Et maintenant ?
8 mai 2007 par Joseph Facal
Bonjour,
La démission d’André Boisclair doit être accueillie avec la retenue et la sérénité qu’un événement d’une telle importance commande. Il serait incorrect aujourd’hui, surtout pour ceux d’entre nous qui le connaissons et avons travaillé avec lui, de refaire la chronique des dix-huit derniers mois.
Je me permets simplement de penser que ce serait une magistrale erreur de s’imaginer qu’un simple changement de chef règlerait, comme par enchantement, tous les problèmes du PQ. La débâcle du 26 mars s’inscrit en effet dans une tendance vers le bas ininterrompue depuis 1994. On peut en déduire que si des problèmes conjoncturels existent indéniablement, des facteurs plus profonds sont aussi à l’oeuvre. C’est la lecture du Québec que le PQ propose aux Québécois qu’il faut revoir, mais dans la fidélité aux idéaux fondateurs de René Lévesque.
Je reste en effet persuadé que la souveraineté et un programme économique et social de centre gauche ont plus que jamais leur place au Québec. Mais quelle souveraineté, quelle social-démocratie pour le nouveau monde qui se déploie devant nous ? J’ai mes idées, mais je veux entendre les vôtres. Allez-y, il paraît que les blogues, c’est fait pour ça. Go !Salutations, JF.
63 réponses à “Et maintenant ?”

Je ne peux que reprendre certaines parties de courriels échangés à ce sujet avec Clément Laberge un peu plus tôt. Par respect pour la confidentialité des échanges, je ne citerai évidemment que les passages pertinents que j’ai écrit moi-même…
André Boisclair a eu un règne très bref, trop bref. Qu’on apprécie ou pas sa personnalité, il faut admettre qu’il a été placé en déséquilibre très rapidement et que le PQ n’est pas un parti facile à gouverner. Il est l’expression de ce qu’est devenu le PQ : incapable de faire passer le message, mais sans réelle volonté ou capacité de remettre le message lui-même en question. Il est plus facile d’abattre le messager.
Il y a trop de tendances différentes au sein du PQ et trop de gens mélangent sans distinction “projet de société” avec “souveraineté”. On peut être de droite et souverainiste, de gauche et fédéraliste, au centre sur les deux plans et dans tous ces cas, ne pas se reconnaître au PQ. Le seul point commun qui regroupe maintenant les membres du PQ, c’est la souveraineté. Cette caractéristique est de moins en moins populaire, il faudra bien un jour l’admettre : je doute que ce concept soit assez fort pour assurer une masse critique qui permet à un parti de conserver une certaine cohérence.
La dernière course à la chefferie, pendant laquelle il a été élu démocratiquement, est très récente. La débâcle du PQ aux dernières élections et la démission prévisible de André Boisclair… C’est ce qui s’appelle assumer les risques qu’on court. Bernard Landry est en grande partie responsable de ce fiasco total: en quittant pour de mauvaises raisons (et un ego démesuré qui ne supportait pas «l’affront» d’un appui qui n’était pas total), il a ouvert une boîte de Pandore qui risque de se referme avec beaucoup de fracas…
Pour moi, c’est une étape de plus vers la mort du PQ et c’est une bonne chose à long terme. Pas parce que je suis anti-PQ pour toutes les raisons possibles, mais justement parce que cet amalgame ne tient plus la route. Il a fait son temps, amené de beau progrès, mais n’a pas su évoluer. C’est un peu ironique que le parti qui fut longtemps le plus progressiste du Québec soit en train de s’étouffer devant sa propre incapacité à bouger et à se remettre en question…
La relève? Vous peut-être, quelques autres politiciens capables d’être aussi solidaires que lucides? Oui, mais de grâce, pas pas sous la bannière du PQ. Cette bannière est trop chargée de symboles pour permettre de grands changements.
Parlez-nous autant de responsabilisation que de compassion, de répartition autant que de création de richesse, de l’importance de l’éducation comme outil de survie de la culture à long terme au lieu de contraintes, d’interdictions et de protectionnisme… Et vous n’aurez à craindre ni l’ADQ, ni les purs et durs du PQ…
Et surtout, conservez le langage clair qui vous caractérise depuis votre départ du PQ, ce parti dont la langue de bois était devenue l’apanage caractéristique.
J’apprecie l’humanisme de ce billet concernant la demission de Monsieur Boisclair.
Monsieur Boisclair merite ce petit moment de repit et, si on etait dans une societe morale, les analystes devraient en profiter pour seulement saluer l’homme qui a fait de son mieux et qui a souffert plus souvent qu’autrement d’attaque contre sa personne.
Monsieur Boisclair a su emflamme des milliers de jeune par son approche et, je crois, qu’il laissera un souvenir imperissable dans la memoire de cette jeune generation pequiste qui a su prendre sa place et, ainsi, realiser en partie l’alliance inter-generationelle si chere a Bernard Landry.
Bravo et merci pour votre retenue monsieur Facal.
P.S: Etant aux USA, aucun accent disponible. Excusez les erreurs…
Je suis un professionel de la santé de 33 ans. J’ai toujours voté “Bleu”. Mais je n’ai acheté ma carte de membre du PQ qu’en 2005, et ce pour André Boisclair. J’aurais aimé qu’on lui donne une vraie chance. Mais une faction du PQ et les éditorialistes de La Presse se sont assurés que cela n’arrive pas. On parlait de ses présumées “gaffes” pré-électorales, nommez-en trois pour y voir…
Le PQ comporte trop de gens aux aspirations différentes, leur seul point commun étant l’Indépendance. Il est de mon humble opinion que le PQ doit réformer son programme pour ainsi délaisser les militants “nuisibles” au bon fonctionnement d’un parti politique complet. Le PQ est un parti, pas une idée.
C’est l’ineffable brasseur VLB dans une sortie au journal Le Soleil l’an passé qui déclarait que l’abandon des francophones hors-Québec par le mouvement souverainiste avait laissé de graves séquelles dans le psyché collectif québécois. J’en suis un (i.e. hors-Québec)depuis bien longtemps et remarque que le discours souverainiste n’a jamais évolué depuis le diagnostic de “dead duck” de Lévesque et de l’urgence de sauver les meubles à la maison. Il me semble qu’un regard plus confiant envers ces minorités même si elles sont dans un état précaire, aiderait le mouvement souverainiste à repenser l’ordre naturel. Il y a une diaspora franco sur le continent américain et un Québec souverain doit en assurer le leadership et inspirer davantage confiance sans que ça soit sous la base du fédéralisme et de ses dogmes (e.g. multiculturalisme et bilinguisme officiel). Voilà mon idée de souveraineté et de social-démocratie pour le nouveau monde qui se déploie devant le Québec!
Je penses qu’outre le nouveau chef, le PQ devra lui être fidèle…beaucoup plus qu’avec messieurs Landry et Boisclair mais surtout plus fidèle à leurs idéologies.
Il faut également que les militans oublie l’idée d’avoir un René Levesque ou un Lucien Bouchard à chaque fois. C’est hommes (ça pourait être une femme) de grande prestence ne sont pas nombreux.
Bonjour M. Facal. Il ne fait aucun doute que le P.Q. doit refaire ses devoirs à plusieurs niveaux. Un parti politique, principalement « indépendantiste », ne peut se permettre de s’autodétruire lui-même (le nombre de chef mis à la porte depuis 1995 en est la preuve) pour ensuite demander aux québécois de lui faire confiance pour construire « ensemble » un pays. Je suis d’accord avec vous sur le point suivant : un changement de chef ne changera rien. Il faut que le PQ se redéfinisse, qu’il se demande sérieusement si ses composantes internes doivent tous demeurés dans ce parti. Peut-être qu’il est temps pour certains d’entre eux de former une nouvelle formation politique : les purs et durs du parti par exemple. En somme, selon moi, s’il n’y a pas de ménage à l’interne (qui comprend l’évaluation de ses membres mais également ses options et ses façons de se reconnecter avec une grande partie de la population qui l’a déserté), on chantera la même chanson dans quelques mois avec peu importe qui sera le nouveau chef. M. Facal, vous intitulé votre chronique Et Maintenant? Bonne question. Cependant, les questions que je me pose (vous pouvez y répondre si vous voulez) sont les suivantes : qui sera, excusé l’expression, assez « fou » pour poser sa candidature pour être chef au P.Q.?, Mais la plus importante est selon moi : est-ce que le parti fera vraiment un examen de conscience pour redevenir un parti politique crédible et reconnecté aux nouvelles réalités socio-économique et politique québécoises?
À chaque fois que le PQ a refusé d assumer son option qui est de réaliser l indépendance du Québec cela s est terminer sur une voie de garage. Sauf sous M Parizeau qui en a fait la promotion clairement et a qui a obtenu les meilleurs résultats de l histoire du mouvement. N eut été de ces résultats qui ont poussé les fédéralistes dans le coins et forcer à gaffer (commandites) la cause de l indépendance serait une risé historique. Il faut que le PQ se refonde comme parti vouer uniquement à la réalisation de l indépendance avec un programme d état simple pour y parvenir et laisse de coté toutes tentation d’ëtre un gouvernement provincialiste,et qu il laisse l ADQ et le PLQ poursuivre une politique de la mendicité vis à vis Ottawa. Si le PQ ne se positionne pas ainsi alors les indépendantistes doivent sortir de là et fondé leur parti. Fini la souveraité hésitation et vive l indépendance, c est tellement plus sain dans parler ainsi.
JC Pomerleau
C’est le temps d’en profiter et d’apprendre à fond nos principes fondamentaux de toute stratégie d’État.
Avec la Loi 99, le Québec s’est reconnu État et personne ne s’y est objecté, rendant caduque la loi fédérale sur la clarté, ou Bill C20. Avec la reconnaissance du Québec comme nation par le Parlement d’Ottawa, par une écrasante majorité, le Québe cesse d’être une province d’empire inféodée à un État post-impérial, centralisateur et unitaire. Dans l’espace continental canadien, celà n’est plus possible. Une nation qui possède les assises de son propre État et un État Nation par le fait même. Comme la Californie, le Québec est maintenant un État Nation.
ET après? Et après, il faut agir comme un État Nation et non comme une province et un peuple habitués à l’inféodation servile. En position de faiblesse, on réclame et on défend ses droits. En position de force, on exerce des pouvoirs, on ne réclame plus de droits.
Essayez et vous allez voir que le Québec n’est pas un État Nation sur papier mais dans l’univers relationnel du réel et concret de la réalité.
Pour agir, il nous faut, comme le conseille le vieux Sun Tsu, savoir connaître les grands principes qui permettent de trouver en toutes circonstances les solutions qui conviennent.
Nous devons nous défaire de ce faux syndrome de la défaite. Nous n’avons jamais été défaits. Et nous devons agir comme État Nation, sur la base, non de lois existantes mais de principes qui transcendent la loi.
René Marcel Sauvé, géographe et auteur de:
Géopolitique et avenir du Québec, et,
Le Québec, carrefour des empires.
Umm, avant l’examen de conscience du parti, une petite suggestion pratique: certains membres, qu’ils soient députés, ministres, anciens, actuels en ont à apprendre sur la loyauté partisane et la vertu de se taire.
