La logique de l’indifférence
4 juin 2008 par Joseph Facal
Certaines choses sont aussi prévisibles que juillet après juin.
Année après année, selon un rituel immuable, le commissaire fédéral aux langues officielles dénonce la difficulté des francophones à travailler dans leur langue au sein de la fonction publique fédérale hors Québec.
Cette fois encore, l’incapacité fréquente à se faire servir en français chez Air Canada est pointée du doigt. On nous offre aussi de nouveaux exemples de ces traductions délirantes de l’anglais vers le français dont on rit pour ne pas en pleurer.
Le commissaire voit dans le manque de volonté politique du gouvernement fédéral l’explication de cette réalité qui perdure depuis trois décennies.
Mais ce constat, qui n’est bien sûr pas faux, reste à la surface des choses. La vraie question est : pourquoi n’y a-t-il pas de volonté politique ?
La réponse brutale est qu’il n’y a pas de volonté politique parce qu’il n’y a aucun gain politique à faire pour les autorités fédérales si elles s’attaquent au problème…et aucun prix politique à payer si elles s’en foutent.
L’effort individuel de chaque francophone pour défendre et valoriser sa langue est évidemment souhaitable et nécessaire, mais il faut être angélique ou faire de l’aveuglement volontaire pour ne pas voir l’évidente dimension collective et politique de la question.
La vérité est que, dans leur immense majorité, les Canadiens anglais hors Québec ont l’une ou l’autre de deux attitudes à l’égard du français : ils s’en sacrent éperdument, ou alors ils sont royalement agacés par ce qu’ils perçoivent comme des exigences que le poids réel du français ne justifie absolument pas.
Mettez-vous un instant à leur place.
Donner une reconnaissance juridique égale à l’anglais et au français trouve sa lointaine origine dans le fait que les anglophones et les francophones s’unirent jadis pour fonder le Canada.
Mais dans les faits, les Canadiens anglais, surtout depuis Trudeau, voient le Canada comme une association de dix provinces égales et non comme un contrat entre deux peuples. L’idéologie du bilinguisme officiel est donc en contradiction avec la représentation qu’ils se font de la nature même du Canada.
Ils voient aussi que ce bilinguisme officiel n’empêche pas l’assimilation rapide des francophones hors Québec. À quoi bon toutes ces exigences, toutes ces tracasseries, se disent-ils au fond d’eux-mêmes, pour une langue parlée par à peine 4% des Canadiens à l’extérieur du Québec et qui déclinent rapidement.
Un Canadien sur quatre est aujourd’hui de langue maternelle autre que le français ou l’anglais.
Plusieurs de ces néo-Canadiens ont accepté, en arrivant ici, d’abandonner en partie leur langue. Ils voient donc comme un injuste traitement de faveur le statut légal donné au français sous prétexte que les francophones étaient là avant eux. Après tout, le multiculturalisme à la canadienne ne leur enseigne-t-il pas que tous les Canadiens sont égaux et que toutes les cultures se valent ?
Et même à supposer que l’État fédéral veuille encourager ses citoyens à apprendre d’autres langues que l’anglais, le chinois ou l’espagnol n’est-il pas un placement plus rentable pour un anglo-canadien qui a des ambitions internationales qu’apprendre le français ?
Morale de cette histoire : les déboires du français au Canada ne sont, pour l’essentiel, que le reflet de la nature réelle de ce pays et des rapports de force qu’on y trouve.
Tout le reste n’est que rhétorique et bons sentiments.
44 réponses à “La logique de l’indifférence”

Un contrat entre deux peuples ? Quels peuples ?
Le peuple canadien issu de la Nouvelle-France et le peuple british american loyalist issu de la “Conquete” ? Si peu de gens parlent avec conviction de ces “deux peuples fondateurs” du Canada, c’est que le deuxieme existe plus ou moins !
Qu’on arrete de parler des peuples “francais” et “anglais”. Les Canadiens de la Nouvelle-France n’etaient plus “francais” depuis deja un moment quand le Canada fut cede a l’Angleterre.
1.Les autochtones?? Ils sont ou dans cette logique?
Avant les francais et les anglais, ces territories etaient habites par d’ autres nations. Il semble que pour certains le Canada a commence avec eux…pourtant ils sont tous des immigrants ou conquereurs…
2. D’ une cote, les PQ-istes parlent qu’ il veulent un etat souverain francophone, de l’ autre cote, ils se plaignent que le Canada ignore le francais…Pourquoi les autres canadiens feraient l’effort de se franciser si la tendance du Quebec est de se separer??
Si le Quebec rennonce a ses reves separatistes, la on peut insister pour le francais dans le ROC, sinon, c’est ridicule - on veut tourner le dos au Canada, mais on se plaigne qu’ il ne parle pas francais….
By the way - le Quebec est un province unilingue francophone! - mais on veut que le reste soit bilingue…quel ironie!
Bonjour M.Facal,
Pierre Elliot Trudeau, ce politicien machiavélique, nous avait promis que le Canada serait bilingue si les québécois votaient non à la demande de négocier du Gouvernement du Québec. Comme disait un simple paysan de Tlayacapan en référence aux politiciens de son pays le Mexique:”Los padrecitos nos prometen el cielo. Los politicos también”. Eh bien, c’est encore une fois ce qui s’est passé. Trudeau a fait cette promesse pour endormir le peuple, pour l’amener à voter contre son propre intérêt. Certaines gens ont cru naivement que le Canada deviendrait bilingue. Et encore aujourd’hui, il y a des fédéralistes qui semblent croire à cela.Malheureusement pour eux, ils ne verront pas davantage un Canada bilingue que le ciel, les deux étant une vue de l’esprit.
La Commission des langues officielle constitue une supercherie. Elle n’est qu’une couverture pour faire semblant que la langue francaise est traitée de facon égale à la langue anglaise alors qu’en réalité, les canadians maintiennent leur objectif d’anglicisation du pays.
A deux occasions j’ai déposé une plainte à l’encontre du Gouvernement fédéral pour manque de respect de leur part de la loi sur les langues officielles et dans les deux cas, la réponde a été: “il s’agit d’une erreur administrative indépendante de notre volonté…” Bien oui, ce sont des erreurs…ils font tout ces canadians pour le développement de la langue francaise mais, que voulez-vous, l’erreur est humaine, ben voyons donc, n’allez pas vous imaginer que c’est fait exprès…
Bref, je suis tout à fait d’accord avec votre conclusion à l’effet que “les déboires du francais au Canada ne sont, pour l’essentiel, que le reflet de la nature réelle de ce pays et des rapports de force qu’on y trouve”.
@ M. Facal,
Souvent les gens me disent qu’il y a beaucoup de communautés francophones hors Québec et que c’est Ô combien merveilleux de pouvoir vivre dans une «communauté francophone».
