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La vérité, eh oui…

Voici un billet qui va beaucoup déplaire. Mais je m’en fous un peu. J’ai l’habitude.

Le Journal de Montréal présentait, dans son édition du jeudi 21 janvier, les mesures que nos concitoyens sont prêts à envisager pour améliorer nos finances publiques et celles auxquelles ils se refusent absolument.

Allez voir ça. C’est défrisant.

Certains en ont déduit que les Québécois étaient enfin prêts pour le grand ménage. Sauf votre respect, je crois que nous n’avons pas dû voir les mêmes chiffres.

Par exemple, vous êtes une majorité à vouloir fermer les délégations du Québec à l’étranger. Pourtant, elles nous coûtent annuellement moins que ce que le système de santé engloutit en une semaine. En contrepartie, leur action fait entrer au Québec des dizaines de millions en investissements en provenance de l’étranger. Une très mauvaise idée.

Vous voulez qu’on stoppe de subventionner les événements culturels. La plupart de ces événements n’auraient pas lieu sans cette aide publique. Or, ils attirent ici des touristes qui dépensent, créent de l’emploi et font tourner notre économie. Pensez-vous que le peu de touristes étrangers que nous recevons viennent ici pour nos plages de sable fin ?

Vous voulez qu’on ne subventionne plus les écoles privées. Concrètement, cela signifierait que la plupart feraient faillite. Celles qui resteraient seraient alors si chères que vous ne pourriez plus y envoyer votre propre enfant, qui réussit bien à l’école et à qui vous voulez donner toutes les chances dans la vie. Mais le cancre dont le père est richissime, lui, le pourrait. C’est vraiment ce que vous voulez ?

Encore une fois le mythe qui veut que les problèmes de l’école publique trouveraient leur solution dans la cour de l’école privée. Ah, les solutions simples aux problèmes compliqués ! Comme c’est agréable, il suffisait d’y penser…

La triste vérité est que si on veut sérieusement sortir le Québec du rouge et ne pas écraser nos enfants avec nos vieilles factures impayées, il faudra aller là où se trouve vraiment l’argent : dans le système de santé, dans les garderies à 7 $, dans l’électricité, dans la taxe de vente, dans toutes ses vaches sacrées auxquelles vous (enfin, la plupart d’entre vous) ne voulez pas qu’on touche.

Désolé, mais entre les petits millions contenus dans les suggestions de plusieurs lecteurs et les gros milliards qui nous font défaut, il y a quelques zéros de différence.

Ces résultats montrent que quatre mythes ont la vie particulièrement dure.

Le premier mythe est que le gouvernement gaspille de façon scandaleuse. Certes, il y a toujours de la place pour un ménage. Mais le meilleur ménage du monde ne dispensera pas le gouvernement de devoir bientôt questionner VOS services, pas seulement ceux de votre voisin.

Le second mythe est que l’abolition des mystérieuses «structures gouvernementales» aurait des effets magiques. Vite, dites-moi lesquelles et combien vous sauvez. Au gouvernement, l’argent est dans les salaires, pas dans les structures. Vous voulez congédier les employés ? Si c’est ça, il faut le dire franchement.

Le troisième mythe est qu’on pourrait tout régler sans toucher à la santé et à l’éducation. Ajoutez-y les intérêts de la dette et vous avez là les trois quarts du budget.

Le quatrième mythe est qu’on se sortirait de l’impasse en pressant davantage le citron des riches. Faux encore : il y a trop peu de riches au Québec. Malheureusement.

Je sais, vous ne me croyez pas. Vous dites vouloir la vérité, toute la vérité, rien que la vérité. En êtes-vous bien sûr ? Je vous le dis en tout respect.

25 réponses à “La vérité, eh oui…”

  1. le 26 jan 2010 à 9:46 daveyy

    Excellente démystification. Quand les boomers auront perdu le contrôle de la société ( et ça s’en vient plus vite que l’on pense ) la génération qui les suit devra tout remettre en question en commençant par les rentes généreuses des boomers !

    Déjà le gouvernement fédéral subit des pressions pour re-calibrer les rentes des fonctionnaires fédéraux qui peuvent se retirer à 55 ans avec 66 % de leur salaire indexé à vie. Quand l’espérance de vie tournait alentours de 74-76 ans ça coûtait déjà cher mais avec l’espérance de vie rendue à 85 ans, beaucoup de gens pourront recevoir une rente pendant plus de temps qu’ils ont travaillé.

    McGill veut imposer des frais de scolarité pour le MBA à 30 000 $ au lieu du risible 1 750 $ et la ministre résiste farouchement ( il coûte 22 000 $). Le diplôme vaudrait 25 à 50k $ de salaire annuel de plus au diplômé et notre système devrait absorber 90 % du coût réel ? Combien de temps pourra-t-elle résister encore?

  2. le 26 jan 2010 à 10:43 Pierre-Olivier Bastien-Dionne

    Voici mon top ten à moi.

    1. Privatiser la SAQ, la SGF, une partie d’HQ et mettre tout l’argent sur la dette
    2. Éliminer les subventions aux entreprises
    3. Éliminer les subventions aux agriculteurs
    4. Changer le système de santé public pour le transformer en assurance publique minimale, et permettre aux gens d’acquérir une assurance privée qui couvrirait le reste
    5. Donner la gestion des hopitaux et cliniques au privé
    6. Augmenter les tarifs des CPE selon la capacité de payer des Québécois
    7. Augmenter les tarifs d’électricité et autres au prix du marché (selon le rapport Montmarquette)
    8. Couper massivement dans la réglementation des entreprises
    9. Donner la gestion de la CDP à plusieurs compagnies privées
    10. Ajuster le nombre de fonctionnaires selon les besoins réels (après les coupures on en aura plus besoin d’autant).

    Ça semble radical, mais ce dont on a besoin au Québec c’est moins de réglementation et faire plus confiace aux Québécois, autant les entrepreneurs que les consommateurs. De plus, il faut mettre en place un cercle vertueux pour rembourser la dette. Chaque milliard sur la dette équivaut à sauver près de 90 millions en paiement d’intérêts. Mon point 1 permet d’aller chercher facilement 10 milliards (5 SAQ, 3 SGF, au moins 2 HQ). Plus on libère de la marge de maneuvre, plus vite on rembourse la dette.

    On peut aussi revoir le modèle québécois. On peut dotter l’état d’une mission, qu’il nous assure des services minimums (éducation, santé, justice), sans pour autant qu’il en soit le pourvoyeur. C’est pourquoi je crois qu’une réforme de la santé en transformant le rôle de l’état de pourvoyeur de service vers un assureur minimum, que personne ne crève dans la rue peut être une bonne idée. On restaure la compétition tout en ne sacrifiant pas l’accessibilité.

    Anyway, ça prend du courage politique pour faire tout ça, et les politiciens n’en ont pas. Pour preuve, presque tous les politiciens à la retraite s’entendent sur l’urgence d’agir, mais n’en parlaient pas alors qu’ils étaient au pouvoir. Peut-être que d’ici 5 ans, ce genre de discours va acheter plus de votes que des cadeaux, alors on aura un véritable changement.

  3. le 26 jan 2010 à 11:58 Michel Marceau

    On fait face ici a un problème de politique 101. En prenant pour hypothèse que l’on agit essentiellement en fonction de nos intérêts la réponse est simple: La grande majorité des québécois ne payent pratiquement pas d’impôt, ils considèrent n’avoir que des droits et pas de devoir au plan fiscal.

