L’aveuglement
16 juillet 2008 par Joseph Facal
Il n’y a pas que l’amour qui rend aveugle. L’idéologie également.
Une certaine gauche québécoise, celle qu’on dit caviar et branchée, est si totalement gaga devant Barack Obama que cela en devient franchement comique.
Un ami a récemment attiré mon attention sur quelque chose qui m’avait complètement échappé.
Une journaliste québécoise très en vue nous expliquait, il y a peu, pourquoi elle ne se pouvait plus devant le candidat démocrate.
Elle écrivait : «Je ne parle pas seulement de sa couleur, mais de sa culture, de son érudition, de son expérience de la misère humaine comme des différences culturelles et religieuses, de ses voyages en Europe et en Afrique, de son enfance à Hawaii, mais aussi à Jakarta, en Indonésie. À lui seul, Obama a vécu plus de vies que tous les présidents américains réunis.»
Pour écrire une connerie aussi monumentale que la dernière phrase, il faut s’imaginer que la politique américaine commence avec, disons, Jimmy Carter.
Quand Barack Obama, s’il est élu, aura accompli le centième de ce qu’accomplirent Washington, Jefferson, Lincoln, les deux Roosevelt ou Eisenhower, on s’en reparlera.
Culture ? Érudition ? Woodrow Wilson fut un éminent professeur, puis président de l’université Princeton, ensuite gouverneur du New Jersey, et finalement président.
Et pour l’expérience de la misère humaine – la nôtre, pas celle qu’on voit quand on fait du tourisme exotique -, rien dans l’histoire américaine ne se rapproche de l’enfance d’Abraham Lincoln.
En attendant, regardons les derniers agissements de l’homme qui dit vouloir faire de la politique «autrement».
Pendant la course à l’investiture démocrate, il avait promis que les troupes américaines seraient ramenées d’Irak au plus vite. Il réalise aujourd’hui que ce n’est pas si simple.
Il voulait renégocier le traité de libre-échange nord-américain. Plus un mot aujourd’hui.
Il dénonçait l’influence perverse de l’argent dans la politique américaine, mais devrait dépenser environ quatre fois plus d’argent pour sa campagne que John McCain.
Il dénonçait jadis les intrusions dans la vie privée au nom de la lutte au terrorisme. Il donnerait aujourd’hui l’immunité aux compagnies privées de téléphonie qui ont collaboré avec l’administration Bush pour permettre l’écoute illégale.
Évidemment, jusqu’à un certain point, les changements de position sont inévitables en politique.
Nous changeons tous d’opinion. Pourquoi les hommes politiques, eux, devraient-ils être différents ?
George W. Bush ne change jamais d’avis, n’admet pas la moindre erreur, et il est évident que cette rigidité n’a pas toujours bien servi son pays.
La question est de savoir pour quelles raisons on change d’avis.
Un changement de cap peut être dicté par un authentique changement de conviction, qui devient encore plus admirable quand il entraîne un lourd prix à payer.
Lincoln changea de position sur l’esclavage, en accepta les conséquences dramatiques et sanglantes, et cela fit de lui le plus grand de tous les présidents.
Lyndon Johnson savait qu’en élargissant les droits civiques des noirs, il livrait les États du sud aux républicains pour des décennies.
D’autres changements de cap, comme ceux d’Obama, sont purement opportunistes.
Ils s’expliquent évidemment parce que la population qui votera lors de l’élection générale a généralement des positions plus modérées que les militants qu’il faut séduire pour devenir chef d’un parti.
C’est de bonne guerre, mais cela devrait tempérer l’enthousiasme naïf de ceux qui s’imaginent qu’il va réinventer la politique.
50 réponses à “L’aveuglement”
Effectivement M. Obama agit en politicien quand il revient quelque peu sur ses promesses. Le gaga dont vous parlez est surtout causé par 8 ans de Bush, probablement le plus minable de tous les présidents américains. Difficile de faire pire que lui, difficile de ne pas paraître comme un sauveur après son règne.
Précision: Lincoln s’était fait élire en 1860 en promettant de limiter l’esclavage aux seuls états esclavagistes existants et de ne pas permettre son expansion aux nouveaux états ( Missouri, Kansas). Ce fut assez pour provoquer la guerre et s’est seulement après deux ou trois ans de guerre que Lincoln décida, courageusement, d’abolir l’esclavage entièrement.
Au niveau de l’influence de l’argent je pense qu’il est important de mentionner que Obama respecte quand même ‘globalement’ ces principes car la majorité de son financement est issu de petits électeurs avec la magie de l’internet.
C’est une chose de dépenser plus, mais l’important c’est de voir d’où provient l’argent.
La meilleure chose qui pourrais jamais se produire en politique c’est d’avoir un candidat connecté directement sur les racines citoyennes via internet. Finalement, peut-être qu’ils se metteraient à défendre les intérêts des citoyens.
Je ne suis pas un Obama fan-boy, mais je pense que en mode « moins pire » c’est quand même mieux que McCain dont les conseillers annoncaient fièrement qu’il « était au courant » de l’existance d’internet !?
Bon papier M. Facal. La gauche Québecoise ne comprends pas la politique Américaine. Un Démocrate Américain est plus à droite qu’un Conservateur Canadien. Mais passons. Obama doit se faire élire avant de faire des changements. Alors, nous verrons ce qu’il fera une fois au pouvoir. LBJ est un bon exemple. « The Great Society » qu’il a mis en place a changé les USA profondément. Lesage a fait de même au Québec. Les deux n’ont pas eu de long mandats. Un vrai agent de changement doit accepter qu’il risque sa réelection.
J’espère que vous ne faites pas ici l’apologie de Woodrow Wilson, qui soutenait le Ku Klux Klan.
« The white men were roused by a mere instinct of self-preservation… until at last there had sprung into existence a great Ku Klux Klan, a veritable empire of the South, to protect the Southern country. » – WOODROW WILSON
Ce n’est pas parce qu’on a fait l’université qu’on est meilleur qu’un autre. J’en suis d’ailleurs la preuve ;-).
Mais effectivement, le commentaire de « cette journaliste » est complètement farfelu.
Si tous les politiciens qui atteignent les hautes sphères sont de froids calculateurs, il doit bien y avoir une raison: ça marche.
Je crois avoir mis le doigt sur la raison qui fait que j’aime Barack Obama, bien plus que tous les autres politiciens que j’ai eu l’occasion de voir agir: il responsabilise les gens en disant des vérités qui choguent: vous consommez trop d’énergie, les pères noirs sont trop absents, le racisme existe toujours, etc… Et il propose des solutions intelligentes. Un vrai leader quoi. Un homme courageux, intelligent et efficace.
Bien sûr, tout est calculé, tout est stagé, rien n’est laissé au hasard. Bien sûr il y a la campagne au ton mielleux d’unification du pays et d’espoir quasi messianique. Pas trop ma tasse de thé. Mais bon, le soulier fait à beaucoup de gens différents de moi, sinon il ne le dirait pas.
