L’avenir d’une illusion
5 janvier 2009 par Joseph Facal
J’ai pris quelques jours de repos bien mérités. Avant de partir en vacances, j’avais terminé l’année tranquillement avec un bref retour sur quelques commentaires reçus. Une petite mise au point en quelque sorte. Que voici. Vous allez comprendre.
Faisons ensemble un petit voyage dans le temps si vous le voulez bien.
En 1867, Médéric Lanctôt réussit l’exploit de regrouper 26 corps de métier dans une association inspirée des mouvements socialistes européens d’alors. Il milite vaillamment au nom de la classe ouvrière. Des milliers de personnes viennent à ses assemblées publiques. À un certain moment, il inquiète sérieusement l’establishment.
Mais il veut ensuite transformer son mouvement en parti politique. Quand il se présente aux élections, la machine politique de George-Étienne Cartier l’écrase impitoyablement.
Au début du XX siècle, un autre homme extraordinaire, Albert Saint-Martin, organise des cours du soir pour les ouvriers, milite pour les droits des femmes, lutte contre la montée du fascisme. Mais au plan électoral, il ne connut que l’échec et la déception.
En 1981, j’étudiais en science politique à l’UQAM. Nous devions être trois à ne pas être marxistes-léninistes.
Soudain, effervescence considérable dans toute cette gauche qui trouvait le PQ trop à droite. Nul autre que Marcel Pépin, ex-président de la CSN, une figure considérable, fonde le Mouvement socialiste. Cette fois, c’est la bonne.
Mais après des débuts prometteurs, le parti s’essouffle rapidement et meurt dans l’indifférence dix ans plus tard.
Ses derniers dirigeants concluent que tant que la question du statut politique du Québec ne serait pas réglée, un parti qui veut prioriser les enjeux sociaux serait toujours coincé entre le principal parti souverainiste et le principal parti fédéraliste, en plus d’être défavorisé par le mode de scrutin.
Vous me voyez venir. On m’a beaucoup reproché d’avoir noté que la victoire d’Amir Khadir dans Mercier n’annonçait pas nécessairement un avenir radieux pour l’extrême-gauche québécoise.
Comprenons-nous bien : qu’à notre époque, des gens aient assez d’idéalisme et de générosité pour vouloir changer des choses par l’action politique est admirable. Qu’un nouveau joueur vienne périodiquement, par la gauche ou par la droite, secouer les puces des deux grands partis, que l’alternance finit par rendre complaisants, peut aussi être très salutaire.
Regardons cependant les choses en face. Aux dernières élections, Québec solidaire a obtenu 21 000 votes de moins qu’en 2007. De moins. Ce n’est pas particulièrement un signe de progrès. Malgré l’effondrement de la participation, le PLQ, lui, a obtenu 49 000 votes de plus, et le PQ a progressé de 14 000.
Les seuls candidats de Québec solidaire qui ont dépassé les 10% se présentaient dans le centre de Montréal. Même Bill Clennett, qui est une authentique vedette dans l’Outaouais depuis longtemps, n’a pas franchi cette barre.
Peut-être la crise économique donnera-t-elle un souffle nouveau à la gauche radicale. Mais dites-moi : vous sentez, vous, un grand désir chez les Québécois d’alourdir les impôts ?
Tout au long des 150 dernières années, des gens se sont courageusement battus pour améliorer le sort des démunis. Plusieurs de leurs revendications sont devenues des réalités, et nous leur devons énormément.
Mais quand ils ont emprunté le chemin électoral, ils ont découvert qu’il n’y a beaucoup de votes à cueillir à l’extrême-gauche. C’est tout ce que je dis. Mais je le sais : de leur point de vue, je suis un cas désespéré.
21 réponses à “L’avenir d’une illusion”

Je ne suis pas un fan de QS et de la gaugauche en générale mais je trouve un peu simpliste de dire que la gauche c’est nécessairement alourdir les impôts. Ces partis proposent beaucoup de réorganisation des dépenses. Les seuls qu’ils semblent vouloir “taxer”, sont les classes riches et les grandes entreprises. Sans compter l’abolition des paradis fiscaux, etc. Bref, ça ne me semble pas si fou que ça après tout.
