Articles
Commentaires

La fatigue du Québec

Denise Bombardier se désolait récemment qu’une société pourtant jeune comme le Québec se comporte déjà comme une société fatiguée.

Évidemment, les jovialistes s’empresseront de lui faire la liste des Québécois qui réussissent individuellement.

Mais collectivement, comment lui donner tort ? Presque partout où se pose le regard, on ne voit que cynisme, désabusement, fuite en avant et refus de faire face.

Le Québec d’aujourd’hui est divisé en deux camps. Le plus puissant propose de ne rien changer ou presque, ou de faire encore plus de ce qui ne marche pas. Le second pense que le Québec doit changer de direction, tout en préservant ce qui mérite de l’être.                                                   

Ces deux camps ne recoupent pas du tout les clivages habituels entre souverainistes et fédéralistes, ou entre ce qui passe pour la gauche et la droite chez nous. 

                                                       Silence

Prenez la santé. On veut nous faire croire qu’il suffira de resserrer un boulon ici et là, sans rien changer de fondamental, pour que la «performance» du système s’améliore miraculeusement.  Si vous croyez cela, vous faites partie du problème.

Nos universités se détériorent à vue d’œil.  Payer plus pour offrir de la vraie qualité à nos enfants  soulève un tollé. Chacun trouve cependant de l’argent pour une auto neuve ou une télévision 42 pouces haute définition.   

La facture que nous refilerons à nos enfants augmente à tous les jours. Who cares ? On ne  réagit vigoureusement que lorsqu’un viaduc s’écroule.

Toute question sur l’immigration est frappée d’interdit, sous prétexte que c’est «délicat». Un nouveau clergé veille au grain, et les excommunications tombent dru. Le peuple, qui sent que cette affaire est plus compliquée que ce qu’on lui dit, est toujours coupable de ne jamais être assez ouvert.

Je suis moi-même un immigrant. On ne me fera pas la morale là-dessus. Est-il encore permis de dire que ce thème comporte de nombreuses facettes qui ne se réduisent pas simplement à la question économique des pénuries de main-d’oeuvre ?

                                                          Pelletage

Un gouvernement minoritaire est un gouvernement de l’impuissance. Alors on gère à la petite semaine.

Et ça fait notre affaire. De toute façon, comment une société qui n’est même pas capable de régler pour de bon une question lilliputienne comme les droits de scolarité à l’université pourrait-elle se lancer dans le redressement collectif exigeant que commanderaient notre démographie, nos services publics et notre dette ?

On peut comprendre que les partis politiques ne veuillent rien dire de trop pénible juste avant les élections. Le problème est que si vous voulez faire quelque chose d’audacieux après, on vous dira que vous n’en avez pas le mandat. Et on perdra encore quelques années.

                                                         Déclin

Les fédéralistes semblent résignés au déclin du Québec au sein du Canada, même s’ils ne l’admettront jamais.

L’indépendance est une réponse à une question que les Québécois ne se posent même plus à l’heure actuelle. Pour beaucoup de mes étudiants, ce fut le combat de leurs parents. À vingt ans, quand on veut sauver la planète du réchauffement climatique, la cause du Québec manque de hauteur.

Posez-vous une seule question : à quand remonte la dernière victoire collective du peuple québécois ?

Alors on se rabat sur le hockey et on triomphe par procuration.

Mais rien n’est jamais grave, rien n’est jamais urgent au Québec. Chez nous, il y a toujours moyen de moyenner.

 *********

P.S. a) J’ai décidé de ne pas imposer, pour le moment, de longueur minimale aux commentaires. La suggestion m’avait été faite suite à de très très courts commentaires qui contribuaient à «vider» trop rapidement une banque de commentaires limitée à 50. Faites simplement attention.

b) L’ADQ m’a fait remarquer qu’elle était, pour sa part, prête à laisser aller le processus de révision de la carte électorale, contrairement à ce que j’avais laissé entendre. Toutes mes excuses.  

43 réponses à “La fatigue du Québec”

  1. le 30 avr 2008 à 9:34 TheMan

    Un commentaire sur votre texte: vous avez bien raison! Je fais partie de la génération des 35-45 et vous résumez assez bien ce que je pense actuellement de la situation au Québec. La seule différence est que je suis désabusé par la situation alors que vous, vous voyez en l’indépendance du Québec une solution.

    J’aimerais moi aussi que cette option puisse régler nos problèmes, du moins forcer les Québécois à se serrer les coudes si l’indépendance survient. Mais nous vivons dans une culture du laisser-aller je dois avouer que j’ai des doutes.

  2. le 30 avr 2008 à 9:55 daveyy

    Tout à fait d’accord avec votre analyse M. Facal. Surtout votre observation qu’un gouvernement minoritaire est impuissant car il est toujours en mode électoral ou presque et ne prendra jamais les décicions difficiles mais nécessaires de peur de déplaire à l’électorat.

    Je m’inscris en faux à votre thèse voulant que les fédéralistes semblent résignés au déclin du Québec dans le Canada. Au contraire, nous devrions reprendre un leadership au sein du Canada , mieux développer notre économie et devenir un moteur économique et culturel et non un frein.

    J’ai de la difficulté à suivre votre raisonnement là dessus. Si nous obtenions notre indépendance comme les souverainistes souhaitent, est-ce à dire que notre démographie s’améliorerait par rapport à celle du ROC ? Est-ce que nous gagnerions de l’influence politique ou économique ? Au contraire, je crois que nous serions plus vulnérable et pourrions subir un autre exode comme celui qui a suivi l’élection du PQ en 1976?
    Souvenez-vous qu’en 1976 Montréal et sa région devançait celle de Toronto ( 2,6 M d’habitants vs 2,5 M). Trente ans plus tard, il n’y plus aucune comparaison à faire (3,6 M vs 5,1M).

    Chicago a longtemps été le deuxième pôle économique des États-Unis mais Los Angeles l’a déjà largement dépassé, pourtant ça n’a rien enlevé à son dynamisme. De la même façon que nous Québécois devrions profiter du nouveau dynamisme économique de l’Ouest canadien au lieu de le craindre.

  3. le 30 avr 2008 à 11:21 Lesdents

    M. Facal, je comprends que vous simplifiez le portrait pour des raisons de concision, mais j’avoue avoir un peu de difficulté avec votre thèse des deux camps. Il me semble y avoir beaucoup plus de division dans la société québécoise, comme en témoigne l’éparpillement du vote. Je comprends que votre diagnostic va au-delà des partis politiques, mais il me semble que les partis politiques sont au moins un peu le reflet de ce qui se passe dans la société. Si votre portrait était juste, les choses auraient au moins le mérite d’être claires, c’est-à-dire que chacun pourrait décider d’appartenir à un camp ou à l’autre. Or, il me semble qu’il est difficile de dire quel parti incarne le camp du changement que vous identifiez, et quel parti appartient à la mouvance de l’immobilisme.

    Sur l’immigration, vous ne pourriez viser plus juste. Le livre marquant de Mathieu Bock-Côté explique de long en large les origines et l’impact du politiquement correct sur la société québécoise, et ses observations s’appliquent tout-à-fait à ce débat. Il serait temps qu’on sorte de ces ornières, mais les médias font toujours des bonnes jobs de bras à quiconque ose élever le ton.

    Sur votre diagnostic des universités, je le trouve très dur puisque nos universités se classent somme toute assez bien et que mon expérience personnelle me dit qu’il n’y a pas un si grand écart entre les meilleures universités du monde et les universités québécoises. L’avenir est moins radieux toutefois, et à laisser aller les choses on se dirige droit vers un naufrage. Et il est clair qu’il faut faire mieux : nos avons tous les atouts pour être les meilleurs dans la francophonie (non pas seulement en raison de la médiocrité des universités françaises) et même du monde. Je pense par ailleurs que le problème se situe précisément du côté des universités francophones (je me répète), et qu’il faudrait songer à réaffecter les ressources vers ce réseau en priorité. La minorité anglophone, je le crains, reçoit plus que sa part d’investissements publics. Mais ceci rejoint la question du politiquement correct : toute mesure visant à corriger une injustice à l’endroit de la majorité francophone est aussitôt dépeinte comme une mesure visant à écraser la « minorité » (qui l’est de moins en moins au rythme où vont les choses) anglophone. Autrement dit, du racisme (on se demande bien ce que le racisme a à voir avec la langue…). Je ne compte don pas trop sur le PQ pour travailler là-dessus.

    Sur l’indépendance, je déplore que nous ayons à reprendre les luttes de nos parents sans en avoir tiré les leçons. J’ai l’impression que toute une génération semble vouloir vivre ses propres expériences politiques avec le Canada, comme si il ne s’était rien passé depuis 60 ans. Lui faudra-t-il revivre chacune des pénibles étapes de la lutte autonomiste pour finalement comprendre que cette voie est sans issue à moins d’employer le « couteau sous la gorge » de l’indépendance politique ? Devrait-on plutôt nous résigner et accepter d’être une minorité linguistique au Canada, comme de nombreux intervenants sur ce blogue nous y convient un peu inconsciemment ?
    Au moins, j’ai bon espoir en la génération Y : il y a beaucoup de jeunes indépendantistes brillants, motivés et solides appelés, je l’espère, à être l’élite de demain. Espérons qu’ils seront capables de reprendre les luttes de leurs parents, mais sans être aussi timorés que leurs vieux. Tant qu’il y a l’espoir, rien n’est joué. Mais il faut dire que les fédéralistes du Québec sont assez doués pour miner l’espoir du camp adverse… Je leur lève mon chapeau : ils sont en train d’abattre le dernier sursaut de dignité qu’il y a dans ce peuple.

  4. le 30 avr 2008 à 11:51 RenéP.

    Monsieur Facal,

    je suis bien d’accord avec votre point de vue. Cependant, on ne peut se surprendre d’une telle situation quand après 40 années de combat loyal pour libérer le peuple québécois, celui-ci refuse de se prendre en mains et préfère se laisser diriger par « le plus puissant » comme vous dites i.e. l’establisment qui « ne veut rien changer ou faire encore plus de ce qui ne marche pas ».

    Pourquoi les québécois agissent ainsi? Lafontaine l’a dit: »la raison du plus fort sera toujours la meilleure ». Même si les fédéralistes exploiteurs, abuseurs, ont menti ad nauseam aux québécois, ceux-ci leur donnent raison (en ne prenant pas position de facon claire) parce qu’ils ont PEUR de regarder la réalité en face i.e. de se rendre compte que les fédéralistes ne servent pas leurs intérêts.

    Que faire devant une telle situation? Comme le dit le dicton: « On peut conduire le cheval à la rivière mais on ne peut l’obliger à boire ». Faut-il baisser les bras pour autant? Pour ma part, je crois que nous ne devons pas faire encore un peu plus la même chose comme le font les fédéralistes mais au contraire, sortir du cadre habituel. Plutôt que d’essayer de convaincre encore davantage les québécois de la nécessité de faire l’indépendance pour les sauver de l’emprisonnement dans lequel ils sont, je crois qu’il serait mieux de ne pas les conduire à la rivière de telle facon que lorsqu’ils seront assoiffés, ils iront d’eux-mêmes vers la rivière. C’est souvent seulement lorsqu’on touche le fond du baril qu’on se rend compte qu’il faut changer sa facon de faire, sinon c’est la fin.

    En attendant que le peuple soit prêt, les indépendantistes devraient opérer un repli stratégique, s’organiser entre eux pour atteindre des objectifs de moyens termes en se servant de leur pouvoir d’achat. Si des sous-groupes sociaux représentant 10% ou 15% de la société peuvent avoir un impact sur le développement social, il est facile de voir l’impact que pourrait avoir les 40% d’indépendantistes convaincus. Selon la facon dont ce sous-groupe de 40% gèrerait son « pouvoir d’achat », cela pourrait rendre difficile la vie de certains non-participants mais en même temps, cela pourrait donner à d’autres le goût d’entrer dans le groupe et ainsi développer une majorité absolue d’indépendantistes.

    Le chemin le plus court n’est pas toujours le meilleur!