Si je condamnais ces agissements, je serais en train de dire indirectement que ces millions de gens sont des imbéciles. Je suspecte plusieurs d’entre vous, bloggeurs, de faire ce raccourci.
Pas moi.
« tempérer l’enthousiasme naïf de ceux qui s’imaginent qu’il va réinventer la politique. »
Obama ne réinvente rien, il est juste très bon dans ce qu’il fait, et je suis d’accord avec plusieurs de ses analyses.
Je suis certain que les « naïfs » sont bien moins nombreux qu’on peut le penser.
Obama ne réinvente pas la roue c’est sur. Mais, il faut admettre qu’il ammene un vent de fraicheur que la politque américaine, trop longtemps controlée par les républicains, avait grandement besoin. Pour le reste M. Facal vous connaissez la sauce, il se recentre avant l’élection pour aller chercher les indécis. Pour juger de la grandeur de l’homme, on va attendre de le voir au pouvoir. Les journalistes politiques sont comme les journalistes sportifs, ils aiment faire des prédictions mais souvent a la fin de la saison on se rencontre qu’ils sont souvent dans le champs.
La politique des Républicain depui Reagan a entrainer les États Unis dans un déclin programmé: La stratégie énergétique a fait passé la dépendance à l’apport extérieur de 25 à 70%; pour sécuriser cette approvisionnent il consacre 40% de leur budget militaire qui à lui seul représente de 50% de toutes les dépenses militaire de la planète. Cette dépendnace résulte d’une stratégie d’état grandement influencer par les lobby et non l’intérëts supérieur de la nation. Depuis des décennies le gouvernement dépense plus que ses revenus (déficit budgétaire); avhète plus qu’il ne vend (Balance des paiements négative); les US vivent du crédit. C’est d’ailleur leur dernière industrie: Produire de la dette; subprime ,papier commerciale, véhicule structuré de placement (Il y a au moins 10 000 milliards de ce type de dette qui circule sur la planète qui est sans valeur. La bulle immobilière qui se dégonfle va les plonger dans la Très Grande Dépression US. Bref nous assistons au déclin de l’Empire. Le défi qui se pose est le même que celui qui se posait lors de la Grande Dépression. Il commande donc un leadership politique et une stratégie d’état de grande envrgure. La question qui se pose est: Est ce que M Obama est à la hauteur de ce défi ? La réponse est NON; aurait il l’envergure qu ‘il n’aurait pas la capacité d’action. Les États Unis ont une stratégie d’état qui est déterminé par des lobbys (particulièrement depuis 1945): Les pétrolières, l’armement, Wall Street et bien d’autres…(et le lobby sioniste qui veut les entrainer dans une guerre catastrophique pour la planète avec l’Iran).Et M Obama n’a pas démontrer de volonté politique de changer cette état de fait (aurait il manifester une telle intention qu’il serait tombé.Les États Unis sont piégé par leur système: La république des lobbys. Et il sont dans un déni de réalité face au désastre économique qui se développe. God Bless America.
Bonnet blanc, blanc bonnet.
Quand on ne sait plus quoi écrire, on évite de jeter son venin sur un confrère, ça coule sur le journalisme (papier et télé) qui est déjà dans un piètre étât de crédibilité.
Franchement c’est la dernière fois que je vous lis Mosieur. Plus sournois et plus à droite en ayant l’air impartial que vous, on ne peut le faire longtemps impunément.
Comment disent les anglais ? You can full all the people sometime… je reste lucide.
Décevant votre billet Monsieur Facal et je ne vous suis pas du tout. L’idéologie est aux croyances ce que l’idéalisme est aux représentations que nous percevons. Votre perception d’Obama est passée au crible de votre idéologie.
Vous n’êtes pas savoir, enfin je l’espère, que pour se faire élire aux USA (de même qu’au Canada et au Québec) il faut se présenter, se dévoiler, devant tous les lobbies d’importance, des groupes ethniques aux groupes financiers, obligatione rei, chose obligatoire, puisque ce sont eux trop souvent malheureusement, qui font et défont les différences. C’est donc, un passage obligé pour Obama.
Pour changer quelque chose, il faut être à l’intérieur de cette chose. Une fois élu, on verra de quoi il se chauffe, cet homme est honnête et pour l’instant, cela me suffit.
Denis G.
Continuez de lire uniquement ceux qui ont la même opinion que vous, ça doit sûrement ouvrir l’esprit.
@ Rodrigue
Ce qui me fatigue dans le message de M Facal est qu’il semble utiliser les commentaires d’une tête folle comme levier pour représenter l’opinion de millions. Ça tire un peu sur l’élastique de l’honnêteté intellectuelle.
Par contre, je ne vois pas le lien entre les erreurs de M Obama – bien réelles et bien rapportées par M Facal – et le fait qu’Obama ait à montrer patte blanche à des lobbies.
@ Denis
C’est ça, va jouer ailleurs, et essaie d’apprendre à écrire, fool.
Votre perception d’Obama est passée au crible de votre idéologie. – Rodrigue Guimont
C’est justement le filtre idéologique qui est dénoncé ici. Auprès d’une frange de la gauche dite « branchée », il est de bon ton de se montrer pro-Obama. Il représente pour eux un porte-étandard hyper charismatique et très « in ». Il répète sa foi des grands principes associées à la gauche sans s’encombrer de détails ni des contradictions. Et on l’écoute, on le trouve sincère et on l’applaudit. Au diable l’esprit critique quand le candidat va dans le bon sens.
Cela dit, personnelement, je n’ai rien contre le bonhomme qui semble effectivement un candidat honnête et intéressant (McCain aussi, prêtez attention… la lutte sera des plus intéressantes à mon avis) C’est sûr qu’après les années W.Bush, on est pas mal moins difficile. Mettons qu’il y a contraste.
Bon, on se calme, svp… Cet espace web n’est pas une cour d’école.
Comme l’affirme M. Facal, la candidature d’Obama est présentement investie d’espoirs délirants qui n’ont aucun lien avec la réalité et qui, inévitablement, seront rapidement déçus au lendemain de son éventuelle élection.
J’ai moi-même récemment publié un petit texte sur le même sujet dans le magazine en ligne «The Metropolitain». Pour ceux que ça intéresserait, le voici, tiré de http://www.themetropolitain.ca/
Antiaméricanisme et élections présidentielles
Affirmer que l’hostilité internationale face aux États-Unis fut forte au cours des dernières années relèverait de l’euphémisme. Ce phénomène multiforme a connu depuis la venue au pouvoir de pouvoir de l’administration Bush et, surtout, de l’invasion malheureuse de l’Irak, une immanquable virulence.
