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Puisque Stéphane Dion semble disposé à s’écraser de nouveau, nous pouvons continuer à discuter des choses vraiment importantes.

C’est le Parti Québécois, on le voit, qui est le plus directement interpellé par le rapport Castonguay sur l’avenir du système de santé. Pour des raisons philosophiques surtout, mais aussi pratiques.

Depuis des mois, les militants péquistes sont invités à réfléchir à plusieurs des questions abordées dans le rapport : le ticket modérateur, gentiment rebaptisé «franchise» par monsieur Castonguay, les assurances privées et la révision du panier de services couverts par le régime public.

Ces militants doivent se réunir à la mi-mars. On peut comprendre qu’il soit délicat pour la direction de trancher ces questions avant de les avoir entendus.

                                                             Dilemmes

Mais la prudence des commentaires exprimés jusqu’ici par l’aile parlementaire montre surtout que le parti est aujourd’hui face à un Rubicon, un moment-charnière de son histoire.

Sur la question sociale et financière la plus névralgique de toutes pour l’avenir du Québec, il faudra forcément se brancher. Voici venu le vrai test de sa capacité à évoluer.

Jusqu’ici, on nous a gentiment expliqué que la priorité devait aller au système public. Connaissez-vous quelqu’un au Québec qui soutienne le contraire ? Ou qui propose sérieusement d’adopter le modèle américain ?

Si on rejette fonds privés et franchise, et puisqu’on ne peut plus couper ailleurs, il faudra nécessairement augmenter les impôts et les taxes. C’est mathématique. Prêts ?

On nous dit qu’il faut améliorer la «productivité» du système. Mais si on veut des améliorations sérieuses, il faudra avoir une discussion franche avec des syndicats qui défendent leur pouvoir avant tout.  Prêts ?

                                                              Radotage

Cela fait vingt ans, depuis Marc-Yvan Côté, que l’on cherche à améliorer le fonctionnement du système public sans rien y changer de fondamental, en y engloutissant des milliards qui ne donnent pas leur pleine mesure.  La main sur le cœur, on déplore ensuite que l’État n’ait plus les moyens pour s’acquitter de ses autres missions.

La santé ne doit pas être une marchandise, nous dit-on. C’est vrai jusqu’à un certain point. Mais pourquoi l’argument ne vaut-il pas pour l’instruction, puisque nous acceptons l’école privée subventionnée ?

L’Europe est pleine de sociétés aussi «progressistes» que la nôtre où ces réformes ont été faites il y a des décennies. Expliquez notre système presque cubain à un socialiste français et il n’en reviendra pas.

                                                             Blocage

La pénurie de personnel, c’est vrai, complique les choses et commande la prudence. Mais il crève les oreilles que cette objection est utilisée pour justifier a posteriori un refus d’évoluer qui est d’abord idéologique et psychologique.

L’explication de ce blocage, qui doit absolument être surmonté, est simple. Chez les jeunes, c’est une soif d’absolu, de pureté, d’idéalisme  qui n’est pas sans noblesse. Chez les plus âgés, c’est le sentiment que changer, ce serait renier, voire trahir ses combats passés.

Alors plutôt mourir avec la satisfaction morale d’être resté fidèle à ses «valeurs», même si cette paralysie contribue à transformer le système en une caricature de ce qu’on voulait qu’il soit à l’origine.  C’est compréhensible, mais c’est surtout d’une infinie tristesse.

48 réponses à “Évolution n’est pas trahison”

  1. le 27 fév 2008 à 11:26 daveyy

    Totalement d’accord avec vous M. Facal. Je dirai même plus, ce n’est pas juste au PQ qu’on doit poser ces questions mais dans la société au sens large. Le Rubicon est là pour nous tous.

    C’est certainement un débat sur un sujet de première importance. À mon sens il y a déjà une forte polarisation, tout comme le débat sur la souveraineté, entre ceux qui refusent toute participation du secteur privé dans la prestation des services de santé et ceux qui voient le privé comme LA solution à tous les maux. Il me semble qu’il y aurait des éléments de solutions entre ces deux positions extrèmes. Espérons que l’idéologie cèdera au « gros bon sens » de la majorité des Québécois.

    Quand j’entends un Amir Khadir clâmer sur toutes les tribunes que la solution est de « taxer les riches qui ne paient pas leur part » cela m’apparaît assez simpliste, surtout quand on vit dans l’état le plus taxé en Amérique du Nord. Garrocher plus d’argent dans le système public et exclure totalement le privé ne me semble pas porteur de solutions durables.

    S’objecter au privé parce que cela équivaudrait à « voler » du personnel qualifié du système public est un faux débat. Que dire des centaines et centaines d’infirmières qui sont recrutées par les institutions américaines et canadiennes à chaque année. J’aimerais mieux qu’elles restent ici. Le système public est très peu motivé à fournir des bonnes conditions de travail à ses employés s’il est dans un marché captif.

  2. le 27 fév 2008 à 11:44 vindictater

    Qu’est-ce qui est a l’origine de la situation actuelle? Est-ce que c’est la faute du systeme ou d’une erreur de conception? Non, il y a une raison claire et facile a déterminer et c’est le fameux graphique démographique de la société québecoise. La tranche de la population que représente les baby-boomers est la raison de se débalancement de notre systeme de santé. Meme si on ouvre la porte au privé, le nombre de professionnels reste le meme alors ou est l’avantage. Je pense pas qu’il y a une recette miracle, des ajustements sont necessaires mais tant que la démographie sera a ce point inégale on aura un probleme sur les bras.

  3. le 27 fév 2008 à 12:28 Brack

    Moi je veux bien changer le système de santé. Mais pourquoi toutes les nouvelles solutions passent par un accroissement des coûts. Personne ne me fournit la raison. Je n’arrive pas à y croire.

    Ensuite mettre le privé dans la santé c’est vouloir utiliser les forces du marché comme levier d’amélioration. Je veux bien, je ne suis pas opposé au libre marché lorsqu’il est bien encadré mais pour qu’un libre marché éxiste on devra éliminé le corporatisme dans le système de santé.

    Les médecins ne l’accepterons jamais. Regardez tout ce qu’ils ont fait pour s’opposer aux sages femmes, qui est un moyen de diminuer les coûts. D’ailleurs la principale raison qu’il y a un manque de médecin c’est le collège des médecins qui s’oppose depuis des décénies à toute augmentation de cotat ainsi qu’à l’intégration des médecins émigrants.

  4. le 27 fév 2008 à 17:59 Mathieu D

    La gratuité des soins de santé est un mythe : notre système de santé est très coûteux. Et ces coûts augmentent beaucoup plus vite que notre capacité collective à payer. Selon Castonguay et Cie, la croissance annuelle des dépenses de santé prévue pour 2008-2018 serait de 5,81% par année, alors que la croissance moyenne de l’économie et des revenus de l’État pour la même période devrait être de l’ordre d’environ 3,9%. D’autre part, les dépenses de santé représentent déjà actuellement 44,3% des dépenses de l’État (difficile de dire qu’on va couper ailleurs…)

    Les coûts du système augmentent pour une variété de raison : coûts reliés au vieillissement de la population (qui consomme naturellement plus de services); croissance des coûts des médicaments, des coûts reliés aux technologies et aux infrastructures (parfois vétustes), des coûts d’énergie… pression sur les ressources humaines (pénurie de main d’œuvre, besoin de recrutement, d’orientation et de formation, épuisement relié à la pénurie et aux absences, coûts d’absence, de temps supplémentaire et de roulement…)

    Ajoutez aussi à cela les coûts de changement suite aux multiples réformes administratives et cliniques (dont l’objectif était d’améliorer la performance); les coûts d’un système administratif (lourd) où les intérêts politiques, syndicaux ou corporatifs ne sont habituellement pas au même diapason; les coûts d’une gamme de services très large aux citoyens… etc.

    Bref, la pression sur les dépenses vient de partout, et elle dépasse la croissance de notre richesse collective. Fait à souligner, une immense majorité de citoyens se disent satisfaits ou très satisfait de la qualité des soins et services reçus dans le système… lorsqu’ils y ont accès ! (c’est là que le bât blesse)

    Jusque là, le constat est facile : tout le monde reconnaît les difficultés de financement du système de santé. Pourtant, la situation ne change pas assez rapidement.

    Alors on fait quoi ? On augmente les revenus, par le biais d’impôts, pour combler la soif croissante du système actuelle? On revoit (encore) la structure de gouvernance du réseau ? Ou encore on agit là où ça fait mal et on revoit la couverture publique actuelle, on introduit le privé de façon ciblée pour certaines interventions, on introduit de nouvelles sources de financement (franchises, ticket modérateur, contribution privée ou autres).

    Il n’existe pas qu’une seule solution, mais quand je vois l’accueil glacial qu’ont reçu les recommandations du rapport Castonguay de la part des syndicats, des groupes sociaux, de la direction de la santé publique et de plusieurs commentateurs, je suis découragé. Les forces du statu quo sont très fortes malgré tout…

    En attendant qu’on se branche, c’est le système de santé, ses intervenants et ses clients en attente de soins qui sont souffrent plus que vous ne le pensez.

  5. le 27 fév 2008 à 18:48 Bernard P

    À chaque fois que j’entends parler du système de santé « public et seulement public », je ne peux m’empêcher de penser que les deux plus grands consommateurs de services de santé privés au Québec sont: la SAAQ et la CSST! Pourquoi sont-il prêts à payer pour quelque chose qu’ils peuvent avoir gratuitement de toute façon? Sûrement parce qu’ils y trouvent une rentabilité, non?

    Si quelqu’un peut m’expliquer pourquoi cette façon de faire, venant d’organismes publics, ne pourrait pas fonctionner aussi bien si elle était appliquée à plus grande échelle et pour plus de services…

  6. le 27 fév 2008 à 18:59 Ben Gbs

    Mon avis est simple, peut-être simplet, mais le voici: je ne pense pas que la situation pénible que nous vivons est la cause de l’augmentation du nombre de personnes agées. Je ne dis pas ce que ce ne sera pas un facteur influent dans dix ans, mais pour l’instant ce n’est pas le cas.

    Quand il y a 15 ou 20 heures d’attente dans une salle d’urgence, regardez qui vous entourent et vous retrouverez une image de notre société: des enfants, des vieilles personnes, des adolescents, des adultes de tout âge.

    Le problème est beaucoup plus dans la façon de gérer ces milliards qui, après tout, devraient être idéalement consacrés à soigner les malades. Je dis idéalement parce qu’il est bien évident que pour articuler tout cela, il faut tout de même une organisation administrative.

    Le budget de la Santé a doublé en 10 ans! Il y a 25 milliards de disponible pour le réseau, aujourd’hui. À injecter des sommes additionnelles massivement année après année, nous aurions dû observer des améliorations spectaculaires, à tout le moins notable, ce qui ne fut pas le cas.

    Il faut donc penser autrement. L’alternative du privé ne doit pas être vue comme LA solution mais comme une façon à court et moyen terme de libérer les listes d’attente (entre autre). Si on ne veut pas qu’elle se développe au détriment du système public, il faut redresser le système public. Si plus d’argent se rendaient aux hôpitaux et moins étaient bouffés dans les sphères administratives du Ministère,il y aurait certainement des gains appréciables qui pourraient être réalisés: de meilleurs équipements, plus de lits, plus d’infirmières, etc.

    Mais pour ça, il faut changer de notre façon penser, approcher les problèmes avec un nouvel angle. Ça commence par les gens.

    En ce sens, je rejoins les propos de Daveyy, vous frappez dans le coeur du problème M. Facal.

