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Avant de passer au sujet du jour, une petite précision que je place ici pour bien m’assurer qu’elle n’échappe pas à ceux que le sujet intéresse. On m’a demandé la source de mes deux chiffres sur McGill. Voici.

On trouvera un dossier fouillé et fort complet sur la question dans : Patrick Sabourin, «L’art d’obtenir un médecin pour le prix de deux», L’Action nationale, volume XCVI, numéro 10, décembre 2006, pp. 27-38. Lire également de Frédéric Lacroix et Patrick Sabourin, «Halte à la méga-folie hospitalière !», L’Action nationale, volume XCVI, numéro 3, mars 2006, pp. 68-75. Bonne lecture. Vous allez voir : ça décoiffe !

Le sujet du jour maintenant, clairement annoncé par mon titre.

Qu’a donc dit Stephen Harper de si terrible à propos de l’Afghanistan pour que tous s’excitent à ce point ?

Essentiellement, deux choses : qu’une victoire strictement militaire était exclue, et que le gouvernement afghan devrait ultimement prendre charge de son propre pays. Ce sont deux évidences, et je ne me rappelle pas qu’il ait déjà dit le contraire dans le passé.

Depuis le début, la présence étrangère dans ce pays est à la fois militaire, humanitaire et diplomatique. Former des forces de sécurité locales pour qu’elles prennent éventuellement la relève est aussi, depuis le commencement, un des principaux mandats de l’armée canadienne et de l’OTAN.                                                           

Les mêmes partis d’opposition qui reprochaient jadis à Stephen Harper sa rigidité lui reprochent aujourd’hui son réalisme. Seul Bob Rae a eu la décence de noter qu’il n’y avait pas de vrai changement sur le fond.

Je ne défends pas Harper, mais souligne simplement qu’il n’y a pas de volte-face comme on le prétend, et que l’affaire est évidemment bien plus complexe que ne le voudraient ceux qui voient toutes les questions militaires en noir ou blanc.

Stephen Harper a sans doute voulu se donner un meilleur rapport de force face à Barack Obama si  jamais celui-ci, qui veut doubler la présence militaire américaine en Afghanistan, lui demande de prolonger la présence canadienne après 2011. Monsieur Harper sait aussi que son gouvernement minoritaire devra disputer des élections bientôt et que cette guerre est fort impopulaire chez nous.

Tout cela apporte évidemment de l’eau au moulin de ceux qui prônent un retrait total et immédiat de toutes les troupes étrangères. Si seulement c’était si simple.                                                         

Il est certes possible que la mission se solde, en bout de course, par un quasi-échec. Après tout, l’Afghanistan, expliquait l’autre jour un diplomate saoudien, a toujours été un regroupement hétéroclite de tribus et non un État au sens où nous l’entendons, et aucune occupation étrangère n’a jamais réussi à les mater.

Un départ précipité entraînerait cependant, à coup sûr, un effondrement du gouvernement Karzaï. Pas une grosse perte, me direz-vous. Mais il s’en suivrait une guerre civile qui se solderait évidemment par une victoire complète des talibans.

Imaginez le regain d’énergie que cela aurait sur les cellules terroristes islamistes dans le monde entier que d’avoir bouté «l’envahisseur occidental» hors d’Afghanistan. L’insurrection talibane poursuivrait ensuite son expansion au Pakistan, dont elle contrôle déjà de larges zones. Si le Pakistan, qui possède l’arme nucléaire, tombait à son tour sous leur emprise, on frémit rien que d’y penser.                                                       

Interrogé sur la raison fondamentale qui justifiait la poursuite de la mission de l’OTAN en Afghanistan, le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, répondit avec une admirable clarté : pour éviter que l’Afghanistan continue d’être le centre de formation de terroristes qui iront ensuite semer la mort en Occident, parce qu’ils détestent ce que nous sommes encore plus que ce que nous faisons.

Tout est là. Qu’il faille redéfinir la mission, la réorienter, lui fixer une limite, fort bien. Mais les partisans d’un retrait total et immédiat n’ont jamais répondu à cette  justification fondamentale de la mission.

Pourtant, à la suite des nombreuses arrestations au Canada d’individus suspectés d’activités terroristes, on devrait avoir compris que nous ne pouvons faire comme si cette affaire ne nous concernait en rien. Mettons-nous le dans la tête : pour ces fanatiques, le Canada est bel et bien un ennemi.

24 réponses à “L’Afghanistan et nous”

  1. le 04 mar 2009 à 9:45 The Game

    Vous avez totalement raison monsieur Facal, il ne faut pas retirer totalement les troupes canadiennes en Afghanistan car cela permettrait aux Talibans de reprendre le pouvoir. Cela serait très dangereux pour tous les pays occidentaux. De plus, le mouvement pacifique (la gauche représentée par les syndicats, Québec solidaire et le NPD) sont irresponsable quand ils demandent au gouvernement Harper de rapatrier immédiatement les troupes hors de l’Afghanistan. On ne peut pas faire cela et ce pour deux raisons. D’une part, le Canada s’est engagé auprès de l’Otan de rester à Kandahar jusqu’en 2011 et il faut respecter notre mandat. Si on décidait de quitter maintenant, le Canada perdrait toute sa crédibilité sur la scène internationale. D’autre part, si le Canada quitte la région de Kandahar avant 2011, cela permettrait aux Talibans de reprendre le pouvoir dans cette région du pays. Avant de quitter la région, le Canada doit faire pression sur ses alliés de l’Otan pour qu’un autre pays prenne le relais dans la région de Kandahar lorsque le Canada va quitter cette région en 2011. Il faut faire cela pour empêcher que l’ennemi gagne du terrain à Kandahar. Je crois que les troupes de l’Otan devront un jour quitter l’Afghanistan parce qu’ils n’arriveront à bout de l’insurrection talibane. Mais, avant de partir, les soldats occidentaux doivent bien former l’armée afghane pour qu’elle puisse combattre l’ennemi taliban sans l’aide des troupes de l’Otan. En terminant, il ne faut pas oublier qu’une victoire des Talibans en Afghanistan serait une catastrophe pour l’Occident. De plus, il faut que les pacifistes comprennent que les Talibans sont nos ennemis et qu’ils veulent détruire notre mode de vie et prendre le contrôle de la planète. C’est pour cela que l’Occident (les Américains en tête) doivent continuer de combattre avec force et détermination les groupes terroristes pour éviter un autre 11 septembre 2001 et assurer la sécurité du Canada et de nos alliés occidentaux.

