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D’la belle visite

Je vous avais prévenus qu’on n’allait pas s’ennuyer avec Michael Ignatieff.

Il vient de nous confirmer que la reconnaissance du Québec comme nation n’a aucune portée concrète. Le Québec dispose selon lui de tous les pouvoirs qu’il lui faut et n’a aucune raison de se plaindre.

Ceux d’entre nous qui lisons depuis longtemps le fiel qu’il déverse dans ses livres sur tous les nationalismes, sauf le canadien, n’en sommes évidemment pas surpris.

Remarquez, Pierre Elliott Trudeau écrivait à répétition des choses ignobles sur son propre peuple, et cela n’a jamais empêché les francophones du Québec de voter massivement pour lui. Nous aimons particulièrement les coups de pied au cul quand ils nous sont donnés par un des nôtres.                                                                  

Non, mon étonnement vient d’ailleurs. Depuis quelques semaines, les troupes de Stephen Harper font circuler sur Internet et au Canada anglais une astucieuse publicité sur le chef libéral. On en parle trop peu.

Oui, je sais, vous faites la fine bouche. De la pub négative, ce n’est pas gentil. Surtout si elle vient de ces conservateurs honnis. Mais examinez plutôt son contenu, qui est rigoureusement vrai.

Elle rappelle que monsieur Ignatieff a quitté le Canada à la fin des années 60 et n’y est revenu qu’au début des années 2000, expressément pour se lancer à la conquête de la fonction de premier ministre.

Trente-quatre ans à l’étranger, pendant lesquels il a manqué tous les événements qui ont fait de ce pays ce qu’il est : la crise d’Octobre, le rapatriement de la Constitution, Meech, trois référendums, le libre-échange, etc.                                                                

Repensez-y : trente-quatre ans !! Vous, lecteur, où étiez-vous il y a trente quatre ans ?

René Lévesque n’était PAS ENCORE premier ministre du Québec !

Et monsieur Ignatieff n’était pas à l’étranger pendant cette éternité par exil involontaire comme le Dalaï Lama, ou pour fuir la pauvreté comme tant d’immigrants, mais par choix.

Et après être parti d’ici pendant l’essentiel de sa vie adulte, il y revient, à la fin de la cinquantaine, dans l’unique but d’y conquérir la seule fonction digne de sa hauteur que ce pays peut lui offrir !!

Bref, tassez-vous, «il» arrive !

Lui-même confirme d’ailleurs que le Canada ne lui manquait guère, sauf Algonquin Park, et qu’il espérait que l’Université Harvard le reprendrait si sa petite fantaisie canadienne ne tourne pas comme il l’espère. Noir sur blanc.                                                                    

Qu’on ne vienne pas me dire que je reproche à quelqu’un d’avoir voyagé à travers le monde. Pas du tout.

J’ai quitté l’Uruguay il y a trente-neuf ans. Imaginez un peu la tête des gens là-bas si j’y retournais maintenant pour leur dire : «Coucou, c’est moi, de retour après toutes ces années ! Coudonc, le job de Président est-il disponible ? Mais vous savez, il n’y a que les plages de Montevideo qui me manquaient, et si vous ne voulez pas de moi, j’espère que HEC Montréal va me reprendre.»

Retour à monsieur Ignatieff. Il y a des trajectoires de vie si étranges qu’elles sont comme des fenêtres sur une personnalité, vous ne pensez pas ? Au moins, la question se pose, me semble-t-il. 

28 réponses à “D’la belle visite”

  1. le 08 juin 2009 à 8:40 Garamond

    Vos commentaires me font peur… Ignatieff ne serait pas la solution sensée qu’on pensait avoir en chassant Dion. Les journalistes auraient du nous mettre en garde AVANT qu’il soit élu chef du PLC…
    Le choix entre Harper et Ignatieff est très cornélien: ni l’un ni l’autre !

  2. le 08 juin 2009 à 10:17 Richard Sauvé

    Peu importe qu’il ait passé plus de la moitié de sa vie à l’étranger: Michael Ignatieff ferait un premier ministre fort compétent, et nous aurions tort de fermer la porte à un homme aussi capable à cause de sa vanité qui, je vous l’accorde, est au moins digne de son intelligence!

