L’argent sale
3 octobre 2007 par Joseph Facal
Dans les commentaires de plusieurs citoyens au sujet de la résidence de Pauline Marois, c’est le ton qui frappe plus que le propos.
Par exemple :
«Au lendemain d’un Québec indépendant (…), La Closerie ne sera que rires, bonheur, intrigues, festins et galas».
Ou encore :
«Pensez à tout le trajet qu’il faut faire quand on a oublié ses lunettes au sous-sol».
Derrière la raillerie, on sent la mesquinerie, l’envie, la rancœur. Ces gens-là crèvent de jalousie.
Partout et de tout temps, ceux qui ont réussi dérangent. Mais ici plus qu’ailleurs. La richesse matérielle est une affaire récente chez nous, donc encore inhabituelle et pas pleinement intégrée.
Vieil héritage
Pendant deux cent ans, le riche fut ici un étranger, généralement un Anglais, ou un salaud. Seul un pauvre pouvait être honnête. Son ciel, il le gagnait par sa frugalité, le défrichage de sa terre et sa ferveur spirituelle. Voyez Maria Chapdelaine ou Le Survenant.
Dans les années 30 et 40, le Québec s’urbanise rapidement. Mais les Plouffe de la Basse-Ville voient encore ceux de la Haute-Ville comme d’une essence différente et inaccessible. Ovide, qui veut s’instruire pour quitter sa condition, est un original. On comprend mal qu’il n’accepte pas son sort.
Nous aimons croire que le Québec d’aujourd’hui est une société moderne et décomplexée. On a pu mesurer la minceur de ce vernis ces derniers jours.
Regardez nos récents succès télévisés : Les Filles de Caleb, Le Temps d’une paix, L’Ombre de l’Épervier. La vie saine, les «vraies valeurs» sont dans le dénuement et la terre. Et on nous repasse encore Les Belles Histoires des Pays d’en haut, où l’argent est le mal par lequel tout arrive. Séraphin joue au pauvre et se cache pour jouir de son or.
Fragile modernité
Les francophones riches n’apparaissent que récemment dans notre imaginaire collectif. Mais voyez Le Déclin de l’Empire Américain ou Les Invasions Barbares : des bourgeois décadents, jouisseurs, cyniques, qui passent leur temps à boire et à manger. Leur réussite les a effectivement corrompus.
Les Bougon et La P’tite Vie triomphent ensuite en élevant deux familles de minables au rang d’icônes sympathiques. Et si la saga des Lavigueur eut un tel écho, c’est parce qu’elle était une sorte de parabole biblique : l’argent fut leur perte et les ramena d’où ils n’auraient jamais dû sortir.
Écoutez la mesquinerie des commentaires sur Céline Dion, une tupperware parvenue, ou sur les partys «décadents» de Guy Laliberté. Trop de réussite, pense-t-on, éloigne forcément du «vrai monde».
Nos héros, nous les aimons fragiles et torturés comme René Lévesque, ou soumis comme Maurice Richard, exploité toute sa vie par des patrons anglophones sans jamais avoir levé la voix. La superbe d’un Jacques Parizeau agace les petits, justement parce que l’homme ne doute pas de lui et n’a peur de personne.
Au fond, un Vincent Lacroix fait notre affaire. Quand se pointe une authentique crapule, elle vient nourrir le vieux préjugé selon lequel on ne peut s’enrichir honnêtement.
La longue marche des Québécois est un cheminement psychologique autant qu’une affirmation économique et politique. Et elle est loin d’être terminée.
40 réponses à “L’argent sale”

Les commentaires sur Pauline et son “chateau” sont beaucoup lié a la perception du personnage. Rappelez-vous de la toilette a prix d’or et de la visite de son chalet rustique de Charlevoix, elle se pose en cible face a la critique facile et le sarcasme contre les riches. Meme son mari est relié puisque sa déconfiture a la sgf culpabilise Pauline par association. Je crois que votre analyse est un peu fausse sur les Québecois qui dénigrent la richesse et la réussite puisque ca fait longtemps que les pauvres de n’importe quelle société font la meme chose parlez-en a Paris Hilton. Du monde c’est du monde, il faut toujours trouvez un souffre douleur et un riche bien c’est une cible de choix meme si c’est pas mérité. Au lieu de jouer le jeu des média, Pauline devrais s’en tenir au enjeux politiques.
Ceci est l’un des meilleurs textes publiés par monsieur Facal.
Le plus dégoûtant dans cette histoire est que «The Gazette» savait parfaitement que la justesse des informations rapportées dans son article sur la maison de Mme Marois était relativement secondaire.
L’important était ici de simplement attirer l’attention sur la maison de Mme Marois. Que le prétexte soit une obscure question de terres publiques et de droit de passage n’avait pas réellement d’importance.
L’objectif fut atteint: les journaux et chaînes télvisées d’information continue ne cessèrent d’exposer pendant plusieurs jours les images du domaine de l’Île Bizard du couple Marois-Blanchet.
Le journaliste William Marsden -paradoxalement un homme presque incapable de parler un français compréhensible- ne s’est d’ailleurs même pas caché du fait que le moment de parution de son «article-poubelle» fut stratégiquement choisi afin de coincider avec le déroulement de l’élection partielle dans Charlevoix (lire: afin d’atténuer l’impact de sa rentrée parlementaire).
Je terminerai ce commentaire en laissant la parole à Michel David, qui écrivait le 28 septembre dernier: «Mon collègue et ami Don MacPherson écrivait hier que l’article de The Gazette avait peut-être contribué à la victoire de Mme Marois à l’élection partielle dans Charlevoix en mobilisant les péquistes. Ah! cet inimitable humour anglo-saxon!»
Je crois que vous avez bien raison de pointer du doigt les vieux mythes de la société québécoise pour expliquer ce mépris des gens de chez nous qui réussissent. Ils sont toujours perçus comme des bourgeois ou comme des parvenus, alors que plusieurs d’entre eux ont simplement sacrifié beaucoup dans leur vie personnelle pour y arriver.
Pourtant, tous rêvent d’une maison comme celle de Mme Marois, sauf peut-être quand vient le moment d’y faire le ménage…
C’est bien vrai que pour plusieurs d’entre nous, il y a quelque chose de louche à être riche. Surtout si on est politicien. Surtout si on est une femme.
Les pensées que certaines personnes ont à l’endroit de Mme Marois au sujet de sa demeure ou de ses vêtements viennent fort probablement d’une forme de jalousie, comme vous le dites.