  2. le 04 mar 2009 à 14:52 MV

    À vrai dire, j’aime mieux voir n’importe quoi que les Talibans au pouvoir car c’est l’effet qui soutiennent et supportent le terrorisme qui fait peur. Les gens semblent oublier qui s’agissait problablement du régime le plus sanginaire depuis les Khmers Rouges au Cambodge dans des années 70 qui utilisait une idéologie qui se rapproche plus du fascisme que de l’islam à mon avis.

  3. le 04 mar 2009 à 15:56 Richard Sauvé

    Dans les années 90, je trouvais moi aussi abominable les excès des Talibans, et en particulier le traitement qu’ils réservaient aux femmes. Mais en réalité, que connaissons-nous de l’Afghanistan ? J’ai bien l’impression aujourd’hui que la mentalité des différentes tribus afghanes est beaucoup plus proche de celle des Talibans que de la nôtre, et à cela il n’y a rien à faire.

    Que répondre, d’autre part, à ceux qui prétendent que c’est avant tout pour le pipeline qui viendra d’Asie centrale que les Américains tiennent à contrôler l’Afghanistan ? Et à ceux qui disent que le Pakistan, déjà puissance nucléaire, représente le danger le plus inquiétant de la région ? En fait, est-il possible pour quelque pays occidental d’exercer une influence à long terme dans ce coin ?

  4. le 04 mar 2009 à 16:24 MN

    En réalité, il faut comprendre que le noyau pur-et-dur Taliban ne sont pas des Afghans mais bien des Pakistanais qui ont eu une éducation dans des écoles coraniques (à vrai dire ils apprennent pas grand chose à part apprendre à réciter par coeur le Coran sans vraiment comprendre la signification). Les différentes tribues (Pashounes, Balouches, Ouzbèques et etc…) avaient en réalité un dégré quelque peu différent de compatibilité avec les Talibans, certains tribues (surtout au sud dans la région de Kandahar)ont fait des alliances périodiques avec le noyau Taliban tandis que d’autres tribues considèrent que les Talibans sont en réalité des envahisseurs étrangers au même titre que les Soviétiques ou les Occidentaux sauf qu’ils viennent de l’est en quelque sorte avec des idées qui différent d’un l’islam plus  »influencé » par des croyances traditionnelles, tandis que les Talibans sont en réalité un mélange de Wahhabism Saoudian et de croyances qui sortent quelque peu du Moyen-Âge en terme de leur rigidité qu’on retrouve même pas en Arabie Saoudite. Aussi, les Talibans étaient perçus par certains modérés comme une alternative au seigneurs de guerre Mujahideen qui étaient très corrumpus avec en particulier l’argent du pavot et de l’héroine. Cependant, les Talibans ont exactement les mêmes tiques que les Mujahideen pour amasser de l’argent rapidement mais si le commerce de ces drogues sont strictement interdites par la religion musulmane et le Coran.

  5. le 04 mar 2009 à 20:54 décembre

    ….à la suite des nombreuses arrestations au Canada d’individus suspectés d’activités terroristes, on devrait avoir compris que nous ne pouvons faire comme si cette affaire ne nous concernait en rien. Mettons-nous le dans la tête : pour ces fanatiques, le Canada est bel et bien un ennemi…..

    Quels terroristes et quels condamnations ? Des sources s.v.p.

    Sortez-vous de la tête que nous avons des ennemis.

    Nos ennemis sont là-bas, PARCE QUE nous occupons leur pays. Quittons l’Afghanistan maintenant et que les canadiens refusent de payer des impôts pour cette guéguerre qui ne sert à rien.

    Assez la paranoïa.

  6. le 04 mar 2009 à 21:51 JCPomerleau

    Qu’ont en commun: Alexandre Le Grand, Ghagis Kan, l »armée britannique, l’armée Russe. Ils ont tous été incapables de garder le territoire conquis de l’Afganistan. La raison est géopolitique: le pouvoir d’un État est entièrement dans ses communications. Et la géographie de l’Afghanistan favorise les insurgés a cet égard. La majorité des pertes en hommes canadienne se produisent sur des routes que les Talibans contrôle de facto. Et cette situation ne va pas changé. D’ou l’impossibilité de structure un État fonctionnel sans eux !

    Pour comprendre la game en Afghanistan il faut introduire la notion de temps. D’ou viennent les Talibans. Ils ont été le produit de l’intervention américaines visant a sortir les Russes du territoire. Ils étaient alors présenter comme les combatant de la liberté. Ce sont en fait des patriotes qui ont la particuliarite d’êtres dans un repli identitaire.

    Ceux qui n’en sont pas et qui utilisent le territoire pour mener des activités terroristes contre l’occident se sont la Whaabites venus en renfort de l »Arabie Saoudites a la demande des américains pour combattre les Russes.Ben Ladden est un d’eux, il est une créature de la CIA qui en a perdu le contrôle.Tant que les Whaabites seront dans les parages une entente avec les Talibans sera difficile a négocier.A moins que ces derniers découvrent que les Whaabites ne sont pas vraiment leurs amis et décident de les mettre a la porte.

    Ceux qui pensent qu’ils peuvent régler la situation sans les Talibans n’ont aucune notions de géopolitique. Ceux qui gagnent une guerre sont ceux qui reste sur le terrain après les hostilités et ce seront eux.Le temps, que l’on ne peut ni écarter ni acheter joue en leur faveur.

