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L’autre scandale

Le désastre survenu à la Caisse de dépôt ne devrait pas nous faire oublier un autre immense gâchis : la construction projetée des deux méga-hôpitaux dans le centre-ville de Montréal à un coût minimal de près de 4 milliards de dollars.

Le projet anglophone recevra la moitié de cet argent alors qu’un médecin sur deux formé à McGill quitte le Québec, et qu’on y forme 4 fois moins de médecins pratiquant au Québec que du côté francophone. Question  évidemment taboue chez tous ceux, libéraux comme péquistes, qui furent associés à cette décision.

Du côté francophone, on ne sait tellement plus par quel bout prendre ce naufrage qu’on en a oublié le plus vieux principe de gestion au monde : quand vous êtes dans un trou, arrêtez de creuser.                                                                

La décision de construire sur le site de l’actuel hôpital St-Luc est une gigantesque erreur : il n’y a pas assez de place, et il est beaucoup plus coûteux de réparer du vieux que de construire du neuf. Tous ceux qui suivent l’affaire de près le savent parfaitement.

Mais on continue comme si de rien n’était.   Et ceux qui défendent le projet en public le font parce qu’ils se sentent obligés de le faire. Mais ils disent le contraire en privé.

Phénomène fascinant, non ? Comment un projet absurde peut-il avancer alors que chaque individu sait pertinemment que cela n’a aucun bon sens ?

Prenez les membres du gouvernement et ceux de l’équipe de direction du projet. Tous des gens supérieurement intelligents et lucides.                                                             

Chacun d’entre eux sait que c’est fou, mais se dit que le premier à l’admettre fera perdre la face au groupe. Il se tait, et le train fou continue d’avancer vers le gouffre.

Chacun sait que c’est fou, mais il se tait pour ne pas donner de munitions aux opposants. Et la folie se perpétue.

Chacun sait que c’est fou, mais il espère que quelqu’un d’autre finira par siffler l’arrêt du train. Mais comme chacun se dit cela, la folie se perpétue.

Chacun sait que c’est fou, mais comme le projet prendra encore des années, tous se disent que ceux qui viendront après eux se débrouilleront. Et la folie se perpétue.

Chacun sait que c’est fou, mais il se dit que le premier à l’admettre publiquement se fera varloper par les autres, qui savent, dans leur for intérieur, que le premier a raison. Et la folie se perpétue.                                                                   

Toute l’affaire est folle, mais certains se laissent enivrer par les défis techniques du projet et perdent de vue l’absurdité de la situation globale. Rappelez-vous du célèbre film Le pont de la rivière Kwaï : le général britannique dirige inflexiblement ses propres soldats prisonniers des Japonais dans la construction d’un pont… qui servira à ses ennemis.

Bref, cette dynamique du silence et des petites lâchetés individuelles, absurde mais qui s’explique rationnellement, fait que de gens qui, individuellement, sont intelligents et lucides, accouchent collectivement d’un monstre auquel personne ne croit.

Je vous le dis : ce naufrage va nous hanter encore plus longtemps que la Caisse de dépôt.

50 réponses à “L’autre scandale”

  1. le 02 mar 2009 à 10:11 Gilles Laplante

    Je pense qu’il faudrait faire attention à ne pas laisser croire que la faute en revient à McGill. Si ces gens quittent c’est à cause du système de santé délabré et parce qu’ils sont bilingues, ce qui n’est pas nécessairement le cas pour les autres universités.
    Pour ce qui est de la triste stupidité à vouloir faire du neuf avec du vieux pour 2 fois le coût, c’est à la mode au gouvernement. On va faire la même chose à l’Hôtel-Dieu de Québec.

  2. le 02 mar 2009 à 10:42 ymdelisle

    Premier commentaire. McGill est une université classée parmis les top 10 sur la planète, alors comme bon nationaleux, parce que McGill est anglophone, nous devrions la détruire. Pour un académicien, pas fort.

    Deuxième commentaire. Le projet du centre hospitalier de McGill est prêt mais rien ne sera fait car il est impensable qu’un projet des anglais soit commencé et termininé avant le nôtre.

    Troisième commentaire. McGill est sur les rails parce qu’il n’y a pas eu de partisanerie politique et de gé-geurre d’égos.

    Au lieu de chialer nous devrions avoir la maturité de savoir apprendre des autres, même si ils sont de maudits anglais.

  3. le 02 mar 2009 à 11:27 denis beaulé

    Fou ou flou ?
    Il paraît qu’en groupe (re: votre «collectivement»), le niveau de ‘raisonnement’ – ou de comportement – équivaudrait à celui d’un enfant de deux ou trois ans.
    Serait-ce cela l’«absurde» que vous dites s’expliquer «rationnellement» ?
    N’est-ce pas sept ans l’âge (minimal) de raison ?…
    Ne serait-il pas encore temps de stopper cette ‘folie’, si c’en est une ; de ne pas accoucher d’un autre Mirabel, de qqch cette fois-ci trop-hypercentré ou pas assez excentré ?
    Enfin, est-ce que le 6000, St-Denis, n’était pas et ne resterait ou ne redeviendrait pas le meilleur site? Ou, mieux, UN méga-hôpital, plutôt que deux, la maladie et la santé ainsi que la mort ne faisant aucune discrimination de langue, a fortiori en une ville bilingue ou multilingue telle Montréal ?

  4. le 02 mar 2009 à 11:48 AntiPollution

    Jean Charest va vous répondre qu’il ne faut pas faire de la petite politique, qu’il ne faut pas politiser le CHUM sur le dos des malades.

    Nous savons tous que le gouvernement Charest ne s’ingère jamais dans des dossiers comme ceux du CHUM ou de la Caisse de Dépôts.

    Bon, j’ai toujours été favorable à un seul CHUM, est-il trop tard pour le faire ?

  5. le 02 mar 2009 à 11:54 Cédric

    L’analyse est intéressante pour le projet fou, mais pour McGill, là M. Facal vous me décevez. Pour plusieurs raisons je suis amené à fréquenter la faculté de médecine de McGill, et permettez-moi une rapide mise-au-point.
    Partout au Canada (et donc au Québec), la formation médicale comporte deux grandes phases : la formation doctorale pour devenir docteur, puis ensuite la résidence, que nos cousins de France appellent aussi l’internat. Entre ces deux phases il y a un jeu de transactions comme au hockey, mais en bien plus intense. Les jeunes docteurs diplômés après quatre ans d’étude devenus docteurs en médecine mais sans spécialité (la médecine de famille est une spécialité) appliquent là où ils le veulent pour faire leur résidence de spécialité, à la grandeur du Canada s’ils le veulent. Ensuite après deux ans à cinq ans de résidence, ils deviennent médecins praticiens.
    Vos statistiques sont vraies M. Facal, à ceci près qu’elles concernent les jeunes docteurs après le diplôme et avant la résidence, au moment des « transactions », et non les médecins praticiens. Alors oui des joueurs quittent le Québec. Comme beaucoup de jeunes médecins francophones ne se sentent pas à l’aise d’aller pratiquer la médecine en anglais, ils restent captifs du Québec, pas nécessairement par amour de la nation, mais pour des questions de confort intellectuel et personnel (difficile de pratiquer un métier intellectuel dans une lanque qu’on considère mal maîtriser), donc ils s’écartent eux-mêmes du processsus de transaction. Mais à McGill, où nos jeunes québécois apprennent vite sur le tas à se débrouiller en anglais, les joueurs ne craignent pas de quitter pour aller parfaire leur formation dans un club anglophone parfois aussi éloigné que Vancouver. Mais dans toutes les transactions, il y a des joueurs qui partent, mais aussi des joueurs qui arrivent, et ceux-là personne n’en parle. On crie que les médecins de McGill partent, mais rares sont ceux dont je fais partie qui disent « oui mais McGill fait venir du monde d’ailleurs ». Le plus drôle, c’est que beaucoup des gens provenant d’autres provinces qui sont formés en résidence au Québec à McGill et qui voudraient rester ici fournir des soins à la population québécoise en sont empêchés pour de stupides raisons de quotas et de paperasserie administrative du Collège des Médecins. Aucune structure n’est mise en place pour aider ces médecins désirant s’installer au Québec à apprendre le Français à un niveau acceptable par le Collège.
    Moralité : ce n’est pas McGill qui est une passoire à médecins, c’est le Québec qui ne fait rien pour retenir ses médecins.
    Et malgré tout cela, et malgré que les résidents aient été passés sous la loi 33 des services publics, et malgré que le Québec paie le plus mal au Canada ses médecins, et malgré que le Collège des Médecins freine l’installation de médecins d’autres provinces, et malgré qu’on exige des nouveaux médecins anglophones qui veulent s’installer ici d’être parfaitement bilingues, et malgré qu’il y ait une ambiance raciste anti-anglophone qui plane au-dessus du Québec, hé bien malgré tout cela, le solde migratoire médical du Québec est positif, c’est-à-dire il y a plus de médecins praticiens d’ailleurs à s’installer au Québec que de médecins praticiens à le quitter.

    Alors je trouve votre billet sur les méga-hôpitaux passionnant, mais de grâce, épargnez-nous cette maladie contagieuse qu’est la McGillitte, qui se traduit par le fait d’utiliser une des plus grandes institutions universitaires de notre beau Québec comme un bouc-émissaire de tous nos bobos.

