La puissance d’une idée
22 février 2010 par Joseph Facal
La souveraineté est-elle réalisable dans un avenir prévisible ? Le PQ est-il «fermé» aux immigrants ? Pour le reste, les règlements de compte ne m’intéressent pas.
Le destin des peuples n’est écrit d’avance que lorsque la démographie impose sa loi pour de bon. Nous n’en sommes pas encore là. On ne peut donc pas être sûr que la souveraineté n’arrivera pas. Inversement, personne ne peut non plus garantir qu’elle arrivera. Toute autre réponse repose essentiellement sur votre foi ou vos impressions.
La souveraineté est aujourd’hui au même niveau d’appui qu’au début de la campagne référendaire de 1995. On sait ce qui arriva. Cette stabilité des chiffres donne cependant une fausse impression de congélation. En réalité, la situation est beaucoup plus fluide.
Entre 1995 et aujourd’hui, l’électorat s’est profondément renouvelé. Environ un million et demi de personnes, qui n’avaient pas le droit de vote en 1995, l’ont obtenu. Près d’un million de personnes qui ont voté en 1995 sont disparues.
La souveraineté est donc peut-être toujours à 42 % d’appuis (ou 40 ou 45, peu importe), mais ce ne sont pas du tout les mêmes personnes que la dernière fois. Qui peut savoir ce que décideraient tous ces gens, pour qui c’est un nouveau débat, si la question leur était posée ?
Le référendum de 1995 avait cependant été précédé d’une immense crise constitutionnelle qui avait superbement mis la table. Rien de tel aujourd’hui. Les fédéralistes ne feront pas deux fois la même erreur.
Que doivent faire les souverainistes ? Selon moi, ils doivent sortir de cette logique référendaire du tout ou rien, qui est une attitude stérile et contemplative. Cela signifie deux choses très concrètes.
D’abord, il faut renforcer, à tous les jours, le Québec réel avec les leviers dont nous disposons déjà. Nous avons d’immenses problèmes qui doivent être confrontés immédiatement. Ensuite, il faut déployer, face à Ottawa, une énergie maximale dans l’occupation des champs de compétences partagées et la revendication de nouvelles responsabilités.
En remettant le Québec réel en mouvement, on réanimera peut-être un appétit, une ambition, un goût du mouvement, qui pourraient mener à la souveraineté plus sûrement que l’attente sans cesse repoussée d’un grand soir qui débloquerait tout. Résultat garanti ? Non. Quelqu’un a-t-il quelque chose de mieux à proposer ? Non.
La réponse à la deuxième question est plus simple. Le PQ n’est pas fermé aux immigrants. J’en sais quelque chose. Il s’est avancé sur un terrain délicat, mais c’est son droit. Et il n’a pas dérapé.
Voyons ce que contiendra sa Charte de la laïcité avant de trancher. Et où est le problème à ce que les employés d’un État laïc soient habillés d’une façon qui le reflète ? Le PQ a durement critiqué le rapport Bouchard-Taylor, mais le gouvernement Charest l’a tabletté immédiatement. Sur le fond, y a-t-il vraiment une différence ?
Je suis également sûr d’une autre chose. S’il devenait un jour évident que notre seul destin est un destin acadien, s’installera alors le sentiment accablant et désespérant d’une immense défaite collective. La survivance redeviendrait notre seul horizon. Je ne veux pas voir ce jour.
77 réponses à “La puissance d’une idée”
On se chicanera sur les moyens de traverser le pont quand on sera rendu au pont. Comme plusieurs le font remarquer avec de plus en plus d’insistance, ce n’est pas le PQ qui est aupouvoir depuis 2002, c’est le parti Libéral. Alors si ça va si mal ce n’est pas la faute du PQ.
Mais sur l’essentiel je pense que ce que vous dites est très à-propos à savoir :
Renforcer le Québec réel avec les leviers dont nous disposons déjà ;
Déployer, face à Ottawa, une énergie maximale dans l’occupation des champs de compétences partagées ;
Revendiquer de nouvelles responsabilités tel que le prévoit la constitution même sielle nous est imposée nous n’y avons jamais souscrit.
J’ajouterais si vous me le permettez, cesser d’être timoré dans l’affirmation de ce qu’est la société Québécoise en assoyant les règles collectives sur les valeurs de la majorité, comme vous le soumettiez dans un billet précédent.
Notre seul destin est un destin acadien. On a déjà perdu, 2 fois.
C’est impossible de trouver un bon boulot à Montréal sans parler anglais. Tranquillement les francophones unilingue sont poussé vers des emplois de 2ieme catégorie. Même comme francophone parlant anglais, on est pas « one of the boys », alors imaginez ceux qui parlent peu ou mal l’anglais.
Le travail c’est la référence ultime de la survie d’une culture. Si il est impossible de travailler dans sa langue chez soi, la défaite est consommé.
Bientôt on aura droit à un débat sur la langue d’éducation de la part de parent francophone qui voudront envoyer leurs enfants dans une école anglaise pour que leurs enfants ne vivent pas la discrimination envers eux. Et cette fois là ils seront probablement assez nombreux pour gagner.
Je suis parti du Québec 1 an, et à mon retour j’ai été abasourdi de la place que l’anglais avais pris si rapidement. J’ai vécu à ce moment le sentiment de « l’immense défaite collective ». J’en ai parlé autour de moi, et tous semblaient plus ou moins résigné à vivre bientôt dans un pays à 100% anglo-saxon. Les propos de Bouchard ne font que traduire ce qui se dit dans les chaumières, à savoir que l’on à perdu, et que franchement, on s’en fou.
J’aime beaucoup votre analyse que je trouve très objective et je suis en accord avec le fait que pour le moment, le Québec doit utiliser tous les leviers qu’il a à sa disposition pour obtenir plus de pouvoir(s) et faire ainsi avancer le Québec. En fait, le Québec devrait faire comme Ottawa i.e. faire ce qu’il croit bon pour lui sans se préoccuper d’Ottawa. Après tout, nous ne sommes pas prenant de la Constitution Canadienne. Bien entendu, cela va causer des frictions avec Ottawa mais il s’en produit de toute facon actuellement. La différence sera dans le fait que le Québec sera actif plutôt que de subir les ingérences d’Ottawa. Et quand la tension sera suffisamment élevée, les québécois, de toutes tendances, auront à trancher lequel des deux gouvernements en conflit agit légitimement dans l’intérêt du peuple québécois.
Monsieur Facal, permettez-moi une petite digression. Je trouve que vous êtes très bien positionné pour analyser de facon grandement objective la dynamique politique québécoise car vous êtes, en tant qu’émigrant, une personne qui voit les choses de l’extérieur et, en même temps, vous vous êtes magnifiquement intégré comme citoyen québécois, ce qui vous permet de voir également les choses de l’intérieur. Très peu de québécois occupent une position aussi enviable que la vôtre. Vous êtes une richesse inestimable pour le peuple québécois. Bravo et merci pour votre généreuse implication. Ceci dit sans aucune obséquosité.
Gilles, je pense comme vous. Francis, il se peut que vous ayez raison…mais j’espère que non. René, …merci tout simplement.
Bonjour Monsieur Facal.
Ce samedi, lors d’une visite à Rimouski, j’en ai profité pour me procurer votre dernier essai, que je lis avec beaucoup d’intérêt. Je dois cependant avouer que vos premières pages, où vous faites mention de Jocelyn Létourneau, ont réveillé chez-moi de très ennuyants souvenirs. Faire un bac en histoire à Laval
et se taper un cours obligatoire de Létourneau…
Votre analyse sur le renouvellement de l’électorat me semble fort judicieuse, mais soulève quant à moi une autre problématique, dont vous traitez dans votre ouvrage, et qui m’interpelle énormément, à savoir le désastre qui prévaut dans notre système d’éducation.
Premièrement, en ce qui concerne le un million de personnes qui ont voté en 1995 et qui sont disparues, il y a assurément une bonne frange de celles-ci qui se disait ou qui se percevait comme étant canadienne française, et donc probablement davantage fédéraliste que souverainiste. Pour ce qui est du million et demi de nouveaux voteurs, et bien je suis plutôt perplexe quant à leur allégeance. Je me demande même s’ils ont un quelconque intérêt pour la chose…
J’enseigne l’histoire au secondaire. Tout comme vous, je profite d’un congé sabbatique. Il me fallait faire le point quant à ma motivation professionnelle, vivant une quotidienne et fatiguante rupture de sens avec mon métier. Ce que j’y vivais et voyais au quotidien se rapproche selon moi du drame national : une jeunesse illetrée, ignare de ses références culturelles et historiques, peu encline à l’effort et au dépassement, et absolument pas sollicitée en ce sens par la panacée pédagogique véhiculée par le train de la Réforme…
Si ce n’est déjà fait, je vous invite à parcourir le programme d’histoire du Québec de secondaire 4… Voilà un programme qui répond à deux objectifs à peine voilés : Exposer les jeunes Québécois à une vision multiculturaliste de leur histoire ( visée sciemment orchestrée par les Libéraux ??? ) et diplômer le plus d’enfants possibles, qu’ils atteignent ou non les…compétences, pourvu que l’on diplôme, que l’on paraisse bien, et que l’on ne froisse pas la pauvre estime personnelle de cette jeunesse-reine…
La Ministre Courchesne, qui s’est prononcée en faveur d’un retour des connaissances, gagnera t-elle sa lutte
contre le PUISSANT lobby qui a investi les hautes sphères du MELS ???
Monsieur Facal, je vous remercie personnellement pour
votre nécessaire implication intellectuelle. Elle tient la flamme de mon courage allumée…
Bien à vous.
Même indépendent, le Québec aurait à faire face au problème de décroissance vis-à-vis la mer anglaise et hispanic qui nous entoure. Le Canada, n’en déplaise aux souverainistes, nous donne une protection additionelle. Pourquoi pas l’utiliser au lieu de la rejeter du revers de la main.
Je suis d’accord avec M. Facal, et M. Bouchard, pour dire que nous avons de sérieux problèmes à régler. Notre survie ne sera pas garantie par l’indépendence. Notre survie sera garantie par notre richesse. Je crois sincèrement que nous avons plus de chance de créer, et de conserver, cette richesse à l’intérieur du Canada.
Les Libéraux sont entre l’ecorce et le bouleau. Au premier mandat ils ont tenté de changer le « modèle Québecois ». En fait, ils ont seulement dit qu’ils voulaient le changer et ils se sont fait crucifier. Si ils tentent de faire des changements de fonds (frais de scolarité, garderies, taxes, etc) les puissants syndicats fermerons, littéralement, le Québec et le PQ utilisera la cohue pour réchauffer la marmite à homards. Est-ce que nous pouvons vraiement blâmer les Libéraux?
Le PQ au pouvoir signifie des gé-guerres continuelles avec Ottawa, des menaces de référendums, des nouveaux programmes pour acheter des votes pour le Oui…..rien de constructif, quoi. Il n’est pas dans l’intérêt du PQ de faire fonctionner le système fédéral. L’objectif Péquiste est simple….nous devons sortir du système et non pas l’améliorer.
Nous sommes en très mauvaise posture. Les Libéraux ont peur de faire des changements au modèle Québecois. Enlever un gros bonbon de la bouche d’un enfant n’est pas facile. Les Québecois ne veulent pas de l’indépendence et des référendums. Mais le seul choix que nous avons pour remplacer les Libéraux c’est un parti qui veux faire l’indépendence et des référendums. Si le PQ était disposé à eliminer, pour toujours, la clause 1 et à vraiement faire le ménage dans nos problèmes structurelles (qui sont Made in Québec) ils auraient mon vote.
Mais temps et si longtemps que nous aurons l’Épée de Damoclès souverainiste sur la nuque, nous ne pourrons pas vraiement effectuer les changements qui s’imposent……et le PQ n’aura pas mon vote. Je crois que le million de nouveaux voteurs pensent la même chose.
Le PQ au pouvoir signifie des gé-guerres continuelles avec Ottawa. Le PLQ au pouvoir signifie l’écrasement jusqu’à l’anihilation. aucune demande, aucune revendication. Et de temps en temps comme récemment à Copenhague et sur Haïti: tapis!
Le PQ au pouvoir signifie des menaces de référendums. Suivez pas l’actualité delisle?
L’objectif Péquiste est simple….nous devons sortir du système et non pas l’améliorer. Ici devrait suivre la liste des fédérsalistes qui se sont cassés les dents sur le renouvellement du fédéralisme, de Ryan à Benoît Pelletier, en passant par le fédéraliste fatigué, vous savez le grand père de Kyoto Dion, le chien de Stef…
Renouveler le fédéralisme quelle bonne blague!Évidemment qu’il faut sortir de ce système. C’est même urgent.
Et oui Gilles, c’est toujours la faute des autres. Le reste du monde doit se plier à nos quatre volontés car nos revendications sont toujours juste, honnête, et pleine de bon sens. L’inverse est vraie. La population canadienne se lève à chaque matin avec seulement une idée en tête….comment allons-nous écoeurer les Québecois aujourd’hui. Il est grad temps que nous sortions de notre adolescence collective. En passant, comparez les pouvoirs du Québec il y a 40 ans avec ceux que nous avons aujourd’hui. Dire que la fédération n’a pas su s’améliorer depuis 1867 est un manque d’honnêteté intéllectuel.
« La puissance d’une idée »
Quel beau titre! Çà me suggère cette autre formulation bien connue: « Rien n’est plus fort qu’une idée en marche; sinon une autre idée plus forte. » Évidemment, une idée progresse si on en parle; ce que vous faites très bien.
Ici, deux idées s’affrontent: indépendance et fédéralisme.
La surprise, c’est que les deux camps aient conservé le même nombre de partisans malgré la mouvance démographique.
On pourrait parler de stagnation si les jeunes générations avaient entendu parler d’indépendance et si certaines fadaises qui leur sont servies méthodiquement étaient davantage démolies.
Les fédéralistes qui savent bien que l’indépendance ne se fera pas sans les jeunes ont réussi à faire passer le préjugé que cette génération est indifférente et que s’adresser à elle représente une perte de temps.
C’est oublier qu’ils viennent de bouleverser le paysage politique québécois en votant massivement pour l’ADQ, il n’y a pas si longtemps. Les jeunes cherchent, écoutent, réfléchissent.
Les fédéralistes répètent à répétition que les électeurs ne veulent pas entendre parler de constitution. « Mieux vaut s’intéresser aux vrais problèmes », serinent-ils. Ce faisant ils passent sous silence le fait que la constitution est la mère de toutes les lois et de tous les partages de responsabilités. C’est elle qui permet au Québec d’intervenir – ou pas – sur des sujets qui lui tiennent à coeur.
Sachant que les québécois n’aiment pas « la chicane », les libéraux – toujours aussi méthodiques – collent au PQ une image de chicaniers alors qu’eux même sont à couteaux tirés avec Ottawa sur une foule de sujets. Et cela alors même que leurs demandes n’ont jamais été aussi réduites.
Faudra bien qu’on finisse par se rendre compte que la source de nos chicanes ne réside pas dans nos options fédéralistes ou indépendantistes; mais bien dans les différences culturelles profondes qui nous séparent irrémédiablement.
Faudra bien qu’un jour, on fasse un bilan de nos différences pour se demander si en fin de compte nous ne sommes pas tout simplement incompatibles.
