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La résurrection

Tard en fin de soirée, je mets en ligne une première réaction à chaud sur les résultats électoraux au Québec. On y reviendra évidemment.

Ainsi donc, encore une fois, la pierre tombale du Bloc avait été gravée prématurément. Finira-t-on par apprendre ?

Depuis deux ans, tout, absolument tout ce que faisaient les conservateurs visait à les positionner pour devenir majoritaires. C’est donc le retour à la case de départ pour eux.

Stephen Harper n’aura pas à chercher bien loin pour trouver qui blâmer : lui-même. Il avait au départ tous les atouts imaginables : une opposition faible et divisée, un bilan présentable, d’immenses moyens financiers et le choix du moment.

Il  aura maintenant de sérieuses explications à donner à ses militants. Voulant copier la recette de Brian Mulroney jadis, il avait fait de la reconquête du Québec l’axe central de toute sa stratégie.

D’où, par exemple, la «reconnaissance» de la nation québécoise, insignifiante dans les faits, mais déjà dure à avaler pour les anciens du Reform Party. Tout ça pour ça, diront-ils maintenant.                                                              

Confondant autorité et autoritarisme, détermination et entêtement, le chef conservateur a mené une campagne arrogante, paresseuse, truffée de gaffes, sans idées fortes, pensant que la faiblesse des autres lui suffirait. S’il y a une chose que les électeurs reniflent de loin et sanctionnent, c’est l’excès de confiance.

Les mises en garde du Bloc sur la vraie nature des conservateurs sonnaient creux jusqu’au moment où ces derniers se mirent à parler des jeunes contrevenants.  Les pneus de la voiture bloquiste retrouvèrent dès lors leur traction.

Les libéraux fédéraux, eux, sont parfaitement incapables de faire élire des candidats dans les comtés très francophones du Québec. Ils ne survivent chez nous que grâce au vote des communautés ethnoculturelles. Ils sont maintenant ce qu’ils ont toujours accusé les souverainistes d’être : une force politique basée sur l’ethnicité.                                                                 

Le Bloc, lui, est devenu une sorte de ballon d’hélium qui se gonfle et se dégonfle selon l’humeur des Québécois. Mais reconnaissons-lui le mérite de savoir parfaitement lire cette humeur et capitaliser sur elle.

Certains déploreront que les Québécois aient encore choisi de rester sur la touche et de ne pas participer à la construction du Canada, pour se plaindre ensuite de ne pas y être assez écoutés.

Il est vrai que l’influence du Québec au conseil des ministres, déjà pratiquement inexistante, va le demeurer.  Une Josée Verner, et peut-être même un Maxime Bernier, seront ministres par nécessité et non par mérite.

Mais de deux choses l’une : en votant à répétition pour le Bloc, ou bien les Québécois se montrent collectivement incapables de lire correctement leurs intérêts depuis plus de quinze ans, ou alors ils sanctionnent l’incapacité des partis fédéralistes à répondre à leurs aspirations.

La première hypothèse est une manière polie de les traiter d’imbéciles. La deuxième est une autre façon de dire que la question nationale du Québec demeure un problème qui attend sa solution. Si tant de Québécois votent pour le Bloc, c’est parce qu’ils sont mal à l’aise dans le Canada d’aujourd’hui.

Oui, le Québec est plus isolé que jamais. Et oui, la situation du Bloc est franchement bizarre. Mais il ne faut pas confondre la cause de la maladie avec ses symptômes.  

25 réponses à “La résurrection”

  1. le 15 oct 2008 à 4:30 unquebecoiserrant

    Je riais un peu en voyant les analyses dans La Presse aujourd’hui. Quelqu’un (était-ce M. Dubuc ?) disait que cela prouvait que M. Dion ne devait pas aller chercher le vote de gauche. Pourtant, si quelque chose à fait mal à tous les partis du centre au centre-gauche au Québec, c’est la montée du NPD et du parti vert. Dans bien des courses, le vote NPD était suffisant pour donner largement gagnant un des deux partis de “gauche”. Pour prendre un exemple extrême, le comté de Brossard a été gagné par le bloc par une marge plus petite que… le vote du parti Marxiste-Léniniste !

