Go west, young man !
22 mai 2007 par Joseph Facal
Mercredi matin le 23 mai, je pars pour trois jours à Régina, en Saskatchewan. Vous aurez deviné que je n’y vais pas pour des vacances. Le Saskatchewan Institute of Public Policy y organise un colloque à l’occasion des vingt-cinq ans du rapatriement de la Constitution canadienne. On m’y a invité pour que je présente une lecture québécoise de ces événements et de leur impact à ce jour. J’y tiendrai des propos qui risquent de défriser une partie de l’auditoire. Tout cela pour dire qu’il est possible que je ne donne pas signe de vie pendant quelques jours, à moins que l’hôtel soit équipé pour me le permettre. À bientôt.
46 réponses à “Go west, young man !”
J’espère que vous nous donnerez du »feedback » de cet événement. Je suis curieux de savoir comment le canadien moyen voit le rapatriement de la constitution, constat d’échec ou réussite?
« J’y tiendrai des propos qui risquent de défriser une partie de l’auditoire. Tout cela pour dire qu’il est possible que je ne donne pas signe de vie… »
Craindriez-vous pour votre vie ? ;c)))
@Patrick: vous avez le sens de l’humour.
Les canadiens ont peut-etre evolue sur bien des choses depuis 30 ans, mais pas au point de voir le symbole central de leur identite comme un echec…
Quant aux intellos can anglais, ils sont parfois encore plus emotifs que les « canadiens moyens » la-dessus. Au fond, ils savent bien qu’ils sont des Americains, si on met de cote leur Charte, leur Reine, leur Tim Hortons (une chaine americaine) et leur feuille d’erable sur le sac a dos… Je le dis en tout respect pour les Americains et les Canadiens.
Je sens que cet evenement aura une saveur patriotique…
Non, je ne crains pas pour ma vie, mon cher François. L’avantage d’avoir fait de la politique est que vous développez une cuirasse en titanium. Oui, Patrick, je vous dirai comment cela s’est passé et, effectivement, Lesdents, je me prépare psychologiquement à jouer le rôle de l’enfant qui, candidement, note que le roi est nu et met de «l’atmosphère» dans la fête. Enfin…
Moi aussi je suis curieuse de connaître la perception du ROC sur le rapatriement de la constitution. Voilà un bien bel exercice, M. Facal, qui contribuera, je l’espère, à adoucir les forts préjugés persistants des Canadiens à l’égard du Québec. Remarquez que même ici, l’ignorance est très présente; je me rappelle Sébastien Proulx, leader de l’opposition officielle, qui a affirmé fièrement aux journalistes que nous allions «fêter» le rapatriement de la constitution. Bravo !
Je me rappelle aussi, lors de ma dernière vacance à Cuba, d’Ontariens qui se sont littéralement sauvés de mon conjoint et moi dans la piscine, sitôt qu’ils nous ont entendu parler français, en murmurant quelque chose du genre : ah non, pas des Québécois ! C’est terrible quand on y pense… Mais après quelques jours, nous avons entamé le dialogue et avons tissé des liens avec eux. Si je raconte cette anecdote, ce n’est que pour illustrer que l’ignorance est souvent au coeur de bien des litiges, de bien des préjugés.
Je fonde beaucoup d’espoir sur ce genre d’initiative concrète, M. Facal, qui permet de créer les ponts nécessaires à une meilleure compréhension de part et d’autre, qui peut aussi atiser quelque haine inutile. Toute réflexion est nécessaire, mais toute action est d’autant plus souhaitable. À quoi bon réfléchir, s’il n’en résulte aucune tentative d’action concrète ? Vos actions me rassurent grandement. Merci.
Il y a Ouest et Ouest. Je peux vous dire que ma fille a fait deux beaux séjours prolongés en Colombie britannique et en Alberta dans les Rocheuses) et qu’un de mes neveux demeure en CB depuis plusieurs années. Mon impression est que la vaste majorité des canadiens de l’Ouest n’ont pas de sentiments particulièrement négatifs envers les Québécois. Ils veulent probablement seulement que nous nous branchions.
Bon voyage Monsieur Facal!
Le rapatriement de la vieille constitution du parlement de Londres n’a été qu’une opération maquillée, déguisée,une trahison du gouvernement fédéral envers le Québec.Le soir, sept provinces s’opposaient à ce projet et que s’est-il passé dans la nuit pour qu’elles fassent front commun contre le Québec, quels arguments de Pierre E. Trudeau en cette nuit des longs couteaux? Mystérieuse nuit que
celle-ci!!!J’ai confiance en vos interventions, en votre franc parler et j’ai hâte de vous lire au retour.Go west,youg man!
@Michel Monette
Sincèrement, je persiste à croire que de nombreux préjugés subsistent dans le reste du Canada quant aux Québécois. Mon conjoint a présidé plusieurs importantes associations au provincial et au national et a traversé le Canada d’est en ouest à plusieurs occasions. Je ne pourrais rapporter ici de nombreux commentaires de Canadiens anglophones (politiciens, gens instruits, gens d’affaires et autres) tellement ils sont méprisants à l’égard des Québécois et particulièrement des francophones. Vous seriez même aussi très étonné de ce qui se dit à l’occasion sur les tribunes anglophones ici même à Montréal au sujet des francophones, mais ça, c’est une autre histoire. Seulement après que mon conjoint m’ait conté ses différents récits, il m’est apparu clairement qu’il y a une méconnaissance de part et d’autre, ce qui résulte souvent soit en des préjugés (jugements fondés avant même de bien connaître ce qui doit être jugé) ou pis encore en intolérance, comme nous sommes à même ici de le constater parfois face à certaines communautés culturelles.
Je ne pointe pas ici tous les Canadiens, mais ceux qui ne connaissent pas notre réalité et qui n’ont jamais eu la chance de discuter avec ne serait-ce qu’un seul Québécois de leur vie. Je connais aussi plusieurs jeunes qui ont vécu des expériences fort enrichissantes dans l’Ouest canadien et je crois sincèrement que ce type de voyage puisse être plus que bénéfique. Je suis allée dans les Territoires du Nord-Ouest, à Yellowknife, et cette petite aventure a grandement enrichi ma vie. Seulement les «bonnes expériences» paraissent être dans un contexte d’échanges, où les gens ont la chance de discuter amplement pour ainsi mieux se connaître, se comprendre.
En ce sens, je suis d’avis que toute initiative visant à discuter de nos vues et de notre réalité culturelle et politique avec le ROC est pertinente et souhaitable pour l’avenir. Voilà ce que je souhaitais appuyer par mon propos.