J’ai un peu suivi quelque blogueurs souverainistes durant la dernière campagne et c’était vraiment difficile pour eux de défendre leur position. Ils n’avaient quasiment rien d’intéressant à défendre, c’était une position bien difficile à tenir face aux partisans adéquistes par exemple qui étaient clairement plus à l’aise. Les idées promues par le PQ ne sont, pour ainsi dire, pas dans le vent et ce n’était effectivement pas uniquement une question de chef.
Quoiqu’il en soit, bravo pour ce blogue !
(Note : Habituellement, sur un blogue, il n’est pas utile de commencer par “bonjour” ou de signer à la fin. Quand vous publiez un billet ou un commentaire votre nom apparait… du moins telle est la coutume, après libre à chaque de faire comme il le souhaite :)
Monsieur Facal,
Le Parti Québécois n’a plus avantage à promouvoir la souveraineté. Pas parce que l’option n’est plus valable mais tout simplement parce que l’option souverainiste ne peut plus être à la remorque d’un parti qui doit rendre des comptes de “maintenance” aux contribuables.
L’option souverainiste est un idée qui doit germée et éclore à l’extérieur des partis politiques. C’est la seule façon qu’elle progresse.
Je crois qu’il y a moyen de créer un mouvement apartiste, un peu comme le groupe pour un québec lucide qui établira une stratégie communicationnelle qui verra à promouvoir l’idée vers les différentes instances décisionnelles.
Je crois que vous pourriez être le moteur d’un tel mouvement.
Bonne chance.
C’est triste que l’on en soit arrivée là, mais André Boisclair n’avait pu la légitimité nécessaire pour brasser la cage et redessiner le programme et les instances du parti. Malheureusement, il a hérité d’un programme terne et n’aura pas su imposer ses idées. Bien sûr, Boisclair n’est pas complètement sans faute, sa forte propension à la langue de bois et ces erreurs d’inexpériences lui auront considérablement nuit, mais ce n’est plus le temps d’analyser sa performance qui fut pour moi assez bonne.
Il est maintenant temps de se tourner vers une vraie et profonde réflexion sur le Parti et sur le programme et avoir une vraie saison des idées, car la dernière saison des idées n’avaient comme idées que son nom et on pourrait même ajouter que ses fruits étaient carrément pourris. Le but de cet exercice était de trouver de nouvelles idées et non pas en arriver à la conclusion que nos idées étaient les meilleures…
Le piège serait de croire que tout va bien maintenant que le chef est parti, mais un nouveau chef sans changements n’améliora pas le sort du Parti et de la cause souverainiste comme par magie. Le problème de trop de membres du Parti Québécois est qu’ils attendent désespérément le nouveau messie qui va conduire le Parti et le peuple québécois à la terre promise qu’est la souveraineté.
WAKE UP gang, un messie il en a eu qu’un il y a plus de 2000 ans et il en aura pas d’autre, et il n’aura pas non plus de René Lévesque numéro 2 ! Un chef de parti politique est très important, surtout à l’air des médias instantanées, mais je crois que l’on accorde trop d’importance au messager et qu’on devrait mettre beaucoup plus d’effort sur la nature du message et sa bonne diffusion.
Je vois mal comment un parti de coalition qui doit représenter tout le monde mais en même temps faire face à tout le monde aux libéraux, aux adéquistes, à québec solidaire et aux vert peuvent remporter une élection sans être vraiment aimé de la population…
Les gens disent que ça ne prend pas un messie mais honnêtement personne ne s’est fait élire avec le parti québécois sans être en quelque sorte un messie. Bouchard a eu moins de vote que charest et 1998 alors vous croyer que quelqun d’ordinaire peux rallier suffisament de gens ? Surtout quand le parti a un grave problème d’image.
Moi je trouve qu’au contraire, le PQ a besoin d’un chef plus grand que nature parce que justement il doit aller gruger des votes a tout les autres partis… Et tout les mi-souverainistes, tout les fédéralistes mou avec qui je parle, ils ont 2 problèmes, premièrement ils disent ne pas faire confiance au PQ et à son équipe, deuxièmement ils ont peur pour leur porte feuille.
Je pense que ça prend absolument un chef qui inspire confiance, ça prend aussi un meilleur contexte économique… Aussinon ça prendrait une forte appui de l’adq pour que le PQ puisse réaliser son rêve…
Mais je ne voit pas comment ces choses pourrait arriver dans un proche avenir alors si on me demande mon avis moi j’aimerais bien que le PQ fasse le ménage, qu’il devienne un parti social démocrate mais de centre droit, qu’il nous propose des projets concret, qu’il nous présente une solution viable pour améliorer le système de santé, pour financer l’éducation, pour faire face au choc démographique, la productivité de nos entreprise.
Il faut que le parti nous propose des choses emballante, il faut aussi un chef charismatique. Il faut des projets assez emballant pour mener le parti vers la victoire parce qu’en se moment la souveraineté n’est pas capable de faire cela.
Une autre chose très importante c’est de reconquérir la région de québec.
Comme vous dites si bien Monsieur Facal, la descente du PQ s’observe depuis plus de 10 ans et la défaite du 26 mars dernier est beaucoup plus le fait d’une longue évolution plutôt que d’un événement circonstanciel.
Pour ma part le PQ perd de la vitesse depuis plusieurs années, pour diverses raisons (liste non-exhaustive, mais se sont les éléments que je trouve le plus important)
1- On ne parle plus de souveraineté depuis 1995, seulement de référendum. On dirait que le Parti a peur d’expliquer le pourquoi il croit en cette si noble cause. On ne devrait pas avoir honte d’en parler, on peut très bien provoquer un débat d’idées sur la souveraineté tout en gérant la province du Québec. Pour moi il ne faut pas attendre les conditions gagnantes, mais plutôt les créer, ce qui signifie qu’il faut nécessairement prendre le pouvoir, travailler sur le Québec et surtout parler de souveraineté que l’on soit dans l’opposition ou au gouvernement.
2- Depuis le fameux discours de Parizeau suite à la défaite du référendum de 1995, on dirait que le Parti Québécois marche sur des oeufs et est continuellement en mode défense et gestion de crise. Je ne parle pas de revenir à une idée de nationalisme ethnique dépassé, mais il a quand même de quoi d’intéressant entre le nationalisme ethnique et le nationalisme civique à la sauce multiculturel à la Trudeau. On a pu voir avec la montée de ADQ que le PQ a perdu le monopole d’être le véhicule du nationalisme québécois. À trop vouloir plaire à tout le monde et tenter d’effacer les déclarations de Parizeau, le PQ s’éloigne de sa base. Il n’a rien de mal à dire que la souveraineté est pour le peuple québécois et pour défendre notre culture francophone, cela nous empêche pas pour autant de gagner des appuis toujours plus grands chez les allophones et dans une certaine mesure des anglophones.
3- Le PQ s’est un peu trop Montréalisé ces dernières années, le PQ a été longtemps un parti de tout le Québec et surtout des régions et je crois qu’il serait bon que le Parti présente une politique de développement régionale d’envergure et intéressante, sans pour autant délaisser Montréal. On peut faire les deux, sans avoir à prendre position dans cette lutte, si chère aux analystes politiques, entre Montréal et le reste du Québec.
4- En lien avec cette Montréalisation, est le fait que le PQ n’a pas semblé tenir compte de la monté en puissance, tant économique que politique des banlieues. La popularité de ADQ dans le 450 n’est pas un accident, Dumont a su adapter son discours pour plaire à cette clientèle spécifique. Les gens de la banlieue sont souvent de jeunes familles qui travaillent beaucoup et paient ainsi beaucoup d’impôts et de taxes et aimeraient que l’on les considèrent plus que de simple tirelire. En lien avec vos chroniques lorsque vous parliez de votre voisin Yvon, je suis tombé sur un article dernièrement sur le net qui exprime bien le phénomène de la banlieue et son importance dans l’élection du 26 mars. Il s’agit d’un article du journal Le Soleil, qui démontre aussi que ce n’est pas d’hier que les politiciens tentent de séduire les banlieusards :
http://www.cyberpresse.ca/article/20070429/CPSOLEIL/70429159/6584/CPSOLEIL
- Finalement, il faut que le Parti Québécois redevienne le parti d’idées, d’innovation et de développement qu’il a toujours été. Le Parti Québécois a marqué profondément le développement du Québec, avec ses idées et politiques innovatrices (loi 101, SAAQ, garderie à 5$, équité salariale, etc.). Pour redevenir le Parti politique de tous les Québécois, le PQ se doit de faire ce qu’il a si bien fait par le passé : amener de nouvelle idées, une nouvelle vision pour ainsi se démarquer des autres partis politiques.
Le Parti Quebecois doit redevenir le parti des aspirations legitimes du peuple quebecois.
En ce sens, il convient, en premier lieu, de reunir cette nation qui a ete divise et est actuellement entrain de se diviser sous les forces reactionnaires, politicailleuses, des trash-radio de Quebec et des forces conservatrices.
Cela n’a tout simplement pas de bon sens de voir le Quebec, peuple minoritaire qui se croit majorite, s’auto-diviser comme cela. Les grands peuples s’unissent… et c’est pas Ti-Coune Mario -je n’ai aucun propos sur l’environment, aucun propos sur l’education et uniquement des solutions ideologiques- Dumont qui est la solution….et encore moins son equipe de depute qui est la plus incompetente depuis longtemps. L’ideologie est l’arme des faibles et des simples d’esprit.
Le PQ doit donc faire face a ces forces reactionnaires. Le PQ doit entreprendre le tour de force de rehabiliter les quebecois vis-a-vis l’Etat Quebecois et sa vie nationale.
Voici quelques pistes de solutions…
- Avancer un propos inteligent (et republicain selon moi) sur la laicite. Le point de friction actuel est, entre autres, la dessus. A l’epoque, le PQ a retablit la paix linguistique avec la loi 101; il se doit se refaire le tour de force sur cet enjeu. L’ADQ parle…le PQ agit..et reussi.
- Reclamer le controle complet du Quebec sur son immigration et developper une politique d’immigration plus efficiente et humaniste qui prend en compte les interets quebecois. De plus, le PQ se doit de mettre sur pied un veritable programme pour integrer ces membres issues de l’immigration puisque ceux-ci ont un role hautement important dans le developpement de la societe quebecois. C’est pas normal que certains immigrants ne sachent pas parler anglais ni francais. C’est, en fait, cruel pour ces personnes qui sont condamnes a la pauvrete et l’exclusion.
Ces deux propositions ne sont pas reellement des reponses a votre question, mais je crois qu’elles sont en mesure de retablir un peu l’unite chez les quebecois, unite qui est essentiel pour notre projet.
Il y a beaucoup d’autres sujets ou reflexion s’imposent. Cela dit, c’est pas vrai qu’avec le niveau de division interne (creer par les forces provincialistes) et de cynisme actuel (ahem…Quebec city), que le PQ va reussir ce qui reste, a ce jour, la seule solution valable pour la perrenite du peuple quebecois en Amerique du Nord.
P.S: Encore une fois, mes excuses pour le manque d’accent. Ordinateur americain oblige…
Vive le PQ!
Puisque Michael m’engage en quelque sorte dans son commentaire — que je trouve inutilement dur — je prends le temps de préciser un tout petit peu ma pensée.
D’abord pour souligner que je trouve remarquable, à ce stade, l’intervention de Joseph Facal, marquée à la fois par le respect, la retenue qu’elle commande et une ouverture vers demain.
