D’où vient l’Obamanie ?
5 mars 2008 par Joseph Facal
Je trouve les médias infiniment complaisants à l’endroit de Barack Obama et excessivement sévères à l’endroit de Hillary Clinton. Figurez-vous que je ne suis pas le premier.
Un journaliste français basé à Washington, Philippe Grangereau, notait récemment que lorsque Hillary Clinton lève le ton, le New York Times écrit qu’elle «hurle». Lorsqu’elle présente son programme avec précision, le quotidien la dit «froide». Dans le cas d’Obama, un collègue américain lui avouait : «c’est difficile d’être objectif quand on couvre ce type».
Une étude menée à l’Université Harvard confirme cette différence de traitement : pendant la première moitié de 2007, Obama avait fait l’objet de trois fois plus d’articles flatteurs que les trois autres candidats qui le suivaient.
Conte de fées
Un spécialiste des médias, Evan Cornog de l’Université Columbia, exonère en partie les journalistes. Ces derniers, explique-t-il, veulent, d’abord et avant tout, raconter une belle histoire. Il leur est donc difficile de rester insensibles devant ce conte de fées qu’est la fulgurante ascension du sénateur de l’Illinois.
Mais, dira-t-on, une femme à la tête des États-Unis, ne serait-ce pas aussi une belle histoire ? Et pour l’héroïsme pur, quelle histoire de vie peut rivaliser avec l’odyssée du candidat républicain John McCain, détenu et torturé pendant cinq ans et demi dans une prison nord-vietnamienne ?
Obama possède bien sûr des dons exceptionnels : intelligence, chaleur, charisme. Mais d’autres politiciens ont eu ces qualités dans le passé sans soulever un tel engouement. Son expérience est maigre. Et que sait-on de ses idées ? Rien, ou si peu. Il y a donc autre chose à l’œuvre ici.
Culpabilité
Pour expliquer ce phénomène sans précédent, l’écrivain Shelby Steele, qui est métis comme Obama, s’est avancé sur un terrain miné, ce qui lui a valu bien de reproches.
La couleur de peau d’Obama, explique Steele, l’empêchera peut-être de devenir président. Il est fort possible que, dans le secret de l’isoloir, bien des électeurs refusent d’envisager un président qui ne soit pas un Blanc, comme ils n’accepteraient sans doute pas davantage une femme ou un homosexuel.
Mais pour le moment, la couleur de sa peau joue à l’avantage d’Obama. Parce que, dit Steele, dans une société américaine où il n’y a désormais pas de pire insulte que d’être traité de raciste, Obama surfe sur le sentiment de culpabilité d’un électorat blanc qui ne demande qu’à effacer la page la plus honteuse de l’histoire de l’Amérique : quatre siècles de racisme.
Selon Steele, un vote pour Obama, de la part d’un électeur blanc, est donc essentiellement un vote pour se donner bonne conscience. Discutable, mais infiniment intéressant comme hypothèse. Si cela était vrai, il serait évidemment absurde d’en blâmer Obama qui n’y est pour rien.
Paradoxe
Mais qu’arrivera-t-il, demande Steele, le jour où Obama, s’il était élu, devra dire où il loge sur des tas de questions difficiles ? Inévitablement, la déception sera immense puisque les gens n’auront pas voté pour un programme ou une idéologie bien définis.
C’est en ce sens, conclut Steele, que, par un fabuleux paradoxe, Obama est, bien malgré lui, prisonnier de ce qui est en même temps sa plus grande force : la couleur de sa peau.
25 réponses à “D’où vient l’Obamanie ?”
Bonjour M.Facal,
Avant d’aborder, plu tard, votre sujet en chronique permettez moi ce petit aparté, au sujet du texte de jcpomerleau,le 05 mar 2008 à 10:50 :
….« Depuis 3 jours je lis que :(Votre commentaire en en cours d’approbation.). Est ce c’est un problème technique ou autre chose. »
Mon interprétation est celle de Jean-Sébastien Bouchard, votre assistant, qui souligne l’importance de limiter les accentuations et surtout les liens internet. Je pense que 2 hyperliens c’est peut-être trop…
Pour contourner ce problème causé par le filtre automatic : enlever peut-être le début du lien : https://www.
Qu’en pensez-vous M.Facal ; est-ce correct?
