La pointe de l’iceberg
11 mars 2009 par Joseph Facal
Un petit mot rapide sur le sujet de la semaine (non, pas Carbo). Ce n’est pas évident que cela mérite d’être commenté, mais bon, si ça vous tente, ne vous gênez pas.
Ah oui, avant que j’oublie, fascinants, tout simplement fascinants certains des commentaires sur le blogue suite à mon texte sur les diplômés en médecine de McGill.
Je présente des chiffres qui, objectivement, illustrent un réel problème, mais plutôt que de l’admettre de bonne foi, il s’en trouve pour jouer à la victime, se plaindre d’anglo-bashing, tout justifier au nom du refus de la «chicane», ou changer de sujet en invoquant mon passé politique.
C’est drôle, hein, c’est toujours «l’autre» qui est partisan, jamais nous. Et puis, bien sûr, cela confirme le vieil adage qu’aimait tellement Claude Ryan : on peut amener l’âne jusqu’à la fontaine, mais on ne peut le forcer à boire.
Mais revenons à nos moutons du jour.
L’ex-PDG de la Caisse de dépôt, Henri-Paul Rousseau, a finalement rompu un silence qui était devenu assourdissant. Mais l’affaire est loin d’être close.
Monsieur Rousseau assume ce qu’il estime être sa part de responsabilité dans la débâcle. C’était la moindre des choses. Mais des informations cruciales nous manquent toujours.
Personne, c’est vrai, n’avait vu venir la crise. Si la science économique permettait de prédire l’avenir, les économistes seraient tous milliardaires. Mais la crise n’explique qu’une partie des pertes de la Caisse.
Les autres pertes de la Caisse sont notamment attribuables, on le sait, à sa désastreuse incursion dans les papiers commerciaux. Elle s’y est engagée beaucoup plus lourdement que les autres institutions financières de son genre.
Cette incursion a bien due être faite sur la base d’une série d’analyses. D’où une première question : pourquoi une stratégie si différente de celle des autres fonds de placement ? Pensait-on avoir raison envers et contre tous ?
Pour répondre à cette question, il faut en poser deux autres au préalable : comment cette stratégie a-t-elle été déterminée ? Qui EXACTEMENT fut impliqué dans quelle décision et quel fut le rôle EXACT de chacun ?
Le premier ministre et la ministre des Finances disent qu’ils ne savaient rien. C’est possible. Mais la conférence de presse improvisée en pleine campagne électorale par le président du conseil d’administration de la Caisse et le PDG par intérim ne laissait pas du tout cette impression. Il faut creuser.
Une commission parlementaire est évidemment requise. Mais on s’illusionne sans doute sur l’éclairage qu’elle permettrait d’apporter. Les règles de fonctionnement y sont très rigides, et la partisannerie ne sert pas la patiente recherche de la vérité.
Une commission parlementaire n’a en effet rien, mais strictement rien à voir avec une commission d’enquête.
Le ministre qui est interrogé lit souvent des textes préparés d’avance qui n’ont rien à voir avec les questions posées.
Les députés de la majorité gouvernementale parlent pour ne rien dire afin de gruger un maximum de temps, ou multiplient les questions de procédure.
Dans une vraie commission d’enquête, l’interrogatoire est mené par un procureur qui est un expert dans l’art d’interroger les témoins afin de les faire se contredire. Il peut revenir autant de fois qu’il le veut sur un détail. Les questions les plus cruciales ont souvent un air anodin.
En commission parlementaire, chaque député de l’opposition tient absolument à poser SA question, en espérant que cela lui vaudra huit secondes au bulletin télévisé. Il n’y a donc souvent aucun lien logique entre les questions. Une piste ne peut jamais être menée jusqu’au bout faute de temps.
On veut embarrasser et mettre en boîte celui qui témoigne, pas découvrir la vérité. C’est le spectacle qui compte.
Cela dit, invoquer, comme le fait la ministre des Finances, qu’elle est désormais en mode solution pour refuser d’aller témoigner n’est pas recevable. Savoir ce qui s’est passé fait justement partie de la solution si on ne veut pas que cela se reproduise.
Chose sûre, si le gouvernement comptait sur la performance de monsieur Rousseau pour faire baisser la pression, c’est raté.
39 réponses à “La pointe de l’iceberg”

Monsieur Facal,
Vous écrivez « Je présente des chiffres qui, objectivement, illustrent un réel problème, mais plutôt que de l’admettre de bonne foi, il s’en trouve pour jouer à la victime, se plaindre d’anglo-bashing, tout justifier au nom du refus de la «chicane», ou changer de sujet en invoquant mon passé politique.
C’est drôle, hein, c’est toujours «l’autre» qui est partisan, jamais nous. Et puis, bien sûr, cela confirme le vieil adage qu’aimait tellement Claude Ryan : on peut amener l’âne jusqu’à la fontaine, mais on ne peut le forcer à boire. »
Les chiffres sont objectifs, mais votre position est indéfendable. Je ne vois pas comment vous pouvez résumer ma position comme étant celle d’une victime. Bon, maintenant que vous m’avez traité d’âne parce que vous mettez tout le monde dans le même panier, avez-vous au moins consacré quelques minutes de votre précieux temps à aller lire ou écouter ceci ?
http://www.youtube.com/watch?v=cgGHOOP7Dxc
Ma position était : « Un médecin, formé au Québec aux frais des Québécois, qui s’exile aussitôt le doctorat acquis ou dans les premières années de sa pratique devrait être obligé de rembourser à l’État un certain % des coûts qu’a engendrés sa formation.
Mais sans cibler telle ou telle université, tel ou tel médecin en fonction de la langue qu’il parle. On voit où nous ont menés ce genre de positions politiques : nulle part. »
Nous avons créer une société axée sur la gratification instantanée. Nous devons avoir « la chose » tout de suite. On a pas d’argent? No problem. On l’achète à crédit. L’équipe ne gagne pas assez vite, on renvoie le coach. Les résultats trimestrielle sont un peu bas (selon les « analystes ») et la valeur en bourse baisse de façon drastique. Les patrons sont payés avec des options, alors ils prennent des décisions à court terme. Les gestionnaires sont évalués sous le principe du « what have you done for me lately » alors ils prennent des décisions à court terme. Les investisseurs veulent un retour immédiat. Nous voulons faire fructifier notre argent le plus tôt possible. Voyez-vous, on dirait que la patience n’est plus au rendez-vous dans notre société.
