Éducation et identité
31 octobre 2007 par Joseph Facal
J’effleure aujourd’hui deux sujets totalement différents qu’il me semblait impensable de laisser passer.
Pauline Marois propose notamment de serrer la vis aux entreprises qui fonctionnent essentiellement en anglais, de mettre plus d’insistance sur l’enseignement de la langue et de l’histoire, de relancer les efforts d’appui à l’intégration des immigrants. Des objectifs vitaux pour l’avenir du français et la cohésion sociale au Québec.
Mais on ne parle que des dispositions inutiles et contre-productives qui restreignent la participation à la vie politique de ceux qui ne maîtriseraient pas le français.
Tant que le Québec sera une province, les obstacles à une citoyenneté québécoise, déjà mis en lumière en 2001 lorsque Gérald Larose avait, le premier, lancé cette idée, demeurent les mêmes en 2007. J’ai d’ailleurs lu dans un quotidien de Montréal un récit truffé d’inexactitudes entourant les récents événements.
Il serait infiniment dommage que l’accessoire porte ombrage à l’essentiel. On y reviendra sans doute.
Palmarès
Quand la revue L’actualité a publié son palmarès annuel des écoles privées et publiques du Québec, je m’attendais aux habituelles dénonciations de l’exercice : qu’il compare des pommes et des oranges, qu’il est biaisé, élitiste et démotivant. On connaît la chanson.
J’avais tort. Changement de stratégie des opposants : on ne dénonce plus, on ignore. Non seulement on ne commente pas, mais encore on fait passer le mot qu’il serait mal avisé pour quiconque de commenter.
Il faut ici être nuancé. Défenseurs et détracteurs de l’exercice ont tous les deux en partie raison.
Regardez les critères qui servent à établir le classement: résultats aux examens du ministère, taux de redoublement, taux de promotion et ainsi de suite. Que cela plaise ou pas, voilà des critères qui ne peuvent mentir: les écoles qui dominent le classement sont bel et bien les meilleures.
Là où les adversaires ont évidemment raison, c’est lorsqu’ils soulignent qu’une école privée qui sélectionne les élèves qui la fréquentent fera presque inévitablement mieux qu’une école publique qui accepte tous les jeunes du quartier qui ont le droit d’y aller.
Mais l’exercice a aussi le mérite de souligner qu’au sein même du secteur public, certaines écoles progressent, d’autres reculent, et plusieurs ont des résultats qui obligent à nuancer les recoupements trop faciles qu’on fait souvent entre la réussite des jeunes et la richesse des parents.
Deux suggestions
On ne le répétera jamais assez: pour s’améliorer, il faut s’évaluer, et pour s’évaluer, il faut se comparer. Je soupçonne certains adversaires du classement de craindre surtout qu’on en vienne un jour à évaluer les enseignants, comme cela se fait systématiquement à l’université.
L’actualité devrait établir trois classements distincts : celui des écoles privées, celui des écoles publiques qui sélectionnent et celui des écoles publiques qui ne sélectionnent pas. On conserverait ainsi l’effet d’émulation propre aux classements, tout en éliminant le biais le plus évident.
Le ministère de l’Éducation devrait lui aussi produire son propre classement et le rendre public, comme cela se fait dans d’autres sociétés.
Tous y gagneraient, à commencer par ceux qui subiraient la pression de devoir se prendre en main immédiatement.
32 réponses à “Éducation et identité”

Contrairement à ce que disent certains bien-pensants (avec en tête de fil notre bon premier ministre Charest), le problème avec le projet de loi du PQ n’est pas le pseudo-replis-d’assiégé mais bien la question de la légitimité politique.
Si le Québec était un pays, croyez-vous qu’on serait en train de se poser la question à savoir si un immigrant devrait parler français ou non pour avoir sa citoyenneté québécoise? Non, ça irait de soit, comme dans n’importe quel pays normal du monde! Comme en France, comme en Finlande, comme… au Canada.
Voyez-vous, cette fois-ci, le PQ a le courage d’agir comme un parti National plutôt qu’un parti provincialiste. Il agit donc en fonction et dans le sens de la Nation, cette même Nation Québécoise qui a été reconnue par le gouvernement Harper. À mon avis, cette reconnaissance du fédéral légitimise maintenant beaucoup de choses dont entre autre ce projet de citoyenneté québécoise.
Vous avez raison M. Facal, le débat autour des mesures contraignantes n’a que pour but d’empêcher la mise en place de mesure concrète sur d’autres points en rejetant tout en bloc. Il est clair que pour le PLQ le statut quo est l’idéal, plus les immigrants demeureront allophones ou anglophones plus ces derniers voteront PLQ.
En fait toute mesure d’intégration est un risque pour le PLQ de perdre des votes (à l’ADQ par exemple). Le vote allophone va directement au parti le plus fédéraliste et le plus favorable au multiculturaliste. Un immigrant bien intégré qui parle français,ira en fonction de ses valeurs (gauche, centre, droite).
Classement des écoles: Un critère majeur que l’on ne retrouve pas dans ce classement, l’amélioration! prendre un élève qui a 90% de moyenne au début de l’année et qui fini l’année avec une moyenne de 90%, je ne crois pas que c’est à l’école que revient tout le mérite. Sauf qu’un étudiant qui commence avec une moyenne de 58% et qui fini à 70%, je trouve que c’est un exemple où l’école et l’enseignement qui y est donnée à un rôle déterminant à jouer. L’inverse y est vrai aussi, si un étudiant voit ses notes descendre continuellement, il y a un manque.
Arnold
«…les écoles qui dominent le classement sont bel et bien les meilleures.»
Faux.
Les écoles qui dominent le classement ont sous leur toit les meilleurs élèves. Ça ne prouve absolument rien du côté de la capacité d’une école à bien performer.
Bonjour, je crois sincèrement en ce palmarès et je crois qu’il est pa preuve irréfutable qu’il faut privatisé le système d’éducation en entier et que ceux qui sont trop lâches pour se trouver un bon travail n’aille pas à l’école, comme ca nous sommes certains qu’ils ne prendront pas part à la vie éconbomique et politique.
http://lesblogues.com/sabotageinc
M. Facal, vous dites:
“Mais on ne parle que des dispositions inutiles et contre-productives qui restreignent la participation à la vie politique de ceux qui ne maîtriseraient pas le français.”
