La babélisation du Québec
3 juillet 2008 par Joseph Facal
Les unes après les autres, les preuves s’accumulent. Mais nous continuons à nous laisser endormir.
Moins de la moitié des allophones utilisent le français dans leur vie de tous les jours.
La francisation de ceux qui ne sont pas d’origine latine – les Chinois, les Indiens, les Slaves – stagne autour de 15% et n’a pas fait de progrès depuis…30 ans !
Qui nous dit cela ? Non, pas la Société St-Jean Baptiste, mais le Conseil supérieur de la langue française, un organisme gouvernemental qui ne s’est pas distingué ces dernières années par son alarmisme.
Cela n’a pas empêché le gouvernement libéral, avec l’appui du Parti Québécois, d’augmenter à 55 000 le nombre d’immigrants reçus à chaque année, tout en retardant la publication d’autres données très inquiétantes et en clouant au pilori quiconque osait se questionner.
Le Conseil supérieur nous dit qu’il faut «agir d’urgence» et «massivement». La ministre St-Pierre, dont on a pu apprécier la vigueur, trouve cela «intéressant» et nous rappelle qu’elle agit «déjà». Ça vous rassure ?
Pour la millième fois, il faut redire que ce ne sont pas les immigrants qu’il faut pointer du doigt. C’est nous qui devons nous regarder dans le miroir.
L’immigrant, même s’il prétendra souvent le contraire parce qu’il sait la «bonne» réponse qu’il faut donner, vient ici pour refaire sa vie, pas pour mener à notre place un combat que nous-mêmes ne voulons plus mener.
Car voilà toute la question : avons-nous encore envie de nous battre pour cette langue ?
Dans sa tête, l’immigrant n’a pas choisi le Québec, sauf exception. Il a choisi le Canada et l’Amérique du Nord, où l’anglais règne en maître et où le français est une langue ultra-minoritaire. Vous émigrez en Espagne : vous apprendrez d’abord l’espagnol ou le catalan ?
C’est comme ça PARTOUT et depuis TOUJOURS : l’immigrant penchera logiquement, naturellement du côté du groupe majoritaire, parce que c’est là que se trouvent les opportunités
La situation du français en Amérique sera toujours délicate, mais si vous ne voyez pas le lien entre la condition minoritaire des francophones au Canada -et donc le statut politique du Québec – et l’avenir du français, c’est parce que vous ne voulez pas le voir.
À l’extérieur de la région métropolitaine, le français ne semble pas menacé, donc on s’en fout. La question linguistique y est vue comme une «patente montréalaise». Mais quand Montréal aura basculé, le compte à rebours s’enclenchera pour le reste du Québec.
Voyez aussi toutes ces petites démissions qui en disent si long.
Nous passons immédiatement à l’anglais pour avoir l’air gentils et ouverts, ou parce que c’est plus rapide pour se faire comprendre…chez nous !
Nous regardons comme des excentriques ceux qui se battent encore pour cette langue.
Nous laissons faire un gouvernement qui ne veut surtout pas prendre ce taureau par les cornes, de peur de déclencher une crise qui nuirait à ses intérêts partisans.
Nos petits-enfants nous poseront un jour la question : pourquoi avons-nous laissé faire ? Et si vous répondez en français, il n’est même pas dit qu’ils vous comprendront.
50 réponses à “La babélisation du Québec”

M. Facal,
Pour dire vrai, je trouve ça plate qu’on soit rendu à se demander si on doit geler ou pas l’immigration. Me semble que les gouvernement aurait pu penser avant à ajuster les moyens et les montants proportionnellement au nombre d’immigrants qu’on accueille. Car c’est bien ça la solution. Tant qu’à moi, on peut en accueillir plein de monde, tant qu’on a des politique linguistique et d’intégrations efficaces.
Mais est-ce que le gouvernement Libéral va vraiment agir? Comme vous, j’en doute énormément. Ils ont tellement peur de faire quoi que ce soit.
En fait, de plus en plus, je me rends compte que la solution au dossier linguistique et identitaire ne doit plus passer par des lois ou des règlements «broche-à-foin». On sait de toute façon que le cadre politique canadien actuel va permettre aux trudeauistes de démolir ces lois exactement comme ils ont fait avec la loi 101.
C’est clair : il faut arrêter de tourner en rond et faire l’indépendance.
Bravo M.Facal, encore un bijou de texte. C’est sur que présentement les signes sont tous pessimistes et la présence d’un gouvernement libéral, d’une mollesse encore jamais vu, accentu la déprime de ceux pour qui la survie du francais et l’ascension du Québec a la souvrainté sont des buts importants. La route est longue et il faut pas lacher le morceau mais encore une fois je trouve que le peuple n’est pas a blamer dans ce déclin. Meme si tous les francophonnes d’ici parlaient avec la qualité d’un Bernard Pivot et montraient du zele dans leur relation linguistique avec les nouveaux venus est-ce que la situation serait a ce point différente? Le probleme est avant tout politique et l’influence du peuple en politique passe uniquement par la boite de scrutin. L’exemple vient d’en haut, tant que les trous ne seront pas tous bouchés et que la clarté quand a la langue officielle ne sera pas établit on va patauger dans le meme probleme. C’est con mais la masse est capable de rien sans un guide charismatique et persévérant qui la mene a bon port. Je doute que M. Marois soit ce guide mais je pense qu’il y a un ancien ministre péquiste qui pourrait faire la job, reste a savoir si la job l’intéresse.
Vous avez raison monsieur Facal et vous le dites avec des mots clairs, le français est toujours menacé au Québec même. Maintenant, comment expliquer ce désintéressement des jeunes pour leur langue ? Comme si défendre une identité était devenu honteux ou un combat d’arrière-garde. Je repense à la phrase « Le confort et l’indifférence » et elle s’applique bien à notre nouveau contexte. Le gouvernement actuel soigne le confort (on pave les autoroutes, on refait les viaducs) et il ne s’occupe pas de ce qui caractérise un peuple, son identité et sa langue. Dès que le confort s’est installé, on devient indifférent pour toutes les questions qui pourraient déclencher un débat, dont celui de la langue. Quelqu’un peut-il m’expliquer comment un gouvernement qui ne fait rien d’important remonte dans les intentions de vote. Je ne comprends plus l’attitude des Québécois qui se complaisent dans l’indifférence: pourvu qu’on ait la grosse maison, la grosse bagnole, la grosse job payante, le reste on laisse tomber. Triste constat d’un peuple qui ne se bat plus, qui risque de disparaître d’ici 100 ans. La menace n’est pas virtuelle, elle est réelle. Rien qu’à voir les chiffres, c’est trop évident. Tant que nous ne retrouverons pas cette fierté d’être francophone en Amérique, il n’y a rien à faire. C’est d’abord aux Québécois de se prendre en main, pas aux autres, peu importe leurs origines. Ce n’est pas leur faute, c’est la nôtre. « Du pain et des jeux », voilà ce qui avait annoncé le déclin de l’empire romain. Tant que les gens ont de quoi manger et des jeux en quantité (quizz niaiseux, loto à profusion, etc.), notre société s’engourdira de plus en plus dans la méconnaissance de ce que nous sommes. Monsieur Facal, j’aimerais que vous repreniez du service pour notre cause.
M. Facal,
Je lisais la chute de votre texte, en ce jour de 400e anniversaire de notre capitale nationale, et il résume un peu mon état d’esprit aujourd’hui. Un mot: consternation.
On se laisse faire, l’armée du conquérant et sa police montée prennent le contrôle de nos rues placées sous haute surveillance policière. On ne dit rien. On hausse les épaules en se faisant flatter le sens du poil. Nous constituons une nation, semble-t-il. Ah oui? Une nation exsangue, presque sans voix, une nation qui ne voit pas plus loin que le bout de son nez.
La «fête» d’aujourd’hui est un symptôme et ce que vous décrivez dans votre texte est la suite programmée… à moins que? Aurons-nous le courage de renverser la vapeur?
Il me semble logique d’attaquer le problème au niveau de l’enseignement dans les écoles anglophones primaires et secondaires. Les enfants d’immigrants anglophones ou allophones fréquentent ces établissements et constitueront une grande partie de la population active de demain. L’héritage et les fruits de l’immigration actuelle. Pourquoi ne pas rehausser le niveau des cours de français dans les écoles anglophones du Québec? Pourquoi ne pas hausser la qualité des enseignants francophones dans ces établissements. Hausser le nombre d’heures consacrées à l’apprentissage d’une langue seconde. Bref, viser l’excellence linguistique dans les établissements d’enseignement au Québec (qu’ils soient anglophones ou francophones). Respecter le droit des anglophones d’étudier dans leur langue maternelle tout en les préparant à fonctionner dans une société où le français est majoritaire. Investir et consacrer plus de ressources pour une cause unique et caractéristique du Québec.
« À l’extérieur de la région métropolitaine, le français ne semble pas menacé, donc on s’en fout. La question linguistique y est vue comme une «patente montréalaise». »
Donc, pourquoi imposer à 3-4 millions de gens des lois qui serviraient à corriger un problème pour essentiellement l’autre 2-3 millions d’habitants?
