Examen de conscience
8 mars 2010 par Joseph Facal
Lors des élections québécoises de 2008, plus de quatre électeurs sur dix ne se donnèrent pas la peine d’aller voter. Si des élections avaient lieu demain, ils ne seraient guère plus nombreux.
Ce décrochage s’explique parce que l’offre politique répond de moins en moins à la demande citoyenne.
Toute notre scène politique est en effet organisée autour de la question nationale : les souverainistes contre les fédéralistes. Cette question reviendra un jour en force, mais elle est présentement en hibernation.
Plusieurs des électeurs pour qui cette question est cruciale sont donc démobilisés. À l’inverse, ceux qui voudraient prioriser d’autres questions se heurtent au fait que nos deux principaux partis n’ont que la question nationale comme ciment pour rassembler leurs membres. D’où leur difficulté à mettre de l’avant des idées fortes sur les autres enjeux.
Devant cette situation, nous sommes cependant plus prompts à blâmer nos dirigeants qu’à faire, comme citoyens, notre propre examen de conscience.
Nous savons pourtant parfaitement que nous ne produisons pas assez de richesse pour satisfaire à nos besoins, et que nous vivons au-dessus de nos moyens. On peut débattre des détails, mais pas du nœud.
Les sondages sont cependant clairs : les mesures de bon sens qu’il faudrait adopter, comme de hausser certains tarifs, sont massivement rejetées par nos concitoyens.
Ce Québec qu’on dit «bloqué» ne l’est que lorsqu’on veut distribuer des sacrifices : il n’y a jamais de blocage pour élargir à crédit le filet social.
Mettez-vous alors à la place de nos dirigeants. À une époque où la politique devient de plus en plus un métier, pourquoi se suicideraient-ils professionnellement si leur but principal est désormais de durer ?
Nous demandons à nos dirigeants de se rendre «populaires» pour récolter nos votes, mais nous n’acceptons pas que bien gouverner oblige parfois à se rendre impopulaire.
Les gens sont, règle générale, beaucoup plus sensibles à une perte concrète et immédiate qu’à un gain hypothétique et éloigné dans le temps. L’immense majorité des électeurs vit donc dans le court terme et se fiche pas mal, même si elle prétendra le contraire, de ce qui arrivera en 2025. Et plus une société vieillit, plus ce souci du court terme devient prédominant.
Ajoutez à cela la conviction largement répandue que certains groupes s’en tireraient sans participer à la corvée collective, et des chefs qui n’inspirent pas énormément confiance. Vous avez alors la recette parfaite pour l’immobilisme.
L’un des pères de l’Union européenne, Jean Monnet, notait que les gens n’acceptent des changements importants que dans la nécessité, et ils ne voient la nécessité que dans les crises.
Contrairement à la Grèce, le problème du Québec est qu’il n’y pas de crise visible. Nous ne sommes ni au fond d’un ravin, ni au bord de celui-ci, mais plutôt en train de glisser tout doucement le long d’une pente presque imperceptible à l’œil nu.
On se fera de plus en plus soigner au privé pour contourner l’allongement des délais. Les nids-de-poule seront plus nombreux. Nous universités ressembleront à de gros cégeps.
Mais il y aura toujours pire ailleurs pour nous consoler, et nous aurons du hockey et des humoristes pour nous distraire.
34 réponses à “Examen de conscience”
Le problème M. Facal c’est que nos politicien se présente a un travail et plus pour réaliser quelque chose de bien.
Ils se présenté dans un but personnel et comme élue ils ont les deux mains dans le plat … ils se servent allégrement et servent leurs petits amis qui sont malheureusement très nombreux…
Ex. comment Madame Marois a telle pu se payer un château actuellement en vente a 256 millions ? avec son petit salaire de député ? en nommant son conjoint a la caisse de dépôt ???
Alors, pourquoi aller voter pour ces « sans consciences » professionnel ?
Ça ne vaut pas la peine …
Commençons pas mettre de l’ordre la dedans ensuite, on parlera de coupure …
Non, le problème, c’est vraiment nos leaders. Ce n’est pas les citoyens.
Le point tournant pour le Québec, c’est quand l’ADQ a demandé aux signataires Pour un Québec lucides de joindre son parti et qu’ils n’en ont rien fait.
Si je me souviens bien, à ce moment, le sondage d’un ADQ avec Mario Dumont et Lucien Bouchard donnait une victoire avec 80% des intentions de vote… C’était astronomique!
Les citoyens sont prêts pour de gros changements, mais ils attendent de bons leaders pour le faire.
Quand il est venu le temps de mettre côté la question nationale pour s’adonner aux priorités que vous évoquez, ce n’est pas les citoyens qui ont reculé, ce sont les leaders. L’ADQ était trop ou pas assez nationaliste pour eux, et personne ne voulait travailler avec des gens moins ou plus nationaliste qu’eux.
