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Le bout du rouleau

Un quotidien montréalais vient de publier un reportage hallucinant sur les urgences des hôpitaux de la métropole. Je vous mets au défi de ne pas être scandalisé en le lisant.

Je le sais, ce n’est pas le premier. Les reportages sur le réseau de la santé finissent par émousser notre capacité d’indignation. On devient fataliste pas par indifférence, mais par sentiment d’impuissance.

Je sais aussi que l’urgence d’un hôpital, par définition, c’est toujours intense. Du bruit, des cris, des odeurs. La souffrance à l’état pur.

Mais il y a des choses qui ne s’inventent pas. Faute de ressources, un urgentologue avoue : « On tourne les coins ronds. On s’arrange pour que ça tienne. Et on se sent toujours coupable de ne pas avoir pu donner le meilleur de nous-mêmes.»

Pourvu que l’essentiel soit assuré, on en oublie presque les indignités vécues tous les jours par des êtres humains : le pipi devant tout le monde, les nuits dans un corridor sous la lumière, le ménage que les médecins font eux-mêmes.

Et ailleurs dans le réseau ? Lisez le dernier rapport de la Protectrice du citoyen : un bain par semaine dans les centres d’accueil, des repas froids par manque de personnel, le port des couches imposé en permanence pour la même raison.


La fin des illusions

Bref, cela craque de partout. Bien sûr, il y a des périodes de pointe, des périodes d’accalmie.

Mais arrêtons de nous dire que ce n’est qu’un mauvais moment à passer ou que c’est pire dans d’autres pays. Arrêtons de nier l’évidence. Arrêtons de faire semblant. Arrêtons de pelleter en avant.

Ici, chez nous, dans une société qui se dit avancée, la crise est devenue permanente dans le réseau de la santé. Des choses indignes y sont devenues habituelles.

Personne n’est à blâmer en ce sens qu’il n’y a pas une seule personne qui tient toute la solution entre ses mains.

C’est s’illusionner de penser qu’un ministre de la Santé, même s’il est fort et respecté comme l’est Philippe Couillard, puisse imposer ses ordres de marche à des médecins qui sont des entrepreneurs libres, à des hôpitaux qui ont des directions autonomes, à des fonctionnaires qui ont vu défiler dix ministres.

Et en même temps, nous sommes tous à blâmer parce que nous tolérons cela et que nous manquons aujourd’hui d’argent pour avoir trop dépensé jadis.

Je le sais : l’argent n’explique pas tout. Nous avons englouti des milliards dans le réseau pour des résultats qui ne sont pas à la hauteur de l’effort consenti. Philippe Couillard note avec raison que deux hôpitaux avec des budgets similaires afficheront des performances très différentes.

Notre réseau est aussi né à une époque où les gens ne vivaient pas jusqu’à quatre-vingt ans, où la prévention était presque inexistante et où les chirurgies d’un jour n’existaient pas. Le système est en retard sur la réalité.

Mais une fois qu’on a dit cela, il faut regarder en face l’implacable réalité. Le système ne répond plus à la demande et pourra y répondre de moins en moins.

Le bout du rouleau, nous y sommes.

L’avenir, c’est maintenant

Deux conclusions implacables s’imposent.

La première est que le temps des remèdes ponctuels est derrière nous. Il faut opérer. Avec tout le doigté et l’humanité possibles, mais en se disant bien que l’heure des grands changements est arrivée. Plus on attendra, pire ce sera.

La deuxième est qu’il nous faudra faire un effort sans précédent pour éviter le dialogue de sourds et les guerres de religion.

En langage clair, cela veut dire que, dans la recherche de solutions, chacun d’entre nous doit se répéter à tout moment qu’il n’a peut-être pas entièrement raison et que l’autre en face n’a peut-être pas entièrement tort.

32 réponses à “Le bout du rouleau”

  1. le 15 juin 2007 à 12:53 Stephan S.

    M. Facal

    Totalement en accord avec vous ajourd’hui. L’etat de delabrement du reseau de sante est deplorable. Les gouvernement successifs ont tente, sans succes, de regler le probleme.

    Le probleme n’est pas un manque d’argent, les statistiques indiquent que le Quebec depense plus par citoyen que bien des pays ou le systeme fonctionne mieux. L’attribution de l’argent est inappropriee. Les multiples couches de personnel administratifs absorbent une part importante du budget, qui plus loin dans le tuyau, manque cruellement aux utilisateurs.

    Vous disez avec beaucoup de clarte : « l’heure des grands changements est arrivée. Plus on attendra, pire ce sera » il faut que la population soit consciente de ce fait. On a deja assez attendu, le systeme ne cesse de se deteriorer.