Si le problème est montréalais, la solution pourrait-elle l’être aussi?
brem
Moins de la moitié des allophones utilisent le français dans leur vie de tous les jours.
La francisation de ceux qui ne sont pas d’origine latine – les Chinois, les Indiens, les Slaves – stagne autour de 15 % et n’a pas fait de progrès depuis… 30 ans !
Joseph Facal02/07/2008 06h53
Regardez ce qu’il a fait !…
Voilà que le symbole de l’uniformité anglo canado fédératiste au Québec, la presse de Gesca et ses éditorialistes, sont tous tombés en état de crise hier après-midi. Causée, encore une fois, par une chroni de la concurrence qui dérange la sacro sainte paix linguistique libérale.
Non, mais… Combien de fois faut-il le dire ?…
La politique officielle du ministère de l’immigration du Québec, selon le porte-parole Claude Fradette du MICC, tel que rapporté dans un article du 1 ier mai de Robert Dutrisac, consiste en une intégration anglo-américaine des immigrant au Québec. Le vocabulaire officiel utilisé est, intégration «nord-américaine».
C’est à dire… Malgré une écrasante majorité de 6 millions de francophones et une toute petite minorité de 8% d’anglophones, le gouvernement du Québec se fout éperdument de la démographie et de la démocratie.
Vous allez tous apprendre et adorer la culture et la langue de l’anglo-saxon américain, George Bush. Ou bien il n’y aura pas de jobbe et vous aller crever.
Ça c’est votre ministère de l’immigration. Pas celui d’Ottawa, celui de Québec.
Alors ?… Qu’est-ce qu’ils ont fait les allophones ?…
ch
« On se laisse faire, l’armée du conquérant et sa police montée prennent le contrôle de nos rues placées sous haute surveillance policière. On ne dit rien. » Claude B
Bravo, Québec 2008 doit sûrement nous rappeler la France occupée ? Avec des exagérations pareilles, pas besoin de commentaires sérieux.
« Nos petits-enfants nous poseront un jour la question : pourquoi avons-nous laissé faire ? Et si vous répondez en français, il n’est même pas dit qu’ils vous comprendront. » J. Facal
C’est ce que disent les Québécois depuis 250 ans. Les péquistes ont un intérêt politique certain à exagérer cette menace car ils se dépeignent en sauveurs.
« Je ne comprends plus l’attitude des Québécois qui se complaisent dans l’indifférence: pourvu qu’on ait la grosse maison, la grosse bagnole, la grosse job payante, le reste on laisse tomber » Yvonqc
Pensez-vous que les immigrants vienent ici pour se battre pour le français, ou pour avoir une vie meilleure? Avant 1960 les francohones n’avaient ni grosse maison (85% petits locataires), ni job payante ( ils occupaient le bas de l’échelle socio-économique) ils se sont battus pour ça et ils l’ont eu en grande partie. Que les Indiens et Srilankais arrivés à Parc Extension depuis 15 ans ne s’intègrent pas assez rapidement à la majorité n’est pas une catastrophe nationale. Quand 96,5 % de tous les Montréalais parlent le français (recensement 2006), difficile de suivre vos alarmes ni votre cynisme envers ceux qui ne sont pas si pessimistes.
Olivier, saviez-vous que toutes les écoles anglaises du Québec sont des écoles d’immersion. Le français est la langue d’enseignement pour 60% du curriculum de la maternelle à la troisième année et de 50% de la quatrième à la sixième. Les profs qui enseignent les cours en français sont des francophones qui doivent avoir réussi les examens de français du ministère. Saviez-vous qu’il est très difficile pour un prof unilingue anglo d’avoir un poste permanent dans une école anglaise. Saviez-vous que la grande majorité des jeunes anglophones qui terminent leurs secondaires sont bilingues, et voir trilingues.
M. Facal à raison sur plusieurs points. Mais, ce ne sont pas des lois 101 qui protègerons la langue française. L’indépendence ne changera rien au fait que nous sommes minoritaires en amérique. Bien au contraire, nous seront perdant si nous continuons à bâtir des murs, et à ce cacher derrière. C’est la création de richesse qui assurera notre survie. Le Québec de demain n’aura rien à voir avec le Québec d’hier. Une société qui se veut vibrante, se doit de changer et d’évoluer. Les ceintures fléchés et les balades de Gilles Vigneault, c’est du passé. Rachid Badouri c’est le présent. Qui sait ce que sera l’avenir.
Contre
D’abord, le francais se defend pas par des lois,ni par des politiques d’ immigration, mais par la culture.
Une tres bonne partie des francophones purs du Quebec sont unilingues, et ils en sont fiers.
Mais – ils ne contribuent pas grand chose a la defense culturelle du francais, car ils ne le parlent pas – ce qu’ ils parlent c’est une langue maternelle, pas le vrai francais.
Ils sont moins ouverts sur le monde, ils regardent les allophones, les anglophones ET meme les francophones qui ont un accent different comme des martiens.
Ils votent en general PQ.
Ils en ont peur, et les politiciens de PQ en profitent.
En Suisse et en Belgique, le francais est merci-bien depuis des siecles, meme s’ il cohabite avec d’ autres langues. Je ne connais pas un mouvement souverainiste des suisses francophones, ni la peur des valons d’ etre assimiles par les flamands. (Oui, c’est vraie, il y a la haine ethnique, comme ici en fait)
Donc, arretez de provoquer des fausses problemes.
Ouvrez vous sur le monde, apprenez d’ autres langues, et eppanouissez vous.
En Europe,c’est une fierte d’ apprendre d’ autres langues que la tienne, en plus d’ etre une fierte de connaitre tres bien ta langue maternelle.
Que voulez vous – donner raison aux « tabarnacs » et « choui et che pas »??? pour quelques votes??
Les immigrants qui arrivent ici sont la plupart tres bien eduques, il parlent deux – trois langues, et ils parleront le francais avec plaisir, a conditions qu’ on les demonise pas et on les blame pas pour tout le mal du Quebec.
Reveillez vous
La principale démission est celle qui consiste à ne plus avoir deux enfants par femme dans une société qui reste l’une des plus riches au monde.
C’est en fait le seul vrai obstacle au développement durable de la société Québecoise et au maintien du poids relatif des Francophones en Amérique du Nord:
http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/societe/demographie/naisn_deces/naissance/402.htm
Les autres sont de peu d’importance en comparaison: l’Indépendance, un renforcement de la loi 101, ne me semblent pas de nature à compenser une perte de population de 25% tous les 35 ans, ou de 55% tous les 70 ans.
En gros, il n’y aura pas (ou peu) de petits-enfants pour poser des questions.
Entendons nous bien: c’est un droit inaliénable pour une femme, et son conjoint, que de décider de ne pas avoir d’enfants. Il se trouve juste que ce choix a des conséquences qu’il faut ensuite assumer, sans se décharger des conséquences de ses choix sur les autres.
De même, le choix du Québec d’un Socialisme « Doux » sous la forme du modéle Québecois avec une certaine attirance pour l’Étatisme et la redistribution par forte taxation, et ses conséquences, à savoir un moindre niveau de vie même si les inégalités sont un peu moins fortes qu’ailleurs, n’aide sans doute pas à positionner le Français en premiére place aux yeux des immigrants.
http://www.stat.gouv.qc.ca/salle-presse/communiq
/2008/fevrier/fevrier0828a.htm
Le taux de rétention des immigrants est faible, et le solde des mouvements inter-provinces est négatif.
En effet, ce n’est sans doute donc pas tant la langue de la majorité qui attire que la langue de ceux qui ont les meilleures conditions de vie.
De ce point de vue, l’apprentissage du Catalan avant celui de l’Espagnol est une stratégie valable pour un émigrant qui compte s’installer en Catalogne, donc en Espagne, dans la mesure où l’économie de la Catalogne est je crois en meilleure santé que celle de l’Espagne.
Un Québec indépendant pourrait être un autre Luxembourg ou une autre Norvège, selon ses choix de société, et être un pôle d’attraction, mais il doit produire de la richesse, et il reste du chemin à faire (22 éme) pour remonter vers les premiéres places en terme de niveau de vie exprimé en parité de pouvoir d’achat, ce qui redorerait sans nul doute le lustre du Français en Amérique du Nord.
Ce n’est par aileurs sans doute pas compatible avec son modéle actuel, mais c’est un autre débat.
La Babélisation est donc une conséquence directe des choix démographiques, politiques et économiques des individus composant notre société, pas celle des choix des immigrants, et il ne s’agit pas tant de se battre que de se reproduire.
« La Babélisation est donc une conséquence directe des choix démographiques, politiques et économiques des individus composant notre société, pas celle des choix des immigrants, et il ne s’agit pas tant de se battre que de se reproduire. » Jean.
Bon point. Une petite correction toutefois. Les choix n’ont pas été faits par les individus composant notre société mais par les Imbéciles qu’ils ont élus. Voudriez vous d’un Québec indépendant avec une telle bande d’idiots pour le gouverner? Moi pas. Le fond du problème, il est la. Tout le monde les connais les solutions mais personne, au gouvernement, n’agit et n’agira jamais, bien trop occupés qu’ils sont à trouver des façons de se faire réélire le temps qu’ils puissent toucher leur généreuse retraite.
