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La réinvention de la roue

Une effervescence traverse les milieux souverainistes. Elle ne se traduit pas en nouveaux appuis à l’idée, mais en reprise de la réflexion et des discussions. Évidemment, comme je suis souverainiste, je m’en réjouis.

Cette nouvelle fébrilité tient probablement à l’inquiétude provoquée par les reculs évidents du français et de l’intégration des immigrants, et à l’incroyable mollesse du gouvernement Charest sur ces questions.

Monsieur Parizeau occupe une place centrale dans cette entreprise de réanimation intellectuelle. Dans la foulée de la publication de son livre, il invite les souverainistes à tout remettre sur la planche à dessin et à ne pas se cramponner à l’illusion qu’une réédition du scénario de 1995 est possible. Il a évidemment raison.

Le référendum de 1995 fut certes rendu possible par la force de caractère de cet homme qui l’imposa à des compagnons de route extraordinairement sceptiques.

On oublie souvent, par contre, que l’échec de l’accord du lac Meech déclencha une cascade d’événements déterminants : virage «souverainiste» du PLQ, commission Bélanger-Campeau, fondation du Bloc Québécois et création de l’ADQ.

Bref, les souverainistes furent servis par un alignement des astres de rêve, dont Jacques Parizeau sut tirer magnifiquement profit.

Les temps ont cependant bien changé. Le régime fédéral n’est pas à la veille de rejeter des demandes québécoises tout simplement parce qu’il n’y aura pas de demandes québécoises.

La France a résolument choisi le camp fédéral.

Jadis une large coalition au plan idéologique, le mouvement souverainiste donne aujourd’hui l’impression de camper presque exclusivement à gauche.

De tristes affaires ont aussi fait un tort considérable à l’image du milieu syndical.

L’appel de monsieur Parizeau a également un effet pervers, dont lui-même n’est en rien responsable.

À chaque fois que les souverainistes sont conviés à retourner toutes les pierres, c’est la réflexion sur le comment qui se met à primer sur le pourquoi. Des tas de militants se mettent à chercher comment contourner la tenue d’un référendum, ou alors ils consacrent des énergies folles à rédiger des constitutions d’un Québec souverain bourrées de détails.

Je ne veux pas les blesser, mais ils doivent comprendre, en tout respect, que la priorité n’est pas là.

Entre 1995 et aujourd’hui, un million et demi d’électeurs qui n’avaient pas le droit de vote lors du dernier référendum sont apparus, c’est-à-dire tous ceux nés après 1978, en plus des immigrants devenus citoyens canadiens.

La stabilité de l’appui à la souveraineté masque un renouvellement radical de l’électorat. Pour tous ces gens, il s’agit d’un nouveau débat.

Si les souverainistes veulent se donner une chance de les convaincre, ils doivent se concentrer sur les raisons fortes de vouloir faire du Québec un pays, et non sur d’ésotériques discussions qui n’intéressent qu’eux-mêmes et donnent l’impression que le mouvement souverainiste souffre d’autisme.

La question que se posent ces nouveaux électeurs est : pourquoi diable faudrait-il sortir du Canada ? C’est à répondre à cela qu’il faut consacrer temps, énergie et réflexion. Là où Jacques Parizeau a rigoureusement raison, c’est en rappelant qu’un projet aussi monumental demande des années de travail préparatoire, et qu’il exige franchise et clarté.

49 réponses à “La réinvention de la roue”

  1. le 07 déc 2009 à 9:36 Gilles

    Je remarque que récemment Gilles Duceppe a enjoint les intellectuels à reprendre la parole, eux qui se font plutôt discrets depuis quelques années. Je pense que cela va dans la direction que vous indiquez : se concentrer sur le pourquoi, plutôt que sur le comment.

    En effet rien ne sert de se préparer pour une expédition si on ne sait pas où l’on s’en va, et surtout pourquoi.

    Mais la côte à remonter est raide. Une partie des jeunes d’aujourd’hui, autrefois acquis d’emblée à l’indépendance semblent maintenant, pour certains du moins, se sentir à l’étroit dans le débat.

    C’est en partie je crois parce que le combat pour l’indépendance s’inscrit naturellement dans la continuité de la vie de notre peuple. Et comme l’histoire n’est plus enseignée dans les écoles de façon à ce que se développe la conscience de cette continuité, il n’est pas étonnant qu’une certaine partie des jeunes d’aujourd’hui ne comprennent pas de quoi il s’agit.

    Un peu comme mes enfants quand les hasards de la vie les amènent à l’église. Ils ne sont pas baptisés et ne comprennent pas ce que moi je comprends intimement, à cause de l’éducation que j’ai reçue.

    Pourtant des arguments il y en a. Récemment Monsieur nous en a procuré, et de bons. Selon lui la mondialisation de l’économie devient un argument de plus pour que les pays quelle que soit leur taille puisent se prémunir contre les effets pervers de ces changements en participent pleinement à l’évolution de la situation économique.

    Et comment participer pleinement à l’évolution de la situation économique quand on ne possède pas tous les leviers pour assurer notre développement ?

    rien qu’au plan du climat qui est dans l’actualité, lisons ce qui se dit au sujet de la place du québec à Copenhague. Seuls les couloirs lui sont réservés.

    Et encore Monsieur dit qu’il faut deux conditions pour faire l’indépendance, et comme société nous possédons les deux, dont appartenir à un grand ensemble économique avec l’Aléna.

    Au moment où les questions économiques sont à l’avant plan de la discussion publique, il me semble que si on considère ces arguments, nous constatons que des raisons pour faire l’indépendance, il y en a et de solides.

    Et on voit que l’on est loin de la chapelle ethnique, n’en déplaise au clergé anti souveraineté dont les arguments, jusqu’ici dans ces pages sont constants, malgré le fait que de toute évidence ils dont de plus en plus décatis…

  2. le 07 déc 2009 à 12:34 Casimir

    Bonjour Monsieur Facal,

    Je partage votre point de vue. Il nous faut convaincre le plus d’électeurs possible de la pertinence de l’indépendance du Québec. En contrepartie, pour convaincre, il n’y a rien de mieux que des actions et un discours cohérents avec l’objectif à atteindre.

    À mon avis, le choix de la démarche référendaire fait partie du problème. Je m’explique. La division de la prise du pouvoir provincial et du mode d’accession à l’indépendance provoque une dichotomie du discours et de l’action au PQ. Un jour, l’on met l’indépendance en veilleuse pour prendre le pouvoir d’une province et ensuite on tente de mettre le projet de l’avant pour gagner un référendum. Il me paraît difficile de convaincre les indécis dans un tel contexte.

    La réflexion sur le mode d’accès à l’indépendance devrait faire partie des actions à entamer pour renouveler l’option indépendantiste. L’élection décisionnelle gagnée à la majorité des voix (50 % +1) qui permet de réunir la prise du pouvoir et l’accession à l’indépendance me semble une stratégie intéressante à évaluer. Cette approche offre plusieurs avantages dont j’ai discutés sur mon blogue :

    Et si le PQ proposait l’indépendance ?
    http://reflexionsquebecois.blogspot.com/2009/07/et-si-le-pq-proposait-lindependance.html

    Certes, si une majorité de Québécois demandaient l’indépendance nous n’aurions pas cette discussion, mais cela ne signifie pas que le «comment» réaliser l’indépendance doit être exclu de l’équation. La stratégie déployée permet de mobiliser et de convaincre.

    Est-ce qu’une équipe sportive se borne à se questionner sur le pourquoi de sa victoire sans s’attarder à la stratégie pour l’atteindre ?

    À mon avis, le développement d’un argumentaire cohérent et le choix d’une stratégie appropriée constituent deux enjeux essentiels pour entreprendre correctement la réflexion actuelle.

