Et vous ?
17 mai 2010 par Joseph Facal
Quand le cynisme submerge tout, la nuance et la perspective sont les premières victimes.
Voyez les plus récents sondages. Nos concitoyens reprochent à notre classe politique un manque généralisé d’intégrité.
Oui, je sais, Tomassi, et patati et patata…et je n’excuse évidemment rien.
Pourtant, sur le long terme, malgré les rechutes occasionnelles, le niveau d’intégrité monte. Eh oui…
En 1872, George-Étienne Cartier envoie à Hugh Allan, président du Canadien Pacifique, une lettre dont voici un extrait :
«Cher sir Hugh, les amis du gouvernement s’attendent à ce que des fonds seront versés dans les prochaines élections et toute somme que vous ou votre compagnie avancera dans ce but vous sera remboursée (…). Il faudrait immédiatement pour : sir John A. McDonald 25 000 $, Hector Langevin 15 000 $, sir G.E.C. 20 000 $, sir J. A. (add.) 10 000 $, H. Langevin (add.) 10 000 $, sir G.E.C. (add.) 30 000 $.»
Noir sur blanc. On ne se gênait pas dans le temps.
Et vous penseriez quoi d’un chef de gouvernement qui possèderait la quasi-totalité des chaînes de télévision de son pays et qui ferait voter des lois pour se mettre à l’abri des poursuites judiciaires ? Berlusconi, évidemment.
Mais vous vous fichez de ce qui se passe ailleurs et, de toute façon, votre idée est faite : tous pourris les nôtres.
Ah, mais c’est qu’ils s’accrochent à leur poste de député ! C’est vrai. C’est leur gagne-pain. Et vous, vous ne voulez pas garder le vôtre ?
Ah, mais c’est que rien ne change jamais ! Et vous, qu’est-ce que vous faites pour que les choses changent ?
Ah, mais si, au moins, ils nous disaient la vérité, dites-vous.
Vous réagissez comment quand on vous dit des vérités que vous n’aimez pas entendre ?
Quand on vous dit qu’on ne peut pas avoir plus en travaillant moins ?
Quand on vous dit que demander un effort supplémentaire aux fonctionnaires, aux entreprises et aux riches ne vous dispensera pas de devoir, vous aussi, passer à la caisse ?
Ah, si au moins les meilleurs allaient en politique, dites-vous.
Vous accepteriez de couper votre salaire en trois, de multiplier vos heures par deux, et de devoir vous justifier d’avoir été vu au Centre Bell avec un ami qui est en affaires ? Je parle d’une partie de hockey, pas de vacances à bord d’un yacht.
Et vous déplorez ensuite d’avoir un parlement rempli de gens pour qui la job de député est la plus payante qu’ils n’ont jamais eu !!
Ah, René Lévesque, lui, c’était quelqu’un !
Fichez-moi la paix avec René Lévesque. En 1976, seulement 41% des gens ont voté pour lui. En 1980, à peine 40% voulurent emprunter le chemin qu’il proposait. Vous l’avez canonisé après sa mort.
René Lévesque, justement, disait qu’il fallait aimer son peuple comme il est : avec ses qualités et ses défauts. Je veux bien. Mais ce n’est pas une raison pour ne pas lui tendre un miroir.
Et vous, vous n’avez JAMAIS passé de dépenses personnelles en frais de bureau ? Vous avez toujours déclaré TOUS vos revenus ? Vous avez TOUJOURS exigé une facture sur vos travaux domestiques ?
Allons, allons, je vois d’ici votre nez qui allonge.
Je parle évidemment de façon générale. Que chacun fasse son examen de conscience…mais faites-le.
45 réponses à “Et vous ?”
Hé bien, vous avez mangé du lion aujourd’hui, M. Facal?
La classe populaire en prends pour son rhume; en fait, par votre voix, c’est la classe politique que se cabre devant l’injustice de se voir mettre en totalité au pilori à cause de quelques pommes pourries ou de quelques décisions douteuses.
Et pour être franc avec vous, vous avez probablement raison. Mais cette attitude de la population me semble prendre racine ailleurs que dans les média.
Récemment, j’écoutais une personne, proche du pouvoir, présenter l’opinion à l’effet que la classe politique avait perdu la bataille médiatique de l’image. Que des anecdotes montées en épingle et doublées d’omissions coupables par certains journalistes faisaient mal paraitre des décisions fort raisonnables à la base. Jusque là, rien à y redire.
Où j’ai décroché un peu, c’est quand il se mit à dénigrer les capacités du bon peuple à comprendre les enjeux et les réalités du pouvoir au sein de la société.
Et je pense que le bat blesse particulièrement à cet endroit. Comment espérer que la population ait confiance en ses dirigeants, quand ceux-ci semblent douter de sa capacité à comprendre les enjeux et préfèrent ne présenter que des bribes d’information, quand ce n’est pas carrément lui mentir?
« Ils n’en mourraient pas tous, mais tous étaient atteints », selon Lafontaine; le manque de confiance.
Ha oui…
Signé: M. Tremblay.
[...] This post was mentioned on Twitter by Ian Sénéchal and Ian Sénéchal, Les analystes. Les analystes said: Joseph Facal : Et vous ? http://bit.ly/cdvKxX [...]
Monsieur Facal
« Mais vous vous fichez de ce qui se passe ailleurs et, de toute façon, votre idée est faite : tous pourris les nôtres. »
Pourquoi embarquez-vous là-dedans?
Non, tout le monde ne met pas tous les politiciens dans le même panier.
« Et vous, vous n’avez JAMAIS passé de dépenses personnelles en frais de bureau ? Vous avez toujours déclaré TOUS vos revenus ? Vous avez TOUJOURS exigé une facture sur vos travaux domestiques ? »
Nous ne sommes pas des ÉLUS.
L’exemple ne devrait-il pas venir d’en haut?
