La camisole de force
26 octobre 2009 par Joseph Facal
À l’unanimité, la Cour suprême vient de s’appuyer sur la Charte canadienne des droits et libertés pour invalider la loi québécoise qui mettait fin à l’entourloupette permettant à des parents allophones de contourner la loi 101 et d’inscrire leurs enfants à l’école anglaise.
Les mêmes que d’habitude seront à pied d’œuvre dans les prochains jours.
On nous dira qu’il ne s’agit que de quelques cas isolés. Que le gouvernement du Québec a douze mois devant lui pour colmater la brèche. Qu’il ne s’agit que d’avocasseries. Qu’il n’y a pas, qu’il n’y a jamais, péril en la demeure. On connait cette petite musique.
Bref, on s’emploiera à ce que le peuple n’ait pas la mauvaise idée de vouloir tirer des conclusions politiques.
Pour le bénéfice des jeunes et des amnésiques, un voyage dans le temps s’impose.
En 1867, lors de la naissance du Canada moderne, les élites anglophones n’avaient pas réussi à imposer un régime aussi centralisé qu’elles l’auraient voulu. D’où l’adoption de la formule fédérale comme compromis.
Plus de cent ans plus tard, Trudeau voulut parachever le projet d’une nation canadienne unique amorcé en 1867. Avec l’aide des neuf autres provinces, il imposa au Québec, contre la volonté de son Assemblée nationale, une constitution et cette charte, qui n’ont pas été reconnues officiellement à ce jour par le Québec.
Comme Trudeau voulait établir qu’il n’y a qu’une vraie nation au Canada, il lui fallait nécessairement éliminer l’idée qu’il pouvait y en avoir une deuxième, la nation québécoise.
On ravala donc celle-ci au rang d’ethnie et, se drapant dans l’«ouverture», on décida de reconnaître désormais toutes les identités : culturelles, religieuses, sexuelles, etc. L’identité québécoise devenait une parmi une multitude. La banalisation par dilution. Cela s’appelle le multiculturalisme.
Remarquez, Trudeau avait le mérite de la franchise. Dans de nombreux textes, il ne cache pas que son intention fondamentale est de contrer le nationalisme québécois.
Par le biais d’une charte qui ne reconnait que des droits individuels, on transforme ensuite ces derniers en armes que quiconque peut utiliser devant les tribunaux pour saper le droit collectif de la nation québécoise de protéger sa langue. C’est ce qui vient de se passer.
On coiffa enfin le tout d’une formule d’amendement qui rendait presque impossible tout changement constitutionnel futur.
Le multiculturalisme et la charte ont progressivement fait du Canada un archipel de micro-solitudes ethnoculturelles recroquevillées sur elles-mêmes. C’est le droit canadien lui-même qui enferme chaque individu dans son ethnie d’origine et le ghettoïse.
Ce ne sont pas seulement des souverainistes, mais de nombreux intellectuels anglophones et fédéralistes qui disent cela – K. McRoberts, N. Bissoondath, etc. -, de même que de nombreux fédéralistes francophones.
Elle est peut-être là, la vraie faillite du Canada. Voilà pourquoi les francophones du Québec n’adhéreront jamais avec enthousiasme au Canada, qui ne sera au mieux, pour une majorité d’entre eux, qu’un mariage de convenance.
Chose sûre, dans ce Canada, les francophones ne peuvent espérer d’autre statut que celui de minorité ethnique. C’est l’implacable loi de la démographie qui le veut ainsi, de même bien sûr que l’idéologie multiculturaliste elle-même.
S’en contenter, c’est, par définition, renoncer à l’égalité avec la majorité anglophone. Et quand vous renoncez à l’égalité, forcément, vous acceptez la subordination et dépendez pour toujours du bon vouloir de la majorité.
Par définition, le minoritaire doit alors intérioriser sa condition, s’accommoder devant l’adversité, espérer que le majoritaire «comprendra», attendre que le fruit soit «mûr» un jour (ça vous rappelle quelque chose ?) et, bien sûr, fuir comme la peste la «chicane»… puisqu’il en sort habituellement perdant.
Cette domination peut certes être confortable. Mais une domination confortable n’en est pas moins une domination, d’autant plus insidieuse que ce confort anesthésie la conscience historique et la volonté collective.
42 réponses à “La camisole de force”

Dépèchons nous de faire l’indépendance du Québec. Comme ça, nous pourrons éliminer complètement l’anglais de la surface de la province et enfin nous complaire dans notre distinction si comfortable. Nous deviendrons, enfin, un grand peuple (sic).
Quand comprendrons nous, comme peuple, qu’au Québec, l’unilinguisme, qu’il soit anglophone ou francophone ne nous mènera nulle part.
Notre société ne peut pas survivre en vase clos. Nous devrons, que vous le vouliez ou pas, compter sur nos voisins pour que nous puissions continuer à vivre au dessus de nos moyens.
Commençons donc par mettre à la porte tous les imbéciles responsables de l’échec de notre système d’enseignement et mettons nous à avoir un réel respect pour notre langue et celle de nos voisins et vous verrez que nous n’aurons pas besoin de loi pour empècher des parents d’envoyer leur enfants dans une école anglophone.
Remarquez, je les comprends. Ils offrent le monde à leurs enfants. Quel cadeau magnifique. Et nous, qu’offrons nous à nos enfants?
Bref, on s’emploiera à ce que le peuple n’ait pas la mauvaise idée de vouloir tirer des conclusions politiques dit monsieur Facal.
Mais comment ne pas tirer une conclusion politique d’un jugement politique ? Même Yves Boisvert de la Presse en est scandalisé.
Claude Claude Claude, cher Claude! «Quand comprendrons nous, comme peuple, qu’au Québec, l’unilinguisme, qu’il soit anglophone ou francophone ne nous mènera nulle part.
Notre société ne peut pas survivre en vase clos.»
L’unilinguisme à Toronto, Vancouver, Ottawa, Halifax, Calgary, St-John N Foundland etc il mène où lui Claude ? Et ne venez pas me dire qu’ils sont tous bilingue.
Vous êtes un peu comme l’ami delisle, voilà que vous faites cailler mon lait.
Ok Claude, alors expliquez nous, et soyez rigoureux s’il vous plaît, pourquoi des gens sont prêts à payer 15 000$ par année, pour que leurs enfants ne soient pas scolarisés en français ? Ils en sortiraient idiots?
Donnez nous des vrais arguments. Pas vos lieux communs habituels genre s’ouvrir aux autres et au monde et bla bla bla, comme si le monde entier était totalemnet et entièrement anglo saxon.Un de mes amis est à Barcelona cette semaine. Ça se passe en Espagnol ok?
Ce que je n’aime pas dans votre réaction, c’est le mépris à peine voilè que vous exprimez envers votre langue maternelle. envers vous-mêm ce faisant. En êtes-vous conscient ?
