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La peur du noir

Quand j’étais petit, j’avais peur, comme tous les enfants, de l’obscurité. Je m’imaginais qu’elle était peuplée de monstres effrayants.

Il me suffisait pourtant de prendre mon courage à deux mains et d’y aller pour m’apercevoir qu’on en revenait sain et sauf.

Je pensais à cela quand je voyais les militants péquistes se demander avec angoisse ce qui arriverait s’ils se décidaient à envoyer le SPQ libre dans un monde meilleur. Ils comprenaient pourtant très clairement le tort immense que ces gens leur faisaient.

Il fallait simplement refuser de se laisser intimider et prendre ses responsabilités. C’est ce qu’ils ont fait et bien fait.

Évidemment, rien n’était plus prévisible que l’amusante réaction de Québec solidaire qui décrète la fin du progressisme au PQ. Si Québec solidaire est l’étalon de mesure du progressisme, il faut en déduire que 95 % des Québécois sont contre le progrès.

J’ai reçu un courriel agressif qui soutenait que cette tragi-comédie qui durait depuis six ans était moins la faute du SPQ libre que celle de ceux qui n’ont pas constitué d’autres clubs politiques au sein du PQ pour lui faire contrepoids.

Je me suis senti visé.

Selon cette pseudo-logique, il aurait donc fallu multiplier les foyers de dissidence pour que le SPQ libre se sente moins seul. Le chef aurait alors pu, presque à sa guise, s’élever au-dessus de cette tour de Babel pour trancher souverainement.

En tout respect pour mon correspondant, c’est une des choses les plus loufoques que j’ai entendues depuis longtemps.

Les médias auraient été trop heureux de faire écho aux positions de chacune de ces factions et de les présenter comme autant de preuves de l’incapacité de la direction à se faire respecter.

Avec la virtuosité politicienne dont il est capable, Jean Charest les auraient dressées les unes contre les autres.

Pauline Marois aurait ouvert le journal chaque matin en se demandant de quel recoin de son parti viendraient les coups ce jour-là.

L’objectif de la souveraineté aurait été totalement éclipsé.

Cette formule des clubs fut copiée du Parti socialiste français qui, en termes de sectarisme et d’archaïsme déguisé en «progressisme», est le pire exemple que le PQ pouvait choisir de suivre. Elle n’est sans doute possible que dans d’immenses partis qui comptent des millions de membres, comme les républicains et les démocrates aux États-Unis.

Il est vrai que le respect de la ligne de parti est parfois une expérience extraordinairement frustrante. Vous êtes obligé d’appuyer des positions auxquelles toutes les fibres de votre esprit sont opposées.

Si on veut retrouver une entière liberté de critiquer, il faut alors prendre ses distances du militantisme partisan. C’est ce que j’ai fait. On ne peut cependant combiner l’entière liberté de parole et les privilèges qui vont avec un statut officiellement reconnu au sein du parti.

Un jour, il faudra décortiquer par quels détournements de sens successifs le mot «progressiste» a été kidnappé par des gens qui s’en servent pour désigner des positions qui sont le contraire du progrès : l’hostilité aux vrais créateurs de richesse, l’endettement des générations futures et le découragement des talents par le nivellement par le bas.

20 réponses à “La peur du noir”

  1. le 17 mar 2010 à 8:52 pierre desbiens

    Bon article monsieur Facal. Il était devenu en effet ridicule de voir le SPQ « libre » être questionné par les médias après chaque intervention de Pauline Marois ! Les journalistes adoraient cette situation. Jean Charest devait aussi raffoler de cette situation. L’expulsion du SPQ dit libre était la meilleure chose qui pouvait arriver au PQ. Dubuc et Laviolette iront rejoindre ce grand parti qui représente l’avenir du Québec: Québec « solidaire »…!!!??? Soulignons que ce dernier parti a récolté 0,09 % des votes dans Rimouski. Laviolette veut-il aller se présenter en région pour QS ? Le PQ et le BQ doivent renouveler leur députation en diminuant le nombre de syndicalistes dans leurs rangs.

  2. le 17 mar 2010 à 11:08 Gilles

    Bien que passablement d’acord avec votre intervention je met un bémol sur une partie de votre propos lorsque vous dites «Si on veut retrouver une entière liberté de critiquer, il faut alors prendre ses distances du militantisme partisan. C’est ce que j’ai fait. On ne peut cependant combiner l’entière liberté de parole et les privilèges qui vont avec un statut officiellement reconnu au sein du parti.»

