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Le drapeau

Pauline Marois annonce que le PQ portera désormais bien haut le drapeau de l’identité québécoise. Il faut s’en réjouir, car cette identité a bien besoin de défenseurs par les temps qui courent.

Ce n’est pas diviser les immigrants en bons et mauvais que de noter que beaucoup d’entre eux proviennent désormais de pays dont les valeurs sont très éloignées des nôtres. Quant à ceux qui nient nos problèmes linguistiques, ils se servent des progrès du français depuis trente ans pour occulter les reculs depuis dix ans. Sur toutes ces questions, le PLQ est tenu en otage par les anglophones et les allophones, qui sont sa base électorale la plus solide.

Ce ne sera pourtant pas facile pour le PQ. Pour quatre raisons.

Premièrement, parce que la machine à culpabiliser se mettra en branle. Elle nous dira tout le mal qu’il faut penser des «frileux» qui ne s’enthousiasment pas devant le multiculturalisme à la canadienne. Elle prendra aussi un air grave pour nous dire que ces questions sont «délicates», comme si c’était une raison pour ne pas s’en occuper.

Deuxièmement, parce que le PQ lui-même vit une errance intellectuelle depuis quelques années, dont on ose espérer qu’elle est terminée. Les fédéralistes ont réussi à accréditer qu’il serait coupable d’affirmer le caractère fondamentalement identitaire du projet souverainiste. Paralysé par la peur d’être taxé de raciste, le PQ se plaint de la mauvaise intégration des immigrants, mais a voté avec le PLQ pour accroître encore leur nombre.

La troisième raison tient à l’humeur populaire. Madame Marois a raison d’être prudente avant de s’engager sur une voie comme l’imposition de la loi 101 au niveau collégial. Il suffit de fréquenter des jeunes de cet âge pour en ressortir profondément troublé.

Il n’y a pour eux aucun vrai problème linguistique. Comme employés, ils répondent en anglais au client anglophone, mais comme clients, ils n’exigent pas d’être servis en français. Ils passent automatiquement à l’anglais devant tout accent exotique. La langue n’est pas pour eux l’expression d’une culture, mais un outil de communication détaché de tout rapport de force social. L’important, c’est de se faire comprendre, et d’être «ouverts» et «tolérants».

Quatrièmement, le PQ se heurtera à l’habituel barrage d’idées fausses devenues «vraies» à force d’être martelées. Laisser croire, par exemple, que l’immigration solutionnera les pénuries de main-d’œuvre ou rajeunira le Québec est une fumisterie. L’immigration a de nombreuses retombées positives, mais pas celles-là.

L’âge moyen des immigrants est de 30 ans. Beaucoup d’entre eux n’auront donc pas d’enfants. Leur fécondité épouse aussi rapidement celle des Québécois de souche. Pour empêcher la main-d’œuvre de baisser, le Québec devrait, selon Statistique Canada, accueillir 300 000 arrivants annuellement, soit le nombre total qui entre au Canada. Invraisemblable.

Il est vrai que l’identité des peuples évolue. Être Québécois ne signifie pas la même chose aujourd’hui que jadis. La vitalité d’une nation ne réside donc pas dans la protection d’une imaginaire pureté originale, mais dans sa capacité d’intégration autour de valeurs communes. Pour être fortes, ces valeurs doivent cependant être ancrées dans l’histoire et la culture de la majorité qui ouvre ses bras. Et elles doivent être défendues sans complexes.

21 réponses à “Le drapeau”

  1. le 30 nov 2009 à 10:07 Gilles

    Je suis d’avis que la question identitaire est polluée par l’ambiguité que nous ne cessons d’exprimer de diverses façons.

    Prenons un exemple. Ce matin dans Le Devoir un article d’Antoine robitaille rapporte que Jean charest a fiat la leçon aux français à Lyon où il recevait un doctorat honoris causa.

    Il leur a reproché l’usage effréné de l’anglais quand existedes expressions françaises parfaitement adéquates : Challenge pour défi, Cluster pour grappes industrielles, Only Lyon pour leur Centre de congrès etc.

    Pendant ce temps, chez lui au québec, Jean charest est vissé sur le siège de l’immobilité en ce qui a trait à l’affirmation concrète de l’usage du français dans la sphère du travail et du commerce.

    Dans le site de Vigile Caroline Morénon rapporte un ensemble d’échanges avec des immigrants qui crachent littéralement sur le français. Allez voir ça vaut le détour. Sa chronique porte en titre «tout croche» http://vigile.net/Tout-croche

    Bien qu’il semblerait naturel que la question identitaire reçoive un appui massif de la population, j’ai le sentiment que vous avez raison: l’humeur populaire est ambigüe.

    Et les intellectuels qui devraient être capable de pédagogie sont pour la plupart de plus en plus discrets sur la place publique.

    Jean charest peut bien faire la leçon aux français. Ici je trouve que ça ne parait pas beaucoup.

    Ça me rappelle un vieux proverbe que m’a appris ma mère : A beau mentir qui vient de loin.

  2. le 30 nov 2009 à 10:55 charitybernhard

    L’immigration c’est très utile pour diluer la dette en même temps c’est néfaste pour le contrôle du réchauffement de la planète.

  3. le 30 nov 2009 à 13:51 Robert Lachance

    Je me cite et je me « site ». Cliquez à mon nom ci-dessus si désiré.