« La puissance d’une idée »
Quel beau titre! Çà me suggère cette autre formulation bien connue: « Rien n’est plus fort qu’une idée en marche; sinon une autre idée plus forte. » Évidemment, une idée progresse si on en parle; ce que vous faites très bien.
Ici, deux idées s’affrontent: indépendance et fédéralisme.
La surprise, c’est que les deux camps aient conservé le même nombre de partisans malgré la mouvance démographique.
On pourrait parler de stagnation si les jeunes générations avaient entendu parler d’indépendance et si certaines fadaises qui leur sont servies méthodiquement étaient davantage démolies.
Les fédéralistes qui savent bien que l’indépendance ne se fera pas sans les jeunes ont réussi à faire passer le préjugé que cette génération est indifférente et que s’adresser à elle représente une perte de temps.
C’est oublier qu’ils viennent de bouleverser le paysage politique québécois en votant massivement pour l’ADQ, il n’y a pas si longtemps. Les jeunes cherchent, écoutent, réfléchissent.
Les fédéralistes répètent continuellement que les électeurs ne veulent pas entendre parler de constitution. « Mieux vaut s’intéresser aux vrais problèmes », serinent-ils. Ce faisant ils passent sous silence le fait que la constitution est la mère de toutes les lois et de tous les partages de responsabilités. C’est elle qui permet au Québec d’intervenir – ou pas – sur des sujets qui lui tiennent à coeur.
Sachant que les québécois n’aiment pas « la chicane », les libéraux – toujours aussi méthodiques – collent au PQ une image de chicaniers alors qu’eux même sont à couteaux tirés avec Ottawa sur une foule de sujets. Et cela alors même que leurs demandes n’ont jamais été aussi réduites.
Faudra bien qu’on finisse par se rendre compte que la source de nos chicanes ne réside pas dans nos options fédéralistes ou indépendantistes; mais bien dans les différences culturelles profondes qui nous séparent irrémédiablement.
Faudra bien qu’un jour, on fasse un bilan de nos différences pour se demander si en fin de compte nous ne sommes pas tout simplement incompatibles.
Fini l’attente du Grand soir. Changement de paradigme. On prend le pouvoir et on incarne sa politique dans l’État.
Le premier qui a mis fin au référendisme est M Gérald Larose. Je commente son Plan dans la page opinion du Le Devoir à partir d’un perspective géopolitique:
http://www.ledevoir.com/non-classe/172217/libre-opinion-pauline-l-important-c-est-larose
M Facal on vous doit la Loi 99. Par laquelle le Québec se reconnait comme état de jure et qui établi que le peuple du Québec est souverain et seul maitre de ses choix tant qu’à son destin politique. Alors on prend le pouvoir et on rend effective cette souveraineté morceau par morceau. Simple, non (Pirncipe d’effectivité)jusqu’à la rupture du cadre constitutionnel canadien. Simple , sans risque ni péril. C’est mon point de vue depuis 2 ans.
Je seconde l’observation très pertinent de RenéP. Merci d’être là
je suis d’avis Georges que vous mettez, la table d’une façon très pertinente : «Faudra bien qu’un jour, on fasse un bilan de nos différences pour se demander si en fin de compte nous ne sommes pas tout simplement incompatibles.»
Que ce soit dans un couple, une famille ou une communauté, l’unité ne peut que procéder de l’égalité. Et l’égalité ne peut à son tour procéder que du respect mutuel.
Dans ce qu’ils apppellent le Canada, «l’Unité» qu’on y affirme et proclame procède de la domination d’un groupe sur l’autre. Ah non?
Cela a commencé par la conquête militaire et ça s’est poursuivi sans relâche par la création et la mise en place de toutes les institutions dites canadiennes, calque intégral et parfait de celles de la Nation dominante. Et ça se perpétue apparemment ad infinitum.
C’est à leur corps défendant que ceux qui à l’époque représentaient les intérêts de notre Nation, ont du faire des compromis qui n’ont résulté qu’en des miettes d’autonomie, le tout encadré de façon serrée par un pouvoir fédéral prédominant et absolu, dont nous en observons régulièrement les effets : Charte des droits avec notamment son article 27.
Conséquemment, mise à mal avec constance de lois résolutions positions et le reste, même adoptées à l’unanimité par l’Assemblée Nationale du Québec, par le bras armé de destruction massive que constitue la Supreme Court. Dernière en liste, la Loi……(?) sur les écoles privées non subventionnées, passeport pour une intégration automatique au système anglais d’éducation.
Sommes nous compatibles ? Des indices nous en sont donnés jour après jour. Le plus récent, au show d’ouverture des jeux Olympiques : as usual ils sortent de leur boite de Cracker Jack les yeux égarouillés en se demandant comment ça se fait qu’on soit pas contents. Après tout ils ont lu un poème de St-Denis Garneau. En version anglaise évidemment pour ne pas horrifier le reste du monde j’imagine.
Et parait-il que le grand Ducon, Garou the party mans aurait massacré de sa voix éraillée une chanson de Ferland qui n’est pas faite pour lui. Heureusement ils ne l’ont pas passé à la télévison INTERNATIONALE. Quesse qu’ils veulent de plus les frogs ?
Qu’on me nomme une seule législation fédérale qui a été conçue et rédigée selon les règles d’interprétation et de réaction des Lois, décrits par le juge Pigeon dans son ouvrage majeur sur le sujet. Mode et méthode parfaitement compatible avec la forme de pensée propre au génie français.
Être compatible ou pas est une question essentielle. Cela se voit quand c’est le cas. Cela se voit aussi quand ce n’est pas le cas. Cela s’observe. Mais on ne peut le voir que les yeux grands ouverts.
Et si tous les gouvernements du Québec depuis l’origine de cette institution se sont à peu près tous sentis à l’étroit à l’intérieur du corset fédéral, ce n’est peut-être pas un simple lubie qui peut se dissoudre par la négation de la réalité.
Pascal disait aux incroyants : faites des signes de croix et vous aurez la Foi…. Essayons : Je suis canadien je suis canadien je suis canadien je suis canadien…
Heille, Pascal, ça marche pas!
Gilles. Allez apprendre votre histoire correctement avant d’écrire n’importe quoi. Vous dites, « Et l’égalité ne peut à son tour procéder que du respect mutuel. » et en même temps vous villipender le Canada et ses citoyens avec haine….et un manque de respect, et de connaissaince de « l’autre », impitoyable. Comme d’habitude vous ne regardez ce qui ne va pas sans regarder ce qui va bien. Le Canada est-il parfait? Non. Toutes les provinces ont des doléances envers Ottawa. Toutes les provinces ont subit, dans leurs histoire, des coups bas par des élites venues d’Angleterre ou de France. Parlez aux Albertains de Toronto. Parlez au Terre-Neuviens d’Ottawa. Parlez aux premières nations de ce que nous, et j’inclus le « nous », avons fait depuis que « nous » les avons conquis.
La différence entre « nous » et les « autres », dans ce pays est que de la minute que nous nous croyons attaqué, offusqué, insulté, etc etc, nous voulons retirer nos billes.
Et bien, pour reprendre votre analogie du couple, vous savez qu’un couple qui réussit sa vie ensemble en est un qui y travail. Il y a des jours difficile, mais on passe à travers.
Souffrons-nous de « commitment anxiety » collective? Nous ne voulons pas nous engagé comme Canadien et nous ne voulons pas nous engagé pour l’indépendence. Nous ne voulons pas de déficit mais nous ne voulons pas laisser aller nos bénéfices sociaux. Nous voulons une planête plus verte mais nous sommes les plus gros consommateurs d’eau au monde. Nous critiquons les sables bitumineux mais nous dépensons le moins par capita au Canada pour les transports en commun. Même l’Alberta nous dépasse à ce niveau.
M. Facal, et les lucides, essayent de prendre un gros ado endormi et lui faire voir ce que représente la vraie vie. Alors Gilles….grow up.
Ah ah ah. comme d’habitude quelque chose vous échappe delisle.
La question de Georges est simple : Sommes-nous compatibles ?
Est-ce que deux peuples d’origine, de culture de langue, voire même de spiritualité divergente (une France catholique et une Angleterre protestante) s’étant opposés (pour le fun?) depuis des siècles, peuvent vivre ensemble dans un espace politique donné, si l’un de ces deux peuples est dans une position de force et de domination qui fait en sorte que les institutions et le fonctionnement de cet espace politique ne réflète que la nature et la culture de l’un de ces deux peuples ?
C’est ça la question delisle…
Peut-être qu’après avoir tout annoncé de ses intentions dans le passé—budgets et référendums— et avoir perdu, il est maintenant préférable que le P.Q. soit plus discret sur les moyens qu’il entend utiliser pour pousser son projet. La discrétion n’empêchant pas de pousser fort.
Un simple clin d’œil établit la complicité avec l’électorat.
Y-a-t-il des électeurs qui ne connaissent pas la destination du P.Q. ?
Oui ? Ah ben…
En théorie Gilles a raison, le Canada ne peut pas accommoder le Québec sans renier son histoire britannique. Ce fut la principale cause de la révolution tranquille, c-à-d la domination des Canadiens ( on les appelait Canadiens-français) par les Anglais. Sauf que le Canada théorique que Gilles dépeint n’existe plus sauf pour certains vestiges tels la couronne et le coin gauche de certains drapeaux provinciaux.
En pratique la majorité britannique du ROC a fondu comme neige au soleil depuis 50 ans, les Québécois sont sortis de leur statut de domination en partie avec la menace de séparation. Ymdelisle a raison quand ils pourfend les souverainistes de vouloir recommencer les combats que nous avons déjà gagnés.
Est-ce que tout est parfait au Canada ? Qui oserait nommer le pays parfait.
L’Europe moderne est fondée sur l’union de l’Allemagne et la France d’abord. Sont-ils compatibles, eux qui se sont livrés aux deux guerres les plus sanguines de l’histoire humaine ? En théorie ils sont beaucoup plus incompatibles que nous, mais en pratique c’est leur union qui est la fondation de la CE.
La situation de force et de domination que dénonce Gilles n’existe tout simplement plus et les souverainistes se font un grand tort en l’invoquant continuellement. Ça sonne faux.
Il est tout à fait légitime de vouloir avoir un pays indépendant et d’en faire la promotion, comme le fait M. Facal. Si une majorité de Québécois croit que l’avenir du Québec est mieux garantie à l’intérieur du Canada, les souverainistes doivent respecter ce choix car ce sont eux qui ont le fardeau de la preuve de l’incapacité du Canada de »protéger nos foyers et nos droits ».
Gilles, Gilles, Gilles…..Que faire avec des généralisations simpliste. Selon vous tous le reste du Canada est monolithe anglo-protestant.
La réalité est que même dans le ROC, la religion prédominante est le Catholicisme. En fait, ils sont plus pratiquant que nous. L’Ontario anglo a vecu le Family Compact. Eh oui, des Anglicans ont fait aux Canadians ce que notre Sainte Mère Église a fait au Canadiens. Voyez-vous Gilles, nous avons vecu des expériences similaires.
J’ai voyagé d’un océan à l’autre et j’ai parlé aux vraies gens. Ils ont les mêmes préoccupations que nous et des problèmes identitaires aussi. Nous avons plus de compatbilité que d’incompatibilité. Nous avons la gang du plateau, ils ont la gang de Toronto.
De toute façon Gilles, même séparé, nous devrons vivre avec le ROC car nos économies sont intégrés avec celle des USA. Le PQ préconise même l’utilisation du dollar canadien. Sauf que, une fois séparé, nous n’aurons plus un mot à dire sur notre gestion monétaire. C’est ça l’indépendence? Notre partenaire d’affaires le plus important n’est pas la France, mais plutôt l’Ontario. Qui sont nos vraies amis alors?
Bonjour Monsieur Facal,
Depuis la sortie de Lucien Bouchard, beaucoup de gens très épris pour leur cause politique et pour le Québec s’expriment pour se défouler de leurs frustrations ou renouveler leur serment d’allégeance ou aider leurs concitoyens à comprendre la vérité ou assumer leur rôle de propagandiste ou essayer candidement d’apporter des éléments de solutions aux graves problèmes que nous connaissons.
Je trouve cela très encourageant de constater que tant de gens soumettent des idées dans cette quête de solutions. Ces gestes positifs donnent de l’espoir. Oui, notre société est pleine de peronnes de bonne volonté ! Parmi eux, nous retrouvons aussi des reproupements tels que la Chambre de commerce. J’aurais le goût de publier un livre regroupant tous ces textes intéressants et surtout pertinents dans les circonstances.
Mais, un grande difficulté est présente.
Les grands penseurs et stratèges de la pensée souverainiste seront contents de votre apport parce que les intentions sont bonnes (idées pour améliorer la situation au Québec) et cela ne peut qu’être favorable au PQ et au Bloc sur le plan des intentions de votes. Mais, advenant leur accession au pouvoir, pensez-vous qu’ils mettraient vos suggestions en application ( » Nous avons d’immenses problèmes qui doivent être confrontés immédiatement.) » ?
Le rôle du Bloc à Ottawa est d’abord de faire en sorte que le Québec ait le moins de députés possible du côté du pouvoir au Parlement.
Une des grandes stratégies est que ça aille mal au Québec. Le Québec se séparera quand ce ne sera plus endurable ! Pensez-vous qu’ils mettraient en application vos idées qui pourraient amener les québécois à être plus satisfaits de leur situation ?
Si le Canada et le Québec ont tant d’affinités—ce que je crois moi aussi—qu’y aurait-il de si inconcevable que chaque identité soit protégée par un état-nation ?
Si l’indépendance a si peu d’importance, si peu d’impact dans la réalité, que même des ennemis héréditaires comme la France et l’Allemagne puissent devenir amis, qu’est-ce qui empêcherait deux états-nations, au nord des États-Unis, qu’est ce qui les empêcherait de bien s’entendre ? Voyez-vous en France et en Allemagne du vrai monde pour prétendre que la souveraineté de leurs pays respectifs devrait céder le pas à une intégration décrite harmonieuse par ailleurs ?
Malgré la construction européenne, chaque français et chaque allemand sait que Paris et Berlin sont des verrous de sécurité à leurs identités.
Où sont donc les verrous sécurisant l’identité des Tremblay d’Amérique au Canada ?
Bien du blabla pour refuser la liberté d’un peuple, si ce n’est la liberté tout court.
Peu importe ce que l’on peut souhaiter dans ce débat entre souverainiste et fédéraliste cela n’a aucun impact sur le réel. Et n’empêchera pas la métamorphose du Roc de se poursuive: L’Alberta a pris le contrôle d’Ottawa et nous impose une politique conforme à ses intérêts énergétique. 2009 marque la fin du Canada de Trudeau:
http://www.vigile.net/La-fin-du-Canada-de-Trudeau
Donc l’Alberta entraine Ottawa loin de plus en plus loin du Québec. C’est le phénomène de la mitose (processus de division naturel des cellules en biologie).
Le Québec doit se préparer a ce qui vient: L’éclatement inévitable de la Constitution de 1982. Dans ce sens changement de paradigme proposé par M Facal est salutaire.
Merci pour la référence M. Pomerleau, j’ai relu avec plaisir.
À quel âge les constitutions éclatent-elles ?
- À tout âge.
Quelles sont les variables dépendantes, les trucs pour parler Sarko, qui ont un intérêt sur cet âge pour ne pas dire influence, dans notre cas ?
Le prix du pétrole;
Justin Trudeau;
Joseph Facal;
notre vieillissement;
Vous, vous, vous, vous, vous;
moi;
le droit de vote dès la naissance;
les communautés intentionnelles;
l’immigration;
notre régénération.