    Mon bémol c’est que dans les faits vous pouvez bien ne plus être député, vous n’en demeurez pas moins associé et vous l’admettez volontier à la mouvance souverainiste. Par contre il est juste je crois de penser que la liberté totale est impossible quand on est lié par la solidarité ministérielle c’est l’évidence.

    Cependant la critique est nécessaire. «Sans la liberté de blâmer il n’est point d’éloge flatteur» écrivait Beaumarcahis. Si vous n’aviez pas la liberté de blâmer votre famille politique ne mériterait pas votre soutien.

    Quant au SPQ Libre, tout en étant moi-même plus à gauche qu’à droite en politique, ça fait un bout de temps que la stridence de ce groupuscule éraille mes oreilles, et disons que mon deuil n’est pas douloureux et qu’il est terminé.

    Il y a d’autres groupes de dissidents absolutistes dans la mouvance souverainiste. Il y en a qui s’expriment régulièrement dans Vigile par exemple souvent j’en ressens certaines comme autant de coups de fusils auto-tirés dans le pied. Si on pense faire la souveraineté en se tirant dessus les uns les autres à coups d’anathème on a le temps de mourir deux fois même trois.

    Peut-on faire la différence entre la critique et le critiquage stérile?

    Même si je crois que la tendance actuelle rejoint davantage votre orientation dite de droite, je ne pense pas que le salut soit entièrement dans un virage radical à droite, tout comme je ne crois pas qu’il le soit davantage dans un virage radical à gauche.

    Dans mon esprit, la Social démocratie n’a pas à être reniée parce que les solutions qu’impose la réalité à un moment donné doivent s’inspirer de modèles qui ne sont pas dans le livre…

    Je pense toujours que «La vertu est dans l’équilibre» comme le soumettait Thomas d’Aquin. Entre gens raisonnables on peut toujours finir par s’entendre sur des bonnes solutions.

  3. le 17 mar 2010 à 14:49 Victor H

    @ Gilles

    C’est bel et bien dans notre état social-démocrate endormi que fleurit la corruption. Y a pas juste le vieux “scandale” des commandites qui arrange encore les rêves des souverainistes. La « construction » et les municipalités, en pleines magouilles, sont bel bien québécoises.

    Santé et éducation sont à être remises en question. Non ? Ce sont pourtant bel et bien des champs d’incompétence du Québec social-démocrate.

    Excusez-moi, Gilles, pendant que je suis réveillé, mais c’est bien l’état social-démocrate québécois qui est dans la loterie et le casino. Bientôt dans le jeu en ligne. Dans la vente d’alcool aussi. Dans l’achat outre-frontière d’actifs hydro qui pourront contredire les politiques tarifaires imposées aux québécois. C’est bien l’état social-démocrate qui transforme les gardiennes d’enfants en quasi-fonctionnaires déguisées. Et syndiquées. Là aussi avec listes d’attente. Que ne nous faudrait-il pas de plus ? Nationaliser les cimetières peut-être ? Laissons cela au goût de Québec Solidaire !

    Pourquoi faudrait-il que ce soit l’opposition péquiste—l’opposition!—qui défende ce qui est de plus en plus difficile de défendre. Alors même que le gouvernement a tout loisir d’orienter l’opinion publique, déjà encline, dans le sens de réformes typiquement libérale ?

    Nous dormons peut-être, sans doute. Moi-même je dors et je rêve que nous serons bientôt capables de nous retourner de bord, et que nous cessions enfin de craindre pour cela de tomber en bas du lit…

    Le P.Q. n’a jamais eu besoin du SPQ Libre. Les syndicalistes ? Des opportunistes et des souverainistes d’un seul soir ! Déjà, Québec Solidaire est un allié objectif des libéraux.

    Cela fait 40 ans que la gauche parasite la question nationale. Certains déplorent ensuite que la question stagne.

  4. le 17 mar 2010 à 16:23 Gilles

    Peut-être que vous avez raison Victor. Bon réveil

  5. le 18 mar 2010 à 14:34 Victor Beauchesne

    Je crois que toute la nomenclature politique au Québec est désaxée. Au fil du temps, les définitions de gauche, droite, riches, pauvres, souverainistes, fédéralistes, lucides, solidaires etc etc sont devenues imprécises et trop sujettes à interprétation.

