Le chemin de croix
11 novembre 2009 par Joseph Facal
Pendant que l’ADQ reçoit les derniers sacrements, Québec solidaire reste parfaitement incapable de faire élire quiconque d’autre que Françoise David ou Amir Khadir.
On pourrait croire que cela achèverait de décourager ceux qui rêvent d’une troisième voie au Québec, qu’elle soit de gauche ou de droite. On me dit pourtant qu’un autre mouvement s’apprêterait à essayer de décoller. À droite cette fois. On verra.
Je me demande si les gens qui songent à cela mesurent les obstacles sur leur chemin. Il y en a cinq essentiellement. Ce n’est pas nécessairement insurmontable mais…
Avec un mode de scrutin comme le nôtre, un parti peut récolter 20% du vote dans 100 comtés et ne faire élire qu’une poignée de députés. Mario Dumont vous expliquera tout ça en détail.
Les individus les plus talentueux sont aussi de moins en moins intéressés à faire le saut en politique. Et ceux que le pouvoir attire iront plus naturellement vers les partis qui ont le plus de chances de gagner les élections.
Si ce troisième parti est un ramassis d’aventuriers, d’hurluberlus et d’ex-péquistes ou ex-libéraux frustrés, il n’ira nulle part. Il nous fournira cependant du matériel comique. Il devrait aussi récolter un ou deux millions de dollars.
Cet hypothétique parti se ferait aussi immédiatement demander s’il est souverainiste ou fédéraliste. Or, le Québec ne saurait être que dans le Canada ou en dehors du Canada. Il n’y a pas de troisième voie.
On peut certes être souverainiste ou fédéraliste de diverses manières. Mais on est forcément l’un ou l’autre. Un parti où cohabiteraient fédéralistes et souverainistes serait un parti qui reposerait sur une sorte de pacte : la mise de côté temporaire de cette question le temps d’enclencher des réformes économiques et sociales jugées prioritaires.
Ce n’est pas impossible, mais ce serait forcément un arrangement fragile et de court terme. La moindre crise constitutionnelle repolariserait immédiatement le débat. Chacun choisirait son camp et il n’y en a que deux. Les souverainistes retourneraient alors au PQ et les fédéralistes au PLQ. Ce nouveau parti se viderait tout de suite.
C’est justement parce que la question nationale est parfaitement incontournable que les signataires du manifeste des lucides, dont je faisais partie, à supposer qu’ils l’auraient voulu, n’auraient jamais pu être l’embryon d’un parti politique le moindrement durable. Parce que cette question nous divisait irrémédiablement. Dommage ? Évidemment.
Historiquement, au Québec, un troisième parti n’a réussi à émerger durablement que lorsque l’un des deux grands mourait. C’est ce qui arriva quand le PQ écarta l’Union nationale…il y a quarante ans. Et le PQ était alors dirigé par le plus grand Québécois du dernier demi-siècle.
Autrement dit, les règles électorales et parlementaires de notre système sont expressément conçues pour organiser la joute autour de deux forces politiques et au détriment de toutes les autres.
Or, en ce moment, aucun des deux grands partis n’est à l’article de la mort. Le PQ se cherche et ne se trouve pas, ce qui n’a pas l’air de le déranger particulièrement, mais il est tout à fait vivant. Le PLQ est increvable parce qu’il a le quasi-monopole du vote anglophone et allophone.
Ce troisième parti serait, dit-on, franchement de droite au plan économique. À mon humble avis, la majorité de l’électorat québécois est cependant modérée et pragmatique. C’est surtout en se posant en défenseur de l’identité québécoise que l’ADQ a fait sa percée de 2007. Le modèle québécois a besoin d’un sérieux décrassage, pas d’un démantèlement.
Enfin, les deux grands partis n’ont qu’à voler les bonnes idées du petit s’il devient trop menaçant. C’est ce que Jean Charest a fait avec l’ADQ après 2007. Pas simple, vraiment pas simple. Bonne chance.
28 réponses à “Le chemin de croix”
Le premier avantage de votre présente intervention sera certainement de clarifier les choses Joseph, puisque depuis hier, monsieur Caire notament a fait allusion à voytr possible intérêt pour la création de cette force politique dite de centre droit dont il souhaite manifestement la création.
Sur le fond, je suis d’avis que tant que le système parlementaire actuel persistera, il sera pratiquement impossible qu’une force politique puisse s’imposer autrement que dans le contexte que vous évoquez soit la mort d’un des deux grands partis.
Certains sont pour d’autres contre, mais je pense qu’il serait plus sain que notre système politique permette l’expression de «bémols», ce qui dans le syst;me parlementaire d’inspiration Britanique ne permet pas. dans notre système c’est blanc ou noir. Tu es au pouvoir ou tu es dans l’opposition et il n’y a pas de voie mitoyenne qui puisse prendre place et influencer le débat politique.
On peut trouver bien des travers à un système parlementaire à voies multiples, le parlement à l’italienne par exemple que l’onassocie généralement à l’instabilité politique. C’est un fait.
Mais il y a aussi des exemples fonctionnels et parfaitement efficaces, comme en Allemagne par exemple.
Je peux me trommper mais je pense que rien n’empêche le gouvernement du Québec de modifier son système électoral de façon à donner de la puissance à la représentation en son sin de forces politiques représentant des segments importants de l’opinion et des forces en présence.
Dans le contexte actuel quand une élection est déclenchée, je me trouve généralement devant un choix unique. Ou bien je vote pour le gouvernement ou bien je vote pour l’opposition afin qu’il devienne le gouvernement. Mais est-ce bien moi choix, est-ce bien ce que je pense ? Pas vraiment. autrement, mon vote est compabilisé mais il ne compte pas vraiment.
Si nous avions un système électoral me permettant de voter pour un candidat et de voter aussi pour un parti avec la promesse que la composition de l’Assemblée reflète une pluralité d’opinions, là je cesserais de me sentir prisonnier d’une seule option. Et cela donnerait probablement une Assemblée Nationale favorisant le compromis (sans compromission) et un gouvernement plus respectueux de l’ensemble du spectre des opinions qui dans la réalité ne se limite pas à …balnc ou noir.
Mais ce qui serait peut-être mieux encore, serait un système d’élection à deux tours, exigeant que les élus disposent de la majorté des votes exprimés soit 50% plus 1.
Et pour finir sur une note partisane, après la démission de gilles taillon, le député libéral de Rivière du Loup vient de s’exclure du caucus libéral puisqu’il est sous enquête policière…
Beaucoup se réjouissent de l’autodestruction de l’ADQ et il faut admettre que bien que pathétique, c’est un spectacle distrayant. Toutefois, dans une société comme la notre, notre seul pouvoir, actuellement, c’est d’élire notre dictateur pour 4 ans. Durant ces 4 années, le perti au pouvoir, si il est majoritaire, n’en fera qu’a sa tête (et à celle de ses amis, ne l’oublions pas). Nous avons pu constater à quel point une troisième voix, au Québec, a été utile lors de l’avant dernière élection.