  7. le 27 fév 2008 à 23:18 Jean Berthiaume

    Question de vous déprimer encore plus…Notre performance comparée à celle des européens…

    http://www.antagoniste.net/?p=2859

  8. le 28 fév 2008 à 1:29 jean jacques

    il y a des choses qu’ on peut changer et des choses qu’ on ne peut pas changer.
    On ne peut pas changer la structure d’ age de la population, ni la competition avec les US of A, qui attirent un tres bon nombre des nos medecins.
    Mais, il y a un tres bon nombre des medecins immigrants ou etrangers qui aimerait travailler ici, mais le tout puissant College des Medecins s’ oppose fortement a ouvrir la porte aux autres… est qu’ on ne peut pas changer cela?
    Il y a beaucoup d’ argent gaspille dans le systeme bureacratique, syndicats, etc…
    Il y a biensur, le test de francais…qui eloignent beaucoup des medecins competents (voir l’ article de Lapresse d’ il y a environ 1 mois)…
    Et, n’ oublions pas que le rapport Castonguay est un rapport axe sur le financement du systeme, pas sur le systeme en generale.C’est un rapport politique et pas un etude d’ efficacite.Alors, c’est un rapport bon pour que Dumont, Marois et Charest echangent des coups, pas pour ressoudre un vrai probleme…

  9. le 28 fév 2008 à 14:04 marilou

    Il y a plusieurs choses à changer avant de voir les bons effets des mesures prises par tous les piliers des gouvernements, il y a trop de gens entre le peuple et l’état et les fonctionnaires,peu importe le montant d’argent mis pour la santé, peu importe le nombre de personnes qui sont à risque,soit par les maladies chroniques ou par accident,il y a un manque et il y a un surplus,un manque dans les soins offerts et un surplus de papiers inutiles, de dédoublement de formules à remplir, trop de fonctionnaires-secrétaires qui ne veulent pas en faire plus que ce qui est marqué sur leur convention syndicale,les malades qui sont à la fois payeurs -usagers et patrons des employés -syndiqués doivent avoir en priorité des soins et les personnes de plus de 60 ans, celles qui ont payées le plus dans leur vie ne devraient pas être pénalisées,–les soins médicaux, les hopitaux, les clsc, ont tous été payés par ces gens et les baby-boomers aussi , ceux de la première vague 1946-1956.ces gens devaient payés le médecin à chacune des visites,et depuis quelque temps,hélàs. on accuse toutes les personnes âgées d’encombrer les salles d’ attentes,mais ces personnes ont tous contribué au fonctionnement et aux études des médecins, infirmières etc,etc avec leur paiements de taxes, d’impots,/Un changement de la mentalité des fonctionnaires à tous les niveaux serait peut- e^tre la seule solution envisagée. Toutes les classes de la société sont ou devraient e^tre au même niveau dans la santé ou la maladie, et tant mieux si il en a qui sont capable d’aller au privé, tout le monde doit être libre de faire ce qu’Il veut quand il veut,si les soins sont meilleurs au privé, oui, tant mieux,c’est bien de pouvoir choisir ce que l’on veut, à chacun son choix dans la vie,je ne désespère pas de la vie et je fais confiance en un gouvernement qui sait trouver ses priorités , mais qui sera ce gouvernement? il n’y a pas eu de vrai bon gouvernement depuis plus de 40 ans, et les fonctionnaires s’enlisent dans leurs paperasses administratives, enfin quoi faire? merci

  10. le 28 fév 2008 à 22:22 Jean-Renaud Dubois

    Bonjour M.Facal,

    Moi j’ai bien hâte de connaître « votre opinion » ; je déteste pas les mises en situation, mais je préfère les prises de positions, auxquelles on peut réagir. Alors je vais faire comme vous, donc énumérer des points sur lesquels réfléchir.

    Je croyais que le PQ avait eu assez de temps depuis 2003…. pour réfléchir sur une orientation claire sur la Santé au Québec.
    On ne peut pas dire que Mme Marois cette semaine avait l’air de savoir trop où elle s’en allait sur ce sujet. Pour dire le vrai elle avait l’air…..disons démuni. Je suis gentil !
    *
    Donc le PQ a été pris de vitesse quant au rapport Castonguay. Vous me dirai qu’ils viennent juste d’élire un nouveau chef. Ouin! Passons.
    Il faudra donc attendre que le PQ ait digéré toutes les réponses des militant(e)s avant de prendre une position politique publique sur l’avenir de la Santé………..

    *************

    Ce qui n’est pas une sinécure, c’est par contre d’avoir à choisir entre : « une caricature d’une  » infinie tristesse « , de ce que l’on voulait qu’il soit…. ou bien….. un blocage idéologique qui sous-entend « un refus d’évoluer qui doit absolument être surmonté! » Rien que cela!
    *
    Comme vous avez clairement identifié votre camp, je vous invite à oser et nous dire clairement les changements essentiels pour ne plus être … si triste. Je vous taquine, là!

    Pour vous aider à pondre votre proposition, — je l’espère fortement — j’aimerais juste ajouter en vrac quelques éléments qui devraient — selon moi(?) — être insérés dans votre grille d’analyse.

    L’Éducation et la Santé sont les deux solages que toutes nations modernes doivent ériger prioritairement, afin d’assurer l’avenir de ses citoyens.

    Et, l’égalité dans l’accessibilité des soins de santé publics pour les riches comme les pauvres devrait être l’objectif ULTIME.

    Quelques faits :
    - M. Couillard, en rejetant le rapport Castonguay 12 heures après sa sortie, semble dire non au privé; mais qu’en est-il vraiment? Je ne peux que souligner des faits concrets.
    *
    - Aaron Derfel(The gazette) nous apprend qu’en pleine pénurie de médecins au public, 158 d’entre eux se sont désengagés du système d’assurance maladie. Tout juste avant l’arrivée de M. Couillard en 2003, il y en avait 57. En février 2008, 158 médecins avaient quitté le public pour le privé, soit 101 de plus. Pourquoi: une question salariale ou autre?
    *
    - Québec, est d’ailleurs la province où il y a le plus de médecins désengagés du public! (toujours Aaron derfel)
    *
    - Québec est la province ayant le plus haut taux de participation du privé dans la santé : 30%
    *
    - Couillard dit non à la mixité… mais on pourrait y avoir recours selon certaines conditions….
    *
    - Il y-t-il trop de lourdeur dans la structure corporative et syndicale?
    *
    - Il y a-t-il place à plus de productivité et à d’autres façons de faire?
    *
    En est-on rendu à l’os et plus aucune coupure n’est envisageable…..?

    *********

    - L’Ontario, « depuis 2004″, a une pénurie moindre de médecins que le Québec.

    - La riche Ontario interdit carrément à ses médecins de se désengager du système public. N’est-ce pas curieux pour une province supposément moins social-démocrate?
    *
    - En ouvrant la porte aux assurances privées pour certaines chirurgies avec sa Loi 33, le gouvernement ne crée-t-il pas lentement un nouveau marché pour le privé?
    *
    - Le journaliste André Noël(laPresse) avance aussi que le gouvernement par la loi 33, ouvrirait la porte à la création d’hôpitaux privés.
    *
    - Aujourd’hui, on apprend que les familles Bombardier et Beaudoin envisagent de construire un gros centre médical dans le quartier DIX30, à Brossard, sur la Rive-Sud de Montréal. Pourquoi, il y a-t-il de l’argent à faire avec la santé?
    *
    - D’autre types de chirurgies vont-elles lentement mais sûrement s’ajouter aux
    à celles déjà sous-traitées? Est- ce qu’il y a DANGER que de plus en plus de médecins et d’infirmières transfèrent du public au privé?
    *
    Est-ce que l’entente Hôpital du Sacré-Coeur/ Clinique MD est le modèle à suivre ; et qui va régler le problème de pénuries d’infirmières au public causé par celles, de plus en plus nombreuses(?), qui partent au privé : mieux payés et travaillant seulement de jour?

    Est-ce que l’on assistera, comme dans l’éducation, à deux classes d’écoles : celle pour les riches et celles pour les pauvres?

    ÉDUCATION :
    Pour une société qui se targue d’être plus progressiste que l’Ontario expliquez-moi ce paradoxe :

    L’Ontario la riche a choisi, elle, d’investir strictement au Public et rien au privé.
    Tu veux envoyer ton enfant au secteur privé : très bien, mais paye la facture au complet !!
    *
    Le Québec, plus pauvre, a choisi un modèle mixte pour son système scolaire, c’est-à-dire un secteur public et un secteur privé (incluant plusieurs écoles pour minorités ethniques, pas ouvertes à tous), subventionné à 60%.
    90% de ces écoles « sélectionnent » leurs élèves ; pourtant, contraire à l’esprit du Rapport Parent qui exigeait de ne pas sélectionner les élèves.
    *
    Résultats, les école publiques, privées de 25% de la crème des élèves, doivent s’occuper, sans financement adéquat, d’écoles en décrépitude, d’élèves en difficultés d’apprentissage et de comportement.
    Autrement dit : « les cas lourds au public » et les meilleurs au privé!

    ********

    Assistons-nous présentement à un cheminement identique pour l’avenir du secteur de la santé au Québec? Est-ce souhaitable? Il y-t-il une autre avenue que celle que semble(?) suggérer M.Facal?

    Je pose simplement la question, moi aussi…

    N.B. Je sais que vous êtes vraiment mal placé après la sortie de Landry, qui a été vue comme une belle-mère, pour donner votre position et je le comprends. D’ailleurs je fais la même chose, pour l’instant ; samedi je donnerai mon opinion ….le temps de bien y réfléchir.

    Mais de vous, je suis certain que personne, autre que des journalistes et certains (gauchistes) pourraient vous le reprocher. Alors allez-y….les gens on confiance en vous et tant pis pour les indépendantiste comme moi, d’ailleurs, qui vous ont reproché votre denière petite sortie. En tout cas moi j’avais tort, du moins dans le 1er de mes 2 textes. Sans compter que le sujet est fort différent? La liberté n’a pas de pris.

    En ajout: un texte de Lapresse sur : la sous-traitance au privé est un échec. Lien
    http://www.cyberpresse.ca/article/20080222/CPACTUALITES/802220869

    Un vrai roman….. ; j’avais congé aujourd’hui!

  11. le 28 fév 2008 à 23:51 Jean-Renaud Dubois

    M.Facal,

    J’ai fait quelques erreurs, en voici une, trop évidente: La liberté n’a pas de pris ; lire: … n’a pas de « prix ». Wouah!

    J-R. Dubois

  12. le 29 fév 2008 à 10:08 Daveyy

    Si un Québécois doit avoir recours à des soins médicaux dans une autre province canadienne, il doit d’abord payer et ensuite se faire rembourser par la RAMQ aux tarifs en vigueur au Québec. Or,ceux-ci sont de beaucoup inférieurs à ce qui se paie dans la plupart des autres provinces. Autrefois, c’était l’hôpital ou le médecin disons ontarien, qui facturait directement la RAMQ. Vu l’écart grandissant entre avec les tarifs québécois, les Ontariens refusent d’accepter les patients québécois et de « manger » la différence.

    C’est au Québec que les médecins sont les moins biens rémunérés, ce qui pourait expliquer, au moins en partie, leur désengagement de plus en plus fréquent. On forme du personnel hautement spécialisé au Québec, les frais de scolarité, les plus bas au Canada, ne couvrent qu’une fraction de vrai coût alors qu’un pourcentage grandissant immigrent au ROC et aux USA pour mieux gagner leur vie et travailler dans des conditions moins chaotiques.

    C’est un cercle vicieux et nous sommes le dindon de la farce. On se trouve à financer la formation de médecins pour le ROC. Personne n’en parle, c’est comme un petit secret honteux, ça coûterait trop cher d’augmenter les tarifs québécois pour se rapprocher de la moyenne canadienne nous dit-on, mais combien nous coûte cet exode ?

  13. le 29 fév 2008 à 13:15 jcpomerleau

    (Daveyy) « C’est un cercle vicieux et nous sommes le dindon de la farce. On se trouve à financer la formation de médecins pour le ROC. Personne n’en parle, c’est comme un petit secret honteux, ça coûterait trop cher d’augmenter les tarifs québécois pour se rapprocher de la moyenne canadienne nous dit-on, mais combien nous coûte cet exode ? ». Peut importe l’ajustement de la tarification ou autres avantages consenties au médécins du Québec, 55% des médecins formés à McGill ne PRATIQUERONT JAMAIS au Québec. Et n’avaient pas l’intention de la faire dès le départ. Nous sommes les « dindons de la farce » parce que le Québec va consacré 50% de son budget de Méga Hopitaux pour une minorité de 8% (qui ont des droits historiques).Un formidable effort pour qui va conduire à un transfert linguistique qui se fera au détriment du réseau dans son ensemble (lire francophone). On devrait commencer par éliminer cette dépense et ensuite se donner une stratégie d’état qui intègre les travailleurs qui ouvrent dans le secteur. La décentralisation et l’autonomie des organismes devraient être au cœur de la réforme. C’est ce que les pays d’Europe du Nord on réussis et ils ont un haut taux de syndiqués.

  14. le 29 fév 2008 à 17:17 daveyy

    @ jcpomerleau

    Il y a déjà 20 ans, ma mère est décédée dans un hôpital en Floride. Son médecin s’appelait Dr. Gravel et c’était un Québécois immigré pour « faire la piasse » formé à Laval. Quand bien même que vous réussiriez à éliminer tous les anglophones et leurs institutions du Québec, qui d’ailleurs par le ton et la quantité de vos commentaires revanchards, semble être votre voeux le plus cher, ça ne règlera nullement le problème que je décriais.

    Incidemment, une bonne proportion des étudiants à McGill viennent de l’étranger et du ROC et paient des frais de scolarité beaucoup plus élevés. Mon voisin est médecin, il a étudié à UBC à Vancouver, il n’a rien couté aux contribuables d’ici, est-ce que la Colombie Britannique devrait bannir les Québécois de leurs universités pour autant?

