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Je ne me souviens plus

Vous savez tous ce qui est écrit sur nos plaques d’immatriculation. Je me demande des fois si nous ne devrions pas être logiques avec nous-mêmes et revenir aux anciennes plaques qui disaient : La Belle Province.

Une vaste enquête menée auprès de 3119 répondants par les historiens Jocelyn Létourneau et David Northrup nous apprenait cette semaine que, de tous les Canadiens, les francophones du Québec sont les moins intéressés par leur propre histoire.

Cet intérêt était mesuré par la pratique (ou non) d’activités comme faire des recherches historiques sur Internet ou visiter un musée.

Jocelyn Létourneau poursuit depuis des années un travail sans ligne de démarcation très claire entre le militantisme en faveur de l’unité canadienne et la recherche universitaire. Mais il ne faut pas tirer sur le messager simplement parce que le message déplaît.

Le constat semble en effet aussi solide que brutal : ces Québécois qui se disent fiers de leur identité forgée par 400 ans de durs combats seraient de grands parleurs, mais de bien petits faiseurs. Comme ces gens qui font baptiser leurs enfants, mais qui ne vont jamais à l’Église.

Les deux historiens n’ont pas comparé les connaissances historiques des Canadiens des différentes provinces. Mais on peut présumer qu’elles reflètent le degré d’intérêt : si une chose ne vous semble pas importante, pourquoi feriez-vous un effort pour en savoir plus ?

J’expliquais l’autre jour à un de mes étudiants que cent-vingt ans avant Mario Dumont, Honoré Mercier parlait déjà d’«autonomie» pour le Québec. Son copain était persuadé que la Crise d’Octobre 1970 fut une récession économique. Et que le Québec fait partie d’un pays dont il n’a jamais signé la Constitution fut pour eux une révélation. 

Comment les souverainistes pourraient-ils convaincre de quitter le Canada des gens qui ne savent pas ce que ce régime a fait subir aux francophones ?                                                        

Évidemment, toutes les sociétés modernes sont amnésiques. La vitesse des changements, l’arrivée d’immigrants qui ont leur propre histoire, l’accent mis sur une éducation «rentable», tout cela efface le passé.

Partout en Occident, on ne vit que pour le moment présent. L’évocation du passé passe pour une nostalgie un peu quétaine. Pour être branché, il faut «se-projeter-dans-l’avenir.» Comme si l’un devait exclure l’autre.

On ne se voit plus, ou si peu, comme le produit des générations antérieures. Logiquement, on ne se soucie donc pas non plus de ce qu’on va léguer à ceux qui nous suivront. C’est notamment pour cela que nous vivons à crédit depuis quarante ans.

Mais pourquoi est-ce que cela semble plus fort au Québec ? Après tout, Barack Obama cite Abraham Lincoln trois fois par jour.                                                                  

On nous a longtemps présenté notre passé comme une Grande Noirceur. Alors pourquoi s’intéresser à quelque chose d’aussi négatif ?

Les défaites référendaires ont aussi désillusionné bien des baby-boomers qui ont trouvé consolation dans le nombrilisme cynique, comme les personnages des films de Denys Arcand.

Le déclin de la pratique religieuse fut peut-être rapide chez nous, mais nous continuons à voir le monde d’une manière religieuse. Nous avons donc embrassé la modernité avec la ferveur et le manque de sens critique des croyants.

Évidemment, quand vous ignorez votre passé, vous refaites les mêmes erreurs. Et quand vous ne savez pas qui vous êtes,  vous devenez ce que les autres veulent que vous deveniez.

Est-ce vraiment grave ? Il faudrait demander aux Cajuns ou aux Acadiens, parce qu’au Québec, rien n’est jamais grave. Sauf évidemment si le Canadien ne faisait pas les séries.

50 réponses à “Je ne me souviens plus”

  1. le 30 mar 2009 à 8:37 Garamond

    Vous dites : «Comment les souverainistes pourraient-ils convaincre de quitter le Canada des gens qui ne savent pas ce que ce régime a fait subir aux francophones ?»
    Il est là, le problème… Si une majorité de Québécois savaient ce que nous ont fait subir les Anglais depuis 1759, on serait déjà un beau pays, le Québec, indépendant d’Ottawa et heureux de l’être !

    Une campagne référendaire devrait être essentiellement une campagne d’information historique et économique.

  2. le 30 mar 2009 à 9:35 MV

    Le problème est du fait qu’on manipule allégrement l’histoire pour faire passer un message qui sont souvent plus politique qu’autre chose et cela avec une panoplie de mythes qui sont trasmis de générations en générations (et cela pour toutes les idéologies politiques au Québec). Malheureusement, c’est un peu un cas typique de tous les cours d’histoire nationale partout dans le monde. Pour beaucoup de Québécois (et je parle même parfois de gens relativement éduqués), l’histoire du Québec se résume malheureusement grosso modo à trois événements:

    -La conquête et le fait que la Nouvelle-France soit devenue Britannique (ce qui était le voeu des français afin de garder les Antilles Françaises riches en ressources lorsque nous étions seulement quelques arpents de neige)

    -La rébellion des Patriotes qui était en fait avec une majorité d’anglophones qui se sont battus. Aussi, je serais surpris de nombre de Québécois qui seraient que la rébellion au Haut-Canada a fait bien plus de morts que celle au Bas-Canada.

    -Le début de la révolution tranquille

    Soit dit, on parle beaucoup de l’après-1759 mais est-ce que l’histoire d’avant 1759 était si rose que cela? Je ne crois pas que le régime français était trop trop un exemple à suivre.

    (Voir Les mythes et la réalité de notre histoire du Québec de l’historien Marcel Trudel à ce sujet).

  3. le 30 mar 2009 à 10:04 RenéP.

    A MV

    Vous dites que le problème vient du fait que l’on manipule allègrement l’histoire pour faire passer un message qui est souvent plus politique qu’autre chose…

    S’il y en a qui jouent allègrement avec l’histoire, ce sont bien les fédéralistes. C’est à faire lever le coeur tous les mensonges, tous les tripotages faits par les leaders fédéralistes pour tromper les québécois relativement à leur histoire. D’ailleurs, on le voit très bien à travers les blogueurs fédéralistes qui interviennent sur ce blogue. Même que je soupconne beaucoup de ces derniers de se faire passer pour des québécois de souche alors qu’ils sont des québécois anglophones ou des canadians afin de faire croire qu’ils sont des québécois qui connaissent très bien leur histoire tout en étant contre l’autonomie du Québec. Ces gens tentent de manipuler et refusent de répondre aux questions embêtantes. Par exemple, lors d’interventions précédentes, j’ai demandé aux fédéralistes, pourquoi, si les canadians nous voulaient tant et nous respectaient tant, ils refusaient d’inscrire dans la Constitution , le fait que le Canada est constitué de deux peuples fondateurs (plus les peuples autochtones) de facon à garantir les droits de chacun de ces peuples et d’assurer leur pérennité? Aucun fédéraliste n’a répondu et la raison est très simple, c’est parce que la réponse est: pour les canadians, il n’y a qu’un peuple au Canada et tous les citoyens qui ne sont pas de souche anglophone doivent s’assimiler à eux, point final. Il est bien évident que si les fédéralistes exprimaient cette volonté clairement, que le « OUI » au référendum passerait haut la main. Êtes-vous prêts, vous fédéralistes de ce blogue, à nier cela?.
    Je profite de l’occasion pour répondre à la question posée sur le précédent sujet et dont je n’ai pu répondre parce que posée à la fin et que la page était fermée lorsque j’ai tenté d’y répondre. La question était la suivante: (de mémoire) Pourquoi les souverainistes québécois ont-ils répondu « non » à la proposition de « Meech »?
    La réponse: C’est parce que cette proposition ne garantissait aucunement l’égalité des peuples ni n’assurait leur pérennité.

    A monsieur Facal,

    Je suis entièrement d’accord avec ce que vous dites. Eh que c’est bien dit!.Merci pour tant de claivoyance!

  4. le 30 mar 2009 à 10:11 ymdelisle

    M. Facal, quand vous dites, « Nous avons donc embrassé la modernité avec la ferveur et le manque de sens critique des croyants. » Vous avez raison vis-a-vis notre manque de critique « religieuse » envers le nationalisme. Cependent, avons-nous vraiement embrassé la modernité? J’ai mes doutes.

    En ce concerne l’histoire, elle fut utilisé par les nationalistes pour construire des arguments pour « la cause ». L’objectivité en a été une victime. La mythologie du peuple hyper-opprimé par les anglais a été gagnante. Les Anglais ont-ils fait des coups bas au Français. Oui. Ils ont aussi fait, via le Family Compact en Ontario, des coups bas aux Irlandais et autres catholiques anglophones dans le reste du pays. Regardons simplement ce qui c’est passé avec les Autochtones, des deux cotés de la barre linguistique.

    Disons simplement que pour un peuple opprimé nous nous sommes bien sorti de notre misère et ce, sans guerre civile et sans sortir de la fédération. Avons-nous encore du chemin à faire? Oui. Nous divergeons dans le manière d’y réussir.