  6. le 02 mar 2009 à 12:02 denis beaulé

    Incroyable tout de même comme des 2 mars peuvent se suivre et se ressembler en même temps que ’se distinguer’ tout à la fois. Voici des extraits de ce qu’on pouvait lire à ce sujet dans Le Devoir du 2 mars 2005 :

    ‘CHUM: JOHNSON DÉMOLIT OUTREMONT’

    «« L’ancien premier ministre Daniel Johnson a administré hier une gifle aux promoteurs d’Outremont comme emplacement pour l’implantation du futur CHUM. Trente minutes d’une démonstration claire sur l’explosion des coûts, la pénurie de services directs à la population, les retards dans la réalisation et le transport ferroviaire dangereux à proximité auront suffi pour démolir le projet de l’Université de Montréal.

    [...] «Les budgets vont être défoncés si on va à Outremont», a confirmé Daniel Johnson. Et cet investissement gouvernemental pourrait même handicaper les besoins dans les autres établissements du réseau de la santé, dont en région, a prévenu M. Johnson.

    Daniel Johnson a souligné qu’il s’agit de simple bon sens. [...] Pour M. Johnson, l’UdeM tente [ ] de se faire payer le déménagement de ses facultés des sciences de la santé. Et plutôt que de proposer de faire des économies dans le fonctionnement quotidien de l’hôpital pour les engloutir dans le béton, M. Johnson recommande de les investir dans les soins aux patients.

    [...]

    «Un CHUM digne de ce nom doit se préoccuper des difficultés de la réalité urbaine», a affirmé l’ancien premier ministre.

    [...]

    Sur la délicate question des risques liés à l’emplacement d’Outremont, qui est ceinturé à l’heure actuelle de voies ferrées où transitent des matières dangereuses, Daniel Johnson a été clair. Le risque est doublement plus important qu’au 6000, Saint-Denis: les mêmes wagons passent en plus de ceux de la compagnie des Chemins de fer Québec-Gatineau.

    [...]

    Quelques minutes plus tard, devant les journalistes, il a soutenu que «les citoyens ne devraient pas enduré» une décision gouvernementale qui permettrait de construire le futur CHUM à côté d’une voie ferrée.

    Intarissable sur les critiques qu’il avait à formuler sur le projet d’Outremont, Daniel Johnson a également soulevé la question de la synergie. «C’est une excellente idée, mais qui n’est pas à la bonne place», a-t-il assuré.

    [...]

    M. Johnson s’est posé comme un véritable défenseur de Montréal et de son centre-ville, rappelant la nécessité de dynamiser le coeur économique de la métropole. »»

    Ne pourrait-on reprendre le débat à partir de ‘là’, en se centrant notamment sur cette ‘conclusion finale’ – plaidant en faveur d’une nécessaire redynamisation du centre-ville de Mtl, coeur économique du Québec ?
    (Il y a trois ans, très exactement, ce n’est quand même pas le XIXe siècle, par rapport à une collectivité.)

  7. le 02 mar 2009 à 12:09 denis beaulé

    Oups, il y a QUATRE ans, plutôt. S’cusez-la.

  8. le 02 mar 2009 à 15:20 AntiPollution

    « alors qu’un médecin sur deux formés à McGill quitte le Québec »…je ne vois pas dans cette phrase quelques chose de si choquant puisque M. Facal dit la vérité.
    McGill est aux universités du Québec ce qu’est l’Ontario pour le Canada.

  9. le 02 mar 2009 à 15:36 Cédric

    @AntiPollution

    Dire qu’un médecin sur deux formés à McGill quitte le Québec sans rappeller que ce départ est compensé par l’arrivée d’un résident d’une autre province, c’est fallacieusement laisser croire aux esprits trop rapides que McGill a une responsabilité sérieuse dans le manque de médecins au Québec.

    Pourtant le réel problème tient bien davantage sa source dans le virage ambulatoire, et certainement pas les départs de médecins de McGill (après le doctorat mais avant la résidence) qui sont presque compensés par l’arrivée d’autres médecins venant faire leur résidence ici (car la paperasse et le barrage anti-anglophone n’aide pas nos résidents anglophones des autres provinces à s’installer définitivement parmi nous et nous soigner).

  10. le 02 mar 2009 à 15:56 Garamond

    On dirait que Charest et sa troupe ne veulent pas être ceux qui auront construit ce monstre de 4 milliards et plus … Pour cette raison, ils vont temporiser, attendre, reporter, changer d’idée jusqu’en 2012 et là, lorsque le PQ va prendre leur place, ils vont se mettre à critiquer tout ce que le PQ va faire pour sortir du trou…
    Tactique Libérale de base….

  11. le 02 mar 2009 à 16:14 Louis-Philippe Lafontaine

    Je crois que le problème de base du projet est précisément son inutilité. Si vous parlez aux médecins, ceux-ci vous diront qu’il faut moins de structures mais davantage de ressources pour pouvoir mieux utiliser celles qui existent déjà.

    Au lieu de dépenser des milliards $ pour du béton, pourquoi ne pas ouvrir des salles d’opération le soir, la nuit, et de se payer des spécialistes pour ce faire?

    Et pourquoi ne pas miser sur les services de proximité?

  12. le 02 mar 2009 à 16:50 ymdelisle

    M. Lafontaine vous faites un bon argument. Le problème est que Mme. Marois, M. Bouchard et la technocratie gouvernementale ont pris des décisions comptables pour régler un problème social. C’est ça la social-démocratie attardé à laquelle M. Facal faisait allusion l’autre jour.

  13. le 02 mar 2009 à 21:03 Jacques Denault

    À ce propos, je vous invite à lire « LES DÉCISIONS ABSURDES » par Christian Morel (Gallimard (2002) qui présente à l’aide de multiples exemples, la sociologie des erreurs radicales et persistantes. Vous constaterez que nous n’avons pas le monopole de la bêtise humaine.
    À propos de bêtise humaine, quand prévoyez-vous avec vos collègues, M. Facal, remettre à jour « Le manifeste des lucides » au regard des évènements qui se déroulent depuis quelques mois. Par exemple, à la lumière de l’incompétence de ceux à qui les Québécois ont confié leur bas de laine, avec les pertes abyssales que vous savez. À la lumière de l’écroulement du modèle de productivité par excellence, les Etats-Unis auxquels vous compariez désavantageusement le Canada, ou pire, le Québec. À la lumière de tous ces privatologues qui après avoir fait la promotion de la privatisation mur à mur, préconisent maintenant la nationalisation des pertes des entreprises. Même Claude Castonguay fait marche arrière toute en santé privée. Le climat économique n’est pas propice y parait!(sic)
    Vous en faisiez porter large et épais sur les épaules de l’improductif et immobiliste québécois qui ne pense qu’à dépenser plutôt que de se dépenser au travail et refuse obstinément de dilapider son pays au plus offrant.
    Comme on le constate aujourd’hui, votre argumentaire reposait entièrement sur une gigantesque escroquerie qui est en train d’exploser à la figure du monde entier. Quel gâchis.
    Le vendredi 30 janvier 2009, le président américain Barak Obama a tenu les propos suivants : « Je crois que nous devons inverser la politique à l’égard du monde syndical que nous avons vu ces huit années passées, une politique avec laquelle je me trouve en vif désaccord ». Les syndicats « ne font pas parti du problème », insiste-t-il, mais « de la solution ».
    Dites M. Facal, est-ce que Barak manque autant de lucidité que les Québécois?
    Relisez aujourd’hui même votre manifeste messieurs les lucides. Vous consaterez comme nous tous, les non lucides, que vous vous étiez royalement trompés de cible. Il ne vous reste plus à présent qu’à rectifier le tire.
    P.S. Je compte sur vous pour faire suivre. Merci.

  14. le 02 mar 2009 à 22:18 MV

    On ne peut comparer la situation des syndicats au Québec et aux États-Unis car le Québec est fort probablement l’endroit le plus syndiqué (et avec des syndicats qui ont un très grand poids politique) dans toute l’Amérique du Nord. Même M. Obama a dit que les syndicats devaient faire des compromis en particulier dans l’optique avec la situation très difficile dans le domaine de l’industrie automobile.

    Pour ce qui est du Méga-CHUM, j’ai toujours remis en cause l’utilité d’un tel projet car je crois qu’il faut davantage mettre un processus de décentralisation dans le domaine de la santé pour rendre les services plus près des gens au lieu de se péter les bretelles avec un projet (qui est en réalité comme un Léviathan qui devient incontrolable) qui finiera problablement comme Mirabel (bien que je crois que Mirabel aurait dû être l’aéroport international de Montréal en fermant Dorval). En réalité, même la location du futur CHU de McGill (juste à côté du métro Vendôme) semble plus propice à un aménagement urbain et à une futur expansion.

  15. le 02 mar 2009 à 23:44 Jean Paul Tellier

    Desmarais and french liberal friends

    Une image vaut beaucoup de mots

    un clic gratuit

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    Jean Paul Tellier

  16. le 03 mar 2009 à 1:01 Jean-Renaud Dubois

    Bonjour,

    Je crois que vous avez visé dans le mille! Mais, n’est-il pas trop tard…

    Oui, financièrement parlant, ce serait sage de construire un seul méga hôpital à Montréal dont la langue de travail sera le français ; puisque la langue commune. Je rappelle ici que la langue du travail de la fonction publique et para-publique est le français depuis(Bourassa, loi 22, 1974).

    Surtout que l’économie d’un hôpital permettra de faire face à des besoins criant au « sud » et au « nord » de l’île de Montréal, deux territoires qui explosent au plan démographique.

    Au sujet du capital investi par tous les québécois, en particulier en médecine, vos statistiques sur le rendement(nombre de médecins) sont réelles et irréfutables.
    J’ai apprécié l’éclairage de Cédric sur des aspects qu’il soulève et qui devront être analysés, afin d’obtenir un portrait complet de la situation!

