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La mauvaise commission

Mettre la main sur le coeur et dire qu’on n’a rien à cacher fait toujours bon effet.
 
Pour montrer concrètement votre bonne foi, vous joignez ensuite le geste à la parole en annonçant la création d’une commission d’enquête. C’est ce que Jean Charest a fait cette semaine. Mais ce n’est pas la bonne commission qu’il a créée.
 
L’ex-ministre de la justice, Marc Bellemare, allègue qu’il existerait un réseau de trafic d’influence concernant la nomination des juges. Il dit en avoir informé le premier ministre qui n’aurait pas réagi comme il l’aurait souhaité. Disant vouloir veiller à l’intégrité de la magistrature, Jean Charest annonce immédiatement la tenue d’une commission d’enquête.
 
Cependant, depuis des mois, des témoins anonymes font des allégations nombreuses, concordantes et beaucoup plus crédibles sur l’industrie de la construction: appels d’offres truqués, factures gonflées, financement politique occulte, intimidation sur les chantiers, etc. Dans ce cas, le gouvernement s’en tient toutefois aux enquêtes policières en cours.
  
En autorisant une commission et en refusant l’autre, le gouvernement veut montrer la paille pour qu’on ne voie pas la poutre. C’est de la diversion. Vous pouvez être absolument sûr d’une chose: si Jean Charest a accepté si promptement de tenir une commission d’enquête dans l’affaire Bellemare et qu’il refuse si obstinément de le faire dans l’autre cas, c’est qu’il sait avoir peu à craindre de la première et beaucoup à craindre  de la deuxième.
 
Si le juge Bastarache fait une interprétation restreinte de son mandat, on sait en effet d’avance ce qu’il trouvera: rien ou presque. Il conclura que rien n’est parfait, que tout est perfectible, mais que notre système de nomination des juges fonctionne relativement bien.
 
Des considérations politiques entrent-elles en ligne de compte quand des gens sont nommés juges? Bien sûr que oui. Avez-vous déjà vu un juriste notoirement souverainiste nommé juge par le gouvernement fédéral? Est-ce que ce n’est pas une considération politique que de prendre en compte le sexe ou l’origine ethnique d’un candidat au nom de la représentativité ?
 
Quand des candidatures ont franchies toutes les étapes du processus de sélection, la décision finale est prise par le ministre. Ce dernier ne vit pas dans une bulle: il est au centre d’un réseau de relations, de connaissances, d’amis et d’ennemis.
 
Faudrait-il exclure de la magistrature un avocat qui a déjà eu un engagement politique bleu ou rouge? Bien sûr que non. Faudrait-il ne nommer que des gens qui ne sont jamais sortis de leurs bureaux ? Évidemment pas.
 
On ne peut, d’un côté, louanger l’engagement social et, de l’autre, pénaliser ceux qui répondent à cet appel en les plaçant sur une liste noire. L’important est que la compétence soit le premier critère, mais il est parfaitement idiot de penser que cela pourrait ou devrait être le seul. 
 
Jean Charest sait aussi que la crédibilité d’une accusation est fortement liée à la crédibilité de celui qui accuse. Miner la crédibilité du témoin est une des règles de base du jeu. Le parcours ondoyant et coloré de Marc Bellemare offre à cet égard une cible juteuse et facile. Cet homme réalise-t-il dans quoi il s’est engagé ?

18 réponses à “La mauvaise commission”

  1. le 19 avr 2010 à 8:16 lemarin

    Monsieur Facal,

    Vous aviez bien raison, tout le monde sait que les gouvernements placent leurs « amis » à différents postes. Je crois que s’ils sont qualifiés, c’est presque tolérable.

    Ce que vous ne mentionnez pas c’est que les allégations vont beaucoup plus loin: on ne parle pas seulement de placer ses copains, on parle de monnayer des nominations. On parle d’un système de trafic d’influence où un candidat potentiel serait inciter à payer pour obtenir un poste.

    Je pense que si les allégations sont fondées, nous avons à faire avec un scandale beaucoup plus répugnant que le scandale des commandites. On parle ici non seulement de financement occulte, mais d’une atteinte à l’intégrité de l’une des trois branches du gouvernement.