  5. le 30 avr 2008 à 12:01 Daniel charette

    Dans mon pays, trop de palabres pas assez d’actions concrètes. La construction de notre pays constitue à mon sens le plus emballant projet de société qui soit. Non pas une solution magique certes mais nous ne pouvons régler tous les problèmes du monde alors commençons donc par balayer le devant de notre maison québécoise en incitant humblement les autres nations du monde à en faire autant!…VIVE LE QUÉBEC LIBRE !!!

  6. le 30 avr 2008 à 14:03 daveyy

    @ RenéP et Lesdents

    De la déception parce que votre rêve d’indépendance paraît difficilement atteignable, je comprends. De la frustration envers vos concitoyens parce qu’ils ne partagent pas votre idéal, là encore je sympatise. Mais de mépriser ceux qui ne voient pas le monde du même oeil que vous, là vous mettez la faiblesse de vos arguments au grand jour.

    Un peu de perspective svp. Durant les années 60, à Montréal tout ce qui comptait était en anglais:
    * 3 journaux quotidiens ( Star, Gazette, Herald)
    * pour être contremaître dans n’importe quelle entreprise il fallait être bilingue- pour pouvoir communiquer avec la direction qui était souvent et très majoritairement unilingue anglaise
    * les francophones appelait le centre ville « l’ouest » et dans tous les magasins le service était surtout et avant tout en anglais
    *les anglophones du Québec étaient très majoritairement unilingues
    * tous les immigrants allaient à l’école anglaise- le ministère de l’éducation du Québec avait même classifié les juifs comme « protestants » pour les fins d’enrôlement scolaire
    * les francophones occupaient le bas de l’échelle socio-économique du Québec
    * le Québec francophone avait un des taux de natalité le plus élevé de la planète

    Serions-nous d’accord pour dire que la situation a bien évolué depuis. Et vous vous demandez pourquoi nos enfants ne reprennent pas nos luttes! Me semble que c’est évident!

    Accuser les fédéralistes de miner votre espoir, vous manquez de courage, trouvez-vous une meilleure excuse svp. Si l’indépendance était véritablement dans l’intérêt des Québécois au sens le plus large, ayez assez de respect pour vos concitoyens pour accepter qu’elle serait déjà chose faite.

    Quant aux accusations d’abuseurs, d’exploiteurs et de menteurs, ça sonne tellement vide que ça éloigne de votre option ceux qui sont de bonne foi. Votre phobie de voir le Canada comme une prison ne convainc à peu près plus personne autre que ceux qui ont un intérêt très personnel à ce que l’indépendance se fasse et qui, de toute façon, vivent déjà en grande partie aux crochets de l’état.

    Pas chanceux pour vous de constater que la vaste majorité de l’humanité envie le Canada et le Québec, vous qui voulez faire croire à l’existence d’une persécution systémique.

  7. le 30 avr 2008 à 14:21 Renaud Séguin

    Monsieur Facal,
    Vous écrivez: « à quand remonte la dernière victoire collective du peuple québécois ? »

    Puis-je vous demander à quand remonte la dernière victoire collective du peuple américain, français, britannique, canadien-anglais ?

    Les victoires collectives des peuples c’est plutôt rare en Occident ces temps-ci, non ? L’absence de « victoire collective » n’est-elle pas le résultat de l’atomisation sociale observée dans la plupart des sociétés post-industrialisées voire post-modernes comme la nôtre ? Qu’en pensez-vous?

  8. le 30 avr 2008 à 14:22 Lesdents

    Davey,

    La thèse de M. Facal selon laquelle les « fédéralistes semblent résignés au déclin du Québec dans le Canada » est juste à mon avis. Vous avez beau croire que nous devrions spontanément « reprendre le leadership » (à supposer que nous l’ayons déjà eu), engrossir nos femmes, créer la richesse et repeupler le Québec, mais je persiste à croire qu’il s’agit de vœux pieux sans conséquences. Dans l’éventualité où vos souhaits (que je partage – d’ailleurs je pense que nous nous entendons sur l’essentiel des politiques publiques à adopter pour se rapprocher de cet objectif) échouaient, qu’arrivera-t-il? Que ferez-vous? Je pense qu’il y a beaucoup de pensée magique là-dedans, un peu comme chez ceux qui pensent qu’il suffirait que les Québécois décident spontanément d’aimer leur langue pour transformer le paysage linguistique au Québec.

    Par ailleurs, M. Facal ne dit pas que l’indépendance modifierait les nombres au plan démographique. Je pense qu’il estime plutôt (il me dira si je me trompe) que l’indépendance modifierait radicalement les termes du débat démographique. Nous ne vivrions plus dans la crainte constante de disparaître, cette satanée crainte qui nous paralyse et nous empêche d’avancer. L’indépendance est un rempart majeur contre l’assimilation, et est de nature à garantir notre pérennité comme peuple. Je ne connais pas de peuple souverain qui ait décidé de s’éteindre une fois l’indépendance acquise. Des peuples indépendants conquis et assimilés par la suite, sans doute. Des peuples assimilés avant d’avoir obtenu leur indépendance, sans doute. Mais pas des peuples s’assimilant sans réagir après leur indépendance, et sans qu’il y ait recours à la force.

    Quant à « notre influence politique ou économique », il faudrait que vous définissiez ce que vous entendez par là. Parlez-vous de notre influence dans les forums internationaux ? Là-dessus, il serait difficile d’empirer notre situation, puisque notre influence est quasi-nulle (hormis quelque exceptions insignifiantes). Vous me direz qu’elle est indirecte, c’est-à-dire qu’elle est portée par les représentants du Canada. Dire cela revient à évacuer la vocation nationale du Québec. Cela revient à dire que la doctrine Gérin-Lajoie n’a aucun fondement : après tout les représentants canadiens peuvent fort bien représenter la volonté du Québec à l’étranger. N’est-ce pas ? De même, les délégations et les bureaux du Québec à l’étranger sont inutiles : laissons les représentants d’Ottawa faire le travail ! Poussons le raisonnement plus loin : c’est un peu comme dire que l’Assemblée nationale est inutile puisque la voix des Québécois est portée par les députés fédéraux à Ottawa. Si ceci est conforme à votre analyse, alors je la respecte puisque vous aurez alors le mérite d’être cohérent.

    Quant à l’exode ayant suivi l’élection du PQ en 1976 (et on pourrait aussi parler de celle ayant suivi l’adoption de la loi 101), je pense qu’il n’y a pas grand-chose à dire. Des gens ont exprimé ici leur refus d’accepter les décisions démocratiques de leur peuple, et on choisi de renoncer d’en faire partie. Il est regrettable que le refus de sujétion des uns ait mené les autres à bouder. Nous avons payé le prix de notre affirmation. Qui le regrette aujourd’hui (à part vous, peut-être) ? Par ailleurs, nous pourrions expliquer le déclin de Montréal par une panoplie d’autres facteurs que par l’exode d’une poignée d’anglophones frustrés d’avoir le sentiment de voir leurs privilèges indus leur filer entre les doigts.

    Par ailleurs Davey, vous commencez franchement à me faire chier par votre mauvaise foi. Où est le mépris de mes concitoyens que vous évoquez ?

    Quant à la « perspective » que vous m’invitez à prendre sur la question linguistique, elle met en lumière le fossé entre vous et moi. Vous êtes de ceux qui regardent derrière, je suis de ceux qui regardent devant. Sans reprendre chacune de vos affirmations douteuses, je veux seulement vous dire qu’au lieu de mettre l’accent sur le « progrès accompli » pour freiner les ardeurs des Québécois au plan linguistique, vous devriez plutôt vous demander ce qui reste à faire. Là-dessus, seuls les gens de mauvaise ne voient pas qu’il reste énormément à faire.

    Je n’accuse pas les fédéralistes de miner l’espoir: je salue leur talent en la matière. J’exprime ici ma jalousie. J’aimerais tant que les souverainistes soient aussi doué lorsqu’il s’agit de persuader leur concitoyens que le Canada est une voie sans issue.

    Mais de grâce, restons-en le plus possible au texte de M. Facal. Je ne vous convaincrai pas et vous ne me convaincrez pas.

  9. le 30 avr 2008 à 16:53 ÉgalitéSocial

    Allô,je sais que ça faisait longtemps que je n’avais pas écris un commentaire mais j’ai trouvé une citation de Keith Dixon qui démontre très bien quels genres d’arguments utilisent Joseph Facal pour nous promouvoir sa société libéraliste où seulement les riches serraient les rois.Portrait d’un « évangéliste du marché »

    alors, je laisse parler les paroles de Keith Dixon pour démontrer comment ceux qui veulent que l’économie dirige tout présente leur argumentation. Finalement, on sait très bien vers quel résultat cela aboutit:plus de services pour les riches et moins pour les pauvres…Belle solidarité sociale que nous sommes entrain d’encourager!! Cela ressemble plus à un individualiste à tout prix et c’est ce genre de mentalité qui menace la vie en société. En effet,comment encourager le respect de l’autre dans un peuple où chacun ne penese qu’à satisfaire ces propres besoins.
    Keith Dixon parle:
    Il a un ennemi : l’Etat interventionniste. Pour lui, rêver d’une démocratie politique et d’un planisme économique, c’est rêver d’un Etat totalitaire. Il veut construire un nouveau sens commun : le marché sans entraves, avec une monnaie forte, des finances publiques saines ; il veut « réduire » l’Etat, combattre le service public, ses insuffisances, ses lourdeurs.C’est son Evangile.

  10. le 30 avr 2008 à 20:15 jcpomerleau

    Un des papes de l’ordre marchand, M David Rockefeller, nous a donner l’idée que ce fait cette élite du rôle des états nations lors d’une réunion du fameux groupe Bidelberg à Baden-Baden (Allemagne) en Juin 1991: « (…). But the world is now more sophisticated and prepared to march towards a world government which will never again know war, but only peace and prosperity for the whole of humanity. The supranational sovereignty of an intellectual elite and world bankers is surely preferable to the national auto-determination practiced in the past centuries. » Cela dit je ne pense pas que M Facal partage cette vision de cette super élite. Je crois plutôt qu’il cherche sincèrement a proposer une réforme au modèle de la sociale démocratie qui vieillit mal au Québec. Les pays Scandinaves ont connus les mêmes problème que le Québec au tournant des années 90. S’ils ont réussit à s’ajuster c’est que chacun de ces pays était un état optimal: Leaderships d’état, cohésion nationale (entre les acteurs politique et économiques). Et faut il le répéter le Québec N’est pas un état optimal (ni leadership d’état ni cohésion nationale), mais un demi état annexé à un autre qui occupe pratiquement tous ses champs de juridictions.

  11. le 30 avr 2008 à 21:00 ymdelisle

    Bon papier M. Facal. J’ajouterai que nous avons créé une société de dépendence gouvernementale. Quand il y a un problème, si minime soit-il, nous demandons au gouvernement de le régler. Je l’ai déja dit ici, nous avons la philsophie Kennedy inversée. « Ask not what you can do for your country, rather, ask what your country can do for you ». Malheuresement, le PQ depuis 30 ans travail à renforcer nos faiblesses. Au lieu de travailler chacun à améliorer notre sort, notre langue ou notre culture, nous demandons (c.a.d le PQ) une nouvelle Loi 101. Nous avons la grippe et nous demandons au Gouvernement de la soigné. Get the picture? Comme Davey le mentionne, notre société, dans le courant de contestation mondiale des années 60, a fait énormement de progrès. Ce progrès, n’en déplaise au séparatistes, fut obtenu à l’intérieur de la fédération. Le Canada n’est pas une dictature. Les Canadiens et Québecois sont des exemples de tolérance, liberté, et démocratie. Alors de dire que nous sommes un peuple écrasé est ridicule et démontre jusqu’a quel point nous vivons dans le nombrilisme. Dans le même ordre d’idée, vous n’avez qu’à lire les commentaires de Lesdents et ReneP pour comprendre. C’est toujours la faute des autres, particulièrement les maudits anglais. Le Canada demain dirait, « Québecois, nous vous avons compris et nous vous offrons l’indépendence inconditionelle. Nous allons vous aider à réaliser de façon sereine votre rêve ». …et ReneP répondit…. »non, on se fait encore fourrer ». C’est pas un peu ça notre problème de société? Sommes-nous des éternels insatisfaits?