    Meme avec un ministre fort comme M. Couillard, dans un contexte de gouvernement minoritaire M. Charest a-t-il le pouvoir de revoir en profondeur le systeme ? J’en doute beaucoup. Meme en contexte majoritaire, avec le meme ministre, avec sa premiere priorite en sante, M Charest et son gouvernement n’ont fait que de mineurs ajustement au systeme au cours de leur precedent mandat.

    En tant que gerant d’estrade, voici ma vision de la solution. Il est impossible de modifier le reseau dans sa forme actuelle. Il faut donc creer un tout nouveau reseau de sante, sur papier dans un premier temps, simplifier l’administration, eliminer les nombreuses affiliation syndicales pour ne garder que les principales. Sous-traiter les services connexes (cafeteria, nettoyage, buanderie, etc…) et appuyer le tout par une loi qui ouvre toute grande la porte au prive.

    On oublie l’ancien systeme et on met en place le nouveau. Oui il y aura une perode de turbulences (Merci a Mme Marois pour le terme), oui il y aura des ajustements, oui il y aura des mouvements de personnel prive-public, mais comme dans tout modele economique la stabilite sera atteinte eventuellement.

    Efficacite, efficience, integrite, surpassement devront etre les nouvelles lettres de noblesse du nouveau reseau public de sante. Croyez moi avec cela le systeme prive devra se surpasser pour avoir des patients. Vive la concurrence !

    Stephan S.

  2. le 15 juin 2007 à 14:12 Belanger

    Votre constat sur l’etat actuel des urgences au Quebec est on ne peut plus juste. Sans etre alarmiste, vous ne faites aucun detour pour denoncer l’urgence d’agir. A mon avis, les problemes dans les urgences ne sont que la pointe de l’iceberg et soulevent un probleme plus large: celui du leadership.

    Je pense qu’a present, il va falloir livrer une vrai bataille d’opinion publique. Le discours ambiant est domine par un sous-groupe peu enclin a ouvrir un vrai debat, a faire evoluer les choses et a faire de VRAI choix. Au stade ou nous en sommes, on ne peut plus se contenter de laisser l’espace mediatique etre monopolisee par une seule voix. Il n’y a presentement aucun contre-poids a ce discours paralysant. Pour etre capable d’un vrai debat, ca prend de vrais leaders. A ce chapitre, on cumule les deficits depuis un certain temps deja. Plus tot que tard, on aura besoin de leaders qui sont credibles, solides et qui sont prets a naviguer dans la tempete. Pour s’attaquer a un probleme de cette taille, ca prend des leaders qui sont capables de mener a terme un debat. Des leaders de cette carrure ne laissent pas mourrir des debats aussi importants.

    Les urgences ne sont qu’un symptome de notre maladif desir d’avoir le beurre et l’argent du beurre. Pour une multitude de nos services publiques, on aime en avoir gros, on aime ratisser large. A present, bons nombres de nos services sont precaires. Est-ce que j’ai besoin de vous parler de l’etat de nos ecoles, de nos routes (et viaducs et autoroute Ville-Marie), de nos universites, de nos industries manufacturiere et agricole…? En bout de ligne, non seulement la qualite des services qu’on se donne est lamentable, nous avons les mains liees et nous n’avons pas les moyens de reagir aux nouveaux defis de notre siecle. A defaut de l’avoir fait avant, c’est aujourd’hui qu’on va devoir apprendre a faire des choix … et ca va faire mal.