  2. le 19 avr 2010 à 10:46 Gilles

    Pourtant, monsieur Bégin qui a été ministre de la justice, de même que madame Goupil sous Lucien bouchard, jurent que jamais ils n’ont exercé ce pouvoir autrement que selon les règles strictes de leur jugement personnel, tel que prévu par la procédure introduite par Marc-André Bédard à l’époque du Gouvernement de monsieur Lévesque.

    Est-ce que leur connaissance des personnes inscrite sur la liste les a inclinés à un moment ou à un autre à choisir tel juriste plutôt qu’un autre ? Peut-être.

    Mais ils exerçaient vraisemblablement leur fonction avec le maximum de discrétion s’il faut en croire leurs déclarations.

    Ce à quoi nous assistons actuellement semble être d’un autre ordre. C’est vrai que monsieur Bellemare est un personnage coloré. Mais ce n’est pas un imbécile. Et je ne gagerais pas ma chemise sur le fait qu’il n’a rien à dire de déterminant. Ni sur le fait qu’il soit tant que ça une cible juteuse et facile comme vous semblez le penser Joseph.

    Nous pouvons convenir que l’angélisme n’a pas sa place dans le débat actuel. Mais entre l’angélisme ou le purisme absolu et la turpitude, il y a une marge.

    Il faut savoir jusqu’où aller trop loin écrivait Cocteau. Et il y a lieu de croire que ce premier ministre Jean Charest ne connait pas la limite de sécurité, tellement son gouvernement est empêtré dans une série de scandales qui dorment sous le manteau, comme un volcan qui s’apprête à exploser.

  3. le 19 avr 2010 à 11:22 Normand ajoindre

    Bonjour Monsieur Facal,

    Le problème avec la culture du monnayage, c’est que toutes les bonnes gens qui grenouillent autour des organisations politiques contribuent monétairement. Ça commence avec le coût de la carte de membre !!! Et vous savez comme moi que les hauts gradés dans l’organisation donnent un peu plus que des 5¢ !!!

    Pour revenir à Monsieur Bellemare qui, entre autres, a été décrit à partir de sa feuille de route comme un « perdant ». Je pense à tous les chefs politiques ou les aspirants chefs … vous ne pensez pas qu’ils ne doivent pas prendre des résolutions d’être aux aguets avant d’accueillir des collaborateurs au sein de leur état-major afin de s’assurer de ne pas laisser passer des faibles de cet acabit. Qui nous dit qu’il n’attendait pas qu’on achète son silence, lui qui a utilisé les mêmes collecteurs de fonds pour sa campagne à la mairie que ceux qu’il dénonce maintenant ?

    Il pensait peut-être que Jean Charest essaierait encore d’éteindre le feu, mais v’lan, celui-ci y va d’une commission d’enquête. Encore une fois perdant. Là, il ne pourra plus s’en tenir qu’à ses petites déclarations à la goutte. Il devra répondre aux sous-questions (ce sont les pires) d’avocats chevronnés qui, eux, chercheront à performer comme d’habitude. Voilà pourquoi Charest le fait coincer par cette commission d’enquête.

    - « C’est lui qui a volé »

    - « Mais que faisiez-vous là à tenir la poche ? « 

  4. le 19 avr 2010 à 17:09 Jean-Renaud Dubois

    Bonjour M.Facal,

    J’imagine que les espagnols ont dû passer une semaine réjouissante en voyant 2 de leurs meilleures raquettes (Nadal-Ferrero) se disputer la finale de Monte-Carlo ?

    Le sport autant au Québec qu’en Espagne est puissant analgésique !

    ***

    ………POUR SE FAIRE APPLAUDIR LE PLQ A SEULEMENT 2 CHOIX :

    …….à «lA CHAMBRE DE COMMERCE» ou à «SON CONSEIL GÉNÉRAL»

    1ère partie :

    Nomination des juges, la presse canadienne :

    …. « Tant le premier ministre Jean Charest que la ministre de la Justice, Kathleen Weil, ont nié tout changement à la procédure de nomination des juges.
    Cette procédure, instaurée en 1979, fait en sorte que la liste de candidats n’est soumise qu’au seul ministre de la Justice. Ce dernier soumet sa recommandation au Conseil des ministres qui le cautionne le plus souvent, sinon toujours. Laissés dans le noir quant à la liste des candidats, d’autres membres du Conseil des ministres ne peuvent appuyer d’autres candidats.