  4. le 26 jan 2010 à 13:01 Victor H

    Salutations, M.Facal

    Tout le Québec actuel est dans l’exemple suivant : un animateur T.V nous recommande un vin australien. C’est un vin qui se vend 11,90$ à la S.A.A.Q.

    Mais le même vin se vend en Floride à l’épicerie du coin. Sans le label gouvernemental. Le prix du même vin à l’épicerie Sweet Bay est 4,90$.Vous y faites une bonne affaire… Eh bien…pourtant, à 4,90$, en Floride, vous vous faites avoir : vous pouvez acheter le même vin chez Walmart, tout près, pour la somme de 3,90$…sans l’avis d’aucun expert.

    Alors la question est la suivante : est-ce que notre S.A.A.Q, à nous autres, vend ses bouteilles qui sont au prix de 30$ disons, en Floride, est-ce que notre S.A.A.Q. tient 3 fois le même prix pour ce même vin à 30$ là-bas ? Que non monsieurs, nous sommes au Québec nous autres, notre social-démocratie fait qu’une bouteille vendue 30$ à St Petes, sera vendue aux alentours du même prix à la S.A.A.Q. Les petits buveurs financent ici les grands connaisseurs.

    Qu’est-ce-à-dire ? Ceci : la social-démocratie est gangrenée par la pensée b.s. Cela consiste à penser que derrière l’omniprésence de l’état, une certaine justice, une égalité des chances se produirait comme par magie, et sans laquelle la vie des individus deviendrait insupportable. Pas surprenant alors que les Québécois soient tellement dans le pas-dans-ma-cour !

    Cependant, la réalité est têtue. La vérité des prix aussi… Surtout, la social-démocratie n’a plus rien à voir avec la solidarité, mais tout à voir avec l’omnipotence des fonctionnaires. Faut faire le procès de la social-démocratie.

  5. le 26 jan 2010 à 13:09 Gilles

    Ah ah ah ah. On dit que la bouesson rend l’homme semblable à la bête. Vous avez deux amis qui ont pris une maudite brosse à ce qu’on peut lire Joseph. Maudite belle société que nous préparent vos zamis. Mais faut dire que vous ouvrez la boite de la dame que vous savez…

    Dans le temps où les gens réfléchissaient et regardaient plus loin que le bout de leur nez, il y en a qui pensaient que la vertu était dans l’équilibre. Regardons ou se situe le point d’équilibre de Daveyy et de Pierre Olivier :

    Daveyy d’abord : «tout remettre en question en commençant par les rentes généreuses des boomers».

    Je suis ému Daveyy. Si je comprend bien, vous renoncez à de futurs revenus de retraite plantureux… Vraiment je suis ému. Mais un peu inquiet tout de même. Parce que je ne crois pas une minute que vous renoncerez à vos rentes. Vous êtes un menteur mon ami.

    Je continue : «Quand l’espérance de vie tournait alentours de 74-76 ans ça coûtait déjà cher mais avec l’espérance de vie rendue à 85 ans, beaucoup de gens pourront recevoir une rente pendant plus de temps qu’ils ont travaillé.».

    Quand Bismarck a inventé la retraite en 1883, il avait au préalable demandé à son conseiller à quel âge la fixer pour n’avoir jamais à la verser… 65 ans a répondu le Conseiller. Pour n’avoir jamais à la verser.

    je trouve que vous devriez compléter votre raisonnement Daveyy en proposant une forme d’euthanasie active, déclenchée systématiquement par l’âge. Pour alimenter votre pensée profonde à ce sujet je vous propose un joli petit roman qui parle de ça justement.

    Ça s’appelle «Eternity express» de l’auteur Jean-Michel Truong. Googoolez, allez lire ce qu’on en dit. Vous allez voir comme c’est joli quand on perd ses repaires humains et qu’on devient une simple machine économique.

    Si la réincarnation était possible je dirais sans rire que vous êtes probablement la réincarnation de Bismarck, de son conseiller, ou des deux.

    Quant à McGill qui veut imposer des frais de scolarité obscènes à l’encontre de la volonté du gouvernement du Québec, votre glapissez de joie derrière votre clavier à la pensée que la ministre pourrait céder à la pression.

    D’autant plus que déjà, McGill a fait savoir qu’il (elle) se crissait de ce que pense le gouvernement du Québec à ce sujet, et que l’Université n’en ferait qu’à sa tête… Et ces gens là votent dans les référendum pour nous dire comment vivre…

    Qui Daveyy est l’autorité légitime et légale du système d’éducation au Québec : le gouvernement du Québec ou les Rhodésiens de McGill?

    Et manifestement Pierre-Olivier a aussi ingurgité la même potion. C’est pas du courage politique que ça prend pour sacrer par terre d’un coup sec l’ensemble des programmes et des institutions. Ça prend simplement une bonne dose d’inconscience.

    Le salaire moyen du monde par icitte serait en moyenne de 32 000 $ par année. Comment ils vont faire pour suivre votre parade Pierre?

  6. le 26 jan 2010 à 14:29 JPB

    La bureaucratie est très – trop – lourde dans notre province comme elle l’est dans la plupart des pays latins .Oui , on pourrait couper en simplifiant … »Small is beautiful » …

    Ce qui veut dire mettre des gens à pied et apprendre à faire plus avec moins . Il y a longtemps qu’on a perdu cette habitude de pionniers . Ca ne se fera pas , les syndicats y verront .

    Naturelleemnt , en faisant cela , on accepte des coupures de service ou plutôt on récupère individuellement de l’argent via des impôts et taxes moins élevés et on achète des services à la carte au privé . Oups… il n’y aura pas de baisses d’impôts ou de taxes … on va payer autant pour moins . Oubliez ça !

    Toucher à la santé et à l’éducation ? Les deux piliers de notre modèle , celui que personne n’imite . On fait revenir les bonnes soeurs et les docteurs de campagne ? Ils sont morts depuis longtemps et ont apporté dans leurs tombes le secret de l’excellence en l’éducation et en services de santé personnalisés . Faire avec peu mais le faire bien… Tout le monde souffre et craint la mort ( plus de repères religieux et c’est moi, un athée, qui l’affirme ) donc jamais on ne va accepter une coupure dans la santé et personne ne va remettre l’affaire dans le sens du monde ( regardez la vaccination et toutes les incongruités de dates et de lieux dans la même province et ce pour un Ministère central ) , Idem pour la faillite de l’Education : on materne avec un taux de décrochage gigantesque . Mais jamais on ne va avoir le courage de jeter des incompétents au chomage et de recommencer .

    Les riches , quels riches ? Les impots se paient grâce à une classe moyenne forte et à un secteur de petites et moyennes entreprises développé . Ce n’est pas le cas au Québec . Ce n’est pas quelques millionnaires qui vont fournir les milliards pour éponger le déficit et la dette .

    Non , ce n’est pas demain la veille qu’on aura des solutions logiques et des actions décisives . Ce n’est pas une question de  »bord » politiques mais bien de mentalité . Nous nous sommes complus dans le misérabilisme , dans l’attentisme. Il ne faut pas réussir ou ne pas le montrer . Nous avons remplacé Dieu par l’Etat , ce dernier plus propice à satisfaire nos prières . Or avec Dieu , tout était gratuit … même si les résultats ne dépendaient que de notre bonne volonté et de notre travail .

    Je ne crois pas que nous sommes un grand peuple . Mais au moins on devrait avoir le courage de se prendre en main .