    Il est évident, aussi, que ce rendement (25% de médecins) va déborder vers le financement ; et questionner les citoyens qui vont se demander :

    - 1- « Est-ce que le partage de capitaux($) entre les 2 entités universitaires à Montréal correspond au ratio de la communauté anglophone de la ville de Montréal (2ième ville francophone du monde en 2005)?

    - 2- Ou bien – se diront-ils que le financement exigé ne correspond pas au poids relatif des 2 communautés au Québec ; soit 9% d’Anglos VS 91% (Francos,79% et Allos, 12%) ???

    Voilà la petite bombe que vous venez de lancer et que personne jusqu’ici n’avait osé laisser tomber ; avec toutes les répercutions dont je viens de soulever 2 exemples!

    Votre position, M.Facal, est constructive, très courageuse et devrait susciter un grand débat essentiel ; mais aussi de très vives réactions autant du PLQ que du PQ qui vont vous descendre en flamme ; hypocrisie oblige!

    Je vous prédis que Mme Marois va patiner comme jamais ou s’écraser!
    Quant à Sun Tsu (son livre de chevet) — dont le pain et le beurre sont les Anglos et Allos Québécois — il va probablement :
    - ou bien « péter une crise ». Le vent va souffler, préparez-vous!
    - ou bien dire que c’est la faute à Pauline comme pour l’interprétation pour les nuls qu’il a fait du mémo de Standard and Poor’s!
    - ou bien encore dire comme AntiPollution :
    «….. il ne faut pas faire de la petite politique»…..«il ne faut pas politiser le CHUM sur le dos des malades. »

    Évidemment que notre grand chef, qui a usurpé par ruse et mensonges son élection, ne dira pas comme M.Beaulé que le 6000 St-Denis — qui serait bâti aujourd’hui (ayant obtenu l’appui unanime des médecins experts, comme le soutenait il y a « un an » l’ex-recteur Lacroix) — aurait dû être entériné dès 2003 et qu’il est responsable de ce retard et qu’il fait son méa culpa!

    Après tout, 6 ans pour réfléchir pour prendre une décision ne semble pas exagéré, pour le déconstructeur.
    D’ailleurs, s’il est capable de reculer 10 ans en arrière pour mettre la faute sur les autres ; je ne vois pas pourquoi il ne prendrait pas 10 ans pour se décider enfin! C’est logique, non?

    *****
    2ième façon pour les initiés de voir votre intervention :

    Pour que votre souhait se réalise, on pourrait en conclure que — sachant, vous aussi comme 2% des citoyens, que l’appel de proposition du CUSM, a été lancé le 15 octobre dernier (il reste 25 semaines avant la signature d’une entente s’étendant sur 35 ans avec le soumissionnaire choisi par le gouvernement) — ce serait donc votre choix(le Cusm) comme seul méga-hôpital à construire.

    Ai-je bien compris que cela pourrait être une possibilité? Ou suis-je dans les patates

    J’aimerais savoir,

    Bonne semaine,

    Jean-Renaud Dubois
    Sainte-Adèle

  17. le 03 mar 2009 à 8:09 Le contribuable fatigué

    « Prenez les membres du gouvernement et ceux de l’équipe de direction du projet. Tous des gens supérieurement intelligents et lucides. »

    Sur cet énoncé, vous me permettrez, M. Facal d’émettre certaines réserves(à moins qu’il ne s’agisse que de persiflage). Je dirai pour ma part supérieurement « plogués » plutôt.

    « Chacun d’entre eux sait que c’est fou, mais se dit que le premier à l’admettre fera perdre la face au groupe. »

    Rappelez-vous l’histoie de ce roi, amateur de beaux atours, qui se laissa convaincre par deux malandrins, lui et toute sa cour, qu’ils pouvaient réaliser une étoffe que seuls les gens intelligents pouvaient voir. Tour à tour chacun prétendit voir l’étoffe jusqu’au moment où, le roi lui-même se couvrit de ridicule en ne portant rien.

    Il en a été de même avec le papier commercial, qu’aucun ne comprenait, mais que tous ont acheté, de crainte de passer pour l’idiot du village.

    En somme il ne nous reste plus qu’à établir qui sont ces malandrins tisseurs d’étoffe inexistante. Si vous y regardez attentivement, vous les découvrirez, ces grands mandarins, tour à tour plogués à la mamelle gouvernementale ou à celle du privé, selon la plus inspirante du moment.

  18. le 03 mar 2009 à 9:12 Lesdents

    Cédric,

    j’aimerais que tu m’explique et que tu donnes tes sources pour affirmer que les médecins formés à McGill qui quittent le Québec sont remplacés. J’ai mes doutes là-dessus.

    Chose certaine, je ne pense pas que l’on ait les moyens de se payer 2 mégas hopitaux, ni de former des médecins pour la communauté anglophone du Québec (qui est déjà bien assez désservie – tellement que ses hôpitaux se permettent de désservir les allophones à temps perdu), pour l’Ontario et pour les États-Unis.

    Je ne nous savais pas assez riches pour nous payer cela… Il semble qu’il ne manque jamais d’argent public à gaspiller quand il s’agit de faire des courbettes à la communauté anglophone du Québec.

  19. le 03 mar 2009 à 11:07 ymdelisle

    Le vraie scandale est que nous tournons en ronds. La décision fut prise, mais on trouve encore le moyen d’y revenir. De la partisanerie? You bet. Des agendas cachés. You bet. L’esprit de clocher? You bet. Ajoutons y une petite dose de racisme et voila un autre projet raté. La trajédie dans toute cette affaire est notre incapacité de travailler en équipe. Il y aura toujours un groupuscule pour stopper un projet.

  20. le 03 mar 2009 à 11:22 Joseph Facal

    <p><p>Bonjour à tous,</p><br />
    <p>Dans le cas de McGill, vous noterez que je n’ai pas porté de jugement, mais simplement énoncé DES FAITS. Tout cela est connu (si on fait l’effort) et documenté. </p><br />
    <p>Si la vérité met des gens à ce point mal à l’aise qu’ils en grimpent aux rideaux, peut-être sont-ce eux qui ont un problème. Que ceux qui doutent lisent l’étude chiffrée de Patrick Sabourin dans un récent numéro de L’Action nationale. </p><br />
    <p>Comme les coûts de la formation sont assumés par les contribuables d’ici, la question toute simple est : en avons-nous pour notre argent ou finançons-nous des formations qui profitent à d’autres ? That’s it that’s all ! Me semble que ça se pose comme question, non ? Ou est-ce encore un autre tabou québécois ?</p><br />
    <p>Quant à monsieur Denault, qui fait un lien entre la crise économique et le MQL, je me demande si nous parlons du même document et s’il l’a vraiment lu, tant la présentation qu’il en fait est caricaturale, en particulier sur les syndicats.</p><br />
    <p>Monsieur Denault aime citer Barack Obama. Fort bien. Barack Obama vient d’entreprendre une réforme de l’éducation basée sur l’idée de pouvoir congédier les professeurs incompétents et sur la possibilité de les payer au mérite. Hum, je me demande ce qu’en penserait notre CSQ. Une question comme ça…</p><br />
    <p>Ici encore, allons un instant derrière l’image. Si les positions précises du président Obama étaient transposées au Québec, il serait chez nous classé à droite. Un autre jour, je me chargerai de la démonstration. Et bien sûr, je resignerais de nouveau le manifeste des lucides demain matin. Mais ça aussi c’est un autre sujet.</p></p>

  21. le 03 mar 2009 à 11:37 RenéP.

    Comment se fait-il qu’il n’y ait pas deux centres hospitaliers universitaires à Toronto, un de langue anglaise et un de langue francaise. Je ne comprends vraiment pas pourquoi le gouvernement de l’ontario n’investit dans ce sens puisque, semble-t-il, les canadians aiment tellement les francophones. C’est à n’y rien comprendre!

  22. le 03 mar 2009 à 12:00 Cédric

    @Lesdents et @M. Facal,

    Hé bien, les faits, je pense qu’il faut qu’on confronte nos sources, car en ce qui me concerne, ma femme, Québécoise « de souche », est résidente à McGill. De par ce fait bien sûr je profite de nombreuses discussions conjugales, je vois ce que je vois quand je vais conduire ma femme au travail et que je vais la chercher et que je jase avec ses collègues. J’ai aussi parfois l’occasion de participer à des événements tels que des soupers-bénéfices pour différentes fondations au Centre Universitaire et Santé McGill. J’ai sympathisé avec plusieurs de ses collègues. Alors que j’étudiais moi-même j’allais très souvent étudier à la bibliothèque de la faculté de médecine de McGill, et j’y ai fait des connaissances avec lesquelles j’ai pu jaser. Bref, je crois que je baigne suffisamment dans le bain pour vous dire ce que je vois avec mes yeux et ce que j’entends avec mes oreilles. À chaque affirmation où je sens que je m’avance un peu, je demande confirmation à ma femme (qui parfois corrige les détails).
    Donc en ce qui concerne mes sources, résumons cela à mon expérience sur le terrain et à ma femme qui est plus que sur le terrain, puisqu’en pratique elle passe plus de temps au Centre Universitaire de Santé McGill que dans sa propre maison, si on fait exception du temps qu’elle dort dans son lit.

    Je vous remercie par avance de préciser vos sources quant à vos prises de position. Je suis curieux de savoir quelles sources plus convaincantes vous disposez que celle du terrain…

  23. le 03 mar 2009 à 12:02 daveyy

    M. Facal,

    Combien de médecins formés à McGill proviennent des autres provinces et de l’étranger ? Ceux-ci ne sont pas subventionnés par les contribuables car ils assument des frais de scolarité beaucoup plus élevés que les étudiants québécois.