    Bonne journée!

  3. le 07 déc 2009 à 12:53 Jean Claude Pomerleau

    La réinvention de la roue ou de l’État.

    M Facal vous avez le ministre qui a permis à l’Assemblée Nationale de reconnaitre par une loi (de jure) l’État du Québec. La Loi 99 s’oppose en équivalence à la Loi C 20 et stipule que le peuple du Québec est souverain tant qu’au choix à faire sur son destin politique; et cela selon les modalités qu’il aura choisis:

    http://www.saic.gouv.qc.ca/centre_de_presse/discours/2000/saic_dis20000404.htm

    Cette étape de se reconnaitre sois même comme État est un prérequis incontournable pour faire cheminer le Québec, de demie État annexé à celui d’État souverain. Je salue votre détermination exemplaire tout au cour de ce parcours qui a mener à l’adoption de cette Loi fondamental pour la suite de notre histoire.

    Cette contribution nous permet de clarifier l’enjeu qui est l’État. Et à cet égard la doctrine d’État nous permet de garder l’œil sur le ballon.

    ………………

    Enfin de quoi s’agit il, il ne s’agit pas de se donner un pays, On l’a. On amis 400 ans d’investissement pour parvenir à ce statut.

    Le pays n,est pas devant nous, on va l’avoir en faisant des croix sur un bout de papier. Le pays n’est pas devant nous, il est sous nos pieds et tout autour de nous. Le problème porte sur le controle effectif de ce pays. Il survient du fait que nouys avons été annexé (1759) et réduit dans nos capacités d’agir à celui d’un demie État.

    Le défie n’est donc pas de sortir du Canada, mais bien de sortir le Canada du Québec. Comment y parvenir. Il semble que nous sommes à cet égard dans un changement de paradigme: Il faut sortir de la théorie du Grand soir pour entreprendre une démarche plus pragmatique. Reprendre le contrôle de notre État et lui donner systématiquement de la consistance. Car le changement de statut ne résulte pas d’un choix démocratique mais bien d’un rapport de force favorable.

    C’est là que nous en sommes.

  4. le 07 déc 2009 à 13:44 Normand ajoindre

    Bonjour Monsieur Facal,

    Votre analyse est intéressante. Cependant, selon moi, vous la limitez à très peu de facteurs.

    Vous dites:

    « Entre 1995 et aujourd’hui, un million et demi d’électeurs qui n’avaient pas le droit de vote lors du dernier référendum sont apparus (…) »

    J’aurais aimé que vous abordiez les différences ou ressemblances de ces nouveaux électeurs par rapport à ceux du temps de René Lévesque.

    Entre autres, il pourrait être exprimé que, au début des années ‘70, les québécois allaient encore à la messe, que ceux-ci étaient plus candides. Ils n’avaient été corrompus (terme emprunté à J-J Rousseau) suite à toutes les magouilles* dont nous avons été témoins dans cette dernière décennie. Celles-ci ne peuvent faire autrement que de nous amener à avoir moins confiance maintenant en ceux qui nous font des promesses. L’art du menteur ne consiste-t-il pas à maquiller la réalité?

    En effet, vous avez raison d’avancer ce point de vue que « La question que se posent ces nouveaux électeurs est : pourquoi diable faudrait-il sortir du Canada ? C’est à répondre à cela qu’il faut consacrer temps, énergie et réflexion. » Vous pouvez donc imaginer que les gens, dans la dernière décennie, qui se sont fait « fourrer » souvent (expression courante dans le langage québécois) ne goberont pas aussi facilement les promesses de la terre promise des prophètes engagés.

    * malhonnêteté, escroquerie, filouterie, canaillerie, concussion, falsification, forfaiture, fraude, friponnerie, malversation, duperie, fourberie, fraude, imposture, supercherie, mystification, mensonge, tricherie, feinte, leurre, attrape-nigaud, trucage, tromperie, sophisme, paralogisme, arnaque, vol,
    népotisme, partialité, préférence, injustice, favoritisme, embobiner , acheter, corrompre, suborner, abus, stipendier soudoyer, abus de confiance, conflit d’intérêt

  5. le 07 déc 2009 à 15:25 Victor Beauchesne

     »La stabilité de l’appui à la souveraineté masque un renouvellement radical de l’électorat. Pour tous ces gens, il s’agit d’un nouveau débat. »

    Nous pouvons dire exactement la même chose pour l’appui au lien canadien et avec exactement le même raisonnement. Alors comment pouvez-vous conclure que l’option progresse alors qu’il stagne depuis 30 ans ? Si disons 40 % des jeunes y adhèrent, c’est que 60 % n’y adhèrent pas.

  6. le 07 déc 2009 à 20:29 ymdelisle

    Regardons cela froidement et sans émotions. Oublions le passé et regardons le présent et le future. Quelles sont les raisons pratico-pratiques, géopolitiques, économiques, stratégiques, et culturelles qui pousseraient les jeunes à voter massivement pour l’indépendence complête du Québec? Sauf l’émotion et le retour aux affronts passés, les séparatistes offrent quoi? Au oui, la langue. D’accord…., mais nous avons le plein contrôle sur notre éducation, notre culture, notre immigration et nous avons une loi sur la langue au Québec et une loi sur les langues officiels au Canada. Alors, la survit de notre langue et de notre culture sera-t-elle mieux garantie par un Québec souverain? Personne n’a encore fait la preuve qu’un Québec souverain offre la meilleure chance de survit de notre peuple. C’est ça le problème. Les émotions c’est bien beau, mais ça ne met pas de nourriture sur la table.

  7. le 07 déc 2009 à 21:11 ymdelisle

    Gilles, je suis prêt pour le vitriol.

  8. le 07 déc 2009 à 21:12 n.payne

    Bonjour Monsieur Facal,

    Vous reprenez ici deux arguments qui servent souvent à justifier un certain attentisme péquiste;

    D’abord, ce fameux contexte des années 90, qu’on évoque comme une série de heureux hasards, en oubliant toujours commodément que, de cet  » alignement des astres « , faisait partie un PQ dont on ne doutait pas de la volonté indépendantiste. Cet ingrédient — qui fait défaut aujourd’hui alors que le Canada, et une bonne partie du Québec, sont convaincus que le projet est enterré — est de nature à exacerber l’impasse canadienne et fut un facteur qu’on ne devrait pas ignorer, dans l’enrayement des processus survenu à l’époque de Meech et Charlottetown.

    Ici, donc, on légitimise l’attentisme en montrant qu’on n’a aucune influence sur le contexte dont on prétend, du même souffle, qu’il n’est pas favorable en ce moment.

    Ensuite, cette caricature d’une prétendue opposition entre les fameux pourquoi et comment.

    Il n’y a évidemment pas de raison valable de privilégier systématiquement l’un au détriment de l’autre.

    Cela dit, cette mauvaise presse que l’on fait au comment devient franchement agaçante, et il faudrait bien qu’on explore ce qui amène tant de péquistes à reprendre à leur compte cette manie qui aurait dû rester celle de leurs adversaires.

    Le pourquoi et le comment, c’est comme la colle époxy; Deux substances, l’une étant le catalyseur de l’autre. Sans le comment, le pourquoi demeure une gelée molle et sans pouvoir.

    À cet égard, il est évident que, pour l’élite péquiste, le comment, c’est l’engagement — ou la contrainte, si elle n’est pas prête à s’engager — .
    Dans cette perspective, si le PQ veut prendre le pouvoir sans engagement indépendantiste, le comment devient un vestige bien embarrassant, beaucoup plus qu’une séance indéfinie de caquetage sur le pourquoi.

    Sauf que la question du catalyseur revient ici : On peut difficilement espérer que les militants indépendantistes aient bien envie de parler furieusement du pourquoi si le comment demeure vaseux.

