La défaite perpétuelle
26 août 2009 par Joseph Facal
Rien ne mine davantage la légitimité des autorités qu’un discours officiel radicalement contredit par la réalité quotidienne.
L’un des plus spectaculaires exemples de cela est l’attitude de la grande majorité des gouvernements occidentaux à l’égard de la marijuana.
Le Mexique songerait à décriminaliser la possession de petites quantités. Au Canada, l’éphémère gouvernement de Paul Martin envisagea la même chose, mais le projet de loi mourut au feuilleton.
Dans la plupart des sociétés occidentales, les politiques publiques en cette matière reposent pourtant encore sur la criminalisation et la répression. Des centaines de milliards de dollars plus tard, qu’on me pointe un seul résultat positif concret. Au contraire, nous labourons la mer.
Je lisais l’autre jour qu’aux États-Unis, la production locale de marijuana a été multipliée par dix depuis 1981. Sa valeur en argent en fait le produit cultivé le plus lucratif de tous. La culture du cannabis rapporterait plus que celle du blé et du maïs.
Il n’est pas facile d’expliquer cette explosion de la consommation. Le rythme effréné de la vie moderne encourage peut-être le recours à cette soupape pour relâcher occasionnellement la pression. La consommation est sans doute aussi facilitée par cet hypocrite fossé que tous perçoivent entre le discours officiel et notre tolérance collective.
Depuis des décennies, le combat contre les drogues douces est basé sur l’idée que l’offre encourage la demande : attaquons donc les producteurs et, accessoirement, les consommateurs.
Criminaliser un produit en demande est pourtant le plus sûr moyen d’encourager un commerce interlope avec toute sa cohorte d’effets pervers : formation de bandes criminelles, prolifération du commerce des armes requises pour défendre cette source de revenus, flambées de violence, victimes innocentes, blanchiment d’argent, paradis fiscaux.
Et pour obtenir quoi ? Hausse continuelle de la consommation, sommes colossales englouties en pure perte, lois bafouées, autorités discréditées, hypocrisie omniprésente, cachotteries entre parents et enfants, et j’en passe. L’expérience de la prohibition de l’alcool aux États-Unis, dans les années 20, annonçait pourtant ce qui allait survenir si nous empruntions cette même voie.
Au nom de quelle logique peut-on justifier que l’on criminalise la fabrication, le commerce, la possession et la consommation d’un produit si largement toléré que pratiquement tous nos leaders politiques admettent avoir occasionnellement fumé un joint sans que personne en fasse un plat ?
Qu’on me comprenne bien. Il ne s’agit pas de banaliser la chose, mais de suivre plutôt l’exemple de la lutte au tabagisme, qui ne repose pas sur la criminalisation, alors que les effets nocifs de la cigarette sont pourtant mille fois plus prouvés.
Il est vrai que la lutte anti-cigarette a engendré un détestable lobby puritain et verse souvent dans la caricature. Le Québec vit aussi ce dilemme de l’équilibre à établir entre une taxation qui décourage la consommation et une taxation qui encourage le trafic illégal à partir des réserves autochtones.
Mais fondamentalement, on a traité la cigarette comme une question de santé publique : en approfondissant la recherche sur ses effets réels et en la décourageant par un travail d’éducation à long terme. Bref, on a misé sur l’intelligence des gens. Et les résultats sont là.
44 réponses à “La défaite perpétuelle”
Bonjour monsieur Facal, que je lis, en secret, insidieusement, pour la qualité de votre contenu dont je vous félicite car il stimule certaines zones dormantes de mes papilles cérébrales.
Pour critiquer le contenu, ou même le commenter, je ne suis pas à la hauteur.
Pourriez-vous considérer une critique constructive sur la forme ?
Sur le web le texte formaté « justifié » ne passe carrément pas. Sur certaines plateformes on voit plus de 7 mm entre chaque mots, et ça rends votre contenu presque illisible.
Ce que vous voyez sur votre écran, vous est presque unique. Le format « justifié » de vos textes causent à plusieurs lecteurs des anomalies d’affichage rendant votre contenu moins accessible.
Si vous considérez que je pourrais vous fournir plus de détails bêtement techniques sur le sujet, je me ferai un un plaisir de collaborer.
La lutte à la drogue, c’est comme la guerre. On diabolise un ennemi plus ou moins imaginaire de manière à justifier des dépenses énormes. Lutter contre l’offre de drogue est totalement inutile puisqu’il n’amène qu’une augmentation des prix à court terme et un remplacement par des nouveaux vendeurs. Il faut travailler pour faire diminuer la demande de drogue avec la prévention, l’information et ainsi de suite. C’est beaucoup moins couteux et les effets sont réellement bénéfiques. Évidemment, légaliser certaines drogues et transférer les fonds de la répression à la prévention serait un effort de courage beaucoup trop difficile pour nos politiciens québécois.
Il est facile et simpliste de visiblement considérer la Marijuana comme quelque chose de peu dangereux, mais le problème principal est que beaucoup de gens considèrent la marijuana comme quelque chose de »bénéfique » lorsque cette drogue devient de plus en plus puissante depuis plusieurs années. En fait, c’est le THC dans cette drogue qui »frit » carrément le cerveau et amène à la dépendence. Reste à dire que la mari des années 60-70 n’a absolument rien à voir avec celle d’aujourd’hui.
L’ironie du sort est que notre société tolère la marijuana lorsque qu’elle ne tolère pas la cigarette, lorsque la Marijuana a autant (sinon plus) d’effet que le tabac. Pour revenir aux théories auxquelles la légalisation de la marijuana aménerait une quelconque diminution de la criminalité ou une réduction du crime organisé, le problème est que cette criminalité va malheureusement toujours exister chez une certaine couche de la population. Reste à dire qu’il existe encore pas mal de crime organisé et de gangs de toutes sortes au Pays-Bas ou au Portugal.
Soit dit, comme certains Québécois considèrent la Suède comme exemple, cela devrait en fait les inciter à suivre une politique de tolérance zéro face à la drogue.