Ce genre d’affirmation alimente la confusion autour du projet de loi, et je suis surpris que vous participiez à cela aux côtés de l’ensemble des chroniqueurs et journalistes de la Presse. Parler sans nuances de “ceux qui ne maîtrisent pas le français”, c’est négliger de faire une distinction CRUCIALE entre:
1. d’une part les non-francophones citoyens canadiens qui sont au Québec au moment de l’entrée en vigueur de la loi ainsi que les non-francophones qui ont un parent ayant droit à la citoyenneté québécoise et
2. d’autre part les non-francophones qui ne sont pas citoyens canadiens et qui arrivent après l’entrée en vigueur de la loi (et qui n’ont de toute façon aucun droit de se présenter tant qu’ils ne sont pas citoyens canadiens).
Cette distinction, le projet de la loi la fait (voir le projet d’article 49.2 C.C.Q.) et donne un traitement différent à ces deux groupes. Ainsi,
1. Le francophone analphabète, l’unilingue anglophone de Baie d’Urfé, le québéco-chinois qui ne parle que mandarin, le québéco-italien qui ne parle qu’anglais ou l’autochtone anglophone auront tous automatiquement droit à la citoyenneté québécoise sans avoir à passer le test de français et de connaissance du Québec s’ils sont citoyens canadiens et résidents au Québec au moment de l’entrée en vigueur. Les non-francophones qui ne répondent pas à ces critères mais dont l’un des parents est citoyen québécois auront aussi droit automatiquement à la citoyenneté.
Ceci n’est pas dans le projet, mais je proposerais en plus que toutes les personnes domiciliées au Québec depuis un certain temps (incluant les non-citoyens canadiens) acquièrent, dans un geste inclusif, la citoyenneté québécoise sujet à une procédure simplifiée (sécurité nationale oblige) ne comprenant pas un test de français.
2. Les nouveaux arrivants et les personnes qui ont négligé de faire leur demande de citoyenneté canadienne seraient les seuls à être assujettis à l’obligation de passer le test de français et de connaissance du Québec.
Et comme je vous dis, je propose que nous donnions la citoyenneté québécoise aux négligents, ainsi qu’aux nouveaux arrivants qui sont là depuis un certain temps (à déterminer).
Autrement dit, personne n’est privé de quelque droit que ce soit de façon rétroactive : ni les anglophones, ni les immigrants qui sont déjà citoyens canadiens et domiciliés au Québec. L’immigrant qui n’a pas la citoyenneté canadienne n’a pas le droit, de toute façon, de se présenter aux élections, alors on ne lui enlève rien (art. 3 charte canadienne). Au contraire, cette citoyenneté est un geste rassembleur et fondateur pour le Québec, puisqu’il empêchera pour l’avenir qui que ce soit de dire d’un anglo de Montréal ou d’un juif qu’il n’est pas québécois. À l’inverse, cet anglo ne pourra plus s’exclure de la nation en disant qu’il n’est pas québécois. De même pour le juif unilingue anglais, l’arabe, l’analphabète, le libéral, le sikh, tout le monde! On serait tous dans la même gang : il serait bien temps non? C’est ça être inclusif. Je trouve désolant que vous, M. Facal, ajoutiez votre voix aux opposants au projet de loi 195.
Par ailleurs, je suggère la lecture de ceci à toute personne qui trouve offensante l’idée d’un test de connaissance de langues et de connaissance du pays d’accueil : http://www.cic.gc.ca/francais/citoyennete/examen.asp.
J’attends de voir ce que le PQ entend proposer à titre de solution de remplacement. Parce que pour la défense mollassonne du français, je suis sûr que l’ADQ et le PLQ sont tout aussi capables que le PQ de s’en charger.
M. Facal: j’oubliais. Autre élément de votre propos qui alimente la confusion: vous parlez de “maîtrise” du français. Or, le choix des mots est important ici. Il s’agit d’un critère de “connaissance appropriée”: c’est écrit noir sur blanc dans le projet de loi. On parle donc d’une exigence d’avoir une connaissance nécéssaire pour fonctionner en société.
Vous faites la même erreur qu’André Pratte. Je vous aime quand même.
Superbe article et merci LesDents pour la clarification… C’est très utile…
Je crois qu’à force d’être trop populiste (de tous les bords), on en oublie que “le devil is in the details” :)
Et pour les écoles publiques, privées, etc…
Je crois qu’il faut arrêter de chercher des raisons pour croire que les classements et benchmarks sont inutiles, ou non représentatifs de x, y ou z…mais plutôt s’en servir, comme gestionnaire d’école, du système d’éducation pour dire
a) Je suis meilleur que X qui m’est comparable et je peux m’améliorer par rapport à Y qui m’est aussi comparable
Le directeur d’école (publique) me racontait que ce classement est mauvais parce que –> ajouter la liste de raison…
Je déplore son attitude parce qu’en fait, se comparer dans le temps et à ses comparables, lui permettrai de viser plus haut…
Je crois que c’est sain de comparer, et d’évaluer pour poser des objectifs et des balises.. nous ne vivons pas dans un vide… l’évaluation et les comparaisons sont partout…
M. Peupu, je pensais justement à vous en ecrivant mon commentaire, mais je nài pas pu vous repondre la derniere fois car j“avais deja epuise me 5 interventions… Cela màttristait de voir que vous vous imaginiez que vous et Jacques Demers perdriez le droit de vous présenter. Rassurez-vous. Mais de toute facon, il est trop tard: M. Facal et d’autres souverainistes ont mis leur autorite morale du mauvais cote (dont les centrales syndicales, apres tout ce que le PQ a fait pour eux, ingrats! :))alors le projet va couler.
Je pense que les gens devraient se donner la peine de lire le projet de loi 195 et le projet de constitution: on parle quand meme ici de creer en droit la notion de quebecois! De mettre fin au debat sur la nation civique et ethnique! De mettre fin a tous ces questionnements futiles sur qui est quebecois et qui ne l’est pas. Et, dùn point de vue souverainiste, on enleve un arguement de taille aux federalistes: ils ne pourront pas dire lors d’un refenrendum que nous avons l’intention de faire le pays sans les non-Quebecois de souche (j’ai tjrs trouve cette expression `”de souche” vraiement idiote).
Les medias ont fait un beau boulot de desinformation…
Si elles sont «les meilleures», c’est effectivement, monsieur Asselin, parce qu’elles choisissent les meilleurs élèves. C’est précisément ce que je dis, non ? Je ne crois pas avoir dit que leurs enseignants étaient meilleurs. Plus exigeants, peut-être, mais ça c’est autre chose. Peut-être aurais-je dû être plus clair.
Une affaire de classement :
Si on a 100 individus avec un Q.I. chacun de 150, qui sera le premier, le deuxième et le centième?
Enfin après 7 ans(?) de discussions stériles, une proposition évidente et sensée : “L’actualité devrait établir trois classements distincts! ”
Fallait-il adopter une attitude d’indifférence totale pour enfin faire réagir si fortement Mme Carole Beaulieu, je pense que OUI.