  3. le 15 juin 2007 à 14:36 michel caron

    Lors de la saga du budget québécois, la baisse des impôts est devenue, selon certain, un moyen de créer la richesse! Une baisse d’impôt ne crée rien du tout, elle laisse à des personnes imposées une partie plus importante de leurs revenus. Par voie de conséquence, elle prive le gouvernement du même montant pour supporter ses missions. C’est un exemple parfait de la répartition de la richesse, mais de manière inversée à ce que nous entendons normalement par cette expression.
    Dans l’expression «créer de la richesse» le mot important n’est pas «richesse» mais bien «créer». Une mesure gouvernementale qui viendrait supporter la recherche et le développement, pourrait permettre de créer de la richesse. Une mesure favorisant l’exportation de produits fabriqués ici pourrait également entrer dans cette catégorie.
    Deuxième aberration selon moi, la baisse de la taxe sur le capital. Pourquoi baisser la taxation pour des entreprises qui n’ont aucune difficulté économique et qui sont parfaitement concurrentielles? Avec une mesure mur à mur comme celle-là nous appliquons le même principe que pour les programmes sociaux universels, si largement décriés. Pourquoi aider des individus qui n’en ont pas besoin, alors pourquoi aider des entreprises qui n’en ont pas besoin. Selon les estimations, avec l’abolition de cette taxe le gouvernement se priverait d’un milliard de dollars par année! Savez-vous que les coûts «pharaoniques» du métro de Laval sont d’environ 800 millions de dollars. L’abolition de la taxe sur le capital c’est comme si le gouvernement faisait cinq nouveaux métros de Laval à tous les 4 ans. Cette somme, ou une partie de celle-ci ne serait pas mieux utilisée dans des mesures ciblées, comme pour aider les entreprises en difficultés ou celles qui veulent démarrer, il pourrait réellement avoir création de la richesse.
    Selon une récente chronique de Michel Girard, ceux qui gagnent $50 000 dollars par année ont vu leurs factures d’impôts diminuer de 25% entre 1999 et 2007. Pour ceux gagnant $70 000 la diminution est de 21%. L’imposition des entreprises a également été diminuée durant la même période. Pendant ce temps nous avons des écoles dont les toits fuient, le manque d’entretien dans les hôpitaux, les urgences qui débordent, le piètre état des routes et des structures, le manque de financement des réseaux collégiaux et universitaires. Quelqu’un a-t-il déjà pensé que cela pouvait être lié? Nous voulons de meilleurs services, de meilleurs soins tout en diminuant les impôts! Est-ce que c’est l’illustration de l’expression «vouloir le beurre et l’argent du beurre»!
    Une autre aberration pour moi, le monde applaudi à la création du fonds des générations. Cette année le gouvernement y mettra environ $500 millions, d’un autre côté il empruntera $3 milliards. N’aurait-il pas été plus utile de n’emprunter que $2,5 milliards! Mais c’est moins électoralement rentable que d’annoncer que nous nous attaquons au remboursement de la dette, même si celle-ci ne baisse pas mais qu’elle augmente dans les faits de $2,5 milliards pour cette année seulement.
    Pour ce qui est du domaine de la santé spécifiquement, n’est-il pas vrai que le Québec est l’endroit en Amérique du Nord où il se dépense le moins d’argent par habitant dans ce domaine! Si oui, contrairement à ce qui est dit et redit, la solution serait peut-être de mettre plus d’argent dans un système sous-financé. Bien sûr des pays européens investissent moins que nous, mais les salaires des médecins et spécialistes sont-ils comparable à ceux pratiqués ici? À chaque négociation de conditions de travail, les médecins et spécialistes se comparent aux autres exerçant dans les autres provinces canadiennes, jamais aux spécialistes Français. La part du privé dans les soins de santé au Québec était beaucoup moins grande dans les années 70, pourtant l’insatisfaction était également moins importante, faudrait peut-être y penser avant de continuer dans cette voie!

  4. le 15 juin 2007 à 15:17 Alexandre

    Excellent article M. Facal, mais je l’aurais titré « Le bout du corridor »!

    Les solutions à nos problèmes sont multiples, il suffit de réussir à les imposer, mais personne ne veut perdre ses « acquis ».

    Comme Stéphan le dit, sous-traiter les tâches connexes comme la cafétéria, la buanderie et le nettoyage devrait être mis à l’essai dans quelques hôpitaux.

    Au niveau des consultations à l’urgence, il faut accélérer le processus de formation d’infirmières qui ont le pouvoir de prescrires des médicaments. J’ai fait l’expérience en Angleterre et ca me semble une bonne chose. Par exemple, je suis victime d’otites au moins une fois par année, à chaque fois je suis certain du diagnostic qu’une infirmière peut très bien faire pendant que le Docteur peut s’attaquer aux cas plus lourds.

    Laisser les médecins travailler dans le secteur privé après avoir fait leur « quota » d’heures dans le public serait le bienvenue. Oui, le privé américain est lamentable, mais regardons en Europe, leurs systèmes mixtes public-privé sont plutôt performants.

    L’intégration des médecins étrangers, qui semble être en partie bloqué par le Collège des médecins, est aussi désirable. Si nous croyons qu’ils ne sont pas assez qualifiées, placons les dans des postes « moins à risques » avec un encadrement. Ce serait beaucoup plus utile pour la société que de les voir devenir chauffeur de taxi ou cuisinier.

    Ticket-modérateur pour éviter la surconsommation des services de santé. Désolé, peut-être vais-je choquer quelques uns, mais quand je vais au médecin, je vois toujours une personne âgée qui prend un temps fou durant la consultation car elle apprécie le contact avec le médecin. Certains cas sont sûrement juste et compréhensible, d’autre non, et c’est justement ce genre de visite qu’il faut réduire, entre autre grâce au ticket-modérateur. Bien sûr il y a l’éternel malade qui va consulter pour une grippe…

    La PRÉVENTION, éduquer les gens sur l’hygiène, la cigarette et la saine alimentation pourrait réduire le nombre de malades.

    Le problème n’est pas le manque de solution, c’est le blocage effectué par maintes groupes d’intérêts qui ont à coeur la santé des patients, mais encore plus à coeur leurs « acquis ». Pendant ce temps, le seul « acquis » des patients, c’est un système de santé sous-performant.