Je n’ai pas retenu Pauline Marois, Bernard Drainville, Fabienne Larouche et vous en connaissez d’autres mieux que moi dont Hugo Chavez. Le Che n’est plus.
J’ai mis 2 ans d’observation pour arriver à ce texte: La fin du Canada de Trudeau.
Qu’est-ce qui peut faire éclater une Constitution. Le fait qu’elle ne reflète plus l’équilibre des forces en présences
La Constitution est un statut qui résulte toujours des rapports de forces en présences. Tant que ce statut reflète assez bien l’équilibre des forces elle tient. Au moment ou un déséquilibre important se crée, cette dynamique test les capacités des institutions du statu quo.
« Une révolution survient quand les institutions du statu quo ne peuvent la contenir » (R. Steele)
Dans le cas du Canada il faut savoir que les provinces sont des État naturels et que le fédéral est un État arbitraire et de convénience.
(pensez à la Russie et l’URSS).
La monté en puissance des État naturels, dont l’Alberta (la plus importante réserve de pétrole non- conventionnel au monde) remet en cause l’équilibre entre cette province et l’État de arbitraire (et de tutelle) Ottawa (un Plan Nationale de l’Énergie imposé par Trudeau est maintenant une impossibilité) : D’où la fin de la Doctrine d’un pouvoir central fort de John A Macdonald (1867), reprise par P E Trudeau 1982. Du moins en ce qui concerne les provinces pétrolières.
Les conditions objectives pour le changement de statut sont donc réunis; dès que l’Albeta perdra le contrôle sur Ottawa, la réaction sera drastique. C’est pour s’y préparer que le Wildroses Party Alliance a été formé en Albeta. Sa mission: donner à l’Alberta les assises d’un État.
Pendant que « les roses sauvages fleurissent en Alberta, au Québec le Lys se fane.
Il est temps d’y voir.
A ymdelisle,
à vous lire, on croirait que hors la Constitution Canadian, point de salut!
D’abord vous devriez savoir que nous sommes déjà hors de la Constitution Canadian car celle-ci n’a été signée par aucun gouvernement du Québec parce que ce dernier n’y a pas de place: les Canadians se sont tricoté une constitution pour eux sans tenir compte des intérêts québécois. Alors les gué-guerres continuelles avec Ottawa originent d’abord de ce fait et non de quelque parti politique québécois que ce soit.
Ensuite, vous cherchez continuellement à trouver mille et une raisons pour nous convaincre que nous vivrions mieux si nous acceptions d’être assujettis à Ottawa. Il vous faut savoir que la question n’est pas d’abord de savoir si cela est avantageux ou pas sur le plan matériel mais que c’est avant tout une question d’être ou ne pas être.
Un peuple normal, mature est un peuple qui se gère lui même de la même manière qu’un jeune adulte normal est une personne qui se gère elle- même. C’est dans la nature des personnes, des groupes et même des animaux, de passer de la dépendance à la maturité, à l’autonomie, à l’indépendance. Est-ce nécessaire de vous faire un dessin? L’indépendance, la pleine autonomie, est la normalité. Ce qui est anormal, c’est de vouloir demeurer dépendant. Ceux qui veulent demeurer dépendants, sont généralement des personnes ou des groupes qui sont très handicapés, à qui il manque les outils, les capacités nécessaires pour se réaliser. Ces gens ou ces groupes là n’ont pas le choix d’ être sous tutelle s’ils veulent survivre. Mais lorsqu’on a tout ce qu’il faut pour se réaliser, c’est quoi cette histoire de vouloir dépendre des autres sinon un manque total de confiance en soi, en sa capacité de se réaliser selon sa nature propre? Quand bien même que le Canada nous traiterait aux petits oignons (ou ognons selon le nouvel alphabet), ce qui est très loin d’être la cas, un peuple québécois mature ne peut que vouloir se réaliser par lui-même. Vous devriez savoir que lorsqu’un enfant arrive à sa majorité, tous les arguments du monde n’arriveront pas à le convaincre de rester avec ses parents si son choix est de se réaliser de facon autonome. Tous les arguments n’y arriveront pas sauf un, celui de la culpabilisation…si l’enfant a été éduqué dans la culpabilité. Malheureusement, il y a encore un bon nombre de québécois qui se sentent facilement coupables: ils se sentent même coupable de vivre, d’être…de déranger le beau Canada.
Finalement, je trouve que vos interventions sont faites en vertu des intérêts individuels d’une minorité de la population plutôt que dans l’intérêt général de celle-ci. Il n’y a pas de mal a vouloir promouvoir ses intérêts individuels mais à la condition qu’ils coincident avec ceux de l’ensemble de la population. D’ailleurs c’est la grande faille de la Constitution Canadian: elle ne tient compte que des intérêts des Canadian. Les Québécois? Ils ne sont pas reconnus. Alors, vous et vos collègues fédéralistes, vous perdez votre temps si vous pensez que le peuple Québécois va accepter de se laisser gérer encore longtemps par le peuple Canadian. La seule solution pour le peuple Québécois c’est l’indépendance totale. Une fois l’indépendance totale du Québec reconnue par le Canada et autres pays, chacun des pays verra à s’associer à d’autres pays selon des intérêts communs. C’est ca l’autonomie, c’est ca le respect des autres, c’est ca la maturité, c’est ca la nature des choses. Et comme les canadians nous aiment bien, je ne vois pas où il pourrait y avoir problème.
J’ai lu avec attention votre texte Jean-claude et je le trouve effectivement très éclairant à plusieurs titres.
Je pense en effet que le talon d’Achile du Canada est qu’il est composé d’États naturels comme vous l’avancez, qui de façon volontaire ou forcée sont greffés à un État de conveniance (sic) (Convenance peut-être si vous me permettez).
Par conséquent l’État central doit absolument maintenir un équilibre, toujours précaire, assurant que les conditions en place soient propices à ce que les forces en présence agissent de façon centripètes.
Cela dure tant que l’équilibre artificiel est maintenu, mais elles deviennent centrifuges dès que le déséquilibre laisse libre cours à l’expression des forces propre à l’essence des États naturels.
Dans le passé on pouvait penser et c’était vrai je crois, que l’essentiel des tensions au sein du Canada provenaient du malaise Québecois. La preuve en est que le Québec a été et est encore régulièrement isolé dans les palabres interprovinciaux. Et il n’a jamais adhéré quel que soit son gouvernement à la constitution de 82.
Mais force est de constater que les tensions s’expriment avec force, non plus maintenant en rapport avec l’incompatibilité culturelle patente entre anglais et français, mais en rapport avec la situation économique.
C’est donc sans état d’âme particulier je crois que l’Alberta pourrait décider un bon matin de rompre avec le Canada. Et même peut-être Terre Neuve, si jamais ses réserves de pétrole le permettaient. Déjà on dit qu’un mouvement sécessionniste s’y dessine.
Money talk n’est-ce pas, et les émotions ne sont pas le sel de ces tensions qui montent, comme elles le sont entre nous et eux. Et c’est entre eux maintenant qu’ils vont se crêper le chignon.
Il y aurait une façon peut-être d’éviter l’éclatement du pays, mais je ne suis pas certain qu’il soit possible d’y parvenir. Ce serait de refonder une union basée sur le constat d’échec.
Dans la plupart sinon toutes les théories du changement il y a une constante. Pour changer, il faut faire autre chose, et non, plus de la même chose. Autrement, plus de la même chose nous conduit au même résultat.
Or les palabres entre provinces et le fédéral est basé sur la même recette : comment mieux faire fonctionner ce qui existe, alors que ce devrait être que faut-il changer pour que ça marche.
Mais pour changer fondamentalement les strructures de sorte que tous s’y reconnaissent et y adhèrent, cela prend un ingrédient dont je ne suis pas certain qu’il soit à la portée des gens qui contrôlent des structures qui somme toute les servent bien: L’humilité.
Certains hommes politiques du passé semblaient en être capables. Par exemple Pearson qui n’avait pas craint de lancer une commission dans le but de voir clair pour être capable d’agir. Mais son oeuvre fut salopée par Trudeau. Et Joe clark qui reconnaissait la nature profonde du Canada. Et qui fut lui aussi éjecté prématurément par le même Trudeau.
Mais dans l’état actuel des choses, et je ne pense pas que ce soit une construction de l’esprit, plus je regarde aller les choses, si j’étais fédéraliste, je serais plus qu’inquiet de ce qui se profile à l’horizon…
Évidemment que le point de vue de J.C. Pomerleau est pertinent. Par exemple, les souverainistes ont avalé le dogme de la gauche, à l’effet que les grands changements politiques ne pouvaient provenir que d’une immense mobilisation populaire, ci-to-yen-ne, wow! comme si le nouveau Canada de 1982 avait nécessité une sorte de love-in de 1995, mais à la grandeur du Canada.
Ce n’est pas le Kosovo qui devrait servir de référence. C’est l’ancienne Tchécoslovaquie. Il est vrai qu’Havel avait gardé un bon sens, c’est-à-dire l’humilité
L’humilité c’est vrai Victor dans le cas de Havel. Et aussi je pense, l’imagination créatrice qui lui permit de proposer des solutions dans l’esprit de la pensée de GB Shaw.
Ce dernier qui disait qu’il y a deux sortes de gens : ceux qui voient les choses comme elles sont et se demandent pourquoi, puis ceux qui voient les choses comme elle pourraient (ou devraient) être, et qui se disenrt, pourquoi pas.
La souveraineté est-elle réalisable dans un avenir prévisible ?
Quelle souveraineté ?
1 – La souveraineté selon René Lévesque: acquérir le pouvoir exclusif de faire ses lois, de percevoir ses impôts et d’établir des relations extérieures. Page 29, la question référendaire 1980. Jacques Parizeau, La souveraineté du Québec: hier, aujourd’hui et demain, 2009.
2 – La souveraineté selon Jacques Parizeau: après des négociations avec le gouvernement fédéral, dans un délai déterminé, l’Assemblé nationale aura le pouvoir de déclarer l’indépendance du Québec. Page 45, la question référendaire 1995.
3 – La souveraineté selon Joseph Facal: il y aura une troisième tentative d’atteindre l’indépendance du Québec. On n’en connaît pas encore la stratégie ni les modalités. Parizeau, page 68. Peut-être une élection référendaire avec comme question quelque chose comme: « Voulez-vous que Québec devienne la capitale d’un pays, graduellement ? » Pourquoi le ROC ne voudrait pas que Québec demeure la capitale du Québec ? Régis Labeaume ne pourra pas être contre, il ne peut pas être contre le développement de sa ville, et si Régis Labeaume est pour, l’affaire est dans le sac.
On commencerait par instaurer une double nationalité canadienne et québécoise pour donner un signal clair aux immigrants avec droit de vote dès la naissance. Cette disposition aurait l’effet de rajeunir l’électorat, d’augmenter par l’indice de fécondité, actuellement 1,75 le poids démocratique des 25-45 ans, la force de l’âge et de régénération. Elle permettrait de nous distinguer au yeux du monde du ROC. Le Québec serait l’endroit au monde ou la démocratie aurait atteint son 110 %.
C’est au plan psychologique que la mesure aurait le plus d’effet: notre souveraineté réelle dépend de notre démographie. Nous sommes sortis du complexe d’infériorité en ayant moins d’enfants et plus d’instruction. Nous sommes allé trop loin dans cette direction depuis 20 ans. La population mondiale se dirige vers 9 ou 10 milliards en 2058. Pour garder son rang et son identité le Québec doit se donner une population de 9 à 10 millions d’ici le 450e de sa capitale.
La souveraineté rendue facile:
1 – Ne plus payer d’impôt fédéral. 95 % des Québécois seront d’accord, à commencer par les électeurs qui ont voté pour Mario en 2003; quelques fonctionnaires fédéraux seront hésitants.
2 – Ne plus avoir de députés à Ottawa. On boycotte la prochaine élection fédérale. Le Bloc n’est pas inutile, il est devenu nuisible et autrement nos intérêts se perdent dans des majorités.
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Et finalement pour officialiser le statut, trouver un nouveau nom au club de hockey Les Canadiens de Montréal.
Présentée de cette façon, la souveraineté du Québec commence à être réalisable dès ce matin, en commençant par sa propre souveraineté intérieur. Il me reste un pays You Tube
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Quel nouveau nom pourrait-on donc donner à notre club de hockey national ?
- Les Nordiques de Montréal ?
- Le nom Nordiques est réservé.
- Le Sainte-flanelle !
- …
Robert vous écrivez «Ne plus avoir de députés à Ottawa».
Vous faites ça comment Robert ? Vous allez empêcher une élection fédérale? Comment vous faites ça?
Vous ne votez pas, et un ti clin rouge brun ou un autre bleu prairies va parler en votre nom ?
Regardez attentivement devant votre nuage Robert et restez calme. Je suis persuadé que si vous y portez attention vous aller voir une piste d’aterrissage quelque part…
Pendant que l’on suppute sur l’avenir de l’État du Québec, de pissants groupes d’intérêts privées à qui Charest a ouvert les portes sont en train de le squatter. Après le désastre de la Caisse de dépôt, la prise de contrôle d’Hydro Québec par Paul Desmarais:
M Richard Le Hir nous alerte sur grand jeux derrière la proposition d’achat d’ Énergie N.B.:
La prise de contrôle d’Hydro Québec par Paul Desmarais !
http://www.vigile.net/Gare-a-l-arnaque-du-siecle
À quand la création d’un Comité de sauvegarde d’ Hydro Québec. Nous en sommes là. La situation est gravissime mais, pas assez pour sortir le PQ de son éternel impromptue à Outremont. Et dans les médias, silence radio.
Robert…..un petit homard avec ça!!
Jean Claude. C’est quoi le rapport?
Le rapport c’est qu’après le désastre de La Caisse, qui mène à son démembrement:
http://www.vigile.net/Le-demembrement-en-trois-temp
On fait main base sur l’Hydro Québec.
La vanda-lisation de l’Hydro Québec avait commencé avant « l’arnaque du siècle ». Voici pourquoi le collectif MCN21 demandait le congédiement de Vandal:
http://mcn21.org/actualites/article/mcn21-exige-le-congediement
Pendant ce temps au PQ, l’éternel impromptu à Outremont se poursuit.Et le silence radio dans les médias se poursuit. Heureusement qu’on a les lucides pour nous parler des vrais problèmes.
Jean Claude. Qui fait main base sur Hydro? …et c’est quoi le rapport avec la souveraineté
Qui fait main base sur Hydro? La réponse est dans le texte de Richard Le Hir: Le réseau Paul Desmarais.
Quel rapport avec la souveraineté. Le saccage de nos deux grands leviers de développement (H Q et la Caisse) par Charest procède d’un double buts: Enrichir son réseau (des dizaines de milliards); et réduire la potentialité de notre État. Du même coup réduire nos capacités de faire nos choix politiques.
Les fédéralistes l’ont compris,ce n’est pas le temps de parler de souveraineté quand cela va mal, il y a d’autres priorités, comptez sur les lucides pour vous indiquer lesquelles.
Conclusion des fédéralistes, arrangeons nous pour mettre de plus en plus le Québec dans le trou et au passage enrichissons nous. Et le cas est régler.
@Jean-Claude:
Je crois plutôt qu’il s’agit d’une paranoïa de la part de la Gauche que de dire que la privatisation d’Hydro-Québec est forcément mauvaise pour la souveraineté.