On peut être d’accord ou pas avec les idées de ce troisième parti mais si il n’existe pas, ça revient à donner un pouvoir absolu à un groupe sélect d’individus et, comme nous le constatons aujourd’hui, ils ne se gènent pas d’en abuser.
Personellement, je suis pour un système politique permettant l’élection d’un gouvernement minoritaire. Bien sur, il faudrait resserrer la législation pour éviter de se retrouver constamment en élection mais imaginez un gouvernement qui ne peux pas faire toutes les folies qu’il veux et qui est constament sous la loupe de l’opposition.
Ce ne serait pas beau ça? Obliger notre gouvernement à bien gouverner?
Il me semble que vous avez oublié quelques obstacles.
Le premier auquel je peux penser est le financement. À cause de la forme actuelle de la loi électorale, il est très difficile pour un tiers parti naissant d’obtenir assez de fiancement pour organiser des rassemblements, diffuser de la publicité, etc. Sans cette loi, une entreprise ou quelques riches donnateurs croyant à ce projet auraient pu financer adéquatement le parti. Maintenant il est condamné à une croissance lente, et doit reposer sur l’adoption de nouveaux membres qui croient rééelement en ce projet.
Le deuxième est la démonisation de la « droite » au Québec. On le sait bien, la sociale-démocratie détient le monopole de la vertue, et si vous voulez diminuer le rôle du gouvernement au Québec, vous êtes un sale néo-libéral, égoïste, et même anti-nationaliste, car vous attaquez directement le « modèle » québécois. La nécéssité de la diffusion du message par des voies de communication alternatives est essentiel, mais probablement innefficace. Les partis ayant le plus d’exposure par les médias traditionnels remportent souvent leurs élections.
Le troisième est le manque d’intérêt/d’information du publique. Le cynisme envers la classe politique n’est pas nouveau. Il va falloir une vague de fond pour renverser cette « bonne » vieille attitude de changer de gouvernement aux 8 ans.
La quatirème est l’organisation, qui selon moi, a été le principal obstacle de l’ADQ dans toute son existence. Idéologie trop floue, pas assez de valorisation du militantisme, officiers douteux et lenteur de l’organisation ont miné la confiance des Québécois envers ce parti politique. Les membres ont quitté le navire, et le capitaine n’a rien fait pour leur enconvaincre du contraire. On sait maintenant où ça mène.
Concernant la question constitutionnelle je ne crois pas que le débat soit pertinent. Je crois sincèrement qu’un parti qui se considère « autonomiste » a sa place. Encore faut-il définir ce concept. Il s’agit de la volonté d’un gouvernement de décentraliser les pouvoirs du fédéral, et rendre plus d’autonomie aux provinces. Un tel concept peut attirer autant des fédéralistes qui ne voient pas la nécéssité de se faire sécession, en plus de nationalistes plus modérés, qui ne voient pas la séparation du Québec comme urgente.
Dans un autre ordre d’idées, j’ai remarqué que le site sur lequel on pouvait lire le manifeste pour un Québec lucide a été effacé. J’avais sauvgardé le manifste, mais je crois que c’est une perte pour le Québec. Pouvez-vous faire quelques chose pour s’assurer son retour en ligne?
L’ADQ était un faux parti de droite, maintenant qu’elle a pratiquement disparu, le terrain est libre pour promouvoir des idées de liberté individuelle au Québec. Croyez-moi, les voix sont fortes et nombreuses. On verra apparaître plusieurs porte-parole d’ici quelques mois. Restera ensuite à voir si ces protagosnistes veuelent s’organiser en un nouveau parti politique, avec une fondation solide, basée sur des valeurs plutôt que d’être un conre-mouvement.
Excusez-moi de revenir plus rapidement que je voulais, mais j’ai lu un commentaire sur le blogue de Chantal hébert.
Dans son blogue madame Hébert pose la question en se demandant si le coup d’éclat de Gilles Taillon qui démissionne avec fracasne ne serait pas par la bande une jambette à Stéphane Harper.
Un des intervenants régulier sur le blogue de madame Hébert pose la question autrement. Et je pense que c’est pertinent puisque vous monsieur Facal faites état de la difficulté de créer un parti dans le contexte québécois. Et vous vous dites sceptique devant une telle éventualité compte tenu des difficultés inhérentes à une telle démarche. C,est un point de vue intéressant.
Mais l’intervenant chez Chantal hébert pose dons la question ou plutôt apporte une réponse diférente.
Je vous offre un copier coller de son itervention parcce que je la trouve intéressante et vraiment pertinente. Voici cet extrait, le commentaire de celui qui se nomme Warren Peace :
« Gilles Taillon voulait-il sciemment éclabousser Stephen Harper au passage?” – Chantal Hébert
J’en doute.
L’ADQ s’étiole, et ses jours sont comptés.
Mais cette disparition pavera la voie à un Parti Conservateur du Québec, qui lui, sera inféodé au Parti Conservateur / Reform / Canadian Alliance de Stephen Harper.
Certes, Gilles Taillon a raté son atterrissage à titre de leader rassembleur de ce qui restait de la députation adéquiste. Certes, c’est à lui qu’il appartenait de tendre la main à Éric Caire. Il l’a plutôt repoussé.
Un vieil adage dit: Cherche à qui le crime profite. Or dans le cas qui nous intéresse, et contrairement à ce que suggère madame Hébert, la disparition de l’ADQ fait probablement l’affaire des idéologues qui entourent Stephen Harper.
Et cette fois, ils vont nous façonner un beau petit parti provincial docile, docile. Et plus à droite que l’ADQ. » fin de la citation.
N’est-ce pas un point de vue intéressant?
En fait c’est exactement le point de vue que j’ai exprimé sur le blogue de Josée Legault: L’enjeu de la course à la Chefferie c’était la mutation de l’ADQ en Parti Conservateur du Québec. J’avais reçu cette information d’une personne initié de l’intérieur.
Le problème de l’ADQ c’est qu’il a refusé d’assumer sa position autonomiste dans une politique d’État. La chance lui en fut donné avec la proposition de Mme Marois de doter le Québec de sa propre Constitution alors que Charest était minoritaire, rejeté par Mario Dumont sous forte influence des conservateur (Rue Frontenac nous a appris qu’il était financé par Hosoukos).
