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La paille et la poutre

Mon père a l’habitude de dire que la bêtise est la seule chose vraiment infinie.

Une nouvelle preuve vient de nous en être fournie par la récente sortie du ministre fédéral en charge de la Réforme démocratique Steven Fletcher. Les Canadiens, notait-il, en ont assez de voir l’argent de leurs impôts servir à financer le Bloc Québécois, qui est la formation politique qui tire la plus grande proportion de ses revenus des fonds publics.

Selon la loi fédérale, les individus qui financent un parti ont droit à un remboursement maximal de 75% du montant versé au moyen d’un crédit d’impôt, ce qui revient à subventionner indirectement les partis. Une allocation de 1,95 $ par vote obtenu est aussi octroyée aux partis. Le Bloc engrange donc les fruits de ses succès électoraux répétés.

On peut évidemment comprendre la frustration de leurs adversaires. Tant que le Bloc aura la mainmise sur la majorité des sièges du Québec, on voit mal où libéraux et conservateurs pourraient aller chercher les sièges qui leur manquent pour espérer former un gouvernement majoritaire.                                                         

Mais en quoi, demandera-t-on, le financement public que reçoit le Bloc est-il moins légitime que celui des autres partis ? C’est évidemment, nous dit monsieur Fletcher, parce que le Bloc est «séparatiste». Amusante conception de la démocratie.

La question centrale que n’abordent jamais les fédéralistes est celle-ci : comment se fait-il qu’à chaque élection fédérale, les électeurs du Québec réélisent une majorité d’élus bloquistes ? De deux choses l’une : ou bien les Québécois se conduisent collectivement comme des idiots, ou bien ils estiment tout simplement qu’ils seront mieux représentés par les élus du Bloc. La bonne réponse crève les yeux.

C’est donc aux conservateurs et aux libéraux de se demander pourquoi tant de Québécois leur tournent si obstinément le dos. Se pourrait-il que, sans pour autant vouloir faire la souveraineté, beaucoup de nos concitoyens ne se reconnaissent guère dans le genre de Canada que leur dessinent les deux partis qui rivalisent pour le pouvoir à Ottawa ? Monsieur Fletcher cherche la paille dans l’œil du Bloc sans voir la poutre dans le sien.                                                            

Il est vrai que la situation du Bloc a quelque chose de surréaliste. Des élus souverainistes font désormais carrière dans la capitale du pays qu’ils aimeraient quitter. Leur réélection à répétition n’a aucun effet d’entraînement sur l’appui à la souveraineté.

Aux yeux de bien des Québécois, défendre convenablement leurs intérêts au parlement fédéral, c’est aussi faire quotidiennement la démonstration que la souveraineté du Québec, pour possible, voire souhaitable qu’elle puisse être, n’est pas absolument nécessaire.

On aurait pourtant tort d’en faire le reproche au Bloc. Sa situation n’est que le reflet de notre ambivalence collective. Nous ne voulons ni prendre ce risque calculé que serait la souveraineté, ni nous investir à fond dans le projet canadien.

Il faut dire que nous avons joué dans ce dernier film du temps de Trudeau et que nous en payons encore le prix. Notre adhésion au Canada a donc toute la tiédeur, la duplicité et l’hypocrisie des mariages de pure convenance.

51 réponses à “La paille et la poutre”

  1. le 17 août 2009 à 11:00 AntiPollution

    M. Facal, je me demande s’il ne faudrait pas rapatrier le Bloc au Québec. Je me demande aussi si le Bloc n’est pas une nuisance (bien involontaire) de la cause indépendantiste.

    Le Bloc parle très peu d’indépendance. La dernière fois qu’il en a parlé sur le blogue du Bloc(que) c’était le 23 juin.

  2. le 17 août 2009 à 15:26 Gasphil

    Mes plus sincères salutations Mr Facal.

    Je saisi l’occasion pour vous faire savoir que j’aurais apprécié que vous développiez un peu votre texte du sujet en titre relativement au fait que nous les québécois désireux d’être responsables de notre destinée et de notre société, avons payé et payons encore pour une fédération Canadienne dont les objectifs sont manifestement défavorables aux intérêts qui nous sont propres et pourtant nous n’en faisons pas un plat.

    Merci Mr Facal de contribuer par vos textes et votre dévouement à mieux informer un peuple qui se plait dans son illusion volontaire.

    G. Lachapelle

    P.S. J’apprécirais énormément un texte expliquant votre point de vue sur la gouvernance d’une campagne électorale menée par mR jean Pinnochio charrette.

  3. le 17 août 2009 à 17:29 Gilles

    Je fais partie des… idiots. Bien que je sois un peu mal à l’aise je l’avoue en toute candeur, du fait que nos députés s’en vont à Ottawa, faire carrière copmme vous dites.

    Mais bon, l’envoi du Bloc au Parlement canadian représente pour moi le choix entre la peste et le choléra. Et tant qu’à choisir, j’aime bien le choléra parce que j’aime moins encore la peste.

    L’idée d’être représenté par un liberal ou un conservative me répugne à un point tel que j’aime encore meux voter pour le Bloc. Au moins je n’ai pas besoin de me boucher le nez en participant à une élection. Et comme je paie des impôts malgré moi, malgré moi, j’estime que j’ai légitimement le droit de choisir qui représentera mes intérêts dans ce parlement. Que par ailleurs,j’abhorre…

  4. le 17 août 2009 à 21:58 Jean-Luc Proulx

    Bon retour parmi nous, monsieur Facal! ;-)

    Alors, voici comment je vois les choses: le Bloc est un parti qui ne devait jamais exister et que même René Lévesque n’a jamais voulu qu’il existe, car il disait qu’un tel parti serait obligé de faire fonctionner le Canada! Or, il avait raison.

    En 1993, on a voté Bloc par conviction dans le contexte post-Meech et post-Charlottetown.

    En 1997, Gilles Duceppe a été favorisé par le contexte post-référendaire qui régnait toujours au Québec et par le fait que Jean Chrétien n’avait pas respecté ses promesses à notre égard pendant la campagne référendaire.

    En 2000, Duceppe a été favorisé par la Loi sur al clarté.

    En 2004, Duceppe a été favorisé par le scandale des commandites.

    En 2006, Duceppe a été favorisé par la corruption endémique des libéraux: commandites, Option-Canada, Rapport Gomery, Affaire Goodale, etc., et par l’impopularité de Jean Charest, doublé à l’arrivée d’André Boisclair comme chef du PQ.

    En 2008, il n’y avait aucun contexte politique ou économique qui favorisait Duceppe. Il a, donc, été obligé de se créer des scandales.

    Je n’en citerai qu’un seul: les coupures de 45 millions $ sur un budget de 4 milliards $ dans le budget des arts (ce qui représente des coupures de 1,125%, sans compter que le budget venait tout juste d’être augmenté de 6% ou de 8%, je ne m’en souviens plus). Les budgets des arts ont été augmentés de 6% ou de 8% pour, ensuite, être réduits de 1,125%. C’était une décision purement administrative.

    Le Québec n’a jamais été attaqué dans ce dossier, mais Duceppe s’est servie d’une démagogie crasse en transformant ça en hystérie identitaire avec la complicité des artistes de Montréal, parce que, à Québec, nos artistes étaient majoritairement d’accord avec Stephen Harper sur les coupures (Normand Latourelle, directeur de Cavalia, Michel Fontaine de Elvis Story, etc.). Les médias n’ont pas pris leurs responsabilités en donnant la paroles uniquement aux artistes de Montréal dans ce dossier, ce qui a donné de la crédibilité à la démagogie de Duceppe.

    Je passe outre les diatribes anti-américaines et anti-Israël (donc, racistes et antisémites) anti-Alberta, anti-capitalistes, anti-droite économique, anti-libertariens que Duceppe a tenu durant la campagne électorale pour tenter de définir ce qu’est un Québécois en fonction de l’idéologie (son idéologie à lui, la meilleure du monde, bon!).

    J’ai trouvé ça absolument dégueulasse de sa part.

    De plus, Comme je l’expliquais ici ( http://lequebecdedemain.blogspot.com/2009/07/la-trahison-de-notre-pickle-national.html ), c’est drôle de voir Duceppe demander l’intervention du gouvernement fédéral pour stopper l’exploitation des sables bitumineux de l’Alberta.

    1) Les sables bitumineux sont des ressources naturelles.

    2) L’exploitation et le développement des ressources naturelles sont des compétences provinciales. Enfin, selon l’AANB de 1867!

    3) Duceppe demande, donc, au fédéral d’empiéter dans un champ de compétence provincial par idéologie.

    Question de même : Pour Duceppe, le respect des compétences provinciales par le fédéral se marchande-t-il selon l’idéologie du parti au pouvoir à Ottawa?

    Réponse : Oui!

    Autre question de même : Duceppe serait-il prêt à marchander les compétences du Québec pour satisfaire son idéologie marxiste?

    Réponse : Oui!

    Après tout, il a voté NON en 1980.

    Conclusion qui s’impose d’elle-même : Duceppe n’est pas un vrai souverainiste et il combat par-derrière le mouvement de la libération nationale du Québec.

    Lui et ses BS incohérents soi-disant «souverainistes» qui lui servent de couvres-sièges sont donc des traîtres à la nation québécoise et des faux souverainistes, des gens sans honneur, des putes politiques et des monarcho-fédérastes dans le placard.

    Conclusion finale : Le Bloc est inutile et déconnecté, en plus d’être une épine dans le pied au mouvement souverainiste. Il faut donc le détruire. On n’a pas besoin de lui. Toutes ces années passées à Ottawa à ne rien faire ont eu raison de la logique même de notre pickle national! Je veux dire, encore plus qu’avant, on s’entend!