Un gestionnaire qui présente un plan stratégique sur une base de 10 ans avec une vision conservatrice sera renvoyé. Un gestionnaire qui présente un plan stratégique sur 1 an avec une croissance exceptionelle aura une promotion. Le premier plan prévoit un retour sur le long terme. Le deuxième plan prévoit une gratification instantanée. Nous sommes des accrots du « quick fix ».
La CDP, comme ses pairs, est tombée dans le piège de la gratification instantanée. On mélange avec un peu d’arrogance et on obtient un désastre. Maintenant que le désastre est arrivé, nous voulons une solution immédiate. Nous ne pouvons renvoyer l’équipe, alors c’est le coach qui doit payer. Mais c’est qui le Coach? Est-ce le PDG de la Caisse? Est-ce que c’est le gouvernement?
N’importe le parti au pouvoir la débacle aurait éte la même. Alors la partisanerie que nous voyons dans ce débat n’a pas ça place.
Vous me voyez désolé M. Facal de vous voir utiliser l’arme de l’insulte ( »l’âne à la fontaine »).
Je suis certainement un âne. Vos paroles sont certainement pures comme l’eau de la fontaine.
Moi j’y aurai toujours accès à un médecin, alors sur un plan personnel, que vous m’insultiez et que vous vous plantiez dans vos raisonnements, ça ne me dérange pas trop.
Mais pour les Québécois qui n’ont pas ma chance, je trouve tout cela bien triste… Pour ma part je quitte le débat, parce que quand on en vient aux insultes, il n’y a plus de débat constructif.
Pour terminer, vous m’accusez de dérouter le débat sur la production de médecins par McGill et vos appartenances politiques et le virage ambulatoire. Je pensais au contraire que tout cela est très lié.
1- Pourquoi s’intéresse-t-on de si près à la rétention des médecins de McGill ? Car nous sommes évidemment en pénurie de médecins.
2- D’où vient cette pénurie ? De plusieurs facteurs parmi lesquels le virage ambulatoire n’est d’après moi absolument pas le moindre.
Plutôt que dire « oui le virage ambulatoire était une erreur (tout le monde en fait, en soit ce n’est pas un drame en soi), et on va le corriger en offrant à nos médecins le goût et les facilités nécessaires pour pratiquer au Québec » on parle de s’en prendre à McGill en criant à l’injustice, ou bien de réglementer davantage.
Le lien me semblait très clair pourtant. Pendant qu’on parle de McGill (alors que Sherbrooke n’a un taux de rétention que de 80%, donc un sur cinq quitte le Québec, ce qui montre que le problème n’est pas McGill uniquement mais la rétention de nos médecins en général), on n’apporte pas de réelle solution.
Je baisse vraiment les bras cette fois. À la maison, où malgré tout jusqu’alors j’ai toujours voté PQ, avec ses erreurs et ses bons coups, car j’ai envie d’un Québec qui défendent ses intérêts (et celui de ses médecins, y compris de McGill, inclusivement), oui à la maison où je dissuade régulièrement ma conjointe de prêter attention aux démarcheurs (par courrier et téléphones à la maison) de l’Ontario et du Nouveau Brunswick car j’aime le Québec, sa langue et ses habitants, je vais me maintenir neutre dans cette affaire. Car cette fois j’ai compris l’hostilité à laquelle elle fait face comme médecin et comme médecin de McGill, bien qu’elle soit Québécoise de souche.
A Cédric,
« on peut conduire un âne à la fontaine mais on ne peut le forcer à boire » n’est pas une insulte. Ca veut tout simplement dire qu’on ne peut forcer personne à adopter nos idées. Le même proverbe se dit autrement: » On peut conduire un cheval à la rivière mais on ne peut le forcer à s’abreuver ». Je peux bien vous offrir un verre d’eau mais si vous n’avez pas soif, je ne peux pas vous obliger à le boire. On amène pas l’âne, le cheval à la rivière parce qu’il est stupide mais on le fait parce qu’on pense qu’il à soif. Mais il se peut qu’il n’ait pas soif et qu’il ne veuille pas boire. C’est lui qui le sait. Alors quand M.Facal présente les données d’une situation et qu’il en tire des conclusions, il dit que c’est tout ce qu’il peut faire, qu’il ne peut pas nous obliger à les accepter. Je ne veux pas vous obliger à revenir au débat mais je vous démontre que vous n’avez d’aucune facon à vous sentir insulté. Autrement dit,je vous amène à la rivière mais c’est à vous de décider si vous aller boire…
A ymdelisle,
« La CDP,comme ses pairs, est tombée dans le piège de la gratification instantanée ».
Ce serait plus juste d’écrire: La CDP, davantage que ses pairs, est tombée dans la gratification instantanée ».
Ce sera une nuance importante quand il s’agira d’essayer de comprendre pourquoi elle plus que les autres.
@ ymdelisle
Encore une fois c’est pas que je veux m’acharner sur vous mais oui la couleur du gouvernement au pouvoir a une importance dans le débat de la caisse. C’est Jean Charest qui a fait modifier la mission de la caisse en y ajoutant la notion de « rendement optimal ». Cette subtilité ouvre la porte a une prise de risques supplémentaire puisque vous n’etes pas sans savoir que le % de rendement d’un placement est en direct liaison avec le risque qu’il porte. Un autre exemple de recherche de ce fameux rendement optimal est le pourcentage d’actifs que la caisse posséde dans l’économie québecoise. Moi je trouve ca ridicule que celle-ci n’en ait pas plus qu’un maigre 8% de son portefeuille. N’est-ce pas vrai qu’on est toujours mieux servi par soi-meme, quoi de mieux pour développer notre économie que d’utiliser notre propre argent. On aura beau sortir les éternels impératifs de la mondialisation, c’est toujours mieux de posséder sa maison que de la louer d’un étranger.
ReneP. Bon point. La question est donc pourquoi ont-ils tant mis d’oeufs dans le même panier. Il me semble qu’avec tous les MBAs à leur disposition ils auraient pu faire mieux. Devrions-nous faire un comparatif des régimes de bonis entre Teachers, Omers, et CDP?. La réponse est y est peut-être.