  5. le 30 mar 2009 à 12:11 Gilles

    C’est plate à dire mais quand mon voisin bat son chien le mien ne ressent rien…

    Ce qui m’intrigue, et c’est justement le propos de monsieur Facal, c’est comment il se fait que des québécois ne se sentent pas concernés par les faits qui sont intervenus àl’encontre du peuple auquel ils appartiennent?

    Peut-être que c’est René qui a raison quand il avance que nous pouvons sentir globalement les choses cachées et qu’on y réagit sainement (Meech), mais qu’au détail on préfère fermer les yeux. Ça ressemble beaucoup au confort et l’indifférence d’Arcand.

    «En ce concerne l’histoire, elle fut utilisé par les nationalistes pour construire des arguments pour “la cause”. L’objectivité en a été une victime» avance Ymdelisle. Fort bien. Mais si l’objectivité des nationaliste a fait une victime de la vérité, est-ce à dire que la subjectivité est l’apanage exclusif des nationalistes québécois ? Ça pourrait pourtant bien être la conclusion de notre collègue si on va au bout de sa logique.

    Quant à la lecture de l’histoire, ce n’est pas la première fois que je vois Marcel Trudel être référé par un…libertarien. D’accord mon cher MV. Mais avez vous lu Michel Brunet ? C’est curieux mais ce professeur émérite a une autre interprétation de l’histoire.

    À moins bien entendu que la sienne qui ne correspond ne soit que naturellement biaisée, sacrifiant nécessairement la vérité objective sur l’autel des arguments pour la cause.

    C’est bien ça messieurs?

  6. le 30 mar 2009 à 15:24 STLC

    Monsieur Facal,

    Vos articles sont tellement brillants… merci !

    Vous faites beaucoup référence à notre manque de mémoire à propos de notre histoire. Oh, si !
    Il nous manque la « mémoire » et tant de choses … , dont d’abord et avant tout, un minimum de dignité. Nous en sommes totalement dépourvus ; l’insignifiance nous va très bien !

    Références à l’histoire, à lire le No de la revue Québec Sciences avril 2009, l’article : « La Bataille de Québec / A l’assaut d’un tabou » . (suite le mois prochain)
    Egalement, publié par la même revue (Québec Sciences), le No du mois de Juin 2008, à propos du 400è de la Fondation de Québec… Un bijou ! De toute l’année 2008, rien n’a été publié d’aussi bien documenté et d’aussi bien établi dans le contexte historique du XIIè. A lire sans faute !

    EL

  7. le 30 mar 2009 à 16:17 Jean Rioux

    « Évidemment, quand vous ignorez votre passé, vous refaites les mêmes erreurs. »(M.Facal)

    Pas du tout si vous retenez seulement les choses positives.
    Une chose positive n’est pas une erreur.

    Pourquoi vivre avec du passé négatif?

    L’humain a contribué à la pollution avec les voitures et autres choses devrait-on reculer en arrière et se rappeler constamment le passé ou c’était moins polluer.Bien non l’humain va retenir que la voiture est un bon moyen de déplacement rapide et va essayer de rendre le moyen de locomotion moins polluante et les autres choses aussi.

    La moyenne des gens retient du passé le positif.Les bons moments et encore plus ce qu’ils ont vécu.

    Pourquoi se faire mal à retenir le passé négatif en remâchant les mêmes histoires d’horreur que personne n’a vécue?

    On vogue vers le futur et non vers le passé.

    Et si pour faire changement vous alliez vers l’avant au lieu de regarder en arrière.1759 pour rappeler des souvenirs que personne n’a vécus il faut le faire.Rancune inutile et futile.
    Ce n’est pas en créant ou en rappelant des éternelles chicanes que vous allez réussir.

    Soyez plus créatif et lâchez le passé.On est passé de la lampe à l’huile à celle de la lampe électrique.On est passé par les voitures à chevaux à celle des chevaux vapeur et on est rendu à celle électrique.

    On évolue donc, faites-en autant.

    LesFrançais sont nos cousins et ils nous ont abandonnés plusieurs fois.Est-ce que je dois leur porter ombrage pour ça?Et vous!

    La rancune n’est jamais bonne conseillère et c’est ce que vous essayez de nous faire avaler avec le passé.

  8. le 30 mar 2009 à 16:40 Epsilon

    Le québécois moyen veux oublier le passé pour oublier ce qu’il percoie comme ça propre médiocrité. En oubliant que seul le fait qu’il parle encore le français même tout croche après autant de temps devrait en être une.

    Regardons dans les 20 dernières années, on as pas réussi à faire grand chose pendant ce temps.

    Mr. Facal, vous ne devriez pas parler en mal du Club de Hockey Canadien (CHC) de Montréal, pendant des années cette équipe, regroupant beaucoup de francophones, fut une énorme boué de sauvetage de la classe ouvrière Montréal et Québécoise.

  9. le 30 mar 2009 à 17:06 Jean Rioux

    On ne vit pas en se rappelant le passé sinon la vie risque d’être plate, morne et sans saveur.Surtout un passé si lointain et sans souvenir réel sauf par les livres, car nous l’avons pas vécus.

    Il n’y a que les dépressifs qui vivent dans le passé négatif.

    Ce qu’il faut retenir de positif c’est que la langue française au Québec a résisté.C’est ça qui fait la preuve que nous avons gagnée.

    La vraie bataille était de conserver notre langue et sans aucun doute elle est majoritaire.Surtout entouré par la langue anglaise.

    Que cherchez-vous de plus?

    Il reste le défi de bien l’enseigner, car c’est ça qui lui fait défaut depuis la fameuse réforme qui soit dit en passant est un fiasco total, mais que malheureusement les acteurs continuent de promouvoir sans succès.

    Pas assez créatif et imaginatif pour en changer le fonctionnement.

  10. le 30 mar 2009 à 18:19 ymdelisle

    Gilles, quand vous dites, « comment il se fait que des québécois ne se sentent pas concernés par les faits qui sont intervenus àl’encontre du peuple auquel ils appartiennent? », en toute objectivité, vous devriez également dire pour les ReneP de ce monde, « comment il se fait que des québécois ne se sentent pas concernés par les faits qui sont intervenus pour aider le peuple auquel ils appartiennent? » Oui il y a eu du négatif, comme le dit si bien Jean Rioux. Mais il y a eu beaucoup de positif. Pourquoi on en parle jamais de ça?

    Pour revenir a l’histoire, si je comprends bien ReneP:

    1) En 1759, les Anglais sont venus conquérir les Québecois.

    2) Dollard des Ormeaux était un courageux militien qui a mis sa vie en danger pour sauver la colonie.

    3) Les Patriotes ont combatus pour l’indépendence du Québec.

    4) Les Québecois ont étés forcés, contre leurs gré, à entrer dans la Confédération.

    5) Les Québecois n’ont jamais eux la chance de s’exprimer sur leur appartenance au Canada et ont du y rester contre leur gré.

    6) En 1939-45, les Québecois ont étés trahis par les Anglais qui voulaient combattre Hitler.

    7) Duplessis était un grand libérateur

    8) Le Québec, dans le milieu des années 60, étaient le seul peuple à s’épanouir.

    9) En 1982, le PQ allait devenir, à l’encontre de sa raison d’être, un nouveau père de la confédération en appuyant le repatriment de la constitution. Après quoi, il aurait du annoncer son suicide politique.
    Cherchez l’erreur?

    Une des premières choses que nous apprenons en histoire (et en sciences sociales en générale) est d’étudier la personne qui a écrit les sources que nous étudions. Nous sommes tous biaisés. L’histoire est toujours une question d’interprétation. Qui a raison? Devrions-nous lire des historiens qui ne sont pas de chez nous pour avoir un peux plus d’objectivité sur notre histoire. Francis Parkman peut être?

  11. le 30 mar 2009 à 18:23 -=Cigaro=-

    C’est vrai, les jeunes et même les un peu plus vieux ne me semblent pas très ferrés en histoire. Fait anecdotique, la plupart des souverainistes que je côtoie connaissent généralement bien et s’intéressent particulièrement à l’histoire et la géopolitique. Du côté des fédéralistes que je côtoie, c’est plutôt rare. C’est peut-être un cas isolé, mais c’est un cas réel.

    C’est bien beau que Facal nous peigne ce tableau sociétal véridique, il en demeure que son texte se termine abruptement sans ouvrir sur un élément important: une piste de solution.

  12. le 30 mar 2009 à 18:56 ymdelisle

    @Cigaro. Eh bien moi c’est l’inverse. Les souverainistes que je côtoie ont tendences à voire le côté sombre de notre histoire. Les fédéralistes ont une connaissance plus objective. Ils sont plus portés à voir les deux côtés de la médaille. Par contre, les Québecois ne connaissent pas très bien le « Canadian » moyen et vice et versa. C’est dommage.

  13. le 30 mar 2009 à 20:40 Michel Laurence

    Une piste de solution !

    La seule.

    Monsieur Facal ne peut nous donner une piste de solution, car il n’en a pas. Pas plus que le PQ d’ailleurs.

    Et pourtant.

    Oui, nous avons beaucoup d’Histoire à nous raconter. Sans se raconter d’histoires.