    Je n’arrive pas à croire comment un souverainiste pur et dur normalement constitué et sain de corps et d’esprit peut voter pour cette espèce de fraude intellectuelle et ce piège à cons qu’est l’inutile Mal de Bloc culbécois.

    Aux prochaines élections fédérales, le Bloc, ON LE FAIT DISPARAÎTRE DU TERRITOIRE DU QUÉBEC!!!!!!

    Le comble, c’est que je suis sûr que notre pickle national aurait déchiré sa chemise si Harper était venu nous dire comment gérer le développement de notre hydroélectricité.

    Mais, puisque ça concerne les maudits sables bitumineux de la méchante Alberta dégueulasse, il faut que le fédéral intervienne à fond pour stopper leur exploitation et leur développement.

    Moi, je vois plus ça comme une raison valable pour l’indépendance de l’Alberta. Cette province se fait littéralement chier sur la tête, parce qu’elle ose développer les ressources naturelles qu’elle a sur son territoire pour développer son économie et qu’elle demande de le faire en paix.

    Bref, c’est comme nous quand on se fait cracher dessus par le ROC, parce qu’on veut parler et protéger notre langue de l’extinction chez-nous, sur notre territoire.

    À MORT L’INUTILE MAL DE BLOC CULBÉCOIS!!!!

    TI-GILLES LE CLOWN ET SES BS EN PRISON!!!!!

  5. le 18 août 2009 à 7:48 Polloni

    Ouf… Jean-Luc Proulx.

    Sers-toi donc une bonne tasse de thé à ma santé, prends une bonne respiration et va faire une petite sieste.

  6. le 18 août 2009 à 9:35 Gilles

    Je n’ai jamais pensé que devenir un allié objectif des ennemis de la Souveraineté, soit une façon efficace et utile de promouvoir la Souveraineté

    Au thé que suggère Pollini à monsieur Proulx, j’ajouterais deux ou trois capsules de Valériane. C’est un calmant d’une grande efficacité.

  7. le 18 août 2009 à 10:14 RenéP.

    A Jean-Luc Proulx,

    Le titre de l’article de monsieur Facal est : »La paille et la poutre ». Si Steven Fletcher a dit une bêtise énorme en affirmant que les bloquistes ne devraient pas recevoir de contributions du gouvernement parce qu’ils sont « séparatistes », votre texte nous laisse voir votre propre bêtise en tenant des propos tout-à-fait incohérents et basés sur la haine. C’est quoi votre problème?

  8. le 18 août 2009 à 10:39 Yellowknifer

    Bien que je souhaite la disparition du Bloc Québecois, je lui reconnais tout de même le droit démocratique d’exister comme partie politique tout comme la majorité des Canadiens qui probablement ne comprennent pas pourquoi les Québecois élisent tant de députés.

    Steven Fletcher parle pour lui même et ne représente pas la majorité silencieuse.

    On peut dénoncer alors Steven Fletcher mais pas de faire porter l’odieux de ses propos par le ROC.

  9. le 18 août 2009 à 20:12 Jean-Luc Proulx

    Avant de répondre à ceux qui ont réagi à mon commentaire, je souhaite corriger quelque chose. Une coquille s’est glissée dans mon dernier commentaire. Le Elvis de Elvis Story s’appelle Martin Fontaine, pas Michel. Désolé!

    Bon maintenant, on répond à ce beau monde (ça va être court, car nul part je n’ai vu l’ombre d’un contre-argument à mes propos :-) )!

    @ Polloni et @ RenéP.

    Vos points, ce sont…?

    @ Gilles.

    «Je n’ai jamais pensé que devenir un allié objectif des ennemis de la Souveraineté, soit une façon efficace et utile de promouvoir la Souveraineté»

    Tu ne sembles pas comprendre que les Québécois ne votent pas POUR quelque chose, mais bien CONTRE quelque chose. On n’agit pas. On réagit. Les commandites, le contexte post-Meech et post-Charlottetown et le rapatriement de la Constitution (pour ne nommer que ceux-là) nous ont fait réagir.

    La souveraineté n’est pas aidé avec le Bloc. C’est même tout le contraire, ça rend juste le fédéralisme confortable pour plusieurs Québécois qui sont des nationalistes mous (les gens que l’ADQ est allé cherché en 2007) et qui ont cru à la campagne de peur du camp du NON lors du référendum de 1995.

    «Je veux mon pays, mais, si ça se concrétise, les pensions de vieillesse vont être coupées et on va perdre notre passeport canadien et nos belles Montagnes Rocheuses. Ça fait que je vais voter NON et, si le ROC n’est pas fin, le Bloc québécois est là pour me protéger.»

    «Merci» Bloc d’avoir participé à l’annéantissement de ton peuple et de t’enrichir sur notre dos, tout en définissant qui est Québécois et qui ne l’est pas selon l’idéologie gauche-droite!

    Aller attaquer un adversaire (les conservateurs) sur leurs valeurs et sur ce qu’ils sont, c’est absolument dégueulasse! Jamais il n’a fait ça avec les libéraux, ils les attaquait toujours sur leur bilan, pas sur leurs valeurs! Pourquoi attaque-t-il les conservateurs sur leurs valeurs et non pas sur leur bilan, hein?

    Réponse: les conservateurs avaient fait un excellent premier mandat et avaient bien géré le gouvernement! Moi, les campagnes de peur, peu importe de qui ça vient, ça m’incite toujours à aller dans le sens contraire! Si Duceppe avait tellement peur des conservateurs au point où il fallait les attaquer sur leurs valeurs, c’est que la bonne décision était de voter conservateur et c’est ce que j’ai fait, même si je suis souverainiste.

    Ti-Gilles déchire sa chemise sur les sables bitumineux de l’Alberta (compétences provinciales), mais il a applaudi des deux mains la décision fasciste du CRTC dans le dossier CHOI-FM.

    Aux élections de 2006, Gilles Duceppe a passé en entrevue dans l’émission du retour de Gilles Parent à CHOI-FM et M. Parent lui a posé une question qui était celle-ci: «Devant la menace de fermeture de CHOI par le CRTC (inutile et fasciste à fond), pourquoi vous ne vous êtes pas levé pour venir défendre la station de CHOI-FM (intérêts QUÉBÉCOIS en danger devant une institution FÉDÉRALE, et, oui, je sais qu’il n’était pas d’accord avec ce qui c’était déjà passé dans cette station-là, il faut respecter son opinion, mais c’est juste le principe d’une attaque fédérale dans un des intérêts du Québec et la protection de la liberté d’expression), je n’ai jamais vu autant de tissus d’excuses et de défaites comme ça dans toute ma vie.

    On a eu droit à une magnifique scéance de patinage, alors que la station était en temps de grande écoute. Maintenant, posez-vous la question du pourquoi que autant de députés conservateurs ont été élus dans la région de Québec! Duceppe s’est tiré lui-même dans le pied, ça en dit très long sur ce stupide personnage!

    Le pire, c’est que si le PQ et le Bloc avaient appuyé CHOI-FM à l’époque, peut-être que le Québec serait un pays souverain aujourd’hui. Jeff Fillion et André Arthur étaient des fédéralistes de tout ce qu’il y a de plus mous et facilement influençables. Mais non, on a eu la preuve que le PQ et Duceppe rendraient le Québec souverain encore plus liberticide que l’est le Canada, advenant leur victoire à la première élection présidentielle de la République du Québec.

    Moi, le CRTQ du PQ, il me fait peur. Encore plus peur que le CRTC canadian! L’art de se tirer dans le pied!

    http://anarchopragmatisme.wordpress.com/2009/07/27/fillion-cinq/

    Et pour enfoncer le clou final: http://www.antagoniste.net/?p=3992

    P.S.: Si vous êtes si souverainiste que ça, vous n’avez qu’à arrêter de voter au fédéral. Moi, c’est ce que je vais faire. Je ne comprendrais jamais les souverainistes qui veulent à tout prix voter aux élections fédérales, alors qu’ils veulent quitter le Canada et qu’ils ne font qu’élire une gang de Bougons qui font fonctionner le fédéralisme.

  10. le 19 août 2009 à 2:04 Rémi Vachon

    Le problème du Bloc c’est plutôt de mettre au jour les problèmes du système politique Canadien, soit un système où l’exécutif se confond avec le législatif. Les représentants et le gouvernement sont une seule entité au Canada. C’est un système qui force les gens à choisir entre être « représenté » par quelqu’un dans sa région où bien choisir le meilleur gouvernement. Parfois on aime pas trop le député mais on aime le parti, et parfois on aime un député mais on aime pas le parti.

    Le Bloc agit sur l’aspect représentatif seulement et ça vien brouiller le système Canadien qui normalement demande que les deux soient liés.

    C’est un système malsain pour la vie politique. À la fois on crée des députés qui ne sont que des pions, des « votes », pour pouvoir mettre au pouvoir un gouvernement et en même temps au gouvernement on se retrouve trop souvent avec des ministres qui ne sont pas nécessairement compétent pour cette fonction parce que le chef est obligé de les prendre parmis ses élus seulement et non pas pour leurs compétences. Le meilleur exemple est le gouvernement Conservateur qui ne réussit pas à élire des bons députés québecois même si dans les faits le gouvernement est aussi celui du Québec.

    Le Bloc n’est pas le problème, c’est le système canadien le problème.

  11. le 19 août 2009 à 8:01 Daveyy

    M.Facal a raison sur toute la ligne. M. Proulx aussi. Je crois que les Conservateurs visent surtout le parti Libéral avec cette sortie mais que le Bloc présente une cible plus facile au ROC.

