J’ai honte
14 mai 2008 par Joseph Facal
Les peuples, comme les individus, doivent comprendre que leurs actes ont des conséquences.
Deux fois, les Québécois ont choisi de rester dans le Canada. Il était donc inévitable que le gouvernement fédéral imposerait sa lourde présence dans les célébrations du 400e anniversaire de Québec, ainsi que son interprétation de l’histoire.
La souveraineté nous aurait épargné tout ça. Nous en avions les moyens, l’occasion, et je reste persuadé que nous ne l’aurions jamais regretté.
Il est vrai que diverses interprétations de cet événement sont possibles. Mais qu’on ne nous prenne pas pour des imbéciles.
Ottawa veut imposer l’idée que la trajectoire française en Amérique est indissociable de son appartenance canadienne. Bref, qu’il n’y a aucune différence de nature entre le Québec et l’Acadie, juste une différence de poids.
Il faut dire qu’on a appris à se méfier. Vous vous rappelez des risibles «Minutes du Patrimoine», de la télésérie «Le Canada : une histoire populaire», des nouveaux manuels d’histoire plus «rassembleurs», des célébrations de la bataille de Vimy où soldats-canadiens-des-deux-langues-moururent-fraternellement-côte-à-côte ? Et j’ai des exemples par dizaines.
Depuis toujours, c’est pour maîtriser le présent qu’on cherche à contrôler l’écriture du passé. Toutes les familles idéologiques cherchent à le faire, mais avec des inégalités de moyens évidemment.
L’usage des symboles n’est jamais non plus innocent en politique.
Or, le premier rôle dans ces célébrations est occupé par la gouverneure générale. Cette fonction n’existe que parce que les armées britanniques en 1760, puis l’Acte d’Union en 1840, ont ravalé les descendants des colons venus de France au rang de minorité ethnique.
Voilà un fait irrécusable, pas une interprétation relativiste parmi d’autres. Que Michaëlle Jean ose parler en notre nom illustre notre condition néocoloniale et devrait nous remplir de honte.
Qu’on les aime ou pas, les représentants du peuple québécois sont Jean Charest et, jusqu’à un certain point, Stephen Harper, parce qu’ils ont été élus. Représentante de la Reine d’Angleterre, la légitimité démocratique de Michaëlle Jean, et donc sa prétention à parler en notre nom, est inexistante.
Que des Québécois se sentent «dignement représentés» par elle, comme le notait La Presse, n’illustre que leur ignorance.
Et que le premier ministre du Québec se soit laissé ainsi éclipser témoigne de la conception singulièrement étriquée qu’il se fait de sa fonction. Mais cela n’étonnera que ceux qui ont oublié dans quel contexte Jean Charest a pris la tête du PLQ en 1998, et ceux qui ne comprennent pas la mutation génétique subie par un parti qui fut jadis nationaliste.
Dans cette affaire, nous dit La Presse, les souverainistes se cramponnent à une lecture «caricaturale» de l’histoire. Curieusement, c’est toujours la lecture de l’autre qui est «caricaturale», jamais la leur.
Quand cela fait leur affaire, les fédéralistes accusent les souverainistes de chercher «la chicane». Mais quand ils ne peuvent plus nier un problème, ils diront que les «tensions» sont inévitables dans les fédérations. Belle contradiction.
Au fond, ce que les fédéralistes reprochent vraiment aux souverainistes, c’est d’exister et de s’exprimer. Comme si le seul bon souverainiste était un souverainiste muet, résigné, ou qui chemine vers la lumière du fédéralisme.
Il faut aussi se demander en quoi les fédéralistes québécois d’aujourd’hui ont une vision des choses substantiellement différente de celle qui prévaut ailleurs au Canada. J’y reviendrai.
50 réponses à “J’ai honte”

Bravo M. Facal excellent texte, il fallait s’attendre a de la récupération politique pour les fetes du 400e mais la les fédéralistes sont en train d’essayer de réécrire l’histoire. C’est juste pathétique de voir les conservateurs montrer leurs vrais visages, ils essayent d’imposer une vision de l’histoire, refusent de garantir un juge bilingue pour combler le poste vacant a la cour supreme et osent nous dires que les Québecois ne veulent pas rouvrir la constitution. Mais qu’est-ce qu’un premier ministre qui sort de l’Alberta sait de ce que les Québecois veulent? Jean Charest dans tout ca… quel surprise il fait encore la carpette de peur de faire des vagues, une chance qu’il “peak” trop vite les électeurs vont bien se réveiller un jour. Quand a nos “amis” vendus de La Presse ils devraient avoir compris depuis longtemps que bon journalisme rime avec un minimum d’impartialité. Je crois qu’Yves Michaud tient quelque chose de gros avec les chiffres cachés de Gesca, le lectorat de La Presse ne cesse de baisser depuis des années il doit y avoir un déficit récurent la-dedans.
À lire: belle étude de l’IRQ sur le nouvel argumentaire fédéraliste:
http://www.irq.qc.ca/PDF/IRQ_3e_etude-Nouvel_argumentaire_federaliste_ImpR-V_51.pdf
L’impartialite est malheureusement souvent absentes de nos medias. Mais c’est des deux cotes. Il n’y a jamais eu une et une seule histoire, chacun prend ce qui fait son affaire et interprete lorsqu’il y a manque d’informations. Pour ce qui est de Madame Jean, et bien vous allez me lancer des roches, mais je n’ai aucun probleme avec sa presence en France. Les premier ministres ont j’espere des choses plus importante a faire que de lancer une ptite fete. Pour moi Madame Jean represente le Canada et son lien avec la reine n’est que symbolique.
Très facile de s’indigner devant cet affront que fait Michaëlle Jean à tous les Canadiens français. Mais pourquoi est-ce que l’on ne s’est pas intéressés aux fêtes du 400e de Québec avant?
Cette nouvelle gifle aux Québécois montre que des fédéralistes des grands soirs ont le beau jeu d’écraser des Québécois fatiguués par des chicanes entre solidaires, verts, autonomistes, purs-et-durs, mous, etc.
Les gens qui ont à coeur le Québec n’ont qu’eux-mêmes à blâmer quand une petite reine bafoue leur mémoire. Moi aussi j’ai honte … de moi.
Je ne suis pas d’accord. Moi j’ai bien aimé cette réinterprétation de l’histoire voulant qu’au début le Canada avait deux rois, anglais et français. Elle m’a bien fait rire.
Poussons la logique conservatrice jusqu’au bout. Puisque nous avions deux rois au départ au Canada, c’est que l’un a injustement pris le pouvoir à l’autre puisque nous n’avons maintenant qu’un seul roi (avec un seul gouverneur général bien entendu). Il serait donc légitime de redonner ses pouvoirs au roi usurpé. La monarchie française existe encore, c’est actuellement le comte de Paris qui se dit Roi de France. Pourquoi pas lui offrir le poste de Second Roi du Canada.
Bien sûr, il y a eu les Basques aussi. On peut présumer que le Roi d’Espagne pourrait devenir aussi un des Rois du Canada. Il y a eu aussi les Vikings, donc les rois du Danemark, de Suède et de Norvège pourrait aussi appliquer comme Roi du Canada. Qui sait si dans une de ces expéditions il n’y avait pas un Italien, un Russe, un Portugais, etc.
Pourquoi se contenter d’un seul Roi alors que légitimement l’on pourrait en avoir facilement 20?
400e : L’Habitation de Québec ou ma cabane au Canada ?
Géopolitique 101:
Pour se faire une idée du sens de cette fête du 400e, il faut se demander ce qui s’est passé en 1608 et qui soit en lien avec 2008. Simple, il ne s’est rien passé d’autre en 1608 que le fait que M Samuel de Champlain a érigé l’Abitation de Québec. De quoi s’agit-il ? Et en quoi sommes-nous en continuité avec cet ACTE fondateur ?
L’Abitation de Québec.
« Comme noyau du peuplement, habitation sera la résidence de celui qui y commande et de tous ceux qui y travailleront… » (1). Il s’agit donc d’une place (forte) ou siège le pouvoir avec mandat et capacités logistiques et techniques de faire l’occupation et la mise en exploitation du territoire. En terme géopolitique il s’agit d’un ÉTAT !
M Samuel de Champlain a donc fondé l’État du Québec. Et le fil conducteur de ces 400 ans d’histoire c’est l’édification de cet État du Québec. Le seul état où nous sommes majoritaires et sur les assises duquel nous pouvons assurer notre pérennité comme peuple français en Amérique.