@Vindicateur. La décision d’avoir un rendement optimal est une bonne décision. C’est ce que tout investisseur demande à son courtier. La CDP, notre courtier, est gérée par une équipe d’experts qui a l’expérience et les connaissances requises pour bien gérer nos fonds. Ont-ils fait des erreurs? Oui. Nous nous devons de savoir le pourquoi et le comment, c’est évident. Alors, comme bon investisseur nous prendrons les décisions qui s’imposent. On les garde. On les change. Mais la partisanerie politique ne devrait pas y être. La décision d’avoir un rendement optimal aurais pu aussi bien être prise par le PQ. Alors soyons d’accord pour être en désaccord sur ce point.
La catastrophe économique que nous vivons est « made in the USA ». Le parti au pouvoir, qu’il soit PQ ou PLQ, n’aurais rien changé au fait que la CDP ait eu un mauvais rendement. La CDP peu se consoler de ne pas être la seule à avoir prise de mauvaises décisions. Desjardins et Banque Nationale l’ont fait aussi. BN c’est même fait actionner par des clients. Mais, les Québecois peuvent se consoler en sachant que la CDP, même avec sa baisse d’actifs est encore solide. Regardez le nombre de banques nationaliser dernièrement.
Je me vois dans 5 ans. La CDP a un rendement de 2% quand le reste des gestionnaires font des rendements de 10%. Nous allons leur tomber sur la tête parce qu’ils ont un rendement moribond. Le parti dans l’opposition dira que c’est la faute du Gouvernement qui après la débacle de 2009 à dit à la Caisse d’investir seulement au Québec dans des titres classés 3A. …et ça recommence.
Des réponses….Oui. De la petite politique pour avoir la peau de l’autre….Non.
La Caisse perd 10 milliards de plus du fait de ne pas avoir performer comme les indices de références. La partie la plus importante de cette pertes est due aux papiers commerciaux. M Rousseau nous dit qu’il ne sait pas pourquoi la Caisse en avait autant: « C’est un mystère de la vie ».
…………….
Voici la reponse de Me Pierre Cloutier au « mystère » évoqué par M Rousseau pour expliquer les papiers commerciaux; qui démontre que ce monsieur nous prend pour des imbéciles:
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Le PCAA et la Caisse de dépôt et placement du Québec
Quand Henri-Paul Rousseau veut nous faire avaler des couleuvres !
Pierre Cloutier
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version abrégée
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[1] Quand on dirige une société de placement aussi importante que la Caisse de dépôt et placement du Québec, comme Henri-Paul Rousseau l’a fait pendant 5 ans et qu’on investit 12,3 milliards$ dans un produit aussi nébuleux que le « papier commercial » non bancaire adossé à des actifs, composés pour la plupart d’actifs synthétiques (basés sur des produits dérivés) résultant de montages financiers complexes, et surtout lorsqu’on est, comme M. Rousseau, un ancien banquier (Banque Laurentienne du Canada), la première chose à faire est de vérifier si les promoteurs de ce produit ont les reins assez solides pour affronter les tempêtes.
[2] Autrement dit, la première question que l’on doit se poser est celle de savoir si les promoteurs du produit (ou leurs conduits) ont derrière eux des institutions financières importantes qui, lors des tempêtes financières, apporteront les liquidités nécessaires pour y faire face.
[3] Ne vous laissez pas emberlificoter par le bruit ambiant, la poudre de Perlinpinpin, les montagnes de chiffres ou l’invocation au « mystère », car le dossier, une fois élagué, est fort simple à comprendre : les promoteurs (et leurs conduits) qui ont lancé en 2002 le PCAA (non bancaire) n’étaient pas appuyés par des ententes de liquidités inconditionnelles, claires et précises, mais par des ententes de liquidités, de « type canadien » conditionnelles, douteuses et suspectes, à tel point que 2 agences de notation américaines prestigieuses, Standard and Poor’s et Moody’s, ont refusé de noter le PCAA canadien et se sont retirées de ce marché. Quand la tempête est arrivée en août 2007, les banques particulièrement étrangères, n’étant pas liées par des ententes de liquidités inconditionnelles, claires et précises, ont refusé leur support aux promoteurs et conduits non bancaires et les investisseurs sont restés pris avec « la viande avariée ».
[4] La Caisse de dépôt et placement du Québec, avec à sa tête un banquier expérimenté comme Henri-Paul Rousseau, aurait dû savoir cela, d’autant plus que la CDPQ avait ou aurait dû avoir « de facto » un accès privilégié aux informations détaillés concernant ce produit, étant donné leur participation au capital-action du principal promoteur de PCAA au Canada, Coventree Capital Inc. et de sa représentante au Québec, Alter Moneta inc. Dans une organisation aussi importante que la CDPQ, la main droite droit savoir ce que fait la main gauche.
[5] Il n’y a pas de « mystère » là-dedans comme tente de nous le faire croire, M. Rousseau. Il y a seulement de la négligence grave ou à tout le moins de l’aveuglement volontaire, ce qui revient au même. Plaider le « mystère » est un exercice de prestigitation de haute voltige qui ne dupera que les naïfs. Au plus vite une commission d’enquête publique, étatique ou citoyenne.
par Pierre Cloutier ll.m
……………………………….
Version intégrale: http://www.vigile.net/Quand-Henri-Paul-Rousseau-veut
Papier commercial : « C’est un mystère » (H P Rousseau)
Et pour éclaircir ce mystère qui fait que la Caisse s’est retrouver avec 40% des papiers commerciaux émis au Canada, que M Rousseau n’a pas voulu éclaircir, ne faudrait il pas une enquête publique. Non, répondent les deux ex Premier ministre péquistes : M Pierre Marc Johnson et M Lucien Bouchard ! Seul M Bernard Landry pose encore des questions pertinentes : « Comment se fait-il que l’on se soit retrouvé avec une telle proportion du marché (près de 40%). Il dit que c’était coté AAA par une agence torontoise (DBRS), mais Standard & Poor’s et Moody’s ne voulaient pas coter »,
Bonne question auxquelles s’ajoutent s’ajoutent les deux questions qui tuent de M. Yves Michaud, a l’émission Tout le monde en parle : quelle est l’entreprise de Toronto qui nous a vendu ces papiers commerciaux ? et qui au Québec étaient en lien avec eux pour leur faciliter la tâche ?
