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La glissade

Dans les dernières épreuves obligatoires de français écrit au cégep, on demandait aux jeunes de rédiger un texte de 900 mots. Trente fautes, et c’était l’échec automatique.

Plusieurs ont noté que le vrai scandale est que, pour embellir le portrait statistique global, on puisse considérer «réussi» un examen qui contient 29 fautes. Je cherche encore des poux ? Très bien, regardons ailleurs alors.

Dans le réseau public, le taux d’abandon au niveau secondaire, qui était déjà effarant, continue d’augmenter, alors qu’on prétendait que la réforme renverserait la vapeur : de 26% en 2000, il est passé à 29 % en 2008. Le Québec est à l’avant-dernier au rang au Canada. En Ontario, le décrochage a, au contraire, reculé de sept points entre 2003 et 2007.

L’enquête TEIMS compare les résultats en mathématiques et en sciences des élèves de niveau secondaire de 49 pays. Nos jeunes en deuxième année de secondaire y avaient glissé du 10e rang en 2003 au 19e rang en 2007 en sciences, et du 6e au 8e rang en mathématiques. Le test PISA 2006 de l’OCDE montrait, lui, des résultats québécois inférieurs à la moyenne canadienne en lecture et égaux en sciences.

Regardons maintenant le primaire. Entre 2000 et 2005, aux épreuves obligatoires d’écriture en français de 6e année, le taux de réussite est tombé de 87% à 77% en orthographe, de 83% à73% en syntaxe et ponctuation, et le taux global de réussite, lui, a chuté de 90% à 83%.

Une étude menée par Manon Théorêt, auprès de 500 élèves issus de milieux défavorisés, ceux que la réforme disait vouloir aider en priorité, concluait aussi à un recul dans la maîtrise des «compétences» mathématiques pour une majorité d’entre eux.

Une autre étude, publiée en 2007 par le Centre international pour l’évaluation des apprentissages scolaires, mesurait les aptitudes de lecture d’enfants de la quatrième année du niveau primaire de 41 pays et de quelques provinces canadiennes. On vérifiait s’ils comprenaient ce qu’ils lisaient. Le Québec arrivait au milieu du peloton, mais faisait moins bien qu’en 2003.

Les États généraux de 1996 proposaient de faire de l’école un lieu dont la mission première est d’instruire. La réforme introduite depuis 1998 vise plutôt à n’en échapper aucun et à les endoctriner selon les canons de la rectitude politique. Le verdict me semble aujourd’hui indiscutable : nous reculons par rapport à nous-mêmes et par rapport aux autres.

Un sondage mené en 2006, auprès de plus de 1000 enseignants, montre que 83% d’entre eux sont d’avis que la réforme n’augmente pas la réussite des élèves, 85% pensent cela pour les élèves déjà en difficulté, et 61% croient qu’elle fait même reculer ces derniers. Ils se trompent tous ?

À l’encontre du bon sens, certains persistent à soutenir qu’il n’y a pas de lien entre ces reculs et la réforme. Mais les reculs surviennent tous depuis son introduction. Un hasard, vraiment ? Et si des progrès mesurables avaient eu lieu, vous ne pensez pas que les partisans de la réforme se seraient empressés de les mettre à son crédit ?

17 réponses à “La glissade”

  1. le 26 nov 2009 à 6:42 Simon-Pierre Savard-Tremblay

    La réfome, c’est l’établissement d’un système d’éducation soixante-huitard, libéral, socialiste, « progressiste », américanisé. Peu importe l’étiquette qu’on peut y coller, il s’agit toujours d’un échec flagrant. Il s’agit toujours d’un recul de l’autorité, du respect et des hiérachies naturelles. Au nom de la démocratisation de l’éducation, on démolit l’éducation en elle-même. Je m’inquiète profondément de la génération qui me suivra, celle d’ »Éthique et culture religieuse » et de la réforme… M. Facal revenez en politique s’il vous plaît! Le mouvement indépendantiste a besoin de porte-paroles véritablement nationalistes… et campés sur le réel!

  2. le 26 nov 2009 à 14:38 Joseph Facal

    Merci pour vos bons mots et vos encouragements.

  3. le 26 nov 2009 à 15:29 Gilles

    En plus des technologies de l’enseignement qui apparaissent déficientes, ce qui m’inquiète, et encore plus, c’est le nivellement par le bas que l’on peut observer au niveau de la culture à laquelle sont soumis les enfants.