    M. Duceppe a martelé qu’il ne fallait pas voter pour Harper parce qu’il était idéologiquement très à droite (et malgré ses modifications stratégiques, ça n’empêche pas que la droite de M. Harper est beaucoup plus proche de Bush que celle de l’ADQ - on ne verrait pas une Marie Grégoire éliminer le mot “égalité” du mandat du Conseil du Statut de la femme).

    De deux choses l’une: ou bien les 38,5% de québécois qui ont voté pour le Bloc sont des indépendantistes qui font passer leurs allégeances nationales avant la polarisation gauche-droite, ou bien ils sont au moins en partis des gens qui ont trouvé Harper trop à droite à leur goût.

    Notez qu’on pourrait dire la même chose du reste des quelques 80% de vote anti-harper au Québec: il y probablement là-dedans une bonne partie d’indépendantistes qui (comme moi) ont envisagé de voter NPD ou même Libéral pour bloquer les conservateurs là où c’était l’option la plus solide. Après tout, on n’est pas en campagne référendaire.

    La leçon que je tire de tout ça pour ma part, c’est que les gens n’ont nullement peur de la gauche réaliste au Québec, que le mouvement indépendantiste est bien vivant, et qu’il nous faut un système proportionnel au plus vite, parce que les belles intentions des voteurs NPD, Verts, ou Québec Solidaire vont finir par nous mener exactement là où ils ne veulent pas du tout aller.

    Et dernière leçon: Gilles Duceppe est un type courageux. Chapeau !

  2. le 15 oct 2008 à 6:59 Garamond

    Il aurait été difficile pour le Québec de se donner plus de présence au sein du gouvernement Harper sans lui donner une majorité, option dangereuse et non souhaitée.
    En donnant 38% du vote au Bloc, les Québecois ont montré qu’ils ne voulaient pas d’un gouvernement fort, donc il m’apparait évident que l’élection d’un gouvernement minoritaire nous plait !
    Moi, ça me réconforte beaucoup de voir que Harper n’aura pas les coudées franches pour mettre à exécution toutes ses idées saugrenues…

  3. le 15 oct 2008 à 8:13 jcpomerleau

    Voici mon opinion qui fut publiée avant l’èlection. Qui devient un post mortem.
    ……………………

    La victoire de la nation québécoise !

    Pour le moment, apprécions la victoire de cette nation sur laquelle, libéraux, conservateurs, et médiacratie se butent le nez.

    À entendre les chroniqueurs de la médiacratie fédéralistes, il n’y aurait que des perdants dans cette élection. Or s’il y a un constat qui ressort clairement c’est bien le triomphe de la nation québécoise. Celle que les libéraux de Trudeau ont tenté de noyer dans le multiculturalisme canadien depuis 40 ans. C’est celle là qui refait surface pour leur faire payer le prix de leur méprise. Et qui réduit les conservateurs à un gouvernement minoritaire.

    Voilà donc ce grand parti Libéral, celui de la gouvernance naturelle, ramené au Québec au statut de tiers parti, réduit à fantasmer sur un éventuel retour au pouvoir par cette même nation dont il nie l’existence. Certains diront que c’est la faute au Chef. Mais qui l’a appuyé, et pour quelles raisons ? Le choix de Dion à la chefferie découle de la même logique négationniste vis-à-vis la nation québécoise. Il fut élu pour barrer la route à un Ignatieff, qui avait osé évoquer le concept de nation québécoise. Sa reconnaissance, sur le tard, de cette nation réduite à un concept sociologique, et cette dérisoire déclaration, « je suis aussi nationaliste que M Duceppe » ne suffiront pas à sauver M Dion de la chute. Exit Dion.