Mais il faut comprendre qu’une « communauté » c’est une minorité au sein d’une majorité. Une communauté, ça n’a PAS de pouvoir. Seuls les États en ont réellement!
Le salut de notre langue et de notre culture passe par un État francophone : le Québec. Nous devons posséder TOUS les outils nécessaire à l’épanouissement de notre culture; pas uniquement des petits pouvoirs insignifiant de pro-vinci.
Il faut nous gérer nous-mêmes, sinon, ce sont les autres qui vont le faire à notre place, et je vous garantis que ce ne sera pas selon nos intérêts.
Il faut se prendre en main et se RESPONSABILISER car personne ne le fera à notre place. Surtout pas Ottawa.
@ Jean Jacques
Le Québec un état unilingue francophone? Faites-moi rire! Descendez au centre-ville de Montréal et vous m’en direz des nouvelles.
Les séparatisssesss veulent que le Canada soit bilingue? Non. On n’en a tout simplement rien à foutre. Car on sait depuis longtemps que le ROC n’a rien à foutre du Français. Seuls les « nationaleux » à la Pratte et Pelletier pleurent encore sur cet utopie de Canada balingue-from-coast-to-coast.
Le probleme du francais n’est pas le ROC ou le centre-ville de montreal.. c’est surtout un probleme de necessite .. Les gens du Saguenay ont rien a foutre de l’anglais pour les memes raisons ce n’est que naturel. On peut essayer de franciser le centre-ville de Montreal pas besoin d’attendre d’etre un pays. Mais le besoin de franciser le ROC est utopique (je m’attend pas d’etre repondu en francais en Alberta)
Le Quebec Pays ne changera rien. nous aurons toujours la necessite d’apprendre l’anglais puisqu’entourer d’environ 300 millions d’anglophones. Il faut s’en faire une idee.
Pour eux apprendre le francais c’est juste “cute”.
Pour nous apprendre l’anglais c’est necessaire un point c’est tout.
En quoi l’indépendance du Québec va améliorer le statut du français au Canada? Réponse courte : en rien. Au contraire, les fracophones hors-Québec nous supplient constamment que l’indépendance du Québec serait la pire catastrophe pour eux.
Alors, pourquoi les indépendantistes se plaignent continuellement de cela? Réponse courte: pour raviver la flamme souverainiste. Ça n’a absolument rien à voir avec le français ailleurs au Canada. C’est de la petite politique de la pire espèce. On se plaint d’un problème et on ne propose aucune solution, autre que de se moquer des fédéralistes qui supposément contribuent au problème en croyant au Canada.
Je suis déçu de M. Facal, ses propos sont à la limite de la démagogie. Je le pensais dans le clan des lucides.
@Zapotec
Un homme dont je ne me souviens plus le nom a dit : «L’indépendance ne changera rien, sauf tout ce qui est important.» C-à-d notre culture et notre langue : notre identité. L’essence même de ce que nous sommes. Être ou ne pas être? Là est la question … bref :)
Mais je crois que les Québécois ont toujours un certain complexe d’infériorité. Pour certains, il faudrait toujours laver plus blanc que blanc. Il faudrait parler mieux anglais qu’un Américain ou un Canadian. Écoutez, nous sommes francophones!
Je suis parfaitement bilingue mais je ne crois pas que ce soit une question de vie ou de mort. Je trouves tout à fait débile qu’aujourd’hui, EN 2008 (!), on demande encore aux Québécois d’être balingue pour appliquer sur un poste de concierge! Dans notre propre pays! DÉ-BI-LE! On appelle ça de l’aliénation. Un moment donné, il y des maudites limites à se faire dire par le voisin ce que l’on doit être.
C’est certain qu’on peut rapiécer la loi 101 et franciser le centre-ville sans être un pays. Mais un moment donné il faudra arrêter d’avoir peur de notre ombre et prendre nos responsabilités.
On veut un Québec Français? C’est une valeur non-négociable (dix les accomodeux raisonnables et Jean Charest)? Et bien faisons du Québec un pays français et assurons un avenir français pour nous et pour nos enfants.
@Simon Robert
Je n’ai aucun probleme d’inferiorite. Au contraire le fait d’etre bilingue me donne un sentiment de superiorite face aux unilingues anglais ou francais.
Nous sommes minoritaire et d’apres vos commentaires vous ne voulez pas etre tres accomodants pour les minorites alors pourquoi demander aux autres de l’etre?
Etre un pays, ne changera rien aux besoins d’etre bilingue puisque nous serons toujours une minorite.. a part a l’interieur de notre petit village gaulois ou nous pourrons oh bonheur decider que le concierge puisse etre unilingue francais. Ce n’est qu’une question d’offre et de demande rien de plus.
@ Super Zapotec
Baraguinner DEUX langues comme un Jean Chrétien ou en manier UNE seule avec brio, qu’est-ce qui est le plusssse supérieur? Avez-vous, comme le Doc Mailloux, des études dans votre voiture pour prouver votre théorie de la race-balingue-suprême?
Il faut relire ce que j’ai écris, je ne demande pas aux autres (le ROC) d’être accommodant avec la francophonie car je sais depuis longtemps qu’ils ne le SONT pas et ne le SERONT pas. J’ai fait mon deuil!
Être un pays nous donnera les moyens d’être ce que nous sommes, c-à-d un peuple francophone, où chacun pourra apprendre toutes les langues qu’il voudra… pas uniquement la langue-anglaise-full-supérieure-cool.
@Simon Robert
A-tu le texte de M. Facal? Connais tu la loi 101? LE Quebec est “de jure” un etat purement francophone. Le Canada est “de jure” un bilingue.
Le texte de M. FAcal accuse le Canada qu’ il est bilingue en theorie, mais pas en pratique.
Aussi, etre fier de parler un seule langue (d’ une facon parfaite, comme tu dis)….bon, est ce que je peux vraiment argumenter???
@Simon Robert
Je ne parle pas de race superieur (vous pensez par contre l’etre comme bien des separatistes). Je dis juste que c’est mieux 2 que 1, 3 que 2. La langue Anglaise n’est pas superieur a aucune autre langue elle est juste celle des affaires et surtout celle qui nous entoure. Malgre votre ironie, vous ne pouvez pas rien y changer. Et pour ajouter l’insulte a l’injure comme dise les anglais.. je travaille en anglais a l’interieur des murs de votre capitale lieu parlementaire de votre parti sectaire.
Bonjour M.Facal,
…….« Morale de cette histoire : les déboires du français au Canada ne sont, pour l’essentiel, que le reflet de la nature réelle de ce pays et des rapports de force qu’on y trouve. Tout le reste n’est que rhétorique et bons sentiments. »
C’est simple et c’est clair!
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La descente en chute libre des francophones du ROC est irréversible et les commissaires fédéraux aux langues officielles qui ont fait des appels à tous depuis 35 ans n’ont jamais été entendu par le fédéral : POURQUOI?