    En plus du terme progressiste soulevé par M. Facal, voici d’autres exemples:

    - avec un revenu imposable de 78 000 $ au Québec on est rendu au maximum du taux marginal d’impôt, donc un « riche«  ie un mécanicien à la STM avec une bonne année d’heures supplémentaires est imposé de la même façon qu’un Paul Desmarais ou un Pierre Karl Péladeau.

    -Lucien Bouchard, le seul homme politique qui a failli réussir la souveraineté est accusé d’être un fédéraliste

    -le PQ veut remplacer le crucifix omniprésent d’autrefois par une laïcité plus tatillonne que celle des communautés religieuses les plus puissantes

    -le très grand nombre de contribuables qui ne paient pas d’impôt ( env 42 %) empêchent les politiciens de prendre les décisions importantes et contribuent indirectement à l’endettement (ie il se boit toujours plus de bière quand elle est gratuite)

    -les grandes centrales syndicales, autrefois des agents de changement, sont devenues des corporations puissantes allergiques à tout changement pouvant affecter leur influence

    -l’utilisation abusive de lois et règlements pour affecter des changements sociaux créent des effets pervers parfois pire que la situation originale qu’on voulait changer ( je pense ici, entre autre, aux CPE qui ont créé tout un marché secondaire de permis, de passe droits etc )

    Le citoyen devient très cynique et s’abstient de voter.

  6. le 18 mar 2010 à 15:53 Gilles

    Monsieur Beauchesne certaines des choses que vous écrivez peuvent être discutables, c’est-à-dire qu’on peut convenir de leur relative justesse, puisqu’on sait que tout n’est pas tranché au couteau dans la vie.

    il y a une chose qui m’agace cependant, c’est quand vous dites «le très grand nombre de contribuables qui ne paient pas d’impôt ( env 42 %) empêchent les politiciens de prendre les décisions importantes et contribuent indirectement à l’endettement (ie il se boit toujours plus de bière quand elle est gratuite)».

    C’est l’évidence que l’on ne contribue pas à réduire l’endettement quand on ne paie pas d’impôts. encore faudrait-il que les impôts soient utilisés à bon escient.

    Mais ce qui me fait tiquer , c’est que vous ne semblez pas admettre ni vous poser la question de savoir pourquoi y-a-t-il tant de gens qui ne paient pas d’impôt ? Parce qu’ils sont paresseux ? Je vous fais l’honneur de ne pas croire que vous entretenez des idées aussi simplistes.

    C,est que les gens qui ne paient pas d’impôt ne gagnent pas suffisamment pour payer des impôts. Et de plus en plus les banques alimentaires remarquent que des travailleurs ayant pourtant un emploi doivent compter sur leur aide pour se nourrir.

    Ça nous ramène inévitablement à la question de la répartition de la richesse. C’est ce qu’induiit votre questionnement. J’aimerais savoir comment vous pensez que pourrait être résolu ce problème?

    Est-ce qu’une partie de la solution serait dans les pages du Devoir de ce matin? : http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/285188/perspectives-faisons-payer-les-riches

  7. le 18 mar 2010 à 19:13 Robert Lachance

    @ Victor Beauchesne,

    Est-ce que ce 42 % inclue les 1 530 262 Québécois qui avaient moins de 18 ans selon l’ISQ au 1 juillet 2009 ? S’ils n’ont pas une modalité pour exercer leur droit de vote, pourquoi devraient-ils payer des impôts ?

    Ces 1 530 262 citoyens font 19,5 % de la population. Pour faire plus réaliste que dramatique, il faudrait peut-être parler de 22,5 % des Québécois qui ne paient pas d’impôts plutôt que 42 %.

    P.S. J’ai été heureux de lire ceci sur Wikipedia: « Pendant cette période, il présida le Groupe de travail sur l’examen des organismes gouvernementaux dont les recommandations aboutirent au regroupement et à l’abolition de plusieurs organismes gouvernementaux. Les principales retombées furent la création de l’Institut de la statistique du Québec et l’intégration, au sein d’une nouvelle Société générale de financement (SGF), de SOQUIP, Soquem, Soquia et Rexfor. »

  8. le 19 mar 2010 à 11:43 Victor Beauchesne

    Ce serait 42 % des « contribuables«  qui ne paient pas d’impôt, je ne crois pas que les moins de 18 ans soient comptés comme contribuables.

    Je n’essaie pas d’analyser ni de juger pourquoi autant de gens ne paient pas d’impôt, je constate que ceux qui n’en paient pas ont un intérêt personnel à être contre toute forme de baisse d’impôts ou d’augmentation de tarifs. 42 % c’est plus que le vote populaire pour les partis au pouvoir depuis belle lurette. Ce qui se traduit en une très forte pression politique sur ceux qui doivent décider, ce qui se traduit par une gêne d’augmenter les tarifs ou de réduire les services tout en n’augmentant pas les impôts.