Vont-ils enfin être entendus? Je l’espère; grâce à vous M.Facal.
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Texte que j’ai écrit en 2005, en réponse à : « le Palmarès des écoles démontre clairement la supériorité de l’école privée : par M.Dallard, rédacteur en chef du journal « Accès Laurentides ».
Je ne sais pas s’il vaut mieux en rire ou en pleurer?
En effet, tous ceux qui s’intéressent au domaine de l’éducation savent que le succès des écoles privées, notamment dans les palmarès hallucinants qu’on nous propose, est dû à la sélection des élèves à l’entrée.
Mettez tous les “bollés” ensemble dans une école, que celle-ci soit publique ou privée, et les résultats globaux de cette école aux examens du ministère seront meilleurs que ceux de l’école voisine où sont rassemblés les élèves moyens et en difficulté d’apprentissage du même quartier.
Le secret de l’école privée est là, essentiellement ; sans oublier la pression des $$$ sur le dos des élèves, ainsi et l’horaire plus long(5hres du soir).
Car, les enseignants et les professionnels des écoles publiques sont globalement tout aussi talentueux, imaginatifs et dévoués que ceux des écoles privées, sinon plus.
Pour y faire carrière par contre, il faut en plus des qualités nécessaires, celle de pouvoir s’imposer au niveau de la discipline. Et c’est loin d’être évident quand on sait que l’école publique, délestée d’environ 20% à 40% de son élite (qui va au privé), doit composer en plus, avec les élèves en difficulté d’apprentissage et de comportement.
Sans oublier qu’elle ne peut (contrairement au secteur privé), renvoyer les élèves non performants ou turbulents. Ceci est une différence énorme!
Un palmarès du secteur privé.. versus.. les écoles à contenu enrichi, et les écoles internationales publiques, qui toutes sélectionnent leurs élèves, très bien!
Mais ça prend un deuxième palmarès distinct pour toutes les écoles publiques qui ne sélectionnent pas; et encore là, c’est inéquitable pour les écoles des milieux défavorisés. Trois palmarès distincts, donc?
Au lieu de faire une affirmation aussi grossière, au sujet du palmarès actuel — où l’on compare des pommes avec des oranges — et dépeindre l’école publique et notre société tout en noir ( ” le palmarès démontre la supériorité de l’éducation privée, et la population est désintéressée et non politisée”, dites-vous!), il serait plus constructif de faire des portraits de ces professeurs exceptionnels qui tiennent à bout de bras notre secteur public.
Je crois que nous sommes dû pour un bon brassage d’idées qui, je l’espère, débouchera sur un vrai débat de société. Devant cette petite possibilité de réduction de leur financement (proposée par Boisclair), espérons que les écoles privées accepteront d’augmenter les exigences qui leur sont faites en matière d’accessibilité, de rétention des élèves en difficulté, de francisation des immigrants et de collaboration avec les autorités scolaires publiques du territoire où se trouve l’école. Et ce, en fonction du principe : mêmes subventions, mêmes exigences.
L’État, qui est le gardien du bien commun, doit impérativement augmenter le financement de nos écoles publiques, ainsi que le nombre d’heures de “présence obligatoire” des élèves à l’école primaire et secondaire.
Et contrairement à ce que dit M.Dallard : ” retour à la préhistoire(sic) par cette présence obligatoire à l’école jusqu’à 17 heures “, cela nous mettrait, simplement, au niveau des pays les plus avancés(OCDE).
Il semble aussi oublier que cette présence jusqu’à 17heures s’applique déjà aux garderies (CPE) et serait donc une suite logique pour le primaire et le secondaire!
Cet ajout à l’horaire serait un atout formidable au succès de notre école publique et réglerait du même coup la difficulté (la clé au cou) que rencontre la plupart des parents, soit la conciliation entre l’école et la famille ; et bien sûr celle des enseignants de s’assurer que les devoirs soient fait.
On ferait d’une pierre deux coups! Est-ce si difficile?
Pour conclure, le succès scolaire, au public comme au privé, dépend avant tout de l’implication des enfants et des parents.
L’effort est l’ingrédient moteur de la réussite. L’école est à l’image de la société, ceux qui réussissent mieux sont en général ceux qui travaillent fort.
N.B. Moi mes enfants sont tous universitaires, et ayant passé par le secteur public, ont pu facilement s’adapter au choc que vivent les étudiants du secteur privé à gérer leur liberté.
Étant un étudiant de 2e cycle en finance, j’abonde dans le même sens que vous par rapport aux effets positifs qu’amène une saine concurrence via un classement comme celui de l’Actualité. Je soutiens également votre idée d’établir plus d’un classement afin de ne comparer que ce qui est comparable. Une question me vient toutefois en tête: pourquoi faire 2 classements distincts pour les écoles privées et publiques qui sélectionnent leurs élèves? Selon moi, celles-ci opèrent avec des moyens et des ressources semblables et devraient donc figurer dans un même classement.
Ce que je voudrais clarifier, c’est la notion de «bonne école» ou de «meilleure école». Prenons-le dans le contexte d’une famille qui se questionne sur le choix d’une école. Si elle se fie au Palmarès de l’Actualité, elle sera portée à privilégier les écoles du haut de la liste. Peut-on dire que l’école en question (celle du haut de la liste) va offrir de meilleurs services parce qu’elle regroupe sous son toit les meilleurs élèves? Est-ce que cette famille risque de voir mieux réussir son enfant parce qu’il y a en plus grande concentration des meilleurs élèves?
Objectivement, on devrait répondre «non» (dans le sens que ça ne veut rien dire, que ce n’est pas cette variable qui importe) à cette question puisque le fait de regrouper de bons (ou de très bons élèves) ne nous dit rien sur la qualité des services offerts (puisque les élèves étaient déjà très bons en arrivant). Une école regroupant des élèves moins performants peut tout aussi bien avoir une offre de services bien meilleure que le Palmarès ne montre pas. Autrement dit, c’est un Palmarès des meilleurs groupes d’élèves pas un Palmarès d’école.
Il faudrait arrêter de faire croire aux gens que les bons élèves font NÉCESSAIREMENT les bonnes écoles.
De fait, sur la qualité des services offerts, on ne sait rien de plus par ce Palmarès, à moins de faire un acte de foi que les élèves sont bons dans les écoles du haut de classement parce que l’école est bonne (rends de bons services). Je le répète: une école peut rendre des services bien ordinaires avec de très bons élèves (triés sur le volet) et se retrouver dans le haut du classement… À l’inverse, une école peut rendre des services extraordinaires à des élèves possédants peu d’aptitudes et se retrouver en milieu de peloton. Dans ces conditions, dans quelle école enverriez-vous votre enfant?