    En fait, je ne comprends pas comment il se fait que tous ces bureaucrates qui ont pour la plupart été formés aux humanités, aient jeté aux orties la substance de ce qu’is ont reçu en héritage de leurs prédécesseurs.

    Peut-être que la bureaucratie rend sourd, aveugle, et surtout idiot.

  4. le 26 nov 2009 à 15:45 Simon Côté

    Très bon article M.Facal, en particulier la conclusion!

    Personnement, je n’ai pas du tout remarquer la présence de la réforme même si je suis un étudiant depuis plusieurs années…

  5. le 26 nov 2009 à 21:30 Rubique

    Je pense qu’on devrait se demander qui est compétent pour enseigner dans une école primaire ou secondaire.

    Je sais que les gens qui ont une formation dans une discipline de base sont pratiquement bannis de l’enseignement et je pense que c’est une erreur.

    À l’Université de Montréal, environ la moitié des étudiants en enseignement des mathématiques sont des transfuges provenant du programme de mathématique qui lui est, croyez-moi, impitoyable. Donc les futurs profs de maths sont ceux qui abandonnent leurs études en maths parce que c’est trop dur. Quand ça va mal…

    Je parle de maths, c’est ce que je connais, je suppose qu’il y a d’autres exemples.

    En plus, pour compléter le fameux programme d’enseignement des maths au secondaire, on exige à peine que l’étudiant suive des cours vraiment avancés. Avec de la chance, peut-être que le candidat aura suivi un cours de programmation. Avec de la chance!

    Comment voulez-vous que les jeunes prennent plaisir à pratiquer une discipline que leur prof maitrise mal ?

  6. le 27 nov 2009 à 11:11 Michel Brochu

    Mon impression en tant que père de famille de 3 enfants (primaire à fin du secondaire) est que la réforme n’a rien changé pour les enseignants « marquants », c’est à dire ceux qui par leur passion, leur approche et leur motivation ont un impact important et durable sur les élèves. Pour certains autres enseignants toutefois, mon impression est que le « cadre » académique étant devenu plus flou, il y a eu relâchement des exigences. Les parents, n’ayant plus trop de points de repère, ont du mal à faire contrepoids pour « replacer la barre plus haute ».

  7. le 27 nov 2009 à 20:53 ymdelisle

    Qui a mis la réforme en place et pourquoi?

  8. le 28 nov 2009 à 10:20 RenéP.

    A ymdelisle,

    Vous dites: « Qui a mis la réforme en place et pourquoi? »

    Vous savez très bien que c’est le PQ n’est-ce pas?
    Alors, pourquoi vous revenez sur le passé, vous qui passez votretemps à vous plaindre que les indépendantistes ne cessent de vivre dans le passé? C’est bien pour dire, n’est-ce pas, que lorsque cela fait votre affaire, vous n’hésitez pas vous aussi, aussi fédéraliste que vous êtes, à référer au passé. La question que vous auriez dû poser à titre de vrai fédéraliste pur et dur est: Qui maintient cette réforme en place et pourquoi? Je ne connais pas la réponse. Mais peut-être est-ce parce que cela fait l’affaire du PLQ fédéraliste de voir la culture francophone se détériorer?

  9. le 28 nov 2009 à 13:01 ymdelisle

    Rene, honnêtement je ne me rappelais pas qui avait introduit cette réforme. Vous avez raison de mettre l’accent sur le pourquoi et vous avez raison de demander pourquoi les gouvernements subséquent n’ont pas réformé la reforme. Mais dire que le PLQ garde cette réforme en place pour détruire la culture francophone est de la pur fantaisie. Nous le faisons nous mêmes san l’aide des « autres ».

  10. le 28 nov 2009 à 16:31 RenéP.

    A ymdelisle,

    vous dites : »Nous le faisons nous-mêmes sans l’aide des autres ».
    Le PLQ, ca fait partie du NOUS. Alors, c’est ce que je supposais.

  11. le 29 nov 2009 à 10:12 Paul Lafrance

    Aurons nous un jour un gouvernement qui aura le courage de mettre de l’ordre au Ministère de l’éducation? C’est de là que les problèmes de l’enseignement du français prennent leur origine. On nous répète ad nauseam que l’expression d’idées est plus importante que la façon de les exprimer. Une ne devrait cependant pas aller sans l’autre. Les bonzes de ce ministère ont même le culot de dire que ceux qui écrivent bien notre langue manquent d’idées. Duplessis (pour lequel je n’avais aucune admiration) disait, et c’est à peu près les seules paroles sages que j’aie entendu de lui, que l’instruction n’est pas faite pour tout le monde. J’ajouterais qu’un imbécile instruit cause beaucoup plus de tort qu’un imbécile sans instruction.