    « Depuis une trentaine d’années, le nombre des naissances à Québec a réduit presque de moitié. Notre force d’enfantement va réduire d’autant dans les 20 prochaines, à moins d’immigration en nombre approprié de couples aspirant pour carrière de base, moyennant un environnement propisce, de mener à bien une famille de trois à 5 enfants. Si l’on suppose que les enfants sont les principaux bénéficiaires des arénas, nous auront moins besoin de ces dernières dans 10 ans et plus, à moins d’une augmentation du tiers des naissances annuellement. Pour le tramway, il en faudrait le double.

    Au récent congrès annuel du parti libéral du Québec, le démographe émérite Jacques Henripin a déclaré que pour que le Québec assure le renouvellement de ses générations « il faudrait que la moitié des couples aient un enfant de plus ». En Capitale-Nationale, en 2006, 132 151 femmes étaitent en âge d’enfanter, 31 154 étaient mariées, 37 334 en union libre et 63 795 célibataires. Elles ont mis au monde 6 434 humains, il en aurait fallu 9 251 pour atteindre le niveau avancé par Henripin.

    Présentée traditionnellement comme la cellule de base de la société, la famille a trop maigri, décliné, dégénéré depuis 40 ans pour assurer le maintien en nombre, que dire en dynamisme, de la population du territoire. Sommes-nous mûrs pour la communauté intentionnelle en appoint à la famille que nous connaissons maintenant comme deuxième cellule de base de notre société ? Les célibataires qui le désirent, jusqu’à 48 % des femmes en âge d’avoir des enfants, auraient un lieu de résidence et d’accomplissement personnel propisce à l’enfantement et à la parentalité, matériellement et socialement. Je pense à un ou plusieurs écovillages en ville à concevoir pour mille personnes disons, dont l’intention première ne serait pas la culture tout court, la culture bio ou l’obtention de brevets pharmaceutiques sans les exclure, mais la puériculture et la gérontonomie.

    Nous avons jeté les bébés avec l’eau du bain, c’est une des ruptures abruptes d’avec notre histoire que déplore Jacques Grand’Maison dans Pour un nouvel humanisme. Il faut assumer ce qui en a résulté. En ce siècle qui verra selon Jacques Attali l’empire américain céder à d’autres l’avant-garde du monde, aurons-nous encore besoin d’autant d’arénas pour moins de jeunes, nous faudra-t-il à tout risque un tramway pour rendre la ville attrayante et réduire nos gaz à effet de serre. Il dépandra que nous souhaitions être 200 mille, 543 mille ou deux millions en 2108. »

    Il s’agit ici de la Ville de Québec et non de la province. J’ai soumis à mon conseil municipal le 31 mars 2108.

    Au nord-est, je dirais que c’est pire. À l’ouest, moins.

    Mille personnes, c’est beaucoup ! En fin de semaine, j’avais en tête une cellule de régénération d’une centaine de personnes où s’ajoutaient les mâles matures et les grands-parents à la force d’engendrement.

    Je travaillais à un prochain dépôt au Conseil municipal dont le titre temporaire est Québec 2008-2108: une infrastructure de régénération préalable à un amphithéâtre de 400 millions.

  4. le 30 nov 2009 à 14:55 Jean Claude Pomerleau

    La question qui se pose au Québec, se pose à l’ensemble de l’occident, qui dépend de l’immigration pour renouveler sa population, elle est celle de la cohésion nationale. Avant que les curés la rectitudes n’interviennent je dois dire qu’il s’agit d’un concept de géopolitique qui est la clé de la fonctionnalité de l’État.

    Ce problème se pose avec plus acuité au Québec parce que nous recevons 3 fois plus (en %) d’immigrants que les États-Unis et la France; et, que nous sommes un demie État annexé par un autre État qui fantasme sur notre assimilation grâce ,justement à l’instrumentalisation de l’immigration.(Que le PQ y consente est une aberration).

    Ceux qui nous disent que ce % d’immigration est nécessaire (y inclus le PQ ) au prix de la perte de notre cohésion nationale (avec pour conséquence de voir le PLQ au pouvoir en permanence) fondent leurs opinions sur plusieurs mythes qu’il importe de déboulonner rapidement.

    Voici une série d’une quinzaine de petits textes très courts qui déboulonnent tous ces mythes, chiffres à l’appui. À lire absolument sur la page d’auteur de M Jacques Noël sur Vigile:

    http://www.vigile.net/_Noel-Jacques_

  5. le 01 déc 2009 à 8:38 ymdelisle

    Sortons les épouvantails. Faisons peur au peuple. La stratégie intéllo/économique ne fonctionne plus.

    M.Facal, je questionne, « le PLQ est tenu en otage par les anglophones et les allophones, qui sont sa base électorale la plus solide ». Poue être honnête,vous devriez aussi dire, « le PQ est tenu en otage par les syndicats et le SPQ Libre, qui sont sa base électorale la plus solide ».

    Par contre vous avez raison de dire que « Il est vrai que l’identité des peuples évolue. Être Québécois ne signifie pas la même chose aujourd’hui que jadis. La vitalité d’une nation ne réside donc pas dans la protection d’une imaginaire pureté originale, mais dans sa capacité d’intégration autour de valeurs communes. Pour être fortes, ces valeurs doivent cependant être ancrées dans l’histoire et la culture de la majorité qui ouvre ses bras. Et elles doivent être défendues sans complexes ». Mais attention, les anglo-Québecois, qui sont ici depuis le 18e siecle, on aussi le même combat. Les lois, c’est bien beau, mais c’est au peuple de réagir, pas au gouvernement. Notre salut est avec la création de la richesse, pas des lois restrictives.