  7. le 05 mar 2009 à 9:26 ClaudeB

    Cher Décembre,

    Sortez vous la tête du derrière et jetez un coup d’oeil à l’actualité mondiale et non pas seulement locale. Vous aurez toutes les sources que vous voulez.
    Quoi que vous en pensiez, les attentats du 11 Septembre n’ont pas été organisés par la CIA mais bien par des terroristes dont certains se sont rendus aux États-Unis par le Canada.
    Les extrémistes musulmans détestent tout ce qui est occidental et nous laissent tranquile uniquement parce que nos frontières sont une vrai passoire et qu’ils peuvent facilement s’installer chez nous pour planifier leur projets.

    @JC Pomerleau,

    Mon ami, vous confondez Talibans et Mujahideen. Ce sont les Mujahideen qui ont étés aidés par les Américains contre l’envahisseur russe. Pas les Talibans. Les Mujahideen ne sont pas et n’ont jamais été une menace.

    Ce n’est pas nous qui avons envahi l’Afganistant ce sont les Talibans.

    Laissez les prendre le contrôle de la région et si vous pensez qu’ils s’arrèteront la, vous aurez toute une surprise.

    Les Canadiens ont aidés à reconstruires des dizaines d’écoles détruites par les Talibans et en construisent des dizaines de nouvelles. Ils construisent un barrage pour leur fournir de l’électricité. Ils ont déminés des régions entières dans lesquelles des enfants ont étés tués ou ont perdus leur jambes. Le tout, sous la surveillance militaire pour assurer la protection de la population locale. Ils ont formés une force militaire et policière locale pour qu’ils puissent se protéger eux même.

    L’Afghanistant n’a jamais été Talibane dans l’histoire et beaucoup de ceux que nous appelons Talibans ne sont même pas Afghans.

  8. le 05 mar 2009 à 10:06 Garamond

    En Afghanistan, faut faire la guerre au terrorisme, rien d’autre !N’allons surtout pas nous imaginer qu’on peut trnaformer ce pays en un petit pays démocratique, prospére, tranquille, à coups de fusils !
    Ils n’ont pas du tout les mêmes valeurs que nous, ils se basent sur la culture du pavot pour survivre, ils composent avec des tribus de toutes sortes, bref : ce n’est pas le Danemark !
    Quant à nos vaillants soldats, j’aimerais que quelqu’un leur dise, avant qu’ils s’y rendent, que leur vie sera en danger quand ils seront rendus là…. Apparemment, ils l’ignorent !

  9. le 05 mar 2009 à 10:08 décembre

    @ClaudeB
    ….jetez un coup d’oeil à l’actualité mondiale et non pas seulement locale. Vous aurez toutes les sources que vous voulez…..

    Quand on ignore les sources on est un ignorant ou un menteur et on dit n’importe quoi, comme vous.

    ….Quoi que vous en pensiez, les attentats du 11 Septembre n’ont pas été organisés par la CIA mais bien par des terroristes dont certains se sont rendus aux États-Unis par le Canada…..

    La CIA ? Un, je n’ai rien dit de tel, deux qu’en savez-vous ? Auriez-vous des infos que les gens bien informés n’ont pas ? Des sources s.v.p. ou vous nous condamnez à demeurer ignorants, comme vous !

  10. le 05 mar 2009 à 11:47 Jean-Renaud Dubois

    Bonjour,

    Monsieur Facal a innové en laissant la précédente chronique ouverte…

    En espérant, j’imagine, que ceux qui avaient des commentaires en préparation, comme c’état mon cas puisssent les acheminer ; du moins jusqu’à concurrence de 50 textes.

    Ai-je bien compris que c’est votre intention dans le futur, ou est-ce une exception?

    Bonne journée,

    Jean-Renaud Dubois
    Sainte-Adèle

  11. le 05 mar 2009 à 19:16 Jacques Denault

    Voici deux articles inédits sur les enjeux canadiens de la guerre en Afghanistan dont on parle peu dans les médias. Le 1er a été publié dans le Globe and Mail le 19 juin 2008: « Pipeline opens new front in Afghan war » par Shawn McCarthy. Le second, un court résumé du 1er, a été écrit par le journaliste Clément Sabourin de La Presse et publié dès le lendemain, 20 juin 2008: « Un gazoduc au pays des talibans ». J’aurais préféré vous laisser les 2 adresses internet respectives mais elles sont inacessibles. Voici donc les 2 articles. Pour enrichir le débat…