    Avec les gaffes électorales du PCC au Québec, et cette proposition en est une autre dans la série, je commence à croire que le PCC fait exprès pour encourager le Bloc au Québec au détriment du PLC, sachant qu’il (le PCC) stagne au Québec.

    M. Proulx a raison quand il dit que le Bloc nuit à la cause souverainiste en démontrant aux Québécois que « leurs intérêts » sont bien défendus à Ottawa. Conclusion logique, pourquoi détruire le Canada quand il fonctionne malgré tout ?

    Ceux qui accusent, avec raison, M. Harper de concentrer tout le pouvoir dans le bureau du PM et de museler ses ministres et députés, devraient examiner le fonctionnement interne du Bloc. M. Duceppe màne ce parti d’une main de fer qui n’accepte aucune dissidence de la ligne du parti. Tout comme les Marxistes-Léninistes que le chef à déjà cotoyé.

    Le Bloc n’est pas un parti souverainiste proprement dit, il est devenu un parti de gauche prônant des « valeurs  » de gauche avec lesquelles une minorité de Québécois s’identifient mais en quantité suffisante pour lui donner une récolte de sièges disproportionnée à son appui populaire.

    Le Bloc reçoit env. 3M $ par an du gouvernement. Les bonzes du PCC croient que dans un pays de 32 M d’habitants, on peut contourner la démocratie avec 3M$! C’est totalement risible, stupide et malhonnête. Ce n’est pas la premièere fois que des éléments de la droite conservatrice de l’Ouest nous démontre leur côté innocent. Ils vont donner une autre vie au Bloc avec cette « menace » donc réussir le contraire de ce qu’ils souhaitent. Bravo.

  12. le 19 août 2009 à 9:29 Gilles

    En fait Daveyy, si je suis bien votre raisonnement, je concluerais que le PCC n’obtient pas le contraire de ce qu’il souhaite mais bien exactement ce qu’il souhaite : affaiblir le PCC et le tenir dans les câbles en apportant continuellement de l’eau aumoulin de cette portion de l’opposition qui ne les menace pas directement.

    Mais je suis passablement à l’aise avec la pensée de Rémi. Je pense que le système de représentation et de gouvernance qui perdure, ne correspond plus à la réalité d’aujourd’hui.

    Il ne faut pas oublier que le système actuel faisait suite à la Monarchie absolue et en a conservé des relents qui s’incarnent aujourd’hui dans la fusion de l’exécutif et du législatif dans le bureau du Roi Premier ministre.

    Et je pense que malheureusement il sera bien difficile de mettre ce problème à l’ordre du jour.

  13. le 19 août 2009 à 10:57 daveyy

    @ Gilles

    En fait oui, le PCC se dit anti-Bloc mais fait tout pour qu’il survive, aux dépends du PLC bien sûr, seul parti qui est capable de le déloger du pouvoir.

    Lorsque le PCC s’est senti vulnérable dû à la coalition, il a attaqué celle-ci comme « mettant les séparatisses au pouvoir » alors que sa vraie cible était l’inepte Stéphane Dion. C’est beaucoup plus facile de casser du sucre sur les séparatisses dans le ROC que d’attaquer le PLC. Mais l’effet est le même.

  14. le 19 août 2009 à 13:05 MV

    Le Bloc a beaucoup changé depuis son origine. Au départ, il était une simple coalition de députés conservateurs et de quelques députés libéraux qui protestaient contre l’avortement de l’accord du Lac Meech. Il faut dire que le Bloc d’origine n’était pas proche du PQ, avec certains membres (comme Gilles Rocheleau) qui ne voulaient aucune relation avec le PQ.

    Après que Bouchard est parti, le parti a eu Michel Gauthier comme chef qui s’est fait carrément jeter dehors. Après cela, le parti sous Duceppe a connu un virage à 180 degrés. Ce virage a été sur deux éléments:

    -L’épuration des anciens éléments conservateurs.
    -Le fait que le parti devienne TRÈS lié aux grandes centrales syndicales.

    Combien reste-il de Bloquistes originaux? À part Duceppe et Plamondon, il n’en reste plus.

    Ironiquement, quelques membres du Bloc original comme Lapierre et Leblanc sont maintenant ouvertement fédéralistes.

    Pour revenir au Bloc, je trouve qu’il est devenu un simple parti qui propose en fait exactement ce que le NDP propose. Comme dit plus haut, je trouve cela bien ironique que le Bloc s’attaque à beaucoup de gens en même temps, et tout cela en fabriquant des scandales sur de supposées  »valeurs Québécoises ».

    -Les électeurs de centre-droit et de droite au Québec
    -Ceux qui sont pro-Israel dans le dossier du Proche-Orient
    -Les électeurs de la ville de Québec
    -Les libertariens
    -Ceux qui sont pour un système judiciaire plus sévère
    -Ceux qui disent n’importe quoi contre le mouvement syndical au Québec qui semble sacré selon les ténors du Bloc.

    Soit dit, je trouve les députés du Bloc sont pas mal pions, car si l’un d’eux dit quelque chose que Duceppe n’aime pas, il se fait  »punir ». Ironiquement, Duceppe traite Harper de dictateur lorsqu’il n’est pas vraiment mieux.

  15. le 19 août 2009 à 13:08 MV

    @daveyy:

    Croyez-vous qu’il est logique de voir la balance du pouvoir sur un parti dont les intérêts sont purement régionaux? Come on, la coalition était quelque chose de planifiée depuis longtemps car même Layton en parlait durant la dernière campagne.

    Disons qu’un parti genre Western Canada Concept serait dans une même situation de balance de pouvoir, comment croyez-vous que cela serait-il vu dans le centre et l’est du pays?

  16. le 19 août 2009 à 13:22 youlle

    « En 1993, on a voté Bloc par conviction dans le contexte post-Meech et post-Charlottetown.

    En 1997, Gilles Duceppe a été favorisé par le contexte post-référendaire qui régnait toujours au Québec et par le fait que Jean Chrétien n’avait pas respecté ses promesses à notre égard pendant la campagne référendaire.

    En 2000, Duceppe a été favorisé par la Loi sur al clarté.

    En 2004, Duceppe a été favorisé par le scandale des commandites.

    En 2006, Duceppe a été favorisé par la corruption endémique des libéraux: commandites, Option-Canada, Rapport Gomery, Affaire Goodale, etc., et par l’impopularité de Jean Charest, doublé à l’arrivée d’André Boisclair comme chef du PQ. » (Jean-Luc Proulx)

    Il faut ajouter les petites coupures aux artistes qui font mal.

    Pour Jean-Luc Proulx y a rien là.

    Pour Jean-Luc Proulx les Québécois n’ont pas le droit de former un parti et de voter pour.

    Pour Jean-Luc Proulx le Bloc est une nuisance pour ses intérêts personels.

    Et maintenant la cerise sur le gâteau, son clou final, un site à grosses mentries et de désinformations.

    Décidément il n’est pas capable d’identifier un endroit pour exprimer ses doléances.

    Ici les gens ne sont pas des caves et reconnaissent très bien les Elvis G.

    Je vais te dire un chose Jean-Luc Proulx, moi, personnellement je trouve que ce sont les libertariens qui sont absolument inutiles et nuisibles depuis 250 ans, bien avant la révolution industrielle.

    On en a marre de vos antiquités périmées.

  17. le 19 août 2009 à 13:40 daveyy

    « Croyez-vous qu’il est logique de voir la balance du pouvoir sur un parti dont les intérêts sont purement régionaux?  » MV

    Selon ma mathématique, ça prend les trois partis d’opposition pour renverser le gouv’t. Donc aucun parti ne détient la mythique « balance du pouvoir »

    L’Ouest a eu son Reform Party. Ils se sont vite rendu compte que cela signifiait l’opposition éternelle et ont agi en fusionnant avec le PCC. Les gens de l’Ouest participent maintenant au gouvernement. Le Bloc par contre, trouve que l’opposition éternelle est une victoire pour les « valeurs québécoises » telles qu’eux-même les définssent. Malheureusement , ils confondent trop facilement les intérêts du Bloc avec ceux du Québec. Disons que M. Duceppe a bien manoeuvré en convainquant une minorité au Québec de voter pour lui, ce qui lui donne une grosse majorité des sièges. C’est notre système qui est ainsi fait.

  18. le 19 août 2009 à 13:46 daveyy

    @ Youlle

    « Pour Jean-Luc Proulx les Québécois n’ont pas le droit de former un parti et de voter pour. »

    À peine plus d’un tiers des Québécois (38%) ont voté pour le Bloc, autrement dit, presque deux fois plus de Québécois ont voté contre le Bloc. Si on compte le 60 % de taux de participation, cela fait moins du quart (23%) des Québécois éligibles qui ont voté pour le Bloc. Alors svp ne confondez jamais le peuple québécois tout entier avec les partisans du Bloc.

    Si le peuple que vous semblez vouloir défendre avait autant de doléances, sûrement qu’il pourrait mobiliser plus de 23 % de la population, non ?

  19. le 19 août 2009 à 17:00 Jean-Luc Proulx

    @ Daveyy et @ MV.

    Tout à fait d’accord avec vous!

    «Soit dit, je trouve les députés du Bloc sont pas mal pions, car si l’un d’eux dit quelque chose que Duceppe n’aime pas, il se fait ”punir”.» (MV)

    Parlez-en à Louise Thibault, ex-députée de Rimouski-Neigette-Témiscouata-Les Basques qui a quitté le Bloc pendant le mandat 2006-2008 parce que Duceppe n’écoutait pas ses opinions différentes des siennes et qu’il déteste les femmes!