Dans certains cas, et particulièrement dans les milieux de la gauche altermondialiste et anticapitaliste, cette opposition ne se contenta pas de critiquer les décisions du gouvernement des États-Unis—chose parfaitement légitime—mais s’attaqua ouvertement à ces nombreux traits constitutifs de la société américaine (présence de la religion, individualisme, attachement au système capitaliste, nationalisme…) que la droite américaine semble particulièrement incarner.
Au Québec comme ailleurs, cette dernière posture s’est manifestée avec une telle régularité dans l’espace public ces dernières années qu’il serait futile autant d’en démontrer la preuve qu’en effectuer le recensement. Que Gil Courtemanche, chroniqueur d’un journal pourtant réputé tel Le Devoir, ait déjà pu écrire dans l’indifférence générale que la «société américaine est politiquement inculte et monolithique» est assez révélateur du phénomène.
Il n’est donc pas étonnant que parmi les nombreux effets suscités par les chances désormais très bonnes d’une victoire de Barack Obama en novembre prochain et, plus fondamentalement, de la fin possible de plus de quatre décennies de quasi-domination républicaine, notons ce qui semble être un enthousiasme peu commun pour l’actualité politique américaine venant de milieux et de gens ayant pourtant longtemps proclamé leur hostilité pour l’Amérique et le système politique la régissant.
On voit ainsi le journal français Le Monde, dont la ligne éditoriale et les reportages multiplient depuis longtemps les représentations péjoratives et simplistes sur les États-Unis, interpréter le phénomène Obama comme étant subitement une preuve que « la démocratie américaine n’est pas vouée à être confisquée par une classe politique étroite, financée par des lobbies ». L’activiste bien connue Jane Fonda, qui affirmait en 2003 que les USA n’étaient pas un pays libre en raison de l‘ignorance des ses citoyens, compte néanmoins participer au système démocratique « non libre » de son pays pour y appuyer le sénateur de l’Illinois. Même les socialistes latino-américains Daniel Ortega et Hugo Chavez, ce dernier ayant déjà affirmé en 2005 que «l’empire Nord-Américain est la plus grande menace à la vie sur la planète», ont récemment fait des déclarations qui indiquaient leur appui au candidat démocrate.
Partout dans le monde l’on voit ainsi des gens manifester leur support à un candidat dont le but sera pourtant d’être le premier dirigeant d’une société qu’ils honnissent ouvertement en temps normal. Si le phénomène avait déjà été observé lors de l’élection de Bill Clinton en 1992, son ampleur est ici sans précédent. Non seulement l’afro-américanité de Barack Obama fait de ce dernier l’expiateur des péchés passés de Amérique (esclavage, racisme), mais le candidat démocrate se voit incarner une multitude d’espoirs divers : changement radical dans la politique étrangère américaine, fin de l’influence des lobbies à Washington, retrait unilatéral d’Irak, mise sur pied d’un État-Providence américain sur les modèles européens, réduction du budget militaire américain…
Le problème est ici que ces espoirs risquent d’être rapidement déçus. Même advenant une victoire convaincante d’Obama accompagnée d’une augmentation de la majorité démocrate au Congrès en novembre, la réalité reprendra rapidement ses droits. Cette réalité est qu’un retrait trop précipité des troupes américaines d’Irak pourrait rapidement causer beaucoup plus de chaos qu’il n’en éliminerait, chose dont Obama lui-même est probablement fort conscient en dépit de ses promesses; que la politique étrangère américaine ne connaîtra probablement pas de bouleversement majeur, hormis bien sûr un certain retour vers le multilatéralisme (que même McCain endosse); qu’il sera virtuellement impossible d’éliminer l’influence des lobbies de la culture de Washington; et que l’extension de l’État-Providence américain, notamment l’universalité des soins de santé, sera une tâche difficile qui risque de prendre beaucoup de temps, et de ressources financières.
Ce désenchantement est déjà en branle, telle que l’illustre la récente chronique de Gil Courtemanche dans Le Devoir où l’auteur, avec sa condescendance antiaméricaine habituelle, critiquait le candidat démocrate pour son support à Israël et les compromis qu’il devra faire afin d’aller rejoindre ces « Blancs, ouvriers, sans éducation » de ces États—Ohio, Virginie ou Kentucky—où l’« on est sexiste, mais on l’est moins que racistes ». En somme, il est prévisible que ceux-là même qui investissent présentement Barack Obama de leurs fantasmes malveillants à l’égard d’une Amérique qu’ils ne détestent pas pour ce qu’elle fait, mais bien pour ce qu’elle est, se retournent rapidement contre leur présent héros en constatant que celui-ci, si élu, ne changera pas les dynamiques culturelles, politiques et économiques constitutives des États-Unis.
@Roger bon temps
euh …
T’as pas la même opinion que moi sur l’utilité des blogues. Je n’écris rien que je ne dirais pas en personne, et je m’arrange pour écrire des trucs assez concis pour être lu. Pas toi.
J’ai déjà trop mis de temps sur ton cas.
@olivier
» je m’arrange pour écrire des trucs assez concis pour être lu »
Sûrement que les grands titres accrocheurs des journaux et leurs articles courts et insignifiants, entremêlés de publicités, doivent vous séduirent. Cela ne suffit pas pour s’instruire.
@Roger bon temps.
Ce qui me fascine de l’idéologie gauchiste, c’est l’habileté a déverser son fiel sur la source même du financement des systèmes sociaux et communautaires.
Si on m’invite au restaurant, que je n’ai rien ou très peu à payer de la facture totale. Disons que ce traitement mérite un peu de respect. Et surtout, je m’assure de garder le payeur à la table pour continuer à recevoir ce traitement privilégié.
Je concède toutefois le traitement fiscal lié aux options d’achat. Il s’agit beaucoup plus d’une rémunération que d’un investissement en valeur mobilière.
Bonjour,
Les habitués de ce blogue savent que je déteste intervenir pour supprimer des messages.
Vous savez aussi que je n’ai aucune difficulté avec ceux qui ne pensent pas comme moi et qui me le disent de façon correcte. Daveyy et plusieurs autres pourront en témoigner.
Mais l’une de nos règles de fonctionnement est que votre commentaire doit avoir un certain rapport avec mon billet. Si mon propos ne vous inspire rien, passez votre tour, tout simplement.
J’ai donc supprimé les «commentaires» d’un certain Roger Bontemps qui étaient, dans un cas, un copier-collé d’une chronique de Léo-Paul Lauzon sur moi et les pétrolières, sans aucun rapport avec Obama, et l’autre, qui était une méchanceté parfaitement gratuite.
Je note encore une fois que l’anonymat donne du courage. Devrais-je me repencher sur cette question ?
Quant à Obama, vous noterez que j’explique, dans mon billet, qu’il est parfaitement compréhensible qu’il arrondisse certains coins. Je dis même que c’est «de bonne guerre».
