La vérité cachée
29 avril 2009 par Joseph Facal
L’une des choses que je trouvais les plus dures en politique était de faire semblant de connaître la réponse à un problème.
Mais pourquoi, demanderez-vous, se sentir obligé de jouer la comédie ? N’est-ce pas habituellement un signe de sagesse ou de respect d’autrui que d’admettre notre ignorance ?
Les critères de la vie courante ne tiennent cependant guère en politique. Il y a certes des degrés dans la bonne foi, comme il y a diverses teintes d’une même couleur.
Mais en politique, si vous avouez trop votre ignorance, un éditorialiste saluera peut-être votre franchise, mais vos adversaires, qui, eux, feront semblant d’avoir toutes les réponses, retourneront votre franchise contre vous. Le ministre, diront-ils, ne connaît pas son dossier.
D’où cette pléthore de comités de toutes sortes que les gouvernements mettent sur pied : c’est pour se faire donner ces réponses qu’ils ne connaissent pas.
Prenez par exemple l’Afghanistan. Au cas où vous l’auriez oublié, nous sommes en guerre.
La vraie raison de notre présence n’est pas d’y amener la démocratie ou d’émanciper les femmes. C’est d’empêcher les terroristes islamistes d’en faire la base de lancement de leurs opérations en Occident.
Nos militaires affirment maintenant que la guerre ne peut plus être remportée par des moyens exclusivement militaires. Pour les esprits simples, pas de problème : il faut donc partir, d’autant qu’il n’aurait jamais fallu y aller.
Disons-le clairement : un départ précipité de nos troupes serait pour les fondamentalistes une victoire encore plus glorieuse que les attentats du 11 septembre 2001. Au lieu de les apaiser, elle les relancerait. La victoire donne toujours faim de nouvelles conquêtes.
Négocier alors ? Pas simple. La guérilla est, paraît-il, extrêmement décentralisée et ne répond pas à un commandement unifié : votre vis-à-vis ne pourrait donc vous garantir une paix étendue et durable.
Dans le fond de lui-même, Barack Obama ne sait pas trop quoi faire. Il n’a pas de réponse pour le moment. Mais pour les raisons que j’ai évoquées plus haut, il ne peut montrer ses doutes.
Admettons un instant qu’il ouvre des pourparlers parce qu’il est devenu clair que la population américaine n’a plus le goût d’endurer d’autres sacrifices, ou que des gains militaires ne sont plus possibles.
Quel intérêt les talibans auraient-ils alors à négocier de bonne foi ? Pourquoi se contenteraient-ils d’une demi-victoire si, en attendant deux ans de plus, ils peuvent remporter une victoire complète ?
Certes, si vous entamez un dialogue, c’est forcément une admission que vous n’espérerez plus une victoire complète. Mais pour que ce dialogue soit autre chose qu’une reddition déguisée, il faut obligatoirement le faire à partir d’une position de force.
Concrètement, cela signifie faire deux choses en même temps. Il faut certes chercher des interlocuteurs. Peut-être y a-t-il parmi les insurgés de gens qui sont davantage des nationalistes outrés de voir leur pays envahi par des étrangers, plutôt que des fanatiques religieux.
Mais en même temps, les États-Unis doivent montrer leur détermination et ne pas laisser paraître leurs doutes. C’est ce que fait Obama en annonçant l’envoi de 17 000 nouveaux soldats, plus de ressources pour l’armée afghane, et en répétant qu’il entend gagner cette guerre.
Conclusion : politique et vérité entretiendront toujours, forcément, une relation compliquée.
16 réponses à “La vérité cachée”
C’est la raison pour laquelle les citoyens n’ont généralement aucune confiance dans leurs élus. À chaque fois qu’ils ouvrent la bouche, c’est pour mentir ou dire des stupidités.
@Gilles Laplante: En même temps, je pense que plusieurs citoyens n’ont tout simplement pas le goût d’entendre la vérité. Il faut croire que pour plusieurs, « Ignorance is Bliss »!
