Articles
Commentaires

Le bon combat

Le Québec entier a un devoir de solidarité à l’endroit des régions en difficulté. Mais est-ce une raison suffisante pour appuyer un mauvais combat ?

Les trois partis à l’Assemblée nationale s’entendent pour torpiller le projet du Directeur général des élections de supprimer trois circonscriptions dans les régions qui perdent des électeurs  pour en ajouter trois là où la population explose.

Le vote d’un électeur du 450 continuera donc à valoir deux fois moins que celui d’un Gaspésien.                                                        

Il y a quelques années, on avait fait disparaître trois comtés sur l’île de Montréal, qui perdait des électeurs au profit de sa banlieue. J’avais investi des années de travail pour essayer de me faire élire dans un comté qui, soudainement, n’existait plus.  

Personne ne s’en était ému dans le reste du Québec, et les états-majors des partis avaient laissé faire.

Mais les régions éloignées en difficulté, ici comme ailleurs, deviennent sensibles au moindre recul. Je les comprends. Il y a quelques années, Stephen Harper avait même dû s’excuser après avoir évoqué une «culture de la dépendance» dans les provinces maritimes.  

Les causes des difficultés de la Gaspésie, pour ne parler que d’elle, n’ont pourtant pas le moindre rapport avec le fait d’avoir un député de plus ou de moins. 

Au cours des quinze dernières années, la Gaspésie a perdu 130 personnes par tranche de 1000 habitants. Le Saguenay-Lac-St-Jean en a perdu 109 par tranche de 1000. Ce sont évidemment les plus jeunes qui partent. Une véritable saignée.

Dans les économies modernes, les nouveaux emplois se créent pour l’essentiel dans les services, qui suivent la population. Les ordinateurs permettent aussi une gestion plus centralisée et moins coûteuse à partir des sièges sociaux.

Le prix des ressources naturelles, lui,  est totalement dépendant de la demande mondiale. La technologie permet aux agriculteurs de produire plus avec moins de bras. Et les immigrants qui choisissent le Québec iront, eux aussi, là où se trouvent les opportunités économiques.

Comme nous, la Suède, la Finlande, la Norvège sont de grands pays peu peuplés aux prises avec les mêmes difficultés. Quand on regarde leurs expériences et la nôtre, quelques leçons semblent pouvoir être tirées.                                                                    

Les bonnes politiques freinent les tendances lourdes, mais ne les inversent pas.

Les mauvaises politiques empirent  les problèmes : par exemple, les investissements gouvernementaux massifs dans des projets industriels lourds, du style Gaspésia ou Magnolia, échouent presque toujours, assomment la population locale, et laissent des cicatrices profondes.

L’aide gouvernementale doit être axée sur la reconversion et non sur l’acharnement à maintenir en vie ce qui est condamné. Même dans les régions, ce sont les villes qu’il faut densifier, en misant sur les universités et les collèges.

On peut tolérer, tant que cela ne devient pas absurde, une plus forte proportion qu’ailleurs d’emplois gouvernementaux. Une marge de manœuvre considérable doit aussi être donnée aux acteurs locaux dans la gestion des fonds publics.

Bref, il faut appuyer les bonnes batailles.

On peut évidemment comprendre des députés de tout faire pour s’accrocher à leur siège. Qui aime perdre son job ? Mais ce n’est pas une raison suffisante pour perpétuer un déni de démocratie.

38 réponses à “Le bon combat”

  1. le 23 avr 2008 à 8:35 AntiPollution

    Il y a quand même quelque chose d’injuste, la superficie d’un comté comme celui d’Ungava, ou de Duplessis n’est absolument pas comparable avec ceux de Montréal et de Québec.

    En termes de travail, à cause de la distance et souvent l’absence de routes, un député comme celui de Duplessis doit travailler trois fois plus longtemps pour avoir le droit de donner à chacun de ses citoyens une juste représentation. Tandis qu’à Montréal, un citoyen peut se rendre au bureau de comté de son député en moins de dix minutes. Et l’inverse est vrai.

    L’idée de donner 3 comtés de plus dans la région de Montréal va donner encore plus de poids à cette région, sans rien enlever aux régions.

    Dans le cas contraire l’équation est simple : si on enlève 3 comtés aux régions pour en ajouter 3 à la région de Montréal la différence est de +6…

  2. le 23 avr 2008 à 8:44 virtualfred

    Concernant la première partie de votre billet, je suis en accord avec vous que c’est inacceptable que deux électeurs n’aient pas le même poids dans la balance décisionnelle de l’Assemblée Nationale. Cependant, étant natif du Lac-Saint-Jean, je comprends les gens quand ils veulent quelqu’un de leur coin de pays pour les représenter.

    Plutôt que de redessiner la carte électorale en inventant des comtés de 350km de long(de Matane à Gaspé), et plutôt que de rajouter des siège et d’alourdir l’Assemblée, pourquoi ne pas pondérer le vote des député par le nombre d’électeurs inscrits dans leur circonscription?

    Le vote d’un député avec deux fois plus d’électeurs qu’un autre pèserait tout simplement deux fois plus dans la balance. Ainsi, le concept démocratique du “un homme, un vote” est respecté et les gens des régions peuvent être représentés par quelqu’un de chez-eux!

  3. le 23 avr 2008 à 10:15 daveyy

    M. Facal,

    Que pensez-vous de l’idée véhiculée par plusieurs dernièrement de suivre l’exemple de l’Ontario ( 12 Millions d’habitants , 107 députés)qui est de reprendre les circonscriptions fédérales. Cela nous donnerait 75 députés au lieu de 125, ce serait les élus qui donneraient l’exemple et on économiserait beaucoup d’argent. Toute proportion gardée, nous avons deux fois plus de députés que l’Ontario, pourtant ce ne fut pas une hécatome pour eux.