Puisse que M Rousseau n’a pas cru bon d’éclaircir le « mystère » avant de quitter le navire. Et qu’il ne faut pas compter sur le gouvernement pour répondre de sa gestion désastreuse ; aider en cela par une médiacratie déployant tous ces moyens dans une opération historique de détournement de débat et de manipulation de l’opinion pour nous convaincre qu’ il ne faut pas d’enquête publique. Alors en attendant la suite essayons de comprendre ce « mystère » par nous même.
C’est ce que j’ai fais avec un petit groupe de recherche (citoyens) pour comprendre le « mystère » de ce fameux papier commercial : Fabriqués a Toronto et déversés sur le Québec. Nous avons identifié « les 4 conditions qui devaient être remplies pour qu’une petite entreprise de Toronto, Coventree Capital Group inc. devienne le plus gros fournisseur de PCAA non bancaire au Canada et que la CDPQ en soit l’acheteur le plus important. Avec pour conséquences une perte de 10 milliards pour l’ensemble du Québec ! » (1)
Qui a fait quoi à l’intérieur de ces organisations pour que le Québec soit inondé de ces produits toxiques ?
Seule une enquête publique pourrait nous éclairer.
Et c’est exactement sur cet enjeu d’une enquête publique que va se confronter deux forces majeurs au Québec, non pas seulement fédéralistes contre souverainistes ; mais plus précieusement sur une vision de l’État : L’État Parizeau contre l’État Desmarais. Une confrontation historique ou l’on débusquera les faux amis ; comme nos deux ex Premier ministres avalés dans la nébuleuse de Power Corp, et de nouveaux qui vont se révéler sur les barricades.
Une confrontation entre deux visions de l’État sur fond de crise systémique mondiale, ayant son épicentre au États Unis : la Très Grande Dépression US, apparue sur les écrans radars depuis un bon moment déjà (2). C’est un autre mystère que la Caisse l’ait aperçue si tard.
En ce printemps qui s’annonce, cette « tempête parfaite » sera un dur réveil a la réalité pour un Québec en hibernation !
La question sera simple et exigeante : Dans quel État voulons nous vivre ; dans celui de M Parizeau, au service de l’intérêt publique ou dans celui de M Desmarais, au service de l’intérêt privé ?
…………………………
(1) http://www.vigile.net/Quebec-sink
(2) http://www.vigile.net/Diner-sur-le-Titanic
C’est de plus en plus évident que seule une commission royale (ou autre) d’enquête pourra parvenir à éclaircir tous les points «mystérieux» des agissements de la CDPQ depuis 2003.
De dire que le peuple s’en fiche n’est pas vrai. Nombre de citoyens, experts ou non, se sont publiquement prononcé sur le sujet et demandent à haut cris une enquête là-dessus.
Va falloir que l’Opposition se grouille pour maintenir la pression sur le gouvernement…
Quand j’entends des arguments pour que la CDP revienne à un mandat de prioriser les investissements dans les entreprises québécoises au lieu de prioriser le rendement, et ici je fais abstraction de la gestion du risque qui fut abominable et qui selon moi est la principale cause des mauvais rendements, je demande aux individus si dans leur propre REER ou autre investissements , ils priorisent les entreprises québécoises.
La réponse est invariablement NON, ils veulent un maximum de rendement avec un minimum de risque. Si des entreprises québécoises se qualifient, là ok, sinon on y va avec le meilleur placement.
Question: pourquoi agirions-nous collectivement de façon différente que nous le faisons individuellement ? La CDP est bien le bas de laine et non pas une agence de développement industriel ? Quant à moi, il est très difficile de combiner ces deux vocations à l’intérieur d’un seul mandat.
Je me pose une question sur les règles de gouvernance dans cette organisation.On dit que le président du comité de gestion des risques au CA est Alban D’Amours.Celui-ci est un ancien sous-ministre aux finances ancien vice-président du service d’inspection de Desjardins et président de cette institution.On sait que Desjardins devra diminuer ses ristournes car il est impliquer fortement dans les PCAA. De par sa vaste expérience en vérification et contrôle comment a-t-il pu laisser la CDPQ et sa propre organisation Desjardins acheter tant de PCAA sachant que les grande firme de cotation de voulais pas coté ces produits financiers.
@daveyy. D’accord avec vous. Il faut également dire que le marché du Québec est trop petit pour la Caisse.
@mpomerleau. Je cite, « Bonne question auxquelles s’ajoutent s’ajoutent les deux questions qui tuent de M. Yves Michaud, a l’émission Tout le monde en parle : quelle est l’entreprise de Toronto qui nous a vendu ces papiers commerciaux ? et qui au Québec étaient en lien avec eux pour leur faciliter la tâche ? » N’allez pas nous dire que c’est la faute des Anglais. Est-ce que c’est un villain complot du ROC? Voyons donc. La Caisse est une entité mature. Ses décisions sont « Made in Québec ».
Le problème en est un de « gestion de l’arrogance ». Un peu d’humilité à la Caisse aurait peut-être aider à prendre une décision plus éclairé. Leur arrogance les a amener à vouloir contrôler le marché des PCAA. That’s it that’s all.
Soyons sérieux, une commission parlementaire c’est comme Tout le monde en parle, un show qui veut faire accroire aux gogos que c’est pas arrangé. La seule façon d’aller au fond des choses, c’est une commission d’enquête. J’ai beaucoup de difficulté à croire que le gouvernement ne fait pas de pression sur la CDP, ne serait-ce qu’en nommant le PDG on lui donne discrètement une mission au préalable. Pour ce qui est de Michaud, c’est toujours le vieux syndrome de «C’est la faute aux Anglais» qui ressort sous un fond de Power corporation.
Pour ce qui est de la crise actuelle, il est faux de dire qu’elle était imprévisible. Plusieurs économistes l’avaient prédit depuis plusieurs années, mais quand tout va bien, qui veut écouter un oiseau de malheur. Tout le monde sait qu’une bulle créé par les gouvernement va péter un jour.
Je doute de la capacité des gens qui dirigent la caisse et je crois que ces problèmes (investissements douteux) se faisaient depuis une bonne dizaine d’années. En fait, comme plusieurs commentaires le mentionnent, pourquoi est-ce que la caisse se doit toujours d’investir dans des choses qui sont à risques comme le papier commercial lorsqu’il existe une tonne d’autres options qui sont moins à risque en ayant un rendement correct. À vrai dire, moi qui croyais que la fabrication des billets de banque était en baisse au cours des dernières années….