Les politiciens ont peur de dire qu’ils ne connaissent pas leurs dossiers car ils voient des échéenciers de très cours terme (réélections à la prochaine élections, assention dans le caucus pour pouvoir avoir des meilleurs postes, etc.) Cependant, certains politiciens ont fait le d’être honnête et humble et cela leur a donné un grand capital de sympathie à long terme. Je pense notamment à René Lévesque qui était un homme très honnête et qui restera pour longtemps l’homme le plus admiré des Québécois. Dans le monde d’aujourd’hui, certains politiciens municipaux on réussis à s’attirer un grand capital de sympathie pour leur honnêté et leur franc parler. Je pense notamment à Régis Labeaume, Jean Tremblay et Stéphane Gendron. Évidemment, il y en a qui en profite pour les dénigrer et les attaquer sur leur manque de jugement. Cependant, on ne peux nier qu’ils sont directs et très populaires dans une tranche de la population. En comparaison de Gérald Tremblay qui pu la naiveté et l’hypocrisie…On en aura la preuve en nomvembre lorsque Labeaume sera réélu avec une majorité écrasante et un taux de vote 2 fois plus élevé que Tremblay à Montréal! Pour être honnête, ça prend du courage ce qu’il manque cruellement sur la scène politique provincial et fédéral. Les équipes de communications et les équipes des leaders s’assurent que les députés ne disent rien et suivent toujours la ligne et aucun d’eux n’a le courage de le faire.
J’aimerais vous informer sur un petit problème technique. Dans mon lecteur RSS j’ai accès a deux de vos nouveaux textes. Mais, quand je clique le lien je reçois ce message;
Oooops…quel est ce lien?
Le serveur ne trouve pas ce que vous cherchez!
Le serveur a épuisé toutes ses possibilités avant d’afficher cette page.
Le serveur n’a pas trouvé ce que vous demandez. Essayez une recherche ou parcourez les archives.
pour les deux textes suivant: De l’audace ? et Les grands enfants
@Gilles Laplante: Ou tout simplement, malheureusement la masse est trop débile pour que la vérité et les vrais enjeux leur soit révélé. Tout particulièrement les unilingue francophone d’Amérique qui sont gavé comme des canards par de l’information spectacle à la TVA. Ou des répétitions abrutissante avec des lectrices de nouvelle sexy mais tarte à la LCN.
J’imagine mal W.Bush essayer d’expliquer les vrais raisons de l’invasion de l’Irak lors d’une conférence de presse. je l’imagine mal expliquer le combat entre l’Euro et le dollars US. La masse s’y perdrait. Donc, c’est plus facile ainsi: Arme de destruction massive, 9-11, pétrole.
La majorité de la population est peu bien intéréssée par la politique et cela depuis le début du droit de vote. Sans vouloir être cynique, je suis certain que plus de 60% des Québécois ne savent pas la différence entre la gauche ou la droite.
Donc, est-ce par un manque d’intêret?
Est-ce par le fait que beaucoup de gens
commencent à être fatigués des gouvernements minoritaires et des élections aux années par la fatigue du voteur?
Bien entendu, la population ne réalise pas c’est quoi vivre dans un pays où il n’existe qu’un parti et pas d’élections libres. Donc, plusieurs personnes prennent le vote comme de l’acquis.
@Jeff-TVQC:
Bizarre, car j’ai mis un commentaire sur un de ces deux textes fantômes qui ont soudainement disparus. Est-ce la Police de l’Internet qui refait surface?
@Joseph Facal:
Le problème avec l’Afghanistan est que cette mission est mal vendue car une grande partie de l’argent qui est investi est fait dans le domaine de l’humanitaire. Soit dit, on ne dit pas que la mission en Bosnie a duré plus de 15 ans ou celle à Chypre dure depuis les années 70!
Le gros problème est que l’opposition qui est contre la guerre en Afghanistan (soit le NDP et le Bloc) a vraiment les mains liées car l’administration Obama se sert de cette mission comme élément pour avoir une certaine crédiblité auprès des militaires américains. Est-ce que cette même opposition qui considère Obama comme le Dieu tout-puissant (tout comme le PLC d’ailleurs) voudra lui déplaire?