Reste à dire qu’il existe beaucoup de désinformation à ce sujet des deux côtés. Bien que je ne veux pas un état policier et je crois qu’une personne qui prend de la drogue devrait être responsable de ses propres actions car elle se fait mal à elle même, je crois que prendre certaines drogues (comme le Crystal Meth) équivault simplement à de l’auto-mutilation qui amène peu à peu à de la mort.
A MV,
« En fait, c’est le THC dans cette drogue qui « frit » carrément le cerveau et amène à la dépendence (sic). »
Ah!, c’est donc pour cela qu’il y a beaucoup de québécois fédéralistes au Québec: « ils prennent de la drogue et celle-ci amène la dépendance ». C’est donc dans l’intérêt du Fédéral de laisser la drogue circuler au Québec…
Solution simple:
- légalisation du pot
- si tu fume (quoique ce soit), tu augmente les cotisation à l’assurance maladie, en d’autre terme, tu paie plus cher en impot/taxe/whatever pour compenser le risque que ça représente
Ça permet d’avoir des budgets des forces de l’ordre plus concentré sur les affaire nasty (ex: crystal meth, crask, heroine). De plus on légalise un truc sur laquel on aura de nouveau commerce, du tourisme (regardez tous les américains venir ici) sans parler de pouvoir aider nos agriculteur à avoir des nouvelle source de revenu sans craindre des motards dans leur champs.
La seule conséquence nocive sera que le monde seront en général un peu plus vedge chez eux… mais si ça se peux, ça réduira la violence conjugale.
Bonsoir M. Facal.
Peut-être que la légalisation de la marijuana aura au moins l’avantage d’éloigner les pourvoyeurs de drogues dures de leur jeune et naïve clientèle.
Trop de parents banalisent la source de l’addiction de leurs enfants.
Le sénateur Nolin connaissait l’impact de la proximité de ces drogues dures et défendait l’idée que la marijuana ne menait pas aux drogues dures mais que sa procuration dans la rue constituait le risque d’une expérimentation addictive,fatale et létale.
À bas les autruches.
Félicitations pour ce billet. Je suis de philosophie libertarienne et je considère la criminalisation de la marijuana comme une aberration. En plus des impacts sociaux de la criminalisation de la marijuana, il y a des impacts économiques importants. Les millions de dollars que le gouvernement du Québec englouti en opérations cisailles, en frais d’avocats, de juges sont un poids énorme sur les contribuables. De plus, on enferme nos jeunes dans un milieu crmininalisé, la prison, où ils apprendront le métier de criminel. Les forces policières seraient beaucoup mieux employées à surveiller nos routes (au lieu des photos-radars et feux rouges), et protéger les citoyens comme ils le devraient. Évidemment consommer un substance hallucinogène entraîne son lot de responsabilités, et comme avec l’alcool, il ne devrait pas être permis de conduire sous l’effet de substances.
Peut-être qu’un jour d’autres drogues récréatives seront légalisées, je l’espère. En attendant il faut faire pression sur Ottawa. Les motards n’apprécieront pas…
Depuis que le monde est monde, les hommes consomment des droques. Alors quoi faire? Bannir l’utilisation ne fonctionne tout simplement pas. On pense à la prohibition des années 20. Faisons comme l’alcool et le tabac. Légalisons pour mieux contrôler.
En passant, ReneP, un peu de sérieux.
@Epsilon et Pierre-Olivier Bastien-Dionne:
Le problème est que je suis libertarien aussi, mais j’ai compris que ceux qui prennent des drogues seront toujours considérés comme des victimes par la société.
Donc, comment vouloir mettre des conséquences (ex: tu paies des primes d’assurance ou un ticket modérateur en santé si tu consommes), dans une société qui considère ceux qui prennent des drogues comme au frais de la société?
Reste à dire qu’il faut d’abord commencer à responsabiliser l’individu par ses actions, chose qui est en fait très dure au Québec. Pour tout dire, heureusement que le Crystal Meth n’est pas »trop » populaire dans l’est. Cette merde est en fait devenue le problème de santé publique numéro un dans plusieurs villes dans l’Ouest Américain et Canadien.
« Au nom de quelle logique peut-on justifier que l’on criminalise la fabrication, le commerce, la possession et la consommation d’un produit si largement toléré » J. Facal
Essayez dont de fabriquer et de vendre vous-même du vin ou des spiritueux au Québec, c’est considéré un acte criminel aussi. Installer une table de roulette dans votre salon l’est aussi, pourtant le gouvernement ne s’en prive pas.
A ymdelisle,
« En passant RenéP., un peu de sérieux ».
Je voulais précisément ne pas être sérieux. Ceci étant dit, et plus sérieusement cette fois, vous êtes-vous déjà demandé quelle est la dynamique de la personne dépendante, que cette dépendance soit à la drogue, à la cigarette, à l’attention d’autrui, à l’autorité, etc…Qu’est-ce que cela signifie pour une personne (ou un peuple) d’être dépendant? Un peu de réflexion aide à mieux voir, mieux comprendre, mieux se connaître et donc, prendre des décisions plus judicieuses. Pour vous aider dans votre réflexion, considérez la dépendance vs le contrôle de soi. Bonne réflexion!
Rene, Je comprends très bien la dynamique de la personne dépendante. Vous étirer le lastique un peu trop en extrapolant cette dynamique envers le peuple Québecois. On parle de dépendance aux drogues. Restons sur le sujet.
@daveyy:
Évidemment! Car l’alcool, le tabac et les jeux sont tous régulés par le gouvernement. Le seul côté positif (et qui amenerait à une conséquence néfaste inattendue) avec la légalisation de la drogue viendrait du fait que le gouvernement taxerait tellement la drogue qu’un jeune de 18-20 ans irait se procurer de la drogue de contrebande de moindre qualité à un prix non-taxé. Donc, retour à la case départ!