    Les nationalistes québécois ne seront jamais satisfaits, d’autant plus que le Canada ne voudra sans doute jamais rien leur offrir d’autre que l’arrangement actuel. Peu importe qu’Ignatieff soit sensible ou non à la différence québécoise (il ne l’est guère), aucun premier ministre canadien ne prendra plus le risque qu’a pris Mulroney avec l’accord du Lac Meech: ce serait un suicide politique.

    J’ai beau écrire tout cela, je ne voterai pas Libéral aux prochaines élections fédérales. Je l’ai fait l’automne dernier, à cause du virage vert de Stéphane Dion. Ignatieff ayant jeté à la poubelle ce programme courageux parce qu’il était trop impopulaire, je reviendrai au Parti Vert lors du prochain scrutin.

  3. le 08 juin 2009 à 11:55 GI

    Dans l’histoire récente il y a un cas de politicien qui a passé une bonne partie de sa vie à l’étranger et qui est ensuite revenu dans son pays pour devenir premier ministre : Andreas Papandreu. (voir http://en.wikipedia.org/wiki/Andreas_Papandreou). Bien qu’ayant fait une expérience d’académicien, sa trajectoire est néanmoins très différente de celle d’Ignatieff, puisqu’il n’a jamais vraiment disparu complètement du paysage politique grec, grâce notamment au fait que son père aussi avait été premier ministre (Son fiston aussi a aujourd’hui de bonnes chances de le devenir). Il a été un excellent premier ministre, et malgré le fait qu’il a vécu aux États-Unis pendant de nombreuses années, il a mené une politique extérieure très indépendante.

    Est-ce que Ignatieff pourrait se révéler un bon premier ministre? À ma façon de voir, non, mais pas à cause du fait qu’il a vécu une bonne partie de sa vie à l’étranger. Le problème est le parti libéral : Peu importe qui en est le chef, ses politiques son déterminées par ceux qui le financent, et ce, encore plus que les autres partis. La raison est simple : Le parti libéral n’a pas vraiment une idéologie enracinée, ou même d’objectifs constants dans le temps. Les seules idées communes répétées par tous ses représentants au cours des trente dernières années, le fédéralisme et la multiethnicité, découlent plus d`une opposition aux velléités de séparation du Québec et à la rhétorique anti-gouvernementale des albertains, plutôt que d’une conviction profonde. Les gardiens du temple ne sont pas les militants, mais les financiers.

    Dans un certain sens, Stéphane Dion a été un accident de parcours dans l’histoire du parti, car il pensait vraiment qu’il pouvait changer la nature profonde du parti, que ce soit au niveau de politiques environnementales qu’au niveau des alliances politiques. Quelqu’un de beaucoup plus brillant et charismatique aurait peut être pu avoir une chance d’y parvenir, mais le moins que l’on puisse dire est que Dion est un peu faiblard à ces niveaux. D’ailleurs, la façon dont il a été liquidé montre bien la considération qu’avaient pour lui ceux qui tirent les ficellesdu parti.

    Ignatieff n’est visiblement pas du genre à mordre la main qui le nourrit, mais, du moins au Québec, ceci n’est pas nécessairement un atout. Peu importe combien la Presse va l’encenser, le Bloc aura toujours beau jeu de le coincer dans une position où il ne pourra rien promettre au Québec, car ses financiers ne lui pardonneraient pas. Lors de la prochaine campagne électorale ces contraintes deviendront évidentes, autant que sont devenues évidentes celles des conservateurs lors de la dernière campagne électorale. Par conséquent, Ignatieff réussira peut être à récupérer quelques contés conservateurs, mais je doute fort qu’il sera capable de déloger des députes bloquistes.

  4. le 08 juin 2009 à 14:21 Lucie

    Tout à fait d’accord avec vous M. Facal. Ignatieff…. just visiting!

  5. le 08 juin 2009 à 16:41 ymdelisle

    M. Facal,
    Ce que M. Ignatieff confirme c’est qu’un séparatiste ne sera jamais heureux temps et aussi longtemps que le Québec ne sera pas indépendent. Point à la ligne. Comme Trudeau, il dit la vérité quand il affirme que les indépendentistes en veulent toujours plus et qu’ils ne seront jamais satisfait. Le but ultime d’un séparatiste est de faire l’indépendence. Ce n’est pas de réformer la fédération. Alors, même si le Fédérale donne plus de pouvoir au Québec et fait des concessions, les séparatistes en voudront encore plus. C’est pas compliqué, demain matin le Féderale donnerait l’indépendence inconditionelle au Québec et la réaction de Pauline serait que le Québec se fait encore fourrer par Ottawa.