Ayant moi-même fait de la politique, on n’a pas non plus besoin de me faire un cours pour m’expliquer qu’il vaut mieux être dedans que dehors si on veut changer les choses, et que cela impose évidemment certaines contraintes.
Je notais simplement que l’idolâtrie pro-Obama atteint ces jours-ci des niveaux tels qu’elle en devient franchement comique…et certains des commentaires sur le blogue illustrent cela très précisément : toujours délicat, n’est-ce pas, de toucher au messie…jusqu’au jour où on s’aperçoit qu’il n’est qu’un humain. C’est tout ce que je dis.
@olivier
La »Sagesse des modernes » nous conseille d’utiliser l’argument plutôt que le couperet face à la Bastille… pour le moment.
Ce n’est pas la misère qui cause la révolution, c’est la colère. (St-Just)
Salutations Camarade « bon temps »
Malheureusement, je ne dispose visiblement pas d’autant de temps libre que vous pour écrire une réplique aussi cinglante et complète. Dommage.
Je veux seulement faire remarquer à quel point ceux qui, comme vous, reprochent aux lucides leur dogmatisme philosophique et leur complaisance face aux « grosses poches » (sic) sont catégoriques dans leurs positions et intolérants des opinions contraires. Souvent impolis et grossiers aussi.
Ça manque donc un peu de classe, mais j’adore tout de même votre discours enflammé à la défense de la veuve et de l’orphelin contre le bourreau capitaliste. « Petites gens, faibles et opprimés, unissez-vous contre les riches et les banquiers ! » En vous lisant, vos mots évoquent chez moi l’image du capitaliste obèse avec son cigare et ses sacs d’argents. Puis, à côté je nous vois, nous, la masse prolétaire qui trime dur tous les jours pour enrichir ces salauds.
Comment ne pas être d’accord lorsque vos semblables proposent d’éliminer les paradis fiscaux pour redistribuer équitablement la richesse aux autres? Surtout si ces « riches » détenteurs de capitaux ne représentent que 0,01% de la population et que l’on m’inclut dans « les autres morons » ! Prendre l’argent d’un autre pour me la redistribuer ensuite? Les arguments sont frappants, l’émotion est palpable, wow! Je suis idiot mais j’embarque! Viva la revolution!
Cette vision est très romantique. Un brin démagogique aussi. Et absolument dénouée de réalisme. En passant, comment ça va en URSS? À Cuba alors? Et les gagnes-petits vénézuliens, j’imagine qu’ils vont bien mieux aujourd’hui avec le pétrole nationalisé…?
‘Saluerez camarade Lauzon pour moi. Content pour lui que certaines personnes lui accordent encore de la crédibilité et de l’espace médiatique.
PS : Ah! C’est donc ça! Me semblait aussi que Le Journal de Montréal était biaisé à gauche, ce sont donc la Ligue communiste révolutionnaire et Force ouvrière en France qui tirent les ficelles… tout s’éclair maintenant… Pour me libérer de ces influences néfastes, je m’abonne à l’Aut’ Journal sur-le-champ.
PS2 : Oh! J’oubliais la référence au sujet du billet. Votez Obama, même Castro le trouve « sympa ».
Bonjour Monsieur Facal,
En guise d’introduction, je relaterai cette situation attendrissante où des enseignants, surtout les enseigantes du primaire qui se sont dévoué toute leur vie au développement des enfants à l’école mentionner avec admiration lors d’un placotage bien innocent qu’elles ont eu déjà dans leur classe telle personne aujourd’hui très connue en tant que chanteur, ministre, médecin médiatisé, PhD, vedette de cinéma, médaillé d’or, etc. Si cela vous est arrivé d’entendre ce genre de propos, il est fort probable que la vieille enseignante ait aussi ajouté qu’il y en avait d’autres dans la classe qui possédaient aussi beaucoup de talent, mais que, malheureusement, ils n’ont pas été « chanceux » dans la vie.
Les employeurs et les organisations (incluant les partis politiques) sont tout à fait indifférents que ces individus à potentiel prometteur se soient retrouvés pour quelque raison dans un cul de sac, ou tout au moins, ne se soient pas développés à la hauteur de leur valeur initiale. Car la conséquence de cette triste réalité touche d’abord l’individu lui-même sur son sort dans la vie, tandis que l’employeur, lui, ou l’organisation, n’a pas de problème. Celui-ci s’en trouvera bien un programmeur diplômé, un pilote de formule1 ou un Obama.
Les employeurs et les organisations, quand un poste est à combler, s’engagent dans le processus de recrutement. L’organisation assez importante a à son service des administrateurs familiers avec l’approche de la planification de ressources humaines, c’est-à-dire que ceux-ci tiennent à jour une planification de ce que l’on pourrait appeler « l’estimation des besoins en ressources humaines ». Dernièrement, on entendait parler du repêchage des joueurs de hockey. Les Obama sont allés chercher des sommes faramineuses !!!
Parlons maintenant de l’individu que sont ces candidats prometteurs. Il a le talent (capacités) au départ, il développe ses habilités, il acquiert les connaissances qu’il faut, il développe ses qualités et il présente sa candidature. Il a un but et il suit son étoile. Ce qu’il peut apporter à l’organisation l’amènera à être « recruté » pour occuper un poste et, ainsi, son cheminement de carrière se poursuivra. Comme Obama qui a gravi tous ces échelons et qui a su se faire accepter par la masse (car personne ne peut être choisi par tout le monde unanimement). L’on comprendra tout de suite que dans ces étapes de développement et de son cheminement, l’individu est exposé à une foule d’obstacles. Il peut être dérangé par la drogue, ou une certaine autre passion, ou le manque d’encouragement dans son entourage, ou le manque de ressources (absence d’un bon coach ou mentor), ou faire fausse route pour une autre raison. Aussi, dû à quelque raison, son rendement (résultats) ou une erreur grave, il pourra en résulter que les « dépisteurs » décident de ne plus le considérer.
Ceux parmi ces candidats qui ont pu escalader une bonne partie de la montagne sont au courant de tout ce système. Dans leur planification de carrière et leur préparation, ils chercheront à se développer du mieux qu’ils pourront et s’entoureront d’une équipe de laquelle ils pourront tirer avantages, comme avoir de bons conseillers. Rendu à ce stade, celui qui n’agirait pas ainsi démontrerait une incompétence patente, ce qui serait en directe contradiction avec son expérience et ses capacités actualisées.
Pour terminer, prenons en exemple Pierre Paradis. Tous ceux qui le connaissent assez bien reconnaissent sa valeur et savent que sa carrière politique a connu un moins bon tournant après sa participation à la course à la chefferie parce qu’il, avec son équipe, avait fait trop de misère à son concurrent, l’actuel chef du parti.
On dit qu’il serait pressenti pour remplacer Michel Bissonnette comme président de l’Assemblée nationale. C’est certain qu’il est intéressé. Acceptera-t-il le poste ?