Tant mieux si M. Khadir peut brasser un peu la cage sur ces points là. De plus, en souverainiste convaincu, il en profitera surement pour secouer les puces du PQ concernant la souveraineté.
Par contre, je trouve un peu enfantin que QS mettes toutes sortes de conditions à la souveraineté du Québec. Ça fait un peu : “La souveraineté doit être à gauche, écologiste, féministe et socialiste, sinon ‘joue plus!”
Je trouve intéressante votre réflexion, mais que croyez-vous que nous devrions en conclure?
À en voir les résultats, oui, la gauche radicale (peut être à distinguer de l’extrême-gauche, quand même) n’est que rarement favorisée par les élections. Mais quel devrait-être sa véritable voix selon vous? Vous croyez que les militants de Québec solidaire devraient cesser leur travail auprès de la population d’un point de vue partisan pour plutôt se concentrer à réfléchir à des idées qui seront éventuellement utilisées par les principaux partis?
C’est un peu comme dire que ça ne sert à rien d’espérer la paix dans le monde puisque la guerre a toujours existé. En effet, il faut toujours être conscient qu’il y a bien des chances que Québec solidaire échoue comme la plupart des initiatives de gauche au Québec, mais est-ce une raison de cesser de réfléchir à des alternatives de gauche au sein du système électoral?
Je me demande donc en ce sens où vous voulez en venir.
“tant que la question du statut politique du Québec ne serait pas réglée,”
Encore des voeux pieux pour excuser l’inaction. Le statut politique du Québec est clair, il y a eu deux votes là dessus et on ne parle même pas de la possibilité d’un autre vote pour encore très longtemps. Dans mon livre on appelle cela réglée.
Quant à M. Khadir, sa participation au lancer des souliers en dira bien plus long sur le sérieux de son option que toutes les belles paroles d’aide aux démunis. Je serais curieux de savoir la moyenne de revenus dans Mercier par rapport à la moyenne québécoise.
La vision de Québec Solidaire est plus de programmes sociaux et plus d’impôts pour les riches, tout ça dans le but d’aplanir les inégalités sociales. Accompagné bien-sûr de mesures coercisives pour retenir les médecins au Québec (par exemple faire payer la totalité de la formation à quelqu’un qui veut quitter) et éliminer le privé dans les secteurs sociaux (comme la santé, les garderies, le logement). N’est-ce pas une voie vers l’avenir et le succès?
Bonjour,
Moi j’ai plusieurs questions quant à QS. Les idées quand elles sont lancées en l’air paraissent toujours ingénieuses, mais quand on les met en application, on réalise très vite qu’on n’avait pas pensé à tout, à toutes les contraintes, et souvent aux conséquences désastreuses de nos idées qu’on croyait jusqu’alors merveilleuses. Alors mes questions, elles visent à appeler à un éclaircissement de l’application des idées merveilleuses de QS.
1) Si on surtaxe les riches, est-ce qu’on ne va pas encourager les riches à vivre ailleurs, et les laisser partir avec les moteurs économiques qu’ils représentent, et souvent l’élite intellectuelle qu’ils constituent ? Bref, à s’en prendre aux riches, qu’est-ce qui nous garantit qu’on ne va pas appauvrir le Québec ?
2) Le solde migratoire médical (le nombre de médecins formés à l’extérieur s’installant avec un droit de pratique au QC MOINS le nombre de médecins formés au QC quittant pour ailleurs) est positif depuis des années. Si on empêche nos médecins de partir et que les autres provinces nous imitent, ne va-t-on pas perdre ce solde migratoire médical positif ? Plutôt qu’agresser encore davantage nos propres médecins, ne vaudrait-il pas mieux encourager l’ampleur de ce solde migratoire médical positif en créant au Québec des conditions de vie et de pratiques encourageantes et stimulantes, qui fassent du QC un attrait encore plus fort pour les médecins de l’extérieur et un moyen constructif et non agressif de rétention des médecins de l’intérieur.