    Dites-nous donc quelles sont les ignominies dites par Trudeau sur son peuple? Trudeau a fait parti des premiers « lucides » qui ont travaillé très fort pour nous amener vers la modernité. La Grève de l’amiante et Cité Libre sont deux exemples. Son combat contre Duplessis un autre. Mais, parce qu’il ne croyait pas a la religion nationalo-séparatiste, il est ignoble. Typique.

  6. le 08 juin 2009 à 17:13 Jean-Luc Proulx

    Et si on arrêtait tout simplement de voter au fédéral?

    Sur le plan du Québec, le PCC = le PLC = le NPD = le PVC!

    Le Bloc ne fait qu’aider à faire fonctionner le Canada, c’est un parti corrompu par le monarcho-fédérasme KKKanadian pour l’amour du chèque et de la pension qui vient avec la job. Avec des salaires de 158 000$/année pour les députés et 200 000$/année pour notre Ti-Gilles le clown national, ça ne nous revient finalement pas si cher que ça par contribuable pour avoir droit à un spectacle digne de l’absurde le plus total, et ce, sur notre dos.

    Moi, je vous le dis, le Bloc = le PLC = le PCC = le NPD = le PVC.

    On veut l’indépendance, mais on continue de voter au fédéral, comme si on voulait rester dans notre CAGE DORÉE KKKANANDIANE. Ding-ding! Allôôô!!! Il y a quelqu’un dans la tête des Québécois.

    @ ymdelisle.

    «Dites-nous donc quelles sont les ignominies dites par Trudeau sur son peuple?»

    «Vulgaires mangeux de hot-dogs!»

    «L’indépendance du Québec serait un crime contre l’Humanité.»

    Les mesures de guerre, le bilinguisme institutionnalisé, le multiculturalisme institutionnalisé pour diluer le peuple québécois, les dépenses illégales du camp du NON lors du référendum de 1980, le rapatriement unilatéral de la Constitution du KKKanada qui a mis le Québec dehors du KKKanada, etc.

    Pour le reste, c’était un communiste qui voulait détruire l’économie de l’Ouest canadien avec son Programme énergétique national pour enrichir l’Est. Aucun autre premier ministre du Canada n’a travaillé aussi fort pour démanteler le «plusse meilleur pays du monde». Aucun! L’Histoire est là pour le prouver.

    En tant que souverainiste libertarien, je méprise ce p’tit (auto-censure)-là comme la peste.

  7. le 08 juin 2009 à 17:57 ymdelisle

    Voyez-vous M. Proulx, nous vivons dans le pays du deux poids deux mesures. Il est OK d’insulter le KKKanada, mais « watch out » a celui qui ose critiquer le Québec. Nous sommes fier de dire que nous ne connaissons pas, et ne voulons pas connaître, la culture anglo-canadienne, mais nous sommes en c…. quand un « Canadian » ne connait pas un de nos artistes. VLB et Falardeau disent des conneries sur le ROC tout le temps et ça passe, mais si un anglo ose dire une connerie sur le Québec, on passe des résolutions à l’Assemblée Nationale. En passant, Trudeau a traité Robert Bourassa de mangeux de hot dogs, pas les Québecois. Par contre vous avez raison de dire que cela n’est pas serieux de voir des séparatistes démontrer que le système fédérale est assez flexible pour les accommoder à Ottawa.

  8. le 08 juin 2009 à 18:13 Gilles

    «Mangez d’la marde» une autre des pitreries de l’infâme Trudeau s’adressant aux gars de Lapalme qui venaient de perdre leur emploi.

    Ben oui Duceppt va à Ottawa pour son chèque. J’ai entendu dire que les libéraux s’apprêtaient à renoncer à leur chèque de paye et à leur fond de pension…

  9. le 08 juin 2009 à 19:57 Jean-Luc Proulx

    @ ymdelisle.