À ce commissariat créé en 1969 en vertu de la Loi sur les langues officielles se sont succédés Keith Spicer ; Max F. Yalden ; D’Iberville Fortier ; Victor C. Goldbloom ; Dyan Adam et Graham Fraser.
Ils ont tour à tour dénoncé le manque de volonté politique des gouvernements successifs : ont ils tous eu tort depuis 35 ans?
Comme disait Jean Chrétien, suite au rapport désastreux de Dyan Adam sur l’assimulation des Francos dans le ROC : « Que voulez-vous, on ne peut pas empêcher une rivière de couler…..» Wouah!
Pourtant dans ses mémoires, ne disait-il pas qu’il était venu en politique principalement pour instaurer un bilinguiste réel cost to coast?
Le 6ème commissaire, Graham Fraser, demande au premier ministre d’exercer un leadership cohérent en matière de langues officielles ; c’est le 6ème à le demander!!
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L’écoutera-t-on, alors que les 5 autres n’ont pas été entendus?
On revient donc à au questionnement de M.Facal : pourquoi n’y a-t-il pas de volonté politique ?
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Une réponse logique après 35 ans de niaisage ne serait-elle pas : « C’est une attrape NIGAUD ».
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Est-ce dire que les francos du ROC sont d’une patience incommensurable?
Donc, qu’eux ils savent la vérité, mais que pour ne pas perdre le financement du Canada ils doivent être patient jusqu’à ce qu’ils meurent….assimilés!
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On reproche au divers gouv québécois de ne pas les aider, mais avant d’aller au secours des autres ne faut-il pas commencer par se sauver soi-même de la noyade. Nous suivons présentement au Québec, à peu de choses près, la même glissade (- 2,5%, en 5 ans seulement) que les francos du ROC!
Si ces canadiens-français du ROC ont besoin d’être secourus pourquoi les canadiens français du Québec(lire les fédéralistes) ne sont-ils pas venus à leur rescousse?
Peut-être que le PLQ sait aussi que le CLO n’est qu’une coquille vide?
Comme le mentionne souvent M.Pomerleau c’est un probème de rapport de force entre deux États qui s’affrontent : l’État Canadien versus le sous État québécois!
Pour survivre, on doit absolument sortir de ce carcan genre “CLSC provincial” — où PET nous a mis de force — et devenir « SOUVERAIN »!
En a-t-on la force et le courage?
Voilà la question…
Si en théorie le Canada est un pays bilingue, en pratique il n’en est rien. En fait, le Canada n’aura jamais été bilingue ailleurs que dans les rêves fantasmagoriques de Pierre-Eliott Trudeau et de certains autres hurluberlus.
En réalité, ça fait près de 40 ans que le commissariat aux langues officielles nous dit que le bilinguisme canadien se porte mal. Selon moi, ce bilinguisme n’a jamais existé et il n’existera jamais. Le bilinguisme a été un outil qu’a utilisé Pierre-Eliott Trudeau pour nous faire croire en son beau grand rêve du « One Canada, one nation ». Dans le contexte actuel, c’est un outil totalement dépassé.
M. Facal, vous dites, “La vérité est que, dans leur immense majorité, les Canadiens anglais hors Québec ont l’une ou l’autre de deux attitudes à l’égard du français : ils s’en sacrent éperdument, ou alors ils sont royalement agacés par ce qu’ils perçoivent comme des exigences que le poids réel du français ne justifie absolument pas.” Vous oubliez la troisième, et celle de la majorité des Canadiens, que les gens qui habitent le ROC ont un profond attachement pour le Québec et le fait français. Parlez au peuple et vous comprendrez. Cependent, ils voient également que le Québec est la seule province qui a une loi linguistique restrictive, y compris un processus de dénonciation secret supporté par une police linguistique, décrite par Josh Freedman comme des “tongue troopers”. Alors, nous on se fous de l’anglais, on refuse de l’enseigner, on refuse de l’avoir sur les pancartes, on se fous du ROC, on les insultes, on veux se séparer sans qu’ils aient un mot à dire, on se tape des services sociaux financé par la péréquation, etc etc etc. Après tous cela, on se demande pourquoi certains, pas tous, se sentent irrités. Ça fait 40 ans qu’on traite les gens du ROC comme des cons. Ils ont leurs démagogues et ils n’ont pas toujours raison. Mais, nous avons les notres et nous n’avons pas toujours raison. Lisez les derniers commentaires de ReneP sur le blog précédent. C’est en pleurer. Lisez VLB…encore pire. Le PQ utilisait la stratégie de la chaise vide et après disait que le ROC nous avaient trahit. Les Indépendentistes ne regarde que le négatif et n’admettent jamais le positif. Alors, l’indépendence est la solution magique. Dans un Québec souverain ça sera le parfait bonheur. Les 300 millions d’anglos et hispaniques qui nous entourrent se mettrons à genoux devant nous. J’ai hâte!
A Zapotec
“Le Québec pays ne changera rien, nous aurons toujours la nécessité d’apprendre l’anglais”.
C’est vrai pour certains mais pas nécessairement pour la majorité et encore moins pour tous. C’est aussi vrai pour les anglais et les états-uniens que certains devront apprendre l’espagnol car c’est la langue la plus parlée de toutes les amériques et cela ne les empêchera pas de garder leurs pays. Alors, on peut apprendre l’espagnol, l’anglais,etc… et être constitué en pays. Le problème n’est pas la langue. Le problème est que les anglais ne veulent pas avoir de québécois au Canada malgré ce qu’ils disent nous aimer. Les preuves ne manquent pas: ou est la place symbolique du peuple québécois sur le drapeau canadian, que sont les services en francais dans le ROC, même à Montréal, on cherche le francais,etc…
Oui, un pays bien à nous changerait quelque chose: les anglais seraient les premiers à nous respecter.
A Jean-Renaud Dubois
Je suis tout à fait d’accord avec vous.
@Zapotek
«Je ne parle pas de race superieur (vous pensez par contre l’etre comme bien des separatistes)» Ouf! Quel argumentation, je suis bouche-bée. Vive la démago!
Mais avez-vous un minimum de fierté de parler français en Amérique? Un minimum de résistance au bulldozeur de la culture anglo-saxonne? À vous lire, on devrait renoncer à notre langue commune et rapidement s’assimiler. La vie serait tellement plusse full cool et facile!
@Jean-Jacques
La loi 101 est tellement trouée, avouez que le “de jure” n’est plus très fort en 2008. En pratique, l’état québécois continue toujours à fonctionner en balingue comme on a pu voir dernièrement dans les médias (formulaires, etc.) et le centre-ville fonctionne de plus en plus en anglais. «Hi! Can I help you, sir?» - Yes, showing me some respect would realy help me!
Malgré que ce ne soit pas mon cas, oui, maitriser une seule langue peut être une source de fierté si on sait bien maitriser les mots. Écoutez Jean-Chrétien «vomir» en parfait balingue. Vous allez tout comprendre!