    Pipeline opens new front in Afghan war
    Canadian role in Kandahar may heat up as allies agree on U.S.-backed energy route through land-mine zones and Taliban hot spots
    SHAWN MCCARTHY
    From Thursday’s Globe and Mail
    June 19, 2008
    OTTAWA — Afghanistan and three of its neighbouring countries have agreed to build a $7.6-billion (U.S.) pipeline that would deliver natural gas from Turkmenistan to energy-starved Pakistan and India – a project running right through the volatile Kandahar province –raising questions about what role Canadian Forces may play in defending the project.
    To prepare for proposed construction in 2010, the Afghan government has reportedly given assurances it will clear the route of land mines, and make the path free of Taliban influence.
    In a report to be released Thursday, energy economist John Foster says the pipeline is part of a wider struggle by the United States to counter the influence of Russia and Iran over energy trade in the region.
    The so-called Turkmenistan-Afghanistan-Pakistan-India pipeline has strong support from Washington because the U.S. government is eager to block a competing pipeline that would bring gas to Pakistan and India from Iran.
    The TAPI pipeline would also diminish Russia’s dominance of Central Asian energy exports.
    Mr. Foster said the Canadian government has long ignored the broader geopolitical aspects of the Afghanistan deployment, even as NATO forces, including Canadian troops, could be called upon to defend the critical energy infrastructure.
    “Government efforts to convince Canadians to stay in Afghanistan have been enormous,” he says in a report prepared for the Canadian Centre for Policy Alternatives, a left-of-centre think tank in Ottawa.
    “But the impact of the proposed multibillion-dollar pipeline in areas of Afghanistan under Canadian purview has never been seriously debated.”
    In an interview, Mr. Foster – a former economist with Petro-Canada, the World Bank and the Inter-American Development Bank – said he believes the TAPI project could provide major benefits for Afghanistan and the region generally. If the project proceeds – and serious obstacles remain – Afghanistan’s national government could reap $160-million (U.S.) a year in transit fees, an amount equivalent to half the government’s current revenue.
    But he said the security issues remain daunting and the Canadian military could – wittingly or not – become embroiled in a “new great game” over energy security that is playing out in the region.
    Acting Foreign Affairs Minister David Emerson – who chairs the cabinet committee on Afghanistan – would not comment on the pipeline yesterday. When asked about the project earlier this spring, he said only that Canada wants to see Afghanistan develop a “legitimate and legal economy that can sustain a credible, viable state.”
    Backed by the opposition Liberals, the Conservative government has committed to keeping the Canadian Forces in Afghanistan until 2011, although there is growing skepticism that the engagement will end at that point.
    New Democratic Party MP Paul Dewar said the government needs to be more forthcoming about the four-nation project and whether Canadian forces would end up guarding the pipeline.
    Though experts remain skeptical that the project will get off the ground, the four countries appear determined to prove them wrong.
    With the backing of Manila-based Asian Development Bank, ministers from the four countries met in late April and agreed to start construction of the pipeline by 2010, and begin supplying gas by 2015, although critical financial issues must still be worked out.
    At a donor’s conference attended by a Canadian delegation last November, countries committed to “assist Afghanistan to become an energy bridge in the region” and to accelerate work on the TAPI pipeline “to develop a technically and commercially viable project.”
    There was no public discussion of who would provide the security for the project.
    The pipeline proposal goes back to the 1990s, when the Taliban government held talks with California-based Unocal Corp. – and its U.S. government backer –while considering a competing bid by Argentina’s Bridas Corp. Those U.S.-Taliban talks broke down in August, 2001. India, which desperately needs natural gas imports to fuel its growth, later joined the revived project.
    Last week, U.S. Assistant Secretary of State Richard Boucher said the U.S. government has a “fundamental strategic interest” in Afghanistan that goes well beyond ensuring it is not used as a launching pad for terrorism, which was the original justification for the UN-sanctioned NATO mission of which Canada is a part.
    That objective remains paramount, Mr. Boucher said, but he added that there is a “historic opportunity … of having an open Afghanistan that can act as a conduit for energy, ideas, people, trade, goods from Central Asia and other places down to the Arabian Sea.”
    Stephen Blank, a professor at the U.S. Army War College, in Carlisle Barracks, Pa., said the U.S. government is particularly eager to provide an alternative to the proposed $7.5-billion (U.S.) Iran-Pakistan-India pipeline, which those three countries have agreed to pursue.
    “From the U.S. viewpoint, the idea of blocking Iran is of paramount significance,” he said.
    As well, the United States is pushing the TAPI pipeline as one of several natural gas export options from Central Asia that would bypass Russia, which until now has maintained a stranglehold on gas exports from the region.
    But Dr. Blank – who has written extensively on energy-related geopolitics in the region – said he doesn’t believe the TAPI pipeline will be built any time soon due to security concerns.
    Still, the project is seen as a key part of Afghanistan’s strategic development plan, which Canada and its NATO partners have endorsed as critical to establishing its political stability.
    ________________________________________

    Le vendredi 20 juin 2008
    Un gazoduc au pays des talibans
    Clément Sabourin
    La Presse
    La construction d’un gazoduc à travers la province en guerre de Kandahar risque d’envenimer la situation et de compliquer la tâche des troupes canadiennes en Afghanistan. C’est du moins l’avis de John Foster, un économiste canadien de renom, dans un rapport publié hier pour le Centre canadien de politiques alternatives.
    En 2010, soit un an avant le départ de l’armée canadienne, les premiers coups de pioches seront donnés le long des 1700 km d’un tracé passant au Turkménistan, en Afghanistan, au Pakistan et en Inde (TAPI).
    Ces quatre pays ont signé à la fin du mois d’avril une entente prévoyant la construction du gazoduc TAPI au coût de 7,6 milliards de dollars. Les premières livraisons de gaz naturel devraient avoir lieu en 2015.
    «L’impact du gazoduc TAPI sur les forces canadiennes doit être évalué, étant donné que le tracé projeté traverse la plupart des zones de conflit d’Afghanistan, notamment la province de Kandahar où les forces canadiennes essayent de vaincre les insurgés», écrit M. Foster dans le rapport Un gazoduc à travers un territoire en conflit: Afghanistan, Canada et le nouveau grand jeu énergétique.
    M. Foster, qui a été responsable des questions pétrolières à la Banque mondiale puis économiste chez Pétro-Canada, pense que la construction du gazoduc pourrait «exacerber le conflit actuel et éloigner les forces canadiennes des autres priorités afin de défendre le gazoduc».

    Impact du gazoduc
    Il estime en outre qu’Ottawa a longtemps ignoré la géopolitique de cette région, en particulier les rivalités américaines, russes et chinoises quant à l’accès aux ressources énergétiques. «Les ambitions régionales des États-Unis, et sa compétition avec la Russie et la Chine, comportent des manœuvres géopolitiques pour le contrôle de l’énergie dans lesquelles le Canada a été entraîné.»
    L’Iran, soutenue par le géant russe Gazprom, souhaite construire un gazoduc qui alimenterait le Pakistan et l’Inde. Un projet qui déplaît à Washington.
    De l’avis de l’économiste, le gouvernement canadien doit informer davantage la population sur la construction du gazoduc TAPI, ainsi que sur ses répercussions en matière de politique étrangère.
    «Les efforts du gouvernement pour convaincre les Canadiens de rester en Afghanistan ont été énormes. Mais l’impact qu’aurait un gazoduc de plusieurs milliards de dollars sur les régions sous juridiction canadienne n’a jamais été sérieusement débattu», écrit-il.
    Si le gazoduc TAPI se concrétise, il rapportera 160 millions de dollars par an à l’État afghan. Et plus de 1000 industries devraient s’installer le long de l’autoroute gazière, à en croire le ministre afghan des hydrocarbures.
    Le ministère des Affaires étrangères n’a pas répondu aux appels de La Presse.
    ________________________________________
    Fin des deux articles de presse.