Ce sont ces leaders qui ne voulaient pas s’identifier dans un axe économique, mais plutôt rester dans un axe national.
Un autre bon exemple : vous êtes un leader et vous nous parlez plus souvent qu’autrement d’indépendance. Quel gaspillage d’intelligence et de talent!
On connait le résultat d’avoir manqué ce point tournant :
Il y a eu la crise économique et les gens ont eu peur des réformes pour se réfugier dans ce qu’ils connaissent déjà : un parti Libéral rassurant, car lui, on sait qu’il ne fera pas grand chose…
@liquide1 : Votre propos est faux et injuste. Le mari de Mme Marois a connu une carrière fulgurante dans le monde des affaires pendant les années 70, notamment dans le secteur immobilier. Une fois indépendant de fortune, il s’est consacré au service public, alors qu’il aurait bien pu continuer à s’enrichir, notamment au Fonds de solidarité de la FTQ, qu’il a mis sur pied, puis à la Société général de financement, à laquelle il a fait prendre une croissance sans précédent. Vérifiez un peu vos informations avant de dire n’importe quoi!
Mme Marois et M. Blanchet méritent notre respect de continuer à se consacrer au service public, alors qu’ils n’en ont justement pas besoin. En voyant l’étalage d’une telle mesquinerie, on ne peut que comprendre pourquoi les gens de qualité ne sont pas plus nombreux en politique.
Ce qui vient répondre aux propos de @ldesbiens.
Bonjour,
je suis d’accord que la question nationale tient une grande place dans le blocage politique au Québec mais je crois que ce qui amène davantage les gens à ne pas aller voter, c’est plutôt la conviction profonde que c’est inutile, c’est du pareil au même, ca ne change rien profondément, le système est corrompu,etc… Et ca, ce sont les politiciens (pas tous mais la majorité) qui en sont les responsables. Quand les citoyens constatent que les politiciens se servent d’eux pour se faire élire mais qu’une fois au pouvoir ils favorisent principalement les intérêts minoritaires, pourquoi devraient-ils continuer à voter, à se faire exploiter en laissant les politiciens faire les choses qu’ils ne désirent pas en leur nom?. En fait, les francophones voteraient majoritairement pour une vraie démocratie mais comme une partie d’entre eux ont encore peur de se donner leur pays, le PQ n’arrive pas à obtenir la majorité des votes. D’autre part, les minorités anglophone et allophones votent très majoritairement pour leurs intérêts propres en sachant que leurs privilèges ne peuvent être préservés que par le maintien du PLQ au pouvoir sans même que celui-ci obtienne la majorité absolue des votes. C’est donc la dictature de la minorité qui prévaut. Ce qu’il faut pour remédier à la situation et ramener les Québécois à voter, c’est de changer le mode électoral pour une représentation proportionnelle:pour cent (100) députés à l’Assemblée Nationale, 92 sièges seraient réservés aux francophones (incluant de facto les allophones) et 8 sièges réservés aux anglophones (ce qui représente leur poids démografique). De plus, une fois élus, les députés auraient l’obligation de voter selon leur responsabilité individuelle et non selon la ligne de parti. Je suis convaincu qu’avec cette représentation démocratique, les citoyens retourneraient voter.
[...] ne s’en rend compte au quotidien. La très grande majorité d’entre nous préfère rester passif devant une telle [...]
ReneP. La prochaine étape est-elle que les anglos devront porter une feuille d’érable rouge sur leur bras gauche?
Ce que M. Facal confirme est que la politique au Québec est polarisé entre les indépendentistes et les fédéralistes. La triste vérité est que la cause indépendentiste, pur et dur, est celle d’une minorité. Cette minorité (SPQ Libre?) contrôle l’agenda politique au Québec.
En passant, je me rappelle que Jean Charest, lors de sa première election comme chef du PLQ avait obtenu plus de votes que le PQ dirigé par Lucien Bouchard. Je me rappelle que Jean Charest durant son premier mandat voulait changer le model Québecois. Il s’est fait crucifier.
Si le PQ laissait tomber, une fois pour toute, son acharnement pour l’indépendence et prenait une petit virage a droite, il serait élu facilement. Est-ce possible?
Esperons que le PLQ saura, lors de son prochain budget, prendre les décisions qui s’imposent avant que Wall Street le fasse pour nous. Est-ce possible quand on considère que la seule alternative est QS ou le PQ.
Le PQ est mal placé pour faire des coupures. Ils se sont peinturés dans le coin avec une « sociale démocratie » bâti sur l’achat de votes via des programmes sociaux que nous payons avec des emprunts.
je suis d’accord avec la proposition de monsieur ymdelisle. Pour la porter définitivement un tatouage vaudrait mieux que cousue. Avec le temps ça s’use.