Si le ministre du Revenu venait me taper sur la tomate pour une dépense déclarée qui est un peu « borderline » mettons, je pourrais lui demander de s’occuper de la collusion et de la corruption dans sa propre cour avant de venir me faire ch… S’il veut me demander d’être irréprochable, qu’il commence par l’être.
« Vous réagissez comment quand on vous dit des vérités que vous n’aimez pas entendre ? »
Je pense qu’en ce moment, les Québécois savent très bien qu’il faut se serrer la ceinture. Mais l’effort est demandé par un gouvernement incompétent et probablement corrompu, alors ça rue dans les brancards.
On a l’impression que le monstre va avaler tout l’argent qu’on va lui donner sans que rien ne change.
Pas très encourageant, admettez-le.
Hummmmm, à vrai dire je ne me reconnais pas vraiment dans les exemples que vous donnez.
Attendez un peu je vais aller voir mon miroir……………………….. Non Joseph, mon nez est rigoureusement intact. Même taille que tantôt au brossage de dents…
En réalité il me semble que la question que vous posez est celle de la motivation intrinsèque de s’investir en politique.
Est-ce que le pouvoir est un instrument de définition de soi ou est-ce un moyen dont on peut disposer pour agir en vue du bien commun ?
Je sombre peut-être dans l’angélisme. Mais pourtant, ce à quoi l’on s’attend, n’est-ce pas à ce que ceux qui dirigent «le char» de l’État le gardent sur la route ?
Est-ce que l’on ne s’attend pas à ce que ceux qui disposent du pouvoir, soit les moyens d’agir, l’utilisent à bon escient pour faire avancer la société? Que les valeurs que l’on proclament soient partagées par ceux qui aspirent au pouvoir ?
Si le travail au noir prolifère, n’est-ce pas d’abord parce que le petit peuple est profondément convaincu que ceux qui dirigent l’État s’en mettent plein les poches, et que la gestion des affaires publiques est un immense plat de jujubes.
Vous banalisez d’une certaine manière, entre autres turpitudes appréhendées l’affaire Tomassi. Mais au fond, quelles seront les conséquences pour Tomassi ? Anne ma soeur anne, ne vois-tu rien venir ? Ben non. il va peut-être démissionner. Mais il va tantôt être nommé quelque part, récupéré par sa gang reconnaissante. Il a fait une bonne job…
On avait bien ri quand Ryan avait décidé de passer au crible la moralité de ses futurs députés.
Mais sur la questionque vous posez, pour le moment je pense que tant que député sera une perspective de carrière, des gens s’y investirons pour faire carrière.
L’homme politique pour lequel je continue d’avoir la plus grande admiration reste Lucius Quinctius Cincinatus. Il a fait la «job», régléles problèmes, puis il est retourné s’occuper de ses affaires. Apparemment il n’a pas eu besoin d’un code d’éthique ni d’un Commissaire à l’éthique, pour avoir un comportement …éthique!
http://fr.wikipedia.org/wiki/Lucius_Quinctius_Cincinnatus
Gilles
« Mais il va tantôt être nommé quelque part, récupéré par sa gang reconnaissante. Il a fait une bonne job… »
Comme Charest. Venu au Québec pour « régler » le « problème » de la souveraineté, il aura réussi à nous mettre à terre avec la CDPQ, le CHUM qui n’aura pas avancé d’un iota, etc.
Et c’est ça qui nous demande de nous serrer la ceinture. Ben oui, j’ai tellement le goût, faites-moi donc deux trois autres trous, la mienne est rendue au bout…
M. Facal
Je ne crois aucunement que tous les politiciens sont des pourris; c’est Jean Charest et son ministre Dupuis qui tentent de le faire croire pour se dédouaner des allégations de corruption à l’égard du PLQ.
Au contraire, je crois que la grande majorité des élus effectuent un travail colossal et mal payé et qu’ils sont honnêtes.
N’oublions pas que René Lévesque a obtenu près de 50 % des votes lors de sa réelection en 1981. Et qu’il n’a pas hésité à s’aliéner une grande partie de sa clientèle en coupant et en gelant le salaire des employés du secteur public, ce qui a pavé la voie au retour de Bourassa au pouvoir.
Se serrer la ceinture: tout le monde est d’accord. Mais il faut en être capable. Ce que le monde ne digère pas, c’est que le gouvernement Charest ne donne pas l’exemple.
En passant, je constate que plusieurs internautes ne s’identifient pas et qu’ils sont quand même publiés…
«Et vous, vous n’avez JAMAIS passé de dépenses personnelles en frais de bureau ? Vous avez toujours déclaré TOUS vos revenus ? Vous avez TOUJOURS exigé une facture sur vos travaux domestiques ?» JF
Oui. Non. Non.
Le plus curieux est sans doute que personne ne m’a demandé de quel client ais-je quelques cartes pétrolières ou de crédit, pas erreur ou hasard.
Plus curieux que ça, c’est que nous en sommes déjà dix-sept jours passé la date limite et je n’ai pas encore reçu un texto de notre espion, «poches profondes», confirmant que la déclaration fiscale 2009 de Joseph Facal a été reçue. Ah ben !…
Vraiment curieux, tout ces «vous». Vraiment étrange !…
SP
Le niveau d’intégrité monte, sans doute, mais il pourrait être meilleur. Je suis loin d’être cynique, mais je me dis que le système a une part importante à jouer dans ce manque d’intégrité. L’existence même d’une « classe politique » est problématique. Je vous évite la longue liste d’argument que vous connaissez sans doute et qui remontent à des textes de l’encyclopédie (1751 à 1772).
La mondialisation nous amène à se poser la question. À quel moment la corruption devient trahison des intérêts nationaux ? C’est la question que je soulève dans ce texte publié le 11 mai 2008:
……….
