La majorité minoritaire
22 mai 2008 par Joseph Facal
Une petite réaction rapide, à chaud comme on dit, au rapport Bouchard-Taylor, sorti il y a quelques heures, et dont je viens de terminer de lire l’intégralité.
On y reviendra évidemment en long et en large. Les médias s’attarderont surtout, comme d’habitude, sur les recommandations, notamment celles qui ont trait à des points controversés comme le crucifix et le hidjab.
On insistera aussi beaucoup, vous verrez, sur l’opinion des commissaires selon laquelle il y a un malaise identitaire au Québec, mais pas de crise autour des accommodements raisonnables à proprement parler.
Pour moi, trois idées importantes ressortent de ce rapport touffu. J’insiste surtout sur elles car il ne faudrait pas qu’elles passent inaperçues ou presque.
D’abord, que le nombre d’immigrants que nous laissons entrer doit correspondre à notre capacité d’accueil, et que le Québec est déjà, depuis les années 1940, l’une des sociétés au monde qui reçoit le plus d’immigrants par habitant. Mario Dumont appréciera.
Ensuite, les deux commissaires expliquent longuement pourquoi le multiculturalisme à la canadienne est inadapté à la réalité québécoise : essentiellement, parce qu’on trouve ici, contrairement au reste du Canada, un groupe ethnique francophone très majoritaire et très légitimement inquiet pour l’avenir de sa langue et de sa culture.
Enfin, disent-ils, on ne peut raisonnablement demander aux Québécois francophones de se comporter comme une majorité confiante, alors qu’ils sont, dans les faits, une minorité au Canada, «malmenée par l’histoire».
Tiens, tiens, nous rapprocherions-nous du fond de l’affaire ?
On pouvait pourtant craindre le pire. Dès le début de sa démarche, Gérard Bouchard avait, rappelez-vous, loué la «maturité» d’un groupe de jeunes qui ne voyait aucun problème à «accommoder» n’importe qui et n’importe quoi. Vous étiez donc immature si vous pensiez autrement.
À cette époque, plutôt que d’écouter respectueusement les inquiétudes exprimées lors des audiences, Gérard Bouchard se reprochait même de ne pas avoir assez contribué à «bâtir l’argumentaire» pour vaincre les résistances de ceux qui ne pensaient pas comme lui.
Certes, comme l’annonçaient les extraits publiés par The Gazette, le rapport fait reposer sur les épaules de la majorité francophone, qui n’est bien sûr pas encore assez ouverte, pas encore assez accueillante, la responsabilité principale de l’intégration des immigrants.
On sent aussi que les deux commissaires se désolent, sans jamais le dire, de ce que les Québécois de souche ne partagent pas leur enthousiasme presque sans réserves pour la diversité ethnique. Mais on se doutait de ça.
Je nous revois encore - mon père, ma mère et moi - arrivant au Québec en 1970. Mes parents savaient que rien ne serait facile. Personne ne les obligeait à venir ici.
Il ne leur serait même pas venu l’idée de demander à la société qui les accueillait de changer pour les accommoder. Il allait de soi que c’était à eux de le faire.
Évidemment, c’était avant que les sociétés occidentales soient rongées de l’intérieur par le sentiment de culpabilité, la mauvaise conscience, le relativisme et la sacralisation des droits individuels.
Ce n’est pas la diversité ethnique qui est un problème dans le Québec d’aujourd’hui.
C’est d’abord notre réticence à affirmer qu’il est parfaitement normal que les Québécois francophones soient attachés à leurs traditions et à leurs valeurs, et qu’ils fixent clairement les règles du jeu.
Et c’est ensuite de faire comprendre que les francophones ne sont pas encore vraiment maîtres chez eux.
33 réponses à “La majorité minoritaire”

Cinq millions de dollars de l’argent des contribuables dépensés, pour se faire dire que le problème en est surtout «une crise de perception», et non de réalité.
Ah bon…
Pendant ce temps, la commission scolaire English Montreal se penchera bientôt sur le cas de deux projets d’écoles ‘ethniques’, l’une noire et l’autre juive.
Je dois croire que tous les gens dans mon entourage qui trouvent ces projets néfastes sont frappés par une «crise de perception» eux aussi.
Mais dans un sens, je trouve normal que les recommandations soient pour les Québécois eux-mêmes. Le problème ce n’est pas les néo-québécois; c’est Nous qui sommes tellement mêlés dans nos cerveaux de Québécois-francophones-canadiens d’Américain-d’origine-française-Française! On ne sait même pas qui on est et on veut que ceux qui arrivent soient semblables à Nous et adoptent les mêmes valeurs que Nous? Commençons donc par clarifier qui Nous sommes : des Québécois. Point. Et ça, peu importe notre christie d’origine!
Quand Bouchard & Taylor disent que la responsabilité des accomodements entre différents groupes culturels incombe surtout à la majorité “Canadienne-française” , on serait bien mal aisés de les contredire.
Nous sommes majoritaires, nous avons donc
1. le pouvoir
et
2. les responsabilités
d’une majorité. Ils ont mis l’emphase sur les responsabilités, mais il me semble que lorsqu’on donne des responsabilités à quelqu’un, il a nécessairement les pouvoirs qui vont avec. On les a ces pouvoirs. On est déjà maîtres chez nous.
Je m’en viens à me demander si la raison qui fait que nous n’avons pas de réflexes de majoritaires serait un genre de complexe du porteur d’eau, un genre de blocage mental, que certains nommeraient l’esprit de colonisé. C’est un beau leg de nos nègres blancs ancêtres.
En disant au peuple Québécois: vous êtes en charge de l’immigration, arrangez-vous pour que ça réussisse, les commissaires viendraient en contradiction avec cet esprit de colonisés.
Je ne sais pas si ce que j’avance est passé par la tête des deux hommes, mais c’est à mon avis une conséquence heureuse de leur rapport.