C’est pathétique vous me direz, et vous aurez raison. Mais tant que nous n’auront pas des élus avec une collonne vertébrale et non une bande d’invertébrés dont le quotien intéllectuel dépasse à peine celui d’un géranium en pot, On ne bougera pas.
J’ai peine à y croire lorsque je constate qu’a ne rien faire, le parti Libéral monte dans les sondages…
Dans le fond, nous sommes probablement un peuple de moutons qui ne méritons que ce qui nous arrive.
Il serait si simple de repeupler les régions avec les immigrants plutôt que les ghétoiser à Montréal.
On le fait avec les médecins québécois, pourquoi ne pouvons nous pas le faire avec les immigrants?
J’ai, en tête, l’exemple de ce couple de chercheurs Turcs qui, à Québec ne parlaient que l’anglais et qui, une fois tranférés à Chicoutimi, se sont mis, comme par magie, à parler uniquement français.
Coincidence? Non, INTÉGRATION… Et croyez moi, ça, ça marche…
C’est certain que l’assimilation tranquille guette le Québec français.
J’ai cessé depuis longtemps d’être souverainiste (à l’époque où je l’étais, on disait « indépendantiste »!), mais je pense aussi que seule la souveraineté garantirait presque certainement la survie du peuple québécois, entre autres raisons parce qu’il n’y aurait plus aucune équivoque quant à la langue du pays pour les nouveaux arrivants.
Mais les Québécois ont choisi, consciemment ou pas, de suivre le conseil de Robert Bourassa: veillons à notre sécurité économique d’abord, et espérons que l’assimilation n’arrivera pas. C’est un pari. Les Québécois trouvaient l’autre pari trop dangereux: faire l’indépendance et risquer une chute brutale de leur niveau de vie. Eviter cette chute aurait sans doute été possible, mais il aurait fallu travailler fort et nous montrer inventifs, ce qui, rien qu’à y penser, est bien trop fatiguant.
Et puis, l’assimilation des Québécois, si elle a lieu, mettra quand même plusieurs générations. Nous aurons le temps de nous y habituer. (Non, je ne suis pas cynique, je parle sérieusement).
J’avais moi-même tendance à passer rapidement à l’anglais sitôt que quelqu’un m’abordait avec un français incertain… jusqu’à ce que, à Barcelone, on réponde en espagnol à mon catalan de débutant. Maintenant je ne me laisse plus impressionner. Je réponds en français ici et continue de demander en catalan là-bas.
Richard Sauvé,
je partage votre défaitisme. Sauf que je suis toujours indépendantiste.
« il aurait fallu travailler fort et nous montrer inventifs, ce qui, rien qu’à y penser, est bien trop fatiguant ».
Haha (rire de tristesse). La facilité de la dépendance est si indigne de l’être humain. Mais il faut croire que nous sommes nombreux à nous y complaire.
« Et puis, l’assimilation des Québécois, si elle a lieu, mettra quand même plusieurs générations. Nous aurons le temps de nous y habituer. (Non, je ne suis pas cynique, je parle sérieusement). »
Nous sommes bien engagés sur cette voie. Mais il faudrait aussi voir quel sort nous attends si tel est notre avenir. Une agonie lente et pénible, ce n’est pas très réjouissant. Je n’envie ni les Acadiens, ni les autres francophones hors Québec d’avoir connu ce sort – celui de l’assimilation lente et presqu’indifférente. Leur avenir est nul au plan collectif: assimilés ou non, ils demeurerons des citoyens de deuxième classe. À moins de devenir l’Autre: tel est le choix que nombre d’entre eux font sans trop avoir le choix. Ils auront perdu leur langue, leur culture et leur dignité. Comme nous si nous demeurons obsédés par la sécurité plutôt que de nous préoccuper de la dignité.
M.Facal,
le phénomène de la babélisation se produit, je crois, lorsqu’il y a absence de chef ou lorsque le chef ne sait pas où il veut aller et perd ainsi la confiance de ceux qui sont sensés le suivre. Lorsque cela se produit, chacun présente sa solution et comme il y a très souvent autant de solutions que de sujets, on essaie à gauche, à droite, on tourne en rond,on ne va nulle part. C’est ce qui se passe au Québec depuis plusieurs années au sujet de la langue: on essaie de protéger la langue francaise, de la promouvoir mais sans toucher à l’anglais. L’Union nationale s’est brûlée avec la loi de J.J.Bertrand, Robert Bourassa en a fait autant avec sa loi 22 et le PQ a été porté au bûcher par la Cour Suprême avec sa loi 101. Pour que tout cela cesse, ca nous prendrait un chef qui n’a pas peur de s’affirmer comme vient de le faire le premier ministre Autralien qui a dit qu’en Autralie, la langue officielle est l’anglais et la culture est chrétienne et que ceux qui ne sont pas d’accord avec cela n’ont qu’à aller vivre ailleurs car, en Autralie, existe aussi la liberté de partir.
C’est exactement ce qu’il faut faire au Québec: avoir un chef qui donne une direction claire de ce que l’on veut et où l’on va. Bien sûr, les anglophones et pro-anglophones vont « chiâler ». Eh bien!, ils chiâleront…et puis après? C’est NOUS qui vivons sur cette terre québécoise depuis 400 ans qui avons construit ce pays qui nous appartient (droit acquis par l’utilisation de ce territoire) qui devons décider et NOUS seuls.Pour cela,cependant, il faut convaincre le peuple.Pour convaincre le peuple, il faut un chef, un vrai chef.
Selon Gerrit Huizer (University of Nijmehen, Holanda)qui écrivait ce qui suit dans la « Revista Mexicana de Sociologia » Ano XLIII/Vol.XLIII/Num.1, parue en enero-marzo de 1981:
« El proceso de la toma de conciencia colectiva depende en gran medida de la existencia de lideres que sean capaces de manifestar con claridad lo que la mayoria siente con mayor o menor vaguedad ». (Le processus de prise de conscience collective depend en grande partie de l’existence de chefs (leaders) qui sont capables d’exprimer avec clarté ce que la majorité ressent plus ou moins vaguement.)(M.Facal, la traduction est la mienne et comme le castellano n’est pas ma langue maternelle, je vous prie de faire les corrections nécessaires s’il y a lieu.Merci!).
Je crois sincèrement, monsieur Facal, que vous avez ces qualités et que vous êtes le chef qu’il faut aux Québécois. Vous êtes convaincu et capable de convaincre et sachez percevoir le sentiment des québécois. Vous seriez un chef très crédible et respecté car vous savez où le peuple québécois doit aller. Bien entendu, les fédéralistes tenteraient de diminuer votre influence mais cela ne ferait que révéler leur crainte que vous réussissiez.
Allez, monsieur Facal, unissez les forces indépendantistes, les québécois vous en seront reconnaissant. Merci!
M. Lesdents, Comme le bon vieux curé Labelle de mon enfance, nous serons pauvre sur nos terres de pierres, mais nous aurons notre dignité. Vous dites que les Acadiens, le premier peuple francophone d’amérique, n’ont pas de dignité. Vous dites que les Manitobains n’ont pas de dignité. Vous dites que les Franco-Américains n’ont pas de dignité. Pourquoi nous, des francophones, traiterions d’autres francophones de citoyens de deuxième classe? Au contraire, notre rôle est de les aider. Les français ont pris 200 ans pour revenir nous aider. Ne faisons pas la même erreur.
Nous sommes déja un des peuples les plus libre au monde et à voir nos artistes, nos militaires, nos politiciens, nos universitaires, nos gestionnaires, nos athlètes, nos astronautes, nos juristes, nos journalistes, nos jeunes et nos entreprises prendre le monde d’assaut, je n’ai pas peur du futur. Les indépendentistes nous disent depuis des générations que nous sommes un peuple de losers et que notre rédemption ce fera avec l’indépendence. Nous avons échangé un Curé Labelle pour un autre.
Perdons-nous notre dignité en adoptant une autre langue ou culture? Nous devrions demander à M. Facal si il a perdu sa dignité en devenant Québecois?
@ daveyy
« Quand 96,5 % de tous les Montréalais parlent le français (recensement 2006), difficile de suivre vos alarmes ni votre cynisme envers ceux qui ne sont pas si pessimistes. »
Je ne sais pas où vous avez pris ces chiffres, mais le dernier recensement fait état d’une minorisation du français à Montréal dans quelques années. La distinction c’est: entre pouvoir s’exprimer en français (lorsque obligé) et le fait d’en faire sa langue d’usage quotidien, il y a là la différence qui vous manque dans votre interprétation des chiffres. Je ne suis pas alarmiste, mais réaliste. Si vous tendez l’oreille dans les rues de Montréal, vous serez à même de constater que la langue, non seulement d’affaires, mais la langue pour sortir et s’éclater est l’anglais. Regardez un peu les affiches autour de vous, n’avez-vous pas remarqué qu’elles sont souvent en anglais ! Vous savez, monsieur Daveyy, je ne suis pas fermé, au contraire. Si tous pouvaient parler 2, 3 et 4 langues, c’est une marque d’ouverture et d’intérêt pour les cultures étrangères. Tout cela peut se faire en conservant le français comme langue d’usage au Québec, pour nous et pour les autres qui viennent vivre avec nous. Pour ce faire, il faut s’imposer et cesser de croire que notre culture n’a pas la force qu’il faut pour survivre.