Ces individus, chez qui on identifie facilement le trait du combattant (personne déterminée avec des buts définis), avaient besoin, tout au cours de leur démarche (cheminement, carrière) être supportés par une grande motivation. Le talent ne suffit pas; une grande motivation doit être présente sur ou sous la pierre angulaire de leur carrière. Dans les interviews à la TV, ils appellent cela, le « feu sacré ». Celle-ci provient des composantes du besoin d’amour, du prestige, du goût du pouvoir, de l’argent ou d’un de leurs dérivés.
Tous ces combattants, peuvent à une étape quelconque de leur carrière connaître un changement dans leurs motivations. Ainsi, auront-ils l’occasion de se demander, « en vaut-il la peine que je sacrifie une partie de ma liberté et que, en plus, je m’expose à des situations moins confortables suite à des possibilités plus grandes de faire des erreurs ou d’être impliqués dans des confrontations demandantes sur le plan de la présence d’esprit et des connaissances dans des débats où l’honnêteté intellectuelle n’est pas toujours présente ? ». Voilà où des vieux guerriers se retrouvent souvent, surtout quand la cohésion de leur équipe est devenue moins évidente et moins rassurante sur le plan du support. Nous verrons bien ce que Monsieur Paradis décidera. S’il accepte, c’est certain, s’il est dans cette période-là de la vie, le démon du midi y sera pour quelque chose. Mystère et boule de gomme !
Oui bien sûr M. Facal, il vaut mieux discuter des politiques américaines que de se pencher sur le politique qui nous concerne directement.
Votez donc McCain, ou plutôt faites-en la promotion par l’absurde, en dénigrant subtilement Obama, puisque que vous ne pouvez voter… curieux quand même.
@Mathieu D
C’est un joli nom »Cammarades » (Ferrat)
.
À Roger bon temps
Vous écrivez: «Votez donc McCain, ou plutôt faites-en la promotion par l’absurde, en dénigrant subtilement Obama, puisque que vous ne pouvez voter… curieux quand même.»
Je dois croire que M. Facal dénigre Obama très très très très «subtilement» comme vous dites, car je n’ai même pas été en mesure de trouver exactement en quoi dans ce texte il dénigre le candidat démocrate.
Relisez bien ce texte à tête reposée et dites-nous exactement où vous croyez voir la chose, car dans mon cas je ne la vois absolument pas.
Allons allons Roger, ressaisissez-vous et avouez que l’immense majorité de mes billets portent sur le Québec. Ce n’est qu’exceptionnellement que je parle des États-Unis. Attendez au moins la révolution prolétarienne avant de trucider les bourgeois comme moi : d’ici là, laissez au moins le fruit de notre travail financer les programmes sociaux.
Rien ne vous permets non plus de dire que je voterais McCain. J’ai horreur d’entendre un étranger dire : «si j’étais Québécois, je voterais pour un tel…», alors je ne vois pas pourquoi je me mêlerais d’un choix qui ne me regarde pas. Cela dit, maintenant qu’il fait partie de l’histoire, je pense que G.W.Bush se classera quelque part parmi les pires présidents de l’histoire de son pays : il y en eût plusieurs qui furent plutôt insignifiants (Arthur, Fillmore, Andrew Johnson, etc.), mais au moins ceux-là ne firent pas trop de dégâts alors que W…ouf ! Allez, je vous pardonne. Amen.
J’avoue que certaines journalistes ne sont pas trop versées en histoire Américaine!
Au risque de me faire détruire en écrivant ça, je suis toujours déçu par le manque de connaissance des États-Unis dont font preuve certains leaders d’opinion au Québec. C’est comme si rien ne s’était produit aux États-Unis depuis la Révolution à part l’esclavage, le Vietnam et George Bush. C’est triste.
(Par souci de clarté: Jospeh Facal n’est pas visé par mon commentaire, bien au contraire!)
En parlant de Roger à la 3e personne,
On parle d’idéologies et surgit un hurluberlu endoctriné à coups de Lauzon et de déclarations à la « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous »! C’est quand même évocateur.
C’est à croire que M Facal est lui-même Roger et utilise ce pseudonyme pour alimenter le débat et ainsi mousser ses revenus publicitaires, dont il versera une part substancielle à Centraide.
—
Bataille de citations!!!
Le religieux parfait prie si bien qu’il ignore qu’il prie. Le communisme est si profondément une religion – terrestre – qu’il ignore qu’il est une religion.
-Jacques Maritain
et sur un ton plus agréable:
Le communisme, c’est une des seules maladies graves qu’on a pas expérimentées d’abord sur les animaux.
-Coluche
Le capitalisme, c’est l’exploitation de l’homme par l’homme. Le communisme? C’est le contraire.
-Henri Jeanson
Allez-y mollo sur le cas de Lauzon, je comprend qu’il peut paraitre un peu extreme-gauche mais contrairement a ses semblabes il sait calculer un budget et il n’est pas un apotre de la pensée magique. Les idées économiques de gauche vont souvent a contre-courant de la nature humaine mais au bout du compte elles sont souvent bénéfiques pour la masse. En tout cas, Lauzon a le mérite de proposer des solutions contrairement aux penseurs de la droite qui croient que le capitalisme est une bete qui se dompte toute seule.
«Allez-y mollo sur le cas de Lauzon»
Je n’irai jamais mollo à l’égard d’un type qui a été à la télé publique affirmer ouvertement son amour pour Fidel Castro, dont le régime a exécuté plus de 50,000 personnes depuis 1960, obligé des millions d’autres à partir de leur pays, lancé une campagne de persécution contre les homosexuels et les journalistes, et finalement annullée sa promesse de 1959 de tenir des élections libres et démocratiques que l’on attend toujours.
Vous remarquerez d’ailleurs que si Joseph Facal a toujours été respectueux envers ses détracteurs et opposants (lorsqu’il veut formuler une critique poussée à l;’égard de quelqu’un, il ne nomme généralement pas la personne concernée, comme il le fait dans son dernier billets), la chose n’a jamais été vraie à propos de Lauzon, qui n’a jamais eu de cesse d’insulter ses adversaires comme un écolier en manque d’arguments. Il a je ne sais combien de fois insulté Facal dans ses chroniques et bouquins, et jamais Facal ne s’est abaissé à lui répondre. Pourquoi se salir les mains?
@olivier
pour terminer votre bataille de citations:
Le Capitalisme c’est la privatisation des profits et la socialisation des pertes. Roosevelt
« mais contrairement a ses semblabes il sait calculer un budget et il n’est pas un apotre de la pensée magique. » Vindicater
Vraiment, ça alors on a hâte de voir. Lorsqu’il était candidat NPD dans Outremont il s’est payé un voyage à Cuba …pendant la campagne électorale ! Il doit sûrement savoir compter, il occupe un poste de prof en comptabilité à …l’UQAM. Vous vous souvenez du trou de 500 M $, qu’en dit le bon prof ? Comment va-t-il réussir à blâmer les méchants capitalistes de McGill et de Laval pour ce gâchis?