Voilà ce que veulent nous faire oublier ceux qui participent au détournement de la Fête du 400e : le pouvoir de l’état canadien qui nous a annexés, allié avec ces petits marchands et notables d’une ville garnison, qui font leur pain et leur beurre avec les forces d’occupation. Ils veulent nous faire passer l’Habitation de Québec pour ma cabane au Canada !
Bonjour M.Facal,
Moi aussi, je suis en colère!
Et j’ai honte de mon gouvernement aplaventriste!
Plus carpette que cela, tu meurs!
Je suis certain que 80% des Canadiens-français du Québec et du Canada sont en colère, eux aussi!
On verra bien dans la réaction de vos blogeurs, si j’ai raison!
Qui va se lever à part vous, pour dénoncer cette lâcheté! C’est vrai, on peut compter aussi sur GESCA.
P.S.
Au Québec : des Canadiens-français qui sont devenus des Québécois, depuis environ 1960.
Ce n’est pas parce que certaines institutions canadiennes ont déjà eu des choses à se reprocher qu’il faille jeter le bébé avec l’eau du bain.
Pour chaque “minute du patrimoine” le camp souveraniste a eu ses déboires aussi. Pensons aux études LeHir, au budget de l’An Un, à la commission ambulante sur la souveraineté, au gala de la souveraineté au Grand Théatre de Québec.
Quand M. Facal dit :”Comme si le seul bon souverainiste était un souverainiste muet, résigné, ou qui chemine vers la lumière du fédéralisme.”
Vous savez maintenant cher Monsieur Facal exactement comment nous les fédéralistes québécois nous nous sentons depuis 1976. Vous avez tout à fait raison là dessus mais ayez au moins la décence d’avouer que pour les souverainistes :” Comme si le seul bon fédéraliste était un fédéraliste muet, résigné, qui n’a pas compris, un traître à la nation, un assimilé, un peureux ou qui chemine vers la lumière de la souveraineté.”
Le 400 ième de Québec devait être un évènement d’abord touristique , une fête qui rassemble et voilà que les bons vieux clivages s’en sont mêlés et bingo ça devient un élément de discorde. Les souverainistes s’en frottent les mains, un bonne chicane avec le fédéral pour faire remonter leur cote électorale ça se prend bien, non?
Relisez-vous: colère, honte, scandale, révisionisme historique, représentante non-élue. Scandons tous ensemble notre mépris du colonisateur, du conquérant!
Et si le fédéral ne s’en était pas mêlé? J’endends déjà les cris outrés des souverainistes accusant le dominateur d’ignorer le dominé, de manquer de respect envers la nation, d’ignorer l’histoire d’un des peuples fondateurs etc. etc.
Pour que M. Facal s’en scandalise, ça doit être ce que les Américains appellent un “slow news day”.
Je sais pas pourquoi la manipulation politique vous froisse a ce point, Les conservateurs le font, Les liberaux le font, le bloc le fait(surtout lorsqu’en baisse dans les sondages..quoi de mieux qu’une pseudo reine, la langue ou la culture pour foutre le bordel et remonter), le PQ (surtout lorsqu’en baisse dans les sondages..quoi de mieux qu’une pseudo reine, la langue ou la culture pour foutre le bordel et remonter), l’ADQ et les autres. C’est suppose n’etre qu’une fete, un party d’une ville qui pour la plupart d’entre vous n’est qu’un village (le reste de l’annee). Je blame toute la classe politique pour ce fiasco. Aurions nous oublie comment faire pour s’amuser et feter?
Vous êtes une tarte, M. Facal, comme Mme. Marois. Les Québécois n’ont pas dit non deux fois à l’indépendance, car la seconde fois, la fraude était telle qu’on peut penser que le “oui” l’aurait remporté.
Michaëlle Jean a bien le droit de parler pour des tartes quart-colonisées comme vous!
NB Ayez la gentillesse d’effacer ce message lorsque vous en prendrez conscience.
M. Facal,
Est-ce que vous aviez aussi honte quand un chef d’un État étranger disait “Vive le Québéc libre!” ? Il aussi parlait comme s’il représentait les gens d’ici.
Quand à moi, comme un immigrant venu au Canada et déjà naturalisé, je respecte toutes les institutions du pays. Ceux qui peuvent me représenter (et parler au mon nom) sont tous ceux qui symbolisent ces institutions, en commençant bien sûr par la reine du Canada et en finissant par le maire de ma ville. Si vous n’aimez pas cela, alors vous devez essayer de changer ces institutions. Jusqu’à lors, cependant…
[…] bonbon le dernier billet de Facal « J’ai honte ». Il parle du 400e et de la représentante de la reine d’Angleterre, de Jean Charest qui […]
Il y aune époque pas si lointaine ou le PLQ avait une aile nationaliste assez visible et influente.
Hormis Benoît Pelletier (qui, vous l’avez sans doute noté, se fait assez discret dans cette affaire du 400e…), le PLQ n’a aujourd’hui plus de nationalistes influents dans son caucus pour contrebalancer cette récupération assez étriquée du 400e de Québec.
Dommage, car tout cela vient gâcher pour une bonne part toutes les célébrations du 400e.
M.Facal,
je suis tout-à-fait d’accord avec vous qu’il soit honteux que le Gouvernement du Québec accepte que le peuple québécois soit représenté par une “potiche” qui n’a rien à voir avec ce que nous sommes.
J’aimerais cependant apporter une nuance sur l’affirmation que les québécois ont accepté deux fois de rester dans le Canada. Avec la malhonnêteté avec laquelle les fédéralistes se sont comporté lors des deux référendum, avec le manque démocratique dont ils ont fait preuve, on ne peut pas dire que les québécois ont vraiment choisi de rester dans le Canada. Tout au plus, les québécois ont choisi de se laisser guider par la peur. C’est souvent ce qui arrive: le dominé a peur du dominateur. Mais jamais, le peuple québécois a choisi explicitement de rester dans le Canada du statu quo.
En effet, si les québécois avaient eu la force d’affronter leur peur et avaient choisi la souveraineté, nous n’aurions pas à subir toutes ces humiliations mais comme l’ont montré les référendum, les francophones étaient majoritairement en faveur de l’indépendance. Ce sont ceux qui ont refusé d’aller dans le sens de l’indépendance qui ont à assumer leur geste et cela implique aussi des allophones qui doivent se questionner à propos de leur ingratitude. Ils pourraient se mordre les doigts s’ils ne revisent pas leur position face aux francophones, les propriétaires de ce pays du Québec, qui les ont accueilli à coeur ouvert. Ils se sont laissé manipuler par les anglais qui ont toujours craché sur les québécois.
Quant à ceux qui acceptent de se faire représenter par la pseudo-reine, ce sont des lèche-bottes. Jean Charest et son cabinet d’aplaventristes sont incapables de s’affirmer et lèchent le fédéral sans lequel ils n’existeraient pas.
En conclusion, je suis tout-à-fait d’accord avec le fait que les fédéralistes reprochent aux souverainistes de s’exprimer et d’exister. Il ne faut pas se cacher le fait qu’une majorité d’anglais du Canada est raciste et les fédéralistes (même francophones) ne font que refléter ce racisme.
@ Simeon
Êtes-vous familier avec le sentiment nationaliste qui bouillait au Québec dans les années 60? Si vous voulez vraiment respecter les institutions de votre pays, pourquoi ne pas lire un ou deux livres d’histoire du Québec?
@ daveyy
Je suis d’accord avec vous, il n’aurait pas fallu récupérer politiquement la fête de commémoration de la fondation de Québec. Mais était-ce vraiment possible?
Soyez bon joueur et avouez que Stephen Harper ne s’est pas gêné pour se mettre les mains là-dedans et effectivement réécrire l’histoire.
Quand vous dites que les souverainistes se seraient choqués si le fédéral ne s’en était pas mêlé, vous flirtez avec le procès d’intention. Un sophisme bien trop présent, même sur ce blogue.
Vous semblez en appeler à un plus grand respect de la part de souverainistes qui, depuis 1976, vous traiteraient de vendu. Vous ne faites pas bien mieux en associant un sentiment légitime (la honte) à de basses manoeuvres politiques.
Après vous avoir dit ce que l’on fête (la fondation de L’état du Québec). Je vais vous dire ce qui me fait honte dans la game qui se joue. Ce n’est pas que Charest soit le pion de Desmarais (Gesca) qui a mis tous ses moyens pour nuire à l’intérët supérieur du Québec; mais bien le manque de combativité du PQ et du Bloc pour confronter cet adversaire acharner de nos intérêts. Aux lieu de s’en plaindre, pourquoi pas un appel au lectorat souverainiste qui fait vivre Gesca de, pour leur dire d’arrêter DE NOURRIR LA BÊTE. Cet démission des élites souveranistes qui refusent d’assumer le rapport de forces médiatique est démobilisant compte tenue des enjeux: L’ordre marchand vs l’état nation: Les pions, Sarkosy et Charest (http://www.vigile.net/Les-pions-Sarkosy-et-Charest)
Zapotec dit: “C’est suppose n’etre qu’une fete, un party d’une ville qui pour la plupart d’entre vous n’est qu’un village (le reste de l’annee).”