    Le résultat, qui commence à devenir une évidence, c’est que la dette augmente continuellement parce qu’aucun politicien, de quelque parti, n’a le courage d’agir afin de contrôler la dette. La recette comprend seulement trois ingrédients: augmentation des taxes et impôts, augmentation des tarifs, diminution des services. les politiciens n’aiment faire ni un ni l’autre.

    On a beau soulever tout le débat sur la répartition de la richesse, mais l’augmentation continuelle de la dette ne fait qu’empirer la situation. Aussi, les taux d’intérêts sont extrêmement bas, il suffirait d’une bonne augmentation pour réduire d’avantage la marge de manoeuvre du gouvernement.

    Nous vivons essentiellement au dessous de nos moyens. Si rien n’est fait, éventuellement ce sera nos prêteurs qui décideront pour nous ( la Grèce en est un bon exemple)

  9. le 19 mar 2010 à 16:36 Robert Lachance

    Je suis allé aux nouvelles.

    Comme vous dites Victor Beauchesne la majorité des moins de 18 ans ne sont pas des contribuables et ils ne font pas partie du 42 %. Ce 2,5 millions de contribuables est constitué principalement de parents à faibles revenus, de retraités, de bénéficiaires de crédits d’impôts, d’étudiants, de conjoints au foyer et de personnes handicapées.

    Avez-vous bien écrit: « Nous vivons essentiellement au dessous de nos moyens. » J’aurais écrit au dessus.

    Si les moins de 18 ans avaient droit de vote, je me demande quel effet ça aurait sur les politiciens en regard de ce que vous mentionnez: la dette, l’augmentation des tarifs et/ou des impôts.

    C’est ceux qui entreront sur le marché du travail qui auront à supporter ou payer la dette, pas ceux qui en sortiront. Les moins de 18 auraient avantage à ce qu’on réduisent les crédits d’impôts pour les régimes de retraite.

    Pour ce qui est du sort fait au SPQ libre, je trouve dommage que ce sujet a accaparé l’attention des médias plutôt que celui de la création de richesse.

  10. le 20 mar 2010 à 8:01 Victor Beauchesne

    Effectivement M. Lachance je voulais dire au dessus , un o de trop s’est glissé dans mon clavier !

    Le SPQ a toujours accaparé plus d’attention qu’il en méritait, c’est le journalisme paresseux qui en veut ainsi.

  11. le 20 mar 2010 à 13:23 Robert Lachance

    Alors, sus à l’o de trop à dessus ! dirait JRM Sauvé.

    Paresseux ? Comme loup plutôt que chien Je dirais pointu, journalistes qui lèchent plutôt que mordent la main qui les nourrit.

    Je n’ai rien contre, surtout s’ils ont conjoint au foyer ou enfant, deux et plus de préférence.

    On ne gagne pas à mordre la main qui nous aurait nourrit, sauf la main de Dieu et j’ai des réserves.

    Tout le monde n’est pas Dollard Des Ormeaux, désormais.

  12. le 20 mar 2010 à 21:38 Jean-Renaud Dubois

    Bonjour M.Facal,

    Moi qui pensait me tenir loin de votre blogue et prendre une petite sabatique… Et bien, la chair est faible.

    Je rappelle au départ, que je soutiens depuis toujours(voir texte il y a 2 ans) la nécessité de travailleurs syndiqués productifs et efficaces — qui le sont d’ailleurs dans la plupart des professions. Mais quelques-unes font beaucoup de tort à cette majorité!
    -
    Quand aux infirmières en salles d’op et soins intensifs, je proposais une augmentation salariale identique à celle des médecins spécialistes. Le « gros docteur » la propose enfin, Simple bon sens!

    Les fleurs :
    Le beau risque : « Remarquez, ….(…) il m’est difficile de comprendre comment quelqu’un pourrait encore penser que le redressement du Québec viendra du PLQ….»

    Le pot :
    À part cette petite phrase peu engageante on peut dire que vous semblez(?) marcher sur des oeufs – envers le PLQ – depuis « les lucides » et encore plus depuis la sortie de Lucien…
    Pourtant on sent à la SRC-POWER un très léger changement dans le ton : « sentent-ils enfin qu’ils ne doivent pas contrer le vent(sondages) qui pourraient affecter encore plus leur crédibilité ?