    Nos élus prêchent continuellement pour l’efficacité des programmes gouvernementaux, des moyens limités du Québec, alors pourquoi pas donner l’exemple en assumant eux-mêmes une cure d’amaigrissement?

  4. le 23 avr 2008 à 10:32 miox

    De toute facon, un député ne nous représente pas; il représente ses idées ,au mieux; les idées de son parti, au pire. Je ne voit pas ou est le problème avec l’organisation actuelle

    Quand napoléon est arivé au pouvoir, il a instoré les départements. Les départements ont été dessinés en 1790 de façon que tout habitant puisse se rendre à cheval à son chef-lieu et en revenir en une journée. (accesibilité) Il faut parler de celà. le 350km d’ont vous parlez est une petite route de campagne. De matane à gaspé, c’Est prèsque 8 heures. Même en voiture, il est impossible d’en faire le tour en 1 journée.
    Ce projet revient à abandonner ces habitants; les condamner à une sous-représentations… tout autant que ceux de montréal présentement.
    D’autant que les idées sont “généralement” passablement uniformes par régions.

    Le fond du problème est économique. On ne peut pas gérer les routes de la gaspésie à partir de rimouski:(9h30 de gaspé). Les problèmes vécus par les Matanais sont à des killomètres de ceux vécus par les gens de grosse-roche ou st-anne-des monts. En réalité, ce projetest cela équivaut à faire de la gaspésie une grosse réserve ! (vous-souvenez vous du manitoba?)

    Non, cette mini “réforme”, inutile, est une idée de vilain. (habitant de la ville) Elle ne fait que démontrer l’ignorance des gens de la vile aux réalités de la campagne. Ce qu’il nous faut, c’est une pollitique d’occupation du territoire. Pas un découpage stupide selon des normes comptables.

    Tant qu’à c’à, Vive l’indépendance de la gaspésie …. Mais cela serait bien dur, il y à plus de gaspésien à montréal qu’en gaspésie…

  5. le 23 avr 2008 à 11:34 RenéP.

    En n’en pas douter, la démocratie exige une égalité du poid des votes. On ne devrait pas tenter de régler le problème de la représentation des citoyens en jouant sur le nombre de personnes aptes à voter ou sur l’étendue de la circonscription. Tout comté doit avoir le même ordre de grandeur de votants indépendamment de la densité de sa population. Pour régler le problème de la différence de territoire à parcourir par le député représentant une grande étendue, il s’agirait d’attibuer à ce député un ou 2 adjoints,selon le cas, qui le représenterait auprès des citoyens et augmenter son budget en conséquence. Les adjoints feraient rapport à leur député et ce dernier serait le seul à siéger et à voter à l’Assemblée Nationale. Ainsi, le travail d’un député d’un grand territoire ne serait pas nécessairement plus exigeant que celui d’un autre député et la démocratie serait sauvegardée. Je suis d’avis aussi qu’il faudrait réduire le nombre de députés car ce n’est pas dans le nombre que se trouve la démocratie mais dans l’égalité des votes. Il devrait en être ainsi également dans les administrations municipales.

  6. le 23 avr 2008 à 11:38 AntiPollution

    @daveyy,reprendre l’exemple de l’Ontario n’est pas une bonne idée.
    Premièrement, parce que l’Ontario est très bien représentée par le fédéral, le Canada ayant été construit pour l’Ontario.

    Deuxièmement, regardez la géographie de l’Ontario comme il se doit pour vous apercevoir que toute la population se concentre au Sud sud-ouest de cette province là où il neige presque pas.

    Tertio, il n’y aura aucune économie à faire car pour donner la chance à un citoyen de voir son député et au député de voir ses citoyens dans une carte à 75 comtés, si on est obligé d’augmenter le personnel de 50 %, où sera l’économie ?

  7. le 23 avr 2008 à 12:04 Normand ajoindre

    L’important c’est que tout le monde pourra quand même aller voter.

    Et, pour ce qui est des autres choses importantes reliées aux besoins des citoyens, c’est le gouvernement (les fonctionnaires) qui veillent au grain.

  8. le 23 avr 2008 à 16:13 daveyy

    Antipollution

    Si on peut vivre avec 75 députés fédéraux, pourquoi pas 75 députés provinciaux? Que l’Ontario soit bien ou mal représenté au fédéral ou par le fédéral, n’a aucun lien avec le nombre de députés à l’intérieur du Québec.

    L’étendu du territoire est un faux débat, les 75 députés fédéraux québécois couvrent déjà le territoire, pourquoi les députés provinciaux ne peuvent-ils pas en faire autant?
    NB il y a eu 300 cm de neige à Toronto cette année.

    L’économie est de l’ordre de 35% mais c’est pas juste l’argent, c’est l’exemple qu’ils donneraient. Nous somme un peuple largement sur gouverné, les arrondissements de Montréal en sont l’exemple parfait.

  9. le 23 avr 2008 à 17:49 francois Aubin

    Je suis d’acord avec vous monsieur facal. Si on cesse de se cacher la tête dans le sable et affrontons la réalité, on devra inévitablement changer la carte électorale. Les chiffres le démontre, la population des régions (et j’inclus partout sauf le 514 et le 450) baissent constamment tandis que celle de Montréal reste stable et celle de sa banlieu explose. Si on suivait ”l’inflation électorale” on devrait retirer 1 comté d’une région à chaque année et en créer 2 nouveaux dans le 450.