    Vous trouverez un autre article encore plus complet, datant de 1996, à l’adresse suivante : http://www.monde-diplomatique.fr/1996/11/ROY/7404

  12. le 05 mar 2009 à 20:58 Lesdents

    En tout cas si vous n’étiez pas encore convaincu que le Canada joue un rôle positif en Afghanistan, l’ACDI saura vous en convaincre avec votre propre argent grâce à ces expositions:

    http://www.canoe.com/infos/quebeccanada/archives/2009/03/20090305-190748.html

  13. le 06 mar 2009 à 10:19 ymdelisle

    Si nous y sommes pour instaurer la démocratie, c’est une cause perdue. Un pays qui n’a jamais connu la démocratie et qui n’a pas l’infrastructure démocratique requise ne peut le devenir en quelques années. Ça nous a pris 200 ans pour y arriver.

    Nous sommes là pour empêcher les Talibans de refaire un autre Cambodge. Nous sommes là car nous devons respecter nos accords internationaux via l’Otan. N’oubliez pas qu’un pays voisin fragile, le Pakistan, a l’arme nucléaire et que la possibilité que des « malades » en prennent le contrôle est réel.

    Les jours ou nous pouvions ignorer ce qui ce passe ailleurs sont révolu.

  14. le 06 mar 2009 à 11:39 Humaniste lucide

    D’habitude je suis généralement en accord avec vos réflexion, mais dans ce cas je ne que constaté que ignorer totalement le fonctionnement des terroristes islamistes.

    Je vous cite:

    Interrogé sur la raison fondamentale qui justifiait la poursuite de la mission de l’OTAN en Afghanistan, le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, répondit avec une admirable clarté : pour éviter que l’Afghanistan continue d’être le centre de formation de terroristes qui iront ensuite semer la mort en Occident, parce qu’ils détestent ce que nous sommes encore plus que ce que nous faisons.

    Tout est là. Qu’il faille redéfinir la mission, la réorienter, lui fixer une limite, fort bien. Mais les partisans d’un retrait total et immédiat n’ont jamais répondu à cette justification fondamentale de la mission.

    Et bien la réponse est fort simple, cette justification repose sur un faux choix. Car loin de nous protéger du terrorisme, cette mission détourne l’attention des véritables dangers. Si le Canada devient la cible du terrorisme, ce terrorisme sera fait de terroristes principalement formés localement !

    Ce ne sont pas les agents formés à l’extérieur qui sont la plus grand menace, mais des imams radicaux qui font du recrutement afin de permettre ce terrorisme.

    «  Canada – Un refuge pour terroristes potentiels. Nos politiciens détournent le regard

    vendredi 23 mai 2008

    VANCOUVER, COLOMBIE-BRITANNIQUE—(Marketwire – 21 mai 2008) – La politique d’immigration et d’asile du Canada est en proie à des problèmes majeurs justifiant un remaniement, mais tout changement devrait être fait avec une participation limitée des politiciens, conclut un nouveau livre publié aujourd’hui par l’Institut Fraser, un organisme indépendant de recherche.

    « Le système d’immigration et d’asile du Canada est dysfonctionnel et a grandement besoin d’une révision approfondie. Lorsque vous considérez le lobbying politique des organisations culturelles minoritaires et des groupes d’intérêt particuliers comme les avocats de l’immigration, arranger les choses ne présente guère d’intérêt pour nos principaux partis politiques », a déclaré Martin Collacott, un ancien diplomate canadien et corédacteur du livre, Immigration Policy and the Terrorist Threat in Canada and the United States (La politique d’immigration et la menace terroriste au Canada et aux Etats-Unis). « 

    http://pointdebasculecanada.ca/spip.php?breve530

    « 
    Des sympathisants terroristes qui siègent sur la Commission du statut de réfugié

    « Qu’un extrémiste comme Khaled Mouammar, le président de la Fédération canado-arabe qui soutient ouvertement des groupes terroristes, ait pu siéger à la Commission de l’immigration et du statut de réfugié, est incroyable. C’est le renard en charge du poulailler. Ce ne serait pas une mauvaise idée de dépoussiérer ses vieux dossiers pour voir qui il a fait entrer au pays. De plus, les 40 groupes qui forment la FCA devraient remplacer leur président car il a jeté le discrédit sur leur organisation ». « 

    http://www.nationalpost.com/opinion/columnists/story.html?id=05cc0e0a-b556-46f8-8edb-c8af054b4939

    Pensez-y depuis l’affaire Khadr, existe-t-il une loi qui empêche des parents d’envoyer leurs enfants au camp de vacance Al-Quada ? Non !

    Si on exclus l’âge de l’équation, le Canada pourrait-il poursuivre Omar Khadr ? Non !

    Pourquoi Maman Khadr a-t-elle toujours la garde de ces enfants, même si elle plus troublé par les fantasmes de son garçon handicapé pour ces 72 vierges que par le fait qui envisage de devenir un martyr de l’Islam ?

    Pourquoi nos journalistes ne réussisent-ils pas à avoir une protection sérieuse dans ce pays, au point qu’ils n’osent parler de la crise d’islamisation rampante en Europe ?

    Pourquoi l’ensemble des Canadiens ne connaissent-ils pas ‘Fitna’ et Geert Wilders.

    Réponse, parce que les intégristes ont les coudées franches dans ce pays.