  7. le 26 jan 2010 à 14:35 Victor H

    @ Gilles

    Les femmes gardent les enfants depuis la nuit des temps. Fallait-il, faut-il encore, que ce soient des fonctionnaires syndiquées qui gardent les enfants ? Sous prétexte qu’il y a dans les C.P.E des projets éducatifs ? Wow!
    il semble que ce soit un choix de société du Québec, bien plus encore que celui des québécois. Pourquoi ne pourrions-nous pas questionner ? Un verre de Chardonnay ne soûle personne, mais la social-démocratie soûle un peuple depuis 45 ans.

    Hou-hou… y a personne qui complote à drette pour crisser les Québécois par terre ! Et, soit dit en passant, la compassion n’a jamais été brevetée par Québec Solidaire.

  8. le 26 jan 2010 à 15:25 daveyy

    @ Gilles

    Quand on aime pas le message on tente de démolir le messager. J’aurai ma rente, comme vous d’ailleurs, mais quand les coffres de l’état ne pourront plus suffire, l’inflation fera sa part pour ré-équilibrer le tout. Pensez-vous pour un seul instant qu’on ramassera les déchets qu’une fois par mois afin d’indexer les rentes ?

     »Qui Daveyy est l’autorité légitime et légale du système d’éducation au Québec : le gouvernement du Québec ou les Rhodésiens de McGill? »

    Vous avez oublié le mot public dans votre phrase. Il n’y a aucune loi qui proscrit l’enseignement privé , McGill pourrait se passer des subventions de l’état et charger ce qu’elle juge raisonnable. Au lieu de payer 60 000 $ à Harvard, on peut payer 30 000 $ à McGill et s’en sortir à bon compte. Surtout si après deux ans d’études on peut gagner 30 000 $ de plus p.a. pendant 30 ans.

    Allez voir combien les HEC chargent aux étudiants étrangers pour leur réputé programme de MBA international, sont-ils des Rhodésiens pour autant? Depuis quand est-il défendu de faire des bonnes affaires au Québec ?

    En fait c’est le ton accusatoire que vous prenez pour essayer de discréditer tout ce qui ne cadre pas dans votre vision ouateuse du Québec où toutes les politiques devraient favoriser de façon outrageuse les gens  » de par icitte », c’est ce ton un peu hautain et rempli de certitude d’avoir raison qui finira par vous jouer de bien mauvais tours.

    Je ne vous souhaite aucun mal, je cherche un débat d’idées pas des attaques personnelles contre ceux qui sont en désaccord. Mais il y a un minimum de bonne foi requis à débattre intelligemment, comme l,a toujours fait M. Facal, même si je suis souvent en désaccord avec lui.

  9. le 26 jan 2010 à 17:00 Jackss

    Monsieur Facal,

    Bravo pour votre prise de position. J’ai lu attentivement, deux fois plutôt qu’une, tous vos commentaires. Je suis d’accord avec chacun à 110%. Je trouve rassurant de voir que cette vision existe. Mais je trouve désolant qu’on en fasse si peu d’échos. Et je trouve aussi que les médias publics télévisés font très peu pour améliorer l’information qui aiderait à une meilleure appréciation des problèmes et des solution. Radio-Canada manque cruellement d’émission de la stature de celle de Marie-France Brazzo.

    Je retiens de vos propos qu’il faut couper où ça compte. Et les mythe sont nombreux.

    On reporoche à la fonction publique de manquer d’efficacité. Je crois qu’il y a une part de vérité, mais pas pour les raisons qu’on pense. On a tellement coupé dans les effectifs qu’il n’est plus possible de répondre efficacement aux demandes des citoyens et aux missions des organismes publques. Il est plus facile de retomber sur un répondeur qu’une vraie personne compétente et disponible. Ce n’est pas en réduisant les effectifs que ça va s’améliorer. Et le ditoyen qui passe une heure au téléphone avant d’avoir la ligne, il n’est pas productif.

    On a reproché la corruption dans la voirie, la construction. On a reproché la mauvaise qualité des travaux. La vérité, c’es qu’à force ce couper dans la masse salariale, on a fait fuir les compétences. Les meilleures compétences dans ces domaines, elles sont ailleurs et en quantité insuffisante.

    Pour régler le déficit publicitaire, plusieurs recommandent des mesures qui reveiennent à dire: vendre ce qui est payant (ex. la Société des Alcools) et garder ce qui sera toujours de plus en plus cher.

    On parle très peu de ce qui pourrait rapporter des milliards et ne rapporte pas. Ex.: les redevances sur l’eau embouteillé, l’exploitation minière, etc.

    On oublie souvent de mentionner que presque la moitié des québecois ne paient pas d’impôt. C’est un choix social, c’est vrai. Je suis d’accord. Mais la justice doit reposer sur un juste équilibre qu’on ne plus menaçer en continuant de pelleter sur le même côté de la balance.

    Le dynamisme de nos entreprises et les incitatifs dont ils bénficient pour demeurer compétitifs, ce n’est pas un mal en soi. Ce n’est pas en envoyant au pleton d’exécution tous les producteurs de richesse qu’on va améliorer les écarts entre les riches et les pauvres.

  10. le 26 jan 2010 à 17:07 Gilles

    Je n’ai rien contre le fait que McGill devienne une institution privée Daveyy. Parfait, ça fera plus de financement public pour les autres universités…

    Il y en a d’autres qui ne trouvent pas la farce drôle non plus : http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/opinions/editoriaux/201001/24/01-942518-dangereux-coup-de-force.php

    Donc vous aurez votre rente. Du privé j’imagine. Qu’est-ce qui vous autorise à trouver que certains en ont trop? C’est basé sur quoi exactement ? Vous estimez à combien le montant de votre rente quand vous prendrez votre retraite ? Ce sera suffisant, trop ou pas assez?

    C’est très aléatoire une rente. Comme la différence entre les besoins et les envies. Quand on gagne 100 000$ par année 66% équivaut à 67 000$. Mais quand on gagne 50 000 $ 66% ça équivaud à 33 500$.

    Je ne connais pas beaucoup de fonctionnaires qui gagnent 100 000$ par année. Mais je connais pas mal de fonctionnaires qui ne parviendront pas à obtenir le maximum de retraite.

    Au Québec pour toucher une pleine prestation de retraite cela requiert 35 ans de services et au minimum 55 ans pour un maximum de 70% brut de la moyenne des cinq dernières années.

    Très peu de fonctionnaires remplissent ces conditions.

    Et depuis 1982 (je crois) les rentes ne sont plus indexées. Sinon partiellement et à des conditions qui ne sont jamais atteintes. Alors augmentons tout azimut les tarifs et les taxes. Et surtout les tarifs d’électricité. Le monde n’ont qu’à s’habiller un peu plus après tout. La laine c’est pas fait pour les pays tropicaux.

    Le ton sur lequel je vous répond m’est inspiré par le ton sur lequel vous annoncez votre jeu mon ami. Hautain moi ?

    Débat d’idées ? : «Quand les boomers auront perdu le contrôle de la société ( et ça s’en vient plus vite que l’on pense ) la génération qui les suit devra tout remettre en question en commençant par les rentes généreuses des boomers ! » Vous appelez ça des idées vous ?

    Moman! Une chance qu’on vous a pour nous remettre les yeux dans les trous. Et les idées en place.