Merci M. Facal de ramener à l’ordre ceux qui débordent. Si je participe régulièrement à votre blogue c’est que j’y trouve souvent des opinions contraires aux miennes et que le débat se fait sur le fond des idées et respectueusement. C’est tout à votre honneur.
@ Roger : quand vous citez des paroles, prière d’indentifier l’auteur. Sinon votre discours ressemble un peu trop à un tract maoiste.
@Daveyy
»Roosevelt » ça vous dit rien ???
»St-Just » ça vous dit rien non plus ?
La culture ça se cultive.
Franklin Delano Roosevelt (1882-1945) 32 ième président des États-Unis.
Roosevelt a empêché la création de monopoles, prévenant ainsi le libéralisme économique sauvage déjà commencé, par des lois antitrust et il s’opposa particulièrement à Rockefeller et à J.P. Morgan.
Louis-Antoine SAINT-JUST (1767-1794)
Révolutionaire français, député à la Convention (1792), implacable, il détestait la corruption. Il fut l’un des premiers à demander l’éxécution du roi. Archange de la terreur, il contribue à la victoire de Fleurus (26 juin 1794).
Et quand je met entre guillemets »Sagesse des modernes » je fais référence à un livre de Luc Ferry (ancien ministre de l’éducation en France) et de André-Comte Sponville pour ne pas m’attribuer les vocables.
ref. La Sagesse des modernes en collaboration avec André Comte-Sponville, prix Ernest-Thorel de l’Académie des sciences morales et politiques
On y apprends pas que la sociologie à la Sorbonne.
Juste pour s’amuser, quelques citations d’autres camarades célèbres.
« Pour un journaliste de gauche, le devoir suprême est de servir non pas la vérité, mais la révolution. »
– Salvador Allende
« Le multipartisme est une multicochonnerie. »
– Fidel Castro
« Le peuple n’a pas besoin de liberté, car la liberté est une des formes de la dictature bourgeoise » – Lénine
Malheureusement pour vous, vous êtes à peu près un siècle en retard, camarade Bon Temps.
« Faites quelque chose et, si ça ne réussit pas, essayez autre chose. »
– Franklin D Roosevelt
Lorsque l’on pêche nos citations sur un Blog fallacieux de tel que »Communisme History X », il faudrait d’abord s’informer sur l’histoire du personnage derrière la citation.
Mettre Salvador Allende sur le même banc que les criminels communistes est tout simplement déroutant.
Y ajouter Albert Camus, grand humaniste et prix Nobel, relève de l’indécence et du facisme.
J’ose espérer que vous n’êtes pas représentatif des »blagueurs » de ce site.
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Peut-être faudrait-il nuancer vos propos, monsieur Facal? Le choix du prochain président vous concerne, comme il nous concerne tous. Trop voisins, trop dépendants l’un de l’autre.
Alors, on peut très bien jouer le jeu et rêver un peu, même si vous avez horreur de ça.
Si j’avais le droit de vote…
Ce serait Obama, sans hésitation, mais loin du « gagaïsme » dont fait preuve une certaine gauche, il m’apparaît comme indéfendable moralement de voter pour un autre républicain, surtout que celui-ci souhaite rester dans la continuité, du moins en ce qui concerne la guerre en Irak.
Pour le reste, il est bon, et surtout nécessaire comme vous le faites, de rappeler en quelques lignes l’histoire de certains présidents, une forme de mise en contexte qui vient enlever un peu de « divin » à ce monsieur. L’homme est-il de la trempe des grands? Nous le saurons à l’usage.
@Daniel
Et que penser du »gagaìsme » de la droite qui a mis Bush au pouvoir? Les perpétuels attaques sur la morale et l’intelligenge de la gauche sont d’une telle démagogie qu’il faut peut-être y voir une forme de manupulation tendencieuse de la droite.
@ M. Facal
si l’objectif de votre blog était de prendre le pouls des gens qui fréquentent sérieusement la toile et non un ramassis d’étudiants flagorneurs de vos cours, votre entreprise est un échec.
Avant de quitter votre blog, je me présente; mon nom est Denis Gélinas de Québec, j’ai 60 ans, à la retraite, et j’ai fait carrière en finance au sein d’une importante entreprise d’assurance mondiale GRE, Guardian Royal Exchange, (très loin du communisme ça), au niveau de la direction des servives industriels et commerciaux à Montréal. Je vous fait gré de ma formation accadémique, mais j’ajoute le commentaire suivant, Paris IV vs Paris VII des libres-penseurs, ça vous dit quelque chose?
Soyez indulgent pour mon orthographe, je ne suis pas un littéraire mais un financier et je suis contre le libéralisme-fasciste sauvage et les faux lucides qui profitent de leur popularité passée pour manipuler et combattre la justice sociale de l’égalité et de l’équité.
La justice n’existe pas, disait le philosophe Alain, c’est pourquoi il faut la faire.
Le premier principe de l’assurance, domaine de ma compétance, est d’abord un pricipe dit »communiste »; la mise en commun d’une partie des biens de plusieurs au service des pertes de quelques-uns. Probablement pour ça que Churchill aurait choisit une carrière en assurance, c’est lui-même qui l’a affirmé, s’il n’avait pas fait de politique.
Finalement le titre de ce billet est évocateur. Aveuglement.
Je vous laisse enfin vous congraduler entre vous.
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M Gélinas
Se prendre au sérieux en récitant des chapelets de philosophes et de grands hommes politiques, c’est ri-di-cu-le.
Penser qu’étaler son CV sur Internet donne une auréole de courage qui permet de manger de son prochain, c’est malhonnête.
Et oui, quand on écrit un texte, il faut penser au lecteur. Il faut se relire, effacer les phrases inutiles. Je sais que vous le faites peu ou pas.
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Questions sur M Gélinas
A-t-il encore une pensée cohérente?
Quel est son message, c’est très confus pour moi. Sur une échelle de 1 à 10, quel est le respect qu’il me porte? et pourquoi?
Ce qui est ridicule Olivier est que vous vous comportez en petit maître d’école en appelant vos collègues à l’exclusion d’un camarade. Vous n’êtes pas seulement risible mais immature.