Je souhaite que vos intervention secouent leurs certitudes toutes canadiennes.
Quant au dialogue, l’ecoute, jeter des ponts, se parler et se comprendre, etc… ca commence par l’egalite entre les peuples. C’est la base.
Or, a leurs yeux (pardonnez-moi si je ne traite pas des cas d’exception), nous sommes au pire une presence encombrante que l’on reve secretement de faire disparaitre, au mieux un joli hochet folklorique que l’on se plait a agiter dans les forums internationaux et dans les manifestations culturelles (ref. Celine Dion, Les Invasions Barbares, Le cirque du Soleil, de belles creations canadiennes).
Oh, ce n’est pas qu’il ne nous aiment pas. C’est seulement que s’ils pouvaient se debarasser de l’epine qu’ils ont au pied, le Quebec, ca ne ferait qu’ajouter a leur bonheur. J’ai vecu assez longtemps au Canada pour comprendre ca: l’oeuvre de Lord Durham reste a achever. Rien dans l’histoire du Quebec n’a fondamentalement change la dynamique de la Conquete et de l’Acte d’Union. C’est encore la que se trouve la source fondamentale du malaise quebecois, bien que les independantistes ont evacue cela de leur discours. C’est pas joyeux joyeux ni actuel ou a la mode comme discours, ca fait passeiste, mais c’est ca pareil.
Tant que cela ne sera pas compris, l’espoir continuera de vivre au Quebec que peut-etre, un jour, si les astres sont alignes et que mere nature et Benoit Pelletier le veulent, nous pourrons vivre ensemble dans l’harmonie.
Je vous avoue bien honnêtement que ce que pense le ROC me laisse indifférente.
Ce matin, j’ai lu un texte de Patrice Boileau sur le site de Vigile, que je suggère , et j’aimerais avoir votre opinion là-dessus M Facal
et de vous tous.
http://www.vigile.net/article6832.html
Bon voyage M. Facal !
Les canadiens anglais de l’ouest n’ont pas d’intolerence envers le Quebec et les quebecois. Selon eux le Quebec fait parti du Canada pour le meilleur et pour le pire. Ils sont tannes du discours souverainiste qui veux dechirer le canada de la moitiee de ses provinces. Pensez s’y, si le Quebec se separe qu’adviendra t-il des maritimes? 4 petites provinces peu representes et isoles geographiquement du reste Canada?
La place ou il y a le plus d’intolerence envers le Quebec est en Ontario. D’apres moi cela est du a la proximite.
Ici a Calgary en plein coeur du deuxieme centre economique du Canada j’ai ressenti tres peu, sinon aucune, antipathie envers les quebecois comme moi. Pour le canadien anglais moyen, les deboires de la cause souverainiste sont d’excellentes nouvelles.
M. Facal, continuez un peu a l’ouest en direction de Calgary et Edmonton pour rencontrer les quelques 35 000 Quebecois, qui comme moi, ont quitte le Quebec, mais qui continuent a suivre l’actualite de leur PROVINCE natale.
J’espere que tous ces Quebecois reviendront au Quebec un jour. Pour ca il faudrait creer de l’emploi et ca prendrait des politiques publiques qui se tiennent… Le Quebec se meurt de perdre autant de forces.
Bon voyage M. Facal,
Mais attention….car Jacques Parizeau y est allé le 14 octobre 1967 et de nationaliste-fédéraliste il est devenu un vrai souverainiste sur son chemin du retour. C’est la grâce que je vous souhaite (celle de devenir Premier Ministre d’un pays : Québec)
Stephan S.
»4 petites provinces peu representes et isoles geographiquement du reste Canada? »
Mais c’est quoi le problème avec l’isolement?
Est-ce que l’Alaska ne fait pas partie des USA? Plein d’État dans l’histoire ont fonctionnés même si géographiquement peu ou pas relié.
Le fait qu’elles sont peu représentés relève du gouvernement et de la constitution, ça dépend pas de la souveraineté du Québec.
@ Lesdents
Je ne crois pas que le probleme soit l’emploi. Dans mon cas j’etait de Quebec. Il y a de l’emploi en quantite, beaucoup plus qu’a Montreal selon les dernieres donnees statistiques.
Le probleme c’est la social-democratie. Des politiques anti-travailleur de la classe moyenne comme moi. Je payait de l’impot par tout les orifices imaginables. Apres avoir paye l’impot, encore 15% de taxe sur les achats.
Je comprends les enjeux du Quebec moderne, service de la dette astronomique, systeme de sante malade et TRES couteux, plusieurs programme sociaux a soutenir (garderies, assurance-parentale, assurance-medicaments,…) combine avec le taux d’imposition le plus eleve en Amerique du Nord.
Le revenu disponible des quebecois est un des plus bas. Le taux d’epargne aussi. La croissance du prix des maisons est moindre, le taux de chomage est plus eleve. Un jour Quebec devra se rendre compte que la social-democratie a fait son temps. Je ne dis pas que cela a ete mauvais, le Quebec a sorti du « moyen-age » pour devenir le Quebec moderne. Mais aujourd’hui en 2007, la social-democratie n’est plus applicable pour continuer l’evolution du Quebec.
Il faut un remede de cheval. Le manifeste des lucides contenait enormement de points positifs qui ont toutes etes decries par nos amis syndicalistes.
Selon moi le remede consiste a garder les impots au niveau actuel, reduire et meme eliminer plusieurs programme sociaux, augmenter les tarifs d’Hydro-Quebec, et oublier pour de bon la souverainete. Ceci aidera le Quebec a faire face aux couts des baby-boomers qui vont entrer en masse dans le systeme de sante dans les annees a venir.
@ Stephen S.
Faut vraiment être aveugler pour penser que la souveraineté pourrait devenir un concept oublié. Être souverainiste n’est pas un choix comme choisir de baisser ou pas les impôts, c’est plus une valeur.
Le général Stonewall Jackson disait au moment de la déclaration de États Confédérés: »I love Union, but I love Virginia more. »
Je n’ai rien contre le Canada mais je préfère vivre dans un Québec souverain.