Et ça ne veut pas dire qu’il ne faut pas se débrouiller en anglais et apprendre d’autres langues. Par contre de là à vouloir vire et travailler en anglais comme des cocus-contents DANS SON PROPRE PAYS, non merci. Je vais aller à Toronto, NY ou Chicago si je veux vraiment vivre en anglais.
@Simon Robert
Oui, je suis tres fier d’etre francophone, je suis tres fier d’etre quebecois. Mais il y a malheureusement trop (pas tous par contre) qui pense que si vous etes en dehors de la pensee Pquiste, vous etes tout simplement un traitre et un colonisé. J’ai des amis souverainistes avec qui je m’entend tres bien, mais ceux qui regarde de haut me deplaise au plus haut point(comme vous..du moins en vous lisant, c’est sur que par ecrit c’est plus difficile a decoder et je me trompe peut-etre. Si c’est le cas je m’en excuse).
Je suis parfaitement d’accord avec la protection du francais. Je ne crois pas au Canada bilingue cela n’aurais jamais du etre, la seule province bilingue est le Nouveau-Brunswick.
Peut-etre le fait d’avoir etudié en mathématique me fait voir les choses de facons moins emotives.
Je n’ai pas peur d’un Quebec Pays (voir autre texte pour explication), et je crois meme que je voterai Oui la prochaine fois, juste pour voir qui ou quoi sera maintenant devenu la cause de tout nos malheurs.
Jean-Chretien a deux langues secondes faut pas le prendre en exemple. :)
@Zapotek
Ne vous en faites pas, on s’entendrait bien. Je ne suis pas toujours dans la pensée péquiste moi non plus. Mais faut pas confondre péquiste et souverainiste. Je remarque que ce sont souvent les gens de Québec et des régions qui font souvent cet erreur. On peut être souverainiste sans être péquiste nécessairement. Ils me disent «Ha oui, tu es péquiste, toi.» Écoutez, je suis souverainiste.
Oui, surement que les mathématiques vous aident à être moins émotif sur ce sujet. Probablement le fait de ne pas vivre à Montréal, aussi. Vous ne ressentez pas la pression de l’anglais comparativement à Montréal. Car oui il y a pression.
Bon, ça fait plus de 5 commentaires. Comme dirait l’autre : «À la prochaine fois…»
@Simon Robert (mon 5eme commentaire je crois)
Je fais la difference entre souverainiste et pequiste..mais generalement les gens avec une “attitude” (pas tous encore une fois - faut faire attention de ne jamais generalise) son plus pequiste que souverainiste.
Sur le point de Montreal… vous avez tout a fait raison et j’ai souvent dis que les opinions se forment selon les experiences et le milieu de vie. Mais le contraire est aussi vrai et les reponses se trouvent souvent entre deux opinions diametralement opposes.
A+.
ReneP, quand vous dites que”Le problème n’est pas la langue. Le problème est que les anglais ne veulent pas avoir de québécois au Canada malgré ce qu’ils disent nous aimer” êtes-vous sérieux?. On traite le ROC de tous les noms possibles, on à fait deux référendums pour ce séparer, (et on à dit au ROC de ne pas s’en mêler), on exige des référendums a répétition, on à le Bloc à Ottawa, on utilise la stratégie de la chaise vide, l’anglais est décrite comme une MTS, on dénonce en secret un marchand qui ose mettre un mot d’anglais sur une pancarte, si je me promène au Parc Lafontaine avec un petit drapeau canadien le 24 juin je risque de manger une volé, le Canada bashing est de rigeur pour tout bon nationaliste, nous voulons un Québec unilingue dans un Canada bilingue, nous traitons la GG comme une vendue, (reine-nègre) etc etc etc…… et après on se demande pourquoi certains extrémistes anglos n’aiment pas le Québec? Nous détestons le Canada, mais nous voulons qu’ils nous aiment. Mais c’est vraie, une fois indépendent, et après avoir détruit le pays, ils vont nous aimer. Car dans un Québec souverain tout sera beau. Si les Péquisses avaient l’honnêteté de dire la vérité sur l’aprés-victoire référendaire je voterais peut-être pour eux. Pauline c’est essayé et elle c’est fait mettre à ça place très très vite. Je ne suis pas un HOMARD! Je suis Québecois et j’en suis fier!
Je me suis longtemps demandé en quoi un fermier albertain avait intérêt à apprendre le français si ses ouvriers saisonniers parlent hindi, espagnol ou punjabi. Comme monsieur Facal le dit, je ne crois pas que c’est dans l’intérêt des Canadiens d’apprendre le français.
Croire au rêve de nation building de Trudeau, surtout aujourd’hui, c’est comme croire à la fée des dents.
Croire que le fédéralisme Canadien aide à l’émancipation du fait français, c’est carrément de l’aveuglement.
Les francophones hors Québec se sont déjà folklorisés, vieillissent et vont disparaître. Le Canada n’est pas un pays bilingue et ne le deviendra jamais.
Tout ces commissaires et ces pancartes bilingues, ça sent l’hypocrisie, non?
Qui n’a pas l’impression que plusieurs postes officiels, comme celui de M Fraser, ne sont en fait que des facades, cherchant à perpétuer une image bien vide?
Mais qui chercherait-on à berner avec ce commissaire aux langues officielles? Des communautés francophones, à taux de disparition variable.
Graham Fraser, administre les soins palliatifs aux francophones.
@ M Delisle
Les souverainistes qui vous traitent de vendu, vous l’avez pas mal sur le coeur, hein?
Gilles Duceppe a ses défauts, mais il dit ce que je paraphrase ici: j’aime le Canada, mais c’est juste pas mon pays. C’est une position très répandue dans le mouvement souverainiste.
Je suis souverainiste et je vous respecte.
Mais êtes-vous vraiment persécuté?
J’ai travaillé des années au programme de bilinguisme du gouvernement fédéral. Enseigner le français, langue seconde, aux fonctionnaires anglophones affectés dans des postes bilingues. J’ai rarement rencontré une hostilité ouverte envers le français. J’ai rencontré dans la majorité des cas, une force d’inertie épouvantable. “Essayez de me montrer le français, vous allez voir que c’est impossible”. Ils avaient raison. Partout au Canada on parle anglais. Au Québec, on parle français et anglais. En pratique on peut vivre en anglais au Québec. Dans le reste du pays, pas de survie sans l’anglais. Pourquoi un anglophone d’Alberta ou d’Ontario apprendrait-il le français ? Il ne faut pas avoir d’illusion. Le pays réel, comme dit monsieur Facal, c’est l’anglais partout et le français au Québec mais avec l’anglais.
@Olivier
C’est bien beau se déchirer la chemise sur la dominance de l’anglais au Canada, mais votre solution qui veut que le Québec devienne indépendant va remédier quoi au juste au Canada?