Serait-ce dans votre esprit que la culture française n’est pas universelle ? Qu’elle n’est pas complète en soi ? Elle ne vous permet pas d’exprimer complètement votre pensée ? Hé ben!
Qu’est-ce qui vous a empêché d’apprendre à parler anglais vous Claude ? Vous parlez anglais c’est sur. Comment ça se fait que vous avez réussi à apprendre l’angalis alors que je devine que vous étiez tenu en otage dans un système de scolarisation francophone Pouah!
Êtes vous capable de concevoir qu’un peuple se définit d’abord par sa langue ? Pour pouvoir s’ouvrir aux autres langues Claude, ya pas mal d’experts «internationaux» qui sont d’accord avec ça, il faut d’abord posséder solidement la sienne propre. Et au Québec la langue du peuple c’est le français.
Et tous les québécois quelle que soit leur couleur et leur origine doivent parler et comprendre le français pour avoir une quelconque influence dans quelque secteur public que ce soit Et ne vous en déplaise, ya pas juste des shops pis des jobber au Québec. Ya aussi la vie mon ami!
Je vais vous dire que ces gens qui refusent le Québec tel qu’il est, et qui ainsi gardent en marge du «main stream social» leurs enfants sont des cons!
Et la Canadian Supreme Court dans ce dernier jugement, n’est qu’une conséquence de plus de la haine de Trudeau envers le peuple dont il est issu. Comme vous Claude.
Moi, je me demande sérieusement dans l’état actuel des choses : Constitution inamovible donc statique, je me demande si le Canada est véritablement un pays démocratique.
La dicatture quelle soit le fait d’un homme ou d’une institution c’est du pareil au même.
Ce qui est absolutiste selon les juges dans la loi 104, c’est précisément leur décision sur la loi 104.
Pour ma part, je ne suis pas d’accord sur le fond des choses, à savoir qu’il y a un problème à aller dans une école non francophone au Québec. Je pense que d’empêcher les gens à apprendre la langue qu’ils veulent bien est une camisole de force, pas le contraire!
Trudeau était un dicatateur qui détestait profondément le Québec, et il a utilisé son poste de premier ministre pour réaliser ses désirs de domination sur le Canada tout entier, un des plus grands traître à sa propre patrie, qui nous a légué une constitution qui peut être tordue et manipulée pour l’utiliser contre elle-même. Là où je diffère avec vous M. Facal est la reconnaissance de droits collectifs. Les droits ne doivent pas être collectifs, mais individuels. Autrement on tombe dans le subjectivisme abjecte, où on juge un individu non seulement sur le fait que ce soit un être humain, mais aussi selon son passé, sa religion, son sexe, la couleur de sa peau, son métier, etc. Ce genre de subjectivisme est abjecte, injuste, et déchire le tissus social qui fait notre société égalitaire (jusqu’à un certain point, mais ce n’est pas le sujet du jour). Que collectivement on décide que nos institutions soient francophones d’accord. Que l’on impose des cours de français passe encore(il faut se comprendre pour être égaux). Mais d’imposer la langue d’enseignement c’est contrôler l’individu d’une façon insidieuse, invoquant l’argument culturel pour en fait simplement contrôler un autre aspect de la vie des Québécois.
La religion catholique a été remplaçée par l’État. Pendant plus de 100 ans elle a empêché les Québécois de se prendre en main, d’être son propre patron. L’anglais est la langue d’ouverture sur le monde, qu’on le veuille ou non. Présentement la Chine apprend l’anglais à un rythme effarent, et sera bientôt le premier pays parlant l’anglais. Il n’en reste pas moins que le Chinois (ou mandarin) reste la langue la plus parlée au monde.
Je déteste qu’on m’impose quelque chose, chacun devrait être libre de choisir sa culture, sa langue d’enseignement. Si l’État impose une langue d’enseignement, c’est aussi un autre genre d’assimilation, je ne peux tolérer celui que les Anglais ont voulu pratiquer au Canada, je ne peux tolérer celui que l’on essaie de pratiquer maintenant. Parler français est une richesse, c’est une belle langue, qui ouvre la porte sur d’autres langues: Espagnol, Portugais, Italien, j’en passe, et permet de mieux comprendre l’anglais. Un culture, un langue reste vivant non pas parce qu’elle est imposée, mais bien parce que les gens qui l’embrassent la gardent vivante. C’est notre responsabilité individuelle de l’apprendre et de la partager, et c’est une vraie richesse dont on peut être fier. Dans un monde qui sans cesse s’ouvre sur lui-même, je ne crois pas que l’on puisse survivre autant en tant que peuple qu’en temps que culture si on se referme sur nous-même.
Attention Pierre-Olivier Bastien-Dionne, à force de manger à la fois de la chèvre et du chou, vous allez finir par faire une indigestion.
Je vous met au défi de citer, preuve à l’appui, un pays dans le monde entier, qui entretient sur son territoire un système d’enseignement avec deux langues et le libre choix à tous ses citoyens d’accéder à l’un ou l’autre.
@ P.O.Bastien Dionne
Trudeau fut un démocrate très classique et n’a jamais détesté le Québec.Même que beaucoup de ses disccours pouvaient contenir du pep talk à l’égard du Québec.
Mais il détestait le vieux nationalisme canadien-français,et plus encore le nouveau :le nationalisme québécois.
Le multiculturalisme est absolument intolérant à tout nationalisme le moindrement ethnique.Pas pour rien que le P.Q. et surtout Québec Solidaire soignent tant leur nationalisme civique.
Je paie des impots au Fédéral et au Provincial. Les partis au pouvoir semblent incapable d’assumer leurs responsabilités de promouvoir et de renforcer le fait Français. Comment se fait-il que j’ai envie d’inscrire mon fils à une instituion privée du système Français de France au Québec? (Collège Stanislas ou Marie-de-France). Est-ce normal que je ne fasse pas confiance aux commissions scolaires? Pourquoi ne viennent-elles pas me chercher comme parent avec des campagnes de promotion? Pourquoi ne pas me vendre le produit? Non. On préfère plutôt attaquer le système privé et maintenant s’attaquer aux écoles passerelles, elles aussi, privées.
Il y a une différence entre protéger et promouvoir.
Ma langue maternelle est le français. Je suis maintenant parfaitement bilingue et suis fortement impregné de la culture anglophone américaine (pas anglophone canadienne – je dis bien USA). Qui n’est pas influencé par cette culture (Qui ne connais pas Grey’s Anatomy? ou Baywatch?)
Mon neveu adore la culture américaine mais ne parle pas encore l’anglais. Il a 13 ans. Il tient à tout voir en français (donc contenu original ou traduit). Il écoute le hip-hop anglophone mais adore le hip-hop francophone. Nos jeunes veulent du français. Ou sont les films français de France? Ou est la musique francophone pour nos ados? Ou sont les stations de hip-hop francophones?
Le contenu culturel Francophone est-il représentatif de la société et de l’auditoire?
