique.

    Il serait peut-être temps aussi de revoir le système d’éducation publique, le rôle du ministère de l’éducation ainsi que la lourde (le mot est faible) bureaucratie du MEQ. Depuis 10 ans, la situation du décrochage est de plus en plus grave, pourtant on a pas arrêté de gonfler le budget du MEQ. Si la solution ne fonctionne pas, il faudrait peut-être la revoir, plutôt que de continuer plus loin dans une voie qui ne résoud rien.

  15. le 22 oct 2009 à 18:16 Daveyy

    @ Christo

    Le salaire moyen au Québec tourne alentour de 40 000 $ p.a.

    Si tous les élèves du privé se ramassaient au public l’an prochain, le 60 % du subvention monterait à 100 %, ce qui coûterait des centaines de millions au trésor québécois.

    M. Facal milite pour la qualité de l’enseignement et non la quantité.

  16. le 22 oct 2009 à 19:05 Christo

    @Daveyy

    >Si tous les élèves du privé se ramassaient au >public l’an prochain, le 60 % du subvention >monterait à 100 %, ce qui coûterait des centaines >de millions au trésor québécois.

    Je crois que la logique est douteuse: une éducation à Brebeuf non subventionné coute plus chère q’une place à l’école publique. Si tous les élèves du privé se ramassaient au public l’an prochain, ses subventions iraient au système publique qui en a bien besoin.

    Est-ce vraiment juste que l’impôt de notre salarié typique paye les frais de scolarité de Brébeuf de Justin Trudeau (que j’aime beaucoup d’ailleurs)? Il me semble que c’est louche!

  17. le 23 oct 2009 à 10:22 ymdelisle

    Christo, est-ce vraiement juste que l’impôt de notre salarié typique paye les frais pour quelqu’un qui abuse du BS? Est-ce juste que l’impôt de notre salarié typique paye pour une administration lourde au MEQ? Est-ce juste que l’impôt de notre salarié typique paye pour des Commissions Scolaires sclérosé? Voyez-vous, c’est facile de dire que le système d’écoles privé est injuste parce que le petit salarié paye pour faire instruire les riches. Mais la réalité est que la majorité des revenus de taxes proviennent de 30% de la population.(svp me corrigé sur le %) Je paye des taxes à deux Commissions Scolaires, je paye des taxes au max au provincial, je paye des taxes à ma ville défusionné ainsi qu’à la Ville de Montréal, je paye des taxes au Fédéral et je paye des taxes sur des taxes (TVQ). Voyez-vous Christo, je suis une bonne source de revenu pour le gouvernement et si je décide de payer encore plus pour que mon enfant ai une éducation de qualité dans une école privé pour avoir la capacité de décrocher un bon emploi pour également devenir une bonne source de revenu pour le gouvernement, je n’y vois pas de problème. Je paye pour le 80% subventionné et je paie pour le 20% non-subventionné. L’éducation de mon enfant n’est pas gratuite. Par contre, la personne qui ne paye pas d’impôt, ou qui est sur le BS de père en fils, aura une éducation gratuite pour ces enfants. Parce que je crois qu’il est important d’aider les autres qui ont moins de ressources que moi, je paye beaucoup d’impôts sans trop chicaner. Nous allons écoeurer les vraie payeurs de taxes au point tel qu’ils iront ailleurs ou ils refuseront de venir s’établir ici.(Cela a déja commencé. Montréal est maintenant 3é après Calgary pour le nombre de sièges sociaux) Alors la question ne sera pas si nous devons subventionné les écoles privés. La question sera plutôt quels services nous devrons éliminer pour nous tenir a flot. En passant, éliminer les écoles privés subventionnés augmentera les coûts communs.

  18. le 23 oct 2009 à 13:13 daveyy

    @Christo,

    avec respect, si un élève au public coûte, disons 10 000 p.a au trésor public, celui du privé en coûte 60 % ou 6 000 et cela indépendant du coût total de l’élève au privé, car la différence est comblée par les frais de scolarité payés par les parents. Que Brébeuf charge 2 000 ou 20 000 aux parents ne changent en rien la subvention de 6 000 qu’il reçoit de MEQ.