Il n’y a pas seulement le Québec qui vit des problèmes causé par l’immigration massive. Ce phénomène touche beaucoup de pays. Le Royaume Unis et l’Australie ont fait sauter les tabous du multiculturalisme pour poser le problème en terme simple: L’immigration massive pose un problème de cohésion nationale (1) auquel il est de l’intérêt supérieur de l’état d’amener des solutions concrètes, comme la sélection plus serré et limitation de nouveaux arrivants; et le renforcement du code de citoyenneté autour de valeurs communes (Le PM de L’Australie a été très clair sur ces valeurs: « If immigrants dont share our value they should pass their way »). Voici que ces pays se sente nt menacer par une immigration qui est en pourcentage moins importante que celle du Québec alors qu’il ont les moyens d’un état souverain. Alors que nous on est un demi état annexé incapable de poser le problème dans ces termes réels; ceux de cohésion nationale; et encore moins capable du courage pour imaginer des solutions concrètes pour garantir cette mëme cohésion nationale. Quand on voit que Mme Marois propose le même seuil d’accueil d’immigrants (55 000) que Charest on se rend compte la bonasserie Québécoise est sans borne: La rectitude politique aidant, on finance, à bien des égrads, notre propre minorisation dans seul état que NOUS contrôlons et qui peut nous permettre de survive en tant que peuple français en Amérique. Il faut arrêter de croire que des lois peuvent protéger notre langue; il ne s’agit pas de protéger une langue. Le défi est celui de consolider notre culture pour la pérennité sur les assises d’un état souverain. Ceux qui veulent nous joindre pour ce projet sont les bienvenus, les autres « they just have to pass their way »
(1)http://www.telegraph.co.uk/telegraph/search/sitesearch.do?queryText=immigration+national+cohesion&action=doBasicSearch&advSearch=false&Go=Go&reset=false&ch=Money
En d’autres termes, M Pomerleau, You are either with us or against us.
C’est un fait que l’immigration au Québec est instrumentalisé pour grossir les rangs d’une minorité de blocage, qui n’ont rien à foutre de L’intérêt supérieur de l’état du Québec (Il se trouve que c’est le NOUS qui doit s’en charger). Je ne suis pas prêts à taire cette réalité au nom de la rectitude politique à cents cents. Cette situation commande que l’on prenne position comme d’autres l’on fait dans d’autres pays pour raffermir leurs « cohésions nationales ». Pourquoi eux peuvent faire le débat dans sa réalité et pas NOUS ? Pas compliqué à comprendre, à moins d’être figer dans la peur d’être trainé au Tribunal de l’Inquisition de la nouvelle morale par ces nouveaux curés de la rectitudes politiques qui se multiplient sur la place public; Et dont je n’ai rien à foutre.
Bonjour,
@ Pomerleau
L’immigration aux Royaume_Unis et en France ne s’est pas faites sous les memes bases qu’au Canada et en particulier au Quebec ou elle est particulierement specifiques aux plus instruits. A l’exception des refugies bien sure, mais ces dernieres ne forment pas plus que 10% si je ne me trompe. (Vous pouvez verifiez)
Donc si je comprend bien ce que vous dites les conditions a l’immigration devrait etre limiter a une adhesion politique a ce qui est grosso moddo un projet politique de quebec souverain ? Si c’est le cas, ne comparez pas cela aux autres pays, car les problemes qu’ils rencontrent sont TRES different.
Votre cohesion provinciale s’en porterait mieux si des clowns comme Dumont ne s’inventeraient pas des sujets de compagnes pour ramener les votes de ceux qui ont peur de perdre leur culture et leur langue, mais qui sont incapables de definir ce qu’est la culture et de parler une autre langue.
Ce n’est pas des debats que nous avons au Quebec c’est des discours ideologiques.
La conclusion auxquelles sont arrivé différents pays confrontés à une immigration massive s’est effectivement qu’il faut resserrer la sélection pour accueillir ceux qui veulent adhérer aux valeurs communes. Il s’agit là d’une adhésion à un projet politique au sens large du terme. Et non à une adhésion à une politique partisane qui découle d’un débat démocratique (gauche, droite, vert, peu importe).On peut définir la culture comme étant une manière de faire les choses; et cela porte sur l’ensemble des activités humaines (y inclus la politique). Cette manière de faire défini la personnalité culturelle d’un peuple. Cette culture se consolide sur les assises d’un état souverain dans le cas d’un pays. Et sur un demi état dans le cas d’une province, qui agit avec moins d’envergure d’où sa précarité. Pour y faire face on le Québec a le choix du repli ou de se donner les moyens d’un état optimal. C’est à partir des moyens d’un tel état que nous pourrons nous donner une politique d’accueil performante qui ne pourra que bénéficier aux nouveaux arrivant.
Vous ne repondez pas ma question.
Et j’en ai une autre.
Vous dites : C’est un fait que l’immigration au Québec est instrumentalisé pour grossir les rangs d’une minorité de blocage, qui n’ont rien à foutre de L’intérêt supérieur de l’état du Québec (Il se trouve que c’est le NOUS qui doit s’en charger).
Si c’est un fait prouvez le moi. J’ose croire que vous ne tenez pas un discours infantilisant envers les immigrants et que vous reconnaissez leur capacite a en venir a une opinion politique de maniere libre.
Si ce n’est pas le cas, expliquez-moi la sacro Sainte theorie qui suppose qu’un immigrant doit croire que l’interet superieur du Quebec consiste en un suppose Etat optimal que meme la ville de Quebec a refuse en 1995.
Si vous etes sure d’avoir raison, si vous etes sure que vous possedez la solution, alors soit, mais au moins ayez la decence de reconnaitre la liberte de choix democratique des immigrants qui sont aussi des QUEBECOIS a part entiere par la loi, et j’ose souhaite bientot par la culture, lorsque leur taux de chomage sera moins revoltant.
Il se trouve que les immigrants arrivent au Canada et cela est normale que leur loyauté aillent à ce pays. C’est ce qui explique qu’ils votent comme une tribu à 90% pour le PLQ. Ce parti a donc tout intérêt à en accueillir le maximum, même si cela pose des problèmes d’intégration économique.D’où la difficulté à les intégré (et ce taux de chômage révoltant).Comme les deux dernières prisent de pouvoir du PLQ ont mener à un déclin de la croissance économique du Québec( Daniel Johnson (1994)qui nous a mener a la pire sinistrose économique depuis la Grande Dépression et Charest qui a prit la croissance à 4,2% (2002) pour le faire décliner systématiquement à -0,8%), et comme ce parti reçoit un appuis massif des immigrants, je conclu qu,il s’agit d’une minorité de blocage, puis qu ils continueront à appuyer le PLQ peut importe le coüt pour le Québec. Je vous rappel que 75% des francophones ont voté contre le PLQ. Pour reprendre le pouvoir de son état ce NOUS majoritaire va devoir voter lui aussi comme une tribu. Et donc éliminer cette nuisance historique qu’est M Dumont. C’est la marche à suivre pour rétablir la cohésion nationale.
Belle tribu homogene. Francais, Algeriens, Italiens, Grecs, Roumains, Chinois, Chiliens, sans compter les Quebecois Anglophones et descendant d’Amerindiens et j’en passe.
La seule chose que vous trouvez pour expliquer cela c’est une loyaute envers le Canada. C’est bien simpliste lorsque l’on voit les differentes origines, cultures, religion de ces gens. Un immigrant fonctionnerai donc comme un pitou a son papa, toujours loyal meme quand les papa deconne.
Moi j’y vois plutot une confirmation que le nationalisme prone par le PQ et autre parti en crise d’adolescence comme l’ADQ n’est pas percu comme un nationalisme inclusif mais exclusif. C’est bien plus sense et plausible comme hypothese. Maintenant que cela s’avere vrai ou pas, ce n’est pas a moi d’en juger, et bien sincerement je m’en fous.
Votre explication sous tend aussi que les immigrants vivent principalement en communaute reclus et ne s’integre pas, ce qui est bien ridicule a mon avis. Il ya bien sure certaine communaute qui vivent recluses, mais de la a generaliser comme vous le faites, c’est bien trop simple cher ami.
Je vous rappelle qu’etre francophone c’est parler francais, donc les Francais, Belges, Tunisiens, Suisses, la majorite des »anglophones » du Quebec sont aussi francophones.
Vous pensez que l’explication du chomage desastreux des immigrants s’expliquent par le fait que l’on n’en accepte trop. Le PQ a soutenu dernierement la decision d’en accepter plus, et meme si je suis d’accord avec le fait de mettre plus d’argent dans l’integration par l’EMPLOI, il faudrait etre naif ou de mauvaise foi pour nier le fait qu’ils rencontrent plus de difficultes que dans les autres provinces. Pourtant l’Ontario en accueille bien plus que le Quebec.