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Pour ceux qui comme moi et M.Pommerleau sont intintéressés par les mégas hôpitaux, voir ce site très intéressant de : unseulmegachu.org/
Bonne journée,
Bonjour, est-ce que notre grand voisin est prêt pour faire ce grand pas? Un noir ou une femme,c’est toute un changement dans les mentalités un peu anciennes de ce pays?,Je pense que les hommes -blancs -anglos -saxons ne veulent pas du faire place à la modernité et qu’ils vont tout faire pour faire une place à l’ ami de Bush,et cela va reporter les chances des femmes et les chances des hommes de couleur de devenir président/es de quelques années,hélàs.les vieilles mentalités sont tellement ancrées dans la vie américaine quotidienne, qu’on se demande comment les USA sont devenues un empire mondial ?p-e à cause de l’ immigration ? merci.
Le cas Obama est la jonction de trois facteurs selon moi. Oui, la couleur de sa peau a un role important a jouer dans l’engoument médiatique a son endroit. Mais une chose toute aussi importante selon moi est sa position orginale sur la guerre en Irak. Il faut rappeller qu’il est le seul candidat a la présidence qui s’est opposé a ce déploiment. Finalement, Obama incarne le changement et la fraicheur du jour plus que tout autre candidat. Mc Cain et Edwards sont des candidats depuis des années, Clinton est présente dans l’actualité politique depuis longtemps aussi. Les média aiment le neuf et Obama est exactement ca. Une chose de plus a rajouter meme si ca l’air con, son nom et son prénom sonne comme une tonne de brique, ca vous reste incrusté dans la tete, ca s’incorpore bien dans une chanson, ca sonne nouveau et différend alors ca aide a sa popularité.
Mon cher Jean-Renaud, je vais en parler à Jean-Sébastien. Vous savez à quel point je suis un «cornichon» en ces matières. Marilou et Vindictater ont des commentaires très pertinents. Oui, Obama incarne la nouveauté davantage que tout autre candidat, mais est-ce que la nouveauté demeure un atout pertinent s’il faut ensuite gouverner? Remarquez que cela ne lui enlève aucune de ses autres formidables qualités. Je n’avais jamais pensé à la musicalité de son nom. Il y a peut-être quelque chose là.
Comme vous tous je suis la campagne électorale américaine et je trouve que celle-ci est trop centrée sur les histoires personnelles et les potins mais pas assez sur les idées des candidats. Ensuite,je voulais ajouter que l’on connait aussi très peu les directions politiques de madame Clinton. Le fait qu’Obama s’est ouvertement opposé à la guerre en Irak est effectivement une arme qu’il peut utiliser à son avantage. Par contre, elle peut aussi avoir un double-trançant si Obama doit se présenter contre McCain, celui-ci parlera uniquement de la guerre et cela pourrait affecter Barrack comme Kerry a été affecté par Bush lorsque celui-ci parlait uniquement de guerre,cela empêchait Kerry de parler des sujets qui était primordiaux à son avis. McCain va utilisé le vieux discours de la sécurité et de la peur du terrorisme,comme il le fait déjà d’ailleurs et les américains voteront pour lui par peur du changement. Enfin,l’influence des compagnies pharmaceutiques et pétrolières n’est aussi pas négligeable. Le discours de la hausse des taxes serra utilisé pour discréditer les idéaux des démocrates et les compagnies pétrolières comme toujours vont tenter d’influencer les politiques militaires. Même un président aux conviction modérées devra exercer son mandat en suivant les pression de ces deux gros poids sur l’économie américaine,avez-vous vu le film « Bobby »? Tout ça,pour dire que les conservateurs ont encore une grosse influence sur le système démocratique américain et que je crois que cela prendra très longtemps à changer. Mais on peut quand même avoir de l’espoir, si plus de jeunes votent peut-être verrons-nous naître des nouveaux changements dans la société américaine? À la dernière campagne,la majorité des jeunes avaient votés pour John Kerry, ce qui était contraire à la pensée dominante. Alors,je pense que le vote des jeunes peut faire une différence mais encore faudrait-il que soit plus considérable qu’auparavant. On sait que les jeunes ne votent pas beaucoup, ainsi on peut comprendre qu’en général les idées qui sont effectuées soient celles des classes qui ont déjà une influence importante sur la société.