    Transférer un élève du privé au public représente un coût additionnel de 4 000. C’est pas une question de logique qu’une de mathématique élémentaire. Au strict sens économique notre salarié typique fait une bonne affaire car l’étudiant à Brébeuf lui coûte 6 000 au lieu du 10 000 qu’il lui en coûterait si ce même élève était au public.

  19. le 23 oct 2009 à 15:01 christo

    @ymdelisle

    >Nous allons écoeurer les vraie payeurs de taxes au >point tel qu’ils iront ailleurs ou ils refuseront >de venir s’établir ici.

    Dans mon cas la decision a deja ete prise. En Ontario, le pourcentage en impots qui revient au gvt est moins eleve http://www.ey.com/CA/en/Services/Tax/Tax-Calculators-2009-Personal-Tax

    et le gvt ne subventionne pas ses ecoles privees.

    L’idee a ete lancee a la derniere campagne electorale. Le chef du parti Conservateur qui l’a proposee n’a meme pas ete elue dans son circonscription.

  20. le 23 oct 2009 à 17:08 MV

    @christo:

    Soyons réalistes, John Tory n’est plus là à cause du dossier des écoles confessionnelles et le système d’éducation en Ontario est très particulier avec quatre systèmes scolaires (et en tant que citoyen Ontarien francophone le système ne risque pas de changer dans les prochaines années).

    -Publique Anglophone
    -Publique Francophone
    -Catholique Anglophone
    -Catholique Francophone

    Soit dit, dès qu’on va atteindre le stade critique par le nombre de contribuables potentiels au Québec avec le déclin démographique, le nombre de services va être devoir être coupé de moitié.

  21. le 24 oct 2009 à 1:39 andan

    @ ymdelisle

    « Christo, est-ce vraiement juste que l’impôt de notre salarié typique paye les frais pour quelqu’un qui abuse du BS? »

    Pourriez-vous expliquer que voulez-vous dire par la formulation absconse « abuser du BS »?

    Est-ce que c’est une obsession acquise en se collant au discours humanitaire, généreux, profondément ancré au réel des Gilles Proulx, Claude Piché et autres « progressistes » gueulards?

  22. le 24 oct 2009 à 15:56 christo

    @ daveyy

    Mathematique elementaire? Pourquoi commencer a me lancer des pourcentages quand Quebec paye un prix fixe? Quand on parle de pourcentage, encore aurait-il fallu preciser pourcentage de quoi?

    Mais supposons que vos chiffres concordent et que 6000 $ representent reellement 60% d’une facture scolaire publique, la logique d’une bonne affaire est encore douteuse car elle pretend que si cette subvention est eliminee, TOUS les eleves « se ramasseront a l’ecole publique ». Pour bien rentrer dans son argent, il faudrait que ce soit une grande majorite, 60% selon vos chiffres!

    Avec un mythe aussi fort, entretenu par le systeme prive, qui dit que pour reussir dans la vie il faut necessairement passer par une ecole privee, je doute qu’on en vienne a ce scenario.

    La bonne affaire pour le gouvernement, c’est de ne pas payer pour l’ecole privee. Si des parents sont pret a adherer a ce mythe, qu’ils payent pour leur conviction, et qu’ils n’en demandent pas a la majorite qui se contente bien d’une bonne education publique. Il n’y a qu’au Quebec qu’on mise sur des ecoles d’elites pour “bien” eduquer la population. Il faut le faire!

    En Ontario, le chef du parti conservateur a la derniere campagne electorale a voulu subventionner des ecoles religieuses PRIVEES. Alors qu’il y a pour tout le monde une alternative publique, la population a eu la sagesse de l’envoyer faire de la radio!

    Le meilleur argument contre ces subventions c’est bien l’Ontario ou l’on paye moins d’impots et ou les ecoles privees sont…. privees et se debrouillent.