Qu’en pensez-vous?
N’oubliez pas qu’entre les meilleures écoles et celles autour du 50e rang, il n’y a que quelques petits points de différences.
Je vous le dis. Ce Palmarès ne dit rien sur les meilleurs écoles; il ne fait que pointer vers les écoles où il y a les meilleurs élèves, bon projet éducatif ou pas!
@les dents,
Beau travail ; je suis à décortiquer votre analyse sur le « PROJET » de loi 195 et 196 ; entre temps ce « maîtrisé » m’avait aussi intrigué. Je ne vous cacherai pas qu’en voyant ce mot, je voyais en même temps le sourire éclatant d’André — ce qui m’a mis en maudit.
Il s’est permis encore une fois de jouer avec les mots; comme dans le cas de :
« on a perdu au fond …. par l’argent et “DES” votes ethniques.
Nos trois faucons, depuis 12 ans, rapportent la phrase de la façon suivante :
« On a perdu au fond …..par l’argent et “LE” vote ethnique ».
N.B. On peut voir le “DES” comme on veut ; ou comme une partie d’un tout — ce que je crois personnellement, puisque 85 milles arrivants ont été naturalisés à l’encontre des règles établies.
Mais on a pas le droit de trafiquer sa phrase. Manipulation ou manque de professionnalisme?
Encore une fois c’est ce qu’à fait André Pratte.
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En passant M.Facal, il semble bien, selon votre 4ème paragraphe, commençant par « Tant que le Québec sera une province……….»
Si vous n’étiez pas d’accord avec ce projet tel que soumis ; pourquoi ont-ils passé outre à votre point de vue?
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“Maîtriser” versus “connaissance appropriée” :
Dans la fonction publique fédérale, les tests vous accordent soit A, B. C ou E.
A = connaissance élémentaire de la langue seconde.
B = connaissance moyenne.
C = bonne connaissance.
E = exemption: on considère que vous maîtrisez la langue seconde.
C’est une question de sémantique.
Bonne fin de semaine!
@ Jean-Renaud Dubois,
Vous dites “puisque 85 milles arrivants ont été naturalisés à l’encontre des règles établies.”
C’est complètement faux. Aucun immigrant qui ne rencontrait pas les critères établis n’a reçu sa citoyenneté. Il existait un énorme backlog de gens qui avait droit à leur citoyenneté mais qui attendait à cause des délais bureaucratiques.
Le fédéral a mis les bouchées doubles et a réduit le backlog, c’est jouer selon les règles et effectivement ça favorisait le NON. Imaginez pour un instant que le contraire eût lieu et que les immigrants étaient plutôt favorables à la souveraineté et le fédéral ralentisse les demandes de citoyenneté. Il y aurait eu une levée de boucliers souverainistes et un déchirage de chemise qu’on entendrait encore aujourd’hui.
Je pense que votre opinion est assez répandue et fait partie du grand mythe de référendum volé.
à Daveyy
C’est vous qui entretenez le mythe d’un référendum fait honnêtement. Ça ne vous fera pas changer d’idée mais je vous invite à lire Le Référendum Volé par Robin Philpot.
À mon avis, le projet de Pauline Marois représente bien la nouvelle attitude post-référendiste que doivent adopter les souverainistes.
Nous ne gagnerons pas de référendum pour l’instant… et peut-être jamais. Il est donc temps d’accepter la démarche «autonomiste», soit une simple version «étapiste» de l’accès à l’indépendance. Cela implique aussi que l’on cesse de se demander si le Bloc a ou non un sens. Le Bloc a un sens. Le PQ aussi, même sans référendum. Si un jour nous pouvons gagner un référendum, nous le ferons et c’est tout. En attendant, Marois et Duceppe doivent décrocher des petits morceaux de souveraineté avec pragmatisme.
Le problème, c’est que les indépendantistes sont divisés: certains croient qu’on doit soit gagner un référendum, soit… rien pantoute! Qu’on cesse de se plaindre que Duceppe se fait humilier par Harper à force de faire des compromis, et qu’on l’appuie avec suffisamment de vigueur pour qu’il se sente le droit de nous représenter sans compromis. Non mais, vous les avez vues, vous, ces fluctuations démesurées à l’appui des Québécois pour le Bloc, lesquelles se manifestent parfois pour un rien? Le Bloc québécois ne peut faire avancer la cause s’il ne peut prendre aucun risque. Et il ne peut prendre aucun risque si sa survie n’est pas assurée. Si l’on regarde toutes les strates d’«indépendantisme», de la plus molle à la plus dure, il est clair qu’une démarche pragmatique sur «deux fronts» recueilleraient l’appui d’une majorité des Québécois…
Cela dit, je ne suis pas d’accord avec le projet de Marois pour plusieurs raisons, mais le concept de rapatrier ce petit bout de citoyenneté est un bon début, et une démarche auquel les souverainistes devront se faire de plus en plus, à mon avis. D’ailleurs, le projet de loi de Mme Marois a cela de bon qu’il cesse de surfer sur une vague d’islamophobie pour se concentrer sur le vrai problème, soit la langue. Et qui dit langue dit «langue de travail»: la solution passe par là. Et le problème du racisme ne passe pas par une quelconque forme de laïcité, mais encore une fois, par le travail: vous demanderez à un Noir comment il se sent en voyant les statistiques qui indiquent clairement que, pour une formation égale, il a moins de chance d’être embauché que le petit blanc d’ici!
@deveyy, Bonjour
À moins que vous soyez sur une autre planète, vous savez que le principal objectif de Trudeau — au moyen du multiculturalisme — fut de banaliser la propre Nation de son Père (qu’il appelait tribu) ; donc de la noyer!
Il a réussi, bravo, pour le canada-anglais!
Mais pour nous, les québécois — petit peuple Gaulois de moins de 2% en Amérique du nord, en danger et en insécurité quant à sa survie — que nous a-t-il laissé pour justement, survivre?
- Pour ce faire, il a donné le pouvoir aux tribunaux (cour suprême) de démolir la loi 101 de son propre(?)peuple(l’autre Nation).
- La confédération OUT, et vive la fédération centralisatrice.
- Les deux nations, OUT, et vive la Nation Canadian uniforme — usque ad mare.
Le Canada n’en demandait pas tant; Ils l’ont donc adoré, comme vous j’imagine?
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Quelle catastrophe, cet homme! Et quelle bombe à retardement a-t-il posé par ce dangereux multiculturalisme ghettoïsant. (lire Neil Bissoondath)
Pour mieux vous répondre, je laisserai la parole à Chantal Hébert : « OTTAWA A CACHÉ L’ENVERGURE DE L’OPÉRATION CITOYENNETÉ À LA VEILLE DU RÉFÉRENDUM » LaPresse, 4 mai 1996.