Jean-Renaud, vous avez bien appris la leçon (il faut savoir que M. Dubois et moi avons échangé quelques courriels au sujet de certains commentaires retenus pour approbation). Le logiciel de blogue est en effet configuré pour retenir les commentaires qui contiennent plus de 2 hyperliens. Les pollueurs de blogues y postent souvent des listes de liens peu pertinents. Comme la plupart des commentateurs se comportent somme toute assez bien ici, j’ai augmenté la limite de liens à 4 par commentaires. Mais partagez des liens qui ont rapport avec le propos des billets sinon je ramène la limite à 2 ;-)
Je crois que c’est plutôt une stratégie pour que McCain gagne. Comme dirait certains commentateur, rendu dans l’isoloir, on ne sait jamais ce qui se passe, lors de l’élection dernière de M. Boisclair.
Croyez-vous vraiment que les États-Unis sont prêt pour un président noir? Depuis quand les États-Unis sont devenu tolérant? Pas que je ne le veux pas, juste que je ne crois pas aux contes de fées.
Qu’est qui fait moins peur aux Étatsuniens… être gouvernés par un noir ou être dirigés par une femme? Là est la question…
Voyez-vous beaucoup de différences entre une Hilary Clinton, cautionnée par Bill et Dmitri Medvedev parrainé par Vladimir Poutine? Moi pas… deux mandats qui ne veulent pas mourir, un retour et une continuité d’un début de dynastie.
D’un autre côté, personne, ou presque, ne parle de la santé plus que précaire du candidat républicain John McCain qui à 71 ans est soigné, ou a été soigné, pour un cancer qui lui laissera peut-être des séquelles à l’avenir. Sujet tabou. Si élu, pourrait-il seulement remplir un seul mandat? Et qui choisira-t-il comme vice président, Mitt Huckabee? Mike Romney? Deux anciens pasteurs qui n’ont d’autres visions de l’Amérique que celle de Bush…
Bref, cette élection aura au moins le privilège de faire oublier les temps difficiles que vivent présentement une bonne partie des Américains.
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À Joseph Facal
Comme beaucoup de téléspectateurs j’ai également apprécié votre présence ainsi que celle de M. Pratte à TLMEP. Dernièrement, en voulant me procurer un ouvrage sur la censure je suis tombé pile sur votre ouvrage «Joseph Facal, André Pratte, qui a raison ?»
Ce qui m’a frappé en tout premier lieu c’est l’impression d’indulgence que cherche à diffuser Pratte aux lecteurs.
Pratte est un homme qui a choisi le Canada pour des raisons qui me paraissent encore confuses, quoique personnelles (j’en suis seulement à la page 46!) et qui de prime abord essaie tant bien que mal d’expliquer un parcours de carrière.
Ce qui vous différencie l’un de l’autre est beaucoup plus, me semble-t-il, une question de personnalité, de caractère, de choix de vie, est-ce à dire que l’on est fédéraliste par intérêt et souverainiste par conviction? Je ne sais pas…
Je demeure toutefois avec l’impression que Pratte a besoin de Gesca pour vivre tandis que vous semblez plus polyvalent, «capable de vous retourner sur un trente sous» comme on dit souvent chez-nous et que les problèmes réels ou à venir ne vous ont jamais fait peur.
Votre ouvrage me fait penser un tant soit peu aux échanges épistoliers et forts civiques, que l’on retrouvait surtout au XVIe siècle (je pense ici à Érasme et More, et à d’autres également : deux personnalités totalement opposées, presque complémentaires en quelque sorte, éternel dilemme entre la liberté et l’obédience, la facilité et la hardiesse). Bravo à Boréal d’oser un genre littéraire que l’on disait démodé.
Est-ce que les Américains sont prêts à voter pour une femme ou un noir ?
Comment peut-on cataloguer aussi facilement 300 millions d’individus ?
Les Américains sont des êtres humains aussi étranges et aussi étonnants que les Canadiens.
Selon des études, il y a 40 % des Américains éligibles qui voteront républicains et 40% qui voteront démocrates. Même si le chef est un poteau. Même si le chef est Noir ou Femme. Comme au Québec, plusieurs péquistes sont des péquistes peu importe le ou la chef. Il reste donc 20 % des électeurs qui feront un choix.