  12. le 29 nov 2009 à 11:20 RenéP.

    A Paul Lafrance

    Il semblerait que Duplessis aurait dit: « L’instruction n’est pas faite pour tout le monde, c’est comme la boisson, il y en a qui « portent » pas ca ».
    Quant à votre ajout: « un imbécile instruit cause beaucoup plus de tort qu’un imbécile sans instruction », on peut effectivement constater ce fait par tous les torts qu’ont causé à la Nation Québécoise ces politiciens qui, de tous temps, ont travaillé à l’extinction de la société québécoise.

  13. le 30 nov 2009 à 20:27 Robert Lachance

    Quelques observations d’ordre méthodologique et stratégique.

    Il y a eu il me semble d’après les deux paragraphes qui suivent deux réformes, l’une au primaire, conduite de 2000 à 2005, et l’autre au premier cycle du secondaire amorcé en septembre 2005.

    « Le gouvernement du Québec a mis un frein à la réforme scolaire en cours au niveau primaire, rapporte La Presse dans son édition de mercredi.
    Cinq ans après le début de sa mise en application, le ministère de l’Éducation a tout arrêté pour l’année scolaire 2005-2006 pour vérifier si elle porte ses fruits. » Radio-Canada, 26/10/2005. Je suppose que la réforme dont vous dites qu’elle a été introduite en 1998 est celle-ci.

    « Le ministre de l’Éducation, monsieur Pierre Reid, a annoncé le 11 février 2004 que le Programme de formation de l’école québécoise pour le premier cycle de l’enseignement secondaire serait entre les mains de tous les enseignants et enseignantes dans les prochains jours. Ce programme représente une étape déterminante dans l’implantation de la réforme au secondaire, dont l’application obligatoire est prévue pour septembre 2005 au premier cycle du secondaire… dont l’objectif central est la réussite de tous les élèves… » MELS

    Les résultats décevants à l’examen de français de 900 mots des candidats au cégep que vous mentionnez en introduction ne peuvent pas être attribués à l’une ou l’autre de ces réformes. Ils pourront au mieux servir dans quelques années, à partir de 2011, de points de comparaison de base pour l’évaluation cumulative des effets des réformes. d’ici là, ils confirment qu’une ou deux réformes étaient souhaitables.

    L’inversion du taux d’abandon dans le réseau public au niveau secondaire que l’on prétendait que la réforme au primaire amènerait ne sera complètement visible s’il a lieu que 11 ans après septembre 2000. Les chiffres décevants que vous rapportez justifient du mécontentement à l’endroit de la performance fin primaire. Le défi devient plus grand pour la réforme qui débute septembre 2005. Nous pourrons juger de la valeur de celle-ci à la lumière du taux de décrochage en 2011.

    Dans Pour une gauche efficace, Jean-François Lisée propose de prendre l’éducation à bras-le-corps: brièvement, meilleure rémunération et marge de manoeuvre aux directeurs et enseignants, suivi individualisé des jeunes décrocheurs, des jeunes chômeurs et des jeunes prestataires d’aide sociale.

  14. le 02 déc 2009 à 19:40 Robert Lachance

    L’insoutenable glissade

    C’est sûr que l’école secondaire, c’est pas secondaire. La ressource humaine devenant rare, il faut que la nation en tire le meilleur et ça passe par des écoles secondaires performantes dirait M. le maire.

    Mais il y a eu la glissade de fond: Sous les influences combinées de l’instinct, de la religion, du marché, de la politique, de la pression médiatique, cherchez. Les naissances au Québec ont connu au fil des décennies du dernier siècle des fluctuations importantes. Le tableau ci-dessous les exposent. Première colonne, décennie; deuxième, naissances au Québec; troisième, naissances à Québec.

    1899 – 1908 *** 0 645 497 *** 27 500
    1909 – 1918 *** 0 816 156 *** 35 550
    1919 – 1928 *** 0 851 849 *** 43 500
    1929 – 1938 *** 0 788 511 *** 40 560
    1939 – 1948 *** 0 914 934 *** 58 940
    1949 – 1958 *** 1 319 402 *** 83 200
    1959 – 1968 *** 1 275 394 *** 75 874
    1969 – 1978 *** 0 946 479 *** 60 683
    1979 – 1988 *** 0 899 072 *** 56 105
    1989 – 1998 *** 0 893 882 *** 54 466
    1999 – 2008 *** 0 750 000 *** 44 563

    Vous observez Mmes et MM. en début du siècle passé au Québec une forte poussée de natalité entre la première et la deuxième décennie, une croissance beaucoup moins forte à la suivante au Québec et puis un déclin avant la crise économique de 1929. À Québec, l’annexion de Limoilou vers 1909 peut brouiller les cartes entre la deuxième et la troisième décennie.