    Les libéraux auront-ils enfin compris la leçon ? Combien de temps se cogneront-ils le nez sur la réalité géopolitique qu’est l’état-nation du Québec avant de la reconnaître ? En attendant, c’est cette même nation qui prend une douce revanche sur Trudeau et ses héritiers.

    Ce que les libéraux n’ont jamais compris, M. Harper a cru le comprendre. Son flirt avec la nation québécoise lui a ouvert la porte du pouvoir minoritaire. Et, en fin finaud, il a pensé qu’une reconnaissance de la nation, réduite à une dimension ethnique, en l’enfermant dans un Canada uni, suffirait à lui assurer le pouvoir majoritaire. Ignorant ce qu’est la nation québécoise, la croyant sans substance, ses stratèges conservateurs ont fait l’erreur d’une coupure dans la culture : « L’âme et l’identité » de la nation. On ne pince pas ce nerf sensible sans une réplique. Un crochet de « gauche » du milieu artistique aura suffi pour envoyer les conservateurs au plancher. Mettant K.O leurs espoirs d’une majorité : Phoque Harper !

    Si au Québec, ni les libéraux, ni les conservateurs, ont ce qu’il faut pour justifier un appui des plumes à gages de Gesca, c’est dire la domination du Bloc. Mais, bien entendu, cette conclusion que seul le Bloc a assuré la victoire de la nation québécoise dans cette élection ne peut venir d’idéologues du fédéralisme se questionnant sur sa pertinence. Eux aussi, refusent de voir que leurs narrations de la planète Canada se butte sur la réalité de la nation québécoise. C’est pourquoi ils boudent sa victoire.

    Je sais, le Bloc n’a pas la capacité de nous donner la souveraineté à partir d’Ottawa. Son rôle, c’est d’être PRÉSENT pour la nation du Québec, en position de force, dans un parlement qui se fait à l’idée d’un gouvernement en perpétuelle minorité. Avec un Gilles Duceppe en pleine possession de ses moyens, ce positionnement augure bien pour la suite des choses.

    Le contexte n’a jamais été aussi favorable à notre cause. Les tensions géopolitiques internes de la fédération canadienne iront en s’amplifiant : les intérêts économiques divergents entre l’Ouest et l’Est ne feront que grandir. Et les intérêts des provinces primeront sur toutes autres considérations, même sur l’unité du pays. Nous sommes dans un nouveau paradigme, il y a des fissures dans le mur du ROC, et elles deviendront des brèches. À suivre….

    Pour le moment, apprécions la victoire de cette nation sur laquelle, libéraux, conservateurs, et médiacratie se butent le nez.

  4. le 15 oct 2008 à 10:52 Le prof de justice politique

    Bonjour,

    À mon avis, les plus grands perdants de ces élections, ce sont les journalistes. Mordant dans des techniques argumentatives de bas niveau, alliant suppositions et inductions sur jugements de valeur, très peu d’énergie réflexive était mis à la disposition des citoyennes et citoyens concernant les différentes “plate-forme” idéologiques des partis. Par exemple, plutôt que de s’attarder au fait que Monsieur Dion ne parvenait pas à faire “comprendre” son plan vert, plutôt que d’induire l’idée que ledit plan vert apportait que des nouvelles taxes, il aurait été pertinent que des tribunes journalistiques puissent décortiquer ledit plan vert et le critiquer constructivement sur la place publique. Ce qui aurait pu permettre une délibération collective non pas axée uniquement sur les taxes potentielles du projet (vert) des libéraux, mais plutôt sur les capacités dudit projet quant au devenir environnemental des canadiennes et des canadiens.

    Comme le mensonge semble inhérent à la politique, peut-on penser qu’un des devoirs des journalistes en période électorale serait de fournir aux populations la capacité de délibérer sur des enjeux globaux qui touchent plusieurs sphères de leurs existences (autre que l’hyper centration sur l’axe économique)?