Mais pour ma part, malgré toute mon admiration pour Mme Marois, que je souhaite voir diriger le Québec un jour prochain, je ressens un malaise en voyant cette immense demeure sur cet immense terrain. (Et je ressens le même malaise pour toutes les autres nouvelles demeures du genre au Québec.)
Au risque de passer pour une sentimentalo-environnementaliste, voici ce qui me réfléchir: je ne suis pas à l’aise devant tant d’espace pour quelques personnes seulement, pas à l’aise devant tout cet entretien paysager, pas à l’aise devant tout ce qu’il faut acheter («made in China?») pour meubler tout ça…
Je ne demande pas à nos politiciens d’être exemplaires et de faire preuve d’une cohérence à toute épreuve, mais ne trouvez-vous pas qu’en ces temps où les changements climatiques, la surconsommation, et la solidarité sociale et mondiale sont des sujets à la mode (chez les gens de gauche, surtout), il soit de plus en plus difficile de justifier un train de vie qui donne une image contraire à ces thèmes?
C’est là mon malaise. Ça ne veut pas dire qu’il faudrait tous avoir des maisons de ville avec de petits terrains, et que les riches pilent leur argent en banque de peur d’avoir l’air riches. Mais il y a sans doute un juste milieu.
L’autre face de la médaille… N’y a-t-il pas aussi beaucoup de dénigrement dans les médias envers les pauvres. Vous savez ceux qui ne paient pas d’impôt! N’y a-t-il pas dans les médias beaucoup de dénigrement envers les écologistes? Ceux qui bloquent tout développement. N’y a-t-il pas dans vos propos une certaine paranoïa? Surtout, regardez les exemples d’émissions que vous avez citées, presque toutes font passer les pauvres pour des demeurés. Vous ne mentionnez pas que la richesse de Jacques Parizeau n’a pas dérangé beaucoup de monde, ni celle de M. Trudeau et autres. Il est difficile de tirer des conclusions sur une société en prenant certaine remarques sarcastiques sur un bloque qui peuvent avoir été faites par des adversaires politique.
Je ne crois pas que la richesse de Yvon Deschamps, Ginette Reno, Daniel Langlois etc… n’ont été particulièrement décriée dans la sphère publique.
Peut-être que le trop grand étalage de sa richesse irrite un plus grand nombre de personne, je ne crois pas que ce trait de caractère soit spécifique au Québec.
Michel Caron
Je ne suis pas d’accord avec votre propos mais je ne m’avancerai pas dans le dénigrement facile comme l’a fait monsieur Perrier. Lorsqu’on n’a pas d’arguments, on attaque le messager, c’est tellement plus facile! Ce type de texte ne devrait pas avoir lieu sur un tel forum.
Pour en revenir au propos de M.Facal, je crois que la société n’est pas différente des autres sociétés occidentales: la richesse des hommes et des femmes politiques a toujours été considéré suspecte. Les citoyens d’une société démocratique sont en droit de se demander si l’argent accumulé par leurs élus a été amassé correctement. Les nombreux scandales, notamment les commandites, ont alimenté la suspicion des citoyens à l’égard de la richesse de leurs élus. Nous sommes en démocratie, il faut vivre avec.
Il est cependant vrai que les Canadiens-français ont été les parents pauvres du Canada à cause de leur faible niveau de scolarité. Cette situation est en voie d’être réglé, mais il existe encore, selon moi, un “p’tit fond jésuite” qui glorifie un certain passé. Je pense que ce “p’tit fond jésuite” est en voie de disparaître avec les années.
Cordialement,
C’est drôle, mais moi je ne vois pas de problème avec la richesse en tant que telle, mais bien avec le changement de valeur qui va avec, d’où le classique : « Une personne qui a moins de 20 ans et qui est à droite n’a pas de coeur. Une personne qui a plus de 40 ans et qui est à gauche n’a pas de tête… ».
Moi je veux voir des riches qui, avec ces moyens en dehors de la portée des gens ordinaire, s’impliquent pour faire changer les choses dans un sens respectueux de la race humaine, de la flore et de la faune. Alors, le protectionnisme économique égocentrique que l’on voit en ce moment me fait de la peine. Et quand je pense à la richesse, je pense aussi à cette citation : « With great power comes great responsibility. »
Les gagnes-petits sont à la merci de l’influence des grands. Et de réduire toute cette question à une rhétorique qui exclue la causalité des pouvoirs économiques est à la limite de l’indécence.
Allez lire ce très bon texte de Martin Petit qui parle du même sujet.
http://blogue.martinpetit.com/2007/09/29/pauvre-pauline-tres-chere-paris/
M. Facal,
Je crois que certains commentateurs comme vous ont fait fausse route en ciblant le caractère petit-pain des Québécois et leur contestation de la réussite!
Dans le contexte actuel de crise environnementale, le mode de vie de Madame Marois parait d’une autre époque. Au-delà de véracité ou non des sous-entendus simili-accusatoires de la Gazette, il est étonnant qu’une politicienne à la rhétorique progressiste ait ainsi traduit sa réussite en une surabondance matérielle qui parait déplacée aujourd’hui! Qu’en est-il d’une utilisation mesurée du territoire et des ressources naturelles? Qu’en est-il de la consommation énergétique?
Il n’est pas question ici de déplorer la réussite de Madame Marois et de son conjoint. Mais d’exprimer un certain malaise face à ce décalage entre ce mode de vie et les comportements que nous aurons tous à adopter, compte-tenu des impératifs environnementaux!
Interrogation : peut-on sortir légèrement de la question posée sans se faire taper sur les doigts? Ce fut mon cas, sur la question : « Vous proposez quoi ? » Si c’est le cas pourquoi votre modérateur n’a-il pas un texte préparé d’avance qui envoie un courriel en un clic à l’internaute concerné!! Trop simple ou trop compliqué ? Une réponse serait appréciée surtout quand on met une ou deux heures sur un texte pour participer à VOTRE blogue!
Bonjour M. Facal,
Excellent exposé sur l’amour-haine des canadiens-français avec l’argent !
Avec ce que j’ai lu, la semaine dernière, sur le blogue de Stéphane Laporte et Patrick Lagacé : ” (L’Affaire Marois) “, c’est presqu’à désespérer! Si c’est vraiment une tendance, votre chronique devrait leur ouvrir les yeux et ou du mois les faire réfléchir…Merci pour cela!
C’est vrai que : « Nos héros, nous les aimons fragiles et torturés comme René Lévesque, ou soumis comme Maurice Richard, exploité toute sa vie par des patrons anglophones sans jamais avoir levé la voix. La superbe d’un Jacques Parizeau agace les petits, justement parce que l’homme ne doute pas de lui et n’a peur de personne. »
La question que je me suis posée c’est : est-ce que ce débat a été noyauté par un ou des partis politiques? Ou est-ce bien le reflet de ce que pensent beaucoup de Québécois, surtout les plus âgé(e)s?