Disons que 50% de ces derniers choisiront un parti pour la qualité du candidat et du programme. Il reste donc un 10% d’Américains qui feront la différence selon leurs préjugés ou autres critères. Ils peuvent choisir un Homme Blanc ou une Femme ou un Noir. Non, il ne faut pas demander si LES Américains sont prêts pour un Noir ou une Femme. Il faut se demander si ce 10% est prêt.
Mais il y a aussi le premier 10% qui votent intelligemment. Peu importe la couleur ou le sexe, il donnera une chance au meilleur. Mais si le deuxième 10% se braque comme une entité, le meilleur ne gagnera pas.
Il arrive parfois que des vagues emportent un candidat comme Kennedy, comme Clinton et peuvent faire mentir les analystes et les sondeurs. Mais encore là, ce sera encore un faible pourcentage des Américains qui feront la différence.
L’Obamanie est un peu comme la Ron Paul Revolution sauf que cette dernière était basée sur les idées et n’avait pas le méga hype médiatique (en fait les médias faisaient tout pour ne pas parler de Ron Paul) de l’Obamanie qui elle est basée sur des belles paroles sans grand fond et du charisme.
Facile de prêter des intentions méchantes à d’autres, mais la mienne n’était ni méchante, ni contre 300 millions de personnes. Seulement, je doute fortement, et c’est mon opinion et j’aimerais bien qu’on la respecte. Ici ce n’est pas une arène politique, mais un endroit de libre parole.
Je ne commente pas les sondages. Je mérite mieux que de simple peut-être.
Obama ce n’est pas un candidat, c’est un mouvement.
Un risque Obama…peut-être. Mais déjà les états-uniens ont pris un grand risque en élisant Bush pour une deuxième fois.
Et prendre un risque c’est courageux. D’un point de vue québécois, il sera admirable qu’en fin de course, Obama soit élu président.
Au moins, il y a des peuples qui ont du courage.
J’aime bien la prestence d’Obama. Le ton de sa voix en a pour beaucoup. Lorsqu’il parle, je l’écoute et n’analyse pas ses alentours, il est sobre quoi.
Clinton a, selon moi, une voix irritante. Surtout lorsqu’elle crie pour compenser sa perte de voix. Aussi, une femme porte des vêtements moins sobre ou « parreil au même », donc j’analyse et j’en oublie son discours.
Question pour les participants et Mr. Facal:
Comment est-ce qu’Hillary Clinton serait perçue par les pays où la femme est un object et n’a pas de droits?
J’aime penser que ça ferait changer les mentalités, mais honnêtement, si elles ont perdurées des siècles, elle risque plutôt de créer la bisbille non?
En quoi est-ce que Obama est un mouvement? Qu’est-ce qu’il prône de si différent des autres démocrates qui l’ont précédés et de ceux qui étaient dans la course?
@Andrew da Silva
On n’en a rien a faire de la perception des chauvins qui peuplent cette Terre, Quand bien meme le message semerai la bisbille chez les extremistes en puissance cela enverra au moins le message clair aux femmes de ces pays retrogrades que l’Amerique »impie » est capable du meilleur. Ce que plusieurs anti-americains primaires, incapable de voir au dela de la catastrophe qu’est la guerre en Irak, semblent aussi oublies.
Monsieur Facal, Ce serait bien que vous citiez des experts démocrates aussi, pas simplement des gens proche du Parti républicain. Ce serait bien si vous alliez sur le site d’Obama et essayiez de comprendre son programme. Pourquoi certains démocrates pensent qu’Hillary et Obama ont presque le même programme? Pourquoi il récolte plus d’argent? Pourquoi les gens veulent l’entendre? Connaissez-vous cet homme, tout le travail communautaire qu’il a fait au lieu de faire une grande fortune? Saviez-vous qu’il a participé à plus législations? Ce serait mieux d’arrêter de citer les dénigreurs intelligents et de vous faire votre propre idée. La couleur de la peau, la culpabilité…Vous me faites rire. Pourtant, vous êtes un homme brillant.
« Et que sait-on de ses idées ? Rien, ou si peu. »
Peut-être est-ce parce que vous suivez la politique américaine de loin que vous n’avez pas entendu parler des idées d’Obama. Elles sont pourtant aussi nombreuses que celle d’Hillary. Voici quelques exemples qui m’ont frappé (que je récite de mémoire, sans discuter):
- Couverture de santé universelle par la réduction du coût de l’assurance
- Retrait des troupes américaines en Irak
- Réduction de la dépendance au pétrole par l’efficacité énergétique
- Engagement des états difficiles par la diplomatie
- Annulation des réductions de taxes aux classes les plus riches
- Transparence gouvernementale grâce aux technologies de l’information
- Renégociation des accords de libre-échange (celle-là vous en avez sûrement entendu parler)
Pour aller à la source, allez dans la section « Issues » de son site web. Il a un programme d’une soixantaine de pages qui détaille ses idées.