Oui ça ferait que le gouvernement aurait moins de pouvoir, mais un gouvernement avec peu de pouvoir, comme aux États-Unis où tout est privatisé et où l’on ne veut pas d’intervention de l’État, peu sans problème être souverain ! Remetteriez-vous en question l’indépendance des É-U en raison de leur faible gouvernement ?
P.S. Je tiens à préciser que je ne suis pas en faveur de la privatisation d’H-Q, je ne fais que démentir le lien entre intervention du gouvernement VS possibilité de souveraineté.
Vive le Québec, vive le Québec libre !
« Veuillez attacher vos ceintures et vous préparer à atterrir. »
Les points 2 et 1 de mon message précédent ne font pas partie de l’approche « Voulez-vous que Québec devienne la capitale d’un pays, graduellement ? » J’aurais dû être plus clair.
En bout de ligne, Gilles, c’est ce qu’on veut non, plus de députés à Ottawa, ce pays ne nous appartiendrait plus. Un seul ministre québécois des relations internationales et quelques fonctionnaires, pas nécessairement 74, remplaceront 75 députés. M. Parizeau en page 157 écrit ceci:
« Il faudrait élaborer des règles de transition. Ainsi, il serait utile de profiter de l’expérience acquise par les députés du Québec élus à Ottawa dans des domaines où souvent, l’Assemblée nationale a peu ou pas de compétence. On pourrait faire de ces députés les premiers membres de l’Assemblée des régions puis, à la première élection générale qui suivra, laisser chacun se présenter comme candidat à l’Assemblée de son choix. Ce n’est évidemment qu’une suggestion parmi d’autres. » Page 157
Dans la perspective du point 2, la désobéissance civile, Gilles; c’est comme ça que l’Inde a accédé à l’indépendance. Le parti Québécois et des volontaires organisent l’abstention de voter. Si vous additionnez le vote au Bloc à la dernière aux abstentions vous obtenez une majorité et la légitimité du gouvernement canadien au Québec devient douteuse au yeux de l’organisme internationale compétent. Vous avez vu le film Gandhi ?
Nous sommes déjà gouvernés par de grands clins rouge brun et bleu prairies. (vous mettez ma connaissance du français à l’épreuve). Nous avons dû envisagé sérieusement covoiturer avec eux il y a un an.
C’est sûr qu’il y aurait un peu de résistance à la désobéissance mais au départ, on part avec un solide cousin qui n’iront pas voter de toute façon. Il sont habitués à la désobéissance civile. Certains disent que c’est ce qui a fait la différence entre 2003 et 2007 pour l’ADQ. Environ 600 000 électeurs du groupe visé par M. Facal et le droit de vote dès la naissance ne sont pas allé voter.
Je n’appartient pas à un cubicule idéologique gauche droite. Mon approche est géopolitique. Le déterminant c’est l’État. Et la question essentiel ici est:
Qui contrôle l’État ? Au profit de qui ?.
Les changement de statut résultent de rapports de forces et rien d’autre. Donc les chances de la souveraineté reposent sur la potentialité de l’État du Québec. Et ses deux grands leviers de développement: Caisse et H Q. (250 milliards d’actif qui sont des biens publiques que l’on brade au privé, sans que cela ne soulève de réactions.).
………………….
On annonce les résultats de la Caisse. Conclusion:
En 2008, sous performance de 10 milliards et 2009, de 6 milliards; directement attribuables au manigance politique de Charest.
Robert je comprend très bien l’intention mais le dilemme demeure. Tant que la situation est telle qu’elle est, j’aime mieux être représenté à Ottawa par un député du bloc que par un libéral ou un bleu prairie.
Et ça m’écoeure croyez-le de voter aux élections fédérales. Mais entre deux maux il vaut mieux choisir le moindre, et pour le moment le moindre mal c’est d’être présent dans le parlement fédéral et y être représenté par un député dont on sait que les aspirations s’accordent avec les nôtres.
Même si un député d’un autre parti avait les meilleures intentions du monde, il n’en demeure pas moins qu’il aurait les mains attachées par la ligne de parti, comme l’ont été tous les libéraux du temps de leur puissance, comme le sont les Conservateurs maintenant, et tels qu’ils,l’ont été du temps de Mulroney, jusqu’à ce que Lucien bouchard rompe le cordon.
En ce qui a trait à cette question, je ne vois pas d’issue autre que celle de continuer à voter, et à le faire dans la perspective de ce que j’estime être les meilleurs intérêts du Québec.
Quant à la désobéissance civile, je pense qu’une simple réflexion montre que nous ne sommes absolument pas dans une situation sociale comparable à celle de l’Inde à l’époque de Ghandi.
Québec est la capitale nationale du peuple Québécois. C’est en continuant à travailler et à convaincre ceux qui flageollent sur le piquet de clôture, que Québec deviendra la capitale du pays de la Nation Québécoise.
Jean Claude. Encore une fois l’argument souverainiste est de mettre le blâme sur l’autre. Le Québec c’est mis dans le trou tout seul, comme un grand. La Caisse c’est mis dans le trou tout seul, comme un grand. Dire que c’est des manigances politiques de Charest sont la cause des déboires de la Caisse est un peu large comme propos. Mais comme le veut la tradition péquiste, si un souverainiste fait des manigances c’est OK, car il le fait pour la Cause avec une pureté patriotique dans son coeur.
Quand je lis les propos souverainistes sur ce blogue je vois toujours 2 présomptions. La première est que la majorité des Québecois pensent comme vous et la deuxième est que les fédéralistes sont anti-Québecois. Eh bien, la majorité des Québecois ne pensent pas comme vous et les fédéralistes veulent un Québec riche et prospère, comme vous.
M. Facal,vous dites: « La survivance redeviendrait notre seul horizon ». En lisant les commentaires sur ce blogue, et d’autres, la survivance est la pierre angulaire du mouvement nationaliste depuis toujours et elle a toujours été, vraiement, LA seule horizon. En passant, dire ce que vous dites sur les Acadiens est un peu condescendant. Surprenant pour un sociologue.
Je pose la question à mes amis souverainistes, connaissez-vous vraiement les gens, et les peuples, qui nous entourent?
Bonjour M.Facal,
Même si je suis en sabatique prolongée au niveau participation sur votre blogue, je continue de lire vos textes et vos intervenants…
Ce qui ne m’empêchera pas d’apporter, à l’occasion, « des réflexions pertinentes de certains auteurs » — du moins à mon sens! Voir plus bas.
*****
@JC. Pommerleau
….. « Conclusion des fédéralistes, arrangeons nous pour mettre de plus en plus le Québec dans le trou et au passage enrichissons nous. Et le cas est réglé. »
Vous avez raison! Et j’ajouterais : désorganisation civile ; déconstruction du québec programmé depuis 2003 au niveau économique(laisser-faire), langue, immigration et culture ainsi que le silence stridant de Charest devant le fédéral lors du 400ème de « Notre fondation ».
Sans oublier, la manipulation et le mensonge érigés en système par notre premier ministre :
- On cache pendant près d’un an des statistiques sur la langue, vitales pour le Québec.
- Il n’y a pas de crise à venir…
- Il n’y aura pas déficit pour 2008-2009…
- Nous sommes au courant de rien pour la CDPQ…
- Aucune enquête sur ce 39 G$ de pertes… Lire Pierre Goyette plus bas : les-omissions scandaleuses de la-direction de la caisse-de dépôt et placement.
- Silence stupéfiant des élites fédéralistes
- Collusion généralisée de ministres et députés et du Chef auprès de firmes pour remplir la grosse caisse du PLQ. L’exemple vient de haut. Alors…
Pensons au peu que l’on sait :
- David Whissell
- Jean D’amour
- Michelle Courchesne et les écoles juives. Ils sauront bien la remercier en temps et lieu…
- Tony Tomassi, ministre de la famille et des CPE, qui a déjà été récompensé via la « caisse du PLQ ».
- Julie Boulé qui en remet en déclarant que les « compagnies »(vous avez bien lu) sont les bienvenues pour contribuer à un parti politique. Wouah!
Question qui tue : » Est-ce que ce que le PLQ réussira à tous nous corrompre? »
*****
Les fédéralistes, le PLQ, sont de très mauvais administrateurs et ont toujours laissé la sale job aux autres :
- 1992 à 1994 = 14 G$ en 3 ans.
- 2010 à 2013 = 18 G$ en 4 ans?
Si le PLQ avait écouté M. Séguin (commission sur le déséquilibre fiscal), ex-ministre des finances de Charest qui, après s’en être servi pour prendre le pouvoir, l’a jeté dehors — parce qu’il avait comparé le fédéral à « Dracula » — on n’en serait pas là!
Même dans cette tempête économique, le Québec s’en serait assez bien sorti.
Conditions :
1- Pas de diminution d’impôt de 750 millions en 2008, qui a tant fâché le Canada et contre les voeux des québécois.
2- Indexation complète du 2% laissé libre par Harper pour régler, disait-il, ce fameux déséquilibre fiscal!
Combien de 2007-2008 à 2013 ? Je vous laisse le plaisir de calculer…
*****
@YMDelisle
Rappelez-vous votre arrivée sur ce site. Vous disiez : « J’ai dû quitter un autre site parce qu’ils me manquaient de respect. »
On vous avait souhaité la bienvenue et surtout rassuré…
Pourtant vous dites :
…. « Gilles. Allez apprendre votre histoire correctement avant d’écrire n’importe quoi. »
- ?!?!?!
N’importe quoi, vous dites?
Vous devriez vous relire dans « Des nouvelles du front », le 05 fév 2010 à 18:15.
*
…. « Et l’égalité ne peut à son tour procéder que du respect mutuel. » « et en même temps vous villipender le Canada et ses citoyens avec h a i n e…. et un manque de respect, et de connaissance de « l’autre », i m p i t o y a b l e.» Delisle
- Wouah! Vous traitez de « haineux » les souverainistes sur ce blogue, ainsi que M. Facal…
*
…. « La différence entre « nous » et les « autres », dans ce pays est que de la minute que nous nous croyons attaqué, offusqué, insulté, etc etc, nous voulons retirer nos billes. » YD
- Ne pensez-vous pas qu’il serait grand temps que vous cessiez de vous cacher sous le « NOUS » pour occuper votre véritable chez-vous, soit le « EUX » ou le « VOUS » : puisque tout ce que vous écrivez le démontre…
*
… « Les Libéraux sont entre l’ecorce et le bouleau. Au premier mandat ils ont tenté de changer le « modèle Québecois ». En fait, ils ont seulement dit qu’ils voulaient le changer et ils se sont fait « c r u c i f i e r « . » YD
- Vous avez raison : « c’est la faute aux autres » ! Pourtant, vous savez pertinemment qu’ils se sont « c r u c i f i é », eux-mêmes ; et en plus, en trompant la population :
rappelez-vous, en 2003, ils s’étaient servis de « 5 grands experts » (économistes) pour nous vendre les bienfaits de la réingénérie ». Résultats : ils ont accouché d’une petite souris. Mais voyons, ce n’est pas de leur faute, mais plutôt aux autres.
Aujourd’hui, alors qu’ils ont les 2 mains sur le volant, comme en 2003, c’est encore un petit groupe, mais cette fois de 4 personnes choisis par le conducteur Charest!
3 fascicules égrenés lentement pour mieux nous préparer?
Et que penser de Duchesneau après avoir exigé une « e n q u ê t e » publique!
Incompréhensible! Mais il semble que notre Jean Charest est très convaicant. Et entre fédéralistes, il faut bien s’aider, non?
****
À lire :
- ledevoir.com/auteur/gerard-berube/
- ledevoir.com/economie/actualites-economiques/283779/les-omissions-scandaleuses-de-la-direction-de-la-caisse-de-depot-et-placement
- cyberpresse.ca/opinions/chroniqueurs
/michele-ouimet/201002/24/01-954662-le-club-des-ex.php
- voir.ca/blogs/jose_legault/archive/
2010/02/23/quand-lucien-sort-il-sort.aspx
Prendre ses affaires en mains et ne pas laisser l’administration de sa maison à son voisin… est…. et sera… toujours d’actualité. Il en va de la survie de ce petit Pays Gaulois(2%) en Amérique.
« Combien en est-il de par le monde qui ont refusé pareille chance d’acquérir paisiblement et démocratiquement, les pleins pouvoirs sur eux-mêmes? » René Lévesque.
Bonne journée,
Je pense Jean-Renaud que monsieur delisle ne parvient pas à s’identifier au peuple dont il est issu, et à se définir comme tel en tant que Québécois. Par conséquent exprimer un attachement primordial au Québec est pour lui une antinomie ce qui par ailleurs est son droit le plus strict.
Néanmoins c’est intéressant parce que Foglia dans la Presse d’hier relevait justement un paradoxe. «ces millions de mitaines feuilles d’érable, les autobus qui affichent go Canada go, plutôt que leur destination, tout ce rouge qui bouge, ces gens qui se mettent spontanément à entonner l’Ô Canada ne m’énervent pas.»
Après avoir dit ça, il pose quand même une bonne question : «expliquez-moi un truc : pourquoi la même démonstration par des Québécois est toujours perçue comme l’expression d’un mauvais nationalisme?».
Et c’est exactement quand on lit entre ses lignes, la position de ymdelisle.
http://www.cyberpresse.ca/sports/vancouver-2010/201002/23/01-954302-rouge-ca-bouge.php
Et je suis tout à fait d’accord avec votre remarque quand vous écrivez que «Prendre ses affaires en mains et ne pas laisser l’administration de sa maison à son voisin… est…. et sera… toujours d’actualité.»
C’est pour ça qu’il faut que nous faisions l’indépendance, et que nous nous donnions un pays. Pour pouvoir prendre nos affaires en main, au lieu de laisser l’administration de notre maison à notre voisin.
Attendez que je me rappelle… La réinvention de la roue, 7 12 2009.
Je croyais avoir écrit ça il y a beaucoup plus longtemps Ymdelisle.
moi: « Pour ceux qui s’en viennent, pourquoi ne pas les entraîner à voter intelligemment. Quoi de mieux alors que le droit de vote dès la naissance. Les parents pourront se servir en attendant la maturation. Harper n’acceptera jamais d’en débattre. »
ymdelisle: « Est-ce que c’est la dernière trouvaille homardesque? Ouache!!! »
Gilles: « Non ymdelisle c’est pas une cage à homard, c’est comme la fois ou Trudeau avait dit en ricanant, «the chicken is in the basket», à la conférence Constitutionnelle de 82, comme l’a révélé récemment l’ex journaliste de radio Canada Raymond Archambault.
Cela dit, à propos de cette proposition je la trouve déraisonnable. Il est bien plus important que les gens votent parce qu’ils ont connaissance de ce qu’ils font, plutôt que de penser à des patentes qui ne riment à rien. »
Notre régénération n’est pas une patente qui ne rime à rien Gilles. Sa nécessité est plus apparente à Québec et dans l’est du Québec qu’à Montréal. Prêtez attention au nombre de personnes qui entrent et qui sortent du monde du travail. Prêtez attention au nombre de personnes qui entrent et qui sortent du monde de l’engendrement.
Voter est plus un geste de coeur qu’un geste d’intelligence, un geste d’affectivité, un geste de solidarité; on aime ou on n’aime pas; on a envie ou on a peur. C’est grégaire, mouton.