    J’ai entièrement regardé la nouvelle carte électorale et malgré le reproche des gens des régions, cette carte est une vision à très court terme. Par exemple, le compté de masson à l’est de Montréal, est déja le compté le plus populeux du Québec et il sera grandement amputé avec la nouvelle carte. Le nouveau compté inclut les ville de Terrebonne (secteur Lachenaie), Mascouche ainsi que Repentigny (secteur Le Gardeur). Ces secteurs municipaux sont en pleine expension immobilières et la ville de Mascouche est une des villes qui se développe le plus rapidement du Québec. Dans 5 ans, il faudra à nouveau séparer le compté en deux et c’est une évidence. À toujours vouloir repousser le problème, il y aura bientot des comtpés de 10 000 électeurs en région, 50 000 à Montréal et 100 000 sur les rives de la métropole.

    Plutot que de constamment repousser à plus loins l’inévitable, on devrait peut-etre commencer à se tourner vers d’autres solutions comme une chambre indépendante avec 2 députés par régions qui agirait un peu comme le sénat aux États-Unis.

    J’aimerais avoir votre opinion sur la question Monsieur Facal

    Merci de m’avoir lu et pardonnez mes fautes d’ortographes

  10. le 23 avr 2008 à 22:22 Lesdents

    Il me semble y avoir un problème institutionnel ici dont j’avoue ne pas connaître la solution.

    Le DGE formule une recommandation, et elle peut être complètement ignorée par les élus. Je ne suis pas en train de dire que cette institution, aussi indépendante soit-elle des pouvoirs politiques, doit pouvoir redessiner la carte unilatéralement et à sa guise. Toutefois, il faut voir avec quelle légèreté les élus se permettent de rejeter une proposition qui s’appuie quand même sur la forme de légitimité démocratique qui devrait avoir préséance: celle du nombre.

    Les élus se trouvent en position de juges et parties, de conflits d’intérêts flagrant. Ceci me rappelle qu’un problème similaire (quoiqu’un peu différent) existe en matière de rémunération des élus et des juges.

    Il est difficile de penser des aménagement institutionnels pour atténuer les effets des conflits d’intérêts de ce genre tout en respectant le principe de la séparation des pouvoirs et en évitant d’introduire dans l’administration publique des complications inutiles et coûteuses.

  11. le 24 avr 2008 à 12:35 marilou

    Bonjour, on devrait pouvoir compter sur tous les votes.S’il y à des comtés qui ont plus de population que d’autres ,il est normal d’accorder plus de députés aux comtés populeux;,dans le fin fond de la Gaspésie ,les gens sont loin les uns des autres et c’est parfois pareil dans plusieurs autres comtés,mais si il y des comtés qui ont plusieurs personnes au KM/2/ il faut les reconnaitre,ex-comme les Laurentides,et autres comtés près de la grande ville,ce n,est pas du rejet des votes de la campagne mais une façon de recompter et de distribuer les gens à la bonne place, peut-e^tre que nous avons quand me^me un peu trop de députés pour le travail qu’il y à a faire dans cette province,quand à eu lieu la dernière réforme et modification de la carte électorale,?,

  12. le 24 avr 2008 à 16:54 Christian

    le 23 avr 2008 à 11:38 AntiPollution
    Tertio, il n’y aura aucune économie à faire car pour donner la chance à un citoyen de voir son député et au député de voir ses citoyens dans une carte à 75 comtés, si on est obligé d’augmenter le personnel de 50 %, où sera l’économie ?

    Bonne question.
    Quattro… Quelqu’un sait comment font les députés fédés du Québec pour survivre et bien représenter leurs électeurs avec seulement 75 comtés ?
    ch

  13. le 24 avr 2008 à 17:45 Lesdents

    Disons, Arnold, que c’est vite dit qu’aucune économie ne serait réalisée si on abaissait le nombre de députés de 125 à 75. Il n’est pas certain que le salaire et les ressources consacrées à 50 députés équivaut au montant de ressources additionnelles qui devraient être accordées aux députés pour couvrir un plus grand territoire.

    Quoi qu’il en soit, je trouve particulièrement curieux, même en période d’austérité budgétaire, d’aborder le débat sous l’angle de l’économie de bouts de chandelles (sauf erreur, on parle ici de quelques centaines de milliers de dollars tout au plus). Cette question m’apparaît mineure dans tout le débat. Le calcul mérite peut-être d’être fait, mais on parle ici de démocratie représentative, tout de même. Si l’on veut adopter le modèle ontarien, il me semble que l’on devrait trouver des arguments plus solides pour appuyer une telle proposition. Parce qu’à raisonner comme cela, on pourrait fort bien soutenir qu’il y a un Parlement de trop au Canada, et qu’on pourrait se débarrasser de nos 75 élus fédéraux ou de nos 125 élus provinciaux (sans lancer le débat sur la question nationale, je tiens à le souligner)! Ces deux idées se défendent, mais je pense que c’est un peu absurde de traiter de démocratie en mettant autant l’accent sur ce qu’elle nous coûte…

    Je pense qu’il serait de loin plus pertinent de se demander comment, à l’échelle internationale, les différentes juridictions procèdent pour rénover leurs cartes électorales. Quels mécanismes utilise-t-on ailleurs? Comment s’y prennent-ils pour éviter le problème du conflit d’intérêts que j’ai évoqué?