Plusieurs n’ont pas abordé “cette affaire” sous l’angle “argent” mais sur la fausse image de citoyenne moyenne que Pauline voulait véhiculer à partir de son chalet de Charlevoix! Si c’est le cas, le prochain sondage va nous éclairer sur les dommages causés par cette saga!
Pour revenir au sujet, n’ayant pas grand temps aujourd’hui, voici le texte que j’ai écrit sur le blogue de Stéphane Laporte et qui est une réponse à votre Sujet de chronique: ” L’ARGENT SALE.
***********
M. Laporte, merci de revenir encore une fois sur l’affaire Marois, ça va permettre à ceux qui ne se sont pas défoulés de le faire! Quelle joie de pouvoir écrire, sans aucune retenue ; en se cachant sous un pseudo!!
C’est vrai que votre tour était venu, enfin! Et l’attente a été longue; 2 fois Lagacé, puis Lavoie, puis Pratte puis Marissal, puis Boisvert, etc. En somme toute la machine à Gesca!
C’est vrai qu’il faut bien renseigner le public!!
Tout ça gracieuseté de The gazette, ce formidable journal qui fait la guerre aux francophones depuis toujours , mais en particulier depuis 40 ans, c’est-à-dire depuis que l’on tente de redresser — un peu — notre dos!
Juste un petit exemple: la loi 101 (qu’en reste-t-il?)
La question ou plutôt le problème , c’est selon Alain Dubuc: notre rapport amour-haine avec l’argent !
Est-ce que ce rapport est modifié par rapport aux années 50? À lire les courriels depuis une semaine, la réponse est, NON!
Pauvres Canadiens-français, comme le dirait “trachyte”(un internaute) : « défoulons-nous, mangeons-nous la laine sur le dos et surtout, demeurons ainsi ; c’est comme ça que les Canadians nous aiment car on passe notre temps à se cracher dessus……» et moi j’ajoute : à s’envier!!
Maudite jalousie…….. ( Kevin Parent)
*************
Je vous laisse sur un texte qui devrait calmer les fédéralistes qui sont probablement la majorité des auteurs des exemples que vous citez dans votre analyse ; car je crois plutôt que notre société a bien progressé sur ce passé : “que les portes du ciel sont plus grandes ouvertes pour le pauvre que pour le riche selon notre sainte église catholique” !
Texte de Claude Picher: « Le manoir de 3 M$… pis après? »
http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/article/20071002/LAINFORMER0202/710020653/5930/LAINFORMER02
Je viens de lire le papier de Claude Picher. Il devrait faire fermer la trappe à beaucoup de nos citoyens, jaloux de la réussite d’un des autres.
Dubuc a écrit un livre, L’éloge de la richesse et les fédé. ont applaudit. Marois est riche, mais on lui a sauté dessus, faut dire qu’elle est souverainiste comme Parizeau Legault et d’autres. Pour les fédé. ils semblent que souveraineté et richesse ne vont pas ensemble. J’ai un parent millionnaire qui est vieux et souverainiste.
Les fédéralistes seraient-ils vieux jeux et dépassés. Sûrement…et je dirais dans tout.
The End…Beatles
Encore The Gazette qui cherche à lever les québécois contre eux-même …
La mémoire fait défaut … n’est ce pas le même quotidien qui avait incité les Montrealers a mettre le feu au Parlement du Bas Canada au milieu du XIXe siècle …
L’héritage catholique des canadiens-français est responsable de cette relation mal saine avec l’argent et la réussite financière … Contraire à celui des américains, inspiré par le protestantisme, qui vénère la réussite. In god we trust est inscrit sur leur billet vert !
Go Go Go Madame Marois. Oui, vous êtes riche, mais cela ne vous enlève pas le coeur de faire de cette petite province un grand pays !
Dans toute cette histoire, il y a certes un parfum de mépris envers la réussite. Oui il y a des railleries sur la grosseur du château.
Mais je crois que plusieurs péquistes essaient de jouer la carte du “les québécois sont contre la richesse”, et qu’ils le font car on ne veut pas rester sur le fond.
Le fond qui est d’avoir payé 63 000 $ pour un terrain rezoné résidentiel qui devrait valoir plusieurs centaines de milliers de dollards et que la personne qui a fait le tout est un ami du couple. Et puis il y a toute cette histoire nébuleuse du 500$.
Mais bon, il est tout de même très souhaitable de dénoncer le caractère petit peuple des québécois. C’est donc un très bon texte!
Certains veulent que le Québec s’enrichisse. Mais dès qu’un Québécois s’enrichit de façon honnête, on lui tappe dessus.
Pourtant, c’est par l’enrichissement des Québécois (et des Québécoises) que le Québec deviendra plus riche.
Mais on ne demandera pas de la cohérence à cette petite clique que l’on connait tous.
Excellent texte M. Facal!
«C’est le ton qui frappe plus que le propos» (…) «Ces gens-là [qui passent des commentaires au sujet de la résidence de Pauline Marois] crèvent de jalousie.»
Bien que j’adhère à tout ce que contient la fin de votre texte à la suite du titre «Fragile modernité», je ne suis pas du tout d’accord avec votre interprétation concernant Mme Marois.
Les gens (et les médias surtout) ont réagi parce que Mme Marois n’a pas assumé sa condition de dame qui a des sous ($$$). Ce n’est pas la jalousie qui a porté. L’idée de se servir de son chalet en Charlevoix pour se ramener à la hauteur des moyens du commun des mortels n’était pas bonne et les gens n’ont pas adhéré à la thèse que voulait sous-entendre Mme Marois: «je suis comme vous sur ce sujet des moyens dont je dispose».
Pour le reste, je partage les opinions de la grande majorité des gens qui se sont exprimés ici.
«La Presse
Nouvelles générales, mercredi 14 juin 1989, p. A4
Zonage agricole: autre cas de favoritisme à l’île Bizard? L’époux de Pauline Marois profite d’une décision d’un commissaire péquiste
Bernard, Florian
Le 30 juin 1988, la Commission de protection du territoire agricole du Québec, rendait une décision ayant pour conséquence de soustraire 456 hectares de la zone agricole permanente de l’île Bizard. Les terrains en question appartenaient principalement à trois actionnaires: le groupe immobilier Grilli Inc, M. Henri Walsh et M. Claude Blanchette, époux de l’ancienne ministre péquiste Pauline Marois.