Votre intervention Y.M. me rappelle que je devrais me remettre à travailler Québec 2008-2108: un amphi-régénération avant un amphithéâtre.
Je crois que le chat commence à sortir du sac souverainiste. Comment justifier a postiori que les Québécois ont osé voter pour le PLQ , et bien en inventant des théories de complot gros comme le bras: mainmise sur la CDP, sur Hydro-Québec, destruction sournoise du modèle québécois etc etc. L’ombre de Paul Desmarais plane sur nous !
Quand jmdelisle contredit les thèses archi-alarmistes, il se fait traiter de renégat de sa québécitude ! Encore une fois, quand on aime pas le message, on tire sur le messager et on s’échange continuellement les mêmes idées reçues.
L’immense sentiment de défaite décrit par M. Facal s’applique surtout et avant tout aux souverainistes qui bûchent depuis 40 ans sans résultats concrets.
Si l’idée était si puissante, comment alors expliquer quelle n’a point progressé depuis 30 ans ?
Victor Beauchesne,
Si l’idée fédéraliste était si puissante, comment alors expliquer qu’elle ait tant régressé depuis 1867?
Changement de programme Gilles auquel vous saurez sans doute vous rallier. Changeons l’ordre des étapes de la souveraineté pour les nuls. J’avais écris la souveraineté rendue facile, je deviens plus transparent, j’ai peut-être été surexposé à Régis Labeaume. J’avais mis:
1 – Ne plus payer d’impôt fédéral. 95 % des Québécois seront d’accord, à commencer par les électeurs qui ont voté pour Mario en 2003; quelques fonctionnaires fédéraux seront hésitants.
2 – Ne plus avoir de députés à Ottawa. On boycotte la prochaine élection fédérale. Le Bloc n’est pas inutile, il est devenu nuisible et autrement nos intérêts se perdent dans des majorités.
3 – Changer le nom du Club de hockey Canadien.
Au lieu de commencer par nous débarrasser de nos députés gardons les jusqu’à la fin, mais faisons les travailler. Je propose que le Bloc s’étende dans le reste du Canada avec qui il va commencer un projet d’entente. Pensez-vous que les Albertains et les Ontariens sont contents de nous subventionner année après année ? Bientôt les Terre-neuviens, quand ils ajouteront l’électricité au pétrole ?
Utilisons la force de l’autre partie, si je peux le nommer ainsi plutôt qu’adversaire.
Dans l’immédiat, réclamons de M. Molson le changement du nom de son Club de hockey. Que pensez vous de Les Nomades de Montréal ? Voyez les noms des joueurs:
Attaquants
JOUEUR ************************* LIEU DE NAISSANCE
MICHAEL CAMMALLERI ********** RICHMOND HILL, ON, CAN
MATT D’AGOSTINI ***** SAULT STE. MARIE, ON, CAN
MATHIEU DARCHE ***** MONTREAL, QC, CAN
DAVID DESHARNAIS **** QUEBEC CITY, QC, CAN
BRIAN GIONTA « A » *** ROCHESTER, NY, USA
SCOTT GOMEZ ********* ANCHORAGE, AK, USA
ANDREI KOSTITSYN ** NOVOPOLOTSK, BLR
SERGEI KOSTITSYN **** NOVOPOLOTSK, BLR
MAXIM LAPIERRE ****** SAINT-LÉONARD, QC, CAN
GLEN METROPOLIT ***** TORONTO, ON, CAN
TRAVIS MOEN ********* SWIFT CURRENT, SK, CAN
DOMINIC MOORE ******* THORNHILL, ON, CAN
TOMAS PLEKANEC ****** KLADNO, CZE
BENOIT POULIOT ****** ALFRED, ON, CAN
TOM PYATT *********** THUNDER BAY, ON, CAN
Défenseurs
MARC-ANDRE BERGERON * TROIS-RIVIÈRES, QC, CAN
HAL GILL « A » ******** CONCORD, MA, USA
JOSH GORGES ********* KELOWNA, BC, CAN
ROMAN HAMRLIK ******* ZLIN, CZE
PAUL MARA *********** RIDGEWOOD, NJ, USA
ANDREI MARKOV « A » *** VOSKRESENSK, RUS
RYAN O’BYRNE ******** VICTORIA, BC, CAN
JAROSLAV SPACEK ***** ROKYCANY, CZE
PK SUBBAN *********** TORONTO, ON, CAN
Gardiens de buts
JAROSLAV HALAK ****** BRATISLAVA, SVK
CAREY PRICE ********* ANAHIM LAKE, BC, CAN
Je suis certain que ça pourrait contribuer à relancer l’équipe. Les joueurs pourront se regrouper autour d’un concept identitaire transparent.
@RenéP.
Le Canada a rallié une majorité de Québécois deux fois et encore 15 après le dernier référendum, personne du clan souverainiste ose parler d’en faire un autre.
Me semble que c’est évident. C,est tellement évident que le meilleur espoir de diriger un Québec indépendant, Lucien Bouchard, l’a dit une majorité de Québécois sont d’accord avec lui. Ce sont les souverainistes qui veulent tout changer et , avec grand respect, c’est à eux qu’incombe le fardeau de la preuve.
@Robert Lachance
Au même titre , les 29 autres équipes de la LNH devraient aussi s’appeler les Nomades. L’alignement du CH est typique de toute le ligue. Vouloir en faire une question identitaire est d’un ridicule patent que seuls certains souverainistes frustrés tentent d’utiliser comme ultime motif.
Bonjour,
À Victor Beauchesne, le défenseur de YMD, qui semble donc d’accord avec certaines épithètes inacpeptables qu’il dirige contre les intervenants sur ce blogue :
des « haineux » ; « hitlérien »(pureté raciale) et j’en passe…
Voici donc M.Beauchesne le texte d’opinion de Richard LeHir (c’est son point de vue…) sur ce que rapportait M.Pommerleau sur H.Q.
Voici ce texte :
……. « Gare à l’arnaque du siècle ! »
L’enjeu : les pouvoirs du Québec et des milliards de dollars, Richard Le Hir
mercredi 24 février 2010
À l’insu de la très grande majorité des Québécois qui ne se doutent même pas de ce qui se trame dans leur dos, une opération de très grande envergure a été déclenchée dont le but ne peut-être que d’affaiblir le Québec et l’amener à rentrer définitivement dans le rang. Cette opération électrico-politico-juridico-financière est appuyée par une autre, de propagande celle-là, dont le but est de « ramollir » la détermination des Québécois et les amener à accepter de renoncer à des milliards de dollars, à la souveraineté politique sur leur principal actif, Hydro-Québec, et à la possibilité d’utiliser celui-ci à des fins qui leur sont propres.
De quoi s’agit-il au juste ?
Le 29 octobre dernier, sans le moindre signe précurseur, on apprenait que Hydro-Québec venait de conclure une entente avec Énergie NB pour acquérir la plus grande part des actifs de cette dernière, en contrepartie d’une somme déterminée et de l’assurance de fournir aux particuliers et aux entreprises du Nouveau-Brunswick de l’électricité à des tarifs plus bas que ceux qu’Énergie NB n’était en mesure de leur offrir.
À l’époque, l’affaire paraissait bonne pour tout le monde. Le Nouveau-Brunswick trouvait par cette transaction le moyen d’alléger sa dette et de contenter sa population et ses entreprises, éprouvées par des tarifs très élevés et catastrophées à la perspective de les voir encore grimper substantiellement dans les années à venir. Le Québec s’assurait de nouveaux débouchés, et surtout la possibilité d’un accès au marché du Nord-Est des États-Unis, ce qu’il recherchait depuis longtemps. Pour agrémenter le tout, on faisait vibrer la corde de la fierté des Québécois à voir l’entreprise qui incarne à elle seule tous leurs succès sortir des frontières du Québec et aller jouer dans la cour des grands.
Je fus sans doute le premier à exprimer des réserves. Dès le lendemain de l’annonce de cette transaction, Le Devoir et La Presse publiaient tous deux dans leurs chroniques d’opinion un article que j’avais intitulé : « Une version « affaires » de l’accord du lac Meech ? », disponible sur Vigile.
Familier tant de la problématique de l’énergie de par mes activités professionnelles que du contexte politique des provinces de l’Atlantique pour y avoir vécu et travaillé pendant plusieurs années, je ne voyais pas comment Hydro-Québec pouvait sortir de son mandat qui est au premier chef d’approvisionner le Québec en électricité, et je voyais le risque pour le Québec de se retrouver assujetti à la compétence de l’Office [fédéral] de l’énergie, et éventuellement même au jeu de l’article 92(10) de la Constitution de 1982 qui permet au gouvernement fédéral de déclarer un ouvrage provincial (en l’occurrence Hydro-Québec) « à l’avantage général du Canada ». et je ne voyais surtout pas comment on allait faire gober aux gens de l’Atlantique le renoncement à l’un de leurs rares instruments de développement. De plus, la méfiance à l’endroit du Québec et de ses visées est très grande dans ces régions, et j’anticipais la possibilité d’un backlash comme celui de l’accord de Meech, dont on se souviendra que le premier à le remettre en question avait justement été le premier ministre du Nouveau-Brunswick d’alors, Frank McKenna.
Pour ce qui est du backlash dans les provinces Atlantiques, je ne m’étais pas trompé. La réaction a été si vive que la région est en pleine ébullition depuis. On assiste à une mobilisation sans précédent d’une population généralement très placide et peu encline aux débordements. Par ailleurs d’autres ténors de la région, et notamment le sénateur Lowell Murray, ancien bras droit de Brian Mulroney, ont publiquement pris partie contre cette entente, y voyant même motif à intervention par le gouvernement fédéral. À ce sujet, voir ce lien : cbc.ca/canada/new-brunsw…
Devant cette opposition, le gouvernement du Nouveau-Brunswick a été obligé de reculer et de renégocier son entente avec Hydro-Québec à la baisse. La nouvelle entente a été rendue publique le 21 janvier, mais l’opposition demeure extrêmement vive, comme en font foi les démissions du président de NB Power et d’un ministre du gouvernement libéral de Shawn Graham, l’actuel premier ministre du N.-B. Personne dans cette province ne comprend l’empressement du gouvernement Graham à procéder, et certains, et non parmi les moindres, y voient l’influence néfaste d’une « éminence grise », en évoquant quelques lignes plus bas le nom de Paul Desmarais : http://telegraphjournal.canadaeast…. . Par ailleurs, les lecteurs de Vigile intéressés à suivre les péripéties du débat sur cette transaction au Nouveau-Brunswick peuvent le faire en consultant tous les jours le site Making Static à l’adresse suivante : http://savenbpower.blogspot.com .
C’est là que l’affaire se corse. Vivement intéressé par l’évolution du dossier Hydro-Québec/NB Power, je tombe vers la fin janvier sur un commentaire de Jacques Vaillancourt intitulé « CHURCHILL FALLS. La malédiction ! » sur le site de Vigile : J’y apprends que Terre-Neuve demande la réouverture du contrat de 1969, un contrat pourtant validé par la Cour suprême en 1988 : csc.lexum.umontreal.ca/fr/19… . Sa demande s’appuie sur les conclusions d’une étude juridique très intéressante publiée dans le Dalhousie Law Journal il y a quelques années ucs.mun.ca/  ;feehan/CF.pdf dont je cite ici le résumé :
« Le contrat des chutes Churchill conclu en 1969 entre Hydro-Québec et la Churchill Falls (Labrador) Corporation a suscité une grande controverse politique. Il a aussi été contesté devant les tribunaux, les parties étant même allées jusqu’à soumettre leur différend à la Cour suprême du Canada. Pourtant, en dépit de l’examen minutieux de ce contrat par les tribunaux dans le cadre des nombreuses poursuites, en dépit de la rhétorique politique et en dépit de toute l’encre qui a coulé, un élément extraordinaire de ce contrat reste mystérieux : la clause de reconduction. Cette disposition prévoit qu’en 2016, à l’expiration des quarante-quatre ans que doit durer le contrat, il sera reconduit d’office pour vingt-cinq années additionnelles, à un tarif nominal fixe inférieur au tarif en vigueur pendant les années 1960. Puisque cette reconduction portera sur des milliards de dollars, il est certain que la reconduction provoquera un différend de taille qui aura vraisemblablement des dimensions politiques et légales. Les auteurs présentent la première étude exhaustive sur les origines de cette clause de reconduction, étude réalisée en grande partie grâce à des documents d’archive et à d’autres documents dont, jusqu’à tout récemment, on ignorait l’existence ; ils avancent que les événements relatés pourront soulever des questions quant à l’éthique des affaires et à la loi. »
Quant au site chuteschurchill.com, quiconque en prend connaissance ne peut conclure autrement qu’il s’agit d’une tentative éhontée de manipulation de l’opinion, de propagande, nécessairement au service d’intérêts qui demeurent pour le moment encore occultes, mais qu’une analyse même sommaire permet de cerner assez précisément.
La lecture du commentaire de Jacques Vaillancourt allait m’inspirer à laisser en réaction cette réflexion, datée du 26 janvier :
« Excellente information. Quelle est la véritable motivation du propriétaire de ce site ? Bien qu’il prétende agir dans le sens des véritables intérêts du Québec, la chose n’est pas d’emblée évidente ! L’article du Dalhousie Law Journal est à prendre très au sérieux. Il contient les arguments sur lesquels vont s’appuyer ceux qui cherchent à contester la validité du contrat.
Il ne contient cependant aucune mention de la possibilité que certains recours soient prescrits. En effet, ce contrat, même s’il demeure en vigueur, a été signé il y a plus de trente ans, et pendant toute cette période, personne n’a jamais fait valoir ces arguments. Ni les dirigeants de l’entreprise, ni le gouvernement terre-neuvien.
Cependant, il y a le droit et l’équité. Même si la Cour suprême a déjà confirmé la validité du contrat, il n’est pas dit qu’elle ne se laisserait pas ébranler par l’argument sur le prétendu « délit d’initié ». En fait, tout ce dossier est à surveiller de très près. Il pourrait ne pas être étranger au projet d’acquisition d’Énergie NB par Hydro-Québec.
Qui donc a intérêt à ce qu’Hydro-Québec sorte de ses frontières territoriales et de son mandat pour faire cette transaction ? Car il faut comprendre que le jour où Hydro-Québec s’aventure à l’extérieur de ses frontières, elle tombe sous la compétence de l’Office national de l’énergie d’Ottawa, et elle s’expose à être déclarée à l’avantage général du Canada, selon les termes de l’article 92(10) de la Constitution de 1867, repris en 1982.
Jolie porte ouverte à un scénario de privatisation… »
Répondant à ma propre question, je soumettais à Vigile le 3 février dernier un texte intitulé « Les grands manœuvres » dans lequel je soumettais que le seul groupe à avoir à la fois l’envergure, les moyens, et l’intérêt pour mener à terme une acquisition comme celle d’Hydro-Québec était Power Corporation. Je soulignais également la présence dans l’entourage de Power de personnalités telles que Michael Sabia, devenu président de la Caisse de dépôts, et David Ganong, de la fameuse famille des confiseurs, pour sa part invité par le premier ministre du Nouveau-Brunswick à présider un comité ayant pour mission de se pencher sur le mérite de la transaction Hydro-Québec/NB Power (ce rapport a été rendu public il y a quelques semaines et a été si mal reçu par la population qu’il a valu à l’entreprise de David Gannon le boycott de ses produits – du chocolat – en pleine période de la St-Valentin).