Pas bête delisle votre idée. Vous la voulez où votre red leaf, sur le bras ou dans le front?
Justement Gilles, c’est des gens comme vous qui m’empêche de voter pour le PQ.
Bof … pour moi: PQ ou libéraux …. blanc bonnet bonnet blanc. (et l’ ADQ … des jaloux qui veulent leur part du gâteau).
juste des profiteur …
Le Québec est indéniablement bloqué. C’est justement parce qu’il est politiquement bloqué, seulement politiquement, qu’il devient nécessaire que le modèle québécois soit revu.
Les faibles taux de participation témoignent du manque d’intérêt de l’électorat par suite du manque d’alternatives offertes. Ce n’est pas l’indépendance qui bloque l’horizon, puisque ce n’est qu’un idéal. Mais les fédéralistes, du fédéralisme canadien, qui n’ont même pas à rêver, eux, pèsent d’un grand poids dans l’immobilisme et l’incapacité de renouveler le discours politique.
La minorité de blocage, au Québec, c’est bien l’électorat anglo, et même allo, c’est bien cette minorité qui vote sans discontinuité pour les rouges depuis des lunes. Ce n’est quand même pas le vote indépendantiste qui bloque quoi que ce soit, puis qu’il s’agit d’un vote dispersé.
À l’égard de la situation bloquée du Québec, il est intellectuellement impossible de faire un parallèle entre le vote ethnique et le vote indépendantiste. Il n’y a pas un seul indépendantiste qui veuille bloquer la situation. Ce serait plutôt le contraire.
Souhaiter que le P.Q. renonce au pays et se rapproche à droite ne rime à rien. Une no-win situation absolue pour nous et le P.Q. lui-même. Ce serait plutôt l’inverse qui serait requis : se rapprocher à droite, là où est l’électorat, pour pouvoir par la suite relancer très rapidement et puissamment l’idée du pays.
Relancer l’idée de l’indépendance passe par la revue de la social-démocratie. Si cette revue éventuelle ne se rend pas jusqu’à l’indépendance, cette revue devenue tellement nécessaire aura quand même été bénéfique.
Le défi des indépendantistes, c’est de débloquer la situation politique savamment entretenue par les fédéralistes. Simplement débloqué, le Québec prendrait facilement—très facilement, la direction de la souveraineté.
Savez quoi ? Reste encore des nationalistes chez les fédéralistes. Pas forts-forts ! Mais pas morts !
Et ne venez pas me raconter que j’ai mis mes lunettes roses !Entre le rêve et le cauchemar,il y a une choix facile à faire.
Pas du tout ymdelisle, toute votre pensée est incompatible avec l’idée même de l’indépendance. Tout votre argumentaire montre que l’idée même de la souveraineté n’est pas une option pour vous.
C’est votre droit, mais aucun argument identitaire même le plus rationel ne pourrait ébranler vos convictions, parce que votre identité canadienne est cristalisée dans votre esprit.
Or l’idée de la souveraineté est fondée sur la question identitaire et la pérennité du peuple qui l’incarne. C’est vrai pour nous comme ce l’est pour tous les peuples à travers la planète. Mais pour vous, c’est quasiment un vice que de s’identifier fondamentalement comme Québécois.
Allez dire ça à un British, un Allemand, un Français, un Espagnol, un Italien un Américain pour voir.
Parce que l’histoire a imposé une situation particulière au peuple québécois, ça ne fait pas disparaître le peuple Québécois. Mais dans votre esprit c’est réglé. Pour vous nous sommes désormais canadiens that’s it that’s all.
Comment voulez-vous que l’on dialogue dans un tel contexte pour faire avancer une société, quand un de nos compatriote, ce que vous êtes, pense que ce qui importe c’est de se définir autrement ?
Vous dites : «Si le PQ laissait tomber, une fois pour toute, son acharnement pour l’indépendence et prenait une petit virage a droite, il serait élu facilement.»… En quoi est-ce un acharnement ym que de vouloir disposer de tous les outils et des moyens nécessaires pour assurer son épanouissement comme société?
Relisez la théorie du champs social de Lewin et vous allez voir comment il décrit la façon dont peuvent se développer les rapports entre les groupes sociaux, ce qui nous permet de comprendre comment on peut les définir autrement que dans une fusion funeste. Ce qui est inévitable pour nous comme société si nous renonçons à retrouver notre souveraineté.
Mettons que l’idée du tatouage est un peu exagérée. Mais au fond sur le plan symbolique c’est déjà fait n’est-ce pas… Vous avez la feuille d’érable tatouée dans le coeur. Et je n’y aurait pas fait écho que ça n’aurait rien changé.