  11. le 26 jan 2010 à 17:48 Pierre-Olivier Bastien-Dionne

    En coupant dans les services et la réglementation on libère des sommes incroyables. Cet argent peut être simplement laissé dans les poches de citoyens pour qu’ils puissent l’investir comme ils le veulent, le dépenser ou le donner à qui ils veulent, selon leurs besoins ou préférences. Ça mène inévitablement à réduire la fonction publique. Ceux qui connaissent la théorie de la firme savent que plus une entreprise grossit, plus son information devient déficiente. La même chose s’applique pour le gouvernement. Plus le gouvernement est gros, moins il est efficient, parce qu’il passe de plus en plus de temps à amasser l’information nécéssaire pour prendre les bonnes décisions. Cela mène directement à une explosion exponentielle de la fonction publique.

    Diminuer les impôts et la réglementation ça veut aussi dire devenir plus attirant pour l’investissement. Une entreprise qui vient s’établir ici crée de la croissance, et les bénéfices sont plus grands même si elle ne paie pas d’impot du tout (ce que je souhaite) que si elle doit en payer 10%, ce qui la force à aller s’établir ailleurs. Le Québec a le pire taux de croissance économique du Canada, combiné avec la pire dette, et les impôts les plus élevés.

    De gré ou de force on aura pas le choix de réduire le panier de services et de couper dans la fonction publique. On est mieux de commencer maintenant à se libérer de la marge de maneuvre pour plus tard que d’attendre que les sociétés fassent dropper notre cote de crédit à BBB. À ce moment-là les taux d’intérêt vont exploser et personne ne va nous prêter. Les gens et les pays étrangers vont préférer investir le peu de capital disponible dans des projets profitables.

    C’est le choix que le Québec a à faire: s’enfoncer aveuglément et se faire réveiller par la noyade, ou commencer à nager tout de suite pour s’en sortir à meilleur compte.

  12. le 26 jan 2010 à 23:27 MathieuL

    S’il y a bien une chose que les lucides veulent nous démontrer, c’est que l’argent ne pousse pas dans les arbres. Ils devraient faire le même constat pour les enfants. Seul Lucien Bouchard avait suggéré aux femmes de faire plus d’enfant. On connait la suite… Son coup de baguette magique n’a pas vraiment fonctionné.

    Bien que je suis pour une augmentation généralisée des tarifs, toucher de façon significative à celle des garderies à 7$ est une mauvaise idée. Mon grand-père me disait que la force d’un peuple dépend avant tout de son nombre. Avec moins de 2 enfants par femme, on va freiner l’élan que nous avons depuis quelques années et revenir à 70 000 naissances par année au Québec? Après ça on se plaint des problèmes relié à l’immigration. Demander de partager la facture avec les personnes qui n’ont pas d’enfants et ont choisi de ne pas en avoir c’est trop en demander? On ne peut pas demander aux familles, si peu sont-elles, de payer pour toute pour tous même notre futur comme société.

    Facture approximatif pour 2 enfants en CPE à 7$ : 300$/mois

    À chaque 1$ d’augmentation, c’est 40$ de plus par mois!

  13. le 27 jan 2010 à 1:05 Rubique

    On a un peu de misère au Québec à discerner qu’est ce qui est de la richesse, de l’investissement et des dépenses ou de la gaspille.

    Je ne me rappelle plus si c’est Lucien Bouchard (mais je pense que c’est lui) qui avait dit, au sujet de l’électricité, qu’on est comme un marchand de bonbons qui décide de manger son butin au lieu de le vendre.

    Juste dans le système de santé : la seule chose qui n’est pas couverte par le gouvernement, à peu près, c’est la prévention. Si je veux me bouger le derrière un peu, j’en assume entièrement les frais pourtant j’ai un effet bénéfique sur les coûts du système de santé. Je pense que les économistes appellent ça les externalités.

    Un autre exemple : l’autobus. C’est un des seuls services publiques dont on ne peut presque pas abuser (il faut être en train de perdre son temps dedans) pourtant c’est un des seuls qu’on doive payer. L’eau potable ? non ça j’ai le droit d’en faire ce que je veux.

    Plus légèrement : l’université XYZ près de Washington m’offre environ de 40 000 $ de bourses annuelles (comme étudiant étranger!) parce qu’elle veut que mon mémoire porte son sceau. Pourquoi est-ce qu’on n’est pas capable de faire ça au Québec, aller chercher les meilleurs nous aussi.

  14. le 27 jan 2010 à 1:11 Rubique

    @ Matthieu L

    J’ai tendance a être d’accord avec vous (et je n’ai pas d’enfants). J’ai fait un travail au cegep et puis je me souviens avoir lu qu’un des trucs qui incite le plus le monde à avoir des enfants ce sont les « accomodements » logistiques (par exemple un boss qui comprend que des fois il faut que tu ailles chercher ton enfant à l’école)

    Le tarif des garderies est vraiment le seul élément sur lequel j’ai des réserves au sujet des tarifs, mais j’aimerais voir plus loin !

    C’est clair que la femme/l’homme qui prend le soin de s’occuper de 3 enfant elle a toute mon admiration, sincèrement.

  15. le 27 jan 2010 à 9:33 ymdelisle

    Bien dit M. Facal. Les Québecois regardent le monde avec des lunettes roses. Les garderies à $7.00 est un bon exemple.

  16. le 27 jan 2010 à 13:26 Francois Aubin

    À Gilles

    J’ai une petite question pour vous, est-ce que le concept de la capacité à payé entre une seule seconde dans votre réflexion?

    Je suis d’accord avec vous que c’est totalement logique d’offrir de bonne pensions et qu’il serait bien d’indexer ces pensions au cout de la vie qui augmentera de plus en plus rapidement. Mais trouvez-vous ça équitable que certains cotisants au régime ont payé 1 an a 4 % du salaire pour ensuite recevoir une pension pendant toute leur retraite alors que les nouveaux travailleurs d’aujourd’hui doivent payé 10 % du salaire et que les actuaires disent que la caisse sera vide quand ce sera le temps de la retraite? Vous répondez avec une extrême condescendance aux propos de Davey. Je vous pose la question directement. Est-ce que ceux qui payent 10 % pendant 30 ans et qui se font dire qu’ils n’auront AUCUNE prestation ont le droit de remettre en questions les pensions de retraites de ceux qui ont payés 2 ans à 4 % du salaire?

    Vous dites : Qu’est-ce qui vous autorise à trouver que certains en ont trop? C’est basé sur quoi exactement ?

    J’espère que j’ai répondu à votre question !

  17. le 27 jan 2010 à 21:25 Gilles

    François «est-ce que le concept de capacité à payé(sic) entre une seule seconde dans votre réflexion? » demandez-vous. En supposant que vous ne me preniez pas pour un imbécile j’imagine que vous pensez que c’est le cas.

    À savoir si c’est équitable que quelqu’un qui a payé un an à 4% du salaire pour ensuite recevoir une pension pendant toute sa retraite, par rapport à un nouveau travailleur qui doit payer 10% et que les actuaires disent que la Caisse sera vide quand sera venu le temps de prendre leur retraite.

    Une personne qui a payé 4% pendant un an recevra 2% de son salaire d’un an. Sans réduction actuarielle si elle a 60 ans d’âge au moment de prendre sa retraite. Une personne qui aura payé 10% du salaire pendant toute sa carrière recevra 2% de son salaire basé sur une moyenne de cinq années multiplié par le nombre d’années travaillées sans réduction actuarielle si elle prends sa retraite à 60 ans d’âge ou après 35 ans de service si elle a au moins 55 ans. Ce sont les règles actuelles.

    Quant à savoir si la Caisse sera vide je serais intéressé de savoir d’où vous tenez cette information et surtout votre assurance. C’est ce que disent les … lucides, mais c’est ce que contestent les… aveugles?