L’évolution du dossier au cours des dernières semaines m’a amené à creuser ma réflexion sur les liens entre ces différents dossiers. Ainsi, je me suis toujours demandé ce qu’Henri-Paul Rousseau allait faire chez Power Corporation. Et comme d’autres, j’avais été surpris que Michael Sabia, à peine nommé à la Caisse de dépôts, se précipite rencontrer Henri-Paul Rousseau aux bureaux de Power Corporation.
Si, effectivement, Power Corporation est intéressée à participer à la privatisation d’Hydro-Québec, les pions se mettent tous en place : Rousseau chez Power, Robert Tessier, ancien président de Gaz-Métro à la présidence du conseil de la Caisse de dépôts, Michael Sabia à la direction générale de la Caisse de dépôts, Claude Garcia, ancien président de Standard Life, proche du parti libéral, et partisan affiché de la privatisation d’Hydro-Québec, au conseil d’administration de la Caisse de dépôts, Shawn Graham, premier ministre du N.-B., instrumenté, aux dires d’une des personnalités les plus respectables des milieux d’affaires des provinces Atlantiques, par une éminence grise qui pourrait être nulle autre que Paul Desmarais, David Ganong, ami de Shawn Graham et dans le cercle de la famille Desmarais, nommé pour dédouaner la transaction HQ/Énergie NB auprès de la population du N.-B.
Il n’est pas non plus inutile de rappeler que le sénateur Lowell Murray, qui a demandé l’intervention du fédéral dans le dossier HQ/Énergie NB, est un proche de Brian Mulroney, lui-même très proche de Paul Desmarais.
Henri-Paul Rousseau serait l’homme tout indiqué pour exécuter une stratégie de privatisation totale ou partielle d’hydro-Québec qui requiert une connaissance intime des rouages de l’État québécois, de ses finances, et de ses divers partenaires financiers.
Tout cela fait beaucoup. Beaucoup trop pour n’être le fruit que de la seule coïncidence.
Et pour couronner le tout, on apprenait hier que la poursuite de Nalcor (nouveau nom de la société Churchill Falls) avait déposé son action pour faire rouvrir le contrat de 1969. Voici d’ailleurs ce que précise d’ailleurs Hélène Baril de La Presse dans un article paru aujourd’hui : « Même si tous les recours précédents de Terre-Neuve contre Hydro-Québec ont échoué, le président de Nalcor estime que cette ultime tentative a des chances de réussir. Des juristes respectés, comme l’ancien juge de la Cour d’appel Jean-Louis Baudouin et l’ancien professeur de droit de l’université McGill Pierre-Gabriel Jobin, estiment que notre cause est bonne, a expliqué M. Martin.
Deux cabinets, Stikeman Elliott et Irving Mitchell Kalichaman, plaideront la cause de Terre-Neuve. Selon leurs arguments, le refus d’Hydro-Québec de renégocier le contrat est un abus de droit et une violation de la notion de « bonne foi » contenue dans le Code civil du Québec.
Selon les avocats de Terre-Neuve, la violation de la notion de bonne foi a déjà été reconnue par la Cour suprême du Canada, notamment dans une cause opposant la Banque Nationale et Normand, Réjean, Rolland et Bruno Houle, une famille d’industriels québécois.
Terre-Neuve et Hydro-Québec croisent le fer dans une autre cause, celle de l’accès au réseau de transport d’électricité au Québec. Terre-Neuve voudrait pouvoir y faire transiter l’énergie de son futur projet hydroélectrique du Bas-Churchill jusqu’au marché américain, ce que refuse Hydro. » lapresseaffaires.cyberpresse…
On voit donc toutes les ramifications de ce dossier, certainement l’un des plus gros, des plus complexes et des plus lourd de répercussions sur le Québec, ses compétences et ses finances que l’on ait jamais vu. Pour les Québécois, les répercussions sont également considérables, à commencer par le compte d’électricité qu’ils auront à assumer tous les mois.
On voit très bien ce que le Québec et les Québécois ont à y perdre, mais très peu ce qu’ils ont à y gagner. C’est peut-être pour cela qu’il faudrait s’y intéresser.
Il est invraisemblable et inacceptable qu’un dossier aux enjeux aussi considérables et recelant un tel potentiel d’arnaques politiques et financières ne fasse pas l’objet d’un débat public. Le silence actuel augure très mal de l’avenir. Que fait l’Opposition officielle ?
Derrière la mise à mort de Lucien Bouchard, dans la blogosphère, il y a surtout l’offensive hargneuse des militants gauchistes de s’en prendre à toute réflexion qui ne serait dans le sens de l’étatisme.
Rien de surprenant de ce que les fédéralistes participent eux aussi à l’opération de la gauche : les deux ont en commun d’être dans la haine de soi.
Vous allez avoir de l’ouvrage M. Facal.
Vous marquez un point Victor Beauchesne et nous arrivons en fin de partie.
J’avais pensé avant à Les Immigrants de Montréal. Après votre point, j’ai songé aux Engendreurs de Montréal mais ça peut prêter à confusion.
Sir Molson, I will drink a beer to your health if you name your club Les Québécois de Montréal.
C’est sur Victor que ça peut encore prêter à confusion.
Aide SVP
Comment dois-je faire pour pour effaçer un texte que j’ai placé à deux reprises?
Merci
Il y a une militante gauchiste hargneuse qui dit des méchancetés sur Lucien bouchard dans LeDevoir de ce matin. Je vais vous donner l’occasion de la détester davantage Victor.
http://www.ledevoir.com/politique/quebec/283863/difficiles-a-suivre
Aussi elle dit d’autres choses intéressantes dans osn deuxième sujet. Choses qui cette fois sont vraiment vraiment de la hargne de plaignard canadien-français mal aimé.
Au fait pourquoi Gilles Vigneault a-t-il refusé que sa chanson Mon pays soit utilisée à Vancouver ?
@ Robert Lachance
Victor Beauchesne est apparu sur ce bloque après Victor H. J’tchèke la game !
Je suis indépendantiste.Pas fanatique.Rêveur.Rien à voir l’activiste fédéraliste et ou solidaire, qui vous fait peut-être confusion.
Pour le reste,ça va être dur pour le CH.
A Victor Beauchesne,
« Le Canada a rallié une majorité de Québécois lors de deux référendum… »
Non, Le Canada n’a pas rallié une majorité de Québecois. Le Canada n’a rallié personne lors de ces referendum puisque les questions posées étaient en regard du Québec et non du Canada.
D’autre part, lorsque le Canada a fait ses referendum sur Meech et Charlottetown, il n’a pas obtenu ce qu’il voulait lui non plus. Alors, vous ne pouvez pas dire sans rire que le Canada a rallié une majorité de Québécois (surtout que seulement 40% de francophones ont dit « non » à l’indépendance.
De plus, pouvez-vous me dire combien de Canadians et de Québécois ont dit « oui » à la Constitution Canadienne »? Zéro! parce que le Gouvernement Canadian n’a même pas eût la décence de demander aux citoyens ce qu’ils en pensaient. Alors, Ottawa n’a rien rallié, il n’a fait qu’imposer.
Bonjour.
@ Monsieur…… H
……….. « Derrière la mise à mort de Lucien Bouchard «……..« les deux ont en commun d’être dans la HAINE de soi.»
Il n’y a pas à dire ces mots « haine » ou bien « pureté raciale » sont galvaudés et lançés comme si rien était.
Je comprends que des fédéralistes s’en servent — quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage — mais vous monsieur H, je ne comprends pas? Expliquez-moi s.v.p.
*****
@ Gilles
………. « Il y a une militante gauchiste hargneuse qui dit des méchancetés sur Lucien bouchard dans LeDevoir de ce matin. Je vais vous donner l’occasion de la détester davantage Victor.
http://www.ledevoir.com/politique/quebec/283863/difficiles-a-suivre.
« Aussi elle dit d’autres choses intéressantes dans son deuxième sujet. Choses qui cette fois sont vraiment vraiment de la hargne de plaignard canadien-français mal aimé. »
………. « Au fait pourquoi Gilles Vigneault a-t-il refusé que sa chanson Mon pays soit utilisée à Vancouver ? »
Réponse de Vigneault : Je craignais qu’il la traduise en Anglais!
Que penses-tu Gilles de sa réponse, maintenant que l’on sait que l’on a traduit en anglais « L’hymne au Nord » du poète François-Xavier Garneau, lu par l’acteur Donald Sutherland?
Pour ce qui est de la hargneuse — merci à elle — elle te ressemble par son côté « grande défenseur de l’indépendance » et, elle ne change pas robe au moindre courant d’air comme Lucien, qui pète des crises pour défendre la communauté juive(hassidique), une autre fois, après sa sortie contre Michaud et lors de son allocution de départ en 2001.
-
Rappelons ici que Monsieur Michaud, a exprimé des propos qui essentiellement se résument à dire que les « Juifs » n’ont pas l’exclusivité de la souffrance, mentionnant Arméniens, Rwandais, etc.
Lucien Bouchard (pour information sa compagne de vie est alors liée à la communauté juive) trouve ces propos antisémites et s’en scandalise avec force et vigueur.
Cette sortie publique contre le PQ ressemblait plutôt à un règlement de compte, non?
-
Pourtant, pas un mot contre celui qui a les deux mains sur le volant, pour une 2ème fois, depuis 2003, ni contre la corruption érigée en système par le PLQ! Pourquoi?
-
Et, pas un mot sur l’obligation d’une enquête publique sur la malversation dans la construction et autres… Drôlement plus important que défendre Gérard, dois-je rappeler !
Bizarre cette sortie, très bizarre même, ne trouves-tu pas? Qu’est-ce que cela cache?
Bonne semaine,
Je pense Jean-Renaud que monsieur Vigneault est prudent. Je pense aussi que derrière sa crainte il y a probablement celle d’une dénaturation de son oeuvre sans compter son utilisation à des fins politiques.
Rappelons nous que ce gouvernement n’en manque pas une pour travestir l’histoire, jusqu’à prétendre que Champlain est le grand père de la Perle des Antilles… Et de Babeth porque no?
Et à propos des traductions je pense comme les italiens :tradutore traditore…
Pour le reste, Lucien, Charest, ce que vous et moi en pensons n’a pas beaucoup d’inportance ni d’influence sur la suite des choses.
L’infatuation continue qui caractérise l’égo démesuré de ces gens les garde probablement bien à l’abri des commentaires, des idées et même des raisonnements sensés qui pourraient se trouver sur des blogues, dont cependant ils n’ont rien à cirer.
À moins que la stridence de la critique devienne telle qu’elle attire l’attention des attachés politique qui surveillent l’opinion en fouinant partout, dont sans doute ici aussi. Autrement, quand on possède la vérite tout le reste est fausseté.
Je ne sais pas vraiment quoi en penser, mais c’est déroutant en effet de voir Lucien Bouchard se faire l’allié objectif de Charest. Et de constater que pas un mot n’est dit sur la gestion des affaires par Charest depuis 2003. Si ça va sussi mal aujourd’hui, c’est quand même pas le résultat de la gestion du PQ. À moins que…… hum hum peut-être…..
Il existe d’autres modèles, dont Attali lui-même, ce militant tous azimuts pour le World Government mondial reconnait la valeur.
Cela pourrait-il inspirer les lucioles (oups scuzez je voulais dire les lucides) qui cherchent à nous clairer de leurs lumières ?
http://blogs.lexpress.fr/attali/2010/02/le-bonheur-comme-au-bhoutan.php
http://www.kewego.fr/video/iLyROoafY8lp.html
@ Jean Renaud Dubois.
Lucien Bouchard est un fédéraliste.
Les indépendantistes refusent très généralement de parler la langue fédéraliste.
Mais les fédéralistes savent depuis très longtemps parler la langue indépendantiste. À l’autre bout du spectre, croyez-vous à la profondeur du souverainisme de Q.S? Eux aussi savent parler indépendantiste.
Pour des raisons différentes, mais convergentes, les fédéralistes et les solidaires s’allient pour barrer la route à la réflexion devenue nécessaire à toute réforme, parce qu’une véritable réforme ne peut pas passer par la gauche ni par le fédéralisme idéologique des libéraux. Les libéraux et les solidaires marchent ensemble. Chacun donnant à l’autre l’espace utile pour manœuvrer en faveur de leurs électorats respectifs, mais à l’encontre de l’électorat du P.Q.
Le débat sur la hausse des frais de scolarité est exemplaire de la méthode. Soutenus par un supposé opposant, LuLu, les libéraux donnent aussi, ainsi, des munitions à Q.S. sur la gauche. C’est le P.Q. qui est frappé de tous bords et cotés.
Conclusion : Lucien Bouchard est l’idiot utile aux libéraux.
Suite à la publication des résultats de la Caisse. J’ai écris un texte pour expliquer ce que je perçois comme les raisons de la sous performance de 15 milliards en 2 ans comparé aux fonds semblables. La cause première le tripotage politique:
http://www.vigile.net/La-Caisse-Tripotage-politique-et
La vrai nature de Lucien Bouchard:
http://www.vigile.net/Le-vrai-visage-de-Lucien-Bouchard
Et sur son erreur de « casting »; ce n’est pas son frère que Mme Marois a traiter de Elvis Gratton, c »est Nous. Son frère jouait plutôt un des deux précieux ridicules dans cette pièce qui pouvait s’intituler:
Elvis Gratton et les deux précieux ridicules:
http://www.vigile.net/Elvis-Gratton-et-les-deux-precieux
Comme le sujet actuel s’étiole peut-être qu’un autre sujet devrait venir mettre de l’eau au moulin de nos échanges.
À ce compte, en tout respect, ne croyez vous pas Joseph qu’il serait intéressant voire pertinent que vous expliquiez plus en détail votre position, après le dépot public la semaine dernière, de la perspective sur le financement universitaire auquel vous vous êtes associé ?
Il me semble que l’opinion de Me Lapointe ne peut être rejetée du revers de la main.
http://vigile.net/La-caste
Bonjour Monsieur Facal,
Dans La Presse, une chroniqueuse posait une question intéressante. Je me permets de coller une partie du texte:
« Faut-il sortir de la politique pour avoir de bonnes idées? Le gouvernement du Québec est-il devenu si impotent que ses ministres ont moins de pouvoir que les retraités de la politique?
(…)
« Lucien Bouchard, le porte-parole du groupe, a été premier ministre de 1996 à 2001. Pourquoi n’a-t-il pas levé le petit doigt pour dégeler les droits de scolarité, alors que le sous-financement des universités constituait déjà un problème criant et qu’il était non seulement investi du pouvoir suprême, mais assez populaire pour faire passer des réformes audacieuses? Joseph Facal a été président du Conseil du Trésor dans le dernier gouvernement péquiste, et Michel Audet, ministre des Finances de 2005 à 2007. Pourquoi n’ont-ils rien fait quand ils détenaient des postes-clés? Quant à Monique Jérome-Forget, elle était, jusqu’à avril dernier, le numéro deux du gouvernement et ministre des Finances… Il faut signaler qu’elle, au moins, a le mérite d’avoir essayé… jusqu’à ce que le rapport Montmarquette qu’elle avait commandé (sur la tarification des services publics) soit instantanément jeté aux orties. »
« Faut-il en déduire qu’il est impossible de piloter un projet le moindrement controversé au sein de nos gouvernements? »
(…)
Je ne crois pas que le sujet s’étiole Gilles et je remercie Joseph pour la prolongation au delà de 50 messages.