    Quelle proportion des patients du CUSM sont des anglophones ? Si le CUSM dessert bien une proportion importante de francophones, pourquoi toujours ramener le débat sur la taille relative des communautés, et non la taille relative de la population desservie.

    Si on annulait le CUSM, le CHUM ne devrait-il pas être plus gros pour desservir la clientèle du CUSM, alors on sauverait quoi au juste?

    @ RenéP

    Raisonnement simpliste comparant des framboises avec des melons d’eau, Montréal a historiquement eu une importante communauté anglophone depuis 250 ans qui a créé ses institutions qui sont maintenantt sous juridiction gouvernementale. Il y à Montréal, entre autres, deux universités de langue anglaise et plusieurs hôpitaux fondés par cette communauté. Par contre, il n’existe qu’une toute petite minorité francophone à Toronto avec très peu d’institutions historiques. Votre ton ironique camoufle mal un certain mépris .

  24. le 03 mar 2009 à 12:02 Cédric

    J’oubliais…

    Pouvez-vous documenter les sources de l’étude chiffrée de M. Sabourin SVP ?

    Merci.

  25. le 03 mar 2009 à 12:04 ymdelisle

    Pourquoi est-ce que c’est toujours une question des nous contre les autres? Nous aimons beaucoup recevoir, mais n’aimons pas donner. Plusieurs membres de notre intelligentsia ont fait des études à Harvard, U de Chicago, MIT, Oxford, Sorbonne, etc etc etc. Pour en nommer seulement deux: les Johnsons et les Parizeau. Une université devient de haut calibre via sa diversité. Si je comprends bien, les milliers d’étudiants étrangers de l’UQAM, Laval, U de Montréal, Sherbrooke et Concordia devraient tous partir. Mais si je me rappel bien, les étudiants étrangers paient le plein prix. Ils sont une source de retombés économiques pour le Québec. Ils font de la recherche qui est bonne pour le Québec. Des industries de haute technologie sont au Québec parce que nous avons de bonnes universités de calibre mondial. La pharmaceutique et l’aeronautique en sont de bons exemples. Mais M. Facal, vous devriez définir c’est quoi un étranger. Les Anglos-Québecois et les Francos-Canadiens sont-ils des étrangers? Un Québecois pur laine qui fait son MBA aux HEC ou sa médecine à Laval et qui travail à Toronto/New York/Paris devrait-il s’excuser et/ou rembourser le Québec? Voyez-vous, on peu étirer le lastique.

  26. le 03 mar 2009 à 13:09 vindictater

    J’ai toujours résisté a la tentation de condamner l’érection de deux méga-hopitaux malgré le déséquilibre flagrant meme a Montréal de la population anglophonne et francophonne. La réputation de Mc Gill et la perspective de voir Montréal devenir un pole mondial en matiere de recherche médicale m’avait convaincu de ne pas critiquer un projet qui paraissait suspect a préavis. Par contre, apres avoir consulté les chiffres de l’étude dont fait référence M. Facal il est évident qu’il faut ajuster sérieusement la situation. Ces données sont en apparances inattaquables face aux arguments sur ce blogue et ailleurs des défendeurs et prommoteurs du centre hospitalier de Mc Gill. Il n’y a pas une dose de prestige dans le monde qui vaut la formation pour d’autres territoires de medecins sur le bras des contribuables québecois. J’ai toujours proné le remboursement des frais de scolarités encourus par des étudiants québecois qui déserte le territoire pour aller payer des impots ailleurs et ainsi faire profiter a d’autres les « subventions » qu’ils ont recu pour leur formation. Le probleme c’est que cette mesure est difficilement applicable, alors peut-etre faudrait-il s’attaquer directement a la source qui dans ce cas ci (les médecins) serait Mc Gill.

  27. le 03 mar 2009 à 15:18 RenéP.

    A daveyy,
    Selon statistiques Canada,
    en Ontario, il y a 527,710 francophones (4,7%) et au Québec il y a 591,378 (8,2%) anglais de descendance britannique.

    Au Québec, les anglais ont pu développer leurs institutions parce que les francophones ne les ont pas empêcher de le faire.

    En Ontario, les francophones n’ont pu développer leurs institutions parce que les anglophones britanniques racistes les ont empêcher de le faire.

    Comme en chiffres absolus la minorité de la seconde langue officielle est à peu près la même dans chacune de ces deux provinces, il me semblerait tout-à-fait juste que les deux minorités soient traitées de la même facon. Si plus de 500,000 anglophones au Québec méritent un CHU dans leur langue, plus de 500,000 francophones en Ontario en méritent un également. Et ne me dites pas que 8,2% c’est plus important que 4,7% car ce ne sont pas des pourcentages qui vont se faire soigner, ce sont des humains,alors…

  28. le 03 mar 2009 à 16:47 daveyy

    @ René P

    On parle ici de Toronto et Montréal. Si on doit prendre l’Ontario et le Québec on parle d’une superficie du double de l’Europe de l’Ouest. Difficile d’imaginer un CHUM pour desservir tout ce territoire.

    Mtl: Anglos 425 635 ou 12 % de la population

    Toronto Francos 58 570 ou 1,1% de la population

    Encore une fois vous mêlez délibéremment les ananas et les citrouilles.

    « Au Québec, les anglais ont pu développer leurs institutions parce que les francophones ne les ont pas empêcher de le faire. »

    Dites-moi comment le francophones auraient pu empêcher, même s’ils l’avaient voulu ce qui est fort doutable, la fondation de l’hôpital Royal Victoria en 1893 par deux mécènes écossais, par exemple?

    Vous voulez corriger les iniquités du passé en créant de nouvelle iniquités. C’est assez revanchard comme attitude.

    Le gouvernement du Québec a demandé au CUSM de se planifier un projet de construction d’un nouveau centre en même temps qu’il le demandait au CHUM. Le CUSM s’est organisé, a eu des consultations avec la population , a choisi et acheté un terrain qui fait unanimité , a fait un grand bout de chemin pour ramasser les fonds requis et est prêt depuis longtemps à débuter la construction.

    Sauf qu’avec le fiasco du CHUM, il faut attendre que celui-ci s’organise.Ce serait mal vu de débuter le CUSM avant le CHUM.

    Voilà ou nous sommes rendus. Au lieu d’apprendre du succès organisationnel du CUSM on le blâme parce que certains québécois se sentent encore les victimes de la domination anglaise. Pas fort comme raisonnement et pas très porteur d’avenir.

  29. le 03 mar 2009 à 17:14 MV

    @René P.

    Je suis Franco-Ontarien et je trouve que votre attitude est quelque peu raciste car elle est celle de certains français de France qui parlent des Québécois comme des véritables colons. Il faut tout de même dire qu’un hôpital universitaire francophone à Toronto (malgré que l’Université du Collège Glendon soit billingue) serait comme de dire de mettre un hôpital anglophone à Ville-Saguenay bien que des services en français soient accesibles dans plusieurs hôpitaux à Toronto à la suite d’un accord avec le ministère de la santé. À vrai dire, il est vrai de dire qu’il est difficile pour les Franco-Ontariens d’avoir des services et cela est surtout dû à la fort dispersement de la communauté car il s’agit d’îlots isolés très dispersés avec des fortes distances (comme il y a plus de 300 KM entre l’Est Ontarien avec une majorité francophone le triangle Sudbury-Timmins-Hearst qui compte environ 35-40% de francophones. De leur côté, les anglo-québécois sont en quelque sorte en grande majorité établis sur l’île de Montréal avec quelques petits blocs dispersés dans des régions plus limitrophes comme la Gaspésie et le Pontiac. Il est vrai de dire que la situation a été très difficile pour les francophones en Ontario avant les années 70-80 mais il est clair que le gouvernement du Québec a souvent perçu les Franco-Ontariens comme un nuisance plus qu’un aillé selon moi.

    Les institutions existent bien dans l’Ontario Français (quatre universités, le CHU de l’Hôpital Montfort qui est en pleine expansion, trois collèges et des réseaux d’éducation publiques et catholiques qui donnent un enseignement équivalant au système Québécois). La seule différence fondamentale est que cela a été fait avec l’appui de la communauté locale et avec des individus qui ont travaillé et contribué fort sans toujours demander l’aide du gouvernement. Soit dit, il faut dire que la communauté anglophone de Montréal (qui est là depuis plus de 250 ans) est très généreuse en dons et en aide communautaire pour soutenir la communauté (et ce sont pas tous des gens riches) et les francophones le sont malheureusement beaucoup moins par capita. Pourtant rien n’empêche un francophone de se faire soigner au CHU de McGill ou anglophone de se faire soigner au CHUM. En fait, je connaîs des gens qui se sont fait même faits soignés à l’Hôpital Juif de Montréal avec un excellent service.

    @M. Facal

    Obama serait un conservateur modéré au Canada (un Red Tory en quelque sorte) un peu comme Jim Prentice ou Lawrence Cannon. Il promet aussi des baisses d’impôt pour tout ceux qui font moins de 150 000$ ou 200 000$ par année je crois, chose complétement taboue chez nous car c’est considéré un grand mal dans notre société de donner un répis à la classe moyenne.

    J’espère que vous ferez un billet sur votre blogue un jour sur les différences entre la  »gauche » américaine et la  »gauche » au nord de la frontière et en particulier sur l’exode des médécins Québécois  »pure laine » qui boudent nos hôpitaux pour aller travailler au sud de la Frontière ou en Europe. Curieusement, ce problème ne date pas de hier….