Autre mythe urbains honteusement repandus par certains nationalistes, consiste a dire que les immigrants ont un grand taux de chomage car ils ne parlent pas le francais. Il faudrait alors expliquer pourquoi les Francais, Belges, Suisses, Algeriens, Marocains, et Africains en generales ont les meme problemes alors que leur maitrise du Francais est superieurs a celui du Quebecois moyen.
En passant je ne vote pas PLQ. Mais je ne vote pas PQ non plus car il y a dans le mouvement nationaliste une frange qui trouve une legitimite religieuse a taper sur celui qui pense differement donc bien souvent l’immigrant, et ce d’une maniere bien insidueuse. Ces pratiques ne sont pas denonces vigoureusement, et meme souvent defendu. Sinon pourquoi une raclure sauvage et reactionnaire comme Falardeau est toujours salue tambours battant. Pourquoi les Patrick Bourgeois de ce monde sont vu comme des patriotes ?
Le PQ se voudrait un parti social-democrate avec des politiques de droite en ce qui concerne l’immigrant et la langue. Un parti qui parle de democratie, d’autodetermination et qui nous parle depuis plus de 20 ans de liberte territoriale, chose qu’elle n’accepterait pas aux Amerindiens si le Quebec devenait independent. Un parti qui ne reconnait meme pas le droit aux Quebecois de souche de mettre leur enfant dans une ecole de leur choix. Pourquoi parce que le collectif decide pour l’individu. Je prefere decider pour moi meme, et je ne comprend pas pourquoi il n’y as pas plus de Quebecois de souche qui s’offense par rapport a ces ideologues et mollah de la langue.
Bref ca m’emmerde.
En passant la remarque concernant la tribu, je pourrais dire la meme chose des gens du Lac Saint-Jean, mais je ne connais pas bien la raison a leur »tribalisation » donc je ne dirais rien.
Merci pour vos reponses.
Plutôt que m’indiquer précisément dans mon texte à quel endroit je dis une connerie vous partez sur une dérape qui n’a rien voir avec mon texte pour vous donner une base d’argumentaire pour nous pontifier votre leçons de morale qui tient du délire émotif. Vous vous présentez comme un donneur de leçon. Vous dites: « Mais je ne vote pas PQ non plus car il y a dans le mouvement nationaliste une frange qui trouve une legitimite religieuse a taper sur celui qui pense differement donc bien souvent l’immigrant, » Et plus loins vous ajouter: »Ces pratiques ne sont pas denonces vigoureusement, et meme souvent defendu. Sinon pourquoi une raclure sauvage et reactionnaire comme Falardeau est toujours salue tambours battant. Pourquoi les Patrick Bourgeois de ce monde sont vu comme des patriotes ? ». Vous ëtes vous rendu compte que vous donnez exactement dans l’intolérance que vous dénoncer chez les autres. Selon vous M Falardeau, qui est gauchiste dans la tradition internationaliste serait un…réactionnaire (dure à concilier), parce qu il a un point de vue différent du votre. Et si M Bourgeois est vu comme un patriote s’est qu’il lutte pour libérer le Québec du pouvoir coloniale qui l’a annexer par la force. Personnellement j’aime mieux les patriotes que les nationalistes (que je ne suis pas). Cela dit le fait que les communauté immigrante vote comme une tribu est une réalité qui, ajouter à la division du vote francophone (PQ ADQ QS) conduit à une situation aberrante: Cette majorité francophone n’a aucun contrôle sur les 105 milliards $ de taxe perçu au Québec par les 3 nivaux de gouvernement( Ottawa, Québec, Montréal,). Il serait peut être temps que le NOUS se réveille et vote comme…une tribu!
Je ne me crois pas donneur de lecon, je trouve tout simplement que le mouvement souverainiste aurait bien a gagne a se debarasser de sa frange reactionnaire et extremiste. Nier qu’il y ait une frange reactionnaire dans le mouvement souverainiste releve de la mauvaise foi, Rene Lesvesque lui ne s’en formalisait pas aussi simplement que Marois,Parizeau et compagnie.
Je n’ai peut-etre pas ete claire, mais je m’explique sur les points auquels je ne suis pas d’accord avec vous, mais vous me lancait des noms d’oiseaux.
En une phrase je ne suis pas d’accord sur ce que vous dites concernant les immigrants, et je vous donne mon avis, sur leur adhesion quasi-unanime au mouvement natinaliste. C’est tout.
Concernant la tradition gauchiste internationale, je vais me controler pour ne pas rire, car je ne sais pas de laquelle vous parlez, mais un homme qui parle de peter un 2×4 sur la tete a quelqu’un qui pense differement de lui, et qui traite d’arriere, ou de malade mentale quelqu’un qui n’est pas souverainistes ne devrait pas avoir sa place dans un mouvement qui se dit democratique.
Je n’ai pas nier que les immigrants votent comme une tribu, mais ils ce que je dit c’est que ce n’est pas le vote d’une tribu literalement parlant et que d’autre chose doivent expliquer cette quasi-unanimite.
Desole de vous avoir autant offense, mais encore une fois vous ne dites rien d’autre que vos idees simplistes sur les immigrants. Tout comme le mouvement souverainiste je pense que vous devriez repense votre discours. Ca va nulle part.Seuls les convaincus acquiesent, comme d’habitude.
Merci de m’inclure dans votre Nous, Les immigrants et Quebecois d’origine diverse qui vous lisent apprecieront.
Bonjour M.Facal,
Vous connaissez mon opinion sur le rôle indispensable que vous jouez actuellement pour l’avenir du peuple Québécois composé de trois groupes de NOUS :
– le « Nous » francophone: 79,5%…le coeur de la Nation!
- le « Nous » anglophone: 8% et les mieux desservis au monde! Il doivent en être fiers!
– le « Nous » allophone: 12% qui enrichie notre culture Québécoise! Un gros plus!
Étant plus pauvre et notre taux de chomage étant historiquement plus élevé qu’en Ontario, le Québec — pour mieux intégrer nos nouveaux arrivants au marché du travail — pense actuellement y mettre un effort après…5 ans! Faut donc le croire, s’il le dit.
*
« La Nation Québécoise », «la Vraie» : inclut donc tous ceux qui habitent et vivent au Québec : « est québécois ou québécoise toute personne qui habite ce territoire ».
-
« La Nation Québécoise » de Harper, «la Fausse» : inclut seulement les Québécois de souche : donc, elle est «exclusive» (je parle de la définition qu’il en fait) Pourquoi? Pour diviser? Ça alors…Je ne dirai pas le mot qui me vient à l’esprit…par respect.
*****
En immigrant au Canada il y a 40 ou 50 ans(?) votre père, M. Facal, a adopté le Québec où on retrouve l’une des 2 nations fondatrices, après les premières Nations bien évidemment : ceux qui ont été parqués dans des réserves par le Canada!
Votre père avait le choix de l’intégration — il ne parlait ni l’anglais, ni le français — il a choisi de se joindre à cette petite Nation Gauloise en Amérique, qui se bat tous les jours pour conserver sa langue et sa culture envers et contre tous!
Vous, vous avez fait un pas de plus, en vous impliquant politiquement pour assurer la suvivance de ce peuple perdu en Amérique Nord!
*
Vous avez compris à l’instar de Bourassa en 1974 avec la loi 22 et plus tard avec René Lévesque et la loi 101, qu’il ne pouvait y avoir d’avenir pour ce peuple sans ces protections.
Les anglos-québécois ont compris cette nécessité avec le temps ; il reste semblerait-il à une minorité d’immigrants plus ou moins récents à le comprendre!
Je me permets au nom de tous les intervenants sur ce blogue de vous remercier! Vous êtes un exemple à suivre pour tous les québécois quelque soit leur origine!
Je suis certain qu’ils se joignent tous à moi, puisqu’ils sont tous francophones, pour vous encourager à continuer.
Ils tiennent tous sans exception, non pas à changer de langue et de culture, mais au contraire à les PROMOUVOIR!
Nous sommes tous très fiers de vous!
Bonne journée,
Jean-Renaud Dubois
Sainte-Adèle
Adnane
« L’immigration aux Royaume_Unis et en France ne s’est pas faites sous les memes bases qu’au Canada et en particulier au Quebec ou elle est particulierement specifiques aux plus instruits »
Au nombre d’erreurs que vous faites dans vos phrases, à votre syntaxe si désarticulée et au charabia incompréhensible de vos textes on se permettrait d’en douter
Adnane
« .. mais un homme qui parle de peter un 2×4 sur la tete a quelqu’un qui pense differement de lui, et qui traite d’arriere, ou de malade mentale quelqu’un qui n’est pas souverainistes ne devrait pas avoir sa place dans un mouvement qui se dit democratique »
Et vous ? vous trouvez normal de traiter de clown Mr Dumont comme vous le faites parce-qu’il ne pense pas comme vous ?
Adnanne
« Le PQ a soutenu dernierement la decision d’en accepter plus, et meme si je suis d’accord avec le fait de mettre plus d’argent dans l’integration par l’EMPLOI »
Vous voulez en plus qu’ils vous donnent de l’argent ?