Patrick
@Stephan
Et peut-on savoir quels programmes sociaux vous souhaiteriez voir abolis ? Ceci m’intrigue…
Petite anecdote sur nos voisins de l’Ouest :
Il y a une quinzaine d’années j’étais allé travailler à Vancouver, pour une assez courte période, et j’avais alors fait la connaissance, dans un bar du centre-ville, d’un compatriote francophone de l’Ouest. Son nom était français, sa langue maternelle française, et il était tout heureux de pouvoir saisir pareille occasion d’execrcer son français avec moi. Il avait un accent assez fort, mais il s’exprimait avec une certaine facilité, tout de même, comme quelqu’un qui est en train d’oublier sa langue – j’ai une tante comme ça qui vit aux Étas-Unis. Bref, tout va bien, et on discute, et on s’amuse… Toujours en français… On parle de tout et de rien évidemment ; on ne se connaît pas, après tout. Et puis, inévitablement, on se met à parler politique… PAF ! Du coup, le type qui ne partageait pas mon analyse souverainiste, revient à l’anglais tout net. Devant ce changement brutal et tellement révélateur, à mon sens, je n’ai pu réprimer un petit sourire qui l’a tout de suite intrigué : il ne voyait pas du tout ce qu’il y avait de drôle dans ses propos. J’ai fait un geste vague… «Nothig !», et puis nous avons continué en anglais.
Il y a de ces choses, évidentes, pour certains, qui demeureront à jamais inintelligibles pour d’autres.
Conclusion, M. Facal : je n’ai pas de conseils à vous donner, mais si j’étais vous, je me bornerais à parler des sujets qui peuvent être compris, et je resterais muet sur ce qui peut paraître évident, mais qu’ils en peuvent pas comprendre.
Bon voyage !
Stephen, je dois vous repondre meme si ca prend du temps. Je suis d’accord avec vous pour l’essentiel, et je cromprends votre choix. Je suis potentiellement un refugie fiscal moi aussi – je suis chez les Anglais moi aussi ( les vrais) (mais je trouve Quebec tellement plus belle et agreable que Calgary… alors je serai pret a payer le prix).
Sauf 1 point: « et oublier pour de bon la souverainete ». Quelques objections:
1. L’independance est compatible avec un agenda politique de centre-droit. Je suis souverainiste et au centre-droit. Je pense que l’independence va forcer le Quebec a faire des choix gagnants en termes de politiques publiques (des politiques plus liberales et moins interventionnistes), au lieu de depenser plus que ce qu’il a pour se tourner vers Ottawa et crier famine.
2. Un Etat, c’est moins pire que deux. Le gvt de Quebec est en concurrence avec le gvt d’Ottawa pour savoir qui prendra le plus de place dans nos vies. Cela est couteux (ref: scandale des commandites, subventions massives dans la culture, dedoublements en sante, education, infrastructures, developpement economique, environnement, etc…). Sans compter les couts des chevauchements et ds dedoublements, du manque de coherence dans les politiques publiques et du cout des frictions politiques. Parizeau: “Nous ne pouvons pas indéfiniment vivre dans un climat d’affrontement, de coups fourrés, de manoeuvres destinées à neutraliser l’adversaire.” Cela est couteux et je suis tanne de payer pour ca.
3. Le cout de l’incertitude politique. 40 ans a ne pas accoucher, ca coute cher. On s’enligne sur un autre 40 ans. On a paye 10 fois le cout de la souverainete du fait de nos hesitations. Vous dites qu’il faut oublier la souverainete: cela n’existe que dans l’abstrait. Le Quebec est divise et nul n’a le pouvoir de changer cette situation. A moins que la solution que vous proposiez soit de signer la Constitution, de fermer les ecoles francaises, de declarer le Quebec unilingue anglais. Au bout d’une ou deux generations, dans cette hypothese, nous ressemblerons a un gros Nouveau-Brunswick. Ce n’est pas mon souhait. Est-ce le votre?
4. Reduire la taille de l’Etat a Quebec: l’exercice est en grande partie futile si le gouvernment d’Ottawa augmente proprotionellement les depenses publiques et percoit davantage d’impots. C’est ce qui se produit en ce moment (voyez les offres d’emploi au gvt federal…). Tout ce que ca donne, c’est que les Quebecois perdent collectivement le controle sur leur destin, et que notre fonction publique et le centre decisionnel se deplace de plus en plus vers Ottawa. Aussi, beaucoup de decisions a impact economique sont prises, de plus en plus, dans l’interet du coeur economique du Canada: l’Ontario. Ca n’ira pas en s’ameliorant.
5. Prenez en consideration les depenses publiques absurdes engagees a grands frais, attribuables directement a notre statut provincial. Le CHUM anglophone par exemple, qui perpetuera la segregation linguistique pour les decennies a venir, coutera des sommes disproportionnes a l’ensemble des contribuable pour defrayer les couts d’une institution censee defrayer les besoin de la minorite anglophone du Quebec. Celle-ci aura un meilleur hopital que les francophones, aux frais des contribuables. Pour un argumentaire complet: http://www.unseulchu.org/. Le bilinguisme institutionnalise, le deoublement des reseaux scolaires et des reseaux hospitaliers est extremement couteux.
6. La sociale-democratie, parlons-en. Pourquoi croyez-vous que le Quebec fait les choix qu’il fait? Il y a plusieurs causes, mais la principale a mon avis c’est que la question du statut du Quebec bousille l’echiquier politique, et que les centrales syndicales sont les allies du PQ. Le PQ lorsqu’il prend le pouvoir retourne en quelque sorte l’ascenseur a ces groupes d’interets, un peu comme les liberaux avec la classe d’affaires. Je fais l’hypothese que dans un Quebec independent, l’echiquier se tasserait a droite, puisqu’un paquet de pequistes de centre-droit comme moi quitteraient le navire, et que la droite (ADQ, liberaux) ne serait plus divise entre deux partis. La gauche est en fait marginale au Quebec, et surrepresentee dans les institutions. Aussi, je pense que beaucoup de nos politiques publiques couteuses tiennent a l’ideologie. Cette idee que le “modele Quebecois” est en quelque sort une partie importante de notre identite. Je pense qu’une fois notre securite identitaire garantie par l’independence, ces vaches sacrees perdraient de leur importance.
7. Prenez l’histoire en consideration. Je serais surement federaliste comme vous si on ne nous avait pas impose notre systeme juridique en 1763, ampute du septieme de notre territoire en 1949 (le Labrador), impose une constitution en 1982, si le federal ne nommait pas les juges et le chef de l’Etat, si il n’avait le controle sur les traites applicables au Quebec et s’il ne prelevait pas la moitie des impots et s’il ne votait pas la moitie des lois. Ce sont des symptomes graves de notre alienation. Cette alienation, elle a de graves consequences economiques: le manque d’estime de nous-memes, le manque d’ambition, cette apathie qui caracterise trop d’entre nous. Le remede de cheval que vous evoquez, je suis d’accord. Mais on a aussi besoin d’un remede de cheval identitaire: il n’y a pas de demie-mesure possible ici.
