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La fierté d’un peuple

Petit billet plus «léger» ce matin, quoique…Enfin, vous jugerez.

J’aime le hockey, mais je préfère le soccer. On n’échappe jamais totalement à nos origines, et c’est très bien ainsi. 

Depuis que je suis installé en Espagne, je suis donc gâté : le championnat professionnel espagnol est indiscutablement le plus fort du monde avec la Premier League anglaise.

Il y a ici une équipe qui occupe une place absolument unique. L’Athletic Bilbao est le club emblématique du peuple basque. Le territoire basque chevauche l’Espagne et la France, et compte environ 3 millions d’habitants. Les autorités basques ont infiniment moins de pouvoirs que celles du Québec.

Fondé en 1898, l’Athletic Bilbao est l’un des trois seuls clubs espagnols – avec le Real Madrid et Barcelone – à n’être jamais tombé en deuxième division depuis la création du championnat espagnol moderne en 1928-1929.

Ce club est unique parce qu’il a pour politique de ne recruter que des joueurs nés au pays basque ou formés dans d’autres clubs du territoire. Cela en fait le porte-étendard de tout un peuple qui s’identifie profondément à lui. Cette politique est souvent critiquée, mais elle est maintenue contre vents et marées.

Il y a évidemment un prix à payer.  Le bassin de recrutement est petit. L’Athletic  a tout de même été finaliste de la Copa del Rey l’an dernier. Il a souvent frôlé le précipice, qui serait de chuter en deuxième division, mais il n’est jamais tombé.

Chez nous, on reproche souvent au Canadien de lever le nez sur les joueurs francophones. Chose sûre, le Canadien n’est plus le symbole national qu’il a déjà été, même s’il remplit le centre Bell et ressort périodiquement la nostalgie à des fins de marketing.

La politique de l’illustre club basque n’est évidemment pas transposable au Québec. Le système de repêchage en vigueur dans la LNH rend cela impossible. Il est vrai cependant que la Flanelle pourrait être plus ouverte aux joueurs d’ici, et que bourrer le club d’européens ne l’empêche pas de demeurer un petit club très ordinaire.

Le lecteur allumé aura compris que le sport n’est ici qu’un prétexte pour mon vrai message. Faisons de la science-fiction. Imaginons que le CH décidait de favoriser ouvertement le talent local. Ne me dites pas que cela n’arrivera pas, je le sais. Je dis : imaginons.  (En passant, faites donc un effort pour ne pas me faire dire ce que je ne dis pas en lisant trop vite, c’est ben ben fatigant)                                                                    

Je parie que notre clergé multiculturaliste grimperait immédiatement aux rideaux. La machine à culpabiliser se mettrait en branle. Fermeture d’esprit. Mesquinerie ethnique. Soyons modernes. Soyons réalistes. C’est un marché mondial. L’avenir n’est pas dans le rétroviseur. On connait la chanson.

Le peuple, lui, serait probablement ravi. Dans toutes les sociétés, il y a toujours eu un fossé entre le sentiment populaire et la pensée dominante des élites. Mais ce fossé s’amplifie rapidement chez nous. C’est très malsain.

En passant, l’an dernier, l’Inter de Milan, un des géants du foot italien, avait souvent onze étrangers sur le terrain. Tous baragouinaient cependant l’italien quelques mois après leur arrivée. Faites le test avec les gars du CH.

Chaque société a ses particularités. Je note seulement que des choses difficilement imaginables chez nous se font ailleurs sans créer de tollé particulier. Il suffit de savoir ce qu’on veut vraiment et de se tenir debout. 

31 réponses à “La fierté d’un peuple”

  1. le 29 oct 2009 à 10:44 Victor

    Imaginons un match de hockey au niveau international. Championnat du monde ou jeux olympiques.
    Imaginons par exemple le match joué à Vancouver, tard le soir. Télévisé partout.

    Exagérons et imaginons l’inimaginable : une équipe QUÉBEC, présente au tournoi.
    Et LE match, celui du Québec, joué tard le soir, mais télévisé au Québec en pleine nuit.

    Je n’ai aucune difficulté à imaginer tous nos centres-villes, très tard, très animés, et les photos des satellites montrant alors toute la vallée du St-Laurent superbement éclairée…

    C’est Nous çà… avec un peu d’imagination.

    Évidemment, nos colonisés, les Elvis G et les clowns, nous rappelleront, tout heureux, que pour Vancouver, il est déjà trop tard.