Prenons, l’exemple des cigarettes qui se vendent à 10$ le paquet ou plus.
Cela a eu deux effets:
-Qu’une classe de fumeurs a arrêter de fumer dans les derniers 5-10 ans.
-Que les autres fumeurs vont dans les réserves (ou avec un contact) pour s’acheter des cigarettes hors-taxes.
“Au nom de quelle logique peut-on justifier que l’on criminalise la fabrication, le commerce, la possession et la consommation d’un produit si largement toléré”
Il existe une différence quasi-philosophique entre un produit »toléré » et un produit qui a des effets pervers. Tolère-t-on la Mari à Dubai ou à Singapour? Non! Tolère-t-on la pornographie en Arabie Saoudite? Absolument pas!
Si on regarde certains produits qui sont »tolérés » par le gouvernement (comme la pornographie), leur usage n’a absolument rien de moral pour plusieurs groupes de gens.
L’autre problème avec la drogue vient aussi de son aspect chimique et technique. Par exemple, il existe pas mal de catégories dans la Marijuana seule et les mélanges sont fréquents chez les utilisateurs de drogues. Si on boît de la Vodka avec du Red Bull tout en prenant un joint, est-ce que l’effet de la Marijuana va être différent suite à ce mélange?
Aussi, si on parle de d’autres drogues plus dures, les effets sur la santé sont carrément beaucoup plus sévères car ils sont carrément des produits chimiques qui entrainent une forte dépendence tant physique que psycologique. Par exemple, toute drogue dure (cocaine, heroine, crack, crystal meth) ne va aucunement être un produit naturel mais va être fait pour brûler le cerveau et les celles nerveuses tout en ayant d’autres effets sur le corps humain.
@ymdelisle:
Ironiquement, un individu peut être visiblement dépendant de l’État Québécois!
Prenons certaines personnes qui sont sur l’aide sociale et qui sont parfaitement en mesure de travailler tout en étant utile à la société. Le plus ironique, c’est qu’il ne payent pas d’impôts tout en ayant les soins de santé et les médicaments gratos.
L’usage de drogues apporte son lot de conséquences, et l’individu, non la société, doit être responsable de la conséquence de ses actes. C’est évidemment un changement radical de mentalité qui peut mener à la légalisation de la marijuana, et je l’espère d’autres drogues. C’est un changement qui doit s’opérer dans l’esprit des Québécois, de reprendre le contrôle de leur vie, au lieu de se sentir des victimes qui doivent être protégées par le gouverne-maman. Lorsque ce sera fait, cela ira tellement bien au Québec que peut-être je croirai en une possibilité d’indépendance. Mais l’indépendance s’acquière individuellement, elle n’est pas donnée par l’état. Pour en revenir aux drogues, une légalisation doit entraîner une responsabilisation. Les organismes de santé publique pourraient nous informer davantage sur les effets de différentes sortes de pot, en plus de créer des marques de qualité. Les gens sauraient ce qu’ils consomment.
Avec moins d’énergie policière dirigée vers la lutte au trafic de drogues, on pourrait peut-être avoir des peines plus sévères contre les multi-récidivistes et les criminels graves j’espère. Le pot n’est pas un problème de société, mais qu’un alcoolique en soit à sa dixième infraction d’alcool au volant, je crois que ça soulève des questions sérieuses.
Je crois qu’un adulte doit avoir le droit de choisir d’avoir des comportements potentiellement dangereux pour sa santé. On doit être libre de nos choix. Ce n’est pas à l’État de nous dire quoi manger, quoi boire, quand mettre une ceinture de sécurité etc.
Concernant la cigarette, l’alcool, le gras le sucre, je ne suis pas convaincu que ces habitudes, néfastes pour la santé, soient mauvaises au plan économique. Qui coute le plus cher à la société un fumeur alcoolique, légèrement obèse qui après avoir travaillé pendant 40 ans et payer je ne sais combien en taxes sur le tabac et l’alcool, meure d’une crise cardiaque à 60 ans alors qu’il était en pleine activité ou un grano grand consommateur de Tofu et fervent sportif qui prend sa retraite à 55 ans et meure 45 ans plus tard après avoir été 10 ans dans un CHSLD ?
Il doit bien y avoir des chiffres quelques part sur le coût réel pour la société des comportements à risques.
Michel Marceau
@Pierre-Olivier Bastien-Dionne:
La chose qui me fait le plus peur avec la notion d’indépendance politique est que les gens ne réalisent pas à quel point on se retrouverait dans la même situation tant économique que sociale avec une dépendance au gouvermaman. Il faut dire qu’une grande majorité d’indépendendistes sont de centre-gauche allant jusqu’à l’extrême-gauche. Tous les autres qui sont plus à droite (Facal, Bouchard, Brassard, Garon) se font quasiment automatiquement rebutter par la masse pseudo-gauchiste comme étant de faux indépendendistes. Juste à voir comment certaines personnes considèrent n’importe quoi de centre-droit comme diabolique me fait penser que les Québécois sont en réalité moins ouverts qu’ils ne le pensent en pratique et cela avec une culture politique populaire très pauvre.
La peur d’avoir peur, telle est en fait la position de MV. Nihil novi sub sole federalisti!
@Gilles:
Je n’habite même plus le Québec, mais je crois que les gouvernements sucessifs tant péquistes que libéraux au Québec ne comprennent pas que le Québec va véritablement frapper un mur d’ici cinq ans. C’est bien beau vouloir blâmer le fédéral, mais avoir des programmes qui coûtent cher donne beaucoup de pression aux peu de contribuables qui existent au Québec. N’oublions pas que sans la sur-taxation du contribuable, le gouvernement Québécois n’aurait pas les moyens de payer ses programmes.