    Nous avons aussi un besoin urgent de sortir de cette mentalité de « pas bons » dans laquelle nos fédéralistes québécois et nos amis « Canadians » nous ont enferrés.

    Nous avons pourtant tout ce qu’il faut pour nous faire réaliser que non, nous ne sommes pas « peut-être quelque chose comme un grand peuple ». Nous sommes un grand peuple. Il ne nous reste qu’à le réaliser.

    Rappelons-nous, mais rappelons-nous aussi tout ce que nous avons réalisé, tout ce que nous avons réussi, toutes les réussites en devenir, et puis, nous commencerons à être fiers de ce que nous avons été, de ce que nous sommes et de ce que nous pouvons devenir.

    Et puis, surtout, cessons de faire confiance aux partis politiques. Faisons-nous confiance pour une fois. Le peuple pourra certainement décider de « forcer » n’importe quel gouvernement de procéder à la réalisation de l’Indépendance, s’il est assez uni, assez nombreux, assez fort.

    Agissons!

    L’Indépendance ne sera jamais une question de chiffres.

    C’est une question de fierté, une question de confiance en soi, une question de coeur !

    Manifeste pour un Québec fier !

    http://www.youtube.com/watch?v=cgGHOOP7Dxc

  14. le 30 mar 2009 à 21:07 Patrick Bélanger

    J’ai comme l’impression que les Québécois sont les moins scolarisés aussi. Donc moins enclins à tenter de comprendre leur histoire. L’éducation est un enjeu majeur…malheureusement, tout le budget va à la santé. On est pas sorti du bois.

  15. le 30 mar 2009 à 22:22 Gilles

    «comment il se fait que des québécois ne se sentent pas concernés par les faits qui sont intervenus pour aider le peuple auquel ils appartiennent?»

    C’est simple, parce qu’il n’y a pas beaucoup d’événements qui ont été suffisamment efficaces pour conduire le peuple québécois vers le destin normal des peuples qui est la souveraineté politique.

    Ce n’est pas avec une vision jovialiste des choses que l’on chemine vers la véritable autonomie qui est la maîtrise de son destin, cela pour les individus comme pour les peuples.

    Et ce n’est pas par la déconstruction de l’identité nationale, en la niant pour mieux se fondre dans la vision l’autre non plus que l’on parvient à une situation où l’on peut assumer son avenir.

    Et en passant arrêtez de dire monsieur Delisle que les nationalsites ne font que déchirer leurs vêtements sur la tristesse de leur passé. La vie continue et vous n’avez qu’à vous tenir informé pour constater que si les années ont passées, la trame des événements reste la même. Allez lire chantal hébert dans le devoir aujourd’hui. Des fois que vous seriez surpris…

  16. le 30 mar 2009 à 23:34 AlainQc

    « Je me souviens » que pendant la campagne référendaire de 1995, on a interwievé une petite grecque de Montréal, fille d’un immigrant. Son manque de connaissance du Québec et des francophones lui a fait dire (en parlant des Québécois): « eh bien, s’ils sont pas contents, qu’ils retournent en France ».
    J’avais été sidéré de lire ces propos, sidérés aussi de constater que l’école ne leur avait pas enseigné l’histoire. Quel manquement nous avons eu !
    En d’autres mots, cette lacune (l’enseignement de l’histoire) ainsi que cette fameuse mondialisation dominée par l’argent, le profit et les gains, fait oublier aux peuples qu’ils ont une identité à protéger, une fierté à promouvoir. Le Québec n’est pas seul dans cette barque, on remarque les mêmes lacunes dans les pays d’Europe. C’est triste de constater que tous se laissent « gagner » par la facilité, l’instantanéité, le superficiel qui engendrent naturellement la médiocrité. Ce mal se répand à une vitesse trop grande et je ne sais plus quels arguments utiliser pour convaincre mes compatriotes de l’utilité de leur combat. La souveraineté aurait due être faite en 1995. On aurait déjà 14 ans de réalisations pour la construction de notre pays.

  17. le 31 mar 2009 à 0:09 Serge Williams

    Vous faites bien, monsieur Joseph de souligner que Jocelyn Létourneau travaille « …sans ligne de démarcation très claire entre le militantisme en faveur de l’unité canadienne et la recherche universitaire. »

    Il se permet même des aventures psychanalytiques sur le psyché des Québécois lorsque qu’il écrit: «Il se pourrait aussi, fait désagréable à exposer, que ces derniers(les Québécois), héritiers d’une culture laxiste, soient insensibles ou infidèles au passé dont ils se préoccupent peu.»

    Ce genre d’énoncé n’aide en rien le sérieux qu’il souhaite accoler à son étude.

    Ceci dit, il est très concevable que ses chiffres soient exacts. Les causes de ces résultats sont, sans doute, multiples. Entre autres la diminution de l’importance d’enseigner l’histoire dans notre système d’éducation et la tendance universelle à la sacro-sainte modernité de la pensée qui relègue le passé au rang des quétaineries à honnir.

    Mais j’ai une autre hypothèse à soumettre: les MEDIAS.
    Je remarque une propension tout à fait singulière des medias québécois à marteler que tout est, ici, pire qu’ailleurs. Que avons le monopole des incapables, des parias, des ponts qui tombent, des tricheurs etc etc etc, ad nauseam. Les aboyeurs publics qui ont sévi et qui sévissent encore sur nos ondes radios et télé ne manquent jamais de québéciser tous les malheurs, les fraudes, les déconfitures, les faillites etc etc etc, ad nauseam.

    Qui voudraient s’intéresser au passé d’une si misérable et insipide société ?

    Évidemment je n’ai pas plus de preuve que monsieur Létourneau. C’est simplement une observation. Nous sommes les champions du Quebec bashing !

    Comparons-nous que diable. Et cessons cette incessante autoflagellation.

    @Patrick Bélanger
    Les Terre-Neuviens sont les moins scolarisés du Canada et sont aussi ceux qui attachent le plus d’importance au passé (75% selon Létourneau)

  18. le 31 mar 2009 à 0:30 Marc

    Ce qui est désolant, et ce n’est qu’une impression, c’est que non seulement la plupart des Québécois ne connaissent pas ou connaissent mal notre histoire collective, mais on semble en avoir honte…

    À titre d’exemple, le combat des Patriotes fut un combat des plus nobles et Louis-Joseph Papineau un démocrate exceptionnel. Or, on semble associer aujourd’hui la journée commémorative des Patriotes à une fête que seuls les jeunes pelleteux de nuages célèbrent. Les Patriotes se battaient pour la démocratie, notre démocratie, tant au Haut qu’au Bas-Canada et même, à une moindre mesure, en Nouvelle-Écosse. (Vous souvenez-vous de la réaction du premier ministre Charest lorsque Bernard Landry a décidé de remplacer la fête de la « Queen » par celle des Patriotes? ) Les beaux principes du libéralisme de John Locke et du constitutionnalisme d’héritage britannique ne s’appliquaient évidemment pas aux colonies, peuples ignares à l’idiome barbare. Demandez-en l’avis à Papineau, Mckenzie ou Mahatma Ghandi…

    « Les peuples ne disparaissent pas parce qu’ils sont vaincus ou conquis, mais parce qu’ils se suicident. » – Albert Brie

    Mes salutations M. Facal

  19. le 31 mar 2009 à 6:13 Magnolia

    Bonjour Monsieur Facal.

    Peut-être qu’une initiation généalogique serait de mise dans nos écoles avec les fantastiques moyens dont on dispose aujourd’hui, hormis le fait que le code civil restreint depuis 15 ans l’accès aux chercheurs des fichiers baptêmes-mariages-sépultures des palais de justice.

    Ironiquement, les documents plus intéressants demeurent dans les paroisses où se cache 400 années de bavardise de perrons ou de dîners du dimanche en famille en compagnie du curé.

    Nous possédons actuellement une mémoire presqu’intacte , épargnée de la guerre et des déchirements religieux du vieux continent.

    Bertrand de Neuville,Portneuf et Pouliot de St-Laurent, Ile d’Orléans, voilà au départ ce dont je me souviens.

    « J’ai revu mes appartenances,
    Mes trente-trois ans et la vie
    Et c’est de toutes mes partances
    Le plus heureux flash de ma vie! »

    « Je suis Québec, mort ou vivant! »

    Qui sont-ils aujourd’hui, les fils et filles de M. Bérubé-Lévesque et de Mme Tremblay-Côté ?

  20. le 31 mar 2009 à 9:17 RenéP.

    A Jean Rioux,

    Donc, selon vos propos, il ne faudrait retenir du passé que ce qui est positif et oublier ce que l’on ne veut pas voir? Vous suggérez que nous ayons une mémoire sélective? Agir ainsi, c’est ce qu’on appelle se raconter des histoires: on ne prend de la réalité des faits que ce qui fait notre affaire. C’est une facon de faire tout-à-fait irresponsable et simpliste. C’est d’ailleurs ce que fait souvent Jean Charest: quand la CDPQ donne de bons rendements, il en prend le crédit mais lorsque les rendements ne sont pas bons, ce n’est pas sa responsabilité. C’est tellement simpliste comme position qu’il est incapable de poser les gestes qui s’imposent pour le redressement de la caisse parce qu’il ne regarde que ce qu’il veut bien voir.
    J’espère pour vous, monsieur Rioux, que votre médecin ne vous traite pas seulement en regardant ce qui fonctionne bien dans votre organisme tout en négligeant les signes négatifs car vous pourriez le regretter amèrement. C’est justement parce que le passé a une importance primordiale que tout médecin compétent fait l’histoire de son patient dès sa première rencontre.