C’est donc suite à ce refus, en novembre 2007 que l’ADQ est mort:
http://www.vigile.net/ADQ-Novembre-le-mois-des-morts
J’ai malheureusement fait le constat qu’on a d’autre choix que de faire la souveraineté du Québec si on veut avancer en tant que société… simplement pour ne plus avoir à polariser la politique uniquement sur l’axe souveraineté/fédéralisme. Serait-il possible de pouvoir discuter de l’axe économique et social (voir Political Compass …) Une fois alors, on pourra vraiment parler de modifier le « modèle québécois »…
Deux forces immenses s’affrontent. Ces forces ont de la durée. Ce ne sont pas des partis politiques. Chacune de ces forces, à sa façon, possède toute la légitimité nécessaire à la poursuite de sa course.
La question nationale va rester longtemps, et peut-être tout le temps qui lui sera nécessaire, incontournable.
Les forces immenses du multiculturalisme, qui lamine de plus en plus la prépondérance de la question nationale, qui la prend à revers par une immigration massive, va poursuivre son chemin, et devient lui aussi incontournable.
Chacune de ces forces incontournables est récupérée par les partis politiques. Dans ces conditions, chacun des partis politiques dominants fait la fortune électorale de son opposant. Troisième parti s’abstenir. À gauche comme à droite. Voir l’A.D.Q.et Québec Solidaire.
Ce qui devrait se remarquer, à Ottawa, c’est la mort du P.L.C. et son remplacement par le P.C comme parti de gouvernement, et son remplacement par le N.P.D comme grand parti d’opposition.
Dans les faits, il y a au Québec un parti conservateur, de droite, c’est le P.L.Q. Ce dernier s’appuie sur la force du multiculturalisme, et rejette la force de la question nationale. Et, donc, toute la stratégie des libéraux consistera toujours à faire en sorte que son opposant, porté par la question nationale, le P.Q., soit pris à revers par Québec Solidaire, un parti souverainiste.
Pourquoi ? Simplement parce que Québec Solidaire est à la fois souverainiste et un très dur partisan du multiculturalisme. Ce parti est donc inoffensif aux libéraux. Cela permettra encore longtemps aux libéraux, des conservateurs, de pouvoir instrumentaliser la gauche, souverainiste, contre son véritable opposant, le P.Q., partisan et porté, lui, par la question nationale.
Est-il utile de préciser que le Bloc est dans le champ gauche ? Que dans le champ gauche, un joueur redoutable commence seulement à se manifester, le N.P.D. Normal, à Ottawa, le P.C. instrumentalise le N.P.D. contre les libéraux.
La droite triomphe partout. Pourquoi vouloir de nouveaux partis de droite ?
à Victor
Je suis entièrement d’accord avec vous sur l’analyse des forces en présence mais j’aimerais avoir une précision sur ce qui est à droite à vos yeux. Est-ce qu’un gouvernement qui endette la province en refusant de couper le moindre service est à droite? Qu’est-ce que les conservateurs ont réellement fait de droite outre investir massivement dans la défense nationale et baissé les impôts ? Ils n’ont pas choisit d’aller en Afghanistan, n’ont pas touché à l’avortement ou à la peine de mort même si une importante tranche de la population voudrait des modifications. Ils sont politiquement au même point que Barack Obama qui est loin d’être considéré de droite !
L’adq de taillon était tout simplement le parti libéral 2. J’espère que la réforme de ce parti ou la formation d’un nouveau parti venant de ses cendres amènera réellement des idées de droite comme le proposait Caire. Moins de gouvernement providence et plus de responsabilité individuel !
Malgré un manque de financement et d’organisation au départ, un parti qui se formerait avec les lucides gagnerait les élections en moins de 6 mois j’en suis certain. Les Québécois sont foncièrement conservateur, nationaliste et aime les grands chefs. Il y a quelques années, un sondage disait que les Québécois donneraient 60 % d’appui à un gouvernement Lucien Bouchard et Mario Dumont ! Imaginer un nouveau parti comptant Joseph Facal, Jacque Brassard, Jacques Ménard, Mathieu Bock-Coté, André Pratte, Alain Dubuc, Mario Dumont, Claude Castonguay, Gérard Deltel, Éric Caire, Johanne Marcotte, etc. WOW ! Seul problème… Ou sont les personnalité féminines de la droite au Québec ? Apart Denise Bombardier, il faudrait en trouver quelques unes !!
Victor H,
Superbe analyse.
Malgré l’éclat de ses feux, je demeure perplexe devant votre analyse monsieur Aubin.
Je ne suis pas convaincu que les orientations politiques droite gauche se limitent exclusivement aux tendances de base que vous identifiez et accolez aux noms que vous citez.
Je suis d’avis que la situation est plus complexe que ça, et je pense que d’une manière, une approche comme celle que vous identifiez comme étant salvatrice en quelque sorte se limite aux faits saillants que vous évoquez, dont notamment, «Moins de gouvernement providence et plus de responsabilité individuel(sic)!».
Savez-vous qu’est-ce que ça évoque dans mon esprit? À cette pensée de James Buchanan Nobel d’économie en 1986, qui disait «La situation idéale, pour une personne, est celle qui lui permet la pleine liberté d’action et qui inhibe les comportements d’autrui en les contraignants à adhérer à ses désirs. En d’autres termes, toute personne cherche à être en pleine maîtrise d’un monde composé d’esclaves.»
ÀSelon moi, quand on projette la gouvernance de l’État dans la trajectoire avec laquelle vous l’envisagez, c’est exactement à ce type de situation que l’on arrive à la fin. Il suffit de remplacer dans la phrase du Nobel le mot «personne» par le mot gouvernement.
Je dis ça parce que c’est l’image que projettent à mes yeux les gouvernements de droite. Raideur et rigidité étant à mes yeux les deux mamelles de cette pensée politique.
Moins de gouvernement, plus de responsabilité individuelle dites-vous. Mois je prends ça comme une menace. Pas pour moipersonnellement mais pour tous cceux et celles qui seront tantôt dans le colimateur de dirigeants inspirés de ces principes de base.
Ce que je reproche le plus à la droite, c’est son apparence de manque total de compassion et dune certaine manière de mesure. La vertu est dans l’équilibre disait vous savez qui.
La mise en place d’un gouvernement de droite sur la base de ce que vous préconisez n’efface pas tous les problèmes. Et les problèmes ne sont pas réglés parce qu’on les ignore.
Une société c’est exactement comme la nature monsieur aubin. Pour qu’elle soit en santé, il est impérsatif qu’elle soit diversifiée dans sa composition et dans son évolution.
C’est pourquoi je pense qu’au plan politique on devrait chercher des solutions qui permettent de concilier l’ensemble des besoins en tenant compte de la multiplicité des besoins. Autrement dit en tenant compte de la réalité.
Oui il faut que les finances publiques soient équilibrées. Oui il faut mettre fin aux abus de toutes sortes, incluant les abus bureaucratiques.