Ces propos illustrent bien que certains Québécois ne comprennent pas l’importance de cette fête. Ouvrez-vous les yeux bon sang: la fête de Québec n’est pas celle de Trois-Rivières, de Montréal ou de Saint-Georges de Beauce. Dans ces trois cas, on pourrait effectivement dire que ce n’est que le party d’une ville. Dans le cas de Québec, la fête a nécessairement un sens historique beaucoup plus profond. Il était inévitable que fédéralistes comme souverainistes cherchent à lui donner un sens conforme à leur vision de l’histoire.
Je ne peux reprocher aux fédéralistes de tenter d’en faire la récupération politique, puisqu’ils comprennent bien, tout naturellement, que la fête de Québec ne peut qu’être politiquement significative du point de vue des Québécois qui connaissent minimalement leur histoire. En se sens, les fédéralistes dont on parle ont plus de lucidité que Zapotec.
Ce qui me frustre, ce n’est pas que des fédéralistes cherchent à travestir le symbole, à dissimuler les couleurs de Québec (remarquez que les couleurs de la fête sont le orange, le rose, le turquoise et le vert pastel, alors que les couleurs de Québec sont le doré et le bleu royal) et ses symboles (où est le bateau? où est champlain?), et à en faire une fête n’ayant rien à voir avec le fait francais (on en fait une fete canadienne bilingue et multiculturelle censée marquer le point de départ d’un pays qui n’est né que beaucoup plus tard). Cette opération de maquillage de la fete est normale: l’État cherche à se prémunir contre la dissidence.
Ce qui me frustre, c’est que ces mêmes fédéralistes qui contrôlent l’agenda prennent un air surpris, cherchent à clamer le jeu et accusent les souverainistes de politiser la fete alors que chacun sait qu’eux-mêmes politisent la fete autant qu’ils le peuvent. Et il y a des gens comme Zapotec pour gober ca.
@Olivier
Vous dites “Quand vous dites que les souverainistes se seraient choqués si le fédéral ne s’en était pas mêlé, vous flirtez avec le procès d’intention”
Vous avez peut-être raison là dessus. Par contre, à chaque fois qu’il y a un projet quelconque au Québec, les politiciens (de tous partis incluant PQ et Bloc) réclament une large part de financement du fédéral. À juste titre, ce sont nos impôts quand même. Par contre il y a un principe non négociable, c’est que celui qui paie la note a toujours un mot à dire.
Relisez les propos de RenéP ci-haut qui illustent très bien ce que j’ai dit. Il accuse les fédéralistes d’avoir “volé” le référendum, il les accusent d’être dominés par la peur, il les accusent d’être des lèche-bottes. Il se prend pour un espèce de sociologue en accusant la majorité au Canada anglais d’être des racistes. Il profère même une menace voilée aux allophones s’ils n’appuient pas la souveraineté. À côté de ça, mes propos sont assez modérés.
J’accuse les souverainistes d’avoir une réction démesurée. C’est légitime d’avoir une réaction, je ne m’attends pas qu’ils se mettent spontanément à chanter le God Save the Queen. Je sais qu’ils auront toujours honte de tout ce qui pourrait rapprocher le ROC et le Québec, je l’accepte sans plus dire. Mais à toujours monter le ton et exagérer l’outrance, ils ne font que du mal à leur propre cause. Dites-moi quel allophone appuyerait cette cause après avoir lu les menaces de RenéP ? Le problème ce n’est pas RenéP, c’est qu’il n’est pas seul, ce genre de propos pullulent sur tous les blogues.
M. Facal,
Lorsque vous dites que les actes ont des conséquences, vous mettez le doigt sur un point important. Les fédéralistes se plaisent souvent à dire qu’il y aura un prix à payer si nous faisons l’indépendance du Québec. Je ne suis pas devin, mais c’est fort possible.
Mais il y a aussi un prix à la DÉPENDANCE. Aujourd’hui, grâce à notre bon gouvernement fédéral, nous payons de notre histoire et de notre culture.
Je sais que je ne convaincrai personne et ne me ferai pas d’amis en disant cela mais :
Vous avez voulu voter NON en 1980 et 1995, et bien payez maintenant! Mais ne vous en faites pas, contrairement au prix de l’essence qui monte, le prix de notre histoire et de notre culture, lui, est constamment révisé à la baisse! «Paaaatrie à vendre! Qui veut acheter? Beau-bon-pas-cher! Excellent rapport qualité-prix!»
- Vous êtes pas tannés de mourir bande de caves?
@Lesdents
C’est justement ce qui me derange c’est que tout le monde politique embarque la dedans. Je n’ai pas plus critique le bloc que les conservateurs, c’est la meme chose. C’est vrai que Quebec n’est pas la meme chose que St-Georges mais ce n’est pas une raison pour gacher ce qui est suppose etre une fete. A l’inverse de ce que vous dites…je ne gobe rien, je suis juste tanne que les politiciens gachent toujours les choses avec leur Agenda (JE PARLE DE TOUT LES POLITICIENS ICI PAS JUSTE DU BLOC OU DU PQ).
@RenéP.
C’est vraiment pathetique de nous traiter de raciste (envers nous meme ??? ) et de leche-bottes. J’ai deja ete souverainiste et je le serez peut-etre un jour de nouveau, mais le manque de respect assez present chez les souverainistes (pas la majorite au moins) me deplait beaucoup puiqu’il ne peut pas avoir de discussions cartesiennes. Essayer de baisser d’un iota vos emotions et nous pourrons certainement mieux se comprendre.
Tartuffe me traite de «tarte», puis m’invite à effacer son message. Autrement dit, il m’insulte et me donne ensuite, en prime, l’ordre d’effacer moi-même les traces de son méfait. Eh bien, non, il vivra avec, et moi aussi. C’est moi seul qui décide de ce qui sera effacé. Pensez-y avant, c’est tout.
Bravo M. Facal !
Continuez comme ça. Vos propos touchent la cible à chaque fois.
Effectivement, parler du Québec et de l’Acadie est pertinent. POurquoi ? Parce qu’il fut un temps où les Acadiens n’étaient pas des CAnadiens et les Canadiens n’étaient pas des CAnadiens.
Aujourd’hui, à écouter certains Acadiens (ou d’ailleurs au CAnada), les Québécois ne seraient suffisamment pas “CAnadiens” !!!
Il fut un temps où les “Anglais” n’étaient surtout pas “Canadiens” et un temps où tandis que les CAnadiens existaient bel et bien, les “Canadians” AVEC UN “A” eux n’existaient pas. Il fut un temps où on reprochait à ces francophones au Canada d’être trop “Canadiens” tandis qu’aujourd’hui on leur reproche de ne pas l’être assez !!!
La question chers sires Pratte et Dubuc Inc. n’est pas de savoir pourquoi les Québécois se sentent plus ou moins Canadiens aujourd’hui en 2008 mais bien de savoir pourquoi les CAnadiens de la Nouvelle-France sont devenus QUébécois aujourd’hui en 2008 … au-delà de toute “mesquinerie” politique ou ethnique, au-delà de toute diversion faisant recours à la cause autochtone (oui nous le savons très bien que les Autochtones sont ici depuis des millénaires ! mieux même que la majorité de l’Amérique du Nord oserions-nous dire !).
Donnez donc une bonne leçon à ces sires Pratte et Dubuc, ces mauvais donneurs de leçon d’histoire, ces pseudo-historiens qui prennent le bon peuple pour plus imbécile qu’eux !
Certains sont fatigués d’entendre parler de la question identitaire au Québec, que dis-je au Canada, ben moi je dis tant mieux ! FAtiguez-vous, on fera l’indépendance du Québec avec les infatiguables d’ici et d’ailleurs ! La “fatigue culturelle” d’Aquin l’ayant épuisé jusqu’au suicide était bien réelle. Que ceux qui ont combattu Aquin et les autres soient atteints de “fatigue politique” maintenant ! La solution à laquelle bon nombre d’intellectuels ont réfléchi depuis des lustres, y compris un certain Pierre E. Trudeau, est la même depuis des lustres.
Lâchez pas M. Facal.
Nous sommes, je suis, derrière vous.
Sébastien Harvey
sebastien_harvey1@hotmail.com
Montréal
À zapotec:
vous êtes bien naîf à mon avis de souhaiter que “les politiciens [ne] gachent [pas] les choses avec leur Agenda”.