Cette décision était rendue par deux membres de la Commission: le vice-président Me Louis A. Cormier, et le commissaire Léandre Dion. Durant des semaines, divers organismes - dont l’Union des producteurs agricoles et le comité d’Environnement de l’île Bizard - avaient tenté, en vain, de faire échec à cette modification de zonage.
Le commissaire qui a rendu la décision, M. Léandre Dion, a été président de l’Association péquiste de Saint-Hyacinthe de 1979 à 1984, soit durant une période de cinq ans.
Il a été nommé commissaire à la Commission de protection du territoire agricole le 25 septembre 1985 par un décret proposé par le ministre de l’Agriculture, M. Jean Garon, et signé par le greffier du conseil exécutif, M. Louis Bernard.
Durant les trois années subséquentes, soit en 1985, 1986 et 1987, M. Dion a contribué de façon régulière à la caisse électorale du Parti québécois du comté de Saint-Hyacinthe, comme en font foi les rapports financiers annuels déposés auprès du Directeur général des élections du Québec. Pour chacune de ses contributions, M. Dion a donné une adresse à Saint-Liboire, dans le comté de Saint-Hyacinthe.
La valeur des terrains soustraits de la zone agricole représentait, au moment de la décision de la Commission de protection du territoire agricole, quatre cents le pied carré. Elle est actuellement de $2 le pied carré. Lorsque les terrains en question seront dotés des services municipaux, la valeur au pied carré atteindra environ $4.50. La valeur globale des 456 hectares soustraits au zonage agricole atteindra alors $200 millions.
Cette évaluation a été faite par le comité d’Environnement de l’île Bizard. La présidente, Mme Nicole David-Strauss, est d’opinion qu’il s’agit d’une évaluation conservatrice. Tout récemment, le groupe Grilli a fait grimper de $5 millions à $30 millions le prix demandé pour une partie boisée que souhaite obtenir la Communauté urbaine de Montréal dans le but d’en faire un parc régional.
La semaine dernière, la firme Gendron, Lefebvre et Associés a déposé une étude, commandée par la municipalité, où l’on propose un vaste développement domiciliaire sur les terrains ayant profité d’une modification de zonage.
Décision maintenue
Le 1er octobre dernier, la Commission de protection du territoire agricole a maintenu sa décision de première instance de soustraire les terrains de MM. Grilli, Walsh et Blanchette de la zone agricole de l’île Bizard.
La Fédération de l’Union des producteurs agricoles des Laurentides et le syndicat de l’UPA-Laval, appuyés par le Comité d’Environnement de l’île Bizard, avaient réclamé une révision de la décision rendue en juin 1988 par les commissaires Léandre Dion et Louis A. Cormier.
Le président du syndicat de l’UPA-Laval, M. Gilles Lacroix, se demande ce qui a bien pu se passer pour que la Commission autorise le retrait de ces 456 hectares à la zone de protection agricole. Il a rappelé aux commissaires que la Commission avait déjà, en 1980, 1981 et 1986 (période au cours de laquelle le PQ était au pouvoir), refusé de modifier le zonage de ces terres et rejeté tous les arguments des promoteurs qui réclamaient l’exclusion.
L’UPA a fait la preuve que le secteur, contrairement aux déclarations faites en première instance, n’a jamais perdu sa vocation agricole. L’UPA a soumis une liste de neuf producteurs actifs, cultivant une superficie de 250 hectares. Certains d’entre eux vendent leur récolte au marché central de Montréal
Je connais quelqu’un qui par 4 fois a essayé de faire changer le zonage de son terrain et a chaque fois il a obtenu un refus.
Le gars c’est dit correct à la prochaine élection provinciale je me présente comme conseillé municipale.Il se présenta et il le remporta.He!bien croyez-moi dans l’année qui à suivi son élection.il a réussi à faire changer le zonage pour ensuite le vendre en pièce détacher pour la construction de logement.
Un simple citoyen qui regarde ce tour de passe-passe oui il est en maudit.Il est pas jaloux de son argent, mais en maudit de la façon et surtout de l’influence qu’il a eu sur le conseil.
Le monde non rien contre la richesse et la réussite, mais à condition que ça frôle pas la magouille ou l’influence exercer par le pouvoir.
Permettez-moi d’avoir des doutes sur certaines choses qui se disent blancs comme neige?Quand tu es au pouvoir tu as le pouvoir de faire changer les choses sans trop que ça, paresse.Tu as le pouvoir de l’influence aussi pour faire changer les choses.Il faut avoir les yeux fermés raide pour ne pas avoir de doute raisonnable.
Quand tu exerces dans la politique tu t’organises pour ne pas créer des situations qui peuvent nuire au parti.Tout ce manipule et tout s’achète et c’est ça qui est choquant.
Bonjour,
Merci M. Dumas de nous éclairer.
Si je comprends bien, le trio Grilli, Walsh et Blanchette a obtenu ce qu’il voulait en juin 1989, après avoir subi des refus sous le règne Péquiste. Ai-je bien compris?
Si c’est le cas, ils ont donc obtenu ce dézonage sous le règne des libéraux.
Qui était ministre de la protection des terres agricoles en 1989?
Quelqu’un peut-il nous le dire?
Merci
Le dézonage, on l aura compris, s est une manouevre pour transformer la valeur d une propriété. Si on fait un historique du règne des libéraux à cet égard on va en trouver des belles: des cultivateurs qui ont vendu leurs terres pour pas grand chose à des amis…. des libéraux qui ont ensuite changé le zonage pour revendre en empochant…. des centaines de millions. Depuis que Charest est au pouvoir il y a eu plus de dézonage que depuis que la Loi de la protection des terres agricoles a été promulgué depuis plus de trente ans.Mai ne compté pas sur The Gazette et autre médiacratie fédéraliste pour faire enquëte.
@Jean Dumas,
J’aurais dû remercier M.Gebello, parce que je viens de découvrir que votre texte provient en intégralité de Zach Gebello sur le site de Martin Petit.http://blogue.martinpetit.com/2007/09/29/pauvre-pauline-tres-chere-paris
Je reformule ma question:
Le trio Grilli, Walsh et Blanchette a-t-il obtenu ce qu’il voulait en juin 1989, après avoir subi des refus sous le règne Péquiste?
Si c’est le cas, ils ont donc obtenu ce dézonage sous le règne des libéraux?
Qui était ministre de la protection des terres agricoles en 1989?
Quelqu’un peut-il nous le dire? Peut-être M.Gebello?