Voici ce lien:
http://www.vigile.net/archives/ds-actu/docs4a/8-20.html#lpch
Si vous ne lisez, comme nourriture politique, que The Gazette, je vous suggère de ne pas ouvrir ce lien ; vous pourriez devenir nationaliste comme 80% des francophones du Québec ou bien devenir souverainiste comme 61% qui ont voté OUI au dernier référendum. Donc…danger! Danger!
À moins évidemment que vous soyez anglphone(nom étant incomplet?)alors là, peine perdue…..
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Rapatriement de 1982 = affaiblissement des pouvoirs du Québec et coup de force unilatéral, contre les voeux des québécois et de son
« assemblée nationale. »
@ Jean-Renaud Dubois
Et après, si Daveyy est anglophone?
Le résultat d’un vote pour le OUI serait de toute façon de négocier une nouvelle association avec le reste du Canada. Un Canada-Uni, une Union européenne au Canada. Le Québec ne sortira jamais du Canada, mais il se libérera seulement de l’emprise étouffante de ce dernier et de son récurrent désir à vouloir, d’une part, nous assimiler, et d’autre part, museler la partie de nous qui refuse l’assimilation. Je réfère aux vestiges de Trudeau que vous avez si bien identifiés, en sommes
On nous a sorti des arguments de Jean Chrétien dernièrement dans les journaux. Exemple: les minorités votent toujours NON. La vérité est que ces arguments, quand bien même on voulait les rejeter au nom du principe de majorité simple, sont valables. Et ils seront valables si, en nous séparant du Canada, nous reproduisons sur notre 20% d’Anglos ce que le ROC fait avec nous. D’ailleurs, pour ceux qui, aux Nations Unies, auront à se pencher sur le cas du Québec après un référendum gagnant à 51.8%, ces minorités qui ne veulent en aucun cas d’un Québec dirigé par la majorité francophone, eh bien les arguments de Chrétien pèseront.
Je suis d’accord avec presque tout ce que vous dites, donc. Et l’argumentaire de Daveyy ne m’impressionne pas vraiment, à vrai dire. Tout de même, il faut se demander quelle aurait été le nouveau visage du Québec après un référendum gagnant en 1995. Que le référendum ait été volé, soit! Mais si on avait gagné?
La négociation aurait respecté les principes mêmes de ce fédéralisme que le Canada abolit. Une vraie négociation respectueuse, du vrai fédéralisme! On met en commun ce qui mène à notre avantage commun. Par exemple, on ne crée pas de barrières aux commerces, on n’ajoute aucune nouvelle frontière. On met en commun ce que chacun désire mettre en commun pour son propre avantage. Même que, effet collatéral intéressant: on jase enfin sur la question des Autochtones, de qui le Canada ne fait que semblant de s’occuper présentement, et on s’arrange pour que tout le monde gagne. Oui, comme personne ne veut renouveler le fédéralisme, ce qui désavantage tous ceux que celui-ci opprime, le référendum gagnant permet enfin un débloquage. Résultat: économiquement, le Canada reste uni; peut-être même une entité comme le Conseil de la fédération peut-elle exister en matière économique, mais politiquement, le Québec, fort d’un mandat fort acquis démocratiquement, refuse de s’en faire imposer; il refuse de voir son poids politique (par sa députation relative décroissante) lentement disparaître à l’intérieur du système fédéral canadien. Et c’est tout…
Le Canada accepte, le Québec accepte, le monde entier accepte. Et que Daveyy soit anglais ou non… on s’en fout! Parce qu’il sera bien chez lui au Québec! D’ailleurs le Québec pourra se diriger vers une plus grande proportionnalité précisément parce qu’il n’a plus «peur», et Daveyy l’anglais se sentira mieux représenté au sein d’un Québec souverain.
Ou alors je gobe un somnifère et je vais me coucher! Mais je doute qu’il faille tasser complètement Trudeau. Seulement l’actualiser nous-mêmes, en tant que peuple indépendant, dès lors que les Canadiens refusent d’opérer un changement NÉCESSAIRE au fédéralisme institué par Trudeau.
Ce qui m’agace, ce ne sont pas vos arguments, c’est le fait que Daveyy se sente vraiment attaqué — au point même d’en sortir sa théorie absurde (lol) — par l’éventualité d’un référendum gagnant. Quel paradoxe Dion a-t-il créé avec sa loi sur la clarté! Le manque de clarté a toujours NUI au camp du OUI et avantagé le camp du NON, mon Steph! Le Québec est trop petit pour qu’un simple référendum gagnant lui donne le droit de faire à ses Daveyy ce que le Canada a fait à ses francophones! Le résultat de la négociation refléterait précisément le peu de pouvoir du Québec, et tout ce qui sortirait du processus de négociation serait à l,avantage de chaque acteur impliqué, me semble-t-il.
Ainsi donc, mon cher Davey, le référendum que vous nous avez volé ne vous a servi à rien… Rien que de légitimer le peu de considération dont fait preuve le Canada à l’égard du Québec. Prochaine fois que vous voterez pour un cowboy au fédéral, rappelez-vous que vous êtes (je présume) contre la guerre, pour Kyoto, mais que Stephen Harper, qui ne pense pas comme vous mais que vous acceptez tout de même fièrement comme représentant légitime de vos intérêts (en vertu de votre haine pour les souverainistes), a le culot de croire que la piastre de baisse d’impôt qu’il vous promet en échange de votre petit vote suffit vraiment à vous faire renier vos convictions. Il vous dit votre valeur en pleine face.
La piastre que j’donne pour financer des guerres pendant que mes écoles, mes universités et mes hôpitaux quêtent, ben c’est ça que j’négocierais après un référendum gagnant! Juste ça! Vous avez beau être fédéralistes, vous n’iriez pas dans une chambre à gaz, juré!
@ M. Dubois
À ce que je sache, Trudeau était déjà retraité en 95 lors du référendum. Vous faites un procès d’intention à Trudeau ( qui je ne veux pas défendre) en disant que son objectif était de nous banaliser. Il était quand même PM du Canada et non du Québec. Vous parlez comme quelqu’un qui connaît très peu le ROC. Êtes-vous allé à Vcr ou à To depuis 15 ans? Votre discours sur le multiculturalisme risquerait d’être noyé par le grand nombre d’immigrants dans ces lieux (52% des Torontois sont nés à l’extérieur du Canada, 33 % de Vancouverois vs 17% des Montréalais et à peine 9 % de tous les Québécois).