Bien entendu, c’est pas le rôle de caisse de prioriser le marché du développement industriel Québécois car il existe bien d’autres organismes qui ont ce rôle. On oublie aussi que les aventures de la caisse dans ce domaine ont parfois été des véritables flops. De plus, on a bien tendance à chiâler (et je parle même de ceux qui favorisent les produits Québécois) lorsque qu’organisme (comme la caisse) fait un bas rendement comme pour nos investissements dans notre porte-feuille personnel.
Bonjour M.Facal,
Quelle différence entre une commission parlementaire de 2 jours et une commission spéciale qui pourrait durer, mettons 5 jours, où les intimé(e)s doivent faire serment?
Pour que Jean Charest refuse à sa ministre de participer à une commission spéciale telle que demandée par le PQ, c’est qu’il doit bien y avoir une grosse différence entre les deux,non?
Un éclaircissement de votre part serait souhaitable, il me semble?
S’il n’y a pas de différence, je vous comprends d’exiger vous aussi une enquête publique.
Je voudrais bien savoir…
Bonne journée,
Remarques:
@Michel laurence : félicitations, un très très beau texte. Merci
M.Ryan l’intellectuel, a utilisé ce dicton : « on peut amener l’âne jusqu’à la fontaine, mais on ne peut le forcer à boire.»
S’il vient de M. Facal, c’est une insulte!?!?!?!
Celui qui se sent visé est probablement celui qui est le moins respectueux envers les autres : et sa solution c’est de s’en indigner pour mieux cacher son propre débordement!
N.B.
Monsieur Laurence, j’avais lu votre texte et je ne vois pas en quoi vous vous sentez visé ; bien au contraire, puisque vous proposiez, vous, une solution.
Bonne journée
Merci Monsieur Jean-Renaud Dubois. Vos félicitations me vont droit au coeur. N’hésitez pas à envoyer le lien à tous vos amis.
Monsieur Facal a mis tout le monde dans le même panier, sans faire de distinction. Voilà la raison pour laquelle j’ai réagi de cette façon.
« Je présente des chiffres qui, objectivement, illustrent un réel problème, mais plutôt que de l’admettre de bonne foi, il s’en trouve pour jouer à la victime, se plaindre d’anglo-bashing, tout justifier au nom du refus de la «chicane», ou changer de sujet en invoquant mon passé politique. »
Joseph Facal
Henri-Paul Rousseau, pour ne pas avoir terminé son mandat et pour être passer chez Power apparaît être comme en conflit d’intérêt.
Un merci de Power Paul.
Mais pourquoi au juste….? Pour le savoir, il faut savoir combien d’actions de Power et de ses filiales ont été acheté durant le temps que Rousseau a été en place à la caisse.
À combien ces actions ont-elles été achetées? Étaient-ce le prix du marché? Ont-elles été vendues?
À combien et à qui ? et toutes les questions qui en découlent. Osera-t-on affronter Power Paul à la commission parlementaire?
On a fait grand cas de la prime de départ de M Rouseeau. En fait cette prime était négocier du début et compte tenue de son salaire du début cette prime est normale. Ce qui devrait soulever des question c’est sa prime d’arriver chez Power corp:Des options d’achats d’actions lui donnant droit de lever 800 000 actions au prix de 22.64 $.
A quel moment cette entente est intervenue et a t il prit des décisions qui le placait en conflit d’intérêt pour bonifier le prix des action de Power corp pendant qu’il était a la présidence: Comme user de son influence pour la nomination de son dauphin M Richard Guay (qui était en charge de la gestion de risque apres que fut connu le desatre des PCAA). Histoire d’avoir un lien directe entre la Caisse et Power corp.
Autre question: M Rousseau a rencontrer M P K Peladeau pour lui demander de céder Videotron a Roger en échange de journaux (papiers).Un deal de dupe refuse par PKP qui aurait eu pour conséquence d’abord de servir l’intérêt de Gesca qui appartient a Power Corp ?
Juste une couples de questions comme ça.
Bonjour Monsieur Facal,
En dépit des habilités d’un expert dans l’art d’interroger, mon opinion est que nous n’apprendrions que trop peu de choses réellement significatives à travers une vraie commission d’enquête.
On reviendrait toujours à la crise, à des aveux de part de responsabilités, au fait que personne n’a vu venir la crise, que personne ne peut prédire l’avenir, que l’incursion si forte dans les papiers commerciaux a été une erreur. On y expliquerait les fonctions d’administrateurs et d’analystes dans la gestion de fonds ad nauseam. On expliquerait la diversité des stratégies existantes dans la gestion des fonds et la marge de manoeuvre des gestionnaires permises et de leurs résultats qui est parfois gagnantes, d’autres fois perdantes. On ferait des mea culpa, on exprimerait sa compassion envers la population du Québec. On mettrait en relief des circonstances de malchance, on manifesterait son dépit, ses bonnes intentions, ses regrets.
Que pourrait-on apprendre de nouveau ? Peut-être que la débâcle en a rendu un grand nombre malades ?
Et, devant l’impossibilité de trouver des preuves de vraies malversations, ni de mauvaise volonté, ou ni même de négligence crasse, on se retrouverait à la case départ.
Madame Jérôme-Forget a peut-être changé son fusil d’épaule après avoir compris cela. La prestation d’Henri-Paul Rousseau et la réaction des média par la suite l’ont peut-être aidée à comprendre cela. Ses adversaires ont peut-être commencé à le comprendre aussi.
Mais c’est quoi ca cette nomination de Sabia a la tete de la caisse. Sacrement j’en reviens pas, quel espece de miracle il a fait chez Bell? Vraiment dégueulasse cette nouvelle.
@vindictater. Ah…je vois. Sabia n’est pas un pur laine Québecois de souche, donc incapable de gérer une institution comme la Caisse ou tous les autres Québecois pur laine de souche avant lui, comme Henri-Paul, ont fait un travail extraordinaire. Come on!!!. Donnons-lui une chance. C’est un gestionnaire d’expérience.
@ ymdelisle
Mais qu’est-ce que tu vois, est-ce que j’ai dit
quelque chose sur son origine? Ma réaction est basé sur son passage pour le moins désolant chez Bell. Pense-y c’est fort en crisse quand tu réussi a faire l’unanimité contre toi parmi les clients, les employés et les actionnaires. Si tu vas nommé un ontarien a la tete de la caisse pas de troubles mais il est mieux d’avoir un passé en béton ce qui n’est vraiment pas le cas ici, ca sent la nomination partisane a plein nez.