  30. le 03 mar 2009 à 17:16 MV

    @davey

    Je me demande bien si le CHUM à ramassé plus d’argent que le CHU de McGill en dons jusqu’à?

  31. le 03 mar 2009 à 17:19 MV

    Je suis désolé, j’ai bien mal formulé ma question quelque peu à la va-vite car j’ai appuyé sur le bouton  »envoyer » par erreur….

    Est-ce que le CHU de McGill a eu plus de dons de la communauté en terme de capita que le CHUM jusqu’à présent et cela sans compter sur les dons corporatifs?

  32. le 03 mar 2009 à 18:56 RenéP.

    A daveyy et MV,

    Que je sache, le CHUM et le CUSM de Montréal sont prévus pour desservir tout le territoire du Québec. N’est-ce pas le même principe en Ontario? Alors, que vient faire l’argument de la concentration de la population à Montréal. Un hôpital universitaire offre des soins superspécialisés et peu importe où se trouve un patient, il se retrouvera à Montréal, dans un CHU, si c’est le seul endroit où on peut l’aider.

    A MV,

    vous dites que la communauté francophone de l’Ontario s’est débrouillée sans toujours demander l’aide du gouvernement. C’est ca le problème. Les franco-ontariens ont toujours payé des taxes comme les anglophones mais pour avoir leurs institutions, ils devaient en plus payer de leur poche. Je regrette de devoir vous le dire mais accepter cette situation, ca c’est colonisé.

  33. le 03 mar 2009 à 19:39 Daveyy

    et le CHUS à Sherbrooke qui dessert les Cantons de l’Est? le CHUL à Laval qui dessert Québec et l’Est du Québec ? Vous souhaitez construire un hôpital francophone à Toronto pour desservir le francos à Hearst? vous devriez suivre un cours de géographie avant d’étaler vos préjugés sur la place publique .

  34. le 03 mar 2009 à 20:00 MV

    Non, les hôpitaux universitaires en Ontario sont généralement parrainé avec une université  »locale » avec une faculté de médécine.

    Par exemple
    L’hôpital d’Ottawa et l’hôpital Montfort sont affiliés à l’Université d’Ottawa.

    L’hôpital de Kingston est affilié à l’Université Queens.

    L’hôpital de Sudbury est affilié à l’Université Laurentienne.

    Montréal n’est tout de même pas le centre du Québec car le CHU de l’université Laval est très équipé tout comme l’hôpital Général et Civique à Ottawa qui dessert tout l’Est Ontarien envelant la nécéssité d’aller à Toronto.

    Je ne dis pas que l’État Providence n’est pas mais le problème est sans doute qu’on veut TOUJOURS attendre au Québec d’avoir l’aide du gouvernement pour faire quelque chose en particulier avec l’apport des dons qui est curieusement peu important chez les Québécois francophones qui disent pourtant plus généreux que les autres. Est-il colonisé d’envoyer nos enfants à l’école privée (qui est subventionnée) lorsque nos impôts et taxes scolaires servent à soutenir le système public qu’on utilise pas? Il faut comprendre que beaucoup de Franco-Ontariens habitent dans des régions (comme par exemple Hearst ou Kapusasing)où il n’y existait aucune structure d’éducation ou de santé pour personne (avant la fin des années 60) qu’on soit francophone ou anglophone. De plus, la majorité des écoles secondaires en Ontario (anglophone ou francophone) étaient en majorité privées avant les années 60 bien que le coût était relativement abordable.

  35. le 03 mar 2009 à 22:46 Jacques Denault

    Réponse à M. Facal
    Ce n’est pas l’analyse « Pour un Québec lucide » que je remets en question à la lumière de la crise économique actuelle, c’est la cible. Je m’explique.
    Voici la fréquence de vos interpellations dans votre manifeste : Québécois : 21 x ─ Syndicalisme ─ Leaders syndicaux ─ Dirigeants syndicaux ─ Représentants syndicaux ─ Action syndicale : 7x ─ Travailleurs : 2x ─ Politiciens : 1x ─ Intellectuels : 1x ─ Artistes : 1x ─ Gens d’affaires : 1x ─ PDG, Présidents & Vice-présidents : 0x ─ Employeurs : 0x ─ Patrons & Patronat : 0x ─ Banquiers : 0x ─ Gestionnaires : 0x ─ Actionnaires & investisseurs : 0x ─ Financiers : 0x ─ Courtiers : 0x ─ Agences de notation : 0x …
    Votre vocabulaire désigne explicitement à qui vous vous adressez ou non et par là même, qui vous tenez responsables ou non des difficultés présentes et à venir du Québec. De même que cela révèle le biais de votre grille d’analyse. « C’est la théorie qui décide de ce que nous sommes en mesure d’observer.» (Albert Einstein)
    Tentez donc de décrire les origines de la crise financière et économique qui frappe actuellement le Québec comme le reste de la planète et de proposer des solutions, en responsabilisant exclusivement les mêmes interpellés que dans votre manifeste. Vous me direz que ce n’est pas le même problème. Je vous réponds que c’est précisément le même, à l’échelle planétaire. « Bienvenue dans la mondialisation. » Comme vous le dites si bien dans votre blogue du 6 février.
    Mais oui je l’ai lu votre manifeste. Plus d’une fois. Ce n’est parce que j’en fais une lecture différente de la vôtre que je ne l’ai pas lu. J’endosse plusieurs des constats et critiques que vous faites des « Québécois » et du « syndicalisme » (Je pourrais en ajouter !) sauf que vous oubliez sciemment un pan entier qui pèse lourdement sur le destin du Québec et du reste de la planète, à l’origine de la crise actuelle. C’est « là où le bât blesse ».
    L’année qui a suivi la publication de votre manifeste (2005), je me suis mis à colliger des articles et à écrire sur le sujet. Je l’ai fait pour moi, pour approfondir la question et mettre de l’ordre dans ma tête. Voici la table des matières. Le chiffre au bout indique la page. Ma conclusion, ne me cherchez pas ni à droite, ni à gauche, ma quête est le titre qui suit.

    TITRE : « L’intérêt est ton dieu, le mien est l’équité. » (Voltaire – 1741)

    Table des matières -3
    Préambule -8
    Introduction -12
    1. Question de point de vue ou « Les stats de Rorschach » -13
    1.1 L’Alberta en question -14
    1.2 Questions, questions et encore d’autres questions -19
    1.3 PIB & bien-être des enfants -23
    1.4 L’environnement en question -31
    1.5 “We don’t see things as they are, we see things as we are.” -35
    2. Là où le bât blesse -46
    2.1 Aux scandales! -50
    2.2 Pourquoi « l’histoire se répète »? -74
    2.3 « Grosjean comme devant » -94
    2.4 Impuissance ou incompétence -103
    3. Détournement de PIB -123
    3.1 Zones duty-free pour entreprises -127
    3.2 Le « sida » économique : le syndrome idéo-déficitaire acquis -150
    3.3 Détournement du PIB vers les administrateurs -209
    3.4 Détournement du PIB vers les actionnaires -228
    4. Conséquences du détournement du PIB -275
    4.1 L’accroissement des écarts -277
    4.2 Stress et détresse au travail -305
    4.3 Les enfants : principales victimes -420
    5. Le secret de la « miraculeuse » productivité américaine: zéro coût, full profit -440
    5.1 État des lieux -441
    5.2 Les « externalités » de la productivité américaine -464
    5.3 « Individual madness is rare, cultural madness is common. » -491
    6. Se pourrait-il qu’il en soit ainsi de la productivité d’une nation ? – 499
    7. Vision -521
    7.1 La vision cyclope : une tragédie en trois actes -521
    7.2 Question de « vision » -537
    7.3 Le rôle de l’éducation -545
    7.4 Vision de gauche -576
    8. La prédication de la peur -587
    8.1 L’affaire Michaud -587
    8.2 L’alarmiste désarmant -615
    8.3 Un exemple parfait : les Etats-Unis -623
    8.4 Des empereurs nus enfermés dans un bunker d’orgueil -642
    8.5 La peur des « huissiers » -705
    9. Amère amertume -715
    9.1 Le règne du mépris ou « spirit of the boss… » -716
    9.2 Conséquences économiques de l’hostilité anglo-saxonne et réactions -731
    9.3 Le débat sur la nation -776
    10. Assumer son destin -784
    11. Le sens -798
    12. Épilogue -848
    Le deuxième pouvoir : les relations publiques -862
    Ce que le leader conçoit bien, il l’énonce clairement -891
    Annexe i : Entretien avec Jacques Attali « Marx et le capitalisme » -895
    Annexe ii : Les sept (7) stades de développement du jugement moral de Lawrence Kohlberg -896
    Annexe iii : « TRAVAIL: Notre société distincte doit se distinguer », par Jacques Denault, Texte publié pleine page dans La Presse, 31 décembre 1991 -923
    Annexe iv : Les sept postulats du changement, par Jacques Denault, revue inter-mécanique, mars 1998 -928

    Voilà, j’ai suffisamment détourné d’espace et de temps sur votre sujet, désolé pour vos internautes. Je termine ici et vous laisse toute la place. Merci.

  36. le 04 mar 2009 à 8:28 Lesdents

    En passant YM Delisle, je sais que tu tires une grande fièrté à étudier à Mcgill (voilà plusieurs fois que tu répète que McGill fait partie du top 10 mondial), mais ton université n’est pas dans le TOP 10 mondial, désolé. Consultez le classement du Times higher education 2008, topuniversities.com, webometrics, arwu ou le classement de ParisTech, McGill n’est pas dans le top 10.