Je vais m’assurer que mes enfants maîtrisent très bien le français. Ils apprendront l’anglais et on verra pour l’espagnol et même le chinois en temps et lieu. (Les emplois les mieux rémunérés de demain vont se situer dans le secteur des services ou la connaissance de plusieurs langues sera quasiment un impératif – je vois déjà des offres d’emploi ou l’on exige trois langues!)
Québec, renforcez-moi ce fait Français svp. Ne le faîtes pas en blâmant le Fédéral ou la Cour Suprême pour vos incapacités à vous assumer. Le Québec c’est 7 millions d’habitants à un peu moins de 80% de francophones! Et vous parlez de minorité ethnique? Mais pourquoi donc je paie des impôts au Gouvernement du Québec!
En plus, votre analogie avec la minortié ethnique fait réfléchir. En tant qu’individu de race noire et de parents haitiens, devrais-je préférer le multi-culturalisme (Parti Libéral) qui semble reconnaître, accepter et vouloir protéger mon identité culturelle dans un Québec Français ou souhaiter voir l’émergence d’une culture collective Francophone de type ‘Pure Laine’ qui tient à se sentir officiellement majoritaire et risque de marginaliser davantage, consciemment ou non, les minorités actuelles (PQ)? (Pensez au dérapage de Jacques Parizeau qui reflète un non-dit bien réel).
Savez-vous combien d’immigrants choissisent de venir s’installer au Québec plutôt qu’au reste du Canada ou aux États-Unis à cause de sa langue officielle qui est le Français? Que faisons-nous avec ces gens? Les encadrons-nous? Les supportons-nous? Non. Ce sont nos gangs de rue et nos terroristes radicaux.
Je suis né au Québec, et pendant les sept premières années de ma vie, avant de partir en Haiti, je ne me souviens pas avoir eu conscience que le Canada était un pays à majorité anglophone. J’étais même persuadé que le Canada était un pays francophone. Je me souviens encore de l’accent de Joe Clark à la télé qui me faisait rire et qu’on prenait plaisir à imiter.
À mon retour en 1992, je reviens dans un Montréal toujours aussi français que je l’avais quitté pour ensuite me rendre compte que sur la rue Cresent, il y a pas mal de gens qui parlent anglais… Rien de bien insécurisant personellement… Et pour me rendre compte aussi qu’en dehors du Grand Montréal, l’anglais n’existe tout simplement pas, mais qu’une homogénéité impréssionante (et parfois inquiétante) y règne.
Le Français est là pour rester. Mais il faudra faire attention aux distractions, comme celle des écoles passerelles, qui empêchent d’addresser les vrais problèmes de promotion du Français.
Je ne voudrais pas être cynique 20100, mais je voudrais vous demander une chose simple. Vous dites que dans le Québec hors Montréal existe une homogénéité impressionnante et vous ajoutez entre parenthèse et parfois inquiétante.
Dires moi 20100, quand vous êtes à Haiti, trouvez vous que la majorité noire ce qui est un fait, est impressionnante et parfois inquiétante ?
Je vous parle en tant que Québécois de souche. Nous existons veuillez m’en excuser. Mais en tant que tel, où voulez vous que nous allions vivre, pour ne pas vous inquioéter….? Comme façon de ne pas vous déranger en tant que multitude accablante.
Mais voilà que nous sommes hors d’ordre je crois.
La Cour Suprême du Canada n’a aucune légitimité car elle est imposée au peuple de la même manière que la Constitution Canadienne est imposée au peuple i.e. par la force. Il en est ainsi de la langue anglaise dans le monde: cette langue n’est pas adoptée par différents pays à cause de ses qualités linguistiques mais plutôt parce qu’elle a été imposée par la force des conquérants. Quand la Cour Suprême intervient, elle ne le fait pas dans l’intérêt des citoyens mais dans celui de la Couronne. La Cour Suprême du Canada est à celui-ci ce que la Cour Suprême de l’ex-union soviétique était à celle-ci i.e. une imposture. Si le Québec était dirigé par un gouvernement qui se respecte et qui respecte ses citoyens, il s’empresserait de dénoncer la dictature canadienne imposée au peuple québécois, la Constitution du Canada qui n’a pas été acceptée par le peuple québécois et la Cour Suprême qui dicte les lois au peuple québécois alors qu’aucun de ses membres n’a été élu ni nommé par le peuple québécois. Ces gens là sont tellement déconnectés de la réalité qu’ils ne semblent pas se rendre compte qu’à force d’écoeurer le peuple, ils vont finir par faire éclater la violence. Vous vous rendez-compte,la violence provoquée par les autorités? Où est l’intelligence chez ces gens-là?
Gilles a écrit:
« Je vous met au défi de citer, preuve à l’appui, un pays dans le monde entier, qui entretient sur son territoire un système d’enseignement avec deux langues et le libre choix à tous ses citoyens d’accéder à l’un ou l’autre. »
Et bien Gilles, regardez ce qui se passe à Singapour, un pays avec 4 langues principales : l’anglais, le mandarin, le tamoul et le malais. La langue d’enseignement obligatoire est l’anglais pour tous ! Chaque étudiant a ensuite le choix pour la langue seconde : mandarin, tamoul, malais, ou autre. Bien sûr, le contexte est différent du Québec, car Singapour a été pratiquement forcé de devenir indépendant par la Malaisie. Voilà pour votre défi. En avez-vous d’autres ?
@RenéP
La charte des droits Québécoise devrait elle accorder moins de droits à ses habitants que celle du Canada? C’est ce que vous semblez dire.
@Gilles
Vous constaterez que je maitrise assez bien ma langue maternelle et, pour votre information, je suis aussi parfaitement bilingue, tant parlé qu’écrit. Ça me permet de me faire, moi-même, mon idée sur ce qui se passe à l’extérieur du Québec. Et ce n’est pas au système scolaire Québécois que je le dois mais bien au fait que je lise beaucoup dans les deux langues et que j’ai la chance de parler anglais sur une base régulière. Voyez vous, j’ai des parents et des amis unilingues anglophones, Canadiens et Américains, et tous envient ma capacité de m’exprimer dans les deux langues. Je constate aussi, à chaque fois que je suis à l’extérieur du Québec, que les préoccupations des non-francophones sont exactement les mêmes que celles des Québécois. Je ne parle pas de préoccupations inventées par nos politiciens mais bien des vrais préoccupations comme comment mettre plus de nourritures sur notre table. Mes cousins Américains ne peuvent même pas échanger avec leur parents en français parce que ceux-ci n’ont pas jugés importants de leur inculquer la fierté de s’exprimer en français et ils le regrettent aujourd’hui. Je déplore que des gens qui ont des parents Québécois ne puissent pas s’exprimer en français, qu’ils soient de ma famille ou non.