  5. le 15 juin 2007 à 17:54 Johanne

    http://www.radio-canada.ca/radio/indicatifpresent/chroniques/7988.shtml

    Une invitation à réécouter cette chronique de Pierre Bourgault: nous ne savons plus discerner le faux du vrai scandale….est-ce une difficulté occasionnelle, temporaire, si on creusait un peu les choses on s’apercevrait qu’il y a des solutions relativement faciles…non c’est un scandale! Beaucoup d’entre nous ont intérêt à inventer un scandale, groupes de pression pour faire avancer leurs affaires, les individus invités à la télévision se présentant en victimes absolues du système, les médias en général parce que le scandale vend…. si on ne nous annonce pas un scandale nous nous désintéressons complètement, nous sommes tous occupés à donner des solutions et opininons pour régler le scandale…au lieu de nous intéresser seulement aux scandales, à mesure que les problèmes se présentent nous pourrions les régler, mais nous les repoussons, au lieu de multiplier les solutions à des problèmes ponctuels nous attendons qu’ils s’accumulent de telle sorte que fialement ils éclatent en scandale. Finalement nous n’arrivons plus à mesurer nos forces et nos faiblesses, tout est confondu dans nos esprits, ce qui nous jette dans le plus grand désarroi. Nous perdons tout sens de la perspective, nous n’arrivons plus à situer un sujet dans son contexte véritable.

  6. le 15 juin 2007 à 18:04 Johanne

    http://www.radio-canada.ca/radio/indicatifpresent/chroniques/6333.shtml
    Les médecins spécialistes
    [14 novembre 2002]
    Cette chronique est aussi de Pierre Bourgault:
    Le domaine de la santé occupe trop d’espace médiatique. Et les questions d’argent dans ce domaine aussi…

  7. le 15 juin 2007 à 18:25 AntiPollution

    Quand une province pauvre comme le Nouveau-Brunswick verse 100,000$ de plus que le Québec pour un médecin spécialiste, il y a là un problème. Pour les médecins omnipraticiens c’est environ 40% de plus.

    Ici, au Québec, dans les salles d’opérations, on limite les opérations à quelques unes par semaine. Dans ces mêmes salles d’opérations, des infirmières d’expériences tendent les instruments de chirurgie et épongent le front des chirurgiens, alors que ca ne prend que quelques mois seulement pour former n’importe qui doué d’un minimum d’intelligence pour faire ce travail d’instrumentiste.

    Les CLSC n’ont jamais eu les budgets nécessaires pour ouvrir au moins 16 heures par jour. La plupart d’entres eux n’ont pas de laboratoires pour analyser les prises de sang ni de radiologies, tandis qu’en passant par l’urgence d’un hôpital, tous ses services sont disponible.

    Les médecins devront déléguer des actes médicaux aux infirmières et les infirmières devront en déléguer aux infirmières auxiliaires et les auxiliaires devront faire de même avec les préposées aux bénéficiaires.

  8. le 15 juin 2007 à 21:04 Zach Gebello

    M. Facal, je crois que vous en mettez un peu trop là.

    Il y a une chose toute naturelle dont il faut faire face un jour et qui n’a rien d’un scandale, c’est la mort.

    On y passe tous.

    Lorsque la viellesse, la maladie et la mort deviennent des scandales, alors là on sombre dans la démence.

    Le véritable scandale c’est que ces fondements naturels de la vie soient devenus des entreprises et des commerces.

    La pharmaceutique, la santé, la longétivité, sont des entreprises contre la mort et dont les quelques années de plus qu’elles promettent coûtent la qualité de vie de ceux qui viennent après.

    L’équilibre et la dignité sont sacrifiés en échange de profits comptables.

    Il est là le scandale.

  9. le 15 juin 2007 à 21:21 François R

    Pour Stephan S.:

    Je crois que vous n’avez pas tout à fait raison quand vous dites que le Québec est l’un des États qui dépense le plus en santé par habitant, je crois même que c’est le contraire.

    Trop de gens prennent les chiffres du MSSS (Ministère des Services Sociaux et de la Santé) et les comparent avec ceux des autres ministères de la santé de d’autres pays ou provinces, sauf que notre budget du MSSS comprend l’argent investie en Santé et dans les services sociaux et non pas seulement pour la santé.

    Quand j’aurais le temps je reviendrai avec quelques données, mais de mémoire, il me semble que le Québec est la province qui investie le moins d’argent par habitant au Canada (ou l’avant-dernière)

  10. le 16 juin 2007 à 16:50 Lucie

    C- d Institut de cardiologie (Montréal) C 22h24 8,5 % 31,2 % 38,7 % 8 321 7 835

    Ce qui inquiète le plus c’est un temps d’attente de 22 heures pour des problèmes cardiaques. Incroyable !
    Monsieur Facal peut-il contacter des amis à Paris et demander de combien est le temps d’attente à l’urgence là bas, pour les cardiaques.
    lr

  11. le 16 juin 2007 à 18:28 AntiPollution

    http://secure.cihi.ca/cihiweb/fr/national_expenditures_2006_table_13_f.html

    En cliquant sur ce lien vous avez la un tableau statistique de L’institut de recherche sur la santé basé à Ottawa.