Républicain et Démocrate, une apparence de démocratie car il servent les deux les mêmes maitres. La Révolution Américaine à été celle des citoyens qui ont renverser un ordre marchand lié à une structure coloniale. Le peuple a repris le contrôle entier de l’état: « We the people ». Mais l’ordre marchand, de coloniale est devenu nationale, et a repris le contrôle de l’état « we the lobbies ». Le tournant décisive a eue lieu au 19 e siècle (1886) lorsque qu’une décision judiciaire à donner à une corporation les mëmes droits qu’à un citoyens: (« that a private corporation was a « natural person » under the US Constitution, sheltered by the 14th Amendment,)(1).Ce que craignait au plus haut point Thomas Jefferson (le plus grand des présdients).Depuis l’ordre marchand n’a cesser de gagner du contrôle sur l’état au détriment des citoyens. Avec la dernière guerre l’industrie de l’armement et du pétrole (et quelques autres)ont pris le contrôle complet de la politique (extérieur et intérieur) américaine. Ce que craignait Roosevelt qui ne voulait pas que le lobby de l’armement prenne de l’influence à Washington et dicte ses volontés. Le pouvoir des lobbies n’a cesser de croitre depuis et il faudra une autre révolution américaine pour que ce pays redevienne une véritable démocratie. Peut ëtre que cette révolution se produira alors que l’économie de ce pays plongera dans la Trés Grande Dépression qui est à la porte cette année. Pour le moment les simagrés de M Obama ne vont rien changer au pouvoir des lobbies. Déjà il en donne plus que le client en demande: Sa première déclaration suite à sa nomination a eu lieu devant un lobbie sioniste pour soutenir qu,il fera la guerre à l’Iran s’il le faut (une connerie historique) et que Chavez était une force destructrices en Amérique du Sud (who s talking). Les US sont mal barré. God bless América. (Non je ne suis pas un anti américain, je suis un fan de Thomas Jefferson qui aurait probablement son fusil à la main actuellement pour se débarasser des néocons au pouvoir!)
Merci M Pomerleau pour ce baume intellectuel, n’ayant pas lu tous les billets de ce Blog, je me sentais un peu seul ici.
Je partage votre commentaire. Je n’ai pas eu le temps d’expliquer mon commentaire »bonnet blanc, blanc bonnet » plus haut. Vous l’avez fait mieux que je ne l’aurais fait.
Je rajouterai qu’il a été de bon ton d’accuser le peuple américain et son gouvernement, et ainsi détourner l’attention du principal responsable, la cupidité des marchands, permettant à ceux-ci d’accuser d’anti-américain ceux qui se révoltaient sans vraiment en comprendre la cause.
Le fameux »avec ou contre nous de Bush » vous vous rappelez?
Pour en comprendre la cause il faut être informé mais l’information traditionelle publique est contrôlée par ces même rapaces. En 2004 les anciens résistants de la France ont fait un appel à la mobilisation à ce propos.
Voilà quelques années certains fustigaient les journalistes de ne pas avoir les couilles nécessaires pour en faire la lumière. Hypothèque oblige.
Aujourd’hui c’est plus la peine, ils sont sélectionés et bien rémunérés pour nous divertir dans des spectacles d’opinion, au lieu de réellement nous informer, et ce, à la mesure de la popularité de ces bouffons de la communication.
Suggestion? une petite lecture d’été pour ceux que ça intéresse. Naomi Klein, et oui une Québécoise qui est référencé partout dans le monde sur les sites de réflection politique. La télé et les journeaux n’en parleront que beaucoup trop tard afin de la dénigrer(on ose pas le faire encore). Car les infos maintenant se prennent ailleurs.
The Shock Doctrine: The Rise of Disaster Capitalism, 9/2007
La stratégie du choc : La montée d’un capitalisme du désastre (Actes Sud, 2008)
http://www.latimes.com/news/opinion/commentary/la-op-naomi27jan27,0,4268246.story
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1633
Plusieurs GAGAS de la droite diront »c’est qui celle là ? » »jamais entendu parlé », »encore une gauchiste BS avec un tit cours de socio de l’UQUAM », évidemment.
On parle d’elle depuis plus de 5 ans à l’Observatoire des médias (http://www.acrimed.org) ,et les grands médias(par leur tirage j’entend) commencent à en parler. Par peur?, la rumeur d’un immense mouvement de fond?. Et oui, même les marchands réfléchissent quand il y va de leurs intérêts.
L’heure des comptes approche, et il est faux de croire que ceux qui ont influencé le peuple par leurs mensonges médiatiques s’en sortiront innocemment.
« On ne peut régner innocemment » (St-Just)
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Rodrigue
Bien vu, c’est pas fin ce que je fais. J’ai choisi de répondre à ses insultes gratuites avec la dérision. Si je me donnais le droit d’isoler le monsieur, c’est qu’il arrive ici en mitraillant dans tous les sens avec ses insultes non-provoquées. Ça ne va probablement rien changer, à 60 ans, le jello est pas mal pris. Et c’est fatiguant pour les autres, alors j’arrête.
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Pour revenir au sujet de ce blogue, je vois ici plusieurs bonnes raisons de tempérer l’enthousiasme envers Obama, ce qui est sain pour bien saisir le personnage.
Quand je lis l’éditorial de plusieurs journaux américains, je vois souvent des analyses contre lui qui sont beaucoup moins convaincantes. Comme on dit qu’on a les politiciens qu’on mérite, je me demande si un politicien à la Obama aurait autant de succès au Québec ou au Canada. Se ferait-il écraser?
On copie souvent nos voisins du sud à quelques années d’intervalle, mais avant d’avoir un Obama Canadien, peut-être aurions-nous besoin d’un traumatisme du type « post-Bush », (voir daveyy, message 1).
Parlant des stimulus économiques, proposés par les marchand de la droite, comme solution aux difficultés économiques des Etats-Unis, en plus de réduire les dépenses de Sécurité Sociale, voici ce que Naomi nous dit;
(((…le plus remarquable est celui proposé par Lawrence B. Lindsey, ancien assistant de Bush en matière de politique économique et conseiller de ce dernier lors de la récession de 2001. Le plan de Lindsey consiste à surmonter la crise engendrée par des prêts douteux par la multiplication de crédits encore plus sujets à caution. « Une des mesures les plus simples à mettre en œuvre consisterait à autoriser les industriels et les commerçants de détail » – Wal-Mart notamment – « à disposer de leurs propres institutions financières, grâce auxquelles ils pourraient emprunter et prêter de l’argent », écrivait-il récemment dans le Wall Street Journal.
Peu importe que de plus en plus d’Américains peinent à rembourser leurs emprunts à la consommation, soldent leur plan d’épargne retraite et perdent leur logement. Si Lindsey obtenait gain de cause, Wal-Mart, plutôt que de voir des ventes lui échapper, pourrait prêter de l’argent aux consommateurs afin qu’ils poursuivent leurs achats, et la chaîne se muerait ainsi effectivement en une boutique d’entreprise [1] à l’ancienne, à laquelle les Américains seraient pieds et poings liés.)))
[1] company store : Le terme fait référence à un modèle d’entreprise nommé Truck System, dans lequel les employés étaient réglés pour partie en bons d’achats utilisables seulement dans des commerces appartenant à l’employeur.
Tiens ça me rapelle Desmarais qui payait ses employés avec les billets d’autobus et qu’ils devaient vendre pour nourrir leurs familles.