  6. le 01 déc 2009 à 10:08 Robert Lachance

    En lisant d’identité, Le plus beau voyage de Claude Gauthier m’est venu en tête. Il a écrit entre 1959 et 1972.

    audio, You Tube; Paroles, Vigile.net, chansons

    « Il est vrai que l’identité des peuples évolue. Être Québécois ne signifie pas la même chose aujourd’hui que jadis. »

    Mettez-en !

    Par exemple, Dégénération, Mes aïeux, You tube ou Mylène Farmer, wat.tv

    Là où je suis moins d’accord avec vous, c’est ici:

    « Pour être fortes, ces valeurs doivent cependant être ancrées dans l’histoire et la culture de la majorité qui ouvre ses bras. »

    C’est pas faux, mais c’est pas tout. Il ne faut garder de ces valeurs que le nécessaire, celles qui ne contribuent pas démesurément au réchauffement de la planète et qui feront que la population mondiale ne dépassera les 10 milliards en 2058, pour ne mentionner que deux exemples.

    La génération de mes parents a du faire son deuil d’au moins trois siècles d’identité religieuse. Elle n’a pas eu à faire le deuil de sa langue.

    Ma génération devra-t-elle faire son deuil d’un égalitarisme génocidaire ? de sa langue ?

    Mon hypothèse est que le drapeau que le PQ doit porter est celui de la régénération québécoise plus que celui de l’identité québécoise parce que la première est préalable à l’autre. Je doute que Pauline Marois portera ce drapeau. Ce serait jouer à Dollard des Ormeaux.

  7. le 01 déc 2009 à 10:41 Laurent Desbois

    En 1957, les trois feuilles d’érable (Acer saccharum) qui figurent sur les armoiries du Canada sont changées du vert sur un champ blanc au rouge sur blanc, couleurs officielles du Canada (sic).

    Une feuille d’érable rouge, c’est une feuille d’érable morte!!!

    Le Canada est le seul pays qui a une feuille morte sur son drapeau!!!!

    La feuille d’érable du Québec est verte et bien vivante!!!!

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Armoiries_du_Qu%C3%A9bec

    En 1834, on rapporte que Ludger Duvernay proposait la feuille d’érable comme emblème du Canada (Québec), le jour de la fondation de la Société Saint-Jean-Baptiste, le 24 juin.

  8. le 01 déc 2009 à 14:46 Gilles

    Comme d’habitude ymdelisle y va d’une analyse d’une profondeur abyssale. j’en ai le souffle coupé.

    Le PLQ est l’otage des anglophones là où ils sont en nombre suffisant pour détenir la balance du pouvoir, à l’intérieur d’un collège électoral qui de façon normale se divise d’une façon beaucoup plus nuancée.

    Évidemment le PQ attire naturellement en majorité les francophones puisqu’il a un projet de pays pour cette nation dont ils forment la majorité. Sauf certains autistes comme notre ami ymdlisle.

    Dans les circonscriptions où le vote ethnique est plus présent les forces apparaissent totalement désiquilibrées. voyons comment ça se présentait le 8 décembre 2008:

    Circonscription de St-Louis PLQ-61% PQ-8.32;
    Robert Baldwin PLQ-81% PQ-7.61; NDG PLQ-67.97% PQ-13.66%; Nelligan PLQ-72.19% PQ-14.46%; Mont Royal PLQ-76.32% PQ-11.58%; Darcy McGee PLQ-88.75% PQ-3.55%; Jacques Carter PLQ-80.85% PQ-6.2%; Jeanne-Mance PLQ-68% PQ-12.01%…

    Je met n’importe qui de faire un sondage dans ces circonscriptions afin de savoir comment précisément ces gens définissent leur appartenance nationale.

    Moi je sais qui je suis, et franchement j’aime mieux être du côté des miens quand je vote. C’est pour ça que je ne voterai jamais pour le liberal party, même s’il a l’audace de mettre un Q au bout de son acronyme.

    Quant à vous, au-delà de vos timides déclarations de principes on voit bien que ça vous manque cruellement ymdelisle. Surtout que vous semblez être prêt à n’importe quelle acrobatie intellectuelle pour ne pas vous définir franchement comme québécois. Comme vous voyez, j’aime pas beaucoup les OGM.

  9. le 01 déc 2009 à 22:43 Jean Claude Pomerleau

    Charest gouverne alors que plus de 70 % des fraco ont voté contre lui. Cette situation résulte de la perte de cohésion nationale.

    Un texte à lire pour comprendre que le nous fait un retour qui risque bien de polariser une peu plus le vote. À la cohésion du vote anglo-allo risque de s’opposer la cohésion refaite du vote franco:

    http://www.vigile.net/La-metamorphose-de-la-question

    Bref, est-ce le retour du NOUS:

    http://www.vigile.net/Le-retour-du-NOUS,23799

  10. le 02 déc 2009 à 0:00 ymdelisle

    Gilles…..un peu de venim avec ça?. Il faut être de descendence française pour être un bon Québecois? Mon épouse est anglophone de souche et a des racines Québecoises qui sont très très profondes. Alors si je comprends bien, mes enfants ne sont pas des vraies Québecois car mon épouse est anglo et je ne suis pas un vraie Québecois parce que je ne suis pas séparatiste. Pourtant mes racines datent du début de la colonie. Selon vous, même M. Facal n’est pas un vraie Québecois. Si c’est ça « porter le drapeau » pour le Québec je me demande ce que sera un Québec souverain. Dans votre Québec souverain aurons-nous une police de la pureté Québecoise? Aurons-nous des camps de ré-éducation? Voyez-vous Gilles, il y a des solutions autres que la sécession pour garantir notre avenir.