J’arrive pas à croire que les gens écrivent des commentaires sur l’indépendance…
Vous n’avez rien compris du texe de M. Facal.
Soyons agnostique de l’indépendance, l’espace d’un instant.
Devenir plus fort tout de suite, c’est nécessaire, c’est faisable sans indépendance.
Devenir plus fort dans un pays indépendant, c’est faisable, mais c’est pas nécessaire tout de suite.
On peut déjà en faire beaucoup et tout de suite.
Priorité : faire tout ce que l’on peut,
maintenant.
Non priorité : se tirer les cheveux sur l’indépendance.
Voici ce qu’on dit de l’Indépendance monsieur desbiens : «L’indépendance, pour un pays, une organisation politique ou une branche du gouvernement, est l’acquisition de sa totale souveraineté politique, par opposition au fait d’être régenté par une autorité suzeraine ou coloniale.
Cette souveraineté est essentiellement politique. Elle se décline aussi sous différentes formes :
– indépendance énergétique : sécurité des approvisionnements en énergie (pétrole, gaz, uranium…) ;
– indépendance monétaire ;
– indépendance économique ;».
Donc il serait miex de ne pas être indépendant pour pouvoir régler nos problèmes. Sauf que sans l’Indépendance monsieur Desbiens, c’est celui qui décide, soit l’autorité suzeraine qui détermine quels sont les moyens admis qui seront pris pour régler nos problèmes.
Joseph ne parle pas directement de la question de l’Indépendance dans son billet c’est exact vous avez raison sur ce point.
Par contre, être limité comme le Québec l’est dans le cadre fédéral actuel réduit nécessairement le gouvernement à fonctionner dans un cadre qui ne lui permet pas de procéder à une refonte complète du système ni d’imaginer des avenues de solutions qui dépassent les prérogatives d’un gouvernement provincial.
Prenez seulement l’exemple d’Hydro Québec qui tente de conclure une entente avec le NB qui lui permettrait de devenir un acteur incontournable dans le monde de l’énergie et d’augmenter de façon très significative son rendement économique.
Les menaces se font de plus en plus entendre à l’effet qu’en concluant cette entente, Hydro pourrait tomber sous la coupe de la règlementation fédérale…
D’où la ruée vers le système de tarif et de taxation qui n’est qu’un aspect de la situation et qu’une avenue parmi celles dont disposerait un gouvernement souverain, parce qu’il est obligé dans le système actuel de fonctionner dans l’environnement politique auquel il est assujetti.
Gilles,
Il est vrai que le Québec ne dispose pas tous les rouages que possède un gouvernement autonome, mais malgré cela la dette provinciale a augmenté à 216 milliards de dollars (sans parler de la part fédérale).
Cela ne s’est pas réalisé du jour au lendemain. Tous les groupes de pression, les syndicats, les fonctionnaires et autres acteurs du gouvernement avaient accès à cette information. Comment expliquer que jour après jour, année après année, personne n’a remarqué que le Québec vivait au-dessus de ses moyens?
Oui, c’est bien beau de pointer son voisin du doigt pour expliquer que l’on mérite plus d’argent (et que lui devrait contribuer un peu plus au système), mais on est rendu à un point critique alors que les baby-boomers partent à la retraite.
Alors je vous le demande, à quoi bon obtenir une indépendance monétaire, économique, culturelle, alouette, si la vision qui gouverne les citoyens du Québec ne va pas plus loin que le prochain budget?
Mettons plutôt notre énergie à poser les bonnes questions et améliorons le système. Ensuite nous pourrons parler de ce que l’on pourra faire avec une plus grande autonomie.
Hé ben merci Nicolas de reconnaître que le québec est handicapé par certains aspects de sa situation.
Bien entendu vous avez raison de questionner le fait que la dette a augmentée et se trouve maintenant à une hauteur vertigineuse.
Puis-je vous faire remarquer cependant que l’on ne peut imputer cette inflation à la souveraineté puisque le Québec ne la possède que de façonpartielle. Et que depuis 2002, c’est un très fédéraliste gouvernement qui gère le québec.
Maintenant si vous acceptez que notre gouvernement ne possède pas tous les rouages ou les moyens de faire tout ce qu’il pourrait en situation de souveraineté, qu’est-ce qui est déraisonnable dans le fait de soumettre que le souveraineté ne procurerait pas les moyens de faire autrement? On peut tu marcher et mâcher de la … en même temps?
Quant à la connaissance des faits de tous ces acteurs que vous nommez, vous savez pertinemment que ce ne sont pas les fonctionnaires ni les syndicats qui gèrent l’État, c’est la classe politique Nicolas.
Et je vous ferai remarquer également que les deux dernières conventions collectives de la fonction publique (si je me trompe qu’on me le dise) ont été imposées et non négociées.