@vindictater
ymdelisle est un bel exemple des gens qui sont tellement frustrés ou tellement aveuglés par leurs obsessions qu’ils en arrivent à ne plus être capable de comprendre ce qu’ils lisent.
Il faut lui pardonner.
La nomination de Sabia vient confirmer la manipulation de John Charest, l’écran de fumée, ou de la conspiration c’est selon.
John Charest fut aidé par son guide Power Pol.
Les libéraux doivent se débarrasser d’abord de Charest. Puis se défaire de l’emprise de Power.
Puis mettre Sabia à la porte.
On suit la saga:
Refus de commission parlementaire avec la sacoche.
Dîner avec des amis avec H.P. Rousseau.
Grenouillage en coulisse.
La sacoche défie l’opposition avec une commission parlementaire inattendue (pour couvrir la nomination de Sabia)
Sabia est nommé.
Charest peine à ouvrir la bouche pour passer son temps à s’expliquer.
L’évidence que Power Pol est derrière tout cela pour faire oublier les transactions de la Caisse qui ont favorisé son entreprise et de l’arrivée de HP Rousseau chez Power pour services rendus.
Power Pol ….faudra s’en occuper avant longtemps.
Et puis en premier lieu Tessier avec son choix si c’est le sien n’a pas impressionné personne.
@vindicater. Vous avez raison. J’ai réagit un peu vite et mal interpréter votre commentaire
Avez-vous tous oublié que c’était Bernard Landry qui avait nommé H-P Rousseau à la CDP ? Lui non plus n’avait pas un passé « béton ». En fait il avait dirigé la toute petite Banque Laurentienne. Mais on l’acceuillait à bras ouverts. Le déchirage de chemise de Landry sur Sabia est un peu ironique. La plus grosse caisse en Ontario est dirigée par Claude Lamoureux, un franco Québécois pure-laine. Je n’ai jamais entendu les Ontariens se plaindre qu’il ne connaissait pas l’Ontario. Ça fait 16 ans que Sabia habite au Québec, il doit connaître quelque chose.
Les théories de complot desmaresque sont redevenues à la mode. Visiblement, il y a des gens qui n’ont pas grand chose à faire avec leur vie que de s’inventer des histoires.
(Daveyy) Le debat porte sur la necessite de tenir une enquete publique pour savoir pourquoi le Québec se fait planter de 10 milliards de pertes accrues et inexpliquées.
Commencez donc par faire le parcours pour comprendre ce qui s’est passe en lisant les textes de ceux qui cherchent a comprendre, après vous reviendrez commenter sur la théorie de la théorie de la théorie du complot.
La crédibilité s’acquiert par le travail de rigueur.Le reste c est du bruit.
A daveyy,
« Claude Lamoureux: je n’ai jamais entendu les ontariens se plaindre qu’il ne connaissait pas l’Ontario ».
Et que dire de la réaction des ontariens lors de la nomination de David Levine, juif québécois, à la direction de l’Hôpital Mont-Fort?
@ JC Pommerleau
Amen.
Il semble, malheureusement, que l’entreprise de déconstruction soit solidement sur les rails.
Je ne vois pas comment on pourrait forcer les pelquistes à commander une commission d’enquête alors qu’il aura fallu toute la pression des médias et d’un sondage défavorable pour simplement obtenir la comparution de la Ministre des finances. On aura d’ailleurs constaté, lors de cette comparution, que monsieur Joseph a bien raison lorsqu’il soumet qu’une commission parlementaire relève plus du théâtre que d’une rigoureuse recherche de la vérité.
Et on apprend que Michael Sabia est nommé PDG de la la grosse Caisse…
Et on en a pour 4 ans…
…sur le ventre ils se tapaient fort
les copains d’abord.
Bonjour Monsieur Facal,
Ce que je reproche à Jean Charest et Madame Jérôme-Forget, c’est que ceux-ci gèrent très mal cette petite crise concernant la Caisse sur le plan des relations publiques. Même si c’est la perte des milliards qui est grave.
Au cours des travaux de la commission vendredi, Madame Jérôme-Forget a quand même fait allusion au fait (quand elle a parlé des enfantillages) que la caisse était très importante et que le perte en valeur était très regrettable. Cela, elle l’a exprimé.
Selon moi, ce n’est pas suffisant. Ils ne veulent pas élaborer davantage sur cet aspect des dégâts parce qu’ils craignent que leurs propos soient interprétés comme des aveux de culpabilité. Les partis adverses cherchent à tirer de ce dossier du pouvoir politique et des appuis partisans.
Pourtant ce serait tellement facile pour eux (le PLC) de s’exprimer en faisant la part des choses. Si vous êtes impliqué dans un accident d’auto en tant que conducteur et que vous avez blessé quelqu’un quand pourtant vous n’avez rien à vous reprocher, mais que la famille de la victime amène celle-ci à intenter des poursuites contre vous. Bien sûr que vous vous défendrez en utilisant tous les arguments circonstanciels pour démontrer que vous n’êtes pas responsable. Mais la première chose à faire, quand vous vous exprimerez en cour, sera d’exprimer vos sentiments, de dire comment vous trouver regrettable que cette situation soit survenue, que vous sympathisez avec cette personne qui se retrouve avec cette souffrance et tous les ennuis qu’elle a dû subir suite à l’accident. Vous n’auriez pas à dire « Je m’excuse d’avoir été au volant de la voiture » ou « Pardonnez-moi ».
On ne peut pas reprocher aux partis adverses d’essayer de faire perdre du crédit au PLC dans cette histoire. La rivalité entre partis, c’est comme l’instinct des hyènes en Affrique, mordre. mordre, mordre. Que celui qui ne comprend pas ça opte plutôt pour la carrière d’enseignant , de consultant, de conférencier, d’historien ou de panéliste (RDI en recrute de tout acabit).
Par ailleurs, concernant la partie adverse, puisqu’elle est présente au chapitre, des mises en garde sont à recommander. Que, pour prendre cet exemple, Monsieur Legault aille jusqu’à affirmer que Madame Jérôme-Forget est tout à fait indifférente au fait que la Caisse ait perdu 40 milliards, ce n’est pas trop convainquant sur le plan de son honneteté intellectuelle. Non? Ça frise plutôt l’insulte à lintelligentce humaine. Non? Si l’opposition ne prend pas garde et va trop loin dans l’étirement de la réalité, cela deviendra trop évident et la population comprendra que leur acharnement est surtout une « game » pour le capital politique. Monsieur Legault, plus de rigueur, je vous en prie. Le discours dialectique ne doit pas être fait en utilisant les principes du discours partisan.