Notre monde est complexe monsieur aubin, préservons nous de la pensée unique, celle que Fourastié définissait comme «l’unicité de la pensée, en présence d’une multiplicité d’objets de connaissance»
Malheureusement c’est à quoi j’associe la pensée que je qualifierais de simpliste de monsieur Caire, quand il prétend régler les problèmes avec moins de gouvernement providence et plus de responsabilité individuelle.
Étrange, : pour vous, son arrivée serait….. providentielle ?
@ m. F. Aubin.
Il n’y a personne, dans la liste que vous soumettez, pour qui je refuserais de voter. Même si certains parmi eux ne sont pas de ma « famille politique ».
Tous ceux que vous avez énumérés sont talentueux. Et, généralement, les talentueux ont un sacré flair l’égard du pouvoir.
Ces talentueux ne bougent pas…
L’élection récente à Montréal est la grande révélation des 25 dernières années. C’est cette élection qui donne la mesure des forces d’inertie à l’intérieur de l’électorat en général.
Évidemment, je ne viens pas plaider ici qu’il n’y a rien à faire.
À Gilles
Je dois dire que j’aurais du bien spécifier ma pensée. Mon point était qu’un parti de droite au Québec est très souhaitable pour défendre des idées comme la responsabilité individuel EX : peine de prison lourde (c’est pas vrai que tout le monde est gentil), arrêt du no fault à la SAAQ (c’est pas vrai que si tu smach un char pendant que t’est complètement soul tu es une victime qui doit être dédommagé), l’arrêt de la protection de l’emploi pour incompétence (c’est pas vrai que tu peux être totalement inefficace mais que le gouvernement doit continué à t’employé uniquement à cause de ta protection dans la convention collective), l’arrêt des chèque de bs pour rien (c’est pas vrai qu’on va t’envoyé ton chèque à chaque mois en échange de rien, le bs c’est un pacte social donnant donnant alors les prestataires devraient faire un minimum de 20 heures de services communautaires par semaine), etc. Au Québec, la droite exprime un message de responsabilité et la gauche exprime un message de ‘’ C’est la faute de la société’’
Pour ce qui est du gouvernement providence, la droite est nécessaire pour éviter le vieux réflexe de créer toujours une structure supplémentaire de consultation et pour dégraisser les emplois inutiles Ex : abolition des commissions scolaires (Le ministère et les directeurs sont amplement capables d’effectuer le travail sans la tonne de politicien locaux de carrière qui veulent un petit sideline et qui ne servent à rien), laisser le choix aux parents de déterminer comment ils veulent éduquer leur enfant en éliminant les CPE et en redonnant l’argent aux familles (C’est pas au gouvernement à élevé les enfants), arrêter d’intervenir dans l’économie avec des subvention purement électoralistes ou des gels de tarifs qui doivent inévitablement nécessité un rattrapage, arrêter d’intervenir dans le logement avec des prix plafond qui sont beaucoup trop bas ce qui amène les constructeurs à faire uniquement des condos et après le gouvernement doit payé pour le logement social, etc.
La liste est longue dans les projets de réformes de la droite mais j’ai voulu simplifié en disant plus de responsabilité individuelle et moins de gouvernement providence. Vous semblez me collet une étiquette plutôt fachiste avec la pensée unique de la droite et le manque de compassion. Je suis autant solidaire que vous c’est simplement une approche différente de la chose. La droite ne cherche pas à faire des riches qui sont bien et des pauvres qui crèvent de fin. On vit tous dans la même société alors le bien des autres nous est tous profitable. Je pense que la différence fondamentale entre les deux courants est que les gauchistes croient qu’on a uniquement des droits alors que la droite croit également aux devoirs et aux responsabilités. Un parti de droite est nécessaire autant qu’un parti de gauche comme Québec solidaire pour proposer des projets différents du pq-plq qui doivent militer pour le statut quo tant pour leurs amis entrepreneurs que syndicaleux. Voila pourquoi je souhaite l’émergence d’un vrai parti de droite au Québec.
Bonjour Monsieur Facal,
C’est la première fois que j’écris un commentaire selon vos nouveaux règlements.
Si vous trouvez que celui-ci est hors d’ordre ou non pertinent et que, ainsi, il ne cadre pas dans vos attentes par rapport à la mission de votre blog, SVP, veuillez me le faire savoir. Je considère qu’exprimer mes commentaires est moins important que votre satisfaction vis-à-vis la bonne marche de votre projet. Merci.
__________
Je reviens toujours au principe que ce qui fait la différence dans les résultats d’élections, c’est la masse.
Un parti politique existera s’il est représenté à l’Assemblée nationale après les élections.
Pour qui les gens votent-ils ? Je ne parlerai pas des proches du candidat ou ceux qui auront jugé bon de se joindre à son organisation. Je veux parler des 10% ou des 20% de votes enregistrés. Nous parlons ici de la masse.
Comment la masse agit-elle pour définir son choix ?
Tentons de faire une pyramide à la Maslow.
Il y a les gens instruits qui ont fait leur choix rapidement en se basant sur leurs perceptions globales et leur position gauche-droite.
Il y a les gens instruits qui étudient constamment toutes ces questions reliées à l’économie et à la politique.
Il y a les gens qui s’intéressent à un parti à cause de deux ou trois aspects parmi les promesses électorales ou les idées mises de l’avant.
Il y a ceux qui votent pour le chef, les autres qui votent pour le candidat local.
Il y a ceux qui votent pour l’adversaire parce qu’un candidat leur est antipathique.
Il y a ceux qui supportent ce candidat parce qu’il est beau et s’exprime bien.
Il y a ceux qui votent en faveur du candidat qu’ils perçoivent comme le gagnant.
Il y a ceux dont le choix est copié sur celui d’un de leurs proches qu’ils estiment connaissant en la matière.
Il y a ceux qui ne sauront pas exactement comment ils en sont arrivés à leur choix, faibles victimes des battages publicitaires.
Il y a ceux qui mettent leur croix n’importe où, se disant que personne ne sera au courant qu’ils sont si ignorants.
Dans cette pyramide, deux grands pôles exerceront leur influence: les positions souverainiste et fédéraliste.
Cette énumération est incomplète. J’invite toute personne à en rajouter.
J’ai lu votre message avec ibntérêt François. Et tout de suite je tiens à vous assurer que je ne vous pense pas faciste, ça, vraiment, c’est aux antipodes de ma pensée.
Cela dit, même en me situant à gauche, (en tout cas c’est comme ça que je me sens aur le plan politique), il me serait difficile d’être en désaccord avec la plupart des constats que vous établissez clairement.
je vais même peut-être vous étonner mais comprenez que je fais à peu près la même analyse que vous sur un ensemble de problématiques que vous évoquez.
C’en est au point ou je m’étonne que vous ressentiez à ce point le besoin de vous définir comme étant à droite.