Et que Charest a imposé des baisses d’impôts considérables, au moment ou à peu près tout le monde l’implorait pour qu’il injecte plutôt ces sommes dans le rétablissement des finances publiques.
Si en bout de ligne il s’avère que la hausse des taxes et des tarifs est nécessaire, je pense qu’en présence d’une nécessité réelle et bien comprise, le peuple peut l’admettre et y consentir.
Mais auparavant, il faudrait et ça presse mettre fin aux magouilles et gaspillages éhontés des fonds publics qui font que ça coûte au bas mot 35% de plus pour construire routes et édifices publics. Et la liste est longue et ne s’arrête pas là.
Après, quand quand on verra plus loin que le bout de notre nez, on verra à quelle hauteur il faut augmenter la charge fiscale des citoyens.
Qui vote les crédits à chaque printemps Nicolas ? qui prépare les budgets de l’État? Qui engage les dépenses publiques, les syndicats ?
Moi je veux bien payer ma part. Mais rien que ma part. Et à ce sujet, Lulu peut en payer plus que moi. On a pas les mêmes revenus.
L’indépendance ???
Pour être géré par cette classe de politiciens la ???
JAMAIS … êtes-vous fou ???
Bonjour Monsieur Facal,
En effet, la question nationale : les souverainistes contre les fédéralistes, draine les énergies de réflexion de nos dirigeants et de bien des citoyens.
Cette réalité comporte un dilemme angoissant. Monsieur Bouchard aurait dû dire que, parmi les considérations non-négligables, il y a le fait qu’une majorité de citoyens se prononcent en général contre l’idée de la souveraineté, que les probabilités sont grandes que celle-ci ne se concrétisera pas et que, finalement, ce n’est peut-être pas une bonne idée, au départ, pour le bien des québécois.
L’augmentation des tarifs et taxes aura lieu. Ce qui devrait retenir notre attention, c’est qu’il sagit là d’une preuve que le gouvernement a de la difficulté à assumer ses responsabilités. Les dépenses augmentent trop par rapport aux revenus. Dans la santé, c’est comme de l’eau dans un panier d’osier. Les myopes penseront que la solution est de changer le parti au pouvoir. Nous devons comprendre que le gouvernement ne tient pas le bâton par le gros bout. Ce sont les professionnels et les syndicats qui l’ont.
Bonjour monsieur Facal,
votre position me plait. On ne peut à la fois tout demander, tout garder et refuser d’en payer le prix.
Pourtant, je ne veux pas de réductions de services. Nous en manquons déjà trop. Si on réduit, par exemple, le nombre d’inspecteurs de la construction, le nombre d’enseignants, d’ergothérapeuts, de fonctionnaires à l’Office de protection du consommateurs, nous ne serons pas gagnants.
Vous avez raison de dire, par exemple, qu’il faut investir beaucoup plus dans le système d’éducation. Un système qui fait terriblement défaut pour que la démocratie puisse s’ercercer comme elle le devrait.
Je ne veux pas de hausses d’impôts, de taxes, de tarifs. Je refuse de donner tout montant additionnel. Pourquoi? Pour une raison bien simple: la méfiance. Je me méfie de ce que feront les libéreaux de Jean Charest avec cet argent.
L’équilibre budgétaire durement acquis du temps de Jacques Parizeau et Lucien Bouchard a créé une marge de manoeuvre budgétaire précieuse. C’est le gouvernement libéral de Jean Charest qui a pu en profiter en la détournant, entre autre, au profit des organismes mafieux de la construction.
Cet argent a servi à financer l’industrie pharmaceutique après avoir savamment orchestré et entretenue une panique sur le virus H1N1.
Je serais prêt à tous les compromis, hausses d’impôts, de taxes et de tarifs si de vrais leaders inspirés étaient aux commandes. Mais ces gens là ne sont pas aux pouvoirs et il ne faut pas compter sur Radio-Canada pour faire écho positivement de leurs points de vue.
Merci d’être là, de vous exprimer aussi clairement, aussi franchement, monsieur Facal.
Normand vous écrivez que «Nous devons comprendre que le gouvernement ne tient pas le bâton par le gros bout. Ce sont les professionnels et les syndicats qui l’ont.»
Bon, c’est votre opinion. Mais ce n’est pas une démonstration. Jusqu’à nouvel ordre ce sont les gouvernements qui font les budgets, pas les syndicats et pas les fonctionnaires.
Les orientations budgétaires finales ça se décide en bout de ligne dans le bureau du premier ministre, et je vous met au défi de me prouver le contraire. Pas d’affirmer le contraire, prouver le contaire.
Et si vous vous trompiez Normand dans la certitude que vous énoncez, peut-être que la disposition des éléments ne serait plus la même. Et que les moyens préconisés ne seraient plus ceux qui conviennent le mieux à la situation.