3) Est-ce que M. Khadir, représentant privilégié de QS comme nouveau député, ne ternit pas l’image de son parti et de sa fonction de député en s’exhibant à jeter des souliers ? De quoi a-t-on besoin ? de députés revanchards et agressifs, ou de députés dignes de ce nom et de leur fonction et qui proposent des solutions réfléchies à la place de gestes violents et non constructifs ?
4) QS prône l’augmentation drastique des impôts aux compagnies. Qu’est-ce qui empêcherait ces compagnies de quitter le QC si leurs idées merveilleuses étaient mises en application ?
Je suis sûr que si je connaissais plus précisément le programme de QS, bien d’autres questions me viendraient sur le bout des lèvres…
Amis et collègues contributeurs, s’il vous vient l’idée de répondre à ces quelques questions, ça me ferait très plaisir de lire vos réponses… et peut-être avez-vous vous-mêmes quelques autres questions sur les idées merveilleuses de QS ?
@Fake Cela a déjà été essayé dans de nombreux pays de l’Europe de l’Est avec des résultats désastreux pour tous au point ou le mur de Berlin a tombé sous son propre poids. Demander à ces gens si c’est la voie vers l’avenir et le succès, ils vous répondront qu’au contraire c’est la voie vers la pauvreté accrue, la dégradation environnementale et un frein total à l’initiative individuelle.
Les gens ont voté avec leur pieds en quittant massivement les pays avec de tels régimes politiques. Comment croire que la même chose n’arriverait pas ici ?
a daveyy
“Le statut du Québec est clair, il y a eu deux votes là-dessus et on ne parle même pas de la possibilité d’un autre vote pour encore très longtemps. Dans mon livre, on appelle ca réglée(sic).
Je crois que vous prenez vos désirs pour la réalité. Tant qu’une structure (la Constitution Canadienne) est remise en question par la majorité des Québécois, c’est que ce sujet n’est pas réglé. Les deux référendum n’ont en rien réglé la problématique Québec-Canada. Le statut quo est rejeté par une majorité de Québécois; seuls les canadians sont satisfaits de la présente constitution. Dans cette condition, dire que c’est réglé c’est mépriser la volonté québécoise.
Daveyy,
Ce qui n’a pas fonctionné en Europe de l’est, ce n’est pas nécessairement le socialisme mais bien plutôt la dictature communiste. Une structure socialiste acceptée selon la volonté du peuple aurait autant de chances de succès que le capitalisme qui, soit dit en passant, est loin d’être une structure idéale comme on peut le constater présentement avec sa débandade. La plupart du temps, c’est beaucoup plus la conduite des dirigeants qui est en cause que la structure elle-même.
“Je crois que vous prenez vos désirs pour la réalité”
La réalité c’est que trop de souverainistes utilisent l’excuse de la constitution non “réglée” pour justifier l’inaction,la complaisance, l’inertie et surtout l’immobilisme. On attend un miracle qui va nous donner tous les “outils” manquant au coffre.
Le mépris de la volonté québécoise c’est de tout mettre ses oeufs dans le seul panier constitutionnel alors que les “vrais” problèmes, ceux qui préoccupent les Québécois sont relégués au jour 1, c-à-d après le Grand Soir. Ce qui est le plus pitoyable c’est que le Grand Soir ne fait que s’éloigner.
A daveyy,
le 11/12/2008, dans “Mieux qu’une victoire morale”, vous écriviez: “Je trouve que la constitution canadienne est une grosse tache noire pour le Canada…” . Cela sous-entend que le problème constitutionnel n’est pas réglé puisque vous-même vous considérez qu’il y a un problème (grosse tache noire). Or, maintenant, vous écrivez: “…trop de souverainistes utilisent l’excuse de la constitution non “réglée” pour justifier l’inaction,…”.Or, ce que j’ai écrit, et qui a suscité votre commentaire, est que tant que la constitution canadienne est remise en question par une majorité de québécois, signifie que le problème n’a pas été réglé. Donc, vous- même convenez que le problème n’est pas réglé d’une part, et d’autre part, vous me reprochez de dire que le problème n’est pas réglé. Alors, il est réglé le problème constitutionnel canadien ou il ne l’est pas?