  12. le 30 avr 2008 à 23:04 ymdelisle

    « Et faut il le répéter le Québec N’est pas un état optimal (ni leadership d’état ni cohésion nationale), mais un demi état annexé à un autre qui occupe pratiquement tous ses champs de juridictions. » M. Pomerleau, vous avez raison de dire que nous ne sommes pas un état optimal, mais le reste de votre phrase me laisse perplexe. Nous n’avons pas été annexé par le Canada et le fédéral n’occupe certainement pas tous nos champs de juridictions.

  13. le 01 mai 2008 à 10:43 daveyy

    « L’indépendance est un rempart majeur contre l’assimilation » LesDents

    C’est une opinion, pas du tout un fait prouvable, eg la langue irlandaise a presque disparue … après son indépendance, pour ne citer qu’un exemple. Le Québec a su conserver sa langue sans jamais connaître un épisode d’indépendance dans tout son histoire.

    « Que ferez-vous? Je pense qu’il y a beaucoup de pensée magique là-dedans,  » LesDents

    Faut toujours faire quelque chose? « un vote OUI à la souveraineté et tout devient possible » L. Bouchard 1995-
    « l’indépendance modifierait radicalement les termes du débat démographique. Nous ne vivrions plus dans la crainte constante de disparaître »
    LesDents-

    En parlant de pensée magique, je crois que les souverainistes en ont bien plus qu’ils sont prêts à avouer.

    « Parlez-vous de notre influence dans les forums internationaux ? Là-dessus, il serait difficile d’empirer notre situation, puisque notre influence est quasi-nulle » LesDents

    L’influence du Canada est déjà quasi-nulle, celle d’un Québec indépendant le serait tout aussi minime. Sur les 192 membres de l’ONU, il y en a 5 qui ont de l’influence mesurable, tous membres permanents du conseil de sécurité: Chine, USA, GB, France et Russie. Avoir le même droit de parole que le ROC à l’Assemblée générale peut être flatteur mais dans la vraie vie ça change rien.

    « Par ailleurs, nous pourrions expliquer le déclin de Montréal par une panoplie d’autres facteurs que par l’exode d’une poignée d’anglophones frustrés d’avoir le sentiment de voir leurs privilèges indus leur filer entre les doigts. » LesDents

    La vaste majorité de ceux qui sont partis ont tout simplementr suivi leur employeur, quelques centaines de milliers de citoyens n’est pas une poignée. Les souverainistes sont incapables d’accepter que l’indépendance pourrait, et je dis bien pourrait, provoquer un exode. C’est de la pensée magique que de croire dur comme fer qu’il n’y aurait aucune turbulence ou que nos frontières sont sacro-saintes par exemple.

    « Là-dessus, seuls les gens de mauvaise ne voient pas qu’il reste énormément à faire. » LesDents

    Une maudite grosse Anglaise de chez Eaton avec ça?

    « J’ai l’impression que toute une génération semble vouloir vivre ses propres expériences politiques avec le Canada, comme si il ne s’était rien passé depuis 60 ans. Lui faudra-t-il revivre chacune des pénibles étapes de la lutte autonomiste pour finalement comprendre que cette voie est sans issue »
     » Vous êtes de ceux qui regardent derrière, je suis de ceux qui regardent devant. Sans reprendre chacune de vos affirmations douteuses, je veux seulement vous dire qu’au lieu de mettre l’accent sur le « progrès accompli » pour freiner les ardeurs des Québécois au plan linguistique » LesDents

    Difficile à la fois de m’accuser de vouloir regarder derrière et d’accuser les jeunes de ne pas le faire. Les « ardeurs linguistiques » sont plutôt des ballounes électoralistes utilisées par le camp souverainiste pour exagérer la menace afin de se présenter comme seul défenseur. Visiblement cette tactique ne fonctionne plus aussi bien.

    « Même si les fédéralistes exploiteurs, abuseurs, ont menti ad nauseam aux québécois, ceux-ci leur donnent raison (en ne prenant pas position de facon claire) parce qu’ils ont PEUR de regarder la réalité en face i.e. de se rendre compte que les fédéralistes ne servent pas leurs intérêts. » RenéP.

    C’est ce que j’appelle avoir du mépris pour ceux qui ne pensent pas comme vous. Incapable d’accepter l’argument de l’autre on l’accuse d’un tort irréparable.

  14. le 01 mai 2008 à 10:57 Joseph Facal

    Bonjour à tous,

    Quelques remarques en vrac :

    À Daveyy :

    Vous dites que le Québec doit jouer un rôle de leader au sein du Canada. C’est ce que dit Jean Charest depuis dix ans. Vous voyez des gros gains, vous ? Sérieusement, peut-on dire que l’influence du Québec au sein du Canada va en augmentant ? Mais je suppose que vous pensez ici en termes de prospérité économique, ce qui, pour moi, est fondamental, mais pas suffisant.

    Bien sûr, l’indépendance ne donnera pas aux gens le goût de faire plus d’enfants, mais la question démographique ne se posera plus dans les mêmes termes. La minorité francophone au Canada deviendrait une majorité dans son pays. Croyez-en un immigrant : les immigrants, très logiquement, penchent toujours du côté de la majorité. Je viens d’écrire un bouquin avec André Pratte dans lequel je traite de cela en long et en large.

    À Lesdents,

    Bien sûr que je dois être concis : jamais plus de 520 mots. Si on veut nuancer, il y a plus de deux camps. Mais fondamentalement, il y a ceux qui pensent que le Québec va dans la bonne direction et ceux qui pensent que non. Et ce clivage ne recoupe pas les familles politiques traditionnelles. J’y reviendrai.

    Nos universités ne sont pas mauvaises, loin de là, mais elles perdent du terrain. C’est tout ce que je dis.

    À Renaud,

    L’atomisation ? Bien sûr, mais n’exagérez pas. La dernière victoire du Canada anglais ? Mais le référendum de 1995, tout simplement. Toute l’histoire du Canada est l’affrontement entre deux nationalismes également légitimes.

    Bienvenue enfin à Égalitésociale. Pour reprendre vos propres mots, je suis pour l’intervention de l’État, mais contre le «planisme». On a vu où cela conduit.

  15. le 01 mai 2008 à 11:48 RenéP.

    A daveyy et ymdelisle

    Mépris pour le peuple? Non, lucidité. C’est curieux que lorsqu’il s’agit pour le groupe des lucides d’évaluer la situation économique du Québec, les fédéralistes ne parlent pas de mépris mais de réalisme mais lorsqu’il s’agit d’évaluer la situation socio-politique du Québec, ces mêmes fédéralistes parlent de mépris.

    Votre intervention me donne l’occasion de revenir sur un engagement pris sur ce blog le 5 avril dernier sur le sujet « Un sommeil profond ».
    J’écrivais ceci: « Aux fédéralistes qui présendent que les anglais ont changé grandement leur attitude envers les québécois francophones, j’ai une anecdote à vous rapporter dès que l’occasion s’en présentera. Vous allez vois comment certains anglais (entre autres du Québec) nous expriment tout l’amour et tout le respect qu’ils ont pour nous et ce, jusque dans Les Bahamas.Et cela ne relève pas du passé lointain. Cela s’estpassé en février 2008. » Vous daveyy et ymdelisle qui parlez de mépris, en voici un exemple de mépris.

    Voici un courriel que j’ai recu d’un québécois qui a passé quelques mois aux Bahamas:

    « …En passant, ce voyage à fait renaître en moi ma fibre nationaliste car on s’est fait dire quelques fois à la radio marine « speak white » par des compatriotes canadiens anglais. En fait, c’est étrange, les américains ont été très intrigués par la présence d’autant de québécois et ils ont cherché à nous connaître tandis que certains canadiens étaient de toute évidence très contrariés de vois autant de francais ici. Cela a occasionné des conflits entre eux sans que nous ayons à intervenir puisque bien sûr certains trouvaient que ces commentaires étaient incorrects, En fait, ce qui me contrarie c’est qu’ils me disent comment je dois me comporter ailleurs pour être un bon citoyen canadien:j’ai voyagé beaucoup et jamais je n’ai entendu de tels commentaires par d’autres peuples, je dirais même le contraire, on a toujours cherché à nous connaître un peu mieux. Bon, peu importe quand je parle à une personne francophone, je lui parle francais et quand je parle à un anglophone, je m’adresse en anglais. »

    Comprenez-vous pourquoi les québécois ne se sentent pas le droit d’exister…autrement qu’en anglais? Que cela vous plaise ou non, tout ce que j’ai écrit relativement aux canadians, au Canada anglais qui nous aime, aux fédéralistes menteurs, collaborateurs et trompeurs, aux anglais hypocrites, je le maintiens. JAMAIS,JAMAIS, vous ne me convaincrez qu’il est mieux pour le peuple québécois de se faire gouverner par le peuple canadian que de se gouverner lui-même. C’est en agissant avec tant de mépris que les anglais fédéralistes sont les premiers à démontrer que les québécois doivent de séparer du Canada.

    Si vous aimez être méprisés, restez dans votre Canada mais je crois encore que la majorité des québécois n’acceptent pas d’être méprisés et un jour, lorsqu’ils en auront plein le bol, ils mettront le poing sur la table.

  16. le 01 mai 2008 à 12:26 ymdelisle

    M. ReneP. L’anecdote que vous donnez est très vraie. Je l’ai vecu. J’ai aussi reçu des insultes de mes « petits cousins français » qui trouvaient mon accent « sympa ». Disons, qu’ils étaient très condescendant. Chez-nous, des gens mon dèja dit, « On est au Québec icitte, parle français mon maudit bloke ». J’ai déja vu un anglophone se faire sacrer une volée parce qu’il avait osé demander un Coke en anglais. Alors, des cons il y en a partout. Que le Québec soit indépendent ou non ne changera rien au fait qu’il y a des idiots dans notre grande famille humaine. Alors quand un idiot me dit de « speak white », dans mon anglais parfait, je lui réponds, « I will if you will ». Quelques idiots ne reflète pas une société. VLB, quand il dit sur les ondes aux anglais de mangé de la marde, est-il un reflét du Québecois moyen?

  17. le 01 mai 2008 à 14:10 daveyy

    M. Facal,

    Je travaille depuis plus de 25 ans et j’ai souvent eu des nouveaux immigrants dans mon entourage, je vous parle donc par observation et non en me fiant à une analyse scientifique.

    La vaste majorité des immigrants que j’ai connus se sont intégrés au groupe linguistique au sein du quel ils gagnaient leur vie. Les seules exceptions furent des gens qui étaient de langue maternelle anglaise ou française.

    Avant les années 80, alors que les Canadiens-français occupaient le bas de l’échelle socio-économique, les immigrants voyaient les anglophones comme ceux qui réussissaient et la langue anglaise était perçue comme le véhicule de cette réussite. Normal, donc pour eux de vouloir s’intégrer à ce groupe. Depuis que les francophones ont pris les rennes de l’économie et au fur et à mesure que le français s’impose comme langue de travail, la proportion des immigrants qui s’intègre au fait français ne cesse d’augmenter. Je crois que ce facteur est beaucoup plus déterminant que tous les autres facteurs réunis, incluant la majorité anglophone du Canada que vous invoquez comme élément clé du choix d’un immigrant.

    Je ne connais pas votre parcours, mais je suis prêt à parier que votre père a eu son premier emploi dans un milieu ou le français prédominait, et c’est la cause principale de l’intégration au français de votre famille. C’est comme ça partout sur notre planète.

    Si les immigrants à Barcelone optent pour le castillan, ce n’est pas parce qu’ils sont en Espagne, c’est parce que le catalan n’est pas encore une langue de travail qui s’impose en Catalogne. Alors si pour bien gagner ta vie ça prend le castillan, tu vas t’intégrer à ce groupe.

    Quant au leadership du Québec au Canada, difficile de faire d’énormes progrès lorsqu’au parlement fédéral, le Québec est représenté par une grosse majorité de députés qui veulent abolir le Canada et qui se concentrent uniquement sur les dossiers québécois. Et si, en même temps, le gouvernement du Québec est péquiste (18 des 30 dernières années), alors là on a pas de quoi encourager nos partenaires outre-Outaouais, non? Blâmer Jean Charest pour le déclin relatif du Québec est un peu trop facile.