L’ordre marchand c. l’État-nation
Les pions, Sarkosy et Charest
La mondialisation de l’économie a produit une nouvelle bourgeoisie, la « Superclass », qui dans sa marche pour dominer le monde a la particularité d’avoir abandonné toute référence à une loyauté nationale.
Un des papes de cette élite, M David Rockefeller, a communiqué sa vision de la philosophie de l’ordre marchand lors d’une réunion du fameux groupe Bidelberg à Baden-Baden (Allemagne) en Juin 1991 : « (…). The supranational sovereignty of an intellectual elite and world bankers is surely preferable to the national auto-determination practiced in the past centuries. »
L’ordre marchand est donc confronté à l’État-nation qui, quand il est dirigé par des politiciens voués à l’intérêt national, peut être un frein à ses ambitions. Tous les moyens sont bons pour neutraliser ce seul rempart qui reste pour s’opposer à ses visées et défendre la démocratie : la déstabilisation de l’État, sa destruction, ou plus simplement, placer des pions politiques prêt à brader l’intérêt national pour un gain personnel. Ce qui est exactement le cas avec Sarkosy et Charest qui s’affichent sans gêne.
Les deux dansent sur la musique d’un membre éminent de la Superclass : Paul Desmarais, qui possède la moitié des médias du Québec (Gesca-La Presse). Ne comptez par sur ces « gardiens du pouvoir » pour défendre l’intérêt national du Québec.
Ne comptez pas non plus sur la Société Radio Canada, puisqu’elle a une entente secrète avec Gesca qui a été révélée grâce au travail acharné de M Patrick Bourgeois (Journal Le Québécois). Mais comptez plus sur le Journal de Montréal, lequel fut mis en demeure par Gesca, lui ordonnant de ne pas donner suite à cette histoire d’entente secrète. C’est le contraire qui s’est produit : Le J de M a fait écho au travail de M Bourgeois à quelques reprises depuis. Et en rajoute. Aujourd’hui (10 Mai 2008, p 21), M Chartrand consacre un article édifiant sur l’influence de Paul Desmarais sur le « pion » Sarkosy, pour conclure : « Y a-t-il encore quelqu’un qui doute de l’influence que possède le milliardaire canadien sur le président de la France ? Et surtout sur la question du Québec ? »
……
Bonjour Monsieur Facal,
« Je suis étonné. Parce que j’attaque ces gens immondes et corrompus, vous me posez la question » Et vous? »
« Je ne veux pas jouer les grands justiciers ni les grands inquisiteurs. Il me semble que ma préoccupation, mes attentes que nos élus et le gouvernement soient honnêtes et transparents (oui, presque parfaits) devrait attirer des louanges à mon égard, non? Ces valeurs qui m’animent, ne sont-elles pas dignes d’admiration? N’est-il pas question, ici, de grandes valeurs nobles dignes d’une admiration totale qui me met à l’abri de toute critique ? Sans être pâmé, ne trouvez-vous pas que les sentiments à la base de ma préoccupation sont grands et beaux ?
« Vous voudriez peut-être me demander pourquoi je m’intéresse seulement à démasquer des gens du parti adverse au mien ? N’avez-vous pas compris, ce sont eux les pourris. Les membres du parti que j’ai choisi, Dieu merci!, eux, ils ne sont pas comme ça. Eux sont presque purs. C’st pourquoi d’ailleurs je leur donne mon appui aveugle. Ça tombe bien parce que, comme toute personne intelligente, comme moi, le comprend facilement, ce sont eux qui sont tout indiqués à remplacer les pourris. Non? «
Bonjour,
……… « Quand le cynisme submerge tout, la nuance et la perspective sont les premières victimes. » J.Facal
Quelle entrée en matière! Boileau serait fier de vous ! Je le dis sérieusement.
Cette phrase (en 14 mots) résume bien le restant de votre texte qui porte sur :
- le jugement des politiciens par le peuple.
- les nuances qu’il ne fait pas, parce qu’il ne se regarde pas dans le miroir.
- en oubliant en plus, de revisiter le passé qui lui permettrait de relativiser la situation présente.
D’être plus compréhensif, quoi!
Je vais donc plus tard étayer mon point de vue sur ces deux victimes.
***
Nos dirigeants politiques actuels au pouvoir affirment que tous les partis sont pareils : vous voyez le sondage de Gesca auprès du peuple le confirme noir sur blanc!
Certains dirigeants passés(LB et MD) nous disent même — à la demande de qui et pourquoi vont-ils au front ? — que nous avons tort d’être submergés de cynisme : c’est la faute à l’opposition dit l’un(LB) ; « le climat s’est dégradé, ce n’était pas comme cela dans mon temps » : « Quelqu’un a même traité le premier ministre de menteur. Personne n’aurait dit ça de Jacques Parizeau. Personne n’aurait dit ça de Robert Bourassa, de Jean Lesage. Le respect de la fonction, je trouve qu’il a perdu des plumes. »
L’autre(MD) de répliquer : « Moi, j’ai fait face à quelques premiers ministres. La façon dont Jean (Charest) traite ses vis-à-vis, tu n’aurais jamais fait ça. Tu n’y aurais même jamais songé. Ce qu’il dit, de l’autre bord, M. Parizeau n’aurait jamais dit ça, et toi non plus. »
LB, ne dit mot… Bizarre ce silence !
Un journaliste éditorialiste à La Presse fait même la promotion du cynisme, après avoir lui-même probalement formulé les questions du sondage, puisque payeur !
Alors…si Gesca le dit, c’est que c’est vrai, non? Nous a-t-on manipulés ?
***
« Et vous? », dites-vous.
En attendant, je fais mon premier « mea culpa » :
j’avoue avoir de la largeur de ma langue tondu l’herbe tendre d’un pré…
Mais je suis seulement un ane, moi !