    Il en est ainsi pour le sain développement d’une société: il est primordial pour celle-ci de bien connaître son histoire afin de pouvoir décider en toute connaissance de cause des meilleures mesures à prendre.

    C’est beaucoup plus sain d’agir ainsi que de dire n’importe quoi et aller dans toutes les directions comme le fait ymdelisle.

  21. le 31 mar 2009 à 9:24 Casimir

    Bonjour M. Facal,

    Ce n’est pas le passé qui n’intéresse pas les jeunes mais le regard que nous portons sur le passé. Selon moi, le rappel des souffrances des Canadiens-français à l’intérieur du Canada ne nous aidera pas à atteindre l’indépendance par manque de résonnance dans le présent de la nouvelle génération. Il nous faudrait (sans pour autant évacuer les inégalités historiques) puiser dans le passé pour actualiser notre nationalisme, en s’inspirant, par exemple, du discours démocratique, égalitaire et républicain des Patriotes. Cette réactualisation du discours historique aurait comme avantage d’interpeler la nouvelle génération, les Premières nations et les citoyens issus de l’immigration. Regardons notre passé sous un nouvel angle…

  22. le 31 mar 2009 à 10:07 daveyy

    La principale raison que la souveraineté ne passe pas c’est que 85% du programme original du parti québécois a déjà été réalisé. Pensons aux grands débats des années 70:
    -la langue de l’éducation- les immigrants fréquentaient massivement les écoles anglaises-aujourd’hui c’est le contraire; le ministère de l’éducation du Québec avait même classifié les juifs comme « protestants » pour les fins d’enrôlement scolaire afin de les éloigner du système francophone. Le nombre absolu d’écoliers à l’école anglaise est une fraction de ce qu’elle était.
    -la langue des affaires- les anglophones dominaient l’économie du Québec, ils occupaient presque tous les postes supérieurs dans les entreprises à Montréal et en région- aujourd’hui presque tous les dirigeants des entreprises québécoises sont francophones ( oui on se plaint que les francophones doivent utiliser parfois l’anglais au travail mais à comparer à il y a 25 ans…)
    -la minorité anglophone du Québec était presque totalement unilingue anglaise-aujourd’hui c’est ce même groupe liguistique qui affiche le plus haut taux de bilinguisme au Canada! Au recensement de 2006, à peine 7% des citoyens de la grande région de Montréal ne parlaient pas le français.
    - les francophones étaient les moins scolarisés de tous les groupes ethniques au Québec et gagnaient des revenus correspondants- aujourd’hui ils tiennent la première place
    - les  » maudites grosses anglaises » vous servaient seulement en anglais chez Eaton- aujourd’hui Eaton est en faillite, remplacée par les Ailes de la Mode-entièrement québécoise francophone et paradoxalement en faillite elle-même.

    Je pourrais continuer, les forces sociales qui nourissaient le mouvement souverainiste ont toutes pratiquement disparues, il ne reste que des personnes d’un certain âge qui ont gardé le rêve d’un pays bien à eux.

    M. Facal dénonce le régime canadien qui a tant fait souffrir les Québécois dans l’histoire mais néglige consciemment ou inconsciemment les progrès faits depuis 40 ans à l’intérieur du régime qu’il honnit. C’est son choix, mais il ne peut accuser les autres d’oublier leur histoire.

  23. le 31 mar 2009 à 10:12 ymdelisle

    M. Williams, vous avez raison de dire que nous devons cesser « cette incessante autoflagellation. » C’est le thème utilisé ad nauseum par les nationalistes depuis trop longtemps. Quand Michel Laurence dit, « Nous avons aussi un besoin urgent de sortir de cette mentalité de “pas bons” dans laquelle nos fédéralistes québécois et nos amis “Canadians” nous ont enferrés. » il devrait aussi admettre que nous avons été notre propre ennemi en nous laissant à la merci d’une église qui fuyait la modernité. Nous avons laissé le champ libre aux « autres » et après nous nous plaignions qu’ils ont le contrôle. On c’est enferrer nous mêmes. Aujourd’hui, nous avons le record du décrochage scolaire,nous ne valorisons pas l’éducation et nous tournons en ronds avec tous nos nouveaux projets(CHUM, Échangeur Dorval, Échangeur Turcot, Rue Notre Dame). Ce n’est pas la faute des Anglais si on continue de s’enferrer. Je suis d’accord pour dire que nous devons arrêter de nous décrire comme « pas bons ». Mais, svp, arrêtons de dire que c’est toujours la faute des « autres ». Quand nous admettrons que bien souvent le problème est « made in Québec » nous pourrons avancer comme société.

  24. le 31 mar 2009 à 11:36 RenéP.

    A daveyy,

    dans votre énumération des choses qui se sont améliorées au Québec, il y a beaucoup de vrai mais cependant, il manque l’essentiel: le contrôle de notre culture à garantir par la Constitution.
    Les états-uniens, the canadians, los mexicanos, les francais, les britanniques et autres peuples peuvent contrôler leur culture parce que c’est légitime pour eux mais, pas les québécois? Allons donc! Nier cela, c’est, de la part de la nation canadian, de l’ethnocentrisme.

  25. le 31 mar 2009 à 12:39 Jean Rioux

    RenéP.

    « Donc, selon vos propos, il ne faudrait retenir du passé que ce qui est positif et oublier ce que l’on ne veut pas voir? »
    Pas du tout car tu l’as pas vue ni vécu donc c’est pas difficile?

    Si vous fonctionnez seulement avec du négatif vous, devez être bien seul et malheureux?

    Avez-vous vécu en 1759?J’en doute à moins que vous soyez un revenant d’outre-tombe.

    Croyez-vous en Dieu?

    Moi pas, car je me fis pas aux écrits et d’attiser la colère en se remémorant des faits ne fait pas avancé la cause.

    Devrais-je en vouloir à Adam pour avoir mordu dans la pomme?Lolllll!

    Combien de temps devront avoir le sentiment de vengeance?

    Voyez-vous moi je suis plus positif que vous et je vois une victoire sans équivoque du français.Une victoire qui dépasse de loin la bataille des plaines.

    Combien de Québécois ne connaît pas leur histoire et s’en contrefoutre totalement?
    Arrêter d’enfoncer le clou de la colère, la rancune, car depuis 40 ans vous n’avez pas encore réussi a rassemblé assez de monde pour y croire.

    Même le PQ vit sous la chicane, car il est en perpétuelle chicane entre les différents groupes de son parti.Unité est un mot trop compliqué pour eux.

    Choisisez un autre chemin que la rancune.

    Trouvez-moi un côté positif au mot rancune.

  26. le 31 mar 2009 à 13:42 MV

    Le plus ironique est cela est que grosso modo, la devise »je me souviens » n’était pas un slogan ethnico-indépendendiste du PQ, mais bien un slogan Canadien-Français venant de la fin du 19ième siècle et choisi par Eugène-Alexandre Taché qui avait une signification floue et qui peut autant s’appliquer aux sacrifices de nos ancêtres qu’aux réussites de ces mêmes ancêtres et en particulier ceux qui sont exposés sur la facade de l’Hôtel du Parlement à la ville de Québec. En passant, le Royal 22ième Régiment utilise le même slogan dans le sens qu’il faut se souvenir de l’histoire et des sacrifices de ce régiment.

    Mais on oublie souvent que la devise en entier est:

    Je me souviens
    Que né sous le lys
    Je croîs sous la rose.

    Voir: http://www.drapeau.gouv.qc.ca/devise/devise.html

    http://www.ledevoir.com/2005/06/23/84797.html

  27. le 31 mar 2009 à 14:17 daveyy

    « Pourquoi les souverainistes québécois ont-ils répondu “non” à la proposition de “Meech”?
    La réponse: C’est parce que cette proposition ne garantissait aucunement l’égalité des peuples ni n’assurait leur pérennité. » RenéP

    « il manque l’essentiel: le contrôle de notre culture à garantir par la Constitution. » RenéP

    Vous vous contredisez. Vous étiez contre Meech alors qu’il nous donnait le contrôle de notre culture garanti par la Constitution ce que vous-même définissez comme étant l’essentiel!

    Alors vous ne serez jamais heureux, tous les progrès depuis 40 ans l’ont été sans « protection constitutionnelle ». L’Union Soviétique avait la plus belle constitution qui garantissait la liberté aux peuples , une farce. Le Royaume Uni, pays démocratique n’a pas de constitution écrite.

    Votre excuse constitutionnelle n’est qu’une béquille sur laquelle vous appuyez vos sentiments de victime de l’histoire. Votre mouvement est moribond et le débat tourne en rond. Je respecte vos opinions mais on devra reprendre le débat si un jour de mon vivant la souveraineté devait intéresser suffisamment les Québécois pour que le PQ ait le courage d’appliquer l’article 1 de son programme.