  23. le 24 oct 2009 à 16:20 christo

    « TOUS les eleves “se ramasseront a l’ecole publique”. Pour bien rentrer dans son argent, il faudrait que ce soit une grande majorite, 60% selon vos chiffres! »

    Quand je dis TOUS les eleves ici, je parle de « TOUS les eleves du privees »

  24. le 24 oct 2009 à 17:28 Gilles

    «…est-ce vraiement juste que l’impôt de notre salarié typique paye les frais pour quelqu’un qui abuse du BS?» écrit ymdelisle.

    Je me demandais ce qui me rendait mal à l’aise en lisant certains commentaires dans ce blogue. Maintenant je le sais. Avec des olibrius de ce genre, on est pas sorti du bois.

    Si vous cautionnez ce genre de raisonnement méprisant et rétrograde Joseph Facal, vous faites bien de rester à l’écart de la chose publique

  25. le 24 oct 2009 à 17:41 Francois Aubin

    Allons-y plus simplement pour Christo!!

    Supposons qu’actuellement il y a 500 000 élèves à l’école publique qui reçoivent 10 000 $ de subvention chacun. = 5 milliards

    Il y a 100 000 élève à l’école privé qui reçoivent 6000 $ de subvention chacun et le reste est défrayé par l’utilisateur = 600 millions

    Total de subvention nécessaire actuellement: 5,6 milliards

    Supposons maintenant que 100 % des élèves vont au public et qu’on abolit les écoles privés comme vous le suggérer. 600 000 X 10 000 = 6 milliards!!

    Qui est-ce qui va payer pour les 400 millions supplémentaire? Habituellement, la gauche répond faire payé les riches… C’est exactement ce que le système actuel fait!

    Et votre comparaison avec l’Ontario est difficilement réalisable puisque le % de population ayant un revenu de 100 000 dollars et plus et nettement plus élevé qu’ici et leur Revenu disponible est également beaucoup plus élevé qu’ici. Au Québec, une infime minorité de gens pourraient se permettent une école totalement privé.

    PS: arrêter de colporter des inepties du genre les pauvres et la classes moyenne payent pour les riches! Au Québec, si on a besoin de 50 $ en impôt voici comment on va les chercher en tenant compte de l’impôt progressiste.

    Personne 1,2,3,4: 0
    Personne 5: 0,50 $
    Personne 6: 1,50 $
    Personne 7: 3,50 $
    Personne 8: 6,00 $
    Personne 9: 9,00 $
    Personne 10: 29,50 $

    Donc la moitié la plus pauvre paye 0,50 $ et la moitié la plus riche paye 49,50 $….

    On peut donc arriver à la conclusion que la moitié la plus pauvre paye effectivement pour les riches: 1 % !!!!!!!! et que la moitié la plus riche paye 99 % du cout d’éducation pour la moitié la plus pauvre! Maudit riches!!!!!!!!!

    à Andam

    Avez-vous besoin d’une explication philosophique pour comprendre les mots abuser du bs ? C’est très simple, une personne qui ne nécessite pas le bs parce qu’elle est amplement capable de travailler l’utilise quand même et se fait vivre par ses compatriotes!!!

  26. le 24 oct 2009 à 18:03 Francois Aubin

    à Gilles

    Se faire vivre par les autres n’est pas un droit!! Si un payeur d’impot est mécontent que certaines personnes sur l’aide social semble profite de son argent, c’est son droit! Comment peut-il l’exprimer d’une autre manière? Je présume que vous aller me dire que personne n’abuse du bs…

  27. le 24 oct 2009 à 19:03 christo

    « Supposons maintenant que 100 % des élèves vont au public et qu’on abolit les écoles privés comme vous le suggérer. 600 000 X 10 000 = 6 milliards!! »

    C’est la que je crois que vous vous trompez. Si les subventions du privees sont eliminees, les ecoles prives continueront d’exister et tous les eleves du privees n’iront pas necessairement au public.