Concernant la suite des audiences, il sera intéressant de voir ce que les administrateurs de la caisse auront à dire concernant l’avis qu’ils avaient reçu de la Banque du Canada qui les mettait en garde contre les papiers commerciaux. Plaidront-ils qu’ils étaient trop incompétents pour comprendre ? À suivre.
J’ai hâte d’entendre un analyste qui saura expliquer comme il faut qu’une des raisons principales du désatre, est attribuable aux administrateurs qui se traînaient les pieds. Oui, ils prenaient des décisions, mais leur intelligence était probablement sur le cruise control parce que, à l’époque, avant que le tsunami se manifeste, la bourse et les marchés connaissaient une stabilité relative (dans laquelle le principe de dents de scie est accepté).
Le problème dans la tour de Babel, ce n’était pas tant qu’il y avait différentes langues, c’était qu’il y avait tellement de monde qu’ils ne réussissaient pas à se parler. Quand des problèmes du genre de ceux qui ont causé les inconvénients dont on parle concernant la Caisse étaient abordés, pensez-y, des rapports, des études exhaustives sur le sujet ne pouvaient pas être disponibles. Les administrateurs devaient eux-mêmes s’arrêter et prendre le temps requis pour effectuer leurs recherches et études et ensuite en discuter en groupe.
A) étaient-ils vraiment disponibles individuellement à entreprendre une telle tâche (n’oubliez pas, ils étaient habitués à un certain « beau fixe ») ?
B) étaient-ils capables au groupe qu’ils formaient de parler en plénière des conjonctures nouvelles et s’écouter, c’est-à-dire prendre tout le temps qu’ils faut pour réfléchir sur la nouvelle réalité pour la comprendre ? Oui, écouter et analyser l’information communiquée ? N’oubliez pas, ils étaient habitués à un certain « beau fixe ». C’est ça, la tour de Babel. Les signes avant-coureurs du tsunami demandaient davantage d’étude; étaient-ils vraiment disponibles pour sortir de leur routine et prendre le temps d’écouter pour comprendre la nouvelle réalité ?
@JCP
Pas besoin d’avoir une commission royale pour savoir que c’est la gestion du risque qui faisait défaut et qui a permis l’achat d’une si grande quantité de papier commercial, H-P Rousseau a déjà admis sa faute là dessus. Enlevez les pertes du papier commercial et le rendement se compare aux autres gros fonds publics au Canada.
Vous pouvez congédier le dg, oops il est déjà parti , vous pouvez améliorer la gestion du risque et vous pouvez avoir un débat sur le mandat de la CDP. Vous pouvez même gongédier le PM Charest, oops il lui reste 4 ans à son mandat.Tout ça sans se perdre dans la petite politicaillerie byzantine d’un comité parlementaire.
Mais quand Bernard Landry crie à la provocation , surtout venant de celui qui était aux commandes lors des grosses pertes à la CDP sous Scraire, on s’éloigne du vrai débat.
Bonjour,
…….. « Si tu vas nommer un Ontarien à la tête de la caisse pas de troubles, mais il est mieux d’avoir un passé en béton ce qui n’est vraiment pas le cas ici, « ca sent la nomination partisane a plein nez. » vindicater
Tout le monde est d’accord avec vous. Parlons donc de Jean Charest l’homme du Canada, qui a eu mandat de banaliser le québec et sa différence ; et donc de l’homme qui a reçu un pont d’or de Power, pour y arriver, selon « gorge profonde»!
Charest (un 15e mensonge) a le front de nous dire que c’est le comité de la Caisse qui a nommé Sabia!
C’est vrai qu’il n’a pas le choix de nous le faire croire ; puisque sa propre loi (2004), l’y oblige! Une autre manipulation que les fédéralistes encouragent(c’est vrai pas tous), en se taisant!
Ils étaient 4 membres sur 14 en fonction jusqu’à mercredi (pas suffisant pour quorum), il fallait donc en ajouter un, avant de nommer officiellement M.Sabia au CDPQ.
« Il était évident que les dés étaient pipés quand le cabinet du premier ministre a dérogé aux règles établies en n’annonçant qu’hier une nomination, faite dès le 6 mars au conseil de la Caisse. » Denis Lessard, LaPresse, 14 mars.
Qui fut nommé comme 5è membre?
Réponse :
« Jean-Pierre Ouellet — qui était vice-président des affaires juridiques au CN pendant le règne de Paul Tellier et Michael Sabia — est devenu membre du conseil trois jours avant de participer à une réunion du comité de sélection qui allait, comme par hasard, choisir son ancien collègue du CN. Il connaît M. Sabia depuis 1994.» Denis Lessard.
Après le laisser-aller pendant 8 mois ; on a nommé en 8 jours : un président du Conseil; un PDG ; et, en catastrophe, un nouveau membre pour avaliser le supposé choix de Sabia par le « Conseil ». Le tout lors des journées chaudes pour le PLQ. Excellentes diversions! Jean Charest est vraiment extraordinaire ; Sun Tsu ne pourrait faire mieux.
Pour en savoir plus sur le lien Power-PLQ-SRC et le dossier Sabia, nommé par Jean Charest et Daniel Gagnier (conseiller personnel de Jean et une connaissance de longue date de M. Sabia)– avec l’approbation de Paul Desmarais, comme sous-entend presque M.Pommerleau — je vous invite à faire comme lui…
En passant M. Pommerleau, beau travail : je suis vos recherches attentivement.
Si on commence à vous critiquer, c’est un très bon signe : c’est que vous êtes toujours modéré et sutout pertinent.
Vous avez raison de ne pas leur répondre et de les laisser braire!
Le véritable problème(c’en est un quand même), ce n’est pas les nominations partisanes ; tous les partis le font.
Le vrai problème c’est le manque de respect envers la population : sur les mensonges(des 5 économistes) et les fausses promesses de 2003 ; sur le déni de sa responsabilité depuis 6 ans ; sur les provocations continuelles envers, aussi bien l’ADQ que le PQ.
Le PLQ n’est responsable de rien.