Bonne soirée,
JRD
N.B. Ma femme m’a dit que vous aviez soulevé plusieurs lièvres sur lesquels réfléchir…
Mon idée principale est que nos concitoyens portent un jugement trop global, injuste et dépourvu d’autocritique sur notre classe politique. Désolé, mais ce que je dis est attesté par de nombreux sondages récents qui, évidemment, donnent un portrait d’ensemble et pas de détail de l’état d’esprit populaire.
Si plusieurs d’entre vous estimez être des exceptions, je m’en réjouis pour vous et vous en félicite, mais cela ne change rien au constat général. Des exceptions n’infirment pas une tendance.
Évidemment, si X ou Y se sent visé et prend «ça personnel» parce qu’il n’est pas capable de détachement et de sérénité, je crains que ce ne soit pas moi qui ait un problème. Enfin…
Bonjour
Voici cinq siècles l’Europe a écrasé le reste du monde et a sur-exploité les ressources naturelles. Progressivement depuis environ un siècle la classe moyenne en occident a profité de cette situation maintenant nous assistons a un retour à la normale et la classe moyenne occidentale ne veut pas le reconnaitre. Elle tente de maintenir ses acquis à crédit tan au niveau financier qu’environnemental. Les faits sont têtu et il nous faudra accepté l’inévitable tout ou tard.
Si nos politiciens sont si compétents et travaillants que cela, comment expliquer notre dette de 220 milliards, nos 450 000 assistés-sociaux, nos 300 000 chômeurs, notre système d’éducation tout croche, notre système de santé à la dérive, nos routes trouées, la corruption au niveau municipal et provincial, les commissions scolaires qui gaspillent, le haut taux d’analphabétisme, etc, etc. ? Il est peut-être vrai que nos politiciens font des 70 heures par semaine, mais ils travaillent mal et la plupart de ce temps de travail consiste à lever des fonds pour leur parti. Je reproche surtout aux politiciens leur méconnaissance des questions économique et leur manque de courage. Nous ne sommes pas blancs comme neige, nous citoyens. Mais , nous, nous n’allons pas fouiller dans les poches des autres. Les « red carpet people » de la politique doivent retomber sur terre et écouter le peuple.
Donc, si je vous suis bien, monsieur Desbiens, le chômeur, le décrocheur et l’assisté social n’ont aucune responsabilité personnelle dans leur malheur. Et nous, comme électeurs, n’y sommes pour rien si la dette fut contractée pour acheter notre vote. Hé ben…
Il est bien possible Joseph, si vous permettez, que l’on puisse dire que le chomeur, le décrocheur et l’assisté social aient une grande part de responsabilités dans leur situation. Encore que ça se discute selon moi.
Mais avouez que ces gens subissent les conséquences de leurs gestes ou de leur attitude. Ils sont l’objet d’un rejet public, ils sont vilipendés, on les punit de diverses façons. On ne se gêne pas pour crier haro sur ces baudets qui ne sont après tout que les rognures de la société. Et ils n’ont pas de pouvoir, ni les moyens ni la force de se défendre.
En revanche il ne se passe pas une journée depuis quelques temps où l’on ne prenne connaissance de turpitudes, de mauvaise gestion, d’erreurs coûteuses de prévision, de dépenses faramineuses, d’abus de pouvoir. Et ils sont protégés par la Caste à laqelle ils appartiennent.
Prenez le député de Rivière du Loup. Nous savons qu’il a probablement commis plusieurs infractions à laloi sur le Lobbyisme. Il a avoué une faute, payé une amende, puis, les mains proprespropres propres il a réintégré la horde libérale comme si de rien n’était.
On ne saura jamais combien d’autres délits de même nature il a commis. Tout reste enterré on ne saura rien.
Le nouveau scandale qui éclate ce matin même c’est l’affaire Telus à la ville de Montréal. Parait que le contrat qui vient d’être rendu public a coûté beaucoup plus cher, beaucoup trop cher, et que quelques fonctionnaires on manoeuvré de façon nébuleuse et à la fin le tiroir caisse de la compagnie s’est mis à tinter joyeusement.
Quelles sont les conséquences pour les décideurs qui ont entraîné ce désastre ? Comment ça se traduit après que l’homme ou la femme politique aura solennellement dit j’assume ? Rien. Nada. La vie continue et c’est business as usual…
Je suis du même avis que josée Boileau. Ce n’est pas le cynisme qui nous habite nonobstant ce qu’en pense votre ami Lulu. Ce qui nous habite, c’est la rage et la colère. Yen a marre Joseph de toutes ces cochonneries, yen a marre!
Et fichez nous la paix avec l’os… de dette. C’est pas les chomeurs qui créent la dette Joseph. C’est ceux qui ont le pouvoir de prendre des décisions et qui font n’importe quoi avec notre patrimoine collectif.
Monsieur Facal,
Nous sommes dans un cercle vicieux. Si les politiciens ne font pas de promesses coûteuses, ils ne sont pas élus. Si les politiciens ne font pas de promesses, les gens ne voteront pas…Les gens veulent des « cadeaux » gratuits de l’État.Nous portons une grande responsabilité en tant que citoyens sur ce qui arrive. C’est vrai. Quant aux assistés sociaux, l’État par ses politiques sociales et économiques, incite les gens à demeurer sur ce « système ». Qui est le plus responsable de notre situation actuelle ? Citoyens ou gouvernement ? Les deux. Je l’admets.Mais n’est-ce pas déresponsabiliser le gouvernement en disant que les citoyens sont resposables de ce qui se passe ???
Tout à fait d’accord avec vous Monsieur Facal.
Monsieur Facal,
J’éprouve beaucoup d’admiration et de respect pour la fonction d’élu. Ils travaillent beaucoup plus que 70 heures par semaine (Vous en savez quelque chose); il faut méconnaître les arcanes de la vie politique pour affirmer que les élus travaillent mal et qu’ils passent la plus grande partie de leur temps à collecter des fonds.