D’abord, cela ne gâche rien, à moins de trouver les débats désagréables ou insupportables, ce qui dénoterait alors une bien curieuse conception de la démocratie.
Ensuite, je remarque que la voie que vous proposez est de vider la fete de tout sens historique pour éviter les conflits. Aseptiser la fete et refuser qu’elle ait un sens historique, à mon avis, équivaut à la banaliser. Ce serait surement plus consensuel et harmonieux, c’est vrai. Par contre, on ferait de la fete de Québec un gros festival d’été ou un gros carnaval. Je n’ai rien contre ce genre de manifestation hédoniste. Au contraire, j’y trouve un grand plaisir. Par contre, je ne pense pas que le 400e de Québec ne doit être qu’une grosse manifestation artistique sans ligne directrice accompagnée d’un débit de boisson important. Or la seule ligne directrice que l’on puisse donner à une fete comme celle-là doit s’appuyer sur l’histoire.
Personnellement, je préfère admettre que les débats historiques sont inévitables et même souhaitables dans le cadre d’une fete aussi importante que celle de Québec. Il faut que cette fete ait un sens. Ayant dit ceci, on peut défendre un conception ou une autre.
@Lesdents
Je n’ai rien contre les debats historiques, mais on aurait du les faire bien avant et non lorsque la fete est commencee (c’est peut-etre vrai que je suis un peu naif).
Voici le billet que j’ai fait sur mon site justement à ce sujet.
La Très-Onéreuse Michaelle Jean est en France présentement pour donner le coup d’envoi officiel des festivités du 400e de Québec. Déjà, c’est une gifle au visage. Cette parvenue qui a renié sa citoyenneté française afin de devenir représentante des bourreaux anglais, cette traîtresse à la cause souverainiste qui a viré capot lorsque l’appât du gain était plus fort que le goût de la liberté, cette immigrante partie de rien qui a su se hisser au plus hauts sommets de l’hypocrisie, elle, donnera le départ des navires de La Rochelle dans une reconstitution historique du périple de Samuel de Champlain. Le mot « scandale » est trop faible pour exprimer ce que j’en pense. J’avoue avoir eu la naïveté de croire que notre Premier Ministre Québécois, le Tout-Aussi-Onéreux John James Charest, serait de la partie et se tiendrait aux côtés de la gouverneuse pour cet évènement. Mais non ! Le représentant élu du peuple qu’on célèbre ne participera pas au lancement des navires ! Non seulement n’a-t-il pas été invité, mais il a affirmé qu’il n’y voit aucun problème à laisser sa place à la vis-reine. Voyez-vous ça. Charest ira la semaine prochaine, une fois que le tout sera terminé, et en bon libéral qu’il est, il ira visiter son pote Sarko pour lui dire que les relations avec le Québec passent maintenant par Ottawa. Le mandat du Premier Ministre du Québec est, de façon primordiale et essentielle, de représenter le peuple Québécois en toutes choses. Le peuple Québécois est avant tout un peuple d’origine Française, il est incroyable que notre PM ne juge pas important d’y être. Cela démontre bien à quel point Jean Charest n’a pas le Québec à cœur. À quel point le chef des libéraux méprise notre nation. N’oublions pas qu’il était au cabinet conservateur fédéral il y a 10 ans. Quant à moi il peut y retourner, au cabinet.
Quelle image laissons-nous aux Français, Européens et gens de partout qui suivront ce spectacle ? Quelle impression auront-ils de nous, francophones établis depuis 400 ans, lorsque la couronne britannique annoncera la fondation du Canada grâce aux efforts de Champlain ?
Voyez là encore un exemple d’assujettissement éhonté de la part de nos voisins canadiens. Une nation célèbre 4 centenaires de lutte, de culture entourée d’anglais, de survivance francophone, et Ottawa prend l’avant-scène sous les lumières glorieuses du conquérant, tout souriant. Et JJC qui ne dit mot. Qui ne dit mot consent, apparemment.
Voici donc mon mot, monsieur le premier sinistre : Indépendance. Et bon débarras.
J’entendais Gilles-Martin Chauffier de Paris Match nous dire à l’émission de Christiane Charrrette combien Barak Obama et Michaelle Jean étaient semblables.
Paris Match est un magazine de bandes-photographiées très «people» qui fera toujours dans le sensationnalisme, c’est sa marque de commerce. Mais dire comme le fait M. Chauffier, qu’Obama et Jean ont un parcours similaire, alors là je dis attention nous tombons dans la désinformation.
L’ascension individuelle de Barak Obama, il la doit à son courage et à sa détermination. Son parcours politique en est un de constant bras le corps, où rien ne lui fut donné politiquement et ou sa réussite est purement personnelle.
Madame Michaelle Jean, sans rien lui enlever de son charme, de son esprit et de sa féminité, est une ancienne lectrice de nouvelles de Radio-Canada, nommée (et non élue) par l’ancien Premier Ministre Paul Martin alors qu’il était au plus bas dans les sondages, pour embêter, il ne faut pas le cacher, les francophones du Québec. L’un est donc propice aux changements et non à la continuité, l’autre à la tradition et à l’héritage monarchique.
Il ne faut pas oublier non plus que la nomination de Madame Jean au poste de Gouverneure Générale du Canada n’a jamais fait l’unanimité ni au Canada anglais, qui jugeait le couple Jean-Lafond sur ses sympathies pseudo-souverainistes (affaire du double fond de bibliothèque rapportée par le Globe and Mail), pas plus qu’au Québec d’ailleurs qui lui reprochait d’être une vire-capot (personne qui change d’allégeance politique, d’idée ou d’opinion).
Cette nomination était d’autant plus incompréhensible, que Madame Jean succédait à une autre femme journaliste de même envergure, Madame Adrienne Clarkson, d’origine chinoise (née Poy, Clarkson étant le patronyme de son premier mari), l’alternative informelle ne semblait donc pas être respectée.
Si les Français sont séduits par une femme noire, belle, fine, raffinée, éduquée d’origine haïtienne, arrière-arrière petite fille d’esclave, c’est peut-être du à ce passé peu glorieux d’une ancienne France esclavagiste, une manière de contrer en quelque sorte quelques relents de culpabilité.
Bref, il semble bien que Madame Jean, comme Gouverneure Générale du Canada, a ce pouvoir d’effacer bien des méfaits et des forfaits d’anciennes politiques françaises.
@ Davey
” Pour chaque “minute du patrimoine” le camp souveraniste a eu ses déboires aussi. Pensons aux études LeHir, au budget de l’An Un, à la commission ambulante sur la souveraineté, au gala de la souveraineté au Grand Théatre de Québec.”
C’est quoi les Minutes du Patrimoine cher Davey ? Le savez-vous vraiment ? 66 capsules “historiques” vantant l’histoire du CAnada … MAIS PAS UNE SUR TOUT LE 18ième canadien !!! Ce 18ième siècle canadien était AUSSI celui du Québec d’alors, c’est à dire du Canada de la Nouvelle-France. On nous dira qu’on ne voulait pas créer de remous politiques en remémorant les Plaines d’Abraham ? Ben c’est ça le problème du Canada cher Davey !!! Le nombre de choses de l’histoire du Canada qu’il faut cacher pour continuer à le faire exister …
Dans une certaine histoire du Québec, le CAnada est mort en 1760 et 1763. S’en souvient-on ? Pas vraiment car on l’a ressuscité en 1867.
Comparer la “propagande” de Québec avec celle d’Ottawa est indécent cher Davey ! Elle n’a pas les moyens financiers que l’autre capitale. La “propagande” de Québec est au maximum de la “contre-propagande” et repose, contrairement à l’autre, sur l’existence bien réelle d’un peuple présent depuis 4 siècles en ce coin d’Amérique !
Il y a trop de relativisation politique Davey dans votre commentaire.
Sébastien
Vous frappez là où ça fait mal M. Facal et je dis bravo. La lecture caricaturale de notre Histoire est celle des fédéralistes. Mais en fait, le problème est plus profond encore et je le nomme ainsi : c’est l’Histoire du Québec qui est inconnue de l’Humanité. Aussi gros que cela ! Rien de moins ! Oui, oui …
La vraie Histoire est celle qui part du début et va vers la fin. Pas celle qui part de la fin pour expliquer le début. C’est exactement ce que font Pratte et Dubuc. J’espère seulement pour eux qu’ils savent ce qu’ils font car la colère monte de plus en plus. Trudeau lui, quand il suscitait de la colère dans la population québécoise, savait ce qu’il faisait. Pratte et Dubuc semblent perdus dans le fil de l’histoire. N’en doutons pas, de nombreux historiens professionnels leur rappeleront leurs “trous de mémoire” bien assez tôt.