    De toute façon, ceci n’a pas grand-chose à voir avec le présent débat. On devrait plutôt se demander comment il se fait que l’université de la minorité puisse être au premier rang des universités du Québec.

    Je n’aurais aucun problème avec cet état de fait si on financait McGill, Concordia et Bishops au prorata (8-10%) de la population anglophone du Québec – c’est à dire que 8% du financement universitaire public irait à ces 3 universités et le reste aux universités francophones. J’aimerais savoir ce que pensent Cédric, Davey et YM Delisle de ce genre de proposition.

    Finalement, pour répondre à Cédric, et sans mettre ses propos ou ceux de sa femme en doute, je ne pense pas que même si des programmes d’échanges de résidents existent entre McGill et d’autres provinces. Par contre, à plus long terme, je ne pense pas que ces médecins demeurent à Montréal dans une proportion égale à celle des médecins formés à McGill qui quittent le Québec de façon permanente.

    Comme M. Facal, je vous invite à prendre connaissance de l’article de Patrick Sabourin dans l’Action nationale. http://www.action-nationale.qc.ca/index.php?option=com_content&task=view&id=365&Itemid=99999999

    Un autre article du même auteur évoque la proposition à laquelle je fais allusion concernant le financement des universités: http://www.vigile.net/Le-financement-des-universites-le

  37. le 04 mar 2009 à 8:57 Joseph Facal

    Bonjour,

    Je ne me doutais pas que deux petits chiffres sur McGill soulèveraient une telle tempête. Cela doit bien signifier quelque chose, non ?

    Puisqu’on me le demande, on trouvera un dossier fort étoffé sur la question dans : Patrick Sabourin, «L’art d’obtenir un médecin pour le prix de deux», L’Action nationale, volume XCVI, numéro 10, décembre 2006, pp.27-37.

    Lire également de Frédéric Lacroix et Patrick Sabourin, «Halte à la méga-folie hospitalière!», L’Action nationale, volume XCVI, numéro 3, mars 2006, pp. 68-75.

    Amusez-vous.

  38. le 04 mar 2009 à 9:04 Lesdents

    Les liens vers les articles dont parle M. Facal:

    http://www.action-nationale.qc.ca/index.php?option=com_content&task=view&id=127&Itemid=99999999

    http://www.action-nationale.qc.ca/index.php?option=com_content&task=view&id=365&Itemid=99999999

    M. Facal – la tempête que soulève les chiffres que vous évoquez montrent bien que ce tabou doit faire l’objet d’un débat.

    Pour ma part, je voudrais savoir comment on peut être contre le financement des universités au prorata de la population anglophone (8-10% du financement public).

    Il me semble qu’être contre ca, c’est être en faveur du sous-financement des universités francophones…

  39. le 04 mar 2009 à 11:31 Cédric

    Bon on pourrait argumenter énormément sur McGill, mais comme je ne lâcherai pas et vous non plus, il n’y a pas grand chose de constructif dans un tel exercice.

    Par contre je tiens à soulever une question qui a été abordée rapidement par un commentateur (désolé Monsieur, je ne trouve pas le courage de relire tous les commentaires pour vous nommer).

    Qu’est-ce qu’on fait des gens qui sont soignés à McGill ? Une grande partie de la clientèle de McGill est francophone. Si on décide par pure économie de ne faire qu’un méga-hôpital francophone, quel intérêt puisque ce méga-hôpital devra être deux fois plus gros pour soigner les patients actuels de McGill : un grand nombre de francophones plus les anglophones (je ne crois pas en un Québec qui déciderait de ne plus soigner les anglophones) ? Finalement deux méga-projets ne valent-ils pas mieux qu’un super-méga-super-gros projet ?
    Une autre problématique apparaît : McGill n’a absolument aucun mal à trouver des donnateurs pour financer le projet, alors que le CHUM y échoue lamentablement. Au final, si ça se trouve, c’est les anglophones qui auront contribué à financer un super-méga-hôpital qui servira à tout le monde, anglophones et francophones, alors que les dirigeants du CHUM en seront encore à se demander où est-ce qu’on va construire un CHUM qui n’arrivera jamais…

  40. le 04 mar 2009 à 16:18 Raman

    Des lectures assez révélatrices, en effet…

    (Merci à lesdents pour les liens.)

  41. le 04 mar 2009 à 17:40 daveyy

    « Je n’aurais aucun problème avec cet état de fait si on financait McGill, Concordia et Bishops au prorata (8-10%) de la population anglophone du Québec – c’est à dire que 8% du financement universitaire public irait à ces 3 universités et le reste aux universités francophones. J’aimerais savoir ce que pensent Cédric, Davey et YM Delisle de ce genre de proposition. »

    Est-ce que vous empêcheriez les 40% d’étudiants de McGill qui sont francophones d’y étudier pour sauver la patrie ? Sinon, vous couperiez dans leur financement ? Ou préférez-vous qu’ils étudient aux USA ou en Ontario ? Au moins à McGill ils peuvent soumettrent projets et écrire leurs examens en français. Comment comptabiliser les anglophones qui étudient dans les universités francophones ? Actuellement le financement est au pro-rata des élèves qui ont le choix quant à l’université. Qu’est qui vous énerve autant, la liberté qu’ont les adultes québécois de choisir ou étudier ?

    Couper drastiquement dans le financement de McGill va être perçu comme un signe de provocation, pour rapporter quoi en retour ? C’est ça le Québec souverain auquel vous aspirez ? Si oui, vous n’avez qu’à l’inclure dans votre plateforme politique et l’électorat décidera sur votre petitesse d’esprit.

    Que diriez-vous si le fédéral finançait Radio-Canada au pro-rata de la population francophone du Canada (23%) vs le budget actuel de 40% ? Après tout c’est injuste envers les anglophones.

    Vous semblez incapable de voir le moindre avantage pour le Québec et pour sa population francophone d’avoir des universités de langue anglaise de qualité sur son territoire autant pour permettre à nos étudiants de parfaire leur anglais que d’attirer des étudiants de nombreux pays. Pensez-vous sérieusement que McGill est un instrument d’assimilation ? Demandez aux dizaines de milliers de ses anciens francophones ce qu’ils en pensent de votre idée.

  42. le 04 mar 2009 à 18:32 Enkidu

    M. Facal

    Votre billet ne contient aucun argument basé sur la réalité. Ce n’est un joli morceau de rhétorique vide. Si vous ne connaissez pas le sujet, pourquoi nous accabler de votre opinion?

  43. le 04 mar 2009 à 20:41 Jean-Renaud Dubois

    Bonjour,

    Tiens, tiens, vous n’avez pas fermé les commentaires sur « L’autre scandale »! Donc…

    Comme entrée de jeu, je suis d’accord avec LesDents, mais aussi pour la raison ultime que :
    … « tant que nous ne seront un PAYS et que nous n’aurons pas tous les contrôles sur notre langue ; notre culture ; notre immigration ; notre radio et notre télé nationale, nous ne pourront « laisser le renard compter les poules »!

    « Rappelez-vous du célèbre film Le pont de la rivière Kwaï : le général britannique dirige inflexiblement ses propres soldats prisonniers des Japonais dans la construction d’un pont… qui servira à ses ennemis. » Facal

    Un image qui vaut mille mots…

    ***
    Mais revenons au sujet de votre billet.

    J’espère que votre chronique permettra aux québécois, d’apprendre et de relever la tête au lieu de s’écraser ; et, de prendre connaissance enfin, de cette vérité toute simple, que vous dénoncez indirectement, soit le déséquilibre aberrant entre le financement inapproprié du secteur anglophone par rapport à son poids réels!

    Quel autre Nation se ferait volontairement haraquiri? Les colons comme diraient les supposés français de MV…

    Après plus de 40 ans de cette injustice, il était temps qu’un homme courageux se lève ; et soulève par voie de conséquence, l’obligation de tenir un débat pour connaître toute la vérité sur le financement– comme le souligne à juste titre le même un blogeur ci-haut.

    Évidemment que les canadiens-français et les anglophones(s’il y en a) sur ce blogue vont avaler de travers et se permettrent des petites insultes du type :
    - « souverainistes = chizophrènes!»
    - ou bien, « nationaleux!»
    - ou bien « académicien, pas fort!»
    - ou bien « méprisant, et plein de préjugé!»

    @RenéP,
    Même si un nouveau vous traite de « un peu raciste » ne vous en faites pas, vous avez eu raison de ne pas relever et de ne pas retourner la pareille ; votre modération vous honore…

    Pour votre comparaison qui s’était voulu, je pense, un clin d’oeil au départ ; il faut admettre que même si vous avez raison sur le fond (ne pas s’attendre à la réciproque du ROC), votre exemple était mal choisi.

    Ottawa et Montford, « le seul hôpital universitaire de langue française de l’Ontario », est l’exemple patant, vérifiez les chiffres…

    Plus de 35% de francophones d’Ottawa à qui on a tout fait pour leur enlever leur seul hôpital!

    Imaginez que la communauté anglophone de Montréal subisse le même sort et le même affront? Impossible dites-vous? Et, comment!!!

    Le constat de MV confirmait d’ailleurs vos dires : dans le ROC, c’est l’individu(le franco) qui doit se battre contre l’État pour faire respecter ses droits ; et cela date de toujours! C’est normal après tout!

    Même que l’on va nous faire l’affront de nous susurrer :
    « je ne crois pas en un Québec qui déciderait de ne plus soigner les anglophones »
    Wouah!!!