8. Notre quebecitude, ce n’est pas un defaut, c’est une force je plains les anglos qui ne parlent qu’une langue: ils n’ont acces qu’a une fraction de nos possibilites: nous sommes le pont entre l’Europe et l’Amerique.
Wow ! Je ne pensais pas attirer autant d’attention avec mon commentaire, j’en suis presque flatte.
Mes excuses M. Facal, par ma faute votre blog devient un lieu d’echange beaucoup plus large que le point de votre texte.
Pour simplifier la lecture je vais repondre a chaque intervenant dans un post separe.
P.S. Vous aurez compris que je ne met pas d’accents parce que je tape sur un clavier anglais. Milles excuses…
@ Patrick
La souverainete est un choix. Tu choisis d’etre souverainiste, je choisis d’etre federaliste. Cela ne veux pas dire qu’un choix est immuable, un choix peux changer avec le temps. J’ai vote oui en 1995 !
Tu as raison la souverainete ne peux pas devenir un concept oublie. Mauvais choix de mots de ma part. Cependant c’est definitivement un concept depasse. Meme Mme Marois a dit qu’elle veux mettre l’option de la souverainete en veilleuse !
Connait pas Stonewall Jackson…
Mais un certain General De Gaulle, hero de la 2ieme guerre mondiale (plus tard decrie par les Francais, mais c’est une autre histoire…) a declare : « Vive le Quebec libre » Fesait-il reference au Quebec souverain, ou a la liberte que procure une democratie? Lui qui venait d’aider les Allies a vaincre une dictature?
Bonne question !
@ La Plume Souverainiste
Attention a vous partisans de la social-democratie, je risque de offenser grandement, vous etes avertis !
Selon mon humble opinion, programmes sociaux a abolir (aucun ordre precis)
- L’assurance-medicament. Je suis comptable et je fesait des rapports d’impots au Quebec. Savez vous que les deductions d’impots sur les payes ne tiennent pas compte de la prime d’assurance-medicaments ? Selon mon experience il faut avoir des revenus extremement bas (moins de 15000$ approx) pour une famille pour etre exempte de la prime. Ce qui arrive dans beaucoup de cas pour les petits salaries, ils ont un cheque a faire pour le Gouv du Quebec pour cette prime. Ils n’ont pas cet argent ! D’un autre point de vue, le systeme a clairement montre son inefficacite. Au debut du programme la prime etait de 150$ a mon depart elle etait de 680$. Essayez trouver une augmentation comparable sur la planete 453% en quelques annees?
- Les garderies a 7 ou 5$. J’entends crier jusqu’ici… 4000km de distance! arretez un peu et ecoutez. Premierement j’ai utilise le service au Quebec, j’ai vecu le changement de 5 a 7. Ma femme a opere un service de garde en millieu familial. J’ai ete tresorier dans le comite de parents de la garderie. Ne me dites pas que je ne sais pas de quoi je parles. LE SYSTEME NE FONCTIONNE PAS. C’est clair? Un service prive coute environ 25$ par jour avec des recus d’impots. Dans le service public la subvention gouvernementale pour les 36 mois a 5 ans oscille aux alentours de 37$. Plus cher pour les poupons. Ajoutez a cela les 7$ que le parent paye. Total 44$ et la majorite des garderie font pertes apres pertes. Cause? structure ultra-lourde, hyper-syndicalisation, normes absurdes.
Savez vous le salaire moyen des directrices de garderies? entre 60K et 120K$ Ajouter a cela, la comptable, la cuisiniere, la concierge, la conseillere. A chaque annee le gouvernement ajoute de nouvelles normes stupides. exemple: lorsque j’etait tresorier le gouvernement pequiste a ajoute une norme pour la cour exterieure. Il fallait la faire inspecter par un architecte (approuve par le gouvernement) cout ? 500$
La plus grosse depense et de loin est les salaires. 80% des depenses dans mon cas. Le gouvernement fixe les salaires des educatices par convention avec les syndicats. Alors ou couper? il reste seulement 20% Le deuxieme poste de depenses? La nourriture 5-7%, pas tres winner de couper la !
- Assurance-parentale. Je connait beaucoup moins ce programme, etant deja parti au moment de son introduction. Mais c’est le plus genereux en amerique du nord. Est ce que le Quebec est un des etat/province les plus riche? Non. A la naissance de mon 2ieme enfant ma femme a pris 5 semaines de vacances dont 3 avant la naissance et elle avait eu une grossesse difficile. Pourquoi une femme a besoin d’un an? Pourquoi ne pas faire le choix comme dans notre cas (ma femme est a la maison depuis 3 ans) d’avoir seulement un salaire? Lorsqu’on decide d’avoir des enfants il faut etre conscient de ce que cela amene comme responsabilites.
- Le BS, le vrai nom c’est quoi? Assistance-sociale? Attention ici pas couper entierement. Juste mettre un peu de Gros Bon Sens dans le systeme. Pas question de couper les malades ou les gens inaptes au travail, ces gens devraient avoir une hausse de prestation. Mais les gens apte a travailler qui sont sur le BS depuis 5, 10, 15 et meme 20 ans. COUPE ! Le bs devrait etre une mesure transitoire de 2 ans. Venez pas me dire que vous ne pouvez pas vous trouver un emploi en 2 ans ! La prestation devrait etre versee en coupons, X$ pour l’epicerie etc… seulement une petite partie en argent comptant. Cela empecherait des histoires d’horreur comme des parents saoul mort pendant 3-4 jours et les enfants qui n’ont rien a manger pendant le reste du mois.
- Le systeme de sante. On n’est plus a l’etape des demi-mesures. La sante gobe plus de la moitiee du budget provincial. Ajouter quelques milliards comme M. Couillard ne sert a rien. Des miettes se rendent aux patients. Il faut revanper le systeme au complet. Casse-brasse comme on dit. On repart de 0. Il y a beaucoup trop de fonctionnaires qui gerent pour ce qu’il y a de personnel qui donnent des soins. Il faut ouvrir a pleine porte au prive. Tout ceux qui paient au prive pour se faire soigner ne sont pas dans les listes d’attentes au public. Il va y avoir du mouvement de personnel? SO WHAT, les regles du marche vont se charger de cela. Si le besoin dans le prive est de 1000 ORL, la surplus n’aura pas de travail et retournera dans le public pour avoir son salaire a la fin du mois. Depuis quand la concurrence est mauvaise? Un jour le public pourrait devenir plus performant que le prive?