    Les fleurs :
    Le beau risque : « Il est vrai que les changements de chef et la question identitaire, où le PQ s’est bien ressaisi (…) »

    J’imagine Lucien et vous discutant d’identité : ! »/$%?&*()!%!

    Le « de vieille souche », vindicatif envers Marois – qui avait pourtant défendu Lucien lors du débat des chefs – et qui en avait rajouté en accusant le PQ de suivre les traces d’intolérances de l’ADQ. Tout cet éclat injuste parce qu’elle s’en était « peut-être » pris à son petit frère Gérard…« Je ne l’ai jamais oublié ça…», disait-il.

    Et le « de jeune souche » ouvert et défendant l’identité québécoise ; le monde à l’envers! Une chance que vous êtes là! Merci.

    *****

    @Victor Beauchesne

    Permettez-moi Victor de répondre et rectifier quelques-unes de vos affirmations :

    ………. « Je crois que toute la nomenclature politique au Québec est désaxée. » V.B.

    Nomenclature(?!?!) politique : vous parlez du PLQ?
    Êtes-vous déçu du résultat? Pourquoi ne pas nous parler d’eux…Pourtant ils sont au pouvoir depuis 7 ans !!!

    Pour mieux nous convaincre qu’ils détenaient la pierre philosophale, ils ont succombé à la tentation de Sun Tzu, promettre, s’il le faut, le Pérou….. vous vous rappelez Victor…?

    - «On est Prêt »» = mensonge?

    - 5G$ de baisse d’impôt = mensonge?

    - Réingénérie = mensonge?

    - Les 5 experts de Charest l’avaient dit = c’était vérité d’évangile ; à l’image(?) des économistes : Montmarquette, Fortin, Gagné et Godbout. Si la recette a si bien fonctionné en 2003, s’est dit Charest, réessayons-là!)

    - Les cliniques ouvertes le lendemain matin 7/7 et 24/24 = Mensonge?

    - Éliminer des organistes d’État inutiles = mensonge?

    - Deux mois avant la tempête parfaite(!?!) :
    « il n’y a pas de crise économique appréhendée » et « On ne sait rien de problèmes à la CDPQ » dixit la ministre des finances Mme Forget, ministre « responsable »(tutrice) de plusieurs Fonds.
    On sait maintenant qu’elle savait et mentait effrontément !

    Mais l’exemple est contagieux surtout s’il vient de haut…
    http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-quebecoise/200903/12/01-835653-le-gouffre-de-la-caisse-de-depot-siphonne-les-finances-publiques.php

    Et je vous laisse, Victor — au lieu de nous dire que c’est encore la faute aux autres — continuer nous parler de ce parti qui nous gouverne si bien depuis 2003.

    Bonne soirée et à demain,

  13. le 21 mar 2010 à 11:28 Jean-Renaud Dubois

    Bonjour,

    Je continue de réagir aux exemples de Victor Beauchesne.

    ………. « Lucien Bouchard, le seul homme politique qui a failli réussir la souveraineté est accusé d’être un fédéraliste. » V.B.
    -
    Je suis fier que vous veniez au secours de Lucien dont vous avez appuyé la question en 1995 !

    Mais j’espère aussi, que vous êtes fier de votre peuple même si la minorité québécoise – allos-anglos – avait bloqué la volonté majoritaire des canadiens-français (appelés Québécois) de se faire un PAYS en votant « NON » à 95%, comme dans un pays totalitaire!

    Souligner cette évidence, est-ce faire montre de pureté ethnique, Victor?

    Pourquoi laisser l’administration de sa maison à « son voisin » Victor?

    Vous vous souvenez de la célèbre phrase de René :
    « Combien en est-il de par le monde qui ont refusé pareille chance d’acquérir paisiblement et démocratiquement, les pleins pouvoirs sur eux-mêmes? » René Lévesque

    *****

    ………. « Le PQ veut remplacer le crucifix omniprésent d’autrefois par une laïcité plus tatillonne que celle des communautés religieuses les plus puissantes. » VB

    Ouah ! C’est le contraire, le PQ tient à garder le crucifix à l’Assemblée nationale.

    « Tatillonne ! », dites-vous : vous avez raison si vous parlez des assemblées de la Ville de Toronto. Allez-y, vous pourrez participer aux 7 prières avant l’ouverture de l’assemblée.(dixit F. Rebello).