    Vous avez le don et la propension de voir tous les problèmes du Québec comme étant toujours la faute des Anglais ou du fédéral ou du ROC. Les seules solutions que vous préconisez sont toujours reliés à la souveraineté, le contrôle de l’anglais, la diminution des institutions anglaises du Québec. Si jamais on devenait indépendant, vous allez blâmer qui pour nos propres déboires? Une « maudite grosse anglaise de chez Eaton  » avec ça?

    Le complexe de la victimisation et le discours pleurnichard qui l’accompagne n’allume presque plus personne de moins de 40 ans. Même ceux qui sont syndiqués se sont fait imposer des conditions inférieures aux plus vieux ( clauses grand père).

    Si vous teniez tellement à la souveraineté du Québec, vous changeriez votre discours et arrêteriez de proposer des solutions aux problèmes des années soixante-dix. D’ailleurs l’âge moyen des grands ambassadeurs de la souveraineté s’approche drôlement à l’âge normale de la retraite ( Larose, Landry, Dorion, V-L Beaulieu, Y. Michaud, J.Parizeau, Duceppe, même Falardeau n’est plus un jeune loup, Vigneault, Marie Laberge etc etc)

  15. le 29 fév 2008 à 19:13 Jean-Renaud Dubois

    Bonjour M.facal,

    Quelques remarques,

    Merci à M.Pomerleau, pour son analyse différenciant clairement « Idéologie » et « Géopolitique » (le Kosovo, 28 février).
    *
    Bonne remarque aussi sur les vrais dindons : on en entend presque jamais parler, ce n’est pas politiquement correct, j’imagine ; puisqu’aucun jounaliste n’oserait mentionner cela…..
    *
    Mia, même si on ne vous le dit pas, nous apprécions votre présence sur ce blogue…….. qui est un peu moins modéré, aujourd’hui.

    Cela démontre votre maturité dans le choix d’un site pour vous exprimer ; je serais fier que ma petite fille, un jour en fasse autant. Elle a 7 ans.
    *
    Marilou, excellente suggestion d’annexer les Îles Saint-Pierre-et-Miquelon ; ça prend bien l’esprit pratique d’une femme pour penser à cela… Hihi.

    *********
    Les médecins : le Québec est une des provinces avec l’un des plus haut ratio de médecin par habitant. Le problème n’est peut-être pas la pénurie, mais l’organisation comme cela a été soulignée à plusieurs intervenants.
    *
    Mardi je pense, les médecins de l’hôpital de Lachine ont voté majoritairement pour le maintient de leur hôpital dans le CHUM ; hier, en réponse à ces derniers, le Gouvernement a annoncé qu’ils devront prendre entente(lire, forcer) avec le CUSM et s’y rattacher, tout en gardant leur autonomie. Quelle prouesse, dans l’obligation!
    =
    Est-ce que cela répond à l’interrogation : « donner un coup de pouce au temps ». J’espère que c’est clair maintenant…….Rien faire ou retarder indûment (comme Saint-Pierre) ou encore travailler contre son propre peuple(Couillard), comme dans ce cas-ci , c’est donner un coup de pouce au temps, non? Mais peut-être vois-je du Tsan Tzu là dedans et qu’il n’y a rien de cela ; mais…
    Poutant:
    Cherchez l’erreur ; 48 heures après leur prise de position claire, le marteau est tombé. Paf! Imaginez l’inverse ; impossible dites-vous? Vous avez raison car les 9% d’anglophones prendraient la rue.
    *
    On marche pour sauver une montagne, ou suspendre une réforme scolaire…….mais on reste assis, quant c’est deux fois plus important!

    À quant une manifestation publique par le 49% de francophones Montréalais?

    Mario, toi qui veut prendre Montréal(élection), c’est le temps de passer à l’action….puisque Pauline dort profondément.

  16. le 29 fév 2008 à 20:36 Lesdents

    Davey, on s’entend tous pour dire que ce n’est pas seulement la faute de la minorité anglophone si le système va mal, mais pourquoi faites-vous comme si ce que Pomerleau décrit n’existait pas et n’avait pas d’incidence sur les finances publiques? Je reconnais que dans le cadre du débat qui nous occupe ici, il s’agit d’un enjeu accessoire. Je ne désire pas me prononcer sur l’enjeu principal, soit l’avenir du système de santé.

    Néanmoins je trouve intéressante la remarque de Pomerleau, qui nous rappelle que nous devrons tôt ou tard nous interroger sur le statut et la vocation des Universités McGill, Concordia et Bishops. Ceci renvoie aux questions plus larges relatives au statut de la minorité anglophone au Québec.

    Dans une autre page, nous en arrivions justement au coeur des questions linguistiques fondamentales (au moment où j’ai eu épuisé mes droits de parole). Le commentaire de Pomerleau me donne l’occasion d’y revenir. Je formulerais ainsi les questions fondamentales (s’il m’est permis de le faire sans être xénophobe) – je veux ici tester quelques idées. Libre à vous de reformuler si vous pensez qu’elles sont trop orientées ou si vous pensez qu’elles traduisent mal le débat dont il est question:

    1. « Les anglophones du Québec forment-ils une minorité nationale? Y’a-t-il quelque chose d’insultant à qualifier la minorité anglophone du Québec de minorité nationale (certains ont fait le rapprochement avec les réserves!) ? Les anglophones ont-ils du mal à se concevoir comme une minorité? Pourquoi en est-il ainsi, compte tenu du fait qu’on ne voit en général aucun problème à qualifier ainsi les communautés minoritaires qui évoluent dans le cadre de la plupart des États-nations? Les anglophones du Québec eux-mêmes ont-ils du mal à accepter qu’ils sont une minorité, le cas échant ? Se conduisent-ils comme une minorité et sont-ils traités, par le gouvernement du Québec et celui du Canada, comme une minorité? Les anglophones du Québec ont-ils des droits rattachés à ce statut et si, oui, quels sont-ils ? Comment peut-on garantir ces droits tout en évitant de leur donner une portée excessive? Les institutions anglophones du Québec doivent-elles être perçues et financées comme les institutions de tous les Québécois, ou simplement comme les institutions nécessaires à permettre à la minorité d’exercer valablement ses droits linguistiques? Doivent-elles être un creuset d’intégration des nouveaux arrivants et l’échappatoire permettant aux Québécois francophones d’apprendre l’anglais, une sorte de voie de contournement permettant de compenser les carences du réseau francophone? Les francophones du Québec constituent-ils une majorité ayant des devoirs à l’égard de sa minorité anglophone? Est-ce que le Québec francophone majoritaire a le devoir d’intégrer en français, et si oui, pourquoi est-ce le cas? »

    2. « Doit-on plutôt, au lieu de ces notions de majorité et de minorité, considérer que les communautés anglophones et francophones du Québec ont un statut semblable? Ou mieux, qu’il n’y a pas lieu de faire cette distinction puisque nous sommes tous québécois et canadiens? Est-ce que dire cela reviendrait à reconnaître le bilinguisme institutionnel du Québec? Si ce n’est pas le cas, comment peut-on, en droit, garantir la primauté de la langue française au Québec tout en protégeant les droits des anglophones du Québec, et cela sans recourir aux notions de majorité et de minorité? « 

  17. le 01 mar 2008 à 9:35 marilou

    .1/.. mes parents m’ont toujours dit ‘’si on n ‘ essaie pas, on ne sait pas  » et que  »les pas-capables on les enterre dans le fond du jardin’–2/ je connais beaucoup de non-Québecois et ils se posent toujours la même question..comment les anglophones peuvent-ils être minoritaires dans une province minoritaire française, alors que le reste de l’Amérique du Nord est anglaise, sauf les DOM+TOM,? 3/ vu de l’autre bord de l’Atlantique ou du Pacifique, c,est une question qui suscite beaucoup de solutions et réponses,4/Tant que nous ne serons pas un vrai pays avec nos lois ,tout le monde est soumis aux lois canadiennes avec ses bons et mauvais cotés. 5/Vivement , notre droit à notre reconnaissance comme pays souverain.,

  18. le 01 mar 2008 à 16:05 Jean-Renaud Dubois

    Bonjour Marilou,

    Excellente remarque sur cette incongruité :

    ……… « je connais beaucoup de non-Québecois et ils se posent toujours la même question : comment les anglophones peuvent-ils être minoritaires dans une province minoritaire française, alors que le reste de l’Amérique du Nord est anglaise……..? »

    Vous pourriez ajouter à votre phrase : «« avec des services incomparables par rapport aux 9 minorités francophones qui sont en régression sévère au Canada ; alors que les anglophones du Québec, sont en augmentation et doivent s’en réjouir selon Jack Jedwab:  » il n’y a plus péril en la demeure, dit-il « , LaPresse, 1 mars, A-21 »»
    *
    Quand à ces non-québécois qui se posent toujours la même question, selon vous…
    C’est bien pour dire comment on peut analyser une situation d’une façon fort différente, vue de l’extérieur.

    Un petite remarque au sujet des Québécois en général qui — en désignant les allophones — emploient le terme :  » ah, ce n’est pas un Québécois…c’est un Haïtien ou bien, c’est une Algérienne……

    On voudrait les exclure que l’on ne ferait pas autrement… Combien de temps faut-il demeurer au Québec pour être reconnu Québécois(e)s?

    C’est certainement un sujet à mettre au plutôt au menu de l’intégration ; et dans nos institutions scolaires en premier lieu, non?

    Qu’en pensez-vous Mia et vous?

  19. le 01 mar 2008 à 16:27 jcpomerleau

    (Marilou)Je te suggère de lire la proposition suivante:(http://www.vigile.net/Si-on-s-y-mettait).
    La minorité anglophone a les mêmes droits à ses institutions que la minorité francophone vivant à l’extérieur du Québec. Mais quand on compare le réseaux des instituions qu’ont les francophones en Ontario avec les anglophones du Québec (environs le même nombre de personnes) on se rend compte de la disparité. La minorité anglophone du Québec est la mieux traité au monde. Point. Présentement 50% des dépense sociale dans la régions de Montréal va au réseau anglophone malgré le fait qu’ils sont 8% à avoir des droits historiques. Cela dit je ne parle pas de ramener le financement qui va à cette minorité à parité avec celle de la minorité franco de l’Ontario; Je ne suis pas « revenchard » à ce point. Cependant, financer un deuxième méga hopital, alors que l’on pourrait se contenter de réhabiliter leur réseau de 4 hôpitaux majeurs, relève du non sens (imagine t on les ontariens consentir cette effort, eux qui ont tout fait pour fermer le seul petit hôpital que les francophone avaient. Ou est M daveyy quand on a besoin de lui pour se battre pour l’équité dans son beau grand pays.

  20. le 01 mar 2008 à 17:17 jcpomerleau

    J’aimerais revenir au débat dans son ensemble. De quoi parle t on. D’une stratégie d’état visant à améliorer la productivité du système de santé au Québec.À cet égard les pays d’ Europe du Nord nous offrent des exemples à suivre pour se donner une stratégie cohérente et efficace . Ces pays se sont retrouver dans la même situation que nous (social démocratie enlourdie et couteuse) et ont réaliser des réformes d’envergures pour ajuster leurs états providences afin de réaliser des gains de productivités. Deux conditions ont prévalu: Un état optimal, qui contrôle tous ses moyens, et; la social économie (évolution de la social démocratie vers la social économie).En tenant compte que le Québec n’est pas un état optimal, il nous faut agir dans le contexte d’un demi état de province pour voir si la social économie pourrait nous être utile. Dans ce système le Gouvernement, le patronat et les syndicats sont des partenaires égaux qui participent à l’élaboration de la stratégie (cohérence donc) et participent à la mise œuvre (efficacité donc). Dans les circonstance actuelles ont comprend que le Québec ne réunit pas ces conditions. Il y a un braquage idéologique entre les acteurs: Le gouvernement est biaisé du coté du patronat (qui squatte l’état) se qui pousse les syndicats à la méfiance et à un repli défensif dans le corporatisme. D’où la difficulté d’établir une stratégie cohérente et efficace.Il sera difficile d’imaginer une solution sans que l’équilibre et le respect entre les partenaire ne se réinstalle de nouveau.J’ai eue l’occasion de m’entretenir avec M Gérald Larose sur ce sujet en lui faisant remarquer que le mouvement syndicale doit redevenir un acteur politique qui propose des solutions plutôt qu’un simple groupe d’intérêts voué à la protection de ses acquis. Historiquement le mouvement syndicale à joué un rôle majeur pour faire avancer les grandes politiques sociales (la gratuité en santé entra autre). Malheureusement les chefs historiques ont laissé le leadership à d’autres qui ont moins de visions, laissant la place aux voix du néolibéralisme.

  21. le 02 mar 2008 à 3:16 Adam

    Ce n’est AUCUNEMENT de la faute des  »anglais » si le systeme de sante a quelque probleme que ce soit.
    A ce que je sache il n’y a pas eu depuis belle lurette un mechant anglophone oppresseur ministre de la sante ou premier ministre qui a impose un quelconque hopital  »anglophone » ou de toute maniere n’importe quel citoyen peut aller s’y faire soigner.