    Bombardés de questions par la porte-parole du Parti québécois en matière de justice, Véronique Hivon, et la chef péquiste Pauline Marois, le premier ministre Charest et la ministre Weil ont répété que les membres du Conseil des ministres n’avaient pas accès aux noms des candidats à la magistrature. Cette liste est confidentielle, ont-ils martelé.

    Mme Weil a parlé d’une erreur de son attaché de presse.

    ……….. « Jamais on ne met de la pression politique sur moi. [...] Quand on me dit : « J’ai quelqu’un que je connais qui a postulé », [...] il n’y a personne qui sait qui est sur la liste. »

    — La ministre Kathleen Weil

    Réf. : http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2010/04/15/001-sondage_bellemare.shtml

    NDLR : Sarah Pilote-Henry avait déclaré que la liste était remise au conseil des ministres… au grand dam de Jean Charest.

    ***

    Texte de réflexion du Devoir :

    Québec : Le naufrage d’un parti, mais aussi d’une société, Jean-Claude Leclerc

    http://www.ledevoir.com/societe/ethique-et-religion/287231/quebec-le-naufrage-d-un-parti-mais-aussi-d-une-societe

    Bonne journée,

  5. le 19 avr 2010 à 17:27 Jean Claude Pomerleau

    (1) Pierre Goyette – Ancien sous-ministre des Finances, ancien membre du conseil d’administration de la Caisse de dépôt et placement du Québec et ex-président et chef de la direction de la Banque Laurentienne du Canada.

  6. le 20 avr 2010 à 11:44 Normand ajoindre

    Bonjour Monsieur Facal,

    Dans les bulletins de nouvelles, ces jours-ci, on nous parle de situations qui laisseraient présumer de possibilité de partisanerie. Que des hauts-dirigeants politiques prendraient des décisions de nature partisane. N’avez-vous pas, déjà dans votre très jeune âge, entendu des remarques telles que « la politique, c’est sale », « les politiciens sont des menteurs ». Si nous ne le savions pas déjà, je pense que nous perdons notre temps à essayer de comprendre pourquoi l’argent passe comme de l’eau à travers un panier d’osier dans l’administration de nos services d’éducation, de santé et d’entretien des routes.

    J’ai apprécié l’article de Jean-Claude Leclerc « Le naufrage d’un parti, mais aussi d’une société » qui évoque le spectacle d’un équipage en panique à la veille d’un naufrage. L’initiation officielle des politiciens au mensonge se fait au moment de l’acceptation des « caisses occultes comme toujours, ces fonds dissimulés sous les déclarations officielles remises au Directeur général des élections. »

    Le plus grave rapporte Jean-Claude Leclerc, « c’est l’effondrement de l’éthique et du sens de l’intérêt public au sein de classes dirigeantes, de milieux d’affaires, d’organisations syndicales et d’institutions vouées à la formation des cadres de la collectivité.  »

    « Une régression se répand — visible dans ces pompeux châteaux de trafiquants de drogue et de kleptomanes de la finance — à laquelle les réformateurs, qu’ils s’affichent «lucides» ou «solidaires», n’apportent guère de réponse. »

    « Des prix sont alors gonflés, des normes inappliquées, des gens intègres défavorisés, et des individus sans scrupule dotés d’un pouvoir occulte sur les lois et les décisions publiques.  »

    « Le réveil est brutal, surtout parmi les citoyens d’après la Révolution tranquille et les militants encore honnêtes des formations partisanes. Le Devoir ne peut plus dire, comme au temps d’André Laurendeau, que le Québec est géré par un cabinet de «rois nègres» soudoyés par des firmes étrangères. Les habitants de la Belle Province, semble-t-il, se sont approprié les moeurs coloniales d’antan. Ils ont même innové en donnant des formes légales à la corruption.  »

    On parle d’eux. Mais nous qui possédons une carte de membre, ne sommes-nous pas complices ?

  7. le 20 avr 2010 à 15:08 Victor Beauchesne

    Très bon commentaire M. Facal. La commission Gomery est l’exemple que M. Charest ne veut sûrement pas suivre, alors il utilise les enquêtes policières pour le monde de la construction. Peut-être aura-t-il raison un jour ? Entretemps c’est facile de comprendre qu’une commission sur la construction deviendrait rapidement un cirque médiatique où le gouvernement aurait tout à perdre.

    Quant aux allégations de M. Bellemare, je crois comme vous que ce dernier risque gros et que sa crédibilité est bien fragile, malgré les sondages.