    Il me semble qu’on devrait prendre acte du fait que les stigmates du comment datent d’une époque ou le PQ gouvernait en mode post-défaite référendaire. Nous sommes maintenant ailleurs, et il devient suspect d’enquiquiner perpétuellement ceux qui, bien légitimement, veulent assortir la parole d’une démarche un peu plus engagée.

    Cordialement,

    N.P.

  9. le 08 déc 2009 à 12:00 RenéP.

    à ymdelisle,

    Vous écrivez: »Regardons cela froidement et sans émotions. Oublions le passé et regardons le présent et le futur ».

    Puis, vous écrivez: »Sauf l’émotion et le retour aux affronts passés, les séparatistes offrent quoi? »

    Le fait que vous utilisiez le mot « séparatistes » démontre bien que vous êtes à des années lumières de regarder la situation froidement comme vous prétendez le faire. En effet, s’il y a un mot chargé d’émotivité, c’est bien le mot « séparatistes » que Jean Chrétien utilisait avec tant de haine et de mépris. Les fédéralistes ont donné un sens péjoratif à ce mot. Ils se sont servis de ce mot de facon démagogique afin de soulever les anglos, les allos contre les Québécois francophones et diviser ces derniers entre eux. Jamais jamais, ils n’ont pu montrer de l’objectivité face à cette option. Alors, venez pas nous dire que vous analysez la situation froidement quand vous utilisez ce mot si empreint d’émotivité. Si vous aviez écrit: »les tenants de l’option indépendantiste offrent quoi? », cela aurait laisser-voir plus d’objectivité.

    De plus, vous prétendez que le Québec contrôle son éducation, sa culture et l’immigration alors que dans les faits c’est faux car le Fédéral et la Cour Sûprême passent leur temps à défaire les lois faites par le Gouvernement du Québec. Alors, bravo pour votre regard froid, sans émotions. Si les émotions c’est bien beau mais ca ne met pas de nourriture sur la table,…eh bien, vous ne devez pas avoir beaucoup à manger…

  10. le 08 déc 2009 à 13:01 ymdelisle

    ReneP. Le mot séparatiste décrit le mieux les faits. L’objectif premier du PQ est de séparer le Québec du Canada. Alors, si vous y voyer un élément péjoratif, c’est votre problème. Votre réaction démontre clairement ce que je disais au niveau des émotions. De dire que le Fédéral passe son temps à défaire les lois du Québec est faux. La Cour Sûprême à confirmer à plusieurs reprises la validité de la Loi 101. Oui,certains éléments n’étaient pas légales, mais, dans le fond, la loi est encore en vigeur et nous contrôlons bien nos institutions culturelles. Je vois un Québec qui s’impose à travers le monde au niveau culturelle et économique. Ai-je tort en disant que nous pouvons faire cela sans être souverain,indépendent ou séparé?

  11. le 08 déc 2009 à 14:31 Robert Lachance

    « Pourquoi diable faudrait-il sortir du Canada ?

    Depuis trois ou quatre ans, je pense Ville de Québec 2008-2108; j’élargis ici à Province de Québec, 21ième siècle.

    Parce qu’en British Colombia, il n’y a que 6 % de francophones. Population totale: 4 074 385; français langue maternelle: 54 740; français au travail, 14 785; français et anglais langues maternelles: 5 405. C’est dépassé le rêve défendu brillamment par Trudeau père d’un Canada bilingue from coast to coast. Think small to achieve big. N’écoutez pas Elvis Gratton et Pierre Falardeau vous en sera reconnaissant. Place aux langues des nouveaux arrivants là où ils abondent.

    C’est assez pareil pour le français en Alberta et en Saskatchewan, un peu moins pire eu Manitoba. Vous aimez les chiffres: démographie franco-canadienne

    Parce qu’en Territoire du Yukon, Territoire du Nord-Ouest et qu’au Nunavut le français y est davantage absent. Je n’ai rien contre le nomadisme, le travail où la sexualité mais priorité aux sédentaires qui assurent la continuité.

    Bref, le français en Amérique du nord, c’est au Québec que ça se passe.

  12. le 08 déc 2009 à 14:52 ymdelisle

    Robert Lachance. Que faites vous du million de francophones hors-Québec. On les laisse tomber? Nous ne sommes pas la seule nation francophone en amérique. L’objectif de Trudeau n’était pas vraiement de rendre tous le monde bilingue. Son objectif était d’affirmer notre langue à travers le Canada. Est-ce que c’était mauvais de le faire?

  13. le 08 déc 2009 à 15:21 RenéP.

    A ymdelisle,

    « Ai-je tort en disant que nous pouvons faire cela sans être souverain,indépendant ou séparé? »

    Ma réponse: Oui parce que si on ne devient pas un pays indépendant, nous ne pourrons pas faire « cela » parce que nous n’existerons plus pour cause d’assimilation. Les statistiques le démontrent.

  14. le 08 déc 2009 à 17:00 ymdelisle

    ReneP. Que le Québec soit indépendent ou non ne change en rien le risque d’assimilation. Mon argument est que c’est via la création de la richesse, et non par la création de murailles, que nous avons les meilleurs chances de survie. Nos chances de créer et d’accroître notre richesse est, selon moi, plus forte à l’intérieur du Canada qu’à l’extérieur. Qu’on le veuille ou non, le Canada nous donne accès à des forums,et a une protection, qui ne seraient pas disponibles si nous étions un petit pays isolé. Être Fédéraliste ne veut pas dire être anti-Québecois. Être Canadien ne veut pas dire être anti-Québecois. Le problème est que depuis 40 ans, personne n’a pu me prouver, de façon rationelle, que l’indépendence était la bonne solution pour la survie de notre langue et de notre culture.

  15. le 08 déc 2009 à 18:19 Gilles

    «depuis 40 ans, personne n’a pu me prouver, de façon rationelle, que l’indépendence était la bonne solution pour la survie de notre langue et de notre culture.» dites-vous Delisle.

    Évidemment…

  16. le 08 déc 2009 à 18:26 Simon-Pierre Savard-Tremblay

    Bonjour M. Facal

    Je suis d’accord avec vous qu’il faut rebâtir l’argumentaire souverainiste, et c’est d’ailleurs ce à quoi Jacques Parizeau nous avait convié lors de son allocution au colloque des IPSO au mois de juin dernier.
    Il y a urgence de revenir aux véritables raisons de faire l’indépendance, pas aux sophismes sur les « valeurs » du Québec ou aux raisons accessoires comme le « déséquilibre fiscal » ou les « dédoublements ministériels ». On ne peut pas non plus bâtir un pays sur les scandales fédéralistes. Il faut se rappeler que si nous sommes indépendantistes, c’est parce que nous sommes nationalistes avant tout.
    Par contre, je ne suis pas d’accord avec vous qu’il faut éviter de discuter du « comment ». Il est urgent de sortir de l’attentisme référendiste-étapiste qui nous fait tourner en rond. Une nouvelle vision d’action s’impose, et les thèses Parizeau-Laplante, par exemple, sont un excellent moyen de brasser la cage et de rompre avec le paisible mais dangereux statu quo.

  17. le 08 déc 2009 à 19:43 Casimir

    @ymdelisle

    Je pourrais vous retourner la boutade, car aucun fédéraliste ne m’a prouvé de manière rationnelle que le fait d’être une province canadienne soit mieux que l’indépendance pour l’avenir de notre langue et notre culture.

    Je vous conseille la lecture du dernier livre de Jacques Parizeau. Vous seriez surpris de l’honnêteté et de la franchise de son analyse. Ses connaissances économiques et politiques lui permettent d’aborder la question avec nuances.