  12. le 17 juin 2007 à 16:23 Christian

    En langage clair, cela veut dire que, dans la recherche de solutions, chacun d’entre nous doit se répéter à tout moment qu’il n’a peut-être pas entièrement raison et que l’autre en face n’a peut-être pas entièrement tort. Joseph Facal

    Les syndicats multimillionnaires sont contre toute réforme, Claudette Carbonneau demande déjà qu’on écarte Claude Castonguay. Tout comme si la CSN serait le quatrième parti politique, des travailleurs de la santé. C’est elle et ses 400 millions en revenus de commissions qu’on devrait écarter du débat, pour progresser.

    Un second regard au budget de Monique indique dans la colonne des revenus 28,5 millards d’impots, dans la colonne des dépenses 23,5 millards à la santé et ss. Le rapport est 84,5% des impots vont déjà à la santé. Malgré tout, certains articles disent que les déficits des hopitaux approchent le 400 millions.

    La question… Où est le point de rupture. 90% ou 95% ou 100% des impots accaparés par les hopitaux et les ss ?… Avant que le système public ne puisse plus cacher ses morts sur liste d’attente et s’effondre ?…
    ch

  13. le 17 juin 2007 à 17:28 Zach Gebello

    « La question… Où est le point de rupture. 90% ou 95% ou 100% des impots accaparés par les hopitaux et les ss ?… Avant que le système public ne puisse plus cacher ses morts sur liste d’attente et s’effondre ?… »(Christian)

    Non. La question est: qui d’autre que les contribuables va payer?

    Ne venez pas me faire croire que ce sont les salaires des balayeurs de planchers et cuisiniers de cafétérias qui mangent le budget!

  14. le 17 juin 2007 à 19:55 Michel Monette

    Comparaison des systèmes de santé en Europe :

    http://www.swissinfo.org/fre/votations/detail/Europe_a_chaque_pays_son_systeme_de_sante.html?siteSect=301&sid=7574054&cKey=1172821202000.

    Le Québec n’est pas un cas unique. Il faut surtout éviter de dire n’importe quoi, sans s’appuyer sur des faits. On ne pourra pas non plus appliquer ici un modèle étranger. Nous avons un système de santé qui a besoin d’améliorations, mais ça peut se faire sans privatiser davantage et surtout sans ticket modérateur.

  15. le 17 juin 2007 à 19:56 Michel Monette

    Petit problème avec le lien. Le voici :

    Europe: à chaque pays son système de santé.

  16. le 17 juin 2007 à 21:25 antimacon

    Monsieur Facal, parlez nous donc de votre appartenance a la franc-maconnerie?

  17. le 18 juin 2007 à 9:32 Johanne

    Samedi pm j’ai répondu à un sondage qui concernait l’évaluation du système de santé.
    Avez-vous un médecin de famille? était la première question. Oui.
    Ai-je eu recours au sytème de santé cette année? Oui si on compte un rendez-vous avec mon médecin pour donner signe de vie parce que ça faisait deux ans que je ne l’avais pas vu et que je ne voulais pas le perdre. Je me suis d’aileurs entendue avec lui pour ne le consulter qu’aux deux ans sans courir le risque de le perdre ou alors au besoin. Les autres questions concernaient l’évaluation de la clinique, mobilier, employés, délais d’attente pour un rendez-vous et une fois sur place, du niveau d’écoute, respect de l’intimité, du transfert des dossiers, référence à des spécialistes, etc. et à la fin on me demandait de choisir entre par exemple, un mobilier plus confortable dans la salle d’attente ou un niveau d’écoute accru de la part du médecin, j’ai répondu bien sûr un niveau d’écoute accru. Mon évaluation basée sur mon expérience personnelles des services que je reçois des profesionnels que je rencontre est très positive. J’ai d’ailleurs indiqué à la personne qui faisait le sondage que je risquais de biaiser son étude. Mais voilà, peut-être est-ce parce que j’ai compris depuis belle lurette que « md » ça ne veut pas dire « mon dieu ».

    Il y a un donc un sondage dans le moment auprès de la population.

    Intéressante chronique de Joseph Facal, Le financement de la santé
    [20 février 2006]
    Le gouvernement du Québec a répondu, habilement, au jugement Chaoulli sur la santé. Le ministre de la Santé, Philippe Couillard, ouvre une porte au financement du secteur privé. Mais la vraie question est escamotée : à moins que les Québécois se prennent en main, les dépenses en santé continueront d’augmenter, alors que le déclin démographique s’accentuera.

    http://www.radio-canada.ca/audio-video/pop.shtml#idMedia=0&urlMedia=/Medianet/CBF/IndicatifPresent200602201008_1.asx

  18. le 18 juin 2007 à 11:31 Jacques Tremblay, Ph. D.