Les députés à l’Assemblée nationale( je parle d’eux parce que je connais moins bien les députés fédéraux )sont des travailleurs acharnés. Ils passent chaque lundi dans leur comté à écouter les doléances de leurs commettants et cela dure souvent jusqu’à 21H30. Le reste de la semaine, ils siègent à l’Assemblée quand ils ne sont pas en commission parlementaire. De plus, les fins de semaine sont consacrées à assister à des évènements non-partisans dans leur comté (passage obligé). Je me demande où ils trouvent le temps de s’occuper d’eux-mêmes et de leur famille. Je serais pas étonné d’apprendre que le taux de séparation ou de divorce chez les élus soient plus élevés que dans la population en général. Enfin,je ne ferais pas leur travail, même pour 150 000 $/année.
Je crois par contre que le cynisme des citoyens à l’égard de la classe politique est alimenté par le gouvernement Charest, qui, acculé au pied du mur par les allégations de favoritisme, de corruption et de financement illégal, tente, pour se dédouaner, de faire croire aux gens que tous les élus sont pourris. Je peu aisément comprendre pourquoi vous avez quitté la politique. Vous deviez en avoir assez de cette vie de fou. Vous dites avoir retrouvé votre liberté de parole. Soit. Mais vous avez pu vous consacrer davantage à vos projets personnels et à votre famille. D’ailleurs, je me suis souvent demandé où des dirigeants politiques français trouvaient le temps pour écrire des livres.
Je crois que les décrocheurs et assistés sociaux ont une part de responsabilité quant à leur situation, mais que la société et surtout leurs parents ent ont une également. Je ne rangerais pas les chômeurs dans la même catégorie, car souvent ils sont victimes de la fermeture de leur entreprise ou du ralentissement des activités; de plus, ils ont amplement contribué à la caisse de l’assurance emploi pour mériter leurs prestations.
Vous semblez être en » réserve de la République », comme on dit. J’ai hâte de connaître vos intentions. Vous savez que beaucoup de Québécois croient en vous.
Je dis en fait deux choses :
a) cessons de mettre TOUS les problèmes exclusivement sur le dos de nos élus; ce ne sont tout de même pas eux qui prennent la décision d’abandonner l’école à la place du jeune; il y a en jeu des responsabilités individuelles ET collectives, me semble-t-il.
b) soyons un peu plus nuancés dans notre appréciation de nos élus; ils sont moins corrompus qu’avant et qu’ailleurs; cela ne signifie pas qu’il ne faille pas prendre au sérieux leurs manquements à l’éthique.
Au fond, posez-vous la question : qu’est-ce qui peut sortir de bon d’une condamnation générale et sans nuance ? Absolument rien. Hurler avec les loups ne mène à rien et c’est trop facile. Un examen de conscience personnel de temps en temps ne fait pas de tort non plus.
Qu’est-ce qui peut sortir de bien d’une condamnation sans plus de nuances, sur les décrocheurs ? C’est tu bien stimulant d’aller à l’école, quand on ne voit pas où ça mène ? Quand on vit dans une famille disfonctionnelle où les parents sont immatures ? Quand on a faim tous les jours ?
N’y a-t-il pas en jeu des responsabilités individuelles des «décideur» qui prennent des décisions douteuses aux conséquences dont en bout de ligne c’est encore et toujours la population qui casque ?
C’est quoi être responsable ?
Tous les problèmes ne sont pas le fait des élus on s’entend. Mais dans la société la place qu’occupent les élus est prépondérante à bien des égards. Et les dégât que l’on observe sont le fait des élus.
Bonjour Monsieur Facal,
Il était un temps où la chose publique était assez simple. Le plus important ministère était celui de « la voirie », l’instruction se limitait plutôt aux écoles de campagne, les religieuses s’occupaient des hopitaux, on était en train d’ « électrifier les fermes » … Ainsi, les dossiers des députés étaient peu complexes. Les livres des finances ressemblaient à ceux d’une grosse OSBL d’aujourd’hui. Les possibilités qu’ils se trompent dans une déclaration étaient plutôt minimes et, si cela survenait, les journalistes n’étaient pas outillés comme aujourd’hui pour être tenus au courant et les média n’avaient pas encore développé les approches raffinées d’exploitation de la nouvelle pour la présenter apprêtée à toutes les sauces et la réutiliser sous forme de versions dérivées.
De nos jours, l’individu qui considère l’option de se présenter en politique ne peut faire autrement que de penser aux conséquences de ces surprises dont la nouvelle réalité est parsemée. Ici, je ne parle pas des vendeurs ou des fonctionnaires qui considèrent la possibilité d’augmenter leurs revenus et fonds de pension de 20 à 50 %. Je parle de ceux qui se sont construit un cursus estimable en suivant une ligne de conduite caractérisée par l’effort et de belles qualités personnelles. Cet individu sait très bien que maintenant, en politique, les « dirigeants », ministres ou députés, ne peuvent être au courant de tout et qu’ils ne possèdent pas un contrôle étanche sur tout ce qui sera entrepris dans l’organisation du gouvernement pendant leur terme. Mais ils savent qu’ils auront à répondre à l’opposition en regard de toute anicroche relevée. L’opposition, ce n’est pas seulement les députés des autres partis, c’est aussi les journalistes qui utilisent l’information et la traitent de façon à amener de l’eau au moulin des presses de l’éditeur. Dans le traitement de la nouvelle, un principe est très important, à savoir qu’il faut mettre en relief les aspects qui choquent (journalisme créatif bienvenu). Un jounaliste d’enquête, créature relativement récente, n’existe qu’en fonction de ce qu’il produit. La pression est forte en ti-ti.
Cet individu devra prendre tout cela en considération. Il sait que quand on l’associera à une irrégularité, que la merde r’volera, qu’on fera partir les ventilateurs. C’est tout un gamble. Ça peut être dur sur l’ego. Surtout quand on pense que les hommes et femmes de cette trempe occupent au départ des postes intéressants sur les plans des gratifications et du respect.