Dans ce débat, il est clair que chacun a des idées bien campées. Mais comme il y a des arguments solides des deux côtés de la barrière, on ne peut pas dire avec assurance que la solution soit si claire que ça.
Quoiqu’en pense le choeur des lucides, Officiant, diacres et sous-diacres inclus.
Je pense que je vais laisser la parole à Rapaille :
«
Le Français a prédit un interminable débat sur la séparation de la province.
Selon lui, les Québécois aiment «éprouver le plaisir de la séparation qui ne se fait pas. Vous êtes un couple sadomaso et ça va durer comme ça pour toujours. Si vous vous séparez, c’est foutu, on ne peut plus jouer.
»
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/societe/201003/10/01-4259335-les-gens-de-quebec-sont-fiers-mais-complexes-dit-rapaille.php
ldesbiens,
Permettez-moi de vous suggérer bien gentilment de lire le livre Quelque chose comme un grand peuple.
Joseph Facal commente justement avec beaucoup d’applomb la position de Rapaille. On a toujours présenté le Québec comme une province soumise à une ambivalence maladive. La réalité est plus positive.
Il faut comprendre que le Québec, comme toute nation, n’est pas un bloc monolithique. Il évolue dans le temps. Mais il a toujours su s’affirmer aussi loin qu’il le pouvait tout en faisant preuve de réalisme. On peut à la fois être nationaliste dans l’âme et appuyer des aspects de la fédération qui nous servent bien. Je n’aurais pas de problème a appuyer un fédéraliste qui comprend et défend bien les intérêts du Québec.
Je suis un nationaliste de la première heure. Et je suis prêt à appuyer tout parti politique qui me présentera un programme pour remettre les finances du Québec plus solides.
Le parti québécois a été au pouvoir longtemps. Et j’ai presque toujours voté pour ce parti. Mais il a manqué son coup royalement dans des secteurs où il aurait dû être fort, par exemple l’enseignement du français et de l’histoire.
Quand je vois ce parti si faible pour défendre les intérêts du Québec à l’heure actuelle, je regarde ailleurs. Pourtant, avec le gouvernement Charest, ce ne sont pas les occasions qui manquent de se démarquer.
Je crois que le plus important à l’heure actuelle, n’est pas de nous tirer dans les jambes les uns les autres, mais de souhaiter que le Québec ne descende pas trop bas et de se serrer les coudes pour y arriver.
Gilles,
Je comprend que les budgets ne sont pas gérés par les syndicats ou les fonctionnaires, et que la baisse d’impôts annoncée la dernière fois n’a été qu’une mesure électorale qui a entraîné la colère du gouvernement fédéral.
Mon problème, c’est que les citoyens ne punissent pas une mauvaise gestion, que les gens ne vont pas voter même quand la collusion implique les élus. Bref, à quoi bon se battre si les gens ne regardent pas plus loin que la prochaine partie de hockey et « Le Banquier »?
Quand on baisse les impôts alors que la dette va nous étrangler d’ici quelques années, on ne devrait pas gagner des votes. Quand on augmente les salaires des employés gouvernementaux sans leur imposer des normes d’efficacité, cela ne devrait pas être vu comme une bonne chose pour l’opinion publique.
Bref, les gens votent comme si ils ne seraient plus là dans quelques années. Que les choix qu’ils approuvent maintenant ne les toucheront pas dans le futur. Et personnellement, cela m’enrage.
Comment voulez-vous envisager un pays indépendant dans de telles conditions? Moi, j’ai perdu mes illusions il y a longtemps.
@ liquide1
256 millions $ ?
J’ai trouvé ça dans mauvaisoeil.com, 30 juillet 2009. C’est de Marie-Catherine Sénéchal, « une jeune journaliste prometteuse qui vient tout juste de terminer ses études. C’est pourquoi elle est souvent dépêchée en région pour couvrir des événements sans intérêt. »
La cheffe du Parti Québécois, madame Pauline Marois, a tenté de minimiser l’importance de la nouvelle concernant la mise en vente de son manoir de l’Île-Bizard. Le prix demandé s’élève à huit millions de dollars. On sait que madame Marois tente toujours de se défaire de cette étiquette de « riche bourgeoise » et « snob » qui lui a été accolée par plusieurs.
« Oui, oui, bien sûr, on demande 8 millions, mais c’est un prix négociable, vous savez. En plus, le lave-vaisselle et les tringles à rideaux sont inclus. En fait, je ne sais pas pourquoi vous appelez cela un manoir. C’est une demeure confortable mais modeste », a-t-elle voulu préciser.
La superficie habitable du manoir, qui compte trois étages, est de 12 000 pieds carrés.