  28. le 25 oct 2009 à 8:44 Gilles

    Écoutez François, les gens qui se font vivre par les autres comme vous dites, ne sont pas nécessairement des gens qui ont choisi de se faire vivre par les auteres.

    C’est ce que je déteste profondément dans cette façon de juger les autres qui semble vous être familière. Dans quel monde vivez-vous François ?

    Réveillez vous, revenez sur terre. Savez-vous que plus de 30 % des gens qui fréquentent les banques alimentaires sont des personnes qui ont un emploi mais qui sont si mal payés qu’ils doivent, souvent honteux, recourir à la charité pour pouvoir manger ?

    Non mais avez vous fini de cracher sur les segments de lapopulation qui vivent dans lapauvreté ? Vous êtes autonome, vous avez un bon emploi, tant mieux pour vous. Mais ça ne vous autorise pas à mépriser ceux qui n’ont pas votre chance.

    Qu’est-ce que c’est que cette façon de décider péremptoirement de qui est bon et méritant, qui est méchant et méprisable ?

    Vous payez des impôts, tantmieux. J’en paye aussi. Mais si par malheur j’étais frappé par la crise financière et que je perdais mon emploi je suis bien content que ma société aie pensé que je pouvais avoir besoin d’aide et m’aide à passer à travers.

    Est-ce qu’il y a des gens qui vivent et qui survivent grâce aux mesures sociales ? Oui. Est-ce qu’il y a des gens qui en abusent ? Oui. Mais pour

  29. le 25 oct 2009 à 8:51 Gilles

    (Excusez mon système informatique a dérapé)
    Est-ce qu’ily a des gens qui en abusent ? Oui. Mais pourquoi?

    Ça se peut tu que parmi ces gens il y en ait plus que vous pensez qui souhaitent en sortir mais ne trouvent pas le moyen de le faire ?…. Comment vous faites pour déterminer qui est bon et qui est méchant avec cette assurance qui vous permet de cracher sur les gens ?

    Si votre vision était la parousie que vousprétendez, il y aurait des emplois pour tout le monde. Malheureusement, le système économique dans lequel nous sommes, engendre justement la disparité qui fait qu’il y a des riches de plus en plus riche et des pauvres de plus en plus pauvre.

    Dites-nous comment votre système permet de répartir équitablement la richesse créée entre tous les humains et je commencerai à vous écouter avec respect.

  30. le 25 oct 2009 à 11:59 Victor

    @Andan et @ Gilles

    Mais oui andan et gilles, y a des profiteurs de B.S. Ce sont les imbéciles qui fouèrent sur les bancs de l’école publique, qui font perdent du temps à tout le monde, qui décrochent enfin, pis qu’à 25 ans, entre 2 jobines et 5 mois de B.S., viennent réclamer à Emploi-Québec qu’il les paie afin qu’ils finissent leur cours secondaire.
    Pis qui refoutent encore la marde. Jusqu’à ce qu’ils découvrent les blogues …

    Les banques alimentaires sont bien davantage des banques de solidarité et de fraternité que des banques alimentaires. Et les besoins sont immenses. Ils grandissent. Notre système politique, la gauche, la droite, les feds et les les indep., tout le système est devenu insensible à la réalité de la rue, des écoles, du marché du travail.

    Suffit de voir la clientèle des banques alimentaires, de plus en plus « ethnique », pour trouver de la plus grande absurdité toute la publicité de notre gouvernement sur la nécessité de plus d’immigration.

    Ronchonner sur les b.s. de père en fils, c’est strictement être à côté de ses souliers. Distinguer l’école entre public-privé pas beaucoup mieux.

    Pour modifier la formule : qu’importe qui paie le prof pourvu qu’il enseigne. Et surtout, qu’il puisse enseigner sans agent de sécurité ni police de quartier dans les corridors de l’école.

  31. le 25 oct 2009 à 13:18 Francois Aubin

    Cher Gilles

    Je suis pour la vertu autant que vous !!! Je serais même pour qu’on augmente les cheque de bs, je suis pour la gratuité scolaire, je suis pour la construction de milliers de logement sociaux à chaque année, je suis pour l’augmentation des chèques de chômage et des pensions, je suis pour l’augmentation de 11,5 % des employés du public même que j’aimerais qu’ils aillent plus!! Alléluia!!