    En plus, madame Thibault s’était représentée comme indépendante aux dernières élections et ce maudit Duceppe-là a présenté un candidat contre elle, elle qui est toujours souverainiste, alors que l’on peut se poser quelques questions sur les soi-disant sentiments souverainistes de notre pickle national. Normal, elle n’aurait rien rapporté à notre Bougon de service, aucune loyauté, aucun argent, alors il l’a tout simplement éliminé «démocratiquement», comme on le faisait en URSS, le modèle de Duceppe!

    Notez aussi que le candidat que Duceppe a choisi pour faire la course à madame Thibault rentrait parfaitement dans son moule: il s’agit de l’ancien président de l’UPA, le lobby criminel des producteurs agricoles qui ne se gênera pas pour baiser les pieds du Grand Timonier de la CSN et de ses valets, lorsque ce sera nécessaire!

    On m’avait déjà dit que el Duce-ppe n’était qu’un gros rancunier, crosseur et misogyne, mais, à ce point-là, jamais je ne l’aurais cru.

    «Le Bloc par contre, trouve que l’opposition éternelle est une victoire pour les “valeurs québécoises” telles qu’eux-même les définssent. Malheureusement , ils confondent trop facilement les intérêts du Bloc avec ceux du Québec. Disons que M. Duceppe a bien manoeuvré en convainquant une minorité au Québec de voter pour lui, ce qui lui donne une grosse majorité des sièges. C’est notre système qui est ainsi fait.» (daveyy)

    Ben, voilà! :-)

  20. le 19 août 2009 à 17:02 Jean-Luc Proulx

    @ youlle.

    Ça m’amuse toujours de devoir répondre à un gau-gauchiste étatiste qui me met des mots dans la bouche, le tout sans prendre le temps de réfléchir à mes propos, avant de se faire aller la gueule. C’était la même chose dans l’ex-blogue-poubelle Reactionism Watch.

    Mais bon, passons! Je vais plutôt démolir ton délire.

    «Il faut ajouter les petites coupures aux artistes qui font mal.»

    Toi et ton chef prenez vraiment le monde pour des imbéciles.

    Les coupures dans le budget des arts se chiffraient à 45 millions $ sur un budget de 4 milliards $ (ce qui représente des coupures de 1,125%, sans compter que le budget venait tout juste d’être augmenté de 6% ou de 8%, je ne m’en souviens plus). Les budgets des arts ont été augmentés de 6% ou de 8% pour, ensuite, être réduits de 1,125%. C’était une décision purement administrative qui ne touchait que les programmes servant à aider les artistes à exporter leur art à l’étranger.

    Bref, on est très loin du génocide culturel décrié par Duceppe et les artistes de Montréal d’Unissons nos voix, ici.

    Le Québec n’a jamais été attaqué dans ce dossier, mais Duceppe s’est servie d’une démagogie crasse en transformant ça en hystérie identitaire avec la complicité des artistes de Montréal (qui veulent la souveraineté du Québec ET les subventions fédérales, allô la cohérence!), parce que, à Québec, nos artistes étaient majoritairement d’accord avec Stephen Harper sur les coupures (Normand Latourelle, directeur de Cavalia, Martin Fontaine de Elvis Story, etc.).

    À Québec, nos artistes sont beaucoup plus entrepreneurs que ceux que vous pouvez avoir à Montréal et ils n’ont pas d’émissions de radio poches pour arrondir leurs fins de mois, car, les nôtres, ils travaillent, et la radio, ce sont des profesionnels qui ont étudié dans le métier qui s’en occupe. Au moins, vos artistes ne sont pas tous des ratés à l’attente de leur chèque de BS pour pouvoir travailler.

    Par exemple, Jean-François Plante est un des rares artistes entrepreneurs que vous aviez avant qu’il ne se alnce en politique, mais vous l’avez renié en vous en basant sur un spin libéral, alors qu’il ne faisait que mettre au jour le scandale des maisons d’hébergement pour femmes violentées (confirmé par le Vérificateur général du Québec en novembre 2008) et le scandale des fausses statistiques sur la violence conjugale (confirmé par l’Institut de la statistique du Québec). Ben, tant pis pour vous!

    C’est ça qui arrive quand on pense avec nos émotions et non pas avec notre tête. Tu es esclave de tes émotions. Reviens-moi lorsque tu seras guéris!

    Les médias n’ont pas pris leurs responsabilités en donnant la parole uniquement aux artistes de Montréal dans le dossier des coupures dans el budget des arts, ce qui a donné de la crédibilité à la démagogie de Duceppe. Ton commentaire est le parfait exemple de ce que la démagogie de la sainte foi bloquiste peut faire au cerveau.

    «Nous ne sommes pas d’accord avec tous ces artistes qui parlent en notre nom!

    Unissonsnosvoix.ca
    Des artistes qui parlent en votre nom, c’est assez!

    Vous en avez assez de constater nos artistes québécois s’exprimer en votre nom? Saisissez, alors, l’occasion de leur répliquer que la culture n’est pas qu’une affaire de vedettes!

    Nous, le peuple, nous réclamons le droit de décider quels artistes nous désirons encourager.

    Nous réclamons le droit de ne pas être considérés comme des incultes, si nous ne sommes pas d’accord avec vous, chers artistes.

    Nous réclamons le droit de donner notre argent aux meilleurs et, si ceci implique l’abolition de subventions inutiles, qu’il en soit ainsi.

    La parole est à nous, le peuple, et nous réclamons le droit d’avoir une culture différente de l’élite subventionnée!

    Envoyez-nous votre vidéo ou joignez notre groupe sur DailyMotion!

    Voici un texte que nous vous suggérons, mais il est fortement recommandé d’y ajouter votre touche personnelle.

    Mon nom est Jean-Luc Proulx et je ne suis pas une vedette de la télé.

    Depuis quelques temps, j’entends beaucoup de personnes publiques parler en mon nom et au nom de tous les Québécois.

    J’entends ces artistes dire que ceux qui demandent de la rigueur dans la
    gestion publique sont des ignorants, des incultes, des barbares.

    Nous ne sommes pas d’accord avec un guichet unique pour la culture, où le gouvernement décide de ce qui est bien et de ce qui est mal.

    Les subventions à la culture tuent l’initiative et empêchent les citoyens de décider quels artistes ils veulent encourager.

    Nous ne sommes pas contre la culture, nous voulons, au contraire, que les artistes d’ici puissent sortir de leurs ornières et soient enfin libres.

    Et la liberté ne se retrouve pas dans une culture de quotas ou d’interventions de l’État.

    Je suis un homme libre.

    J’aimerais qu’on me respecte.

    J’aimerais qu’on respecte les citoyens du Québec et du Canada.

    Vous ne nous faites plus peur.»

    http://www.jenesuispasunevedette.com/

    http://www.dailymotion.com/group/jenesuispasunevedette

    Ensuite, je vais te citer Jean-François Revel, citation qu’il a écrite dans son livre «L’obsession anti-américaine» (Duceppe gagnerait à le lire et à le comprendre et toi-aussi, d’ailleurs):

    «Exception ou diversité culturelles sont en Europe et, surtout en France, des noms de code désignant les aides et les quotas. Seriner que « les biens culturels ne sont pas de simples marchandises », c’est se vautrer dans la platitude. Qui a jamais prétendu qu’ils le fussent? Mais, ils ne sont pas, non plus, de simples produits du financement de l’État ou, alors, la peinture soviétique aurait été la plus belle du monde.

    Les avocats du protectionnisme et du subventionnisme se contredisent. Ils font tout ce tintamarre, disent-ils, contre l’argent et, en même temps, ils plaident que la création est conditionnée par l’argent, à condition qu’il s’agisse d’argent public. Or, si le talent a, parfois, besoin d’aide, l’aide ne fait pas le talent. « Regardez le cinéma italien, nous explique-t-on! Faute d’aide, il a quasiment disparu! Mais, dans les années d’après-guerre, la cause de son éclat ne s’appelait pas subvention : elle s’appelait Rossellini et De Sica, Blasetti et Castellani, Visconti et Fellini ». C’est, également, à l’imagination des créateurs et non aux chèques des ministres que le cinéma espagnol doit son essor des années 1980 et, si le cinéma français a reconquis, en 2001, la première part du marché dans ses frontières et des succès au dehors, ce n’est pas pour avoir été plus subventionné que naguère. C’est pour avoir produit une poignée de films dont la qualité est perceptible par le public et pas seulement par les auteurs.»

    Pour finir ce point, quelques chiffres: http://www.antagoniste.net/?p=4027

    http://www.antagoniste.net/?p=4124

    «Pour Jean-Luc Proulx les Québécois n’ont pas le droit de former un parti et de voter pour.»

    Tu substitues le Bloc au peuple québécois et vice-versa. J’espère que tu te rends compte que tu fais exactement le même jeu que faisait Hitler qui a substitué le NSDAP au peuple allemand et vice-versa, que faisaient Lénine et Staline qui ont substitué le Parti communiste au peuple russe et vice-versa, que faisait Mao qui a substitué le Parti communiste au peuple chinois et vice-versa, que faisait Fidel Castro qui a substitué le Parti communiste au peuple cubain et vice-versa, que fait Kim Jong-Il qui substitue le Parti communiste au peuple nord-coréen et vice-versa et que font les mollahs qui substituent leur dictature théocratique au peuple iranien et vice-versa, etc.

    Merci de me montrer à quelle table mange ton cheuf! C’est on ne peut plus clair.

    «Ici les gens ne sont pas des caves et reconnaissent très bien les Elvis G.»