Ensuite pour exprimer le souhait que nous ne succombions pas à l’ivresse que procure le jeu des hypothèses et des suppositions sur l’identité du prochain chef du Parti québécois. C’est un empressement et une personnalisation des enjeux qui ne sert personne… sinon les grands médias.
Ce qui m’intéresse aujourd’hui, c’est plutôt de découvrir qui sont les personnes, dans les rangs du Parti québécois, ou en marge de celui-ci, pourront prendre le leadership des réflexions qui s’imposent plus que jamais pour le camp souverainiste. Je souhaite que ces gens se manifestent rapidement — par des actions plus que par des discours — et qu’ils le fassent d’autant plus librement qu’il n’est pas nécessaire d’être chef, ni même d’aspirer à l’être pour exercer cette forme de leadership. J’aime croire que Joseph Facal peut être une de ces personnes et que son blogue pourra contribuer à renouveler la manière d’animer cette réflexion.
Je suis par ailleurs tout à fait d’accord pour dire que « c’est la lecture du Québec que le PQ propose aux Québécois qu’il faut revoir » en ajoutant qu’il faudra également que de cette profonde re-lecture naisse un nouveau potentiel de proposition — de quoi donner forme au véritable projet de société qui, seul, pourra un jour convaincre les citoyens du Québec d’adhérer à un projet aussi radical que celui de l’indépendance politique. Il faut cesser de vouloir séduire et de convaincre et proposer des idées auxquelles les gens seront susceptibles d’adhérer et pour lesquelles elle auront envie de s’engager.
Vivement que le Parti québécois puisse choisir calmement son chef dans douze, dix-huit ou même vingt-quatre mois et qu’il le fasse au regard des capacités que cette personne aura su démontrer pour animer cette indispensable réflexion plutôt que de faire l’inverse et de choisir rapidement quelqu’un dans l’espoir qu’il puisse ensuite présider une réflexion et de faire émerger un nouveau projet de société dans des conditions impossibles.
Je crois sncèrement que le PQ doit arrêter de penser à faire la souveraineté mais se concentrer sur le devenir souverain, souverain comme pays mais aussi souverain comme citoyen. Parler de l’option souverainisme j’en suis mais à condition qu’on en parle de facon conrète, réelle, en commencant par déclarer que la seule question acceptable à un référendum sera une question claire et sans aucune ambiguité. Acceptez vous que le Québec se sépare du Canada afin de former un pays ? That’s all. Ensuite, le parti doit avoir une ouverture totale envers ses membres afin de mettre sur papier un tel projet de société, au coeur duquel l’importance sera accordée à l’autonomie et à la responsabilisation de chaque citoyen. Ce qui inclus aussi une gestion mature et responsable des finances publiques, un retrait assuré du gouvernement dans plusieurs sphères d’activités où il n’a aucune raison d’être i.e SAQ. Il faut en terminant réinventer le modèle québécois en tenant compte de la réalité planétaire tout en conciliant le passé. On doit être capable d’offrir aux Québécois une éducation peut-être plus dispendieuse mais de plus grande qualité. Pour faire changement, le nouveau PQ doit mettre en commun toutes les forces que la diversité de ses membres apportent au profit de la société plutot que de continuer à ce que chacun tire son tit coin de couverture pour chacun.
Une réflexion très pertinente et incontournable sur la nécessité de refonder un parti indépendantiste proposé par une x Ministre du PQ, M Gilbert Paquette:tp://www.vigile.net/article6445.html
Bonsoir Monsieur Facal,
Permettez-moi de vous saluer à titre d’électeur de la circonscription de Fabre, laquelle vous avez si bien représentée dans le passé.
Tout d’abord, je constate, moi aussi, que le départ d’un chef n’est pas un simple événement banal. Il importe aussi de ne pas y voir une solution toute simple à tous nos maux, la facilité étant de dire que le prochain dirigeant saura tout régler.
Vous nous demandez aujourd’hui de vous transmettre notre vision d’un Parti québécois galvanisé. D’une part, j’endosse moi aussi le postulat selon lequel « la souveraineté et un programme économique et social de centre gauche ont plus que jamais leur place au Québec ». L’indépendance a elle aussi une pleine légitimité en 2007 puisque son appui oscille encore autour des 46%. Par conséquent, l’idée de redorer le projet nationaliste est une évidence que je ne remettrai jamais en question, mais l’impasse du Parti québécois ne se résoudra pas en effaçant nos engagements en tant que provinciaux au statut non permanent, comme le propose Monsieur Louis Bernard. Je préfère m’en remettre aux gestes de rupture qui ont été effrontément repris par l’ADQ, c’est-à-dire la rédaction et l’adoption d’une constitution et la création d’une citoyenneté québécoise. Ce vol idéologique témoigne d’un opportunisme qui a connu un véritable succès aux dernières élections… Qu’attendons-nous pour agir? Le référendum ne doit pas définir le Parti québécois ; il y prend beaucoup trop de place. Daniel Turp n’a-t-il pas déjà rédigé une ébauche de constitution que nous devons considérer avec attention? Cet exemple, parmi tant d’autres, est symptomatique ; il témoigne de la perte visible d’enthousiasme à l’égard d’initiatives pertinentes.
D’autre part, l’identité nationale, la langue française et l’interculturalisme québécois (réponse de Lévesque au multiculturalisme canadien de Trudeau) doivent redevenir des étendards proéminents.
Ma seule conviction est la suivante: si les péquistes élisent à nouveau la mauvaise personne, cette course sera la dernière de l’histoire du PQ.
Une bonne course, assortie d’un important débat d’idées, et aboutissant sur le bon choix pourrait encore sauver ce parti. Mais c’est la dernière chance.
Quel est le bon choix?
Un chef avec des idées. Une vision claire. Pas de langue de bois.
“Mais quelle souveraineté, quelle social-démocratie pour le nouveau monde qui se déploie devant nous ?”(J. Facal)
Ce n’est pas une souveraineté pour un nouveau monde, mais pour le monde qui l’habite et l’a fait sien.
Si en Uruguay les autochtones ont été exterminés, ici ils sont toujours bien présents.
Les Amérindiens, les Canadiens français, le Métis qui sont le fruit de l’union des deux précédents, sont le monde pour lequel cette souveraineté revient.
Ce n’est rien de nouveau.
C’est quelque-chose dûe.
@Zach Gebello,
vous dites: « Si en Uruguay les autochtones ont été exterminés, ici ils sont toujours bien présents. » Présent? Oui, mais dans quelles conditions? Avez-vous déjà visité des réserves amérindiennes? Connaissez-vous les multiples problématiques qui sévissent sur les réserves du Québec? L’extermination d’un peuple n’est pas obligé de passer par les armes…
Cher Joseph,
Et maintenant? Je dirais plutôt : «et alors?»
Le PQ se donnera un nouveau chef, et ce sera encore une fois le «Jour de la marmotte». Tôt ou tard, ce nouveau chef aura la folle idée de gouverner – question d’essayer d’améliorer le sort de ses concitoyens en attendant le Grand Soir -, les orthodoxes crieront au «johnsonisme», à l’«affirmationnisme» ou à une autre vilenie du genre, et ce sera le début de la fin pour ce chef flambant neuf.
On a largement fait état de l’une des maladies qui affligent le PQ depuis de longues années, la référendite. On a assez peu parlé de cette autre : la pédagogite.
La pédagogite, c’est cette maladie qui consiste à croire que si les gens ne votent pas pour nous, c’est parce qu’on ne leur a pas expliqué notre programme de la bonne façon. Pourtant, ce ne sont pas les experts en communication – ni d’ailleurs les pédagogues! – qui manquent dans ce parti. À la lumière des résultats du 26 mars, je crois qu’on doit tirer les conclusions qui s’imposent : la plateforme du PQ était claire et bien comprise, et les gens l’ont rejetée. C’est aussi simple que ça…
Pourquoi? Parce que, pour faire changement, le PQ a conçu son programme en vase clos et a trouvé des solutions formidables à des problèmes que les Québécois ne ressentent pas le besoin de régler de toute urgence.
Joli moyen de se tirer dans les deux pieds en même temps!
D’abord parce que nous nous entêtons ainsi à donner raison à ceux qui disent que le PQ a le don de «savoir ce qui est bon pour le monde mieux que le monde lui-même».
Mais surtout, parce que nous avons oublié de proposer des solutions différentes de celles de l’ADQ, qui a fini par gagner par défaut. (Quelqu’un ici pense-t-il vraiment que c’est le PLQ qui a remporté les élections du 26 mars?)
Bon nombre d’observateurs attribuent le succès électoral de l’ADQ à la colère et à ses rejetons : le ressentiment des Québécois hors-514 face aux accommodements déraisonnables et l’écoeurement face aux «vieux partis».
Il y a du vrai là-dedans, mais j’y vois surtout une étincelle. Le baril de poudre était ailleurs, je crois.
À vrai dire, je vois un grand thème ressortir pour expliquer le succès de l’ADQ : l’inquiétude.
L’inquiétude des jeunes familles de Blainville et de Charlesbourg quant à leur avenir et à celui de leurs enfants.
L’inquiétude de jeunes travailleurs non syndiqués dans le secteur des services et la fameuse «économie du savoir», bien formés mais mal payés, et dont l’emploi est facilement exportable.
L’inquiétude de jeunes issus de la classe moyenne qui se sentent glisser lentement vers le bas de l’échelle, même s’ils ont fait tout ce qu’il fallait pour réussir : respecter les règles, aller à l’école, etc.
Leur hypothèque les étouffe. Et quand on est obligé de s’exiler à 40 km de son lieu de travail pour trouver une maison abordable, une seconde voiture est-elle vraiment un luxe ou un caprice?
S’étonnera-t-on qu’ils embrassent des solutions conservatrices? S’étonnera-t-on qu’ils essaient tant bien que mal de conserver leurs modestes acquis?
S’étonnera-t-on de leur cynisme, quand on leur parle d’égalité des chances, alors que leur niveau de vie va baisser par rapport à la génération précédente?
Chose certaine, le PQ ne leur a pas parlé, ou du moins, pas dans un langage clair. On ne leur a pas montré qu’on écoutait ce qu’ils avaient à dire, qu’on essayait de comprendre ce qu’ils vivaient. On était bien trop pressés, en bons élèves brillants que nous sommes, de leur donner notre réponse. (La bonne, cela va de soi…)
Alors, quoi? Un nouveau chef peut-il remettre le PQ sur le chemin de la pertinence?
Un nouveau chef aura-t-il la liberté de ne pas adopter une stratégie référendaire suicidaire?
Un nouveau chef aura-t-il les coudées franches pour remettre aux Québécois les clefs de leur pays, en leur disant : «Nous sommes un parti souverainiste. Nous allons vous parler de notre option et nous allons vous dire pourquoi nous croyons qu’elle est meilleure que les autres. Mais c’est à vous de nous dire quand vous voudrez qu’on vous pose LA question. Notre engagement, c’est d’abord de vous la poser quand vous nous le demanderez. Et c’est aussi de faire en sorte que tout soit prêt quand vous vous direz OUI.»
Un nouveau chef pourra-t-il proposer aux Québécois une social-démocratie pour 2007, plutôt que celle de 1977? Des solutions résolument progressistes, mais dans lesquelles le secteur privé peut faire partie de la réponse, pas seulement du problème?