    Je vous assure que vous ne perdrez pas votre temps à lire ce livre.

  18. le 08 déc 2009 à 21:05 Robert Lachance

    Réponse à ymdelisle

    Ce sont des adultes, je n’ai pas à m’en préoccuper. S’ils n’en sont pas, ils ont des parents ou l’équivalent pour s’occuper d’eux. Ils ont choisi où n’ont pas eu le choix d’aller vivre dans le ROC. Nous ne leur devons rien.
    Ils ne nous doivent rien. Nous sommes de part et d’autre des adultes récemment vaccinés pour un bon nombre.

    Par ailleurs, nous commençons à manquer de main d’oeuvre à Québec. Nous manquons de monde bilingue. Je travaille à ce qu’on défixe de sur la croissance économique et qu’on passe à la régénération, à la croissance démographique.

    Éauipe Labeaume s’active à rendre la Ville attrayante. Jean-François Lisée veut faire du Québec une bonne place pour les jeunes en âge de régénérer.

    Il faut réinventer la régénération. La formule actuelle est devenue hors de prix. À ce sujet, je pense que l’alternative de Raël, le clonage, ne marche pas fort.

    Un des problèmes avec la régénération est son financement. Comment se régénérer, source d’enrichissement, sans acheter et vendre. Le ciel et l’enfer ne sont plus là. C’est plus facile d’imaginer une infrastructure de 400 millions pour le divertissement que pour la régénération. On ne se pose pas la question de la pertinence de l’une plutôt que de l’autre.

    Trudeau était majeur sûrement et vacciné, sans doute. Idéaliste. Son objectif était noble et généreux mais s’est avéré irréalisable.

  19. le 08 déc 2009 à 23:12 Jean Claude Pomerleau

    Pendant que l’on cherche à remettre en marche le processus de la souveraineté, en fait elle progresse tout seul selon un processus naturel. Les intérêts du Canada et du Québec n’ont jamais été aussi clairement divergents qu’ici à Copenhague.

    Connaissez vous le processus naturel de division des cellules: La mitose.

    En attendant la fin du Canada nous constatons à Copenhague: La fin du Canada.

    http://www.vigile.net/La-fin-du-Canada-de-Trudeau

  20. le 09 déc 2009 à 7:19 Joseph Facal

    Attention, je ne dis pas que les questions stratégiques n’ont pas d’importance. Je dis juste que, nous, les souverainistes, leur accordons trop d’importance au détriment de l’énergie qu’il faudrait consacrer à convaincre la population du bien-fondé de notre projet. On se parle entre nous…et on ne fait, pendant ce temps, AUCUN nouveau gain.

    Vous allez voir que, si, un jour, il y a, au Québec, une vraie majorité en faveur de la souveraineté, les questions stratégiques se règleront largement d’elles-mêmes.

    La vérité est que, trop souvent, les discussions stratégiques consistent à chercher des façons de contourner le fait que notre option n’est pas majoritaire. C’est là que je débarque. Il faut une majorité et elle devra s’exprimer clairement lors d’un référendum. Sur tout le reste, je suis «parlable».

  21. le 09 déc 2009 à 9:24 Jean Claude Pomerleau

     » Quand on sait pourquoi on sait comment » (Nietzsche)

    La situation: Le Québec a été annexé (1759) et réduit dans ses capacité d’agir à celui d’un demie État. Nous avons donc perdu le contrôle effectif de notre pays, le Québec.(Géopolitique: Principe d’effectivité)

    Le défie est de le regagner ce contrôle.

    Comment: Il ne s’agit pas de sortir du Canada mais bien de sortir du Québec.

    Oubliez le souhait démocratique. La seule manière d’arriver à ce changement de statut c’est d’établir un rapport de force favorable avec l’autre État canadien. Et pour le faire il faut augmenter la potentialité de l’État du Québec.

    Ce qui nous amène à une démarche plus pragmatique: Poursuivre la Révolution tranquille et la mener à son terme. Ce qui veut dire prendre le pouvoir et, entre autre, doter le Québec d’une Constitution d’État (avec une clause de rupture) et établir mettre en place une stratégie d’envergure pour réaliser l’indépendance énergique.

    La dynamique crée par la Révolution tranquille de 1960 a mener à la création du mouvement souverainiste et à deux référendums, cette nouvelle dynamique poussera dans le même sens, jusqu’à la rupture du cadre constitutionnel.

    Simple, sans grand risque et en adéquation avec ce que le peuple souhaite.

  22. le 09 déc 2009 à 10:06 Gilles

    Parfaitement d’accord avec ça : «Vous allez voir que, si, un jour, il y a, au Québec, une vraie majorité en faveur de la souveraineté, les questions stratégiques se règleront largement d’elles-mêmes»

    L’indépendance c’est une affaire de coeur d’abord. C’est le pourquoi qui importe et qui convainc.

    Les questions stratégiques viennent ensuite : Comment le faire.

    Et ça ça viendra en son temps.

  23. le 09 déc 2009 à 11:05 Casimir

    Bonjour Monsieur Facal,

    Malheureusement, nous prêchons trop souvent aux initiés, je vous donne raison sur ce point. La flamme est entretenue sans plus.

    Il faut donc mettre les bouchées doubles afin de convaincre les indécis ce qui n’exclut pas une réflexion sur la stratégie à utiliser. Une stratégie appropriée peut servir de catalyseur pour augmenter l’appui.

    Certes, les défenseurs de l’élection référendaire tentent de contourner le fait que notre option n’est pas majoritaire. En contrepartie, les partisans de l’élection décisionnelle proposent de réaliser l’indépendance si une majorité d’électeurs (50 % + 1) endossent une plateforme électorale clairement indépendantiste. Cette plateforme pourrait être portée par un seul parti ou une coalition de partis.

    Cette option est démocratique au même titre qu’un référendum et permettrait d’unir prise du pouvoir et accession à l’indépendance.

    À mon avis, cette stratégie obligerait les indépendantistes à être cohérents dans le discours et l’action. Une force pour convaincre les indécis.

    Bonne journée!

  24. le 09 déc 2009 à 19:24 ymdelisle

    « La situation: Le Québec a été annexé (1759) et réduit dans ses capacité d’agir à celui d’un demie État. Nous avons donc perdu le contrôle effectif de notre pays, le Québec.(Géopolitique: Principe d’effectivité)

    Le défie est de le regagner ce contrôle. »

    Êtes-vous serieux quand vous dites cela, M. Pomerleau? J’ai vu des interprétations bizarre de notre histoire, mais la vôtre fait maintenant partie du Panthéon de l’histoire révisionniste.

    Donnez-moi des arguments rationelles svp.

  25. le 10 déc 2009 à 9:26 Gilles

    En quoi est-il plus rationnel pour une nation ‘être inféodé à une autre nation Delisle ?

    Qu’est-ce que c’est que ce discours dépassé imbu de la foi divine des fédéralistes quant à la soi-disant rationalité du fait d’être incorporé dans une supposé confédération, union volontaire d’États autonomes, qui tout au long de son histoire tend vers un état unitaire, composé de peuples à l’origine et à la culture dissemblable dans son essence même ?

    Qu’est-ce qu’ily a de rationnel là-dedans. C’est bien beau de répéter continuellement que vous n’êtes pas convaincu. Mais de quoi au juste êtes-vous convaincu delisle ?

  26. le 10 déc 2009 à 9:58 ymdelisle

    Gilles. Le Canada « tend vers un état unitaire »? Ouache. Nous sommes la fédération la plus décentralisé sur la planète. Le Québec a des pouvoirs qui font rêver les minorités linguistiques a travers le monde. Parlez-en aux Basques, Bretons, Êcossais, Espanos-américains, etc etc. Sommes-nous si diffèrents du reste du Canada dans nos valeurs fondamentales? Prouvez-moi le contraire. Je ne suis pas convaincu que l’indépendence sera la panacée, c’est tout.