    Le niveau actuel de réflexion et de raisonnement actualisé par les journalistes est déplorable. Plutôt que d’apprendre que Stephen Harper semble froid et distant comme individu, et de focusser sur cette nouvelle pendant 6 jours, pourquoi ne pas décortiquer ses axes de lutte, sa plate-forme idéologique et la comparer avec les autres partis, avec les valeurs canadiennes, avec les fondements législatifs qui balisent les liens entre l’État et les citoyennes et citoyens.

    Je souhaite que les journalistes se préoccupent davantage de leur rôle et de leurs responsabilités éthiques et déontologiques au sein d’une démocratie participative comme la nôtre. Ils ont un rôle de premier plan et des influences certaines sur l’oppinion publique.

    Il suffit de pasteuriser la pensée avec des contenus de pensée de bas niveau. Nous jouons notre devenir comme peuple, comme nation canadienne, et cela dépasse l’individu, le chef ou le parti.

    N’oublions jamais que pour formuler une évaluation de la situation politique, pour porter un jugement éclairé, il importe de posséder des données suffisantes. Le rôle des médias de fournir des données suffisantes pour que les gens s’exercent au jugement critique reste entier et brûlant d’actualité.

  5. le 15 oct 2008 à 13:14 Renaud Séguin

    Avant d’interpréter la dernière élection comme une opposition entre un Québec bloquiste et un ROC Conservateur, j’aimerais tout de même insister sur quelques chiffres.

    Il est entendu que 73.9% des votants au Québec ont rejeté les Conservateurs. Cependant, 61,9% des électeurs Québécois ont rejeté le Bloc. Avec 61.9%, il est pour le moins exagéré de dire que le Québec est entièrement bloquiste.

    En examinant les provinces les plus populeuses du Canada, on remarque que 60% des Ontariens ont rejeté les Conservateurs, tout comme 56% des votants de la Colombie-Britannique. Nous sommes loin d’un Canada entièrement conservateur. Seul l’Alberta et la Saskatchewan ont voté majoritairement pour le parti de Mr Harper.

  6. le 15 oct 2008 à 15:55 francois aubin

    @ le prof de justice publique

    Je suis entièremment d’accord avec votre excellent commentaire. Voila le réel problème de cette élection qui voyait évolués des partis fondamentalement opposés idéologiquement mais ou nous avons très peu vu de contenu. Les journalistes parle de la légitimité du bloc, de la mauvaise campagne de Dion qui parle mal anglais, passe mal son message et ainsi de suite, on nous parle que Harper est froid et autoritaire, qu’il a une belle famille et ainsi de suite… J’en ai absolument rien a faire de ces aspects je veux entendre parler de contenu et les journalistes n’en parle jamais. Jean Lapierre est le meilleur exemple car à chaque fois qu’il prend la parole, c’est pour parler de chicanne, de course à la chefferie, de rassemblements vide de militant, de jeux de coulisses et ainsi de suite. Voila le réel problème qui pourri notre démocratie et cela ira en s’acctuent. La politique sera bientot présente que pour satisfaire la soif des analytstes politiques car plus ça va, plus la population s’en balance…

  7. le 15 oct 2008 à 16:09 Daniel .O.

    @françois aubin

    Jean Lapierre n’est justement pas un journaliste.
    C’est, tout comme Monsieur Facal, une personnalité publique qui donne son opinion (ou celle de leurs patrons-médias en échange de quelques compensations financières.)

    C’est un malaise mondial et universel que le contrôle de l’information par la propagande des médias privés.

    Le micro-trottoir et l’opinion populaire-vedette a remplacé le journalisme d’enquête et d’information.