    « Plus puissante », dites-vous : parlez-vous de la religion juive(via le Jewish lobby) qui fait trembler les USA ; sans oublier Israel qui s’attaque à Obama en le traitant d’antisémite!

    N.B.

    C’est vrai que c’est un sujet chaud qui mérite réflexion pour mieux en discuter. Alors il est important avant de se faire une opinion de lire sur le sujet :

    - Manifeste pour un Québec pluraliste par Daniel Weinstock, Jocelyn Maclure et autres…
    http://www.pourunquebecpluraliste.org/le-texte/

    - Manifeste pour un Québec laïque et pluraliste
    http://www.quebeclaique.org/2010/03/declaration-des-intellectuels-pour-la.html

    Lire aussi des textes de Joseph Facal et Guy Rocher sur ce sujet ! Simple, clair et net!

    Voilà 2 liens :

    - .ledevoir.com/culture/livres/285335/penser-le-quebec-avec-guy-rocher

    - .josephfacal.org/l%c2%abinterculturalisme%c2%bb-ce-fantome/

    N.B. j’ai enlevé les ( http://www. )

    Bonne journée,

  14. le 21 mar 2010 à 13:45 Normand ajoindre

    Bonjour Monsieur Facal,

    Moi, j’avais toujours pensé que le PQ voyait un avantage à circonscrire la faction de ces péquistes « extrémistes » dans une « case ». Au tout début, le PQ, depuis sa gestation précédant son éclosion, rassemblait déjà, parce que ceux-ci se présentaient pour devenir membres, des gens avec toutes sortes d’idées bien arrêtées, comme des communistes, des racistes, des rêveurs, des sentimentaux, des idéalistes, des arrivistes, des faux lucides, des lucides documentés, des éconduits devenus vire-capot, des révoltés, des opportunistes, sans parler des suiveux et des autres révoltés dits désabusés. René Lévesque savait que son parti était formé de tout ce beau monde. Y a des choses qui ne lui plaisaient pas, mais ne faut-il pas toutes sortes de monde pour faire un monde ?

    Tout à coup, il semblerait que l’establishment du parti en soit venu à la conclusion que certaines factions peuvent être trop dérangeantes et que ça entraînerait trop de distractions ou de complications, un peu comme quand on a exliqué le renvoi de Georges Laraque.

    Il y a le sens des mots et le sens des concepts que nous retrouvons dans les analyses, les plans, les élaborations de structures, les objectifs, les approches, les idéologies. L’erreur de beaucoup d’étudiants aux examens, la raison pour laquelle ils ne cherchent pas à comprendre correctement le sens de la question au lieu de s’empresser à formuler leur réponse (erronée), c’est qu’ils pensent l’avoir bien compris. Demandez aux gens de vous donner le sens des mots droite et gauche, vous avez de bonnes chances de rester surpris. Une des grandes épreuves des gens instruits est qu’ils ont souvent de la difficulté à se faire comprendre. C’est une des taches sur le beau manteau de la démocratie. Les votes qui font pencher la balance proviennent du plus grand nombre, c’est-a-dire des gens les moins instruits.

  15. le 21 mar 2010 à 16:55 Christian

    Tout n’est pas perdu.

    Le SPQ, Dubuc et Laviolette, supporte le choix d’un gouvernent riche et des contribuables pauvres. Ils appellent ça «répartir la richesse» à la Robin des Bois ou sociale démocratie.
    En surimposant ceux qui font rouler la consommation et les investissements, les revenus de plus de 115 milles l’an. Au lieu de 85 milles l’an, qui aurait inclut Hamir Khadir et tous les politiciens.

    Un article de Michel Girard de décembre denier disait que les revenus imposables de 30 milles à 100 milles l’an ont intérêt à déménager en Ontario, afin d’être moins appauvris par l’impôt.
    Les Québécois sont plus pauvres parce qu’ils paient globalement 2,7 milliards de plus d’impôts et taxes chaque année à leur gouvernement, municipalités et commissions scolaires, que les ontariens.

    Dubuc et Laviolette sont quand même pour une augmentation de la pauvreté, de l’impôt et des taxes au Québec.
    Tout en maintenant l’exemption d’impôt sur les revenus et profits de leurs acolytes, les paradis fiscaux du Québec, les centrales syndicales multimillionnaires FTQ CSN CSD et tous les syndicats.

    Dubuc et Laviolette resteront alors au PQ. Afin de leur assurer plus de visibilité de la part des journalistes et leurs médias, que s’ils seraient indépendants ou au Québec socialiste.