À vrai dire, c’est au PQ dont revient le fardeau de la preuve en démontrant qu’un Québec indépendant serait créateur de richesse et améliorait le sort de la population Québécoise dans une situation Nord-Américaine. C’est bien beau avoir une culture et langue, mais il faut dire que dans le contexte économique et géo-politique actuel, les pays qui ne sont pas compétitifs économiquement finissent par crever tout simplement. À part les études baclées de la »pensée magique », aucun politicien Québécois (peu importe sa couleur) n’a véritablement dit qu’un faudra un jour arrêter de prendre pour acquis la dépendance de certains Québécois au gouvermaman. Reste à dire, qu’il commence à avoir certains politiciens au Québec (comme François Legault) qui savent fort bien qu’il faudra tôt au tard commencer à toucher aux vaches sacrées.
Vous oubliez MV de citer Jean charest qui lui-même déclarait au cours d’un voyage en Europe il y a deux ansque selon lui le Québec avait parfaitement les moyens d’assumer sa souveraineté.
Arrêtez donc de faire peur au monde MV on a vu le film des dizaines de fois. La vie d’un peuple ce n’est pas rien qu’une affaire comptable.
Des pays qui sont en difficulté économique on en entend parler tous les jours. Que font-ils, ils demandent à s’intégrer à leur gros voisin ? Non, ils se retroussent les manches et inventent les solutions qui les conduira hors du marasme.
Présentement c’est tout l’occident qui est en crise. Et la raison ne tient pas à leur situation géopolitique. Et l’eau continue de couler sous les ponts. Ainsi en est-il de l’eau de nos rivières.
A MV,
Si le Québec frappe un mur, ce ne sera pas étonnant avec le gouvernement libéral extrême capitaliste qui exploite le peuple dans l’intérêt d’une minorité qui verse même à son chef un supplément de $75,000.00 à cette fin. Ce gouvernement est entrain de détruire le Québec autant sur le plan financier (perte de l0 milliards pcq J.Charest a dit à la CDPQ de prendre davantage de risques avec l’argent des citoyens) que sur le plan culturel (le Québec s’anglicise de + en + au grand plaisir des membres allophones du PLQ). Ce gouvernement possède la majorité des sièges mais la minorité des votes et il n’a donc aucune légitimité pour faire ce qu’il fait. Il profite d’un système monarchique dépassé pour faire la besogne de collaborateur qu’on lui connaît. Si J.Charest est premier ministre, ce n’est pas parce qu’il est populaire mais pcq’il utilise la peur et la démagogie pour se maintenir en place. Quel petit politicien il est: il se définit comme un grand bâtisseur alors qu’il déconstruit le Québec. Vous avec raison, le Québec s’en va droit dans le mur.
@ MW
Je ne crois pas au projet de souveraineté en ce moment, ni dans le contexte politique actuel. Le débat de la souveraineté est sclérosé. Le bloc et le PQ font de la démagogie avec les transferts fédéraux. On dirait que leur but est parfois de faire le Québec un enfer seulement pour blâmer Ottawa. C’est cette attitude que je déplore au Québec, l’irresponsabilité. C’est beaucoup plus facile de voler l’argent des Québécois pour faire des programmes les rendant dépendants de l’état que de cultiver une saine gestion, sans piger davantage dans les poches des contribuables. Les Québécois ont un devoir à faire avant de blâmer le reste du monde pour leur malheurs, se regarder le nombril. Les débâts historiques, sociaux, politiques sur la légitimité de l’indépendance du Québec ont tellement polarisé le Québec qu’ils ont laissé la place aux gouvernements de faire ce qu’ils veulent avec l’argent des contribuables.
Il est temps, grand temps qu’on se réveille collectivement, et qu’on fasse une révolution. La révolution tranquille libérait les Québécois de l’emprise de l’église, la révolution « lucide » doit libérer les Québécois de l’emprise de l’étatisme. Cette révolution doit commencer par des gestes simples, dont l’éducation.
De plus en plus je vois des Québécois crouler sous le fardeau fiscal de plus en plus grandissant, fermer leur trappe. C’est assez! Le pot ce n’est qu’une goutte d’eau, mais un petit geste qui peut faire évoluer un mouvement de masse. C’est le seul espoir qui me reste en le Québec. Liberté et responsabilité vont de pair, il est temps que les individus aient plus de libertés, et que les gouvernements aient plus de responsabilité. La ligne doit être tirée ici, battons-nous pour nos droits et nos libertés. Il en va non seulement de nos finances, personnelles et nationales, mais aussi de nos vies.
J’ai l’air de m’éloigner du sujet, mais la liberté est un tout, et la ligne doit être tracée ici. Le gouvernement a surpassé les pouvoirs que le peuple lui accorde, il est temps de le mettre au pas.
Si on pense que la révolution tranquille fut une libération à l’égard du clergé,c’est qu’on a rien compris à l’évolution de notre société.
Bien normal alors qu’on ne comprenne rien à l’indépendance du Québec.
C’est parce que c’est la voie toute naturelle,parce que nous formons une société riche que l’indépendance nous est nécessaire et surtout possible.
C’est la finition,l’aboutissement,de la révolution tranquille
@RenéP.
Oui et le problème est de dire que le gouvernement Libéral ne propose absolument rien de plus que le PQ en plus de mettre des programmes débiles dans le but d’aller chercher des votes. Soit dit, le PQ ne fait guère mieux en proposant une dépendence totale de l’individu face à l’état.
@Gilles
Le problème est que justement, il existe des états indépendants qui sont de véritables trous (et je m’excuse du terme) et il existe certaines juridictions d’un état fédéral qui sont de véritables succès tant au niveau économique et social.
Soit dit, avec l’amélioration des moyens de transports et de communications le modèle d’état-nation devient de plus en plus désuet. L’Union Europénne vous dit rien?
Pour le contexte géopolitique, je dis qu’un simple pays de 7 millions d’habitants ne fera pas le poids face à un pays de 25 millions et un autre de 300 millions. Je crois qu’un Québec indépendant serait davantage un Puerto Rico qu’autre chose.
A MV,
le poids d’un Québec souverain de 7 millions d’habitants face au canada de 25 millions serait dans un rapport de 1/3.5 alors que celui du Canada(25 millions) par rapport aux E.U.A (300 millions) serait de 1/12. Où est le problème?