    Nos clowns sont sans imagination, et ne sont légers que dans l’apesanteur.

  2. le 29 oct 2009 à 11:07 ClaudeB

    « Il suffit de savoir ce qu’on veut vraiment et de se tenir debout. »

    De la musique à mes oreilles mais difficile à mettre ne pratique lorsque nos élites dirigeantes font exactement le contraire.

    Tant qu’à être dans l’hypothétique, imaginons une élite politique se tenant debout, établissant les nouveaux arrivants dans les régions plutôt que dans le grand ghetto de Montréal, nous ne parlerions plus jamais d’accomodements raisonnables ni de problèmes de langue.

    Ahh, c’est beau rêver…

  3. le 29 oct 2009 à 12:27 ymdelisle

    Donner le choix au Basques d’avoir une équipe de foot avec des joueurs Basques ou d’avoir juste une fraction des pouvoirs que nous avons comme peuple et il choisirons……. Je suis fier de voir des Québecois être parmis les meilleurs au monde, qu’ils soient avec le Canadien, les Allouettes, les Penguins, les Bruins, le Lightning, l’équipe national canadienne, etc etc. Le fait qu’ils soient avec, ou pas avec, une équipe « Québecoise » ne change en rien ce qu’ils ont accomplis. Les Bourques, Lemieux, Gagnon, Luongo, Fleury, et autres joueurs Québecois qui ont fait leur marques dans le sport ne sont pas moins reconnu parcequ’ils n’ont pas jouer pour une équipe du Québec. Gump Worsely et Dickie Moore sont des Montréalais. Seraient-ils sur votre équipe de rève? Devrions-nous changer le nom du Club de hockey Canadiens, car le Canada et les « Canadians » sont des oppresseurs du peuple Québecois? Voyez-vous, il est facile d’étirer le lastique. La fierté d’un peuple devrait se définir sur des bases plus larges qu’une équipe sportive.

  4. le 29 oct 2009 à 14:08 Gilles

    Ça n’a pas pris de tempa monsieur Facal avant que le clergé multiculturel ouvre son clapet et débite ses lieux communs. Il y en a un juste au-dessus de moi. C’est lassant mais bon, on est en démocratie.

    je pense bien que personne n’a jamais demandé à ce que le club de hockey canadien ne comporte que des québécois francophones. je répète : personne n’a jamais demandé que le club de hockey canadien ne comporte que des québécois francophones.

    Sauf lors de la création du club alors que c’était précisément une des conditions d’existence du club. Et la situation était imposée par qui? Par la ligue nationale de hockey. Pas par les francophones.

    Cette règle a été abolie vers les 1935 si mon souvenir est bon.

    Par contre, la semaine dernière, et jusqu’à aujourd’hui nous avons eu droit à une série radio sur l’histoire du club de hockey canadien. Et que constatons-nous? C’est que pendant toutes les années de gloire du club, le coeur de l’équipe était composé de Québécois. Inutile de rappeler tous les noms il y en a trop.

    Ceux qui avaient le CH tatoué sur le coeur, ce sont les Québécois. Ceux qui voulainet à tout prix gagner, c’était l’équipe dite des flying frenchmen.

    Aujourd’hui dans la ligue nationale, plusieurs les appellent plutôt les fuck’ing frogs. Ça sort goutte à goutte mais ça sort quand même.

    Récemment un ex joueur a publié un livre dans lequel il démontre, statistiques à l’appui la discrimination dont sont l’objet les joueurs d’origine francophone. J’ai bien écrit démontre statistiques à l’appui.

    Dans cette série, j’ai entendu Michel Bergeron avancer,(j’ai bien érit avancer…) que quand les Nordiques sont arrivés à québec, avec un coeur de joueurs francophones, subitement, le canadien a recommencé à repêcher des joueurs francophones. Amusant non?

    Cela dit, un de mes joueurs préférés était Dale Hunter (quel joueur!) et aussi Nolan, et Sakic évidemment. Je prends cette précaution à cause du clergé, soyons prudents.

    Cela dit, il y a assez de québécois talentueux pour former une équipe Québec capable de rivaliser avec les autres dans des tournois internationaux. Comme l’Écosse par exemple dans le monde du foot.

    Mais encore faudrait-il avoir la volonté politique de le faire. Et c’est pas sur Patapouf Charest qu’on peurt compter pour faire ça. Badaboum serait probablement plus efficace.