  11. le 02 déc 2009 à 8:28 Victor Beauchesne

    « Sauf certains autistes comme notre ami ymdlisle.  »
    Gilles

    Voilà le commentaire qui résume le mieux la condescendance et surtout le dogmatisme souverainiste envers ceux qui n’ont pas la foi divine. Voter contre le nationalisme ethnique, car c’est bel et bien ce que Gilles prône ouvertement, signifie être débile mental. Paradoxalement, ce même phénomène chez les anglophones du West Island est décrié comme un crime de lèse-majesté. Ce qui serait bon pour Gilles serait méprisable pour les anglos. Belle logique.

  12. le 02 déc 2009 à 9:35 Gilles

    Arrêtez de dire n’importe quoi ymdelisle. Vous savez pertinemment que ce n’est pas le sens de mon propos. Personne ne vous nie la possibilité de vous définir comme québéois. Idem pour votre conjointe.

    «Dans votre Québec souverain aurons-nous une police de la pureté Québecoise?». C’est vraiment ce que vous pensez ou est-ce votre façon de distiller votre venin?

    Ce qui est en question c’est de prendre parti. Vous vous définissez vous même comme canadian. C’est votre choix et ça vous regarde. Mais on a aussi le droit de penser autrement. Et je pense autrement.

    Et si vous avez la liberté de dire ici que les souverainistes errent, je pense bien que les souverainistes ont aussi le droit de penser et de dire que vous errez. Cest ça la démocratie. Soyons clairs, je ne vous conteste d’aucune façon le droit de dire ce que vous pensez.

    Mais non Delisle il n’y a pas d’autre solution viable que la souveraineté pour garantir notre avenir comme peuple et comme nation.

    Votre thèse serait valable, et peut-être même serais-je capable d’y adhérer, si le Canada était fondé sur la base de la reconnaissance formelle, c’est-à-dire avec un effet juridique, de l’existence de la nation québécoise, selon laquelle le Canada est constitué de deux peuples fondateurs.

    Ça donnerait une analyse et des décisions très différentes quand les législations québécoise se retrouvent en Supreme court notamment.

    Ce serait valable si le Canada était une véritable confédération impliquant l’adhésion volontaire d’États autonomes à un modèle de gouvernance propre à assurer le développement de toutes ses parties.

    La réalité c’est que le Canada a été constitué de force sur la base de la «foi divine» que le colonialisme de l’Empire Britanisuqe déguisé par la suite en fédéralisme, est le nec plus ultra de l’évolution, alors que dans les faits ce n’est qu’un modèle de gouvernance parmi d’autres. Et dont les objectifs étaient ce que les historiens en ont dit. notamment Michel Brunet que vous devriez lire.

    La réalité ymdelisle, c’est qu’à chaque fois qu’une déclaration, motion ou définition a été exprimée par le gouvernement fédéral à la chambre des communes au sujet du Québec, et la fameuse déclaration sur la Nation québécoise en fait partie, à chaque fois et prouvez moi le contraire si vous pouvez, ces gestes formels ont été faits dans la perspective où cela n’avait aucun effet juridique…. Aucun. C’est quoi la différence entre ça et une farce ?

    Pour évoluer il faut avoir la capacité de questionner la réalité et de faire des choix. Or la constitution du Canada est formulée de telle sorte qu’il faut l’unanimité des provinces (pro vinci) pour qu’elle puisse «évoluer».

    Par exemple et ce n’en est qu’un, il faudrait l’unanimité des législatures pour modifier le système monarchique.

    80% des québécois souhaitent l’abandon de ce symbole du passé. Peut-être que votre femme est à l’aise avec la monarchie (c’est son droit) mais pas la mienne… Alors on évolue comment delisle ?

    Accepter de vivre dans un pays où la loi constitutive est figée à demeure, ça demande tu quelque chose comme une sorte de …foi divine ça ? Et on accuse les souverainistes de «runner» sur la foi divine Victor?!

    Et en termes d’honnêteté intellectuelle je pense que vous devriez recommencer votre devoir de réplique mon ami. Monsieur facal dit,et vous le citez : «La vitalité d’une nation ne réside donc pas dans la protection d’une imaginaire pureté originale, mais dans sa capacité d’intégration autour de valeurs communes». En passant, l’imaginaire de pureté originale est-ce que ça s’applique aussi à la monarchie ou seulement au souverainisme monsieur ymdelisle?

    Mais vous arrêtez là. Pourtant il ajoute : « Pour être fortes, ces valeurs doivent cependant être ancrées dans l’histoire et la culture de la majorité qui ouvre ses bras». Ce que vous vous abstenez de considérer bien entendu. Votre foi divine dans le Canada vous en empêche delisle?

    La femme de Gilles Vigneault est une anglaise. La femme d’Yvon Deschamps est une anglaise. Les deux se définissent comme québécois. Et leurs enfants itou.