Vous avez raison, M. Facal, « Mais il y aura toujours pire ailleurs pour nous consoler, et nous aurons du hockey et des humoristes pour nous distraire. »
Écoutez gang, je ne sais pas combien vaut la résidence de Pauline Marois. je sais que je ne pourrais l’acheter. Et je sais aussi que tôt ou tard quelqu’un aura le fric pour l’acheter et elle va finir par la vendre.
Ce matin il parait que dans Le devoir on apprendrait que le lucide parmi les lucides attendrait de son côté un chèque de plus d’un milion de l’UQAM pour services professionnels.
C’est certainement légal et on a rien à dire. Et de toute façon on y peut rien. Sauf que c’est le même gars qui trouve que vous devrez payer plus cher votre électricité… Et que vous ne travaillez pas assez… Et que et que et que…
Et le clergé (j’emprunte l’expression à Joseph qui l’a utilisé sur un autre thème…) qui fait la leçon au peuple, est composé de gens pour qui l’augmentation des taxes et des tarifs et le reste n’ont aucunes conséquences directe sur leur propre niveau de vie puis-je faire remarquer…
C’est une pensée récurrente chez moi je l’avoue. J’irais même jusqu’à dire je le confesse. Mais voyez vous comme dans ma vie professinnelle j’ai fréquenté essentiellement des gens qui tirent le diable par la queue, je m’attend toujours à ce que ceux qui prônent un changement radical comme si toutes choses étaient égales entre elles soit-disant pour augmenter notre «richesse collective», nous disent concrètement aussi, comment le monde, la masse des gens sera moins pauvre après ces grandes manoeuvres.
Est-ce vrai, ou est-ce une autre construction de l’esprit réservée à ceux qui ont le loisir d’en générer…?
Certains pensent qu’ily aurait deux principes de base dans la vie: Le principe de plaisir, et le principe de réalité.
Dans ce débat, qu’est-ce qui est le plaisir, et qu’est-ce qui est la réalité ?
ERRATUM et EXCUSES
Ce n’est pas de l’UQAM que monsieur Bouchard attend des honoraires, c’est de la STM.
http://www.ledevoir.com/politique/montreal/284740/la-stm-pourrait-devoir-verser-2-5-millions-a-la-firme-de-bouchard
Bonjour,
Correction pour Gille, dont la plume éloquente résume assez bien en général, tout ce que je pense…
…… « Écoutez gang, je ne sais pas combien vaut la résidence de Pauline Marois (….) elle va finir par la vendre. »
Claude Piché parlait de 3 millions en 2007, voir son texte plus bas. De plus, j’imagine que c’est Blanchet qui s’en occupe ; après tout c’est avec son argent que cette « extravagance » a été construite…
*****
L’astuce du PLQ, et de sa maison(?) de communication BCP(propriété de John Parisella?) — l’ex-conseiller personnel de J.Charest en 2008, qui a été récompensé de son bénévolat(!?!) par sa nomination à la tête de la délégation du Québec à New-York — fut de faire oublier les 2 propres maisons de John James, en sous-entendant que c’était non pas « LA MAISON de Claude Blanchet », acheté avec les millions réalisés lors de son association avec le célèbre développeur Robert Campeau, mais « CELLE de Pauline Marois » avec ses émoluments de député-ministre.
Habile, non? Et cela a réussi au delà de toute espérance… Pour vous en convaincre relisez le texte de LIQUIDE 1 – le 08 mar 2010 à 10:01.
Claude Piché :
http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/opinions/
chroniques/200901/09/01-692582-le-manoir-de-3-m-pis-apres.php
BCP :
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/special/nouvelles/commandites/200505/31/004-Parisella-Gomery.shtml
Bonne journée,
@ Gilles
Dans la réflexion, l’étape de la démonstration de la véracité des poids des professionnels et des syndicats a été franchie, il y a longtemps. Si vous désirez prendre connaissance de faits démontrant le sérieux des conséquences de ces poids sur les leviers qui définissent les enjeux dans les dépenses gouvernementales, je vous invite à lire la chronique d’aujourd’hui de Nathalie Elgrably-Levy, à la page 25 du Journal de Montréal et les articles dans La Presse (d’aujourd’hui) aux pages 1, 2, 3 et 18 sur les médecins. Je suis sûr que vous en conviendrez avec moi pour dire qu’on y évoque des situations qui ne seront pas sans impact sur les coûts des services gouvernementaux. On ne parle pas ici de possibilités d’augmentation du coût des crayons.
Bonjour,
Légères corections à mon 2ème pararagraphe :
- Enlever le « ? » à « propriété de John Parisella?.