    Mais restons dans la sphère d’influence des francophones. Dans un autre ordre d’idée qui n’est pas si éloigné qu’il en a l’air vous verrez, j’ai aussi entendu sur la radio, première chaîne et Charette, un politologue québécois qui a étudié l’influence du québec dabns la politique extérieure du Canada.

    Sa conclusion ? Ele est à peu près nulle. Et pourquoi demande la suave Christiane (mettant une seconde sa tête en dehotrs de sa boite de cracker Jack) ?

    Bien dit le chercheur, c’est parce que nos confrères anglophones ne lisent pas le français…… Et ce que l’on écrit ne leur est pas accessible, et nos idées leur échappent complètement. Les références des chercheurs Québécois ne représentent pas plus de 2%. Et notre influence est prtiquement nulle.

    Ben voilà va dire mon ami Claude, c’est pour ça qu’il faut envoyer tous les enfanta à l’école anglaise! Je badine. en fait Claude va dire, il faut que tous les francophones deviennent bilingue, que l’école francophone les fasse devenir bilingue…

    Et si la solution c’était aussi que les intellectuels du Canada anglais apprennaient et lisaent le français, comme nos intellectuels lisent l’anglais ?

    Ben non ben non va redire le clergé……

    Autrement dit, que ce soit dans le sport ou dans le milieu intellectuel, la solitude reste la norme. Et nous, francophones, passons en dernier.

    Et la question se pose : la vraie égalité n’est-ce pas quand les choses sont égales ?

  5. le 29 oct 2009 à 15:39 carmen uruguayenne

    Bonjour Joseph Facal,
    je suis uruguayenne (comme vous :), professeure titulaire à UQAM au département de communication sociale et publique de l’UQAM.
    J’aurais besoin de vous contacter directement.
    Pourriez-vous m’écrire avec votre adresse courriel?
    Muchas gracias

    Carmen Rico de Sotelo, UQAM

  6. le 29 oct 2009 à 16:17 daveyy

    Disons d’abord que je suis en faveur de maximiser la présence francophone au sein du CH. Mais je crois que c’est devenu immensément plus difficile que dans le bon vieux temps des 6 équipes.

    À cette époque les joueurs canadiens formaient 95% du total de tous les joueurs. parmi ceux-ci environ le tiers étaient des Québécois.

    Faisons ensemble la mathématique , le CH, qui comptait 17 % des joueurs de la ligue pouvait choisir parmi le 30 % de joueurs francophones. Disons 25 joueurs par équipe, donc 150 au total. Il y avait 45 joueurs francophones et le CH en avait besoin de 13 pour qu’ils soient en majorité sur l’équipe.

    Aujourd’hui avec 30 équipes, 750 joueurs au total, le CH compte pour 3,3% de la LNH. Il y aurait env. 120 joueurs québécois.

    Pour simplifier, si les joueurs québécois étaient distribués également parmi toutes les équipes, autrefois le CH en compterait 8, aujourd’hui il en aurait 4. Pour compter sur une équipe à majorité québécoise (13 joueurs sur 25) , autrefois le CH devait avoir 62% de plus de francopĥones au pro-rata alors qu’aujourd’hui ce serait 325% de plus au pro-rata.

    Autrement dit, pour compter sur une équipe majoritairement québécoise, le CH doit faire 5 fois plus d’effort qu’autrefois.

    Ajoutons la complexité des agents libres et du plafond salarial, et vous avez une macédoine qui rend l’obtention de nombreux joueurs francophones quasi impossible. Les autres équipes ne sont pas dupes, ils savent très bien qu’un joueur francophone vaut plus pour le CH qu’ailleurs et ils exigent plus en retour.

  7. le 29 oct 2009 à 18:39 ymdelisle

    Gilles, quand vous dites, « Et si la solution c’était aussi que les intellectuels du Canada anglais apprennaient et lisaent le français, comme nos intellectuels lisent l’anglais ? »….ou prennez-vous vos stats pour supporter ce commentaire? C’est plutôt anecdotique ce que vous dites. Dites-vous que les Québecois ont une meilleur connaissance du Canada que les Canadiens du Québec?

    Dans un monde utopique nous sommes tous égaux. Dans le vraie monde ce n’est pas le cas. Au Québec, les anglos n’ont pas les mêmes droits que les francos et il faut le dire, les francos dans le reste du Canada doivent encore se battre pour des services en français.