- Le systeme d’education. Il faut enlever toute contingeance dans tout les programme. Tout ceux qui peuvent et veulent s’inscrire seront admis. Il faut cependant jumeler cela avec des frais de scolarite qui refletent la realite. Le systeme d’offre et de demande s’occupera d’orienter les gens. On n’a pas besoin d’autant de monde en histoire, il n’y a pas de job ! Aller en medecine, en administration, en ingenirie la il y a de la job !
Recentrer le role des CEGEP, pas les abolir. Les CEGEP ont leur utilite. Entre autres pour les metiers manuels. On a besoin de plombiers, electriciens… Les profs doivent etre conscient de la realite d’aujourdhui.
Dans le fond c’est assez simple. Cela se resume a 2 points : utilisateur-payeur et concurrence.
Autres organismes et ministeres a abolir :
- Ministere du revenu. Au Canada le Quebec est le seul a avoir un ministere du revenu. Partout ailleur Revenu Canada fait le travail. Economie de personnel, economie de systeme informatique, simplification du gouvernement, simpification pour les particuliers, beaucoup plus efficace !
- Consulat du Quebec. Le Quebec peut avoir du personnel dans les ambassades canadiennes sana avoir a maintenir un reseau separe de consulat.
- Une tonne d’organismes, organisation sans but lucratifs, et autres. Avec toutes ces economies on pourra donner plus aux pauvre et cesser d’engraisser les fonctionnaires qui tentent de justifier leur job sans trop de succes.
Ceci est une liste non exaustive.
@Stephan S
J’aimerais apporter une nuance importante suite à votre commentaire adressé à Patrick. De ne pas tenir un échéancier référendaire, ou encore de dire qu’il n’y aura pas tenue d’un référendum «le plus vite possible» n’équivaut pas à mettre le projet de souveraineté en veilleuse. Je lis ce type de conclusions souvent, trop souvent, et l’un et l’autre ne veulent pas du tout dire la même chose.
Boisclair est même allé jusqu’à dire que le Pq tiendrait un référendum le plus tôt possible, même dans le contexte d’un gouvernement minoritaire péquiste. J’ai toujours été en profond désaccord avec cette approche. Un référendum, à mon avis, ne doit être tenu que lorsqu’il y a une volonté clairement établie d’une majorité de citoyens en faveur du projet de pays. Pas avant, ce serait inutile. Pauline Marois ne met donc pas le projet de souveraineté sur la glace en rejettant cette approche à mon sens incohérente.
Pour ce qui est de votre propos quant aux programmes sociaux, il y a matière à discuter. Je ne vous répondrai pas à l’instant puisque ceci demande une certaine réflexion. Toutefois faut savoir de quoi on parle avant de tomber dans les généralités… Combien d’organismes à but non lucratifs connaissez-vous ? Combien de personnes sont aujourd’hui en vie, réhabilitées socialement aussi, grâce à certains de ces organismes ? En connaissez-vous qui sont passés par là, avant de tout vouloir abolir ainsi ? Vous me semblez plutôt radical dans votre commentaire et je me demande si vous seriez tout de même ouvert à en discuter. Pour ma part, je crois au gros bon sens, et s’il y a des systèmes qui sont innefficaces et trop couteux, je suis d’accord pour qu’ils soient révisés. Mais je ne me baserai certainement pas sur des préjugés face à une minorité qui «abuse» ou «profite» d’un système quelconque. Ce serait une perte de temps.
@ Lesdents
Oui la ville de Quebec est plus belle que Calgary, cependant le paysage ici est a couper le souffle avec les rocheuses. Banff est le plus beau village qu’il m’a ete donne de voir !
1. Le probleme avec la souverainete c’est que c’est le PQ qui en fait la promotion. Le PQ, social-democrate, de gauche moderee, pro-interventionniste, pro-syndicats, pro-Quebec-centre-sur-lui-meme. Ferme aux nouvelles idees. Selon moi la souverainete pourrait etre viable. Il faudrait que le gouvernement souverainiste (pas necessairement pequiste) prouve qu’il est capable de gerer une province efficacement, avant de vouloir gerer un pays ! Les Pequistes se sont prouves incapables de gerer une province.
2. Totalement en accord avec toi pour l’affrontement Quebec-Canada. Couteux et scandaleux.
3. L’incertitude politique et la centralisation des enjeux electoraux autour de cette incertitude a coute au quebecois tres cher economiquement. Le Quebec n’a rien a envier a l’Alberta. Ici un jour le petrole sera tout pompe, les Tar Sands seront epuises, tout cela a un cout ecologique enorme. Le Quebec dispose d’une energie propre et renouvelable, l’hydro-electricite. Mais on ne l’exploite pas pour proteger 3 poissons, 2 ours et un chevreuil. Faites un parc provincial a coute du barrage ! Le Quebec peut etre different et prospere. Seulement en Suisse il y a 4 langues officielles avec des institutions distinctes. Quelqu’un peux m’expliquer pourquoi le sujet central des 2 dernieres elections provinciales etait la sante? Oui c’est important, mais l’economie aussi! et l’education? La place des jeunes? L’etat des routes?
4. Si le Quebec veux plus de place dans les decisions economiques, politiques et sociales du canada, il doit avoir des mesures pour augmenter sa population. Depuis des decennies, le Quebec perd en % de la population du Canada. La population va instinctivement se deplacer vers ou la vie est meilleure et plus avantageuse. Normal que l’Ontario, l’Alberta et la Colombie-Britanique ait une hausse marquee de sa population !
5. Je ne savait rien sur cet enjeux. Merci de faire mon education. En effet c’est totalement scandaleux. Pourquoi pas des institutions bilingues? Ici tout les services gouvernementaux sont offerts dans les 2 langues officielles. Pour le provincial, c’est un peu plus difficile pour le francais, mais quand meme.
6. Je ne peux pas etre plus en accord avec vous sur ce point. Les syndicats sont l’ecole du PQ et Bloc. En passant le PLQ n’est pas de droite selon moi il est presque semblable au PQ dans la social-democratie. A la limite il est tres legerement plus centriste que le PQ. L’ADQ est clairement plus a droite que le PQ et PLQ. Mais l’ADQ n’est pas a droite. C’est de centre-droit.
7. Oui l’histoire a son importance, mais il faut quand meme faire son deuil a un moment donne. 1763 c’est loin. En 1949 meme les Baby-Boomers etaient au berceau. 1982 est plus recent et est a l’origine de la souverainete et du PQ mais c’est quand meme 45 ans, et le PQ n’a pas evolue depuis ce temps.
L’identitee differente du Quebec provient aussi de l’histoire. Les quebecois sont de souche Francaise, et le reste du canada essentiellement Anglais (Angleterre) Je ne penses pas que le manque d’estime, d’ambition soit changee par la souverainete du Quebec.