  8. le 15 oct 2008 à 17:21 Jean-Renaud Dubois

    Bonjour

    Oui, malheureusement le contenu et les analyses de fond nous manquent cruellement ; et est un facteur de désintéressement…

    En parlant de Lapierre :
    ……. « C’est, tout comme Monsieur Facal, une personnalité publique qui donne son opinion (ou celle de leurs patrons-médias en échange de quelques compensations financières.»

    Vous faite un amalgame indigne!

    Vous confondez une corneille (videngeur de poubelles) avec un penseur et un intellectuel !
    Faut le faire.

    L’insulte c’est l’arme des faibles… Et ce n’était pas votre première (insulte). Donc…

  9. le 15 oct 2008 à 17:54 Daniel .O.

    Cherchez l’insulte dans mon commentaire et relisez le vôtre Monsieur Dubois.

    Le niveau intellectuel d’un individu ne se constate pas par ses positions ou attributions passées, plutôt par la pertinence et l’expertise relevées dans ses propos.

  10. le 16 oct 2008 à 6:24 Magnolia

    Hum ! Omettons-nous de souligner que le Bloc détient 38.5% de 59.5% du taux de participation.

    Le Québec est une voiture américaine traction avant transportant 3 personnes sur une possibilité de 5 , sises à l’arrière.

    Qui veut m’y conduire ?

  11. le 16 oct 2008 à 13:45 daveyy

    @ J-R Dubois

    SVP débattez les idées et arrêtez de voir toute idée contraire à la vôtre comme une insulte. Vous n’aimez pas Lapierre et vous adorez Facal. C’est votre droit. Mais ils sont tous les deux des ex ministres et maintenant des commentateurs de la scène politique, un ex péquiste et un ex libéral.

    Le ton de votre réplique à Daniel O. est insultant et indigne d’un débat civilisé. Si vous tenez autant à ne lire que des opinions strictement souverainistes, je peux vous suggérer plusieurs blogues qui n’acceptent point les opinions divergentes.

  12. le 17 oct 2008 à 9:05 Joseph Facal

    Mon cher Daveyy,

    Vous devez savoir, depuis le temps, que les opinions fédéralistes sont aussi les bienvenues sur ce blogue, mais de grâce, s’il vous plaît, si quelqu’un doit absolument jouer «à la police» et rappeler des règles, laissez-moi le faire, ok ? Fouillez un peu et voyez le ton de certains des commentaires émis sur moi par Daniel O. dans le passé,…et je les ai pourtant endurés. Alors on se calme tous et on reste sur le fond des choses ?

  13. le 17 oct 2008 à 9:27 Serge Williams

    @ davy et Daniel O.
    En tout respect, comparer Jean Lapierre à Joseph Facal constitue en soi une insulte pour ceux qui attachent un tant soit peu d’importance à la rigueur et à la qualité dans l’information.

    Par ailleurs, je partage l’opinion de Daniel à propos du contrôle de l’information par la propagande des médias privés. Gesca et Corus nous en font la quotidienne démonstration.

    Le rôle de Radio-Canada est plus limpide puisque la promotion de l’unité canadienne fait partie de son mandat. La contrepartie est assurée par Télé-Québec et certains journalistes et commentateurs dont le jupon souverainiste dépasse souvent. Mais avouons que leur poids médiatique ne font justement pas…le poids.

    J’aimerais voir une étude exhaustive et chiffrée de ce phénomène au Québec.

  14. le 17 oct 2008 à 10:52 francois aubin

    D’abord, je veux juste souligner moi aussi le fait que de comparer M.Lapierre et Facal est une insulte pour le deuxième car il y a une grande différence entre du mémérage politique à la Lapierre et Larocque et de l’analyse comme Facal et Parizella.

    Pour revenir au sujet de départ, le bloc a encore une fois survécu et fait taire ceux qui le croyait mort. Personnellement, je pense que les conservateurs n’ont qu’eux même à blamer tellement ils ont été nul dans cette campagne. Franchement, faire une élection sur un bilan sans avoir aucune idée nouvelle…c’est pas très bon comme stratégie. Les gens ne vote pas sur ce que tu as fais mais sur ce que tu va faires. Bravo aussi pour les stratèges conservateurs de faire taire toutes les candidats et de retenir toute l’information quand c’est bien évident que les Quebecois ont encore peur des ”vrais conservateurs’ et de leur cote dictatorial.