Est-ce que je suis normal si je suis complètement tannée d’entendre des défenseurs de groupes extrèmistes venir dire que le multiculturalisme est magnifique? Nous devrons maintenant nous excuser d’être les déscedants des français qui ont bati le pays car cela pourraient heurter les sensibilités. Est-ce que vous connaissez beaucoups pays du monde qui aurraient fait une commission démocratique de la sorte pour parler de ce problème? Conaissez vous un seul autre peuple qui accepeterait de se faire donner 37 recommandations qui disent en somme à la majorité de se coucher devant les minorités? Imaginez 2 philosophes israeliens qui rende un rapport disant que leur peuple est raciste et xénophobe contre les arabes d’Israel et de Palestine et qu’il faut maintenant se replier pour leur laisser la place en retirant tout les symbol juif d’Israel… Est-ce que les gens accepteraient sans rien dire?
Pourquoi est-ce qu’on laisse les extrèmiste musulman, juifs et sikh essayé de nous donner des lecon d’ouverture alors que les pays dont viennent ces communautés sont les plus raciste et xénophobe. C’est un total non sens. De la même manière que certasins gens réfugiés de pays dictatorial (souvent des pays arabes) arrivent au Québec et manifestent en disant que le canada et le québec torture et ne respecte les droits de la personne. Nous n’avons pas besoin de lecon de démocratie ni de lecon d’ouverture d’esprit de leur part. Je m’excuse pour mes propos un peu dure mais je n’en peu plus du sentiment de culbalité collective que les leaders de mouvement essaye de laisser planer sur les Québécois.
Nous sommes sans aucun doute le peuple le plus ouvert et le plus accomodant de la planète alors qu’est-ce qu’il faut de plus?
@ Hubert
Je crois que vous mêlez les cartes. La responsabilité de cette dérape “getthoïsante” de ces écoles juives et noires tombe sur le gouvernement Charest. Le problème, c’est qu’il va probablement réutiliser cette commission pour se soustraire de ses responsabilités. Et les gens mordent à l’hameçon. Depuis quelques mois, Charest ne fait rien, et ça lui réussit dans les sondages.
@ François Aubin
Je suis, comme vous, écoeuré d’entendre certaines demandes provenant de groupes d’extrémistes. Si ça ne marchait jamais, ils ne “s’essayeraient” pas. Il faut se comporter en majoritaires et envoyer paître ceux qui nous traitent de racistes, surtout nos anciens maîtres Anglais.
@ olivier
Je vous en prie, indiquez-moi où je mêlerais les cartes. Je ne faisais pourtant que souligner une évidence: ce rapport -sur lequel tant d’énergie, de salive et d’argent a été dépensé- conclut qu’il n’y a finalement qu’une «crise des perceptions», et j’ai ensuite donné un exemple concret pour démontrer que cette interprétation minimise incroyablement l’ampleur des problèmes.
Vous semblez d’ailleurs d’accord avec moi sur ce dernier point, qualifiant les projets d’écoles de la commission scolaire English Montreal de «dérape “getthoïsante”».
@Olivier
Notez que la pro-vinci de Québec (et par conséquent le peuple Québécois) n’a que des pouvoirs d’une prôooovince, donc ne contrôle pas tout ses leviers et le peuple peut ne pas se sentir en contrôle.
L’indépendance du Québec ne règlerait pas tout les problèmes, loin de là, mais ça donnerait au moins de la confiance, de la responsabilité et du pouvoir au peuple québécois.
@François Aubin
Il ne faut pas charrier quand même! Lisez le rapport! Les commissaires n’ont jamais dit que les Québécois étaient raciste et xénophobe, au contraire!
Je sais que le rapport ne dit pas que nous sommes xénophobes ou racistes c’est plutot des sous entendu entretenu par certains intelectuels élitistes qui méprisent les gens qui rejettent le multiculturalisme. Le rapport parle d’interculturalisme plutot que de multiculturalisme est c’est un pas en avant. Je suis d’accord avec l’idée de dialogue mais je suis également très fier de mes racines et pour moi le Québec c’est la langue francaise et la traditions et la culture québécoise point à la ligne. Comme le souligne monsieur facal, les québécois qui immigraient ici avant la charte candienne et avant le relatisvisme total acceptaient de renoncer à certaines coutume pour s’adapter à la société d’accueil. C’est comme ça partout à travers le monde encore aujourd’hui!!! Les centaines de milliers de Québécois qui ont émigrés aux états-unis ont tous finis par vivre comme des américains comme tous les autres immigrants de ce pays.
Le blame de ce manque de conviction pour afirmer nos valeurs ne revient pas aux immigrants, il revient aux accueillant et voila le réel problème.
….la seule menace tangible pour notre langue française est que maintenant ,il y a plusieurs personnes qui se fichent de bien écrire, parler ,défendre notre langue, le français,—,ce ne sont pas les étrangers .. qui sont les adversaires, mais bien nos gens qui ne se donnent pas la peine de poursuivre le chemin de nos défricheurs,,,j’Ai de la parenté dans les autres provinces et ils sont ben tannés de voir l’indifférence des gens du Québec à leurs égards, ils doivent travailler fort pour maintenir leur langue française et ils aimeraient parfois avoir un petit coup de pouce de nous, il sont installé là-bas depuis plus de 100 ans, leurs racines sont dans le Canada Français, mais leur vie est à Whitehorse, Vancouver,Winnipeg’.Toronto, Edmonton, CAlgary,…quand on leur demande leur nationalité, ils se disent CAnadiens-Francais,,,merci,
C’est d’abord notre réticence à affirmer qu’il est parfaitement normal que les Québécois francophones soient attachés à leurs traditions et à leurs valeurs,…
Et c’est ensuite de faire comprendre que les francophones ne sont pas encore vraiment maîtres chez eux.