Je suis aussi totalement contre que notre gouvernement se préoccupe plus de ceux qui envoient leurs enfants à l’école anglaise que de s’assurer que les Québécois parlent bien leur langue. Notre bon gouvernement a toujours su mettre les priorités au bons endroits.
Contrairement à ce que vous pouvez penser, mon cher, la seule chose que je déteste du Québec, c’est uniquement ses politiciens.
Vous ne relevez pas le défi Cigare puisque vous écrivez que «La langue d’enseignement obligatoire est l’anglais pour tous !» à Singapore.
Je vous parle d’un pays qui soutient un système d’enseignement babylingue où les gens ont le choix d’envoyer leurs enfanta recevoir l’enseignement dans la langue de leur choix. Et où moyennant du fric, on peut se payer une entourloupette pour ne pas être scolarisé dans la langue nationale.
Je ne vous parle pas d’apprendre deux trois quatre cinq ou dix langues Cigare, et tant mieux si on peut en apprendre plusieurs. Ne mélanmgeons pas les choses voulez-vous?
Il y a une diférence fondamentale entre la langue commune, c’est l’anglais à Singapore, et des langues secondes fonctionnelles, Mandarin Tamoul Malais dans ce cas.
Ilreste, et vous l’admettez, que le tronc commun là-bas c’est l’anglais. Et ici ça doit être le français puisque c’est la langue officielle. Et le jugement de la Supreme Court nie ce fait.
Retrournez faire vos devoirs vous n’avez pas la note de passage.
J’ai fréquenté une école internationale. Quand je faisais mes devoirs d’anglais, je pleurais presque; mais en haussant drastiquement le niveau des cours d’anglais ils font d’unilingues francophones des élèves bilingues très fonctionnels, en cinq ans à part de ça. école publique en plus.
Je discutais justement de ça avec une amie aujourd’hui. La plupart des anglophones que je rencontre au Québec aimeraient parler français et vice versa. Je me demande pourquoi les programmes d’anglais dans les écoles francophones sont si faibles et inversement pour les cours de français dans les écoles anglaises.
J’aimerais que mes enfants suivent de __bons__ cours d’anglais dès la première année du primaire, dans une école francophone.
Pourquoi est-ce trop demandé ? On se croirait en face d’un faux choix.
Voyons Gilles, ne partez pas en peur.
Ce que la Cour Suprême invalide c’est une loi Québécoise bâclée, pas le fait que le Français soit la langue officielle. De fait, la loi 101 a survécu, elle, au jugement de la Cour Suprême. C’est quand même pas mal.
Ce qui terrorise les séparatistes c’est que des Québécois puissent prendre conscience de ce qui se passe dans le reste du monde. Une population moins instruite est aussi plus docile et plus facile à manipuler. C’est pour cette raison et seulement pour cette raison que nous avons ce débat aujourd’hui. Une population fière de sa langue et bien instruite et informée ne se laisserait pas manipuler de la sorte pas ses politiciens. Je prends l’Europe en exemple.
Chaque pays a sa langue propre et tous communiquent ensemble et en plus, ça fait des centaines d’années que ça dure. C’est y pas beau ça?
On est pas plus bêtes (sauf, peut être en ce qui concerne nos politiciens), pas de raison que ça ne fonctionne pas pour nous aussi.
Il est normal qu’un État qui se respecte fasse l’enseignement dans sa langue maternelle. Le français c’est la seule souche qui nous unit. Un enseignement de langue et de culture française avec, bien sûr, un enseignement «anglais, langue seconde», un anglais pratique et aussi une autre langue au choix de l’élève.
C’est toute la différence de permettre, en parallèle deux cultures s’enseigner. Si on se veut pragmatique, disons que chaque langue porte en elle le berceau des valeurs qui l’a fondée. Cette lutte n’est rien d’autre qu’un canalisateur de la guerre latente entre deux nations.
@ClaudeB
«… l’unilinguisme, qu’il soit anglophone ou francophone ne nous mènera nulle part.»
Je crois que vous mélangez tout, là. Il y a une différence entre le bilinguisme institutionnel et ce que j’appelle le bilinguisme personnel.
Le Japon est un état unilingue japonais. L’Italie est un état unilingue italien et l’Angleterre est un état unilingue anglais. Cependant rien n’empêche les citoyens de ces pays de parler 2, 3, 4 ou 20 langues! Le fait que ces ÉTATS soient unilingues ne les referme pas sur le monde, à ce que je sache. Votre raisonnement ne tient tout simplement pas.
Vous voyez Claude, Simon Robert exprime exactement ce que je pense.
Réfléchissez à ça mon ami. Rien ne vous empêche d’être, à la rigueur polyglote, rien ne vous en empêche au plan individuel. Et je dirais même au contraire, tout vous y autoprise et personne ne vous en empêche. La preuve, vous avez appris l’anglais.
Mais sur le plan de la langue publique, et conséquemment de la capacité de tous les citoyens à s’exprimer publiquement et d’être compris, il est nécessaire qu’une langue commune émerge et s’impose en soi.
Et la façon la plus sûre d’y parvenir c’est à travers le système d’éducation. C’est pour ça qu’ici l’enseignement devrait se faire universellement en français, pour que tous les citoyens puissent s’intégrer à la société qui est non pas multiculturelle comme on voudrait bien nous le faire croire mais francophone et Québécoise comme le disent les statistiques sur la population.
Et en passant j’ai aussi des cousins dans le Maine avec qui je discute parfois des grands bout en anglais, parce qu’ils ont perdu leur langue, pas de vocabulaire, un accent tonique épouvantable et à la fin on ne comprend rien à ce qu’ils disent.
Le Français a été déclaré la langue internationale de la diplomatie par la Chine.
La Chine a même interdit de parler anglais.
La langue anglaise, un copié collé de la langue Francaise ?
http://www.vigile.net/Quand-les-Anglais-parlaient
Le Français a été la langue des Olympiques.
L’anglais a ursurpé par l’épée la langue française qui redeviendra la plus grande langue internationale.
Le Français est la langue des Dieux…
Vous avez raison Gilles mais ce n’est pas de ça dont il est question ici. Il est question d’empècher des parents d’envoyer leur enfants dans une école anglaise.
La grande Question c’est « pourquoi? »
De quoi nos politiciens ont ils peur?
Notre province est tellement mal gérée que plusieurs aspirent à sacrer leur camp d’ici au plus vite. Pourquoi leur en vouloir?
Notre bon gouvernement aimerait nous faire croire que le Québec c’est le plus bon pays du monde mais voila, ce n’est pas le cas. On est trop taxés pour les services qu’on a et le gouvernement est pourri et corrompu jusqu’a l’os.
Tant qu’on aura pas réglé ce grave problème, on aura à faire face à la désertion de l’élite. Quand tous les meilleurs seront parti, que nous restera-il pour le construire ce pays d’ont vous rêvez tant? Il nous restera les pourris et les corrompus. C’est par ça que vous voulez être gouvernés?