Sincèrement, j’en doute.
Les orthodoxes tiennent à amener ce parti au bout de la logique de son programme - et même au-delà? Très bien : qu’ils le gardent.
Les souverainistes pragmatiques de centre gauche auraient alors besoin d’une nouvelle maison politique. À nous d’en construire une, dans ce cas, avec un nouveau programme, une nouvelle façon de faire les choses… et un nouveau nom sur la porte.
Nous proposerions aux Québécois des solutions qui seraient sans doute souvent différentes de celles qu’avance l’ADQ. Mais au moins, nous répondrions aux mêmes questions. Celles qui préoccupent vraiment nos concitoyens.
Et maintenant?
Stéphane
Je n’ai qu’une seule chose a dire
Merci pour tout ce que vous avez fait Mr. Boisclair. Et encore une fois, en prenant cette décision, vous avez fait preuve d’un grand courage et d’un sens hors du commun de sagesse.
Et maintenant que la sérénité pourra peut-être être retrouvé, que fait-on pour sortir le PQ des limbes. Il ne faut surtout pas penser que tout les problèmes du PQ vont partir avec lui, bien au contraire. Moi je n’ai que 26 ans, et je suis fier d’être péquiste, fier d’être souverainiste, je ne souhaite surtout pas voir mon parti décliner encore et disparaître, et avec lui, voir disparaître le beaux projet qu’il porte.
Moi je dirais que depuis trop longtemps, le PQ a oublié ce qui fait sa force. La force du PQ, c’est quand il réussi a parler aux trippes des québécois. Quand on promouvois l’indépendance principalementsur des question comme la péréquation ou autre pseudo avantage économique, c’est embarquer dans le piège des fédéraliste qui ont réussi a pousser le discours souverainistes dans ces discution stérile et peu mobilisatrice.
Pourquoi dans les dernières élections, les québécois ont enregistré des taux de participation assez bas? Pourquoi ces résultats ont été défavorable au PQ? Parce que les québécois ne se sont pas senti appelés dans leurs trippes par le PQ. l’ADQ, avec ses acomodements raisonables et autres artifice a réussi a aller chercher une part importante du vote péquiste dans la dernière élection. C’est pas pour rien.
Je crois que Duceppe sera le prochain chef, mais ce sera une erreur, la seule personne qui pourra relever le défi qui attend le PQ est une personne que j’ai toujours détesté, mais respecté en même temps, c’est Pauline Marois… Et encore…
M Facal
Un jour je suis devenu souverainiste convaincu sans condition.
Pour moi la question de la souveraineté est claire. J’y crois.
Malheureusement,le PQ se fait infiltrer trop souvent d’opportunistes ( Lucien Bouchard, Marc Johnson) en quête de pouvoir . Nous avons besoin d’un vrai souverainiste à la tête du PQ comme René Levesque. Ou est-il? Ce n’est pas une question de programme. On veut un vrai, un vrai un vrai. On a eu trop de charletan. Duceppe c’est trop tard. Continuons la marche….
Monsieur Facal,
je suis un independantiste de centre-droit. La sociale-democratie, ce n’est pas ma tasse de the.
Quant a votre (possible) candidature a la tete du PQ, je vous suggere de passer votre tour, meme si je voterais surement pour vous. Attendez plutot que l’ADQ soit allee au bout de sa logique autonomiste vouee a l’echec (d’ici 5 ou 8 ans). En attendant, l’ADQ apparait plus a meme d’incarner les aspirations nationales. N’allez pas gaspiller votre popularite et votre talent.
J’ai peur de mourir canadien, meme si j’ai 26 ans. ..
[…] moins que ce soit le parallèle avec le contexte de la sortie de M. Boisclair qui provoque une telle soif de […]
Bonjour.
Le PQ a la chance de faire son auto-examen, alors qu’on le fasse à compter de zéro et qu’on amène du renouveau. Et que peut faire M. Duceppe dans le PQ? Il fait parti du même problème dans le BLOC, alors que comment peut-il corriger le problème? Qu’on confie l’intérim de PQ à D, Lemieux et qu’on laisse du temps aux nouveaux de montrer ce dont ils sont capables.
Paul
Monsieur Facal,
Pour répondre au commentaire précédent de Lesdents, je suis un indépendantiste de centre-gauche. Je crois que la porte est grande ouverte, sur l’échiquier politique québecois, pour une sociale-démocratie renouvelée à la Scandinave (surtout pas à la Française), plus pragmatique et plus adaptée aux préoccupations populaires.
Je crois qu’on aurait tort de voir dans la montée de l’adq une manifestation de l’adhésion massive des Québécois à la «droite» ou au néolibéralisme. L’électeur moyen ne se définit pas en dogmes. Il choisit simplement le parti et le candidat qu’il préfère, gauche ou droite, selon ses priorité, ses valeurs, la conjoncture et le candidat de sa circonscription. Il est pragmatique.
Donc avec un programme partant des préoccupations des citoyens et avec un porte-parole sachant mettre le doigt sur ces mêmes préoccupations, le pq peut se sortir d’impasse. Ce même principe doit s’appliquer à la façon d’aborder la souveraineté. Le parti doit continuer à s’afficher souverainiste et à parler d’indépendance. Il doit simplement cesser de promettre un référendum au plus vite. Il est faux de croire que cette option a été délaissée par la population. Le pq l’a été certes au dernier suffrage, mais pas l’option. Le nombre de gens s’affichant souverainistes qui ont voté adq aux dernières élections le démontre.
Je crois que cette vision est largement partagée par vous M. Facal. Si ma mémoire est bonne vous exprimiez récemment une opinion semblable en entrevue à Richard Martineau.
Pourquoi ne pas poser votre candidature comme cherf? Votre vision est très en phase avec celle de la majorité de la population. Votre pragmatisme, votre volonté de rénover le parti, votre intelligence, votre crédibilité, votre expérience et votre foi en la souveraineté ferait de vous un candidat parfait.
J’espère que vous lirez mon commentaire M. Facal.
Merci
Bonjour M. Facal, votre idee de blogue est geniale. Je suis convaincu que votre discours rejoint une partie importante, mais silencieuse de l’electorat. Bravo et continuez votre bon travail!
Les evenements recents demontrent clairement que le PQ n’a pas encore entame sa reflexion post electorale. Pour le bien de la cause souverainiste, je pense, comme d’autres l’ont mentionne ici, qu’un changement de chef ne regle en rien le probleme de fond du parti. Le travail douloureux de la remise en question va devoir se faire, nouveau chef ou pas. Deuxiemement, je crains que le parti ne soit en train d’amocher serieusement son image. De toute evidence, un parti en constant dechirement n’est pas tres inspirant, pas tres mobilisateur pour l’electorat. Un nouveau programme et un nouveau chef ne changent pas la culture du parti. A voir comment les militants du parti reagissent quand la situation se corse, qu’est-ce qui guarantit la cohesion de ce parti au lendemain d’un referendum gagnant?
M. Facal,
Je salue la pertinence de votre analyse et je crois qu’une voix comme la vôtre à plus que jamais sa place en cette période mouvementée. Je pense comme beaucoup d’autres que cette crise que traverse le PQ est symptomatique d’un malaise profond qui touche l’ensemble du mouvement souverainiste. Il ne faut pas s’y tromper; il n’est plus question d’argumenter sur un programme politique, de désigner un chef, un coupable, ou de s’interroger sur la validité des idéaux sociaux-démocrates. Nous somme face à cette fracture, parfois maquillée ou occultée, qui traverse le coeur d’une majorité de québécois: être en négociation perpétuelle d’identité, osciller sans choisir entre l’unifolié et le fleurdelysé. Cette situation perdure depuis plus de quarante ans et a nourri tant le moulin péquiste que libéral. Il m’apparaît clair que c’est l’ADQ qui a su canaliser cette équivoque aux dernières élections. “L’autonomie” que préconise Mario Dumont ne fait pas autre chose que repeindre l’enseigne de ce nid inconfortable mais familier dans lequel le peuple québécois se berce depuis si longtemps. Par ailleurs, ce peuple a voté, comme d’habitude, de façon pragmatique: quel serait l’avantage de tracer une frontière supplémentaire autour du Québec alors que la frontière canadienne devient elle-même un peu plus imaginaire à chaque jour? Le Parti Québécois n’a pas su répondre à cette question très actuelle, empêtré dans ses diktats. Face à au spectacle de ce parti qui torpille ses propre chefs, j’évoquerai ici le mot de Lise Bissonnette, commis alors qu’elle était éditorialiste au Devoir: Le PQ n’est pas le propriétaire de l’idéal souverainiste, mais le fiduciaire. J’ose croire que la mouvance qui saura ranimer les québécois au point de leur faire désirer autre chose est encore à naître.
Une idée additionnelle. Venant du hors-Québec, je milite pour la souveraineté canadienne et me méfie particulièrement des efforts d’intégration continentale tel que l’adoption d’un Améro. Compte-tenu de la situation de déclin du US$ et des efforts d’une certaine Elite à refiler cette dette à l’Améro, il me semble que le mouvement souverainiste québécois bénéficierait de s’en tenir au dollar canadien bien reconnu internationnalement. Articuler cette association avec le Canada avec confiance sur la base d’un $C me semble important pour tous les “frileux” de ce monde. Le mouvement souverainiste québécois bénéficierait à mieux reconnaître le mouvement souverainiste canadien (ainsi qu’à dénoncer cette Elite québecoise qui est prête à faire affaires avec le diable pour devenir “souveraine”)…
Bonjout Monsieur Facal,
Je crois effectivement qu’un changement de chef est loin d’être suffisant. Néanmoins, c’est peut-être le coup de fouet qui est nécessaire pour que le PQ décide enfin à changer sa mentalité et à actualiser ses idées.
Je ne vois personnellement pas comment le PQ peut survivre aux défis actuels avec le programme qu’il propose.
De ce que j’en sais, le PQ a été un parti populaire, car il a su innover. Il a été porteur d’un vent de changement. Pour l’instant, le PQ est vu comme un parti de la vieille garde. Un parti coincé dans des vieilles idées. Bref, rien de ce qui a fait en sorte qu’il a pu être populaire à l’époque.
BG
Pour repondre a Carlos,
“Le parti doit continuer à s’afficher souverainiste et à parler d’indépendance. Il doit simplement cesser de promettre un référendum au plus vite.”
Cher ami, si votre solution est adoptee, alors beacoup d’independantistes comme moi voteront pour l’ADQ a la prochaine election. Qui a vraiment cru que Boisclair voulait faire l’independance? Qui a ete assez credule pour croire aux 1000 jours de Landry? Qui a cru aux conditions gagnantes de Bouchard? Les chefs promettent tous des parler d’independance mais curieusement, des qu’ils sont en poste, ils cessent de le faire. Et ils prennent un air surpris quand ils se font montrer la porte parce qu’ils n’ont pas fait ce pour quoi ils ont ete elus. En attendant que cela change, je prefere de loin l’ADQ pour faire la gestion du Quebec a la petite semaine.
Jacques Parizeau ne s’est jamais fait montrer la porte parce qu’il a vraiment fait de son mieux et tous lui rendent hommage aujourd’hui.
Bonjour M.Facal.