Comment fait-on pour expliquer à l’immigrant ce que veut dire intégrer, face à une majorité de Québécois dit «francophone», quand il s’oblige lui-même à «l’anglaise» et devient plutôt hybrides «bilingue».
Face à un Québécois qui écrit et parle en français, mais dont la culture audio visuelle n’est pas française, plutôt étrangère anglo-américaine.
Quelle est votre identité, appartenance, Québécois ?
sp
Bonjour Monsieur Facal,
Des rapports de commissions, les bibliothèques en sont pleines ! Sans parler de toutes les autres thèses, études, traités, etc
Beaucoup de gens n’ont pas compris que le travail de Messieurs Taylor et Bouchard ne sont que d’ordre consultatif. Faudrait s’assurer que le peuple comprenne bien que ces messieurs ne donnent pas des ordres au gouvernement en vue d’instaurer des changements. Messieurs Taylor et Bouchard ont agi comme des consultants dont le mandat était de faire une étude sur un problème (au pluriel) et de remettre leur rapport. Le client qui reçoit le rapport n’a aucune obligation suite à l’étude en question (à part de payer ses fournisseurs de service).
Beaucoup de gens sont surpris des conclusions et autres considérations contenues dans le rapport. Leur aurait-il échappé que ces messieurs sont des lauréats dans le monde des penseurs, des chercheurs, des autorités pour la connaissance des humains dans la société (philosophie et sociologie). Ces messieurs ne dérogeront jamais aux implications des principes conséquents aux droits de la personne, n’en déplaise à ceux qui auraient pu compter sur eux pour être des “conservateurs” des habitudes et mœurs de l’ancien temps.
Pensez-y deux minutes, il n’y a pas un spécialiste sur les questions concernant l’homme et la société qui affirmera que les us et coutumes d’un peuple doivent être définis et cristallisés au début de son existence et demeurer tels quels jusqu’à la fin des temps. D’ailleurs, il n’y a aucun représentant d’un peuple qui peut dire exactement quand celui-ci a commencé à exister. Tous les peuples proviennent d’un ramassis de cultures.
En conclusion, je dirai que l’important est que les gens dans la société voient à ce que leurs institutions soient gérées en fonction de leurs décisions. Même si plus tard ces gens sont remplacés par d’autres personnes avec des vues différentes. C’est ce qu’on appelle l’évolution.
L’absent a toujours tort. Nos universités sont remplies de fils d’immigrés. Ce sont eux qui feront connaître les tournants à nos institutions. Notre québec est en pleine croissance socialement parlant.
_______________
Ceci est l’une des adresses que messieurs Taylor et Bouchard ont inscrite dans leur bottin quand ils ont commencé leur mandat : http://nobelpeaceprize.org/
M. Facal,
Pourquoi votre famille est-elle venue au Canada en 1970? Ça m’intringue car 30 ans plus tard, vous voulez détruire le pays qui vous a ouvert les bras.
A ymdelisle
vous êtes un vrai fédéraliste monsieur car vous démontrez une fois de plus votre incapacité à vous empêcher de culpabiliser et faire taire monsieur Facal en l’accusant de “vouloir briser le pays qui vous a ouvert les bras”.
Dans un texte antérieur, monsieur Facal notait justement que ce que veulent certains fédéralistes, c’est que les québécois ne puissent ni parler, ni s’exprimer. Par votre intervention, monsieur, vous faite la preuve de cela. Vous n’avez pas d’argument rationnel, comme c’est l’habitude des fédéralistes, alors, vous essayez de faire taire monsieur Facal en cherchant à le culpabiliser.
Je vous ferai remarquer que ce n’est pas les canadians qui ont accueilli monsieur Facal, ce sont les québécois. Les québécois ont parfaitement le droit de penser à vouloir se diriger eux-mêmes sans que cela ne brise le Canada. Cet argument de “briser le pays” est tout à fait irrationnel et cherche à vouloir culpabiliser les québécois en leur suggérant qu’ils sont négatifs: ils veulent briser le Canada. Je ne sais pas si vous avez des enfants monsieur mais si c’est le cas, je souhaite que vous ne chercherez pas à les culpabiliser lorsqu’ils voudront quitter votre foyer pour voler de leur propres ailes en leur disant de ne pas partir parce qu’ils vont briser votre famille, qu’ils sont des ingrats d’agir ainsi envers leurs parents qui leur ont donné la vie, les ont nourris, aimés, etc…et bla bla bla. Si c’est le seul genre d’arguments que vous avez, vous ne convaincrez personne tout en vous ridiculisant. Vous pouvez bien vouloir rester dans le Canada…pour ne pas faire de peine à “papa et maman”.
Ca s’peux-tu? Franchement!
“les francophones ne sont pas encore vraiment maîtres chez eux”
mieux veut dire, qu’ils sont “maîtres chez eux”, mais pas maîtres partout ou ils veulent que ce soit chez eux; chez moi, par exemple, les francophones se comptent par mes doigts, c’est normal alors qu’ils “ne sont pas encore vraiment maîtres chez eux”; une question de perception vraiment…
ymdelisle
Peut-être que, parce-que ce Canada ou Monsieur Facal était venu il y a de cela le temps qu’il y a n’est plus du tout le même aujourd’hui et que cette soupe informe que l’on nous concotte effrontément et qui répond aux surnoms sibyllins de multiculturalisme, de relativisme et de xyloglossie, non seulement sans valeurs communes mais souvent porteuse de valeurs antagonistes, sans ciment unificateur, sans repères et sans rêve d’avenir, ne répond plus à ses attentes. Tout comme moi d’ailleurs qui, bien que n’étant venu au Canada que depuis quelques 20 petites maigrichonnes années seulement, voterai sûrement pour l’indépendance du Québec si ce Pays se trouvait un chef digne de se nom pour un jour l’y conduire. A force de cotoyer un peuple on finit par le comprendre et par s’y fondre. C’est d’ailleurs l’espérance ultime qui nous fait quitter (parfois en radeau) notre terre natale. Mais encore faut-il pour cela que l’on soit de bonne foi, culturellement disposé pour le faire et que l’on admette sa propre situation de quémandeur dont le seul mérite est d’avoir fui son pays d’origine forcément raté venu jouir des succès d’un autre, au lieu de se présenter sous l’aspect du colonisateur arrogant, vindicatif et usurpateur.