Question: est-il possible d’accéder au plus haut poste au Canada sans parler le français?
Ça fait 18 ans que Gilles Duceppe siège dans un parlement étranger, vous trouver cela normal?
@Daveyy
Je ne déchire pas ma chemise, je fais juste énoncer un fait que je considère indiscutable. Le français recule au Canada. Ce qu’on nous propose au fédéral me semble une grosse mascarade. Ceci inclut la nécéssité pour les hauts fonctionnaires et ministres de connaître un minimum de “fronsaïze”.
Je ne crois pas que le jour de l’indépendance, les eaux se sépareront et nous marcherons à une terre promise, quittant de vils esclavagistes. L’influence portée par 300 millions d’Anglo-Saxons ne disparaîtra pas! Par contre, tous les efforts mis par notre gouvernement seront cohérents avec notre population - à majorité francophone - et ses intérêts.
Par contre, dans la perspective peu probable où nous serions annexés aux USA, la situation serait bien pire qu’actuellement. Le Canada pratique une assimilation “soft”, ça ne s’est pas passé comme ça pour les centaines de milliers de francophones qui ont émigré aux states dans les années 20-30. Celà inclut la famille de Jack Kérouac, en passant.
Que faire devant cette analyse (sommaire bien sûr)?
1. Devant la peur de perdre le peu qu’on a, refuser de risquer quelque bris au statu quo, qui est une lente pente descendante, ou
2. Toujours chercher à avoir mieux, essayer d’obtenir de meilleurs résultats en prenant le contrôle sur notre destinée collective?
—
Le Bloc Québécois est le seul parti qui représente mes valeurs et mes intérêts à Ottawa. Si un autre parti arrivait à me courtiser de quelque manière que ce soit, je voterais pour lui. Et croyez-moi, je les lis leurs programmes.
Merci Olivier, enfin une réponse cohérente et honnête.
Pour ce qui est du Bloc, je me méfie toujours de ces partis politiques qui ne prendront jamais le pouvoir et qui passe leur temps à chialer au lieu de proposer des alternatives crédibles. NPD, QS etc sont pour moi remplis de gens beaucoup plus idéologues que pratiques, c’en est de même pour le Bloc.
@Olivier,
Je ne me sens pas persécuté. Bien au contraire, je me considère très chanceux de vivre dans un pays comme le Canada qui est prospère et libre. Par contre, je n’aime pas me faire traiter de vendu par des souverainistes pur et dur parceque je me considère canadien. Pour moi l’indépendence ne changera rien à notre situation géopolitique. La dominance de l’anglais est la pour rester que nous soyons indépendent ou non. Nous devrons toujours être bilingue pour faire des affaires avec les USA et le ROC. C’est la réalité économique d’une région francophone en amérique. Mêmes les Chinois ne vendent pas leurs bidules en Mandarin. Les multinationales françaises utilise l’anglais comme langue mondiale. M. Facal à raison de dire que le bilinguisme pan-canadien “is a pipe dream”. Les Canadiens-Anglais ne seront jamais tous bilingues. Les Québecois n’ont plus. Par contre il faut être honnête et admettre que les Anglos font des éfforts. Les écoles anglaises au Québec sont tous immersions. Les jeunes anglos-québecois recoivent la majorité de leur curriculum au primaire en français. Nous, on empêche nos jeunes d’apprendre l’anglais. Je considère que nous devons prendre tous les moyens à notre disposition pour nous assurer de la survie du français en amérique. Mais je suis pragmatique en considérant que faire parti du Canada est une protection additionelle. L’indépendence nous donnera quoi de plus? Nous sommes déja riche, libre, et en contrôle de nos institutions primaires. Par contre, le PQ n’a jamais donné l’heure juste sur les conséquences géopolitiques, linguistiques, et économiques qu’un vote pour le OUI aurait. Je me rapelle les parades de la St-Jean des années 60 ou le dernier char allégorique avait un petit St-Jean Baptiste blond frisé portant une brebis blanche. C’est pas les anglais qui ont construit le char! Le progrès que le Québec à fait depuis la dernière grande guerre fut fait à l’intèrieur du Canada. Les séparatistes disent, OK, la prochaine étape c’est l’indépendence. Moi je dit, OK, la prochaine étape c’est la création de la richesse et si je doit utiliser les ressources du Canada pour y arriver, why not. L’émancipation d’une culture ne se fait pas avec des lois restrictives et des murs. Elle se fait avec la richesse. Nous le faisons déja avec Le Cirque du Soleil, nos chanteurs, nos filmes, nos scientifiques, nos entreprises, nos athlètes et nos écrivains. Ah oui, nous sommes nés pour un petit pain, nous sommes opprimés par les maudits anglais et nous voulons être libres. What am I missing here?
@ Jean Jacques
“la on peut insister pour le francais dans le ROC”
Vous faites preuve d’un angélisme hors du commun. Insister? Et comment? Les gens dans le ROC voient à leurs intérêts, peu importe ce qu’on fait chez nous. Et bien honnêtement, qui sommes-nous au Québec pour dicter les politiques linguistiques dans le ROC?
—
Bien sincèrement, je ne crois pas que les fédéralistes peuvent gagner un débat sur la langue. C’est pour ça que Mme Marois ramène souvent le sujet sur la place publique et que M Charest la repousse.
Sont pas fous quand même. :)
@ ymdelisle (mon 5e et dernier commentaire)
Vous mêlez les cartes. On parle de français ici, de culture, pas d’économie. Il y a un problème, et il faut le régler.
Les efforts d’immersion, c’est bien beau, mais le problème, c’est pas les efforts, c’est les résultats:
**_le__français__recule_**
Vous faites exactement comme Jean Charest: devant un débat linguistique que vous ne pouvez pas gagner, vous minimisez son importance et vous vous tournez sur l’économie.
Souverainistes: 1 Fédéralistes: 0
Encore une fois, monsieur Facal met dans le mille: Pousser la connaissance du français, dans le ROC agace les Canadiens. Il est très vrai aussi que “le Canadien sur quatre”, de langue maternelle autre que le français ou l’anglais, trouve souvent injuste le statut accordé au français, alors que lui a dû renoncer en bonne partie à sa langue maternelle: je me souviens du témoignage, à la radio, d’un francophone manitobain qui, après avoir osé parlé français dans une assemblée de Winnipeg, s’était fait répondre en grec!
Ce qui m’étonne, dans les observations du commissaire aux langues officielles, c’est son souhait que les francophones hors-Québec qui travaillent pour le gouvernement fédéral, puissent le faire dans leur langue. C’est rêver en couleurs, il me semble! Il est parfois difficile, déjà, d’obtenir du service en français dans certains coins du Canada, quand on est CLIENT du gouvernement fédéral. Mais que peut espérer un francophone qui y TRAVAILLE ? Que ses collègues albertains vont se mettre à communiquer avec lui en français ?