Autre conclusion précoce, je ne lis pas The Gazette, ni the Suburban! Vous lisez quoi au juste vous, c’est quoi qui vous influence et qui vous rend si aggressif envers les anglophones? Les vrais têtes carrées sont déjà minoritaires au ROC, mais vous les voyez encore dans votre soupe en train de vouloir nous banaliser. Vous rêvez en couleurs mon ami. On est plus en 1975, on est en 2007. Mme Marois voudrait avoir tous les attributs d’un pays sans se donner la peine d’en créer un d’abord. Permettez-moi de me moquer de sa
De toute façon, nous n’avons jamais eu la chance de voter pour l’indépendance, on nous a toujours présenté un projet d’association avec le Canada. Si le Canada était si étouffant que vous le prétendez, pourquoi toujours nous proposer encore le Canada comme partenaire, finissons-en de ce lien et ça presse, non?
Évidemment ce ne serait pas trop vendeur, car le Canada ce n’est pas l’URSS ou la Chine qui écrase le Tibet.
@ Nicolas C.
Nul besoin pour moi de haïr les souverainistes pour croire qu’ils se trompent d’objectif. Un OUI serré, en admettant votre thèse q
Continuation ( erreur de pitonnage- excuses)
thèse du référendum volé, aurait été un désastre pour le Québec et surtout pour le mouvement souverainiste, et je pense que vous le savez dans votre for intérieur.
Question ambigue sur l’association nébuleuse avec le Canada avec un résultat dont 50 % de la population serait rébarbative et qui ne se rallierait peut-être pas du tout, ce serait une recette pour des chicanes interminables et possiblement une contestation musclée des frontières. Le Québec en serait-il sorti plus fort ? Moi je ne suis pas du tout certain, quoique vous dites.
Pour utiliser votre logique un peu obtuse, mon opposition au projet souverainiste est motivée surtout par mon patriotisme québécois, car je veux le mieux pour ma patrie et ce projet est une recette pour au mieux conserver nos acquis, au pire pour une diminution territoriale, économique et démographique du Québec. Quand une majorité de mes concitoyens endosseront une indépendance fondée sur un projet d’avenir, je m’y rallierai automatiquement. Quand je vois tout au plus, 45 à 50% des mes concitoyens qui “opteraient” pour un projet qui me garantit le dollar, le passeport et l’armée canadienne, je me dis que j’ai déjà tout ça, pourquoi risquer de nous affaiblir en échange de quoi au juste? Le droit de priver certains de se présenter comme échevin faute d’une maîtrise du français?
Il va falloir que les souverainistes fassent leurs devoirs. On ne carbure plus sur l’inféodation des Canadiens-français, les “maudites grosses Anglaises sont plus chez Eaton, euh Eaton n’existe même plus. Paradoxalement, chaque petite réalisation du mouvement souverainiste, rend la souveraineté moins nécessaire , moins pressante. La loi 101 est le pire ennemi de la souveraineté, pas les fédéralistes.
Les tentatives du PQ et du Bloc de provoquer des fausses crises linguistiques, des fausses réactions “humiliantes pour les Québécois” commencent à ressembler plutôt à des manoeuvres électorales pour sauver leurs jobs.
Réveillez-vous, ou bien la Canada mérite une grosse giffle finale ou bien on arrête de parler avec sarcasme et ironie du “plusse meilleur pays”.
Il y a deux manières d’aborder le débat politique: l idéologie ou la géopolitique. Le fait d avoir passé de la première à la deuxième m a permis de voir les choses autrement.À commencer par un peu de discipline pour apprécier correctement le contexte et la situation; les deux premiers principes de la géopolitique (il y en a 13). Il y a aussi la définition du terme politique: rapport de force, intérêts et effectivité. Le reste c est de la littérature. l autre notion importante il n y a rien de rationnel en politique tout est RELATIONNEL. C est à dire rapport de force. Ce qui s est passé en 1995 c est qu un rapport de force s est établi en un point précis. Du point de vue rationelle on peut dire qu il s agit d une défaite mais du point de vue RELATIONNEL on est exactement dans le prolongement du gambit de M Parizeau (ex: l agonie du statu quo fédéraliste et l ouverture vers “l autonomie” qui est une nouv elle donne stratégique). Il faut comprendre que nous sommes dans le prolongement du projet de la construction d un ÉTAT nation de facto qui dure depuis près de 400 ans et cela continue. Les voies du peuple son impénétrables pour le rationnel.
le 31 oct 2007 à 22:32 Mario Asselin
«…les écoles qui dominent le classement sont bel et bien les meilleures.»
Faux.
Les écoles qui dominent le classement ont sous leur toit les meilleurs élèves. Ça ne prouve absolument rien du côté de la capacité d’une école à bien performer.
Il semble que ce qui fait d’une école meilleure ou supérieure, ce sont les élèves. Et non les meilleurs enseignants et la meilleure direction.
Nous devons croire que tous les enseignants et toutes les directions s’équivalent, plats à l’horizontale comme les syndiqués, sans aucun bénéfice tangible et différentiel sur les résultats de leurs élèves. Elle est bonne.
Au contraire… Les meilleures écoles sont celles qui ont les meilleurs enseignants et la meilleure direction, avant tout. Celles qui n’ont pas de mentalité de syndicalistes néocommunistes. C’est à dire, celles qui valorisent l’excellence de leur personnel par les réalisations individuelles, qui les reconnaissent et qui les récompensent. Au lieu de fonctionner par l’ancienneté en mode uniforme soviétique, à la Claudette Carbonneau. Tiens…
Les élèves ne sont pas des employés d’une école, ils sont le produit de l’excellent du corps professoral et sa direction.
Voyons donc Mario, que se passe-t-il encore de révolutionnaire chez vous ?
ch
@ Daveyy, rebonjour,
Si je vous ai blessé M. Daveyy — en disant: « “SI” vous êtes anglophone peine perdue… » — je m’en excuse, mais cela voulait simplement dire, que vous ne seriez pas sensible au DANGER (humeur ou humour) d’ouvrir le lien…
Comme quoi, on peut errer sur des noms souvent incomplet qui portent aux préjugés.
J’ai bien hâte que les blogues exigent des noms complets qui contribuerait à des échanges modérés (comme Nicolas, vous et moi) ce qui est de plus en plus rare.
1- « procès d’intention » dites-vous.
Moi, dénonciateur de Trudeau(mon frère) qui nous a trompé en 1980? Bien sûr.
Il avait déclaré la veille du référendum de 1980 à Montréal : « Nous mettons notre tête en jeu, nous, députés québécois. Nous mettons nos sièges en jeu pour avoir du changement ».
Et nous l’avions cru!
Quel revirement et changement ce fut! Si vous trouvez que je suis dur envers mon frère, vous avez raison, OUI.