“Dans cette affaire, nous dit La Presse, les souverainistes se cramponnent à une lecture «caricaturale» de l’histoire. Curieusement, c’est toujours la lecture de l’autre qui est «caricaturale», jamais la leur.
Quand cela fait leur affaire, les fédéralistes accusent les souverainistes de chercher «la chicane». Mais quand ils ne peuvent plus nier un problème, ils diront que les «tensions» sont inévitables dans les fédérations. Belle contradiction.
Au fond, ce que les fédéralistes reprochent vraiment aux souverainistes, c’est d’exister et de s’exprimer. Comme si le seul bon souverainiste était un souverainiste muet, résigné, ou qui chemine vers la lumière du fédéralisme. ”
Je dirais plus encore : c’est l’État du Canada qui reproche institutionnellement au Québec d’exister. Un État doit toujours se défendre, c’est la logique de la chose. Or, l’État du Canada est superposée par-dessus un autre Canada (l’historique, le français, le Québec) et cet État ne peut exister quand s’appuyant sur l’autre ! Voilà le noeud du problème. Dire cela n’est pas maudire l’”Anglais”, le ROC ou le Canada mais simplement faire preuve de lucidité hélas ! dirons-nous aussi.
Sébastien
sa rencontre avec Sego d’après cette dernière.
http://www.segorama.fr/index.php?option=co…4&Itemid=67
Mémoire et Francophonie à La Rochelle” par Ségolène Royal
14-05-2008
Les 7 et 8 mai, La Rochelle a fêté le 400ème anniversaire de la fondation de la ville de Québec. Nous étions 70 à 80 000 personnes à être présents au cœur des festivités de la célébration, côté français.
C’est dans ce cadre que j’ai été sollicitée par le lycée maritime et aquacole de La Rochelle pour être la marraine de son bateau qui s’apprêtait à lever l’ancre avec 48 autres navires, en direction du Québec. Le 7 mai, après avoir brisé la traditionnelle bouteille de champagne sur la coque du navire pour le baptiser (à la 3ème tentative seulement, je l’avoue), j’ai adressé un message d’encouragements aux lycéens, formés aux métiers de la mer et encadrés par deux enseignants skippers, qui vont avoir la chance de suivre les traces de Samuel Champlain, le fondateur de Québec. Un projet qui leur tient particulièrement à cœur puisque c’est eux qui l’ont choisi au travers du Budget participatif des lycées.
La journée du 8 mai a été l’occasion pour moi de témoigner de l’amitié et des liens historiques étroits qui existent entre la Région Poitou-Charentes et la province de Québec. L’histoire retient surtout les voyages du Royannais Dugua de Mons, le premier colonisateur du Canada, et du Saintongeais Samuel Champlain, fondateur de la ville de Québec et père de la « Nouvelle France ». Mais au-delà des trajectoires illustres de ces deux grands noms, de nombreux anonymes issus des anciennes provinces que sont l’Aunis, le Poitou, le Saintongeais ou encore l’Angoumois, sont partis peupler le Canada, en y apportant une culture riche.
Après la cérémonie franco-canadienne du 8 mai et un déjeuner servi par les associations de quartiers de La Rochelle à près de 10 000 personnes, l’après midi fut réservé aux cérémonies institutionnelles avec l’arrivée de la Gouverneure générale du Canada, Michaëlle Jean, une femme dynamique que j’avais rencontrée avec plaisir l’année dernière lors de ma visite au Québec. S’en sont suivis la cérémonie du Don du Grand Livre de Champlain et le discours d’adieu aux équipages se préparant pour la grande traversée, comme leurs aïeux il y a plus de quatre siècles. J’ai tenu à insister, lors d’un discours pour l’inauguration d’un centre de mémoire à la Tour de la Chaîne de la Rochelle, sur la courageuse persévérance des Québécois, depuis quatre siècles, à préserver la langue française qui est au cœur de leur identité et de leur culture.
Faut-il rappeler que le français est, avec l’anglais, la seule langue parlée sur tous les continents ? La langue n’est pas qu’un vernis ou une marchandise, elle est ce qui porte et structure la pensée. Je dirais même que la monoculture appauvrit la pensée comme elle appauvrit les sols. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il y a un lien direct entre le combat culturel et le combat environnemental, c’est-à-dire entre la diversité culturelle et la biodiversité – deux sciences du vivant, en réalité.
Antonine Maillet, romancière et dramaturge canadienne francophone, raconte que, jusqu’à Rabelais, la langue française avait un lexique de 100 000 mots. Avec Racine, on est tombé à 5 000 mots. Et se demandant où sont passés les autres, elle répond : « Au Québec et aux Antilles. » J’ajouterais aussi : en Afrique.
En raison de leur combat et de leur entêtement, les Québécois possèdent l’ardeur et la lucidité qui font parfois défaut à ceux qui n’ont pas dû défendre leur langue ou leur culture. Ils ont, bien avant nous, pris des mesures dont nous nous sommes ensuite inspirés pour préserver notre langue, comme les quotas de chansons en langue française à la radio, par exemple.
Nous partageons avec eux cette conviction que la culture ne peut se réduire à une marchandise comme les autres ; qu’elle justifie un soutien clairvoyant et tenace des pouvoirs publics si l’on ne veut pas du règne sans partage des produits standardisés et de la loi commerciale du plus fort.
Cette langue partagée sous toutes les latitudes, cette langue française est une ressource extraordinairement positive. La solidarité linguistique francophone, j’en suis convaincue, est un facteur rassurant dans un monde qui bouge à vive allure et dans lequel les citoyens ont besoin de repères. Notre commune identité francophone n’est pas un repli ; c’est une identité ouverte et rationnelle. C’est une affinité qui n’exclut pas. Tenir à sa langue, c’est se respecter soi-même et, sachant ce que l’on veut pour soi, le vouloir également pour les autres. Défendre le français, ce n’est pas seulement l’affaire des pays où il est langue première ou officielle, mais celle de tous ceux où on l’aime, où on le parle aux côtés d’autres langues. Notre francophonie n’est pas ennemie du plurilinguisme mais au contraire attentive à tous les « passeports pour l’autre ».
Avec la Gouverneure générale du Canada,
les crises internationales
La Gouverneure générale du Canada, Michaëlle Jean, est la représentante de la reine d’Angleterre et possède le rang de chef d’État. Nous avons eu un entretien, le 9 mai au matin, de près d’une heure, au cours duquel nous avons évoqué certaines crises internationales.
Le Liban. Dans la nuit qui a précédé cette rencontre, les affrontements entre partisans de l’opposition et membres de la coalition gouvernementale ont repris à Beyrouth. La Gouverneure générale m’a fait part de sa grande préoccupation, au regard notamment de la forte présence canadienne au Liban (47 000 ressortissants). Nous avons lancé en commun, devant la presse, un appel au calme et au dialogue.
La Birmanie. La junte militaire craint l’aide internationale par peur de voir s’ouvrir la Birmanie aux étrangers et à leurs valeurs démocratiques. Une seule solution : que la communauté internationale continue à faire pression.
L’Afghanistan ; Le sujet est délicat pour le gouvernement canadien. L’opinion publique est de plus en plus partagée quant à la présence de soldats canadiens sur place, dont certains ne reviennent que dans des cercueils. Le Canada a toujours été présent dans des missions de maintien de la paix. Pour la première fois, ses troupes se retrouvent au front. Michaëlle Jean a néanmoins défendu l’utilité de la présence canadienne, et les réalisations de cette dernière en faveur du développement de l’Afghanistan. Réalisations utiles, à condition que la population locale se les approprient pleinement. Pour ma part, j’ai rappelé le débat français sur l’envoi de nouvelles troupes et les raisons pour lesquelles je m’y suis opposée.
“afin de devenir représentante des bourreaux anglais, cette traîtresse à la cause souverainiste qui a viré capot lorsque l’appât du gain”
“Cela démontre bien à quel point Jean Charest n’a pas le Québec à cœur. À quel point le chef des libéraux méprise notre nation. N’oublions pas qu’il était au cabinet conservateur fédéral il y a 10 ans.”
“Voyez là encore un exemple d’assujettissement éhonté de la part de nos voisins canadiens.”
“Ottawa prend l’avant-scène sous les lumières glorieuses du conquérant, tout souriant”
paroles du Dr Fléau
Réaction démesurée,sensibilité exagérée ou frustration d’un incompris? QED
Note au Dr Fléau
Lucien Bouchard, chef du PQ, leader des forces souverainistes lors du référendum de 1995, PM du Québec fut lui aussi au même cabinet conservateur que Jean Charest.