Et pourquoi êtes-vous venu au Québec vous ?
Est-ce pour y reconstituer les conditions qui vous ont fait fuir le vôtre ?
Et pourquoi voulez-vous détruire ce pays qui vous a ouvert les bras ?
Simple question comme ça.
Parce-que mois aussi ça m’intrigue.
Le projet politique contenu dans le rapport Bouchard-Taylor incarne la vision d’un Québec ouvert car insignifiant, d’une société harmonieuse car informe et insipide, d’un citoyen ouvert d’esprit car incapable de juger, et surtout d’un avenir collectif qui en dernière instance ne sera l’avenir de rien ni de personne. Le rapport est juste assez épais, flou, scolastique et blablateur pour nous garantir que demain sera assurément bordélique.
Fait intéressant à noter : même si la crise n’était qu’une « crise des perceptions », et même si aucune « donnée ne permet d’affirmer que la discrimination serait plus présente au Québec qu’ailleurs », eh bien ça ne veut pas dire, pour Bouchard et Taylor, qu’il ne faille pas en profiter pour élaborer de beaux projets de société prométhéens.
Nos deux sages sautent donc sur l’occasion, et recommandent ingénument que l’État bouleverse progressivement l’ordre social, qu’il instaure l’utopie et qu’il accouche de l’homme nouveau. Eh oui ! Selon Bouchard & Cie, « il importe donc d’agir en profondeur sur les rapports sociaux, sur les rapports de pouvoir, en conformité avec les exigences de ce que nous avons appelé le pluralisme intégral. » Et tout ça est très assumé : le dernier passage est même en gras dans le rapport.
Je vous suggère de lire l’analyse qui sort des sentiers battus, par un jeune québécois écrivant sous le pseudonyme Jean-Jacques Tremblay, en suivant le lien ici:
Rapport Bouchard-Taylor : fabriquer l’Homme Nouveau par la dictature de l’harmonie
http://pointdebasculecanada.ca/spip.php?article429
@Zéphyr.
Ma famille est venue au Canada à la fondation de la colonie française. Car Zéphyr, il y a 400 ans ce beau pays s’appelait Canada. Le Québec est venu dans l’imaginaire bien longtemps après. Mes ancêtres ont découvert et ouvert une grande partie de ce continent. Alors je suis fier de mes racines et mes racines sont canadiennes. Les français d’origines ont aidé à construire ce pays. C’est un fait. Q’une majorité veuille y rester est également un fait.
et à ReneP. Pour construire un Québec souverain, il faut détruire le Canada comme il est aujourd’hui. C’est ça la séparation. Comme disent les Américains, “call a spade a spade”. Si vous voyez cela comme être irrationnel……Ce n’est pas manquer de respect à quinconque que de dire la vérité toute nue et si j’ai insulté M. Facal, je m’en excuse. C’est le Canada qui acceuille les immigrants et ils reçoivent la citoyenneté canadienne. Le Québec aujourd’hui séléctionne ses propres immigrants. Sans porter de jugements et sans vouloir insulter personne, il y a des immigrants des années 60, 70 ou 80 qui n’auraient pas passé les tests d’admissibilités du Gouvernement du Québec d’aujourd’hui. Vous dites que je suis irrationnel car je ne veux pas briser le Canada et je vous trouve irrationnel de dire que le Québec n’est pas divisible. Alors, soyons d’accord pour être en désaccord.
À Delisle, je ne suis pas certain de votre allégeance souverainiste ou fédéraliste mais peu importe … Vous avez parfaitement en ce point : il faut peut-être oser “détruire ce CAnada” qui est aussi le nôtre, voilà le problème !
” Pour construire un Québec souverain, il faut détruire le Canada comme il est aujourd’hui. C’est ça la séparation. Comme disent les Américains, “call a spade a spade”. Si vous voyez cela comme être irrationnel……Ce n’est pas manquer de respect à quinconque que de dire la vérité toute nue et si j’ai insulté M. Facal, je m’en excuse. C’est le Canada qui acceuille les immigrants et ils reçoivent la citoyenneté canadienne.”
En fait, la société québécois a un TROU DE MÉMOIRE (voir le roman de Hubert Aquin) collectif, voilà ce qu’il faut comprendre. Nous oublions que le Canada de la Nouvelle-France est devenu le Québec d’aujourd’hui. Nous devons absolument pas parler de la “Conquête” ou “Défaite” (enfin ! selon les timorés fédéralistes !) car c’est justement nous souvenir que le Québec était auparavant LE CANADA. Diviser le Canada permettrait de diviser le Québec ? POurquoi ? Nos amis Canadians (25 millions d’habitants) n’auraient pas assez de territoire pour s’étaler et sucer du bitume noir ? Pourquoi auraient-ils tant besoin du West Island ? Le Québec serait divisible si le Canada l’est ? Non, car nous rappelerons alors que le Canada rebaptisé Province of Québec a été divisé en Haut-Canada et Bas-Canada avant que ceux-ci soient réunis pour noyer le peuple canadien dans une immigration anglaise entraînant ledit peuple dans l’errance identitaire “canadienne française” puis québécois depuis 1960.
Un Canada détruit serait-il si terrible ? Pas plus que ne l’a été celui de la Nouvelle-France. Nous ne voulons pas de cette “reconquête du Canada”, bonne à provoquer le Québec Bashing, du mauvais reconquistador Pratte, nous voulons terminer la conquête du Québec …
C’est vous bien sûr qui avez raison M. Facal, pas M. Pratte.