Vous allez me dire que ces idées ne sont pas dicustées et pourtant elles le sont. Je suis limité à deux liens ici, mais voici un article sur ses idées.
http://ap.google.com/article/ALeqM5gJUy2QNCPnj1yjLw1mdqbzBfbITQD8VBDT4G1
Le deuxième lien, je le garde pour une recherche sur Google News de « Hillary Clinton » (ce serait pareil pour « Obama »). Comme vous le verrez, la couverture n’est pas à propos de ses idées, mais de la campagne, des stratégies, de la « horse race » comme disent les Américains.
http://news.google.com/news?hl=en&tab=wn&q=hillary+clinton&btnG=Search
« All talk, no action », c’est le slogan d’Hillary Clinton. Je ne vous blâme pas de le répéter, mais je vous fais remarquer que ce n’est pas nécessairement autre chose qu’un angle partisan et non une réalité.
Il va falloir sortir des clichés et aller lire. Je vous en supplie…faites…, Monsieur!
A certains intervenants : je vous invite à lire le texte de M. facal en commençant par le titre : « D’où vient l’Obamanie ? ».
M. Facal se pose une question, et esquisse une réponse : l’Obamanie vient du rôle des médias. C’est à la lumière de cette réponse qu’il faut examiner le commentaire sur le peu de connaissances que les gens ont des idées de M. Obama. En effet, les médias ne parlent pas des idées; ils s’arrêtent au charisme et à l’éloquence. Elle est là, la substance du texte de M. Facal.
Alors, avant d’y aller d’Obama-tics, lisez bien son texte et SVP évitez les invasions inopportunes.
Personnellement, je crois que les médias ont enfermé M. Obama dans une trappe. A trop le flatter, ils l’empêcheront un jour de s’affirmer contre les Républicains.
Mais ça, c’est une autre histoire…
@Ayumi Vous sévissez encore… Ce Monsieur est invité à aller au-delà des clichés. Vous aussi… Lisez!
@Ayumi
Monsieur Facal écrit : Son expérience est maigre. Et que sait-on de ses idées ? Rien, ou si peu.
C’est ici le noeud de ce post. M. Facal fait exactement ce qu’il trouve bizarre chez les médias. Observation à géométrie variable…
Encore les membres fanatiques de la secte d’Obama du blogue de M. Hétu (cyberpresse) qui veulent sévir ici. À vous y lire, on a l’impression que vous seriez payés pour lui rendre hommage partout ou vous pouvez… Je suis d’accord avec les commentaires de M. Facal concernant l’enthousiasme débordant du milieu de la presse à l’égard de M. Obama. Ça devient ridicule !
Beaucoup ont reproché à Mme Clinton d’être maline et … « c. », qu’elle utilise les coups sales et bas. Mais sur quelle planète vous êtes ? Est-ce que la politique « propre » existe ? N’oubliez pas, être le commandant en chef des États-Unis va non seulement affronter les gens internes, mais aussi doit être capable de faire face aux politiques externes qui sont beaucoup plus diversifiées et « méchantes ». La naïveté n’a pas de place en politique.
Certains ont aussi louangé M.Obama à cause de son objection à la guerre en Iraq (ou déploiement). Dois-je vous rappeler que lors du vote du congrès et du sénat autorisant le déclenchement de cette guerre, M.Obama n’était pas encore sénateur. Je ne suis pas sûr qu’il aurait avoir voté contre. Surtout à la suite de l’événement du 11 septembre.
La chicane Obama-Clinton divise les Démocrates plus que jamais. Si la tendance se maintient, M. McCain devrait rentrer à la Maison Blanche le mois de Janvier 2009
@MichelPlatini Si quelqu’un invite un autre à être plus sérieux dans son argumentation en lisant d’autres points de vue que des clichés parfois racistes, il doit faire partie d’une secte. Come on! Soyez, vous aussi, rigoureux, lisez! Élevez-vous au-dessus des arguments des autres…républicains!