  8. le 29 oct 2009 à 18:44 ymdelisle

    Daveyy. Vous devriez également dire que certain joueurs francophones refusent de jouer à Montréal. Devrions-nous les excommunier de la sainte flannel?

  9. le 29 oct 2009 à 20:50 Victor

    @daveyy

    Le site du Canadien pourrait renseigner. Si vous y alliez, vous remarqueriez que les francophones—pas nécessairement des québécois—sont repêchés plus loin qu’au 40 ieme rang. Sur une très longue période, ce serait plutôt au tour du 43-45 rang.

    À ce rang, déjà, il est rare de trouver les perles. Les futures stars sont plutôt repêchées au premier tour, de 01 à 30.

    Au dernier repêchage de la L.N.H., le CH a effectivement repêché un québécois francophone dans le premier tour. Mais allez voir, c’est l’abandon d’une très vielle tradition. Le CH ne repêchait pas franco au premier tour. Depuis une éternité. J’exagère à peine.

    Je reconnais avec vous que le système est devenu plus compliqué et que c’est plus difficile pour le CH. Malgré tout, les chiffres sont accablants.

    Quant aux joueurs franco repêchés par le CH, au delà du 43ieme rang, généralement moins doués, c’est avec beaucoup de difficulté qu’ils finissent par gravir les échelons jusqu’à la sainte flanelle. Et même lorsqu’ils y arrivent, exceptionnellement, c’est sous très haute pression qu’ils évoluent devant les leurs, les fans les plus fanatiques du hockey.

    La discrimination à l’égard des franco dans la L.N.H est maintenant documentée. Et, dans une certaine mesure, explicable par la force du nombre des organisations plus branchées sur le R.O.C.

    Il n’empêche que le CH est très nonchalant à cet égard. C’est symbolique et ce n’est que du sport. Mais vous savez l’importance des symboles.

  10. le 29 oct 2009 à 21:22 Daveyy

    @ Victor

    Il y a très peu de joueurs russes dans la LNH, par exemple, qui ne sont pas des joueurs de très haut calibre. Le pourcentage des meilleurs joueurs de la NHL qui sont russes est de beaucoup plus élevé que celui des russes dans la LNH tout court. Est-ce à dire que la LNH discrimine contre les Russes ? peut-être bien, mais les chiffres sont accablants aussi. Que proposez-vous au juste?

    Certains ici pensent qu’un Québec indépendant changerait la donne. Moi j’en doute sérieusement. C’est un sport professionnel à but lucratif. Le CH aurait une équipe championne composée entièrement d’orang-outans et tout le monde en serait heureux, le centre Bell serait rempli à tous les soirs.

    Moi j’aimerais qu’on permette une équipe nationale du Québec dans les olympiques , par exemple. La rivalité Québec-Canada ferait pâlir toutes les autres, incluant celle des Ruuses-Tchèques, Tchèques-Slovaques et Canadians-USA. Un peu comme Nordiques-Canadiens a fait progresser le hockey au Québec.

  11. le 29 oct 2009 à 22:17 Gilles

    ymdelisle

    Vous demandez où j’ai pris mes statistiques ? Dans l’entrevue donnée par le chercheur Stéphane Roussel à Christiane charette mercredi le 28 octobre 2009 que vous pouvez entendre en suivant le lien, que d’ailleurs je recommande à tout le clergé du multiculturalisme, et aux autres itou, cela incluant monsieur Facal. c’est ici – http://www.radio-canada.ca/emissions/christiane_charette/2009-2010/archives.asp?date=2009-10-28

    Préparez vous ça va donner un grand coup dans votre scepticisme quant à la façon dont nous (nous, ça veut dire les québécois) sommes perçus par les Canadians.

  12. le 29 oct 2009 à 22:21 Gilles

    daveyy

    Vous affirmez que «Les autres équipes ne sont pas dupes, ils savent très bien qu’un joueur francophone vaut plus pour le CH qu’ailleurs et ils exigent plus en retour.».

    Vous prenez ça où vous, ces renseignements qui vous permettent d’affirmer une telle chose…?

  13. le 30 oct 2009 à 8:19 Victor

    @daveyy

    Je suis un vieux fan de hockey.Un vieux tout court.Cela va vous surprendre : à « la série du Siècle »(Canada-U.R.S.S.)j’étais partisan des russes.De meilleurs joueurs de hockey.Provenant d’un meilleur système d’apprentissage.

    Votre observation est très juste quant aux russes dans la L.N.H.Je veux dire votre façon de raisonner.Je crois, effectivement,moi, qu’il y a de la discrimination contre les russes et les européens en général.