    Cela amene a un autre debat avec les resultats de cette election. Comme Harper a donner beaucoup au Quebec pour pas grand chose, ils vont bientot se demander si cela vaut vraiment la peine de donner quoit que ce soit au Quebec. Lorsque la carte eloctorale changera, ce sera 12-13 nouveaux comptes dans les prairies qui iront tous aux conservateurs en plus d’une vingtaine de comptes en Ontario separer entre conservateur, liberaux et npd. Si on garde le meme pourcentage de vote que maintenant dans chaque province, les conservateurs sont majoritaire…Ce calcul devra etes faite par les conservateurs avant les prochaine elections et ils oblieront le Quebec au profit de l’Ontario qui au moins va voter pour eux s’ils passent 2 ans a lui faire des cadeaux. Meme avec cette belle victoire du Bloc aujourd’hui, le temps est compte pour ce parti qui se gonflera moins le ventre quand les conservateurs seront majoritaires sans personne du Quebec…

  15. le 17 oct 2008 à 10:56 francois aubin

    J’aimerais avoir l’opinion des gens sur l’utilite du bloc quand il y aura un gouvernement majoritaire avec 5 deputes au Québec.

  16. le 17 oct 2008 à 18:16 Maillet

    M. Facal,

    Ceci est hors sujet, mais que pensez-vous du fait que le député bloquiste Marcel Lussier ait décidé de reconnaître le Hamas comme voix légitime du peuple palestinien ? (À ce que je sache, ce geste n’a pas été critiqué par les instances du parti.)

    -Le NPD présente une député, Mme Laouni, qui est liée au Congrès Islamique Canadien et qui a déjà démontré une “ouverture” envers l’Islam radical et l’instauration de la Sharia ici. Selon vous, est-ce que le Bloc entend emboîter le pas afin de courtiser le vote musulman, ou encore par rectitude politique ?

    Nous vous savons tous très critique de la gau-gauche. Je me considère très à gauche personnellement. Mais si ma famille politique a un travers que je ne peux sentir, c’est cette attitude de tolérance à tout prix, même envers des courants de pensée foncièrement anti-démocratiques.
    J’espère seulement que les partis souverainistes ne sont pas entrain de tomber dans ce piège.

  17. le 18 oct 2008 à 13:49 Daniel .O.

    Le gouvernement canadien devra mettre au pas la télévision anglaise de Radio-Canada comme il l’a fait avec la télé française.

    En effet un reportage des journalistes anglophones diffusé sur l’affaire Omar Kahdr est très troublant et révélateur sur le comportement de notre gouvernement complice de celui américain dans les cas de torture.

    Pendant ce temps les journalistes francophones ( ayant déjà été mis au pas ) font des enquêtes sur la vente des billets du spectacle de Madona et un certain commentateur télé nous rapelle que Al-Quaida n’est pas une invention du gouvernement américain et qu’ils nous veulent du MAL. Oh quel révélation!

  18. le 19 oct 2008 à 6:23 roselise

    Bonjour, j’ai perdu mes élections cette année et comme les dernières années ,mon député est un Bloc, oui, j’ai gagné dans mon comté mais j’Ai perdu au national, Que va -t-il faire de plus cette année mon député avec meme pas 4 questions à poser? Il a beau etre tout près d’Avoir gagné tout le Québec, il ne peut pas faire grand chose au national , à moins de s’affilier avec les libéraux, le npd, et André Arthur,c’est comme la voix qui crie dans le désert,à moins de refaire les lois électorales et de promouvoir le nombre de comtés au nombre de vote,il est de plus en plus frustrant de ne pouvoir se faire entendre,le reste du pays nous prend pour des grands chialeux et les autres pays nous envie de pouvoir avoir le choix de vivre dans notre langue,nous sommes une minorité française dans un pays majoritairement anglais et nous ne sommes pas capable parfois, de comprendre, la minorité anglaise dans une province majoritairement française,,nous reproduisons à un moindre niveau ce que les autres minorités endurent,nous sommes un peuple complexe et complexé , mais il y a de l’ espoir à l’horizon,,merci

  19. le 19 oct 2008 à 10:48 RenéP.