Quant à la plupart des solutions que vous préconisez je suis d’avis que ce qui manque aux gouvernements pour les régler, ce n’est pas une étiquette, mais la sagesse de le faire comme du monde, et le courage de passer à l’action.
Par contre je suis mal à l’aise quand vous dites que vous percevez la pensée de gauche comme étant que nous avons seulement des droits et pas de devoirs. Je ne suis pas d’accord avec cette perception.
Prenez la Charte des droits. Je parle de la fédérale parce qu’elle a prépondérance sur tout. Elle établit pleinement et absolument la prépondérance des droits individuels sur tout le reste et j’ai beau la relire je n’y trouve pas mention des devoirs conséquents. Elle n’a pas été conçue ni adoptée par un gouvernement de gauche.
C’est vrai qu’il y a une certaine frange de la gauche qui pense comme ça. Mais il y a aussi une certaine frange de la droite qui pense exactement le contraire François.
Ce qui donne parfois à l’inverse du discours de la gauche un discours, dits de droite, dans lequel on trouve des accents de raideur et d’absolutisme menant à des positions radicales qui font penser en effet que la compassion est absente de cette philosophie de pensée. Frette et blanc comme un lavabo, glace mon dos. c’est pas un cadeau chantait Charlebois.
Prenons l’affaire des BS. Je suis parfaitement d’accord avec l’idée que certaines personnes devraient être mobilisées pour effectuer des travaux communautaires utiles.
Mais il y a beaucoup plus que l’on pense de personnes qui ne sont pas en mesure de contribuer activement pour assurer une réponse décente à leurs besoins élémentaires. Il me semble que la droite devrait faire des nuances qu sont absentes de son discours jusqu’à présent.
D’accord pour un programme de service civil. Ça fait longtemps que cela aurait du être fait à mon avis. Mais un programme conçu et géré de façon à distinguer le nécessaire de l’accessoire. Ce qui arrive c’est que très souvent le discours de la droite est très radical et sans nuance quabnd il s’exprime à ce sujet. Est-ce que vous ne le constatez pas vous même ?
Pour le reste on peut discuter et tout le monde est déja ennuyé de lire ce message trop long alors je conclus.
En résumé, ce que je retiens de votre intervention c’est que vous exprimez de façon plus nuancée le message général dit de droite que vous portez.
Dans cette perspective je pense que la table est mise pour des échanges productifs. Parce que rien n’est tout à fait blanc ni tout à fait noir dans la vie. Ni la droite j’en conviens, ni la gauche non plus. Est=ce qu’on peut s’entendre là-dessus?
Je vous demande d’être indulgent sur quelques fautes que je commet. C’est que je suis ennuyé présentement et que je vois mal mon écran. Parait que ça va se régler la semaine prochaine, alors que l’ophtalmo va faire comme Jésus…. enlever les écailles de mes yeux. Et le miracle sera accompli. Alléluia!
Si vous trouvez ce commentaire impertinent Joseph, soyez à l’aise de le détruire…
Avez-vous vécu dans une bulle ces derniers vingt ans depuis la chute du Mur de la honte?
Deux perles qui méritent correction :
« Au Québec, la droite exprime un message de responsabilité et la gauche exprime un message de ‘’ C’est la faute de la société’’ »
La droite était-elle responsable quand elle a pris la décision (sans la soumettre comme telle à l’électorat) de détruire l’économie de l’Occident et l’Occident tout court, par le »outsoucing »? Il ne peut pas être concevable, pour un homme qui raisonne, qu’un travailleur à 20$/h puisse concurrencer un à 20c/h! Un canadien ne peut même pas payer son chauffage avec un tel salaire! Pourtant, c’est la justification, depuis vingt ans de la politique économique de la droite, la productivité impossible. En même temps on a charcuté le filet de sécurité sociale, réduit les impôts du haut de l’échelle et poussé l’État à la faillite, parce que on est proche de ce dénouement.
C’est, donc, la faute à qui? La faute revient à « l’élite » dirigeante qui a imposé ces mesures destructrices pour les pays et pour l’Occident en entier!
« La droite ne cherche pas à faire des riches qui sont bien et des pauvres qui crèvent de fin. »
Mais c’est ça qui se produit depuis vingt ans! La clientèle des banques alimentaires augmente d’année en année! Est-ce que c’est un signe de prospérité pour le grand nombre?
Ouvrez grands vos yeux et vos oreilles et faites travailler la matière grise!
Le psychodrame de L’ADQ démontre ce qu’un vote de 50% plus 1 donne comme résultat. Imaginez un résultat de référendum de 50% plus 1. Ouache!!!
Dans le fonds, M. Facal a raison. Les partis de coalition sont instables. Au Québec nos partis sont établis sur des bases fédéralistes/séparatistes plutôt que gauche/droite.
Simon Tremblay croit que la polarisation fédéraliste/séparatiste disparaîtra dans un Québec souverain. En théorie c’est vraie, mais seulement si le vote est unanime. Un vote de 50% plus 1 serait désastreux et augmenterait la polarisation au Québec.
Nous avons dit non deux fois depuis 1980, et nous continuons le débat stérile de la question nationale. Depuis le début de ce débat, Montrèal a perdu son statut de métropôle du Canada, notre taux de natalitè est un des plus faibles au monde, le taux de décrochage est énorme, de 40 à 50% de la population est quasi-illettré, etc. Le temps est venu de réorienter le modèle Québecois vers la création de la richesse plutôt que le maintient de la rectitude politique nationaliste.
Je suis d’accord avec M. Facal sur beaucoup de points, mais…..l’indépendence du Québec n’est pas la solution pour la survi du peuple. Comme le disait un grand philosophe Américain, dont le nom m’échappe, « It’s the economy, stupid! »
@ ymdelisle
« Nous avons dit non deux fois depuis 1980, et nous continuons le débat stérile de la question nationale. Depuis le début de ce débat, Montrèal a perdu son statut de métropôle du Canada, »
C’est faux et archi-faux et c’est la base de votre argumentation! Joli travail.
http://en.wikipedia.org/wiki/Voie_maritime_du_Saint-Laurent
La Voie Maritime du Saint-Laurent a été construite entre 1954 et 1959 donc bien avant le mouvement souverainiste et les deux référendums.
C’est elle qui a fait perdre au Montréal le statut de Métropole du Canada et pas le mouvement souverainiste! La cause précède toujours l’effet, fallait le savoir!
Concrètement, la situation de terminus maritime pour les navires océaniques de Montréal, situation qui lui a donné le statut de Métropole, a pris fin avec l’ouverture de la Voie Maritime. Montréal et implicitement le Québec ont été les perdants au bénéfice du Canada central et de l’ouest et des états américains adjacents.
C’est l’événement qui a déclenché le déclin de Montréal et l’essor du mouvement souverainiste, en réaction, quelques années après.