Vous voulez des grosses taches noires qui me préoccupent plus que la constitution (sans ordre particulier):
-le réchauffement de la planète
-l’étalement urbain à Mtl
-l’échangeur Turcot
-la structure politique de la région métropolitaine suite aux fusions/défusions
-le pont Champlain
-l’autoroute 30
-le rond point Dorval
-le sous financement des universités
-la position concurrentielle des entreprises québécoises
Je pourrai continuer, suffit d’illustrer qu’aucune de ces taches n’a besoin d’une nouvelle constitution pour être réglée.
Je crois que vous avez une idée fixe sur la constitution que vous illustrez en me remémorant mes propres écrits sur celle-ci. Oui, la constitution du Canada n’est pas parfaite mais je ne crois pas qu’il faille plonger le Québec tout entier dans une grosse crise de nerfs pour rapatrier le pouvoir fédéral de dépenser, par exemple. C’est tellement loin des préoccupations que ça démontre un certain côté “pelletage de nuages” du mouvement souverainiste.
Vous semblez tellement heureux de voir que j’ai déjà avoué ouvertement que la constitution canadienne est imparfaite, je vous accorde avec plaisir une autre victoire morale.
Moi j’accepte que le Canada est imparfait, je n’ai aucune hésitation à critiquer ses institutions lorsque celles-ci le méritent. Je suis un des plus grands critiques de la GRC et crois que cette institution n’est pas réformable et devrait être éliminée et remplacée par plusieurs corps de police plus spécialisés. Je vois rarement des souverainistes critiquer leur projet qui n’évolue pas d’ailleurs.
M. Facal,
Vous n’êtes peut-etre pas un cas désespéré mais à nouveau, il me semble que vous fassiez preuve d’un peu de mauvaise foi. J’avais écrit à ce sujet dans votre blogue le mois dernier: on peut bien douter que QS fasse éventuellement une “percée” dans l’ensemble du Québec mais c’est encore plus difficile avec notre mode de scrutin. Je suis de ces sympathisants de QS qui s’attendent essentiellement à un autre discours à l’Assemblée Nationale, discours qui serait plus soutenu si les députés étaient élus/nommés selon un mode semi-proportionnel (disons). Et qui plus est, un mode de scrutin semi-proportionnel ne pourrait décourager autant certains électeurs de voter pour le “moins pire” candidat dans certains comtés, vous en êtes sûrement conscient. En tout cas, je connais des gens ayant voté pour le PQ avec moins d’enthousiasme que par le passé, dans le but de bloquer le PLQ ou l’ADQ.
Quand à vos exemples qui reposent sur les dizaines de milliers de votes gagnés ou perdus par les partis, ils ne sont pas très pertinents dès lors que le taux de vote a diminué de 15% lors de cette élection. À cet égard, votre propos serait mieux servi si vous aviez recours aux pourcentages (gains et pertes) du vote pour chacun des partis.
-”Je n’ai pas besoin de lire sur les bourgeois pour les haïr. Je les connais. Ou ils sont intelligents et vicieux ou ignorants et vicieux, mais chose sûre, ils sont vicieux.”
MICHEL CHARTRAND
Le Soleil,30 juin 1976,par Jean-Jacques Samson
Bonjour M. Facal.
S’être présenté sous la bannière du RAP , l’ancêtre du QS, dans le comté de Lucien Bouchard en scandant “Pauvreté zéro” est aussi à mon avis digne de mention.
Dans des temps plus mouvementés, M.Chartrand avait déjà crié à un agent de la paix qui le mirait de son arme :
-”Arrête de shaker cr*ss!, tu vas me manquer !”
Autres temps, autres moeurs hé! hé !
Même combat ?
@ Cédric
Les problèmes que vous nommez ne peuvent arriver que si le gouvernement ne prend pas ses responsabilités. L’état c’est la loi et il ne suffit que d’une loi qui déclare que tout capital sur le territoire Québécois ne peut être échangé ailleur. Les entreprises d’ici et les riches n’auront donc pas le choix de rester ou alors de céder leur fortune à la collectivité.