  27. le 10 déc 2009 à 11:48 Victor Beauchesne

    La situation: Le Québec a été annexé (1759) et réduit dans ses capacité d’agir à celui d’un demie État. Nous avons donc perdu le contrôle effectif de notre pays, le Québec.(Géopolitique: Principe d’effectivité)

    D’abord en 1759 ça s’appelait le Canada et c’était une colonie française administrée par le représentant du Roi, le gouverneur. Nous n’avons jamais eu le contrôle effectif ni sous les français ni sous les anglais. Depuis 29 ans nous avons voté librement à deux reprises pour maintenir le lien canadien. S’il y a inféodation, ce qui est loin d’être prouvé, celle-ci est strictement volontaire.

    Quand on nous parle de dynamique créée par la révolution tranquille, ça fait exactement 49 ans que cette révolution a débuté. Faudrait faire une étude exhaustive de l’histoire humaine pour trouver d’autres révolutions qui ont duré presque 50 ans ! Si elle n’a pas atteint son terme après 50 ans, alors il faudrait peut-être chercher ailleurs.

  28. le 10 déc 2009 à 12:27 Robert Lachance

    – Entre 1995 et aujourd’hui, un million et demi d’électeurs qui n’avaient pas le droit de vote lors du dernier référendum sont apparus, c’est-à-dire tous ceux nés après 1978, en plus des immigrants devenus citoyens canadiens.

    - Je vous les présente:

    Poids électoral selon l’âge au Québec au 1 juillet 2008

    première colonne, année de naissance;
    deuxième, strate d’âge;
    troisième, nombre de personnes;
    quatrième, proportion en % de la population;
    cinquième, poids électoral.

    2003-2008 00-04 *** 400 605 0,0517 0,0000
    1998-2003 05-09 *** 384 803 0,0496 0,0000
    1993-1998 10-14 *** 446 781 0,0576 0,0000
    1990-1993 15-17 *** 303 210 0,0392 0,0000

    1990-2008 00-17 ** 1535 399 0,1981 0,0000

    1988-1990 18-19 *** 199 389 0,0258 0,0324
    1983-1988 20-24 *** 484 986 0,6257 0,0780
    1978-1983 25-29 *** 532 328 0,0687 0,0856

    J’arrive à un peu moins que vous M. Facal mais c’est pas grave.

    Pour ces nouveaux arrivants, Jean-Claude Pomerleau a raison, il se peut qu’ils sortiraient du Canada parce que l’Alberta gère mal notre patrimoine canadien. J’allais le dire vertement de la façon suivante: L’Alberta pue !

    Les sables bitumineux sont une richesse de dernier recours. Étant une ressource épuisable, les optimistes disent dans moins de 50 ans, le pétrole va prendre de la valeur, insoutenablement. On s’enrichit davantage comme canadien à le laisser dans le sable plutôt qu’à polluer et mettre en banque.

    Pour ceux qui s’en viennent, pourquoi ne pas les entraîner à voter intelligemment. Quoi de mieux alors que le droit de vote dès la naissance. Les parents pourront se servir en attendant la maturation. Harper n’acceptera jamais d’en débattre.

  29. le 10 déc 2009 à 16:08 ymdelisle

    « Pour ceux qui s’en viennent, pourquoi ne pas les entraîner à voter intelligemment. Quoi de mieux alors que le droit de vote dès la naissance. Les parents pourront se servir en attendant la maturation. Harper n’acceptera jamais d’en débattre. » Est-ce que c’est la dernière trouvaille homardesque? Ouache!!!

  30. le 10 déc 2009 à 18:24 Gilles

    Non ymdelisle c’est pas une cage à homard, c’est comme la fois ou Trudeau avait dit en ricanant, «the chicken is in the basket», à la conférence Constitutionnelle de 82, comme l’a révélé récemment l’ex journaliste de radio Canada Raymond Archambault.

    Cela dit, à propos de cette proposition je la trouve déraisonnable. Il est bien plus important que les gens votent parce qu’ils ont connaissance de ce qu’ils font,plutôt que de penser à des patentes qui ne riment à rien.

  31. le 10 déc 2009 à 20:31 Robert Lachance

    Caviardesque, j’aurais compris quelque chose ymdelisle. Homardesques ? Merci Gilles ! Je peux avoir des précisions ym ou Gilles ?

    J’ai trouvé ceci dans La démocratie: ses fondements, son histoire et ses pratiques de Benoît Mercier et André Duhamel, 2000, page 117, Le directeur général des élections du Québec:

    « Au Québec, certains citoyens suggèrent toutefois de l’abaisser à 16 ans (l’âge d’exercice du droit de vote), car le vieillissement de la population entraîne un déséquilibre dans la représentation… Certaines personnes ont fait valoir contre cette idée le fait que la majorité politique exige plus que la majorité sociale. Le projet est parfois jugé aventuriste, mais, pour d’autres, cette objection relève du paternalisme. »

    Ne réduire que de 2 ans aurait au moins l’effet de valoriser quelques adolescents. Ma proposition visait à valoriser les parents. Ils sont l’une des deux principales force d’enrichissement d’une population, la force de travail et la force de régénération. Comme ils contribuent à la régénération, ils auraient droit à plus de pouvoir électoral que les célibataires lors du choix de représentants politiques.

    Oubliez ma taquinerie à l’endroit des conservateurs.

    En 1934, à l’occasion du débat sur le droit de vote aux femmes, le député Fortin aurait dit ceci:

    « Le droit de vote pour les femmes est la porte ouverte à toutes les utopies du féminisme, telle que la co-éducation des sexes, la maternité libre, l’abolition de toutes mesures en matières de moeurs, l’autorisation pour la femme d’avoir un domicile séparé de celui de son mari, la suppression totale de la puissance paternelle, la théorie de l,amant légal, de l’union libre, de la liberté sexuelle, etc… »

  32. le 11 déc 2009 à 10:08 ymdelisle

    Robert. La Cage a homard de M. Parizeau était la statégie de M. Parizeau pour attirer les Québecois dans un piege. Une fois dans la cage, plus possible d’en sortir. En d’autres termes, tous les moyens sont bon pour « la cause ». Alors, Trudeau avait son « chicken in the basket » pour décrire sa victoire sur la non-négociation de Lévesque et Parizeau avait sa « cage a homard » pour décrire sa stratégie référendaire. Alors le vote à la naissance, c’est l’appât dans la cage à homard. Réinventer la roue, c’est la recherche d’une nouvelle stratégie pour séduire le 70% de la population qui n’est pas totalement convaincu que l’indépendence est la solution magique.

  33. le 11 déc 2009 à 12:58 Robert Lachance

    Je vois.

  34. le 11 déc 2009 à 14:11 Gilles

    «Alors, Trudeau avait son « chicken in the basket » pour décrire sa victoire sur la non-négociation de Lévesque…» Le zèbre qui écrit ça est en train de réécrire l’histoire.

    Et c’est le même qui dit qu’en 40 ans personne ne lui a procuré d’arguments rationnels pour le convaincre de la pertinence de la souveraineté.

    J’ai un gif esstraordinaire pour illustrer ce propos. Malheureusement on ne peut en insérer dans le blogue de monsieur Facal…

    Ben non delisle, c’est pas 70% qui sont contre la souveraineté c’est au bas mot 90 à95%. Y a juste quelques homards qui sont entrés dans la cage.

  35. le 12 déc 2009 à 7:17 Robert Lachance

    Je vois qu’on est loin de la gastronomie ou du bronzage et comme mon père pêchait l’anguille je comprend la troisième signification du néologisme homardesque.