    Si le Québec n’était pas au Canada, le Union Jack serait encore son drapeau, le God Save The Queen son hymne. Il y aurait la peine de mort, il n’y aurait pas eu de traité de libre échange avec les USA. Ce ne serait pas du tout le même Canada. Au fur et à mesure que l’Ouest canadien se développe, bien sûr que le poids démographique du Québec va diminuer, mais la clé demeure la division des pouvours et les provinces de l’Ouest sont, et seront encore plus des alliés naturels du Québec dans la défense des pouvoirs provinciaux et la délimitation des pouvoirs fédéraux au strict minimum nécessaire.

  18. le 01 mai 2008 à 14:38 RenéP.

    A ymdelisle

    C’est tout-à-fait vrai qu’il y a des idiots partout cependant, dans ce cas-ci, en plus d’être idiot, c’est méprisant. De plus,ce fait ne constitue pas une exception. C’est très répandu chez les anglophones de mépriser les québécois. A tous les jours ou presque, il y a toujours une insulte qui nous est envoyée,ex: le gala de la CBC qui a coupé la présentation des québécois à Toronto. Même Denis Coderre qui est un fédéraliste, a dénoncé ce mépris. Enfin, j’ai présenté cet exemple pour dire à ceux comme vous qui disent qu’on ne fait que parler du passé que ces choses-là se passent encore aujourd’hui. C’est très présent et très répandu.

    Si le Québec devenait indépendant, je suis certain que les anglais du Québec seraient beaucoup moins arrogants.

  19. le 01 mai 2008 à 14:53 Renaud Séguin

    Merci de votre réponse M. Facal, c’est très apprécié. Cependant, j’ai un peu de difficultés à voir dans le référendum de 1995 une victoire collective du « peuple » canadien-anglais.

    C’est d’abord une victoire des fédéralistes québécois. Même avec le fameux « love-in », peu de gens des autres provinces se sont senti directement affectés par le référendum. Tant au fédéral qu’au provincial, ce fut d’abord un affrontement entre Québécois, surtout entre Québécois francophones. Pour simplifier: La vision de Chrétien, Johnson et Charest contre celle de Parizeau, Bouchard et Dumont. D’ailleurs, d’un point de vue fédéraliste, 1995 peut être interprété comme une victoire collective du peuple québécois, non?

  20. le 01 mai 2008 à 15:01 RenéP.

    A daveyy,

    vous dites: »La vaste majorité des immigrants que j’ai connus se sont intégrés au groupe linguistique au sein duquel ils gagnaient leur vie ».

    C’est précisément pour cela que la langue de travail au Québec doit être le francais et que la seule facon d’avoir le francais comme langue de travail c’est de se séparer du Canada. Comme cela, la Cour Suprême du Gouvernement du Canada ne pourra pas venir mettre des bâtons dans les roues comme elle le fait depuis toujours afin de favoriser l’anglais.

    Si le Québec n’était pas dans le Canada, le Canada serait un plus petit pays qui serait facilement absorbé par les E.U. car il ne s’en distinguerait plus du point vue culturel. Le Québec pour sa part passerait de l’état de province à celui de pays. Comme vous voyez, le Canada à tout à perdre en perdant le Québec alors que celui-ci à tout à gagner. C’est pour répondre à ses intérêts égoistes que le Canada ne veut pas laisser partir le Québec…Pas parce qu’ils (les canadians) nous aiment.

    Enfin, Jean Charest c’est l’homme de mains des canadians et il répond très bien à leurs attentes: ils est entrain de faire reculer le Québec et de l’affaiblir de facon honteuse. Heureusement qu’il y a des députés indépendantistes à Québec et Ottawa car sinon, la dégringolade serait beaucoup plus rapide. Vous rappelez vous du recul que Trudeau le traitre a fait subir au Québec alors qu’il n’y avait pas de blocquistes à Ottawa?

  21. le 01 mai 2008 à 15:16 RenéP.

    A Renaud Séguin,

    90% des anglophones et allophones qui ont appuyé le NON et 60% des francophones qui ont appuyé le OUI pour un résultat de 50.6 pour le NON et 49.4 pour le OUI et vous appelez ca une victoire pour le peuple Québécois? C’est l’échec de la division du peuple québécois dûe aux fédéralistes qui ont menti, utilisé la peur et agi de facon anti-démocratique. Le jour du référendum, le Canada a perdu sa dignité.

  22. le 01 mai 2008 à 16:34 ymdelisle

    Mon Chèr RenéP. Vous êtes trop sensible. Je vois ça comme un manque de confiance. C’est le problème de beaucoup de séparatistes. Les gens de Terre-Neuve ont subis beaucoup plus d’insultes que nous. Mêmes nous, qui devrions comprendre, faisons des jokes de Newfie. Nous traitons les Acadiens comme des losers. Nous disons toujours que nous sommes la seule nation française d’amérique. Ils sont quoi eux? Nous oublions les francophones du Manitoba. Ils sont quoi eux? Alors, Rene, que la personne qui n’a jamais pécher, lance la première pierre.

    Pour revenir au débat lancer par M. Facal, je dit que le nationalisme égal le conservatisme. Le nationalisme est par définition le repli sur soit-même. Le changement ça fait peur. Les autres font peur. C’est toujours la faute des autres. Alors, nous passons des lois pour nous protèger. Le gouvernement devient notre « Big Brother » et il se mêle de nos vies à tous les niveaux. (Un peu comme l’église la fait) Trop c’est trop. Ça commence dans le CPE avant notre première année de vie et ça continue jusqu’à notre vieillesse dans un centre d’accueil.

    Prenez beaucoup de gouvernement, mélanger avec trop de syndicalistes, additionner de nationalisme rétrograde, taxer à l’extrème et mettre au four pendant 40 ans. Le résultat est une société qui est fatigué.

    Ce ne sont pas les gouvernements qui font progrèsser, c’est les gens.

  23. le 01 mai 2008 à 16:39 Christian

    De l’incompréhension…
    La fatigue du Québec
    30 avril 2008 par Joseph Facal
    Un gouvernement minoritaire est un gouvernement de l’impuissance. Alors on gère à la petite semaine.

    C’est époustouflant. Voir comment les académiques n’arrivent pas à composer avec un gouvernement DNC.
    Discussions… Négociations… Collaboration…
    Il faudra élaborer un séminaire d’un jour ou deux pour eux, afin qu’on leur explique les rouages et les objectifs d’un gouvernement minoritaire, à l’avantage des électeurs. Au lieu d’être à l’avantage des politiciens.

    Je n’ai pas encore trouvé le temps libre pour le lire, il est au fond de la liste des articles à billets, mais si Joseph veut nous devancer… Aller voir ce qu’il dit celui-ci … Un an de gouvernement minoritaire à Québec
    Dans l’esprit du temps
    Robitaille, Antoine
    Le Devoir
    PERSPECTIVES, samedi, 29 mars 2008, p. b1

    Du fonctionnement…
    le 30 avr 2008 à 9:55 daveyy
    … Surtout votre observation qu’un gouvernement minoritaire est impuissant car il est toujours en mode électoral ou presque et ne prendra jamais les décicions difficiles mais nécessaires de peur de déplaire à l’électorat.

    Des propos novices. C’est bien le PM John Charest qui disait, la semaine dernière, qu’il ne s’attend pas à des élections avant 2010.
    Alors … C’est quoi ça le mode «toujours» «électoral», hein ?…

    Pas de décisions difficiles, dites-vous ?…
    - Les négos «pousse et tire» qui ont menées au budget de Monique, en mars dernier, c’était facile ça ?…
    - La tentative des libératistes et maroisistes de saborder la démocratie, en cherchant un mécanisme pour empêcher que le sympa DGE ne vienne nous consulter, nous écouter, nous serrer la pince ? Tentative contrecarrée par l’opposition du député de trois rivières, lutteur sumo de l’ADQ, Sébastien Proulx, c’était facile ça ?…

    De l’indépendance et l’exode…
    le 30 avr 2008 à 9:55 daveyy
    Est-ce que nous gagnerions de l’influence politique ou économique ? Au contraire, je crois que nous serions plus vulnérable et pourrions subir un autre exode comme celui qui a suivi l’élection du PQ en 1976?
    Souvenez-vous qu’en 1976 Montréal et sa région devançait celle de Toronto ( 2,6 M d’habitants vs 2,5 M). Trente ans plus tard, il n’y plus aucune comparaison à faire (3,6 M vs 5,1M).

    Dans ce cas… Comment expliquez-vous le passage du rapport de 1,04 à 0.70 au bout du compte ? Puisqu’il n’y a pas eu d’indépendance.
    À moins que le déclin soit justement l’effet de la NON indépendance. Soit, l’effet de la minorisation du Québec tel que prévus et requis par les politiques d’assimilation de l’unité anglo canadian. D’un océan à l’autre, bien sûr.

    De l’humanité et du Canada…
    le 30 avr 2008 à 14:03 daveyy
    Pas chanceux pour vous de constater que la vaste majorité de l’humanité envie le Canada et le Québec

    C’est comme dire que la majorité de la planète envie l’être qui vit en Amérique, suprême après Dieu, l’anglo-canadien devenu américain.
    Unilingue et obèse, il adore regarder le sport de Don Cherry, le gouret sur glace, une «tite-molle-drai» et croustilles à la main.

    Puisque, les canadians et les québécois bailingues, «fans» des «habs», sont des assimilés de la langue et culture des compatriotes de George Bush. Voyez… Ils scandent bien «Go Habs Go» au lieu de «Allez Habs Allez», non ?… Alors ça, c’est une source d’envie pour l’humanité. Ouaip !…

    Elle est bonne celle-là. Moi j’adore lire l’alias davevy !… Toujours hors normes. Très rigolo… Hi hi hi…
    ch

  24. le 02 mai 2008 à 9:07 Guy

    C’est une idée comme ça, je reviens de France où j’ai travaillé presque un an. J’en ai profité pour visiter l’Italie, la Suisse, la Tunisie, etc.

    J’ai été frappé par la différence des médias, la différence de perception, la différence de la population. La bas les citoyens manifestent, se mêlent de politique ont des débats animés et s’intéresse au monde. La couverture internationale compte plus que la locale. (J’ai aussi un diplôme en journaliste et la première chose qu’on m’a appris, c’était que la proximité géographique comptait plus que tout). Bref, j’ai été submergé par les différences sociales, alors que je croyais que ce mot n’avait plus de valeur.

    Mon impressions au retour, le Québec à 2 chaînes spécialisées de nouvelles en direct, plus les journaux, plus les radios, etc. Nos médias sont médiocres parce qu’ils ne s’intéressent qu’aux nouvelles locales (le lion de tva). Comme c’est nouvelles n’en sont pas réellement, il qu’il n’y a pas assez de sujets à couvrir on engage des chroniqueurs. Ceux parles, parles et parles. Les Claudes Poirier, Martineaux, etc. ne font pas de recherches. Ils « commentent » et commenter l’actualité ne demande pas de vérifier les faits, ne demande pas de colliger des statistiques, etc. et l’opinion n’a pas besoin de rigueur.

    Sans informations, comment les Québécois peuvent-ils appréhender le monde. Comment peuvent-ils se poser des questions. Comment peut-il y avoir de débats, quand l’opinion importe plus que la réalité.

    La faute ne va pas qu’aux médias, mais présentement, l’information n’existe plus parce qu’elle n’intéresse plus. Les sondages sont partout et les opinions les confortent sans remise en question. Alors, le cynisme etc s’installent.

    Vous dîtes que nous n’avons pas de victoire collective depuis des années? Peut-être, mais comment le saurions-nous si nous ne pouvons même pas réaliser qu’il n’y a pas de véritable problème ici en se comparant aux autres ou que tout va mal justement en validant avec de vrai informations.

    Dans la dictature de l’opinion, le seul choix de société qu’il reste aux Québécois c’est de savoir qu’elle marque de télé 42 pouces est la meilleure. Voilà mon constat au retour au « Pays ».

  25. le 02 mai 2008 à 10:33 daveyy

    « Dans ce cas… Comment expliquez-vous le passage du rapport de 1,04 à 0.70 au bout du compte ? Puisqu’il n’y a pas eu d’indépendance. » Christian

    Justement, les compagnies ont quitté le Québec parrce que l’indépendance n’aboutissait pas! Plus rigolo que ça, t’as une carte de membre du parti Rhinocéros.