    Je suis souverainiste, mais pas stupide. Plus je lis la gau-gauche bloquiste dans ton genre, plus je deviens un souverainiste en attente, parce que je suis tanné que des clowns comme toi et ton cheuf parlent en mon nom en chiant sur les Américains, sur Israël, sur le capitalisme, sur la droite économique, sur les libertariens et en pavanant avec un drapeau du Hezbollah dans une manifestation antisémite.

    «Au nom de tous les Québécois, monsieur Harper, je vous traite de dictateurs, je vous traite de dangereux.»

    Or, ce n’est pas vrai que moi, je traite Stephen Harper de tous ces noms, de toutes ces insultes, de tous ces adjectifs, de toutes ces épithètes. Il y a bien d’autres choses pour critiquer Harper, en ce qui me concerne: son budget néo-démocrate, par exemple!

    «Je vais te dire un chose Jean-Luc Proulx, moi, personnellement je trouve que ce sont les libertariens qui sont absolument inutiles et nuisibles depuis 250 ans, bien avant la révolution industrielle.»

    Tu sais quoi? Je vais te répondre exactement la même chose que j’ai dit au candidat du Bloc de mon comté quand je l’ai vu l’année passée: «Ton chef a décidé de m’envoyer chier parce que je ne partage pas ses idées socio-économiques, ce qui ferait de moi un faux Québécois, alors que je suis né ici, que toute ma famille est née et vit ici et que je souverainiste? Je ne t’entends pas le dénoncer, tu restes avec le Bloc, tu l’appuies? Ben, je te rends la pareile, va chier, mon ost*e!».

    Pis si c’était à recommencer, je ferais la même chose. Quand on attaque mes valeurs et qui je suis, la personne qui le fait me trouve sur son chemin. Il y a du monde au Québec qui partageaient les anciennes idées économiques de Harper et Duceppe leur a dit quoi: «Vous n’êtes pas des vrais Québécois».!

    Ne t’en fais pas, j’ai très bien compris le message!

    P.S.: En passant, fais donc une enquête sur Claude Bachand, député bloquiste de Saint-Jean! Il y a des bruits qui courrent sur Internet comme quoi il aurait contribué à saboter le référendum de 1995 et travailler contre l’indépendance.

    Alors, si tu votes Bloc pour l’indépendance, je pense que tu te fais avoir, mon homme!

    P.P.S.: Je ne vouvoie pas quelqu’un comme toi.

  21. le 19 août 2009 à 17:35 MV

    @daveyy:

    La seule raison du pourquoi est-ce que le Bloc a autant de sièges, c’est justement à cause de notre système qui est basé sur des circonscriptions géographiques et qui est à un tour.

    Si il y aurait un système où qu’un candidat devrait avoir 50% plus un des votes (à deux tours ou avec le système Australien à un tour), un tel problème serait moins présent.

    Par exemple, dans une circonscription voisine à la mienne, le Bloquiste à gagné avec 29%. Ironiquement, au provincial, le libéral gagne avec plus de 60%.

    Une question cependant, c’est quoi les valeurs Québécoises tel que décrié par le Bloc?

    N.B: Attention! Après 1988, le Reform a été un parti national et le parti a même présenté des candidats au Québec en 1997. Par contre, le Western Canada Concept (qui a élu un député au provincial en Alberta dans une partielle en 1982), était un véritable parti séparatiste de l’ouest.

  22. le 19 août 2009 à 17:44 MV

    M.Proulx,

    J’aime votre point de vue qui est bien intéressant face à celui de l’indépendantiste moyen.

    Au juste, de quoi est-ce que Duceppe se mêle dans les sables bitumineux lorsqu’il n’est pas imputable aux Albertains? Mais enfin, à ce que je sache, le Québec et l’Alberta ne sont pas des voisins géographiques, donc je ne crois pas que les effets des sables bitumineux se font si sentir que cela au Québec qu’en Colombie-Britannique ou en Saskatchewan.

    Pour revenir au CRTC, Duceppe n’aime problablement pas CHOI car la station donne des opinions divergentes par rapport aux radios de Montréal. La liberté d’expression….ça marche des deux bords, évidemment!

  23. le 19 août 2009 à 19:11 Jean-Luc Proulx

    @ MV.

    «Au juste, de quoi est-ce que Duceppe se mêle dans les sables bitumineux lorsqu’il n’est pas imputable aux Albertains?»

    Exactement! Mais, c’est le même Duceppe qui, aux dernières élections, est allé à Toronto pour dire aux Canadiens anglais pour qui voter, alors qu’il n’est pas imputable envers le ROC.

    Coudonc, Duceppe est-il plogué wi-fi sur l’esprit de Lénine, christie? Il a le don de me faire sentir comme étant un pur étranger dans mon propre pays, le pays de mes ancêtres, en plus, juste parce que je ne pense pas comme lui.

    «Mais enfin, à ce que je sache, le Québec et l’Alberta ne sont pas des voisins géographiques, donc je ne crois pas que les effets des sables bitumineux se font si sentir que cela au Québec qu’en Colombie-Britannique ou en Saskatchewan.»

    Exactement! Mais, le vrai scandale là-dedans, c’est qu’il demande claireemnt l’intrusion du fédéral dans un champ de compétence provincial.

    @ Monsieur Facal.

    Pourriez-vous débloquer ma réponse à youlle qui se trouve dans votre liste de modération depuis la fin de l’après-midi, SVP?

    Je serais triste, si il pensait que je le boude ou que je l’ai oublié. :-)

  24. le 19 août 2009 à 20:53 jcpomerleau

    Quel est l’utilité du Bloc. Défendre les intérêts supérieur de l’État du Québec, ce qu’aucun autre parti politique au Parlement ne fait et ne fera. Point. Tant que le Québec va se faire représenter majoritairement par le Bloc le Parlement sera diriger par un gouvernement minoritaire; et le ROC commence à en avoir plein le casse et c’est tant mieux; cela va leur donner une idée de ce que signifie le statu quo qu’il affectionne tant.

    Pour ceux qui ne l’ont pas compris nous sommes dans une guerre d’usure avec Ottawa en attendant que d’autres provinces se réveillent et balance par dessus bord la Constitution de 1982.

  25. le 20 août 2009 à 8:03 decembre

    Le BLOC est une nullité et ne gagnera jamais.

    Il ne sert que les intérêts de ceux qui le composent, gros salaires +, et les loosers qui votent pour perdre en se faisant accroire qu’ils gagnent.
    Continuez de jouer aux blocs chers enfants.

  26. le 20 août 2009 à 8:09 Daveyy

    « Une question cependant, c’est quoi les valeurs Québécoises tel que décrié par le Bloc? » MV

    Vous n’avez qu’à parcourir les documents publiés par ce parti pour vous en rendre compte.

    Vincent Lacroix 18 mois après avoir volé des centaines de millions, pas de problème pour le Bloc, car nous sommes moins réactionnaires que les Albertains qui veulent mettre nos enfants en prison!
    Oui j’exagère mais je crois que vous comprenez. 2 milliards $ pour un régistre d’arnmes à feu, bonne affaire car nous au Québec on est contre les criminels, l’entreprise privée on tolère mais seulement quand le gouvernement ne veut pas s’en occuper directement. La syndicalisation, ça devrait être obligatoire pour tous etc etc etc. Toutes des politiques de gauche ou d’extrême gauche qui n’ont rien à voir ni avec la souveraineté ni la protection de la langue française.

    « Pour ceux qui ne l’ont pas compris nous sommes dans une guerre d’usure avec Ottawa en attendant que d’autres provinces se réveillent et balance par dessus bord la Constitution de 1982. » jcpomerleau

    J’espère pour vous que vous ne retenez pas votre souffle en attendant ! Sinon continuez d’en fumer du bon. Vous me faites penser au type qui se frappait sur la tête avec un marteau. Quand on lui demanda pourquoi, il répondit:- parce que cela me fait tellement de bien quand j’arrête !

    Encore une fois vous confondez intérêts supérieurs du Québec avec intérêts électoraux et carrièristes du Bloc.

  27. le 20 août 2009 à 10:51 André G.

    Le Bloc est l’expression de la confusion identitaire des Québécois qui se
    disent Québécois un jour et Canadien le lendemain. En psychiatrie, on
    appelle ça souffrir de schizophrénie. Lorsque que c’est rendu que les
    Québécois votent nationaliste en votant pour un parti fédéraliste à
    Ottawa (le Bloc) et qu’à l’élection suivante au provincial, il vote pour un parti
    fédéraliste (Libéral), il souffre d’un gros problème. Tant que le peuple québécois ne sortira pas de cette confusion identitaire, il tournera toujours
    en rond. André G.
    .

  28. le 20 août 2009 à 11:05 Jean-Luc Proulx

    Puisque ma réponse à youlle n’apparaît toujours pas, je vais la séparer en 3 parties.

    1ère partie:

    @ youlle.

    Ça m’amuse toujours de devoir répondre à un gau-gauchiste étatiste qui me met des mots dans la bouche, le tout sans prendre le temps de réfléchir à mes propos, avant de se faire aller la gueule. C’était la même chose dans l’ex-blogue-poubelle Reactionism Watch.

    Mais bon, passons! Je vais plutôt démolir ton délire.

    «Il faut ajouter les petites coupures aux artistes qui font mal.»

    Toi et ton chef prenez vraiment le monde pour des imbéciles.

    Les coupures dans le budget des arts se chiffraient à 45 millions $ sur un budget de 4 milliards $ (ce qui représente des coupures de 1,125%, sans compter que le budget venait tout juste d’être augmenté de 6% ou de 8%, je ne m’en souviens plus). Les budgets des arts ont été augmentés de 6% ou de 8% pour, ensuite, être réduits de 1,125%. C’était une décision purement administrative qui ne touchait que les programmes servant à aider les artistes à exporter leur art à l’étranger.