D’abord, permettez-moi de vous féliciter de cette brillante idée d’avoir créer cet espace personnel. Vos commentaires sur l’actualité politique sont précieux.
En ce qui concerne la démission de M. Boisclair, je dois dire d’abord que je suis d’accord. En fait, je crois qu’il aurait dû le faire le 26 mars dernier, comme plusieurs. Mais je le comprends également d’avoir voulu rester en poste afin que le parti en entier fasse cette réflexion importante que plusieurs militants attendent depuis 1994.
Avec l’avènement de l’ADQ, on a une preuve que le PQ ne semble plus rejoindre les aspirations québécoises. Plusieurs ont soutenu que M. Boisclair n’était pas l’homme de la situation. On trouve tantôt qu’il manquait de charisme, tantôt qu’il était trop mou… Bref, on souhaitait son départ afin de marquer un espèce de point de départ aux changements qui s’imposaient… Et pourtant…
Je m’interroge personnellement sur l’influence qu’à eu l’exécutif du parti sur sa direction, sur les conseils qu’on lui a donné (on lui en a sûrement donné, il n’avait pas beaucoup d’expérience). J’étais moi-même un observateur intéressé lorsque je regardais M. Boisclair avant qu’il soit chef du parti, alors qu’il était simple député et ministre. Je le trouvais plutôt bien. Intelligent, articulé et dynamique même. À mon sens, le charisme n’a jamais joué dans mes choix alors ce manque ne m’est pas apparu trop grave. Mais depuis qu’il est devenu chef, son discours s’est dilué, en quelques sortes, et il est devenu un ardent défenseur de sa «boite à outils». Il a répété à quelques reprises qu’il devait être l’instigateur d’un changement au PQ mais il n’en fût rien. On avait pourtant bien vu cette volonté de rajeunir le parti lors de sa campagne à la chefferie.
Ce qui me laisse croire, au bout du compte, que certains groupes de militants se sont opposés à ces changements et qu’il s’est butté au mur.
René Lévesques était un homme de son époque. Il mérite le respect qu’on lui accorde encore aujourd’hui, même pour des jeunes comme moi qui ne l’on jamais véritablement connu. Lévesques lui-même n’avait-il pas reconnu qu’il fallait modifier l’orientation du PQ avec le beau risque? Je ne peux me lancer sur une conclusion précise à ce sujet. Je n’avais que 4 ans à l’époque! Ce qui m’amène cependant à dire que le PQ doit faire le ménage du printemps, un vrai. Je suis d’accord avec l’idée de la sociale démocratie de centre gauche. Ça me va.
Et si le PQ misait d’abord sur l’autonomie de notre province. Bon, j’entends déjà des dents se frotter avec violence dans certaines bouches mais parlons, simplement… Je crois que ce que les québécois attendent, c’est de voir un parti souverainiste gouverner en conséquence. Le référendum est, selon moi, un point final sur quelque chose qui n’est pas encore commencé. Je crois que le PQ doit agir, en gouvernant, en nous donnant plus de pouvoir aux régions (y compris Montréal), par exemple, afin de les aider à se prendre en main. Le PQ doit montrer, en gouvernant, une idée de ce qu’il propose. Montrer qu’on le peut. À ce moment là, le référendum sera gagné, avant même que la question soit prête! Au lieu d’attendre après les bévues du fédéral et du «ROC», le PQ doit se concentrer sur «faire».
Enfin, je ne crois pas que Duceppe soit l’homme de la situation. Je ne vois d’ailleurs pas plus de charisme en lui qu’en Boisclair…
Bonjour M. Facal;
Deux questions:
1-Pourquoi, alors qu’il existe la mondialisation (même les pays européens cherchent à entrer dans la CEE), le Québec veut-il se séparer, alors que l’on sait tous et toutes que si ce phénomène arrive, il y aura une flambée des taxes (c’est Bernard Landry qui l’a mentionné lors d’une visite aux Iles de la Madeleine en 1992)?
2-Pourquoi les gens voudrait d’un gouvernement péquiste pour diriger la province de Québec, alors que les péquistes se querellent toujours entre eux?
Merci de me lire.
Luc Lang
Québec, QC
J’oubliais…
Tout l’monde, associé au PQ ou au Bloc Québécois, prend toujours en exemple René Lévesque. Or ce dernier, s’est rendu compte que l’option souverainiste ne marcherait pas et on l’a foutu à la porte. Pourtant il a été le meilleur chef du parti.
Merci de me lire.
Luc Lang,
Québec, QC
M. Facal,
Vous avez raison de dire que le PQ a commence sa descente aux enfer depuis longtemps. Et ce n’est pas termine. Je suis persuade que l’idee de la souverainete combinee avec un programme de gauche dit “social-democratie” etait l’histoire d’une generation, celle des baby-boomers.
Aujourd’hui les generations X et Y ne se preoccupent pas ou peu de cette idee. Les nouveaux travailleurs veulent se trouver un emploi et etre en mesure se subvenir aux besoins grandissant de leur famille, comme moi.
Encore plus aujourd’hui avec le gouvernement federal sous Harper, il a ete prouve que le federalisme fonctionne dans la mesure ou le gouvernement en place n’est pas ferme a l’idee d’un Quebec different du reste du Canada. Fonctionne oui, mais parfaitement non. De toute facon qui peut pretendre que le Quebec souverain serait parfait ? Meme Mme Marois a admis qu’il y aurait une periode de turbulence apres un referendum gagnant.
C’est pourquoi je pense que le PQ est voue a l’extinction. Comprenez moi bien, je ne suis plus Pequiste depuis longtemps, mais je ne me rejouis pas de la disparition potentielle du PQ. Le Quebec a besoin de 3 partis majeurs a mon avis, mais l’histoire demontre qu’un parti est disparu lors de l’elevation d’un autre parti.
Pour le temps present le PQ se cherche un chef… encore. Le prochain chef devra avoir une main de fer et peu d’attentes cote electoral. Tout indique que l’ADQ sera le prochain gouvernement. Et je ne crois pas que les Liberaux seront pousses en troisieme place.
Dans ce contexte je crois que M. Duceppe serait le choix tout indique. Cependant quelle sera la consequence pour le Bloc? M. Duceppe parti, ils devront aussi se trouver un chef. M. Gauthier a deja annonce son depart, il ne reste aucun depute avec l’aura et le charisme pour diriger ce parti.
M. Facal, avec tout le respect que j’ai pour vous, je vous prie de ne pas briguer la direction du PQ. Ce parti moribond ,disfonctionnel et aux idees de voila 2 generations.
A l’exception de votre idee concernant la souverainete, je vous vois beaucoup plus du cote de l’ADQ, j’ai l’impression qu’ils vont se chercher des candidats de haut calibre dans votre genre tres bientot !
Pour répondre à Lesdents:
Le fait est que parmi les propositions faites par André Boisclair et le PQ aux dernières élections, celle de tenir un référendum au plus vite (même minoritaire) fut une des plus mal accueillies par la population et même par bon nombre de souverainistes comme en témoignent les résultats.
Vous donnez l’exemple de monsieur Parizeau. Certes il est le seul a avoir tenu un référendum (après René Lévesque évidemment). Mais le contexte était tout à fait favorable à l’indépendance. Après l’échec du Lac Meech le peuple voulait de la souveraineté. Je ne serais pas prêt à remettre en question le désir des Bouchard, Landry et Boisclair de faire la souveraineté, bien au contraire. Toutefois il ne faut pas oublier que c’est le peuple qui décide, pas les péquistes.
D’après moi, avec l’échec presque assuré des visées autonomistes de Mario Dumont, un retour du balancier en faveur de la souveraineté à court ou moyen terme est tout à fait possible. En attendant, le PQ doit se rebâtir une crédibilité et continuer à être indépendantiste en cessant d’être référendiste.
Soit dit en passant, je tiens à dire que la venue de M. Duceppe n’apporterait rien de miraculeux au PQ. Cela ne ferait qu’affaiblir le Bloc.
Pourquoi pas M. Facal ou Mme Marois? Et les Curzi et Drainville? Je ne sais trop quoi penser…
Je répondrais à Stephan S. qu’on peut très bien être souverainiste et vouloir un emploi pour subvenir aux besoins de leur famille. J’ai bientôt 37 ans et c’est mon cas.
Je crois à la souveraineté: je pense qu’elle nous rendra meilleurs collectivement. Je ne crois pas à la magie: mais je crois que ça nous permettrait de se sentir «dans le même bateau». Selon moi, c’est ça la vraie social-démocratie: chercher à créer de nouvelles solidarités. Ce n’est pas seulement un buzzword gogauche la solidarité ! C’est agir ensemble pour les autres. La vie ne se termine pas aux limites de la cloture frost qui entoure nos bungalows.
La solidarité, ça entraîne la confiance. Le “capital social” pour prendre un terme scientifique. La social démocratie, c’est vouloir une société riche. C’est sur la définition de la richesse que les sociaux démocrates doivent insister: ce n’est pas seulement le $, mais aussi le capital humain, le capital social et environnemental.
D’un point de vue plus terre-à-terre, je vous verrais bien en équipe avec Mme Marois pour remettre le PQ sur les rails. Il me semble que vous en ratisseriez assez large pour ramasser tous les souverainistes et les vrais autonomistes: homme et femme / centre et gauche / generation x - boomer. Je souhaite de tout coeur que vous adoptiez une stratégie commune pour la suite des choses.
Merci!
Je ne mextrapolerai pas outre mesure, M. Facal!
Mais jai lu ce montant que vous ne fermiez pas la porte a une eventuelle presence dans la course a la chefferie du PQ. Age de 21 ans et memebre du Pq depuis 5 ans, sachez cher homme que vous beneficierez de mon appui indefectible advenant une telle decision de votre part!
En reponse a Carlos (mais la il faudrait arreter de se renvoyer la balle un jour).
1. Vous faites allusion a la proposition d’Andre Boisclair de tenir un referendum rapidement. Le probleme, c’est que personne ne croit le PQ quand il dit qu’il va faire la souverainete. Vous y avez cru vous a la derniere election? Pourquoi Boisclair n’a-t-il pas pose des gestes preparatoires si telle avait ete son intention que de faire la souverainete. Preparer la souverainete, c’est quelque chose de gros, ca implique des risques et des turbulences (oui oui, ca a l’air d’en surprendre quelques-uns), et ca implique de preparer la transition. A voir Boisclair et son equipe d’etudiants imberbes, vraiment, ca laisse une impression que ca manque de serieux.
2- Si vous croyez que le PQ ne peut pas gagner un referendum sur la souverainete, alors il faut avoir la franchise de l’admettre et proposer plutot une approche autonomiste (au lieu de tout faire pour mettre le PQ en mode d’attente perpetuelle). Au moins, une telle approche serait susceptible de provoquer quelque chose ou de faire avancer le Quebec (sait-on jamais), et aurait au minimum le merite de demontrer l’impossibilite d’une troisieme voie. De mon cote, j’en suis rendu la. C’est pourquoi je suis membre de l’ADQ.