Je vous rassure Zoubeida, je suis au Quebec depuis mon plus jeune age, et j’ai appris mon francais au Quebec depuis la garderie et je n’ai jamais eu de problemes dans mes cours de francais loin de la.
Je pourrais en effet corriger mes fautes, je l’admet. Et meme si mon clavier ne prend pas les accents, je pourrai me debrouiller pour trouver un logiciel. Mais que voulez-vous, la paresse a ete plus forte ce soir.
Je ne sais donc pas pourquoi vous me prenez pour un immigrant car je suis aussi Quebecois(e) que vous. Peut-etre que vous ne pouvez concevoir qu’un Quebecois de souche de la dixieme generation de la matante de votre beau-frere de Saint-Clin-Clin ecrive ce que j’ai ecit, mais ayez au moins la decence de m’attaquer sur ce que je dis et non sur que je semble etre. (Un immigrant meprisant de son pays et de sa langue ?)
Quand je traite Dumont de clown, c’est pour souligner son manque de serieux. Je ne veux pas l’empecher de s’exprimer, et je ne veux pas lui peter un deux par quatre sur la tete, meme que je lui reconnais des qualites. Ne pas savoir faire la difference entre les termes violents et anti-democratique d’un Falardeau et traiter quelqu’un de clown montre que vous avez peut-etre un serieux manque d’esprit critique.
C’est mon 5ieme commentaire. Allez sans rancune. Je vous promet d’ecrire sans faute la prochaine.
En passant vous connaissez une recette de Baklaoua ? J’en cherche une bonne. La derniere Zoubeida que j’ai connu avait un tres sale caractere, mais connaissez des recettes divines.
YMDelisle me demande si j’ai «perdu ma dignité» en changeant de langue (puisque vous savez tous que l’espagnol est ma langue maternelle)lorsque je suis arrivé au Québec.
Il sous-entend par là que les francophones pourraient s’exprimer en anglais ou même s’y convertir sans pour autant perdre leur dignité.
C’est évidemment ce qu’on appelle un sophisme…et un gros.
YMDelisle ne voit pas ou fait semblant de ne pas voir qu’en tant qu’immigrant, il n’est que normal que j’adopte la langue du peuple qui m’accueille…tandis que les Québécois francophones de souche sont ici chez eux !!!! Et on voudrait nous faire croire qu’il est normal et pas du tout dégradant qu’ils aient à changer de langue pour se faire comprendre ??!!
Franchement…
Adnane,
Et comment expliquez-vous que votre clavier ne prenne pas les accents ? On vous l’a donné peut-être ? Et si vous l’avez payé, pourquoi avoir choisi un clavier sans accent ? Un détail bien sûr. Qui pourrait s’en offusquer à part quelques radicaux qui aurait l’audace de s’attendre à ce que leur langue nationale soit respectée ?
Quand aux fautes, ne vous en faites pas trop; les souchards comme moi et plusieurs autres sur ce forum n’ont pas de leçons à donner à ce chapître.
Et dites-moi, qu’avez-vous contre Saint-Clinclin ?
Effectivement, Montréal est une digue. Une palissade. Dès que la digue cède, ou que la palissade brûle, c’est le début de la fin.
Mais les immigrants n’iront pas seulement vers la langue qui leur donnera le plus d’opportunités. Ils irons aussi du côté de ceux qui mènent, qui ont le gros bout du bâton. Or, qui est-ce qui montre l’exemple au Québec? Si même les Québécois plient les genoux à la première occasion, je ne vois vraiment pas comment on peut blâmer nos immigrants.
Montrons l’exemple…
[...] Joseph Facal, sur son blogue, résume assez bien ce que je pense du sujet, dans un billet intitulé La babélisation du Québec. J’y ai également apporté mon propre grain de [...]
Monsieur Facal a bien raison d’écrire que l’assimilation d’un peuple habitant un territoire donné depuis longtemps, est plus dramatique que celle d’un individu qui quitte son pays d’origine pour s’installer dans un autre.
D’ailleurs, monsieur Facal n’est même pas « assimilé » au sens strict, car je suis sûr qu’il parle encore un excellent espagnol!
Le cas des Franco-américains est différent de celui des Québécois, puisque, bien que nombreux, ils n’en ont pas moins été des immigrants aux Etats-Unis, condamnés à plus ou moins long terme à s’assimiler.
J’avoue mon égoisme: quand j’étais jeune, je craignais beaucoup l’assimilation des Québécois, mais maintenant que j’ai 55 ans, je suis à peu près convaincu de pouvoir finir mes jours en français. Je crois constater chez la plupart des jeunes de l’indifférence quant au caractère français du Québec (et je ne les blâme pas: ils ont tant d’autres problèmes). Ce sera à eux et aux plus jeunes encore de décider de ce qu’il adviendra. Quant à moi, comme je l’ai écrit plus haut, je me contente d’observer les choses avec intérêt, mais sans plus vouloir participer au combat.
Verrons-nous jamais un Québec souverain ? Je crois bien que non: les meilleures occasions ont été ratées, et beaucoup trop de Québécois « de souche », parmi les plus dynamiques et les plus scolarisés, y restent farouchement opposés.
le 04 juil 2008 à 12:19 Richard Sauvé
… mais je pense aussi que seule la souveraineté garantirait presque certainement la survie du peuple québécois, entre autres raisons parce qu’il n’y aurait plus aucune équivoque quant à la langue du pays pour les nouveaux arrivants.
Je ne crois pas un instant ce truc de la langue du pays, une fois le statut politique changée.
Seuls ceux qui ont participés au forum de la saison des idées au site du PQ et au forum du pays du Conseil de la Souveraineté, ayant accumulé plus de dix milles commentaires et analyses, savent vraiment comment les directeurs et membres du PQ, derrière leurs écrans et claviers, conçoivent cette souveraineté, sa langue et culture.
Tous les chefs du PQ et leurs membres et militants supportent le maintient de deux langues et cultures dans un pays du Québec. À l’image du New Brunswick. Comme ils le font en ce moment.
La deuxième langue du pays Québec étant caractérisée par le maintient de la deuxième société d’accueil anglo-canadienne. Ses écoles, collèges, universités, hôpitaux, centres sociaux et services gouvernementaux, indépendants et parallèles, comme vous les voyez en ce moment.
C’est particulièrement vrai pour la cheffe canadienne d’appartenance, Marois, qui éduqué ses quatre enfants à l’image de Justin Trudeau. Bilingues et biculturels américains.
Cette société anglo-canadienne, qui inclut allophones et anglophones, accapare 24% du budget du Québec, malgré sa démographie de 8%. Ce qui implique, sans doute, qu’il y aura aussi le maintient du droit de travailler dans cette langue, dans le pays.
Pour vérifier…
Demandez au site du PQ si leur plan de la souveraineté inclut le maintient ou non de la minorité, indépendante et parallèle, anglo-canadienne. Société qui accueille déjà tous les immigrants et leurs enfants, dont les plus connus sont Rima Elkouri et Yolanda James.
ch
Merci M. Facal de la précision que vous faites à YMDelisle. Vous m’enlevez les mots de la bouche.
YM Delisle: « Vous dites que les Acadiens, le premier peuple francophone d’amérique, n’ont pas de dignité. Vous dites que les Manitobains n’ont pas de dignité. Vous dites que les Franco-Américains n’ont pas de dignité. »
Oui, leur dignité est quasi-nulle au plan collectif. Ceci n’est pas du mépris: c’est décrire leur situation objective: ils sont contraints malgré eux de s’assimiler, de renoncer à être eux-mêmes (ils y sont fortement invités par tout leur environnement, comme en témoignent les taux d’assimilation), ou se condamner à mener des luttes interminables de velléitaires et de désespérés. On ne peut pas passer sa vie à mener des batailles impossibles! C’est ca être un minoritaire. Et je les plains: pas vous? Ceci ne signifie pas que je n’ai pas de respect pour les individus ou pour leurs luttes de minoritaire, ni que je ne veuille pas les aider (quoiqu’il soit loin d’être démontré que d’envoyer des chèques puisse les aider): mais oseriez-vous dire que vous enviez leur sort? Oseriez vous dire qu’ils sont si dignes que vous échangeriez volontiers votre condition pour la leur? SVP, répondez surtout à cette dernière question.
Notre dignité se porte sans doute un peu mieux car nous avons plus de moyens, et nous avons un État. On peut encore ici, si on habite pas Montréal, faire le choix de vivre en francais et s’en tirer pas trop mal. Nous avons une masse critique suffisante pour que nos noms francais et notre langue ne soient pas trop honteux et ne constituent pas un frein trop important à notre ascension sociale. Nous avons le privilège d’être majoritaires chez nous. Mais je ne pense pas que nos ambitions devraient s’arrêter à cela. Il faut aspirer à devenir la communauté à laquelle les autres s’intègrent. Et cesser notre dépendance.