Donc Gilles, si des parents sont immatures et nuisent à leur enfant, c’est aux politiciens de «réparer» ça ?! Je refuse de croire que vous soyez sérieux…
le 18 mai 2010 à 7:26 Joseph Facal
Donc, si je vous suis bien, monsieur Desbiens, le chômeur, le décrocheur et l’assisté social n’ont aucune responsabilité personnelle dans leur malheur. Et nous, comme électeurs, n’y sommes pour rien si la dette fut contractée pour acheter notre vote. Hé ben…
La semaine dernière, au Québec moderne, budget de 64 milliards semble-t-il, on m’a dit…
- Un organisme de bienfaisance distribue 220,000 petit déjeuners à des petits mômes, qui ont faim. Comme à Port aux Princes.
- Le gouvernement du Québec fournit 1,1 millions pour l’acquisition et le dressage de chiens d’assistance.
- Le gouvernement du Québec fournit 400,000 $ pour la nourriture et le toilettage de ces chiens d’assistance.
Pardonnez-moi si j’avoue que je comprends mieux ce qu’il y a dans les chiffres en dollars, que ce qu’il y a dans la tête des politiciens véreux à Québec.
Dites-moi, est-ce comme ça qu’on achète des votes ?… .
sp
Je refuse Joseph de croire que vous ne comprenez pas ce que je veux dire.
Cela dit calmons nous si vous voulez bien. Je ne me fais pas une spécialité de vous contredire.
Mais je maintiens que les gens qui se battent pour être élus et jurent par tous les dieux connus et inconnus qu’ils sont intègres et compétents doivent l’être.
Et quand ils cafouillent comme on en a sous les yeux une pléthore d’exemples actuels, ils doivent assumer. Et assumer dans mon esprit ça ne veut pas simplement dire oups je me suis trompé.
Quand on jongle et joue avec des millions de fonds publics et qu’on fait des erreurs de 50% toujours en plus cher, toujours sur le bras de la population qu’on ne vienne pas me dire qu’on est dans un système de responsabilité assumée.
D’où il vient le déficit? À cause de l’existence des services publics ou à cause de la façon dont c’est géré ?
M. Facal,
Votre chronique ET VOUS ? visait vraisemblablement à faire prendre conscience aux gens qu’ils doivent cesser de blâmer les politiciens pour leur déboires et examiner leur propre responsabilité. Il ne semble pas que beaucoup d’internautes acceptent cela.
Par contre, il est indéniable que pour durer, un politicien ne peut pas dire tout ce qu’il pense; la langue de bois est donc de mise. Une exception : Jacques Parizeau, mais cela lui a nui.
Je suis d’accord avec vous que ce n’est pas le rôle des politiciens de compenser pour l’immaturité des parents. Le décrochage scolaire est un problème à multiples facettes qui doit être abordé par tous les acteurs du système et le gouvernement a un rôle à jouer, notamment par des politiques familiales mieux ciblées, par l’abandon des diplômes de complaisance que les écoles octroient et par la réduction de la bureaucratie dans les commissions scolaires afin d’utiliser les sommes épargnées pour rembaucher des orthopédagogues, des psychologues et des travailleurs sociaux ainsi que des conseillers en orientation.
Je voudrais ajouter à mon précédent commentaire que , bien que ne les ai pas nommés, les principaux acteurs du système scolaire sont les parents. Lorsque mes enfants étaient au primaire et au secondaire, les parents qui se présentaient aux rencontres à l’écoles étaient ceux dont les jeunes étaient dans la moyenne ou au-dessus. Les professeurs me disaient que les parents qu’ils voyaient étaient ceux dont les enfants échouaient ou avaient des notes médiocres.
Comment responsabiliser ces parents, qui confient leurs enfants à l’école et s’en lavent les mains ensuite ? Ce phénomène s’inscrit dans la mouvance de ce que vous déplorez, soit de s’en remettre aux autres et de les accuser de ne pas tout faire pour eux. Cette mentalité » d’assistés » constitue le plus gros handicap pour le développement du Québec.
Bonjour,
Ça se pourrait-il que le peuple – n’ayant pas d’exutoire (2 -3 ans à attendre) – soit en « maudit » et l’exprime par le cynisme et le désabusement? Oui, ils sont en « chr ist » en commençant par les fédéralistes qui gardent le silence! C’est très révélateur.
La promotion de la nuance ou du silence en politique est devenu reine au pays du Québec : on a juste à penser à Gesca dont les principaux chroniqueurs (incluant l’édito) se taisent, presque, depuis plusieurs mois. Pourquoi ?
Petit exemple : est-ce normal alors que des déclarations fracassantes d’un sous-ministre (George Lalande), d’un particulier (le Dr. Carol Villeneuve) et surtout de Pierre Chagnon (bâtonnier du Qué), n’apparaissent même pas sur cyberpresse ? Alors que Jean Charest, avec une déclaration ridicule, de désespéré, a droit avec photo : » Charest accuse Marois d’exploiter la maladie de Béchard »
C’est très inquiétant, non?
Résultat, comme vous le soulignez à votre tour, nos député(e)s, excellents en très grande majorité (et souvent rmenottés par la solidarité), sont garochés au dernier sous-sol ; presqu’aux vidanges.
Monsieur Facal vous avez le devoir « de parler vrai » et dire la vérité au lieu de nous culpabiliser en soutenant que nos politiciens sont le reflet de notre société (même si l’adage le dit).
Mme Chouinard a raison : pouquoi vous embarquez la dedans ? Je ne vous reconnaît plus, là !
Être loin ne vous permet pas — avec tout le respect que je dois à mon hôte — de nous donner vous aussi des leçons.