@Sébastien
Bravo!
****
Michaëlle que nous avons accueilli au Québec avec générosité comme tous les autres immigrant(e)s d’ailleurs ; et qui était fière d’être Québécoise, disait-elle, est allée dire à la France de « REGARDER au DELÀ du QUÉBEC »! (sic)
Et Jean Charest, le représentant de cet “État unique en Amérique” a vendu son peuple pour un plat de lentille!
Oui, quelle honte!
A daveyy.
comme le dit M.Facal, vous, les fédéralistes, vous voudriez que les indépendantistes se ferment la bouche, qu’ils soient muets sur le passé. Eh bien non! Ce ne sont pas les fédéralistes qui vont me la fermer.Je comorends que vous n’aimez pas entendre que le fédéral a volé les référendum, qu’il a agi de facon anti-démocratique, qu’il a menacé les personnes âgées de leur faire perdre leur pension, qu’il a abusé de son pouvoir d’accueil des immigrants pour les inciter à voter “non” au référendum et vous venez me reprocher de faire des menaces â peine voilées aux allophones s’ils n’appuient pas la souveraineté?Vous en avez du culot!OUI, la majorité des anglophones se sont montrés et se montrent encore racistes envers les francophones, y compris votre premier ministre Harper. Ca fait l’hypocrisie.
A Zapotec: je n’ai pas dit que ceux qui n’avaient pas voté en faveur de la souveraineté étaient des lêche-bottes. Je parlais des fédéralistes qui s’associent aux conquérants pour en tirer des profits personnels: les leaders fédéralistes. Relisez bien ce que j’ai écrit et vous verrez que vous déformez mes propos. Non seulement je ne traite pas ceux qui ont voté de facon négative de lèche-bottes, mais au contraire , je les considère comme les victimes des leaders fédéralistes malhonnêtes.
Il me semble que certains fédéralistes emploient souvent cette tactique qui consiste à déformer les paroles des autres par manque d’arguments pour leur répondre.
Bonjour Monsieur Facal,
Dans une démocratie, un des avantages du principe que les gens peuvent s’exprimer librement est qu’il peut en jaillir de bonnes idées.
Les partisans du A mettent plus de temps à penser à paufiner leurs arguments pouvant supporter le A qu’à s’assurer de bien comprendre les arguments du camp du B. Et vice versa.
Je ne veux pas vous faire de peine, Monsieur Facal, mais je ne n’ai pas l’intention d’entreprendre des études afin de vérifier toutes les connaissances à la base des arguments dont vous avez parlé dans votre chronique. Je comprends très bien que des gens, surtout des spécialistes comme vous, tiennent à jour leurs archives d’informations afin de pouvoir être le plus précis possible quand vient le temps de présenter leurs arguments. J’ai confiance que, vous, les spécialistes, continuiez dans cette voie et je pense que toute la société doit vous en être redevable. Comme disait cet illustre auteur, dans sa nuit, l’homme marche vers la lumière. Oui, l’important est que cette marche se poursuive. Même, si l’on sait que dans les camps adverses, des spécialistes s’adonnent aussi à ce genre de tâches. Car dans une démocratie, l’important, n’est pas un camp plutôt qu’un autre, mais bien le choix de la majorité (beaucoup de gens ont de la difficulté à accepter ce principe, comme accepter que la maman aigle laisse son plus gros poussin tuer son frère plus petit pour avoir plus de nourriture). Je sais que je ne vous apprends rien (à vous, Monsieur Facal)parce que quand vous dites “et je reste persuadé que nous ne l’aurions jamais regretté” vous laisser entendre indirectement que votre point de vue est subjectif - le mien aussi l’est(je voulais vous faire rire).
En terminant, je pense à Henri Beyle qui me demande dans mon imaginaire de ne pas oublier d’ajouter que, le plus triste est peut-être que, malheureusement, très peu de gens s’attardent à écouter ce que les spécialistes expliquent. Les statistiques disent quoi, Monsieur Facal ? 10 % des voteurs ? 8 % ?
Si je me souviens bien de mon histoire, quand Champlain est venu ici, en 1608, Jacques Cartier -1534-et quelques autres explorateurs étaient déjà venu faire leur tour à la recherche des épices, le Québec n’existait pas en 1608, mais La ville de Québec fut fondée cette année-là,, si, mais, c’était la Nouvelle-France, et ensuite ce fut les canadiens,à la Confédération, il y avait le Bas-Canada et le Haut-canada,et ensuite il y a eu la province de Québec, telle que nous la connaissons maintenant, notre nom était Canadiens-Francais, mes ancetres du coté de ma mère sont ici, depuis les tout débuts de la colonie avec Louis Hebert et Abraham martin, et du coté de ma grand-mère, de descendance amérindienne, depuis plus longtemps que les Francais,,,il reste beaucoup de choses à apprendre et tous les parlant francais de tout le grand CAnada peuvent aussi dire qu’ils sont aussi en mesure de se faire feter, car les colons-voyageurs comme les découvreurs ont fait beaucoup pour faire connaitre l’Amérique du Nord,c,est grace à ces personnes qu’il y a encore des gens qui parlent francais dans toutes les provinces du Canada, et aussi il ne faut pas oublier les franco-américains qui sont établis là-bas depuis les touts débuts, il y a eu les loyalistes,qui ont su rester fidèles à leurs croyances,quand il y a eu la fondation des États-unis , découverts par les CAnadiens du temps,il y eu beaucoup d,autres personnes qui ont aidé à faire du Bas-Canada, la province de Québec,, et avez-vous déjà jeté un coup d’oeil sur l’histoire de amérindiens ? si il y a quelqu’un qui méritent bien d,etre honoré , ce sont les amérindiens, premières nations,—les innuits, les vikings,eux aussi ont un mot à dire dans l’histoire de la province de Québec, ensuite la guerre stupide entre les anglais d’Angleterre et les francais de France( de toutes facons la France et L’ Angleterre ont toujours été à couteau tirés,meme si leurs familles de sang royals sont apparentées ce n,est pas D’Aujourd’hui,leur histoire de haines ) et si la France avait vraiment tenu à nous autres, elle aurait su quoi faire ? le gouverneur Anglais qui à permis ,après la conquete,à tous ceux qui voulaient continuer à parler francais et à continuer de pratiquer sa religion, qui est-il ? — pour juger ce qui s,est passé en 1608, il faut savoir ce qui vraiment passé, j’ai appris que pendant quelque temps, les enfants -écoliers devaient se partager que quelques livres,—,,l’histoire du Québec et L,histoire du Canada sont reliées intimement et les apprendre nous font comprendre que l’histoire du CAnada est une vraie épopée et qu’ici les anglais ont aussi aidé cette province à devenir ce qu’elle est, en ce moment,—– un temps il ne fallait pas compter sur l’Aide des Francais,, le roi étant trop occupé par ses maitresses pour se préoccupé de quelques arpents de neige,,perdus dans le nouveau monde,,,il y a tellement de livres sur l’histoire du Québec et avant sur l’histoire du CAnada..lire une des deux histoires peut faire comprendre l’autre,,mais il faut vraiment chercher à la source notre histoire et il ne faut pas se laisser aller à de la partisanerie, mais etre objectif,,,nous avons encore la chance de faire partie de l’histoire de cette province -qui-veut devenir un pays,,, —–
Bravo m. Facal,
Un de vos meilleurs textes, la crème de la crème. Il est vrai que le jeu des fédéralistes, depuis l’abandon par le PLQ du nationalisme, est de laisser aller jusqu’au point de non-retour. Nous savons très bien que dans quelques années à peine la souveraineté, du moins d’un point de vue linguistique et culturelle sera impossible.
Le multiculturalisme se veut au Canada, la façon d’intégrer les immigrants. En fait le multiculturalisme est la nouvelle façon de ”diviser pour mieux régner” et non de rassembler. Le principe est simple, le Québec représente de par son peuple une minorité importante. Pour limiter une telle minorité dans son unité, il suffit de la plongée dans une multitude de minorités distinctes.
Le gouvernement Charest a l’appui presque total de ces minorités sans avoir à lever le petit doigt. Pourquoi alors faire en sorte de solidifier les nationalistes Québécois alors que sa base va croître toute seule de par le multiculturalisme, la dénatalité, le vieillissement de la population et l’immigration. Même les francophones qui immigrent au Québec ne sont pas très portés vers la souveraineté, tellement de difficultés les attendent déjà que la sécurité est bien plus importante que les grandes ambitions d’un peuple divisé.