  28. le 31 mar 2009 à 15:06 ymdelisle

    D’accord avec vous Daveyy. Je l’ai dit dans le passé et je le dit encore. Si demain le ROC disait ceci….Québecois, nous vous avons finalement compris et nous sommes d’accord pour que vous soyez un pays indépendent. Nous vous aiderons à atteindre votre objectif et nous vous supporterons dans votre démarche…..

    Eh bien la réponse des purs et durs serait….On se fait encore fourré par les maudits anglais.

  29. le 31 mar 2009 à 15:40 marielou

    La question de l’histoire et de la mémoire collective des QUÉBECOIS fait sourire beaucoup de gens, notre histoire est très jeune comparée avec celle de l,Europe et de la France/Angleterre en particulier, la France à une histoire très reliée à l’Angleterre,,,il faudrait apprendre ce qui se passait entre ces deux grands pays et comprendre l’hostilité que leur présence à fait renaitre ici dans les Amériques,il faudrait faire un bon ménage dans nos livres d’Histoires et remettre les vraies choses à leur places –il faut se souvenir de notre passé pour ne pas commettre -refaire les memes erreurs,,-

  30. le 31 mar 2009 à 15:48 marielou

    …pour Magnolia,/ il existe beaucoup de ressources pour connaitre l,histoire de notre famille,–ancestry,com, nos origines,planète généalogique etc etc,le régistre numérisé, le fond Drouin,en faisant partie d,une société de généalogie, nous avons l’accès à beaucoup de documents, présents et passés, / bonnes recherches,

  31. le 31 mar 2009 à 15:52 easter

    « Je me souviens ? » Pourquoi toujours vivre dans le passé, on pourrait regarder l’avenir plutôt ?

    L’indépendance ? non merci on est assez dans le trouble comme ça.

    Le Québec est une des provinces les plus pauvres du Canada et ne me dite pas que c’est la faute du Canada.

  32. le 31 mar 2009 à 18:37 Normand ajoindre

    Bonjour Monsieur Facal,

    Je ne suis pas de cet avis que c’est souhaitable pour nous, les gens du Québec, d’accroître nos connaissances sur « ce que ce régime a fait subir aux francophones ?  » et les « 400 ans de durs combats ».

    S’impliquer pour approfondir ces circonstances, ces faits de l’histoire comporte quatre grands danger:

    - devenir des réfractaires, des gens qui cherchent la vengeance, des gens qui se sentent obligés de devenir des patriotes dans le sens de poursuivre la « résistance ». Toutes ces attitudes sabotent celles favorisant son implication pour améliorer la situation de notre société et de notre vie. Car notre société doit être créée par la plus grande participation possible de tous ses membres et, chez les « patriotes », un grand nombre identifie certaines catégories comme étant « ennemis » (ou adversaires).

    - cette attitude de confrontation, de méfiance, de saboteur, oblige les autres membres dans la société à être de moins bons « collaborateurs ».

    - le résultat serait l’entretien de la poursuite des 400 ans de combat. Qu’en retirerions-nous ?

    - avoir cette chimère de préoccupation de vouloir redresser la réalité nous nuit dans nos efforts de tous les jours de construire une meilleure société.

    Une meilleure société se construit:

    - à partir d’une meilleure éducation pour les enfants, en commençant par la formation des parents. Cela relève du Québec.

    - à partir d’activités de loisirs saines, édifiantes. Cela relève beaucoup du municipal

    - en mettant au pouvoir des gens qui travailleront pour cette amélioration plutôt que de jouer des rôles dans des guerres intestines.

    Oui, rendre disponibles plus d’activités qui favoriseront l’estime de soi chez les jeunes et leur intérêt dans des programmes de cours et de loisirs intéressants, afin de prévenir le décrochage solaire, l’attirance à la marginalité et au crime. Qui leur donnera de l’espoir, croire en soi, dans un monde pas fucké. Les jeunes ont besoin de rire aussi. Notre société dénaturée a amené les jeunes à des comportements questionnables et ceux-ci se retrouvent maintenant à faire l’objet de critiques sévères. Une noirceur les envahit de plus en plus dans leur confiance, leurs espoirs, leur joie de vivre. La société est indigne, ses jeunes se suicident. Faut corriger cette société, cette canne de vers de gens qui se chicanent à cause de l’ « identité », et du rêve du nationalisme québécois.

    Visiter le passé pour entretenir la flamme de changer de pays ne donnera que de mauvais résultats selon moi, à cause, principalement, de toutes ces énergies dépensées aux mauvais endroits.

  33. le 31 mar 2009 à 18:41 Yellowknifer

    Tout ce que je dirai est que c’est le rôle de l’état par son système d’éducation d’enseigner l’histoire.

    Comme province ou état souverain, je ne crois pas que la qualité de l’éducation en histoire serait différente puisque le Québec en contrôle le contenu. J’oserais donc dire que dans un domaine où le Québec est presque souverain, il a échoué si on se fie aux commentaires de Mr. Facal. Libéraux tout comme Péquistes sont responsables.

    Le Québec échouera toujours car si il y a une chose qui caractérise le Québec c’est la division. Le seul consensus étant la langue dont la qualité est douteuse en commencent par la mienne.

    Prouvez moi avec les outils que le Québec contrôle que nous sommes supérieur à ce que le ROC fait, et peut être que mon nationalisme ira en augmentant et précipitera mon retour au Québec. D’ici là je n’ai aucun problème avec le fait de vivre au sein d’une population hétérogène où je me sens respecté.

    Moi je vis le présent, m’enligne vers le futur et tout simplement aime l’histoire sans m’en servir pour des raisons politiques. De là ma tristesse que la reconstitution de la bataille sur les plaines soit annulée. Il faut croire que c’est plus amusant pour certain de jouer à l’autruche que d’apprécié une partie importante de l’histoire du Québec. Ce fut une défaite de la France, pas du Québec.

    La politisation de l’histoire et d’événements culturels désintéresse une grande partie de la population. Donc, ce n’est pas très suprenant d’apprendre ces résultats.

  34. le 31 mar 2009 à 21:43 AlainQc

    L’enseignement de l’histoire n’a rien à voir avec l’idée de souveraineté ou de fédéralisme. Ça ne veut pas dire non plus « vivre dans le passé ». La connaissance de l’histoire (les événements, les défaites, les victoires, etc.) nous aide à comprendre le présent et à façonner l’avenir.
    À titre d’exemple, essayez de comprendre quelque chose au conflit entre les Palestiniens et les Israéliens si vous ne connaissez pas leur histoire depuis 2000 ans ? C’est une question d’acquisition de connaissances nécessaires, c’est tout, et qui nous aide dans nos démarches actuelles pour préparer l’avenir. Ceux qui y voient un outil de propagande manquent de discernement et n’ont sûrement pas tendance à analyser les informations. Ce que l’on apprend à l’école ou par soi-même, quelque soit la matière (géographie, chimie, physique, etc.) n’est qu’un enrichissement qui nous permet de paraître moins niaiseux quand on parle avec des gens. J’ai appris des matières que je n’aimais pas mais je peux au moins dire aujourd’hui que je connais la formule mesurant l’accélération d’un véhicule en physique ! Et ce n’est pas de la propagande fédéraliste ou autre.

  35. le 31 mar 2009 à 22:23 Serge Williams

    Monsieur Delisle,
    Vous confondez autoflagellation et revendications. Est-ce que le Canada, en faisant valoir ses prétentions sur le Pôle Nord s’autoflagelle ou revendique. Ces droits sont convoités par plusieurs pays mais ça n’empêchera pas le Canada, du moins je l’espère pour lui, de continuer ses représentations et même de contester la décision qui viendra un jour, si celle-ci n’est pas en sa faveur. Le pays qui aura eu gain de cause aura-il raison de considérer les Canadiens comme des « whiners » ?

    Il me semble que, par un phénomène que je n’arrive pas à définir clairement, un bon nombre de Québécois souverainistes et la grande majorité des Québécois fédéralistes s’adonnent au Québec bashing avec une morbidité inquiétante.

    Les souverainistes s’y adonnent sans doute par impatience et incompréhension des hésitations de leurs concitoyens à accepter de faire le pas de l’émancipation.

    Les fédéralistes ne demandent pas mieux que d’appuyer l’argument que nous sommes incapables de voir à nos affaires. Peut-être leur dédain de la fierté québécoise serait-il moins véhément s’ils ne craignaient pas, ce faisant, d’encourager l’adversaire.

    Mais je demeure à peu près convaincu que les médias ont un rôle à jouer dans ce phénomène, et que ce rôle n’est pas tout à fait innocent. D’où, du moins en partie, le manque d’intérêt pour l’histoire de notre nation et le manque de confiance pour en assumer pleinement la maturité.

    Montrez-moi un fédéraliste qui l’est par conviction profonde et non par réflexe de reddition inconsciente. Un fédéraliste qui croit encore à un Canada respectueux de ses origines, un Canada issu de deux grandes nations européennes s’établissant en terre d’Amérique en harmonie avec les nations amérindiennes. Montrez-moi un fédéraliste qui croit encore à l’égalité des chances et qui agit en conséquences sans renier son identité. Il y en a bien sûr et, même si j’estime leur combat illusoire, ils ont toute mon admiration.