    Dans la pêche à l’anguille, il n’y a pas d’appât. On bloque la batture du fleuve avec du « ré » et on attend que « la mer » baisse. L’anguille suit la clôture avec la marée et va s’enfermer au bout dans une cage parce qu’elle cherche son salut vers le fond et dans le sens du courant.

    Les meilleures prises étaient l’automne les journées de grands vents de nordet. Il ne fallait pas que le jonc et le varech, je pense, transforme la clôture de broche permettant le passage de l’eau en palissade étanche et se fasse renverser par les vagues. On devait alors relever et c’était beaucoup de travail.

    « À chaque fois que les souverainistes sont conviés à retourner toutes les pierres, c’est la réflexion sur le comment qui se met à primer sur le pourquoi. »

    Moins pire qu’un référendum tout de même. Ça m’amène à parler de stratégie pour ne dire qu’un bon stratège ne dévoile pas sa stratégie. Dans cette optique, pourquoi en avoir une si on ne peut s’en servir, la dévoiler pour convaincre ?

    Une stratégie, c’est bon quand on domine. Laissons aux journalistes le plaisir d’en trouver après coup et aux historiens la tâche d’en retenir la meilleure.

  36. le 12 déc 2009 à 15:02 archambault

    Cher Gilles, je ne suis pas un zèbre et je n’essaie nullement de réécrire l’histoire. J’étais au Centre des conférences à Ottawa lors de la Conférence des premiers ministre en novembre 1981.
    Monsieur Trudeau a fait sa proposition d’un référendum; peu après les pms se sont séparés pour le dîner. Le Premier ministre fédéral a traversé un cordon de journalistes où il a répondu brièvement à quelques questions, puis il s’est dirigé vers la sortie du Centre des conférences. C’est en s’éloignant du groupe des journalistes et en passant devant moi qu’il a dit « Anyway the chicken is in the basket ». Je crois que peu de gens l’ont entendu prononcer cette phrase. C’est le lendemain que nous en avons découvert tout le sens.
    Raymond Archambault

  37. le 12 déc 2009 à 18:08 Gilles

    Je ne parle pas de vous monsieur Archambault. Je parle de celui qui plus haut prétend que Trudeau a dit ça et allègue que c’était parce que Lévesque ne voulait pas négocier. Relisez vous verrez. Il écrit :«Alors, Trudeau avait son « chicken in the basket » pour décrire sa victoire sur la non-négociation de Lévesque » C’est pourquoi je dis qu’il tente de réécrire l’histoire.

    Je ne parlais absolument pas de vous monsieur Archambault comme vous pouvez le constater, et bien au contraire je tiens votre témoignage comme véridique.

  38. le 12 déc 2009 à 18:41 Robert Lachance

    Comme Raoul Duguay, il m’arrive de me parler à tout le monde par personnages interposés, surtout après un ou deux verres de 20, la route qui mène de Québec à Montréal et vice-versa ou sépare deux Québec incomparables. Un verre égale une heure pleine ou à demie.

    Je lis du Winston Churchill d’avant 1932 et du John Toland, Robert Laffont 1983 depuis quelques jours, question de me mettre dans l’atmosphère du début vingtième siècle.

    Amir Kkadir (mon logiciel de rédaction m’indique qu’il ne connaît pas ce gars-là ou cette dame-là en soulignant en rouge que mon orthographe n’est pas correcte)…

    BOS – Il fallait écrire Khadir. Change le k pour un h.

    - O.K. Amir Khadir. C’est pas mieux. Mon logiciel d’écriture ne le prend pas plus. À plus tard, l’essentiel de mon propos n’est pas là. Vous vous appelez comment ?

    - Bob O. Scope, de là l’acronyme BOS.

    - Je retiens votre nom et votre acronyme. Vous êtes accro à quoi ?

    - À NOUS.

    - Ha (ou Ah) ! (Mon logiciel le prend cette fois).

    Amir Khadir était éligible à la fonction de premier ministre avec 75 candidats. Éligible, mais pas plausible. Mario, plus.

    - Ben là ! Le plus que ça aurait changé, c’est qu’il aurait conservé l’opposition officielle plutôt que l’autre affaire. Charest pu être pire !

    (allez, cherchez !) Truc: mettez une cédille à Charest, enlevez le h et ajouter un o pour voir.

    - C’est ça que les moins de 30 ans aiment, entre autres, d’après moi ! Ils ont bénéficié de 30 ans d’humour, de technologie récente et de générosité sans ménagement et sans réserve de la Terre plutôt que d’un cours classique ou de ce qui a remplacé peu après, le cégep.

    Faut-il se mettre à ces progrès incroyables en communication pour l’après Pauline ou une Pauline peau neuve ?

    Le blues d’la Métropole Beau Dommage, You Tube.

    En 67 tout était beau,
    C’était l’année d’l'amour
    C’était l’année de l’Expo…

    on chantait de Stéphane Venne avec Renée Claude:, You Tube

    C’est le début d’un temps nouveau
    La terre est à l’année zéro
    La moitié des gens n’ont pas trente ans
    Les femmes font l’amour librement
    Les hommes ne travaillent presque plus
    Le bonheur est la seule vertu

    Jean Ferrat, You Tube vers 1972-1975 se faisait poète-prophète:

    Le poète a toujours raison
    Qui voit plus haut que l’horizon
    Et le futur est son royaume
    Face à notre génération
    Je déclare avec Aragon
    La femme est l’avenir de l’homme

    Il faudra réapprendre à vivre
    Ensemble écrire un nouveau livre
    Redécouvrir tous les possibles
    Chaque chose enfin partagée
    Tout dans le couple va changer
    D’une manière irréversible

    Avec l’aide de Claude François, wat.tv

    J’écoute et je copie
    surtout quand je suis seul la nuit
    mais quand ton souvenir
    me vient et m’fait souffrir
    J’écoute et puis j’écris

  39. le 12 déc 2009 à 18:54 Robert Lachance

    Erreur d’aiguillage expliquant « l’irrelevance » du message précédent. Il était détestiné à Le drapeau.

  40. le 13 déc 2009 à 13:12 Jean-Renaud Dubois

    Libre opinion – La grande peur de nos bien-pensants
    Claude Morin – Ancien ministre des Affaires intergouvernementales du Québec 28 novembre 2009 Actualités en société

    Partisans du statu quo et autres bien-pensants voient la résurgence de la question identitaire dans l’actualité politique comme une calamité. Leur crainte est compréhensible: cette question risque de mettre en cause le régime auquel ils tiennent. On connaît déjà leurs critiques, éminemment prévisibles. En voici une liste, accompagnée de brefs commentaires.

    Le souci identitaire est propre à la majorité québécoise de langue française. C’est vrai. Et alors? Serait-il anormal, voire malsain, pour un peuple de s’inquiéter de sa vulnérabilité et de vouloir agir en conséquence?

    - Cette préoccupation conduit à la discrimination envers les minorités. Or il n’y a pas grand-chose, dans l’histoire du Québec, qui autorise une «prédiction» aussi arrogante qu’insultante — surtout quand la mise en garde émane de gens dont la position aujourd’hui dominante vient souvent du traitement que leurs prédécesseurs ont naguère infligé aux Canadiens français.

    - Il est irresponsable d’alimenter le sentiment nationaliste dont l’Histoire a prouvé les dérives monstrueuses. Pourquoi toujours confondre le nationalisme (par définition périlleux quand il s’agit des Québécois) et le patriotisme? La liberté d’entreprise a produit d’innombrables cas d’exploitation: faudrait-il l’abolir? Faudrait-il interdire l’automobile, cause d’accidents? Et Internet, véhicule de porno?