Andan,
Encore une fois c’est la faute des maudits anglais du Canada et des États-Unis. Okay, jouons le jeux. La centrale Shipshaw, qui dans les années 40 était la plus grande centrale hydro-électrique au monde fût construite par CD Howe pour l’effort de guerre. Le développement économique du Saguenay a suivi. Canadair fût financé et sauvé par Ottawa. Le développement de Bombardier a suivi. C’est certain que des décisions fédérales ont aidés d’autres régions du Canada. C’est normale car c’est son rôle. Des décisions fédérales ont également largement bénéfié le Québec. Le chemin de fer transcanadien fût construit à partir de Montréal et c’est un des facteurs majeurs qui a fait que Montréal est devenu la capitale manufacturière et bancaire du pays. 60% des quotas de lait au Canada sont au Québec.
Voyez-vous Andan, vous regardez les choses via la rectitude politique nationaliste sans voire le « big picture », ou comme disent les américains, « can’t see the forest for the trees ».
Comme M. Facal le dit si bien, »C’est justement parce que la question nationale est parfaitement incontournable que les signataires du manifeste des lucides, dont je faisais partie, à supposer qu’ils l’auraient voulu, n’auraient jamais pu être l’embryon d’un parti politique le moindrement durable. Parce que cette question nous divisait irrémédiablement. » Pour faire avancer le Québec, nous devons nous concentrer sur notre développement économique. On se chicane sur le passé, (ex: La voie maritime fût néfaste pour le Québec) plutôt que de regarder vers les vraies enjeux de la dénatalité, de la mondialisation, du décrochage et de l’éducation.
@ ymdelisle
« Encore une fois c’est la faute des maudits anglais du Canada et des États-Unis. »
Vous faussez le débat. Ma mise au point concernait votre affirmation :
« Nous avons dit non deux fois depuis 1980, et nous continuons le débat stérile de la question nationale. Depuis le début de ce débat, Montrèal a perdu son statut de métropôle du Canada, »
Cette affirmation est contredite par la chronologie des événements que j’ai présenté.
Les exemples que vous citez représentent des faits qui s’insèrent dans une autre logique, celle de la guerre et de l’après-guerre et sans lien avec le mouvement souverainiste.
« Le modèle québécois a besoin d’un sérieux décrassage, pas d’un démantèlement. »
Je suis entièrement d’accord avec M. Facal. Il n’est pas nécessaire de jeter le bébé avec l’eau du bain. Il y a d’importantes réformes à faire, mais il faut que ce soient des réformes, pas de la destruction.
M. Aubin, plusieurs des mesures que vous préconisez auraient l’effet de hausser dramatiquement le coût de la vie Et ce n’est pas certain du tout que les salaires suivraient. OK, peut-être paierions-nous moins d’impôt. Mais pas assez pour compenser les hausses des dépenses reliées, par exemple, à une hausse majeure du coût du permis de conduire si le no fault n’existait pas. C’est arrivé partout où on l’a éliminé. L’absence du no fault ne profite qu’aux assureurs et aux avocats; si vous êtes victime d’un ivrogne et que vous le poursuivez, même si vous gagnez votre poursuite, il y a bien des chances que vous ne verrez jamais un cent. Vous n’aurez servi qu’à mettre quelqu’un en faillite. Il y a sûrement moyen de corriger les injustices relative au « no fault » sans l’éliminer.
-L’élimination des CPE. Bien qu’il ait de gros défauts que je suis la première à reconnaître, le réseau des CPE rend de fiers services à bien des familles. D’accord toutefois pour que des parents puissent choisir qu’un d’entre eux reste à la maison et puisse dans ce cas recevoir un certain montant d’argent, mais ça ne veut pas dire d’éliminer le réseau, ça. Si le résau des CPE n’existait plus, de nombreuses familles auraient d’énormes difficultés à joindre les deux bouts pour payer les coûts des garderies privées. Même si un certain nombre feraient le choix qu’un parent reste à la maison, la majorité ne pourrait quand même pas se le permettre. Résultat probable, nouvelle baisse de la natalité. Pensez-vous que c’est un miracle ou une soudaine prise de consicence qui est à la source de la hausse de la natalité ces dernières années? Non, c’est dû à plusieurs mesures comme la présence des CPE et l’assurance parentale (une autre chose qui a de gros défauts et dont le financement devrait être révisé mais qui rend de fiers services).
L’arrêt des chèques de BS pour rien. Le bon vieux rêve que TOUS les gouvernements, qu’ils soient péquistes ou libéraux, ont tenté de concrétiser. Si la façon de le faire de manière juste et sans nuire à ceux qui en ont vraiment besoin existait, ne pensez-vous pas qu’on l’aurait trouvé? Le fait demeure qu’après deux ans sur l’aide sociale, un prestataire apte au travail devient, rapidement, dans les faits, inapte en pratique. L’argent manque pour envoyer des CV, s’acheter des vêtements corrects pour une entrevue, par exemple; le diplôme devient trop vieux; l’absence sur le marché du travail difficile à expliquer. Pour augmenter l’employabilité, une seule solution: payer de la formation, ce qui a un coût. Bien souvent, le prestataire est peu motivé et le gouvernement ajoute de l’argent sur son chèque pour l’inciter à prendre la formation. Ensuite il y aura subvention aux employeur pour les inciter à embaucher la personne, ce qu’ils feront pour la durée de la subvention, puis ils congédieront sous un prétexte ou un autre. Retour sur le chômage ou l’aide sociale.
En fait, la réalité des personnes sur l’aide sociale est complexe et pas toujours facile. Dans le cas de personnes prestataires pendant plus d’un an ou deux, vous faites souvent face à des situations très compliquées à régler, bien plus que par vos heures de service communautaire. Et en passant, les organismes communautaires veulent certainement plus de bénévoles réellement volontaires que de prestataires obligés de travailler pour eux.
La solution est davantage dans les tentatives de maintien des emplois existants. Le phénomène des BS de génération en génération existe, mais est marginal. Beaucoup de prestataires de longue date ont perdu leur emploi à un moment de leur vie où on se retrouve difficilement un emploi, souvent question d’âge.
L’élimination de la protection de l’emploi dans la fonction publique. Je suis d’accord pour qu’il y ait réforme de façon à éviter des phénomènes comme le tablettage jusqu’à la retraite, mais éliminer la sécurité d’emploi n’est pas une solution. Aussi d’accord pour que son maintien soit soumis à une évaluation périodique (à condition qu’elle soit juste et pertinente, et sous contrôle d’une autorité indépendante pour ne pas être utilisée comme un outil pour procéder à des coupures de postes). La sécurité d’emploi a son utilité et si vous déplorez qu’il existe de la corruption et de la collusion, vous n’avez rien vu à côté de ce qui se produirait si chaque nouveau premier ministre ou maire procédait au changement total du personnel lors d’une prise de pouvoir. Pensez-vous qu’ils ne donneraient pas de jobs uniquement à leurs amis, donateurs, etc? OK, ce phénomène se produit déjà mais à bien plus petite échelle. Et personnellement, je trouve qu’une partie de la population qui est sûre de son emploi et continue, en temps de récession, à faire rouler l’économie, a une certaine utilité.