Merci
Pour une fois je suis d’accord avec M. Facal,
C’est vrai qu’on pointe souvent des doigts les gens qui réussisent dans la vie et qui paraissent vivre plus haut que leurs moyens, mais n’oublions pas que c’est souvent les médias qui partent ces “rumeurs” et ces comérages, que ce soit les informations à la télévision ou les infos dans le journal du matin, les médias mettent souvent en scène une quelqu’once affaire et là les gens sont tout de suite scandalisé, le peuple Québéçois doit penser de ce qui est juste par lui même, non par les mdéias.
sujet très intéressant je vais essayé d’exprimer ma pensé le plus clairement possible pour qu’elle ne soit pas mal interprété.
je crois pas que soit l’argent tant que de la façon que cette argent a été fait qui dérange la population! je crois qu’une partie de la population allumé (pas les pauvres mais plutôt les travailleurs a salaire moyen ceux qui font 40-80 000$ annuellement qui possèdent un petite maison un auto de l’année mais pas trop luxueuse etc..
je me considère dans cette catégorie je travail fort, j’ai un esprit d’entrepreneur je commence a avoir un bon réseau de contact mais maudit que c’est difficile développer un tant soit peut une entreprise hors-norme au Québec et quand vous réussissez a sortir la tête de l’eau (car au Québec quand vous développer vous devez constamment penser a l’épée de Damoclesse au dessus de votre tête qui attend votre pas de travers pour vous tomber dessus)et que vous n’avez pas les moyen faramineux qu’une personne comme pauline marois possède et bien la ligne entre la faillit et la réussite est bien mince!
il n’y a pas de levier assez performant et de ressource disponible pour aider une entreprise self-maded. oui vous allez me parler de plan d’affaire de la banque de développement canadienne et des différente subvention etc. mais ce sont tous des moyen long et pénible et facile a s’y perde pour les non initiés
au Québec! Je ne veut pas jouer à la victime loin de la mais pour monsieur tout le monde essayer de dézoner un territoire de la grosseur du manoir maroie!! vos chance sont pratiquement NUL!!pis ca c’est frustrant surtout quand vous voyez certaine personne bien plugué faire du dézonage a outrance!! moi ci je fait une demande pour changer la vocation d’un bâtiment dans un trou perdu comme Stoneham je vais attendre plusieurs mois ca va coûter une fortune et je ne suis même pas sur de passer au conseil de ville même que c’est quasiment certain qu’ils vont refuser de dézonner une binerie abandonner pour que je puisse y construire un resto-bar avec nouvelle cuisine et décor tendance..
la haine de l’argent que vous décrié dans votre article est la haine de la bourgeoisie et de la corruption et non la richesse. c’est la haine des fils a maman arrogant et généralement d’une imbécillité peut commune et qui réussisse a faire a peut prêt n’importe quoi facilement parce que maman ou papa vont aider leurs avortons à accomplir les pire niaiserie! voir ce manoir ne me dérangerais pas outre mesure ci il appartenais à un génie du marketing , un inventeur qui a réuisse, un concepteur de logiciel..mais une élue qui est supposer faire dans les 100-200 000$ annuelle par années mmm je suis pas certain qu’il n’y a pas anguille sous roche.
hey!! un manoir de cette grosseur c’est pas une maison luxueuse a 500 000 800 000$ que l’on voit en rêvant dans les catalogue Remax ce manoir c’est plusieurs million de dollars et ca prend de l’argent en titi pour payer une telle propriété et AUCUN ministre n’est capable de se payer ce type d’habitation sans corruption et sans petite vite passer en katimi!!
dans quelques années c’est elle qui va dire en pleine face (si jamais elle est élue pemieère ministre)qu’il faut se serré la ceinture..allo la crédibilité! j’ai plein d’autre chose a dire mais le temps me manque malheureusement bonne journée a tous!
j’oubliais quand vous avez réussi tout les étapes pour devenir prospère ca prend de temps que gouvernemaman viens prendre la moitié de votre argent dans vos poches pour que certain élue puisse se payer pareil luxe!
@ Jeff
”voir ce manoir ne me dérangerais pas outre mesure ci il appartenais à un génie du marketing , un inventeur qui a réuisse, un concepteur de logiciel..mais une élue qui est supposer faire dans les 100-200 000$ annuelle par années mmm je suis pas certain qu’il n’y a pas anguille sous roche.”
vous écoutez trop de radio propagande (choi fm, 93.3 etc.)C’est pas l’argent de Pauline, c’est son mari qui est riche!
vous jouez la victime du méchant gouvernement qui prend ton argent et t’empêche de réussir dans ton ”trou de stoneham” comme tu le dis. Vous dîtes que vous êtes informés pas les pauvres moi je pense que vous pensez l’être où prenez-vous vos informations? sur la planète Stéphane Dupont? Votre intervention me laisse croire que vous êtes un de ces fans? est-ce que je me trompe?
Arnold
@ Jeff
Je voulais simplement ajouté Jeff, que Stoneham à mon avis est un endroit magnifique et si pour vous le Québec et Stoneham sont des trous, je vous le demande: Qu’est-ce que vous foutez encore ici! En passant je vous suggère de changer de comptable, vous dîtes avoir une entreprise et vous faîtes dans les 40000$-80000$/année et vous payez 50% d’impôt! J’ai moi-même ma petite entreprise et avec les crédit d’impôt, les dépenses etc. avec un tel revenu si vous le gérez bien vous ne paierai pas 50% d’impôt sur le revenu. Vous trouvez complexe d’avoir des subventions, mais posez-vous la question avez-vous ce qu’il faut pour être en affaire. Si dans ma buiseness c’était la partie la plus difficile j’en serais très heureux.
Vous vous plaignez des contraintes et des obstacles.
1ere leçon en affaire pour réussir: Voir les obstacles comme des occasions de se dépasser soi-même.
2e leçon: lorsque l’on vous donne un conseil ou une information validez la toujours de trois sources DISTINCTES et on n’accepte pas la majorité ça prends l’unanimité pour valider une information.
3e leçon: si vous avez des préjugés comme vous l’avez mentionné dans cette phrase, vous êtes déjà condamné à échouer en affaire.
” je crois qu’une partie de la population allumé (pas les pauvres mais plutôt les travailleurs a salaire moyen ceux qui font 40-80 000$ annuellement qui possèdent un petite maison un auto de l’année mais pas trop luxueuse etc..”