Pourquoi demandez vous Claude empêcher des parents d’emvoyer leurs enfants dans une école anglaise?
D’abord parce que nous avons une loi linguistique au Québec, comme il y en a d’autres dans d’autres pays et plusieurs États américains notamment.
Sur ce point Claude, avez vous entendu dire que les lois linguistiques dans les autres pays bafouent les droits des immigrants ou des minorités dans les États américains, et dans tous les pays qui disposent de telles lois ?
Parce que la loi linguistique doit s’appliquer à tout le monde : exactement comme la loi de l’impôt doit s’appliquer à tout le monde, comme la loi de la circulation des véhcules moteurs doit s’appliquer à tout le monde. inutile d’allonger la liste.
Toutes les lois sont des lois. Et chez nous, les lois sont adoptées par l’Assemblée Nationale ce qui montre que nous vivons dans un État de droit.
La Loi 104 qui vient d’être répudiée par la Supreme Court, elle a été adoptée à l’unanimité à l’Assemblée Nationale du Québec en 2002 Elle l’a été comme mesure renforçant la Loi 101 qui est la charte de la langue française, afin de fermer une brèche dans la Charte de la langue française. À l’unanimité qu’elle a été adoptée.
Les parents d’enfants qui utilisent les écoles privées non subventionnées sont des gens qui ne disposent pas du droit leur permettant d’inscrire leurs enfants à l’école anglaise.
Ce moyen est un subrterfuge qui est défini au dictionnaire comme étant une ruse, un moyen détourné. Et ils l’utilisent comme tremplain pour contourner la loi.
Et notez-le, ce subterfuge est employé parce que ces parents refusent que leur enfant soit éduqué dans la langue française.
J’entendais tantôt à la radio chez Maisonneuve, le juge Bastarache (ex juge de la Cour Suprême) expliquer avec force détails que les lois linguistiques existent puour protéger les droits collectifs…
Or la charte des droits, selon l’orientation que lui a donné Trudeau et que confortent les jugements de la Supreme court, est utilisée au motif de protéger les droits individuels.
Dans le cas présent Claude, la cour utilise les droits individuels pour contrecarrer les droits collectifs allégués par le Gouvernement du québec. Cela a pour effet de créer par répercussion un droit collectif n’est-ce pas?
C’est là qu’est la collision si je comprend bien. La loi 101 vise à protéger la langue française comme droit collective des québécois.
La Charte est invoquée pour donner préséance à un droit individuel en contradiction avec les droits collectifs, ce qui de facto met en place les conditins pour créer un droit collectif.
Ce nouveau droit collectif est obtenu par la juxtaposition ou si vouspréférez l’addition de tous les droits individuels à un ensemble de personnes qui en soi ne disposent pas du droit de faire ce que le subterfuge leur procure les moyens de faire.
Vous trouvez ça beau vous Claude ?
Vous allez dire que jhe ne répond pas à votre question. Au premier degré vous avez raison. Mais je ne pense pas que la vie se déroule au premier degré sans considérer les conséquences des décisions que nous prenons à ce niveau. Je pense que vous serez d’accord avec ça.
Nous vivons dans uns société. et dans les sociétés il y a des règles communes. come dans les entreprises, sinon c’est l’anarchie.
Un grand texte M. Facal.
Votre séjour en Espagne semble vous donner le recul nécessaire pour mettre les mots justes sur la réalité politique et sociale du Québec d’aujourd’hui où le mot «identité» est malheureusement devenu synonyme de «fascisme».
Votre présence politique et votre pragmatisme nous manque cruellement.
ClaudeB
Quand comprendrons nous, comme peuple, qu’au Québec, l’unilinguisme, qu’il soit anglophone ou francophone ne nous mènera nulle part.
Encore de l’abrutissement. Ça ne cesse jamais, 24 hrs par jour.
Pourtant, l’unilinguisme c’est la norme, le standard dans les trois Amériques.
Au ROC c’est 93% d’unilingues et la prospérité ne manque pas.
Au USA, au Mexique et en Amériques Centrale et du Sud, c’est 97% et plus d’unilingues.
Alors… C’est qui ce «comme peuple» qui n’est pas unilingue ?…
Le peuple de Elvis Gratton, ou quoi ?…
sp
Exception faite du Paragraphe 3-C:2 de la loi linguistique du New Hampshire qui se lit comme suit : « Aux procédures publiques entre l’État du New Hampshire et la province de Québec quand, de l’avis de l’administrateur de l’État impliqué dans ces procédures, il peut être nécessaire de mener celles-ci entre le Québec et le New Hampshire entièrement ou partiellement en français, et d’employer des documents publics officiels et des dossiers au moyen des procédures publiques, qui sont écrites complètement ou partiellement en français»
À part cette mention, il n’y a aucune disposition exceptionnelle parmi les 28 lgislations d’États américains que j’ai parcourues dans leur entier.
Tous les États, à l’unanimité proclament la langue anglaise comme langue officielle, et rien d’autres dans tous les aspects de la vie de l’État.
On peut consulter et vérifier à l’adresse suivante: http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/amnord/usa_4etats-ANGLAIS-off.htm
M. Facal,
Je crois que votre analyse est assez juste. Mais je crois aussi que vous exagérez l’importance de ce genre de débat. En effet, moi j’ai lu que la cour trouvait que l’exclusion des non-anglophones canadiens du système scolaire anglais au Québec était justifiée mais qu’en pratique la loi 104 ratissait un peu trop large. On peut s’insurger que « l’autre nation » nous dicte comment agir ou on peut accepter de revoir une loi qui n’est peut-être pas parfaite dans ses dispositions pratiques. À tout de moins il me semble y avoir consensus sur l’intention de cette loi.
« Elle est peut-être là, la vraie faillite du Canada. Voilà pourquoi les francophones du Québec n’adhéreront jamais avec enthousiasme au Canada, qui ne sera au mieux, pour une majorité d’entre eux, qu’un mariage de convenance. »
Mais c’est au contraire la vrai réussite du Canada qui n’exige aucunement des Québécois un enthousiasme envers lui, qui autorise la sécession avec une simple question claire et majoritaire, qui acceuille au sein de son parlement une formation ouvertement sécessioniste. Mariage de convenance, tout à fait. Et puis ?
Daveyy écrit «En effet, moi j’ai lu que la cour trouvait que l’exclusion des non-anglophones canadiens du système scolaire anglais au Québec était justifiée mais qu’en pratique la loi 104 ratissait un peu trop large»
Ce n’est pas de «l’exclusion des non anglophones» qu’il est qustion, c’est de l’inclusion des ayants droit dans le système d’Éducation francophones qu’il est question.
Le subterfuge utilisé est l’expression du refus formel d’inclure leurs enfants dans le système d’éducation accessible à tous par des gens qui y ont droit, qui refusent d’exercer ce droit et choisissent délibérément de contourner la loi.