De toute manière l’argent qu’ils ont obtenu ne profite qu’à eux, il faut forcer la solidarité (puisque l’humain est de nature égoïste et cruel, surtout les riches et les puissants). Cet argent pourrait enfin profiter à ceux qui en ont besoin et la richesse cesserais de ce concentrer.
Pourquoi est-ce que les loi économiques (offre et demande, valeur relative des marchandises) seraient-elles plus importantes que les loi sociale (redistribution de la richesse et nationalisation des secteurs de l’économie)?
La société est plus pauvre qu’elle ne l’a jamais été, rien ne se perd, rien ne se crée, la richesse est concentrée dans les mains d’une poignée de puissants qui asservissent le reste. Il serait plus que temps de se tenir debout et de réclâmer notre dû et ce grâce à la force de notre outil collectif : l’état!
Pour votre point #3, j’en conclus que vous êtes simplement contre la liberté d’expression.
@ Fake
Pour le point 3 (Amir Khadir au lancer de souliers), je ne suis pas contre la liberté d’expression voyons. Je ne veux pas l’interdire de jeter des souliers si ça lui chante… J’aimerais par contre juste que les députés aient une attitude digne. Moi je trouve ce geste de M. Khadir agressif, revanchard et exhibitionniste devant les médias. Je ne veux pas l’interdire de faire ce geste, mais ce geste me laisse beaucoup penser quant au personnage. Et je ne suis pas le seul dans ce cas, alors M. Khadir devrait penser au moins un peu à son image s’il veut défendre correctement les objectifs de QS.
Vous voulez interdire le mouvement de capital au QC. Mais vous vous croyez où ? à Cuba ? Bon ben si vous y tenez, faites donc votre Cuba Québécois, et on sera un certain nombre à l’extérieur à vous regardez mourir de l’intérieur comme on regarde les cubains mourir de l’intérieur depuis un demi-siècle. Vous croyez que chasser les riches et s’accaparer de leurs biens est une solution : regardez Robert Mugabe au Zimbabwe qui a exactement fait ce que vous dites en expropriant les propriétaires terriens blancs. Résultats : famines, maladies, déchéance sociale, etc.
Quant à la redistribution de la richesse, je crois en ce principe. Et je crois qu’avant d’être redistribuée, la richesse doit être créée. Comme Mugabe qui n’a pas compris qu’avant de redistribuer les patates dans les assiettes, il faut les faire pousser les patates, et il croyait qu’il pouvait le faire sans les riches. Hé bien ceux qui l’ont cru ont fait un très gros régime, et malheureusement les autres aussi, mêmes ceux qui ne l’ont pas cru.
Si vous tenez à maigrir, pourquoi ne pas le faire par des méthodes conventionnelles plutôt que de mettre tout le monde au régime sec ? En tout cas une chose est sûre et démontrée par l’Histoire : toutes les sociétés sans riches ont toujours été des sociétés de pauvres, pas des sociétés de ni-pauvres ni-riches.
Bonjour,je trouve intéressant tout vôtre débat sur Québec Solidaire et je pense que monsieur Khadir serrait content e pouvoir répondre à vos remarques. Malheureusement,il n’est pas là pour le faire et c’est très facile de reprocher des choses à son adversaires quand il n’est pas là pour nous répondre. Je m’explique,le journal de montréal,LCN et tout l’empire Québécor a maintenant de nombreux chroniqueurs qui veulent nous dire quoi penser et aussi qui a pour but de faire presque tous les citoyens aient une opinion homogène. Donc,il est clair que l’arrivée d’Amir Khadir ne leur plaisent pas et aussi que ses idées ont trop différentes de l’ensembles pour qu’ils soient réceptifs envers elles. Ensuite,ceux qui disent que la redistribution des richesses n’est pas possibles prennent les mauvais exemples pour s’y opposer. Aussi,si ça n’a pas marché ailleurs c’est sûrement parce que ça été appliqué de la mauvaise façon. Les riches serraient capables de payer plus que les autres et la seule raison pour laquelle il s’y objecte c’est par manque de volonté.