8. Effectivement en 2007 ne parler qu’une langue quelle quel soit est un obstacle. Je suis bilingue, et je commence mes cours d’espagol en septembre.
Tres interessant de discuter avec toi LesDents
Stephan S
@ La Plume Souverainiste
Je ne crois pas detenir la verite absolue. J’ai toujours pense que l’evolution du pays et d’une province viens d’un choc des idees. Dans cet ordre d’idee je suis ouvert a toutes les proposition. Prouvez moi que j’ai tort et je vais changer d’opinion avec plaisir.
Je crois que le PQ est voue a l’echec tant qu’il ne commencera pas ou ecouter le citoyen ordinaire. Dans l’option de la disparition du PQ, ce n’est pas une bonne nouvelle ! Pas plus que la concentration des medias !
J’ai bien hâte de lire vos commentaires de ce périble dans l’Ouest… vous risquez vraiment d’en défriser plus que la moitié!
@ lesdents
Les canadiens anglais sont des américains? Voyons, je vous invite à lire « The New Canada », recueuil d’articles de journaux publiés par le Globe and Mail. Même si le ROC est un peu plus similaire au USA que le Québec, il ne faut pas pousser le jugement trop loin.
…
Je corrobore les commentaires de certains qui disent que les gens de l’ouest ont moins de problème avec le Québec. Ils en savent peu sur le fait français, mais ils ne sont pas du tout hargneux. De plus, vous seriez surpris du nombre de programmes d’immersion française dans les écoles de la région de Vancouver! Je rêve du jour où le gouvernement du Québec établiera un programme massif d’échance étudiant au niveau secondaire et universitaire pour inviter des milliers de jeunes du ROC à venir apprendre sur notre réalité.
Monsieur Facal
Vous demanderai à nos compatriotes de commenter le site « canadien » suivant: http://www.canadadivided.com
Il me fait chaud au coeur chaque fois que j’y vais. J’aime beaucoup ce passage: « Under expanding provisions of francophone protectionism, the Canadian spirit is beginning to sour with a toll being taken on Canadian pride and on Canadian identity. Canadians of non-franco origins are being denied access to equal rights and equal freedoms. »
Écoutez également les vidéos.
Sur la discussion, bien d’accord avec Stephen sur plusieurs points. Je suis moi-même un exilé fiscal. Toutefois, je garde le projet de souveraineté dans mon coeur et j’espère y retourner vivre un jour. Malheureusement, le jour ou j’ai traversé la frontière, j’ai sauvé $4,000 par année. Ca parrait sur mon chèque de paye.
Je divise en deux ma reponse:
1. Le PQ est un outil qu’on jette apres usage. Quant a sa capacite de gouverner, on en a rien a foutre. Un detail important: le Qc independent serait une democratie, il y aurait des elections alors le PQ ne gouvernerait probablement pas. Je retiens de vos propos que ceux qui croient que gouverner la province amera des votes au PQ se trompent. Un point pour Louis Bernard. http://www.louisbernard.org/blogue/
4. La perte de poids politique du Quebec remonte a avant “des decennies”. Ca date de l’Acte D’Union. On est passe de 50, a 30, puis a 20 et des grenailles aujourd’hui.
5. Bilinguisme institutionnel = couteux. Je souhaite que le Quebec independent soit unilingue francais dans ses instutitutions. Ca n’empeche pas les individus d’etre polyglottes. La Suisse = mauvais exemple. Chacune des communautes a sa “mere patrie” pour veiller sur elle juste a cote (France, Allemagne, Pays-Bas). Nous, on est seuls en Amerique et on ne peut compter que sur nous memes. SUR LE CHU DE MCGILL, PAS DE DANGER QUE QUI QUE CE SOIT DENONCE CA DANS LES PARTIS POLITIQUES ACTUELS… HEIN M. FACAL?
7. Faire son deuil et pardonner, c’est consentir a ce que l’on nous encule de nouveau. J’aimerais savoir quel evenement historique selon vous a change fondamentalement l’effet de la conquete. Quand nous sommes-nous “decolonises” a votre avis?
1763, c’est la source du probleme. 1840, 1867, 1949, 1982 c’est la suite logique de la Conquete. C’est hier tout ca! Entre les deux, il y a d’innombrables evenements demontrant notre impuissance. Rien n’empecherait le Canada ne nous imposer a nouveau une Constitution contre notre gre aujourd’hui, s’il sait bien s’y prendre. Et ca arrivera, des qu’on sera suffisamment affaiblis (on est sur la bonne voie). Je n’ai AUCUN doute la-dessus. Ca va prendre 10 ans, 20 ans , 100 ans, ils y arriveront. Meme si aujourd’hui il existe des garanties additionelles, les garanties que l’on croyait avoir en 1982 (droit de veto) n’ont pas fait le poids. Ils trouveront des moyens originaux ou detournes (voyez ce que ca donne, notre garantie constitutionelle de 75 sieges a la Chambre des communes…).
Quant a la nomination des juges, les lois, les traites internationaux c’est tres actuel tout ca!!! Les juges en particulier: Surtout dans une societe judiciarisee comme la notre: beaucoup des decisions fondamentales se prennent dans les cours de justice!
D’ailleurs, le Canada nous impose regulierement des choses contre notre gre: la loi canadienne sur la sante, l’intervention militaire en Afghanistan, le jugement sur le Kirpan, l’effritement de la loi 101, l’aeroport de Mirabel, la loi sur la clarte, envahissement des champs de competence provinciaux, etc.. On peut etre d’accord ou non avec ces choses, mais cela demontre notre profonde impuissance. Le ratattinement continue. Et l’Assemblee nationale, pendant ce temps, DEMONTRE SON IMPUISSANCE EN VOTANT DES MOTIONS UNANIMES QUI SONT TOUJOURS (TOUJOURS, TOUJOURS) SANS SUITE!!!
Suite (la dessus, je retourne travailler, j’ai des impots a payer a QC et Ottawa et je passe trop de temps ici…)
ON EST UNE PROVINCE D’IMPUISSANTS! Et il y a des Quebecois qui trouvent ca tolerable!!! IL Y A DES LIMITES A ETRE CONSTAMMENT DESOLES ET A TOUT DEPLORER. Vous ne trouvez pas qu’on a assez encaisse les coups et “fait notre deuil”?
ON COMMENCE A ETRE DES EXPERTS DU DEUIL!!!
Et non, ce n’est pas un front commun des provinces (ou une alliance avec l’Ouest canadien) qui va changer quoi que ce soit a cette dynamique profonde qui est une constante de notre histoire.