C’est encore la faute au PQ qui avait tort sur la péréquation ; qui avait tort de mettre en doute les prévisions d’investissemnts ; qui avait tort de dire qu’il y aura déficit.
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OU bien c’est la faute à l’ADQ, qui selon le PLQ disait des énormités grossières sur l’état de la Caisse. Pourtant ils avaient raison de les traiter de menteurs éhontés!
Aujourd’hui on sait que tout ce qu’y fut dénoncé par l’oposition comme mensonges lors de l’élection –s’est avéré vrai 2 jours après l’élection.
Est-ce que mentir à tour-de-bras, cacher des données essentielles à la prise de décisions par l’électorat, doivent-être considérés comme une entrave à la démocratie, qui mérite une révoquation d’un parlement?
Pour l’honnête homme : OUI!
Bonne journée,
N.B. Anecdote intéressante et prémonitoire à l’assemblée nationale, le 17 octobre 2007 :
………. «En première question, hier, Mario Dumont « a ratissé large » avec une question sur «l’érosion de l’autonomie économique des Québécois», notamment en raison de la crise manufacturière, de la baisse des exportations et de la récente perte de sièges sociaux importants (BELL et ALCAN ).
L’adéquiste Gilles Taillon a pour sa part demandé «« en vain à la ministre des Finances »», «tuteur de la Caisse de dépôt», s’il était vrai, comme on l’a rapporté dans certains médias, que la Caisse de dépôt avait jusqu’à 20 milliards en prêts hypothécaires à risques aux États-Unis, ce qui serait supérieur aux investissements dans les entreprises d’ici (16 milliards). Antoine Robitaille, le Devoir 17 octobre 2007.
Tiens! Tiens!
Oui à une enquête publique, lien :
http://www.newswire.ca/en/releases/archive/March2009/13/c8632.html )
La vérité est que cette pseudo-crise est pas mal ridicule dans la structure économique actuelle, juste à voir la crise de l’automobile qui va fermer des villes au complet. Il est vrai que la CDP à eu des baisses importantes dans ses actifs….et je crois qu’il est juste de blâmer la direction et les économistes en postes de la CDP plus que la ministère des finances qui connaît seulement le centième de ce que les hauts ténors de la caisse (comme l’ex PDG, M.Rousseau nommé par M. Landry) qui en connaissent avec des investissements bien douteux comme dans le papier commercial. Cependant, si le PQ aurait été au pouvoir et s’il aurait nommé M. Sabia (ou tout autre ex-PDG de grande entreprise ou d’une banque) est-ce que cela aurait été mieux dans une optique partisane à cause des pertes que plusieurs grandes entreprises et banques font en ces temps difficiles et la controverse qui cela amène au PDG qui doit prendre dans le blâme étant au haut de l’échelle dans notre système?
Bien, il faut aussi dire que beaucoup de caisses de retraite dans tous les pays industrialisés font mal en ce moment. En fait, il y a environ 4-5 pays développés qui sont en quasi-faillite structurelle (et je ne parle qu’elle ne peuvent plus emprunter de gros montants à cause de leur cote de crédit trop bassse) et même le »meilleur » pays du monde selon d’IDH de l’année dernière ne peut plus emprunter et doit quémander à la Banque Mondiale avec une monnaie qui a perdu la moitié de sa valeur et une inflation astronomique (et je parle de l’Islande).
Le MEDAC devrait lancer un appel pour la création d’une coalition exigeant la tenue d’une enquête publique sur la Caisse de dépôt.
Il est maintenant clair qu’une commission parlementaire ne fera pas la lumière sur les circonstances expliquant le bilan désastreux de la Caisse. Comme l’a si bien démontré Me Pierre Cloutier dans une série de textes d’opinions (à rigueur juridique), seule l’enquête publique est le moyen approprié pour faire la lumiere sur l’ensemble de ce dossier.
C’est d’ailleurs la conclusion à laquelle sont venus de plus en plus de groupes inquiets des conséquences que ces pertes historiques à la Caisse pourront avoir sur leurs situations financières. Déjà des pétitions réclamant une telle enquête publique circulent. Il est cependant à craindre que les efforts dispersées des uns et des autres pour obtenir une telle commission ne feront pas le poids devant la volonté délibérée et farouche du gouvernement Charest de vouloir prendre tous les moyens dilatoires pour échapper à ses responsabilités à cet égard.
Dans les circonstances le temps presse de regrouper dans une coalition tous les intervenants exigeant la tenue d’une enquête publique. Seule la concertation sera déterminante pour faire plier ce gouvernement.
Qui d’autre que le MEDAC, dirige par M Claude Béland qui succède a M Yves Michaud, a la crédibilité et les qualités requises pour lancer un tel appel à tous les intervenants pour qu’isl viennent regrouper leur forces dans une large coalition sous sa coordination.
En relevant ce défi, le MEDAC aura une occasion historique de sensibiliser les citoyens pour qu’ils viennent renforcer ses capacités d’agir pour mener à bien sa mission première qui n’aura jamais été aussi pertinente.
Suite au Robin des banques, le Robin de la Caisse peut être ?
Jean Claude Pomerleau
@JC Pomerleau. Tant qu’a faire une chasse aux sorcières, ne devrions-nous pas aussi inclure Desjardins et Banque Nationale? Je suggère Me Gomery pour être en charge de l’Inquisition. Il serait plus objectif que M. Béland.
Bonjour,
…….. « Qui d’autre que le MEDAC, dirige par M Claude Béland qui succède a M Yves Michaud, a la crédibilité et les qualités requises pour lancer un tel appel à tous les intervenants pour qu’isl viennent regrouper leur forces dans une large coalition sous sa coordination.» Pommerleau
Excellente suggestion. Et oui, nous devons demander des expiquations à la banque nationale et à Desjardins qui ont des représentants sur le comité spécial formé en novembre par Charest pour conseiller la caisse.
Sur ce comité siège bizarrement un vendeur de journaux du nom de Paul Desmarais jr ; que fait- il là? Très très bizarre.
De plus encore plus bizarre ces grandes institutions avaient reçues des avertissemnt de la Banque du Canada dès 2005!!!
De plus, Moody’s et Standard & Poor’s avaient refusé de donner une cote positive à ces PCAA.
Ils ont donc été avertis deux fois plutôt qu’une….
Oui à une enquête publique, lien :
http://www.newswire.ca/en/releases/archive/March2009/13/c8632.html )
Bonne journée,