    Un peu d’imagination mon ami siou plaît…

  13. le 02 déc 2009 à 15:49 Robert Lachance

    « Laisser croire, par exemple, que l’immigration solutionnera les pénuries de main-d’œuvre ou rajeunira le Québec est une fumisterie. »

    Pour les pénuries de main-d’oeuvre je ne sais pas mais pour contrer le vieillissement à Québec, j’ai fait des calculs. L’âge moyen de la population de la ville de Québec augmente de 0,36 an par année depuis au moins 10 ans. Il était de 38,1 ans en 1996, il est de 42 présentement et il atteindra la cinquantaine en 2030 si rien de spécial n’est fait pour arrêter sa montée. Vous imaginez la dynamique…

    Si ma formule est bonne, je démontre que tant que le nombre de naissances ne doublera pas à Québec, l’âge moyen ne cessera pas de croître. La migration n’est pas un antidote efficace. Les décès le sont mais ils relèvent de la force des choses, ils sont intouchables. Il faut attendre 15 ou 20 ans de ce côté là.

    J’ai utilisé des statistiques de 2003. Elles étaient conservatrices. Les dernières prévisions et observations sont plus progressistes. Si je refaisais mes calculs, j’irais peut-être un peu en bas du double mais proche.

    Selon mon plan d’action, avec l’ajout des bébés nécessaires pour freiner le vieillissement à 43,3 ans de 2011 à 2030, la population de la ville au lieu de chuter de 541 mille à 536 mille en passant par 543 mille en 2018 augmenterait de 540 à 643 mille.

    Ainsi, en 2012 la population projetée est de 541 370. le nombre de bébés prévus est de 4 394. Il en fallait 4 689 de plus pour atteindre les 9 083 nécessaires au freinage. La population aurait crû à 546 058. l’âge moyen serait demeuré à 43,3 ans.

    Ne craignez rien, Jean Charest veille à ce que ça n’arrive pas dans son autobus. Pauline Marois ferait de même. Gilles Taillon n’est plus à craindre.

    En gros, pour freiner le vieillissement, un bébé vaut quatre immigrants.

  14. le 05 déc 2009 à 0:00 Simon Tremblay

    M. Facal,

    j’aimerais bien comprendre pourquoi on en ressort troublé lorsque des jeunes affirment que pour eux, la langue est un moyen de communication d’abord et avant tout.

    Je pourrais bien tenter de vous écrire le contraire, dire que je suis fier de parler français ou autre, mais ce n’est pas le cas. Je ne ressens pas de sentiments particuliers envers ma langue maternelle.

    Je considère les valeurs d’une personne plus importantes que la langue qu’elle parle et je pense qu’un groupe peut s’identifier à des valeurs communes, non pas à une langue!

  15. le 05 déc 2009 à 11:01 Gilles

    Monsieur Tremblay je ne suis pas un expert mais je trouve néanmoins curieux votre questionnement. Évidemment la langue est un outil de communication là n’est pas la question. Évidemment aussi les autres ont des valeurs.

    Mais si vous considérez que les valeurs d’une personne sont plus importantes que la langue qu’elle parle, sans vous soucier de la langue dans laquelle se sont formées ses valeurs, je suis d’avis que quelque chose vous échappe.

    Parce que la langue n’est pas simplement une technique que l’on utilise d’humain à humain pour échanger des informations.

    Sarkosy n’est certainement pas mon héros mais néanmoins il a dit quelque chose d’intéressant à ce propos à l’Asemblée Nationale le 17 octobre 2008 lors de son passage remarqué : «Une langue c’est plus qu’un langage, c’est une communauté de valeurs».

    Jacques Attali va plus loin et il dit pourquoi. Écoutez-le: «Six éléments caractérisent l’identité d’un peuple, quel qu’il soit : un territoire, une langue, une culture, des valeurs, une histoire, un destin commun.» je pense que vous conviendrez monsieur Tremblay que cela s’applique bien à nous Québécois.

    Et il continue sur le sujet et soumet à notre attention ce qui suit : «De tout cela il résulte que, à terme, la seule chose qui définira durablement l’identité d’une nation, c’est sa langue, et la culture, la façon de penser le monde, qu’elle implique».

    Vous noterez que monsieur Attali relie de façon indissociable langue et culture.

    Alors pourquoi pourrions nous apprécier particulièrement notre langue, la langue française ? pour les raisons suivantes, toujours selon Attali que je cite de nouveau : «La langue française conduit à penser, à écrire, à vivre, de façon claire, simple, directe, précise, logique, binaire». C’est ça la force de la langue française, particulièrement sa clarté et sa précision.

    Je conviens que tous les peuples ont des valeurs et toutes les langues que portent tous les peuples ont des valeurs intrinsèquement.

    Mais si vous alliez voir par exemple Alfred Tomatis, il explique dans «la langue et la vie» que ce n’est pas par hasard que les langues se créent se forment et évoluent, chacune dans une direction particulière.

    Selon lui, je résume considérablement bien entendu, même le tellurisme ambiant intervient dans la formation des langues, et les êtres humains sont soumis à la façon dont les sons se répercutent et à l’environnement qui les entoure. C’est ainsi que les langues reproduisent leur environnement. Alors ceux qui rêvent à une langue universelle peuvent aler se rhabiller selon moi.

    Et à propos de l’anglais, à terme cette langue qui embrasse trop étreint mal, et est à terme menace de babélisme. Mais ça c’est un autre sujet.