@ MV
Au delà de la guerre,allez donc dire aux israéliens que l’état-nation est désuet.S’ils vous croient,dites-le aux palestiniens.
Bien sûr les forces économiques administrent jusqu’aux « états »,mais l’état-nation est-ce seulement une affaire économique ?
Démodé,l’état-nation? Peut-être.Raison de plus de s’en donner un au Québec.Car enfin,si cela était si inoffensif,pourquoi tant s’opposer à la souveraineté ?
Et il existe des États fédérés qui sont aussi de véritables trous MV et je ne m’excuse pas du terme!
@Victor:
J’ai deux raisons:
-Le Canada est mon pays et je m’identifie pas au projet indépendendiste Québécois bien que je vais régulièrement au Québec vivant dans une région frontalière. Je m’identifie davantage aux francophones hors-Québec étant né en Ontario et élévé au Manitoba et en Ontario.
-Le problème est que le débat politique quant à la question nationale est devenue une connerie auquel même les Québécois sont divisés avec une majorité de Québecois étant fiers d’être Québécois ET Canadien. Donc, cela prouve qu’il n’existe en fait aucune contradiction au fait qu’on peut être autant fier d’un Québécois et un Canadien.
Pour dire, le projet indépendendiste a aussi été quelque sorte sabordé par le PQ lui-même du fait qu’il a imposé une structure social-démocrate en 1994 AVANT le référendum, pour ensuite dire qu’il fallait faire des compressions, malgré qu’il disait qu’il »fallait éviter le vent de l’Ouest » pour les compressions lorsque le sous-ministre des finances disait même début-mi 1995 qu’il fallait sabrer dans les dépenses.
En fait, je faisais mais études en sciences po en 1995 et j’ai en fait assisté aux Commissions Régionales quant à l’avenir du Québec organisées par le PQ début 1995 à Gatineau (je me souviens plus de la date exacte). Ce que j’ai vu et entendu là-bas m’a fait clairement détester la politique pratique en disant que le débat était carrément hors de toute rationalité qu’il se basait uniquement sur le coeur et non pas sur la tête, où on traitait le citoyen moyen comme une pioche lorsqu’on savait que la décision du programme du PQ était déjà prise. On nous met un scénario à l’eau de rose avec un patchage d’éléments historiques, mais on nous dit pas que pouvait-t-il arriver et cela pendant ce temps à huit clos, lorsque des hauts fonctionnaires à Québec savaient que ça pourrait tourner au vinaigre surtout si un OUI serait gagnant avec 50-52%? Autant dire, que le ministre Le Hir (le responsable de l’après-référendum qui était un nationaliste mou) a été bien coloré à ce sujet. À voir que Parizeau (comme il a dit au documentaire Point de Rupture) avoir pas de plan complet face à certaines nations Autochtones (comme les Mohawks) me fait dire que le projet était davantage un projet de power trip du PQ qu’autre chose.
@RenéP:
Le gouvernement Libéral (et même l’ADQ) n’est même pas de droite. Il serait fort problablement quasi-social-démocrate dans plusieurs pays avec un système parlementaire comme en Grande-Bretagne ou en Allemagne. En fait, le PLQ me fait beaucoup penser au New Labour en Grande-Bretagne ou au »nouveau » PSD en Allemagne. Il est à noter que la clientèle électorale de ces partis est la même qu’avec le PLQ car l’idée est d’aller chercher le maximum de votes chez la classe moyenne qui est peu active politiquement.
Je suis pour un réforme du système électoral avec un système proportionnel mixte ou un système proportionnel avec des circonscriptions divisés en régions. Cependant, je vois mal l’idée de coalition dans un système aussi polarisé qu’au Québec.
À vrai dire, notre système à l’advantage principal de donner un gagnant clair.
Sauf, que je crois qu’avec un système bi-partisan au Québec de 1981 à nos jours (sauf pour 2007), le PQ a été clairement gagnant par ce système. Est-ce que le PQ a déjà eu la confiance d’une majorité de Québécois? Non! Mais, le dernier parti à le faire au provincial a été le PLQ en 1985.
Par exemple,
En 1976, le PQ a eu 71 sièges (64%) avec 41% du vote populaire.
En 1981, le PQ a eu 80 sièges (65%) avec 49% du vote populaire. Le PLQ et le PQ avaient seulement 3% d’écart.
En 1994, le PQ et le PLQ avaient chacun 44% du vote populaire avec une différence de seulement 13 744 entre les deux partis. Or, le PQ a eu 61% des sièges.
En 1998, le PQ a perdu le vote populaire d’environ 1% (42,8% pour le PQ et 43,5% pour le PLQ), mais il a eu 60% des sièges!
Quand même, le PQ ne s’est jamais plaint qu’il n’avait aucune légitimité auprès de la population!
En revenant aux drogues, la vérité est que la mari est certainement moins dangereuse que l’alcool et beaucoup moins que des médicaments spécialisés générant une accoutumance (Ritalin, Prozac, somnifères, etc).
Malheureusement, elle mais ne peut être légalisée ici au Canada pour cause du veto posé par les Américains. Ce veto dérive de plusieurs raisons:
La raison politique est que la guerre a la drogue est une excuse pratique pour l’élite au pouvoir aux USA pour coffrer et exploiter 1% de la population (la plus démunie), pour distribuer des fonds publics a des entreprises spécialisées en « Sécurité » et des agences, corps policiers et para-policiers plus ou moins transparents (DEA).
La raison culturelle est que la mari a véritablement fait son entrée dans les mœurs de l’Occident seulement dans les années 60, tandis que dans la culture Judéo-chrétienne le vin a toujours fait partie des mœurs.