    Mais comme l’écrivait Arnaud Desjardins, la réalité c’est ce qui est (ou sera) : pas ce qu’on pense, qu’on souhaite, qu’on veut ou veux pas. La réalité c’est ce qui est François et la réalité est changeante. Êtes-vous devin ou prophète? Comment pouvez-vous affirmer de façon péremptoire et définitive que la fin du monde est pour demain ? Entre les prévisions économiques et la réalité, l’expérience nous a appris il me semble qu’il y a parfois un abîme de différence n’en convenez-vous pas ?

    Mais une chose est certaine, en ce qui touche les fonctionnaires Québécois la situation que vous évoquez, ou que vous souhaitez, à savoir couper dans les pensions, c’est exactement que s’apprête à faire le gouvernement actuel si on observe son projet de convention qui deviendra probablement un décret en décembre prochain.

    Quelques éléments de ce projet : les banques de maladies vont être abolies alors que présentement elles s’accumulent à raison d’une journée par mois de service tant que la personne est en service, et se vide graduellemtn, généralement dans la phase de pré-retraite. C’est un changement radical.

    Présentement le nombre d’années de service obligatoire pour avoir droit à la retraite (70%) du salaire moyen sur une base de 5 ans) va être haussé de 35 ans à 38 ans.

    Et toute personne qui partira vant de correspondre à cette norme sera désormais pénalisée d’une réduction «actuarielle» de 6% par année manquante, alors qu’actuellement la pénalité est de 4% par année manquante.

    Vous parlez d’actuaires. C’est bien utile un actuaire. Ça permet au gouvernement de savoir exactement comment faire pour ne pas verser la pension. Comme Bismarck si vous avez lu mon intervention plus haut. L’objectif est similaire seule la méthode pour atteindre l’objectif varie.

    Avez vous une idée François du nombre de personnes dans la fonction publique qui sont présentement à un cheveu près de prendre leur retraite ? Et parmi eux je gagerais ma chemise qu’il n’y en a pas la moitié qui ont déjà 35 ans de service.

    Avez vous une idée du ravage que cela fait ou fera dans les finances personnelles de ces personnes si elle persistent à prendre leur retraite en étant pénalisée de 6, 12 18, voire 24% ?

    Les actuaires du gouvernement le savent très exactement François, et c’est pourquoi ce projet est sur la table et deviendra loi.

    Et à propos de condescendance si ça ne vous fait rien, vous avez peut-être raison, mais j’incline à penser que vous me prenez pour un miroir, ce que les psy appellent de la projection…

    Et laissez Daveyy se défendre comme un grand il en est parfaitement capable.

  18. le 27 jan 2010 à 22:27 MathieuL

    @ymdelisle

    Croire qu’il va y avoir plus de monde au Québec en n’aidant pas les familles et en même temps retourner les enfants dans les garderies privées, ça aussi c’est de porter des lunettes roses.

  19. le 27 jan 2010 à 23:49 Francois Aubin

    À Gilles

    Pardonnez-moi le ton de la critique mais les faits restent les faits. Le programme de Régie des rentes ne respecte aucunement l’équité intergénérationnelle et il est plus que normal que les plus jeunes veulent des changements radicaux et rapides.

    Je vous présent un petit rapport publié par Force jeunesse concernant la question.

    http://www.forcejeunesse.qc.ca/PDF/FJ_2010_BA-BA_equite_intergenerationnelle.pdf

    On y apprend que le taux de rendement sur la capital investit à la RRQ est de 145 % pour une personne né dans les années 30, de 84 % pour une personne né dans les années 50, de 55 % pour une personne né dans les années 70 et de 51 % pour une personne né dans les années 90.

    La différence vient tout simplement du fait que les plus jeunes vont cotiser à 10 % du salaire alors que de 1966 à 1986, les cotisations étaient de 4 %. Au fond, c’est très simple, les jeunes vont payés beaucoup plus pour avoir exactement la même chose que les plus vieux! Pour une génération sois disant égalitaires, on repassera! C’est absolument scandaleux et l’unique manière de régler un peu ce déséquilibre est de repoussé les retraites ou de diminuer les prestations, voila tout! D’essayé de démonisé ceux qui veulent seulement un peu d’égalité en les faisant passé pour des sans cœur est la seule manière trouvé par ceux qui ont profité de cet injustice pour évité de payé leur juste part.

  20. le 28 jan 2010 à 8:29 ghislain

    Bonjour M.Facal

    J’ai hésité un peu avant d’écrire sur votre  » blog ».J’avais peur de ne pas être à la hauteur.

    Je doit dire pour commençer que je vous aime bien.Vous avez une bouille sympathique. Cependant , je ne suis pas toujours d’accord avec vous et dans ce cas-ci , j’ai un peu de mal à vous comprendre. Mais je pense avoir une certaine explication. J’ai consulté votre biographie sommaire et je ne pense pas me tromper en disant que vous venez d’un milieu aisé. C’est là , le problème. Vous avez toujours habité au deuxième étage, vous n’êtes jamais descendu au premier et je doute même que vous connaissez son existence. Je pense à un homme comme René Lévesque , il vivait au deuxième lui aussi mais il avait des appartements au premier et il aimait quelquefois venir s’y reposer. C’est pourquoi le peuple l’aimait bien. Vous êtes très instruit et j’ai souvent constaté que les gens plus instruits se trouvaient plus intelligents. Personnellement , j’ai toujours pensé que la différence entre un sec.V et une maîtrise universitaire ce n’est pas l’intelligence , mais le nombre d’années d’études. Et je ne critique pas le monde universitaire , je suis moi même étudiant à temps pariel dans une université. Alors je pense qu’on peut avoir une bonne bouille , une multitude de diplômes et un certain charisme , mais si on vit au dessus du peuple on en manque un bout.

    J’achèterai votre livre quand même. Je vous l’ai dit , je vous aime bien.

    Ghislain Smith
    Gaspé

  21. le 28 jan 2010 à 9:35 Gilles

    Merci pour la référence, c’est intéressant.

    Cela dit une bonne part de la situation vient directement de la déconfiture de notre bas de laine. Dans le passé les économistes ont calculé que les sommes entrantes et leur usufruit assurerait le maintien de la capacité de débourser de la Régie des Rentes. C’étaient des prévisions. C’étaient des économistes et des actuaires compétents.

    L’incurie pour ne pas dire l’incompétence de la gestion de la Caisse, ce à propos de quoi on a pas eu d’explication convainquantes, et un trou de 40 milliards ont considérablement changé la donne.

    La situation évolue. Elle aurait pu évoluer vers le mieux, elle évolua vers le pire. C’est pas la faute du modèle, c’est la faute de la façon dont on a géré le modèle il me semble.

    Ça ne me fait pas plaisir de savoir que les jeunes vont payer beaucoup plus pour avoir la même chose en bout de ligne. Ma fille qui a étudié longuement et commence sa carrière va travailler plus longtemps que moi et va payer plus. Vous ne pensez pas que ça me fasse plaisir. Et même si c’est votre cas c’est la même chose ça ne me fait pas plaisir non plus. Je ne me complais pas dans le malheur des gens je pense que vous le comprenez.

    Pour moi la question est de savoir si et comment on peut s’en sortir. Le problème c’est que des positions radicales entrainent parfois d’autres problèmes insolubles voire dévastateurs.