    Je suis un peu fatigué d’entendre tous ces observateurs s’élever contre le fait que nos politiciens font de la politique et que tout argent donné à un parti politique est sale par définition. Comme si pour 3 000 $ vous pouviez acheter n’importe quoi. Comme si le vieux dicton « money makes the world go around«  s’appliquait partout sauf au Québec.

  8. le 20 avr 2010 à 20:28 Jean-Renaud Dubois

    Bonjour,

    Quelques petites remarques sur l’affirmation de Victor : « Comme si pour 3 000 $ vous pouviez acheter n’importe quoi… (…) » V. Beauchesne

    À première vue M. Beauchesne a raison ; que pourrait donc acheter un individu avec ce montant de 2 700$ (3 000$ – 300$ de crédit max. = 2 700$) ?

    Voyons quand mêeme les possibilités :

    1- Vouloir impressionner le député ou des membres de l’exécutif en vue de devenir un des membres de cet exécutif.

    Pour ce faire il faut vraiment aimer un parti d’un amour infini…
    Il me semble que 1 000$ serait suffisant, non? Mais cela n’est quand même pas à la portée de « toutes les poches » !

    2- Si l’on tient vraiment à devenir membre d’un exécutif : un 3 000$ activerait évidemment les choses! Pour les affairistes, sûrement, mais pas pour le commun des mortels !

    3- À moins qu’on ait des petits zamis (riches) qui ont besoin d’aide pour ouvrir une ou des garderies privées ! Là alors cela devient plus intéressant, non?

    Enfin, contrairement à vous Victor, je pense « « qu’il est possible » avec des 3 000$ d’acheter n’importe quoi ou presque… » :

    Et vous le savez pertinemment…Il faut simplement regrouper des 3 mille$ de professionnel(le)s, d’une moyenne ou grande firme (que la cie rembourse sous le thème déplacements -?) afin d’influer pour obtenir des contrats !

    Évidemment ce n’est pas légal même si 3 de nos ministres ont déclaré que les compagnies pouvaient contribuer (lapsus) : que le DGE s’est dépêché d’enquêter pour la frime!

    Le parti qui a été assez irresponsable (au grand désarroi du peuple!), pour suivre le corrupteur en chef (PLQ) : c’est la PQ qui avait dû rembourser près de 100 mille$ au plus grand plaisir du PLQ mort de rire…qui lui avait été innocenté faute de preuve!

    Pourtant, pourtant…pourtant on nous apprend — comme si tout le monde ne s’en doutait pas — que les contributions de 1 000$ et plus correspondent respectivement à :

    15 % du total au PQ ….. et….. 75% du total au PLQ !

    Voilà Victor des exemples et des chiffres qui font réfléchir, à moins que vous cautionniez l’achat d’une nation(commandites) ; ou dans le cas qui nous concerne, l’achat de contrats qui permettent 30% d’augmentation des coûts ?

    Jean-Renaud Dubois
    Sainte Adèle

  9. le 21 avr 2010 à 10:19 Victor Beauchesne

    Une question de base se pose: voulons nous comme société encourager nos citoyens à participer au processus politique ? Si je veux donner 100 000 $ à l’hôpital Ste-Justine, libre à moi de le faire. Mais si je veux encourager une formation politique qui partage mes valeurs et mes objectifs, alors là la limite est de 3 000 $.

    M. Dubois critique cette limite comme étant trop généreuse et donne en exemple les dons aux différents partis comme quoi le PQ serait plus honorable que le PLQ dû à la moyenne de ses contributions. Selon ses chiffres, réduire la limite à 1 000 $ avantagerait le PQ, et M. Dubois ne se croit même pas partisan en le proposant.

    Je crois que la question va bien au delà de la partisanerie. Limiter les contributions à une formation politique est équivalent à limiter ses moyens d’action et de prosélytisme. Lier le financement des partis directement au nombre de votes reçus est signer l’arrêt de mort de tout nouveau parti ou mouvement politique qui voudrait émerger et nous condamnerait à vivre éternellement avec les partis existants.

    Quant à l’achat d’une nation avec les commandites, si 560 000 $ ( de mémoire le montant dépensé en trop) peut acheter une nation on va arrêter le débat svp, non ? Les commissions de la souveraineté qui ont fait le tour du Québec aux frais des contribuables n’ont pas été comptabilisés, mais ça on n’en parle jamais, on aime mieux se réconforter avec le mythe du référendum volé.