Vous faites erreurs M Facal,ce n’est pas la grosse cabane de Mme Marois nii la richesse du couple qui dérangent, mais plutôt leur hypocrisie comme tel.Aller faire paraitre dans le journal un petit chalet miteux pour indiquer qu’ils vivent comme tout le monde Faut le faire quand même. Mme Marois n’est même pas capable de gérer ses petites affaires personnelles. Rappellez vous du temp s qu’elle était au pouvoir, de sa super toilette super luxueuse, du licenciement des infirmières et des médecins avec son copain Bouchard: erreur que nous allons pyer pour les prochaines 20 années.Ajouter a cela la pension indécente de 85,000$ par année pour le restant de ses jours payé au conjoint Blanchet pour 4 petites années dans un parcours minable à la SGF. Que les péquistes se rallient derière une incompétante du genre Marois, qui veut devenir première ministre du québec bien alors oubliez cela ça presse. C,est ça M Facal que les gens digèrent plutôt mal.
En attendant Rabasca va se faire en passant outre à la Commission sur la protection des terres agricoles. Voilà le cas le plus flagrant d’enricissement d’une clique d’affairiste qui utilisent le Pouvoir pour faire avancer leur intérët. Mais ramenons le Kodak sur la maison de madame Marois.
Mentionnons premièrement qu’à l’époque le député provincial de Verchères était Jean-Pierre Charbonneau (appui fort à Pauline Marois à la dernière course à la chefferie…)
De longue date existait à Contrecoeur un club social (La Clé d’acier) avec 1100 membres. Il s’agissait du club social de l’usine Sidbec Dosco. Ils détenaient un local ou se déroulait des activités intérieures et extérieures. En 1979 ,ces gens ont manifesté le désir de construire un aréna…Puisque c’était tout simplement l’amélioration d’installations existantes, un permis de faire a donc été émis par la municipalité.
Les travaux de constructions allaient bon train lorsqu’un voisin porte plainte à la commission de protection du territoire agricole….
Malgré les protestations et recours juridiques de la municipalité et du club social, la commission de protection du territoire agricole a ORDONNÉ ET OBTENU LA DESTRUCTION DE L’ARÉNA.
On peut donc conclure que la commission du territoire agricole avait à l’époque 2 politiques : une pour l’ile Bizard et une autre pour le reste du Québec…
Arnold non je ne suis pas un fan de dupont et co.
excusé moi ci je vous es vexé avec le terme troue j’avoue que j’y suis aller un peut fort :p mais je voulais tout simplement essayer d’exprimer un certaine frustration et un raz le bol d’argumenté avec des fonctionnaires pour essayer d’avoir un local et d’en changer la vocation!
pour l’instant la business que je fait c’est du e-commerce (j’ai une 20e de site web) et j’essaie tant bien que mal de me créer une entreprise avec pignon sur rue mais maudine que c’est pas évident..
j’ai une bonne instinc pour trouver des locaux bien placé, aussi j’ai une bonne faculté pour visualiser ce que je ferais avec le dit local mais quand j’arrive a la ville pour les demande de permis généralement ca tombe a l’eau:(
un de mes dernière essaie j’avais trouver un local
inutilisé depuis plus de 5 ans totalement abandonné sur la rive-sud de Québec près de levis, le propriétaire était prêt a me faire un cristie de bon deal (c’était un ancien café)quand je suis arriver pour faire la demande de permis pour avoir un placher de danse et de diffusion de musique poof tout a tomber a l’eau. la madame controlante derrière le bureau ne voulais rien savoir elle ne voulais pas de bruit et vue que je voulais y faire un after-hour (nous avions environ 300 0000$ a investir)la je fut perçue comme le diable en personne. non! non! non! monsieur sur la rive sud il y a un moratoire sur ce type de commerce car passé 3h00 AM les gens de la rive-sud dorment on ne veut pas de ce type de commerce..je vois déjà des yeux sourciller avec un air méprisant et de dégoût derrière le clavier de l’ordinateur présentement:-D mais les after-hour (club de danse sans alcool qui ouvre a 2h00am et qui ferme a 10h00am) font partie de la nouvelle économie et peut générée énormément d’argent ci le club est bien maintenue! je voulais faire quelques chose de vraiment spécial avec une décoration ultra tendance et de plus il y a un manque sur la rive sud de Québec il y a aucun after-hour! et de plus il y a une demande pour un club d’environ 100 places mais le moratoire m’empêche d’ouvrir, s’investir dans un local vide et abandonner et de créer une 20e d’emplois! passer par dessus vos préjuger et penser que ou il y a une demande il se doit d’y avoir une offre surtout ci celle ci est légitime! la pour l’instant les jeunes qui vont veiller a Québec se ramasse dans un after de Québec et sorte tout croche a 9h00am et sont des danger publique sur la route et ils se doivent de traverser le pont et se rendre a pintendre, st-romuald, levis avec leur auto parce que ca leur coûterais genre 60$ de taxi! avec un after sur la rive-sud ce problème ne serais pas éliminée mais sûrement amoindrie car on avais comme projet d’acheter un minibus pour ramener les gens a l’intérieur de 20km mais ca c’est une autre histoire.
passer par dessus le mots satanique AFTER-HOUR et tout vos préjugé et constater que parfois même avec tout le bon vouloir du monde et avec un bon budget quand vous fessez un mur hey bien le projet arrête la et la ville on on volais s’installer perd des emploies, des revenues de taxe et une façon de sécuriser no route et nos jeunes!
excusé moi de réécrire : précision ce local est toujours libre aujourd’hui (j’ai fait le demande il y a deux ans) donc depuis 7 ans un local avec tout la structure de bar (tuyauterie, toilette, 2 étages etc…)est entrain de pourrir au lieu d’être actif et de créer de l’argent!
M. Facal, ne dit-on pas que 80% des Québécois gagnent moins de $30,000./an ? Je ne sais combient d’entre eux vivent sous le seuil de la pauvreté, mais peut-être devriez-vous considérer ces faits afin de comprendre dans quelle situation cela place toutes ces personnes, qui n’est sûrement pas la vôtre.
Ces Québécois-là auront peut-être moins de problème avec l’agent le jour où EUX AUSSI en auront. Le mériteraient-ils MOINS ?
Peut-être n’avez-vous pas vous-même la fortune de Pauline, mais il ne semble pas que vous partagiez le même sort que ces 80% précédemment mentionnés, ce qui expliquerait en partie votre point de vue.
S’enrichir honnêtement, dites-vous ? Vous voulez dire, comme tous ces présidents de compagnie ou hauts placés qui reçoivent des salaires indécents ou des primes de départ ou de généreuses compensations pour congédiement en toute légalité ? Dites, vous avez déjà écrit sur ce sujet ? Vous les flagelleriez, eux aussi, ou bien ??? (je ne vous lis pas régulièrement, pardonnez-moi)
Dites-moi, où est l’honnêteté chez ces présidents qui sont, par exemple, payés 15 ou 17 millions/an ? Dites, ils ont étudié durant 15 ou 17 siècles pour MÉRITER leur salaire ?