À Zéphyr
C’est bien parlé. Le Québec, contrairement à ce que les langues sales aiment colporter, sait ce qu’est l’émigration. Voilà pourquoi l’émigrant est capable d’y trouver sa place. Depuis deux siècles, le nom de ce peuple a “migré” de canadien à québécois, en passant par canadien-français. Ce peuple continue ses métamorphoses par l’interculturalisme après avoir redéfini le Canada du multiculturalisme … du Québécois Trudeau ! Les Québécois ne sont pas un NOUS, ils sont un NOUS AUTRES. Les Québécois sont les AUTRES Américains depuis 4 siècles. Quant à nos amis autochtones millénaires, laissons-les parler pour eux-mêmes … Ils le feront mieux que nous.
Le Canada de la Nouvelle-France est née dans l’échange, dans le métissage avec l’Autocthone. Le Québec, son double, ne fait que poursuivre son chemin …
PS Delisle, le Canada coast to coast n’origine pas du Canada de la Nouvelle-France. Le “coast to coast” c’est l’”Anglais” Mackenzie qui l’a réalisé, pas Pierre Le Gardeur de la Vérendrye qui, lui, s’est arrêté aux “Rocheuses” des Chrétien, Trudeau et autres fédés.
@ ymdelisle,
Pourquoi l’indépendance du Québec dont m. Facal souhaite (et moi-même aussi) devrait détruire le canada?
Croyez-vous que le canada ne peut survivre sans le Québec?
Es-ce que l’Angleterre est mort à la suite de l’indépendance des Étât-unis?
Plus récemment, es-ce que la Russie est mort de l’éclatement de l’ex-URSS?
Bon article m. Facal. La solution du malaise identitaire Québécois ne peut se régler que deux façons, l’indépendance du Québec ou la réouverture der la constitution canadian. Puisque le canada n’a jamais voulu et ne voudra jamais réouvrir la constitution en faveur des Québécois, il ne reste que la première option de valable.
@ ymdelisle,
Le Québec EST indivisible. Une loi a été voté par Le gouv. péquiste en 2000.
PREMIÈRE SESSION TRENTE-SIXIÈME LÉGISLATURE
Projet de loi no 99
(2000, chapitre 46)
Loi sur l’exercice des droits
fondamentaux et des prérogatives du
peuple québécois et de l’État du Québec
Je vous invite à lire le restant de la loi qui serait trop long à écrire ici au:
http://www.coalitionsouverainiste.com/Accueil.aspx
aller dans documents et ensuite texte et ouvrez le texte: loi99 sur le droit du Québec de disposer lui-même de son avenir.
Bonne lecture.
Ce n’est pas le Québec qui va faire sauter la Constitution de 1982, mais bien les provinces du ROC. Notamment l’Ontario qui représente 40 % de l’économie canadienne et qui ne trouve plus son compte dans le cadre des arrangements financiers de la fédération: Pendant que cette province est entré en récession (U de T) et sera éligible pour la préréquation en 2010 elle contribue pour 20 milliards à la fédération.Le temps ou les intérêts de l’Ontario et du fédéral coïncidaient est révolu. Et c’est pourquoi cette province va remettre en question le cadre financier qui retiens cette fédération ensemble. Dans le cas d’un bras de fer entre l’Ontario et le fédéral sur l’abolition de la péréquation ou iront pensez vous l’appuis de la majorité des provinces.
Bonjour M.Facal,
Alors, dans l’avenir, on ne demande plus aux minorités dites ethniques de s’intégrer (comme dans tous les pays) mais plutôt à la la majorité de « s’ajuster »! C’est vrai le québec n’est pas un pays, j’avais oublié…
*
De Québécois de souche, il faut dire maintenant : « Québécois d’origine canadienne française ».
À RDI, Mme Poirier demande à Gérard Bouchard si l’on ne revient pas en arrière de 40 ans avec cet appellation?
Il répond non, non….c’est pour mieux s’ajuster avec toutes les autres communautés : québécois d’origine canadienne anglaise ; Québécois d’origine Haïtienne, Québécois d’origine juive, etc..
Donc, tout le poids de cette énorme consultation est déposé sur les épaules de la majorité francophone : à Nous de s’ajuster!
*
Ce qui ressort de ce rapport, c’est que les francophones de souche semblent tous des coupables. Coupables de vouloir préserver leur langue, leur culture, leurs traditions. Coupables d’exister, quoi!
Nous seront emportés par le maelstrom de l’interculturalisme, un sophisme pour dire « multiculturalisme à la canadienne».
C’est Trudeau qui doit bien rire dans sa barbe!
***
Lors du dévoilement des recommandations B-T, derrière les commissaires, sur un grand panneau était écrit :
………. « Fonder l’avenir - Le temps de la conciliation ».
Pourquoi «conciliation», comme s’il y avait eu crise avec les anciens et nouveaux immigrants?
Qu’ils y ait eu quelques extrémistes(1%,?) pour demander des accomodements déraisonnables,
cela nécessitait-il une commission de 3,7 millions de dollars?
Pourquoi cette commisssion, qui l’a autorisée, qui l’a créé et quel intérêt y avait-il à la mettre sur pied?
Faudrait le demander à Tsan Tzu(le livre de chevet de Charest) et John Parisella, non?