    Le petit problème est que nous sommes en déficit, les intérêts de la dette représente le troisième ministère, le vieillissement diminuera le nombre de payeurs d’impôts et augmentera les dépenses, les actuaires de la RRQ nous disent que le fond sera VIDE dans 30 ans, le ministère de la santé n’est pas capable de survive avec des augmentation de dépenses de 6 % (J’ai bien hâte de voir l’année ou on devra mettre 0 % de croissance de dépense dans ce ministère) ,etc,etc,etc.!

    On est tous pour la vertu et on est tous envie d’aidé les gens !! Tout le monde a profité du système pendant 30 ans sans se poser de question, on ne peut tout simplement plus aujourd’hui… Alors je me permets de juger les profiteurs sans aucune pitié pour ces derniers! Ps, je ne dis pas que tous les bs sont profiteurs, je dis simplement qu’un très grand nombre de personne touche du bs et travail au noir en même temps… (Aller dans un restaurant et demander aux plongeurs, boss-boys et livreurs s’ils sont déclarés… Aller voir les travailleurs de la construction sur le chômage 6 mois par année qui profite de l’hiver pour faire des p’tites jobs et boucler les fins de mois)

    Le problème de pauvreté existe et je ne le ni pas mais la journée ou la banque mondial devra financer notre dette suite à un décottement de nos créditeurs, nous devrons supprimer tous les programmes sociaux et le Québec deviendra un pays du tiers monde… Est-ce que vous croyez que les pauvres seront mieux servit rendu la?

  32. le 25 oct 2009 à 13:26 Francois Aubin

    à Andan!

    Continuons avec l’exemple que j’ai donné plus tot. Supposons qu’un certain nombre de personne décide de rester au privé malgré l’arrêt de subention au privé, il faudrait tout de meme 40 000 élèves hors du sytème public pour arrivé au même financement qu’actuellement. Si on considère que 100 000 enfants sont au privé actuellement avec 60 % de subvention, j’ai beaucoup de difficulté à croire qu’il y en aurait 40 000 qui l’utiliserait sans subvention! Supposons que les 100 000 personnes mettent en moyenne 5000 dollars par année actuellement, ils devraient en mettre 11 000 par la suite et l’écart entre la qualité du privé et du public seraient beaucoup moindre.

  33. le 25 oct 2009 à 13:37 Francois Aubin

    L’école privé au Québec, c’est le même principe qu’un avion. Les gens en première classe et classe affaire sont nettement mieux traiter que les gens en classes économiques! On devraient se révolter contre cette injustice. Supposons qu’il y ait 40 classes affaire à 6000 le billet et 100 classe économique a 1000 dollars le billet.

    Total: 240 000 + 100 000 = 340 000

    Éliminons la classe affaire!!!

    Total: 140 X 1000 = 140 000 !
    Il ne reste plus qu’a séparé les 200 000 restant entre tous les passagé alors les billets sont tous à 2400$

    On paye 1400 $ de plus à la fin mais on a la satisfaction que tout le monde est égaux voila un choix éclairé!

  34. le 25 oct 2009 à 15:41 christo

    @Francois Aubin

    Encore un fois, votre raisonnement suppose que l’elimination des subventions aux privees entrainera le transfert de TOUS les eleves du prive au public.

    Pour reprendre votre analogie boiteuse, on n’elimine pas la classe affaire, on elimine l’argent du contribuable qui paye une partie du billet classe affaire. La classe affaire reste et celui qui veut y’avoir acces paye de ses propres moyens.

    La satisfaction n’est pas que « tout le monde soit egal », la satisfaction est que des fonds publics dedies a l’education vont en priorite a une education de qualite auquelle tout le monde (le contribuable inclus) a acces.