    « C’est quoi ça le mode «toujours» «électoral», hein ?… » Christian

    Le budget de mars ne comportait aucune décision majeure, de l’avis de beaucoup d’observateurs économique il ce fut un budget totalement neutre.
    Nommez-moi une seule décision majeure prise par ce gouvernement.

    Est-ce que, parmi les 25 millions de Canadiens du ROC on pourrait parfois parler de quelqu’un d’autre que Don Cherry, ne serais-ce qu’une seule fois? C’est comme si au ROC on ne parlait que de Falardeau comme porte parole du Québec.C,est curieux que Bush est le seul américain que vous semblez connaître, facile de le démoniser, mais pas fort comme argumentaire.

    « les canadians et les québécois bailingues, «fans» des «habs», »

    J’ai habité Québec durant l’ére des Nordiques, là les fans presque tous unilingues français scandaient « go Nordiques go » pourtant ils ne sont pas des assimilés ou des vendus.

    Votre commentaire acerbe contient une bonne dose de frustration et d’intolérance. En fait vous êtes fidèle à la plupart de vos co-souverainistes qui sont incapables d’accepter le verdict du « p’tit peuple » que vous prétendez défendre mais que vous méprisez.

    Demandez à n’importe quel ambassade canadienne ou délégation québécoise, ils vous diront le nombre ahurissant de demandeurs pour immigrer ici. Ça s’appelle voter avec ses pieds.

  26. le 02 mai 2008 à 13:11 Normand ajoindre

    Bonjour Monsieur Facal,

    Madame Bombardier n’a sûrement pas émis ces opinions-là sur l’inspiration du moment. Celles-ci devaient être le fruit d’une réflexion assez en profondeur tout de même.

    Dans son évaluation, elle a posé ses taquets d’observation ou de perceptions dans la toile du présent (aujourd’hui), du passé et de l’avenir (suppositions, extrapolations, hypothèses). Son approche est apparentée à la connaissance empirique, surtout du fait de son attention se porte sur l’évolution de l’individu qui, du point A est arrivé au point B, et que celle-ci démontrerait qu’il forme avec ses pairs une société que l’on qualifiera « de fatigué ».

    Monsieur Facal, vous dites « Le Québec d’aujourd’hui est divisé en deux camps. Le plus puissant propose de ne rien changer ou presque, ou de faire encore plus de ce qui ne marche pas. Le second pense que le Québec doit changer de direction, tout en préservant ce qui mérite de l’être. » Vous parlez comme s’il n’y avait que 7 ou 10 enjeux. Ou que la question est de choisir entre le pays actuel et la séparation du Québec. Je n’aborderai pas un à un les problèmes auxquels vous vous référez. Oui, ce sont des problèmes qui méritent de faire l’objet de discussions, car ils font partie de la toile de fond de la réalité de chacun de nous et de notre société. Je veux plutôt m’en tenir à essayer de comprendre pourquoi les individus deviennent de plus en plus sceptiques vis-à-vis les systèmes qui encadrent leur réalité et de plus en plus angoissés vis-à-vis l’avenir.

    Dans le taquet « passé », les gens étaient plus confiants vis-à-vis l’autorité (église, gouvernement, institutions financières, industrie). Plus confiants dans la valeur des chefs sur les plans de leur motivation à vouloir aider les citoyens et de leur honnêteté (être justes). À cette époque le but des entreprises, c’était (comme aujourd’hui) la prospérité et une des façons de le démontrer pour eux était l’accroissement du nombre d’employés et de succursales, alors que, aujourd’hui, le moyen d’y arriver est plutôt d’en réduire le nombre et même de fermer pour ouvrir dans un pays où les salaires sont plus bas. Dans sa chronique d’aujourd’hui, Michel Van De Walle mentionne que la sous-traitance et l’impartition vers d’autres pays sont devenues le leitmotiv d’un grand nombre de sociétés, ce qui contribue également à réduire le bassin des emplois bien payés.

    Dans le taquet « présent », combien de gens se font arnaquer, que ce soit par des entrepreneurs, des courtiers, des voleurs d’identité, les pétrolières, etc Les média de la presse et de la télévision se livrent une concurrence agressive et doivent, pour retenir l’attention de leurs consommateurs, leur présenter les nouvelles les plus dégeulasses et, ainsi, montent en épingles toutes ces situations d’abus qui menacent l’individu. Cette information dont celui-ci est gavée ne peut faire autrement que de le rendre méfiant, non? Ensuite, pour le distraire, on lui présente des téléromans incongruents sur le plan des valeurs morales, on lui présente des comportements de personnages qui souvent l’amèneront à s’interroger sur ses principes et ses valeurs traditionnelles. Un jeune qui réfléchit, aujourd’hui, sur les perspectives de la vie en couple, qu’observe-t-il dans la société ? La majorité des unions se termine mal et les chicanes (ex : pension alimentaires) durent des décennies parfois. Cette réalité n’est pas de nature à susciter de la sérénité pour les malheureux qui en subissent les inconvénients.

    Sur la scène politique, taquet présent, à quoi assistons-nous ? Des adversaires qui luttent les uns contre les autres dans la panique de ne pas perdre de sièges aux prochaines élections. Ils utilisent toutes sortes de stratégies qui démontrent leurs vraies motivations (en opposition au bien de la population), parce que les média sont là, à l’affût de tout ce qui peut être le plus choquant. On voit même des députés critiquer à outrance le nouveau budget et dire qu’ils voteront quand même pour lui. Comment voulez-vous que l’individu croie dans la logique et l’honnêteté de l’homme politique ? « Ayez confiance en moi, votez pour moi » Comment voulez-vous que l’individu ne freak pas !!!

    Taquet avenir. Dans cette société où ça va si mal et où tant de mauvaises administrations ou de malhonnêteté sont suspectées chez les dirigeants, on nous dit  » Votez pour nous, entreprenons ce nouveau pays « . Oh! Hello! Tous les chefs de sectes qui ont amené leurs fidèles à être des suiveux ont parlé de promesses de « terre promise », de libération, d’une pseudo solution magique. Ces fidèles étaient naïfs, la télévision ne les avait pas amenés à comprendre qu’on est entouré d’arnaqueurs et de politiciens opportunistes. Comme je le disais plus haut, les médias dans leur guerre re : les BBM et les niveaux d’abonnement rivalisent entre eux pour nous alimenter de nouvelles concernant tous ces individus qui ne méritent pas notre confiance. Alors devons nous être surpris que les individus soient maintenant méfiants et déçus ? Une personne déçue et méfiante peut avoir l’air de quoi ? Une personne fatiguée a l’air de quoi ?

    Monsieur Facal, professeur d’université, j’ai beaucoup de respect pour vous. Vous vous portez à la défense des universités. Oui, nous avons besoin des spécialistes qui doivent être formés à l’université. Mais voilà, dans le taquet « présent », nous ne pouvons pas nous boucher les yeux et les oreilles devant ces réalités de l’UQAM qui frise la faillite financièrement, les diplômés qui font du copier/coller (des bac à valeur discutable), les grèves d’étudiants qui coûtent une fortune en privant les autres de s’instruire et en forçant les enseignants à faire des concessions plutôt que de couler ceux qui le méritent suite à leurs mauvais résultats aux examens.

    Le facteur qui entraîne le plus de répercussions, ce n’est pas le statut politique du Québec, c’est la mondialisation qui se déploie. Le Québec comme toute l’Amérique du nord doit faire face à cette situation où le réseau production-achat-consommation ne se limite plus à notre secteur mais que celui-ci est relié aux autres pays. Exemple de répercussion : parce que dans certains pays il manque de blé, le blé canadien coûtera plus cher. Nous devons maintenant payer pour la misère des autres. Quand on avait commencé à nous parler de la mondialisation, on nous avait fait croire que le résultat pour nous serait que nous vendrions davantage à l’étranger !!! Van De Walle dans sa chronique mentionne qu’au cours des 25 dernières années, l’économie a connu de grands chocs majeurs : deux récessions importantes, l’arrivée de la bulle technologique et la mondialisation. Des secteurs entiers de l’économie se sont effondrés : le textile, le vêtement, le meuble, les aciéries et l’industrie forestière. Présentement le taux de chômage au pays n’a jamais été aussi bas, mais une proportion importante des nouveaux emplois est dans les services, notamment le commerce de détail où les salaires sont faibles.

    L’individu devenu méfiant quand il réfléchit à l’avenir doit se demander ce qui lui arrivera. Il voit des entreprises qui ferment (sera-t-il mis à pied?), le prix de l’essence ne cesse d’augmenter, celui de l’électricité aussi, celui des aliments aussi, on introduira le péage sur les voies reliant Montréal. Pourra-il faire l’acquisition d’une maison si elles coûtent alors $200,000 ? Il faudra réparer ou refaire à peu près tous les ponts et viaducs au Québec, la route 30 vient d’être entreprise, les CHUM le seront éventuellement. Le métro de Laval a coûté énormément plus cher que prévu, qu’en sera-t-il pour ces gros projets qui seront entrepris bientôt ? La population n’a plus confiance dans les promoteurs (politiciens ou autres).

    Dans un autre ordre d’idée, comme vous dites, Monsieur Facal, comment une société qui n’est même pas capable de régler pour de bon une question lilliputienne comme les droits de scolarité à l’université pourrait-elle se lancer dans le redressement collectif exigeant que commanderaient notre démographie, nos services publics et notre dette ? La population fatiguée n’a plus confiance.

    Dans son dépit, pour se consoler, pour essayer de se distraire, la population fatiguée trouvera de l’argent pour une auto neuve ou une télévision 42 pouces haute définition.

  27. le 02 mai 2008 à 15:23 Adam

    Bonjour Mr. Facal,

    Je voudrais émettre deux commentaires et éviter de tomber dans un débat souverainiste-fédéraliste.

    Je suis d’accord avec vous concernant vos idées en général mais je ne suis pas d’accord quand vous écrivez :

    « Toute question sur l’immigration est frappée d’interdit, sous prétexte que c’est «délicat». Un nouveau clergé veille au grain, et les excommunications tombent dru. Le peuple, qui sent que cette affaire est plus compliquée que ce qu’on lui dit, est toujours coupable de ne jamais être assez ouvert.  »

    Montrez moi ce clergé svp. Au dernière élection un parti a joue la carte de la peur de l’immigrant et du nationalisme ethnique, et même si des questions doivent être posées, un immigrant ayant des responsabilités envers son pays d’accueil, nier le fait qu’une surenchère politique ait eu lieu semble relever de la mauvaise foi ou d’un relativisme fort inquiétant. Chacun a le droit d’énoncer ses idées, mais il est clair qu’il y a eu un dérapage, et que jusqu’à tout récemment des propos ignorant complètement la situation des immigrants au Québec ont été tenu par bon nombre de leader politique.

    Je rejoins les propos de Davey concernant cette perception des immigrants vis-a-vis de la majorité Francophone, minoritaire dans une Amérique majoritairement anglophone. Les immigrants que je connais ne voient pas cette différence. Je me demande bien sur quoi est basée cette opinion ? Vous dites : Je suis moi-même un immigrant. On ne me fera pas la morale là-dessus. Est-il encore permis de dire que ce thème comporte de nombreuses facettes qui ne se réduisent pas simplement à la question économique des pénuries de main-d’oeuvre ?

    Désolé, mais étant vous-même un immigrant ne vous permet pas de parler au nom des autres immigrants, et ne vous donne pas une sorte d’immunité internationale concernant les questions qui s’y rattachent. De plus personne n’a jamais dit que le thème se limite a une question économique. Vous semblez éviter très habilement le débat. Vous écrivez quatre cinq phrases pour quasiment rien dire. Vive la concision mais votre commentaire me semble bien creux.

    Maintenant mon deuxième commentaire. Je voudrais savoir Monsieur Facal si en tant que démocrate et intellectuel, vous condamnez les propos insultant et anti-démocratique qui se lancent a ceux qui auraient voté contre un référendum. Votre blogue abonde de terme tel que traître ou des phrases du genre : Je leur lève mon chapeau : ils sont en train d’abattre le dernier sursaut de dignité qu’il y a dans ce peuple.

    Est-ce que les souverainistes sont seuls a être dignes ? Est-ce qu’il est possible que le 90 % des membres de minorités culturelles et anglophones qui ont votés contre le référendum, l’aient fait de manière réfléchi sans avoir été manipulé par quiconque? Qu’ils aient simplement exercé leur pouvoir démocratique ?