    Trois site pour vous éclairez, si vous en avez le courage …

    http://pointdebasculecanada.ca/
    http://www.bivouac-id.com/

    Si la situation en France, vous intéresse particulièrement. Vous allez pouvoir constaté qu’ils ont de sérieux problèmes d’accomodements déraisonnables:

    http://www.ripostelaique.com/

    Si vous croyez que vous êtes informez par nos médias, vous allez avoir une méchante surprise !

    ClaudeB: À quel prix devra se chiffrer cette victoire contre des barbares fanatiques ? Au point, que nos soldats en deviennent ?

    Si Saddam Huissen a pu maintenir un semblant de stabilité, c’est parce qu’il était capable d’être aussi montrueux que eux. Et c’est seulement à ce prix qu’une victoire est envisageable. Donc êtes-vous prêt à devenir des monstres pour réussir ?

    (Même en redéfinisant la mission M. Facal …)

  15. le 06 mar 2009 à 11:53 décembre

    @ymdelisle….Les jours ou nous pouvions ignorer ce qui ce passe ailleurs sont révolu…

    Alors parlez-nous de ces gens du gouvernement là-bas qui demandent aux américains PAS 30.000 soldats mais 30.000 ingénieurs ou intellectuels qui, au lieu de causer plus de violence, aideraient grandement la cause des Afghans

    Parlez-nous également du fameux maire de Kaboul, Hamid Karzai, corrompu jusqu’à la moelle, marionnette mise en place par les américains dont le frère est dans le business de la drogue.

    Palez-nous de Asif Zardari, le veuf de Benazir Bhutto de l’autre côté de la frontière, celui qui est plus bas avec ses 19% en sa faveur dans les sondages que Bush lui-même mais qui permet aux USA d’installer des bases de missiles et des forces « spéciales » qui tuent des fermiers Pashtun. Ce monsieur a signé plein de « deals » avec les Talibans de plusieurs tribus, ceux qui ont rétablis la « charia ». Ce Talibans qui ont maintenant fait la paix entre eux seront une force imbattable maintenant.

    Parlez-nous…..du non-dit, de ce que personne n’ignore là-bas, surtout pas les citoyens, mais que vous ignorez ici pour maintenir la paranoïa, la folie ambiante comme ces pôvres journalistes occidentaux qui écrivent pour de plus pôvres médias encore qui ne rapportent que des fausses vérités.

  16. le 06 mar 2009 à 13:29 ymdelisle

    Décembre. Vous confirmez ce que je dis. Nous ne pouvons ignorer ce qui ce passe vraiement là bas. Vous faites un bon plaidoyer sur la réalité et je vous en remercie. Quand je dis qu’ils n’ont pas l’infrastructure démocratique, vous le confirmez avec vos exemples. La réalité est que les gens qui vivent avec une pleine liberté de choix, comme nous, sont une minorité sur notre belle planète. Alors, c’est quoi la solution? Les Anglais au 19e siecle avaient rationalisé l’impérialisme avec le « white man’s burden ». Faisons-nous la même chose au 21e siecle?

  17. le 06 mar 2009 à 14:53 Jean-Renaud Dubois

    Bonjour,

    Est-ce que Monsieur Harper a raison de déclarer que les « forces Américaines supportées un peu par d’autres pays de l’Otan » ne pourront défaire les forces Talibanes?

    Est-il crédible ou non? Et sait-il des choses que nous les humbles mortels, ne savons pas?

    Il semble donc que la seule solution : c’est de bâtir des hopitaux ; des écoles ; amener l’acqueduc et l’électricité et organiser des soins de santé? Ai-je bien compris

    ***
    À titre informatif, voici sur le sujet, un texte du Devoir, « journal indépendant ».

    …« Union des insurgés contre la coalition »
    Alec Castonguay, 06 mars 2009

    Ottawa — Les trois seigneurs de guerre talibans qui contrôlent les zones tribales du Pakistan, à la frontière avec l’Afghanistan, viennent de s’unir pour concentrer leurs efforts sur la guérilla contre les troupes de l’OTAN. Une entente qui risque de faire augmenter les attaques contre les soldats canadiens, américains et britanniques qui sont postés dans le sud et l’est de l’Afghanistan.

    Le journal britannique The Guardian vient de révéler cette nouvelle grâce à son correspondant à Peshawar, au Pakistan. Des hauts gradés de l’OTAN se sont dits inquiets de cette information, au moment où les États-Unis envoient plus de soldats en Afghanistan pour tenter de contrôler une insurrection qui prend de l’ampleur.

    C’est le mollah Omar, chef suprême des talibans chassés du pouvoir à Kaboul par l’OTAN en 2001, qui aurait permis aux trois leaders talibans du Pakistan de régler leurs différends et de s’unir sous une nouvelle bannière: Shura Ittihad-ul-Mujahideen, ou Conseil uni de la guerre sainte.

    L’entente réunit le seigneur de guerre Baitullah Mehsud et ses anciens rivaux Maulvi Nazir et Gul Bahadur. M. Mehsud, considéré comme le leader taliban au Pakistan, serait à l’origine de l’assassinat de l’ancienne première ministre Benazir Bhutto.

    Les trois seigneurs de guerre dirigent des districts de la zone tribale du Waziristan, le long de la frontière avec l’Afghanistan, qui échappe au contrôle d’Islamabad. C’est à partir de cette région que les talibans et al-Qaïda organisent la guérilla en Afghanistan.

    La paix entre les trois hommes devrait permettre à al-Qaïda et aux talibans d’envoyer plus de combattants en Afghanistan, sans compter que leur entraînement dans le sanctuaire du Waziristan sera plus facile.

    Dans une lettre envoyée à ses militants au Pakistan, le mollah Omar affirme que «ceux qui croient à la guerre sainte doivent combattre les forces d’occupation à l’intérieur de l’Afghanistan», peut-on lire dans cette missive obtenue par The Guardian. «Attaquer les forces de sécurité du Pakistan et tuer d’autres musulmans dans les zones tribales et ailleurs au Pakistan, cela donne un mauvais nom aux moudjahidines et nuit à notre guerre contre les États-Unis et les forces de l’OTAN en Afghanistan», poursuit la lettre du mollah.