3. Quant au contexte favorable de l’apres-Meech, vous avez en partie raison. Voyez l’historique des sondages: http://quebeclibre.net/Sondagesliste1.html. Mais donnons a Parizeau ce qui lui revient: il a maoeuvre contre certains membres de son equipe(voir sa biographie), envers et contre tous. Landry, Boisclair ou Duceppe, places dans un contexte similaire a Parizeau, n’auraient rien fait. Aujourd’hui, quand je vous lis, je ne peux m’empecher de penser que vous auriez ete du cote de ces ministres hesitants qui ont mis des batons dans les roues de Parizeau. L’auriez-vous appuye, ou auriez-vous plutot tout fait pour l’en empecher?
4. J’ai une question: pourquoi la gauche essaie-t-elle constamment de s’approprier le projet et d’en usurper le vehicule pour mettre en oeuvre des politiques qui sont favorables a ses interets?
Monsieur Facal, merci de cogiter à une entrée possible dans cette arène cruelle qu’est la chefferie de ce Parti, ce Parti ne vous mérite pas … en tout cas, pas pour le moment.
Pouvons-nous respirer par le nez, laisser décanter ce récent vaudeville pathétique ?
Pouvons-nous laisser aller la session, voir les autres s’embourber, l’un dans la gouvernance de l’État et l’autre dans sa tentative de définition d’un Québec autonomiste. De toute façon nous n’aurons que nos brèves “minutes” lors de la période de questions et un caucus bien préparé peut très bien faire la job.
Alors pouvons-nous passer un bel été et dans nos chaloupes panser nos plaies, réfléchir et demeurer aux aguets (d’abord pour ce pend au bout de la ligne) et pour mieux brasser, à l’automne, le fond du lac de ce Parti qui en a bien besoin.
Monsieur Facal,
Laissez-moi me présenter s.v.p.: Indépendantiste de la première heure - j’ai 53 ans - ayant voté pour le PQ au cours des 9 derniers rendez-vous électoraux - et coché oui lors des référendums de 1980 et 1995, j’ai toujours annulé mon vote lors des élections fédérales car je considère le ROC comme étant un pays étranger que je respecte tout de même mais étranger quand même!
Les derniers événements survenus au sein du PQ - l’amère défaite électorale du 26 mars 2007 et la démission d’André Boisclair - m’interpellent à plus d’un titre.
Le PQ étant issu d’une large coalition de mouvements indépendantistes, politiques, de pression, de la société civile, syndicaux, étudiants, intellectuels, il ne faut pas s’étonner, cette fois-ci, que le départ de son chef puisse servir de catalyseur pour une “rénovation générale” de son programme en prenant bien soin de moderniser son but ultime: l’indépendance politique de la Nation québécoise!
Pour ce faire, l’exécutif du PQ se doit de prendre tout le temps nécessaire pour effectivement préparer une campagne à la chefferie qui serve à la fois 1. à se nommer un leader; 2. à moderniser le programme du parti; 3. à canaliser toutes les forces vives de la société québécoise dans la préparation d’États Généraux qui auraient lieu dans la semaine précédant l’élection de son prochain chef. Pour réussir ce tour de force - renouvellement de son programme, États Généraux, élection d’un chef - le PQ devra obligatoirement prendre acte de la baisse des appuis de son électorat depuis 1994 (1998: 2%; 2003: 9,5%; 2007: 5%; total: 16,5%). Avec des résultats aussi inquiétants, la direction du parti doit reconnaître
l’urgence d’agir afin de redresser la situation d’ici au prochain rendez-vous électoral.
J’ai des idées très arrêtées quant aux devoirs à faire pour rendre attrayant le PQ pour la jeune génération de québécois francophone, anglophone et allophone qui pousse dans le dos des baby-boomers que je suis et dont vous êtes aussi monsieur Facal! Cela doit se faire dans un esprit altruiste, ouvert, et enthousiaste car la génération montante offre beaucoup d’espoir pour l’avenir du Québec contemporain! Je suis enseignant au collégial et je connais ma clientèle!
J’aurai l’occasion de revenir - si vous le souhaitez - pour discuter avec vous de ces changements souhaitables dans le programme, la gouvernance, la vie démocratique au sein du PQ.
En terminant, je souhaite longue vie à votre blogue et à vous, personnellement, un bonne réflexion quant à la rénovation générale qui doit avoir lieu au PQ.
Bien à vous,
Daniel Normandin
Bonjour monsieur Facal,
En aparté, permettez d’abord que j’exprime un inconfort avec le vocabulaire de certains. Ce serait bien que le militant indépendantiste moyen cesse d’être subsumé aux purs et durs, faction chimérique à laquelle on a beau jeu de faire une mauvaise réputation. À qui oppose-t-on ceux-là ? Aux impurs et mous ? C’est mesquin et ridicule.
Sinon, j’ai dans l’idée qu’il faut reprendre dans le bon ordre et pour commencer, savoir apprécier le contexte et la situation.
La gauche radicale existera toujours. Il faut faire malgré elle, patienter que le passage du temps révèle à nouveau sa portée véritable. Les résultats électoraux de Québec solidaire retrouveront une taille marginale avant longtemps, pourtant, il faut composer avec une saignée d’un à trois pour cent sur la gauche.
Plus préoccupante est la répartition des jeunes réformistes, qui sont nombreux à fuir au Parti vert. Il faut lire le programme et s’informer des idées des verts : elle est déjà pensée, cette sociale démocratie nouvelle que vous appelez à se manifester, seulement elle l’a été hors des principaux partis. Les raisons pour cela sont sans aucun doute multiples. Il n’en demeure pas moins que c’est une sérieuse embûche, parce que la division des forces réformistes, plus encore lorsque faite sur l’axe des générations, menace sérieusement la possibilité de porter au pouvoir un parti social-démocrate. Scott McKay est un péquiste déçu. Ça en dit long.
Quoi qu’il en soit, Mario Dumont et l’Action démocratique ont le vent dans les voiles et profitent d’une certaine opinion, généralement partagée : c’est à leur tour et plus encore, c’est à son tour, à Mario. Aux prochaines élections, il récoltera le fruit de beaucoup de persévérance et c’est correct. Ambitionner à occuper le pouvoir éternellement, c’est tyrannique.
Considérant l’immuable fond électoral des libéraux, il est probable que les membres du Parti québécois devront serrer les dents, un temps. Ce n’est pas plus mal : la balance du pouvoir est une position stratégique non négligeable. Seulement, il faut savoir lui reconnaitre ses vertus, savoir l’entretenir et en tirer avantage. Rien ne sert de déplorer le retour de l’autonomisme timoré. Il faut savoir exploiter les contradictions de l’adversaire et c’est tout ce qui compte.
Ce que je souhaite, c’est qu’un discours moins idéologique émerge et aborde ce qu’est vraiment la politique : des rapports de force, l’alternance entre coalition et confrontation des volontés, reposants sur des enjeux d’intérêts. Il me semble que l’on vote, ultimement, dans le sens de nos intérêts. Or, la tutelle canadienne n’est pas dans l’intérêt des Québécois. C’est cela qu’il faut dire, non ?
Un monsieur intervenu précédemment, René Marcel Sauvé, rappelle que, « en position de faiblesse, on réclame et on défend ses droits », alors que, « en position de force, on exerce des pouvoirs. » Ça a l’avantage d’être limpide et de donner une bonne idée du programme : il faut prendre l’initiative, prendre du terrain, augmenter les prérogatives du gouvernement de Québec, réduire l’intrusive ascendance de gouvernement d’Ottawa sur le territoire québécois, voire le territoire canadien. Le gouvernement légitime, au Québec, c’est celui qui siège dans la capitale laurentienne. Mon allégeance est à celui-là et je suis d’avis qu’il faut agir en conséquence.
Monsieur Facal, vous qui avez été responsable du dépôt de la loi 99, vous savez ces choses. Indépendantiste, patient, mais pas trop, parce qu’encore jeune, j’espère bien qu’il s’en trouvera, avant longtemps, au sein du parti Québécois, pour reprendre dans le bon ordre et cesser de faire l’économie d’un discours franc et pédagogique. La politique, c’est davantage que les élections et un programme d’affranchissement tutélaire, davantage que des discours incantatoires.
Des gestionnaires, il y en a plein les ministères. Je veux des politiques d’envergure, des hommes d’État quoi, avec, en main, un programme d’État pour l’État du Québec. Ce n’est pas avec les arbitraires subsides d’Ottawa que nous pourrons maintenir et réinventer la sociale démocratie québécoise, mais avec les pleins moyens d’un plein État.
Le gouvernement est légitime ou il ne l’est pas. La souveraineté, c’est nécessaire ou ça ne l’est pas. Si d’aventure on est convaincu que ce l’est, il faut en assumer les conséquences et agir. Maintenant. Parce que le seul gouvernement qu’il faille exiger, c’est un gouvernement responsable.
La souveraineté ne s’acquerra pas un soir d’extase collective béni par les soudages. Il en résultera toujours trop d’inconnu, trop d’arbitraire. Négocier, si négociation il y a, négocier donc, en position de faiblesse ou de grande incertitude, c’est une stratégie de l’échec. Il faut agir à la pièce, rompre un à un les liens canadiens qui enserrent le Québec, le restreignant, l’hypothéquant, le meurtrissant.
Non qu’un référendum consultatif soit absolument inutile. Le contexte et la situation instruisent la stratégie. De fait, rien n’est exclu. Lorsque la souveraineté sera effective, légitimement acquise par suite d’actes sanctionnés par élections et réélections, il sera toujours le temps de sacraliser le tout, pour bien consumer la fin de la tutelle britannique. Mais ça ne sera jamais l’essentiel ; c’est l’accessoire.
Il est une observation et une objection commune à la sociale démocratie : il y aurait déjà trop d’État. C’est littéralement vrai et il faut le dire. Au Québec, il y a un État de trop.
En réponse à Lesdents (ma réplique sera brève et on arrête de se renvoyer la balle :))
Sur la gauche: N’oubliez pas que depuis sa création le PQ a toujours été le seul grand parti à occuper la partie gauche de l’échiquier politique. L’idée de souveraineté a pris forme dans les milieux intellectuels de gauche dans les années soixante.
Mais depuis sa création, l’évolution du PQ s’est toujours faite un peu plus vers le centre et même vers la droite. La différence entre le PQ de 1976 et celui de Lucien BOuchard et Bernard Landry en témoigne.
Toutefois, on l’a vu aux dernières élections, il n’y a plus de place à droite. M. Boisclair a bien tenté de faire un Tony Blairot de lui-même, avec le résultat qu’on connaît.
Le PQ est une coalition de souverainistes tout simplement. Au départ cette coalition était formée de gauchistes et au fil du temps, à force de devoir prouver la viabilité économique du projet de pays, elle s’est recentrée.
Mais je l’ai dit et je le répète, le problème du PQ n’est pas qu’il soit trop à gauche ou trop à droite, c’Est qu’il ne parle plus au peuple.
On dit souvent que le PQ est un Parti d’une seule option. Ce parti sacrifie ses chefs, c’est connu. Il semble les sacrifier dès que ces derniers soulèvent un questionnement sur l’option de souveraineté. Selon moi, il y a longtemps que nous n’avons pas entendu parler de souveraineté, de sa justification contemporaine, son terreau fertile, le comment et les moyens pour y arriver sans perdre le cap sur l’objet fondamental de la destinée d’un peuble majoritairement francophone en Amérique, dans la prise en charge complète de sa destinée, de ses choix dans le développement de ses institutions et coopérations. Non, le PQ s’infantilise à discuter de l’option par le souci «simple» d’un référendum. Le projet fondamental est occulté.