    Je pense que le débat est bien trop passionnel, et avoir un intellectuel souverainiste comme vous qui aurait le courage de ramener le debat sur un terrain plus concret serait souhaitable. Vous n’abondez pas en ces termes, mais en ne disant jamais rien dessus, cela équivaut a les accepter.

  28. le 02 mai 2008 à 19:04 Jean-Renaud Dubois

    Bonjour M.Facal,

    Avant de commenter votre sujet de la semaine (demain), j’aimerais dire quelques mots sur la réflexion de M.Belisle envers vos blogeurs, la semaine dernière :  » Le bon combat  »

    ymdelisle:
    ………….« Ça pris 16 réponses avant que l’indépendence du Québec fasse surface. Merci JC »

    …………..« « Attention » Serge, certains vont vous accuser de faire du Québec-bashing. »
    Voir le texte de Serge à Christian le 24 avril.
    *
    Il semble bien(?) que M.Delisle veuille intimider JCPomerleau (lire : de ne plus recommencer)ainsi que les autres souverainistes…
    Il en profite, de façon sarcastique, pour avertir Serge de faire « attention » à l’avenir, au Québec-bashing!
    *
    Questions :

    Auriez-vous, M. Facal, nommé M.Belisle responsable de vérifier le nombre de commentaires, avant qu’un blogeur puisse être autorisé à parler de l’indépendance du Québec? Ce serait assez paradoxal, non?
    Surtout sur le blogue dont l’auteur est lui-même souverainiste!
    *
    Serait-il aussi responsable de la « nétiquette » ? (Québec-bashing), même si son « avertissement » se voulait plutôt, très ironique?
    *
    Les souverainistes sur ce site, seraient-ils trop gentils au goût de M. Belisle?
    *
    Pourtant à son arrivée sur ce blogue il nous disait : combien il était tanné de se faire insulter sur son ANCIEN site.

    Voici ce qu’il disait @RenéP, il y a 2 mois (20 mars) :
    …….. Justement dans le Québec d’aujourd’hui il faut avoir le courage de dire la vérité. Cette vérité est que le projet indépendentiste n’a plus sa raison d’être. « Mais quand on est contre, on se fait traiter de con, de vendu, de colonisé, de maudit anglais, de peureux, etc etc etc.» Regarder ce qui est arrivé à Michel Tremblay quand il a osé mettre en doute la souverainté. Alors, ReneP, je ne suis pas membre de « la tribu nationaliste qui ne fait que vivre dans le passé. » Je suis un nationalist qui n’a jamais eu peur de dire qu’il est Québecois et qui n’a jamais eu peur des maudits anglais et qui n’a jamais eu peur de dire qu’il aime le Canada.
    *
    N.B. M.Tremblay remettait en doute la stratégie du PQ et celui qui l’a dénoncé n’a pas été très intelligent…

    Voici ce que j’écrivais à YM :
    @ymdelisle
    Bonjour et bienvenue sur ce blogue,
    …….«…Mais quand on est contre, on se fait traiter de con, de vendu, de colonisé, de maudit anglais, de peureux……», dites-vous.
    Je me permets aux noms des blogeurs sur ce site de vous rassurer immédiatement à ce sujet……
    Ce n’est pas le style ici!
    Et vous avez vite constaté, du moins je le pense, que ce n’était pas des paroles en l’air mais une réalité!
    N.B.
    Je vous invite donc a contribuer au succès de ce blogue, qui a reçu en 2007 le prix du meilleur blogue Francophone par le «Canadian Blog Award 2007» J’imagine que c’était pour son auteur ; ainsi que pour la qualité des commentaires et le respect entre blogeurs et blogeuses.

    Lien pour lire le commentaire de M.Facal sur ce prix : http://www.josephfacal.org/page/3/n

    Pour terminer et pour ceux que cela intéresse, voir cet autre texte de Serge(du moins, je pense que c’est le même Serge) du mois décembre…

    Voir prochain commentaire.

  29. le 02 mai 2008 à 22:04 Jean-Renaud Dubois

    Suite de mon précédent commentaire, je donne la parole maintenant à Serge:

    Serge, le 18 déc 2007,
    La pauvreté de la langue ou des Québécois ?… Qui sait !…

    le 14 déc 2007 : de Richard Sauvé :
    ……..« Or, je ne vois pas comment on va convaincre une majorité de Québécois de s’engager dans l’aventure de fonder un nouveau pays, alors que, je le répète, nous devenons de plus en plus pauvres chaque année, et que notre population vieillit. On peut rester au Canada et parier que l’assimilation n’arrivera pas. Ou croire qu’elle arrivera, mais se trouver trop faibles pour prendre les mesures qu’il faut pour l’éviter.»

    Fonder un nouveau pays c’est une aventure ? Ah bon !… Comme aller à la pêche avec l’Association des pêcheurs au doré de Sainte-Dorothée, dirais Gilles Vaillancourt. Drôle de façon de voir l’avenir de la nation québécoise.
    Vous devenez de plus en plus pauvre chaque année ? Hé ben !… Quelle catastrophe !. Peut-être devriez-vous immigrer au Kosovo, là où l’aide de l’ONU vous apportera trois repas par jour.
    Dommage que ce genre d’abrutissement généraliste n’est pas le domaine de glisse de Joseph, pour donner une réplique à Richard. Alors, entre Lavallois essayons de lui donner un «coup de main», à la pelle.
    Si vous permettez, je vais passer les détails sur le budget de Monique, la progression des revenus de 2003 à 2007, pour ne pas paraître trop snobinard et sarcastique, en démolissant la thèse de la pauvreté. Allons plutôt directement aux archives du Carnet, l’étude publiée le 201104 qui indique que l’économie du Québec se classe devant Hong Kong et le Japon à 28 044 $ US PPA. Voici le bout…

    Québec Économique 201104
    Selon une étude réalisée par l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) et rendue publique hier, le Québec occupe le 37e rang mondial pour ce qui est de la taille de son économie, derrière la Grèce (36e), la Suisse (35e), l’Autriche (34e) et la Suède (31e), mais devant le Portugal (40e), la Norvège (42e) et le Danemark (44e). Le Canada obtient pour sa part la 11e place.
    Le PIB du Québec s’est ainsi établi l’année dernière à 210 milliards de dollars américains PPA, soit 20,8 % du PIB canadien. Quant au PIB par habitant du Québec pour 2003, il atteint 28 044 $ US PPA, tout juste devant Hong Kong et le Japon et derrière la Suède, qui affichent des écarts inférieurs à 0,5 %. Le Québec occupe ainsi la 16e position. Le Luxembourg prend la tête du palmarès, suivi des États-Unis, de la Norvège, de l’Irlande et du Canada, en cinquième place grâce à un résultat de 31 887 $ US PPA.
    En ce qui concerne les échanges de biens, le Québec a exporté en 2003 sur les marchés étrangers pour 46 milliards US au taux de change courant, soit 25,3 % de son PIB. Il se classe ainsi au 36e rang mondial parmi les exportateurs, alors que le Canada est huitième.
    De plus, les importations du Québec, de 45 milliards US en 2003, représentent 25,1 % du PIB, ce qui lui vaut le titre de 32e importateur (le Canada est encore huitième).
    L’ISQ a réalisé cette étude en tenant compte de 50 indicateurs dans 235 pays et territoires. Et la parité de pouvoir d’achat évite les distorsions dues aux taux de change, lorsqu’il y a comparaison internationale en dollars US, puisqu’elle tient compte des différences entre les niveaux de prix des économies de chaque pays.
    Le QUÉBEC dans le monde.
    Produit intérieur brut (PIB)1 par habitant, en dollars US
    États-Unis: 37 808$
    G7: 32 005$
    Canada: 31 887$
    Royaume-Uni: 29 057$
    France: 28 691$
    Québec: 28 044$
    Japon: 27 989$
    Italie: 26 452$
    Allemagne: 26 401$
    Mexique: 9 317$
    (1) Aux pris du marché en parité de pouvoir d’achat (PPA)
    Source: Institut de la statistique du Québec
    Mailloux, Robert
    Le Centre de commerce mondial de Montréal

    Dites-moi que tout ça c’est de la foutaise, Richard. Et que vous savez de quoi vous parlez en matière de pauvreté.

    Êtes-vous absolument certain que vous n’êtes pas tout confus, Richard ? Que vous ne confondez pas entre un citoyen pauvre, ce qui semble être votre cas, et un état pauvre ? Il n’y a que quatre probabilités/possibilités, vous savez. Sinon… Affichez votre étude qui démontre vos affirmations, l’état de pauvreté. S’il vous plaît…

    J’aimerais bien que quelqu’un nous explique comment des pauvres peuvent soutenir un gouvernement dont le budget de l’éducation, de 11 milliards, comprend des salaires de 260,000 $ pour une recteur et 285,000 $ le vice-recteur et 160,000 $ l’enseignant à l’Ude M. En plus de la santé à 22 milliards, dont les omnis atteindront bientôt 242,000$ l’an chacun et des médecins spécialistes à 420,000 $ l’an chacun.

    *********

    le 15 déc 2007 à 15:23 Richard Sauvé
    Nous recevons plus d’argent du reste du Canada que nous en donnons par nos impôts et nos taxes, car nous sommes une province pauvre qui bénéficie de la péréquation.

    Bien sûr. Regardez-ça…
    En haut c’est «nous» devenons pauvre et ici c’est nous somme «une province» et pauvre. Et moi, mon Audi Quattro argentée chaussée de Pirellis bouffeurs de banc de neige, je l’ai trouvée dans une boîte de Spécial K provenant de Moisson Montréal. Tiens…

    Peut importe si le PIB de l’habitant québécois est classé devant le Japon, l’Italie, l’Allemagne et le Mexique, nous sommes pauvres. Peut importe si les revenus du ministère des finances se situent à 61 fabuleux milliards, nous somme pauvres.
    Peut importe si les paradis fiscaux du Québec, les FTQ CSN CSD et autres néocommunistes encaissent quelques 1,2 milliard l’an, libre d’impôt, nous sommes pauvres.
    Peut importe si le monopole d’état soviétique luxueux, Loto Québec, a atteint le niveau galactique de 4 milliards de revenus, nous sommes pauvres.

    Expliquez-moi ça, cette pauvreté, Richard. Et je promets de ne plus croire que vous essayez de m’abrutir, par la propagande généraliste. En plus…

    Évitons les erreurs. Les collègues du carnet sont des arrogants athés de la fiscalité qui ne croient rien, sans preuves. Afin qu’il n’y ait pas de malentendu et que ceux qui veulent répliquer, puissent agir ainsi. Allez…

    - Pouvez-vous afficher la source et ou les textes qui supportent votre affirmation de plus d’argent de la péréquation ?
    - Pouvez-vous afficher vos calculs à l’effet que dans le montant de péréquation que reçoit le gouvernement du Québec, aucune partie de ce montant ne provient des 42 milliards que le gouvernement Ottawaien récolte en impôts, taxes, droits et douanes, au Québec ?
    - Pouvez-vous chiffrer la part de la péréquation dans le budget du Québec, Richard ?
    Merci
    sp

  30. le 03 mai 2008 à 7:41 jcpomerleau

    StatCan a produit une des rares études que je connaisse qui fait le bilan de l’ensemble des flux financier entre les provinces et le fédéral. Pour 2004, le gain du Québec a été de 2,1 milliards (1). Si le Québec sort du système il épargne 2,7 milliards en frais de dédoublement (Legault , 2005). Donc on a rien a gagner à pratiquer une politique de mendicité vis à vis le Fédéral. Et beaucoup à perdre, à commencer par le contrôle sur l’ensemble de nos leviers de développement, condition de base pour se donner une stratégie d’état cohérente en matière de développement (état optimal).
    (1)http://www.statcan.ca/francais/freepub/11-010-XIB/00207/feature_f.htm

  31. le 03 mai 2008 à 11:22 jcpomerleau

    Dans la mëme étude vous apprenez que l’Ontario est perdant de 20 milliards. Cela ne posait pas de problème tant que les politiques du fédéral servait les intérëts de cette province. Mais ce n’est plus le cas. Sous le double coup de la hausse du dollars can et du ralentissement US, l’Onatrio est entrer en récession (U de T). Dans ces circonstances de difficultés économique l’idée de sortir du système de péréquation (frein à la productivité) et de récupérer la TPS d’Ottawa est clairement évoquée: C’est exactement ce qu’est venue dire à l’auditoire sélect du Empire Club de Toronto, M Mackinnon (1)qui suggère aux Ontarienx de se doter d’un leadership politique fort pour défendre les intérêts supérieur de L’Ontario avant ceux de la fédération. Si cette province remet en question la péréquation combien d’autres provinces vont venir défendre la position du Québec.
    (1)http://www.aims.ca/aimslibrary.asp?ft=5&fd=0&fi=0&id=2021&p=1

  32. le 04 mai 2008 à 10:59 RenéP.