Je voudrais insister sur une chose: l’assimilation galopante des francophones hors-Québec peut certes être vue comme révoltante ou décourageante, mais les souverainistes ne peuvent compter sur cet argument pour convaincre les Québécois de choisir l’indépendance: les Québécois choisiront l’indépendance s’ils estiment qu’elle est bonne pour eux: ils ne voteront pas OUI uniquement pour se venger de l’assimilation de leurs frères des autres provinces.
“C’est pour ça que Mme Marois ramène souvent le sujet sur la place publique et que M Charest la repousse.” Olivier
Je crois que vous faites preuve d’angélisme face aux politiciens qui eux se préoccupent d’abord de se faire élire. Quand le PQ et la souveraineté baissent dans les sondages, ils ont deux tactiques pour remonter. La première:une bonne crise linguistique, alors on joue avec les statisques pour démontrer que le français est en péril, et évidemment on se positionne comme les seuls vrais défenseurs du français. La deuxième: une bonne chicane avec le fédéral pour évidemment se positionner comme les seuls vrais défenseurs des droits du Québec.
Vous voulez quelques exemples: le dernier recensement démontre que 95,5% des Québécois parlent le français, le taux le plus élevé depuis la conquête. Quel fut la réaction du PQ, une crise linguistique sur l’île de Mtl dûe au fait que les français langue maternelle déménagent en banlieue et sont remplacés par des nouveaux immigrants. Solution à ce faux problème: engager une armée de fonctionnaires pour franciser les petits commerces! Faux problème, fausse solution, pas important car on réussit à jouer sur le sentiment de vulnérabilité des francophones et se positionner comme les défenseurs.
Autre exemple: le déficit fiscal: l’argent est à Ottawa, les besoins au Québec, martèle le PQ depuis 10 ans. Le fédéral réduit la TPS de 2% et augmente l’assiette fiscale de 3 milliards $ par an disponible au Québec, Mme Marois est contre toute augmentation de la TVQ! Ou est le déficit fiscal alors, si on a pas besoin du 3$M p.a. de plus que le fédéral laisse sur la table?
Le français recule, dites-vous. C’est rendu un slogan presque maoiste sans véritable fondement scientifique, mais ça profite aux souverainistes, donc pas de débat là dessus. Promenez-vous au centre ville de Mtl clament-ils, c’est évident. Tous ceux qui disent le contraire sont des “jovialistes” le feu est pris dans la cabane. SVP, je me demande ou vous étiez dans le bon vieux temps du English Montreal de Eatons, Morgans, Simpsons, Sun Life, CNR, Royal Bank,MSO, Walter Gordon, Clarence Campbell et cie. Ou étiez-vous quand Montréal était majoritairement anglophone il y a 140 ans?
Indifférence du Canada anglais? Ça vous surprend encore?? Nous sommes passés à l’ère de l’insignifiance. Voici:
RECENSEMENT 2006
LANGUE LE PLUS SOUVENT PARLÉE À LA MAISON
FRANÇAIS
Terre-Neuve & Lab. 0,13%
I.-P.-É. 2,00
Nouvelle-Écosse 1,90
Nouveau-Brunswick 29,41
Québec 81,06
Ontario 2,40
Manitoba 1,72
Saskatchewan 0,40
Alberta 0,59
C.-Britannique 0,38
Yukon 1,79
Territ.-Nord-Ouest 1,08
L’argument de loin le plus faible du clan fédéraliste a toujours été le cas des francophonnes hors Québec. C’est sur ce point qu’on dénote une grosse dose de mauvaise foi et qu’on aurait envi de leur dire de sortir de la lune. Leur sort est joué depuis longtemps et y’a pas un programme fédéral, pas un milliard de dollars et surtout pas l’avenir du Québec qui va changer cette CERTITUDE. L’assimilation de personnes d’une culture ou d’une autre dépend de certains facteurs, ceux des francos hors Québec en réunis deux majeurs: l’étalement a travers le pays sans concentration forte et le fait que ces communautés se trouvent loin des poles économiques majeurs. Les régions rurales (anglos ou francos) ont déja toutes les miseres du monde a garder leurs jeunes qui migrent vers les grands centres, imaginez un jeune qui vient d’un village franco-manitobain qui se cherche du travail et qui va vivre a Winnipeg. Il va se trouver une femme anglophonne et voila le tour est joué, deux générations plus tard l’assimilation a fait son oeuvre et il ne reste de francais que le nom de famille.
@ Daveyy
C’est pas tout de consulter un recensement il faut savoir le déchiffrer aussi, ton 95.5% de Québecois qui parlent francais c’est bien beau mais c’est pas ca le but. Le but c’est d’augmenter le nombre de Québecois qui VIVENT en francais a la maison. Quand un fils d’immigrant parle francais au dépanneur mais qui dans toutes ses autres activités parle anglais alors on peut pas dire que l’intégration a la majorité francophonne est réussi. Voila la glissade qu’on dénonce et elle commence a paraitre dans les stats.
A ymdelisle
C’est vous qui, en peu plus haut, disiez que mes commentaires étaient tristes à en pleurer? Vous n’êtes pas un homard dites-vous? Peut-être justement êtes-vous un homard captif par le phénomène de l’identification à l’agresseur. Si mes propos vous font pleurer, les vôtres me font plier de rire.
Un peu plus loin, vous dites que le Canada protège mieux la langue francaise que ne le ferait le pays des E.U. C’est faux de penser que le Canada protège le francais alors que ca fait depuis quatre siècles que les anglais essaient de nous assimiler (lois anti-francaises en Ontario et dans d’autres provinces).
A daveyy
Vous demandez à Olivier: “Votre solution qui veut que le Québec devienne indépendant va remédier quoi au juste au Canada?”
Le but recherché par l’indépendance du Québec n’est pas de remédier à quoi que ce soit au Canada mais bien de libérer le Québec du contrôle du Canada qui l’empêche de s’épanouir selon sa nature propre.
A daveyy
Ce n’est pas Mme Marois qui était contre l’augmentation de la TVQ mais bien Jean Charest.
Bonjour M.Facal,
texte no.1
…….« Donner une reconnaissance juridique égale à l’anglais et au français trouve sa lointaine origine dans le fait que les anglophones et les francophones s’unirent jadis pour fonder le Canada. »
*
Mais, Monsieur Facal, les canadiens-français (canadiens en premier, donc fédéralistes) pensent toujours que cette reconnaissance est encore d’actualité.
M. Pelletier nous dit même depuis 2003, que le fruit n’est pas mûr, sous-entendant qu’il faut toujours espérer! Qui le croit à part lui-même ; mais cela semble suffire à la minorité des partisans plus nationnalistes du PLQ?