Il semble bien que nous avons une partie(seulement) de la réponse depuis 2 jours dans tous les grands journaux du Québec, avec photo de Charest, studieux! Avec l’argent des contribuables en plus…
Bonne réflexion,
À demain…
Monsieur Facal,
A l’occasion de la présentation du rapport de la Comission B-T, il m’est venu encore une fois la pensée suivante: souvent, les ex-souverainistes sont comme les ex-fumeurs qui ne s’assument pas:ils se retournent contre ce en quoi ils croyaient profondément et le combattent de manière impitoyable. Pourquoi agissent-ils ainsi? Sans doute, parcequ’ils se sentent coupables d’avoir changé leur facon de penser ou de faire en allant à l’encontre de leur désir. Ils n’ont pas changé par choix personnel mais plutôt à cause de la pression venant de l’extérieur. Ils ne sont donc pas convaincus de leur choix et cherchent à s’en convaincre en présentant de facon démesurée des arguments contraires à ce qu’ils pensaient antérieurement. Leur rage d’aller à l’encontre de leur désir se retourne contre ceux qui, eux, maintiennent leur choix et l’assument. Un choix qu’on assume de nous déséquilibre pas mais un choix fait sous la pression et qu’on assume pas, est déséquilibrant.
Pour s’en convaincre, il suffit d’observer les ex-fumeurs qui n’ont pas assumé leur geste: ils s’archarnent souvent de facon agressive contre les fumeurs, ce que ne font généralement pas les non-fumeurs ou les ex-fumeurs qui s’assument. On constate le même phénomène chez les ex-péquistes: ce sont les plus agressifs pour combattre les indépendantistes, ils s’acharnent, ils détruisent, ils sont négatifs. Pourquoi? Pace que, sans doute, ils ne sont pas à l’aise avec leur nouvelle option.
Une autre observation que m’inspire le dépôt du rapport B-T est la suivante: le gouvernement québécois semble incapable de créer une commission d’étude qui soit vraiment représentative de la composition réelle de la population. Comme la population est composée de 80% de québécois, + ou - 15% de québécois ethniques et environ 5% de québécois anglais (d’origine Britanique), la commission aurait dû être composée d’un président québécois,80% de membres québécois, 15% de québécois ethniques et 5% de québécois anglais. Ainsi, le rapport de la commission aurait été beaucoup plus représentatif: un tel rapport de force aurait sûrement rendu impossibles certaines conclusions comme par exemple celle voulant que les québécois (que la commission appelle les canadiens-francais?) devraient faire preuve de plus d’ouverture.
Comme on le sait bien, lorsqu’il y a un seul anglophone dans un groupe de personnes s’exprimant en francais, bien souvent, tout le groupe se met à parler en anglais. Et bien, le même phénomène semble se reproduire au niveau de la pensée:s’il y a un seul anglais dans un groupe de francais, il est fort probable que tout le groupe va se mettre à penser comme l’anglais. C’est ca la loi du plus fort: les gens ont tendance à penser comme le plus puissant , le plus fort, le dominateur.
En conclusion, monsieur Bouchard, qui est connu comme étant un indépendantiste, s’est laissé influencé par le groupe le plus fort soit monsieur Tayler et les membres ethniques.
A l’intention des malintentionnés: ceci n’a rien à voir avec quelque racisme que ce soit: il s’agit tout simplement de l’affirmation du “NOUS” québécois. Nous sommes des québécois et non des canadiens-francais.
Bonjour,
Pourquoi devrions-nous nous sentir coupables de vouloir que les immigrants parlent notre langue, partagent nos valeurs, telles la laïcité, l’égalité homme-femme et
la « séparation de l’État et de la religion », et respectent nos lois?
*
D’ailleurs, n’est-ce pas ce que demandait une majorité de Québécois, qu’ils soient de souche(francos-anglos) ou québécois d’origines étrangères, lors des forums publics de la commission?
*
Pierre Trudeau (anglophone par sa mère) avec son rapatriement de la Constitution en 1982, sans l’accord du Québec, nous avait fait le coup en instaurant un “multiculturalisme” qui à servi d’instrumentalisation à la banalisation d’un des deux peuples fondateurs, dans ce nouveau Canada, très très loin de 1867!
Trudeau la main sur le coeur avait déclaré aux Québécois la veille du référendum de 1980 :
« Nous mettons notre tête en jeu, nous, députés québécois, parce que nous disons aux Québécois de voter ” non “. Et nous vous disons à vous, des autres provinces, que nous n’accepterons pas ensuite que ce ” non ” soit interprété par vous comme une indication que tout va bien puis que tout peut rester comme c’était avant. Nous mettons nos sièges en jeu pour avoir du changement. »
Quel Changement ce fut! Les québécois l’avaient cru!
Québec n’a pas encore signé ce déni…
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26 ans plus tard le Québécois, Gérard Bouchard fait encore pire — puisqu’il n’est supposément pas Canadien avant tout, comme Trudeau — en banalisant à son tour les francos-québécois de souche..en québécois d’origine canadienne française!
Voilà les Québécois devenus minorité parmi une multitude d’autres minorités.
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En résumé, Il voudrait à son tour noyer sa propre Nation à l’intérieur de groupes ethniques, pour en faire une communauté comme les autres!
Quelle tristesse!
N.B. Qui a sélectionné les 15 membres des membres du comité-conseil de la commission Bouchard-Taylor : les commissaires ou le gouvernement?
À moins d’être naïf, c’est le PLQ.
En voici la liste:
AZDOUZ, Rachida ; BEAUCHEMIN, Jacques ; BOSSET, Pierre ; FLEURY, Bergman ; JENSON, Jane ; KAMAR, Aïda ; LEFEBVRE, Solange ; LEROUX, Georges ; MACDONALD, Roderick ; McANDREW, Marie ; MILOT, Micheline ; SAINT-PIERRE, Céline ; WEINSTOCK, Daniel Marc ;WOEHRLING, Jose
Un seul des membres ( Jacque Beauchemin) a parlé et déclaré qu’il s’était retrouvé parmi les minoritaires en appuyant pas les recommandations les plus controversés…
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CONCLUSION
Que ce projet de Pays du québec, “aussi normal et naturel que « l’air que l’on respire» , demeure toujours aussi vivant, sans soutien ou presque, est tout simplement…….. PHÉNOMÉNAL !!
Félicitation à Jean-René Dubois pour son commentaire je suis 100 % d’accord avec lui.