    Cessez donc de nous la ramener avec VLB et Falardeau! Je m’en sacre tu de ces types, vous pensez. Le ROC a ces Shane Doan, Don Cherry et Jan Wong.

    En passant, j’ai toujours aimé Shania Twain que je considère comme un génie musical. Je pourrais aimer Avril Lavigne si elle cessait de copier ses chansons. ;-)

    @ Gilles.

    J’en ai plein mon casque d’entendre cet excuse pathétique des pro-Bloc disant: «Les députés des autres partis sont aussi payés».

    Oui! Mais, Duceppe et sa gang ne veulent même pas être là, eux.

    En plus, avec le type de campagne qu’ils ont fait l’année passée, oubliez ça pour moi!

    Avec leurs mensonges et leur démagogie, ils ont réussi à nous faire passer pour une gang de colons intolérants (méchant Harper = méchante Alberta dégueulasse = maudits Américains), braillards (subventions aux zartisss), amis des terroristes (reconnaissance du Hamas, une organisation terroriste qui tue les membres de l’opposition, comme interlocuteur légitime du peuple palestinien), paranos («jeune chair fraîche en prison», «service militaire obligatoire», etc.) et sans la moindre dignité (coalition et team avec Dion), en plus de s’auto-proclamer grands défenseurs des intérêts du Québec qu’il n’a jamais définit.

    Ça m’a dégoûté et, contrairement au reste du Québec, ça m’a encouragé à aller dans le sens inverse. Oui, j’ai voté conservateur pour punir le Bloc pour toute la cochonnerie qu’il a lancé durant toute cette campagne.

    http://www.dailymotion.com/group/jenesuispasunevedette

    Et je suis souverainiste.

  10. le 08 juin 2009 à 20:16 Magnolia

    Voyez-vous M. Facal, Michael Ignatieff n’était pas présent lors du scandale des commandites …

    Le PLC n’a plus de légitimité si vous me demandez votre avis.

    Cet outsider mettra le FEU aux poudres, comme son nom nous l’indique, afin d’attiser la vieille braise du ROC.

    Et comme soulignent les profs, les absents ont toujours tort.

  11. le 09 juin 2009 à 9:51 brem

    Pourrait-on comparer le temps passé à l’étranger par M. Jacques Parizeau avant son élection à l’assemblée nationale?

    Où se trouve la limite de l’acceptable?

    Doit-on cloîtrer nos élus?

  12. le 09 juin 2009 à 10:01 Joseph Facal

    Justement, Brem, vous posez bien la question : où est la limite de l’acceptable ? Trente-quatre ans !!!!!!!!

    Ça s’appelle faire sa vie à l’étranger ça. Carrément. La preuve est qu’il disait même «my country» parlant…des USA. Ça vous déplaît peut-être, mais ce ne sont que des faits.

    Quant à Parizeau, mettez-vous sérieusement sur le même pied quatre années d’études doctorales à l’étranger, suivies d’une longue carrière de professeur et de haut fonctionnaire ICI, pas à l’étranger, ICI, à l’hallucinant parcours politico-touristique de monsieur Ignatieff ? Je suis sûr que non.

  13. le 09 juin 2009 à 12:56 MV

    Le PLC n’a pas d’idéologie fixe car son idéologie est davantage basée sur un  »consensus » qui lui permet de gagner des sièges dans les Maritimes et dans le Centre du Canada particulièrement chez les populations urbaines et immigrantes ou avec la division du vote de droite. De plus, l’idéologie va davantage selon le chef qu’autre chose mais qui est généralement dans l’optique que les Libéraux (avec le le NPD) ne veulent pas respecter les compétences destinées aux provinces.

    J’ai lu (presque) tous les livres de M. Ignatieff et je dois dire que ce type est carrément sur-évalué aux enchères car il n’a aucunement réinventé la roue. Selon moi, il existe fort probablement une dizaine de professeurs au Canada qui sont bien plus brillants que lui tout en étant moins hautain ce que M. Ignatieff l’est hautement à mes yeux.

    Pourtant, il existe de nombreuses bonnes universités au Canada et pourtant M. Ignatieff va retourner dans sa terre natale uniquement peut devenir premier ministre avant tout. Au moins, l’exécutif du PLC lui avait d’abord donné un comté sûr en Etobicoke-Lakeshore. Est-ce que ça signifie le retour du gouvernement en exil?