    Depuis la série du siècle,j’suis demeuré d’avis que le jeu »européen » était aussi intéressant que le canadien.Les attitudes discriminatoires sont aussi naturelles et contagieuses qu’une grippe banale.

  14. le 30 oct 2009 à 8:59 daveyy

    @ Gilles

    Le gros bon sens ça vous dit quelque chose ? Quelle équipe cherche à recruter des Québécois, va favoriser un joueur québécois, toutes choses étant ègales par ailleurs ? Sûrement pas Atlanta ou Anaheim, je vous donne un indice, son nom est sans équivoque sur sa nationalité.

    @ Victor

    Je suis d’accord avec vous, et c’est pourquoi la Russie va gagner l’or à Vancouver. La LNH est encore sous domination de la vieille école qui favorise la bagarre, le jeu rude, les joueurs costauds au profit des joueurs habiles et patineurs naturels. Brian Burke en est l’illustration typique, et il a été choisi DG de l’équipe olympique américaine.

    L’arrivée des européens talentueux a changé la donne. Avec Ovetchekine, Malkin, Kovalchuk, Markov, Gonchar, Datsyuk et plein d’autres ils aligneront l’équipe de loin la plus talentueuse.

  15. le 30 oct 2009 à 10:06 Gilles

    Votre commentaire est intéressant Daveyy. Justement quelle équipe va être intéressée à recruter des joueurs québécois ?

    Dans le moment aucune équipe ne recherche spécifiquement des joueurs québécois. Même et à ce qu’on voit surtout pas à Montréal.

    Ne cherchons pas à donner un autre sens au questionnement que nous soumet monsieur Facal. La question qu’il pose est : Est-ce normal qu’au Québec qui est à immense majorité francophone, on ne cherche pas à favoriser le talent des joueurs issus du sérail québécois? C’est ça la question Daveyy.

    Je vous le dis en tout respect mais je vous le dis quand même directement. Votre spécialité que je constate fréquemment c’est de tourner autour du pot de façon concentrique. Plongez donc dans le coeur du sujet et positionnez vous donc clairement sur le sujet.

    Est-ce que vous trouvez-ça normal oui ou merde qu’ici, on ne soit pas capable de sélectionner dans notre équipe identitaire un plus grand nombre de joueurs provenant d’ici ni que l’on sente l’intérêt pour le faire?

    Pas besoin de faire la compétition à Atlanta à Phoenix ou à Anaheim, juste avoir un système efficace de dépistage à travers la structure de hockey mineur qui est en excellente santé au Québec.

    Rien n’oblige le canadien à devoir attendre au dernier tour pour sélectionner le dernier plombier qui reste sur le carreau.

    Comment ça se fait que les joueurs de talent québécois se ramassent continuellement dans le fond des États-Unis alors que le rêve de tous les jeunes c’est de jouer pour le Canadien. Et bientôt j’espère pour les Nordiques ?

    La réponse à cette question elle est dans le livre de Bob Sirois dont vous pouvez avoir un aperçu ici : http://www.lactualite.com/societe/le-hockey-un-sport-danglos

    Elle est aussi dans l’entretien de Stéphane Roussel chez Christiane charrette. Il est ici : http://www.radio-canada.ca/emissions/christiane_charette/2009-2010/archives.asp?date=2009-10-28

    C’est pas très bon pour le bon enenentsme qui vous anime mais c’est comme ça. Enlevez vos lunettes roses Daveyy, ya pas de soleil dehors à matin!

  16. le 30 oct 2009 à 10:48 Victor

    Si les quelques participants à la présente discussion, incluant Joseph Facal, quand même plus intéressé au soccer le sacripant, si nous devions chercher à réconcilier nos vues, ce n’est pas sur le blogue que cela pourrait se faire. Mais peut-être que tous autour d’une table et d’une bière, on pourrait y arriver.

    C’est autour du hockey, rassembleur, qu’une réconciliation nationale pourrait s’amorcer. Et je suis un séparatiste. Un purzédur…n’en doutez pas.

    Qu’attendre des palabres politiciennes sur la « reconnaissance », si ce qui unit le plus facilement les canadiens, le hockey, les franco ont le sentiment de ne pas y trouver leur compte ?

    Serait-ce donc si inconcevable une équipe Québec ? Le CH ne joue pas bien son rôle historique, ça part de là.