@Francois Aubin
Le plus ironique est que René Lévesque était considéré par certains dans son parti au milieu des années 80 comme un vrai traître car il était bien modéré face à beaucoup de pur-et-durs dans le parti. Bien que j’aie tendance à avoir un grand respect pour cet homme pour ses positions face à l’exercice démocratique et du fait qu’il avait tendance à voir au délà de son propre nez comparativement à certains ministres dans son parti qui ne valaient pas très cher la livre. Par contre, l’imaginaire collectif a tendance a oublier que le régime péquiste entre 1982 et 1985 était fort problablement un des gouvernements les plus divisés et difficiles de l’histoire politique du Québec et qui aurait pu carrément mener à un véritable effrondrement de ce parti.
@Jeff-TVQC
À part RDI, TV5 ou certaines chaînes spécialisées comme Historia ou Z, je dois dire que je n’écoute plus beaucoup la télévision Francophone. Le gros problème est que TVA et même Radio-Canada essayent de transformer toute leur programmation en simple placement de produits dérivés en rendant leurs téléspectateurs comme des véritables zombis. LCN est fort problablement un bon exemple de cela.
Je dois aussi dire que Radio-Canada m’a perdu lorsqu’il est rendu que les contribuables doivent payer pour des émissions (comme Tout le Monde en Parle) qui sont à un même niveau de médiocrité que TVA ou TQS avec autant de publicité que ces deux autres chaînes.
Monsieur Facal,
Je sais que je suis hors sujet avec ma question…Je me demande pourquoi les deux textes que vous avez publié sur votre fil RSS en date du 27 avril (Les grands enfants et De l’audace ?) ne se retrouvent pas sur votre blogue. Je les trouvaient pertinents pourtant.
Casimir et Jeff ont identifié un problème technique réel. J’en cherche la cause moi aussi. Trois textes – un sur l’ADQ, un sur le PQ et un autre sur notre «adolescence collective» – sont mystérieusement «disparus». J’essaie de résoudre le problème. Merci d’être à l’affût.
Salut Joseph,
Les vacances ont été bonnes? J’espère que tu ne reviens pas du Mexique!!!
Juste un petit mot pour te souligner que les 253 employés du Journal de Montréal sont toujours en lock-out?
N’oublie pas d’avoir une pensée pour eux lorsque tu rédigeras ta prochaine chronique dans le JdeM…
« politique et vérité entretiendront toujours, forcément, une relation compliquée. »
À l’impossible, nul n’est tenu. Les députés ne sont tenus qu’à leurs deux serments:
« Je, (nom du député), déclare sous serment que je serai loyal envers le peuple du Québec et que j’exercerai mes fonctions de député avec honnêteté et justice dans le respect de la constitution du Québec ».
Le serment d’allégeance prescrit par la Loi constitutionnelle de 1867 est aussi exigé.
Je, ……………, déclare et affirme solennellement, sincèrement et véritablement que je serai fidèle et porterai vraie allégeance à Sa Majesté la reine Elizabeth Deux.(2)
Ils peuvent mentir s’ils le font avec honnêteté et justice et en étant loyal au peuple du Québec. Remarquez le singulier. Le libellé est de 1999.
Dans son récent Code pour une éthique globale, concernant le mensonge, Rodrigue Tremblay propose comme cinquième commandement sur 10: ne domine pas les autres par le mensonge ou autrement.
@fécal
Vous avez une fixation qui ne peut être résolue ici. Je vous suggère le bureau du député Amir Khadir.
Je ne suis pas d’accord avec vous. La source du problème n’est pas ailleurs qu’ici. Ne faites pas comme Joseph qui est passé maître dans le ça-ne-me-regarde-pas! Faut croire que, jusqu’à présent, l’argent (lire son cachet pour chacune de ses chroniques dans le JdeM) est plus «fort» que sa conscience…
répondu en vrai syndicaleux, ceux qui se disent toujours solidaire avec l’argent des autres jamais avec le leur !