  14. le 24 avr 2008 à 20:06 Arnold Schwartz

    @ Christian,

    ”Quattro… Quelqu’un sait comment font les députés fédés du Québec pour survivre et bien représenter leurs électeurs avec seulement 75 comtés ?
    ch”

    De toute façon, si on compare les tâches des députés fédéraux vs provinciaux c’est évidant que ça n’a rien à voir, ministre pour ministre en gros oui, mais un député fédéral ne fait à peu près rien pour le son comté. On disait avant la dernière élections que c’était parce que nous avions élu un bloquiste, maintenant que je suis avec un conservateur, je me demande bien qui peut dire que ça a eu un impact dans le comté.

    @ Lesdents,

    j’espère que vous ne me confondez pas avec quelqu’un d’autre?

  15. le 24 avr 2008 à 20:26 Lesdents

    Arnold, désolé, je parlais de antipollution…

  16. le 24 avr 2008 à 21:14 jcpomerleau

    Si le Québec sort le fédéral de ses juridictions on élimine le dédoublement et on épargne 2,7 milliards (2005). Et on perd 2,1 (2004)de gain que l’on retire du fait d’être membre de la fédération. Et avec le plein contrôle sur l’ensemble de nos leviers de pouvoir on se donne un stratégie de développement d’un état optimal. C’est ce qui risque d’arriver si l’Ontario décide de remettre en question la péréquation et que les autres province l’appui (un majorité clair). Qui restera pour appuyer la politique de la mendicité du Québec.

  17. le 25 avr 2008 à 1:11 Francis B.

    Désolé pour le cynisme, mais je crois qu’on ne peut plus être surpris en voyant qu’encore une fois, nos politiciens démagogues défendent le statu quo afin de protéger leurs votes, surtout en gouvernement minoritaire ! Mais bon, je les comprend. Il coûte beaucoup moins cher de gagner une circonscription en plaisant à quelques 30 000 personnes dans les régions qu’en essayant de plaire à 60 000 personnes en Montérégie.

    Tant qu’à moi, l’argument de proximité ne tient pas du tout. Cela fait bientôt trois ans que je demeure dans Villeray et je n’ai jamais rencontré, échangé des salutations, serré la main, ou même aperçu Elsie ou son remplaçant Gerry (je vous avoue même avoir été vérifier son nom avant d’écrire ceci) et pourtant, ma vie se porte très bien ! Pour ainsi citer Yves Boisvert : “…si l’ajout de députés régionaux créait de l’emploi, faisait pousser les arbres ou les usines, ça se saurait.”

    Loin de moins l’idée de vouloir diminuer la noble fonction de député qu’a déjà occupé M Facal, mais je crois tout de même que la vitalité économique et sociale d’une région repose beaucoup plus sur l’esprit d’entrepreneurship et de débroullardise de ses habitans que sur la seule implication d’un député, qu’il soit fédéral ou provincial et qu’il ait 100m ou 1000km à traverser pour parcourir sa circonscription.

    Ceci dit je suis tout de même surpris par ce débat. Je croyais que le DGE avait une liberté de manoeuvre qui faisait en sorte qu’il n’avait pas nécessairement besoin de l’accord du pouvoir politique pour agir. Je trouve donc dommage que ce dernier doive composer avec les motivations électorialistes des nos élus.

    Vos derniers textes m’amènent à me demander quand viendra un chef de parti qui osera avoir comme slogan ce que vous avez proposé il y’a de cela quelques années aux Francs Tireurs (si ma mémoire est bonne) :” Avec moi, ça va saigner”. Je pense qu’on serait du…

    P.S. : Bonnes corrections !

  18. le 25 avr 2008 à 8:42 Joseph Facal

    Bonjour,

    Attention à la comparaison entre le nombre de députés fédéraux et le nombre de députés provinciaux. Ces derniers sont interpellés, pour des raisons constitutionnelles, sur des questions plus lourdes en termes de charge de travail : écoles, hôpitaux, garderies, aide sociale, accidents de travail, etc. Et contrairement à l’Ontario, ici au Québec, les gens s’adressent à leur député provincial même pour des dossiers fédéraux. Juste les envoyer ensuite à la bonne place prend du temps.

    Au fond, que veut-on ? Un équilibre entre deux principes : a) que le poids politique corresponde au poids démographique, question d’équité, et b) que les comtés dans les régions éloignées ne finissent pas pas avoir une taille délirante, Ungava étant évidemment l’exception. Il est clair que cet équilibre sera de plus en plus impossible à maintenir dans le système actuel. Mais pour ce qui des changements à introduire, les possibilités sont nombreuses avec, chacune, ses avantages et ses inconvénients.

  19. le 25 avr 2008 à 10:43 daveyy

    “Et contrairement à l’Ontario, ici au Québec, les gens s’adressent à leur député provincial même pour des dossiers fédéraux. Juste les envoyer ensuite à la bonne place prend du temps.” J. Facal

    Depuis plus de 15 ans ce sont les députés fédéraux bloquistes qui sont majoritaires au Québec. Ils clament à cors et à cris qu’ils sont les champions de la représentation. Est-ce à dire que M. Facal, un allié du Bloc incontestable, reconnaît que ce parti fait mal son travail? Un député fédéral bloquiste doit se faire seconder par son député provincial, alors qu’en Ontario il se débrouille seul? Qu’en Ontario les citoyens savent automatiquement aller à la bonne place?

    Pas fort comme argument, non? Les circonscriptions électorales fédérales tiennent aussi compte des régions éloignées. Les questions plus lourdes au provincial s’appliquent tout autant à l’Ontario qu’au Québec. À ce que je sache, la division des pouvoirs est similaire.