    M. Facal, peut-on comparer le Québec à l’Uruguay qui est surnommé la Suisse de l’hémisphère sud

  19. le 18 juin 2007 à 14:38 Serge, Ph. D.

    Non. La question est: qui d’autre que les contribuables va payer? (Zach)

    Zach (l’écono-financier) pose toujours la bonne question.
    J’ai trouvé ceci dans mon calpin de notes..
    Le 28 milliards de revenus d’impots est composé de…
    18 g des particuliers,
    4,6 g des entreprises,
    5,4 g du FSS…
    Alors qui reste-il qui n’a pas contribué et qui devrais ?… La SPCA ?…
    Les contribuables et les entreprises au tot 22.6 g, font déjà leur part. Bon… Qu’est-ce qu’on fait là ?…
    sp

  20. le 18 juin 2007 à 15:31 vindictater

    Si on peut parler de solutions alternatives pour trouver de l’argent, il y toujours la légalisation de la mari qui pourrait etre vendu dans les SAQ. Je comprend que c’est mauvais pour la santé mais tant qu’a enrichir des criminels mieux vaut injecter cet argent dans le systeme public. La légalisation de la prostitution est également possible pour dégager de nouveaux revenus, c’est pas des sommes colossales mais c’est tout meme un gain. Evidemment bonne chance pour trouver un gouvernement qui a les « couilles » pour ce genre de décisions.

  21. le 18 juin 2007 à 20:09 Zach Gebello

    « 18 g des particuliers,
    4,6 g des entreprises,
    5,4 g du FSS…
    Alors qui reste-il qui n’a pas contribué et qui devrais ?… La SPCA ?…
    Les contribuables et les entreprises au tot 22.6 g, font déjà leur part. Bon… Qu’est-ce qu’on fait là ?… »(Serge, PH.D.)

    Il n’y a plus rien de possible à faire.

    20% des plus riches possèdent 90% du capital disponnible.

    Les particuliers et les entreprises donnent le max qu’ils peuvent avec le 10% qui reste.

    Les entreprises québécoises donnent 5% moins que les autres provinces.

    Mais ce 5% fera pas la différence.

    Tout le capital est dans les coffres des plus riches qui s’enrichissement toujours plus avec ce capital.

    On appelle çà un système capitaliste.

  22. le 19 juin 2007 à 10:05 Zach Gebello

    «Les profits des entreprises sont à leur sommet. Ils sont à leur niveau le plus élevé en 50 ans par rapport au produit intérieur brut».
    (Clément Gignac, économiste en chef à la Financière Banque Nationale)

    «La deuxième performance du G7»«La situation est également réjouissante pour les entreprises canadiennes, dont les bénéfices, correspondant à 14% du produit intérieur brut (PIB), sont également les plus élevés en 30 ans»
    (Claude Picher, La Presse)

    «Le rachat massif (sic) d’actions par les sociétés américaines, qui consacrent actuellement des montants records (sic), à cette opération, pourraient propulser les cours boursiers à des niveaux excédant (sic) les meilleures performances en cinq ans».(La Presse)

    La richesse est là. Elle se crée comme jamais en 50 ans!

    Mais ce sont les actionnaires qui s’enrichissent et non pas les salariés. Même que le poids des salaires est à la baisse.

    Les actionnaires et corporations évitent les impôts et empochent la richesse créée.

  23. le 20 juin 2007 à 10:01 Johanne

    «C’est pas ma job!». C’est ce que se sont dit les agents de sécurité qui ne sont pas intervenus alors qu’une femme se faisait battre dans le métro hier!
    Je ne suis pas hors sujet. Pour dire «c’est pas ma job!» il faut se foutre complètement de tout et des autres et ça reflète la façon de penser et l’attitude d’une majorité de Québécois, aussi bien dans le domaine de la santé que dans le métro. Peuple d’irresponsables, de moutons, amputés de jugement et de sens critique, sans aucune fierté à part le 24 juin, après une couple de grosses bières pis une couple de joints!

    C’est avec ce genre d’individus qu’on va faire un pays?

  24. le 20 juin 2007 à 10:07 Zach Gebello

    24 juin, Fête nationale des valises.
    Thème choisi: Expo 67 (centenaire de la confédération canadienne).
    Défilé en bordure de Mourial, loin du centre, finissant dans un parc non-fréquenté.
    Discrètement.

    On est plus chez-nous.