    - L’objectif recherché est déjà largement réalisé: la nation québécoise a été reconnue par le Parlement fédéral et vouloir aller plus loin relève du caprice et de la démagogie. Raisonner de la sorte, c’est croire naïvement que la résolution votée à Ottawa a une portée quelconque. Que le sort du Québec a une fois pour toutes été réglé par les changements unilatéraux imposés lors de l’opération «rapatriement» de 1980-1981. Qu’on peut dorénavant faire confiance à Ottawa et aux autres provinces pour assurer l’identité québécoise. Et que l’intégrité du pouvoir politique de son gouvernement ne sera jamais menacée par le nation building fédéral toujours en cours…

    - La consolidation de l’identité québécoise ne réglera pas les nombreux problèmes économiques et sociaux auxquels le Québec fait face. Personne n’a jamais prétendu cela.

    - S’intéresser à cette question exige des énergies dont on pourrait faire l’économie, mieux vaut s’occuper plutôt des «vraies affaires». Faut-il comprendre que les «vraies affaires» c’est n’importe quoi sauf l’avenir des Québécois comme nation?

    Au fond, pour nos bien-pensants, tout débat identitaire est anachronique parce qu’il tente de ressusciter des inquiétudes qu’ils estiment sans objet, désuètes, d’autant qu’il n’y aurait pas péril en la demeure. Ah oui? Sans objet? Désuètes? Aucun péril? Voyons voir.

    D’abord, de tous les États de l’Amérique du Nord, le Québec est le seul à devoir assumer, par ses lois, ses actions et ses institutions, la responsabilité de défendre et de promouvoir la spécificité d’une société à plus de 80 % de langue française qui, pour cette raison notamment, se distingue de la population de langue anglaise, 46 fois plus importante, qui l’entoure. Cette donnée a influencé le comportement des Québécois depuis des générations.

    Ensuite, le multiculturalisme au sens Canadian du mot est devenu une sorte de norme morale qu’on oppose d’emblée aux aspirations québécoises jugées rétrogrades. Prisé dans quelques milieux «branchés», le nationalisme soi-disant civique, avatar de la rectitude politique, veut aussi atténuer la spécificité québécoise, le besoin de la défendre et, encore davantage, celui de la renforcer.

    Enfin, l’idéologie réductrice des capitulards et des apôtres «post-modernes» de la dilution nationale mène à l’idée que la tolérance envers l’Autre doit se traduire chez nous par la bonasserie et, pourquoi pas, l’autoflagellation. Règle qui ne vaut que pour les Québécois «de souche», naturellement racistes, bien entendu, personne ailleurs au monde n’étant ainsi invité à être discret au point de s’effacer. Nous sommes chez nous au Québec, mais, selon certains, cela ne devrait pas trop paraître! À cet égard, l’épisode des accommodements dits raisonnables a été révélateur de la vision désincarnée de nos cosmopolites du terroir

  41. le 13 déc 2009 à 15:05 Jean-Renaud Dubois

    Bonjour,

    …………… « Qu’on le veuille ou non, le Canada nous donne accès à des forums,et a une protection, qui ne seraient pas disponibles si nous étions un petit pays isolé. Être Fédéraliste ne veut pas dire être anti-Québecois. Être Canadien ne veut pas dire être anti-Québecois. Le problème est que depuis 40 ans, personne n’a pu me prouver, de façon rationelle, que l’indépendence était la bonne solution pour la survie de « notre langue et de notre culture ». » YMDelisle

    Ouah! Vous êtes bien le seul fédéraliste à vous soucier de la survie et de notre culture. Bravo!
    Ceux que je connais disent tous que notre avenir et notre Nation passe après le pain et le beurre, à l’instar de Charest qui tente de nous faire croire que sa priorité est l’économie. Elle est bien bonne…
    Sa priorité serait plutôt la déconstruction du Québec qui est en marche accélérée depuis près de 7 ans. Lui, sa ministre Saint-Pierre et Michelle Courchesne ont tout fait pour que notre identité s’efface lentement et sûrement…

    Pour ce qui est de la première phrase — « Qu’on le veuille ou non, le Canada nous donne accès à des forums,et a une protection, qui ne seraient pas disponibles si nous étions un petit pays isolé »
    Vous auriez avantage à vous ouvrir à autres choses que : The Gazette, The Globe&Mail ou à LaPresse de Power qui contrôle 70% des quotidiens québécois ; ainsi que les nombreuses émissions de la LaPresse-télé à la SRC. Eh OUI ! Sans oublier la CBC qui comme radio-Canada a un mandat de faire la promotion de l’unité nationale.

    Allez osez, lisez Parizeau(19,95$) et ne nous demandez pas de vous prouver quoi que ce soit…

    Je sais qu’il démolira votre assertion ; mais que voulez-vous la vie est dure! Comme d’ailleurs le sempiternel homard que vous nous servez ad nauséam…

    Bonne semaine,

  42. le 14 déc 2009 à 9:12 Victor Beauchesne

    Ouah! Vous êtes bien le seul fédéraliste à vous soucier de la survie et de notre culture. Bravo!
    J-R Dubois

    Comme ça les deux tiers des Québécois qui ne sont pas des souverainistes n’auraient aucun souvi de la survie de notre culture.

    Bel exemple d’idée reçu que seul le croyant n’a accès au ciel !

    Merci de nous illustrer le fondement de votre philosophie.

    « Sa priorité serait plutôt la déconstruction du Québec qui est en marche accélérée depuis près de 7 ans. Lui, sa ministre Saint-Pierre et Michelle Courchesne ont tout fait pour que notre identité s’efface lentement et sûrement… »

    Encore une fois , belle illustration que dans un Québec souverain, ce sera le gouvernement qui s’occupera de nous, notre identité s’efface, le gouvernement remplace l’individu

  43. le 14 déc 2009 à 15:05 Robert Lachance

    À Jean-Renaud Dubois particulièrement,

    Il n’y a plus de chance de survie pour NOTRE culture d’avant 1970. NOUS dégénérons génétiquement depuis environ cette date, sans retour depuis 1998, Jacques Henripin, Naître ou ne pas être, 1989.

    Camil Bouchard aurait démissionné aujourd’hui; ne se sent pas aussi utile qu’il le pourrait, m’a informé ma coprop. (Une coprop, c’est une coloc mutatis mutandi. Je ne devrais peut-être pas parlé en italien, après ce qui est arrivé à Berlusconi récemment.)

    Camil Bouchard quitte la politique, Radio-Canada.

    - Pauline et Claude en ont-il et elle parlé au Château en fin de semaine ? Est-ce que ça nous regarde ? Non, en château, c’est privé.

    Que lui réserve Jean Charest ou Stephen Harper comme emploi ? Je blague un peu. On a été confrère en psychologie.

    - Quel rapport avec La réinvention de la roue ?

    - J’en vois pas.

    - Moi, si. Immigration, Monsieur Parizeau, pourquoi diable faut-il sortir du PQ pour devenir plus utile, fiscalité, surconsommation, repli sur soi, commission d’enquête, solidarité sociale, psychologie communautaire.

  44. le 15 déc 2009 à 12:19 Robert Lachance

    « Je vous conseille la lecture du dernier livre de Jacques Parizeau » Casimir @ ymdelisle.

    Je viens d’acheter. J’ai lu l’introduction et le premier chapitre rapidement, et j’ai sauté à la page 139 au titre Expansion ou déclin ? Les Lucides.