- remplacer acheté par : « construite »
Donc lire :
…. « L’astuce du PLQ, et de sa maison de communication BCP (?), propriété de John Parisella) — l’ex-conseiller personnel de J.Charest en 2008, qui a été récompensé de son bénévolat(!?!?!) par sa nomination à la tête de la délégation du Québec à New-York — fut de faire oublier les 2 propres maisons de John James, en sous-entendant que c’était non pas «LA MAISON de Claude Blanchet», construite avec les millions réalisés lors de son association avec le célèbre développeur Robert Campeau, mais «CELLE de Pauline Marois» avec ses émoluments de député-ministre.
Habile, non? Et cela a réussi au delà de toute espérance… Pour vous en convaincre relisez le texte de LIQUIDE 1 – le 08 mar 2010 à 10:01.
Bonne journée,
Parlant d’humoriste.
Plume Latraverse: »
Bien sûr nous ne possédons pas encore nos usines
On n’a pas formé notre gouvernement
On n’a pas l’eau courante dans la cuisine
On n’a rien que deux cochons pis une jument
Mais nous avons le soleil oui nous avons le soleil
Oui nous avons le soleil qui chaque jour nous émerveille »
- C’est frappant cet hiver !
Mais nous avons Gilles et Dubois oui nous avons Gille et Dubois
Oui nous avons Gilles et Dubois, qui sur votre blogue NOUS émerveille
A+ pour le plaisir et la réalité.
Ok Normand. Je suis beau joueur, je vais lire avec attention le texte de madame Elgraby. Laquelle vous vous en doutez, provoque généralement chez moi une poussée d’urticaire. Mais après tout il faut bien voir ce que pensent ceux qui ne pensent pas comme nous. Peut-être dit-elle des choses qui sont vraies.
En contrepartie, accepteriez vous de votre côté, de lire le texte de monsieur LeHire, je vous donne le lien ici ?
http://vigile.net/Terminus-Tout-l-monde-descend
Oh, Dios mío, creo que Joseph romper el pelo para ver desviar el debate en contradicción con sus palabras. ¿qué es la vida. À tout le moin la direction première. Hum hum…
Ah ah ah, plaisir et réalité. Belle trouvaille Robert.
Toute notre scène politique est en effet organisée autour de la question nationale: les souverainistes contre les fédéralistes.
Changeons d’axes ! Oublions les deux prédominants:
- fédéralistes-souverainistes, 60-40;
- droite-gauche, 60-40.
Passons à:
- genre, (sexe), tendre/brave, 52-48;
- âge, (maturité), en bas de la moyenne, en haut 48-52;
- ambition, (forte envie d’être riche-juste envie d’être bien) 20-80.
Dans une perspective « la femme est l’avenir de l’homme, est-ce que l’homme a de l’avenir ».
En combinant au rythme de deux référendums échantillonnés par année comme Jeff Fillion l’a proposé pour la scène municipale, astucieusement: genre, âge et ambition, on déboucherait comme Joanne Marcotte et Régis Labeaume le souhaite sur intergénérationnel et durable.
Avec droit de vote dès la naissance, naturellement.
On peut tu être plus rassembleur que ça ?
Pour le plaisir ou la réalité ?
le 08 mar 2010 à 11:52 VClaude
@liquide1 : Votre propos est faux et injuste
Vérifiez un peu vos informations avant de dire n’importe quoi!
Il s’agit d’une cagoule. Il est bien reconnu que ces alias peuvent dire des faussetés sans bornes.
Par exemple, le château d’une valeur de 8 millions, est en vente pour 256 millions. Vous devez le croire !…
le 11 mar 2010 à 8:13 Robert Lachance
@ liquide1
256 millions $ ?
Pour un personnage connu, depuis quand répondez-vous aux trolls, fraudes d’identités ?… Relisez un peu, avant de répondre.
Bonne semaine
ch
Vous savez M. Facal, l’ADQ a déçu beaucoup de gens en 2008 afin de vouloir plaire au plus de gens possible.
Et malheureusement il n’y a que des partis politiques étatistes dans la scène politique québécoise… Bref, il n’y a pas une très grande diversité, si ce n’est qu’il y a Québec Solidaire qui s’affiche clairement, mais il n’y a pas d’opposé à Québec Solidaire malheureusement!
@ Christian,
J’ai été frappé par la précision et l’ampleur de l’exagération à en perdre toute prudence. 256 est un multiple binaire de 8: 2, 4, 8, 16, 32, 64, 128, 256. J’ai connu une période binaire.
256, c’est 2 exposant 8. Je ne me rappelle pas avoir vu déjà une exagération de cette ampleur.
Pendant que j’y suis, dans cette phrase, « J’ai trouvé ça dans mauvaisoeil.com, 30 juillet 2009. » j’aurais dû écrire ceci au lieu de ça pour indiquer que ce que j’ai trouver est ce qui suit, le texte de Marie-Caherine Sénéchal et non ce qui précède, 256 millions $.
Bonne semaine à vous aussi.