L’amérique n’a jamais été très socialiste de toute façon,ce que nous connaissons de cette vision est très primaire et souvent s’éloigne beaucoup de ce qu’est en réalité la solidarité sociale. Par exemple,comment ce fait-il que l’on parle si rarement du fait que la prévention pourraient(un exemple parmi tant d’autres)régler le problème d’engorgement dans les hôpitaux?
La prévention et l’accès à l’information mais surtout aux ressources fait souvent que les citoyens sont en bien meilleure santé. C’est un exemple parmi tant d’autres mais dans le moyen-âge quand il y avait aucune mesure qui était prise pour les pauvres ou pour les aider à améliorer leur situation:ceux si causaient souvent des soulèvements et des révoltes.Bref c’était à cause de l’inaction des dirigeants dans ces domaines que plusieurs problèmes arrivaient et bien sûr cela créait de l’instabilité dans le système. Le fait que le capitalisme a besoin d’être réformé je crois qu’il s’agit d’un secret de Polichinelle. Par contre,de nombreuses personnes et groupes sociaux(dont font partie les riches et les grandes entreprises)abusent de ces irrégularités du système et ne sont pas prêts à ce que celui-ci s’améliorer où change certains de ces aspects.
Enfin, je crois qu’une plus grande réglementation des échanges marchands est nécéssaire et même presque incontournable pour faire en sorte que nôtre système puisse continuer d’exister.Donc,je pense que l’arrivée de Québec Solidaire ne peut qu’aider à la cause et aux enjeux sociaux qui sont en difficulté en ce moment. Leurs idées viennent d’autre approche et maintenant que nous avons vus où peut mener le capitalisme “sauvage” nous sommes prêts pour une progression et je crois que Québec Solidaire va nous aider à y parvenir.
Parlons-nous d’utopie ou de réalité? Marx parlait d’utopie et les soviets ont démontré la réalité. QS parle d’utopie et M. Facal de réalité. ReneP parle de l’utopie souverainiste et Daveyy y met un brin de réalité. Utopie vs Réalité. Qui gagne?
Si les gens ou les citoyens ne sont pas intéressé à ce que les choses s’améliore ou à ce qu’elles changent:c’est une utopie. Mais si les gens commencent à s’y intéresser et ensuite à agir pour que les événements deviennent différents,alors ça serra une réalité. Bien des réalisations que nous avons acquises aujourd’hui ont commencées par être des utopies. Aussi,il ne faut pas oublier que ces “acquis” sont fragiles et sûrement que les commentaires de davey et d’autres commentateurs sont làs pour nous le rappeler. Par contre,je suis à peu près convaincu qu’aucun blogueurs NE CROIENT QU’ILS NE FAUT RIEN FAIRE POUR RÉGLER LA SITUATION. QS est dans l’utopie,je ne suis pas d’accord ceux-ci se basent bien sur des chiffres et sur des faits pour appuyer leurs propositions. Marx parlait d’un projet de société,ce sont ses détracteurs qui l’ont qualifié d’utopie. Les soviets n’ont pas appliqués le système de Marx,ils ont appliqué une dictature et aussi ils ont aussi mis en oeuvre de nombreux principes avec les quels Marx étaient en profond désaccord dont la peine de mort et la nuisance envers la liberté d’expression. Pour s’opposer à Marx,il faut savoir ce qu’il a écrit et pas seulement se baser sur des demi-vérités pour en tirer des conclusions qui sont réductrices. Le projet de Marx est bel et bien possible à condition que les gens veuillent y croire mais malheureusement ce n’est pas encore le temps. AUCUN des régimes qui a étés appliqués dans nôtre époque ressemblait à ce que voulait faire Karl Marx. Aussi,je crois que les propositions de Québec SOlidaire ne sont pas uniquement basées sur Karl Marx et vouloir les résumer à cela:ça aussi c’est RÉDUCTEUR! La pensée marxiste a beaucoup évoluée depuis Marx et je crois qu’il est bon de ce le rappeler! Bref,la seule proposition de Québec Solidaire avec laquelle je suis en désaccord est celle sur la souveraineté,là-dessus je crois que moi et daveyy sommes d’accord. Deux référendums perdus c’est assez:les québécois sont distincts du reste du Québec et nous nous démarquons sur de nombreux points par rapport au reste des canadiens.
a daveyy,
votre tentative de minimiser l’importance du problème constitutionnel en l’enterrant sous un grand nombre d’autres problèmes ne fait que révéler votre embarras vis-à-vis ce problème.