La statue est éqyestre ou elle ne l’est pas. Elle ne peut pas l’être trop ou pas assez…
Cher Gilles,
Je vous soumet une question.
Pourquoi des parents Québécois francophones sont ils prêts à contourner la loi et payer des milliers de dollars par année pour envoyer leurs enfants dans une école anglaise?
Est-ce simplement parce qu’ils n’aiment pas le français ou plutôt parce qu’ils constatent l’échec lamentable du système d’éducation Québécois et désirent que leur enfant ait le meilleur enseignement qu’il soit possible de leur offrir?
Comme pour le travail au noir, lorsque les gens en ont assez d’être écrasés par leur gouvernement ils trouvent d’autres alternatives.
Comprenez bien que je ne suis pas forcément d’accord mais ce que je constate, c’est que notre bon gouvernement tente, par tous les moyens possibles, d’empêcher l’acces aux écoles anglaises aux francophones mais qu’il ne fait absolument rien pour améliorer l’éducation de nos jeunes.
Pourquoi? Parce qu’il ne peut pas… Nos politiciens ont perdu le contrôle de la machine gouvernementale. Ce sont les syndicats qui dirigent le Québec.
Dans ces circonstances, quel pouvoir reste-il au gouvernement? celui de passer des lois plus ou moins utiles pour donner l’impression qu’il dirige et gouverne mais lorsqu’on regarde d’un peu plus près, on voit bien que les vrais enjeux et les vrais débats sont éclipsés et glissés sous le tapis. En effet, comment peut-on penser changer les systèmes d’éducation et de santé si on a pas le contrôle de sa main d’oeuvre et que celle-ci menace de paralyser le gouvernement à la moindre annonce de changement.
Je suis fier d’être Québécois et francophone. Je suis fier d’être bilingue et que mes fils le soient aussi. Mais je suis moins fier de mes politiciens, qui parlent et parlent mais n’agissent jamais. Et lorsqu’ils agissent c’est seulement pour passer des lois qui vont réduire ma liberté encore un peu. Je n’accepterai pas de vivre sous une dictature contrôlante et corrompue et j’encourrage mes fils à se préparer à quitter le Québec si les choses empirent encore.
Que le dernier à partir éteigne la lumière en sortant.
extrait de l’arrêt de la cour:
« Les mesures visent à protéger la langue française au Québec et à favoriser son épanouissement. Bien qu’il existe un lien rationnel de causalité entre les objectifs et les modifications apportées à la CLF en 2002, les moyens retenus par le législateur ne représentent pas une atteinte minimale aux droits constitutionnels garantis par le par. 23(2) de la Charte canadienne. [37‑41]
Le refus de prendre en compte le parcours d’un enfant dans une EPNS, imposé par l’al. 2 de l’art. 73 CLF, est total et sans nuance, et paraît excessif par rapport à la gravité du problème de l’accès quasi automatique aux écoles de la minorité linguistique par l’intermédiaire d’écoles passerelles. Toutefois, lorsque des écoles sont établies principalement dans le but d’aménager le transfert d’élèves non admissibles au réseau anglophone financé par les fonds publics et que leur enseignement sert, en effet, à réaliser ce transfert, on ne saurait affirmer que l’on se retrouve devant un parcours scolaire authentique. Encore faut‑il examiner la situation de chaque institution, ainsi que la nature et le comportement de sa clientèle. Un court passage dans une école de la minorité ne témoigne pas d’un engagement réel et ne peut suffire, à lui seul, à obtenir le statut d’ayant droit visé à la Charte canadienne. Cette approche permet d’éviter un retour au principe du libre choix de la langue de l’enseignement au Québec, est moins attentatoire aux droits garantis et davantage conciliable avec l’approche concrète et contextuelle que recommande l’arrêt Solski. »
@ Gilles : il est ou le subterfuge ?
Je retiens excessif, sans nuance, je retiens qu’il faut modifier la loi pour continuer d’empêcher l’utilisation des écoles dites passerelles mais sans priver le droit légitime de ceux qui l’ont.
Èvidemment , tout jugement de la cour invalidant une loi du Québec est de la musique pour les oreilles des souverainistes en manque de « crise » pour raviver les braises, mais je crois qu’on exagère la portée de ce jugement, comme d’habitude, que le déchirage de chemises commence!
En 25 ans le réseau scolaire anglais du Québec a perdu 40 % de sa clientèle, à lire les commentaires ci-haut la loi 101 aurait été charcutée à tel point qu’elle ne sert plus à empêcher l’expansion du réseau anglais. Les chiffres démontrent tout le contraire. 169 000 élèves en 1971, 101 000 en 2007. Un peu de contexte svp.
Claude rassurez vous je suis persuadé que vous êtes un québécois fier de l’être. Vous demandez pourquoi «des parents Québécois francophones sont ils prêts à contourner la loi et payer des milliers de dollars par année pour envoyer leurs enfants dans une école anglaise?»
Je vais vous dire platement, mais pas pour être plate cependant, qu’à mon avis, c’est parce qu’ils n’ont pas malgré notre situation politique et économique, conscience et confiance de et dans la puissance et la richeesse de leur propre culture. Je m’explique.
Kurt Lewin, un psychologue social qui est l’auteur de la théorie dite du champs social, explique dans la section portant sur les minorités immigrantes leur comportement comme étant une tendance intrinsèque et continue à vouloir à tout prix devenir l’autre et pour ce faire s’assimiler à la majorité.
C’est pour ça qu’aux États-Unis par exemple, quand vous rencontrez vos cousins, je suis persuadé que comme les miens, ils se définissent essentiellement comme américains. N’est-ce pas?
Et il découle de ce fait ce que Lewin appelle la notion de minorité psychologique qu’il définit de la façon suivantedé : soit une majorité, soit une minorité démographique, qui ne possàde pas les leviers nécessaires pour assurer son épanouissement (soyez indulgent sur la précision de l’énoncé Claude j’y vais de mémoire)
Bien moi je pense que cette lutte acharnée de certains québécois francophones pour à tout prix inscrire leurs enfants à l’école anglaise, c’est exactement ça. Ils ont une mentalité de minorités psychologiques…
Pour eux, le salut ne peut venir que par l’assimilation de leurs enfants à la culture de l’autre. Et ça passe par l’école. Bien sûr ils disent que ce soit pour quils soient bilingues.
Mais l’école claude ça ne véhicule pas seulement une technique langagière. Ue école ça véhicule un contenu culturel et les valeurs qui y sont rattachées. Quel est ce contenu culturel qui est véhiculé dans les écoles de Westmount d’après vous ? C’est quoi le rapport avec votre culture et vos références sulturelles ?
Moi je trouve ça pathétique de constater que ces parents ne réfléchissent pas à cette dimension fondamentale de l’éducation de leurs enfants. Et pire, s’ils y pensent et qu’ils le rejettent comme si c’était de la merde.