    MV, est le seul qui a reconnu ce 2 poids 2 mesures en nous parlant de Monfort, dont le mouvement (SOS Monfort) a dû consacrer 5 ans à se battre contre «l’intolérance» pour ne pas disparaître.
    Rien que cela!
    Pourtant en 1997 au début de la bataille(saga), les francos ne représentaient pas 10% de la population d’Ottawa mais plutôt près de 40%!!!

    Voici, Monsieur MV, un texte qui supporte votre affirmation sur l’obligation de l’individu dans le ROC :

    Voir, le texte de Madame Gisèle Lalonde, présidente de SOS Montfort :

    http://leblocnotes.ca/fr/node/229

    Bonne journée,

  44. le 04 mar 2009 à 22:02 Lesdents

    Davey, je n’ai jamais parlé d’empêcher qui que ce soit d’étudier à McGill, ni de limiter la liberté de choix, ni de comptabiliser les étudiants francophones qui fréquentent les universités anglophones, ni de sauver la patrie – vous avez le sens de l’humour. Je dis seulement que les universités anglophones sont surfinancées et les universités francophones sous-financées, ce que vous confirmez d’ailleurs dans votre réponse empreinte d’émotion et de déraison. Je dis qu’il faudrait donner une enveloppe à McGill qui soit proportionnelle à la taille de la communauté anglophone (à partager avec les autres universités anglophones) – et que la même logique devrait être appliquée aux autres institutions anglophones : hôpitaux, écoles primaires, cégeps, écoles primaires, institutions culturelles, etc.. De là, McGill pourrait continuer de recruter ses étudiants dans la communauté anglophone du Québec, en Ontario ou à l’extérieur, à son choix. Ceci permettrait d’éviter que les institutions anglophones drainent du financement public québécois en desservant massivement les francais (via l’entente France-Qc), les canadiens anglais, et surtout les nouveaux arrivants et les allophones, en profitant du même coup pour intégrer en anglais ces derniers.
    Evidemment que ceci serait perçu comme une provocation par la communauté anglophone – on les priverait d’une formule inéquitable dont ils profitent pour prendre plus d’espace à Montréal. Ceci n’enlève rien à l’iniquité de cette politique.
    Que des francophones étudient en anglais à l’extérieur du Québec – j’y suis favorable et je l’ai moi-même fait. McGill ne devrait pas avoir pour mission de desservir la communauté francophone du Québec – suivant votre logique nous devrions fermer les universités francophones et nous devrions tous fréquenter McGill Concordia ou Bishops pour améliorer notre anglais en plein cœur de Montréal.

    Votre argument concernant Radio-Canada est inutile quand vous discutez avec un souverainiste. Je suis de ceux qui pensent que 2 télévisions d’état, c’est trop – je pense que le fédéral devrait fermer Radio-Canada. Vous avez raison – le financement de Radio-Canada est inéquitable envers les anglophones.
    Finalement, je reconnais l’apport des institutions anglophones au Québec. Toutefois, le mode actuel de financement des institutions publiques les favorise indument. Si les institutions francophones recevaient leur juste part, elles seraient plus en mesure d’accroître leur qualité et, partant, d’inviter plus de francophones de par le monde à venir au Québec. Ceux-ci, je le mentionne en passant, sont plus susceptibles de rester au Québec que les Ontariens qui font un undergrad à McGill pour retourner à TO.

    Je ne demande pas mieux que le PQ donne un signe de vie et intègre une telle proposition à sa plateforme. Ainsi, je reprendrais peut-être ma carte de membre.

    Quant à vos insultes, j’aimerais qu’elles cessent ( »petitesse d’esprit »). M. Facal les tolère trop souvent ou ne les vois pas passer.

  45. le 05 mar 2009 à 10:43 Cédric

    Il y a sur McGill, et particulièrement sa faculté de médecine, tant de fantasmes et d’idées fumeuses pondues dans les revues nationalistes qu’il faudrait, comme dit M. Facal, s’en rapporter aux faits.

    Première idée fumeuse, cauchemar collectif, en tout cas pur fruit de l’imaginaire des gens, et particulièrement des purs-et-durs souverainistes, l’idée que la faculté de médecine de McGill enseigne essentiellement à des étrangers et des anglo-canadiens la médecine aux frais des francophones.

    Commençons par les faits.
    En premier lieu je vous invite à consulter le lien suivant :
    http://www.mcgill.ca/medicine/admissions/criteria/selection/
    qui documente le dénombrement des admissions par catégories de résidences et de nationalité. En ce 5 mars 2009, je rapporte les chiffres :
    -maximum 9 étudiants internationaux (qui paient au tarif international, c’est-à-dire de leur propre poche la totalité des frais d’inscription sans contribution du gouvernement)
    -approximativement 8 étudiants du Canada non Québécois
    -approximativement 75 Québécois bacheliers
    -approximativement 80 Québécois Cégépiens
    -maximum 2 étudiants inuit ou des premières nations.
    Soit en résumé maximum 17 étudiants hors Québec et hors premières nations, approxmativement 155 Québécois, et maximum 2 membres des premières nations.
    Pour ceux qui n’ont pas une certaine idée de ce que c’est vouloir entrer en médecine, hé bien je vous informe (et informez-vous auprès de vos proches étudiants) que c’est un rêve très fort chez l’étudiant qui y applique, qu’il se livre au Cégep à des comportements véritablement fratricides pour s’assurer une meilleure Côte R que son voisin et s’assurer une place parmi l’élite et la profession de ses rêves. J’espère que cela vous convaincra que quand vient le moment d’appliquer, rares et quasi-imaginaires sont les étudiants qui disent « moi j’applique à Montréal, Sherbrooke, Laval mais pas McGill ». Les étudiants appliquent partout y compris McGill, parce qu’après de longues années de lutte à la performance, ils veulent appliquer au plus grand nombre de places possible pour maximiser leurs chances d’êtres admis.
    Donc ça ça veut dire quoi en somme ? Ça veut dire que McGill reçoit des formulaires d’application en médecine représentatif de la population quant à la distribution linguistique. Les francophones y appliquent autant que dans les autres facultés de médecine.
    De son côté, McGill sélectionne les meilleurs étudiants, et n’en déplaisent à certains qui imaginent McGill pratiquer le racisme anti-francophone, leurs considérations se concentrent très particulièrement sur la cote R ou la moyenne académique des candidats. Et donc elle recrute ainsi ÉNORMÉMENT de francophones. D’ailleurs allez faire la sortie des cours au pavillon McIntyre (pavillon de médecine) de McGill, et vous y verrez des francophones en veux-tu en voilà.

    Donc j’espère avec les faits et un peu de raisonnement logique 101 avoir contribué à déboulonner un mythe des purs-et-durs qui veulent nous faire fallacieusement croire que :
    1- la faculté de médecine de McGill forme essentiellement des anglophones
    2- la faculté de médecine de McGill forme essentiellement des étrangers ou des résidents du ROC.

    La vérité c’est que :
    1- la faculté de médecine de McGill forme essentiellement (mais pas seulement) des francophones
    2- la faculté de médecine de McGill forme essentiellement (mais pas exclusivement) des Québécois au sens contribuables au gouvernement du Québec.

  46. le 05 mar 2009 à 13:14 Enkidu

    @ Cédric

    C’est rafraîchissant de voir quelqu’un qui sait de quoi il parle…

  47. le 05 mar 2009 à 16:48 Jean-Renaud Dubois

    Bonjour, M.Facal,

    Je ne sais pas si des québécois immatures** et qui vivent dans un lamentable tissu urbain** selon ses dires — qui en plus, sont «des purs-et-durs» (à la Facal, j’imagine ; faudrait le demander à Cédric) — peuvent donner leur opinion sans se faire traiter de « purs-et-durs » 2 fois plutôt qu’une?

    Terme très gentil pour désigner ceux qui veulent se faire un Pays pour s’assurer, entre autres, que leur langue ne devienne un jour une copie conforme des minorités francophones du ROC, à qui on vient d’enlever tout recours, financièrement parlant.

    En résumé les québécois éveillés et politisés le moindrement demandent quoi? Tout simplement d’appliquer les mêmes règles du jeu, que les anglophones du ROC s’octroient tout naturellement!
    Donc un poids, une mesure ; la justice quoi!
    Donc égalité enfin entre les 2 nations après 250 ans!

    *****
    Le CHUM : à date, 6 ans au moins perdues!
    Merci au PLQ qui ose se qualifier du terme « Parti de l’Économie »!
    *
    Même s’il est vrai qu’il est un peu tard pour discuter du choix entre « 1 ou 2″ méga-hôpital(aux) , et qu’il semble que nous soyons pris à en en bâtir deux, je supporte depuis longtemps le choix d’un seul Super-hôpital.

    Et cela, même si la construction d’un méga-hôpital a déjà reçu l’approbation du gouvernement!
    En effet, le CUSM signera le contrat de construction avec un des 2 soumissionnaires, dès le 15 septembre prochain ; comme « les informés » le savent.

    Donc, passons sur certaines désinformations grossières : celui des francos doit passer avant! Toujours exagérer, grossir enfler une situation pour mieux démontrer son point! C’est vieux comme le monde!

    Je propose pour enfin répondre à votre question, que le site du CUSM, serve à d’autres fins comme le suggère Monsieur MV ; et, soit déplacé vers le centre Outremont et devienne le site privilégié pour y ériger le Super-méga hôpital, non en hauteur mais en « largeur », avec deux « ailes » dont certains services seraient connexes pour économie d’échelle.