En ce qui a trait aux médicaments spécialisés, la raison pour laquelle ils sont autant utilisés est que le lobby des pharmaceutiques est extrêmement puissant, autant aux USA qu’ici. Cependant aucune campagne, ne serais-que de sensibilisation auprès de la population, pour endiguer ce phénomène n’est lancée. Et pourtant, au delà de la souffrance des personnes concernées, les gouvernements pourraient réaliser des sérieuses économies si la consommation de ces médicaments était réduite, ce qui prouve bien que derrière les discours officiels sur le sujet se cache une énorme hypocrisie.
À Vincent le canneux,
Votre message me laisse dubitatif. Je ne sais trop quoi en penser. Il est le premier du genre que je reçois, ce qui ne veut pas dire que vous ayez tort. Si vous pouviez m’expliquer davantage, j’apprécierais. Utilisez pour cela joseph.facal@hec.ca. Merci.
Je bisse le commentaire relatif à la justification du texte. Elle ne facilite pas la lecture.
Nous verrons si les conseils de Vincent le canneux donneront des résultats sur votre prochaine mise en page. Mais pour l’instant revenosn à votre propos. vous écrivez que «Rien ne mine davantage la légitimité des autorités qu’un discours officiel radicalement contredit par la réalité quotidienne»
C’est certainement vrai en ce qui a trait à la bouffonne opération Cisaille. Mais c’est vrai aussi dans un autre domaine qui nous tient plus à coeur : la quesiton de la langue.
En cette matière aussi nouspouvons dire pour reprendre votre propos, que rien ne mine davantage la légitimité des autorités qu’un discours officiel radicalement contredit par la réalité quotidienne.
C’est en tout cas ce que suggère la dernière intervention d’Impératif français qui dénonce le laxisme du gouvernement en particulier dans la région de l’Outaouais.
il fallait entendre la glace crisser sous les patins du représentant de l’OLF interviewé par Pierre Maisonneuve ce midi à la radio de radio Canada.
Mais l’insignifiance des propos des fonctionnaires de l’OLF ne doivent cependant pas nous méduser.
Ils sont ceux que veulent entendre les «zoto rités» et en particulier la suave et indignifiante ministre St-Pierre qui, au lieu d’appliquer la loi avec rigueur et au mieux de la renforcer se contente de tenir des propos lénifiants et de distribuer des dépliants publicitaires auprès des commenrce fautifs dont le réflexe est probablement soit de ls crisser à la poubelle ou au bac de récupération.
Dans le Devoir ce matin page 8, au sujet du fils QUESTIONS NATIONALES, Odile Tremblay rapporte des propos de Roger Boire qui se déclarait particulièrement fier d’avoir pu obtenir une entrevue avec le grand homme politique Catalan Jordi Pujol. «À la fin» dit monsieur Boire, «il est revenu pour nous dire que résister à l’espagnol était difficile, mais rien face au combat contre l’anglais» fin de la citation.
En effet monsieur Facal vous avez raison de dire que rien ne mine davantage la légitimité des autorités qu’un discours officiel radicalement contredit par la réalité quotidienne.
Et c’est bien ça notre problème. Nos «zotorités» n’ont plus de crédibilité. Le français est bafoué au québec et pas seulement en Outaouais. Et ils ne feront rien.
Si même les Catalans dont on connait un peu le combat trouvent plus difficile de résister à l’anglais alors que la langue qui domine leur pays est l’espagnol, imaginons ce que ça prendrait gagner le combat ici, quand les gardiens de la langue, notre gouvernement putasse allègrement comme on le voit faire avec ce dossier crucial pour notre survie et notre épanouissement comme peuple.
J’habite à moins de 20 minutes de la belle région de l’Outaouais. Face à la langue, c’est un problème qui est davantage sectoriel car plusieurs secteurs qui étaient autrefois anglophones (comme Buckingham) sont maintenant à 90% francophones, avec des pour preuve des écoles anglophones qui doivent fermer. Donc, le problème se situe dans quelques municipalités comme le secteur d’Aylmer de la ville de Gatineau et du Pontiac (surtout Shawville) où que la population anglophone va de 30% (à Aylmer) à plus de 99% (à Shawville). Pour le Pontiac, cette région ne fait quasiment pas partie du Québec et je crois que l’intérêt de l’OQLF est nul dans cette région. Je dis qu’il faut faire attention à la matière dont Impératif Français amène la situation car il faut visiblement regarder la situation d’un point de vue d’ensemble avant de sauter très vite aux conclusions.
Face à la langue, je comprends que certaines personnes vont dire que l’indépendance est la seule solution. Le problème est que de nombreux pays indépendants (comme la Suède, la Norvège, les Pays-Bas) ont le même problème.
Cependant, si la solution mentionné ci-haut serait appliquée. Quels seraient les autres éléments que le gouvernement auraient à faire?
Il faut dire que le Québec a problablement des lois linguistiques parmi les plus sévères au monde. Cependant, mis à part de mettre la Charte a tous les commerçants, je ne vois comment n’importe quelle administration pourrait mettre les règlements plus sévères sans visiblement mettre des structures très coûteuses et qui pourraient devenir très dangereuses de manière juridique.
La vérité est qu’il existe justement un juste milieu entre la protection de la langue et la liberté d’expression car la limite est parfois mince entre les deux.
Le problème est aussi de dire que lorsque une ville est à 50% anglophone, les résidents se doivent d’attendre que les services municipaux et dans les commerciales soient offerts dans la langue de leur choix. Que le service soit uniquement en anglais n’est pas acceptable autant que de vouloir pousser à l’unilinguisme francophone à tout prix sur la simple base de la loi 101. Soit dit, plusieurs villes en Ontario (Rockland, Hearst, Embrun, Alfred, La Nation) et au Nouveau-Brunswick sont à majorité francophone avec l’imposition des deux langues pour les employés municipaux et pour l’affichage commercial.
Reste à dire que si le gouvernement du Québec est francophone, cela ne devrait en RIEN justifier l’unilinguiste personnel qui est clairement une manque d’ouverture. Soit dit, une population dans une industrie du savoir se doit de parler le plus de langues possible.