    Mais je n’en vois pas beaucoup sur ce blogue. Je vois surtout des gens qui s’appliquent à déprécier ceux et celles qui osent croire que le Québec peut et doit faire ce qu’il a à faire: un pays. Leurs arguments sont chargés de négativisme et frôlent parfois l’arrogance. Plusieurs cachent mal leur disposition à condidérer le Québec comme une province comme les autres en ramenant inlassablement l’argument que Terre-Neuve et BC ont leur culture propre. Et en réduisant impunément la langue française, caractéristique incontournable de notre territoire, à une futile extravagance.

    Dites-moi Daveyy, et monsieur Delisle, étiez-vous pour la loi 101 en 1977 ?
    Franchement !

  36. le 01 avr 2009 à 9:34 Bernard Desgagné

    À lire bon nombre de commentaires, on mesure la gravité de l’amnésie et de l’inculture généralisées.

    Comparer deux régimes ayant existé à des époques différentes, comme le font certains en parlant de l’histoire du Québec, n’est qu’un bête anachronisme et un piètre argument pour nier l’état d’asservissement dans lequel se trouve la nation québécoise. Tant qu’à dire que le conquérant nous a apporté le progrès, disons aussi que la France a civilisé la Grande-Bretagne, qui sortait à peine de ses mines de charbon, en lui apportant le TGV.

    La connaissance de l’histoire du Québec permet avant tout de comprendre que ce qui se passe aujourd’hui, c’est-à-dire l’enfermement de la nation québécoise dominée par le pouvoir néocolonial d’Ottawa, n’est que la continuation de ce qui s’est passé à partir de 1759.

    Le pêcheur laisse un peu de ligne au poisson de temps à autre, histoire de lui faire perdre lentement son énergie, mais l’hameçon est solidement accroché et l’issue fatale est inévitable. De petite victoire en petite victoire, la nation se berce d’illusions tout en se dirigeant inexorablement vers la défaite finale. À moins que le poisson ne se transforme en dragon, coupe la ligne et prenne le large.

    Comme il y avait des collabos autrefois pour chanter les louanges de nos bourreaux, il y a encore des collabos aujourd’hui pour se réjouir d’avoir le grand bonheur d’envoyer la moitié de leurs impôts à Ottawa, où une autre nation s’en sert pour sa plus grande gloire et où il faut que les Québécois aillent quêter à genoux leur propre argent, sous les sarcasmes du Canada anglais, qui les traite avec mépris d’assistés sociaux.

  37. le 01 avr 2009 à 9:55 Michel Laurence

    @ymdelisle

    Vous dites : « Quand Michel Laurence dit, “Nous avons aussi un besoin urgent de sortir de cette mentalité de “pas bons” dans laquelle nos fédéralistes québécois et nos amis “Canadians” nous ont enferrés.” il devrait aussi admettre que nous avons été notre propre ennemi en nous laissant à la merci d’une église qui fuyait la modernité. »

    Allez lire ou écouter mon Manifeste et vous constaterez que vous avez écrit cela pour rien.

    http://www.youtube.com/watch?v=cgGHOOP7Dxc

  38. le 01 avr 2009 à 10:48 daveyy

    « Dites-moi Daveyy, et monsieur Delisle, étiez-vous pour la loi 101 en 1977 ?
    Franchement ! »

    Complètement et totalement, j’ai d’ailleurs voté OUI en 1985.

    Si la souveraineté a perdu beaucoup d’appuis depuis c’est en partie dû aux effets positifs et sécurisants de la loi 101. Ce que je critique chez les souverainistes c’est l’exagération qu’ils font des « exactions » commises par les Anglais en se faisant croire que la situation d’inféodés existe toujours. Ils exagèrent la menace à la langue française et font appel à l’insécurité culturelle d’une partie de la population pour mieux se positionner en grand défenseurs et nous accusent trop facilement de moins aimer notre langue qu’eux.

    Leur discours est souvent dogmatique. Il y a encore des gens, sur ce blogue et ailleurs, qui osent comparer notre sort aux mains des Anglais avec celui de juifs sous les nazis. Alors de prétendre que les fédéralistes font preuve d’arrogance, et il doit sûrement en avoir, comment répondriez-vous à ceux dans votre propre camp, et ils sont nombreux, qui se croient persécutés à ce point?

    M. Facal le prouve ci-haut quand il se plaint qu’on devrait insister sur ce que le régime canadien nous a fait subir pour mieux en sortir.

    Quand vous dites: « Les fédéralistes ne demandent pas mieux que d’appuyer l’argument que nous sommes incapables de voir à nos affaires »

    Pour ma part je m’inscris en faux car j’ai pleinement confiance en nos moyens et je n’ai aucun doute que nous sommes capables de réussir un projet d’indépendance si les conditions le rendent avantageux pour la société. Cependant, le projet tel que véhiculé par le PQ et le Bloc n’a guère évolué depuis 1976 et est profondément diviseur et ne réussira jamais à dégager un véritable consensus qui garantirait son succès.
    Ce n’est sûrement pas avec une question ambigüe et une majorité minimale que nous réussirons ce projet.

    Sans vouloir oublier notre histoire, est-ce que le projet souverainiste existe afin d’améliorer notre société aujourd’hui et demain ou est-ce que c’est pour rectifier des injustices historiques ?
    Quand on ignore le premier motif pour mettre toute l’emphase sur le deuxième, les résultats sont ce qu’ils sont.

    Vous dispensez le blâme trop facilement, tantôt les médias, tantôt les Orangistes du ROC, tantôt les « vendus collabos fédéralistes québécois », mais je ne vous entends presque jamais faire votre propre examen de conscience pour autant que vous avez la profonde conviction d’avoir raison. Faire du souverainiste bashing n’est certainement pas du Québec bashing, ce ce que vous ne comprenez absolument pas.

  39. le 01 avr 2009 à 11:07 RenéP.

    A Jean Rioux,

    le moins qu’on puisse dire, c’est que vous avez une lecture sélective. Je n’ai jamais dit qu’il fallait ne regarder que les faits négatifs passés mais, bien au contraire, regarder l’ensemble du passé, autant négatif que positif afin de pouvoir en tenir compte pour l’avenir.

    Vous me demandez si j’ai vécu en 1759 comme si on ne pouvait pas apprendre le passé à travers les lectures des historiens. Si je vous comprend bien, vous ne tenez compte que de ce que vous voyez? Ainsi, vous ne devez pas croire les astronautes qui disent avoir fouler le sol de la lune puisque vous n’étiez pas là pour le constater et que vous pensez problablement que ce qui a été montré à la TV était probablement truqué puisque vous n’avez pas été témoin de la préparation technique télévisuelle. A ce que je vois, la confiance aux autres n’est pas votre plus grande qualité.

    En ce qui concerne les sentiments de vengeance et de colère, vous, comme beaucoup d’autres fédéralistes d’ailleurs, essayez de faire croire que les nationalistes et/ou indépendantistes veulent se séparer du Canada par vengeance. Rassurez-vous, ce n’est pas ce qui motive notre cation. Ces sentiments négatifs ont été utilisés de facon démagogique par les Trudeau, Chrétien et autres menteurs du même acabit comme mesure dilatoire afin de ne pas parler des vraies affaires. Les indépendantistes sont des gens fiers, autonomes, normaux qui veulent tout simplement diriger leurs affaires comme le font tous les peuples qui ont la maturité nécessaire pour se prendre en mains. Si vous voulez utiliser la terminologie négative et démagogique de la grande majorité des leaders fédéralistes, c’est votre affaire mais dites-vous bien que ce faisant, vous vous reconnaissez comme étant un individu négatif.

    A daveyy,

    vous dites qu’il y a contradiction a ne pas avoir approuvé Meech parce qu’il garantissait l’essentiel à savoir le contrôle de notre culture dans l’égalité constitutionnelle de facon à nous permettre d’assurer notre pérennité.
    Pourquoi cherchez-vous à dénaturer la réalité des faits? Les 5 petites conditions de Meech, qui ne garantissaient par grand’chose, ont été réduites à 3 par le comité conservateur présidé par Jean Charest. Donc, par « grand’chose » moins « à peu près rien » ca fait « moins que rien ». Franchement, il ne faut vraiment être à court d’arguments pour chercher des pacotilles comme vous le faites.

    A ymdelisle,

    vous aussi vous semblez à court d’arguments. Mais ca ne m’étonne pas car les fédéralistes ne fondent pas leur conception du Canada sur la grandeur et l’égalité de deux grands peuples fondateurs mais sur la bassesse de la domination de l’un par l’autre. Ne vous choquez pas, c’est ce que disent les canadians: nous avons gagné la bataille des Plaines d’Abraham. C’est pas très évolué mais, « que voulez-vous », comme disait Jean Chrétien, c’est ca leur niveau de réflexion, on n’y peut rien.

    A AlainQc, Serge Williams, Bernard Desgagné,

    je suis en accord avec vos propos si bien exprimés.