Les journaux partout en occident se meurent alors que leur marché se métamorphose complètement et tout ce qu’on entend des journalistes c’est qu’ils veulent « protéger les acquis ». Allez en parler avec les travailleurs de l’automobile et ils vous répondront que les acquis n’existent plus. Demandez aux employés du San Francisco Chronicle ce qu’ils ont du concéder afin de sauver le seul quotidien dans une ville deux fois la taille de Montréal.
Bientôt il ne restera qu’un quotidien français ici et je peux vous prédire sans avois peur de trop me tromper, que celui qui survivra aura les employés les plus polyvalents.
Mais libre à vous de continuer à vous acharner sur le passé et la solidarité déplacée. M. Facal ne fait pas partie des employés, ne bénificie en rien de leurs conditions de travail bonifiées ou diminuées par une grève ou un lockout.
NB Le National Post suspend sa publication les lundis…le train s’en vient et plus vite que vous ne le pensez.
@ daveyy
Faut vraiment mal connaître cette industrie pour s’appuyer sur des exemples provenant des États-Unis et même du Canada anglais pour étayer sa «thèse». Ne savez-vous pas que le Québec est distinct?
Les journaux qui ferment leurs portes, qui réduisent le nombre de jours de parution ou qui font le saut dans Internet possèdent une masse salariale beaucoup plus grande que celle du Journal de Montréal.
À la fin du mois de janvier, le L.A. Times a annoncé la mise à pied de 300 employés. De ce nombre, «seulement» 70 travaillaient dans la salle des nouvelles. Et savez-vous comment il en reste dans ladite salle des nouvelles? Environ 650. Combien étaient-ils en 2001? Environ 1200.
Des 253 employés mis en lock-out au Journal de Montréal, environ 100 personnes travaillent dans la salle des nouvelles. De ce qu’on m’a dit, ces travailleurs de l’information seraient les plus productifs dans leur domaine. Personne d’autres ne pourraient produire autant de pages par semaine avec un si petit effectif.
On est très loin des 600 travailleurs du L.A. Times qui, lui, perd de l’argent depuis plusieurs années.
À l’opposé, vous seriez bien étonnés de savoir combien de millions Quebecor engrange chaque année seulement avec le Journal de Montréal. Je ne vous lance pas de chiffre de peur que vous vous évanouiiez…
Au Québec, les groupes de presse ont toujours réussi à contrôler la croissance de leurs salles des nouvelles pour éviter les situations qu’on trouve de nos jours ailleurs dans le monde, comme l’exemple probant du L.A. Times.
Alors, les raisons données par Pierre Karl Péladeau pour mettre à la rue 253 employés ne tiennent pas la route. Il se sert du contexte économique mondial – et celui des journaux en particulier – pour exiger des concessions inimaginables à un groupe d’employés qui a pourtant fait la renommée du fleuron de Quebecor, le Journal de Montréal.
Une explication pour cet acharnement? Plusieurs pensent que PKP veut augmenter davantage les bénéfices du Journal de Montréal – sa filiale la plus rentable – pour éponger les pertes qu’il subit à la suite de transactions qui ont mal tourner… La chaîne de journaux canadiens SUN en serait un bon exemple.
Les 253 lock-outés du Journal de Montréal ne sont toutefois pas sourds ni aveugles. L’industrie des quotidiens se transforme. Quiconque ne le constate pas vit sur Mars.
C’est pour cette raison que les employés étaient disposés à faire des concessions somme toute significatives – comme l’établissement d’un site Internet (les lock-outés ont lancé le site ruefrontenac.com en réplique) – pour aider l’employeur à rester des plus compétitif et à conserver son titre de numéro un au Québec.
Mais après avoir fait semblant de négocier, le patron a pris une décision qu’il pourrait regretter longtemps: mettre ses employés en lock-out pour une longue période et faire le journal à sa manière. C’est-à-dire prendre tous les moyens possibles – légaux ou non (comme l’emploi de scabs ou l’ajout d’une deuxième chronique hebdomadaire pour un chroniqueur comme Joseph Facal) – pour publier un journal à tous les jours.