    Le Pakistan est critiqué depuis plusieurs années pour son laxisme à l’endroit des rebelles talibans cachés dans les montagnes du Waziristan. Islamabad refuse d’intervenir et empêche les forces de l’OTAN de poursuivre les insurgés sur son territoire.

    Bonne journée

  18. le 07 mar 2009 à 0:44 décembre

    ….La réalité est que les gens qui vivent avec une pleine liberté de choix, comme nous, sont une minorité sur notre belle planète…..

    Monsieur vous avez de ces mots : pleine liberté. C’est n’importe quoi !

    Il n’y a pas de pleine liberté dans une fausse démocratie.

    Votre vote ne vaut rien malgré ce qu’on vous dit. Les politiciens racontent de belles promesses et ensuite font ce qu’ils veulent, la plupart du temps le contraire de ce qu’ils ont promis.
    Une minorité de 25% mène 75% et vous osez nous parler de liberté de choix.

    Tiens dernièrement. 300 milion$ aux pharmaceutiques pour un vaccin qui vient d’être retirer des tablettes dans le monde car il rend les jeunes filles malades…un vaccin préventif.
    Avez-vous eu droit à votre liberté d’opinion là-dessus pendant que les scientifiques fraudeurs s’en mettent plein les poches de nos impôts ?

    ET les terrains contaminés ainsi que les sources souterraines qui tuent des gens. Ont-elles eu le choix ces victimes alors que les bureaucrates mentaient ainsi que les responsables de l’armée qui s’en lavent les mains ?

    30 milliards de notre argent vient d’être détourné par la Caisse de dépôts. Aurons-nous une enquête ? Ça m’a tout l’air que non.

    Pleine liberté mais depuis 1970 les augmentations d’salaires n’ont pas suivi l’augmentation du coût d’la vie, les travailleurs pauvres au Canada pullulent.

    Et le livre des lois augmentent à vue d’œil. Les interdictions menacent nos anciennes libertés humaines au nom de ci ou de ça, toutes les raisons sont bonnes pour taxer les gens et le libre arbitre est devenu une vraie farce.

    Avec tous ces problèmes que nous avons ne pensez-vous pas qu’il serait temps de nous mêler de nos affaires au lieu de bourrer les poches du complexe militaro-industriel pour aller bombarder des innocents qui ne nous ont RIEN demander.

    Et les soldats en Afghanistan. 55% et + des québécois sont contre et pourtant ça continue.
    On se fout carrément de notre opinion.

    Vous monsieur, connaissez-vous des afghans ? Avez-vous parler avec ces gens ?
    L’illusion dans laquelle vous vous vautrez serait confondue dans la réalité, foi de capitaine bonhomme. Bonne nuit.

  19. le 07 mar 2009 à 14:39 ymdelisle

    C’est vous qui vivez l’illusion. L’illusion de pensez qu’une personne peut avoir un contrôle sur toute l’information dans le monde et ainsi prendre des décisions bonne pour toute l’humanité. Avez-vous une pleine connaissance du passé, du présent et du futur? Non. Nous prenons des décisions basé sur l’information que nous avons à notre disposition. Nous en prenons des bonnes et des mauvaises. Ce qui est bon pour vous ne l’est pas nécessairement pour moi. Est-ce que votre réalité est la bonne? Si nous vivons dans une fausse démocratie, alors qu’elle est la vraie démocratie? La démocratie c’est la dictature de la majorité. Cependent, vous avez le possibilité de changer de gouvernement de façon pacifique, d’exprimer votre mécontentement ou votre opposition sans risque de représailles et vous avez le choix d’aller vivre n’importe ou sur la planète. Il est facile de critiquer après le fait. Comme disent les Anglais, « Hindsight is 20/20 vision ».

  20. le 08 mar 2009 à 19:36 MV

    Selon moi, on réalise qu’on vit dans une véritable démocratie (et je donne seulement deux exemples) lorsqu’on a des élections libres avec une possibilité de voter pour n’importe qui se présente et avec des éléctions générales que même les détenus et les handicapés mentaux peuvent voter et une liberté d’expression et d’informations avec la possibité de parler ouvrement contre nos leaders politiques ou autres personnes en situation d’autorité. Au Canada (et dans seulement une poignée d’autres pays), nous avons ces éléments afin de former une définition ce qu’on appelle la démocratie qui est cependant bien différente de d’autres concepts de démocratie comme la démocratie populaire dans certains pays comme en Corée du Nord, en Chine ou au Laos. Donc, dire qu’on vit dans une fausse démocratie (la démocratie signifie donner le pouvoir à un majorité du peuple), c’est donc remettre en question le principe même du concept d’une démocratie que l’on voit comme aujourd’hui avec le concept d’intréprétation personnelle pour déterminer ce qu’est la véritable différence entre une « fausse » et une « vraie » démocratie.

    C’est justement lorsque qu’on voit la situation dans d’autres pays (je vous laisse les deviner)qu’on réalise comment nous sommes chanceux car il va sans dire que ce blogue aurait été problablement fermé ou bloqué par le gouvernement dans certains pays.

  21. le 09 mar 2009 à 10:53 RenéP.