(Roger bon temps) Merci pour les liens. J’ai évoqué la chance réelle que le prochain Président soit pris pour gérer une crise d’une ampleur historique: La Très Grande Dépression US (http://www.europe2020.org/spip.php?rubrique8&lang=fr). Je tiens cette information d’un groupe de recherche dont je suis les travaux depuis plus de 2 ans et qui ont déjà prévu: La chute du Mur de Berlin, les 3 dernières récession, et chacune des étapes de l’actuel crise des crédits qui se développe présenetement. J’ai publier 3 textes sur Vigile (voir titre avec le mot Titanic):http://www.vigile.net/_Pomerleau-Jean-Claude_
Il y 2 économies au US, l’une est fictive, celle des marchands qui ont créer avec des véhicules structuré d’investissement une dette monumentale, dont une partie est sans valeur (10 000 milliards) et qui met en danger le système économique dans son ensemble. Et il y l’autre économie, celle là réelle qui est celle des vrais valeurs créer par le travail des citoyens. C’est dans leurs poches que le Gouvernement pige pour renflouer, avec les fond publiques, les institutions financières qui sont au bord du précipice (Banque d’affaire,et prêts hypothécaires, assurance hypothécaire, etc.). Bref les profits étaient privés mais les pertes sont publique. En tant de crise grave le conflit entre les travailleurs, qui n’ont pas connu d’accroissement de richesse depuis plus de 20 ans à cause des néocons et l’élite financière sera exacerbé. La solution à la Grande Dépression (1929) est venu d’une stratégie d’état d’envergure (New Deal)qui a privilégié les vrais créateur de richesse: Les travailleurs. Mais pour que cette stratégie advienne il faudra que les citoyens surmontent l’influence de la médiacartie qui est la gardienne du pouvoir (Google:The Gardian of Power), et reprenne le contrôle de l’état. Car tout tourne autour de l’état, car seul l’état agit avec envergure (Géopolitique 101).Il s’agit donc du lieu de pouvoir par excellence.
Si par médiacratie vous entendez la concentration des médias aux mains de quelques conglomérats, groupes de presse, ou grandes familles, le problème est mondial, pas seulement américain.
Dans le préambule de la Déclaration d’Indépendance, Jefferson (nous savons aujourd’hui qu’il fut le principal sinon le seul rédacteur) a pris soin de bien inscrire dans le texte même de l’énoncé que le gouvernement était subordonné au peuple et non le contraire. (That to secure these rights, Governments are instituted among Men, deriving their just powers from the consent of the governed, That whenever any Form of Government becomes destructive of these ends, it is the Right of the People to alter or to abolish it, and to institute new Government…). Tout repose donc sur le peuple.
Or, si l’avenir de l’Amérique repose sur le peuple, il faudra bien que ce peuple prenne en charge sa propre recherche d’informations. Ne parlons plus de journaux, l’opposition ne peut venir que par l’internet, mais pour combien de temps encore avant que la censure administrative n’intervienne sous forme d’autorisation?
Les USA sont si bien ficelés que pour changer quoi que se soit dans cette démocratie qui n’en est plus une, il faut nécessairement être à l’intérieur de l’État. Je ne sais pas ce que pourra faire Obama à l’intérieur d’un tel système, s’il peut ou non changer quelque chose sans y laisser sa peau, car il y a bel et bien un gouvernement parallèle dans ce pays.
Désolé M Pomerleau, mais j’ai un peu de difficulté avec les sites payants(Europe2020). De plus la première chose que je fais c’est de vérifier les publications internationales d’un professeur Paris VIII en finance et économie, quelle soient banquaires ou en gestions de risques, actuarielles. J’ai rien sur Henri de Courtivron. Alors je m’abstient.
De même lorsque je lis le livre quelqu’un, j’aime aussi connaitre son origine, ses parents, son éducation et sa formation de. Ça aide à situer le personnage. Par exemple quelqu’un qui a reçu une éducation de type ignatienne me donne un petit apperçu de la rigeur possible et aussi de la propention à l’obéissance à la hiérarchie de l’auteur. De famille aisée ou pauvre, du tout cuit dans le bec ou de la difficultée à s’instruire, est aussi signifiant.
Mais rassure toi je ne tombe pas le piège du détournement dit »à l’espagnole », ce que tu as dit ici a toute sa valeur à mes yeux.
Oui je connais le New Deal et Roosevelt.
À M Guimont,
»…l’opposition ne peut venir que par l’internet, mais pour combien de temps encore avant que la censure administrative n’intervienne sous forme d’autorisation? »
Rassurez vous la-dessus. Je vous donnerai les sites qui discutent justement de ce sujet.
Contrôler intermet est techniquement impossible, même avec des obligations répressives sur les FAI.
Retraçer un individu oui, facilement, mais contrôler pas du tout. Hacker un site est aussi très facile, mais il suffit de changer d’hébergeur, dans un autre pays, ceci peut prendre 1 à 2 heures.
N’oublier jamais d’où vient internet. Même les tentatives de discussions sérieuses sur le contrôle internet ont aboutis au panier. Pensez au lobby de la musique et du cinéma et leurs problèmes actuels avec le piratage. Surtout la puissante machine Hollywood. Souvenez-vous après la Victoire en 45, les demandes des USA sur le contrôle mondial du cinéma et leurs exigences.
Je n’ai plus la référence historique de ça, il y a longtemps que j’ai lu, dans ma jeunesse, mais il y sûrement de quoi sur le web la-dessus.
@Roger bon temps
Avec le nouveau Bill C-61, j’te garantis qu’on est entrain de se faire avoir avec la protection des fameux droits d’auteurs.
….il suffit de changer d’hébergeur, dans un autre pays, ceci peut prendre 1 à 2 heures….
Autrefois ça prenait le même temps pour changer de paradis fiscal et maintenant, cé pas mal plus difficile comme tu sais.
Bien sûr qu’Internet est difficile à contrôler mais pour la censure je te réfère à ce site et tu verras, ça s’en vient….!
Irrepressible.info
Campagne d’Amnisty International
http://irrepressible.info/?lang=fr
….La Révolution Américaine à été celle des citoyens qui ont renverser un ordre marchand lié à une structure coloniale….JCPomerleau
Je ne crois pas que ce soit vrai. La Révolution américaine a permis à l’Angleterre d’imposer SES banques pour que l’argent continue de leur être acheter car la vraie révolution aurait été de cesser la création d’argent par des privés et de changer le système à la base ce qui n’a pas été fait.
………………
Pour ce qui est d’OBAMA, c’est un plouc.
Quand on sait comme lui, (il doit le savoir puisque nous le savons nous aussi) qu’on ne peut pas changer quoi que ce soit de l’intérieur du système américain qui est blindé contre le changement et de faire accroire qu’on va le faire en brandissant le drapeau du changement, on est un menteur, un opportuniste, un vrai politicien quoi !