C’est un bel exploit, j’en conviens, mais c’est la meilleure façon de «tuer» le produit à long terme. PKP prend ses lecteurs pour des «épais» et pense qu’ils ne s’apercevront jamais de la baisse de la qualité (fautes d’ortographe, par exemple).
PKP n’a pas non plus une grande estime pour ses annonceurs. Il croit qu’ils ne se rendent pas compte que le tirage du Journal de Montréal est maintenu «artificiellement»… pour continuer à leur vendre les publicités au même tarif qu’au début du conflit.
Ils savent qu’il y a des piles de journaux qui ne sont pas vendus dans les dépanneurs, que plusieurs sont donnés chez d’autres commerçants et que ceux qui ont demandé à ce qu’on mette fin à leur abonnement continue de le recevoir… malgré qu’ils ne veulent plus le lire!
Tout ça est un beau gâchis. Je vous laisse le soin de déterminer qui en est le responsable…
(Pour revenir sur le sujet de base du débat)
Je crois que c’est justement cette idée du politique qui est voué à changer au Québec. On a un énorme problème de participation et d’intérêt en politique justement parce que les politiciens jouent encore la carte du « culte du sauveur invincible », le politicien stratégique qui ne pense qu’à faire tomber son adversaire. Le problème c’est que les gens ne sont plus aussi « religieux » qu’avant par rapport à la politique, c’est à dire que les plus jeunes générations ne veulent plus être un membre aveugle d’un parti et voter pour lui peut importe l’époque. Plus personne ne se définit comme un « rouge » par exemple. Les gens à la limite se présentent comme étant fidèles à des causes, comme « souverainistes » mais plus comme étant des disciple d’un tel parti.
La population a changé au Québec, mais les « stratégies » politiques n’ont pas changés. Les politiciens pensent que le peuple attend quelqu’un sans faille quand en réalité ils attendent quelqu’un qui va donner l’impression qu’il travail pour eux de manière honnête.
En ce sens qu’il y a moyen de nuancer ses jugements en politique et quand même d’aller chercher la population, le problème c’est les partis qui ne sont pas prêt à prendre ce risque et imposent à leur membre de jouer la sécurité avec la bonne vieille stratégie. Aucun politicien se risque à être honnête, mais en même temps c’est la seule façon dont quelqu’un pourrait clairement s’élever au dessus des autres et se démarquer.
Je ne dis pas que le peuple est aujourd’hui complètement rationnel et que Socrate remporterait des élections, simplement qu’à quelque part les partis vont devoir accepter le fait qu’il y a un sens critique plus fort qu’auparavant qui va rendre de plus en plus difficile pour un parti d’avoir une base fidèle qui ne remettra plus ses choix en question.
Cependant, je crois que ceci augure très mal pour le système politique Canadien et Québecois, en ce sens qu’il fonctionne vraiment s’il y a un parti qui arrive à se démarquer avec une majorité claire et forte. C’est un système qui a fonctionné longtemps parce que les gens avaient des allégeances très fortes et pratiquement aveugle, mais il sera très difficile d’aller chercher ce genre de mobilisation aussi claire chez les jeunes générations. D’autant plus que notre système, qui va chercher le gouvernement avec le parti majoritaire de l’assemblée législative, qui impose pratiquement pour son fonctionnement des lignes de parti très sévère. C’est à dire qu’étant donné que pour que le gouvernement existe et se maintienne, il faut que les députés soient tous soumis au parti et votent dans le même sens. Le député, qui normalement est sensé être un représentant d’un compté, est un simple outil politique qui sert à élir un gouvernement. Le député a les poing lié dans le système canadien, et ceci ne fait que contribuer à créer le sentiment populaire que le politicien n’est qu’une marionette.
C’est un système où il faut sacrifier la légitimité du représentant législatif pour avoir un exécutif.
C’est un système où le représentant n’a pas le droit de faire son travail honnêtement.