  20. le 25 avr 2008 à 12:14 Normand ajoindre

    Quand un citoyen s’adresse à un député en rapport avec son besoin, dans la majorité des cas, le député aurait à faire changer la loi (ou une des clauses) pour pouvoir l’aider. Ce qu’il ne peut pas faire. Dans les autres cas, ce sont ses employés qui s’en occupent, c’est-à-dire, agissent comme agent d’information ou comme “commissionnaire” . Très souvent le citoyen sera aidé parce que l’agent de liason (au bureau du député) amène le fonctionnaire à changer sa décision. Le bureau du député n’a rien à se reprocher car c’est le focnctionnaire qui aura pris la décision. Celui-ci ne craindra pas d’être pris en défaut pour “passe-droit” parce que son superviseur sera au courant de l’intervention du bureau du député.

  21. le 25 avr 2008 à 13:05 Lesdents

    À Davey

    “Depuis plus de 15 ans ce sont les députés fédéraux bloquistes qui sont majoritaires au Québec. Ils clament à cors et à cris qu’ils sont les champions de la représentation. Est-ce à dire que M. Facal, un allié du Bloc incontestable, reconnaît que ce parti fait mal son travail? […] Qu’en Ontario les citoyens savent automatiquement aller à la bonne place?”

    Vous tentez de détourner les propos de M. Facal et la lecture que vous en faites me fait douter ici de votre bonne foi. Sachez lire entre les lignes. Ce que M. Facal veut dire, c’est que les Québécois considèrent que le gouvernement du Québec est leur gouvernement national (et donc qu’ils ont naturellement tendance à se tourner vers leur député provincial), alors que les Ontariens considèrent que le gouvernement fédéral est leur gouvernement national (et donc qu’ils n’ont pas le réflexe qu’ont les Québécois à cet égard). Que cela vous plaise ou non, c’est ainsi.

    Certains peuvent en déduire que les Ontariens sont plus futés ou moins idiots. J’ai plus tendance à voir cela comme un symptôme du problème plus large de la confusion induite par notre statut politique d’État fédéré qui se prend pour une nation. Avec les conséquences qui en découlent en termes d’”imputabilité” démocratique. Autrement dit, il y a flou parce que le vrai gouvernement, en réalité, est à Ottawa, alors que beaucoup de Québécois vivent dans l’illusion que le vrai gouvernement est à Québec.

  22. le 25 avr 2008 à 13:42 Normand ajoindre

    Il y a beaucoup d’aspects à considérer pour comprendre pourquoi dans les bureaux des députés du Bloc et du PQ) on s’occupe tant des demandes des citoyens qui relèvent du gouvernement fédéral.

    Ne soyons pas dupes. Considérons ce point de vue que c’est peut-être un moyen de montrer, dans ces bureaux, que les “souverainistes”, dans des postes du gouvernement, sont capables d’administrer les dossiers et, deuxièmement, que ceux-ci voient aux intérêts des citoyens (les défenderont). N’est-ce pas une bonne façon de gagner de leur estime ? Dans la compétition, faut se défendre comme on peut, non ?

  23. le 25 avr 2008 à 14:37 daveyy

    @ Lesdents

    Pour détourner les propos je pense que vous prenez la palme. On aurait besoin de plus de députés per capita au Québec parce que c’est un “gouvernement national”. Est-ce que ce serait plus compliqué obtenir un service ou une information d’un député par le seul fait d’être au Québec ? Faites donc la mathématique. Peu importe l’ordre d’importance qu’accordent les Québécois ou les Ontariens à leur gouvernements provinciaux ou fédéral, les chiffres disent:

    Québec 7,546,000 Ontario 12,160,000
    députés fédéaux 75 107
    députés provinciaux 125 107
    députés totaux 200 214
    habitants par député 37,730 56,822

    Conclusion: au Québec pour se gouverner ça prend
    50% plus d’élus qu’en Ontario. Que cela vous plaise ou non, c’est un fait vérifiable.

    Vous détournez un argument pratico-économique pour essayer de soutenir votre thèse souverainiste. Il n’y a aucun fait concret pour soutenir ce que vous avancez autre que votre opinion sur les bienfaits de la souveraineté.Avant de crier à la mauvaise foi des autres, soyez plus rigoureux vous-même.

    Mettez de côté le prisme de la souveraineté avec lequel vous évaluez tout problème. Il ne fait que déformer l’image que vous regardez.

    Nous sommes sur-gouvernés. Vous n’avez qu’à regarder le nombre d’élus sur l’île de Montréal pour vous en rendre compte. Avec les principautés que sont devenus les arrondissements, nul besoin de faire la mathématique pour se rendre compte que les économies tant vantées des fusions ne se sont jamais réalisées. Si au moins on pouvait blâmer le fédéral, cela vous ferait un argument de plus pour soutenir votre thèse.

  24. le 25 avr 2008 à 15:25 Serge

    le 24 avr 2008 à 16:54 Christian
    Quelqu’un sait comment font les députés fédés du Québec pour survivre et bien représenter leurs électeurs avec seulement 75 comtés ?