    Bref, on est très loin du génocide culturel décrié par Duceppe et les artistes de Montréal d’Unissons nos voix, ici.

    Le Québec n’a jamais été attaqué dans ce dossier, mais Duceppe s’est servie d’une démagogie crasse en transformant ça en hystérie identitaire avec la complicité des artistes de Montréal (qui veulent la souveraineté du Québec ET les subventions fédérales, allô la cohérence!), parce que, à Québec, nos artistes étaient majoritairement d’accord avec Stephen Harper sur les coupures (Normand Latourelle, directeur de Cavalia, Martin Fontaine de Elvis Story, etc.).

    À Québec, nos artistes sont beaucoup plus entrepreneurs que ceux que vous pouvez avoir à Montréal et ils n’ont pas d’émissions de radio poches pour arrondir leurs fins de mois, car, les nôtres, ils travaillent, et la radio, ce sont des profesionnels qui ont étudié dans le métier qui s’en occupe. Au moins, vos artistes ne sont pas tous des ratés à l’attente de leur chèque de BS pour pouvoir travailler.

    Par exemple, Jean-François Plante est un des rares artistes entrepreneurs que vous aviez avant qu’il ne se alnce en politique, mais vous l’avez renié en vous en basant sur un spin libéral, alors qu’il ne faisait que mettre au jour le scandale des maisons d’hébergement pour femmes violentées (confirmé par le Vérificateur général du Québec en novembre 2008) et le scandale des fausses statistiques sur la violence conjugale (confirmé par l’Institut de la statistique du Québec). Ben, tant pis pour vous!

    C’est ça qui arrive quand on pense avec nos émotions et non pas avec notre tête. Tu es esclave de tes émotions. Reviens-moi lorsque tu seras guéris!

    Les médias n’ont pas pris leurs responsabilités en donnant la parole uniquement aux artistes de Montréal dans le dossier des coupures dans el budget des arts, ce qui a donné de la crédibilité à la démagogie de Duceppe. Ton commentaire est le parfait exemple de ce que la démagogie de la sainte foi bloquiste peut faire au cerveau.

    «Nous ne sommes pas d’accord avec tous ces artistes qui parlent en notre nom!

    Unissonsnosvoix.ca
    Des artistes qui parlent en votre nom, c’est assez!

    Vous en avez assez de constater nos artistes québécois s’exprimer en votre nom? Saisissez, alors, l’occasion de leur répliquer que la culture n’est pas qu’une affaire de vedettes!

    Nous, le peuple, nous réclamons le droit de décider quels artistes nous désirons encourager.

    Nous réclamons le droit de ne pas être considérés comme des incultes, si nous ne sommes pas d’accord avec vous, chers artistes.

    Nous réclamons le droit de donner notre argent aux meilleurs et, si ceci implique l’abolition de subventions inutiles, qu’il en soit ainsi.

    La parole est à nous, le peuple, et nous réclamons le droit d’avoir une culture différente de l’élite subventionnée!

    Envoyez-nous votre vidéo ou joignez notre groupe sur DailyMotion!

    Voici un texte que nous vous suggérons, mais il est fortement recommandé d’y ajouter votre touche personnelle.

    Mon nom est Jean-Luc Proulx et je ne suis pas une vedette de la télé.

    Depuis quelques temps, j’entends beaucoup de personnes publiques parler en mon nom et au nom de tous les Québécois.

    J’entends ces artistes dire que ceux qui demandent de la rigueur dans la
    gestion publique sont des ignorants, des incultes, des barbares.

    Nous ne sommes pas d’accord avec un guichet unique pour la culture, où le gouvernement décide de ce qui est bien et de ce qui est mal.

    Les subventions à la culture tuent l’initiative et empêchent les citoyens de décider quels artistes ils veulent encourager.

    Nous ne sommes pas contre la culture, nous voulons, au contraire, que les artistes d’ici puissent sortir de leurs ornières et soient enfin libres.

    Et la liberté ne se retrouve pas dans une culture de quotas ou d’interventions de l’État.

    Je suis un homme libre.

    J’aimerais qu’on me respecte.

    J’aimerais qu’on respecte les citoyens du Québec et du Canada.

    Vous ne nous faites plus peur.»

    http://www.jenesuispasunevedette.com/

    http://www.dailymotion.com/group/jenesuispasunevedette

  29. le 20 août 2009 à 11:06 Jean-Luc Proulx

    2e partie:

    Ensuite, je vais te citer Jean-François Revel, citation qu’il a écrite dans son livre «L’obsession anti-américaine» (Duceppe gagnerait à le lire et à le comprendre et toi-aussi, d’ailleurs):

    «Exception ou diversité culturelles sont en Europe et, surtout en France, des noms de code désignant les aides et les quotas. Seriner que “les biens culturels ne sont pas de simples marchandises”, c’est se vautrer dans la platitude. Qui a jamais prétendu qu’ils le fussent? Mais, ils ne sont pas, non plus, de simples produits du financement de l’État ou, alors, la peinture soviétique aurait été la plus belle du monde.

    Les avocats du protectionnisme et du subventionnisme se contredisent. Ils font tout ce tintamarre, disent-ils, contre l’argent et, en même temps, ils plaident que la création est conditionnée par l’argent, à condition qu’il s’agisse d’argent public. Or, si le talent a, parfois, besoin d’aide, l’aide ne fait pas le talent. “Regardez le cinéma italien, nous explique-t-on! Faute d’aide, il a quasiment disparu! Mais, dans les années d’après-guerre, la cause de son éclat ne s’appelait pas subvention : elle s’appelait Rossellini et De Sica, Blasetti et Castellani, Visconti et Fellini”. C’est, également, à l’imagination des créateurs et non aux chèques des ministres que le cinéma espagnol doit son essor des années 1980 et, si le cinéma français a reconquis, en 2001, la première part du marché dans ses frontières et des succès au dehors, ce n’est pas pour avoir été plus subventionné que naguère. C’est pour avoir produit une poignée de films dont la qualité est perceptible par le public et pas seulement par les auteurs.»

    Pour finir ce point, quelques chiffres: http://www.antagoniste.net/?p=4027

    http://www.antagoniste.net/?p=4124

  30. le 20 août 2009 à 11:06 Jean-Luc Proulx

    3e partie:

    «Pour Jean-Luc Proulx les Québécois n’ont pas le droit de former un parti et de voter pour.»

    Tu substitues le Bloc au peuple québécois et vice-versa. J’espère que tu te rends compte que tu fais exactement le même jeu que faisait Hitler qui a substitué le NSDAP au peuple allemand et vice-versa, que faisaient Lénine et Staline qui ont substitué le Parti communiste au peuple russe et vice-versa, que faisait Mao qui a substitué le Parti communiste au peuple chinois et vice-versa, que faisait Fidel Castro qui a substitué le Parti communiste au peuple cubain et vice-versa, que fait Kim Jong-Il qui substitue le Parti communiste au peuple nord-coréen et vice-versa et que font les mollahs qui substituent leur dictature théocratique au peuple iranien et vice-versa, etc.

    Merci de me montrer à quelle table mange ton cheuf! C’est on ne peut plus clair.

    «Ici les gens ne sont pas des caves et reconnaissent très bien les Elvis G.»

    Je suis souverainiste, mais pas stupide. Plus je lis la gau-gauche bloquiste dans ton genre, plus je deviens un souverainiste en attente, parce que je suis tanné que des clowns comme toi et ton cheuf parlent en mon nom en chiant sur les Américains, sur Israël, sur le capitalisme, sur la droite économique, sur les libertariens et en pavanant avec un drapeau du Hezbollah dans une manifestation antisémite.

    «Au nom de tous les Québécois, monsieur Harper, je vous traite de dictateurs, je vous traite de dangereux.»

    Or, ce n’est pas vrai que moi, je traite Stephen Harper de tous ces noms, de toutes ces insultes, de tous ces adjectifs, de toutes ces épithètes. Il y a bien d’autres choses pour critiquer Harper, en ce qui me concerne: son budget néo-démocrate, par exemple!

    «Je vais te dire un chose Jean-Luc Proulx, moi, personnellement je trouve que ce sont les libertariens qui sont absolument inutiles et nuisibles depuis 250 ans, bien avant la révolution industrielle.»

    Tu sais quoi? Je vais te répondre exactement la même chose que j’ai dit au candidat du Bloc de mon comté quand je l’ai vu l’année passée: «Ton chef a décidé de m’envoyer chier parce que je ne partage pas ses idées socio-économiques, ce qui ferait de moi un faux Québécois, alors que je suis né ici, que toute ma famille est née et vit ici et que je souverainiste? Je ne t’entends pas le dénoncer, tu restes avec le Bloc, tu l’appuies? Ben, je te rends la pareile, va chier, mon ost*e!».

    Pis si c’était à recommencer, je ferais la même chose. Quand on attaque mes valeurs et qui je suis, la personne qui le fait me trouve sur son chemin. Il y a du monde au Québec qui partageaient les anciennes idées économiques de Harper et Duceppe leur a dit quoi: «Vous n’êtes pas des vrais Québécois».!

    Ne t’en fais pas, j’ai très bien compris le message!

    P.S.: En passant, fais donc une enquête sur Claude Bachand, député bloquiste de Saint-Jean! Il y a des bruits qui courrent sur Internet comme quoi il aurait contribué à saboter le référendum de 1995 et travailler contre l’indépendance.

    Alors, si tu votes Bloc pour l’indépendance, je pense que tu te fais avoir, mon homme!

    P.P.S.: Je ne vouvoie pas quelqu’un comme toi.