    A francois aubin:

    Le Bloc est au Parlement Canadien ce que le Québec est au Canada i.e. une minorité et ce, peu importe qu’il ait 50 ou 5 députés à la Chambre des Communes. Vous savez comme moi qu’il n’y a que le Québec qui soit francais vis-a-vis 8 provinces et 3 territoires anglais ainsi qu’une province bilingue. Votre question étant:”Quelle sera l’utilité du Bloc quand il y aura un gouvernement majoritaire avec 5 députés du Québec?”
    Ma réponse: Peut-être peu utile mais sans doute plus utile que les 74 députés libéraux qui ont contribué à l’affaiblissement du Québec lors du rapatriement unilatéral de la Constitution en 1982 et plus utile aussi que les députés conservateurs du temps de Mulroney qui n’ont même pas réussi à faire accepter la faible entente du Lac Meech. Quant aux 10 députés conservateurs actuels du Québec, ils ont pour seule utilité (pour Harper et non pour les québécois), leur innocence.
    En contre-partie, les députés bloquistes ont au moins l’utilité de dénoncer les malversations d’Ottawa envers les québécois et même envers les canadians)ex: les commandites,la guerre en Afganistan, le supplément des pensions de vieillesse fraudé aux personnes âgées,le vol de la caisse de l’assurance-chômage,le châtiment des jeunes délinquants plutôt que leur réadaptation,le non respect de la loi 101 par le fédéral,etc,etc,etc.
    Même un seul député (qu’il soit bloquiste ou autre) qui se tient debout vaut mieux que 75 qui font la carpette.

  20. le 19 oct 2008 à 16:19 francois Aubin

    à RenéP

    Je suis bien d’accord sur le fait que la députation conservatrice actuelle est loin de l’excellence et aussi sur le fait que même des députés du Québec peuvent voter contre nous. Personellement, j’appuis le bloc uniquement dans un contexte d’accension à la souverainneté qui n’est pas la pour le moment. Admettez également que s’il y a un gouvernement majoritaire libérale ou conservateur n’ayant que 5 sièges au Québec, ce sera très nuisible pour nous puisque ce sera le signale de départ pour dire que maintenant le Québec c’est finit. Finit les discours en francais des chefs fédéraux, finis l’envie de donner des consiliation au Québec dans les programmes et les visions (NPD et Conservateur). Si le gouvernement à Québec est fédéraliste, nous ne pourrons même plus utiliser le chantage de la souverainneté qui a si bien fonctionner depuis des décennis. Quand les organisateurs anglophonnes des partis fédéraux vont se rendre compte que le Québec ne leur donnera jamais rien et que la majorité est possible sans le vote québécois, ce sera le début de la fin du Québec dans le Canada. Au moins, peut-etre qu’on va revenir à l’idée de souveraineté. Au Québec, on a pas d’opinion, on a des émotions!