    Plutôt subtile, le collègue footiste. Une question cochonne, encore. Et sans prix ou points AirMiles à gagner pour la bonne réponse, en plus. Hé ben…

    L’explication est «simple» …
    - Un Canadien fédéraliste travaille 2,5 heures de plus par semaine, que le Québécois.
    - Son taux de syndicalisation est de moitié moins, donc plus de liberté aux choix des taches au travail, que le Québécois.
    - Sa productivité est de 12% plus élevée, que celle du Québécois. Ajoutez le double s’il est enseignant.
    - Le salaire du député est de 42,5% plus élevé, que celui du Québécois.
    - Le député délègue aux subalternes le double en taches, que celui du Québécois.

    Résultat…
    Il faut 40 % moins de canadians pour accomplir le même travail de député, que les Québécois.
    Ce qui fait qu’il y a 65 députés de trop à l’ANQ. Ce qui fait qu’ils ont besoin de 4 fumoirs ou lieu d’un seul, évidemment. Bon…

    Un chausson avec ça, alias Antipol ?…
    sp

  25. le 25 avr 2008 à 16:29 Lesdents

    Davey, vous divaguez et vous vous emportez. Je n’ai même pas dit que j’étais contre cette idée de réduire de 125 à 75 le nombre de députés au Québec. J’ai même plutôt tendance à être d’accord avec vous que l’on est surgouvernés au Québec. Je suis plutôt d’accord avec vous et vous me tombez dessus. Encore heureux de ne pas être en désaccord avec vous. Je souligne de plus que même si j’ai plutôt porté vers la responsabilité au plan fiscal, je trouve que certains semblent en faire une obsession.

    Je m’étonne pas ailleurs que vous m’accusez encore de m’en prendre au fédéral. Rien dans mes propos ne suppose une critique du gouvernement fédéral. Une critique du statut ambigu du Québec dans la fédération, assurément, mais pas une critique du gouvernement fédéral comme institution. Le Québec est largement responsable de l’ambiguité de notre statut, que je déplore et que je trouve improductif (quoique des hommes politiques québécois à Ottawa et des partis politiques fédéraux y participent allègrement… en faisant constamment miroiter des espoirs de réforme du fédéralisme quand le fruit sera mûr).

    Par ailleurs, M. Facal ou moi-même n’avons nulle part soutenu que le caractère pseudo-national de l’État du Québec devait nécessairement signifier que le Québec ait plus de députés per capita. M. Facal a simplement soutenu que les Québécois avaient un certain comportement par rapport à leur députation (à tort ou à raison), et que ce comportement imposait une charge de travail supplémentaire aux députés du Québec (vs ceux de l’Ontario). Il peut se tromper, mais il a surement plus d’expérience que vous et moi en la matière.

  26. le 25 avr 2008 à 18:18 Normand ajoindre

    Ces régions en difficultés, ne ressemblent-elles pas à celles qui doivent tenir compte des limites imposées par le désert comme l’Algérie, le Maroc, la Tunisie, la Libye, l’Égypte, le Soudan, le Tchad, le Niger, le Mali, la Mauritanie, ainsi qu’une partie du territoire du Sahara occidental.

    Le désert accable par sa chaleur.

    Au Québec, dans ces zones identifiées “régions en difficultées”, le froid impose des coûts élevés de chauffage.

    L’Hydro a jugé bon d’augmenter ses tarifs, suite à l’augnentation fulgurante du prix du pétrole. C’est clair diront les analystes, c’est intelligent. Admettront-ils que les régions où le froid sévit n’ont plus d’avenir ?

  27. le 26 avr 2008 à 2:26 francois Aubin

    Même en adoptant une carte électorale avec 75 circonscriptions comme au fédéral, on fera face aux même problème dans 5 ans quand on devra à nouveau redécouper la carte. Prenez l’exemple de la nouvelle carte proposé au fédéral, il y avait un grand nombre de nouveaux comptés en Ontario, en Colombie-Britannique et en Alberta. Avec le tollé soulevé au Québec, le projet à également été remis à plus tard. D’ailleurs, je ne comprends pas pourquoi les partis souverainistes se soulèvent contre cela car un des arguments fédéralistes les plus connus est: pas maintenant ou quand ce sera le temps. Le fait d’être mis devant l’évidence de notre perte démographique constente dans ce Canada unis devrait en réveiller quelques uns tôt ou tard.

    Pour en revenir au redécoupage, il est uniquement le résultat du problème alarmant de la démographie. Plutot que de s’attaquer au problème, on s’attaque aux résulats. Les solutions apportés par Monsieur Facal me semble très bonne au niveau de l’éducation en région. Également, je crois que l’on doit accentuer les budgets d’immigration en région.

    Pour ce qui est de la surgouvernance, je suis entièrement d’accord mais on doit d’abord devenir autonome individuellement avant de demander à ce qu’il y ait moins de gouvernance et les Québécois ont un bout de chemin à faire. Cessons de blamer constamment le gouvernement pour n’importe quoi.

    Finalement, pour en revenir aux députés, les comptés très grands ont déja plus de personnel et plus de bureaux pour aidé les députés et satisfaire la population. Également, ils ont de bons moyens de transport (on à qu’a voir les frais de déplacements).

  28. le 26 avr 2008 à 8:13 AntiPollution

    Un aspect qui est négligé ou qu’on ne parle pas.

    Les problèmes à traiter sont plus grands en région que dans les comtés urbains.

    Les députés de Montréal n’ont pas à s’occuper du secteur forestier, ni de la pêche, ni des mines, ni de la faune, ni du transport en région, ni de la production d’électricité entre autres, tandis que les députés des grands comtés des régions sont confrontés en plus aux mêmes problèmes que ceux des députés des comtés des grandes villes i.e. hôpitaux, éducation, routes, transport en commun, personnes âgées, délinquance, justice etc.