  35. le 25 oct 2009 à 16:41 decembre

    Tout ce débat est finalement sur l’argent et rien d’autre.
    Ce sont les pauvres qui payent une partie de l’école privée des riches.
    Société hypocrite québécoise.

  36. le 25 oct 2009 à 19:34 ymdelisle

    Andan,
    Je ne suis pas contre le maintien d’un système de bien être social. Bien au contraire. Je me répéte…il est important de fournir de l’aide au moins nantis. Cependent, je n’aime pas que mes taxes soient utilisés par des gens qui abusent du système, c’est tout.

  37. le 26 oct 2009 à 0:33 Francois Aubin

    Éliminer les subventions équivaudrait à doubler le prix pour chaque enfant. La grande majorité des parents ne pourraient pas suivre et les quelques écoles restantes seraient reservés à l’ultra élite. Une belle manière de perpétué l’aristocratie. Déja que c’est pas facile d’inscrire son enfant à Bréboeuf… La vérité est que la subvention permet aux familles de la classe moyenne pour qui l’éducation est une priorité au dela des loisirs d’avoir une excellente éducation. En l’éliminent, ce sera réservé aux riches! (PS: je suis aller à l’école publique)

  38. le 26 oct 2009 à 9:37 ymdelisle

    Francois, vous avez raison. Les riches auront toujours les moyens d’envoyer leurs enfants dans les meilleurs écoles. Le problème, au Québec, est que l’éducation n’est pas vue comme une solution qui nous permettra de un, protèger notre langue et notre culture, et de deux, créer la richesse qui nous permettra de concrétiser nos gains. Nous voulons créer une société utopique sans y mettre les efforts requis. Ceux qui mettent les efforts et qui agissent se font passer au tordeur par les ténors de la rectitude socialo-nationaliste. Le financement des écoles privés n’est pas un avantage pour les riches. C’est un avantage pour ceux qui sont prêt a faire des sacrifices pour donner une éducation de qualité à leurs enfants. Croyez-moi, il y a beaucoup de gens bien ordinaires qui ont des enfants au privé.

  39. le 26 oct 2009 à 11:03 Gilles

    Cher Victor «Pis qui refoutent encore la marde. Jusqu’à ce qu’ils découvrent les blogues …». Ha ha ha!

    Si je comprend bien, vous me prenez pour un miroir…. Pour ce qui est de brasser la chaudière, vous me semblez doué mon ami.

    Quant à vous monsieur Aubin, «Je suis pour la vertu autant que vous !!! Je serais même pour qu’on augmente les cheque de bs, je suis pour la gratuité scolaire, je suis pour la construction de milliers de logement sociaux à chaque année, je suis pour l’augmentation des chèques de chômage et des pensions, je suis pour l’augmentation de 11,5 % des employés du public même que j’aimerais qu’ils aillent plus!! Alléluia!! ».

    Si ça ne vous fait rien François Aubin, votre ton condescendant, mettez-vous le, où vous voudrez. Mais pas dans ma cour ok?

    Comprenez moi bien monsieur Aubin, je ne suis pas en faveur de mesures déraisonnables. Je suis simplement pour que des solutions équilibrées soient trouvées et mises del’avant.

    Les finances publiques sont en mauvais état on est tous d’accord là-dessus. Mais on ne peut pas imputer toutes les avanies des finances publiques aux mesures sociales. Et on ne peut pas résoudre la situation uniquement en frappant sur le maillon faible de la société.

    J’ai été fonctionaire provincial et je peux affirmer que des augmentations de salaire de 11% je n’en ai jamais eues. C’était généralement de 0% à 2%. Qu’en est-il de vous monsieur Aubin ?

    Aujourd’hui je vis avec une pension de retraite non indexée pour l’essentiel. Et ce sera comme ça jusqu’à ma mort. je suis pour ainsi dire entré dans un processus d’appauvrissement continu jusqu’à ma mort monsieur Aubin. Et je ne m’en plains pas parce que j’en ai plus que la majorité des gens.