Personne n’est contre le fait que les anglophones unilingue parlent anglais entre eux MV. Mais au plan social et commercial dans des établissements publics (commerce), il est …impératif, que les francophones puissent être servis dans leur langue étant donné que le français est la langue officielle du Québec et doit s’imposer comme telle, comme l’anglais s’impose partout ailleurs.
Quand le Gouvernement du québec parlera d’un seul côté de la bouche, les anglophones auront une chance de comprendre ce que signifie respecter le caract;re français du québec que ce soit en Outaouais ou ailleurs. Et là ils pourront décider s’ils veulent être Québécois ou non.
C’est à force de voir le Gouvernement manger alternativement une bouchée de chèvre et une bouchée de chou que les anglos ont conclus qu’il n’y a rien là et qu’en l’absence d’une pression sociale pertinente, ils se fichent de nous comme de leur premier biberon.
L’objectif officiel du Gouvernement du québec c’est que la langue de travail et des affaires soit le français. Le résultat c’est une loi pleine de trous et de compromissions après la charcuterie gracieuseté de la Cour Supprême. Mauis aussi à cause du laxisme de tous les Gouvernements qui se sont succédés depuis l’adoption de la charte.
Et remarquez que le Nouveau Brunswick est officiellement bilingue. Récemment les acadiens ont du monter au créneau, juge Bastarache en tête pour défendre leurs institutions francophones. Pourquooi ? Parce qu’il savaient que si ça devenait bilingue, le français serait finalement éradiqué.
Relisez les propos de monsieur Pujol que j’ai rapporté plus haut MV : «À la fin» dit monsieur Boire, «il est revenu pour nous dire que la résister à l’espagnol était difficile, mais rien face au combat contre l’anglais» fin de la citation.
Ce n’est paa avec des bons sentiments que nous allons éviter la catastrophe au plan linguistique au Québec MV. Je le regrette remarquez, mais la réalité c’est ça : Ou bien on se tient debout comme société, ou bien on se Louisianise. Moi ça m’intéresse pas la Louisiane.
Que nous aimions ça ou non, c’est l’essence de notre culture collective qui est menacée. Il faut être myope pour ne pas le percevoir.
Et non, je ne suis pas anglophobe. Je suis simplement du côté des miens.
Bonjour,
……… « Le problème est que le débat politique quant à la question nationale est devenue une connerie auquel même les Québécois sont divisés avec une majorité de Québécois étant fiers d’être Québécois ET Canadien. Donc, cela prouve qu’il n’existe en fait aucune contradiction au fait qu’on peut être autant fier d’un Québécois et un Canadien. »
Pour moi, une phrase comme celle-là, si je l’ai bien comprise (n’étant pas claire), ne me surprend pas, puisque provenant d’un « fier canadien-français » demeurant au Canada : donc d’un Canadien.
Cela me rappelle, que Denis Coderre, un québécois pure-laine, se définissait lui-même — lors de son passage à l’émission de Bazzo : « il va y avoir du sport » — comme « Fier canadien-français ».
C’est vrai qu’au canada-anglais, et surtout à la chambre des communes, cela passe beaucoup mieux! Sans oublier qu’il est député d’un comté multi-ethnique…
« C’est devenu…. une connerie », dit MV.
Je peux me tromper, mais parions que pour lui, cela l’a toujours été!
Au dernier référendum, 61% de ces « cons » – pas canadiens-français, mais québécois-francophones, incluant 4 à 5% d’allophones et d’anglos – ont voté pour se faire un Pays en partenariat économique avec le Canada.
Nous savons tous que ces « cons » ont perdu à cause de « l’argent et « DES » votes ethniques » : donc, un vol perpétré par le canada, cette Nation qui nous aiment Tant!
***
Excusez mon entrée en matière, hors sujet, M. Facal, mais je me devais de répondre à ce Canadien, qui devra se battre pour conserver sa propre langue ; et qui devrait normalement être très sensible à notre combat pour la survivance dec ce petit « État Gaulois », en perte de vitesse, en Amérique.
Le québec est le dernier vrai rempart, mais ébranlé, contre l’assimilation!
***
Je me corrige tout de suite en vous disant bonjour, et en espérant que votre séjour sera des plus bénéfiques au plan professionnel, et des plus heureux au niveau familial!
Je suis d’accord avec votre analyse et celles de François Aubin et quelques autres. Les nouveaux policiers ont compris, je pense, que la route à prendre n’est pas celle proposée par le Canada, qui ressemble trop à l’américaine.
Ces jeunes policiers sont mieux formés, et leur interventions vont passer « aussi » de plus en plus, par l’information, la prévention et l’éducation. : la leur(formation), et la nôtre.
Bonne semaine,
Jean-Renaud Dubois
Sainte-Adèle
N.B. En passant il reste à peine 8 à 10% d’anglos à Montréal ; le 35% autre %, provient d’immigrants de 2 et 3 générations. Et, on pousse depuis près de 7 ans, les nouveaux arrivants à s’angliciser, donc à se canadianiser, avec l’appui des fédéralistes, silencieux!
Je comprends parfaitement que le gouvernement du Québec se doit de protéger en étant le foyer de la culture Française en Amérique, sauf que l’idée est de visiblement constater ce qu’est la définition de Québécois comme vous le dites. Pour un anglophone du Pontiac qui parle peu ou pas le français et qui reste dans sa région depuis plusieurs générations tout en ayant peu de contacts avec l’extérieur de sa ville et de sa région, la question n’est pas de dire qu’il est réellement s’il est Québécois ou non, car il l’est, tout comme le Cris ou l’Inuit du Nunavik qui ne parle pas français.