*
Il y a bien eu depuis 2003 quelques soubresauts comme les déclarations de Yves Séguin ( fédéralisme suceur de sang) ; ou de Thomas Mulker (je comprends mieux les souverainistes maintenant, suite à mes échanges avec Dion) ; ou de Raymond bachand (au sujet des OBNL, il a qualifié la semaine dernière son homologue Blackburn de “machiavélique”) Wouah!
Il a osé…
M.Bachand devrait se méfier de son franc parlé… Il devrait se rappeler ce qui est arrivé aux 2 autres!
*
Mais revenons aux 2 peuples fondateurs:
Trudeau a mis le feu aux poudres en 1982 en balayant tout cela.. et les cendres sont toujours aussi chaudes…Quel catastrophe fut cet homme!
Et quel manipulateur : «… on met nos sièges en jeu pour du changement », discours de PET en 1980 la veille du référendum à Montréal.
Et cet homme retord envers ses frères de sang, est encore et toujours applaudit par les canadiens-anglais, et même par certains fédéralistes qui se disent de fiers québécois!
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Applaudit pour sa droiture? Ou pour avoir mis sa propre Nation au niveau des autres ethnies?
Bonjour,
Texte no-2
Voici le message de… Jean Charest… paru pendant 2 jours dans les principaux médias du Québec, suite à une motion unanime de L’Assemblée Nationale du Québec :
….. « Le Québec est une nation par son histoire, sa langue, sa culture, son territoire et ses institutions. La nation du Québec a des valeurs. L’égalité entre les femmes et les hommes, la primauté du français et la « séparation entre l’État et la religion » font parties de ces valeurs fondamentales. Elles sont à prendre avec le Québec. Nous n’avons pas tous la même origine, pourtant nous avons tous la même destinée. Car nous sommes tous québécois »», Jean charest.
*
Si cette déclaration solennelle n’est pas un voeu pieux, qu’attend le Premier Ministre du Québec pour enchâsser ces principes au sein d’une Constitution québécoise et aussi d’une citoyenneté. Le message doit être clair pour les immigrants, même avant l’arrivée au Québec ; cela doit même être un prérequis!
*
Actuellement selon les stats seulement 57% des nouveaux arrivants parlent le français.
30 ans après la loi 101, qui fait maintenant consensus, les allophones qui abandonnent leur langue d’origine choisissent majoritairement l’anglais à 54%.
Après avoir fait un bond de 1977 à 1997, on recule depuis au moins 10 ans!
La proportion qui choisit le français (46%) devait être à 88% pour reproduire l’essentiel équilibre actuel entre francos et anglos .
Avant le dernier recensement on sait qu’il y avait au québec 83% de francos ;11% d’anglos ; et 6 % d’allophones. On sait maintenant que les francos sont plutôt à 79,5%.
N.B. Pour répartir adéquatement ceux des allophones qui abandonnent leur langue, on doit reporter sur 100% la portion francophones et anglophones, ce qui donne 88%(francos et 12%(anglos). Mais c’était avant le dernier recensement: la proportion serait maintenant environ de 86% et 14%…
Questions :
1- Si les Canadiens-anglais aiment tant le Québec, comme le sous-entend “YM” : « …… vous oubliez la troisième, et celle de la majorité des Canadiens, que les gens qui habitent le ROC ont un profond attachement pour le Québec et le fait français….) dit-il.
Alors, qu’attendent-ils pour dire à leur gouvernement qu’il est temps après 25 ans de cesser de les banaliser (depuis 1982) ; et de permettre à cette Nation Québécoise — qui est une richesse selon eux et qui les différencie des américains — d’exister entièrement en lui donnant les moyens pour assurer sa survie!
A) Contrôle complet sur son notre immigration — pas 60%, mais 100%.
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B) Au Québec la charte québécoise des droits et liberté aurait préséance sur la charte canadienne, puisque nous sommes une Nation selon le duo Harper-Dion!
C) Le français étant la langue officielle du Québec le gouvernement devra donc réaffirmer fortement les principes suivants :
- faire du français la langue “publique” normale et habituelle du travail, de l’enseignement, des communications des québécois, du commerce et des affaires.
- son objectif est donc de faire du français la langue commune des québécois, comme l’anglais est la langue commune dans le ROC.
Bonjour ,
texte no-3
*
Est -ce que le ROC est assez généreux pour permettre à l’autre Nation de s’épanouir pleinement dans ce Canada Démocratique?
Est-il aussi démocratique que la finlande?
Le bilinguisme institutionnel de la Finlande ne s’applique pas à la province autonome d’Åland, qui demeure unilingue suédoise et détient un statut égal à celui de la finlande en terme de langue et culture, etc! La cours suprême de finlande ne vient pas décontruire cet État autonome, elle…
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N.B. Au Québec, cette langue commune doit occuper la place centrale mais cohabiter avec d’autres langues, principalement la langue anglaise. Évidemment, il serait illusoire de faire du français la seule langue dans chacune des composantes d’une entreprise. Tous ceux qui doivent communiquer à l’extérieur du Québec pour affaires doivent impérativement maîtriser l’anglais!
Et c’est pour cela que nos étudiant(e)s doivent recevoir une meilleure formation en langue anglaise et/ou un bain d’immersion de 3 mois à la fin du secondaire!
” NOUS ” n’avons pas tous la même origine, pourtant nous avons tous la même destinée. Car nous sommes tous québécois! », Jean Charest.
Donc la Nation est formée de tous les citoyens du québec :
- le NOUS, majorité francophone, sans la quelle la Nation n’existerait pas..
- le NOUS, principale minorité de souche anglaise. “Nous” les anglos disent-ils…
- et les NOUS des autres communautés : juive, italiennes, grecque!
Nous sommes donc tous des Nous différents mais unis entre nous par notre nom: “Québécois”!
Conclusion:
……….« ” NOUS ” n’avons pas tous la même origine, pourtant nous avons tous la même destinée. Car nous sommes tous québécois! », Jean Charest.»
Pour une fois je suis d’accord avec lui…
À moins qu’il nous roule tous dans la farine?
Bonne journée,
“Voila la glissade qu’on dénonce et elle commence a paraitre dans les stats.” Vindicater
Tout ce qui apparaît dans les stats c’est que le francos quittent l’île de Mtl en grand nombre pour la banlieue et sont remplacés par des nouveaux immigrants. La solution intelligente serait de lutter contre l’étalement urbain, revitaliser Mtl pour la rendre plus attrayante, augmenter les cours de français disponibles aux immigrants, encourager les banlieusards à revenir sur l’île par tous les moyens. Faire payer aux banlieusards “le vrai coût de l’étalement etc.
Au lieu de proposer ce genre de solution porteuse, le PQ et al. proposent d’embaucher une armée de fonctionnaires pour contrôler les petites entreprises déjà sur-règlementées, de “renforcer la loi 101″ comme ils aiment si bien scander. Ils, les péquistes, n’ont pas perdu leur fâcheuse habitude de croire que tous les problèmes peuvent être solutionnés par des lois et des règlements.