Personnellement je ne parle pas couramment l’anglais comme vous. Et je m’en fiche totalement. Mais si dans les aléas de ma vie professionnelle j’avais du l’apprendre ben je l’aurais appris Claude. Comme vous l’avez fait.
Mais jamais dans ma vie je ne me suis senti inférieur parce que je ne parle pas couramment anglais. je trouve ça fou comme d’la marde que de fonder ses espoirs de vie et de réussite sur cette base obsessionnelle et quasiment maladive à mes yeux de parler anglais. Pensez-y deux minutes.
Il y a plusieurs centaines de millions de personnes qui parlent anglais Claude. Et il y a plusieurs centaines de millions de ces personnes qui sont plus mal prises que moi dans la vie.
Ça c’est au plan personnel. À cela ajoutez la dimension politique du contexte Cana…dian. Comme peuple je trouve que nous avons aussi ce défi à relever que personnellement je vois comme étant la nécessité, l’importance, et même le devoir d’être pleinement ce que nous sommes. Et le droit aussi d’exister en tant que tel, autant que les anglos du Canada ont aussi le droit d’exister.
C’est pour ça claude qu’il faut que les institutions qui nous représentent affirment ce que nous sommes et ce qui nous définit comme peuple, et comme Nation.
Quand tous les québécois seront devenus, non pas bilingues mais bi-culturels, le Canada va enfin être devenu ce qu’il tend à être depuis la conquête, c’est-à-dire monoculturel. Et nous cesseront d’exister c’est clair et net.
Là-dessus on ferme tu la lumière Claude où si on continue à jaser…?
@ Daveyy
Contrairement à votre affirmation, le contenu dans ce jugement est de la musique non pas pour les oreilles des souverainistes, mais pour celles des esptits esprits tordus qui se délectent à la pensée de voir le gouvernement du québec être une fois de plus obligé de trouver une autre solution à l’insoluble problème de la quadrature du cercle.
Où est l’astuce demandez vous astucieusement ? Il est décrit dans l’article de Yves boisvert dans la grosse Presse de monon Paul : http://www.cyberpresse.ca/opinions/chroniqueurs/yves-boisvert/200910/23/01-914162-letrange-logique-de-la-cour-supreme.php
Prenez la peine de le lire Daveyy. en particulier ce passage ou monsieur Boisvert écrit, je le cite : «M’est avis que c’est plutôt son raisonnement qui tronque la réalité. Que ce soit dans une école bidon ou dans une chic école de Westmount, si un élève entre et sort après un mois, un an ou cinq ans, pourquoi se créerait-il un droit linguistique qu’il n’avait pas en naissant?» Une maudite bonne question vous trouvez pas Daveyy?
Il est là le subterfuge mon ami, dans toute sa splendeur à part ça. Une véritable symphonie à vos oreilles dont plusieurs mouvements sont encore inédits.
@ Gilles
Analyse fascinante d’une très très petite tranche de notre société. S’il reste 101 000 élèves qui étudient en anglais au Québec, dont présumément la vaste majorité sont des véritables anglophones, combien de faux anglophones se sont faufilés et quelle proportion du total représentent-ils ?
Pourquoi se fendre en huit pour si peu alors que dans nos écoles françaises il y a tellement à faire ? Je sais que l’un n’empêche pas l’autre, mais me semble que notre énergie serait bien mieux dépensée sur l’amélioration de la qualité du français que sur le contrôle d’un tout petit nombre d’iiréductibles.
Daveyy vous dites «Pourquoi se fendre en huit pour si peu…». Ce jugement ne porte pas sur la performance du système scolaire mais sur l’accès ou non au système anglais sur la base du droit d’accès.
Et si c’est si peu comme vous dites, pourquoi la Cour Suprême prend-elle la peine d’examiner l’affaire …?
« C’est pour ça claude qu’il faut que les institutions qui nous représentent affirment ce que nous sommes et ce qui nous définit comme peuple, et comme Nation. »
Désolé Gilles mais force est de constater que ça ne fonctionne pas.
Pourtant, qu’est-ce qui est si difficile à comprendre dans le fait que nous soyons gouvernés par des incapables? Pourquoi est-ce qu’au Québec nos ne pouvons pas nous soulever et affirmer notre ras le bol collectif?
Simplement parce que 60% de la population totale du Québec tire profit de ce que le reste paie pour eux. C’est pour ça et uniquement pour ça que des parents francophones envoient leur enfants dans une école anglaise. Pour donner à leur enfants une chance de faire fortune ailleur qu’au Québec. Ça me semble simple pourtant.
Pourquoi à votre avis des Québécois vont étudier à Arvard ou au MIT plutôt qu’a l’université Laval?
À cause de la culture?
Soyons sérieux et cessont de croire toute la bulshit qu’on se fait servir par nos élites corrompues concernant la culture. Le vrai débat c’est qu’ils sont terrorisés à l’idée que les 30% de payeurs de taxes sacrent tous leur camp ailleurs.
je ne sais pas, je ne suis pas juriste, mais me semble que le déchirage de chemise pour la « cause » est disproportionnelle au dommage perçu à la loi 101.
Écoutez Claude, si vous ne faites pas la différence entre un enfant au primaire au moment où se développe sa pensée et se forme son esprit, et un adulte qui s’en va à l’Université à l’Université, si vous ne comprenez vraiment pas ce qui distingue les deux situations, ben là je pense que votre idée de fermer les lumières était la bonne.
Quant à vous Daveyy, une telle concentration de mauvaise foi concentrée dans une phrase, j’ai pas vu ça souvent.
Comme ils disent… -30-
Gilles, vous faites preuve de mauvaise foi vous aussi.
Je vous parle de la volonté de parents de donner à leur enfants la meilleure éducation scolaire possible, qu’il soit primaire, secondaire ou universitaire.
Ne me dites pas que notre système québécois actuel fait la job, vous mentirez et vous passerez pour un imbécile, ce que je ne crois pas que vous êtes.
J’ai lu ces commentaires. Gratifiant et édifiant! Mais une fois que tout cela a été dit, qu’en reste-t-il? RIEN! Le peuple du Québec a eu une seconde et dernière chance d’accéder à l’Indépendance nationale « and we blew it: that’s it, that’s all ».
La constitution de 1982, et sa charte, protège nos droits. La constitution canadienne ne restreint pas les droits des Québecois. Est-ce qu’il y a des clauses dans la Constitution de 1982 qui nous enleve des droits? Par contre, l’argument contraire pourrait être fait pour la Loi 101, qui restreint les droits de tous le monde. C’est ironique qu’un anglo-Québecois a le choix d’inscrire son enfant dans l’école de son choix. Un franco-Québecois n’a pas ce droit.
Le vraie débat est de savoir si les droits de l’individu ont préséance sur les droits collectifs (ou l’inverse). La loi 101 est un exemple de la préséance du collectif sur l’individu. Par contre, la Charte des droits et libertés donne la préséance à l’individu. Qui a raison?