  40. le 01 avr 2009 à 11:11 ymdelisle

    Serge. En 1977 j’étais en faveur de la Loi 101. Nous avions besoin d’un bon coup de barre. Par contre, j’avais aussi me doutes(comme René Lévesque, d’ailleurs) car une loi qui enleve des droits peu déraper. Une loi qui enleve des droits n’est jamais bien perçue. Le « brain drain » de 1977 a aidé Toronto a devenir la capitale économique canadienne…Mais passons. Ce que j’ai appris au fils des ans, c’est q’une culture ne se protège pas avec des lois. Une culture s’épanouit avec la richesse. Les pays pauvres n’ont pas la capacité, ni l’intérêt d’investir dans la culture. Ils sont intéressés a survivre. C’est la théorie de Maslowe.

    Les questions que je me pose: Un Québec souverain pourrait-il créer la richesse nécessaire pour garantir notre survie culturel? Un Québec souverain aurait-il un plein contrôle sur les méchanismes économiques qui permettrons de garantir notre pérennité? Comment un Québec souverain pourrait-il aider le millions de francophones hors-Québec? Voulons-nous les aider? Quels pouvoirs de négociations auront nous avec les 330 millions d’anglos qui nous entourent?

    Nous avons passé des lois linguistiques qui restreignent les droits d’un des peuples fondateurs. Nous avons restreint la capacitè de nos entreprises de travailler avec nos plus grands partenaires d’affaires. C’est le coté pervers de la Loi 101.

    Nous avons le contrôle de nos institutions culturels. Nous avons le contrôle de notre système d’éducation. Nous avons le contrôle sur l’immigration. Alors, pourquoi avons-nous le record du décrochage scolaire et un niveau d’analphabétisme innaceptable? Est-ce que la souveraineté est la réponse? La souveraineté nous apportera-t-elle plus de richesse ou plus de lois?

    Posez-vous la question suivante. Pourquoi avons-nous du français sur nos boîtes de Kellogs?

  41. le 01 avr 2009 à 11:16 ymdelisle

    M Laurence. Merci. Je vais le lire.

  42. le 01 avr 2009 à 13:26 Jean-Renaud Dubois

    Bonjour, M.Facal,

    Bonne analyse qui nous met en présence d’évidences, les premières questionnables ; mais les autres appropriées, je pense :

    - Jocelyn Létourneau : est-ce le même historien de « La Chaire du canada en histoire », qui veux enlever les dates des évênements historiques?

    - Est-ce le même qui a été nommé au Conseil Supérieur de l’éducation (CSLF) en même temps que M. Sylvia Martin-Laforge, qui est directrice générale du Quebec Community Groups Network et contre la loi 101 ?

    Ça part mal, mais…

    Si la réponse est « oui », cela ne devrait pas comme vous le dites, enlever tout mérite à un constat aussi évident… Mais l’est-il vraiment?
    En tous cas, j’espère que le constat de l’enquête n’est pas basé sur les deux seuls critères que vous avez énumérés, sinon…

    Voyons voir:
    ……… « Si 47 % des Québécois considèrent très important le passé de leur province, ce qui ne surprend pas, la proportion grimpe à 75 % dans le cas des Terre-Neuviens! À ce chapitre, les Ontariens enregistrent un des plus faibles pourcentages avec 28 %. » Voir lien :
    http://www.aufil.ulaval.ca/articles/notre-maitre-passe-14942.html

    Donc, tout n’est pas noir ou blanc, il y a beaucoup de zones grises, non?

    Votre article, même si’il véhicule beaucoup de noirceur, aura le mérite au moins de faire réfléchir. Ce qui devrait toujours être le but premier d’un éveilleur de conscience et du sociologe (c’est votre cas), derrière le journaliste politqique!

    En tous cas, je crois que vos constats démontrent qu’à force de « perdre » : on préfère se couvrir les yeux et fermer nos esprits aux souvenirs douleureux.
    Conclusion : pour savoir où l’on va, il fait savoir d’où l’on vient

    ……… « Évidemment, quand vous ignorez votre passé, vous refaites les mêmes erreurs. Et quand vous ne savez pas qui vous êtes, vous devenez ce que les autres veulent que vous deveniez.! »

    Hélas!!!

    Bonne journée,

    Jean-Renaud Dubois
    Sainte-Adèle

    N.B.

    @M. Laurence : bravo d’avoir réussi (du moins, j’espère que ce n’est pas du chiqué de leur part!) à faire lire votre très beau texte. Merci.

  43. le 01 avr 2009 à 13:36 MV

    @ymdelisle

    Le problème en effet est que nous vivons des problèmes très importants au Québec (et de pair avec plusieurs sociétés occidentales) qui vont bien plus loin qu’une simple chicane face à l’avenir constititutionnel du Québec. C’est beau de vouloir blâmer l’histoire pour quoi que ça soit, mais ces problèmes structurels sont relativement récents. Sans vouloir faire du Québec bashing, les champs de compétence où que le Québec est le quasi-seul maître à bord (éducation, santé) ne vont pas pas très bien avec autant les Péquistes ou les Libéraux qui ont fait de mauvaises décisions.
    Ce n’est pas de l’histoire ancienne que je vous parle, mais bien la réalité qu’on vit en 2009.

    Par exemple,

    -Notre population est parmi la plus vieille en Amérique du Nord. Combien de temps encore est-ce que notre système de santé va tenir le coup sans imposer un ticket modérateur, par exemple.

    -Nous avons un système d’éducation avec une proportion incroyable de décrocheurs et la réforme scolaire va accentuer ce problème avec les garçons qui decrochent à environ 50% plus que les filles. Est-ce qu’une réforme scolaire qui est controversée a vraiment réglé ce problème comme proposé dans son adoption en 1994-1995?

    -Le Québec est très endetté, en fait il est la juridiction avec le plus grosse dette par habitant et avec un revenu par habitant parmi les plus bas en Amérique du Nord et un taux d’imposition parmis le plus élévés avec une fonction publique qui est carrément obèse compte tenu de ses 7 millions d’habitants et cela avec des gens qui travaillent moins que la moyenne Nord-Américaine, Européenne ou mondiale. Aussi, la proportion de contribuables au Québec est infirme comparé aux autres sociétés occidentales.

    -Certaines régions du Québec vont attendre un seuil de non-retour avec un développement économique et démocraphique quasiment-nul ou en régression constante.

    Donc, je crois qu’un projet diviseur comme la question nationale n’a plus sa place avec ces problèmes majeurs car souverain ou pas le Québec va avoir des gros à faire au cours des prochaines années avec des conséquences et des sacrifices importants.

  44. le 01 avr 2009 à 13:37 Jean Rioux

    RenéP

    « Vous me demandez si j’ai vécu en 1759 comme si on ne pouvait pas apprendre le passé à travers les lectures des historiens. »(RenéP)

    C’est sûr qu’on peut apprendre notre histoire au travers nos historiens, mais pourquoi rendre la chose politique?

    Pourquoi se servir d’un fait pour jouer sur les sentiments des gens en les rendant rancuniers.

    Pourquoi revenir sur l’histoire passée pour faire remonter la hargne des gens.

    Votre seul argument est de cultiver la rancoeur.

    Soyez plus constructif et moins démoralisateur.

    Vendez quelques choses de positif en explicant pourquoi le Québec serait plus viable séparer.

    Après 40 ans d’immobilisme vous n’en tirez pas une leçon?

    Vos veilles rancoeurs du passé qui n’intéresse pas personne sont périmées.

    Vous avez fait rire de vous autres avec la venue du spectacle de Paul McCartney et votre crêpage de chignon inutile.

    PS:
    Vous jugez les gens vite car qui vous dit que je suis fédéraliste?
    Depuis le temps que vous perdez des addeptes vous êtes pas capable de vous appercevoir qu’il y a un problème plus profond.

    La culture de la rancoeur ne fait beaucoup d’adepte sauf quelques petites exeptions.

    De grâce ne me sortez pas que se sont les fédéralistes qui la cultivent.

  45. le 01 avr 2009 à 13:40 Serge Williams

    Cher Daveyy,
    Vous avez voté oui en 1985 ??? Voulez-vous dire que vous avez convolé cette année là ? ;-) 80 ou 95 ?

    Je suis bien aise d’apprendre que vous avez confiance en nos moyens et j’espère que votre collègue Delisle en prends bonne note.

    Les discussions sur ce blogue sont parfois passionnées, ce qui n’est pas sans intérêt, mais cette passion provoque parfois des enflures verbales des deux côtés, ce que j’essaye d’éviter autant que possible.

    Lorsque vous dites que je dispense le blâme trop facilement, je crois justement que votre verbe commence à enfler et que vous devriez me relire. N’oublions pas que les opinions exprimées par chacun d’entre nous sont imprégnées de nos expériences personnelles, et ceci bien avant nos efforts de synthèse et d’analyse. Ayant travaillé dans le domaine de l’aviation depuis 1970, croyez bien que je pourrais vous en raconter des vertes et des pas mûres en terme de mépris de notre identité culturelle à Montréal même. Mais je m’en garderai bien en espérant que vous compreniez qu’il y a des épisodes dans la vie de chacun qui laissent des traces indélibiles.