Intervenir dans le logement. Ce que les proprios réclament sans arrêt, c’est l’élimination des maximum d’augmentation de loyer … mais ils veulent en rejeter le poids sur le gouvernement, désirant que ce dernier aide le locataire incapable de supporter la hausse à payer. Parce qu’ils savent pertinemment que s’ils haussaient à leur goût, ils perdraient leurs locataires. Que vous aimiez ça ou non, à part dans les lieux où il y a certaines concentrations de population fortunée assez importantes pour qu’il y ait une demande de logements de luxe nombreux, les gens ne sont pas capables de consacrer des milliers de dollars par mois à un appartement. Le pourraient-ils qu’ils préféreraient sans doute être propriétaires et mettre cet argent sur un investissement à eux.
Et puis les parcs de sans-abris qui travaillent mais à des salaires qui ne leur donnent pas les moyens de se payer un logement, ça vous intéresse, ça???
Voyez-vous, c’est ça qui me tape un peu sur les nerfs dans les positions traditionnelles de la droite. Aucune nuance, aucune vision de la complexité de certains phénomènes qu’ils dénoncent. Une incapacité chronique à voir les problèmes que leurs prétendues solutions provoqueraient (et sans nécessairement régler ce qu’elles étaient censées régler).
Vous dites que la droite ne veut pas nécessairement qu’il y ait un petit groupe de riches fortunés et plein de pauvres. Vous ne le voulez peut-être pas, mais avec vos solutions, c’est ce qui se produirait. C’est possible, vous savez, de provoquer un effet sans l’avoir recherché au départ.
Moi, ce qui me fait toujours sourire, c’est que la droite se pose en grande défenseuse de la classe moyenne, alors que la plupart des actions qu’elle préconise on l’effet de l’éliminer. Les pays où il y a une classe moyenne vigoureuse sont ceux où il y a un bon filet de protection sociale et un certain libéralisme économique régulé par des balises d’État. C’est aussi ceux où les gens expriment le plus de satisfaction sur leurs conditions de vie dans les enquêtes internationales.
Je comprends mal pourquoi certaines d’entres vous interprètent mes suggestions comme une diminution du filet social. Redonner le choix aux gens de ce qu’ils désirent et responsabilisé les gens face à la difficulté de payés les énormes quantités de services qu’ils consomment ne veut pas dire couper le filet social. Éliminer les structures inutiles, privilégié la compétence et éliminer les règles qui protègent les incompétents, permettre aux gens qui veulent payé dans le système de santé de le faire, vous trouvez que c’est éliminer le tissus social.
Mme Dufault, pardonnez-moi le fait que je n’utilise pas beaucoup de nuance mais si on commence à énumérer les pours et les contres de chaque idée, on pourrait écrire pendant des pages entières.
Cependant, j’aimerais dire que nous avons tout simplement une vision des choses qui est différente. Je crois en l’intervention de l’état dans un grand nombre de mission mais il peut parfois être beaucoup moins bon que le marché pour régler les choses. L’exemple du logement me saute aux yeux. Avec un prix d’augmentation du loyer ridiculement bas actuellement qui est presque sous l’inflation, personne ne construit de logement de base utile aux personnes plus pauvres. Ils préfèrent fabriquer des condominiums ou des maisons en banlieue ce qui aggrave la crise. De plus, les propriétaires ne sont aucunement motivé à rénové puisque c’est pratiquement à leurs frais alors le parc de logement est de plus en plus insalubre. Situation : pénurie de logement et logements délabrés. Il y a deux solutions possibles, que le gouvernement investisse des sommes pour construire des logements sociaux mais encore une fois on manque de moyens et la situation des logements délabrés n’est pas régler. La deuxième solution est d’éliminer le prix plafond ce qui aurait comme résultat une hausse temporaire des loyers qui feraient augmenter de nouveau la construction de logement et éliminerait rapidement la pénurie. Une fois la pénurie éliminée et le taux d’inhabitation devenu élevé, les prix vont inévitablement chuté et ce sera même le locataire qui aura le gros bout du bâton concernant les conditions de salubrité. Le résultat final est que la pénurie de logement est éliminer et que la qualité générale est améliorer puisqu’on a délaissé les vieux logements pour les nouveaux construits durant la hausse temporaire des loyers. Je pense donc que le gouvernement ne devrait pas du tout intervenir dans le domaine du logement et garder les sommes économisés dans le logement social pour offrir des services dont il a clairement une mission à jouer comme la santé et l’éducation.
Le gouvernement est parfois très mauvais pour gérer l’économie et administrer convenablement. Les gels de tarifs suivit de rattrapages brutales, les éléphants blancs, les investissements dans des projets insensés comme la Gaspésia, les subventions aux grandes entreprises, les programmes sans estimation valide de croissance de cout (assurance médicament, assurance parentale), la gestion de l’offre agricole qui à comme effet d’augmenter le cout de la nourriture de base, l’assurance agricole qui coute 500 millions annuellement aux contribuables pour subventionner les méga porcheries, etc, etc, etc.
Quand on demande aux gens leur confiance envers les politiciens, c’est zéro. Quand on demande aux gens s’ils sont satisfaits des services en égard de ce qu’ils payent, ils disent majoritairement non. L’état n’est pas si bon.
Pardonnez les fautes d’orthographes
@ Francois Aubin
« La deuxième solution est d’éliminer le prix plafond ce qui aurait comme résultat une hausse temporaire des loyers qui feraient augmenter de nouveau la construction de logement et éliminerait rapidement la pénurie. »
Vous ne comprenez pas qu’avoir un toit est un besoin primaire comme la nourriture!
Un fois le plafond éliminé, les loyers vont exploser. Que vont faire ceux qui ne pourront pas absorber ces augmentations ? Ils vont se retrouver à la rue pour la durée de flottement des loyers, ç.a.d. des mois sans toit!
Avez-vous une solution pour faire face à ce problème? Ou ça ne vous intéresse pas, important étant le principe, l’idéologie!