Qui alors, va donc se lever pour dire enfin par qui le mal vient ? Pourtant ce qui se passe est très grave, on ne parle pas ici de travail au noir ; les québécoises (s) parlent d’un premier ministre qui par ses comportements passés et présents, laisse perdurer une telle crise… Pouquoi ?
Voilà la vraie question qui devrait vous intriguer ?
Je sais, je sais, la vie est dure, mais aux âmes bien nées, la valeur…
Pour ce qui est de la « perspective », ce sera le sujet de mon 3ème et dernier commentaire,
Bonne journée,
JRD
Je trouve que M. Facal a parfaitement le droit de sensibiliser les citoyens quant à leurs responsabilités.
Par contre, je trouve complètement déplacés et hors propos les accusations de Charest et du ministre Béchard à l’égard de Mme Marois. Cette dernière n’ a jamais dit que la maladie de M. Béchard permettrait à l’opposition de renverser le gouvernement qui pourtant doit partir. Mme Marois sait compter et que Béchard soit présent ou non au Parlement n’entamera jamais la majorité libérale. Par ses propos, Jean Charest contribue à augmenter le cynisme des citoyens face à la classe politique. Déplorable et découragant.
M. Facal,
Je pense que la politique est devenue une sorte de télévision. On choisit le poste qui nous en donne le plus, que l’on soit fonctionnaire, syndiqué, indépendantiste ou homme d’affaire. Pour ceux qui paient le câble, ils finissent trop souvent par choisir de fermer l’écran, aucune émission ne leur étant destinée de toute manière.
Ainsi, quelle responsabilité est nécessaire face à la politique? La vie continue peu importe pour qui l’on a voté, comme une télévision qui joue dans le salon. Les situations que l’on juge critique aujourd’hui ne seront plus à l’affiche dans quelques jours.
On change de poste, on oublie les gens qui meurent à attendre dans les hôpitaux, on oublie les milliers de jeunes décrocheurs, on oublie qu’il faudra payer la dette.
De toutes façons, on trouvera toujours 125 personnes pour se porter candidat. Si ça va mal, ce sera de leur faute.
Désolé, je suis un peu déprimé ce soir, le Canadien a perdu.
Marc Tremblay
Quel bel exemple Charest nous donne effectivement. Cet homme est à la tête de la nation. Et il en est indigne. IN-DI-GNE. Non seulement il ne se tient pas « au-dessus de la mêlée comme un homme d’état » mais il nivelle par le bas. Sans cesse. Même quand Marois lui pose des questions fondées, sensées, sérieuses voire GRAVES, il répond en CLOWN. De la diversion, de la mauvaise foi.
Même Marissal ne mord pas:
« Celle-là, c’est la meilleure de la session: Jean Charest accuse Pauline Marois de faire de sombres calculs sur l’état de santé de Claude Béchard!
Ben non, M. Charest, Pauline Marois ne faisait que de l’arithmétique en soulignant que M. béchard est absent de l’Assemblée nationale.
Vous, vous faites de la diversion, le plus vieux truc dans le livre politique lorsqu’on sent la soupe chaude… »
« Et vous, vous n’avez JAMAIS passé de dépenses personnelles en frais de bureau ? Vous avez toujours déclaré TOUS vos revenus ? Vous avez TOUJOURS exigé une facture sur vos travaux domestiques ? »
Et vous, monsieur Facal, que répondriez-vous à ces questions?
Donc, il est éthique de mentir au peuple parce qu’il ne veut pas entendre la vérité mais jusqu’où est-il éthique de lui mentir?
C’est vrai que le peuple n’aime pas la vérité quand elle fait mal mais si la majorité des politiciens étaient assez honnêtes pour la lui dire, peut-être finirait-il par l’entendre.
Carole Chouinard,
Je n’ai pas saisi votre phrase sur Marissal. Je retiens par contre sa chronique d’hier sur le leadership de Mme Marois.
Parce qu’elle n’a pas réussi à imposer ses vues sur la réduction de la bureaucratie, Marissal conclue que le PQ n’a pas de programme politique. Mme Marois, lors de prédents colloques, a réussi à imposer ses vues sur l’identité et la création de la richesse. Elle n’a pas réussi en fin de semaine, ce qui ne veut pas dire que le débat est clos. Cela signifie que le PQ est un parti où la démocratie règne, contrairement au PLQ où la docilité ( servilitè ) est reine, malgré que Charest n’a aucun programme politique et qu’il n’est là que pour l’argent.
Mais à quoi s’attendre d’autre d’un chroniqueur de La Presse qui ne dit rien sur la turpitude des libéraux et qui s’acharne sur un parti d’opposition ? On ne mord pas la main qui nous nourrit…
Je persiste à croire que Mme Marois est prête à diriger notre gouvernement.
Marc Tremblay
Je veux dire que même Marissal, qui travaille pour la grosse Presse fédéraliste, trouve que Charest charrie dans sa réaction concernant Béchard.
Carole Chouinard
Je ne met pas en doute votre propos sur Marissal.
Je ne vois toujours pas où Marissal a fait cette affirmation. Vous pouvez m’éclairer ?
Ca vaut la peine de lire la chronique de Gil Courtemanche dans Le Devoir de samedi dernier. Il soutient que malgré les turpitudes du gouvernement Charest, la majorité des personnes qui qui vont en politique ne le font pas pour s’enrichir ou favoriser leurs amis. Il dit par contre que la paralysie, l’inaction morale et éthique de ce gouvernement a convaincu une majorité de la population que la pourriture était la règle plutôt que l’exception.