    Les libéraux applaudissent tout ça. L’important c’est que les conflits internes perdurent au PQ et débordent sur la place publique.
    ch

  16. le 21 mar 2010 à 17:57 Jean-Renaud Dubois

    Bonjour M. Facal,

    Simple question :

    Allez-vous prendre position – sur la nécessité ou non – d’une commission d’enquête publique à l’encontre de tous ces bandits à cravates dont la SRC a dénoncé la collusion.

    Au plaisir de vous lire, si vous ne l’avez pas déjà fait…

    ***

    Je continue de réagir aux exemples de Victor Beauchesne.

    ………« Les grandes centrales syndicales, autrefois des agents de changement, sont devenues des corporations puissantes allergiques à tout changement pouvant affecter leur influence. » V.B.

    On pourrait discuter longtemps sur ce sujet…et la résistance aux chngements n’est pas l’apanage à un groupe en particulier… Loin de là!

    Mais, votre affirmation est boiteuse au niveau syndical – s’appliquant de moins en moins – et vous pourriez, pour être plus juste, y ajouter d’autres corporations, professionnelles celles-là.
    -
    Si au moins vous vous en preniez à la formule « Rand », je comprendrais : mais comme vous nous parlez du syndicalisme des années 80, alors j’ai de la difficulté à vous suivre…

    Si vous amalgamez(combiner) la FTQ avec le « Fonds FTQ » vous avez raison de parler de puissance : mais c’est un couteau à 2 tranchants puisqu’il transige de plus en plus avec le gouvernement ; ce qui lui lie les mains pour tout ce qui regarde les intérêts de la population et peut-être même ldes syndiqués…

    Et pourquoi ne pas parler aussi des corporations patronales ?

    On est en train de faire dévier le débat vers les travailleurs syndiqués qui payent des impôts (eux) alors que c’est sur ces bandits à cravate – qui participent à des match de Golf pour fixer les prix – que la population(à 84%) veut une « commission d’enquête ».

    Qui a intérêt à faire dévier ce débat d’après vous ? Avons-nous les moyens d’accepter cette collusion qui nous coûte des milliards de trop?

    Qu’est-ce que tu en penses Victor ?

    http://www.ledevoir.com/politique/quebec/285359/la-strategie-de-l-autruche

    ***

    ……… « L’utilisation abusive de lois et règlements pour affecter des changements sociaux créent des effets pervers parfois pire que la situation originale qu’on voulait changer ( je pense ici, entre autre, aux CPE qui ont créé tout un marché secondaire de permis, de passe droits etc ) » V.B.

    J’ai de la difficulté à vous suivre. Voulez-vous dire que les CPE sont responsables du gâchis dans les « garderies privées subventionnées », qui pulullent, ainsi que les « passe droits, depuis 2003, grâce aux libéraux ?

    Vous dites : « … CPE qui ont créé tout un marché secondaire de permis ».

    Quel marché secondaire de permis ? Je ne comprends pas. À moins que fassiez référence aencore une fois à ces garderies privées subventionnées ?

    Un CPE est un OSBL. Et une garderie privée est un OBL – donc à but lucratif. C’est fort différent et on ne peut vendre un CPE : il appartient aux parents qui forment le CA ; il ne vote pas et ne contribue pas à la caisse électorale.

    Alors qu’est ce que vous voulez nous dire ? Soyez clair!

    http://www.ledevoir.com/politique/quebec/284873/la-bataille-des-garderies

    Bonne journée,

  17. le 21 mar 2010 à 18:05 Jean-Renaud Dubois

    Bonjour M. Facal,

    Simple question :

    Allez-vous prendre position – sur la nécessité ou non – d’une commission d’enquête publique à l’encontre de tous ces bandits à cravates dont la SRC a dénoncé la collusion.

    Au plaisir de vous lire, si vous ne l’avez pas déjà fait…

    ***

    Je continue de réagir aux exemples de Victor Beauchesne.

    ………« Les grandes centrales syndicales, autrefois des agents de changement, sont devenues des corporations puissantes allergiques à tout changement pouvant affecter leur influence. » V.B.

    On pourrait discuter longtemps sur ce sujet…et la résistance aux changements n’est pas l’apanage d’un groupe en particulier… Loin de là!