Ceci dit, je continue de remarquer qu’il y a au Québec deux types de fédéralistes francophones:
1. Ceux qui sont complexés parce qu’ils ne parlent pas anglais (et qui aspirent à l’apprendre pour ne plus se sentir inférieurs à l’Autre) – en général ceci s’accompagne d’une opinion très haute de tout ce qui est anglais (alors qu’il n’en connait rien). Dans son esprit, l’anglais est gentleman, l’anglais est distingué, l’anglais est puissant et sait naviguer, l’anglais est un généreux colonisateur, l’anglais est bon en affaires, l’anglais est riche, l’anglais est travaillant, l’anglais est généreux, l’anglais est efficace, l’anglais a le sens de la mélodie et de la musique, etc.;
2. Ceux qui était des 1 autrefois, mais qui ont appris l’anglais. Ceux-là considèrent qu’il s’agit d’un des plus grands accomplissements de leur existence. Ils se sont ainsi affranchis de leur condition misérable de Québécois francophone (mais le plus souvent, sans s’en rendre compte, ils persistent à se sentir inférieurs à l’Autre parce qu’ils réalisent bien qu’ils ne seront jamais tout à fait lui malgré leurs efforts – leur accent, leur nom traduit leur origine. Ceux qui persistent enverront leurs enfants à l’école anglaise, en espérant que leurs enfants auront la chance, eux, de devenir l’Autre).
Reste encore les hybrides comme Jean Charest ou PET. Nous aurons l’occasion d’en reparler.
Et bien comme « Le détracteur contructif » je dirais que, commençons par donner l’exemple!… Il n’est jamais trop tard pour se reconnaitre, moi j’ai confiance que si chacun reconnait cette belle langue qu’est la nôtre et bien nous arriverons à faire de tout ces grains de sable la plus belle et grande plage du monde!…(silence..)
Votre position, Monsieur Facal, est d’une remarquable limpidité et me laisse béat d’admiration. Ainsi, si j’ai bien compris, c’est la règle mathématique qui garantira votre zone de confort. Il faudra donc faire appel un jour à des comptables pour nous rassurer collectivement.
« Après un recomptage sous la supervision de la firme Facal-Biz-Falardeau et associés, nous sommes en mesure de vous confirmer que le français est maintenant la langue la plus utilisée à Montréal! »
« Ouf! dira-t-on dans les chaumières. On l’a échappé belle. Astheure, mets ça à TVA, c’est LA POULE AUX ŒUFS D’OR qui commence. »
« La défense du français est le combat ultime. Il en va de notre survie. » Cet axiome ridiculement réducteur, que nous entendons de plus en plus souvent et que nul n’ose contester, de peur peut-être de passer pour élitiste, ou pire encore pour quelqu’un de droite, est si ancré dans notre inconscient collectif que nous le répétons en cœur, au risque de passer complètement à côté de l’essentiel.
N’avons-nous pas à nous inquiéter plus profondément, et plus durablement peut-être, de la qualité de la langue et de notre culture générale? Jetez un œil aux BBM du mois de juin, par exemple. Vous y verrez des résultats édifiants pour ce qui concerne nos habitudes en télévision.
J’ai également souvenir d’un article paru dans La Presse il y a quelques semaines et qui démontrait encore une fois notre égocentrisme tout québécois. Contrairement au reste du Canada, nous consacrons la plus grande place dans nos bulletins aux nouvelles locales, (hockey, Julie Couillard, Guy Carbonneau, etc…) Presque rien sur l’international. Si c’est pas québécois, on veut pas le savoir!
Notre repli identitaire, qui constitue une tendance lourde, ne vous inquiète-t-il pas également? À moins que pour vous, il importe peu que nous soyons ignorants, pourvu que nous soyons des ignares francophones? Et ne me dites pas qu’il convient d’abord de gagner le combat de la langue, que c’est le plus urgent et que nous pourrons ensuite nous attaquer au reste. Je répondrais à cela : soyons plus ambitieux! Défendons le français non pas seulement comme langue de communication, mais également comme élément déterminant dans l’avancement de notre culture.
« Nos petits-enfants nous poseront un jour la question : pourquoi avons-nous laissé faire ? Et si vous répondez en français, il n’est même pas dit qu’ils vous comprendront. »
Je peux vous rassurer là-dessus, Monsieur Facal. Vos petits-enfants parleront encore un certain dialecte français, mais pas sûr qu’ils vous comprennent pour autant.
« Cé koi ki dit, grand-popa? »
Daniel, vous me faites rigoler. Vous êtes de ceux qui crachent en l’air. S’il vous plaît de vous classer parmi les « ignares francophones » et de vous autoflageller en vous disant « égocentrique », libre à vous. Si Guy Carbonneau et le hockey vous intéressent, laissez-vous aller! Mais laissez les autres Québécois en dehors de ca.
Je ne me sens pas concerné par vos propos. Pas plus que n’importe quel américain ne regardant pas Survivor et Fox News, ou que n’importe quel britannique ne s’intéressant pas à Big Brother et à Jade Goody. Bien d’autres peuples, hormis le notre, consomment bcp de culture de bêtise et d’auto-abrutissement. Faut-il pour autant en conclure que ces peuples sont décadents, bêtes, stupides, idiots, et inférieurs? J’en doute. C’est au contraire le signe que notre société tolère que certains entrepreneurs exploitent la bêtise humaine. Nous sommes une société libérale, et nous faut en accepter les inconvénients.
Par ailleurs, il est normal que nous ayons au Québec moins d’espace médiatique consacré à l’international. Nous sommes un petit marché. Radio-Can et La Presse ont peine à entretenir des correspondants à l’étranger. À moins que vous ne vouliez que l’État s’en mêle et donne des subventions à l’information internationale, ce dont je doute. Mais il existe d’autres sources d’information pour ceux qui, comme vous, ont soif d’information internationale. Trouvez d’autres moyens de satisfaire votre curiosité intellectuelle.
Amen! M.Facal.
La phrase clé de votre billet selon moi:
»Mais quand Montréal aura basculé, le compte à rebours s’enclenchera pour le reste du Québec. »
C’est écrit dans le ciel.
Le problème des Québécois, en particulier ceux de ma génération (génération Y, j’ai 25 ans), c’est l’égoïsme et la paresse.
Lorsque je parle de l’importance de protéger la langue française avec des gens de mon âge, on me répond trop souvent qu’on sera mort lorsque le notre langue aura disparue.
Et alors ? Alors ce n’est pas grave ?
Cette attitude nombriliste me scie en deux, me dégoûte, et chaque fois, cette attitude m’enlève une fraction de la force requise pour continuer le combat.
Quand je lis des textes comme celui que vous avez écrit, ça me rejoint, me réconforte, et me redonne même une parcelle de courage pour continuer à y croire.
Merci.
@YvonQc
recensement 2006
Montréal : population totale 3 588 520
connaissance français seulement 1 404 915
connaissance français et anglais 1 861 930
donc 91% (mon erreur j’ai dit 96%)connaissent forcément le français.
Quel était ce pourcentage il y a 20, 30 ou 50 ans, je peux vous dire sans me tromper,qu’il était bien inférieur.
Quand vous dites: »Si vous tendez l’oreille dans les rues de Montréal, vous serez à même de constater que la langue, non seulement d’affaires, mais la langue pour sortir et s’éclater est l’anglais » tout est relatif, si vous compariez Montréal en 1965 (année de mon arrivée ) vous trouveriez qu’il y a pas mal moins d’anglais aujourd’hui qu’à l’époque de la Royal Trust, la Sun Life, la St.James Street, Morgan’s, Simpson’s , Eaton’s. Vous oubliez peut-être que Montréal fut jadis une ville majoritairement anglophone. Entendre parler anglais semble vous donner de l’urticaire- get over it svp.
Quant à la langue maternelle, difficile de compter les nouveaux immigrants avant une génération. Les Ryan, Johnson, Carmichael, Walsh, Wilson Lindsay, McLeod etc qui sont aujourd’hui des Québécois francophones de souche ont mis minimum une génération avnt de s’assimiler. Si les jeunes couples francophones quittent Montréal pour la banlieu et sont remplacés par des immigrants, c’est beaucoup plus un problème d’étalement urbain que de transfert linguistique. On peut difficilement légiférer sur la langue dans laquelle les gens chantent dans leur douche.
Votre génération n’est pas plus coupable que les autres, Rick. Les jeunes d’aujourd’hui n’ont pas connu le temps où les travailleurs francophones vivaient souvent dans l’humiliation au Québec, ni l’époque où les affiches unilingues anglaises étaient nombreuses à Montréal et dans les environs.
C’est un peu comme le féminisme: les vieilles féministes reprochent souvent aux jeunes femmes d’aujourd’hui leur tranquille nonchalance, en leur rappelant que les acquis dont elles profitent ont été gagnés de haute lutte et doivent être défendus avec vigilance. C’est bien facile à dire, mais quand le danger paraît lointain, il est bien humain de ne pas s’en préoccuper trop.
Lesdents, j’aime beaucoup vos commentaires moi aussi. Mais trop d’éléments supplémentaires jouent contre la souveraineté du Québec, quand on compare à l’Ecosse et à la Catalogne, par exemple. La présence des Autochtones, surtout au Nord du Québec, qui seraient en position de force pour négocier le rattachement de leurs terres ancestrales au Québec, vu la grande sympathie dont bénéficie leur cause dans le monde. Il y a aussi le fait tout bête que le Québec briserait le pays en deux, effet que n’aurait pas l’indépendance de l’Ecosse ni celle de la Catalogne… Et pourtant, ces deux dernières ne semblent pas sur le point de faire le saut pour autant!