    A ymdelisle, daveyy, adam

    et autres fédéralistes qui disent être tannés d’entendre les indépendantistes rendre responsable le fédéral (ou les fédéralistes) de tous leurs malheurs (ou malheurs des québécois).

    En ce qui me concerne, je reconnais être un indépendantiste inconditionnel qui attibue en grande partie la responsabilité de nos malheurs au fédéral (et fédéralistes). La raison en est bien simple c’est que c’est le fédéral (les fédéralistes) qui détient le pouvoir ultime dans ce pays. Exemples:

    1- Les québécois sont contre la participation à la guerre en Afganistan mais c’est le fédéral qui a décidé d’y participer et le Québec n’y peut rien,
    2- Les québécois sont pour l’Accord de Kyoto mais c’est le fédéral qui rejette l’accord et autorise et même subventionne les compagnies de pétrole à polluer davantage sans que le Québec y puisse rien,
    3- Les québécois veulent protéger leur culture et leur langue par une inscription de leurs droits dans la Constitution mais le fédéral ne fait rien en ce sens sans que le Québec ne puisse rien y faire,

    4- Le Québec veut prendre des moyens pour protéger sa langue sur son territoire mais la Cour suprême (fédérale) lui enlève la possibilité de le faire sans que le Québec puisse y faire quoi que ce soit,
    et la liste peut s’allonger de facon presque indéfinie.

    Alors, pourquoi reprocher aux indépendantistes de mettre la responsabilité sur le compte du fédéral?
    NOUS,les indépendantistes, on veut justement être responsables et ce sont les fédéralistes qui ne veulent pas. Et vous nous reprochez de vous rendre responsables, VOUS les fédéralistes?
    Les fédéralistes me font penser à des parents qui veulent contrôler leurs enfants au-delà de leur majorité. Ils veulent se mêler de leurs affaires, décider pour eux, les culpabiliser pour ne pas qu’ils quittent la maison, bref, les garder sous leur contrôle pour servir leurs intérêts égoistes. Comme c’est normal, les enfants veulent déployer leur autonomie, faire preuve de responsabilité mais les parents (immatures) cherchent à mettre de la pression sur eux pour qu’ils ne s’émancipent pas parce que cela ne leur convient pas. Comment peut-on penser que ces enfants puissent agir de facon responsable et ne par reporter la responsabilité de ce qui leur arrive sur le dos de leurs parents lorsque ceux-ci font tout pour qu’il en soit ainsi?
    C’est ce qui se produit dans la dynamique Québec-Canada. De manière tout-à-fait mesquine, le fédéral ne veut absolument pas cesser son contrôle sur le Québec et laisser celui-ci s’émanciper. Dans une telle situation d’emprisonnement, il est évident que les québécois conscients de ce qui se passe vont dénoncer le fédéral (les fédéralistes) et lui (leur) attribuer toute la responsabilité qui lui (leur) revient dans l’écrasement, l’étouffement à petit feu, le génocide du peuple québécois.
    J’ai dit et je continuerai à dire que le fédéral et les fédéralistes sont les premiers responsables des malheurs du Québec quoique vous en pensiez, de la même facon qu’un jeune adulte est tout-à-fait justifié de rejeter la volonté de contrôle de la part de leurs parents en les reniant. Nul n’est tenu de se laisser détruire.

    P.S: A Adam: votre demande à monsieur Facal de faire respecter la règle relative à l’intégrité des blogueurs de ce site (pas d’attaque personnelle) me fait sourire car vous me semblez le plus fervent à ne pas la respecter. Et je ne vous dis pas cela parce que vous êtes un fédéraliste mais tout simplement parce que c’est la réalité.

  33. le 04 mai 2008 à 19:31 Adam

    Renee votre discours est exclusif a ceux qui se sentent des victimes comme vous. Vous parlez de malheurs des Québécois (Je suis Québécois et je ne vis pas et ne ressent pas ces malheurs, et la plupart des Québécois souverainistes que je connais non plus).Vous parlez de pouvoir ultime.!?!?!? Je n’ai pas envie de répondre a vos arguments pour la énième fois. Même des souverainistes sur ce blogue ne vous soutiennent pas.

    Mettez vous simplement dans la tête que ce n’est pas tout le monde qui se sent persécuté comme vous, et que si çela était le cas, la volonté politique aurez été telle que le Québec serait indépendant depuis belle lurette.

    Comprenez que beaucoup de Québécois, aiment la langue et culture Québécoise, et qu’ils sont bien dans une fédération qui a permis leur épanouissement. Ce n’est pas de l’égoïsme, ou un manque de dignité. Respectez notre opinion. Vous n’êtes pas plus intelligent ou cultivé et vous n’êtes pas une référence de grandes valeurs humanistes.

    Pour citer Mr. Facal :  » Il y a chez beaucoup de souverainistes et de nationalistes une espèce de tendance a ce donner le monopole de l’amour du Québec…et j’avoue que ça me fatigue. »

    Donc Renee vous fatiguez des souverainistes aussi.

    Je ne vous ai jamais attaqué personnellement, mais vous avez déjà tenu des propos antisémites et je vous l’ai souligne. C’est
    tout.

  34. le 05 mai 2008 à 10:06 daveyy

    RenéP

    Si une simple majorité de Québécois se sentait aussi persécuté que vous, le Québec serait indépendant depuis longtemps. Vous avez le droit absolu de croire que le Canada existe pour la seule et unique raison de persécuter les francophones, dommage pour vous et votre cause que les Québécois n’y croient pas du tout !

    Justement, c’est ce genre d’argument grossier et exagéré qui tend à éloigner les personnes de bonne foi de l’option souverainiste. Vous regardez notre histoire par le petit bout de la lorgnette.

  35. le 06 mai 2008 à 6:51 Arnol Schwartz

    @ daveyy,

     »Si une simple majorité de Québécois se sentait aussi persécuté que vous, le Québec serait indépendant depuis longtemps. »

    C’est assurément l’argument fédéraliste le plus insignifiant que j’ai entendu. Combien de fois dans l’histoire un peuple exploité (je ne dis pas que c’est le cas nécessairement du Québec) à qui on donne (du pain et des jeux) a-t-il eu l’ambition de se libérer?

    La révolte de Spartacus n’a pas commencé avec les esclaves qui servaient les riches citoyens (c’était quand même des esclaves) mais elle est venue de ceux qui n’avaient pas le minimum de leur maître (du pain). Spartacus était un esclave dans les mines (de loin les pires conditions d’esclavage) avant d’être vendu comme gladiateur.

    Suite à cette révolte jamais plus les esclaves ont essayé de se libérer d’eux-mêmes, même qu’avec l’abolition de l’esclavage au USA en 1863, certains esclaves étaient réfractaires, de peur de perdre le pain qui nourrissait leurs familles (Certains disaient que leurs maîtres étaient bons).

    Les tyrans ont compris que pour garder l’emprise sur un peuple, on doit en faire profiter une petite élite qui elle s’occupera de la promotion du tyran, en gardant toujours la menace que la rupture avec le tyran peut faire perdre le bout de pain qui permet la survie du peuple. La tyrannie oppose la peur de perdre l’essentiel vs l’ambition de vouloir plus.

    Voilà pourquoi les Québécois ont peur de l’indépendance parce que le fédéralisme repose sur ce que nous pouvons perdre (même sans jamais en faire la preuve, la rumeur est suffisante).

    Avec des proverbes si souvent répétés comme  »un tient vaut mieux que deux tu l’auras » C’est ainsi que nous enlevons tout désir et tout ambition pour passer du statut de province à celui de pays.

    Arnold

  36. le 06 mai 2008 à 8:51 ymdelisle

    De bons arguments Arnold. Mais, faites-moi la preuve que le Québec indépendent serait en meilleur posture financière, linguistique, et politique. Le PQ ne va jamais dans les détails. Depuis 40, le PQ fait du Canada-bashing sans jamais reconnaître les aspects positifs de la fédération. Le Canada, ce n’est pas seulement du méchant?

  37. le 06 mai 2008 à 9:05 jcpomerleau

    Au lieu de passer votre temps à radoter,mettez en un peu pour vous inforemer. Pour tout savoir sur le budget d’un Québec souverain (Tous les chiffres sont du domaine publique, 2005):http://www.vigile.net/spip.php?page=archives&u=archives/plan/qs-finances.html

  38. le 06 mai 2008 à 10:09 daveyy

    @ Arnol

    Ce n’est pas un argument mais une évidence. Comparer le sort des Québécois au sein du Canada à celui des esclaves dans l’empire romain illustre très bien ce que j’ai dit sur l’exagération souverainiste. Merci.

    Deux votes sur la souveraineté ne comptent sûrement pas à vos yeux, tant pis pour vous.

  39. le 06 mai 2008 à 11:22 Jean-Renaud Dubois

    Bonjour M.Facal,

    Au départ je ne voulais pas aborder ce sujet mais Adam en a remis encore un peu, dans le même style d’ailleurs que YM, il y a 2 semaines. Honnêtement Monsieur Adam, je ne vous donne pas le mandat de vous exprimer aux noms des souverainistes ; Je ne saurais pourquoi j’aurais une grosse gêne avant…
    *
    Je vous conseille donc gentiment de regarder dans votre cour avant de faire le calcul de ceux qui chez les séparatiss approuvent ou non RenéP.
    *
    Remarquez, à bien y réfléchir, qu’il serait préférable de vider ce petit contentieux : je vous demanderai donc(Adam) de faire la liste et le nombre de commentaires (dans le style de M.Belisle) pour soutenir votre affirmation.

    Cela ferait certainement avancer(???) le débat.
    *
    Donc j’attends la liste de ces souverainistes, qui selon vous, sont en désaccord «sur les demandes historiques du Québec» et surtout sur le traitement de non recevoir du Canada que RenéP a qualifié clairement!

    À plus tard,

    Jean-Renaud Dubois
    Sainte-Adèle

  40. le 06 mai 2008 à 14:37 Adam

    @ Jean-Renaud Dubois,

    Ne vous inquiétez pas. Je sais que vous supportez René dans ses propos, même lorsqu’il a versé dans l’antisémitisme. Il faudrait voir un blog précèdent, mais je n’ai pas que ça a faire.

    Je ne m’exprime au nom de personne, que vous me donniez le mandat ou non. Je me base sur ce que je lis sur ce blogue ou ailleurs(Tout le monde en parle dans le cas de la phrase de M. Facal) et sur mon entourage.

    Un exemple, il y a un carnet de quelque semaine, ou Renée tenait des propos exclusifs concernant les immigrants ou d’autres minorités, et je l’avais alors attaquée sur la question. Je n’avais pas attaqué les souverainistes en tant que telle, mais seulement le nationalisme ethnique que vous et Renée défendez. Un blogueur souverainiste, je ne me rappelle plus lequel(LEs dents peut-être) l’avait compris.

    Donc ne vous inquiétez pas, je sais que vous et Renée êtes de la même graine de champion. Vous dites  »qui selon vous, sont en désaccord «sur les demandes historiques du Québec» ». Vous êtes un petit malin et vous savez très bien détourner le sujet, pour retomber dans l’optique de victime qui vous sied si bien. Je m’attaque a la victimisation permanente et au nationalisme ethnique qui prend des couleurs de jihad contre l’assimilation. Vous le savez très bien.

    Vous savez très bien que peu de gens soutiennent et se reconnaissent dans cette victimisation incessante. La vivre le temps d’un scandale des commandites n’est pas suffisant. Si ça vous choque de savoir que d’autres souverainistes pensent différemment de vous alors tant pis. Quant a votre honnêteté j’en ai que faire.