    On doit aussi s’assurer que les dons du secteur privé soient à la hauteur de l’apport du CUSM (il sont en avant présentement, il y a donc grand rattrapage à faire) ; c’est pourquoi Hélène Desmarais — appuyé par Power (qui y redorerait son image) — deviendrait(à sa propre demande) la grande amasseuse de fonds, côté francophone, en relation avec ce super méga-hôpital.

    Comme vous le savez tous elle vient d’accéder, cette semaine, au Conseil d’administration du Centre Hospitalier de l’Université de Montréal. Donc…

    On économiserait probablement au moins un milliard et plus…
    En PPP, pas sûr. C’est un truc qui n’a pas fait ses preuves ; d’une lenteur de tortue et bénéfique, par les très longues études….aux amis! Sans oublier une faillite potentielle! 35 ans c’est très très long.

    Combien de $$$ cela a coûté aux citoyens, ces six années à ZZZZZZ.
    Plus de cent millions, sans compter l’augmentation du coût de la vie depuis que le 6000 Saint-Denis attendait fin « PRÊT » en 2003!

    Voilà c’est ma proposition et il est toujours temps de l’aborder.

    Bonne journée,

    Jean-Renaud Dubois
    Saint-Adèle

    N.B. **
    http://www.josephfacal.org/la-cruaute-du-miroir/

    À titre informatif.
    Voici la nouvelle « question » posée par Crop à la demande de Gesca et au plus grand plaisir des fédéralistes :

    …………..«« Si un référendum avait lieu aujourd’hui vous demandant si vous voulez que le Québec devienne «un Pays Souverain », voteriez-vous Oui, ou voteriez-vous Non? »»

    Résultats en décembre 2008 : 43% de OUI.

    Si je suis votre logique, Monsieur Cédric, il y aurait donc 2 millions 500 milles québécois(es) (incluant les Anglos et Allos) qui sont des « purs-et-durs ».

  48. le 05 mar 2009 à 16:58 daveyy

    « je n’ai jamais parlé d’empêcher qui que ce soit d’étudier à McGill, ni de limiter la liberté de choix, » de très beaux voeux , sauf que réduire leur financement sans tenir compte du nombre d’étudiants est l’équivalent d’abolir la liberté de choix. Vous ne tenez même pas compte de la concentration des anglophones à Montréal et continuez de comparer avec l’Ontario au lieu de Toronto.

    « Je dis seulement que les universités anglophones sont surfinancées et les universités francophones sous-financées »

    totalement faux, les universités reçoivent exactenment le même montant par étudiant.

    Quand vous dites qu’à Montréal avec plus de 400 000 anglophones un CUSM n’est pas justifié parce qu’à Toronto il n’a pas d’équivalent francophone alors que vous ne parlez même pas d’Ottawa (Montfort)et que vous insistez à comparer l’Ontario en entier avec le Québec, c’est que vous refusez d’accepter les faits tels qu’ils sont et jouez avec des chiffres macroéconomiques pour justifier une politique punitive envers la communauté anglophone.

    « en desservant massivement les francais (via l’entente France-Qc) » Est-ce la faute de McGill qu’elle attire les Français ? C’est le gouvernement du Québec qui a négocié cette entente, à lui de l’améliorer si il y a un déséquilibre.

    « suivant votre logique nous devrions fermer les universités francophones et nous devrions tous fréquenter McGill Concordia ou Bishops pour améliorer notre anglais en plein cœur de Montréal. »

    là vous sombrer dans le cynisme caustique gratuit, je n’ai rien insinué qui allait dans ce sens. Vous dites que vous êtes pour la liberté de choisir, alors que vous prônez aucune subvention pour les francophones qui choisiraient d’étudier à McGill. Vous devriez plutôt dire que vous êtes pour la liberté de payer si on fait le mauvais choix.

    « …sont plus susceptibles de rester au Québec que les Ontariens qui font un undergrad à McGill pour retourner à TO. »

    Ceux qui viennent de Toronto paient le gros prix et ne sont donc pas subventionnés par le Québec. Par contre un Québécois qui étudie à Toronto paie le même prix qu’un Ontarien.

    Je pense que le commentaire de Cédric vaut pas mal plus que votre calcul macroéconomique.C’est votre argument, mais n’insistez pas sur votre grande générosité et ouverture au libre choix et ne soyez pas si sensible à ceux qui voient cela comme de la revange.

    Je m’excuse du terme petitesse d’esprit, c’était déplacé.

  49. le 05 mar 2009 à 17:09 Boisvert

    Comme l’a déjà dit Jacques Parizeau, tout est sclérosé au Québec. Alors qu’il y a plusieurs années, alors que nous étions en mesure de démarrer et de mener à bon port pleins de projets fascinants et mobilisateurs, là, nous ne pouvons même pas bâtir un foutu d’hopital de merde!!

  50. le 05 mar 2009 à 18:28 Jean-Renaud Dubois

    Bonjour,

    Voilà un 50e commentaire su la Grosse Caisse:

    Un des 2 scandales dont parle M.Facal.

    Remarquez que le texte ci-dessous, rejoint la position exprimée par M.François Bonnardel hier à RDI : manipulation du dosssier de la caisse par le PLQ, a-t-il dit!

    Bonne lecture,

    ****
    Quand « l’État Desmarais » a les deux mains sur le volant, Robin Philpot.

    Remarquez que ce texte rejoint la position exprimée par M.François Bonnardel à RDI : manipulation du dosssier de la caisse par le PLQ

    En deux temps deux mouvements, le gouvernement Charest et ses maîtres espèrent avoir mis la crise de la Caisse derrière eux. Robin Philpot
    L’Aut’Journal – http://www.lautjournal.info
    mercredi 4 mars 2009

    ——————————————————————————–

    Ce coup fumant de la Chambre de commerce que se prépare à nous servir Henri-Paul Rousseau, en étroite collaboration avec le gouvernement Charest, on l’a déjà vu.

    En effet, la Commission Bélanger-Campeau sur l’avenir du Québec, mise sur pied en 1990 par le gouvernement de Robert Bourassa avec le soutien du chef de l’Opposition officielle Jacques Parizeau, en a été la première victime.

    Et dans les deux cas, la main de l’État Desmarais est bien visible à qui veut bien la voir. Le fil conducteur de ces deux coups est sans contredit un mépris total pour la démocratie et les institutions québécoises.

    Un bref rappel : après l’échec de l’accord du Lac Meech, Robert Bourassa et Jacques Parizeau, deux économistes, ont nommé Michel Bélanger et Jean Campeau, deux grands banquiers respectés, pour diriger une commission sur l’avenir du Québec.

    L’objectif des deux dirigeants politiques consistait, entre autres, à s’assurer que le milieu d’affaires soit présent et à l’aise dans le débat sur l’avenir du Québec.

    Jusque-là, on pouvait avoir l’impression que, à quelques exceptions près, le milieu des affaires n’avait qu’une seule position politique sur cette question, soit celle qu’il partageait avec l’establishment économique canadien concentré à Toronto.

    Malgré cet effort de faire plaisir aux hommes d’affaires québécois, sous le leadership de Paul Desmarais, les grands dirigeants d’affaires du Québec ont préféré parler de l’avenir du Québec devant la très malléable Chambre de commerce de Montréal que devant la Commission Bélanger-Campeau.

    Ainsi, en prenant la parole devant la Chambre de commerce le 12 février 1991, Paul Desmarais, qui ne manquait pas une occasion pour sermonner le Québec sur les terribles dangers économiques de la souveraineté du Québec, a pu éviter de répondre à des questions que ces deux banquiers, qu’il connaissait très bien, pouvaient lui poser dans le cadre de leurs travaux. Il a pu éviter aussi les questions du secrétaire de la Commission, un dénommé Henri-Paul Rousseau.

    À ce moment-là, il avait aussi intérêt à éviter toute question pointue sur le Québec car il venait de liquider ses plus importants investissements au Québec (la Consolidated-Bathurst et le Montréal Trust) pour près de trois milliards de dollars qu’il a ensuite investis partout sauf au Québec. Mais cette stratégie de mépris de la démocratie, lui et son clan ne l’ont jamais oubliée.

    Henri-Paul Rousseau, qui ne pouvait ignorer que la Caisse s’en allait vers une catastrophe, a été sauvé par l’État Desmarais qui lui a offert un poste, somme toute, décoratif : vice-président du Conseil. Depuis mai 2008, Henri-Paul Rousseau leur est devenu redevable et pour toujours. Il fera donc ce qu’on lui dit de faire.

    Ainsi, le mardi 2 mars, alors que les Québécois piaffent pour savoir ce qui a pu se passer à la Caisse de dépôt pour qu’elle perde 40 milliards de dollars, la Chambre de commerce, présidée, rappelons-le, par nul autre que Hélène Desmarais, annonce que Henri-Paul Rousseau prononcera une conférence sur la Caisse de dépôt le lundi 9, seulement 24 heures avant la rentrée parlementaires à l’Assemblée nationale du Québec.

    Il n’était pas surprenant donc que le mercredi 4 mars, à Québec, Monique Jérôme-Forget annonce qu’il n’y aura pas de Commission parlementaire sur la catastrophe de la Caisse de dépôt. Elle a pris la peine de dire qu’elle « est en mode solution maintenant » et que « la gouvernance de la Caisse de dépôt est bonne ».

    En deux temps deux mouvements, le gouvernement Charest et ses maîtres espèrent avoir mis la crise de la Caisse derrière eux.

    Voilà ce qui se passe quand l’État Desmarais a ses deux mains sur le volant.

    ***

    Robin Philpot est l’auteur de « Derrière l’État Desmarais : Power » (Les Intouchables 2008)