Cependant, il faut constater que depuis plus de 50 ans, les gouvernements successifs ont mis un emphase très importante sur la langue. Reste qu’il faut être vigilant, le nombre d’immigrants qui parlent le français n’a jamais été aussi haut et les anglophones au Québec sont le groupe de population la plus bilingue au Québec et au Canada. Bien entendu, je crois que l’élément le plus important est que les gouvernements successifs l’ont fait dans le respect des minorités anglophones. Vrai aussi que lorsque plusieurs organisations internationales (comme l’ONU) disent que certaines portions de la loi vont trop loin, comme sur l’affichage, il est au gouvernement de faire sa part de bon sens.
Je comprends que pour beaucoup de Québécois, le fait Québécois signifie en fait une extension de la culture des anciens Canadiens (devenus plus tard Canadiens Français). Mais, j’ai beaucoup de difficulté à mettre le tampon Québécois dans la définition propre du terme pour un Inuit du Nunavik (qui habitent dans plus de la moitié du Territoire du Québec) qui se sent près près du Nunavut que du »sud ».
Mais attention, lorsque je vois certains francophones dire que la loi 101 leur permet de rester unilingue sans apprendre une deuxième ou troisième langue, je crois qu’il se tirent tout simplement dans le pied. Reste à dire qu’il apprendre plusieurs langues est carrément s’ouvrir au monde dans une société comme la nôtre qui est celle du savoir.
P.S: J’ n’aime peu votre comparaison avec la Louisiane car les Cadiens ont connu plus de 60 ans d’injustices et dire que plusieurs se sont battus avec peu de moyens pour garder leur langue et leur culture. Donc, je crois qu’avec tous les problèmes qu’ils ont connu, des efforts magistraux ont été faits dans la communauté. Aussi, l’élément est de dire (et cela pour toutes les communautés francophones en milieu minoritaire), que l’avancement de l’éducation fait beaucoup pour assurer le bien-être et l’avancement d’un peuple et d’une culture.
M. Dubois,
Lorsque je voulais dire le terme »connerie », je voulais principalement parler du fait que les deux positions face à la question nationale sont comme deux pioches avec l’une qui croit qui a raison face à l’autre. Ça devient carrément une joke comme avec les système Américain avec les Démocrates et le GOP. Bien entendu, chaque côté a des arguments et il est faire à parier qu’un politicien qui fera le consensus pourra aller chercher le maximum de modérés (pensez à Mario Dumont qui est »entre » les deux bords).
L’idée est que les élections au Québec sont gagnées par le vote des nationalistes »mous ». Ce sont eux qui ont la cause des gains importants de l’ADQ en 2007. Curieusement, beaucoup de ces nationalistes modérés (comme Marcel Masse, Michel Rivard, Nic Leblanc, Guy Laforest, Benoît Bouchard, Lucien Bouchard) ont maintenant des liens soit avec l’ADQ ou le PCC.
Soit dit, M. Dubois, vous faites comme la grande majorité de Québécois au lieu d’avoir une attitude de fraternité envers les Canadiens Français et les Acadiens, vous en avez une de mépris et de chauvinisme.
Cela fait bien penser à l’attitude de nos cousins français qui parlent à travers leur chapeau….
Pourtant, rien n’est noir, rien n’est blanc….
Pour mon affirmation sur le fait de dire qu’être Canadien ou Québécois n’est pas contradictoire, je vous recommande de regarder ce sondage.
http://www.legermarketing.com/documents/spclm/020325fr.pdf
Quelques lectures qui ibntéresseront sans aucun doute, notre collègue M V, qui, les yeux grands fermés, ne voit pas de problème.
http://www.cyberpresse.ca/le-droit/opinions/editoriaux/200908/31/01-897583-le-francais-langue-du-commerce.php
http://www.ledevoir.com/2009/09/01/265072.html
http://www.24hmontreal.canoe.ca/24hmontreal/icichroniques/sophiedurocher/archives/2009/08/20090826-122545.html
Bonjour,
Je réplique rarement à un intervenant et d’autant moins s’il est canadien et demeure au Canada.
Excusez-moi d’avoir fait l’erreur de m’adresser directement à vous MV, je vous promets que c’est la dernière fois, surtout après votre agréable procès d’intentions :
…. « Cela dit, M. Dubois, vous faites comme la grande majorité de Québécois au lieu d’avoir une attitude de fraternité envers les Canadiens Français et les Acadiens, vous en avez une de mépris et de chauvinisme. »
Merci au nom de la grand majorité des québécois! Cela éclaire d’autant plus votre présence et vos dires sur ce blogue.
N.B.
Moi aussi, j’ai entendu la glace crisser sous les patins du représentant de l’OLF interviewé par Pierre Maisonneuve hier à la SRC.
Depuis 2003, le PLQ a eu le temps de mettre tous ses pions ; autant à l’OQLQ qu’au CSLF (où siège, gracieuseté de Saint-Pierre, Mme Sylvia Martin-Laforge, directrice du Quebec Community Group Network (QCGN), qui est contre la loi 101).
Il n’est donc pas surprenant que les employé(e)s ou les dirigeants de ces organismes correspondent à leurs supérieurs immédiats (comme France Boucher à l’OLF) ainsi qu’à leurs ministres : James ; Veil (deux anglos à des postes vitaux) et une canadienne-française qui ne fait même pas appliquer la loi, pourtant très claire : des renards dans la bergerie? Ben oui!
Et cela, va dans le même sens que la déclaration de John James Charet en 2002 : « qu’il considérerait avoir échoué sa carrière politqique s’il ne laissait pa à ses enfants un canada uni ».
Pauvres québécois!
Bonjour,
Erreur : autant à l’OQLQ qu’au CSLF
Correction : autant à l’OQLF qu’au CSLF.
À la place de OQLF on peut dire aussi OLF, je pense?
Bonne semaine,
J.R.Dubois
Bonjour,
M.Facal il semble que certains libertariens ont pris le contrôle de votre blogue en ne respectant pas la limite des interventions.
Évidememnt, je retire ce que j’ai dit, si vous avez modifié vos exigences!
C’est très regrettable…
Je pense que je vais en profiter pour me reposer …
Bon séjour en Espagne,
Jean-Renaud Dubois
Sainte-Adèle