  41. le 06 mai 2008 à 18:38 Arnold Schwartz

    @ Daveyy,

    Le faîtes-vous par exprès? J’ai dit qu’au Québec même si le fait que le fédéral nous assimile ou qu’il ruine nos chances de progresser en tant que nation, qu’il fasse la guerre en Afganistan peu importe ça ne sera jamais suffisant comme persécution (comme vous l’avez dit précédement) pour justifier la souveraineté. Car bien des gens plus mal que nous (en fait qui ont uniquement de quoi se nourrir, se loger et la sécurité) ne le ferait pas de peur de perdre le minimum.

    Étant donné que nous avons plus que le minimum les persécutions que vous parliez et qui fûrent énumérés au préalable par RenéP. sont largement insuffisante, lorsque les fédéralistes les mettent en opposition avec les arguments de la peur soit: perdre nos emplois, nos pensions de vieillesse, l’exode de la population et des capitaux etc.

    En résumé, si des esclaves ont peurs de s’émanciper par crainte de perdre le peu qu’ils ont, imaginé un peuple qui vit comme le nôtre avec des maisons, des piscine, des autos, de télés HD etc.

    La peur de l’échec voilà ce qui mène les Québécois.

    @ Ymdelisle,

    Pour en faire la preuve, ça prend plus qu’un texte sur un blogue, mais je vous suggère en ce qui concerne la langue de lire le livre de Maître Guy Bertrand, qui démontre bien comment le multiculturalisme canadien détruit lentement mais sûrement la survie du Québec francophone. Vous trouverez aussi les réponses sur comment un Québec souverain pourrait plus facilement intégré ces immigrants, devenir un peuple qui parle plusieurs langues sans que la menace de la dispartion du français pèse sur nous.

    Son livre est très bien documenté et il fait la preuve hors de tout doute que tant que le Québec sera dans un système multiculturaliste le français s’éteindra.

    Commencer par cet ouvrage et ensuite nous reparlerons des aspects économiques.

    Arnold

  42. le 06 mai 2008 à 19:25 ymdelisle

    Merci Arnold. Je vais le lire.

  43. le 06 mai 2008 à 23:45 Jean-Renaud Dubois

    Bonjour M. Facal,

    Excusez-moi Adam de vous avoir offusqué, je ne recommencerai plus! Promis! C’est vous qui avez raison…sur tout!
    *
    Bon, passons à votre sujet M.Facal, « La fatigue du Québec »
    Vous trouvant un peu trop concis, je vais donc « tenter » d’imaginer d’une part les 2 camps : le plus puissant et l’autre qui est lucide mais minoritaire ; et d’autre part, apporter surtout des interrogations et émettre quelques opinions…
    *
    ………. » Le Québec d’aujourd’hui est divisé en deux camps. Le plus puissant propose de ne rien changer ou presque, ou de faire encore plus de ce qui ne marche pas. Le second pense que le Québec doit changer de direction, tout en préservant ce qui mérite de l’être. « , dites-vous.
    *
    Si l’on part du point de vue des plus puissants(!) : ceux qui veulent « faire encore plus de ce qui ne marche pas » ; et, en prenant pour prémisse qu’il y a 4 groupes approximatifs de citoyens payeurs de taxes et d’impôts : 1- (40%) ; 2 – (20%) ; 3 – (15%) ; 4 – (25%).
    *
    « Serait-ce faux de dire » :
    *
    1- que cela s’adresse à ceux qui ne payent pas d’impôts mais déboursent des taxes de 12,8% sur tous les biens consommés, presque tous essentiels, comme, l’automobile, essence, assurance, permis, immatriculation, frais de cable, téléphone, électricité (chauffage), électricité (éclairage) , nourriture, etc. ; sur presque tout, donc. Excepté : à peu près aucun impôt pour ce 40% de la population?
    *
    2- que cela s’adresse aux familles de 3, 4 et 5(?) personnes dont les 2 parents ont des revenus (conjoint) de 60k à 70K par an ; et qui correspondent (environ) à un autre 20% de la population.
    *
    3- que cela s’adresse aussi(?) à « la moitié environ » de la tranche de 15% avec des revenus de 70k à 85K
    ***
    Est-ce que ce 66% de puissants, que j’ai tenté d’identifier, correspond un peu en terme de nombre et de répartition, à ceux que vous ciblez dans votre article?
    Si c’est le cas, et s’ils lisent votre chronique, ils devraient comprendre qu’ils ont tort et contribuent à « ce que ce qui ne marche pas », non?
    *
    Je crois sincèrement qu’ils comprennent que vous voulez les sensibiliser à la valeur réelles des coûts des services ; même si personnellement je pense que la grande majorité le sont depuis toujours ; et particulièrement depuis les augmentations successives des coûts d’électricité.
    N.B .
    Basé en CENT/1000kwh/mois, en 2006 : Vancouver (6,4) ; Winipeg (6,3) ; Montreal (6,6).
    *
    Mais en admettant qu’ils pourraient accepter  » l’ombre à la proie « , il faudra pour ce faire — en plus d’appareiller le tout (taxes – impôts) — que « de grosses conditions » (compensations, dont vous avez parlé) s’appliquent :
    1- que vous promettiez « au premier groupe »(40%), qu’ils ne seront pas frappés de plein fouet, en recevant des aides d’appoints.
    *
    2- que, pour que le 2ème groupe (20%) puisse résister, pécuniairement parlant, ces derniers vont avoir besoin de « temps » pour s’adapter à ces hausses de coûts de services. Beaucoup de temps…
    *
    3- Je ne sais pas si la tranche additionnelle de 15% serait d’accord, peut-être mais… beaucoup du temps à eux ausi!
    Je crois que la plupart du dernier 25% accepterait d’emblée!
    Donc, au mieux cela ne fait que 40%, même je dirais plutôt 33%.
    ****
    En ce temps de gouv. minoritaire, est-ce que tout cela n’est que voeux pieux?
    Et même avec un gouv. majoritaire, ne croyez-vous pas que Monique — qui a presque rejeté votre rapport — n’aurait pas le courage de faire ce que vous croyez essentiel pour l’avenir du Québec?
    Pourquoi n’ayant pris presque aucune décision structurante depuis 2003, ce gouv. aurait tout à coup de l’audace? Il a eu pourtant 4 ans pour sa ré-ingénérie promise ; et même 5 puisqu’il a l’appui de l’ADQ pour procéder dans ce sens, non? Qu’attendent-ils?
    *
    Remarques:
    Les citoyens devront être certains qu’ils ne se feront pas « avoir », et qu’en échange les impôts baisseront d’autant.
    Qui peut l’assurer? Le gouvernement…?
    - Vous avez entendu votre ancien confrère, vice-président chez Sapputo à « Tout le monde en parle », nous entretenir du cynisme des citoyens envers l’État.
    *
    Tout un défit, non?
    Tout cela pour mieux faire comprendre aux québécois qu’ils connaissent pas la réelle valeur des coûts des services que plusieurs pensent descendre du ciel. Donc qu’ils gaspillent (ex : électricité) ce qui pourrait être vendu à fort prix(?). Il y aurait-il d’autres raisons….?
    *
    Qu’ainsi, ils pourront mieux comprendre — à partir de ces hausses en frais d’électricité, de santé(assurances), de garderies, d’assurance médicaments(?), d’études Universitaires et j’en passe — comprendre tout à coup(!) dis-je, qu’ils n’ont pas le choix de prendre le chemin du modèle Nord-américain, dont on n’a pas parlé….
    *
    Dans les faits cette proposition, de diminuer nos impôts pour augmenter nos taxes,
    n’a-t-elle pas tout simplement pour but, d’inverser notre système fiscal particulier en Amérique, mais non dans le monde?
    Ce pourrait-il que ce nouveau régime fiscal augmente l’écart entre les riches et les pauvres? N’y a-t-il aucun risque que cela se produise?
    *
    Si toutes les conditions dont j’ai parlé plus haut, sont appliquées vraiment, avec « plan » à l’appui pourquoi pas? Mais, cela va prendre tout un plan!
    *
    Mais pour ce faire, vous devrez prendre le chemin du pèlerin, afin de convaincre le peuple que c’est la seule voie qu’il reste pour rembourser notre dette afin de mieux faire face à ce fameux problème de démographie qui frappe et frapperont la majorité des pays riches, dont le Québec fait partie ( le Québec occupe le 37e rang mondial pour ce qui est de la taille de son économie).
    Ce problème de démographie, va-t-il tuer toutes les économies des pays riches en commençant par le Japon qui ne fait pas beaucoup d’enfants et dont l’immigration est presque nulle?
    N’y aurait-il pas d’autre solutions, comme l’indispensable productivité — pas celle des cols bleus de Montréal qui fait tellement de tort au monde syndical — basée sur un meilleure technologie et machinerie?
    *
    J’aimerai que les syndicats se réveillent enfin : Je crois encore qu’ils sont essentiels, mais à la conditions que le mot productivité deviennent leur mot de ralliement. Qui est contre de bien payer ceux qui sont efficaces?
    *
    Conclusion :
    Je pense que les citoyens ont peur de ce marché : c’est-à-dire échanger : plus de taxes contre moins d’impôts!
    Pourquoi? Tout simplement parce qu’ils n’ont pas confiance ; et que cette entente, ils ne croient pas qu’elle sera respectée. Rappelez-vous l’entourloupette au sujet des taxes scolaires il y 10 ans. Est-ce du cynisme?

    PROPOSITION :
    *
    Je vous suggère M.Facal, de demander un mandat supplémentaire que le gouv. aurait dû inclure, cela allait de soi : une table itinérante à travers le Québec pour faire de la pédagogie ; mais surtout écouter ce que les citoyens pensent et proposent ; dans le même style que la commission BT qui elle fut une erreur magistrale! (voir plus bas)
    - Tous les points importants de votre rapport pourraient servir de base et d’informations pour que le public soit mieux préparé pour ses interventions.
    *
    Si vous ne recevez pas ce nouveau mandat, à quoi aura servi tout ce travail, sur cette commission entre 4 murs!
    Trop simple faut croire! À moins, que ce ne fut que pour la frime de la part du PLQ! Encore une fois? Ce serait trop, non?
    Sentez-vous que vous avez été utilisé, ainsi que les autres membres de la commission? Le peuple ne comprend pas qu’il n’y a pas de suite ; d’où le cynisme qui grandit encore!
    *
    En tous les cas, M.facal, c’est ma suggestion…pour qu’une fois pour toute, nous ayons tous les éléments en main pour décider de la direction à suivre qui pourrait aboutir à des solutions….. qui nous ferait avance comme Nation. Et il y a juste les fous qui ne n’évoluent pas ; excusez la comparaison…mais la résistance au changement c’est fort d’autant plus que l’on accuse le peuple d’être contre tout.
    Je m’inscris en faux contre cela!
    Nommez-moi un projet structurant « soumis à la population avant de procéder » (à part peut-être le casino : qu’il a lui-même enterré) qui a été présenté par le PLQ depuis 2003?

    ****
    Un dernier mot sur la commission B-T.
    *
    Au lieu que la commission Montmarquette soit itinérante, donc incomplète, nous avons eu droit à une commission BT que les québécois n’ont jamais demandée et encore moins les québécois allophones ; ce qui les ont mis en beau fusil, et avec raison!
    Le plus drôle, c’est que celui par qui le malheur est arrivé (pour les immigrants récents et moins récents), est Jean Charest, qui a créé cette commission.
    *
    Quel était donc son vrai objectif la dedans? A-t-il été inspiré par Tsan Tzu (son livre de chevet) et par son conseiller personnel : John Parisella. Était-ce dans le but machiavélique d’augmenter son contrôle sur les Allos? J’espère que non!
    Pensez-vous que les allophones lui en veuillent, d’avoir imposé cette commission? Mais non voyons!
    Mais depuis quand, lorsque quelque chose cafouille, la responsabilité ultime n’est plus attribuée au vrai responsable de la chaîne de direction?
    Je veux bien croire que 80% des québécois allophones l’appuient, mais ce n’est pas une raison pour tout accepter!

    Comme vous voyez je suis concis… et je n’ai pas fait avancer le débat puisque j’ai émis plus d’interrogations que de propositions.

    Bonne fin de journée,