La constitution d’un pays est son fondement, c’est son assise principale à partir de laquelle le pays se construit. Quand les fondations sont fissurées, l’ensemble de la construction risque de s’effondrer tôt ou tard. Et vous prétendez qu’il y a des problèmes plus urgents que celui-ci?
Le problème de plusieurs fédéralistes réside dans le fait de vouloir tellement “écraser” le nationalisme québécois qu’ils ne se rendent pas compte qu’ils vont s’écraser eux-mêmes. Réveillez-vous! Nous vivons dans la même maison dont les fondations ont commencé à se fendiller dès le début parce que construites sur un terrain inadéquat. Si on ne fait pas les réparations qui s’imposent, y compris se reconstruire, tout le batiment va s’écrouler et les canadians en paieront autant le prix que les québécois. L’intelligence, la sagesse, consiste à prévenir plutôt que de constater après le désastre. Pour cela, il faut agir de facon rationnelle et non émotive.
@renep. SVP quand vous parlez des nos concitoyens du ROC pourquoi faites vous toujours référence aux canadians? Vous dites que tous les canadiens sont anglais? Je me compte parmi la majorité de gens au Québec, et le million+ hors-Québec, qui se considérent canadien.
Bonjour Monsieur Facal,
Moi, je préfère le système capitaliste et démocratique pour le droit à la propriété et à la liberté, ces valeurs et avantages niés dans les régimes totalitaires. Évidemment, ce système n’est pas à l’abri d’inconvénients.
Beaucoup de systèmes “à gauche”, comme le communisme, favorisent des structures propices à la dictature (totalitarisme). Le niveau de vie chez ces peuples est tellement aplati qu’on ne peut y trouver beaucoup d’individus pouvant se démarquer comme étant démunis !!! Comme vous, je crois que la victoire d’Amir Khadir dans Mercier n’annonçe pas nécessairement un avenir radieux pour l’extrême-gauche québécoise. Au Canada, je ne vois pas d’avenir pour les partis d’extrême-gauche parce que les gens sont trop “évolués” pour se laisser embarquer dans ce genre de cul-de-sac. Par ailleurs, je comprends très bien que ces idéologies politiques puissent recruter facilement des promoteurs car les hauts dirigeants dans ce genre de gouvernement bénéficient de beaucoup d’avantages et leur qualité de vie est de beaucoup supérieure à celle de leur peuple. On peut parfois les comparer aux petits seigneurs du temps des monarchies (ex: Ceauşescu).
Ils auront beau scander “La propriété c’est du vol” et “”Faisons payer les riches” et invoquer les nobles sentiments du partage et de l’égalité, les gens, ici, ne sont pas dupes. Les gens pouvant être manipulés le plus facilement, ce sont les ignorants. Dans notre pays, la circulation de l’information (journaux et télé) prévient le seuil d’ignorance requis.
J’ai beaucoup de confiance dans un système de gouvernement d’un pays où existent des fonds de pension et des régimes d’asurance santé.
L’expression “l’argent ne pousse pas dans les arbres” vient de quelque part.
Dire que les souverainistes exagèrent les problèmes constitutionnels au point d’en faire une manie et de mettre les autres préoccupations en arrièere plan ne signifie en aucune façon vouloir “écraser” quoi que ce soit.
Pour reprendre votrre analogie, vous dites que les fondations de la maison sont instables que celle-ci risque de s’effondrer à tout moment. Même s’il manque des fenêtres, que le toît coule et que la fournaise ne fonctionne plus, vous devez refaire la fondation.
Moi je vous répond qu’il y a une fêlure dans la fondation que nous devrons éventuellement réparer mais qu’en attendant au mois de janvier il faut réparer le toît, les fenêtres et la fournaise. D’ailleurs la majorité des résidants de cette maison ont déjà dit qu’il voulait la garder et qu’il n’était nullement nécessaire de la jeter parterre à cause d’une petite fissure.