    Mais c’est surtout le ton moralisateur condescendant qui agace le plus, comme si au PQ personne n’a jamais utilisé des prête-noms pour y contribuer. Et dénoncer l’hypocrisie n’est pas synonyme de caution morale.

  10. le 21 avr 2010 à 13:25 Normand ajoindre

    Bonjour Monsieur Facal,

    Dans le cadre de nos échanges sur l’aventure dans laquelle Marc Bellemare vient de s’impliquer, et comme avant goût de ce que l’actualité nous présentera au fil de la commission d’enquête, je ne puis résister à rapporter cette nouvelle à savoir que « Le DGE enquête sur le financement du parti qu’a fondé l’avocat Marc Bellemare en 2005 pour briguer la mairie de la capitale, Vision Québec.  »

    Quelqu’un aurait admis avoir servi de prête-nom pour un prêt de $10,030 au parti en question.

    Monsieur Bellemare aurait refusé de commenter le déclenchement de cette enquête sur le financement de son ancien parti.

  11. le 21 avr 2010 à 18:38 Robert Lachance

    Ce n’est pas moi qui a versé ce $10,030 au parti en question, Normand.

    J’ai versé $140,00, le maximum permis pour faire payer finalement par les payeurs d’impôts des partis adverses ou non 75 % de ce $140. Vous me suivez en ce mois de rapport d’impôts provincial ? En judo, j’ai appris qu’il fallait utiliser au meilleur la force de l’adversaire.

    Je l’ai fait en décembre suivant sa défaite. C’était le plus avant-gardiste des candidats en matière de peuplement pour la ville de Québec. Immigration, s’entend. Il n’a pas poussé l’avant-gardisme à la correction de notre faible taux de fécondité. Il serait moins avantgardiste que moi sur ce point. Non-textuellement mais sexuellement, j’avoue qu’il a fait plus que moi à ce chapitre.

    Appel à tous Si 40% des contribuables ne paient pas d’impôts, peuvent-ils avoir un retour d’impôt sur l’argent qu’ils auraient versé en contributions électorales partisanes ?

    Je termine par un court poème à la japonaise (haïku):

    La démocratie
    Occasionne le débat
    Ça se voit ici

  12. le 21 avr 2010 à 22:46 Jean-Renaud Dubois

    Bonjour,

    Petite correction au texte précédent :

    …. « À première vue M. Beauchesne a raison ; que pourrait donc acheter un individu avec ce montant de 2 700$ (3 000$ – 300$ de crédit max. = 2 700$) ? »

    Le montant maximum à déduire est plutôt de 400$, ligne 414 du TP1.

    Bonne soirée,

    N.B. Normand, je n’ai pu moi non plus résister à rectifier les dires de M.Beauchesne et de démontrer que le petit frère (PLQ) est bien dans la lignée du Parti Libéral du Canada …

    …. « Dans le second de ses rapports sur les commandites, rendu public le 10 février 2004, la vérificatrice générale du Canada, Sheila Fraser, s’est aussi penchée sur la gestion générale de toute la publicité du gouvernement canadien en dehors des commandites impliquant la modique somme de 793 millions de dollars pour 2200 activités de publicité entre 1998-1999 et 2002-2003. Elle a constaté à ce sujet que la gestion de l’ensemble de la publicité gouvernementale était tout aussi scandaleuse que celle du programme des commandites: «À quelques exceptions près, les mêmes fonctionnaires ont violé les mêmes règles dans l’adjudication des contrats aux mêmes sociétés». Au sortir de la conférence de presse qu’elle a donnée à l’occasion du dévoilement de son rapport, elle a même affirmé n’avoir «montré que la pointe de l’iceberg». Elle est revenu à la charge concernant cette publicité hors commandites en enjoignant le juge Gomery de s’y intéresser, à chacune des deux fois qu’elle a comparu devant lui »

    http://www.action-nationale.qc.ca/index.php?option=com_content&task=view&id=349&Itemid=99999999

  13. le 23 avr 2010 à 13:57 Jacques Dalpe

    Quand tout le monde peut influencer le Premier Ministre sur le choix des juges, il y a lieu de s’inquiéter. C’est la protection même du Premier Ministre que devait assurer le Ministre de la Justice en étant le seul maître de la liste. Faire autrement, c’est laisser le Premier Ministre à la merci de trop de pressions de ses amis et supporteurs. Je suis inquiet quand je vois des citoyens trouver le processus normal.