Sur l’estime de soi, voir l’excellente entrevue avec Gerard Bouchard. La souverainete creerait un mythe identitaire dont nous avons besoin pour nous redresser: http://www.vigile.net/article5679.html.
Amities
Alexandre: “The New Canada”, recueuil d’articles de journaux publiés par le Globe and Mail.
Vous pouvez copier un lien?
@ Humanitaire
» Malheureusement, le jour ou j’ai traversé la frontière, j’ai sauvé $4,000 par année. Ca parrait sur mon chèque de paye. »
Et puis, lorsque vous ou l’un de vos proches aura une maladie grave, vous n’aurez qu’à retraverser la frontière et profiter du fait qu’on aura continué à payer $4,000 par année de plus que vous.
Si c’est ça la droite (ou le centre droite), je suis pas trop impressionnée.
Marie
@ Stephan S
C’est pas si compliqué que ça d’installer un clavier français. Il s’agit de s’y donner la peine et voilà, c’est fait.
J’ai habité au BC pendant sept ans. J’y ai vécu en anglais et j’y avais des amis extraordinaires. Or, les expressions « les deux solitudes » et « what does Quebec want? » traduisent à merveille l’incompréhension qu’il y a de part et d’autre dans ce pays.
Les média d’information en sont en parti responsables puisqu’ils ne traduisent pas la situation réelle. Par exemple le français:
Ici une publicité de CTV sur les autobus de la ville affiche en gros caractères que « Montreal’s watching CTV » en unilingue anglais. Je ne comprends tout simplement pas qu’ils puissent avoir autant de mépris pour la majorité francophone.
Il y a quelques années j’ai entendu Pierre Pettigrew, alors ministre de la Coopération internationale et ministre *responsable de la Francophonie*, dire au Canada Anglais sur CBC que le Québec n’avait plus de problème avec le français, que tout le monde ici au Québec était sur internet et s’adressait en anglais !
Fais chier !
«Dans la cale ou dans le canot?»
(Commentaire inspiré par votre obsession concernant les problèmes de démographie, les «je vous l’avais dit» et le Titanic.)
Je viens de réécouter votre entrevue du 7 janvier 2004 à Indicatif présent avec M.F. Bazzo. Notre navire de services publics s’en allait tout droit vers la banquise et vous avez crié « Gare à la banquise! » bien avant qu’il ne soit rendu dessus. Notre navire a frappé la banquise. Il est en train de couler. Maintenant c’est le scénario du Titanic qu’on est en train de vivre. «On sort les canots de sauvetage», les premiers à être évacués embarquent dans les canots pendant que les autres se voient emfermer dans la cale. On met un cadenas sur la porte. On descend les canots jusqu’à la mer et là assis juste à côté de nous quelqu’un dit «je vous l’avais dit, c’est décidé d’avance». On est en train de caler au fond avec le bateau et là juste à côté de nous quelqu’un dit «je vous l’avais dit, c’est décidé d’avance». C’est décidé d’avance! Je vous l’aurai dit!
Je participe régulièrement au forum du Globe and Mail. Voici mon dernier poste:(jc pomerleau, from montreal, Canada) wrote: For alls the one whom are bug down by the fact that Quebec is a net receiver of the federation (STATCAN:2,1 billions – 2004). If the ROC want an end to it I guess it should support Mario Dumont s political agenda that is to renounce any equalization payment in exchange Quebec will keep all it s taxes dollars here, except for the federal services (defence, diplomacy, post office…) that Quebec will be paying on an outsourcing service provide by the federal Gv. That s the only political program that can be apply right now that bring an end to the « short change » of the ROC by Quebec. And it will also benefit Quebec by cutting the overlapping cost (2,5 billons ayears) that come with the fact of been part of that non sens federalism system. I am wondering why the ROC should nt agree upon this Dumon’s proposition for an autonomus state of Quebec.(http://www.theglobeandmail.com/servlet/story/RTGAM.20070524.wquebec24/CommentStory/National/home#comment
Un des exemple que j aime mentionner c est celui de Terre Neuve , qui a choisit d ëtre une province alors qu à la mëme époque l Islande a choisit d ëtre un pays.Comparer l Évolution économique et sociale des deux états vous amène à conclure qu il vaut mieux ëtre indépendant que dépendant. Ce qui vaut pour l Islande vaut aussi pour les autres pays de l Europe du Nord: La Suède, la Norvège, le Danemark, la Finlande. Tous ces pays ont eu à faire face au défi qui se posent au Québec et qui peuvent ëtre ramener à un défi: comment améliorer la productivité politique et économique de l état. Ces pays du Nord ont relever ce défi avec brio et au cours de l exercice ont fait évoluer le concept de sociale démocratie à la sociale économie. Pour les années 1992 à 2005 voici l amélioration des revenus par habitants pour ces différents pays:
Danemark : 1993 (26 130$); 2005 (40650$)
Finlande : 1993 (16 165$); 2005 (32790$)
Islande : 1993 (22300$); 2005 (38620$)
Norvège : 1993 (24000$); 2005 (52030$)
Suède : 1993 (21200$); 2005 (35770$)
Notons que le revenu au Québec est de 34 000$ CAN
@ Marie
En toute franchise, vous n’avez pas fait l’expérience du système de santé en Ontario. Ça ma prit une journée pour trouver un médecin de famille. Le système n’est pas sans problème, mais ce n’est pas comparable à la situation montréalaise.
Mon commentaire est le suivant. Il est illusoire de croire que les jeunes professionnels québécois francophones (ici je ne touche même pas à la problématique de l’exode des jeunes diplômés anglophones) vont nécessairement rester au Québec, si notre système ne répond pas à leurs attentes. Moi, l’assurance médicament qui coûte un milliard par année, ça me déplait. Les autres mesures inébranlables du modèle québécois qui, selon mon opinion je vous l’accorde, minent l’économie du Québec sont aujourd’hui inacceptables. La question nationale a figé le débat (droite – gauche) pendant 30 ans. Les nationalistes de droite (comme moi et plusieurs autres que je connais) on supporté les politiques du PQ uniquement pour LA cause. Aujourd’hui, on se retrouve dans une situation ou, d’une part, plusieurs croient que l’économie québécoise n’est plus propice à la création de richesse et, d’autre part, l’indépendance n’est pas en vue.