Je suis devenu indépendantiste lors de ce coup de force contre le Québec. Constitution je vous le rappelle que nous n’avons pas signée!
2-Mais agressif contre les anglophones? Absolument pas — ayant joué 12 ans au tennis avec Ralph Goldman entre 1980-1992 — nous étions sur la même longueur d’onde quant à la loi 101, et l’importance de sauvegarder la langue française. Il avait tenu, dans sa petite entreprise de 20 employés, à ce que cela se passe en français, même si la loi ne l’exigeait pas. Il était avant-gardiste. C’est bien pour dire….Et j’étais fier de sa compréhension….
Il a voté NON en 1995 ; comme d’ailleurs 98% des 8% environ des québécois anglophones de souche.
3-Le ROC
Une de mes filles a travaillé 5 ans en Colombie Britannique, comme responsable des communication (Cariboo Reg. District) et maîtrise l’anglais parlé et écrit.
Quant aux 3 autres, ils ont une connaissance élémentaire ou ordinaire de l’anglais, comme Mme Marois(go go Pauline) ; et sûrement beaucoup moins bonne que vous par rapport à votre français écrit.
4- « Trudeau était déjà retraité en 95 lors du référendum » dites-vous.
Relisez mon dernier commentaire. L’essentiel de mon texte ne porte pas sur le référendum de 1995, mais plutôt sur le rôle joué par Trudeau lors du rapatriement en 1982 pour faire du Canada un pays multiculturel, où d’une part les immigrants pourraient amener leur pays au Canada contribuant à la ghettoïsant (selon Julius Grey, Neil Bissoondath et plusieurs autres..) et d’autre part, de banaliser(noyer) la langue française en y inscrivant (dans la constitution) aucun moyen de la protéger et surtout de la PROMOUVOIR! Même qu’il a trouvé le moyen de diminuer nos pouvoirs(Claude Ryan). Et cette charte des droits à fait le reste comme vous le savez….
« procès d’intention » dites-vous?
NON, triste réalité, qui a contribué à séparer les deux solitudes encore plus.
@ Christian
On s’entend sur le fait que l’excellence des membres du personnel et de la direction est un critère beaucoup plus intéressant pour apprécier la qualité d’une école. On pourrait discourir sur comment on observe l’excellence d’une équipe-école, mais le fait qu’ils «tirent» tous dans la même direction représente un bon départ.Vous vient-il d’autres critères importants et obrservables?
@ M. Dubois,
Merci de votre réponse, j’apprécie votre ton respectueux et poli, chose qui n’est pas trop courante de nos jours.
Vous vous contredisez quelque peu en voulant que le seul objectif du multiculturalisme canadien est de noyer le poisson québécois et de ghettoiser les immigrants, ensuite vous écrivez “Les deux nations, OUT, et vive la Nation Canadian uniforme — usque ad mare.” La politique canadienne est soit multiculturelle, ou soit monoculturelle, difficile d’être les deux à la fois.
Que Trudeau n’ait pas respecté ses promesses, fut-il le premier politicien à agir ainsi? En sera-t-il le dernier? Moi je ne crois aucun politicien, c’est un métier qui exige beaucoup trop de sémantique pour toujours dire vrai.
Je ne nie pas que le fédéral ait bousculé les fonctionnaires pour accorder la citoyenneté en 95, il n’a que réduit le backlog de personnes en attente qui en avaient déjà le droit. C’est une nuance importante car tous rencontraient les critères établis. C’est comme les scrutateurs péquistes dans le West Island qui ont annulé tous les votes lorsque la croix dépassaient le cercle . Ils en avaient techniquement le droit, sauf qu’ils l’ont fait seulement dans les circonscriptions à forte concentration anglophone.
Vous ne m’avez pas blessé en me prenant pour un anglophone, vous ne faites que réaffirmer le dogme souverainiste que seuls les vrais Québécois comprennent la nécessité du projet et que ceux qui s’y opposent sont soit des anglos ou allos ou soit des colonisés, des traîtres ou des obtus.
daveyy
«que ceux qui s’y opposent sont soit des anglos ou allos ou soir des colonisés (….)». Moi je vous dis que c’est vrai, car vous mettez toujours des bâtons dans les roues, pour la seule raison que vous êtes des canadiens, alors que nous on dit majoritairement que nous sommes québécois.
Vous êtes continuellement devant les tribunaux, vous refusez le fait français, vous sabottez les référendums, enfin vous tuez la démocratie par toutes sortes de privilèges et de tromperies que vous accorde le canada anglais. Vous vivez au québec par procuration, vous en retirez tout les bénéfices sans y participer activement….voilà que je ne suis pas gênée de vous le dire, car à un moment donné il faut le dire pour faire avancer les choses et ne pas toujours se faire humilier par une minorité (qui se pense tout permis) avec une autre minorité….
Maude,
Vous illustrez avec brio ce que je vous dis. Vous pensez vraimement qu’une personne normale, issue de la majorité, n’a pas le droit de vous contredire sans être un con ou un traître ou encore membre d’une minorité hostile.
C’est justement cette attitude que je qualifie de hautaine et méprisante, qui empêche le mouvement souverainiste de gagner une popularité suffisante pour réaliser le projet d’indépendance.Le gens se méfient de votre discours hargneux et diviseur.
Vous et la plupart des souverainistes êtes votre propre pire ennemi. Ne voulant rien comprendre à la psychologie humaine, vous cherchez des coupables : “Vous vivez au québec par procuration, vous en retirez tout les bénéfices sans y participer activement…” Vous êtes incapables d’imaginer que d’autres que vous soient motivés par le même patriotisme, la même fierté d’être, le même but commun. Non, seul un vrai croyant, un vrai souverainiste ne peut vouloir le bien du Québec et de ses concitoyens. Ceux qui, comme moi, croient que votre projet tel que véhiculé par le PQ et le Bloc, serait un désastre économique, démographique et social pour le Québec, sont qualifiés automatiquement d’ennemis. Vous ne répondez même pas aux arguments mais répétez les dogmes reçus depuis fort longtemps.
Au lieu de nous rejeter du revers de la main, essayer juste pour un instant de penser, et si nous avions raison… et s’il fallait une bon consensus à travers notre société afin de garantir la réussite du projet, peut-être que vous arrêteriez de nous accuser de vol de référendum et de blâmer les .autres. pour vos échecs.
L’indépendance se fera si elle devenait nécessaire, le peuple sent quand c’est nécessaire. Ça prend un bon vote clair et bingo. Plus besoin d’astuces, de questions mêlantes, de fausse humiliation ni de cage à homard.
C’est peut-être vous-même qui mettez les bâtons dans les roues.