    Le grand problème de ce gouvernement, c’est que tout le monde parle en même temps et se contredit. C’est comme pour la vaccination contre le H1N1. Les porte-paroles étaient partout, se contredisaient. Et ce qu’on disait un jour n’était valable que pour l’heure suivant la déclaration d’un personnage publique.

    C’est désolant de voir toutes les prises de positions par des Ministres supposément compétents. Et aujourd’hui, on apprend que Jean Charest va annoncer un remaniement majeur avant la St-Jean. Ça va être notre fête! Et le juge Bastarache n’aura plus les mêmes interlocuteurs en poste.

  14. le 23 avr 2010 à 14:39 Robert Lachance

    Logiquement, prochain truc possible pour Charest, en fin d’avant-midi à Radio-Canada Maisonneuve parle de remaniement ministériel. En début d’après-midi, on pose la question à Bolduc qui ne refuserait pas un changement. Plus tôt, le journaliste habituel conclu pas prochainement.

    Est-ce que ce n’est pas une considération politique que de prendre en compte le sexe ou l’origine ethnique d’un candidat au nom de la représentativité ?

    - Vous marquez trois points.

    La vie est combat
    Entre rouges et bleus ici
    Tout le monde sait ça

    Sans changer d’à-propos, vous n’avez rien contre Michaëlle Jean ? Ferait-elle une bonne pape ? Devrais-je écrire papesse ? Aujourd’hui, on l’envoie à Haïti. Hier à Radio-Canada, on s’est demandé si XVI pourrait démissionner suite au scandale de la pédophilie.

    « La papesse Jeanne est une femme qui aurait usurpé la papauté catholique en cachant sa véritable identité sexuelle. Son pontificat est généralement placé entre 855 et 858, c’est-à-dire entre celui de Léon IV et Benoît III, au moment de l’usurpation d’Anastase le Bibliothécaire. Le personnage est considéré comme légendaire par les historiens ». Wikipedia

    XVI – III = XIII. Croyez-vous à la numérologie ?

    « La foi mène le monde. On s’en va où ?

  15. le 24 avr 2010 à 9:06 Gilles

    La Papesse jeanne est unmythe Robert. Michaëlle Jean est une perle. Des Antilles. On devrait donc la garder dans le trésor Canadian. Des fois que le collier de Babeth se briserait…

  16. le 28 avr 2010 à 8:53 Marc Tremblay

    Bonjour Monsieur Facal,

    Encore un excellent commentaire de votre part.Vous êtes un merveilleux éveilleur de conscience.En même temps, vous avez le don d’aller au fond des choses sans heurter personne. Vos annlyses sont toujours radicales, au sen noble du terme, en ce sens que vous allez à la racine des problématiques. J’apprécie.

    Concernant Jean Charest, je trouve très déplacé son propos sur Bellemare, à l’effet que ses accusations salissaient toute la classe politique. C’est par ses décisions ( ou absence de décisions ) sur une éventuelle enquête sur l’industrie de la construction, sur le financement illégal du PLQ, sur l’affaire des garderies que Jean Charest discrédite toute la classe politique. Comme Jean Chrétien l’a fait au niveau fédéral.

    Ce serait probablement naïf d’affirmer que le PQ a toujours été blanc comme neige dans la nomination des juges, bien que cela semble être un problème mineur comparativement à d’autres maux de la société politique.. Par contre il est révélateur de constater que lorsque le PLQ est au pouvoir, les contributions ( on parle pas d’un petit 5 $, mais plutôt de 1 000 $) triplent alors que les contributions au PQ demeurent les mêmes, qu’il soit au pouvoir ou non.

    À constater tout ce qui grenoulle dans les arcanes du pouvoir à Québec, j’ai la désagréable impression que nous ne vivons pas dans une réelle démocratie mais dans une république de « bananes ».

    Un jour, un journaliste a demandé à Albert Einstein ce qu’il pensait de la démocratie. Le savant a répondu :  » Ce serait une bonne idée « .

  17. le 01 mai 2010 à 13:31 Robert Lachance

    « Encore un excellent commentaire de votre part. Vous êtes un merveilleux éveilleur de conscience. En même temps, vous avez le don d’aller au fond des choses sans heurter personne. Vos analyses sont toujours radicales, au sens noble du terme, en ce sens que vous allez à la racine des problématiques. J’apprécie. » Marc Tremblay

    D’accord.