  25. le 20 juin 2007 à 10:45 vindictater

    Vous y allez fort un peu, les Québecois sont un peuple tres fier qui se bat courageusement pour sa survie. Et il serait déja souverain ce peuple si les communautées culturelles ne voteraient pas a 80% contre la souveraineté. C’est la qu’il faut se poser des questions, expliquer moi pourquoi a St-Léonard malgré le scandale des commandites impliquant Gagliano la majorité libérale s’est accentuée dans ce compté lors des élections fédérales. Et dans mon compté de Lafontaine (RDP) a Montréal lors des dernieres élections provinciales, malgré un bilan désastreux des libéraux et une campagne en dent de scie la majorité du libéral Tomassi c’est également accentuée. Ca n’a pas de sens, tu mettrais un chien sur une pancarte libéral pis il voterait quand meme pour le chien.

  26. le 20 juin 2007 à 18:46 Zach Gebello

    « Et il serait déja souverain ce peuple si les communautées culturelles ne voteraient pas a 80% contre la souveraineté. »(Vindictater)

    J’y vais même pas assez fort.

    « communautées culturelles »

    Déjà notre langue nous soumet. Nous ne le remarquons même plus.

    Par cette simple exression nous-nous renions sois-mêmes comme culture. Il faudrait dire plutôt « les autres communautés culturelles ». Mais le mot « autres » est devenu tabou.

    Ainsi, puisque nous ne formons plus un « nous » par rapport aux « autres », nous ne sommes donc pas une majorité de 80%. Il n’existe plus que des communautés culturelles qui vote à 80% contre l’indépendance.

    Ce qu’on nous a « formé » à ne plus voir c’est que ce sont une minorité de 12% qui vote à 80% contre notre indépendance. Et que le problème est bien plus les 40% des nôtres (notre 80%) qui vote contre notre indépendance.
    Peut-on en vouloir tant que çà à ce 40%? Puisqu’ils ne voient plus cette communauté culturelle dont ils font partie.
    Ils ne font pas partie des communautés culturelles.

  27. le 20 juin 2007 à 19:52 vindictater

    Y’a absolument rien de surprennant dans le 40% de Québecois de souche qui votent non.
    Inclus les peureux, les réfractaires au changement, les riches qui protegent leur acquis, les incultes, les naifs et les colonisés qui aiment le Canada et ca te donne 40%. T’as beau avoir des conditions gagnantes et une réincarnation de René Lévesque tu vas jamais convaincre ce 40%. C’est pas unique au Québec, c’est juste de la démocratie, des chiffres de 70-30 et 80-20 ca n’existe pas sauf comme dans le cas de nos communautées culturelles ou on se ferme les yeux et on se bouche les oreilles pour aller voter. Tu viendras pas me dire qu’il y a pas 50 000 Oui de plus dans le 12 % d’allophones.

  28. le 20 juin 2007 à 20:57 Zach Gebello

    « …sauf comme dans le cas de nos communautées culturelles ou on se ferme les yeux et on se bouche les oreilles pour aller voter. »(Vindictater)

    Tout le contraire.
    C’est pas pour rien qu’on les appelles les « communautés culturelles ».

    Les oreilles grandes ouvertes sur leurs cultures: Elles ont leurs institutions, pas ton peuple.
    Elles ont leurs musées dédiés à leurs cultures propres, pas ton peuple.
    Elles ont l’enseignement de leurs histoires et politiques selon leurs points de vues, pas ton peuple.
    Elles ont la transmission de la fièreté nationale de leurs pays d’origine, pas ton peuple.
    Elles ont leurs écoles privées, nationales, au noms de leurs nationalités, pas ton peuple.
    Elles ont leurs arts exposés au noms de leurs nationalités, pas ton peuple.
    Elles ont leurs défilés, parades, aux noms de leurs nationalités, plus ton peuple.

    40% de ton peuple ne savent plus pour qui au juste cette indépendance.

  29. le 23 juin 2007 à 12:25 Lesdents

    Zach: 24 juin, Fête nationale des valises.

    Haha! :)

    24 juin. Fete nationale des alcolos amnesiques.

    Et quelques jours plus tard, on fetera la nation canadienne sans y voir la contradiction…

    http://www.cyberpresse.ca/article/20070623/CPACTUALITES/706230738/6730/CPACTUALITES « Ainsi, 91% des répondants se disent très ou assez fiers d’être Québécois. La proportion est de 93,3% chez les francophones, par rapport à 83,4% chez les non-francophones. Quatre-vingt-six pour cent répondent la même chose au sujet de leur fierté d’être canadiens (85% pour les francophones, 87% pour les anglophones et les allophones). »

    Le 1er juillet, ca fera une occasion de plus de se saouler, dira-t-on!

  30. le 24 juin 2007 à 14:57 Steve B.

    Ce que l’on retient de l’ensemble des problèmes du secteur de la santé, c’est principalement le manque d’infirmères et à la limité, le manque de ressources de fonds. Hors, je conteste ces 2 affirmations.