    De l’introduction je retiens à propos de la prochaine tentative de réaliser la souveraineté:

    « Les circonstances ont tellement changé qu’il faut réfléchir avant que la direction du Parti québécois et celle du Bloc québécois se décident, avant de la proposer et, après discussion, de l’organiser. Je ne ferai dans cet ouvrage qu’esquisser des diagnostics, suggérer des voies, des alternatives. »

    Du premier chapitre je revois que la première tentative, celle de René Lévesque en 1980 demandait aux Québécois de:

    « … donner à leur gouvernement le mandat de négocier la souveraineté du Québec, sur la base de conditions précises définies à l’avance, en les assurant qu’une fois les négociations achevées, le résultat serais soumis à un autre référendum. »

    Le chapitre où se trouve la page 139 et les suivantes a pour titre Un Québec indépendant est-il viable ? La question est posée en raison des prévisions démographiques des « déclinologues » fondées sur les hypothèses de référence alarmantes de 2003 et de l’importance de l’endettement du Québec.

    En réaction à la situation démographique retenu, M. Parizeau y va d’une boutade entendu lors de son séjour à Londres en 1950 qu’il traduit ainsi: « La statistique est à la politique ce que le lampadaire est au soulârd: plus utile comme soutien que comme éclairage. » Ensuite il met à jour une vision démographique plus optimiste à partir des dernières projections de l’Institut québécois de la statistique.

    Si je me suis intéressé intensément à la démographie de la région de Québec, c’est d’abord pour avoir lu Le choc démographique, la population de la communauté métropolitaine de Québec à l’aube du XXIe siècle, 2003, du temps d’André Boisclair et de Rosaire Bertrand. C’était épeurant pour le prix que nous obtiendrons pour notre maison vers 2020.

    D’accord, Monsieur Parizeau, c’est moins pire depuis trois ans et au Québec plutôt qu’à Québec mais NOTRE force de travail et NOTRE force de régénération ne reprendra de la vigueur que dans 20 et 30 ans. Même au prix d’une immigration insoutenable. À moins d’être imprudent, il faut rêver de décroissance harmonieuse genre simplicité volontaire pour les 15 prochaines années. Sauf pour ce qui est de l’hébergement des personnes âgées et de la colonne des décès comme vous le chuchotez.

  45. le 17 déc 2009 à 8:33 Robert Lachance

    « Pourquoi diable faudrait-il sortir du Canada ?

    Parce que qui trop embrasse mal étreint !

  46. le 17 déc 2009 à 14:49 Robert Lachance

    D’accord pour la réinvention de la roue. NOUS ne serons pas les premiers.

    Admettons pour fin de discussion que cette roue ne pourra pas rouler en tête de peloton avant 2030, question évolution démographie. D’autres auraient écrit développement mais je ne suis pas politicien, ma job ne dépend pas d’électeurs mais d’une autre source que je remercie en passant, comme si j’étais un politicien.

    NOTRE projet de pays date d’avant le NOUS, d’une autre époque favorisée ou défavorisée par une population pyramidale. Nous en sommes à une population en tête de python, en verticale autogénocidaire, pour faire dramatique. En clair, nous dégénérons. Monsieur ne l’avoue pas.

    - As-tu tout lu le livre avant d’écrire ça ?

    - Non !

    En croissance sérieuse depuis trois ans, pas terriblement surprenante, mais pour combien d’autres ? Il y a des cycles, une intervention de l’État modeste et une situation économique favorable. À part ça, je suis sceptique: de moins en moins de mariages, de plus en plus d’unions libres, de plus en plus de célibataires. Un manque total d’encadrement, comme du temps avant laïcité. Un vague espoir, une baisse du nombre de chirurgie.

    Mais comme disait Bouchard, pas Camil le révolutionnaire démissionnaire, ni Butch le # 3 du Canadien, ni Sylvain le réveil matinal du 93,3 mais le Lucide Lucien, j’ai confiance.

    J’attends vos messages. Ne tardez pas, il est 50 moins 4.

  47. le 18 déc 2009 à 19:54 Robert Lachance

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Facal#Biographie

    Le lien ci-dessus me confirme que vous étiez bien placé à partir de 1994 pour témoigner de ce qui suit dans ce qui introduit:

    « Le référendum de 1995 fut certes rendu possible par la force de caractère de cet homme qui l’imposa à des compagnons de route extraordinairement sceptiques. »

    Vous faites ressortir un point quand vous ajoutez:

    « La stabilité de l’appui à la souveraineté masque un renouvellement radical de l’électorat. Pour tous ces gens (un million et demi d’électeurs), il s’agit d’un nouveau débat. »

    - Mettez-en !

    Ce qui vous amène à la question:

    « pourquoi diable faudrait-il sortir du Canada ? »

    C’est comme si Jacques Parizeau avait prévu votre question. Je le cite (Attendez que je me rappelle):

    « La dernière phrase de mon introduction se lisait ainsi: « La conclusion ramène à ce qui m’est toujours apparu comme la raison profonde, essentielle de la souveraineté du Québec: être responsable de soi-même dans une démocratie ou l’État est pleinement redevable à ces citoyens. Je termine là où j’ai commencé. »"

    Que le joueur soit dans notre équipe ou dans l’autre, il faut admettre qu’il méritera qu’on accroche son gilet. Merci à Belette vibrante et pourquoi pas à son père, Gérard.

    En cherchant le nom de sa mère, j’ai trouvé ceci de lui facilement:

    « « C’est vrai, c’est vrai qu’on a été battus, au fond, par quoi ? Par l’argent puis des votes ethniques, essentiellement. Alors, ça veut dire que, la prochaine fois, au lieu d’être 60 ou 61 % à voter « Oui », on sera 63 ou 64 % et ça suffira. » — Jacques Parizeau (discours du 30 octobre 1995) »

    - Je ne suis pas sûr que 63 ou 64 sera suffisant maintenant, après 14 ans d’immigration.

  48. le 18 déc 2009 à 23:26 Jean-Renaud Dubois

    Bonjour,

    @Robert,

    On a été battu par l’argent puis « DES » votes ethniques, essentiellement. Parizeau

    Observation :

    Les fédéralistes et LaPressse pendant 10 ans, et en particulier (Pratte Dubuc et Gagnon) ont rapporté et remplacé « des votes ethniques » par :
    « LE VOTE ETHNIQUE ».

    Pourquoi?

    Manque d’éthique? De professionnalisme?

    Ou bien était-ce voulu? Si c’est la cas, comment ont-ils osé faire cela?

    Pourtant « DES » signifie (une partie de) dans le le petit Robert.

  49. le 19 déc 2009 à 20:32 Robert Lachance

    Vous soulevez un point important Jean-Renaud. Pour « perroniser », je dirais que vous apporter la nuance qui fait déborder la vase.

    Que voulait-il dire par « … la prochaine fois, au lieu d’être 60 ou 61 % à voter « Oui », on sera 63 ou 64 %… » ?

    1 – Voulait-il dire NOUS par on ?

    2 – qu’il envisageait qu’il y aurait une prochaine fois;

    3 – qu’alors, la démocratie s’y exercerait sans intervention du monde de la finance et de quelques ethniques;

    4 – qu’il ne savait pas qu’il y aurait introduction d’une loi fédérale sur la clarté référendaire.

    L’électorat total moins le vote de l’argent, moins le vote d’ethniques. Si nous enlevons le vote de l’argent, j’ai lu votre message ailleurs ici Jean-Renaud, est-ce que la différence aurait été suffisante pour que l’on passa à réaliser la souveraineté ?

    Je continue à croire que sans un droit de vote effectif dès la naissance au Québec, son indépendance ne se fera pas. Avec, ?

    « Entre 1995 et aujourd’hui, un million et demi d’électeurs qui n’avaient pas le droit de vote lors du dernier référendum sont apparus, c’est-à-dire tous ceux nés après 1978, en plus des immigrants devenus citoyens canadiens. »

    Bon nombre de ceux-ci seraient en âge de voir leur poids électoral sortir du marasme où ils peinent, dans le sillage des baby-boomers.