Je viens de regarder la remise des médailles suite à la victoire du Canada sur les États-Unis. On ne peut pas avoir une meilleure vitrine de notre dégénérescence. Un oui au référendum de 1980 aurait valu au Québec au moins une médaille d’argent. Nous nous sommes fait avoir des deux bords par les Slovaques.
En voici une autre:
En 67, tout était beau
C’était l’année de l’amour,
C’était l’année de l’Expo…
Le blues de la Métropole, Beau dommage
Terre des hommes était le thème de cette exposition universelle tenue à Montréal, thème inspiré du titre d’un roman de St-Exupéry. Cet événement a été le fer de lance d’une poussée de croissance exceptionnelle en cette ville, favorisée par une structure démographique exceptionnelle: âge moyen dans la trentaine, pyramide des âges en forme de pyramide justement. Insoutenable liberté d’être, on chantait de Stéphane Venne avec Renée Claude:
C’est le début d’un temps nouveau
C’est le début d’un temps nouveau
La terre est à l’année zéro
La moitié des gens n’ont pas trente ans
Les femmes font l’amour librement
Les hommes ne travaillent presque plus
Le bonheur est la seule vertu
Jean Ferrat, vers 1972-1975 se faisait poète-prophète:
Le poète a toujours raison
Qui voit plus haut que l’horizon
Et le futur est son royaume
Face à notre génération
Je déclare avec Aragon
La femme est l’avenir de l’homme
Il faudra réapprendre à vivre
Ensemble écrire un nouveau livre
Redécouvrir tous les possibles
Chaque chose enfin partagée
Tout dans le couple va changer
D’une manière irréversible
- Veux-tu dire Jean que l’homme n’a pas d’avenir ?
En 1989, dans Naître ou ne pas être, Jacques Henripin en page 134 nous signale qu’entre 1971 et 1976, la proportion des couples ayant subi une forme de stérilisation quelconque, cette méthode supplantant désormais la pilule, est passée de peu à un tiers. Ça n’a pas été assez médiatisé, lu, vu ou entendu pour inquiéter, faire réfléchir et meubler un débat.
Ce qui nous vaut en 2007, une génération plus tard comme chanson populaire de l’année audio Daily Motion Dégénérations du groupe néo-trad Mes Aieüx.
Ton arrière-arrière-grand-mère, elle a eu quatorze enfants
Ton arrière-grand-mère en a eu quasiment autant
Et pis ta grand-mère en a eu trois c’tait suffisant
Pis ta mère en voulait pas ; toi t’étais un accident.
Et pis toi, ma p’tite fille, tu changes de partenaire tout l’temps
Quand tu fais des conneries, tu t’en sauves en avortant
Mais y’a des matins, tu te réveilles en pleurant
Quand tu rêves la nuit d’une grande table entourée d’enfants.
Ce qui fait réagir et écrire à Lori Anne Briggs sociologue et féministe ces paragraphes:
Par ailleurs, en ce qui a trait aux stéréotypes, la première chose qui étonne, c’est qu’on s’adresse au « p’tit gars » par rapport à deux aspects de sa vie : son logis et ses perspectives professionnelles. Alors qu’à la « p’tite fille », on lui parle essentiellement de son rôle de procréatrice. En plus, le « p’tit gars » est en quelque sorte une victime à geler dans son 3, et qu’il peine à payer parce que son père n’a pas su lui transmettre l’héritage de ses aïeux. La fille, elle, est coupable de s’envoyer en l’air avec tout un chacun, et en plus, irresponsable qu’elle est, elle n’utilise pas de moyen contraceptif ; elle tombe donc enceinte et se fait avorter. Sa mère, elle, est coupable de ne pas l’avoir souhaitée.
Si c’est ça la réalité des jeunes qui entourent le parolier et ses admirateurs, ce n’est certes pas celle des jeunes qui m’entourent. Ce que je vois parmi ceux qui ont des problèmes, ce sont des jeunes hommes qui ont décroché de l’école, qui vivent chez leur parents, fument leur joint en jouant au jeu vidéo et vivotent en passant d’un boulot non payant à un autre encore moins payant, et ce, entrecoupés de périodes de chômage. Je vois leurs parents désemparés par tant d’inertie et qui feraient tout pour les aider. Les filles, elles, cumulent souvent études et travail, elles s’en vont rapidement en appartement, soit pour échapper au joug de leurs parents ou tout simplement pour accéder à leur indépendance. Une indépendance chèrement acquise par leurs mères et leurs grands-mères. Si elle ne peut ou ne veut prendre des contraceptifs, intrusifs et non sans conséquences sur sa santé, la p’tite fille est prise pour se fier au condom et au chum qui voudra bien le porter. Faute de collaboration, elle tombe enceinte, son chum ne travaillant pas, elle ne veut surtout pas vivre ce que sa mère a vécu, c’est-à-dire la monoparentalité « sur le b.s. ». Elle se fait donc avorter.
Plus techno, audio wat.tv Dégénération de Mylène Farmer sortie en 2008:
Sexy coma
Sexy trauma
Sexy coma
Sexy trauma
Coma des sexes, des styxs d’éstatique
Coma des sexes, des styxs extatique
Coma des sexes, des styxs d’ésta-ta-tique
Coma des sexes, des styxs esthétique
Où,
Où à où,
Où à où,
Dégénération.
Où,
Où est où,
Où est où,
Ma génération ?
Bonjour,
@Normand : si Lisiane le dit, c’est que c’est vrai, non? GESCA-SRC, c’est parole d’évangile!
J’ai lu son texte : je l’ai trouvé pauvre(si tu y tiens vraiment je vais te le démontrer…)
Mais tu as oublié de rapporter l’essentiel de son propos; soit que depuis 7 ans le PLQ a acouché d’une toute petite souris : zéro plus zéro, une vraie honte! Et tu le sais très bien d’ailleurs. Alors… Mais je te comprends, pour une fédéraliste c’est très difficile de le reconnaitre…
***
Texte de réflexion d’un indépendantiste(ça vaut moins cher) sur le déséquilibre économique de notre Confédération(excusez fédération depuis que PET l’a imposée en 1982 pour noyer le Québec…).
La péréquation….toute une légende urbaine
Son auteur est Jacques Noël, février 2010
La péréquation est une légende urbaine, inventée par nos Feds, pour nous rappeler chaque jour quelle chance on a de vivre dans le plus-meilleur pays du monde. La preuve ? Les riches Albertains, qui nous adorent (dixit le dernier Léger Marketing…), nous envoient chaque année un beau thecque de 8 milliards de dollars, tiré droit des sables bitumineux. En beaux ingrants que nous sommes, influencés par nos cousins (maudits) français, on flamme ça dans des programmes sociaux chromés que les Albertains n’ont même pas le moyen de se payer. Pour ajouter à l’insulte, on crache sur le pétrole sale sur toutes les tribunes internationales. C’est, en gros, le discours que nous martèle Gesca, sous le silence indifférent du Bloc et du PQ qui laissent tout passer.
A part le 8 milliards, qui est bien réel, tout ça est faux évidemment. D’abord, le chèque ne vient pas d’Edmonton ou de Victoria. La péréquation est un programme fédéral, comme la Défense ou les pensions de vieillesse. L’Alberta et la Colombie-Britannique n’ont rien à voir là-dedans (pas plus que le Québec d’ailleurs). D’autre part, le Manitoba, province de l’Ouest s’il en est, reçoit per capita le double de ce que reçoit le Québec. Enfin, et c’est le plus important, faut regarder où va le reste du budget puisque, dans le mensonge, on suppose que tout le reste est bien distribué et que le 8 milliards est un cadeau, un extra.
L’extraordinaite Rapport Legault nous en a donné une bonne idée. Pour la Défense par exemple, on ne reçoit que 15% du budget. On a juste Valcartier, Bagotville et St-Hubert. On a 15% des 21 milliards. Pour les Indiens, on a juste 9% des 7 milliards ; en Pêcheries, 11% des 4 milliards ; en agriculture, 11% des 6 milliards (le transport du blé est subventionné au top par Ottawa). On a zéro pour l’Agence de développement des Maritimes et zéro pour l’Agence de développement de l’Ouest Et zéro depuis toujours pour H.Q. qui n’est pas exclu de la péréquation contrairement au Pétrole.
Voici le tableau des IN and OUT au Canada, péréquation incluse. Ce que les provinces ont envoyé à Ottawa (IN) et ce qu’Ottawa leur a retourné (OUT). C’était en 2007, en plein boum du pétrole, juste avant la crise économique (ça explique la belle performance de l’Ontario et de l’Alberta)
Canada : http://www.statcan.gc.ca/pub/13-018... IN 238 793 000 000 Out 222 677 000 000 Surplus 16 116 000 000
Une grosse année pour Ottawa puisqu’on nageait dans les surplus.
TERRE-NEUVE: —- .statcan.gc.ca/pub/13-018… In 3 596 Out 7 055
3 459
NE : —-.statcan.gc.ca/pub/13-018… In 5 338 Out 10 919
5 581
IPE : —- .statcan.gc.ca/pub/13-018… In 801 Out 1 623
822
NB : —- .statcan.gc.ca/pub/13-018… In 3 851 Out 7 558
3707
Ontario : —-.statcan.gc.ca/pub/13-018… In 97 504 Out 75 032 +22 472
Manitoba —-statcan.gc.ca/pub/13-018… In 6 656 Out 10 923
4267
Saskatchewan : —-.stcan.gc.ca/pub/13-018… In 6 563 Out 8 063
1500
ALBERTA : —– .statcan.gc.ca/pub/13-018… In 37 064 Out 17 567 +19 497
COLOMBIE-BRITANNIQUE : —- .statcan.gc.ca/pub/13-018… In 30 581 Out 24 810 +5 771
YUKON : —-.statcan.gc.ca/pub/13-018… In 212 Out 991
779
TNO : —- .statcan.gc.ca/pub/13-018… In 655 Out 1 384
729
NUNAVUT : —- .statcan.gc.ca/pub/13-018… In 141 Out 1 210
1 069
(avez-vs vu les reportages au Téléjournal ? On construit à gros prix aux frais des Blancs du sud qui paient 90% de la facture)
QUÉBEC http://www.statcan.gc.ca/pub/13-018... IN : 45 725 Out 50 541
4 816
On le voit, 7 provinces et 3 territoires reçoivent plus qu’elles envoient à Ottawa. Trois provinces, l’Alberta (19,5 G), la CB (6 G) et l’Ontario (22,5 G) envoient de gros surplus. Le Québec est officiellement dans le rouge de 4,8 G avec Tawa. Mais attention,il y a une grosse attrape.
Dans les 50,5 milliards qu’Ottawa nous envoie, on a le culot d’inclure une facture de 7,3 milliards pour le financement de la dette. C’est la portion de la dette canadienne, basée sur la démographie, qu’on octroie au Québec. Evidemment, on a rien pour ce 7,3 G qui va aux intérêts fait qu’en réalité Ottawa ne dépense pas 50,5 G au Québec mais juste 43,2 G en argent réel. Comme on envoie 45,7 G, Ottawa en réalité nous a volé 2,5 G en 2007.
Il serait à peu près temps que nos 101 députés l’expliquent au peuple qui croit qu’on est les BS du Canada. Ce discours est désastreux sur le « mental »des Québécois qu’on fait passer pour une bande d’incapables qui vivent sur le pétrole des Albertains et qu’un Québec indépendant ne serait donc pas rentable sans les 8 milliards des Albertains. A force de matraquer le discours, il finit par s’inscrire dans le disque dur des Québécois. Même chez les plus ardents souverainistes. C’est une fraude intellectuelle qu’il faut dénoncer une fois pour toute par une sortie forte de nos 101 sourds et muets.
Bonjour M. Facal,
en ce qui a trait à la faisabilité de l’indépendance, je me faisais cette réflexion suivante, hier, en applaudissant la victoire du Canada au hocky masculin (Hé oui! comme d’ailleurs au hockey féminin et ce bien que j’ais voté oui aux deux référendums): notre hésitation face à cette question est que le Canada a déjà été notre pays.
En effet, ce vocable pour désigner cet espace était déjà utilisé avant la conquête et ce n’est que graduellement que les canadiens-français de souche y ont été minorisés.
J’ai toujours eu de la difficulté avec le développement du concept de nation québécoise, même quand c’était René Lévesque qui en parlait, car ce faisant, nous installions une confusion déplorable entre les termes nation et état géographique québécois, dont les limites auraient du être bien différentes n’eut été de la volonté britannique d’assimilation.
Cette question me semble d’autant plus pertinente que lors du référendum de 1995, ils y en a eu pour discuter très sérieusement du démantèlement de l’espace géographique du Québec en cas de victoire du oui.
Les questions économiques, impôts, péréquation, etc. pour toutes valables et importantes qu’elles soient, ne peuvent réellement servir de raisons fondamentales à l’indépendance.
Pourquoi y être si attaché, à ce Québec, alors qu’il nous fut imposé? Parce que, comme le disait Duplessis, c’est le seul pouvoir réel qui nous reste au sein de la confédération. Il regroupe la majeure partie, et la part la plus densément peuplée de ce qui reste du fait francophone en Amérique. Quitter un pays que nous avons fondé pour en créer un autre? Notre ambiguïté vient de là.
Il faut arrêter de chercher le pays du Québec. Il n’est pas devant nous mais sous nos pieds et toute autour de nous. Il résulte de 400 ans d’investissement pour arriver à ce statut. Le problème c’est le contrôle effectif de ce pays (principe d’effectivité). On a été annexé en 1760, et notre État a été réduit dans ses capacités d’agir à celui d’un demie État. Donc le défi c’est de sortir de là,sans risque ni péril. D’où l’intérêt de la démarche proposée par M Facal dans cette chronique.
En adoptant cette stratégie on se rendra peut être compte que ce n’est pas la souveraineté que le peuple rejette mais la manière d’y parvenir !
…….
Péréquation et autres considérations économiques. Voici les chiffres mis à jour par M Gilbert Paquette:
http://www.vigile.net/Drole-de-revolution-culturelle
Et, pour en finir avec la péréquation:
http://www.vigile.net/Pour-en-finir-avec-la-perequation
Une analyse très « lucide ». Il faut en effet rompre avec l’attentisme, sinon c’est notre collectivité, le « nous » si décrié, qui est menacée dans son existence nationale. Je suis présentement en Nouvelle-Orléans. On constate que le fameux « french quarter » n’a plus rien de français. Certes les symboles et les éléments faisant référence à l’histoire et à la culture créole-cajun sont omniprésents, mais dans un but exclusivement touristico-folklorique. Cette réalité inquiétante est certainement loin de celle du Québec, où nous sommes encore nombreux, malgré une démographie insuffisante, mais la loi de l’évolution joue contre les peuples minoritaires dans des grands ensembles linguistiquement et culturellement différents.
Mais nous avons un instrument que n’avaient pas les cajuns: un État. Encore faut-il s’en servir, pour « mettre le Québec réel en mouvement », comme vous le dites si bien, et pour donner une véritable thérapie de choc à ce peuple, pour utiliser le vocabulaire utilisé par le Docteur Camille Laurin.
Bonjour,
Pour aller dans le même sens que M. Simon-Pierre Savard-Tremblay…
Le Devoir :
Elmer Smith, vendredi 26 février 2010 05h31
En réponse à «Difficiles à suivre» de Lise Payette.