    M. Facal,

    Si vous retournez en Uruguay demain matin pour devenir président, fort probablement que la population de l’Uruguay vous enverrais promener. Juste à voir la situation de Sonia Gandhi en Inde est une preuve du fait que les  »exilés » ne sont pas les bienvenus dans la sphère politique d’un pays donné.

    Pour Trudeau, je dois dire que ce type était très compliqué à lire et quelque peu déconnecté de la réalité. Vrai, il a fait des choses qui étaient assez honorables (comme le fait de mettre l’enseignement francophone publique proscrit dans la constitution partout au pays), cependant je dois dire qu’il a laissé un héritage un peu amer avec une dette immense pour l’époque et des programmes qui divisaient plus les Canadiens qu’autre chose (comme le NEP). En fait, l’idée du Parti Réformiste vient justement de cette attitude revancharde des Libéraux et d’une meilleure représentation des intérêts des milieux ruraux et des provinces de l’ouest qui est parfaitement légitime compte tenu de leur population de plus en plus importante.

    @Jean-Luc Proulx:

    Je suis aussi libertarien comme vous et je dois que tous les partis politiques entrent dans la même idée soit d’avoir leur part du gâteau. Le Bloc ne fait pas exception à cette règle car les députés et l’exécutif du Bloc sont bien contents d’avoir les avantages et le salaire qui va avec le poste de député ou de leader du parti en question tout en défendant des choses qui sont assez abstraites comme les  »Valeurs Québécoises » qui n’ont même pas été définies. Aussi, le Bloc dit que les autres partis vont des tactiques de peur ou de la publicité négative envers ce parti lorsqu’il fait exactement la même chose.

  14. le 09 juin 2009 à 13:50 brem

    @M. Facal: Mon point est que, est-ce que 10 ans aurait été plus acceptable? Est-ce qu’on est « moins canadien » du fait qu’on ait passé du temps à l’étranger? Obama a vécu en Indonésie si je ne m’abuse, est-ce mal? Est-ce qu’on le pardonne parce que c’était étant jeune?

    Je comprends votre point, le fait qu’il ait passé du temps à l’étranger mine sa crédibilité en ce qui a trait à sa connaissance de l’évolution du pays durant son absence, mais le miens est que c’est purement arbitraire. Quel aurait été la limite acceptable selon vous?

    Ce qui est plus dommageable pour la crédibilité de M. Ignatieff à mon avis est ce qu’il a pu dire durant son absence par rapport à son pays. Ses citations sur son appartenance aux USA par exemple.

    À mon avis, s’il est si déconnecté que ça de la réalité canadienne et québécoise, tôt ou tard, on va s’en apercevoir et il perdra de la faveur populaire.

  15. le 09 juin 2009 à 14:28 MV

    @Brem:

    Le problème ne vient pas surtout du fait qu’il a résidé à l’étranger mais de ses raisons qui ont incité à son retour au Canada il y a 3-4 ans. Tout de même, il se disait un Américain à la télévision il y a peine environ 5 ans et il a dit en entrevue au magazine McLean, qu’il s’ennuyait seulement du Canada pour le Parc Algonquin.

  16. le 09 juin 2009 à 15:00 Gilles

    Moi monsieur Proulx, c’est d’entendre des gens nier le droit démocratique et la légitimité la plus élémentaire de se faire élire dans un parlement quelle que soit leur intention avouée voire cachée et de leur chercher des poux ad nauseam qui remplit mon bol au ras bord.

    Et en parlant de pathétisme, de grâce éloignez vous de votre miroir.

    Vous avez l’injure et le jugement facile monsieur Proulx. qu’est-ce qu’un mensonge au juste ? Qu’est-ce que de la démagogie ?

    Dire aux gens si vous votez oui ce sera non et si vous votez non ce sera le changement. Et le changement ce fut le rapatriement illégitime de la constitution et l’imposition d’une charte dont le seul but avoué était de limiter la francisation du Québec. Ça c’est un mensonge. Ça c’est de la démagogie au sens premirr du terme.

    aux douches monsieur Proulx.