    @ Pomerleau
    J’en ai ras le pompom de vous entendre comparer les etats d’Europe du Nord au Quebec et terminer votre argumentation en disant , mais le Quebec n’etant qu’une demi nation blabalabla etat optimale ..souverainete.balbalalab.

    Je vous donne un example, le Danemark qui compte une population similaire au Quebec compte aux environs de 30 fois moins de fonctionnaire que le Quebec dans le systeme d’education. Le probleme ce n’est pas le Canada puisque l’Ontario et l’Alberta font mieux dans ce domaine, et a ce que je sache les etudiants Ontariens ou Albertains ne font pas moins bien. Cette example en education se transpose a toute les branches de la fonction publique quebecoise.

    Ce n’est pas non plus a cause du mechant Canada que les medecins etrangers se font engager plus facilement en Ontario qu’au Quebec. Non il n’y a qu’un terme pour decrire ca, de la xenophobie. Mais il est plus simple d’etre victime, qu’agresseur.

    Alors arreter de nous saouler avec votre obsession, je dis obsession car en l’absence d’argument credible, la frequence a laquelle vous nous saouler ne peut-etre que pathologique.

    P.S. A tout les pleurnicheurs qui se sentent concernes, ne lisez que le dernier paragraphe et passe outre ce que je mentionne d’autre.

  22. le 02 mar 2008 à 3:22 Adam

    @ ceux qui parle d’annexer les autres francophones du pays, je voudrais vous rappeler qu’a chaque fois que les francophones du Quebec ont voulu parler au nom des acadiens ils se sont fait remettre a leur place. Les acadiens n’en rien a faire d’une ideologie de la victimisation de certains souverainistes (pas tous bien sure) et il comprennent tres bien que se faire utiliser politiquement ne changera en rien le fait francais au Canada.

    Je sais bien que Saint-Pierre et Miquelon est Francais alors je vous dis bonne chance les naifs.

  23. le 02 mar 2008 à 11:28 Mikalo

    Alors depuis plus de vingt ans qu’on essaie de trouver une solution au problème des coûts des soins de santé et de l’accès à ces soins.

    Cela prend combien d’années avant de constater que c’est un échec et d’avouer soit l’incapacité ou l’incompétence des élus(es).

    Oui bien sur, toutes sortes d’idées à discuter….oui oui oui discuter, débattre, proposer, étudier, analyser et puis bien sur à tabletter.

    Des incohérences, comme la création d’hôpitaux universitaires à Montréal dont l’une anglophone (comme incohérence et absurdité, celle-là, l’hôpital universitaire anglophone elle tient le haut du pavé).

    Dans le monde occidental, dont au Québec, il y a un certain nombre d’individus qui se présentent en politique avec quelquefois des idées, rouge , bleu, ou bleu pâle. Aucun et aucune d’entre eux et elles n’ont du leadership. Ce ne sont pas des chefs.

    Alors le système de santé….surtout pas Couillard, qui a couillonné le rapport pour ensuite faire le tour des médias pour se mettre en valeur etàn contrôlant les dommages de son auguste personne.

  24. le 02 mar 2008 à 13:33 Lesdents

    Adam,

    Pourquoi ne répondez-vous pas aux questions ? J’en ai d’autres pour vous :

    1. Expliquez-moi par quel principe éthique on peut expliquer que les universités anglophones du Québec reçoivent et ciblent, dans une grande proportion, une clientèle ontarienne qui vient trouver à McGill ou Concordia une éducation à rabais financée par les contribuables québécois – (je prends pour acquis que les frais payés par les étudiants canadiens-anglais est inférieur au coût réel de leur éducation – l’écart peut varier selon les disciplines)? Je fais une hypothèse qui semble confirmée par mon expérience : ceci devrait être vérifié par une Commission. Autrement dit, pourquoi les contribuables québécois devraient-ils payer pour former des ontariens (ce n’est pas toute la clientèle de McGill, mais je ne pense pas me tromper en disant que c’est sans doute une bonne proportion…)?

    2. Seriez-vous d’accord pour plafonner (et garantir un montant plancher) l’investissement public dans le réseau scolaire, collégial, universitaire et hospitalier anglophone et dans les institutions culturelles anglophones à 10% des montants publics totaux investis par le gouvernement du Québec (ça pourrait être 8, 11 ou 15% : à discuter) ? Si non, comment pouvez-vous moralement justifier que la majorité francophone reçoive une proportion d’investissement public inférieure à sa proportion démographique (parce que si les anglos reçoivent plus que leur part – ceci est une hypothèse qui mériterait d’être vérifiée, il y a bien quelqu’un quelque part qui est perdant…)?

    Je feins d’ignorer vos accusations de xénophobie à l’endroit de la profession médicale du Québec. En français, on dirait plutôt « corporatisme » ou « protectionnisme » que « xénophobie ». Gardez votre calme: vous avez l’insulte facile.

  25. le 02 mar 2008 à 14:51 Adam

    Ce que je me tue a vous repeter depuis quelque temps c’est que l’apport de Mcgill, ou de l’hopital de RECHERCHE qui sera construit ne se limite pas a un simple clivage anglais francais. Ca semble pas trop vous rentrer dans la tete.

    Non seulement des francophones y travaille presentement mais les avantage qui se rattachent a avoir une Universite qui se classe dans le top 10 mondiale est difficilement quantifiable et ne se limite certainement pas a une classe anglaise ou francaise. Quand un chercheur renomme viens s’etablir a Montreal c’est tout le Quebec qui en profite. Quand il est question d’etablir un centre de recherche en biotechnologie a Montreal et d’y amener les meilleurs chercheurs au monde, les retombees economiques sont difficilement quantifiables. Quand un etudiant de la Colombie-Britannique ou de la Californie etudie a Mcgill, il contribue non seulement economiquement mais aussi culturellement. Contrairement a vous je me rejouis de voir des gens de differentes cultures et origines s’installer a Montreal.

    Les etudiants internationaux en medecine payent 9 fois plus par credit que les quebecois, et les etudiants canadiens 3 fois plus. Alors vous pouvez les blamer de partir, mais une proportion notable d’etudiants en medecine quebecois finissent aussi par quitter. Si le quebec leur offre un environnement de travail adequat, je suis persuader que les pertes seraient moins grandes. Quand on selectionne un etudiant ca se fait sur le merite, par sur les probabilites de les voir deguerpir. Mcgill n’est pas Mcgill a cause d’un soi disant protectionniste a la noix, mais bien parce qu’ils prennent les meilleurs. Bien sure ils ont un certain quota minimum d’etudiants quebecois, mais ce qui fait sa force c’est justement cette diversite.

    Je vous rappele aussi que la recherche, quand bien meme l’hopital serait francophone, elle se fera en anglais. Maintenant si vous y voyiez encore de la colonisation a la noix, alors tant pis pour le Quebec que vous desire.

    Je vous rappele aussi que tout quebecois a la possibilite d’aller a Mcgill, qu’une condition d’admission a la faculte de droit recquiere une connaissance adequate de l’anglais ET du francaise, c’est-a-dire suffisante pour lire et ecrire des textes de lois. Que l’etudiant quebecois a droit d’ecrire tout ses papiers ou examens en francais.

    Alors arretez avec votre clivage anglais francais, car il est beaucoup plus ideologique que reel.

    Tout les quebecois, tous, sans exceptions peuvent profiter de Mcgill.

    Maintenant a votre tour de repondre a mes questions. Votre corporatisme a la noix, vous pensez qu’il est bon pour le Quebec ?

  26. le 02 mar 2008 à 16:21 Lesdents

    Adam,
    Je suis content qu’on en arrive au cœur du sujet.

    1. D’abord, je voudrais faire une précision. J’ai remarqué qu’on en revenait souvent, à l’initiative de Davey et Adam, à des allusions à l’université McGill, à son prestige, et ainsi de suite. Certains semblent croire qu’il suffit de dire le mot « McGill » suffit à impressionner tous les francophones du Québec rêvant de fréquenter cette institution et y ayant été refusés, comme s’il s’agissait en soi d’un argument-massue. Même si il s’agit d’une bonne université, je désire vous informer que cet « argument » ne fonctionne pas avec moi. Peut-être est-ce parce que je suis moi-même diplômé d’une université (anglophone) qui se classe constamment bien au-dessus de McGill dans tous les classements internationaux. Quoi qu’il en soit, et en relativisant bien l’exactitude des classements internationaux, j’aimerais qu’on se demande plutôt si c’est à la majorité francophone du Québec de payer pour le prestige et le rayonnement de McGill, ou s’il ne vaudrait pas mieux mettre l’accent sur Mtl, Laval et Sherbrooke. Autrement dit, il faudrait se demander quel serait l’effet (sur les classements internationaux) d’une politique qui valoriserait davantage les universités francophones du Québec – et je me demande où McGill se situerait aujourd’hui dans les classements internationaux si on (le Québec) ne l’avait pas autant financé avec les fonds publics. McGill n’en est pas où elle est par décret du Saint-Siège ou par l’effet de forces divines : cela est le résultat de l’histoire et des politiques publiques. Je réclame pour mon gouvernement national le droit de corriger des aberrations historiques et des politiques publiques qui nous ont créé l’injustice dont nous discutons, et de revoir nos façons de faire en conséquence. Les universités francophones sont déjà au sommet des palmarès dans le monde francophone, et je suis sur qu’elles pourraient faire beaucoup mieux (notamment en termes de classements, d’attrait international de chercheurs et d’étudiants) si McGill cessait de drainer plus que sa part de fonds publics. Le fait que des francophones travaillent à McGill ne change rien au fait qu’il devrait s’agir d’une institution de la minorité, et non d’un creuset d’intégration de la majorité à la minorité. Si on trouve que les institutions françaises ne peuvent, en raison de la langue française, avoir une mission internationale et être parmi les meilleures, alors autant le dire franchement, fermer boutique, et « angliciser le Québec », comme nous y invitaient récemment deux étudiants de l’UQÀM dans le Devoir. Si on pense que la langue française ne peut avoir de vocation internationale, alors autant le dire. Encore une fois, je vous invite à cesser de m’insulter (« contrairement à vous, je me réjouis de voir des gens de differentes cultures et origines s’installer a Montreal »). Pourquoi persistez-vous à faire dans l’insulte alors que mon ton est toujours respectueux ? Je soupçonne que c’est parce que vous n’avez jamais rien lu de tel que mes propos, alors au lieu d’y réagir avec rigueur, vous m’insultez.

    2. Sur le clivage français-anglais. Posons la question autrement : si le clivage français-anglais n’a pas d’importance (c’est ce que vous semblez dire), alors vous n’auriez pas d’objection à franciser l’ensemble des institutions anglophones ? Nous pourrions donc tous partager et fréquenter les mêmes institutions québécoises françaises (ayant l’anglais comme langue accessoire) : plus d’étiquettes, plus de divisions. Je pense que vous avez tort, est que le « clivage français-anglais » est au contraire à la base même de toute la réflexion. Sauf, bien entendu, si on adhère à l’idée du bilinguisme institutionnel qui, je pense, est rejeté massivement par la population du Québec, du Canada, et par leurs élites respectives. Si c’est le point de vue que vous défendez, alors il vous faudra me convaincre.
    3. Sur le coût de l’éducation. Je suis conscient de ce que vous dites concernant les frais de scolarité. La question n’est pas savoir si les étrangers et les canadiens anglais paient plus que les québécois. Les questions pertinentes sont plutôt les suivantes, en ce qui concerne les institutions anglophones :
    a) quel est l’écart entre l’argent public investi dans la formation et le coût défrayé par l’étudiant dans chaque cas individuel ? La somme de ces calculs d’écart nous donne le coût net de la formation d’étrangers et de canadiens anglais.
    b) il faut ensuite se demander si cet argent investi dans la formation d’étrangers et de canadiens-anglais est bien investi. Si on estime que c’est le cas (en termes culturels, économiques, etc.), alors il faut se demander pourquoi le Québec, par ses institutions, devrait financer les institutions anglophones pour accomplir ces objectifs économiques et culturels. C’est poser la question de savoir pourquoi ce ne serait pas plutôt les institutions de la majorité qui devraient accomplir cette mission. Serait-ce parce qu’il n’y a que l’anglais qui soit international ? On en revient à la question traitée en 1, à savoir si le français peut être international ou s’il n’y a que l’anglais qui l’est.

    3. Sur la langue de la recherche. Je ne vois pas ce que vos allusions sur la langue de la recherche viennent faire dans ce débat. Je n’ai jamais parlé de franciser la recherche.