    De 1938 à 1948, vous constatez une reprise modeste en province et une augmentation de 50 % à Québec. L’urbanisation sans doute. Ensuite, ce sont deux décennies records pour la province et pour la ville.

    À ce pic historique succèdent à partir de 1969 30 années de stagnation et 10 ans de dénatalité de cascade: une chute des naissances de 27,5 à 16,1 par mille dans les années soixante a réduit de beaucoup la force d’engendrement 25-30 ans plus tard. Les données sont de l’Institut de la statistique du Québec pour la deuxième colonne.

    Le pic de natalité suivi de son versant descendant en cascade engendre un déséquilibre intergénérationnel exceptionnel générateur d’occasions d’inéquités si l’on n’y prend garde, par exemple un déséquilibre du poids politique des X, que dire des Y et des Z.

    C’est fait, c’est fait ! Mais…

  15. le 03 déc 2009 à 12:09 Robert Lachance

    La réduction de notre force de travail qui s’en suit

    En Capitale-Nationale, au 1 juillet 2008

    **âge ** hommes ** femmes ** ensemble

    60-64 ** 21 022 ** 22 936 ** 43 958
    55-59 ** 24 624 ** 26 200 ** 50 824
    50-54 ** 27 354 ** 28 991 ** 56 345
    45-49 ** 28 288 ** 27 874 ** 56 162

    40-44 ** 24 610 ** 23 871 ** 48 481
    35-39 ** 21 408 ** 19 376 ** 40 784
    30-34 ** 23 023 ** 20 950 ** 43 973
    25-29 ** 26 581 ** 24 590 ** 51 171
    20-24 ** 22 620 ** 22 465 ** 45 085
    15-19 ** 20 143 ** 19 824 ** 39 967

    10-14 ** 17 506 ** 16 782 ** 34 288
    05-09 ** 15 085 ** 14 125 ** 29 210
    00-04 ** 15 596 ** 15 091 ** 30 687

    En gros, au cours des cinq prochaines années, 34 288 jeunes hommes et femmes en nombre presqu’égal vont aller remplacer 43 958 travailleurs. En nombre, c’est une perte de force de travail de 22 %.

    Au cours des 10 prochaines années, 63 498 entrants vont venir remplacer 94 782 sortants. En nombre, c’est une perte de force de travail de 49 %.

    Dans Le Soleil ce matin Michel Corbeil signe un article intitulé Sommet inégalé pour l’emploi des 15 à 19 ans. Il peut y avoir là une raison à l’augmentation du décrochage scolaire.

    Il y a 12 ans, la situation était différente.

    En Capitale-Nationale, au 1 juillet 1996

    **âge ** hommes ** femmes ** ensemble

    60-64 ** 13 267 ** 15 107 ** 28 374
    55-59 ** 15 422 ** 16 488 ** 31 910
    50-54 ** 20 833 ** 22 082 ** 42 915
    45-49 ** 25 111 ** 26 037 ** 51 148

    40-44 ** 27 063 ** 28 025 ** 55 088
    35-39 ** 28 937 ** 28 645 ** 57 582
    30-34 ** 27 677 ** 25 981 ** 53 658
    25-29 ** 23 547 ** 21 892 ** 45 439
    20-24 ** 23 244 ** 22 373 ** 45 617
    15-19 ** 21 781 ** 21 232 ** 43 013

    10-14 ** 18 881 ** 17 730 ** 36 611
    05-09 ** 18 077 ** 17 474 ** 35 551
    00-04 ** 18 047 ** 17 495 ** 35 542

    En gros, au cours des cinq prochaines années alors, 36 611 jeunes hommes et femmes en nombre presqu’égal allaient remplacer 28 374 travailleurs. En nombre, c’était un gain de force de travail de 29 %.

    Au cours des 10 prochaines années alors, 72 162 entrants allaient venir remplacer 60 284 sortants. En nombre, c’était un gain de force de travail de 20 %.

    Il n’y avait pas de pression sur les jeunes d’âge scolaire secondaire à intégrer le monde du travail.