  31. le 20 août 2009 à 11:54 jcpomerleau

    Les provinces sont des états qui ont des intérêts à défendre. Et pour ce faire il peuvent aller beaucoup plus loin qu’on pense:

    Lors de la présentation du fameux Plan Vert de Stéphanne Dion, il y a eu une réaction conjointe du P M de l’Alberta et de celui de la Saskatshewan qui ont dis que si ce plan s’appliquait et qu’il nuisait au intérets de leurs provinces cela mettrait l’unité du pays en jeux !

    En mars 2008 j’étais au restaurant,j’ai engagé la conversation avec mon voisin de table qui était André Caillé, ex PDG d’Hydro Québec.Il revenait d’Alberta et m’a dis:  » Ca leur prendrait pas grand chose » pour qu’il se sépare. Il doit en fumer du bon lui aussi.

    Dion a été flushé et Ignatieff a compris le message: Pour lui le pétrole de l’Ouest est géostratégique et il met l’unité du pays en jeux.

    Mais un jour Ignatieff sera remplacer par….Justin Trudeau. J’ai croisé ce dernier lors de la dernière campagne électorale, je lui ais demander s’il était prêt a ‘assumer le rapport de force avec l’Ouest pour imposer le Plan vert de son parti. Il a hésité et j’ai insisté: « êtes vous prêt a assumer l’héritage de votre père qui a imposer le Plan Nationale de l’Énergie, il a dressé le torse et répondu monsieur je suis un Trudeau ! Je lui est répliqué que cela me réconfortait d’entrevoir une confrontation entre Ottawa et l’ouest.

    Un jour la confrontation aura lieu et cela ne sera pas beau à voir.

    Sans oublier qu’une autre confrontation se développe entre Ottawa et Terre Neuve. Connaissez vous Danny « Chavez » Williams, le PM de cette province qui se dit « patriote » et qui fut élu sous le slogan « Maitre chez nous » !

  32. le 20 août 2009 à 12:44 Gilles

    «je suis un Trudeau»…. Et ça vous réconforte ça JC ?

    Moi je pense simplement que c’est la preve que le chiendent a la vie dure.

  33. le 20 août 2009 à 15:12 MV

    À vrai dire, cela me fait penser lorsque j’ai eu une discussion avec Preston Manning dans un restaurant vers 2002. Il m’a dit principalement que le Parti Réformiste a problablement été un élément marquant de l’unité Canadienne car il a problablement permis de couper les jambes au mouvement indépendantiste de l’ouest qui devenait très fort dans les années 80 et début 90 à un point où il pouvait fort problablement prendre le pouvoir sur une vague dans certaines provinces.

    La vérité est à dire que l’indépendance de l’Alberta (qui a été très proche de se faire avec le NEP de Trudeau) ne se fera pas sur un élément ethnique ou identitaire mais bien sur un élément de conscience populaire face à une direction politique. Il est clair de dire que les Albertains (peu importe leur origine) ont une vision de l’état qui est partagée par une grande majorité (60-70%) de la population. Il est vrai que cet élément semble un peu moins marqué à Edmonton qu’à Calgary, cependant ces éléments ont un appui quasi unanime à l’extérieur d’Edmonton.

    -Moins de gouvernement et moins de pression auprès du contribuable.
    -La responsabilisation de l’individu avant celle de la société.
    -La création de la richesse est un élément primordial du chemin que le gouvernement doit prendre.
    -Des lois plus sévères pour les criminels.

    Cependant, à Terre-Neuve, il est clair que les habitants de cette province se considèrent différents des autres canadiens et Danny Williams semble carrément avoir un appui monstre de la population. Soit dit, avec le prix de pétrole qui va monter bientôt, je crois qu’un va voir un rapport de force entre Williams et le gouvernement fédéral qu’il soit conservateur ou libéral.

  34. le 20 août 2009 à 15:26 daveyy

    Les Albertains se considèrent des Canadiens avant tout. Leur slogan a souvent été « the West wants in » il n’y a jamais eu de mouvement séparatiste sérieux.

    Comme d’habitude M. Pomerleau en fume du bon quand il rève à l’Alberta indépendantiste, tout comme ceux qui attendent la venue de Justin T. pour raviver les flammes souverainistes au Québec. Ils pourraient aussi bien attendre la venue du nouveau Dalai Lama quelque part en Gaspésie tant qu’à espérer.

  35. le 20 août 2009 à 19:18 jcpomerleau

    Pour comprendre l’évolution prochaine du fédéralisme il faut savoir que le Canada (Ottawa) est un État arbitraire et de convénience et que les provinces sont des états naturelles. Chacun de ces État est dans un rapport de force pour défendre ses intérêt. Ce qui s’est passé depuis quelques temps c’est que l’État central a perdu de son ascendant:

    À une autre époque P E Trudeau a imposer une p0litique nationale de l’énergie à l’Ouest (qui a pris son trou). Quand Dion a proposé son Plan Vert à la dernière élection la réponse du PM de l’Alberta et de la Saskatchewan a été sans équivoque: « Alberta Premier Ed Stelmach even warned that national unity could become an issue if any federal political parties try to make electoral gains at the “expense” of certain regions. (…) Both Mr. Stelmach and Saskatchewan Premier Brad Wall are worried that the Liberals’ proposed environmental policies, including a carbon tax, would kill off foreign investment in the energy sector and raise production costs” (1).

    (http://www.theglobeandmail.com/servlet/story/RTGAM.20080909.welxnwest0909/BNStory/politics/home)

    Suite aux résultats des élection, Dion a été « shifté » et Ignatieff l’a remplacé et a compris qui avait le gros bout du baton entre Ottawa et les provinces de l’Ouest:

    Over the past several months, Michael Ignatieff has been surprisingly positive toward the Alberta oil sands. In a Vancouver pub this past January, the Liberal leader had this to say: “It [the oil sands] changes everything about our economic future. It changes everything about Canada’s importance in the world.” This is new talk for the Liberal party, and it parallels Prime Minister Harper’s stance on the issue – that energy is a key geopolitical tool for Canada. But Ignatieff has gone even further, framing the oil sands as fundamental to the future of Canadian federalism. “Energy policy in our country is a national unity issue,” the leader was quoted as saying at the same Vancouver meeting. Ignatieff’s explicit openness toward the oil sands stems from his desire to rebuild the Liberal Party in Western Canada and to escape the sour political legacy of Pierre Trudeau’s 1980 National Energy Program.

    (http://greenpolicyprof.org/wordpress/?p=227)

    Conclusion:

    Le Green shift de Dion aura mener au Power shift. Et le Part Liberal a prit son trou devant les provinces de l’Ouest.

    À l’Est c’est Danny Williams qui prend le dessus sur Harper et… Ignatieff qui a prit son trou lors du dernier vote sur le budget: Ces député de Terre Neuve ont voté contre la ligne du parti a la recommandation de Danny Williams.

    Ce que je vois c’est que État central et arbitraire cède devant les états naturels.

  36. le 20 août 2009 à 19:26 decembre

    …In a Vancouver pub this past January, the Liberal leader had this to say: “It [the oil sands] changes everything about our economic future. It changes everything about Canada’s importance in the world.”…

    Oui, un visage d’une laideur immonde comme le capitalisme pétrolier, spoliateur, pollueur.

    Quand on en est rendu à fouiller dans la merde pour trouver du pétrole c’est que les réserves diminuent énormément, que la fin approche.
    Que ceux qui espèrent comme des débiles la montée de l’Ouest et la popularité du Canada vérifient ce qui est arrivé à Baku et plusieurs endroits maintenant vides et dévastés.

    Le pétrole n’est plus la solution mais les politiciens sont ben trop peureux pour en parler, trop hypocrites, trop vendus. Race de sangsues.

  37. le 20 août 2009 à 19:31 MV

    Les provinces Canadiennes ne sont pas tous des états naturels car ils sont le résultat de territoires ajoutés et divisés avec le temps venant pour la plupart de l’ancienne Terre de Rupert ou des Territoire du Nord-Ouest. Les États Américains entrent aussi dans cette logique car une grande partie du territoire Américain vient de l’ancienne Louisiane et des anciens territoires Espagnols gagnés au cours du temps.

    Prenons l’exemple du Québec dont la moitié de son territoire n’est même pas peuplé par des francophones. En fait, le Nunavik a plus en commun avec le Nunavut qu’avec le reste du Québec.

    Un autre exemple est celui de la Colombie-Britannique, où l’île de Vancouver a des différences tant au point de vue géographique et social avec le continent.

    Aussi, reste à dire que le Nouvel-Ontario (le nord de l’Ontario) a beaucoup de différences avec le sud de l’Ontario. Par exemple, le Nord-Est de l’Ontario a beaucoup en commun avec l’Abitibi (et est très francophone), tandis que le Nord-Ouest de l’Ontario est davantage tourné vers le Manitoba ou le Minnesota que vers Toronto.

  38. le 20 août 2009 à 19:40 MV

    @ décembre:

    Si vous croyez que Ignatieff est aussi gauchiste que Dion, détrompez-vous car il était pour la guerre en Irak, par exemple. J’ai l’impression qu’Ignatieff se situe dans le credo idéologique de Martin ou de Turner.

    On disait que le charbon allait disparaître il y a 80 ans et que la terre allait arrêter de tourner. Pourtant, on ne parle peu du charbon de nos jours. L’idée vient justement de trouver des éléments qui peuvent avoir le même rôle que le pétrole qui sont moins nocifs pour l’environnement.

    Reste à dire, que depuis plusieurs années il est possible d’acheter des voitures qui consomment peu de pétrole et qui sont même électriques.

    Soyez réalistes, si on trouverait beaucoup de pétrole au Québec, beaucoup de gens seraient bien contents.