    Il y a un certain degré de vérité pour le manque d’infirmières mais quand on regarde à quel point on a bureaucratisé la médecine et la façon de gérer le personnel, on en vient facilement à conclure qu’il n’y a pas de pénuries. Un certain manque de relève peut-être, mais pas une pénurie.

    En effet, depuis une décennie, on a ouvert plein de postes de  » chefs  » qui viennent avec leur lot de commités et de réunionites et dont les titulaires sont des infirmières chevronnées, expérimentées, compétentes. Elles ont appliqué sur ces postes plus pour se sortir du bourbier quotidien que par intérèt pour la  » gérance  » .

    Malheureusement, la pluspart étant peu formées encore moins qualifiées, elles ne sont pas toutes à leur place. Le pire, elles passent plus de la moitié de leur temps en réunion dont il est permis de se poser des questions sur la pertinence, voire le résultat de celles-ci.

    Il y a donc là, un immense bassin de personnel  » prêt à l’action  » mais confiné dans des bureaux.

    Il y a longtemps que je crois que l’administration des hopitaux devraient être confié au privé.( et j’avais même écrit sur le blogue de Mr. Castonguay à une certaine époque ) Ce pourrait être un PPP nouveau genre. On aurait des administrateurs pour des postes adminstratifs et vive-versa. Mais quelle somme incroyable on irait chercher en gaspillage bureaucratique pour le confier aux soins.

    Avant de tomber à bras ouvert dans le privé à tout prix on aurait avantage à tenter de faire mieux avec ce que l’on a.

    p.s…Je suis dans le privé et 4 de mes amis sont dans le secteur de la santé. Deux sont infirmières, une est dans l’administratif et le dernier est médecin. On a donc eu amplement le loisir de débattre de ces enjeux.

  31. le 26 juin 2007 à 0:28 Missmath

    Je ne comprends pas.

    Nous sommes intelligents, nous sommes créatifs, nous sommes éduqués, nous sommes riches.

    ————————————
    Petite histoire :
    En mai, mon conjoint qui a déjà souffert d’un cancer consulte son médecin pour son examen annuel.

    (Comme nous habitons l’Outaouais, nous constaterons ici que nous sommes privilégiés d’avoir un médecin de famille.)

    Le médecin s’inquiète pour ses ganglions qui sont enflés et lui demandent d’aller passer un scan. Mon conjoint téléphone donc à la sortie de sa visite et on lui dit qu’il doit téléphoner le 15 du mois. Il téléphone le 16, on lui dit que tout est complet pour le mois de juin et qu’il lui faut rappeler le 15 juin.

    Le 15 juin, il téléphone, c’est occupé jusqu’à 10 heures et lorsqu’il obtient la communication, on lui dit que tous les rendez-vous sont complets pour le mois de juillet, donc de rappeler le 15 juillet.

    Le problème, c’est que le 15 juillet, nous serons en France… Donc, il lui faudra prendre rendez-vous en août et s’il est chanceux, il aura peut-être un rendez-vous en septembre.

    C’est alors que mon conjoint a eu une bonne idée.

    Il a pris rendez-vous avec un radiologiste en France. Rendez-vous fixé le lendemain. Après l’histoire de mon conjoint, le radiologiste décide donc d’examiner non seulement les ganglions qui inquiétaient le médecin, mais de vérifier également la rate et les reins. Nous rentrerons donc de France avec les radiographies et leur interprétation que nous irons porter nous même au médecin.

    Évidemment, il a fallu payer la consultation chez ce spécialiste en France…

    Combien ?

    Devinez…

    Combien seriez-vous prêt à mettre pour un rendez-vous d’une heure trente chez un spécialiste le lendemain de votre demande ? Combien vaut un diagnostic immédiat comparativement au stress de l’attente de ce diagnostic faute de pouvoir avoir un rendez-vous ?

    Eh bien, cela a coûté 50 euros (72 $). Moins cher qu’un nettoyage de dents.

    Vous qui me lisez et qui partez en vacances ailleurs qu’au Québec, sachez-le…

    —————————————

    Visiblement, le système de santé au Québec est au bout du rouleau. Cependant, comme nous sommes intelligents, créatifs et riches, si la solution était facile, on l’aurait trouvée. Qu’est-ce qui fait que ça marche ailleurs et que ça ne marche pas ici ? Je ne sais pas. Je ne comprends pas.

  32. le 26 juin 2007 à 12:05 Lesdents

    De grace, qu’un federaliste m’explique ceci (l’hopital anglophone de McGill coutera plus cher que celui de l’UdeM):

    http://www.vigile.net/article7277.html

    J’entends deja les colonises entonner le chant de la soumission : « McGill bal bla bla international, meilleur, superieur a UdeM, centre de recherche, anglais=plus competent. »

    C’est dont beau: la minorite aura de meilleures institutions hospitalieres que la majorite.