    Mais, votre affirmation est boiteuse au niveau syndical – s’appliquant de moins en moins – et vous pourriez, pour être plus juste, y ajouter d’autres corporations, professionnelles celles-là.
    -
    Si au moins vous vous en preniez à la formule « Rand », je comprendrais : mais comme vous semblez faire référence au syndicalisme des années 80, alors j’ai de la difficulté à vous suivre…

    Si vous amalgamez(combiner) la FTQ avec le « Fonds FTQ » vous avez raison de parler de puissance : mais c’est un couteau à 2 tranchants puisqu’il transige de plus en plus avec le gouvernement ; ce qui lui lie les mains pour tout ce qui regarde certains intérêts de la population et peut-être même des syndiqués…

    Et pourquoi ne pas parler aussi des corporations patronales ?

    On est en train de faire dévier le débat vers les travailleurs syndiqués qui payent des impôts (eux) alors que c’est sur ces bandits à cravate – qui participent à des match de Golf pour fixer les prix – que la population(à 84%) veut une « commission d’enquête ».

    Qui a intérêt à faire dévier ce débat d’après vous ? Avons-nous les moyens d’accepter cette collusion qui nous coûte des milliards de trop?

    Qu’est-ce que tu en penses Victor ?

    http://www.ledevoir.com/politique/quebec/285359/la-strategie-de-l-autruche

    ***

    ……… « L’utilisation abusive de lois et règlements pour affecter des changements sociaux créent des effets pervers parfois pire que la situation originale qu’on voulait changer ( je pense ici, entre autre, aux CPE qui ont créé tout un marché secondaire de permis, de passe droits etc ) » V.B.

    J’ai de la difficulté à vous suivre. Voulez-vous dire que les CPE sont responsables du gâchis dans les « garderies privées subventionnées » ?

    Vous dites : « … CPE qui ont créé tout un marché secondaire de permis ».

    Quel marché secondaire de permis ? Je ne comprends pas. À moins que vous mélangiez CPE et « garderies privées subventionnées » ?

    Un CPE est un OSBL. Et une garderie privée est un OBL – donc à but lucratif. C’est fort différent et on ne peut vendre un CPE : il appartient aux parents qui forment le CA ; il ne vote pas et ne contribue pas à la caisse électorale.

    Alors qu’est ce que vous voulez nous dire ? Soyez clair!

    .ledevoir.com/politique/quebec/284873/la-bataille-des-garderies

    Bonne journée,

  18. le 21 mar 2010 à 18:06 Jean-Renaud Dubois

    Oups…

    Excusez la répétition,

  19. le 23 mar 2010 à 8:44 Robert Lachance

    La direction du PQ sait que « la femme est l’avenir de l’homme ». Sans connaître du tout sa composition, je dirais que ses membres, s’ils ne connaissent pas à coup sûr Aragon, ne peuvent pas par contre ne pas avoir déjà entendu Jean Ferrat. Par conséquent, il n’y avait pas d’avenir avec le SPQ libre que les médias réduisent à Dubuc et Laviolette. Y avait-il des femmes à bord du SPQ libre ? Je spécule que peu.

    C’est une des taches sur le beau manteau de la démocratie. Les votes qui font pencher la balance proviennent du plus grand nombre, c’est-a-dire des gens les moins instruits. Normand ajoindre

    Vous marquez des points. Dans ce contexte, que devient la démocratie dans un monde où les femmes s’instruisent de plus en plus ? « Une des grandes épreuves des gens instruits est qu’ils ont souvent de la difficulté à se faire comprendre. » Aurons-nous, nous les hommes, de plus en plus de difficulté à comprendre les volontés politiques des femmes ?

    Pour 80 % des moins instruits, la gauche est ce qui est du côté de leur main gauche et la droite ce qui est du côté de leur main droite. Ils savent d’expérience que le monde peut être divisé en deux parties égales et asymétriques. Par exemple l’humanité se compose d’hommes et de femmes. Ils sont égaux en droit, mais substantiellement asymétriques en réalité. Peut-on être égaux devant l’avenir selon que l’on possède un utérus ou non ?

    L’homme et la femme sont égaux, mais en francophonie cependant, le masculin l’emporte sur le féminin.

    - Le monde n’est pas compliqué mais drôlement complexe.

  20. le 23 mar 2010 à 10:20 Joseph Facal

    Cher Jean-Renaud Dubois,

    Je ne suis pas un friand des commissions d’enquête qui, trop souvent, ne tiennent pas leurs promesses. Mais cette fois, je crois qu’il y aurait lieu, oui, d’en tenir une car, au-delà des cas proprement criminels qui relèvent directement de la police, j’ai le sentiment que nous avons affaire à un système organisé et avec de multiples ramifications.