Comme l’expréssion anglaise le dit si bien, « don’t shoot the messenger ». La Cour Suprème ne fait qu’interpréter la loi. Son rôle n’est pas de faire de la politique.
@ymdelisle
Vous avez raison de souligner l’aspect individuel et collectif que se dégage de la situation juridique entourant l’adoption de ces deux lois.
Toutefois, avec l’inclusion, dans la Charte canadienne, de l’article 27, la Cour suprême du Canada est condamnée à jouer un rôle politique en interprétant les droits et libertés sous l’angle du multiculturalisme canadien.
Le «messenger» comme vous dîtes, semble donc être le porteur d’une missive unique dont les conséquences politiques sont souvent défavorables au Québec.
Décidément, il y a de l’écho et de la discussion stéréo en clavardage, ici.
Essayons un peu de «foutaise»… Pour délasser les lecteurs en périphérie
Daveyy le 28 oct 2009 à 7:42
Mais c’est au contraire la vrai réussite du Canada qui n’exige aucunement des Québécois un enthousiasme envers lui, qui autorise la sécession avec une simple question claire et majoritaire, qui acceuille au sein de son parlement une formation ouvertement sécessioniste. Mariage de convenance, tout à fait. Et puis ?
De la foutaise.
La vrai réussite du Canada c’est qu’il impose de force aux Québécois de souche française sa langue et sa culture anglo-saxonne, à la vie publique comme au travail, avec succès.
Même les sécessionnistes, tout comme Pauline Marois et Gilles Duceppe, sont tellement bien assimilés qu’ils remplacent volontiers leur langue et culture maternelle en répondant aux immigrants, tout comme aux anglo-canadiens, dans la langue de Don Cherry.
Plus auto minoritaires que ces souverainistes auto «bilingues» qui contribuent chaque jour à l’effort croissant de l’unité canadienne, c’est impossible à trouver.
Un bout des clavardeurs…
ClaudeB le 28 oct 2009 à 9:35
… ce que je constate, c’est que notre bon gouvernement tente, par tous les moyens possibles, d’empêcher l’acces aux écoles anglaises aux francophones
De la foutaise.
Ce n’est pas le gouvernement du Québec, c’est la Cour suprême anglaise d’Ottawa qui par le passé a statué que les Québécois de souche française n’ont pas droit aux institutions historiques unilingues de la minorité anglo-canadienne, au Québec. Le régime d’apartheid, ça vous dit quelque chose ?…
daveyy le 28 oct 2009 à 9:35
Èvidemment , tout jugement de la cour invalidant une loi du Québec est de la musique pour les oreilles des souverainistes en manque de “crise” pour raviver les braises, mais je crois qu’on exagère la portée de ce jugement, comme d’habitude, que le déchirage de chemises commence!
De la foutaise.
N’avez-vous jamais pris le temps de réfléchir et trouver pourquoi le PQ a présenté cette Loi 104 à la fin de son deuxième mandat ? Peut-être que…
Après avoir charcuté le budget de l’OLF deux fois. Après avoir amnistié quelques 2,000 enfants illégaux déjà dans le système d’éduc unilingue anglophone.
N’avez-vous jamais pris une minute de votre temps pour réfléchir et trouver pourquoi l’adoption a été unanime ? C’est à dire pourquoi les libératistes du QLP ont voté avec le gouvernement du PQ, pour adopter cette Loi.
Réponse…
Parce qu’il était évident, à ce moment même, qu’elle ne résisterait jamais à un jugement de la Cour suprême anglaise du Canada. Qui plus est, en prime, même la Cour d’appel du Québec a jugée contre les dispositions de cette Loi 104. Non mais…
Croyez-vous vraiment que les «souverainistes en manque de crise» ne savaient pas tout ça, à ce moment en 2002 ?… Si oui… Il n’y a que Joseph Facal qui ne l’avait deviné, à ce moment là. Ici, on le savait déjà, tout ça, en 2002…
daveyy le 28 oct 2009 à 9:35
En 25 ans le réseau scolaire anglais du Québec a perdu 40 % de sa clientèle, à lire les commentaires ci-haut la loi 101 aurait été charcutée à tel point qu’elle ne sert plus à empêcher l’expansion du réseau anglais. Les chiffres démontrent tout le contraire. 169 000 élèves en 1971, 101 000 en 2007. Un peu de contexte svp.
Ouais… Pis…
La variation de la démographie sur une période de 25 ans, ça fait quoi ça dans la vie ?…
Mais, vous ne dites pas, voyez-vous, de combien à chuté le nombre d’enfants dans le réseau de la majorité, de langue française, durant ces 25 ans, non plus. Ah tiens !…
Vous ne dites pas, non plus, comment se fait-il que l’année dernière, lors du débat provoqué par le Consul Alabrune à propos des jeunes citoyens français au Québec, on a trouvé quelque 6,000 étudiants de langue maternelle «française» inscrits à l’unilingue, université de l’apartheid, McGill.
Ça c’est un petit nombre d’irréductibles, hein Dave ? Mais, l’assimilation par l’abrutissement que provoque le «bilingue», adopté par tous les péquistes du PQ, ça va comment, d’après vous ?…
Ouvrez-donc votre blogue, Dave, avec le copain Claude, afin que l’on puisse discuter un peu, sans importuner les bilingues.
ch
Cher Christian,
« Ce n’est pas le gouvernement du Québec, c’est la Cour suprême anglaise d’Ottawa qui par le passé a statué que les Québécois de souche française n’ont pas droit aux institutions historiques unilingues de la minorité anglo-canadienne, au Québec. Le régime d’apartheid, ça vous dit quelque chose ?… »
Vous allez me dire que ce sont les Anglos qui ont crée la loi 101? Mais d’ou vous sortez des foutaises pareilles? J’espère sérieusement que vous nous faites une blague.
J’oubliais,
Ce blogue, comme l’écris M. Facal, est un espace de dialogues et de réflexion. Je n’y ai vu nulle part que ce site est réservé aux Péquistes séparatistes. (Pour votre information, je ne suis pas fédéraliste non plus).
Pourquoi au Québec on ferait différemment du reste de la planète.
On doit enseigner dans la langue nationale, point final.
C’est comme ça partout ailleur sur terre.
En France c’est français, et économiquement, ils torchent le Canada.
En Allemagne, on enseigne en Allemand.
En Italie, on enseigne en Italien.
Au Québec, la langue nationale, c’est le français (et non pas l’anglais ou le bilingue). On est même tellement bonasses, que nous surfinançons des institutions anglophones, qui nous méprisent depuis 250 ans, au dépend de notre propre scolarisation.
On est ouvert au Québec ? Non, on est sans-desseins, d’endosser notre propre assimilation, en tentant de la justifier, comme 3-4 tatas viennent de faire.
J’ai honte ! Allez donc vivre ailleurs si ça vous écoeure le français, on a pas besoin de vous ici.