    Pour revenir à nos moutons, ce qui contribue à former la pensée, ce sont les caractéristiques propres à une langue. Peut-être que vous n’êtes pas tout à fait conscient de toute la richesse de votre langue, et que cela vous entraîne à négligez cet aspect des choses. Ce qui par voie de conséquence vous conduit à relativiser, à l’excès selon moi, la valeur propre de votre langue, et d’y substituer la notion réelle mais générale de «valeurs» dans vos rapports avec les autres. Ce qui quant à moi ne veut rien dire.

    Peut-être aussi que je vous ai mal compris.

  16. le 05 déc 2009 à 17:38 Robert Lachance

    « Bref, est-ce le retour du NOUS: »

    Jean-Claude, Depuis octobre 1995, le Nous de Jacques Parizeau, il y a eu quelque part au quatrième trimestre de 2007 le Nous de Jean-François Lisée chez Boréal. J’aime bien sa suggestion d’instituer une citoyenneté québécoise, idée que la commission Larose sur la situation et l’avenir du français au Québec avait tenté de mettre sur des rails en 2001.

    « Le droit de vote des citoyens canadiens aux élections provinciales n’est pas complètement sacré. Il est soumis aux lois provinciales sur la résidence. Ne peut voter aux élections québécoises qu’un citoyen canadien qui réside au Québec depuis au moins six mois. Il suffirait d’ajouter que, après cette résidence de six mois, ce citoyen canadien adulte obtiendrait non seulement le droit de vote mais aussi le statut de citoyen au Québec… » Page 102

    J’ai lu l’article de Mathieu Bock-Côté ici et relu la conclusion de sa Dénationalisation tranquille, troisième trimestre 2007, également chez Boréal.

    « Si les souverainistes parviennent à marquer un contraste fort entre le Canada multiculturel et un Québec enfin sorti d’un tel modèle, il n’est pas impensable que l’indépendance sorte du cul-de-sac où elle est enfoncée. »

    Pour sortir l’indépendance du cul-de-sac où elle est enfoncée, il faut accorder aux Québécois le droit de vote dès la naissance. Un droit de vote par enfants au père et à la mère, exercé par eux jusqu’à maturité. C’est une idée qui a été étudiée sérieusement en Allemagne et en Suisse.

    Un pays, c’est pour qui y passera la majeure partie de sa vie, par qui le quittera définitivement bientôt. Il est devenu nécessaire de rebalancer le poids électoral des générations.

    Innovons en ce 21ième siècle !

  17. le 06 déc 2009 à 8:39 Sylvie Dufault

    « …il faut accorder aux Québécois le droit de vote dès la naissance. Un droit de vote par enfants au père et à la mère, exercé par eux jusqu’à maturité. »

    Cela ne reviendrait-il pas à donner à un des deux parents une voix supplémentaire?

    Je veux bien croire que l’idée a été étudiée sérieusement, mais je n’arrive pas à voir l’utilité qu’une mère, disons, vote d’abord pour elle et pour son enfant d’un an. L’enfant d’un an n’a aucune opinion politique, ne peut en avoir. La mère voterait donc une fois pour elle, une fois pour son enfant, forcément de la même façon, donnant ainsi deux voix au même parti? À quoi cela servirait-il?

    Donner le droit de vote à une catégorie de la population, cela sous-entend que cette catégorie de population est capable de faire des choix politiques. Je serais d’accord pour qu’on donne le droit de vote à seize ans plutôt que dix-huit, à condition que les jeunes de cette âge démontrent collectivement un plus grand intérêt envers la politique et une plus grande conscience de leurs devoirs de citoyens.

    Mais à partir de la naissance??? Je n’arrive pas à voir à quoi cela servirait.

  18. le 06 déc 2009 à 14:18 Robert Lachance

    - Il faut accorder aux Québécois le droit de vote dès la naissance. Un droit de vote par enfants, un au père et un à la mère, (pour éviter une raison de plus de divorcer) exercés séparément par eux jusqu’à maturité politique de l’enfant ou 16 ou 18 ans.

    - Cela ne reviendrait-il pas à donner à un des deux parents une voix supplémentaire?

    - Pas à un seul mais à chacun des parents.

    J’ajoute qu’à ma connaissance l’idée n’a pas été étudiée dans un contexte Québécois.

    Entre une mère et son enfant, il y a en moyenne 30 ans. Ce doit être à peu près la même chose entre un père et son enfant, probablement un peu plus. Au rythme où la vie évolue maintenant, il s’en passe des choses en 30 ans. L’avenir d’une mère et d’un père n’est pas le même que celui dont jouira son ou ses enfants. Parlez-en à Gérard Deltell puisque Mario Dumont n’est plus là. Où à Joanne Marcotte. Il faut prévoir séparément pour soi, son enfant, ses petits enfants. C »est ça un intergénérationnel solidaire.

    - L’enfant d’un an n’a aucune opinion politique, ne peut en avoir.

    - Neuf fois sur 10, disons, l’adulte non plus, l’adulte est un grand enfant, c’est connu. Il se fait faire une opinion par ses proches ou les médias. Il est sans s’en rendre compte le robot de financiers par l’intermédiaire de médias ou de bénévoles intéressés et militants.

    - La mère voterait donc une fois pour elle, une fois pour son enfant, forcément de la même façon, donnant ainsi deux voix au même parti? À quoi cela servirait-il?

    - Forcément ? Neuf fois sur 10, c’est plausible. Ainsi, elle aurait une chance de plus que les sans enfant, sur 6 millions, que son club l’emporte, sur 30 mille que son député gagne. Le père aussi.

    - Mais à partir de la naissance??? Je n’arrive pas à voir à quoi cela servirait.