C’est pour ça que les fédéralistes disent que les souverainistes ”chiâlent” tout le temps, parce que nous ils nous faut conscientiser les gens à la cause souverainiste. De leur côté plus la population dort et ne se pose pas de question sur l’identité et la langue face au multiculturalisme, plus la victoire est a portée.
Arnold
Je ne vais pas en rajouter sur Renee. Merci tout de meme, vous venez de faire la preuve par mille de ce que je repete depuis des semaines a votre sujet.
Mr. Facal il est amusant que vous ayez ecrit ceci :
“”Au fond, ce que les fédéralistes reprochent vraiment aux souverainistes, c’est d’exister et de s’exprimer. Comme si le seul bon souverainiste était un souverainiste muet, résigné, ou qui chemine vers la lumière du fédéralisme.”"
Votre blogue est le meilleur exemple que l’inverse est bien plus frequent. Je ne me rappelle pas d’avoir lu un federaliste demander a un souverainiste de devenir federaliste. Par contre j’ai lu certains traiter tous les federalistes de victimes manipulables, ou d’infantiliser les nouveaux arrivants. Personne ne s’en offense, ni vous, ni aucun autre souverainiste sur votre blogue, et ce meme quand les propos tombe dans l’antisemitisme.
Vous me rappelez un autre homme, tres intelligent, charismatique et qui choisi bien ses mots : Tariq Ramadan.
Si vous connaissez le Monsieur vous savez de quoi je parle.
La prochaine fois que je voudrais convaincre quelqu’un de l’extremisme qui existe dans le nationalisme Quebecois je le redirgerai vers votre blogue et ce billet.
En passant vous n’avez pas repondu une seule fois a mes questions, lors de mes commentaires precedents ? J’ai pourtant ete poli. Je ne sais trop pourquoi.
Pas d’accord avec vous M. Facal. Je dirais que c’est plutôt nos amis nationalistes qui ont tenté de ré-écrire l’histoire. Lionel Groulx en est un exemple frappant. La bataille des Plaines fut une, parmi d’autres, durant la guerre de sept ans. La Nouvelle France et d’autres colonies fûrent cédées avec le Traité de Paris. Alors je préfère dire que nous avons été un peuple “négocier” et “délaisser par les Français” plutôt qu’un peuple conquis. Mais passons, avec les quelques arpents de neiges, car c’est un autre débat en lui même.
M. Facal, vous dites, “Ottawa veut imposer l’idée que la trajectoire française en Amérique est indissociable de son appartenance canadienne.” Voyons-donc!. La trajectoire française FAIT PARTIE de l’histoire canadienne et américaine. “The French-Indian Wars” comme disent les américains, la prise de Louisbourg par les Anglais de la Nouvelle Angleterre, les voyages de Champlain vers la Grands Lacs, la ville de Saint-Louis, Radisson, les voyages de LaSalle dans l’ouest, le traité de Paris et son influence sur la Révolution Américain, l’achat de la Louisianne, la guerre de 1812, l’immigration Canadienne-Française vers les États-Unis à la fin du 19é siecle, un premier ministre Canadien-Québecois qui fut un des premier à reconnaître la Chine, le Cirque du Soleil à Vegas, et encore. C’est quoi ça si ce n’est pas une trajectoire française en amérique?. Vous allez me dire, comme beaucoup de gens le pensent, que la Rébellion de 1848 en était une de libération du peuple Québecois? Vous allez me dire que Dollard des Ormeaux était un grand héro Québecois?? Vous allez me dire que les nationalistes du Québec avaient raison de ne pas vouloir combattre Hitler?. La fondation de Québec était également la fondation du Canada. Les deux sont entremêlés. Avoir honte du fait que nous avons une histoire commune avec le Canada ne devrait pas être dans le vocabulaire de quiconque se dit ouvert d’esprit. Nous avons manqué de rigeur dans l’enseignment de notre histoire en laissant le champ libre aux Lionel Groulx de ce monde. Le Canada est un des seules pays qui, justement, laisse libre recours aux séparatistes de s’exprimer en toute liberté avec des bombes, deux référendums, des félquistes kidnappeurs assasins qui sont libres dans le pays qu’ils ont voulu détruire, le “act as if” des péquistes, la participation Québecoise dans des instances internationales, la reconnaisance de la nation, etc etc etc. Nous avons une histoire riche et la nier, parceque nous n’aimons pas le Canada, n’est pas digne d’une nation qui ce dit mature.
Cher M. ymdelisle !
La question n’est pas de se demander pourquoi ces imbéciles Québécois sont incapables de sentir Canadiens comme les autres mais bien de se demander pourquoi les valeureux Canadiens de la Nouvelle-France sont devenus les Québécois qu’on connaît après de multiples métamorphoses identitaires qui se poursuivent d’ailleurs encore aujourd’hui !
La honte comme la fierté est permise en notre libre pays québécois. J’avoue pour ma part mal comprendre la première chez des compatriotes quand la deuxième est rationnellement explicable mais bon ! on doit se résoudre à ce que la liberté permette aussi à son prochain la honte de son identité nationale. Cette même liberté digère mal cependant que cette honte de soi serve aussi un nationalisme territoriale innommable mais bien réel.
Nous ferons l’INdépendance du Québec avec vous aussi chers amis fédéralistes !
…il existe une belle façon de connaitre notre histoire,—– n’est-il pas dit que pour savoir ou l’on va , il faut savoir d’ou l’on vient,—–,, je fais de la généalogie depuis plus de 40 ans, et nous savons ainsi qui à fondé, découvert,et le Canada et Québec,—-, et sur le site de la Généalogie Québecoise ,nous apprenons que M’,Charest, M.Dumont’M,LÉvesque,MMe Marois, et plusieurs autres noms connus de la politique actuelle et ancienne du Québec ainsi que des vedettes comme Madonna et Céline Dion, et aussi CAmilla,l’épouse du Prince Charles et Mme Hillary Clinton ont tous des liens de parenté,c’est une preuve de plus que tout le monde est parent d’une façon ou d’une autre, et qu’il ne faut pas juger sur le choix des prénoms du moment , notre héritage français se perpétue dans toute l’Amérique du nord, merci,
Bonjour M Facal.
Steven Harper et John Charrest viennent enfin de regler une épineuse question … En 1608 NOUS avons fondé le Canada. Exit les deux peuples fondateurs.
S’ils disent vrai … qu’attendons-nous pour mettre dohors de notre Canada les habitants des autres provinces … qui sont après tout, plus américain que Canadien - comme nous !
@RenéP.
Desole de vous avoir mal compris. Je persiste a dire que la question pour vous est beaucoup trop emotive (mais vous y avez droit).
// je les considère comme les victimes des leaders fédéralistes malhonnêtes.
Comme si il n’y avait pas des leaders souverainistes malhonnetes :) On parle de politique ici ;)
YM Delisle dit:
“je préfère dire que nous avons été un peuple “négocier” et “délaisser par les Français” plutôt qu’un peuple conquis. ”
Je propose en conséquence de rebaptiser l’événement historique que l’on désigne normalement “La Conquête” de 1759. Dorénavant, vous devrions parler de “La Négociation” ou “L’Abandon” de 1759. Cela n’est pas trop révolutionnaire, puisqu’on sait déjà que de nombreux historiens préfèrent parler du “changement de métropole” plutôt que de “Conquête”
Ce qui est très bien avec ce genre de vocabulaire, c’est que ca permet de jeter le blâme sur les osties de francais, ou tout au moins d’éviter de mettre l’accent sur le caractère colonial et la violence de la Conquête! Cela permet en outre de mieux dresser la table pour les interprétations historiques propices à relativiser les effets pervers des politiques de l’Empire britannique sur le Canada francais. Et possiblement de soutenir que 1759 est un événement positif et civilisateur dans notre histoire.
Vous aurez compris que je fais de l’ironie
Je ne comprend pas toute cette peur de l’”Anglais”. Hyprocrisie, racisme et quoi d’autre encore vous les accusez.
Vous croyez que la réputation du Canada de pacifiste, ouvert et tout cela de part le monde vient seulement du Québec??? Que c’est grâce à nous si le Canada a une bonne réputation, que nous sommes ce qu’il y a de mieux dans ce pays? J’ai tendance à croire que certain ici ne font que regarder derrière et oublie de regarder devant dans leur beau projet de souveraineté. Get over it Il y a des rednecks partout, ici, ils sont juste teintés de bleu. Combien ai-je lu et entendu parlé de complots juifs, de “nègre”, de “tapette”, de “maudits américains”. Je suis pas allé entendre ca à Westmount, Toronto ou Calgary mais bien plus proche, dans ce que vous appelez le “nous”. Hey oui, il y a des cons partout.