Non, le jour où on traitera tous les travailleurs (à quelque niveau hiérarchique que ce soit, de haut en bas de l’échelle), ce jour-là, si les Québécois geignaient encore à propos des “riches”, j’admettrais qu’il s’agisse d’envie, de mesquinerie ou de rancœur, mais à l’heure actuelle, il s’agit beaucoup plus d’un sentiment d’injustice exacerbé par le cynisme des riches.
Qui ne peut pas trouver indécent pareil domaine et “château” en possession de Mme Marois -mais elle n’est pas la seule avec de telles cabanes- alors que des êtres humains sont à la rue, et que leur nombre va croissant ? Alors que l’on manque de logements sociaux ?
Sauf que, n’est-ce pas, l’on sait que sans argent, il n’est point de pouvoir. Et donc, il faut bien que nos dirigeants en aient un brin, n’est-ce pas, pour tenir un peu tête à tous les autres fortunés de la terre ou ne pas se sentir trop honteux devant eux. Et puis imaginez donc un pays où tous les citoyens n’auraient pas à craindre pour leur survie ou à s’en soucier : quel “contrôle” aurait donc l’État sur eux ?!?!? Mais, mais, mais, les citoyens seraient ingouvernables, n’est-ce pas ? (j’ironise, précise-je, pour ceux à qui cela échapperait)
S’enrichir honnêtement… Ah, si nous discutions de ce qui justifie les privilèges et avantages d’une tâche ou d’une fonction, hein ? Oui, oui, discutons de ce qui fait qu’un être considère qu’il mérite un traitement royal plus que les autres ?
Chiche !
“Les pauvres sont des riches qui n’ont pas d’argent…”
Marie Danielle: Y’aurait-il une quantité limitée de richesse de telle sorte qu’un riche prend forcément à un pauvre pour obtenir sa richesse?
Jugez-vous réellement de l’honnêteté des gens en fonction du salaire qu’ils touchent? Ce jugement réclame plus d’explications…
Quelqu’un qui à l’opportunité de très bien gagner sa vie devrait-il renoncer à cette opportunité? C’est potentiellement indécent, même malhonnête, selon vous.
Quand vous nous dites que votre opinion n’est pas nourrie par l’envie, voulez-vous dire que vous refuseriez un salaire de 15-17 millions ainsi qu’une grande maison? Personne ne croira de telles paroles…
@ Jeff,
allez dans les after à Montréal, parler avec les proprios, ils ont surement vécus les même problèmes que vous au début, chercher les plus anciens after, ils ont dû joué du coude eux aussi. Parler avec les proprios de bars (en particulier danseur et danseuses, ils sont jamais les bienvenus, mais pourtant ils existent.
Cessez de jouer à la ”maison qui rends fou d’en Astérix” avec les fonctionnaires, allez parler avec ceux qui l’ont déjà vécus.
Arnold
@ Jeff,
le meilleur proverbe que l’on m’a dit dans la vie:
le fameux ”Je travaille fort!”moi aussi je l’ai dit mais un patron m’a dit: ” Arnold je me fout que tu travailles fort,moi je veux que tu travailles intelligement!”
arnold
Je résume : en plus de l’argent sale, il y a beaucoup de langues sales.
Jonathan, ce dont je parlais, c’est d’une rémunération salariale équitable, et je ne m’étonne pas que cela puisse paraître inconcevable à la plupart des gens puisque dès la petite école, la notion de “mérite” est pervertie, ce qui pave la voie - ou la maintient ou la renforcit - à l’inéquité de traitement sur le marché du travail.
1. quel mérite a celui qui est né doté de cacacités intellectuelles ou autres plus grandes ? Aucun. Il devrait plutôt se considéré privilégié. De même que ceux qui peuvent ainsi poursuivre des études, et cela sans déconsidérer le travai et les efforts pour les compléter. Qui a le plus de mérite au travail et à l’effort entre celui qui doit mettre des heures à comprendre ce que l’autre a saisi en un éclair ?
2. dépendamment du milieu dans lequel vous êtes né, il vous sera plus ou moins aisé de vous accomplir, cela à cause des ressources financières, du réseau social, de votre tempérament, de vos capacités, etc. Personne ne réussit seul; par contre certains doivent montrer beaucoup de résilience pour y arriver, et d’autres moins (sans négliger les “imposteurs”, mais ceux-là ne peuvent pas durer éternellement et je ne pense pas qu’ils soient légion non plus). On observe diverses attitudes vis-à-vis de la réussite dont deux en particulier : il y a celui qui est convaincu qu’il mérite le salaire de 15 millions parce qu’il est spécial et se distingue de la masse, et il y a l’autre qui sait qu’il a eu beaucoup de chance, en plus des efforts fournis.
Enfin, nous sommes tous redevables à ceux qui nous ont précédé à cause de tout ce dont nous profitons dès la naissance, ce qui nous fait redevables à la société dans laquelle nous évoluons, et au monde entier aussi, d’une certaine façon. Mais il s’en trouve bien quelques-uns pour se considérer redevable à leur famille surtout, ou à personne. Cherchez l’erreur…
Par ailleurs, votre dernière question est absolument sans intérêt puisque purement hypothétique. Il n’y a rien de plus faux que de juger les gens sur parole, et puis je ne me suis pas dite exempte d’envie. Mais M. Facal, en ressassant cet aspect qu’il prête aux Québécois* tend à disqualifier quiconque éprouverait de l’envie, ce qui est injuste. La personne qui vit dans la rue, elle est mesquine de rêver d’un logis où vivre et domrir au chaud, dites ?? Eh ben… Il se trouve que l’on puisse éprouver de l’envie et ne pas agir de façon mesquine ou avoir de la rancœur envers ceux qui possèdent ce que l’on désire, voyez-vous, car l’envie peut être un moteur pour soutenir les efforts pour obtenir ce que l’on désire, et on n’a pas à l’enlever à l’autre non plus (à moins que l’on parle de deux candidats qui se battent pour être le chef d’un parti, par exemple…). Par ailleurs, il faudrait redéfinir ce que c’est que de réussir sa vie, à notre époque ultraconsumériste carburant à la compétition et idolâtrant ceux qui recourent au dopage (y a d’autres sortes de “dopages” qui ont cours, dans les édifices à bureaux…).