  21. le 19 oct 2008 à 17:04 RenéP.

    a francois Aubin

    Je n’arrive pas à comprendre pourquoi vous dites qu’un minimum de députés du Québec dans un gouvernement majoritaire serait nuisible pour nous et la fin pour le Québec. Cela fait déjà longtemps que le Québec compte très peu en importance pour le reste du Canada et que ce soit avec des députés dans un gouvernement minoritaire ou majoritaire, il en est toujours ainsi. Le Canada n’a vraiment rien donné au Québec à moins d’en retirer un bénéfice pour lui-même. Pour le reste, il fait semblant de donner en jetant de la poudre aux yeux comme le fait si bien ressortir monsieur Facal.
    Quant à la possibilité de faire du chantage avec la souveraineté pour obtenir des choses du Canada, je suis tout-à-fait en désaccord avec cette idée:la souveraineté du Québec est tout simplement d’avoir la place qui nous revient dans le cercle des nations. Tout ce qu’il faut pour l’obtenir, c’est la volonté de la majorité du peuple québécois. Point n’est besoin de faire du chantage.Le chantage, c’est ce qu’a fait le Canada lors des référendum: laissons-leur leurs bassesses.

  22. le 19 oct 2008 à 17:24 francois Aubin

    à René P

    Comment vous pensez que la souverainneté est percu partout ailleurs au Canada, du chantage. Honettement, on veut faire la souverainneté depuis près de 40 ans et on s’est dit non 2 fois (la deuxième a été voler). Admettez qu’il n’y a pas grand peuple sur terre qui s’est dit non comme ça à un référendum démocratique pour sa souverainneté. Aussi, les partis fédérales, que vous le voulliez ou non, font des premesses et donnent beaucoup au Québec parce qu’ils savent que les Québécois sont la clé pour leur donner le gouvernement. Cependant, nous sommes maintenant 23 % et en constente baisse et nous votons systématiquement pour le bloc. Cela n’est pas viable sur une échelle plus longue car c’est évident que ça ne marchera plus lorsque les Québécois seront rendu à 15-18 %. Voila pourquoi je dis qu’une province comme les autres qui votent toujours pour le bloc en plus, les partis fédéraux feront le choix de ne plus parler du Québec du tout pour aller chercher l’Ouest et l’Ontario qui auront au moins 50 nouvelles circonscriptions d’ici 20 ans. C’est simplement mathématique. On fait la souverainneté ou on la fait pas et on batit le Canada parce qu’en restant entre les deux comme actuellement, c’est simplement nuisible pour le Québec.

  23. le 20 oct 2008 à 6:22 jeff

    je rêve d’un débat télévisé Joseph Facal vs Françoise David d’au moins 30 minute ..
    vous nous savez mis l’eau à la bouche à bazzo.tv :p

  24. le 20 oct 2008 à 8:38 daveyy

    M. Facal,

    Je n’ai pas lu tous les anciens propos de tous vos contributeurs, je ne faisais que réagir au dernier de M. Dubois. Évidemment, je n’ai pas à faire la police à votre place et je m’excuse si je vous ai paru un peu moralisateur.

    Je participe volontiers à votre blogue à cause de vous et de votre ouverture d’esprit et aussi pour les échanges intéressants. Il existe d’autres sites uniquement composé de gens qui partagent le même avis, je les trouve “platte”. Je vous encourage à continuer et à toujours garder votre patience.

  25. le 21 oct 2008 à 12:21 RenéP.

    a francois aubin

    Je ne suis pas nécessairement opposé à ce que vous dites mais je crois qu’il y a malentendu à cause de l’emploi que vous faites du mot “chantage”. Selon ce que vous dites, je crois que vous voulez qu’on affirme davantage notre volonté de faire la souveraineté comme moyen de faire pression sur le Canada afin d’obtenir ce qui nous revient. Agir ainsi n’est pas faire du chantage dans la mesure où on n’utilise ni la diffamation ni l’extorsion. Comme le dit “Le Robert”:”Le chantage suppose des menaces sous conditions pour extorquer des sommes ou des avantages auxquels on n’a aucun droit”. Or, la souveraineté est un état, une situation qui revient de droit à tout peuple qui désire l’obtenir. Donc, il n’y a pas lieu de faire du chantage pour obtenir la souveraineté mais accentuer la pression sur le gouvernement canadien,oui.