    Vous ne vous exprimez pas mal vous aussi. Et je ne parle pas seulement de la forme mais davantage du contenu. Auriez-vous étudié chez les Jésuites à Québec …

    En quelle année la question du journaliste à Albert Einstein ?

    Ce n’est pas économique d’imposer à 80 % d’une population un travail que font à 95 % de toute façon à elles seules 200 personnes plus pas plus de journalistes.

  18. le 02 mai 2010 à 10:23 Robert Lachance

    C’est de la diversion. Joseph Facal

    C’est de la diversion en réponse à de la diversion du PQ et de l’ADQ qui évitent ainsi d’aborder notre premier problème national, notre dégénération depuis 1970. Elle n’a pas été prise en charge en 1989 suite à la dénonciation de Jacques Henripin dans son livre Naître ou ne pas être.

    C’est la même chose avec l’attaque du ministre de la famille à qui l’on ne reproche pas de ne pas s’occuper du maintien de notre patrimoine génétique mais de s’occuper de l’enrichissement de la sienne.

    Hier à Québec environ 200 citoyens se sont réunis en atelier pour étudier un projet de politique d’immigration. La politique serait adoptée en juillet. Dans la documentation remise, on expose un graphique qui illustre les projections démographiques pour la main d’oeuvre en ville de Québec. L’oeuvre est de l’Institut de la statistique du Québec et date de 2004.

    Depuis 2007, le nombre de personnes à hauteur de 74 000 qui entrent en force de travail, les 20-29 devient moins élevé que celui des 55-64 qui en sortent. La cohorte de notre force de travail diminue en nombre, pour ne parler que de cet aspect. Inquiétant.

    Voyez ce tableau:

    Tableau 13
    Indice de remplacement de la main-d’œuvre
    Ville de Québec – 2001-2026

    Colonnes:
    1 – Année
    2 – nombre de 20-29 ans
    3 – nombre de 55-64 ans
    4 – Indice de remplacement: 2 / 3 * 100 =
    5 – Écart: 2 – 3 =

    2001 77 520 ** 58 243 ** 133 ** 019 277
    2002 78 640 ** 61 488 ** 128 ** 017 152
    2003 78 817 ** 64 450 ** 122 ** 014 367
    2004 78 506 ** 67 353 ** 117 ** 011 153
    2005 77 545 ** 70 074 ** 111 ** 007 471
    2006 76 068 ** 72 555 ** 105 ** 003 513
    2007 73 879 ** 74 521 ** 099 ** (00 642)
    2008 71 665 ** 76 229 ** 094 ** (04 564)
    2009 69 699 ** 78 123 ** 089 ** (08 424)
    2010 68 110 ** 79 988 ** 085 ** (11 878)
    2011 67 199 ** 81 434 ** 083 ** (14 235)
    2012 66 695 ** 82 658 ** 081 ** (15 963)
    2013 66 641 ** 84 132 ** 079 ** (17 491)
    2014 66 476 ** 85 165 ** 078 ** (18 689)
    2015 66 147 ** 85 985 ** 077 ** (19 838)
    2016 65 896 ** 86 592 ** 076 ** (20 696)
    2017 65 607 ** 87 199 ** 075 ** (21 592)
    2018 65 073 ** 87 585 ** 074 ** (22 512)
    2019 63 941 ** 87 390 ** 073 ** (23 449)
    2020 62 455 ** 86 790 ** 072 ** (24 335)
    2021 60 576 ** 85 520 ** 071 ** (24 944)
    2022 58 906 ** 83 602 ** 070 ** (24 696)
    2023 57 326 ** 81 330 ** 070 ** (24 004)
    2024 56 137 ** 79 044 ** 071 ** (22 907)
    2025 55 228 ** 76 908 ** 072 ** (21 680)
    2026 54 413 ** 74 772 ** 073 ** (20 359)

    Source : Institut de la statistique, Indice de remplacement, Ville de Québec 2001-2026, 2004
    Traitement : Commissariat aux relations internationales et immigration

    L »immigration est de compétence partagée entre le fédéral et le provincial. Pour notre survie nationale, le pallier fédéral nuit peut-être plus qu’il n’aide. Mme Andrée Boucher, une fédéraliste affichée trouvait que nous avions trop de paliers de gouvernement. M. Labeaume, ?