* les Québécois ne sont pas les seuls “à avoir de la difficulté” avec la richesse matérielle de ceux qui “réussissent”, il faut lire la presse française et s’intéresser juste un peu à ce qui s’y passe actuellement pour se rendre compte que cela se vit là-bas aussi. Et je suis prête à parier que dans tous les pays pauvres, et aussi qu’avec l’écart grandissant entre riches et pauvres, la diffculté à accepter la richesse matérielle des uns ne pourra aller que croissante…
Mais, dites, M. Facal, qu’a fait votre parti, ou que prônez-vous actuellement, pour contrer la pauvreté dans notre beau Québec ? Ou faites-vous partie de ceux qui occultent généralement ces questions ou ne font que l’effleurer toujours ?
Arnold:(désolé de déborder du sujet) dans la région de Québec c’est impossible d’ouvrir un club de danseuse comme vous dites!! TOUT sans aucune EXCEPTION règlementations et zonage sont déficient et sont dans des secteurs impossible à exploiter ou sinon dans une zone concentré ou les bar déjà établie sont présent depuis des années même des décennies.justement pour dans un bût avoué par une des mes amis qui travaille dans un bureau d’arrondissement d’empêcher ces type de commerce d’ouvrir et de faire des affaire. je n’ai pas la certitude mais je crois que je prend de l’expérience et que je plus intelligemment qu’au début. j’ai penser il y a quelques mois ouvrir un bar vocation spectacle érotique vue que j’ai une expérience de 20 ans dans l’hôtellerie, bar, monde de l’érotisme, gestion de personnel, gerance de plus j’ai plusieurs contact dans ces milieu dit hétéroclites. la première chose que j’ai fait je suis aller aux bureau des différent arrondissement dans la région de Québec pour voir les différent terrain disponible je suis aller voir les différents urbanistes pour trouver des solution et me faire sortir des carte de zonage.
ce sont tous des terrains éloignées et qui sont impossible à exploiter les exemple sont frappant: beauport le terrain est dans un secteur industriel et pour avoir un réseau fluvial on doit demander la permission d’un concessionnaire de creuser sont parking pour pouvoir se connecter aux aqueduc si jamais le propriétaire est en accord avec votre demande cela vous coutera au bas mots minimum 5-600 000$ seulement pour de la tuyauteries!! et il n’y a aucun bâtiment de construit rien niet…
et ne demander surtout pas a la banque de vous aider :p
a Québec il ont foutu ca sur le boulevard hamel dans les secteur newton ou tout les locaux sont déjà occupé, sinon dans le secteur jean-talon ou il y déjà trois cabarets établie. quand tu monte vers le nord stoneham, lac beauport etc..il n’y a aucun zonage de disponible mis a part un petit terrain déjà utiliser et inexploitable et un autre encore pire situé près de la cimenterie ou tu dois acheter un terrain perdu avec des arbres et partir a Zéro!!quand tu va vers l’est c’est encore pire tout charlevoix,côte de beaupré ils émettent aucun permis!! jusqu’à baie-comeau!!!ce coups ci nous etions 4 investisseurs sérieux et nous avion environ 500 000$ a investir une craétion d’une 15e d’emploie, je m’engageais a employé des gens du secteur ou je voulais développer, je voulais commandité des équipes de sport local et collaboré avec les service policier pour que tout soit fait droite et bien maintenue!!
je sais que je ne suis pas parfait et que je ne travail peut-être pas aussi intelligemment et expérimenté comme vous l’êtes mon cher arnold. mais au moins ceux que je rencontre devrais avoir une autre attitude et cesser de me regarder comme le diable en personne quand je vais les rencontrer pour développer un projet. oui je sais que ce type de milieux est assez spécial ,je suis parfaitement conscient que c’est non désiré par une certaine couche de la société. mais disons que pour tout le trafic qui s’en va vers la cote nord surtout les camionneur et les gars qui vont faire de la business et qui trouve la route longue ca l’aurais été ma contribution a rendre leur chemin moins long et plus excitant :D.
mon gros défaut en tant qu’entrepreneur je suis trop énervé et enthousiaste quand je parle de ma façon de voir les chose et ca rentre en parfaite contradiction avec ce que pense de ce type de projet les trop souvent grosse madame qui émettent des permis qui eux veulent rien savoir! PIRE même ci il y a une place de disponible elle va tout faire pour te cacher la vérité (ca mes déja arriver, il y avais une zone disponible et elle ne me l’avait pas dit -mais encore un zonage no man land-)et la tu dois y aller avec un avocat etc.. du niaisage quoi!
mais j’ai un nouvelle tactique pour le prochain projet je vais y aller plus sournoisement et intelligemment il faut combattre le feux par le feux!
Les bijoux de la Castafiore
Par David
Une opinion en vogue veut que Pauline Marois soit l’objet d’attaques injustifiées à cause de… sa richesse ! On serait injuste avec la chef du PQ à cause de nos rapports difficiles avec l’argent. L’analyse est un peu courte. Après tout, la richesse de Jacques Parizeau n’a jamais joué contre lui.
Le problème ce n’est pas que Pauline Marois ait affiché sa richesse de manière ostentatoire. Le problème c’est le défit de 4,3 milliards qu’elle a caché dans le budget présenté en 2003.
Le problème ce n’est pas que le conjoint de Pauline Marois, Claude Blanchet, ait fait quelques dollars avec des placements astucieux. Le problème c’est qu’il a saigné la Société Générale de Financement pour ensuite quitter avec un parachute doré de 1 250 000$.
Source: Résultats financiers de la Société Générale de Financement
Le problème ce n’est pas la fortune personnelle du couple Marois-Blanchet mais plutôt le fait que s’ils ont été capables de gérer efficacement leur argent, ils ont été d’une incompétence extraordinaire quand est venu le temps d’administrer le nôtre.
@ Jeff,
pourquoi pas un certain type d’association avec vos contacts? deviens partenaire dans leur buiseness. Pensez à aller racheter des anciens endroits où ce type de commerce a déjà existé. Ne vous arrêtez pas aux contraintes des fonctionnaires, c’est plus facile de contourner que de suivre des étapes bureaucratique.Quelques fois si vous tombez sur un fonctionnaire pas trop bête, au lieu de vous laissez dire ce qui ne fonctionne pas dans votre proposition, demandez-lui qu’est ce que lui ou elle ferait à votre place pour que ça fonctionne. Si vous ne leur demandez pas, c’est sûr qu’il ne vous le diront pas. Et votre enthousiasme montrez-le devant eux. Ils sont tellement habitué de voir du monde en ”…” que ça aide d’être motivant.
Jean Dumas : “Le problème ce n’est pas la fortune personnelle du couple Marois-Blanchet mais plutôt le fait que s’ils ont été capables de gérer efficacement leur argent, ils ont été d’une incompétence extraordinaire quand est venu le temps d’administrer le nôtre.”
C’est exactement là où il y a un os, bien dit.