    Pour ceux qui font de la réduction du nombre de comtés une marotte, une solution serait d’augmenter à 50 mille et plus le nombre d’électeurs par comtés.

  29. le 26 avr 2008 à 11:01 ymdelisle

    Ça pris 16 réponses avant que l’indépendence du Québec fasse surface. Merci JC.

    Attention Serge, certains vont vous accuser de faire du Québec-bashing.

    Notre système fonctionne bien. Laissons-le tranquille.

  30. le 27 avr 2008 à 13:44 La Belette lachinoise

    Je voudrais bien que la carte soit réformée, mais ça ne se fera pas pour la bonne et simple raison que la carte actuelle avantage certains partis, qui ont appris à en tirer avantage.

    Évidemment, je trouve ça regrettable.

    On parle souvent de proportionnelle mais, comme André d’Allemagne l’enseignait déjà dans son cours de Politique 900 au cégep Maisonneuve en 1972, la proportionnelle pure a tendance à favoriser l’atomisation du nombre de partis. Le cas de l’Italie illustre bien ce que je veux dire. Si la mafia n’est pas encore érradiquée en Italie c’est entre autres parce que les gouvernements durent en moyenne un an depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale(genre 34 gouvernements en 36 ans). Je ne veux pas de cela pour le Québec.

  31. le 28 avr 2008 à 0:07 Lesdents

    Ymdelisle,

    vous trouvez sans doute que ce que Serge vient d’écrire est éloquent, rigoureux, convaincant et cohérent. Si au moins ce genre de propos pouvait faire sourire.

    Personnellement, je pense que c’est du délire même si ce n’est pas à proprement parler du Québec-bashing. N’ayez crainte, Serge ne vous arrive pas à la cheville; vous êtes sans égal en la matière.

    Je ne tenais pas à dire cela, et je m’en excuse. Quoi qu’il en soit, il me fera plaisir de vous répondre sur le fond, ou de répondre à Serge sur le fond, lorsque vous vous exprimerez sur le fond.

  32. le 28 avr 2008 à 10:24 ymdelisle

    M. Lesdents, justement Serge donne de bons exemples qui sont réelles. L’attitude du “avec nous ou contre nous” ne marche plus. C’est un peu le problème des régions (pour revenir au débat). La refonte de la carte est perçue comme étant contre les régions. Ce n’est pas le cas. M. Facal fait de bons commentaires dans ce sens. Il est inconcevable que les grandes régions de Montréal et de Québec, qui sont les générateurs de notre économie et de notre richesse, soient sous-représentés au plan politique. Montréal et Québec sont considérés par le gouvernement comme des régions “comme les autres”. Cependent, les autres régions contrôlent qui sera élu. Les grands centres urbains payent la note. L’infrastructure du grand Montréal est médiocre et nous n’avons pas de plan stratégique pour supporter le moteur économique du Québec. C’est ça le vraie débat.

  33. le 28 avr 2008 à 11:12 Jean-Renaud Dubois

    Bonjour M.Facal,

    J’ai émis un commentaire vendredi qui n’est pas apparu sur le site.

    Est-ce que vous l’avez reçu ou bien me suis-je imaginé l’avoir “posté” ?

    Je n’avais pas conservé une copie de mon commentaire pourriez-vous me le retourner à mon adresse courriel SVP.

    Bonne semaine,

  34. le 28 avr 2008 à 16:19 Joseph Facal

    Je crains, mon cher Jean-Renaud, que vous ne l’ayez imaginé. Du moins, je pense. Ne vous en faites pas, cela m’arrive aussi.

    Merci à LesDents d’avoir expliqué à Daveyy que mon propos mettait en lumière, tout simplement, le comportement des Québécois par rapport au gouvernement du Québec et n’avait strictement rien avec la souveraineté. La population d’ici voit le gouvernement fédéral comme étant plus éloigné d’elle. Même un député provincial fédéraliste vous le confirmera. On peut aimer cela ou pas, c’est une autre question. Dernier exemple en lice : TQS. Tous se tournent vers les autorités provinciales…pour qu’elles fassent pression sur le CRTC fédéral. Quelqu’un a-t-il songé à interpeller Stephen Harper ? Sommes-nous surgouvernés ? C’est un autre débat, qui est fondamental et légitime, mais différent.

  35. le 29 avr 2008 à 0:43 Jean-Renaud Dubois

    Bonjour M.Facal,

    Votre sujet en chronique ne semble pas à la mode de ce temps-ci, et il n’y a pas grand débat sur ce dossier. Bravo, donc de l’avoir abordé…
    *
    Dans certaines régions comme Montréal, Longueuil et surtout Laval il y a des comtés qui débordent en terme d’électeurs ; alors que dans d’autres régions du Québec il en manque.
    Faudrait quand même pas se fier sur les partis politiques de Notre Assemblée Nationale pour s’entendre sur sur le découpage d’une nouvelle carte électorale.
    Comme l’a si bien exprimé un de vos blogeurs, chacun des partis a des raisons partisanes de maintenir le statu quo. Donc….
    *
    Quant au DGE, qui propose d’ajouter 3 circoncriptions additionnelles, il a sûrement pas tort.
    Évidemment, même si le Québec est 45% plus grand que l’Ontario, cela ferait augmenter encore le nombre de comtés!
    *
    Le gros problème — auquel même les Libéraux sont sensibles, semblerait-il — c’est d’enlever des comtés dans les régions.
    Je préfère quand même cette attitude — elle porte moins à conséquence — à celle de 2003 où ils ont contribué à la ” désorganisation civile du Québec ” en promettant des défusions. Et cela par pure partisannerie politique! On connaît les résultats…. Quelle catastrophe! Et cette déconstruction ne se limite pas malheureusement à ce seul sujet…….
    *
    Devant ce refus de prendre une position collégiale sur le sujet, M.Blanchet présume que cette question de poids trop différent d’un comté à l’autre, pourrait amener un citoyen mécontent à envoyer tout cela en cour.
    Un constitutionnaliste réputé de laval (M.Brun) ne semble pas craindre cette possibilité et il dit:
    ………….” Si le Québec avait son dossier pour justifier des exceptions, un dossier qui démontrerait qu’il n’y a pas de tripotage de carte, mais qu’on ne vise qu’une meilleure représentation des gens en région, cela me surprendrait énormément que les tribunaux touchent à cela. L’arrêt de 1991(Carter) indique aussi que l’article 3 de la Constitution ne vise pas l’égalité des votes, mais une représentation effective des électeurs “.
    *
    Le point de vue de M.facal est plein de bon sens ; mais s’il était encore membre d’un parti politique ferait-il le même constat? Je pense que oui…