    Il n’y a pas d’effet sans cause. Rappelez vous Fourastié qui disait que les moyens changent la fin et que conséquemment on ne peut pas toujours justifier les moyens par la fin visée.

    Est-ce qu’en adoptant des politiques radicales on règlera certaines situations ? Probablement que oui. Mais avant de choisir les moyens à prendre, il faut mesurer quelles en seront les effets et les conséquences.

    Ceux qui ont créé les institutions actuelles dans les années soixante étaient sans doute de bonne foi. Il faut se rapporter à l’époque pour en saisir la logique et le bien fondé.

    Est-ce que c’est la nature de nos institutions qui sont le problème ou la situation économique qui prévaut, ou la façon dont elles sont administrées ?

    Et l’autre jour vous demandiez si la capacité de payer avait une incidence sur la capacité de l’État à dispenser des services ( je crois que c’est ce que sous-entendait votre question) Évidemment. La capacité de payer de l’État a une incidence directe sur la dispensation des services.

    Mais en contrepartie, il fsaut aussi consédérer la capacité de payer qui s’applique aussi aux payeurs. Une population appauvrie pourra-t-elle soutenir le renflouement de l’État et de ses institutions ?

    Or si les jeunes sont actuellement surtaxés, et même si c’est une injustice, n’oubliez pas qu’une population vieillissante et retraitée, est automatiquement engagée dans un processus d’apauvrissement.

    Il n’y a pas qu’un seul type de nez sur lequel on peut voir posé une paire de lunettes roses. je ne sais pas quel âge vous avez mais un jour vous en ferez peut-être l’expérience.

    C’est pourquoi je suis d’avis que les débats et les décisions qui s’ensuivent doivent tenir compte de l’ensemble de la situation et non pas se cristalliser sur un seul des symptomes qui se manifeste, même aparemment de façon aigüe.

    Cela dit je ne crois pas personnellement que nous nous dirigions vers un désastre total. Je n’en crois rien. Et si on veut me convaincre, il faudra que ceux qui militent pour des changements radicaux trouvent un autre argument que celui du nébuleux enrichissement collectif.

    L’enrichissement collectif au détriment d’un apauvrissement individuel François, ça ne me fait pas vibrer d’émotion. Ça ressemble beaucoup trop à une autre arnaque dont les oligarchies ont le secret.

    Doublez les profits d’Hydro Québec et quadruplez les profits de Loto québec et vous allez constater que Charest va continuer de faire des déficits.

    Est-ce que le problème est le manque d’argent ou ne serait-ce pas plutôt le fait que plus il y a d’argent dans les coffres plus le gouvernement dépense de façon inconsidérée ? Avez vous une idée François de ce comment ça se passe dans les ministères et organismes gouvernementaux ?

    je pourrais vous démontrer dans un organisme que je connais bien comment l’argent public est dilapidé. et je pourrais vous prouver que la notion de reddition de compte et «l’imputabilité» des «gestionnaires» est une farce sinistre…

    Quoiqu’il en soit il y a d’autres façons de contribuer à la société. Je suis retraité. je n’en ai rien à cirer d’un condo en Florida. Je travaille bénévolement et à temps plein pour un organisme qui s’emploie dans un domaine praticulier et précis, au développement économique social et environnemental dans ma région.

    Nous sommes plusieurs à nous y employer et nous entrevoyons de la vraie création d’emploi et de la vraie richesse dans un avenir prévisible. Je ne préciserai pas davantage vous le comprendrez.

    Et pour répondre à une autre de vos questions : Hé bien non, je ne fais pas partie du groupe de tante Françoise.

  22. le 28 jan 2010 à 10:59 daveyy

    Non Gilles, ma rente viendra de la RRQ et non du privé que vous semblez diaboliser d’ironie.

    Vous avez tout croche avec votre exemple de la réduction actuarielle pour les rentes anticipées. En effet, la RRQ permet une rente anticipée à partir de 60 ans, mais avec une réduction de 6% par année d’anticipation, donc à 60 ans je peux prendre ma rente qui sera réduite de 30% ma vie durant.

    « Avez vous une idée du ravage que cela fait ou fera dans les finances personnelles de ces personnes si elle persistent à prendre leur retraite en étant pénalisée de 6, 12 18, voire 24% ?«  Gilles

    Oui j’ai une très bonne idée, pour répondre à votre question directement, le ravage que vous aurez à subir est beaucoup moins important que pour moi et tous les autres travailleurs du Québec qui ont cotisé obligatoirement à la RRQ.

    Pourquoi 6%, parce que semble-t-il que c’est le véritable coût d’une telle rente anticipée. Ce qui veut dire que l’exemple que vous donnez et pour lequel vous vous apitoyez sur votre sort, et bien cette réduction représente un avantage relativement généreux que les autres n’ont pas.

    « Quelques éléments de ce projet : les banques de maladies vont être abolies alors que présentement elles s’accumulent à raison d’une journée par mois de service tant que la personne est en service, et se vide graduellemtn, généralement dans la phase de pré-retraite. C’est un changement radical« 

    Moi quand je suis malade, je ne travaille pas et je ne gagne rien. Me semble qu’avoir le privilège d’être payé quand-même lorsqu’on est malade est un avantage. Pouvoir encaisser les journées maladies non-utilisées parce qu’en bonne santé me semble de l’abus. Mais encore, à vous lire, le gros bon sens devient un changement radical, une atteinte au droits des travailleurs.

    Évidemment dans votre petit monde ouaté les perspectives sont différentes. Ce qui est un privilège pour la masse des citoyens devient un droit intouchable pour vous, en plus payé à 100 % par ceux qui n’ont pas de tels privilèges.

    Et vous questionnez la remise en question du modèle en plus !