Votre argument est que je devrai rester au nom d’une affiliation nationale et une appartenance politique ? Aujourd’hui, ce n’est plus assez, car on a le choix et les possibilités. A l’image des mexicains et des philippins, nous quittons pour nous assurer une plus grande sécurité financière. Les jeunes professionnels sont de plus en plus bilingues et sont prêt à faire le saut. Je regarde dans ma propre famille qui est à 100% indépendantiste depuis les années 70, tous les enfants de 30 – 40 ans (tous des professionnels) sont partis travailler à l’extérieur de la belle province. La question est davantage pourquoi ? Nous tous, (et nous en parlons) aurions préféré rester à Montréal et payer nos impôts au Québec. Est-ce que vous pensez que cette tendance va réduire ? Il est temps d’être lucide sur cette question.
A Marie. 2 approches possibles.
1. Sociale-democratie: Reprocher aux gens de faire ce qu’ils font et en appeller a la solidarite et a la bonne foi.
2. Realisme: Constater que les gens ont des comportements egoistes et qu’ils cherchent a maximiser leur bien-etre. Et regler le probleme par des politiques publiques en consequences.
@ Lesdents
Désolé, il n’y a pas de lien, je vais référence à un livre: The New Canada: A Globe and Mail Report on the Next Generation.
…
Le grand problème du Québec depuis 40 ans c’est que le débat a été monopolisé autour de l’indépendance au détriment du reste. C’est beau de discuter séparation, mais il faut continuer à faire la gestion quotidienne.
Bref, nous avons été pris entre le PQ à la sauce social-démocrate et le PLQ à la sauce plus de droite. Il est temps que l’on se questionne sérieusement sur l’avenir de nos services et prendre les décisions difficiles. Augmenter les frais de scolarité, vendre des actifs comme la Société des Alcools, imposer un ticket modérateur en santé, installer des « putain » de compteurs d’eau sur toutes les résidences du Québec et charger à la consommation, et la liste continue.
Alexandre: « Le grand problème du Québec depuis 40 ans »
Alexandre: vous croyez que c’etait mieux avant il y a 40 ans, avant qu’on commence a parler de souverainete? Le fait est que le sort des Quebecois d’ascendance francaise a commencer a s’ameliorer a peu pres en meme temps qu’on a commence a parler de souverainete. Coincidence? Je ne crois pas. En 1970, à Montréal, selon une étude du gouvernement du Québec, les Canadiens français arrivaient alors, en termes de revenu per capita, 13e sur 14 groupes ethniques… Ca c’est notre avenir si on met la souverainete de cote. On a progresse, mais c’est tres fragile.
Maintenant, il faut arreter d’en parler et la faire. Mais il y a encore trop de francophones (car c’est d’eux dont il s’agit avant tout) qui croient qu’on a tout a gagner a flechir encore davantage, ou a cesser comme par enchantement de s’affirmer veritablement (a supposer qu’on l’aie deja fait). Des gens qui croient que reculer c’est avancer.
Bon séjour en Saskatchewan.
Ce qui suit aurait dû faire l’objet de mon premier message sur ce blogue. Je me reprends.
Je vous ai entendu parler avec M.F. Bazzo entrevue du 7 janvier 2004 de votre obsession concernant les problèmes démographiques.
Je m’y intéresse aussi particulièrement et j’ai entrepris la lecture de tout ce qui se fait u a été fait en termes d’études, recherches et propositions d’un cadre politique public mesuré pouvant servir à compenser ou alléger la conséquence économique du vieillissement de la population.
Je m’excuse d’être arrivée comme un cheveu sur la soupe ou un chien dans un jeu de quilles avec mon propre sujet d’échange quand le sujet traité sous Go West, youg man! semble traiter spécifiquement de la sociale démocratie.
Je m’y intéresse aussi mais davantage actuellement au cadre proposé par le projet PRP sur le Vieillissement de la population et la flexibilité du parcours de vie en utilisant le modèle de microsimulation LifePaths de Statistique Canada. Ce modèle est en fait un prototype du type d’analyse que le cadre proposé rendrait possible. Le modèle signale en outre les nouveaux problèmes d’exclusion qui peuvent se présenter si la norme évolue de plus en plus vers un assouplissement des régimes de travail et en cas de transitions ultérieures plus graduelles vers la retraite. Les personnes peu qualifiées éprouveront peut-être beaucoup de difficulté à tirer parti de cette flexibilité accrue. Elles ne seront peut-être pas capables de travailler pendant une plus longue période en pratique et seront en perte de vitesse par rapport à celles qui en seront capables. Le nouveau cadre permettra d’évaluer les « gagnants » (ceux dans le canot)et les « perdants » (ceux dans la cale)en tenant compte des antécédents de toute une vie.(p.39)
http://www.policyresearch.gc.ca/doclib/DP_LC_Social%20Policy%20Analysis_200412_f.pdf
Alors si vous continuez ailleurs avec les problèmes et solutions démographiques, je vous suivrai, autrement je ferai preuve de réserve sur cet espace et respecterai le sujet dont la majorité traite présentement ici.
Les Canadiens Anglais à la base, sont des américains qui ont fait dans le leur froque. Il avait la chance de se libérer de la mornachie et ne l’ont pas fait. Shame on them.
@ Ralf
Mais on pourrait en dire tout autant des Canadiens-Français, n’est-ce pas ? Alors devrait-on ajouter (en français cette fois) : honte à nous !
Bon. Et maintenant qu’on a tous eu bien honte, qu’est-ce qu’on fait ?
Bonjour monsieur Facal.
Je me demande si la lecture québécoise que vous avez faite sur le rapatriement de la serviette de table constitutionnelle canadienne et les impacts qu’elle a causée jusqu’à ce jour est disponible sur Internet. Si ce n’est pas le cas, est-ce qu’il vous serait possible de la rendre disponible?
Au plaisir de vous revoir en politique active. Dans la République, Platon explique qu’un homme qui souhaite diriger doit être le meilleur. Dans un élan de lucidité, s’il se rend compte qu’il n’est pas cet homme, il doit laisser la place à meilleur que lui. Dans votre cas, Monsieur Facal, c’est surtout l’inverse qui est tout aussi vrai. L’homme qui est le meilleur, mais qui ne souhaite pas le pouvoir (ou qui ne fait rien pour le prendre) doit quand même prendre le pouvoir, car il serait absurde qu’un servant dirige un maître. Évidement, il est impensable aujourd’hui de faire ce que Platon préconisait, c’est-à-dire forcer un homme à prendre le pouvoir. Toutefois, on peut toujours le faire rêver, non pas d’une cité parfaite, mais d’un État indépendant du nom de Québec.
C’est long, on s’ennuie de vous ! On a hâte d’avoir le compte rendu de votre voyage.
Revenez-nous vite !