“Ce n’est pas Mme Marois qui était contre l’augmentation de la TVQ mais bien Jean Charest.” RenéP
Mmme Marois a déclaré publiquement qu’elle ne favorisait pas l’augmentation de la TPS, ceci après avoir dit le contraire. de toute façcon, quel politicien déclare qu’il va augmenter les taxes avant de se faire élire?
“Le but recherché par l’indépendance du Québec n’est pas de remédier à quoi que ce soit au Canada mais bien de libérer le Québec du contrôle du Canada” RenéP
La discussion originale de M. Facal portait sur le statut du français au Canada. Les souverainistes aiment bien nous prédire la disparition du français au ROC pour prouver que le Canada est pourri, mais leur solution , l’indépendance du Québec, n’améliorera en rien le statut du français et des francophones au ROC. Si j’ai bien compris votre remarque, les souverainistes pourraient au moins se taire sur ce statut et arrêter de l’invoquer pour soutenir leur cause, car ils s’en foutent de toute façon, non?
L’avenir du poids relatif des francophones dans la fédération va décliner inexorablement et cela va affecté le statut politique du bilinguisme institutionnel. Voici la présentation (magistrale) qu’en a fait M Jean Francois Lisée (rendez vous à la 47 e minute du vidéo: (http://video.google.fr/videoplay?docid=-5872127764757036542
A daveyy
Oubliez ca, le francais au Canada. Je le répète, l’objectif de la souveraineté n’est pas de sauver le francais au Canada où l’assimilation des francophones est presque totale mais bien de sauver le francais et la culture québécoise. Depuis 1867 le francais a toujours décliné au Canada “grâce” aux multiples interventions racistes des anglophones et il est tout à fait naïf de croire que si le Québec demeure dans le Canada que la langue et la culture francaises vont se développer. Ce n’est pas que les “souverainistes aiment bien prédire la disparition du francais au ROC”, au contraire, c’est déplorable que la langue francaise n’ait pu se développer librement comme la langue anglaise dans le ROC mais, c’est par ce que les souverainiste regardent, voient, entendent ce qui se passe au ROC qu’ils en arrivent à l’évidence qu’il faut se séparer, et vite, si l’on veut survivre: c’est une simple question de logique. Prétendre le contraire, dans les conditions actuelles, est aberrant. Il n’y a que les naifs et les profiteurs qui n’admettent pas cela: les premiers par inconscience et les seconds par hypocrisie.
“c’est par ce que les souverainiste regardent, voient, entendent ce qui se passe au ROC qu’ils en arrivent à l’évidence qu’il faut se séparer, et vite, si l’on veut survivre: c’est une simple question de logique” RenéP
Logique vous dites, que le français se porte mal au ROC et de votre aveu même qu’il se portera encore plus mal encore sans le Québec, et la logique indique donc qu’il faut se séparer? C’est quoi le rapport avec la survie du français au Québec? Accéler da disparition du français ailleurs aidera le français ici, moi je trouve cela illogique.
Il ne reste que 4,5% de Québécois qui ne parlent pas encore le français ( recensement 2006)et ce pourcentage diminue constamment. Arriver à la conclusion qu’il faut se séparer pour survivre est déjà très questionnable, accuser d’être des hypocrites ou des profiteurs tous ceux qui ne suivent pas votre logique est un peu riche. Voilà pourquoi votre option de progresse pas parmi la population. Vous ne pouvez accepter que les autres peuvent avoir raison sans questionner leur motivation. Dommage pour vous.
pendant que le francais décline dans le ROC, il y la monté en puissance irrésistible des provinces de l’Ouest qui crée un schisme Ouest Est qui ne pourra être contenu par les institutions ud statut quo (Constitution de 1982). Les conditions objectives sont maintenant réunies pour que l’on assiste au démantellement du Canada de Trudeau. Le scénario qui a vu les provinces s’allier à Ottawa pour former un mur de ROC pour contenir la volonté d’émancipation du Québec ne se reproduira plus. Il y a des fissures dans le mur de ROC, et ces fissures deviendront bientôt des brèches par lesquelles le Québec va s’extirper de ce fédéralisme centralisateur: http://www.vigile.net/Ouest-vs-Est-Des-fissures-dans-le
JCPomerleau. Je vous cite: “Le scénario qui a vu les provinces s’allier à Ottawa pour former un mur de ROC pour contenir la volonté d’émancipation du Québec ne se reproduira plus”. Pourriez-vous m’expliquer le fond de votre pensé?
ReneP. Ce n’est pas une question de survie du français. Si c’était le cas, le combat des souverainistes inclurerait le million de francophones de souche dans le ROC. Le vrai combat en est un de pouvoir, pur et simple. Les riches Anglos de Westmount qui contrôlaient le peuple avec la bénédiction de l’église ont été remplacé par le Québec Inc. d’Outremont qui a la bénédiction de la nouvelle religion nationaliste. Le nationalisme est une façon de garder le peuple sous le contrôle des élites. Les riches apprennent l’anglais, vont à Harvard, ont des vignobles en France et des chateaux à l’Île Bizzard…..tandis que le peuple n’a aucun choix et reste coincé sur ses arpents de neiges. Lisez “Animal Farm” de George Orwell.
@daveyy
“Voilà pourquoi votre option de (sic!) progresse pas parmi la population.”
On saute vite aux conclusions. Je déteste réduire un interlocuteur à un stéréotype, je trouve que c’est lui manquer de respect. Et je n’ai pas de temps à perdre à discuter avec quelqu’un que je ne respecte pas.
Alors discutons. :)
—
Simple question de logique? certain! Si le Canada voulait vraiment défendre le français, on doit constater l’échec cuisant auquel il fait face actuellement. “On ne peut empêcher une rivière de couler” comme disait Jean Chrétien.
De son côté, le Québec fait bien son travail dans le peu de moyens dont il dispose, et parvient à sauver les meubles, du moins pour le moment et sur son territoire.
Les statistiques que vous évoquez en font état.
Autre raison de considérer le Canada comme une menace au français: en sol Québécois, la loi 101 ne s’applique pas au sein des entreprises fédérales,
http://www.cyberpresse.ca/article/20080514/CPACTUALITES/80514220/-1/CPACTUALITES
et, oh surprise, le Bloc Québécois a déposé un projet de loi pour changer la situation. Le PC et le PLC s’y sont opposés, ça n’a pas passé. C’est pas des cossins purement électoralistes, c’est 240000 travailleurs Québécois à qui l’on ne peut garantir de travailler en français.
Êtes-vous indifférent à tout ça? Pas moi en tous cas.
—
Se séparer pour survivre? Difficile à prouver.
Faire confiance au Canada pour assurer la pérénnité du français? Il me semble que la preuve est faite qu’ils en sont incapables.