Je la connais mon histoire, j’adore l’histoire mais lorsque des peuples ne font que regarder derrière, les abus, les guerres on avance à rien. Regardons nos amis européens, France, Allemagne, Angleterre, Espagne, Italie etc. Vous leur voyez de la rancœur? Informons, gardons à la mémoire mais il serait fou de tenir une rancœur sans fin pour les méfaits d’une autre génération.
Bonjour,
Personne ne vient au secours de Philippe Couillard, même pas ses plus fervents supporteurs sur ce blogue?
*
Aucun de nos amis fédéralistes, ici, n’a eu le moindre mot pour s’indigner, et partager avec lui ses «frustrations» d’avoir été tassé comme le dernier des derniers!
Même si je suis indépendantiste, sa colère est aussi la mienne!
Lui qui a contredit Charest sur son “revisionnisme” et avec raison, va-t-il enfin recevoir des appuis de ses amis fédéralistes!
Pas un mot pour s’en offusquer avec lui?
*****
Pour vous sensibiliser à ses déboires, voici quelques extraits d’un article de Christian Rioux du Devoir alimenté par des textes du Soleil (Gesca); ainsi que le lien, plus bas.
…….« Alors que la gouverneure générale Michaëlle Jean se faisait couronner en France reine du 400e anniversaire de la ville de Québec, le ministre responsable de la capitale, Philippe Couillard, recevait un traitement pour le moins cavalier.»
*
…….« Pendant que la présidente du conseil régional, les maires de Québec et de La Rochelle, la gouverneure générale et même son mari, Jean-Daniel Lafond, étaient sous les projecteurs, le représentant du Québec se trouvait dans une salle, anonyme parmi les anonymes.»
*
…….« Il aurait surtout dû comprendre l’incongruité qu’il y avait à ce que le 400e anniversaire de Québec soit représenté en France par l’émissaire d’Élisabeth II. Pourquoi pas la reine en personne pendant qu’on y est? »
Texte complet : lien
http://www.ledevoir.com/2008/05/16/189935.html?fe=3911&fp=67211&fr=84681
Je me permets d’ajouter ici une version moins polie de votre texte:
LA FONDATION DU CANADA DE MONSIEUR HARPER, REVUE ET CORRIGÉE
Je suis d’accord avec Stephen Harper. La fondation de Québec en 1608 marque bel et bien la fondation du Canada. Car si l’on examine de plus près la définition du mot «Canada», en ces temps vénérables : «une colonie française au bord du Saint-Laurent, peuplée de «Canadiens», citoyens de langue française, d’ascendance européenne»; oui la fondation de Québec marque bel et bien la fondation du Canada. Seulement, il y a un léger hic : Monsieur Harper ne fait nullement partie de ce Canada. Et Michaëlle Jean, fière représentante de la couronne d’Angleterre et symbole de cette honteuse monarchie qui nous est imposée depuis des siècles, non plus d’ailleurs… Que notre très chère Gouverneure Générale ait le tact de rentrer chez elle, à Ottawa. Et que nos élus, M. Charest en tête, aient la décence de faire la promotion de notre VRAIE Histoire, de notre VRAIE culture; toutes deux, hautement canadiennes, bien entendu…
Mía
@Mia,
J’espère que vous allez construire votre/notre pays sur autre chose que la haine. Mais une petite précision s’impose.Elizabeth est la Reine du Canada. (En passant, je suis un fédéraliste qui aimerais, comme la majorité des canadiens, voir l’abolition de la monarchie). La Reine, selon notre tradition qu’on pour ou contre, est la Chef de l’État et elle représente donc tous les canadiens. Mme Jean est la representante de la Reine du Canada. Elle ne represente aucunement la Reine d’Angleterre. Mais, je suis d’accord qu’il est temps de changer ce symbole. L’Empire Britannique est chose du passé. Il y a eu des gaffes dans notre histoire, mais les Anglais furent les premiers à garantir notre langue, notre religion et nos lois après 1759. Les français ne faisaient pas ça au 18é siecle. Les Américains en 1776 ont encadré l’esclavage dans leur constitution. Les Français, pas longtemps après coupaient des têtes et interdisaient les dialectes autres que le français. (Parlez-ens aux basques, aux corses et aux bretons). Au milieu du 19é siecle, nous avions obtenu le gouvernement responsable, plus d’un siecle avant les colonies françaises ailleurs dans le monde. Alors dire que nous sommes un pauvre peuple conquis, soumis et sans libertés est d’y aller un peu fort. Si la France, aurait gardé le Canada au lieu de la Gaudaloupe et St. Pierre-Miquélon après les négotiations de Paris en 1760, serions-nous plus libre aujourd’hui? Aurions-nous été vendus avec la Louisianne? Serions-nous American? Je me demande……
YM DELISLE dit
“es Anglais furent les premiers à garantir notre langue, notre religion et nos lois après 1759. […] Alors dire que nous sommes un pauvre peuple conquis, soumis et sans libertés est d’y aller un peu fort. Si la France, aurait gardé le Canada au lieu de la Gaudaloupe et St. Pierre-Miquélon après les négotiations de Paris en 1760, serions-nous plus libre aujourd’hui? Aurions-nous été vendus avec la Louisianne? Serions-nous American? Je me demande……”
1. Quand vous parlez des “garanties” données par les anglais, vous faites sans doute allusion à l’Acte de Québec. Si c’est le cas, alors votre propos est si inexact que je me demande si vous le faites exprès. D’abord, s’agissant des lois, on parle du droit civil uniquement, le droit public (criminel, administratif et constitutionnel) anglais demeurant applicable au Québec depuis la Conquête. Ensuite, concernant la religion (et cette remarque s’applique à votre commentaire en général), vous feignez sans doute d’ignorer que l’Acte de Québec n’était qu’une manière d’acheter l’élite canadienne-francaise (notamment religieuse) pour qu’elle persuade le peuple de ne pas suivre les Américains dans leur révolution. En ce sens, il serait particulièrement tordu de conclure que c’est par magnanimité que les anglais nous ont accordé le droit civil et un territoire plus étendu avec l’Acte de Québec. Finalement, concernant la langue, j’aimerais bien savoir à quoi vous faites allusion (vous faites sans doute allusion à l’art. 8 de l’acte de québec). Il ne s’y trouve aucune garantie expresse concernant la langue. L’histoire des siècles qui ont suivi prouvera plutôt qu’il a existé une volonté soutenue de la part des autorités britannique de procéder à l’assimilation des canadiens-francais et des acadiens, ou du moins à leur mise en minorité visant à les marginaliser politiquement. Cette politique a fonctionné en grande partie, et continue de connaitre un certain succès. Certains en viennent même à la célébrer!
2. Votre propos révèle en outre une curieuse interprétation de l’histoire. Votre raisonnement, si je vous suis bien, en est un qui salue le rôle des Britanniques sur le destin des Québécois. Vous dites que nous aurions probablement connu un sort pire encore sans les Britanniques: peut-être aurions-nous été Américains, imaginez! Personnellement, j’eu préféré être Américain que Canadien, mais ceci est discutable. Le colonisateur serait en fait, selon vous, notre allié objectif dans l’histoire. N’y-a-t-il pas un terme dans la langue francaise pour décrire ce genre de réflexe qu’est celui de remercier et de louer celui qui nous a vaincu par la force, qui nous a imposé ses lois, sa langue et ses coutumes? Je n’en vois pas d’autre que “COLONISÉ”. Mon vocabulaire est sans doute limité: si vous voyez un terme plus approprié, veuillez m’en informer.
M. Les Dents, je ne faisait pas référence à l’acte de Québec. Oui, des décisions stratégiques furent prisent par les Anglais pour contenir les 13 colonies au sud. Certaines étaient incluses dans l’Acte de Québec et d’autres étaient plutôt administratives et pragmatiques. Le résultat est le même. Nous parlons encore français aujourd’hui.
YM Delisle, À quoi faites-vous référence alors quand vous dites que “les Anglais furent les premiers à garantir notre langue, notre religion et nos lois après 1759″? Il doit y avoir un trou béant dans ma connaissance de l’histoire.
Quand vous dites “le résultat est le même, nous parlons francais” je suis estomaqué. Vous est-il venu à l’idée que nous parlons francais MALGRÉ les politiques des anglais, et non GRACE À eux? Vous vous êtes peut-être mal exprimé, mais vous semblez croire que c’est GRACE À eux si nous existons toujours aujourd’hui (c’est cette idée absurde que les Britanniques, puis le Canada, nous auraient protégée d’une assimilation certaine aux mains des Américains). C’est du moins ce que je comprends quand vous dites que “les Anglais furent les premiers à garantir notre langue, notre religion et nos lois après 1759″”.