    4. Pas de commentaire concernant l’exode. Je suis d’accord avec vous sur l’essentiel à cet égard.

    5. Je rejette le « corporatisme » auquel nous avons fait allusion. Je suis d’accord avec vous : le gouvernement devrait tout faire pour casser l’opposition « corporatiste » à la reconnaissance des diplômes. Y compris à coup de mesures unilatérales. Mais pourquoi associer cela à de la xénophobie ? Franchement, M. Facal devrait édicter une règle ici : les accusations de racisme ou de xénophobie devraient être interdites ou sérieusement réglementées. Ceci nuit au débat. Réfléchissez avant d’insulter, merde.

  27. le 02 mar 2008 à 17:29 Jean-Renaud Dubois

    Bonjour M.Facal,

    Comme je ne connais le système de santé que de l’extérieur — et aussi un peu de l’intérieur — je vais donner une opinion de néophyte, appuyée sur 11 documents plus bas ; elle ne vaut donc que pour moi…….Mais répond à votre interrogation.
    *
    Personnellement, j’attendrais encore au moins 3 ans avant de prendre une décision finale quant à l’orientation de notre système de santé. En attendant, voici ce que je ferais….Et il sera toujours temps de corriger…….ou bien d’alléger mes suggestions.

    *
    Le mandat de la commission Castonguay était de trouver des moyens de financement pour le système de santé québécois ; et.. non pas de faire un examen exhaustif sur l’organisation et des solutions pour l’amélioration du système lui-même. Encore du temps perdu direz-vous: oui et non.
    pourquoi Non?
    Parce que de plus en plus d’analyses et de constats provenant d’ici et de l’Europe nous donneront un meilleur portrait sur les avantages ou inconvénients du privé dans la santé. Déjà plusieurs recherches nous mettent en garde contre le bien fondé de plus de privé, souhaité par la majorité des québécois.
    Exemples:
    1- En se basant en partie sur des études comparatives, deux chercheurs de l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS) avancent qu’en santé, le privé est moins efficace que le public, plus coûteux, et nettement plus inéquitable sur le plan de l’accès. Leur contribution est surtout éclairante dans le fait que:
    —- les calculs qui dont s’est servi la « commission » OMETTENT de reconnaître qu’ils incluent les autres services sociaux, contrairement aux autres provinces. Rien que cela…
    Et le plus étonnant c’est que M.Couillard a reconnu ce manque de rigueur! Lien: http://www.iris-recherche.qc.ca/docs/Note-sante_2008.pdf
    —- lire, même auteur : « une justification tendancieuse » , et aussi « Sur la bonne voie…. » Nadeem Esmail ( institut Fraser ), LaPresse, 21 fév. A-23
    *
    - 2- L’an dernier, l’Association britannique des consultants du Service national de la santé, regroupant 650 médecins spécialistes, écrivait à l’Association médicale canadienne pour l’informer du côté moins rose de ce qu’ils vivent dans un système « mixte » privé-public.
    *
    3- Cette année (février 2008)  » La privatisation des soins a nui aux Britanniques « , Jacques Noel, LaPresse : lien
    http://www.cyberpresse.ca/article/20080222/CPACTUALITES/802220869
    *
    4- En novembre, Henri Elbaz, directeur général de l’Hôpital général juif de Montréal, rappelait aussi que les bases du système public « sont solides et il faut les préserver ». Et d’ajouter: « Quand il y a un retour sur capital à assurer ou quand le patient devient une source de revenus, ça cause des dérapages. »
    *
    5-Il est aussi établi, selon François Béland, professeur titulaire au Département d’administration de la santé de la Faculté de médecine de l’Université de Montréal, que les coûts d’administration du secteur privé au Québec représentent le double des dépenses pour deux fois moins de services que dans le secteur public.
    Les recherches de M.Béland (UM) soulignent un point  » fort important « : que la part des dépenses gouv. en santé en proportion du PIB s’est maintenue DEPUIS 1981 autour d’une fourchette de 6,4% à 7,4%. Donc à peu près stable depuis 25 ans…. Lien: http://www.gris.umontreal.ca/projet.asp
    *
    6- Lire aussi un article de Nathalie Elgrably: « Un régime qui ne marche pas « .
    *
    7- Le rapport Castonguay: Équilibré et ambitieux, Le Devoir, p. A-9 / Marcel Boyer, 22 février 2008.
    *
    8 – Lire aussi les opinions de Kelly-Gagnon, président du Conseil du Patronat du Québec.
    *
    9- Le Dr Réjean Hébert, doyen de la Faculté de médecine et des sciences de la santé de Sherbrooke, bien au fait des rouages du réseau de la santé, déclarait il y a 15 jours :  » Tout glissement vers le privé risque de détruire notre réseau public. Lien :  » http://www.cyberpresse.ca/article/20080219/
    CPTRIBUNE/80219163/5048/CPTRIBUNE
    *
    10- Lire : Financement du système de santé : l’offre de la dernière chance
    par Joanne Marcotte, lien : http://lillusiontranquille.com/sante/
    Aussi :  » la boite à idées de Michel Venne  » lien: http://www.cyberpresse.ca/article/20080302/CPARTS02/803020724/1050/CPARTS02  »
    *
    11- Lire le Rapport Castonguay : le site du Gouvernement du Québec

    SUITE: commentaire suivant, dans une heure, si ce texte est accepté: trop de liens?

  28. le 02 mar 2008 à 17:40 Jean-Renaud Dubois

    Je pense que ces liens, dans le commentaire précédent, vont causer problèmes ; je les enlève donc: à vous de juger.

    Bonjour M.Facal,

    Comme je ne connais le système de santé que de l’extérieur — et aussi un peu de l’intérieur — je vais donner une opinion de néophyte, appuyée sur 11 documents plus bas ; elle ne vaut donc que pour moi…….Mais répond à votre interrogation.
    *
    Personnellement, j’attendrais encore au moins 3 ans avant de prendre une décision finale quant à l’orientation de notre système de santé. En attendant, voici ce que je ferais….
    *
    Le mandat de la commission Castonguay était de trouver des moyens de financement pour le système de santé québécois ; et.. non pas de faire un examen exhaustif sur l’organisation et des solutions pour l’amélioration du système lui-même. Encore du temps perdu direz-vous : oui et non.
    pourquoi Non?
    Parce que de plus en plus d’analyses et de constats provenant d’ici et de l’Europe nous donneront un meilleur portrait sur les avantages ou inconvénients du privé dans la santé. Déjà plusieurs recherches nous mettent en garde contre le bien fondé de plus de privé, souhaité par la majorité des québécois.
    Exemples:
    1- En se basant en partie sur des études comparatives, deux chercheurs de l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS) avancent qu’en santé, le privé est moins efficace que le public, plus coûteux, et nettement plus inéquitable sur le plan de l’accès. Leur contribution est surtout éclairante dans le fait que:
    —- les calculs qui dont s’est servi la « commission » OMETTENT de reconnaître qu’ils incluent les autres services sociaux, contrairement aux autres provinces. Rien que cela…
    Et le plus étonnant c’est que M.Couillard a reconnu ce manque de rigueur! Lien: Iris
    —- lire, même auteur : « une justification tendancieuse » , et aussi « Sur la bonne voie…. » Nadeem Esmail ( institut Fraser ), LaPresse, 21 fév. A-23
    *
    - 2- L’an dernier, l’Association britannique des consultants du Service national de la santé, regroupant 650 médecins spécialistes, écrivait à l’Association médicale canadienne pour l’informer du côté moins rose de ce qu’ils vivent dans un système « mixte » privé-public.
    *
    3- Cette année (février 2008)  » La privatisation des soins a nui aux Britanniques « , Jacques Noel, LaPresse : lien à partir du titre
    *
    4- En novembre, Henri Elbaz, directeur général de l’Hôpital général juif de Montréal, rappelait aussi que les bases du système public « sont solides et il faut les préserver ». Et d’ajouter: « Quand il y a un retour sur capital à assurer ou quand le patient devient une source de revenus, ça cause des dérapages. »
    *
    5-Il est aussi établi, selon François Béland, professeur titulaire au Département d’administration de la santé de la Faculté de médecine de l’Université de Montréal, que les coûts d’administration du secteur privé au Québec représentent le double des dépenses pour deux fois moins de services que dans le secteur public.
    Les recherches de M.Béland (UM) soulignent un point  » fort important « : que la part des dépenses gouv. en santé en proportion du PIB s’est maintenue DEPUIS 1981 autour d’une fourchette de 6,4% à 7,4%. Donc à peu près stable depuis 25 ans…. Lien: Béland.
    *
    6- Lire aussi un article de Nathalie Elgrably: « Un régime qui ne marche pas « .
    *
    7- Le rapport Castonguay: Équilibré et ambitieux, Le Devoir, p. A-9 / Marcel Boyer, 22 février 2008.
    *
    8 – Lire aussi les opinions de Kelly-Gagnon, président du Conseil du Patronat du Québec.
    *
    9- Le Dr Réjean Hébert, doyen de la Faculté de médecine et des sciences de la santé de Sherbrooke, bien au fait des rouages du réseau de la santé, déclarait il y a 15 jours :  » Tout glissement vers le privé risque de détruire notre réseau public. Lien : Dr Réjean Hébert
    *
    10- Lire : Financement du système de santé : l’offre de la dernière chance
    par Joanne Marcotte, lien : « lettre de Joanne Marcotte » et aussi:  » la boite à idées de Michel Venne
    *
    11- Lire le Rapport Castonguay : le site du Gouvernement du Québec

    SUITE: commentaire suivant.

  29. le 02 mar 2008 à 18:36 jcpomerleau

    (Adam) Si vous en avez ras le ponpon c’est que vous portez ce ponpon trop bas. Pour comprendre les principes et déterminants de la géopolitique il faut être sans humeur. Vous dites: « Je vous donne un exemple, le Danemark qui compte une population similaire au Québec compte aux environs de 30 fois moins de fonctionnaire que le Québec dans le système d’education. ». Vous comparez le Danemark avec le Québec sur le thème de l’éducation, cela tombe bien; j’ai eue l’occasion de répondre à un « expert » de l’institut Économique de Montréal qui brandissait lui le cas de la Suède (qui a réussit une vaste réforme qui a permit de réduire la bureaucratie de 30% réalisant un gain de productivité de 4% en transférant aux 250 communes les responsabilités de la santé, de l’éducation,etc.). Je démontre dans mon texte qu une réforme de cette envergure n’est pas possible dans le fédéralisme:(http://www.vigile.net/Oui-mais-a-deux-conditions-l ). Sur le même thème de la comparaison d’un état optimal vs un demi état (province) dans le domaine de la foresterie; pourquoi la Finlande a 3 des 10 première entreprises au mondes dans ce domaine alors que les provinces canadiennes n’en ont aucune, Et vous trouverez en bas de page la comparaison sur le pétrole et les pêcheries (http://www.vigile.net/Foresterie-la-Finlande-un-modele). Si vous êtes pas convaincu des mérites de l’ état optimal après cela, j’y peut rien. Peut être que votre ponpon est trop bas pour aborder la géopolitique.

  30. le 02 mar 2008 à 19:05 Jean-Renaud Dubois

    Bonjour M.Facal,

    Suite et dernier commentaire sur le sujet en rubrique.

    À partir de ce que j’ai déjà dit, et même si nous sommes dans le ratio supérieur(???)des provinces les mieux nanties en terme de médecins, il s’avère que le Québec a une pénurie de 800 médecins de famille et 650 spécialistes. Sans parler des infirmières….. Que faire?
    *
    Après ces lectures, un peu fastidieuses mais obligatoires, je constate que plus il y aura de privé, plus nos médecins et infirmières, déjà insuffisants, y travailleront.
    C’est à croire que le gouvernement se prépare à trouver des moyens pour faciliter le passage des médecins d’un système à l’autre. Bref, contrairement à ce qu’affirment faussement les lobbyistes du privé, rien de cela ne « soulagerait » le système public.
    Je le crois aussi pour le moment….selon mes lectures, du moins.
    *
    Dans certains États occidentaux où on a laissé le privé s’installer dans le financement et les services de santé……. on cherche à reculer.
    Constatant les coûts élevés du privé et l’injustice sociale qu’il crée – sa logique étant le profit et non la santé publique -, certains États tentent maintenant de renforcer le public. Même les États-Unis! Du moins, chez les Démocrates.

    *********
    En attendant ces 3 ans dont je vous parlais plus haut ; je propose ce qui va dans le même sens que l’éducation et la santé en Ontario……Et aussi en m’appuyant sur l’étonnante demande Philippe Couillard : « Mme Marcotte, indique que c’est Philippe Couillard qui a d’abord lancé l’idée d’une hausse de la TVQ. Selon Mme Marcotte, le ministre a aussi proposé la création d’un fond de stabilisation lors d’une rencontre avec la commission en juillet 2007. » Lien : radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2008/02/21/001-couillard-tvq-sante.shtml

    PROPOSITIONS:

    Ministère de la santé :
    *
    Fin de la mixité ; interdiction aux médecins, comme en Ontario, de se désaffilier du système public ; pas de renouvellement des ententes (6 mois) avec les Centres de médecine privée (ex:Rockland MD) ; pas d’assurances au public (annulation de la loi 33). Enfin, obligation pour les nouveaux médecins formés au Québec de pratiquer 7 ans (ou remboursement en $ pour les coûts défrayés par le Québec) avant d’aller pratiquer à l’extérieur.