  17. le 30 oct 2009 à 14:48 daveyy

    @ Gilles

    J’ai quand-même été clair dans mon premier commentaire. Vu le nombre de Québécois disponibles vs le nombre d’équipes, il est devenu 5 fois plus difficile qu’autrefois de constituer une équipe majoritairement franco dans la LNH, je l’ai bien démontré avec des chiffres à l’appui. Moi aussi j’aimerais que le CH soit 100 % d’ici, mais une telle politique, étant donné les chiffres, aurait de fortes chances de produire une équipe de second plan.

    Ceux qui veulent en faire une question identitaire et trouver un scandale de discrimination systémique contre les Québécois sont libres d’exposer leur théories, moi je n’y crois pas, du moins pas au CH. Le sport professionnel est une business d’abord et avant tout et se priver du max de joueurs d’ici au sein du CH serait de la très mauvaise business. Par contre si le seul critère de sélection soit rendu l’origine du joueur, et bien ça serait de la très mauvaise business aussi. L’équilibre est difficile à atteindre et je suis certain que l’organisation du CH en est beaucoup plus consciente que tous nos bloggueurs de taverne.

    Quand vous dites :

    « Est-ce que vous trouvez-ça normal oui ou merde qu’ici, on ne soit pas capable de sélectionner dans notre équipe identitaire un plus grand nombre de joueurs provenant d’ici ni que l’on sente l’intérêt pour le faire? »

    je crois que vous parlez à travers votre chapeau, vous ne savez pas ce qui se passe dans les coulisses, quel prix quelle équipe exigeait pour quel joueur francophone. Moi non plus je ne le sais pas, mais j’assume que le gros bon sens dicte le CH à chercher à maximiser son talent local. Vous assumez tout le contraire, ce n’est qu’une opinion mais elle sert drôlement bien vos opinions souverainistes voulant que nous sommes un peuple opprimé, même dans le sport et que la seule issue est l’indépendance.

    Je trouve ce genre d’argument beaucoup trop émotif, mais je respecte votre opinion. Vous semblez avoir beaucoup de difficulté quand quelqu’un conteste vos théories boîteuses sur les complots anti-Québécois que vous semblez voir un peu partout, peut-être une bonne prescription oculaire vous aiderait à voir la réalité.

    NB : vous m’avez renvoyè à mon dictionnaire avec le terme enenentsme, il ne s’y trouve pas.

  18. le 30 oct 2009 à 16:06 Pat

    Bel Article

  19. le 30 oct 2009 à 16:06 Pat

    Bel Articlel

  20. le 30 oct 2009 à 16:49 Normand ajoindre

    Bonjour Monsieur Facal,

    Je ne vous demanderai pas où était situé le paradis terrestre, ni de m’indentifier le peuple choisi par Dieu. Je vous demanderai seulement de me décrire le génome du peuple dont vous parlez (les québécois). Qui sont les québécois ? Ou encore de définir comment veulent vivre les québécois. Décrivons ce que devraient être leurs us et coutumes et demandons leur de vivre conformément à celles-ci. Je ne pense pas que tous les québécois seraient d’accord avec votre « prescription ». Je trouve cela normal que nous ne voulions pas nous « uniformiser » comme ceux qui vivent dans des ghettos.

    Votre projet comporte une espèce d’invitation « d’appel de la Patrie ». C’est sentimental mais ce n’est pas réaliste.

    Votre projet, dans sa constituante de cimenter le sentiment d’appartenance pourrait même comprendre la recommandation aux parents originaires d’un autre pays d’isoler leurs enfants dans la culture du « peuple » québécois pour favoriser leur intégration en, par exemple, ne les aidant pas à apprendre leur langue maternelle. Mon idée peut vous apparaître farfelue mais si on rejette le multiculturalisme, faut des moyens pour le faire disparaître, non?

    Maintenant que tant de cultures sont présentes au Québec, le multiculturalisme est une réalité. Ensuite, au fil de l’évolution des gens dans notre monde socio-économique, il est peu probable que, plusieurs générations plus tard, nous en retrouvions arborant encore une culture de souche pure. Autant les descendants de ceux qui vivent à Baie St-Paul que ceux qui arrivent du Moyen-Orient.