L’argumentation de M. Facal relève plus de la rhétorique. A mon avis ce texte exprime plus les sentiments de la personne que la réalité. M. Facal le sait pertinemment, il est universitaire, il ne s’agit pas de rassembler quelques points de vue sur un sujet et d’en tirer hâtivement une conclusion. Tout le monde peut défendre le point de vue contraire en usant de la même démarche. D’abord M. Facal connait peu les réalités américaines
Monsieur Facal, quand vous dites «Je trouve les médias INFINIMENT CONPLAISANTS à l’endroit de Barack Obama et excessivement sévères à l’endroit de Hillary Clinton».. Ne trouvez-vous pas que vous exagérez ? Et votre argument à cet égard me paraît plutôt faible. Vous dites «Figurez-vous que je ne suis pas le premier» . Bien entendu il y avait Bill Clinton avant vous.
Vous écrivez : «Son expérience est maigre» Moi je vous réponds : « aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre d’années». A mon humble avis, si l’expérience devrait être considérée dans cette campagne, ce critère devrait être éliminatoire. Qu’est ce que l’expérience a donné face à l’Irak. Autrement il ne resterait plus qu’à donner le pouvoir à McCain qui est le plus vieux des candidats.
J’étais un pro Hilary et je comprends que la sale campagne menée par cette dernière ne peut en aucun cas susciter la sympathie des médias. Je vous invite à voir justement le ton des deux candidats. Je voudrais rappeler à M. Facal que des personnes beaucoup plus outillées que lui n’ont guère vu de grandes différences entre les programmes des deux candidats. D’autre part le candidat le plus attaqué dans cette campagne est Obama (attaque sur sa culture, son appartenance religieuse, la couleur de sa peau etc.). On a l’impression que Facal reproche à la presse de ne se servir des thématiques négatives sur lesquelles Hilary consacre sa campagne. Si M. Facal a des suggestions à faire aux médias il devrait le faire explicitement plutôt que de nous livrer ses états d’âmes.
@Mozza et autres Obamafans
On connait bien peu les idées d’Obama même en lisant les journaux/sites américains. La campagne ne tourne pas autours d’idées claires mais davantage d’un semblant d’idéalisme et de clichés d’un bord comme de l’autre. Vous citez des idées d’Obama tel que « Couverture de santé universelle par la réduction du coût de l’assurance », « Réduction de la dépendance au pétrole par l’efficacité énergétique » « Transparence gouvernementale grâce aux technologies de l’information ». Je trouve ça extrêmement vagues comme idées, cela me semble être de grands vœux pieux. La plupart étaient des idées il y a 10ans et le seront surement dans 10 ans. Lorsque que je lis qu’Obama va appeler le « président » du Canada et du Mexique pour renégocier l’ALENA, je trouve cela dangereux qu’un futur commandant en chef de la puissance mondiale en connaisse si peu sur la politique mondiale et sur le commerce de son propre pays. C’est avec de maigres connaissances comme cela que Bush a pris des décisions comme l’Irak et sur son « Plan du Moyen Orient », non que je compare Obama avec Bush. Ne me méprenez pas, si je disais qu’Hilary ne m’attire pas, cela serait un exemple pur d’euphémisme.
Me retrouver dans la position d’un électeur américain en novembre prochain, j’hésiterais longuement entre McCain et Obama. Un Républicain qui a des idées proches du Centre et que la droite religieuse ne voulait surtout pas voir comme président ou bien un Démocrate qui semble rempli de bons sens mais un peu vert en expériences et en idées mûres.
NB aux autres condescendants envers les Américains. Je trouve bien méprisant les commentaires comme celui de marilou. Sont-ils prêts eux avec leur « vielle » mentalité… Les blancs Anglo-saxons ont de vielles mentalités?? Il ne faudrait pas oublier qu’aux USA il y a le Sud traditionnel(que vous devez sûrement désigner par blancs Anglo-Saxon) mais il y a aussi New-York, Las Vegas, Hollywood, les Justin Timberlake, Eminem, porn stars etc. Peut-on qualifier tout cela de vieux blancs Anglo réactionnaire? Pour terminer. je vous poserais votre question finale à l’envers, croyez-vous vraiment que les États-Unis sont devenus si puissant avec la mentalité que vous leur prêtez?