    En contre partie :
    *
    Corporations des médecins :
    *
    - Les médecins spécialistes au public devront être assurés de faire au minimum le double sinon le triple d’opérations dans leurs locaux publics ; leur assurant du même coup des revenus bien supérieurs….
    – Le collège des médecins devra assouplir ses exigences pour l’admission des médecins immigrants…….
    - Les médecins « omnipraticiens » dans les cliniques privées, avec urgence, qui devaient être ouvertes 24/24/7 jours/semaine, devront enfin le faire, pour soulager les urgences des Hôpitaux. Comment? Bonne question ; sûrement que le PLQ et Couillard le savaient puisqu’ils l’ont promis formellement en 2003…..Nous sommes prêts avait dit M.Charest. À eux de trouver enfin la solution, je leur fais confiance depuis 2003….
    *
    Syndicats :
    *
    - Les infirmières du réseau public seront « rassurées » quant à l’importance qu’on leur accorde dans les hôpitaux et CLSC, etc..
    - Les infirmières spécialisées, qui sont essentielles dans les salles d’opérations (dont le salaire avait été imposé par une loi), verront leur salaire augmentés au même % que les médecins spécialisés en « chirurgies ». Cela va de soit, non?
    - Les différents groupe de syndiqués devront s’engager — dans les faits — d’éliminer cette structurite aiguë…..combien de conventions collectives tatillonnes et différentes? — qui empêchent la main gauche de faire ce que la main droite peut faire? En échange il y aura de vraies négociations la prochaine fois..Peut-on rêver?
    - Nouveau barème d’évaluation pour favoriser l’efficacité et la productivité, quitte à amoindrir la vache sacrée de l’ancienneté.
    - Permettre l’appel d’offres dans certains services comme : buanderie, repas etc…
    - À l’avenir les repas devraient être à la charge des patients, ce serait normal.

    *********
    Un dernier élément et peut-être le plus essentiel, qui devait être au coeur de la réforme ambulatoire et que l’on attend depuis 10 longues années : les FAMEUX  » soins à domicile « .
    Je vous laisse trouver les liens en recherchant Dr Réjean Hébert, dont je parle plus haut.
    Selon lui, on pourrait couper du « TIERS » les investissements consentis aux aîné(e)s en milieux hospitaliers ou autres, si coûteux. Combien de centaines de millions? Sans parler de l’amélioration des services offerts par les CLSC pour le suivi, dans les jours suivants le retour à la maison, des personnes opérées dans le réseau public.
    Donc dit-il, mettons là en place enfin cette première ligne, c’est-à-dire : UNE vraie prise en main de  » soins à domiciles  » ; une plus grande aide aux  » aidants naturels  » pour maintenir, dans les 2 cas, nos aîné(e)s à la maison le plus longtemps possible.

    Conclusion:
    *
    Pemission d’instaurer deux systèmes parallèles de santé dans une liberté totale…. mais sans aucune allocation au privé……….
    Il doit être entièrement en parallèle du système publique. C’est à dire que les médecins, infirmières, spécialistes, doivent êtres formés dans des écoles privées par des profs privés et le service rendu dans des hôpitaux privés.
    Les investissement pour tout çà doit provenir entièrement du privé et les assurances aussi…
    Donc, qu’ils ouvrent leurs hôpitaux avec leur propre personnel….. Ils veulent démonter leur efficacité……oui, mais sans aide de l’État!

    ********

    On finance tout cela comment?

    Comme le crois, je pense, Philippe Couillard, avec l’augmentation d’un point de la TVQ. Si c’est trop, comme je le crois, le surplus ira au fond dédié pour la santé.

    S’il ne l’a pas proposé finalement, c’est parce qu’il serait le seul dans son parti à accepter de dire implicitement que le PLQ a erré l’an dernier, en diminuant les impôts de près de 700 millions 2007. Donc qu’il aurait encore une fois à confronter son chef et lui faire perdre la face. S’il veut devenir le grand chef, il doit montrer plus de solidarité.

    En résumé:
    Si Monsieur le docteur Hébert a raison sur l’économie substantielle quant aux soins à domiciles ; si les syndicats sont prêts(??) à mettre de l’eau dans leur vin ; si on peut changer la culture dans notre réseau de santé, en commençant par MSSS lui-même ; si les médecins font pression sur le Collège pour assouplir les règles envers les médecins immigrants ou étrangers ; et surtout si on se rappelle que le fameux déséquilibre fiscal tant décrié a été partiellement réglé….. c’était surtout qu’il était dû surtout à la santé, suite aux coupures un peu sauvages sur le dos des provinces.
    Il me semble donc de bon aloi de s’en servir.
    Je sais…..je sais que le fédéral aurait dû transférer des sommes équivalentes à ce 2 points de TPS ; mais c’était trop simple.
    Mais quand on est Roi on fait ce qu’ils ont fait…….Donc quelque soit la décision prise par une province, l’odieux retombera toujours sur cette dernière. Habile, non?

    Donc il faut augmenter la TVQ et privilégier le réseau public Québécois, comme le fait l’Ontario, dans la santé et surtout l’éducation ; je le rappelle, interdiction aux médecins Ontariens de se désaffilier du réseau public.

  31. le 03 mar 2008 à 10:13 C. Perron

    Je vous aime bien M. Facal, mais hier à TLMEP Je n’ai pas été capable de regarder votre passage à la tivi.

    Pourquoi? La bette à Pratte, je ne suis pas capable. Alors j’ai zappé.

  32. le 03 mar 2008 à 11:01 Mathieu D

    @JCPomerleau. Vous dites :

    « Présentement 50% des dépense sociale dans la régions de Montréal va au réseau anglophone malgré le fait qu’ils sont 8% à avoir des droits historiques. »

    1) D’abord, êtes-vous bien certain de ce que vous avancez en termes de proportion du financement aux services anglophones pour Montréal ? Je n’ai pas les données pour vous contredire en ce moment, mais je suis porté à croire que c’est inférieur à 50%.

    2) Savez-vous qu’au moins 60% de la clientèle du Centre universitaire de santé McGill est francophone « de souche » (français pour langue maternelle). Le service en français y est aussi obligatoire que dans tous les commerces (loi 101). Il est plus facile d’être soigné en français au CUSM qu’en anglais dans la plupart des établissements francophones au Québec.

    Vous dites également : « Il y a un braquage idéologique entre les acteurs: Le gouvernement est biaisé du coté du patronat (qui squatte l’état) se qui pousse les syndicats à la méfiance et à un repli défensif dans le corporatisme. D’où la difficulté d’établir une stratégie cohérente et efficace. »

    Il y a bien sûr un peu de vrai dans cela… Ma lecture est toutefois l’inverse : le braquage idéologique des syndicats, particulièrement de la CSN (défense des acquis, gratuité des services, corporatisme…) rend le système pratiquement ingérable. Le fait que les tribunaux ont déclaré invalide la Loi 30 (fusion des accréditations syndicales, négociations locales) risque de nous ramener loin en arrière.

    Pour en ajouter, vous proposez que : « le mouvement syndicale doit redevenir un acteur politique qui propose des solutions plutôt qu’un simple groupe d’intérêts voué à la protection de ses acquis »

    Mais le mouvement syndical a déjà la prétention d’être un acteur qui propose des solutions. Quelle solution propose-t-il ? À peu près la même chose que Québec Solidaire : hausser la taxe de vente et les impôts pour financer adéquatement le système et améliorer les conditions des travailleurs pour contrer l’effet des pénuries. Ça irait, dans un monde où la capacité de payer des contribuables était une simple abstraction et où l’endettement n’aurait pas d’importance.

    Autre solution QS / CSN ? Taxer d’avantage ces riches, ce 1% de la société qui ne paient pas suffisamment pour les services auxquels tous les Québécois ont droit. Ne riez pas… Je ne rigole pas, c’est vraiment ce qu’ils disent. Sérieux, là…

  33. le 03 mar 2008 à 11:27 daveyy

    Bravo Lesdents, nivellons par le bas!

    Et si l’université McGill se sortait complètement du système québécois en se désafiliant, comme certains collèges privés et certains médecins. Elle pourrait fixer ses frais de scolarité à leur vraie valeur et n’aurait pas à subir les bureaucraties du ministère de l’éducation. Un peu comme les Ivy Leagues aux USA, fort de sa réputation internationale, elle attirerait des étudiants de partout au monde et s’auto financerait. L’argent ainsi épargnée par le Québec pourrait être investie dans les universités francophones.

    C’est ce que je ferais face à la situation que vous préconisez. Sous financement de l’état- 9% d’anglo québécois, 9% de financement aux universités anglaises- et incapacité d’augmenter les frais de scolarités au nom de la justice sociale tant galvaudée au Québec.

    Je me demande si votre raisonnement devrait pas s’appliquer ailleurs. Tiens, Radio-Canada réseau français reçoit 40% du budget total consacré par le Canada alors que les francophones ne représentent qu’environ 22% de la population. C’est une injustice flagrante qu’il faudrait corriger en coupant les vivres à R-C, non?

    « What’s good for the goose is good for the gander »

  34. le 03 mar 2008 à 15:26 vindictater

    Excellent passage a tout le monde en parle M. Facal, malgré un feu croisé de Fortier et Pratte vos arguments ont faits mouches. J’ai d’ailleurs de la misere a croire que Pratte a voté oui aux deux précédents référendums. Comment est-ce qu’il a pu devenir un des plus grands apotres du fédéralisme en si peu de temps? Faut croire que ti-cul Desmarais le paye tres grassement.

  35. le 03 mar 2008 à 16:05 Lesdents

    Davey, je déplore que vous ayez à me m’attribuer des propos qui ne sont pas les miens pour me répliquer. Si vous vous en teniez à mon propos, je doute que vous soyez en mesure de me répliquer comme vous le faites.

    Je n’ai pas parlé de nivellement par le bas. Par contre, il faut être conscient qu’il y a un prix à financer McGill comme on le fait. Je postule que ce sont les universités francophones qui en subissent une partie des coûts. Dès lors, repenser le financement des universités aurait nécéssairement un impact sur le financement des universités francophones, qui gagneraient en qualité et en prestige. McGill y perdrait probablement au change, mais ne serait-ce pas là un juste retour des choses? L’objectif sous-jacent à mon discours n’est pas d’atteindre l’égalité absolue entre tous, mais plutôt de corriger des anomalies dans le financement public.

    Je n’aurais pas de problème moral à ce que McGill se désaffilie du système québécois et ne soit plus assujettie à la réglementation applicable aux frais de scolarité. Toutefois, il y a deux considérations centrales qu’il faut garder à l’esprit. La première, c’est que je pense que vous surestimez la capacité d’attraction de cette université. Sans le soutien du gouvernement du Québec, elle se retrouverait vite à traîner de la patte, et viendrait de nouveau quêter au gouvernement québécois. La seconde, c’est que je ne suis pas sûr qu’il soit souhaitable de faire évoluer le système d’éducation dans le sens du système que les américains ou les britanniques connaissent. Je n’ai pas d’opinion arrêtée à cet égard. Que vous le vouliez ou non, déréglementer les frais de scolarité mène à une logique qui a ses inconvénients. Cette logique favorise non pas le talent mais la richesse, quoi qu’on en dise. Je connais beaucoup de jeunes américains absolument brillants qui se sont retrouvés avec des diplômes d’universités de troisième ordre, alors que des cancres bien nantis se retrouvent avec des diplômes de la Ivy League. Quant aux britanniques, et bien qu’ils cherchent par différentes mesures à équilibrer leur système, il faut voir que cela apparaît très difficile à réaliser en pratique. Cela existe aussi au Québec et au Canada, mais je pense que l’on a au Québec et au Canada un système d’éducation qui nous donne un bon rapport qualité-prix, et que les écarts de qualité et de prix entre les différentes universités ne sont pas importants au point d’hypothéquer l’avenir des classes moyennes. Vous pouvez penser que mon discours mène tout droit à une philosophie de nivellement par le bas, mais moi je pense qu’il faut en la matière viser un équilibre. Bien que l’égalité des chances soit une utopie, je pense qu’il faut avoir cette utopie à l’esprit lorsque l’on réfléchit au système d’éducation. L’éducation est trop déterminante, trop fondamentale dans la réussite d’un individu pour qu’on feigne de n’y voir qu’un bien de consommation ou un investissement au même titre qu’une maison ou une motoneige. J’ai donc de sérieuses réserves, bien que je sois conscient des avantages d’une libéralisation du marché de l’éducation universitaire, en particulier dans un contexte de mobilité. Les commentaires à l’emporte-pièce sur ce sujet me semblent mal venus.