YM Delisle,
Vous dites: “Ça m’intringue car 30 ans plus tard, vous voulez détruire le pays qui vous a ouvert les bras.”
Ainsi, si je vous suis bien, l’immigrant, en venant au Canada, devrait endosser une certain programme politique (le statu quo ou le fédéralisme canadien), et il lui serait interdit d’en défendre en d’en promouvoir un autre (l’indépendance politique).
Moi, j’appelle cela avoir des réflexes totalitaires. J’ose espérer que vous ne prétendez pas qu’il faut légiférer pour interdire à l’immigrant d’adopter et de promouvoir des idées politiques contraires à celles du régime qui l’a accueilli.
Quoi qu’il en soit, dites-vous que le Canada fait déjà le maximum pour empêcher l’immigrant de partager l’idéal de l’indépendance du Québec. Qu’il y en ait plusieurs, comme M. Facal, qui traversent la passoire n’est à mon avis que rassurant - c’est la démonstration que l’État ne peut pas, même s’il le souhaite, contrôler les esprits de tous les nouveaux arrivants.
J’ai noté une grosse contradiction dès le départ : d’un côté il faut que les valeurs fondamentales prônées par la société québécoise soient promues et respectées, et de l’autre, il faudrait que l’on tolère le port du hidjab, qui serait “un choix personnel que fait la femme”.
À mon avis, ce sont Mm. Bouchard et Taylor qui ont un problème de perception sur ce point. On a trop souvent tendance à oublier que le hidjab est “le symbole musulman de l’inégalité entre les hommes et les femmes”, car dans cette religion, les cheveux de la femme représentent l’affirmation d’elle-même, de son autonomie, de son pouvoir de séduire… bref, de son égalité avec l’homme!
Les femmes qui disent le porter par choix peuvent ne pas avoir conscience de sa symbolique réelle, ou s’y plier ; quoi qu’il en soit, je crois que ce symbole religieux ne doit pas être toléré au Québec.
Bonjour M.Facal,
Ce texte aurait dû être le premier, mais j’ai inversé…
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…. « La Pluralité est devenue la Vraie Religion des gens Éclairés » Pierre Foglia, laPresse.
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Merci, à Messieurs Taylor et surtout Bouchard d’avoir élargi leur mandat initial.
Ce qu’ils ont oublié par contre c’est tout ce qui touchait la majorité des Québécois — l’identité, la langue et la culture et leur survie.
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Jean Charest au lieu de se conduire en “homme d’État” et mettre son pied à terre avec ces problèmes de perceptions(selon B-T), a remis la patate chaude à deux “universitaires” dont l’un s’est dépêché de dire que le peuple ne pouvait pas comprendre puisqu’ils écoutaient et regardaient TQS, TVA et au mieux la SRC….
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The Gazette, que ferions-nous sans eux, a ramassé en épingle le plus croustillant pour ne laisser que « l’insipide » aux commissaires.
Était-elle voulue, cette fuite?
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Est-elle venue du PLQ? En tout cas, moi je le pense : on allume le feu en cachette pour l’éteindre en publique (à pleines pages pendant 2 jours), pour passer pour le grand défenseur des québécois!
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Mais, cet insipide n’est pas aussi innocent que l’on pense (The gazette n’en avait pas parlé), on a qu’à penser à 2 de leurs recommandations :
1- on propose dans la sphère “Civique”, d’une part :
d’enlever tous les crucifix, comme par exemple : à l’Assemblée de la Nation Québécoise.
….Est-ce pour mieux faire passer la 2ème?
2- On propose dans la sphère “Civique”, d’autre part :
de permettre les signes religieux ostentatoires et lourds — c’est-à-dire le turban, la kippa et le voile — aux enseignantes et aux enseignants ; aux infirmières et infirmiers et aux fonctionnaires de l’État, femmes et hommes.
À plusieurs reprises on a demandé aux commissaires les raisons de cette incongruité et la réponse fut : les chartes vous devez savoir…
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- Donc, en admettant que le Québec veuille ouvrir Notre charte Québécoise pour l’amender et créer un espace « civique », où tous les signes religieux seraient exclus…
L’autre charte, celle de l’autre Nation, ne le permettrait pas, comme tous le savent, hélas!
UN AUTRE CADENAS!
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À moins que Jean Charest se tiennent debout (peut-on rêver!) en amendant notre charte québécoise…
Osera-t-il? Défiera-t-il le Canada pour sauvegarder notre liberté de ne pas tomber dans cette sauce de la pluralité (multiculturarisme)?
Qui a dit sur ce blogue que le Québec était maître chez lui?
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Ce sont des simples recommandations, diront quelques-uns, cela n’a aucune valeur ; alors pourquoi en avoir faites 32 basées sur des perceptions?
Et, pourquoi aller les défendre sur toutes les tribunes du Québec, si elles n’ont aucune valeur.
Conclusion:
Le premier ministre du Québec s’est dit satisfait des principales recommandations formulées par MM. Bouchard et Taylor.
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Est-ce que cette satisfaction inclut la recommandation numéro 2, ci-haut?
Il faut croire puisqu’il n’a rejeté que celle de la croix au Salon Bleu!
J’espère que les femmes du Québec vont se révolter….avant de laisser leurs enfants se faire éduquer par un autre intégrisme, le même qu’ils ont rejeté depuis 40 ans!
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Voici le texte, avec photo de lui SEUL, suite à une motion UNANIME de L’assemblée Nationale du Québec :
………« Le Québec est une nation par son histoire, sa langue, sa culture, son territoire et ses institutions. La nation du Québec a des valeurs. L’égalité entre les femmes et les hommes, la primauté du français et la
« séparation entre l’État et la religion font partie de ces valeurs fondamentales. »
Elles sont à prendre avec le Québec. Nous n’avons pas tous la même origine, pourtant nous avons tous la même destinée. Car nous sommes tous québécois! »
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Pourquoi n’avoir pas fait cette même déclaration au lieu de lancer cette commission sur les accommodement, qui aux dires des commissaires n’était qu’une affaire de perceptions….rien de plus!