    La relative sécurité culturelle engendrée par la loi 101 est évidente et rare sont ceux qui vont contester ce résultat.

    Quant aux motifs qui justifient notre option, ne dites pas que c’est la vengeance, voilà un autre dérapage, RenéP vous le souligne tout juste après votre intervention. Et encore une fois, ce malentendu écarté, j’ose espérer que vous puissiez voter oui encore à la prochaine occasion.

    Monsieur Delisle,
    Merci de votre appui pour la loi 101. Il est d’ailleurs devenu presqu’impossible de trouver quelqu’un qui se soit opposé à cette loi.

    Quand à vos questionnements sur notre capacité économique de réussir notre vie adulte, admettez que le débat n’a plus tellement cours aujourd’hui. Demandez à Davey. Votre inquiétude au sujet de nos frères francophones du Canada vous honore, croyez bien que je la partage. Et l’aide que nous pourrions leur apporter ne serait certainement pas moindre que ce que nous faisons aujourd’hui, c’est à dire, malheureusement, pas grand chose.

    Mais dois-je comprendre que le Canada ne ferait pas autant pour sa minorité francophone que ce que nous sommes prêt à faire pour notre minorité anglophone ?

    Monsieur Delisle, êtes-vous bien sûr que vous avez appuyé la loi 101 en 1977?

  46. le 01 avr 2009 à 16:32 Dianne Dufour

    !!! Il faudrait être « génial » dans tout ! Faire un parcours scolaire exemplaire dans toutes les matières, en français, en mathématiques, en Sciences Humaines et en Sciences Pures, et en Histoire en plus ! Il faudrait être performant au niveau du SAVOIR-FAIRE, du SAVOIR-ÊTRE un bon citoyen ! Prendre part au débat social ! Participer a la vie communautaire, donner du temps bénévole pour soutenir les décrocheurs, les gens démunis, et en plus s’impliquer dans la politique municipale et scolaire, au provincial et au fédéral… et en plus ETRE des PARENTS EXEMPLAIRES…

    Je me demande s’il resterait du temps pour respirer… dormir, et être présent pour ses enfants…

    C’est bien beau de formuler des critiques à l’endroit des QUÉBÉCOIS… ( le citoyen québécois ) mais, j’ai l’impression qu’il manque un petit quelque chose de « réalisme » dans le regard qui est posé sur la « vraie vie » des gens ordinaires…

    Faut-il être absolument « extra-ordinaire » pour être digne de considération ? et brûler la chandelle par les deux bouts… jusqu’à se voir ramper le ventre à terre et la langue haletante d’épuisement… frôler le « burn out » pour empêcher les commentateurs publiques de dévaloriser leur concitoyens ?

  47. le 01 avr 2009 à 17:56 ymdelisle

    Serge, « Et l’aide que nous pourrions leur apporter ne serait certainement pas moindre que ce que nous faisons aujourd’hui, c’est à dire, malheureusement, pas grand chose. ». Je croyais que l’idée première de l’indépendence est de protéger notre langue et notre culture dans une mer anglophone. Alors, nous ne voulons rien savoir des autres francophones canadien. Je ne comprends pas.

    Oui, en 1977 j’ai supporté la Loi 101. Mais, elle à fait son temps. Nous devrions passer à la prochaine étape. La création de la richesse peut être?. Si je comprends bien, une critique, même constructive, de la Loi 101 fait que nous ne sommes pas de bons Québecois. Oser critiquer le modèle Québecois fait que nous ne sommes pas de bons Québecois. Oser croire que la confédération est encore valable comme outil de protection de notre culture fait que nous ne sommes pas de bons Québecois? Oser vouloir parler anglais fait que nous ne sommes pas de bons Québecois. Supporter le Maples Leafs fait que nous ne sommes pas de bons Québecois. Commencez-vous à voir un « pattern »?

  48. le 01 avr 2009 à 19:34 Serge Williams

    Du calme monsieur Delisle, je n’ai jamais dit que vous n’étiez pas un bon Québécois.

    La possibilité que la « confédération » ait été utile à la préservation de notre culture est une position défendable même si certains épisodes de l’histoire canadienne portent à croire le contraire.

    Je note par ailleurs que vous avez « supporté » la loi 101 en 1977; il semble toutefois qu’elle vous soit maintenant devenue moins supportable même si elle ressemble de plus en plus à un gruyère. Peu de gens au Québec partagent votre position à cet égard; j’espère que vous en convenez. Je parle anglais avec plaisir, je fais même de la traduction; et le Canadien ne m’intéresse pas plus que les Maple Leafs.

    Est-il possible de maintenir une discussion sans tomber dans la diatribe ?

    «Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles» Sénèque

  49. le 01 avr 2009 à 20:33 Daveyy

    @SW

    1980 bien évidemment, lapsus, faute de frappe ??

    Mon utilisation du vous était une erreur, je voulais dires les comme dans les souverainistes, ici nmême je vous laisse choisir entre RenéP et Bernard Desgagné pour le concours de l’enflure verbale souverainiste.

    J’ajouterai qu’en 1970 j’étais à Halifax au sein de la « royal canadian navy » aucune traduction française disponible, thank you very much. Je vous soumets très humblement que je n’ai aucune leçon à recevoir de quiconque sur les injustices passées. À l’encontre de celui que vous me citez, je n’ai pas eu l’impression que mon sort était comparable à celui des juifs sous les nazis. Je n’en ai pas de traces indélébiles autres qu’une constatation que les choses ont bien changées depuis 50 ans.

    Je n’ai jamais utilisé le mot vengeange dans mes propos visant la motivation profonde de l’option souverainiste. J’ai questionné la forte tendance parmi de nombreux souverainistes à se victimiser sous le régime canadien et de vouloir corriger certaines injustices aujourd’hui inexistantes au lieu de promouvoir le bien-être de tous sous un nouveau régime politique.

    J’ai voté NON en 1995 parce qu’on me proposait de conserver le dollar, le passeport et l’armée canadiens avec des ‘possibilités’ de turbulences en divisant la société en duex.En votant NON je gardais les mêmes dollar, passeport et armée sans turbulences. C’était un marché très facile.Aujourd’hui les mêmes souverainistes se frottent les mains avec un sondage donnant 42 % de OUI à la question molle de 1995. Nous sommes très loin du Grand Soir, n’est-ce pas. Je retiens les conditions gagnantes,la cage à homards,les mille jours avant la souveraineté, la conversation nationale. Je ne vivrai jamais assez vieux pour voter une troisième fois.

    Le mouvement s’est transformé en une sorte d’industrie virtuelle avec un parti fédéral bien encastré à Ottawa dont les députés recevront des belles pensions à vie. On s’est doté d’un Conseil de la souveraineté, comme celui du patronat. Au moins les députés du IRA à Westminister en 1915 avaient le courage de leurs convictions et refusaient de se faire payer pour défaire le parlement dans lequel ils siègeaient.

    Faute de faveur populaire pour leur option, les politiciens souverainistes tentent par tous les moyens de se présenter comme grands défenseurs des valeurs québécoises qu’ils s’approprient pour eux seuls. C’est une belle stratégie électorale pour eux sans doute mais ça n’avance en rien la souveraineté.

    Hélas, ce débat restera hypothétique encore longtemps.

  50. le 01 avr 2009 à 21:23 Jean-Renaud Dubois

    Bonjour,

    ……….. « comment les souverainistes pourraient-ils convaincre de quitter le Canada des gens qui ne savent pas ce que ce régime a fait subir aux francophones ? »

    Évidemment que cette facette(histoire), qui s’applique aussi aux francophones des autres provinces, va de soi puisqu’elle coule de source!

    Sans compter, qu’elle vient d’un québécois de souche plus récente ; donc plus à même de la constater, puisque d’un oeil plus neuf !

    Moi contrairement à certains canadiens-français, je ne vois que le côté positif et normal de cette affirmation. En effet, tous les citoyens d’un pays normal, ne verrait là qu’une simple évidence!

    Mais vous voyez M.Facal, que ceux qui s’en offusquent le font parce qu’ils ne veulent pas, de ce pays à naître!

    C’est leur droit…

    Je regarde en avant depuis toujours, et ce pays à en devenir est pour moi, aussi naturel que l’air que l’on respire!

    En effet pouquoi laisser l’administration de sa maison à son voisin, même si on l’estime bien?
    Et cela est d’autant plus vrai que l’on parle ici d’une « Nation » envers une autre!

    Prendre ses affaires en mains…est… et sera… toujours d’actualité.
    Il en va de la survie de cet petit Pays Gaulois(2%) en Amérique, que nos pères nous ont légué!

    Quand on veut dénigrer un projet de pays, on dit que c’est dépassé! On dit que ceux qui le portent sont revanchards, tournés vers le passé, alors que c’est exactement le contraire!

    On va même jusqu’à les traiter de xénophophes en pleine assemblée nationale à travers la personne de deux anciens premiers ministres du Québec!

    Quelle honte, et presque personne ne s’en est offusqué!

    Quel mépris envers leur propre frères!

    ….. « Combien en est-il de par le monde qui ont refusé pareille chance d’acquérir paisiblement et démocratiquement, les pleins pouvoirs sur eux-mêmes? » René Lévesque.