    Mon raisonnement devrait s’appliquer ailleurs, je suis d’accord, notamment en ce qui a trait à Radio Canada français. À vrai dire, je ne vois pas l’intérêt d’avoir deux télévisions publiques, Radio-Canada français et Télé-Québec. Je pense que le Québec devrait retirer ses billes et se donner une télévision d’État digne de ce nom. Dès lors, plus besoin de Radio-Canada. Encore une fois, vous me prêtez des opinions qui ne sont pas les miennes.

  36. le 03 mar 2008 à 17:09 daveyy

    « Dès lors, repenser le financement des universités aurait nécéssairement un impact sur le financement des universités francophones, qui gagneraient en qualité et en prestige. McGill y perdrait probablement au change, mais ne serait-ce pas là un juste retour des choses? » Lesdents

    nivellement par le bas/le haut: « en égalant ce qu’il y a de plus bas, de plus élevé » Robert

    Quelle est votre définition ? Votre « équilibre » n’est qu’un euphémisme de nivellement par le bas. Je ne vous attribue aucun propos qui n’est pas le vôtre, c’est vous qui dites des choses et qui niez constamment la logique inhérente à ce que nous avancez. Vous ne visez pas l’égalité absolue mais voulez seulement corriger les anomalies du financement. En pratique, il n’y a aucune différence.

    Exemple frappant:

    « Je réclame pour mon gouvernement national le droit de corriger des aberrations historiques et des politiques publiques qui nous ont créé l’injustice dont nous discutons, et de revoir nos façons de faire en conséquence. » Lesdents

    C’est vous qui dites cela, pas moi. Aberrations historiques, 250 ans d’existence, une contribution majeure aux arts, sciences et lettres montréalaises et québécoises sont maintenant une aberration historique source d’injustice. Ne me dites pas encore que je vous prête des opinions, je vous cite textuellement. Votre complexe de disparition et de persécution affecte drôlement votre jugement et vous empêche de mettre les choses en contexte.

    Ce n’est pas un commentaire à l’emporte-pièce que de prédire que McGill ne tentera pas d’empêcher son sous-financement et qu’elle pourrait très bien se désaffilier. Cela s’appelle une conséquence inattendue. McGill a survécu pendant 150 ans avant que le gouvernement du Québec s’implique dans son financement, elle mérite au moins de tenter sa chance avant de devenir la succursale anglaise de l’université du Québec.

    Je ne vous ai prêté aucune opinion sur Radio-Canada, je voulais illustrer que votre propre logique de financement si appliquée ailleurs n’aurait pas toujours des effets bénéfiques. Vous répliquez que le budget combiné de Radio-Canada et Télé Québec serait mieux dépensé sous une seule bannière sans tenir compte du sur-financement actuel de Radio-Canada.

  37. le 03 mar 2008 à 18:28 Lesdents

    Davey, vous avez une bien curieuse manière de nommer les choses.

    Supposons qu’un père de famille a quatre fils. À l’un, il paie l’école privée, les cours de hockey particuliers, le meilleur équipement et des leçons de piano privées. Il envoie les trois autres à l’école publique gratuite, leur paie du matériel usagé et se dit qu’ils apprendront bien le piano dans les cours de musique au secondaire. On s’étonne ensuite que celui que l’un des trois enfants se développe mieux et dépasse les autres dans tous les domaines.

    La mère remarque cette situation et demande de la corriger. Est-ce du nivellement par le bas que de le faire? Bien sûr, il y a fort à parier que si les ressources étaient plus équitablement réparties entre les enfants, celui qui bénéficie indûment de privilèges en perdra quelques-uns. Mais je trouve que de parler de nivellement par le bas lorsqu’on corrige une injustice, c’est prendre l’accessoire pour l’essentiel.

    Je ne suis pas un expert de l’Université McGill et de son histoire. Je crois toutefois savoir, sauf erreur, qu’elle a connu beaucoup de difficultés avant de commencer à obtenir du financement public, et qu’elle a connu une période d’expansion majeure à la suite d’une campagne de sollicitation d’une certaine élite coloniale de Montréal. J’espère que ce n’est pas de la « victimisation » que de constater que cette élite était « coloniale », à moins, comme il devient à la mode de le dire, qu’il n’y ait jamais eu de Conquête de la Nouvelle-France. Quoi qu’il en soit, je constate que le financement public semble favoriser les institutions anglophones (institutions d’enseignement, institutions culturelles et institutions hospitalières). Je peux me tromper, mais je pense que nous savons tous les deux, intuitivement, que j’ai probablement raison là-dessus. Je pense donc qu’il y aurait lieu que des experts se penchent sur cette question, et je ne vois pas pourquoi vous vous y opposeriez, en toute équité. Sait-on jamais, peut-être McGill est-elle sous-financé par l’État québécois? :)

    Par ailleurs, je pense que vous traitez avec beaucoup de légèreté de l’argument d’équité et d’accessibilité que j’ai tenté d’exposer dans mon dernier commentaire. C’est un peu hors-sujet, mais il me semble qu’on peut difficilement parler de financement des institutions d’enseignement sans traiter aussi de la question de l’accessibilité. Je ne dis pas qu’on ne peux pas garantir l’accessibilité par d’autres moyens, mais je remarque que l’expérience, telle que vécue dans d’autres pays, semble montrer que c’est difficile en pratique.

    Finalement, je tiens compte du sur-financement actuel de Radio-Canada. Je pense qu’on ne peut pas toujours avoir les culottes et les bretelles. Être indépendant, c’est avant tout être responsable et être digne. C’est le contraire de la dépendance. Ça veut dire, notamment, de cesser de détourner des fonds publics payés par nos voisins canadiens.

  38. le 03 mar 2008 à 18:30 Jean-Renaud Dubois

    Bonjour M. Facal,

    Félicitations pour votre prestation à TLM ; vous êtes bien à l’image des blogueurs sur votre site : modéré.
    En espérant que les téléspectateurs auront compris que l’on peut voir la souveraineté du Québec d’une façon positive ; moderne ; qui sera toujours d’actualité. Donc un projet qui transcende le temps.
     » Ma traduction  » : ne baissez pas les bras, parlez-en d’une façon positive, sereine en soulignant la « fierté » d’appartenir à ce petit peuple Gaulois ; la fierté de parler cette langue française si belle ; et de l’obligation d’assurer sa pérennité en Amérique ; qui passe par la souveraineté. Sinon, acceptons de mourir…

    À l’image aussi de mes enfants, qui ont de 35 à 45 ans — qui sont passés par le secteur public et qui parlent tous un bon anglais, sans être bilingue ; comme Marois le voudrait à tort. Approprié, oui ; « bilingue » non : seulement pour ceux qui feront des études post-secondaire. Elle a le don de trébucher sur les fleurs du tapis..
    *
    Pour revenir à mes enfants, faut dire qu’ils possédaient bien leur langue maternelle ; ce qui a facilité l’apprentissage d’une langue seconde.
    *
    À l’instar, je pense, de Mia…. et Marilou, qui a fait de « l’humour » avec les îles Saint-Pierre et Miquelon ; et s’est fait traiter de naïve………
    *
    On peut donc échanger sans insulter, comme Messieurs Pratte et Facal, invités ce matin à la SRC à parler de leur livre « sur la question nationale ». Je suggère à nos amis fédéralistes de se le procurer pour lire autre chose que les points de vue de Gesca (7 quotidiens dont l’éditorial est exclusivement fédéraliste) ou The gazette ; non pas pour se faire convaincre…..mais mieux se respecter mutuellement.
    *
    Pour mieux descendre en flammes ce projet d’indépendance on se sert de « mots » que je ne répéterai pas (trop nombreux et si blessants) puisque les personnes concernées se reconnaîtront facilement.

    REMARQUES:
    *
    @Daveyy, très bon français si vous êtes un anglo-québécois.
    ………« Bravo Lesdents, nivellons par le bas! »
    *
    Pourtant tout ce qu’il a dit est d’une clarté époustouflante ; si la situation était inverse, vous seriez aveuglé par l’évidence de sa logique ; et ici, je reprends vos mots : « c’est un petit secret honteux……. ». Oui, c’est un grand secret que l’on ne peut aborder sans se faire accuser…..
    À propos de McGill (désaffiliation) pourquoi pensez-vous qu’elle ne le fait au lieu de subir ces bureaucrates du ministère de l’éducation? À vous de nous le dire. Bonne réflexion.
    En passant, votre phrase en anglais ne rend pas votre argument sur la SRC plus évident ; parce que vous connaissez pertinemment la raison sous-jacente : cela va dans le même sens que le 50% reçu par le Québec en 2005, consacré à la fête du Canada ; pour la SRC, c’est la même chose soit, vendre l’unité nationale à travers le Canada et surtout au Québec.
    Vous êtes-vous élevé contre la coupure par le PLQ, pour « votre propre fête nationale, celle du Québec » ? Pourtant notre premier ministre a coupé le budget de ….33%, par rapport à 2002.
    Quand je parle de laisser faire le temps, c’est encore de cela que je parle.

    @lesdents
    En parlant d’exode, lire l’article du Devoir : Exode post-doctoral chez les anglophones. Est-ce l’argent seulement comme le soulignait Daveyy? Sûrement en grande partie ; l’autre raison peut-être, un refus non avoué de s’intégrer au Québec; puisque canadiens.
    C’est une analyse complexe….. Lien :
    ledevoir.com/2008/03/03/178652.html?fe=3281&fp=67211&fr=70905

    @Matieu D
    - Faire la comparaison entre le CUSM et le Québec n’est pas approprié ; la faire entre le CUSM et le CHUM le serait….
    - « Je ne crois pas que l’épanouissement du Québec passe pas par un repli sur soit (quoiqu’en pense le très nostalgique VLB). »
    Pour vous conforter(?) dans votre point de vue, lire —– cyberpresse.ca/article
    /20080302/CPARTS/80301133/6730/CPACTUALITES

    Lui, c’est un vrai de vrai, à l’image du 9% des anglophones québécois. Son écriture va vous suprendre en bien…
    Lui, il ne parle pas des truies anglophones ; il n’oserait pas dire pareille qualificatif…..

    Il veut juste le bien et assurer un avenir pour son peuple. Le peut-il sans se faire accuser de repli sur soi, par un membre de sa nation?

  39. le 03 mar 2008 à 18:55 jcpomerleau

    Pour appuyer mon argumentaire sur l’inutilité d’un deuxième méga hopital: http://unseulmegachu.org/

    En fouinant vous allez trouvez une conclusion: 4 fois plus de médecins formé dans le réseau francophone vont rester au Québec que ceux formés (150 000)dans l’autre réseau. Conclusion investir 50% du budget des méga hopitaux dans McGill pour 12% d’anglo qui ont des droits historiques, alors que l’argent manque est une méga connerie. Cet investissement ne peut se faire qu’au détriment du réseau dans son ensemble. Comment expliqué que nous ayons même pas l’intelligence de notre intérêt.

  40. le 03 mar 2008 à 19:25 marilou

    …les sujets de conversations ne manquent pas . il y aura toujours une polémique sur le fait français, les droits des anglais,la minorité,,etc etc, cela dure depuis longtemps et durera tant et aussi longtemps que nous ne trouverons pas LA solution à notre séculaire problème,,Je ne sais pas si je verrais Mon pays-Québec avant de mourir..et si ma naîveté me fait rêver , quel mal y-a-t-il? merci,

  41. le 03 mar 2008 à 20:38 Serge Verdon

    Bonjour M. Facale

    J’ai écouté Tout le monde en parle dimanche soir dernier et j’ai bien apprécié vos interventions concernant les idéaux qui vous poussent à penser que le Québec serait mieux s’il se gérait par lui-même. Vous avez soulevé plusieurs points intéressants, surtout lorsque vous avez parlé de l’identité québécoise qui prendrait forme encore plus rapidement dans la mesure où le Québec n’avait que lui-même à blâmer pour ses propres erreurs.

    Je me considère souverainiste depuis belle lurette et les raisons pour laquelle je nous identifie d’abord et avant tout comme un peuple à part entière, avant de nous percevoir comme une province à l’intérieur d’un pays, ont bien changé après toutes ces années.

    Tout d’abord, début vingtaine, c’était la langue, l’identité, la différence qui stimulaient mes intentions. Un peu plus tard dans ma vie, c’était probablement l’intolérance et l’incompréhension, non seulement des différents gouvernements, autant fédéraux que provinciaux, mais aussi de l’ensemble des citoyens et citoyennes des autres provinces canadiennes. Je n’oublierai jamais l’amour qu’on nous a porté la veille du référendum de 95. Ces gens ne comprendront probablement jamais à quel point l’humiliation fut vive devant cette hypocrisie de dernières minutes.