    Personnellement, Je pense que 3 partis devraient au moins s’entendre pour ajouter de nouveaux comtés…..Combien? Est-ce la seule solution?

  36. le 29 avr 2008 à 6:02 marilou

    Petite réflexion d’un mardi triste et pluvieux, pourquoi ne pas adopter une résolution pour mettre toutes Nos élections à la me^me date,((date fixe , bien entendu,)) fédérales,provinciales,municipales,scolaires, cela ferait économiser de l’argent aux contribuables, tout le monde aux urnes en même temps, il n’y aura pas grand changement,juste un papier plus long,,, souriez, c’est juste une idée,…

  37. le 29 avr 2008 à 10:15 ymdelisle

    Bonne Idée Marilou. J’achète. La date fixe c’est plus démocratique.

  38. le 29 avr 2008 à 15:49 Serge-André Guay

    Juste un petit mot pour vous souligner que le manque de solidarité ne concerne pas uniquement les régions entre elles.

    L’américaine Lulu.com aura-t-elle raison

    des pionniers québécois de l’édition en ligne ?

    La Fondation littéraire Fleur de Lys, première maison d’édition québécoise en ligne sur Internet avec l’impression à la demande (un exemplaire à la fois à la demande expresse de chaque lecteur), connaît une baisse drastique de ses activités. La direction de la Fondation explique cette baisse par la publicité gratuite dont profite la maison d’édition en ligne américaine Lulu.com au Québec.

    Curieusement, c’est l’Union des écrivaines et des écrivains québécois (UNEQ) qui a lancé le bal par la parution d’un article sous le titre «Un nouveau mode d’édition» faisant l’éloge de l’américaine Lulu.com dans l’édition de septembre dernier de son bulletin. Pourtant, le président de l’UNEQ, Stanley Péan, exprimait publiquement sa crainte «que les compagnies étrangères pourraient finir par éditer électroniquement les livres québécois au détriment des éditeurs de chez nous. L’argent de l’achat irait ailleurs que dans l’industrie québécoise. Il faut sincèrement que le milieu commence à y réfléchir parce que le mouvement est amorcé et il est irréversible» (Journal de Montréal, 15 mars 2007). Il semble que cet appel de Stanley Péan à la réflexion soit tombé dans le vide, même au sein de l’UNEQ dont il assume la présidence, puisque le bulletin de l’Union a fait la promotion de l’une de ces maisons d’édition étrangères en ligne sur Internet dans un texte consacré en exclusivité à l’américaine Lulu.com ou, si vous préférez, sans aucune allusion aux initiatives québécoises.

    Puis, dans son Édition du samedi 12 et du dimanche 13 janvier 2008, le quotidien Le Devoir publie lui aussi un article consacré en exclusivité à l’américaine Lulu.com sous le titre «Se publier envers et contre tous», passant ainsi lui aussi sous silence les initiatives québécoises dans le domaine. Enfin, faut-il croire que Lulu.com est entrée dans les moeurs du quotidien Le Devoir puisque dans un nouvel article intitulé «La bibliothèque portable» publié dans l’édition du samedi 19 et du dimanche 20 avril 2008, on trouve une autre mention favorable à l’américaine Lulu.com : «Le livre a été publié sur Lulu.com, un site créé en 2002 qui permet aux auteurs de diffuser et de vendre leurs romans sur le Web tout en en gardant le contrôle éditorial et légal.»

    La direction de la Fondation littéraire Fleur de Lys se demandait pourquoi le nombre de manuscrits déposés à l’attention de son service d’édition en ligne était à la baisse depuis l’automne dernier. Ce sont les appels téléphoniques de quelques auteurs indignés par les articles parus dans le bulletin de l’UNEQ et dans Le Devoir qui a mis la puce à l’oreille de la Fondation. «On m’a parlé de LULU.com puis j’ai lu votre critique de l’article du Devoir. Je trouve ça aberrant qu’on ne parle pas du travail formidable de la fondation» a expliqué l’un de ces auteurs.

    La Fondation littéraire Fleur de Lys est suffisamment inquiète pour se demander si elle survivra à cette offensive de l’américaine Lulu.com d’autant plus qu’elle profite implicitement de l’appui de l’UNEQ et du quotidien Le Devoir.

    Serge-André Guay, président éditeur

    Fondation littéraire Fleur de Lys

    http://manuscritdepot.com/internet-litteraire/actualite.123.htm