Le gouvernement Charest a détruit le contrat social sur lequel repose la vie démocratique en afirmant que tout le monde politique est pourri. On a vu, dit M. Courtemanche, dans d’autres pays et aussi ici les conséquences de cette situation. La première est la désaffection politique, la deuxième, le retrait par l’absentéisme électoral et, finalement, une sorte de sentiment qui laisse penser que, si les règles ne s’appliquent pas aux politiques,, elles ne sauraient conduire la vie des citoyens. Quand la croyance en la démocratie fout le camp, c’est aussi le tissu social qui se désagrège. De toute évidence, ce n’est pas ce genre de considération qui inquiète ce gouvernement, pour qui la démocratie se résume à la loi du plus fort et du plus riche.
Voila des propos, selon moi, qui s’inscrivent dans la foulée de l’article de M. Facal et qui permettent de comprendre que le contribuable n’accepte pas de se serrer la ceinture à la demande d’un gouvernement corrompu, cynique et qui ne donne pas l’exemple, bien au contraire.
Je souhaite que ce gouvernement paie pour ce qu’il est en train de faire à la démocratie québécoise.
- Et Moi ?
Je n’accorde pas beaucoup d’importance à tout ce qui se gribouille et se scribouille sur ceux qui grouillent, grenouillent puis s’écrabouillent. Je suis content que d’autres s’occupent de ça. Un gros merci à vous tous qui le faites, et en particulier à M. Facal pour avoir soumis le sujet. Je dirai simplement comme Mme Chouinard, que c’est de la diversion. Et j’ajouterais de la bouillie pour les médias de masse et leurs accrochés.
Avec l’alphabétisation, les choses se complexifient et se raffinent quand elles s’écrivent en plus de se dire. La démocratie parlementaire est maintenant d’une désuétude insupportable. La chose géniale à l’époque a dégénéré à la nôtre en démocrassie.
Les volontaires du bien commun n’ont pas su encore mettre à leur service les développements technologiques récents en méthodes quantitatives et communication aux fins de gouvernance efficiente d’une majorité par une minorité sur un territoire.
L’immobilisme actuel est une phase de notre évolution démographique. Nous serons politiquement en dictature d’une majorité d’aînés sur une minorité de cadets pour une vingtaine d’années au moins si nous intervenons d’ici deux ou trois ans, plus si nous n’entreprenons pas sérieusement et avec audace notre régénération.
audio Jacques Dutronc Et moi et moi et moi
audio Claude François J’y pense et puis j’oublie. Mutatis Mutandis.
Marc Tremblay
« Je ne vois toujours pas où Marissal a fait cette affirmation. Vous pouvez m’éclairer ? »
C’est dans son blogue, sous la rubrique « Politique 101: Opération diversion! » du 18 mai.
Carole Chouinard,
Merci pour l’information.Et que pensez-vous de la chronique de Courtemanche ?
Marc,
Je ne l’ai pas lue.
Carole,
J’ai résumé du mieux que j’ai pu la chronique de Courtemanche (24 mai à 0: 31 . Je voulais seulement savoir ce que vous en pensiez.
Je lis tous les jours les quatre quotidiens francophones du Québec et à part Joseph Facal (excusez-moi pour le frotti-frotta ), la plupart des éditorialistes et chroniqueurs ne font qu’émettre des opinions sans s’appuyer sur une argumentation. Sauf au Devoir où on retrouve encore des analyses.
- J’ai mon voyage !
Par exemple, j’ai été lire « Réflexions sur la politique québécoise » de Frédéric Têtu, mis en référence en commentairesici ailleurs.
En plus d’être sado-maso, les Québécois seraient parano. J’ai mon voyage !
Sérieusement, en plus d’être sado-maso, les Québécois seraient parano. J’ai mon voyage ! Le Général aurait dit je répète au lieu de sérieusement.
Je suis d’accord avec l’axe équité intergénérationnelle de son propos dans une recherche de l’insaisissable étoile décrite émotivement par Jacques Brel dans audio La Quête.
Pour l’axe fédéraliste-souverainiste, d’accord pour une mise un temps à niveau zéro.
Sur l’axe gauche-droite, je maintiens ma position: dans un mouvement de balancier, ce qui est à gauche passe à droite et ce qui est à droite passe à gauche si l’on ne s’assoit pas en parallèle du mouvement, donc perpenticulairement. En parallèle, il n’y a que des hauts et des bas et des avants-arrières dans un monde tridimentionnel. En sociologie, il faut aller plus loin que trois dimensions mais c’est un bon début: âge, genre pour ne pas écrire sexe et une synthèse des autres.
- Vous me suivez ?
Émotivement, j’ai eu quelques réactions défensives; de prime abord Maxime Bernier… Il ne m’intéressait pas, je n’ai pas lu ce qu’on a dit sur ce qu’il a dit récemment et j’ai souvenir de ce qui lui est arrivé quand il était ministre. Devais-je ?
Je ne trouve pas intéressant d’écouter Maxime Bernier. Il a manqué de jugement à quelque reprise et il semble persister avec ses discours, dont le dernier a été tenu à Winnipeg. Il a d’abord dit que les impôts et les taxes sont le prix que nous payons pour avoir une grosse bureaucratie inefficace, qui cherche à intervenir dans tous les aspects de nos vies. Il y a une parcelle de vérité dans ce qu’il affirme, mais il pratique l’information sélective en omettant que ces impôts et taxes servent également à construire et entretenir des routes, à l’éducation et à la santé, à la garde côtière, à la défense, etc…
Mais il a ajouté qu’on devrait abolir les impôts pour les entreprises ( tout en ne mentionnant pas qu’on devrait aussi abolir les subventions qu’on leur accorde). Il dit que ces impôts sont tout simplement refilés aux travailleurs, aux consommateurs et aux investisseurs.
Maxime Bernier n’a pas rappelé Le Devoir hier pour expliquer pourquoi les dirigants et actionnaires n’en profiteraient tout simplement pas pour s’en mettre davantage dans les poches avec une abolition de l’impôt des des sociétés, laissant ainsi le gouvernement et les employés sans véritable avantage.
Vous marquez, Tremblay
J’ai lu ce Maxime Bernier
Quelle différence