    Mais au-delà de toutes ces raisons, j’en suis venu à me demander pourquoi les Canadiens s’entêtaient à considérer une structure vielle de plus de 400 ans comme étant la seule et la meilleure qui soit ? Les ancêtres québécois et canadiens ont procédé du mieux qu’ils pouvaient à une époque où la communication était bien difficile entre les différentes nations. Pas d’Internet, pas même de téléphone. Avec les données disponibles, on devait structurer un pays aussi grand et vaste que le Canada.

    Il existe trois pays aussi étendus en territoire que le Canada. J’envie aucun d’entre eux. Plus le pays est large, plus sa gestion nécessite nombre plus important d’effectifs. Plus les effectifs sont nombreux, plus la corruption est répandue. Vous vous rappelez de l’épisode dans l’article du Journal de Montréal qui mentionnait la disparition fréquente et régulière d’ordinateurs dans les bureaux fédéraux à Montréal ? Le gardien de sécurité avait dit ne pas s’en mêler de peur d’être congédié. Minimisons l’importance du vol et calculons un simple crayon de mine qui disparaît chaque jour dans la poche de chacun des fonctionnaires qui travaillent pour le gouvernement fédéral, du B-C à la Nouvelle-Écosse. Même pas besoin d’inclure un scandale comme celui des commandites ou l’histoire des enveloppes à Brian qu’on est déjà perdants. Ajouter à cela les salaires de tous ces bureaucrates, leurs dépenses, celles de leurs patrons, les salaires et dépenses des politiciens, de notre gouverneure générale… J’en passe très certainement et on a même pas encore effleuré l’aspect provincial.

    Je n’arrive pas à comprendre comment les gens font pour en arriver à ne pas considérer cet aspect de la situation canadienne. Si on éliminait l’entité centrale et qu’on laissait les provinces se gérer elles-mêmes, il en coûterait probablement beaucoup moins à tout le monde. Considérons le regroupement de certaines provinces pour avantager les moins fortunées. Est-ce que je suis dans l’erreur en pensant ainsi ?

    Je ne suis pas dupe, comme vous le disiez vous-même dimanche soir, le Québec ne deviendrait pas parfait parce qu’il serait souverain. La corruption existerait, c’est certain mais à plus petite échelle. Au lieu de voir tous les fonctionnaires fédéraux et provinciaux partir avec un crayon de mine le soir en quittant le travail, on limiterait le problème aux nôtres. On augmenterait probablement nos effectifs en devenant indépendant, mais jamais on approcherait le total de fonctionnaires nécessaires au fonctionnement du Canada entier et de la province. C’est tellement ridicule de devoir payer deux fois plutôt qu’une pour qu’on me dirige.

    Je n’arrive pas à m’exprimer aussi bien qu’un politicien ou à comprendre les choses au même rythme qu’un universitaire mais j’ai vraiment peine à comprendre pourquoi les militants de la cause souverainiste n’exploitent pas davantage cet aspect de notre situation. À mon avis, les gens ont besoin de concret. Proposez leur des chiffres en leur disant voilà combien il y a de fonctionnaires au Canada. Voilà combien vous avez à payer en salaires pour la totalité des gens qui travaillent dans les bureaux gouvernementaux fédéraux à travers le pays. Sortez les cas de corruption, de vols d’équipement, à Vancouver, à Québec, à Edmonton, à Montréal, même ceux dans nos bureaux provinciaux et additionnez-les. Regroupez tout et parlez-en sans arrêt.
    La langue est importante, certes, nos valeurs québécoises valent la peine d’être protégées et le Québec a très certainement besoin de prendre ses propres responsabilités pour passer de l’adolescence à l’âge adulte. On n’arrête pas de parler de ça, c’est important…

    Mais en parlant sans arrêt de tout ce gaspillage, de toutes ces dépenses inutiles, de cet argent que nous garderions ici pour la faire nous-même fructifier, On ne parle pas seulement au Québécois de souche. Nous parlons à celui qui est arrivé au pays il y a deux ans, trois ans, à celui qui habite le Québec depuis une dizaine d’années, à l’anglophone, l’allophone… La vieille phrase « Il ne faut plus envoyer notre argent à Ottawa » est désuète ? Utilisons d’autres mots, tout simplement. Surtout, il faut du concret, il faut des chiffres, des preuves et regrouper sans cesse les évènements sans jamais arrêter d’en parler.

    Une chose est certaine, Dieu sait que les fédéraux libéraux et conservateurs font tout en leur pouvoir pour nous aider depuis quelques années… Je trouve ça moche qu’on n’en profite pas plus qu’il faut, trop occupé à parler de notre identité.

    Serge Verdon (Mtl)

  42. le 04 mar 2008 à 11:56 ÉgalitéSocial

    Bonjour,c’est la première fois que je participes à vôtre blogue et je dois souligner que je ne suis pas surpris de vos commentaires. Un débat juste sur la santé qui prends en considération les demandes des entreprises par rapport au système, n’est t-il pas déjà présent et même envahissant dans l’actualité contemporaine. Deuxièmement, il est étonnant de voir qu’il se concentre toujours sur des enjeux superficiels:l’adhésion au ticket modérateur ou non,le coût du système public et la hausse des impôts. Il est très rare que l’on entends monsieur Facal parler des conséquences de telles gestes sur les sentiments humains. Il est aussi très rare dans les médias en général que l’on parle de prévention par rapport aux problèmes de santé. Parce que si l’on veut que le système de santé soit moins engorgé,on pourrait informer davantage les gens sur les manières d’avoir une bonne santé, ceci agrandiraient beaucoup les inégalités que l’implantation d’un système à deux vitesses. Nous sommes forcés d’admettre que le manque d’information entraîne souvent le manque de capacité à pouvoir prendre soin de soi-même.

  43. le 04 mar 2008 à 12:01 ÉgalitéSocial

    Je voulais juste amener une précision à mon commentaire:lorsque je dis ceci agrandiraient beaucoup les inégalités: je parle de l’implantation du système à deux vitesses et non de l’accès à plus d’informations sur la santé pour les citoyens. En espérant que cette précision serra prise en compte par ceux qui voudraient éventuellement répondre à mon commentaire.

  44. le 04 mar 2008 à 13:38 Mathieu D

    @ÉgalitéSocial
    D’abord, bienvenu dans la discussion. Vous soulignez à juste titre l’importance d’agir en amont des problèmes de santé : l’importance des saines habitudes de vie et des activités de prévention des maladies. Toutefois, on peut difficilement reprocher au système de ne pas en faire assez à ce niveau: les directions de santé publique et le gouvernement sont très actifs dans la production de campagnes de sensibilisation (pub télés, site Web de qualité, variété de pamphlets…)

    Vous dites que les coûts des systèmes publics sont des enjeux secondaires par rapport à l’accessibilité aux soins. Le problème avec ce raisonnement, c’est que le système coûte quelque chose : les technologies sont coûteuses, les médicaments aussi, et les personnes qui y travaillent aussi (elles méritent leur salaire, croyez-moi). Lorsque les coûts de notre système augmentent plus vite que les revenus du gouvernement, que doit-on faire pour le maintenir en vie ? C’est la question à laquelle nous sommes confrontés, et il ne s’agit pas du tout d’un enjeu superficiel.

    Le problème actuel, c’est que l’on fait en parti comme si le problème du financement n’existait pas : on conserve les mêmes programmes avec les mêmes budgets indexés qui ne suivent pas la croissance des coûts d’un système qui n’est pas suffisamment performant. Le résultat ? On fait face à une crise de main d’œuvre (pénuries + roulement + épuisement = coûts élevés sur les plans humains et financiers) et à des problèmes d’accessibilité. Je ne voudrais pas être alarmiste, mais j’ai peur que ce ne soit que la pointe de l’iceberg.

    @ Serge Verdon
    Je ne suis pas souverainiste, mais j’aime le côté pragmatique, terre-à-terre de votre analyse. Je laisserai le soin aux souverainistes de vous répondre.

    @ Joseph Facal
    Félicitation à vous et à André Pratte pour votre prestation à TLMEP. Vous avez fait la démonstration qu’il y a encore moyen de débattre respectueusement de la souveraineté et du fédéralisme, sans tomber dans la caricature de part et d’autre. Un peu à l’image de votre blogue!

  45. le 04 mar 2008 à 18:02 René P.

    A M.Facal

    Comme toujours j’ai bien aimé votre prestation de dimanche soir à « Tout le monde en parle ». Cependant, j’aurais aimé que vous demandiez à André Pratte et au ministre Bernier de préciser ce qui marche de si bien pour le Québec dans le Canada. Ils parlent mais ne démontrent rien. Le Québec recule du point de vue autonomie, on va vers l’assimilation à long terme et ces deux collaborateurs ne cessent de nous dire que ca va bien. C’est vrai qu’il n’y a de pire aveugle que celui qui ne veut pas voir…

  46. le 05 mar 2008 à 8:59 marilou

    …tout le monde à besoin de collaboration pour construire, fabriquer, rénover, instaurer,installer quelque chose que ce soit un pays ou simplement la progression d’un autre pays , Les mots collaborateurs ne sont pas préjudiciables, ils veulent dire que les gens travaillent, étudient,fonctionnent,font vivre d’autres personnes,bref, ils sont vivants dans le monde d,aujourd’hui,ils ne tournent pas en rond,ils ne se trainent pas les pieds, ils évoluent avec le reste du monde, j’Aime mieux voir quelqu’un qui est bon collaborateur qu’un autre qui vit aux dépends de la société,et si il y en a qui les traitent de  »collabo »il faut faire attention à ces mots, les derniers qui les ont dits étaient des amis de M,Hitler,,et nous avons vu ce qu’il à fait avec ceux qui n,étaient pas d’accord avec ses idées–,la liberté de dire ce que l’on veut est l’ un des droits de la démocratie,—- :-!o! —- merci,

  47. le 05 mar 2008 à 10:30 marilou

    ,,,suite-//-en ce jour de tempête hivernale de ce mois de mars, je lis le livre de Sarah Ban Breathnach–L’abondance dans la simplicité..la gratitude au fil des jours..ed.du Roseau,1995-1999, et à la page 95, il y à une belle pensée,–des fouilles intérieures,.¨.Parfois,pour pouvoir avancer;il faut remonter dans le temps, vraiment loin-afin de comprendre tous les événements qui nous ont faits¨ .—-Paule Marshall,—.ce qui me fait aussi penser qu’avant de juger les actions, faits et gestes des gens ,il faut savoir ce qu’ILS ont fait ou ce qu’ils n’ont pas fait, et il a aussi la prière de la sérénité de Reinhold Niebuhr,théologien protestant-//-Mon Dieu, donnez-moi la sérénité d ‘accepter les choses que je ne peux changer;le courage de changer les choses que je peux;la sagesse d’en connaitre la différence,//page 114.—ce livre est rempli de belles et bonnes pensées quotidiennes à vivre en toute simplicité, — merci, ne vous découragez-pas, l’hiver va finir par finir…

  48. le 05 mar 2008 à 10:50 jcpomerleau

    Depuis 3 jours je lis que :(Votre commentaire en en cours d’approbation.). Est ce c’est un problème technique ou autre chose.
    ……..

    (Adam) Si vous en avez ras le ponpon c’est que vous portez ce ponpon trop bas. Pour comprendre les principes et déterminants de la géopolitique il faut être sans humeur. Vous dites: “Je vous donne un exemple, le Danemark qui compte une population similaire au Québec compte aux environs de 30 fois moins de fonctionnaire que le Québec dans le système d’education.”. Vous comparez le Danemark avec le Québec sur le thème de l’éducation, cela tombe bien; j’ai eue l’occasion de répondre à un “expert” de l’institut Économique de Montréal qui brandissait lui le cas de la Suède (qui a réussit une vaste réforme qui a permit de réduire la bureaucratie de 30% réalisant un gain de productivité de 4% en transférant aux 250 communes les responsabilités de la santé, de l’éducation,etc.). Je démontre dans mon texte qu une réforme de cette envergure n’est pas possible dans le fédéralisme:(http://www.vigile.net/Oui-mais-a-deux-conditions-l ). Sur le même thème de la comparaison d’un état optimal vs un demi état (province) dans le domaine de la foresterie; pourquoi la Finlande a 3 des 10 première entreprises au mondes dans ce domaine alors que les provinces canadiennes n’en ont aucune, Et vous trouverez en bas de page la comparaison sur le pétrole et les pêcheries (http://www.vigile.net/Foresterie-la-Finlande-un-modele). Si vous êtes pas convaincu des mérites de l’ état optimal après cela, j’y peut rien. Peut être que votre ponpon est trop bas pour aborder la géopolitique.