    - Je serais curieux de voir qu’est-ce que Jean-Chrétien en pense.

    P.S. Merci d’avoir écrit, Mme Dufault. Comme d’autres disent merci d’avoir appelé.

  19. le 09 déc 2009 à 7:33 Robert Lachance

    Poids électoral selon l’âge au Québec au 1 juillet 2008

    première colonne, année de naissance;
    deuxième, strate d’âge;
    troisième, nombre de personnes;
    quatrième, proportion en % de la population;
    cinquième, poids électoral.

    2003-2008 00-04 *** 400 605 0,0517 0,0000
    1998-2003 05-09 *** 384 803 0,0496 0,0000
    1993-1998 10-14 *** 446 781 0,0576 0,0000
    1990-1993 15-17 *** 303 210 0,0392 0,0000

    1990-2008 00-17 ** 1535 399 0,1981 0,0000

    1988-1990 18-19 *** 199 389 0,0258 0,0324
    1983-1988 20-24 *** 484 986 0,6257 0,0780
    1978-1983 25-29 *** 532 328 0,0687 0,0856
    1973-1978 30-34 *** 515 784 0,0665 0,0830
    1968-1973 35-39 *** 503 789 0,0650 0,0810
    1963-1968 40-44 *** 587 015 0,0757 0,0944
    1958-1963 45-49 *** 649 904 0,0838 0,1046
    1953-1958 50-54 *** 615 417 0,0794 0,0990
    1948-1953 55-59 *** 532 957 0,0688 0,0858
    1943-1948 60-64 *** 460 944 0,0595 0,0742
    1938-1943 65-69 *** 347 572 0,0448 0,0560
    1933-1938 70-74 *** 263 225 0,0340 0,0424
    1928-1933 75-79 *** 225 962 0,0292 0,0364
    1923-1928 80-84 *** 161 540 0,0208 0,0260
    1918-1923 85-89 *** 089 472 0,0115 0,0144
    1913-1918 90-94 *** 034 761 0,0045 0,0059
    1908-1913 95-99 *** 008 877 0,0011 0,0014
    1903-1908 100-+ *** 001 236 0,0002 0,0002

    1903-1990 18 &+ ** 6215 105 0,8019 1,0000

    Population: 7 750 504

    évolution du droit de vote fédéral

    Observations

    Les 1 535 399 personnes de moins de 18 ans, forment 19,81 % de la population du Québec. La Charte canadienne des droits leur accorde depuis 1982 le droit de vote mais la réglementation électorale leur en retire l’exercice. Leur poids électoral est zéro.

    La strate d’âge dont le poids politique est le plus grand est celle des 45-49 avec 649 904 membres. Ils constituent 8,38 % de la population et 10,46 % de l’électorat.

    La seconde est celle de leurs aînés immédiats, les 50-54. Ils composent à 615 417 membres 7,94 % de la population et 9,9 % de l’électorat.

    À eux seuls, les 45-54 accaparent 1 265 321 droits de vote effectifs sur 6 215 105, soit 20 %. C’est plus que le poids politique qu’obtiendraient les moins de 18 ans si l’exercice de leur droit de vote ne leur était pas enlevé par réglementation.

    Le poids électoral des plus de 65 ans est de 18,3 %, leur poids démographique 14,6.

    L’augmentation du nombre des naissances observée à partir de 2004-2005: 76 116, 79 229, 83 567 et 85 676 et non exposée ici s’explique en partie par la présence d’un plus grand nombre d’hommes et de femmes nées dans les 8 années autour de l’âge moyen des mères, 28-29 ans, 1976 à 1984.

    L’âge moyen de la population est de 40,1 ans. l’âge moyen de l’électorat est de 48 ans.

  20. le 11 déc 2009 à 8:43 Robert Lachance

    Sylvie Drapeau – Mais à partir de la naissance??? Je n’arrive pas à voir à quoi cela servirait.

    - À améliorer la représentativité du processus électoral en abaissant l’âge moyen de l’électorat selon des experts.

    Quel devrait être l’âge moyen de l’électorat
    dans une population pour faire représentatif ?

    - Si on accepte l’idée démocratique d’un homme un vote, ça inclus les femmes depuis environ 1940, pourquoi pas maintenant les enfants par parents administrés, je dirais que l’âge moyen de l’électorat devrait être près de l’âge moyen de la population.

    - C’est une réponse discutable. Si on l’accepte, l’âge moyen de l’électorat au Québec le premier juillet 2008 était trop élevé de 8 ans. C’est que contrairement au femmes, les moins de 18 ans n’avaient pas droit de vote.

    J’ai un passé récent de constructeur automobiles miniatures. En cette matière, pour une bonne performance, la distribution du poids entre l’avant et l’arrière est importante. Trop lourd à l’arrière, un véhicule a du mal à prendre les courbes. Il sous-vire. Trop lourd à l’avant, il prend trop vite les courbes. Il survire. N’est-ce pas Jacques ? À votre choix, Duval ou Villeneuve et là encore, vous avez le choix entre junior ou senior.

    C’est un peu pareil pour un électorat. Trop jeune, il tourne trop rapidement; trop vieux, il ne tourne pas à temps. Pour une meilleure performance électorale au Québec, il faudrait rajeunir son électorat.

    Âge idéal d’un électorat ?

    - On a dit l’âge moyen de la population de cet électorat pour faire représentatif. Pour le Québec, 40 ans au lieu de 48.