  23. le 28 jan 2010 à 14:32 Michel Hébert

    J’ai bien aimé votre livre et voici ma vision des choses.
    Mon Québec idéal
    Nous vivons une époque charnière où le niveau de vie de la classe moyenne des québécois acquis après la guerre et la Révolution Tranquille est menacé. Cette même classe qui paie les impôts est le moteur de notre système. La pollution insensée créée par tous nous promet des jours apocalyptiques si rien n’est fait. Notre économie première, textile, forets, aluminium etc. est aux mains d’étrangers. Notre éducation est en déclin et nos cerveaux s’expatrient, notre haute finance est gérée par des aventuriers incompétents qui abandonnent le navire naufragé avec des chaloupes en or après avoir coulé ce dernier en toute impunité. Notre gouvernement libéral se cache derrière des « mécènes » douteux et les protège semble-t-il, gouvernement élu sous de faux prétextes (caisse de dépôt légèrement déficitaire de -40 milliards ainsi que le budget presqu’équilibré). Que dire du fédéral qui pour ceux qui veulent bien voir, va et veut affaiblir le pouvoir décisionnel du Québec à la chambre des communes avec sa loi C-56 entre autres reléguant insidieusement le Québec à un statut de quémandeur. Il est clair qu’après Meech et Charlottetown, tous les efforts légitimes et de bonne foi pour signer une constitution avantageuse pour le Québec ont été vains. Constitution que le gouvernement actuel ne veut pas ouvrir (et peut-être jamais). L’idéologie progressiste du Québec s’éloigne de celle du reste du Canada en environnement et en justice entre autre. Quand aurons-nous un gouvernement responsable et honnête qui va établir les enjeux de la séparation.
    Il est grand temps d’agir. Reprendre aux asiatiques notre industrie manufacturière, ralentir notre dépendance au pétrolières carnivores en créant du biocarburant avec nos déchets domestiques et forestiers. On peut même construire une voiture en aluminium munie d’un moteur biénergie, Hydro-Québec et Bombardier ont la technologie pour ce faire. Avoir le contrôle total sur notre immigration et reformuler notre charte des droits et libertés et nous libérer de celle de Trudeau afin de ne plus accueillir des extrémistes futés qui se jouent de nos lois pour implanter ici perfidement leurs us et coutumes et nous protègerions ainsi ceux et celles qui ont quitté leur pays pour justement venir chez nous pour échapper à ces ignominies.
    Refaisons le système d’éducation et protégeons nos élèves élites qui sont sacrifiés aujourd’hui pour aider à n’importe quel prix les moins doués. Retirons comme l’a fait la Suisse, le programme insensé de la réforme et revenons aux vrais valeurs de l’éducation, la connaissance et le dépassement de soi et non pas le nivèlement par le bas et abolissons ces cours d’éthique et religions qui abêtissent nos enfants et surtout redonnons l’école aux garçons, la mixité nuit et éloigne les enseignements masculins frileux de l’éducation. Cette école devra être bilingue sinon trilingue pour faire face à l’ouverture sur le monde. Sauvegardons notre langue et notre culture minées par le multiculturalisme vicieux de Trudeau. Il nous faut un robin des banques puissant pour mettre fin à l’exode de notre argent dans les paradis fiscaux par des opportunistes sans scrupules. Nationalisons notre or bleu, source vitale et pilier de notre avenir et gardons nos scientifiques ici dans des entreprises avant-gardistes. L’Inde produit des ingénieurs par centaines et les Chinois, des avions et des automobiles qui viendront bientôt envahir notre marché. On nous promet des centaines de milliers d’emplois à combler, lesquels? Si nous ne créons pas des mesures américaines style « Buy American » nous deviendrons seulement des consommateurs de produits étrangers et employeurs d’expertises d’outremer. Notre système de santé sera bientôt engorgé par les baby-boomers vieillissants. Qui paiera les pensions et les frais médicaux?
    En somme, commençons à prendre notre courage à deux mains tout comme l’on fait nos ancêtres qui ont bâti notre pays, le Québec et continuons leur travail au lieu de « surfer » sur l’indifférence et sur un confort artificiel que nous ressentons, car le réveil sera brutal et périlleux pour nos enfants. Les ménages s’endettent sans soucis apparents et s’enlisent dans la surconsommation. Devenons un peuple libre et mettons fin aux ergotages constitutionnels. Créons de la richesse, ayons la maturité, la fierté de décrocher d’un fédéralisme désuet et aliénant qui de toute façon sera géré sinon par l’Alberta (les conservateurs) ou bien l’Ontario (les libéraux) comme le disait Denis Coderre. La péréquation est au Québec ce que le BS est aux profiteurs amorphes et générationnels. Du cran il en faut, faisons mentir Trudeau qui avait qualifié jadis monsieur Bourassa, donc nous tous de mangeur de hotdog. Pourquoi en est-il ainsi qu’en 1949 après deux référendums nécessaires dont un ultime qui a annexé Terre-Neuve à la fédération Canadienne par seulement 52%, nous, le Québec ne pourrions pas en sortir avec le même pourcentage en toute légalité sans devoir subir les menaces de représailles militaires (dixit Jean Chrétien) sans parler de la loi sur la clarté imposée par encore Jean Chrétien par l’entremise de son laquait (Stéphane Dion) et rappelons nous que les Terre-Neuviens ont été soudoyés par le fédéral de l’époque en charcutant notre Québec pour leur offrir notre Labrador, un crime impardonnable. Si on veut savoir notre avenir, il faut connaître notre passé et enseigner notre vrai histoire aux générations futures dont principalement les étapes suivantes : La colonisation, la résistance malgré la domination anglaise et l’aliénation par l’église, les patriotes, le début de la prise en charge de notre électricité par Adélard Godbout, Duplessis, le contrôle de notre économie par les Québécois, le maitre chez nous de Jean Lessage, Hydro-Québec, l’élection du PQ, l’identité Québécoise, la caisse de dépôt, une reconnaissance mondiale et éventuellement la naissance d’un pays à venir. Mon Québec idéal aura aussi un armée autonome qui sera soumise à la volonté des Québécois qui ne répondra pas aveuglément aux ordres de la chef des armées du Canada, la gouverneur générale du Canada, représentante de la reine d’un autre pays, l’Angleterre, et ne répondra pas non plus aux serviteurs des américains, le premier ministre du Canada pour envoyer ses jeunes à l’abattoir comme en Afghanistan dans une guerre inutile (Normand Lester). Car en 2011 au presque, lorsque l’ONU, le Canada et les USA se retirons, des milliers de talibans reprendront le pouvoir et continuerons leur domination comme si rien ne s’était passé. Après des années de guerre futile qui ont couté 6 milliards aux Canadien et la vie de 140 soldats tués bêtement. Mon Québec verrait à refaire le système judiciaire afin que ceux et celles qui font fi de la vie des autres (les bandits à cravates, les assassins, les pédophiles, les éponges éthyliques qui après la 20ème condamnation finissent par tuer quelqu’un avec leur voiture) ne s’en tirent pas avec une sentence ridicule ou même après un crime crapuleux, ils feront face à la peine de mort. Un gouvernement courageux aura décider cette ultime sentence après une consultation populaire favorable à 69 % (la Presse, janvier 2010) évitant ainsi l’hôtel de la prison pendant 15 ans 20 et 25 ans au coût de 70 000 dollars par années pendant que la famille des victimes se trouvent dévasté et sans compensation.
    Un système de santé juste qui respectera les citoyens et les personnes âgés et qui sera plus hermétique aux profiteurs étrangers qui viennent ici faire soigner leur famille à nos frais. Un système à deux vitesses et un ticket modérateur aidera grandement. Amincir le poids de l’État, présentement il y a un dédoublement de fonctionnaires fédéraux et provinciaux qui nous coutent une fortune. Remettons en vigueur un principe de monsieur Bourassa qui demandait aux chômeurs et bénéficiaires de l’aide sociale un effort supplémentaire pour un retour au travail et un suivi serré sur la remise des chèques.
    Les tenants du statu quo léthargique nuisent à l’essor du Québec tel des Tanguy confortablement (pour l’instant) installés dans le lit de leurs parents (le fédéral) attendant des jours meilleurs. Rappelons-nous que les piliers de notre histoire moderne, messieurs Lévesque, Parizeau et Bouchard était des fédéralistes convaincus, mais qui comme 49 % de la population (référendum 95) ont compris que le Québec était mal protégé et représenté à Ottawa (i.e la nuit des longs couteaux le 4 novembre 1981) et que la seule solution plausible pour l’avenir ce serait la création d’un pays le Québec. En attendant, le Bloc Québécois veille sur nos intérêts à Ottawa.
    Le Québec est riche et viable en tant que pays (Jean Charest l’a bien affirmé à Paris), mais il faut se ressaisir et c’est urgent. Les prophètes de malheur prédisent la disparition de notre langue et l’assimilation dans un avenir plus ou mois rapproché. Alors, debout citoyens de ce pays le Québec. Depuis 50 ans, 111 nouveaux pays ont vu le jour. L’écosse et la Catalogne sont aussi au seuil d’un statut d’état comme nous.
    « On va toujours trop loin pour les gens qui vont nulle part » Pierre Falardeau
    « Pour les lâches, la liberté est toujours extrémise » Pierre Falardeau
    « Ils sont grands parce que nous sommes à genoux » Étienne de La Boétie
    « Être libre, ce n’est pas seulement se débarrasser de ses chaînes ; c’est vivre d’une façon qui respecte et renforce la liberté des autres. » Nelson Mandela
    « L’indifférence mène à l’insignifiance » Michel Hébert
    En conclusion, mon Québec idéal sera prospère, sans dette, instruit et fier, mais surtout indépendant. Il siégera à l’ONU pour pouvoir voter sur le sort du monde tout comme le fait la minuscule Ile de la Dominique. Le nouveau Québec et la Baie de Gaspé regorgent de gisements de diamants, de minéraux et de pétrole qui n’attendent que d’être exploités. L’avenir peut-être très prometteur dans un contexte de mondialisation qui ouvre ses portes à un Québec autonome libéré de son boulet fédéral.
    Tout ça n’est-il qu’une utopie ou une réalité, il n’en tient qu’à nous.