  21. le 30 oct 2009 à 18:03 Gilles

    Voici Daveyy, j’ai regardé mon chapeau et je n’ai pas vu le trou….

    vous dites : «je crois que vous parlez à travers votre chapeau, vous ne savez pas ce qui se passe dans les coulisses, quel prix quelle équipe exigeait pour quel joueur francophone. Moi non plus je ne le sais pas, mais j’assume que le gros bon sens dicte le CH à chercher à maximiser son talent local»

    Ah bon, vous ne le savez pas. Vous n’en savez rien mais vous croyez que, et vous l’affirmez.

    Moi je vous ai proposé un lien pour prendre connaissance de la situation, décrite par quelqu’un qui a étudié soigneusement la question, l’ex joueur de hockey professionnel Bob Sirois. Justement, son travail est à base de statistiques. J’aimerais bien voir la démonstration des vôtres.

    Et ensuite, un autre lien, celui d’une entrevue radiophoniqueavec un chercheur de l’UQAM qui décrit la situation dans le monde de la recherche et qui au passage la compare avec ce qui se passe dans lemonde du sport.

    Et vous avez le culot de venir me dire que je parle à travers mon chapeau ? Soyez donc sérieux Daveyy. Et rigoureux surtout. Lisez ça va vous renseigner.

    Oui j’ai fairt une erreur de frappe. le mot est bon-ententisme. Ça vous va comme un gant.

  22. le 30 oct 2009 à 18:53 Victor

    @Daveyy

    Je me joins à Gilles.C’est vrai que c’est maintenant plus compliqué maintenant pour le CH.Sur ce point, vous avez raison.Malgré tout,les chiffres sur le repêchage du CH sont vraiment accablants.

    Il n’y a pas un »complot »(qui favoriserait la thèse souverainiste),mais il y a un système formidablement suffisant et totalement indifférent,quelque fois très agacé par la différence québécoise.

    Pour le reste,aux olympiques,les russes…une main dans le dos !

  23. le 30 oct 2009 à 19:18 ymdelisle

    Il y a deux stratégies a l’oeuvre ici.

    Gilles propose le petit Québecois victime des maudits anglais. La discrimination anti-québecoise ce fait dans la LNH, les recherches académiques ce font en anglais, la Cour Suprème nous crucifie, etc etc. Nous sommes le peuple choisi et tous le monde nous attaquent. Pauvre petit nous, comme disait Sol.

    M Facal propose le « agir comme si » (le act as if). Nous n’avons pas notre pays donc agissons comme si nous l’avions. Une équipe nationale de hockey, une équipe nationale olympique, une capitale nationale, des parcs nationaux, des organismes nationales,etc etc.

    Voyez-vous, le temps ou les Québecois pouvaient dire qu’ils étaient des victimes est révolu. Le PQ a tenté par tous les moyens de faire l’indépendence sur ce thème et les Québecois ont dit nom. Quand on est rendu à avoir un débat sur la LNH et ses supposés attaques sur les Québecois ça commence à être ridicule. C’est quoi la prochaine chicane? L’érable est Québecois et donc la feuille d’érable est un autre symbole que le Canada nous a volé… Quand on parle politique au Québec, the sky’s the limit.

  24. le 30 oct 2009 à 19:42 Rod

    Vous avez entendu parler de ces amateurs qui ont battu le Real?

  25. le 30 oct 2009 à 19:53 Daveyy

    « Il n’y a pas un”complot”(qui favoriserait la thèse souverainiste),mais il y a un système formidablement suffisant et totalement indifférent,quelque fois très agacé par la différence québécoise. » Victor

    Au moins vous ne voyez pas de complot des forces du mal. Sérieusement, si les Stars de Dallas ne veulent pas de Québécois dans leur équipe, ça peut choquer quelques uns mais nous n’y pouvons absolument rien. Au contraire, si ça peut libérer des francos pour le CH, je m’en réjouirais. Si toutes les équipes boudaient les francos, je crois que le CH aurait beau jeu.

    Que les chiffres soient accablants ou pas, il faut vraiment faire acte de foi pour croire que l’organisation du CH fait exprès pour éviter les bons joueurs québécois. C’est là que j’arrête de croire aux théories de Sirois, qui peuvent être très véridiques pour le reste de la ligue, mais certainement pas pour le CH.

    Je me souviens du gros déchirage de chemise parce que Gainey n’a pas cracher le 4M $ que voulait Tanguay, le perpétuel blessé. Il a finalement signé ailleurs pour moins de 50 % et connaît un début de saison désastreux. Moi je n’ai que des félicitations à donner à Gainey pour ne pas avoir cédé aux pressions très fortes des nationaleux. Je n’interprète pas sa décision comme anti-québécoise comme certains. C’est juste un exemple, il y en a d’autres qui illustrent le contraire vous me direz, mais c’est ça diriger une équipe avec les contraintes d’aujourd’hui. You win some, you lose some.