    A MV

    La démocratie ne consiste pas seulement dans le fait d’avoir la possibilité de voter pour qui l’on veut. La démocratie veut aussi que le vote soit tenu honnêtement, que les dirigeants élus aient obtenu la majorité et, qu’une fois en action, ils posent des gestes selon les volontés de ceux qui les ont élus. Or, au Canada comme dans d’autres pays, on a connu des scrutins qui n’ont pas été tenus honnêtement (ex:les élections achetées par Duplessis, les élections portant sur la conscription, les referendums de 80 et 95,etc…). De plus, la plupart du temps, les élus dirigent avec moins de la majorité des votes recueillis et non pas une majorité absolue comme le permettrait un vote à deux tours ou la proportionnelle. Enfin, une fois au pouvoir, c’est bien connu que les politiciens, la plupart du temps, gouvernent selon les desirata de l’establishment et non selon les désirs de la majorité des citoyens. Donc, le Canada, comme c’est le cas aussi pour beaucoup de pays occidentaux, est davantage une pseudo-démocratie qu’une vraie démocratie. C’est bien entendu qu’en comparant le Canada avec les pires dictatures qui peuvent exister, vous le faites paraître comme si c’était une démocratie mais ce n’est qu’une illusion. Le Canada est une monarchie dont la reine sans pouvoir a été remplacée par l’establishment qui n’est pas davantage démocrate qu’un monarque puisse l’être. Le monarque prétendait détenir son autorité de Dieu et la Constitution Canadienne insinue la même prétention dans son premier article. Lorsque les premiers mots de la Constitution Canadienne débuteront par: »Nous, citoyens des peuples anglais, francais et autochtones du Canada, représentés majoritairement de facon absolue à l’intérieur de chacun de nos peuples respectifs etc… » et que les autres conditions requises seront présentes, là, nous pourrons parler du Canada comme étant une démocratie. En attendant, la démocratie au Canada n’est qu’une illusion.

  22. le 09 mar 2009 à 13:51 Cédric

    Pour ma part, je supporte entièrement l’analyse de M. Facal, et je seconde ses conclusions. Maintenant, là où je pense que je diffère de l’opinion de nombreuses autres personnes, c’est quant à la suite à donner à ces conclusions.

    Je ne crois pas qu’il soit réaliste pour le Canada d’envisager seul (ou semi-seul) une victoire sur les talibans. Je pense que les talibans alimentent une haine de l’occident en général plus que pour le Canada, ou alors le Canada est un peu plus haï par eux car justement le Canada s’est très fortement impliqué dans le conflit armé.

    Donc puisqu’à mon sens les talibans haïssent l’occident, et qu’il n’est pas réaliste avec le contingent actuel de stabiliser la région, je pense qu’il y a de sérieuses questions à se poser quant à l’implication des autres nations occidentales. Soit elles augmentent elles aussi TRÈS FORTEMENT leur contingent militaire en Afghanistan pour qu’on puisse enfin nettoyer l’endroit (et on fait UNE FORTE pression sur le Pakistan pour qu’il arrête de servir de base arrière), soit le Canada n’a pas à porter sur son dos la croix du monde occidental au prix de la vie de ses jeunes gens, et alors on devra, comme les autres nations occidentales, vivre avec le risque du terrorisme chez nous.
    Moi je trouve les autres nations trop frileuses. Ils sont bien contents que le Canada se charge du sale boulot.
    1- nous n’avons pas les moyens de régler le problème à nous seuls (ou à peine aidés que nous sommes par d’autres contingents squelettiques à peine engagés)
    2- les autres sont bien frileux à nous aider à régler un problème qui les concerne autant que nous.
    Conclusion : retirons-nous car nous sacrifions inutilement nos impôts et nos jeunes hommes et jeunes femmes.

    La SEULE et unique façon de s’en sortir, à mon sens, c’est que les autres nations occidentales s’impliquent au moins autant que nous. Sinon, babye !

  23. le 09 mar 2009 à 14:53 MV

    @ René P.

    Dans ce cas trouvez moi l’exemple d’une vraie démocratie au délà de la théorie. Car même la Suède, la Suisse, la Norvège et les Pays-Bas ont les mêmes problèmes que vous mentionnez soit par une monarchie , de la corruption politique ou des élections truquées. Autant dire alors qu’une vraie démocratie se retrouve uniquement dans les manuels de sciences po.

    Ça s’applique aussi à des élections (par exemple au
    provincial) comme en 1976, 1994 ou 1998 où que le parti au pouvoir a gagné avec une pluralité de quelques pourcents ou avec le parti de l’opposition qui a un plus grand vote populaire. Cependant, je comprends bien pourquoi le PQ ne veut pas parler de réforme électorale après 1976 car il a été avantagé de nombreuses fois par le système actuel. Pour le référendum (comme en 1995), il y a eu autant de fraude des deux bords avec la situation des bulletins rejétés qui ont extrapolés dans les circonscriptions considérées comme fédéralistes (Chomedey avec 11,60% Marguerite-Bourgeoys 5,50%). Donc, je crois que le problème de la corruption rélève plutôt de la nature humaine qu’une simple délimitation partisane.

    Aussi, l’effet de considérer une réforme du mode de scrutin ne va que règler le problème en partie car certains pays ayant un système éléctoral proportionnel ou à deux tours (comme la France ou l’Italie) sont pas mal reconnus pour faire de la magouille politique qui en fait souvent faite par le système électoral en question (comme par exemples des alliances électorales contre une somme importante d’argent ou de faveurs).

  24. le 09 mar 2009 à 16:13 daveyy

    « là, nous pourrons parler du Canada comme étant une démocratie. En attendant, la démocratie au Canada n’est qu’une illusion. » RenéP.

    C’est bien évident que vous n’aimez pas le Canada et le considérez source de presque tous les problèmes du Québec. C’est votre opinion et je la respecte. Il existe de nombreux arguments valables qui militent en faveur d’une république, et autant en faveur d’une monarchie constitutionnelle. Mais quand vous niez que la démocratie existe au Canada, cela porte ombrage à toutes vos opinions , peu importe leur validité.

    L’URSS avait la plus belle constitution de l’histoire humaine. En théorie tous ses peuples constituant étaient libres. Ses gouvernements étaient élus avec des majorités de plus de 95%. Et puis le résultat pratique donnait une des pires dictatures de l’histoire.

    « La démocratie est un des pires systèmes politiques connu de l’être humain, exception faite de tous les autres systèmes politiques » W. Churchill