@ Daveyy
”Ceux qui, comme moi, croient que votre projet tel que véhiculé par le PQ et le Bloc, serait un désastre économique, démographique et social pour le Québec, sont qualifiés automatiquement d’ennemis.”
On vit tout ces problèmes là présentement, ai-je besoin de répéter que c’est en tant que province que nous le vivons et non pas en tant que pays. L’inverse est aussi vrai, le débat est souvent stérile avec les opinions fermés de la droite. Si je vous parle contre une postition de Dumont ou Harper parce que je la touve nuisible pour la société exemple TPS, entente du bois d’oeuvre, déséquilibre fiscal, semblant de nation, Kyoto etc. À ce moment là je deviens pour vous un gauchiste bornés et pour vous c’est parce que je ne comprends pas le gros bon sens.
Pourtant sachez que lorsque je dénonce l’abandon de kyoto, ce que je dénonce c’est la perte finançière énorme pour le Québec. De dire que l’on veut Kyoto pour sauver la planète, je n’y crois pas du tout, étant donné que les États-Unis, la Chine et l’Inde qui sont d’importants émetteurs de GES n’ont pas signé. Par si on regarde ce que le Québec laisse sur la table avec l’abandon de Kyoto, on pourra dire qu’il nous coûte cher le gouvernement conservateur, comparé à la somme des baisses de TPS, des hausses du Dollar, du règlement du déséquilibre fiscal et de l’ensemble des politiques économiques fédérales favorable au Québec. Kyoto nous aurait permis de faire de l’argent avec nos entreprises”. On est un des endroits aux monde où les recherches sur les façons de capter les GES et les éliminer sont le plus avancées. Les profits et les retombées économiques de Kyoto pourraient même surpassés ce que nous donne le ‘’supposé” règlement du déséquilibre fiscal. On a juste a pensée que l’énergie que l’on pourrait vendre aux autres provinces aurait une valeur ajoutée de par sa conception avec peu de GES. Chaque entreprises des autres provinces verraient leur émanations de GES diminuer en consommant de l’électricité d’hydro Québec. Nous serions au Canada la province qui émetterait et qui ferait produire de part nos ventes vertes, le plus de crédit de carbonne.
Je pourrais vous exposer mes autres opinions mais le but de tout ceci était simplement de vous faire comprendre que si vous pensez que le projet souverainiste est une catastrophe en tout point, expliquez-moi donc ce qui se passe présentement.
Pourquoi notre province sous tutel fédéral depuis toujours rencontre les mêmes problèmes que vous craignez tant avec la souveraineté? Pourquoi le Québec doit-il toujours se pencher pour se faire dire que l’Alberta à droit de faire de l’argent en polluant et que le Québec n’a pas le droit d’en faire parce qu’il pollue moins? Qu’est-ce que nous gagnons avec ce que nous apporte le fédéral? Quel est l’avantage pour nous (et même pour les Ontariens)de pénaliser notre secteur manufacturier avec un dollar qui prend uniquement de la valeur à cause de l’Alberta? Est-ce que le 700M de règlement du déséquilibre fiscal justifie toutes ces pertes?
Arnold
Daveyy
«Au lieu de nous rejeter du revers de la main, essayer juste pour un instant de penser, et si nous avions raison…»
Ça fait longtemps que les souverainistes avant moi, ont fait cette exercise et ont cru en vous, les obsédés du canada!…le lac meech, charletetown, le beau risque de m. levesque et finalement tout les québécois, fédéralistes compris, ont refusés de faire parti de la constitution, vous vous souvenez j’espère celle que m. trudeau a rapatrié en 1982, sans l’accord du québec tout entier!…Fini maintenant, votre tour est passé vous avez eu toute les chances de prouver votre bonne foi, et tout ça ne fut qu’un écran de fumée. On a assez perdu de temps avec vous autres; point final et point de non retour.
J’ajouterais, que c’est nous les jeunes qui allons faire ce que les vieux n’ont pas pu faire : se positionner une fois pour toute. Moi un autre 40 ans ça va faire ,j’ai pas le goût de dépenser mon énergie en chicane, en obstination, en tergiversation, en niaisage quoi.
Moi je crois qu’on doit tous s’asseaoir à une même table, ne pas essayer se mettre à la place de l’autre et regarder ce qu’on veut collectivement comme avenir pour le québec, et sans partisannerie( c’est tuant ces niaiseries là). On voit ça comme québécois d’abord et on jase de tout, de tout ce qu’on veut pour l’avenir de l’autre génération qui s’en vient, la mienne et celle de mes enfants.
@daveyy
« Vous ne m’avez pas blessé en me prenant pour un anglophone, vous ne faites que réaffirmer le dogme souverainiste que seuls les vrais Québécois comprennent la nécessité du projet et que ceux qui s’y opposent sont soit des anglos ou allos ou soit des colonisés, des traîtres ou des obtus. »
Vous êtes tellement loin de la vérité et comme Arnold je pense qu’il y aurait tellement de choses à dire de positif sur ce projet de Pays.
Je croyais que vous auriez l’amabilité de signer votre nom en bas de votre texte, mais non.
********
Je devrai donc vous laisser…………..sur ce qui motive vraiment la grande majorité des indépendantistes québécois et qui est très loin de vos analyses.
Contrairement à ce que vous dites,(assisté social, etc)nous n’en pouvons plus de quémander, pour administrer le gros CLSC que nous sommes devenus depuis 1982 ; nous voulons seulement — Comme L’AUTRE NATION — être libre de faire nos propres choix.
J’espère qu’enfin les anglos et les fédéralistes québécois vont cesser de nous rabâcher ce sempiternel argument, éculé, qu’être INDÉPENDANTISTE c’est d’être anti-anglophone.
On est pas contre quelqu’un, on est pour nous et pour un idéal, le plus normal!
Est-ce que le fait de se marier de quitter la maison et voler de ses propres ailes, est contre nos parents? C’est sûr que l’on a un peu peur…..
C’est un projet positif pour notre avenir et ça ne se veut en rien contre le Canada.
………Prendre ses affaires en mains….et….. ne pas laisser l’administration de sa maison à son voisin……est…. et sera… toujours d’actualité. Combien de pays y sont arrivés?
Il en va de la survie de ce petit Pays Gaulois(2%) en Amérique.
- La seule alternative que nous avons, c’est l’indépendance ou bien la mort à petit feu!
Rappelons ici une célèbre phrase de René Lévesque:
« Combien en est-il de par le monde qui ont refusé pareille chance d’acquérir paisiblement et démocratiquement, les pleins pouvoirs sur eux-mêmes? »
La peur est le seul ÉCUEIL à combattre!
Mais je comprends qu’on ait peur….