    Michel Hébert
    P.S. À quand votre retour en politique?

  24. le 28 jan 2010 à 17:19 Pierre-Olivier Bastien-Dionne

    @ Michel Hébert

    Je n’ai pas envie de vivre dans votre Québec. Le pretectionnisme, autant économique que culturel n’a que des connaissances fâcheuses. L’achat local appauvrit économiquement, et ce centrer sur soi avec des lois coercives sur la culture relève de l’engineering social.

    L’indépendance du Québec peut se faire, mais je dénonce ce projet pas pour sa nature, mais bien à cause des gens qui la souhaitent. Ils se drapent dans le manteau de la liberté, alors qu’ils ne veulent que changer les chaînes des Québécois. Rappatrier les pouvoirs du fédéral pour pouvoir mieux imposer leur langue, leur culture, nationaliser massivement et intervenir davantage dans la vie des gens. Je n’appelle pas cela la liberté. La liberté, c’est la possibilité de faire des choix. Un Québécois libre, c’est un Québécois qui peut choisir où il va travailler, étudier, quelle langue il va parler, quelle religion pratiquer, quoi manger… tout en étant responsable de ses actes, et en ne brimant pas la liberté de ses voisins de faire de même.

    La seule indépendance que je vois à court terme pour le Québec c’est l’indépendance économique. Le Québec se comporte comme l’adolescent qui prétent être libre mais habite chez ses parents, mange leur nourriture, emprunte leur voiture tout en leur manquant de respect. Si cet adolescent veut quitter le nid parental, il doit d’abord apprendre à gagner sa vie par lui-même.

    Pour promouvoir le développement économique je ne vois que deux solutions: rendre la fiscalité attayante, et diminuer la réglementation, les bâtons dans les roues qui empêchent tout entrepreneur, surtout les plus petits, de démarrer une entreprise, d’offrir de l’emploi, de payer des impôts, de contribuer à la vie sociale et économique du Québec. Le protectionnisme et le corporatisme c’est le cancer qui ronge le Québec, la source de la plupart des problèmes dont on entend parler aujourd’hui: corruption dans la construction, subventions aux pharmaceutiques, Norbourg, etc.

    La solution? Plus de libertés, moins de gouvernement. Moins on a de gouvernement, moins on a besoin de quêter l’argent qu’on nous a confisqué, qui nous revient de droit.

    Les Québécois doivent couper leur chaînes, s’affranchir de leur goelier avant de se pencher sur la question de bâtir un pays. C’est de cette seule manière que l’on pourra bâtir un pays prospère, libre et fraternel, qui pourra rayonner et perdurer dans le temps. Mais quand ce jour viendra, j’ai bien peur que nous serons morts.

  25. le 07 fév 2010 à 16:55 Sebas

    Je partage avec vous cette réflexion:

    Si un état prend une place énorme dans la vie de ses citoyens, et si ces citoyens acquièrent le réflexe de demander à l’état de s’occuper de sa santé personnelle, de sa mort, de sa vieillesse, de son enfance, de son éducation, de son alimentation (peut-être un jour?), de son toit (?), de ses relations (conjoints de faits ou mariages hétéros ou homos) , etc, pensez-vous qu’il y a une lien à faire entre cette réalité… et le fait…

    - que nos corps soient ‘nationalisés’ (ex: l’état veut que nous mangions bien, que nous arrêtions de fumer, que nous nous occupions de nos jeunes/vieux, que nous soyons courtois les uns envers les autres, etc, etc, etc, etc, etc),
    - que l’état soit en train de vouloir nous imposer ses valeurs (cours ecr);
    - que les individus deviennent de plus en plus irresponsables (ex: hausse incroyable de l’avortement ‘gratuit’, du suicide depuis les années 70, de la peur de la souffrance, etc);
    - que l’individualisme et l’égoïsme soient en augmentation (« ben oui, nous payons tellement d’impôts et le wouherneman va s’en occuper » (sic) );
    - que la solidarité -entre individus libres et responsables- baisse de façon drastique;
    - que le nivellement par le bas soit présent presque partout,
    - etc ?

    Avant le révolution tranquille, les Québécois étaient dépendants de l’Église pour la santé, l’éducation, l’aide à l’enfance, pour s’occuper des pauvres, etc, etc,. Mais l’état collectiviste n’existait PAS.

    En réalité, l’état n’existait pratiquement pas(son budget était minime et la dette inexistante), sauf pour protéger nos droits individuels fondamentaux, construire quelques routes, etc.

    Et aujourd’hui il (i.e. le Québécois), est dépendant de l’état et des syndicats dans presque tous les domaines de sa vie. Le premier ’système’ était basé sur les besoins de l’individu, le 2e est basé sur le collectif (ou ‘le bien commun’).

    Quand allons-nous prendre conscience de ces ‘petites’ réalités qui ont un énorme impact -négatif- sur nous tous ?

    Quand allons-nous tous revendiquer plus de liberté face à l’état, et ce, pour se responsabiliser?

    Quand allons-nous voir que ‘le bien commun’ est probablement la chose le moins définissable au monde (et surtout par l’état ou un syndicat), et que tout ça, ne peut que nous mener vers un mur incroyable.

    Quand allons-nous réaliser que plus nos libertés INDIVIDUELLES seront protégées face à l’état (et vraiment toutes nos libertés), et que plus nous analyserons le monde sous le prisme des besoins INDIVIDUELS, plus l’individualisme va baisser et plus la solidarité et la responsabilisation individuelle vont augmenter ?

    Ce n’est pas un paradoxe, car il y a vraiment un lien de cause à effet très clair entre les 2.

    Nous ne pouvons pas revenir en arrière, mais nous pouvons trouver de nouvelles façons pour se sortir des dérives de la collectivisation/étatisation de nos vies.

    Voici une piste et un beau compromis (qui n’en est pas réellement un), entre les droits individuels ’sacrés’ et le ‘bien commun’: des coops d’éducation, de santé, etc.

    J’en aurais beaucoup, beaucoup plus long à écrire, mais je m’arrête là.

    Qu’en pensez-vous ?

    ***

    Voici 2 questions précises à tous ceux qui prônent une étatisation/socialisation/collectivisation/syndicalisation obligatoire/etc, de notre santé et de notre éducation (pour ne nommer que ces 2 domaines):

    1)
    Pourquoi ne pas nationaliser notre alimentation et notre habitation, 2 «trucs» 10x plus importants que les 2 autres?

    2)
    Qui a placé dans nos têtes l’idée -saugrenue- que « rien n’est plus important que l’universalité de la santé/éducation » ?
    A qui profite le plus le « crime » ?