Voici son commentaire :
Si vous pensez, chère madame, que les québécois dorment au gaz, je vous invite à venir vivre quelques semaines en Ontario ou ailleurs au Canada, sauf peut-être pour la région de Bathurst et encore, et sauf aussi pour quelques arpents de terre à l’est d’Ottawa dans la région de L’Orignal-Hawkesbury-Bourget. On ne dort plus au gaz, on meurt à petit feu.
Le Canada est résolument anglais hors Québec et je donne au Québec au train ou vont les choses à Montréal et ailleurs un autre siècle de vie française tout en espérant de toutes mes forces que la vapeur soit renversée.
Qui dit bilingue dit anglais, demandez-le à n’importe lequel dead duck averti qui habite le ROC. J’applaudis quand même les efforts de ceux qui comme vous luttent pour la survivance du français et en Ontario et au Québec. Je suis un de ceux, en fait le seul à ma connaissance en dehors du Québec, qui ne comprend pas qu’on puisse être fédéraliste au Québec.
Elmer Smith
Orléans, Ontario
Un franco-ontarien déçu et résigné
Bonne semaine,
JRD
Le Canada se métamorphose. Après la fin du Canada de Trudeau voici la fin de la péréquation:
La fin de la péréquation .
La remise en question de la péréquation s’organise; les études se multiplient pour démontrer l’iniquité de ce programme pour l’Ontario et l’Alberta;une alliance entre ces provinces pour abolir ce programme est à prévoir.
Voici un texte d’opinion de David MacKinnon (Chair of the Ontario Institute for Public Policy), qui fait pression depuis longtemps sur les politiciens de l’Ontario pour qu’ils réagissent à l’iniquité du programme de péréquation. Il vient de trouver un puissant allié en la personne du Ministre des finances de l’Alberta, M Morton (un pitt bull) récemment nommé pour en faire une priorité des priorités. Pour le moment le PM de l’Ontario résiste à ouvrir le front, mais la pression de l’opinion publique monte. Et la charge contre la péréquation , perçue comme un cadeau au Québec, est inévitable.
La péréquation est le ciment de la fédération, son abolition pourrait créer une dynamique ou tout serait possible.
http://www.thestar.com/opinion/article/772276–inequalities-of-equalization-leave-ontarians-worse-off
@ Victor H
Pour dissiper le risque de confusion,tout mon message était en réponse à celui de Victor Beauchesne, 26 fév 2010 à 14:57. La dernière phrase du mien du 26 fév 2010 à 18:01 ne vous concernait pas; j’aurais mis un H.
« nous arrivons en fin de partie » évoquait la limite ici à 50 messages, habituellement.
@ tous,
Dans le Soleil de vendredi dernier, Jean-Marc Salvet titre « Un nouvel article 1″ pour le programme du PQ. L’actuel adopté en 2005, mis en veilleuse en 2008, parle de la tenue d’un référendum « le plus rapidement possible au cours du prochain mandat ». Le précédent en 2000 stipulait que: « Au moment jugé opportun, le gouvernement du Québec soumettra à la population le projet de faire du Québec un pays souverain et de présenter au Canada une offre de partenariat ».
Une nouvelle formulation serait soumise aux membres pour discussion d’ici quelque temps. Elle serait présentée au grand congrès de 2011 où les délégués en décideraient. On y parlerait de « gouvernement souverainiste ». d’un Plan de Pauline Marois pour un Québec souverain.
Est-ce une tentative de sortie « de cette logique référendaire du tout ou rien, qui est une attitude stérile et contemplative. »
Si la désobéissance civile n’est plus appropriée Gilles, on n’est plus à l’époque de Gandhi, est-ce que la désobéissance libérale comme en 1973 est possible ? Association intergénérationnelle souverainiste + abstention libérale substantielle égaleraient gouvernement souverainiste sans l’ajout du vote dès la naissance.
Pour le match Canada vs États-unis, le scénario aurait été écrit que ça n’aurait pas été meilleur. Tout ce rouge dans les estrades, c’est instructif. Je m’habitue à voir le Canada comme un autre états-unis qu’il devient sans nous.
Robert je voulais simplement dire qu’on est pas dans la même situation que l’Inde l’était à l’époque de Ghandi.
Dans mon esprit cela engage à trouver d’autres voies, parce que le peuple Indien est devenu en symbiose complète avec Ghandi. Et nous n’avons pas ici, et aujourd’hui, un chef capable de cristalliser l’énergie du peuple et provoquer une telle unanimité.
»De plus, pouvez-vous me dire combien de Canadians et de Québécois ont dit « oui » à la Constitution Canadienne »? Zéro! parce que le Gouvernement Canadian n’a même pas eût la décence de demander aux citoyens ce qu’ils en pensaient. Alors, Ottawa n’a rien rallié, il n’a fait qu’imposer. » RenéP.
Avec respect M. P., les Québécois ont eu à choisir entre demeurer une province au sein du Canada ou bien former un pays indépendant. Ils ont choisi deux fois le Canada. Vous jouez avec les mots quand vous dites que ce n’était qu’une Vous pouvez être pour des changements constitutionnels sans être forcément pour l’indépendance du Québec. Bien qu’une constitution soit importante, la vaste majorité s’en fout éperdument.
Vous jouez avec les mots quand vous dites que le dernier référendum ne concernait pas notre appartenance au Canada, franchement ayez au moins l’honnêteté intellectuelle d’appeler un chat un chat.
Vous jouez vous-même avec les mots Victor Beauchesne, quand vous prétendez implicitement, que le Canada a été formé de façon démocratique.
Jean-Claude pomerleau a parfaitement raison de dire que le Canada a été imposé au peuple Canadien-français.
Il n’y a pas eu de référendum pour adopter la constitution de 1867, ni celle de 1982 dont le processus d’adoption a dailleurs été déclarée illégitime par la Cour Supême.
il n’y a pas eu de consultation du peuple pour décider de faire ou non partie du Canada.
La majorité des gens se foutent de la Constitution. Pourtant c’est elle qui s’impose (illégitimenent) et règle la vie politique.
S’il y a une paille dans l’oeil de monsieur Pomerleau, peut-être que de votre côté vous devriez consulter un optométriste mon cher Victor.
Le destin des peuples n’est écrit d’avance que lorsque la démographie impose sa loi pour de bon.
Comme nous serions « Quelque chose comme un grand peuple » la règle ci-haut s’appliquerait à nous aussi.
Nous sommes en dénatalité depuis 1970. Ce qui fait que nous sommes en cascade de dénatalité depuis 10 ans: moins de femmes des femmes d’il y a 30 ans ont moins d’enfants que nécessaire avec des hommes du lieu pour maintenir le patrimoine génétique et le patrimoine culturel du territoire.
Nous serions en déficit d’utérus. De combien actuellement ? Je dirais de 12 ou 13 mille sur un effectif de 100 mille.
très approximativement
dans 10 ans ? 32 000 sur un effectif de 90 000.
Dans 20 ans ? 52 000 sur un effectif de 80 000.
Dans 30 ans ? 75 000 sur un effectif de 70 000.
Pour les 10 prochaines années, le déficit appréhendé dans dix ans se corrige avec un niveau d’indice synthétique de fécondité de 2,4 plutôt que le classique 2,1.
Pour les 10 prochaines années suivantes, il faudrait un indice de 3,5 tel que ce qu’on voit à Haïti présentement.
Pour les 10 prochaines années suivantes suivantes, il faudrait un indice de 4.2 tel que ce qu’on voit au Guatemala présentement
Je me mets à la recherche de la loi de la démographie sur le destin des peuples.
- D’où viennent tes chiffres Robert ?
Ils décrivent l’évolution des naissances dans la Capitale-Nationale depuis 1970. Ville de Québec 2008-2108 Implosion, stagnation ou croissance ?
1 – année
2 – population
3 – enfants requis
4 – enfants arrivés
5 – déficit annuel
6 – déficit cumulé
* 1 ******** 2 ********* 3 ****** 4 ******* 5 ******** 6
1970 ** 523 000 ** 08 360 ** 8 360 ** 0 000 ** 000 000
1971 ** 528 140 ** 08 450 ** 7 662 ** 1 288 ** 001 288
1976 ** 556 205 ** 08 899 ** 6 738 ** 2 161 ** 011 795
1981 ** 576 550 ** 09 228 ** 6 240 ** 2 988 ** 024 841
1986 ** 601 579 ** 09 625 ** 4 583 ** 5 042 ** 046 564
1991 ** 631 360 ** 10 102 ** 6 783 ** 3 319 ** 064 807
1996 ** 644 504 ** 10 312 ** 6 629 ** 3 683 ** 082 198
2001 ** 651 398 ** 10 422 ** 5 624 ** 4 798 ** 104 263
2006 ** 671 326 ** 10 741 ** 5 900 ** 4 841 ** 128 996
2007 ** 674 576 ** 10 793 ** 5 770 ** 5 023 ** 134 019
2008 ** 676 576 ** 10 825 ** 5 550 ** 5 275 ** 139 294
En 1981, le déficit cumulé de naissances des 10 années précédentes pour que notre force de régénération intrinsèque se maintienne s’élève à 24 841. La moitié de ces enfants manquants sont des femmes. Une majorité de ces 12 420 femmes seraient devenues des mères entre 2001 et 2011. Leur indice moyen de fécondité aurait été d’environ 1,5. Un déficit de 18 630 naissances des femmes manquantes s’ajoute au déficit de fécondité des mères présentes. C’est ce que je nomme dénatalité croissante en cascade.
En 1991, le déficit augmente d’environ 40 000. La majorité des 20 000 femmes manquantes de ce groupe ne deviendront pas mère entre 2011 et 2021 de 35 000 enfants si l’on retient qu’au cours de la période l’indice de fécondité sera le présent, 1,75.
En 2001 le déficit augmente d’un autre 40 000 et en 2011, il aura augmenter encore d’environ 50 000.
Si dans les années 60, il y avait lieu de fonder le Parti québécois, en ces années 10, convient-il de fonder un parti démographique ou intergénérationnel ?
- Et pour tout le Québec, Robert?
1 – année
2 – population
3 – enfants requis
4 – enfants arrivés
5 – déficit annuel
6 – déficit cumulé
** 1 ********** 2 ********* 3 ******** 4 ******** 5 ********* 6
1970 ** 6 000 000 ** 096 000 ** 96 512 ** -0 512 ** -00 512
1971 ** 6 137 000 ** 098 192 ** 93 743 ** 04 449 ** 003 937
1976 ** 6 397 000 ** 102 352 ** 98 022 ** 04 430 ** 032 788
1981 ** 6 548 000 ** 104 768 ** 95 247 ** 09 521 ** 064 970
1986 ** 6 708 000 ** 107 328 ** 84 579 ** 22 749 ** 159 470
1991 ** 7 065 000 ** 113 040 ** 97 348 ** 15 692 ** 256 320
1996 ** 7 247 000 ** 115 952 ** 85 130 ** 30 822 ** 379 875
2001 ** 7 397 000 ** 118 352 ** 73 699 ** 44 653 ** 591 346
2006 ** 7 651 000 ** 122 416 ** 82 100 ** 40 316 ** 816 267
2007 ** 7 701 000 ** 123 216 ** 84 200 ** 39 016 ** 855 283
2008 ** 7 750 000 ** 124 000 ** 87 600 ** 36 400 ** 891 683
2009 ** 7 810 000 ** 124 960 ** 88 700 ** 36 260 ** 927 943
En 1981, le déficit cumulé de naissances des 10 années précédentes, pour que notre force de régénération au Québec se maintienne, s’élève à 64 970. La moitié de ces enfants manquants sont des femmes. Une majorité de ces quelque 32 500 femmes seraient devenues des mères entre 2001 et 2011. Leur indice moyen de fécondité aurait été d’environ 1,6. Un déficit de 52 000 naissances des femmes manquantes s’ajoute au déficit de fécondité des mères présentes. C’est ce que je nomme dénatalité croissante en cascade.
De 1981 à 1991, le déficit augmente de près de 200 mille. La majorité des 100 000 femmes manquantes de ce groupe ne deviendront pas mère entre 2011 et 2021 de 175 000 enfants si l’on retient qu’au cours de la période l’indice de fécondité sera le présent, 1,75.
De 1991 à 2001 le déficit augmente d’environ 330 000 et en 2011, il aura augmenter encore d’environ 400 000.
Dans tout le Québec, la sous-natalité est deux fois moins pire que dans Capitale-Nationale. Il manque près d’un million de jeunes personnes à notre régénération. C’est pas rien !
Notre éducation, notre santé, notre prospérité et le paradis avant la fin de nos jours dépendent de notre régénération. Il va nous falloir être inventifs, courageux, économes.
Avec beaucoup de nationalisme, dans une situation concurrentielle Israël réussit à maintenir une fécondité au dessus de 2,1 malgré un indice de développement humain des meilleurs.
« Le destin des peuples n’est écrit d’avance que lorsque la démographie impose sa loi pour de bon. Nous n’en sommes pas encore là. »
Cette dernière affirmation « Nous n’en sommes pas encore là », « repose essentiellement sur votre foi ou vos impressions. » Joseph, avouez-vous le.
Il y a quelques années, j’ai lu dans Guy Bertrand que la souveraineté pouvait se réaliser légalement de trois façons:
- à la suite d’un référendum gagnant;
- à la suite d’un vote de l’Assemblée nationale;
- à la suite d’une révolution.
La troisième solution ne s’envisage plus beaucoup depuis la mort de Pierre Laporte mais une révolution n’avait pas à prendre cette forme. Une station de radio peut embaucher un André Arthur, un Gilles Proulx, un Jeff Fillion ou un Stéphane Dupont. À Québec, du monde dans la force de l’âge parlent de réduire la taille de l’état mais à cet effet, semble favoriser rapetisser l’État québécois plutôt que se débarrasser de l’État Canadien.
Le référendum a été essayé deux fois sans succès. Sans le droit de vote dès la naissance qui ferait passer l’âge moyen réel électoral de 48 à 40 ou 32 ans selon une modalité à déterminer, j’ai l’impression qu’un troisième connaîtrait le même sort que les deux autres. Est-ce qu’avec le droit de vote dès la naissance l’affaire serait dans le sac ? J’ai l’impression que non mais le pouvoir électoral serait mieux réparti en regard de l’espérance de vie.
On peut se donner un pays en souvenir de ses ancêtres. On peut se donner un pays à laisser à nos enfants. On peut se donner un pays à soi. Des ancêtres, on en n’a, c’est sûr. Des enfants, beaucoup d’électeurs n’en ont pas. Une majorité ? Si on ne compte pas comme enfants ceux qui sont devenus adultes et votent pour eux-mêmes, la majorité des électeurs n’ont pas d’enfant. Il y a là une question de survie nationale à résoudre intergénérationnellement. Dans un monde capitaliste où les choses appartiennent aux gens, à qui appartient l’avenir ? Si on se donne un pays à soi, les moins de 18 ans devraient avoir le droit de vote eux-mêmes ou au choix de chacun de leur père et mère.
Au Québec, à 48 ans, l’espérance de vie est d’environ 34 ans. Il convient de se demander si l’âge moyen électoral qui se situe à près de 50 ans ne devrait pas être ramené à près de 30 pour une meilleure répartition du pouvoir électoral pour ce qui concerne l’avenir. Je n’ai aucune objection à ce que l’âge moyen électoral soit élevé à 60 ou même 70 ans pour ce qui concerne le passé.
Un beau risque…
http://www.pvr-zone.ca/referendum_quebecois.htm