    Pour se rapprocher de cet âge, j’accorderais d’abord le droit de vote à partir de 13 ans. Avec cette disposition, en 2008, l’âge électoral aurait été de 46 et non de 48 ans.

    - Supposons qu’on accorde en plus à la mère d’un ou plusieurs enfants de moins de 13 ans un droit de vote supplémentaire par enfant. Quel effet aurait cette disposition sur l’âge de l’électorat ?

    - Si on retient l’âge de l’enfant pour ces votes supplémentaires pour son calcul, l’âge moyen de l’électorat tombe à l’âge moyen de la population. On suppose que la mère se met complètement dans la peau de l’enfant pour qui elle exerce les votes supplémentaires. En 2008, l’âge de l’électorat aurait été de 40 ans au lieu de 48.

    Si on retient l’âge de la mère plutôt que celui des enfants parce qu’on croit qu’elle ne se met pas dans la peau de l’enfant mais s’approprie le vote complètement, faut calculer. On a observé que les femmes ont eu en moyenne 1,5 enfant au cours des 20 dernières années. Elles ont eu cet enfant à 30 ans environ. Il est arrivé annuellement environ 80 mille enfants. Si l’on retient 36 ans comme âge moyen des mères, près d’un million d’enfants en 12 ans, la deuxième réduction serait aussi d’environ 2 ans.

    Donc, donner un droit de vote supplémentaire par enfant aux mères rajeunirait l’âge moyen de l’électorat de deux ans si l’on suppose qu’elles s’accapareraient ces votes supplémentaires et de six si l’on suppose qu’elles se mettraient dans la peau de l’enfant.

    Selon le même raisonnement, donner un droit de vote supplémentaire par enfant au père au lieu de la mère rajeunirait l’âge moyen de l’électorat de la même façon. D’un an au lieu de deux si l’on suppose que les pères en général ont six ans de plus que les mères.

    Accorder un vote supplémentaire par enfant à la fois à la mère et au père rajeunirait l’âge moyen de l’électorat de 5 à 14 ans. En 2008, il aurait été entre 35 et 40 ans.

    Est-ce que Mario Dumont, Pauline Marois ou Amir Khadir serait premier ministre plutôt que Jean Charest si les moins de 18 ans avaient exercer un droit de vote ?

  21. le 12 déc 2009 à 18:47 Robert Lachance

    Comme Raoul Duguay, il m’arrive de me parler à tout le monde par personnages interposés, surtout après un ou deux verres de 20, la route qui mène de Québec à Montréal et vice-versa ou sépare deux Québec incomparables. Un verre égale une heure pleine ou à demie.

    Je lis du Winston Churchill d’avant 1932 et du John Toland, Robert Laffont 1983 depuis quelques jours, question de me mettre dans l’atmosphère du début vingtième siècle.

    Amir Kkadir (mon logiciel de rédaction m’indique qu’il ne connaît pas ce gars-là ou cette dame-là en soulignant en rouge que mon orthographe n’est pas correcte)…

    BOS – Il fallait écrire Khadir. Change le k pour un h.

    - O.K. Amir Khadir. C’est pas mieux. Mon logiciel d’écriture ne le prend pas plus. À plus tard, l’essentiel de mon propos n’est pas là. Vous vous appelez comment ?

    - Bob O. Scope, de là l’acronyme BOS.

    - Je retiens votre nom et votre acronyme. Vous êtes accro à quoi ?

    - À NOUS.

    - Ha (ou Ah) ! (Mon logiciel le prend cette fois).

    Amir Khadir était éligible à la fonction de premier ministre avec 75 candidats. Éligible, mais pas plausible. Mario, plus.

    - Ben là ! Le plus que ça aurait changé, c’est qu’il aurait conservé l’opposition officielle plutôt que l’autre affaire. Charest pu être pire !

    (allez, cherchez !) Truc: mettez une cédille à Charest, enlevez le h et ajouter un o pour voir.

    - C’est ça que les moins de 30 ans aiment, entre autres, d’après moi ! Ils ont bénéficié de 30 ans d’humour, de technologie récente et de générosité sans ménagement et sans réserve de la Terre plutôt que d’un cours classique ou de ce qui a remplacé peu après, le cégep.

    Faut-il se mettre à ces progrès incroyables en communication pour l’après Pauline ou une Pauline peau neuve ?

    Le blues d’la Métropole Beau Dommage, You Tube.

    En 67 tout était beau,
    C’était l’année d’l'amour
    C’était l’année de l’Expo…

    on chantait de Stéphane Venne avec Renée Claude:, You Tube

    C’est le début d’un temps nouveau
    La terre est à l’année zéro
    La moitié des gens n’ont pas trente ans
    Les femmes font l’amour librement
    Les hommes ne travaillent presque plus
    Le bonheur est la seule vertu

    Jean Ferrat, You Tube vers 1972-1975 se faisait poète-prophète:

    Le poète a toujours raison
    Qui voit plus haut que l’horizon
    Et le futur est son royaume
    Face à notre génération
    Je déclare avec Aragon
    La femme est l’avenir de l’homme

    Il faudra réapprendre à vivre
    Ensemble écrire un nouveau livre
    Redécouvrir tous les possibles
    Chaque chose enfin partagée
    Tout dans le couple va changer
    D’une manière irréversible

    Avec l’aide de Claude François, wat.tv

    J’écoute et je copie
    surtout quand je suis seul la nuit
    mais quand ton souvenir
    me vient et m’fait souffrir
    J’écoute et puis j’écris