Faisons un peu de prospective. Que se passera-t-il au sein de ce parti et pour son chef au lendemain immédiat d’un Oui, que la souveraineté sera votée, mais non encore réalisé; que tout sera encore à faire. Il faudra alors la planifier, l’organiser et la mettre en œuvre cette souveraineté. Ça va prendre une maturité de ce chef certes, mais aussi une maturité des instances et du membership de ce Parti pour guider la mise en oeuvre. Évidemment, à ce moment, on aura besoin de leaders forts soutenus par des organisations politiques et corporatives tout aussi fortes et cohésives. Toutefois, je ne peux m’empêcher de penser que si le PQ est encore présent dans l’espace public politique et démontre, par son membership, le genre de comportement quelque peu radical et échevelé qu’on lui connaît pour le soutien et la survie de ses chefs, cela n’aidera manifestement pas la cause de la mise en oeuvre de la souveraineté à ce moment décisif. Bref, souverainiste depuis plus de trente ans, je suis à penser que le PQ ne semble plus être le bon «véhicule» pour porter ce projet. À sacrifier ses chefs, le PQ est à sacrifier lui-même ce qui lui reste de crédibilité politique pour porter un projet aussi important. Je suis inquièt pour la mise en oeuvre de la souveraineté!
Le pont générationnel de Bernard Landry n’a été que de la poudre aux yeux pour rallier une certaine génération de souverainistes. Dans le fond, les Bernard Landry, Yves Michaud, Denis Lazure, Gérald Larose, Jacques brassard, Jean Garon et cie forment un club qui ne semble pas accepter la possibilité qu’un Québec indépendant naissant sous l’essor d’une autre génération.
Pendant longtemps, les chicanes internes amusaient le public, aujourd’hui elles lèvent le cœur. Comment ce parti peut nous vendre un projet supposé rassembleur alors qu’il est en perpétuel déchirement?
Mon père est un militant-organisateur des premières heures. Moi-même mon “sang coule bleu”. Toutefois, je l’ai prévenu que le parti Québécois était déconnecté. Comme plusieurs il ne l’a pas cru! Pour lui, ce parti est jeune et frais. Cependant le temps n’est pas gelé et oui, le Parti Québécois est un vieux parti.
Bonjour,
Je serai bref.
Ce qui s’est passé depuis l’élection de M. Boisclair à la tête du PQ est inadmissible. Les militants l’ont plébescité et une partie importante des cadres et fondateurs du partie ont refusé ce plébiscite, ont refusé le résultat du vote. Peu ont supporté M. Boisclair. Beaucoup ont mis des “peaux de bananes” sur son chemin.
Hier, en apprenant la démission de M. Boisclair, j’ai été écoeuré et je me suis dit que jamais je ne donnerai un vote au PQ. Soulignons que j’aurai d’ici un an le droit de vote étant immigrant.
Je suis immigrant, au Québec depuis quelques années. Je ne dirai pas que je suis un souverainiste. Par contre, je crois pertinent d’avoir un parti politique qui dépasse le vieux clivage “gauche-droite” et qui se préoccupe dans un même temps de la santé des individus et celle de la société et de l’économie. Il faut arrêter de croire que l’oeuf est venu avant la poule ou que la poule est venue avant l’oeuf!
Le PQ doit prôner et construire un Québec fier, en santé, innovant, actif et surtout intégrant tout le monde à son projet plutôt que de distinguer les vrais québécois de ceux qui ne le seraient pas.
Si j’avais pu voter aux dernières élections, je n’aurai pas voté pour Boisclair car il a laissé ses idées personnelles et valeurs personnelles à la maison pour embrasser les vieilles ficelles, les vieilles idées du PQ. Il a fait sa campagne comme un automate récitant ce qu’on lui disait de réciter. J’aurais aimé qu’il soit “lui-même” comme lorsqu’il était député et ministre.
Comme je l’ai dit plus haut, je ne voterai pas pour le PQ et un de ses “dinosaures” qui fera toujours la même chose : distinguer les vrais des faux québécois, jouer avec des ficelles nationalistes, ne pas avoir de projet de société autre que celui d’une très improbable souveraineté.
En bref, juste un homme politique comme vous, Joseph Facal, pourrait dans l’avenir m’amener à voter PQ.
Pour ajouter à ce qu’amène Gaulois dans son message, non seulement l’Améro semble de plus en plus une réalité à en devenir mais il faut aussi être conscient que l’union nord américaine est en gestation et que les Québécois devront en tenir compte dans l’échéquier politique. Il n’est pas surprenant ainsi de voir qu’une majorité de Québécois ont et auront beaucoup de difficultés à concilier ouverture maximale d’un côté et recroquevillement sur soi-même de l’autre. Le climat politico économique s’aligne de plus en plus vers une négation de la souveraineté et que celà ne plaise, nous devrons envisager des alliances surprenantes et inédites. Et entièrement d’accord avec le commentaire de Xavier :***Le PQ doit prôner et construire un Québec fier, en santé, innovant, actif et surtout intégrant tout le monde à son projet plutôt que de distinguer les vrais québécois de ceux qui ne le seraient pas.***
Il y eut un départ, il y a de plus en plus la nécessité d’un examen de conscience par les hautes sphères du parti québécois. Je me rappelle la saison des idées à laquelle j’ai participé. A l’assemblée de conclusion de mon comté, on a préféré laisser parler les représentants du central plutôt que d’écouter les commentaires forts judicieux des membres actifs au sein de leur communauté. Ce problème d’écoute et d’acceptation d’une vision nouvelles, différentes et probablement dérangeante est encore présent au plus profond de la direction de ce parti!
Pour ce qui est du départ,je reconnais à monsieur Boisclair un courage hors pair. Par ce geste il secoue la base du parti et la retourne à ses devoirs. Pour moi il est évident que le renouvellement des idées, la ’saison des idées’ (qui sont sur papier dans des boîtes au central) est primordial.
M. Boisclair n’était pas mon homme, mais je le respectait. S’il a eu mon vote au dernier scrutin, il en était autrement pour la suite. J’ai voté pour mon député (non élu)et je ne l’aurais pas refait 2 fois avec le même chef, même avec le même représentant. Maintenant, on cherche un chef, un sauveur, qui de préférence ne dérangera pas trop le central et ses grosses bottines, et tous ceux qui sont bien installés politiquement dans leur coin, avec tous leurs bons contacts. On cherche un chef vedette et pourquoi pas quitte à l’exporter d’Ottawa. Tut Tut Tut…essayez pour voir, vous les bonzes du parti et vous mordrez la poussière de nouveau aux prochaines élections. Enlevez vos mains de dessus vos yeux, vos oreilles et laissez-les sur votre bouche. Écoutez le peuple!
Quant à moi, mon homme, c’est Pauline et ce depuis de nombreuses années. Elle a une expérience incommensurable dans tous les domaines d’importance du Québec, elle est compétente, efficace et, très important, communicatrice, humaine et à l’écoute. Si elle avait été un homme ca fait longtemps qu’elle y serait, à la tête du PQ et probablement du Québec.
Pauline Marois a toutes le compétence. Sa seule présence élève la qualité des discours et des échanges. En sa présence on a envie d’aller de l’avant, d’avoir des idées.
Je sais, ce n’est probablement pas le choix de tout le monde, mais en analysant bien les curriculum de candidats potentiels, elle est notre meilleur choix, notre choix gagnant
Monsieur Facal,
Le chef est important car il est le représentant du parti et de ses membres.
Depuis la démission de M. Boisclair, on n’entend que les spécialistes, les journalistes mais le peuple, on ne l’entend guère. C’est toujours la même chose. On veut son bien mais on ne l’écoute pas.
Louis Bernard a émis une opinion mais on oublie d’en parler. Au PQ, les purs et durs et les autres, ça n’existerait pas si on mettait la souveraineté au premier plan au lieu de faire des contorsions intellectuelles pour se faire accepter.
Dans votre texte, vous parlez de souveraineté mais rien de concret n’est dit. Des mots, encore des mots et le peuple se détache de ce parti.
Maudit qu’on a la tête dure…
Je milite au Parti Québécois depuis l’époque où je n’avais même pas l’âge d’en être membre. J’ai vu mon parti être dirigé par Parizeau, Bouchard, Landry puis Boisclair. Chaque fois que l’un d’eux a quitté, les journalistes se sont empressés de comparer le Parti Québécois à un ogre dévorant ses chefs par plaisir. J’en ai plein le ! d’entendre ça…
Bouchard a quitté parce qu’il était découragé que ses “méchants” concitoyens aient donné plus de votes à Jean Chrétien qu’à Gilles Duceppe lors des élections fédérales de 2000. Personne ne l’a poussé vers la porte de sortie, au contraire il avait eu 96% d’appui à son dernier vote de confiance si ma mémoire est exacte. Landry, l’autre diva, considérait qu’avec 76% d’appui, les militants de son parti étaient trop indignes de lui et a, sur un coup de tête, prit la sortie de secours. Geste qu’il regrette encore amèrement d’ailleurs. Quant à Boisclair, il a lui-même creusé sa tombe. Sa sortie contre Duceppe était indigne du chef du mouvement souverainiste et n’était malheureusement que le dernier élément d’une suite de gaffes allant de l’histoire de la cocaïne à la tente de Brokeback Mountain.
Malheureusement pour lui, si son entourage avait été à ses côtés plutôt qu’en vacance, si la permanence du Parti était demeurée en place encore quelque temps pour permettre à la base de faire passer ses messages au chef et s’il avait dès les jours suivant l’élection fixé une date pour un vote de confiance - qui aurait démontré qu’il ne s’accrochait pas au pouvoir mais qu’il était bel et bien conscient des résultats de l’élection - il serait sûrement encore notre chef aujourd’hui.
Ceci dit, nous devons maintenant trouver un nouveau chef. Je me méfie des sauveurs et de ceux qui prétendent posséder toute la vérité. Je crois que le parti a d’abord et avant tout besoin de quelqu’un qui le connaît, quelqu’un dont les convictions souverainistes ne font aucun doute (sauf peut-être pour quelques «zinzins» de Montréal-Centre). Quelqu’un qui aura le courage, comme l’avaient Lévesque et Parizeau, de dire: « C’est par là que nous allons: qui m’aime me suive! Si vous n’êtes pas d’accord avec moi, quittez le navire ou signifiez le moi lors du prochain vote de confiance ».
Je veux un chef qui ne sera ni à droite, ni à gauche, mais qui fera preuve de lucidité et de solidarité. Quelqu’un qui n’aura pas peur de mettre aux poubelles une fois pour toutes les solutions mur à mur qui sont supposément bonnes autant pour Gaspé que pour Val-d’Or. Un chef qui aura la capacité de parler à tous les Québécois en tout temps, plutôt qu’aux seuls convaincus lors des rassemblements nationaux. Un chef lucide qui sera capable d’accepter que le monde change et que les besoins d’aujourd’hui ne sont pas les mêmes que ceux d’hier! Un chef pour qui la souveraineté rimera avec un projet, pas avec un référendum.
J’en demande trop peut-être… mais je sais que cette personne existe quelque part. Il s’agit pour nous de prendre le temps de le trouver et de lui donner les moyens par la suite de gagner. D’abord un chef, ensuite le programme, ensuite la structure, ensuite la victoire!