Faudrait demander à Tsan Tsu et Parisella!
@ Jean-Renaud Dubois
“Alors, dans l’avenir, on ne demande plus aux minorités dites ethniques de s’intégrer (comme dans tous les pays) mais plutôt à la la majorité de « s’ajuster »! C’est vrai le québec n’est pas un pays, j’avais oublié…
De Québécois de souche, il faut dire maintenant : «Québécois d’origine canadienne française ».”
Au moins, on demeure QUÉBÉCOIS ! Dans la tourmente de la commission, j’entendais des souverainistes parler de FRANCO-QUÉBÉCOIS ! Heille, on revient à Elvis Gratton ! Nous étions LES CANADIENS. Nous sommes devenus LES CANADIENS FRANÇAIS. Nous sommes devenus LES QUÉBÉCOIS. Cette identité québécoise continue d’évoluer aujourd’hui même.
Le “malaise identitaire” du Québec, pour le comprendre, il faut parler de la “Conquête” et des “Patriotes” ! On n’a pas le choix ! Nos amis fédés font le choix eux DE SURTOUT PAS EN PARLER …
Ceci dit, le vrai malaise identitaire, il est dans le Rest Of Canada M. Dubois, dans le ROC, pas au Québec !
D’entrée de jeu, je suis prêt à reconnaître notre position délicate comme Canadiens-Français : majoritaire sur le territoire québécois et minoritaire au Canada. Nos responsabilités comme groupe d’accueil majoritaire sont confrontées à nos propres inquiétudes face à notre avenir comme groupe minoritaire. Les commissaires proposent l’approche interculturelle (différente de l’approche multiculturelle) comme philosophie d’intégration des immigrants afin de tenir compte de cette réalité unique. Qu’en découlera-t-il concrètement ? Ça reste à voir.
Cela dit, outre la langue, sauriez-vous nous dire, amis souverainistes, quelles sont ces « valeurs historiques canadiennes-françaises » que vous aimeriez tant voir définies et mieux affirmées ? Décrivez-moi cette culture unique en Amérique du Nord…
Lorsque les plus nationalistes tentent de définir nos valeurs québécoises, plusieurs nous parlent de solidarité, d’ouverture, de pacifisme… qui sont en fait LEUR PROPRE vision du monde souverainiste-nationaliste-gauchiste (dans laquelle je ne me reconnais pas vraiment) et non de véritables valeurs communes, ne leur en déplaise. Ce qu’ils n’admettront jamais, c’est qu’outre la langue française, la culture et les valeurs québécoises “de souche” ne sont pas si différentes des valeurs du ROC. Ni même de celles de plusieurs Américains. Il est probablement plutôt là, notre « malaise identitaire » (en tout cas le mien).
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C’était écrit dans le ciel : quelles que soient les recommandations de Bouchard-Taylor, les nationalistes québécois les plus extrémistes seraient déçus. Les seules recommandations qui les auraient satisfaits seraient 1) de reconnaître la primauté des droits et des valeurs historiques de la majorité canadienne-française et 2) de reconnaître la souveraineté comme seule façon d’y parvenir.
Je vous soupçonne de prôner, chers extrémistes, un nationalisme ethnique Canadien-Français. Bien sûr, qui veut faire parti de votre « NOUS » le peut, en autant qu’il abandonne ses valeurs, sa langue et son histoire au profit des vôtres. Bref, qu’il s’assimile parfaitement. Et vous vous dites de gauche…
On s’interroge souvent sur les raisons, pas toujours évidentes, des rapports tendus entre le Québec et le reste du Canada. Jalousie…envie…ombrage?
Le Canada n’a plus de noyau britannique, tandis que le Québec possède encore son noyau initial d’environ 75% de culture et d’origine néo-française (Nouvelle-France). Il est dit dans le Rapport Bouchard-Taylor page 122 de la version longue :
« […] il n’existe plus (du moins démographiquement)
de groupe ethnique majoritaire au Canada. En
1986, les citoyens d’origine britannique y représentaient
environ 34 % de la population, tandis qu’au Québec, les
citoyens d’origine canadienne-française formaient alors une
forte majorité (ce qui est encore le cas) de 78%.
[…] De ce qui précède, il s’ensuit qu’au Canada anglais, on se
préoccupe moins de la continuité ou de la préservation d’une
vieille culture fondatrice, mais bien davantage de l’unité ou de
la cohésion nationale. »
L’Empire britannique du 19ième a une longue pratique de la créolisation (langue composite née au contact d’une ou de plusieurs communautés linguistiques différentes, je pense ici à la Jamaïque) et de l’assimilation linguistique et culturelle.
Après avoir presque détruit les cultures amérindiennes, après les avoir confinées dans des réserves sans autre ouverture que d’assister à leur propre mort culturelle c’est à notre tour, Québécois de souche française d’Amérique, vers qui se tourne ce ressentiment d’être restés ce que nous sommes.
Depuis la naissance du Canada en 1867, c’est ce noyau québécois de souche qui horripile le ROC depuis plus de 150 ans. L’assimilation résiste au Québec. Pire encore, même si les fédéralistes persistent et signent à le déclarer mort et non avenue, le Mouvement pour l’indépendance du Québec loin de s’éteindre dort encore sous braise et risque de reprendre au moindre vent.
Bonjour M. Facal,
Lorsque je vous lis ou que je vous écoute, je suis souvent en accord avec vous. Très bon texte que vous avez écrit sur Bouchard Taylor.
À quand votre retour en politique?
J’ai hâte de voir ça et lorsque ce jour viendra, je serai fortement tenter de faire ma part dans ce domaine… Je suis actuaire et j’ai 28 ans et je suis passionné de politique.
J’espère vous rencontré un jour.