    Pour les sables bitumineux, doit-on dire que c’est la technologie qui nous permet de faire quelque chose qui n’était pas possible il y a 25 ans?

  39. le 20 août 2009 à 19:44 MV

    @décembre:

    De visiblement comparer l’Ouest Canadien à l’unique industrie pétrolière est carrément faux car ça serait visiblement comme comparer le Texas uniquement à l’industrie pétrolière. Or, le Texas est le deuxième pôle aux États-Unis (après Sillicon Valley) en haute technologie et en R&D.

  40. le 20 août 2009 à 21:03 jcpomerleau

    Avec la déclaration d Ignatieff (voir plus haut) on assiste a la fin du Canada de Trudeau. Ce qui est à prévoir c’est qu’un jour Justin Trudeau va viser le contrôle du PLC et va vouloir rétablir la doctrine politique de son père (un pouvoir centralisateur fort). Pour le moment on peut faire le constat qu’il n y a pas beaucoup de différence entre Harper et Ignatieff. Et le centre de gravité du pouvoir est passé à l’Ouest reflétant ainsi le gain de potentialité de ces provinces.

    Donc peu importe qui va gouverner, le pouvoir central va faire prévaloir les intérêts de l’Ouest sur ceux de l’État du Québec. Et c’est là que l’utilité du Bloc prend tout son sens.

    La défense de l’intérêt supérieur du Québec commande que, soit Harper ou Ignatieff, soit garder dans une position de gouvernement minoritaire. Le reste, fédéraliste, souverainiste, gauche, droite, vert, bleu, sans importance.

    Pour le moment seul l’intérêt de notre État importe. À moins que l’on soit contre.

  41. le 20 août 2009 à 21:47 Francois Aubin

    à jean-luc proulx

    Wow! ça faisait un bout de temps que je réfléchissait aux même questions concernant l’utilité du bloc! J’avous que vos commentaires me font réfléchir. Je suis également un souverainiste et également de droite économique et j’avous que d’entendre Duceppe se déclaré à la défenses de tous les Québécois me fatigue au plus au point. C’est drole, j’attendais les réactions de Renép et des gros pures et dures mais personne n’ose vous répondre…

  42. le 20 août 2009 à 21:47 when all else fails

    Au risque d’être hors sujet, votre dernier éditorial sur Chavez et les mesures de censure exercé par celui-ci sont aussi un signe avant-coureur. C’est ce que font les pays sur un pied de guerre (simple opinion).

  43. le 20 août 2009 à 22:03 jcpomerleau

    Je pense avoir démontrer que, malgré les réserves des uns et des autres qui portent sur des considérations idéologiques, le Bloc est la seule force politique à Ottawa qui défend les intérêts supérieurs de l’État du Québec. À moins que l’on m’en suggère un autre.

    Lors de la dernière élection fédéral j’ai publié un texte d’opinion pour commenter sur les résultats et sur l’utilité du Bloc:

    http://www.vigile.net/La-victoire-de-la-nation

  44. le 20 août 2009 à 22:07 MV

    @jcpomerleau:

    Pourriez-vous me nommer ces intérêts supérieurs?

    J’ai jamais pu trouver une réponse à ces questions.

    Donc, si le Bloc se considère social-démocrate et avec un appui d’un Québécois sur 3, doit-on dire que tous les Québécois sont sociaux-démocrates et Bloquistes?

  45. le 21 août 2009 à 7:20 jcpomerleau

    D’abord existe il des intérieurs du Québec à défendre. On s’entend que OUI. ùsauf pour ceux qui n’ont pas la moindre intelligence élémentaire de leur intérêts.

    Tous les dossiers majeurs, ou Ottawa prend une décision, affecte les intérêts du Québec.

    Exemple. La politique sur la réduction des gaz à effet de serre. Ou l’approche du Canada est celle du pollueur payeur: L’Alberta achète des droits « de polluer » de ceux qui en produise moins et en ont à vendre; et cela sert les intérêts du Québec. Ou la charge « polluante » de l’Alberta est réparti à travers le Canada et le Québec est taxé pour aider l’Alberta à absorber les coûts de productions de son pétrole. Cet arbitrage se fait actuellement au détriment des intérêts du Québec. On parle ici de milliards de $.

    De même de l’arbitrage du plan de relance du dernier budget fédéral: Industrie automobile (Ontario) a reçu des milliards et des milliards tandis que la foresterie à été laissé pour compte (situé Québec).

    Sur chaque dossiers il y a des intérêts à défendre et quand cela porte sur des milliards on parle d’intérêts supérieurs de l’État du Québec.

  46. le 21 août 2009 à 9:09 ymdelisle

    M. Facal, ce qui est surréaliste est qu’un gouvernement subventionne un groupe qui a pour objectif la destruction du pays. C’est comme si la France donnait des subventions aux séparatistes Corses, ou encore l’Espagne à l’ETA, ou encore la Grande Bretagne à l’IRA, ou encore……

  47. le 21 août 2009 à 9:57 daveyy

    @ jcpomerleau

    Vous avez raison sur plusieurs points, effectivement oui les intérêts supérieurs du Québec existent, mais attention ce ne sont pas les intérêts du gouvernement québécois, ce sont les intérêts de tous les québécois. Vous pouvez croire qu’un parti comme le Bloc qui défend des idées de gauche et qui receuille env 35-40% des voix exprimées représentent nos intérêts supérieurs, mais moi je conteste cela.

    Votre exemple sur le taxe sur le carbone est bon, sauf qu’on est encore très loin de faire payer le Québec pour la pollution albertaine. Si jamais cela devait arriver, tous les québécois s’objecteraient et peu importe le parti au pouvoir à Ottawa ou à Québec, notre intérêt serait considéré, Bloc ou pas de Bloc.

    Exemple: je ne vois pas en quoi mes intérêts supérieurs sont défendus par un régistre des armes à feu extrèmement coûteux et inefficace , chose que défend le Bloc. Pas plus que de donner des sentences bonbon aux criminels tel Lacroix et cie, le Bloc défend un système laxiste, c’est son droit mais ce n’est pas pour l’intérêt supérieur du Québec.

  48. le 21 août 2009 à 10:43 André G.

    Suite à mon commentaire d’hier:  » Le Bloc est l’expression de la confusion
    identitaire des Québécois qui se disent québécois un jour et Canadien le
    lendemain.En psychiatrie, on appelle ça souffrir de schizophrénie. Lorsque
    que c’est rendu que les Québécois votent nationaliste en votant pour un
    parti fédéraliste à Ottawa (le Bloc) et qu’à l’élection suivante au provincial
    ils votent pour un parti fédéraliste (libéral), ils souffrent d’un gros problème. Tant que le peuple québécois ne sortira pas de cette confusion identitaire, il
    tournera toujours en rond. » André G. 20-08-09 – Aujourd’hui, je rajoute ceci
    pour préciser davantage ma pensée:  » Que d’énergie collective gaspillée
    à courir après deux lièvres en mème temps. Qu’attendons-nous pour couper
    le cordon ombilical avec la mère fédérale (Ottawa) pour devenir des adultes
    responsables et construire le pays du Québec? Il vaut mieux ètre majoritaire
    dans son propre pays (le Québec) que minoritaire dans le pays des autres
    (le Canada). Question de gros bon sens il me semble! André G. 21-08-09

  49. le 21 août 2009 à 11:03 daveyy

    @André G.

    Votre théorie serait plausible si , et seulement si, l’enjeu de chaque élection était uniquement la question nationale du Québec. Or, depuis plusieurs années, cela n’est plus du tout le cas. Les Québécois votent de plus en plus pour les partis selon leurs valeurs politiques et non pour des motifs nationalistes uniquement. D’ailleurs M. Duceppe a voulu encourager les fédéralistes à voter pour lui parce que la souveraineté n’était pas en cause durant la dernière élection fédérale.

    Si chaque minorité sur notre planète devait avoir un état souverain, il y en aurait environ 6 000 au lieu de 192.

  50. le 21 août 2009 à 11:32 Gilles

    Monsieur Delisle dans votre dernier commentaire vous faites un amalgame entre des mouvements césessionnistes guerriers (ETA et IRA) qui de toute évidence sont inappropriés et carrément faux.

    Comment pouvez vous comparer l’ETA et l’IRA au Bloc québécois qui oeuvre dans la sphère politique et se fait élire démocratiquement ?

    Par ailleurs, si la liberté d’opinion ne vaut que pour ceux qui ne souhaitent que le maintien du statu quo, quelle est la valeur de cette liberté ?

    Et même en se situant dans une perspective fédéraliste, comment pourrait évoluer ce modèle, en l’absence d’opinion contraire ou critique de la situation ?

    Pourriez-vous citer une proposition faite par le Bloc dans ce parlement, qui aurait pour objet et pour résultat, la destruction du Canada ?

    La conquête (le traité de Paris en 1763) n’avait-ikl pas pour objet la destruction de la Nouvelle France su profit du Royaume d’Angleterre ? Si je comprend bien, dans un contexte démocratique, vous auriez voté en faveur de ce traité…

    Qu’est-ce que l’auto flagellation monsieur Delisle, en considérant votre vision des choses ?

  51. le 21 août 2009 à 13:01 ymdelisle

    Gilles, vous avez raison. On ne peux pas comparer l’ETA ou l’IRA avec Le Bloc. Mais comme disent les Anglais, It was to make a point. Cependant, que la destruction d’un pays ce fasse via des fusils, ou des institutions démocratiques, le résultat est le même. Je ne comprends pas votre commentaire sur l’auto flagellation. Voulez-vous dire par cela que quelqu’un qui n’est pas séparatiste est contre le Québec.