Ceux qui devrait se poser des questions devraient être les institutions comme SPQ libre et les anciens des syndicats qui ont passé leur vie à combattre le gouvernement. Comment peut-on espéré faire un pays avec des personnes qui ont passé leur vie à faire en sorte d’affaiblir le pouvoir des institutions politiques pour augmenter leur propre pouvoir syndical? La social-démocratie a fait son temps. Je ne dis pas qu’il faut effacer tout ce que l’on a créé, mais, l’économie doit être notre priorité maintenant si on ne veut pas perdre toutes ces avnacées sociales. Pensez que les anciens ” syndicaleux ” qui gravite par dizaines autour du PQ dont, le SPQ libre et Gilles Duceppe, serait naif.
Je reproduit ici un billet tiré de mon blogue.
2007-05-10
POUR ARRÊTER LES EFFUSIONS DE SANG
1. LA SUITE DES ÉVÉNEMENTS
Ainsi donc, Boisclair a finalement démissionné. Je ne commenterai pas cet événement en particulier, puisque la moitié du Québec l’a déjà fait, mais je vais quand même donner mon avis sur la suite des événements. Il semble en effet que le PQ n’ait pas encore compris la leçon: il faut enfermer les grandes gueules à double tour dans les toilettes (avec Willy Protagoras, qui leur enseignera une chose ou deux sur la civilité) et surtout laver son linge sale en famille, de préférence dans un chalet sans téléphone au fond de la forêt boréale.
En ce moment, les deux seules options qui semblent s’offrir au PQ risquent de transformer la râclée reçue lors de la dernière élection en une spirale descendante. Au passage, un PQ qui se déchire et qui tombe toujours plus bas, risque d’entraîner avec lui tout le mouvement souverainiste. Le PQ n’est pas la seule incarnation du mouvement souverainiste, mais il a le pouvoir de lui faire perdre son capital de sympathie auprès de la nation québécoise. Rien de moins!
2. DEUX OPTIONS À ÉVITER
Regardons un peu quelles sont ces deux options.
1. Le couronnement de Gilles Duceppe. Je me suis toujours méfié de Duceppe, qui semble avoir un sens de la survie politique surdéveloppé; il n’y a qu’à voir comment il traite toute dissidence dans “son” Bloc: soit il montre la porte au contrevenant, soit il le force dans ses derniers retranchements. On n’a qu’à se remémorer la sortie récente de Louise Thibault, qui a quitté le bateau bloquiste après avoir tenté de faire valoir son opinion personnelle sur un sujet délicat. Sous la houlette de Duceppe, le Bloc a été épuré de ses éléments excentriques. Prisonnier de son incarnation actuelle — ce qu’on appellerait en mathématique un “maximum local” — ce parti a évacué tout membre qui porterait ombrage à son chef. Ne restent que des politiciens de carrière, des “pions” travaillants mais sans envergure. Il est difficile de ne pas tracer un lien entre le Bloc et l’ADQ, qui sont des “partis d’un seul homme”. Duceppe promet de faire le ménage au PQ; de telles purges de style stalinien risquent plutôt de faire fuir les stratèges et idéalistes. Déjà que ceux-ci avaient commencé à déserter lorsqu’il était devenu évident que Bernard Landry n’écoutait plus que lui-même. Le PQ n’a pas besoin d’un autocrate, il a besoin d’un comité de réforme. Et qu’on se souvienne de l’arrivée du très colérique Paul Martin à la tête du PLC: le joueur le plus agressif et ayant le plus de contacts ne devient pas nécessairement le meilleur chef!
2. Une course à la direction bâclée. Comme je l’ai mentionné hier dans un autre blogue, une course à la direction tend à favoriser le candidat le plus au centre, celui qui ne s’est pas mis à dos les militants les plus “vociférants”. Bref, ce genre d’exercice nous donne un André Boisclair, habile à ne pas répondre aux questions, conciliant, mais sans beaucoup de contenu. On pourrait établir un parallèle avec le concept du “commun dénominateur” en mathématiques. Bref, Boisclair aura été à mon avis un choix politically correct, un personnage inoffensif pour un parti dont le désir collectif (inconscient?) était de ne pas se remettre en question. Mais maintenant on annonce l’arrivée possible de Pauline Marois, qui serait fort probablement élue par quasi acclamation à la tête du PQ! Bien que je respecte les réalisations de madame Marois, je considère que sa “pédagogie de la souveraineté” correspond encore une fois à de l’immobilisme, tout comme l’ont étés les reformulations de l’anti-réformateur Bernard Landry: les fameux “1000 jours (à faire du sur-place)”, en espérant que le soutien populaire à la souveraineté monte par miracle.
À ces deux approches qui risquent de nous replonger dans un autre vaudeville (où les membres du PQ s’engueulent par entrevues interposées, ce qui fait la fortune des tabloïds). Nous n’avons pas les moyens de nous payer une autre ronde de tractations portant exclusivement sur la personnalité du chef et sur sa liste d’amis. Pas plus que nous pouvons nous permettre de considérer les élucubrations naïves de ceux qui pensent que la solution à tous les problèmes du PQ est de crucifier le Parti, ce qui précipitera, après trois jours, le retour glorieux de l’esprit réincarné du messie Bourgault (ou quelque chose du genre).
Rejetons les solutions trop radicales ou simplistes; par exemple, on ne règlera pas les problèmes du Québec en les finançant davantage. (Mais je reviendrai sur mon sujet favori, le pelletage de dettes par en avant, en temps voulu.) Le PQ doit vivre. Le mouvement souverainiste doit être représenté par un parti qui a le pouvoir de faire la souveraineté. Car enfin! Comment voulez-vous que la souveraineté se fasse si on ne peut pas avoir au moins une majorité simple de députés souverainistes à l’Assemblée nationale! Sans compter que les règles désuètes du parlementarisme canadien autorisent les gouvernements minoritaires, tant en nombre de députés qu’en représentation démographique. Quelle légitimité pour le mouvement souverainiste s’il ne peut espérer mettre en place des conditions de réussite du projet de société?
3. UNE SOLUTION PRAGMATIQUE
Je propose donc qu’après une première ronde d’inscriptions, les 8 ou 9 candidats à la direction du PQ s’isolent en groupe pendant une fin de semaine, en compagnie d’un médiateur, dans un endroit coupé du reste du monde. En retraite fermée, ils pourront débattre amplement, mettant toutes les cartes sur table, critiquant leurs idées respectives, et dégageant des éléments de consensus. Au terme de cette difficile table ronde, chacun pourra alors émerger avec en main:
1) une liste de projets consensuels pour l’avenir du PQ et du Québec
2) une stratégie personnelle à présenter aux militants du parti
Cet exercice permettra d’éviter les événements regrettables qu’on a vus depuis le départ de Landry: coups de poignard dans le dos, guerres de personnalités, intrusions malhabile d’anciens ténors péquistes (ainsi que de quelques sopranos discordants), récupération de la plus petite altercation par des médias carnassiers, perte de confiance de la population envers le parti.
Les candidats à la direction du parti seront donc confortés dans des positions précises et constructives. Ils auront aussi prêté serment de ne pas nuire au PQ, au mouvement souverainiste et au Québec lors de leur inscription à cette course à la direction. Chaque candidat pourra donc entreprendre sa campagne dans la sérénité. Les poignards seront soigneusement rangés dans un coffre blindé. Et la clé de ce coffre, jetée au fond du lac Meech… où elle ira rejoindre d’autres objets perdus.
J’ai été bien surpris de lire ici que vous êtes « persuadé que la souveraineté et un programme économique et social de centre gauche ont plus que jamais leur place au Québec ». Je vous pensais de centre-droit. Soit!
Est-ce que ma vision de vous était trouble? ou bien vous privilégiez vraiment un regard de centre-gauche même si certaines de vos idées vont dans l’autre sens?
Cela me semblerait très logique, étant donné que la position centrale ne peut qu’être vacillante! Personnellement, je me considère équilibriste, car je fuis les extrêmes. Cela demande de toujours regarder les deux côtés de la médaille.
Je suis peut-être complètement dans le champ, mais je me pose une question.
Est-il possible que les immigrant reçus aient la nationalité Québécoise au lieu de canadienne? Et de l’inscrire dans une loi du québec sans toucher à la constitution?
J’aimerais aussi que le québec renforce la francisation des entreprises en forçant Toutes les entreprises à se franciser même celles de moins de 50 employés ce qui n’est le cas je crois.
merci
Clément, je ne pense pas que de dire que mes réflexions sont le fruit, entre autre, d’une discussion que nous avons eu ensemble ne soit très engageant ni ne t’implique directement. Je ne pense pas que tu aies besoin d’un prétexte pour répondre au billet de M. Facal… :)
Cependant, même si tu trouves mon commentaire “inutilement dur”, sache qu’il représente mon opinion de citoyen face au PQ, un parti qui se perd tellement dans les palabres qu’il n’en a plus le temps de se préparer à gouverner. Je pense avoir été poli, structuré et avoir exprimé mon opinion correctement, sans polarisation excessive. Je ne pense simplement que l’option principale du PQ soit encore suffisamment intéressante pour justifier l’existence d’un parti. S’ils ne peuvent pas se renouveler, d’autres personnes le feront. Le PQ est un parti, les personnes qui le constituent forment une constellation aux intérêts et compétences diverses. J’imagine que certaines personnes qui gravitent autour sont probablement capables d’envisager une politique centriste à l’extérieur du PQ. Il ne faudrait pas confondre les idées et le parti, et croire qu’ils sont indissociablement liés…
Parlons un peu de cette course à la chefferie qui s’annonce, ou de la course au couronnement, c’est selon. Ni Duceppe ! ni Marois ! si vous voulez mon avis. Ce parti a grand besoin d’un long purgatoire, d’un très long purgatoire, pour expier… Quoi ! Quel sauveur pourrait bien tirer ce parti de sa torpeur crasse ? C’est un chef de transition qu’il lui faut. C’est toujours une erreur d’aller chercher le joueur vedette quand on n’a pas l’épuipe pour le soutenir. Il faut un plombier capable d’aller dans les coins et faire le ménage partout, le grand ménage - et cela ne prendra pas 6 mois, ne vous déplaise. Ne rêvez pas ! La réflexion en profondeur que tout le monde souhaite (maintenant…), elle prendra des années… et c’est bien dommage pour les prochaines élections, mais quand il faut tout reprendre à zéro, c’est toujours long.
Bonjour M. Facal,
Pouvez-vous s’il vous plaît vous présenter à la course à la direction du PQ.
Merci
Dans votre programme de campagne à la direction du partie, veuiller inclure la reprise de controle du territoire de ce qui est au nord du Mexique. Ça revient à nous ce territore.
M. Facal SVP présentez-vous à la course au leadership, avec Duceppe et Marois on entendra que la gauche au P.Q.
Si on ne parvient pas à traduire vos réalités ”Lucides” à l’intérieur du P.Q., le P.Q. sera de nouveau catalogué à gauche et la souveraineté ne sera plus le ”Ciment” du parti.
Voici pourquoi je vous vois dans cette course.
http://archives.radio-canada.ca/IDCC-0-17-2378-14027/politique_economie/jacques_parizeau/
Merci de nous tendre l’oreille par ce blogue.