    Faut être parano en bébitte pour penser que le CH ne veut pas de francos, c’est contre nature, contre les meilleures pratiques d’affaires et un non-sens partent. C’est pour cela que j’accuse les Gilles de ce monde de fabuler et de se croire les éternelles victimes. Mais faut dire qu’ils le font dans toutes les sphères.

    Aujourd’hui-même le porte parole du PQ accusait le fédéral de défavoriser le Québec dans la distribution des vaccins H1N1 alors que le monde médical est en pleine tumulte, on aurait reçu au Québec une fraction d’un pourcentage de moins de vaccins que le poids relatif de notre population. Alors que la population partout au Canada se précipite sur les centres de vaccination, on calcule le nombre exact pour réclamer pas moins que notre part et ce à presque chaque jour. Pas fort comme effet calmant sur une population déjà trop agitée, mais peut-être un autre argument en faveur de la souveraineté, on le sait jamais.

    Le thème d’éternelles victimes que colportent les souverainistes est maintenant rendu jusque dans le hockey. Vous faites pitié, c’est l’argument du faible et du loser et ça ne convainc personne qui n’est pas déjà dans votre camp et ça contribue à la réputation de pleurnicheux qu’ont les québécois.

  26. le 30 oct 2009 à 21:03 Gilles

    Delisle, je ne dis rien du tout. Je vous donne des références et vous n’êtes même pas assez honnête intellectuellement pour les consulter. Faque sacrez moi patience avec votre vos raisonnements abscons.

    Comment il disait ça Lafontaine ?… Ah oui. Il disait, : La paix est bonne de soi j’en conviens, mais de quoi sert-elle quand on a des ennemis sans foi?

    Ma parole, il vous connaissait personnellement ymdelisle?

  27. le 31 oct 2009 à 12:02 Victor

    @ Daveyy et ymdelisle

    Difficile de récuser les stats auquelles Gilles fait référence.

    Et je déteste tout autant que vous deux la victimisation des franco en 2009.
    Mais d’un stricte point de vue fédéraliste,au delà de toutes les arguties quant à la représentation internationale,le Canada mourrait-il intantanément s’il existait une Équipe Québec ?
    Ne serait-ce pas là,surtout, l’occasion de débloquer quelque chose entre deux nations ?

    Et la question est posée par un purzédur…

  28. le 01 nov 2009 à 8:05 Daveyy

    @Victor,

    Je vous ai déjà donné ma réponse à cela 29/10 à 21h22

  29. le 02 nov 2009 à 11:03 Gilles Laplante

    Je pense qu’ici on confond peuple et amateur de sport. Jamais je ne m’identifierais à une équippe sportive et je pense que c’est le cas pour une majorité de la population. Et surtout pas le hockey. Peut-être est-ce différent en Europe….

  30. le 02 nov 2009 à 12:13 Gilles

    Je pense monsieur Laplante que vous faites partie en cette matière d’une minorité de la population, parce que si on observe la situation objectivement, il y a une masse critique de gens qui s’identifient aux équipes sportives qu’ils supportent bruyamment. Il n’y a pas d’émeutes après une élection, du moins je n’en ai pas souvenance.

    Mais il y a au moins deux exemple dans l’histoire du sport à Montréal : l’émeute du forumne après l’expulsion de Maurice Richard et l’émeute de la coupe Stan;ey.

    je suis d’avis que c’est une forme d’engagement, excessif j’en conviens, mais ça veut dire quelque chose c’est certain, qui va à l’encontre de ce que vous dites. du moins pour un segment significatif de la populaiton.

  31. le 03 nov 2009 à 19:50 Charles

    M. Facal, sans vouloir excuser les joueurs du CH qui ne font pas souvent l’effort d’apprendre le français, je ne suis pas certain qu’on peut comparer la situation avec l’Inter de Milan. Des 11 joueurs dont vous parler, combien avaient pour langue maternelle l’espagnol, le portugais, ou le français et combien était de pays européens voisins de l’Italie. Encore une fois, je n’excuse pas les joueurs, russes, scandinaves et autres du CH pour leur méconnaissance du français, mais j’imagine qu’on est d’accord pour dire que dans la situation des joueurs de l’Inter, l’apprentissage est nettement plus facile.