Cher pseudo, (Lesdents!?!?!)
Si mon commentaire vous a fait rigolé, le vôtre, hélas, n’a provoqué chez moi qu’un pâle sourire désabusé. Vous avez sciemment déformé ma pensée, ce qui ne vous honore pas, mais considérant le médium, j’imagine qu’il est peu probable qu’une véritable discussion puisse s’y développer. (Apparemment, il est encore plus facile de dire n’importe quoi quand on se cache sous un pseudonyme, mais passons…)
Précisons donc notre pensée à nouveau, puisqu’il le faut. Je condamne l’aliénation dans laquelle le Québec s’engouffre à la vitesse grand V, sorte de je-m’en-foutisme de bon ton chez les adeptes du vivre et laisser vivre, dont vous faites manifestement partie. Vous dites, si j’ai bien compris, qu’ailleurs ce n’est pas mieux. Or donc, contentons-nous de nous abrutir collectivement, puisque tout le monde le fait?
Tiens! Nathalie Collard dans La Presse de ce matin s’inquiète elle aussi des faibles performances de nos élèves. « Au Québec, cela s’est traduit par un nivellement par le bas et une obsession de «faire passer» tous les élèves, alors que des pays comme la Finlande ont fait de la réussite scolaire leur priorité. », dit-elle en substance.
So what, dites-vous peut-être? Vous suffit-il de savoir que ces jeunes réussiront que très approximativement leurs études, pourvu qu’ils parlent un français correct?
Notre société indistincte est adepte du gros bon sens et du compromis à tout prix. Il s’en trouve peu, malheureusement, pour soulever la question qui est fondamentale à mon avis.
La survie du français, au plan strictement mathématique, suffira-t-elle a préserver, ou plus ambitieusement, à faire épanouir cette nation en manque de repères et en crise d’identité?
De grâce, monsieur. Débattez sur le fond. Vous avez sûrement une opinion, pas vrai?
« Je condamne l’aliénation dans laquelle le Québec s’engouffre à la vitesse grand V, sorte de je-m’en-foutisme de bon ton chez les adeptes du vivre et laisser vivre, dont vous faites manifestement partie. »
Daniel, j’en ai contre ce genre de critique fourre-tout qui n’est au fond que la synthèse de la basse opinion que vous avez de la société à laquelle vous appartenez. Soyez plus précis dans vos critiques et on pourra discuter. Par exemple, quand vous parlez du nivellement par le bas dans les écoles, nous nous entendons et je partage votre point de vue.
Mais si vous vous en prenez à l’ignorance des francophones, je trouve que vous charriez. Si vous voulez soutenir que nous sommes plus bêtes que les autres peuples, vous devrez trouver des exemples plus convaincants que les lieux communs, les exemples et les généralités que vous évoquez (habitudes télévisuelles des Québécois, je-m’en-foutisme supposément québécois, « culture du compris », repli identitaire, etc.).
Je pense que votre démarche est la suivante: vous adoptez une série d’idées reçues et négatives sur le Québec (abondamment véhiculées par les médias), et vous vous imaginez que les évoquer suffit à les démontrer. Votre démarche est assurément à raffiner. Visez juste et vous convaincrez. Votre diagnostic n’est pas nécessairement mal fondé en tout points, à mon avis. Toutefois, il manque d’assises.
Et ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit.
Lesdents
Avec votre avant derner commentaire ci-haut vous êtes descendu à un niveau de mépris et de condescendence envers ceux qui vous entourent que je ne saurais qualifier. C’est précisément ce genre d’attitude qui mène à se considérer supérieur à l’autre. Ultimement le croyant prône l’isolement du non croyant, dans votre cas les deux types de fédéralistes québécois, pour ensuite les consigner à des tâches inférieurs là ou ils feront le moins de tort aux « supérieurs ».
Ceux qui n’ont pas compris l’utilité de la souveraineté, seule voie de salut pour le Québec dans votre livre, sont soit des complexés incapable d’apprendre l’anglais, ou soit des complexés qui ont réussi à l’apprendre et veulent maintenant s’assimiler.
Il ne peut y avoir des « bons juifs » pardon, bons fédéraslistes dis-je, dans la société que vous prônez.
Je vous conseille de lire le Mein Kampf et vous retrouverez beaucoup de similitudes avec vos déblatérations sur les fédéralistes.
Davey, j’attends seulement de rencontrer des fédéralistes qui ne sont pas des complexés. Ca ne m’est jamais arrivé (sauf les hybrides comme Charest ou PET – je crois comprendre que vous en etes un).
On en reviens constamment a ce complexe fondamental, à ce manque de confiance, dans toutes les discussions: « on est pas capables », « nous devons notre confort matériel aux anglais », « ils ont le sens des affaires », « le risque est trop grand », « on va se planter », « depuis que j’ai vécu à Calgary trois mois, je trouve qu’ils l’ont tellement l’affaire avec leur pétrole », etc…
Comme les fédéralistes savent que le Canada n’est pas vendeur comme projet au Québec, il ne leur reste qu’à s’en prendre au projet alternatif, soit le projet québécois. A miner la confiance en eux des Québécois. Entendez-vous bcp de fédéralistes argumenter en faveur du Canada, plutôt que contre le Québec? En général, ils ne savent au Québec que susciter la derision, ou du moins peu d’enthousiasme dans le Québec francophone.
Retirez ce type d’arguments aux fédéralistes et il ne reste plus grand chose (hormis les arguments tres valables relatifs à la transition, comme ceux que Richard Sauvé évoque concernant les autochtones, etc.)
Lesdents,
Je n’ai pas encore rencontré un souverainiste qui n’a pas le complexe de disparaître ou celui d’éternel victime des Anglais ou une combinaison de ces deux complexes. Les souverainistes ont toujours sous-estimé l’attrait du Canada auprès des Québécois francophones et versent dans une espèce de malhonnêteté intellectuelle en justifiant le vote pour le NON comme étant le fruit de la peur ou pire de l’influence malveillante de Paul Desmarais.
Vous entendez que les arguments qui font votre affaire. Dès qu’on parle en bien du Canada on est affublé de commentaires ironiques genre « le plus meilleur pays au monde ». Le Canada se vend tout seul, la preuve étant que les Québécois l’ont choisi à deux reprises malgré ses piètres apôtres québécois.
Personnellement je n’ai rien contre l’indépendance du Québec, à condition que le projet obtienne un consensus social important. Avouez que me promettre le passeport, la devise et l’armée canadienne avec les risques de turbulences inhérents à une sécession, je vais choisir le statut quo, je les ai déjà le passeport, la devise et l’armée canadienne et je peux me passer des turbulences.
« Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. »
Mais comment diable pourrait-il en être autrement, monsieur, puisque justement vous ne dites rien! Je constate par ailleurs que vous n’avez pas répondu à ma question, vous contentant du douillet confort de l’indifférence, si j’ai bien compris.
Alors oui, hélas, je dois supputer sur vos opinions, qui logent à la même enseigne que votre véritable identité, c’est-à-dire quelque part dans le cosmos, et connus seulement de vous.
Excusez cette réplique un peu triviale, mais nullement gratuite cependant, car concédez-moi au moins ce point. Au-delà les généralités, dont vous m’accusez de trop user par ailleurs, vous n’avez guère d’opinion. Un grand adepte, en somme, du « ni pour, ni contre, bien au contraire! »
Mais tout n’est pas perdu. il m’a suffit d’un seul exemple pour étayer ma thèse pour apercevoir chez vous l’ombre d’une prise de position, vite balayée sous le tapis, il est vrai, mais ne boudons pas notre plaisir.
Car tandis que vous m’accusez de rester dans les lieux communs, vous précisez du même souffle (mais cela vous a-t-il échappé?) que vous êtes d’accord avec moi concernant le piètre état de notre système d’éducation. Le nivellement par le bas n’est-il pas un symptôme d’un abrutissement institutionnalisé?
Ce triste constat, parmi d’autres, ne suffit-il pas à éveiller votre inquiétude? Y voyez-vous qu’une simple erreur de parcours, honorablement commise par des fonctionnaires pleins de bonne volonté mais un peu déconnectés de la réalité?
J’y vois, pour ma part, autre chose. Comme une vague de fond, pour tout vous dire. Un consensus béat (le gros mou, pour plagier J.F. Lisée), comme si la transmission du savoir et des connaissances n’étaient envisageable que dans la mesure ou cela ne requiert par trop d’effort au plan intellectuel.
Tiens, voici une information que j’ai trouvée sur le net. « Entre 40 et 70 % des futurs profs du primaire et du secondaire échouent l’examen de français à leur arrivée à l’université. Un test qui mesure pourtant des connaissances de cinquième secondaire… »
Je reste dans les lieux communs, dites-vous encore? L’éducation est pourtant un des piliers sur lesquels repose toute société. Le travail de mémoire, la rigueur intellectuelle et la qualité de la langue en font parties. Dois-je ici encore aligner des études démontrant qu’il est temps de sonner l’alarme?