    Mais cela ne m’empêche pas de penser et de savoir que présentement, il ya des gens qui travaillent, qui ont un emploi, et qui doivent néanmoins se présenter dans des banques alimentaires pour pouvoir se nourir convenablement.

    Je ne pense pas que vous en soyez là. Mais je pense que vous vous en fichez allègrement c’est bien clair.

    La pensée unique, ça empêche de voir ce qu’il y a autour de soi. Avant on mettait des oeillères aux cehveaux pour qu’ils ne soient pas effrayés par ce qu’ils auraient pu voir autour et qui les auraient affolés.

    Ce qui est dangereux dans une société, ce n’est pas ce que l’on voit François. Ce qui est dangereux, c’est ce qu’on ne voit pas. jusqu’à ce que ça nous pète dans le visage.

    Les BS sur lesquels vous, Victor et d’autres crachez à jet continu sont une minorité dans la société.

    Si vous voulez trouver des solutions aux problèmes des finances publiques, jetez donc un coup d’oeil pour voir du côté de la bande de salauds à col blanc, déguisés en entrepreneus et professionnels de tous poils qui usent et abusent des fonds publics comme un bar ouvert. On sait jamais….

  40. le 26 oct 2009 à 11:22 ymdelisle

    Gilles,

    Vous dites, « Les BS sur lesquels vous, Victor et d’autres crachez à jet continu sont une minorité dans la société. » Oui, et les riches aussi….et les payeurs de taxes aussi. Y reste qui?

  41. le 26 oct 2009 à 12:02 daveyy

    Pauvre Christo , à s’entêter sur une théorie qui est des plus boîteuses, il nous démontre que ses cours de maths ont visiblement manqué d’intérêt pour lui à un jeune âge.

    Est-ce qu’on peut s’entendre que d’augmenter substantiellement les frais de scolarité au privé pour combler le retrait des subventions publiques, va tendre à diminuer le nombre d’élèves au privé.

    Ceci étant dit, pour chaque élève qui passe du privé au public, il y aura un fardeau financier supplémentaire pour le public. Donc, je me répète,au strict point de vue financier, ce seait une mauvaise affaire pour les contribuables québécois de retirer les subventions au privé.

    Mettez le nombre que vous voulez, l’équation donnera toujours la même conclusion. Faut être obtus pour ne pas comprendre.

  42. le 26 oct 2009 à 12:58 Francois Aubin

    À Gilles

    Pardonnez mon ton je ne voulais pas vous offenser par ce dernier. Pour répondre à vos interrogations, je suis un étudiant à l’université alors je ne paye pas d’impôts grâce à un excellent système. Ce que je critique est que ce système à été conçu selon une logique de très courte vision sans aucune modification sous prétexte de démolir les acquis.

    EX

    - L’âge pour les pensions de retraite à la régie des rentes à été fixé il y très longtemps. Ils n’ont pas pensés à indexer l’âge de la retraite à l’augmentation de l’espérance de vie ou augmenter les cotisations. Les actuaires prévoient que le fond de la régie des rentes sera VIDE dans 30 ans. Toute ma vie, je vais cotiser à 12 % de mon salaire pour avoir 0 à la retraite. Les gens qui profitent actuellement du programme ont cotisés à 4 % au début!

    - Le budget de la santé et de la dette représente plus de 50 % des dépenses du Québec et ils augmentent endormement à chaque année. Est-ce que vous trouvez ça juste qu’une génération complète travail pour payé la santé et la dette à 75 %? Pensez-vous qu’on va s’en bâtir des grands projets avec la carte de crédit comme les olympiques ou l’expo.

    Je ne suis pas contre la redistribution sociale et les mesures sociales, je dis simplement qu’il faut redresser la situation pour arriver à garder ce système au delà de 20 ans!

    Je suis d’accord avec vous sur le fait qu’on doit attaquer les cols blancs également, on pourrait aller chercher 1 ou 2 milliards annuellement avec l’arrêt de l’évasion fiscale et l’arrêt des contrats d’infrastructures surévaluer mais ce ne serait même pas suffisant pour atteindre l’équilibre budgétaire.