  16. le 03 déc 2009 à 14:46 Robert Lachance

    Et celle de notre force brute d’enfantement

    En Capitale-Nationale, au 1 juillet 2008

    **âge ** femmes

    40-44 ** 23 871
    35-39 ** 19 376
    30-34 ** 20 950
    25-29 ** 24 590
    20-24 ** 22 465
    15-19 ** 19 824

    10-14 ** 16 782
    05-09 ** 14 125
    00-04 ** 15 091

    En gros, au cours des cinq prochaines années, 16 782 aspirantes vont aller remplacer 23 871 régénératrices ou non. En nombre, c’est une perte de force d’enfantement de près de 30 %.

    Au cours des 10 prochaines années, 30 907 possibles vont venir remplacer 43 247 sortantes régénératrices ou pas. En nombre, c’est une perte de force brute d’enfantement de plus de 28 %.

    Rien dans Le Soleil ce matin à ce sujet.

    Peut-il y avoir dans la pratique de la sexualité, je n’écrit pas dans la pratique du sexe, chez les jeunes et leurs parents une raison au décrochage scolaire ?

    Il y a 12 ans, la situation était un peu pire.

    En Capitale-Nationale, au 1 juillet 1996

    **âge ** femmes

    40-44 ** 28 025
    35-39 ** 28 645
    30-34 ** 25 981
    25-29 ** 21 892
    20-24 ** 22 373
    15-19 ** 21 232

    10-14 ** 17 730
    05-09 ** 17 474
    00-04 ** 17 495

    En gros, au cours des cinq prochaines années alors, 17 730 co-créatrices éventuelles allaient remplacer 28 025 capables de donner naissance. En nombre, c’était une perte de force d’un autre type de travail de 36,7 %.

    Au cours des 10 prochaines années alors, 35 204 aspirantes allaient venir remplacer 56 670 sortantes saines et sauves. En nombre, c’était une perte de force de travail d’un autre genre de 37,9 %.

  17. le 04 déc 2009 à 14:06 Robert Lachance

    Je me suis administré un test de personnalité récemment. Honnêtement je le précise. On m’a traité de « idealist respectful ». C’est pas faux ! C’était il y a quelques jours. Ici et maintenant, je me traiterais d’idéaliste envahissant.

    Il me reste une dernière cartouche dans cette conversation, pour faire docile et la voilà.

    En effet, Simon-Pierre, il pourrait arriver pire pour la majorité francophone au Québec, libre, démocratique, laïque, égalitaire, gaspilleuse, énergivore, blanche,fondamentalement chrétienne malgré tout et j’en passe, que le retour de M. Facal en politique officielle et sans avenir profond.

    Gilles, avez vous lu Géopolitique et avenir du Québec de J.R.M. Sauvé ? J’en ai retenu que la loi dominante en action militaire est celle du moindre effort étant donné le manque de ressources. En action pédagogique, c’est pareil. La bureaucratie rend le monde impuissant, pas sourd, pas aveugle et surtout pas idiot. Elle est une source d’enrichissement personnel, contrairement au Viagra. Le Viagra serait une source d’enrichissement interpersonnel.

    Ces bureaucrates ont été engagés dans une forte proportion parce qu’ils étaient les meilleurs en français. J’en ai fait partie pendant un an malgré cela. Vous avez sans doute constaté que mon français est plutôt médiocre. J’avoue son apparence, je vous laisse juge du contenu qu’il charrie ou charroie.

    Bonne observation Rubrique ! L’excellence en français ? Plutôt ce qu’on appelle ad nauseam « la passion », le coeur et le muscle si indiqué avant la raison si brillante soit-elle et la connaissance.

    L’école a le même problème de recrutement que le Canadien Michel et les parents le même problème d’impuissance que celui des spectateurs de ce passe-temps de l’Ordre marchand.

    Je dirais avec RenéP que c’est le PQ pour celle du primaire ymdelisle, et le PLQ pour celle du secondaire. Le PLQ a mis fin à la réforme au primaire en 2005 s’il faut croire La Presse d’alors. La réforme au primaire ne serait plus en place. Par quoi aurait-on remplacée ?

    Paul, ce n’est pas le courage qui manque à un gouvernement mais la longueur de bras; comme il s’agit de français, je dirais la longueur de langue car il en faut des kilomètres pour la bien enseigner.

    RenéP, j’ai été témoin du « on dit que ».

    Robert, j’aurais écrit la même chose que vous à vos quatre précédents messages.

    Au plaisir de se rencontrer dans une prochaine conversation plus récente sur ce site ou ailleurs.