La polarisation souveraineté et fédéralisme dans l’opinion au Québec est toujours présente mais pourrait facilement être relégué aux oubliettes. Wilfrid Laurier disait souvent : Les québécois n’ont pas d’opinion, ils n’ont que des émotions! Autant la souveraineté pourrait se faire rapidement avec un groupe de leader qui remobiliserait le sujet (aidé par quelques claques d’Ottawa au même moment), autant les Québécois pourraient reléguer cette question aux oubliettes si un parti fondé sur une vision droite gauche avec un grand nombre de leaders émergeait. Les parties nationalistes québécoises sont toujours nées en détruisant l’ancien parti nationaliste. Si un parti nationaliste mais non souverainiste basé sur une division droite-gauche émergeait solidement, il éliminerait naturellement le parti québécois et l’option de souveraineté. M. Facal soulève 5 obstacles sur leur chemins qui sont tous vrais mais pas insurmontable. L’obstacle le plus important serait de trouver des leaders prêts à se lancer dans ce troisième parti. Cependant, je ne craindrais pas une lente montée comme le PQ ou QS puisque ce parti aurait le mérite d’offrir à nouveau un espoir et récolterait rapidement un fort appuie populaire. Pour en être sure, nous n’avons qu’a regarder la montée de l’ADQ en 2003 et 2007 sans aucun projet mais uniquement par vote de mécontentement. Imaginez si l’ADQ avait eu 5-6 gestionnaires crédibles et respectés. Évidemment, l’existence à long terme d’un tel parti serait possible uniquement s’il parvenait à éliminer le parti québécois pour devenir l’option nationaliste ce qui serait très probable à mes yeux.
à Andan
Les marchés peuvent rapidement régler les choses. Les propriétaires doivent absolument avoir des locataires pour avoir un revenu et payé l’hypothèque. Ils préfèreraient avoir des logements remplis avec moins de loyer que d’avoir des loyers vides. La durée du flottement serait donc très courte.
Mais j’ai une question pour vous. Les loyers, la nourriture et l’énergie sont tous des biens de base. Est-ce que vous trouvez ça normal que le gouvernement intervienne pour faire diminuer artificiellement le prix des loyers et de l’électricité mais qu’il intervienne également pour faire augmenter artificiellement la nourriture de base comme le lait et les œufs? Ces interventions prive également le gouvernement de sommes importantes qu’il doit dépenser pour l’assurance agricole, la fabrication de logement social et la perte nette à l’exportation du à la surconsommation d’électricité au Québec.
@ Francois Aubin
« La durée du flottement serait donc très courte. »
Que dites-vous là? Des jours ou des semaines? Moi, j’ai dit des mois. Mais, même quelques jours ou semaines sans avoir un toit c’est terrible et horrible! C’est votre idéologie qui vous pousse à promouvoir des choses terribles et horribles? Horrible idéologie, Monsieur l’idéologue!
« Est-ce que vous trouvez ça normal que le gouvernement intervienne pour faire diminuer artificiellement le prix des loyers et de l’électricité mais qu’il intervienne également pour faire augmenter artificiellement la nourriture de base comme le lait et les œufs? »
Les loyers on les a discutés.
L’électricité, un simple saut en arrière dans les années ’50 vous démontrera que ce monopole à la grandeur du Québec ou d’une ville était une catastrophe pour les particuliers et les affaires à cause des prix qu’il pratiquait. Plus récent, le monopole d’Enron contre la Californie.
Les prix de la nourriture je le considère raisonnables malgré le contrôle que l’État exerce sur la production et les prix. Ca assure leur stabilité. Une société civilisée ne peut pas se permettre des famines comme les adeptes du « tout marché » aimeraient pour assoir leur dominance. D’ailleurs, en jetant un regard de temps en temps sur des journaux américains, j’ai constaté que là-bas les prix des denrées alimentaires sont pratiquement les mêmes en numéraire, mais en USD bien sûr.
M. Facal…vous allez dire qu’il était temps que je découvre votre blogue…Mieux vaut tard que jamais, n’est-ce pas ? ;-)
Avec ce qui se passe dans notre paysage politique, je suis un libéral qui est à la recherche d’une orientation. Je suis
à la recherche du « fameux » Manifeste auquel vous avez participé. J’ai envie de m’inspirer tout simplement et de me faire une tête avec tout ce qui se passe. Par contre, j’ai de la difficulté à le retrouver…je suis persuadé que vous pourriez m’aider. Voici mon adresse de courriel : pierre.v.grenier@live.ca
M. Facal,
le vrai problème est que le système électoral britannique dont nous avons malheureusement hérité, distorsionne la volonté des électeurs, supprime les nuances, encourage la corruption et livre presque toujours l’état a’ un seul parti, dont le chef peut jouer au dictateur pendant quatre a’ cinq ans.
Cependant aussitôt qu’on parle de proportionnelle, on nous rabat les oreilles avec la sacrosainte stabilité du gouvernement. Foutaises! Ce sont les puissants qui aiment la stabilité, car ils n’ont besoin que de payer deux partis pour que leurs préoccupations passent devant celles des autres citoyens. Par ailleurs, dans des petits partis il y en a toujours qui sont des personnes de principe et qui sont imperméables aux pressions. Verrez vous M. Bergeron accepter une contribution électorale en cash? Verrez vous un gars comme Amir Khadir proposer une legislation en faveur des compagnies minières en échange d’un soutien financier pour son parti? Poser la question c’est y repondre!
Les gratin corporatif, comme les propriétaires des médias, les multinationales, le Conseil du Patronat, l’Institut Économique de Montréal et j’en passe, sont déjà passablement embêtés avec un gouvernement minoritaire a’ Ottawa, vous pouvez imaginer comment ils sont terrorisés a’ l’idée de composer avec des gens qu’ils présentent comme des hurluberlus, mais qui en fait ont l’intérêt des citoyens ordinaires bien plus a’ cœur.
Aux sceptiques, je pose la question suivante? L’ Italie va-t-elle mieux aujourd’hui, après le changement de la loi électorale, avec un triste bouffon au pouvoir, ou allait-elle mieux il y a trente ans, quand les démocrates-chrétiens devaient faire continuellement des compromis avec d’autres partis pour rester au pouvoir? Et s’il est vrai que les démocrates chrétiens étaient nuls politiquement et comme gestionnaires, il est aussi vrai que la soi-disante instabilité des gouvernements italiens de ces années la’ n’ est qu’un mythe: Les ministres changeaient a’ chaque année, mais les élections avaient lieu a’ tous les quatre ans pareil!
« Le problème de l’ADQ c’est qu’il a refusé d’assumer sa position autonomiste dans une politique d’État. …rejeté par Mario Dumont sous forte influence des conservateur … C’est donc suite à ce refus, en novembre 2007 que l’ADQ est mort:
le 11 nov 2009 à 20:57 Jean Claude Pomerleau »
Comme toujours, les meilleurs analystes de la politique ne sont pas des contractuels ou des employés des médias, à 150 milles l’an pour quatre jours de travail semaine.
Merci pour le rappel ADQ, mon général !… Cette fois c’est archivé. Mes salutations au major Sauvé.
sp