    Pour ce qui est de votre emploi à la fonction publique, je vous invite à lire l’article de Michel Girard sur cyberpresse qui démolit une fois pour tout l’argument de la sous-rémunération du public. Non seulement les employés du publiques sont payés davantage mais la sécurité d’emploi est une valeur inestimable. Évidemment, je parle de la sécurité d’emploi pour les 40 ans et plus puisque les syndicats ont acceptés que les plus jeunes aient des emplois précaires pour garder leurs excellentes conditions.

    La simple réalité est que les Québécois ont vécu à 120 % pendant 30 ans et nous ne voulons pas vivre à 80 % de ce que nous payons dans 20 ans. Est-ce ci déraisonnable?

  43. le 26 oct 2009 à 12:58 christo

    @daveyy
    « Est-ce qu’on peut s’entendre que d’augmenter substantiellement les frais de scolarité au privé pour combler le retrait des subventions publiques,
    va tendre à diminuer le nombre d’élèves au privé. »

    Qu’est-ce que vous en savez? Vous ditez vous-meme que ces subventions coutent 6000 par eleve. L’augmentation substantielle des frais de scolarite au prive sera de 6000. Vous avez lancer 42000 comme salaire moyen! Si c’est deductible d’impot, une famille de la classe moyenne peut se permettre ce luxe.

    « Ceci étant dit, pour chaque élève qui passe du privé au public, il y aura un fardeau financier supplémentaire pour le public. »

    Si vos chiffres sont corrects, il faudrait que plus de 60% des eleves du prive passe au public pour que ce fardeau financier soit reelement supplementaire. Je ne pense pas qu’on en vienne a ce scenario

    Donc non, on ne peut s’entendre que payer pour des ecoles privee est une bonne affaire.

  44. le 26 oct 2009 à 13:09 Gilles

    Un de mes amis employait une expression savoureuse. Il disait parfois à l’un ou l’autre dans le feu d’une discussion, «tu fais cailler mon lait». C’est l’effet que me font vos propos monsieur ymdelisle.

    Dans une situation critique, l’effort déployé pour en sortir doit être partagé entre ceux qui ont les moyens de contribuer à la solution.

    Et en l’occurence ce sont les classes moyennes et aisées qui doivent faire les efforts nécessaires pour refaire ce qui a été mal fait.

    Et ce qui a été mal fait l’a été par ceux qui exercent le pouvoir pas par ceux qui le subissent. Et ceux qui subissent le pouvoir, ont le pouvoir de demander des comptes à ceux qui l’exercent, et de choisir ceux qui savent comment ne pas répéter les erreurs du passé.

    Demander à ceux qui n’ont rien de donner ce qu’ils n’ont pas, n’est ni réaliste ni raisonnable. Et générateur de plus de détresse, de troubles et de coûts sociaux supplémentaires inévitables quet nous n’avons pas les moyens de payer.

    C’est pourquoi je trouve inutile et improductif de s’attarder lourdement sur un segment de la population qui est une conséquence et non une cause de la situation.

    Dans le petit Prince de St-Exupéry, le petit Prince arrive sur une planète ou règne un Roi. Le roi lui dit qu’il commande et qu’il est toujours obéi.

    Alors le Ppetit Prince lui demande de faire un coucher de soleil. Je ne peux pas lui dit le roi. Mais vous dites que vous êtes obéi réplique le petit Prince.

    «Si j’ordonnais, disait-il couramment, si j’ordonnais à un général de se changer en oiseau de mer, et si le général n’obéissait pas, ce ne serait pas la faute du général. Ce serait ma faute

    http://www3.sympatico.ca/gaston.ringuelet/lepetitprince/chapitre10.html

  45. le 26 oct 2009 à 13:16 Joseph Facal

    Merci Christo d’avoir fait totalement dévier la discussion vers la question du financement public du privé…dont j’avais explicitement dit, dès le début du billet, que ce n’était PAS l’objet de ma réflexion. Mais lisez-vous ? Eh misère, des fois, je vous dis…