  17. le 09 juin 2009 à 16:29 GI

    MV,

    Désolé, mais le cas de Sonia Gandhi est trop différent pour être pertinent. Née en Italie, elle s’est installée en Inde en 1968 avec son époux, Rajiv Gandhi, fils d’Indira Gandhi, à l’age de 22 ans. Depuis, elle est toujours restée en Inde.

    Par conséquent, lorsqu’elle a mené le Parti du Congrès à la victoire en 2004, cela faisait 36 ans qu’elle vivait en Inde! En d’autres mots, elle était bien plus indienne que M. Ignatieff n’est canadien aujourd’hui…

  18. le 09 juin 2009 à 19:32 MV

    @GI:

    Donc, si Mme Gandhi a causé un tollé en ayant passé la majeure partie de sa vie en Inde, imaginez alors un futur premier ministre qui a passé plus de la moitié de sa vie à l’étranger.

    Soit dit, les Libéraux avaient le choix entre Ignatieff et un ancien premier ministre de l’Ontario qui a mis sa province en quasi-faillite qui a été jeté dehors du NPD en Bob Rae.

    Pas fort fort pour le parti qui se considère le  »parti naturel » du Canada qui est ‘’supposé » de gouverner en  »temps normal ». Même le NPD ou les Conservateurs ont une meilleure banque de candidats que cela. Soit dit, je suis bien curieux si la population se souvient du scandale des commandites ou si cela est déjà de l’histoire ancienne qui date à peine de 3-4 ans?

  19. le 09 juin 2009 à 21:19 Jean-Renaud Dubois

    Bonjour,

    Excellent M.Facal,

    Le feu est déjà pris…aux poudres!

    ***
    @M. Proulx

    … « Et si on arrêtait tout simplement de voter au fédéral? »

    Moi je suis d’accord depuis longtemps!

    ***
    ……… « Le Bloc ne fait qu’aider à faire fonctionner le Canada, c’est un parti corrompu par le monarcho-fédérasme KKKanadian pour l’amour du chèque et de la pension qui vient avec la job. Avec des salaires de 158 000$/année pour les députés et 200 000$/année pour notre Ti-Gilles le clown national, ça ne nous revient finalement pas si cher que ça par contribuable pour avoir droit à un spectacle digne de l’absurde le plus total, et ce, sur notre dos.

    C’est un point de vue pauvre, et en plus venant de « Votre Dos » ; pas sur « le Dos » des 35% de québécois, qui l’appuient. Le seul bout à discuter : « Le Bloc ne fait qu’aider à faire fonctionner le Canada » Le restant…

    Si vous voulez nous convaincre, détendez-vous, et apportez-nous des arguments « riches »!

    Si votre site est à la couleur de votre ramage (écriture), j’ai bien peur que en fassiez fuir plusieurs!

    ***
    ……… « Dites-nous donc quelles sont les ignominies dites par Trudeau sur son peuple? »

    D’accord s’il faut rappeler ce que vous savez aussi bien que les « Nous »!

    Tout d’abord, je crois que Trudeau (une ses 3 colombes) était sincère en pensant que « les francophones » devaient investir le canada pour y imposer l’égalité des 2 langues » ; au moins au niveau des institutions.
    40 ans plus tard « tous les commissaires » aux langues officielles » à tour de rôle ont constaté le surplace ; et même la minorisation lente et inexorable des francophones du ROC.

    Il a donc échoué!

    C’est à partir de 1970 et puis dsurtout de 1976, qu’il commença à déraper complètement.

    Pire, il a sacrifié l’avenir de son propre peuple en n’en faisant une communauté comme les autres par son fatal multiculturalisme, sa charte et son droit de dépenser, etc!

    Trudeau et « Nous » : ignoble est le bon mot, si on se refaire aux années 1970 à 1982!

    Je ne sais pas si cette haine – envers sa tribu(sic), comme il aimait souvent désigner son peuple – lui venait de son côté maternel (en passant son père venait de chez-nous (je suis né à St-Michel de Napierville). Mais elle était puissante et à un point tel que cela a débouché :

    - Sur un super-État canadien sous le couvert(?) du bilinguisme qui a présidé à un Canada moins francophone qu’à l’arrivée du duo Trudeau-Chrétien. Formidable, non!

    - Sur des « mesures de guerre », pour une vingtaine de personnes! Pensez-y bien! Une armée contre 15 à 20 têtes folles et à l’occasion dangeureuses (style gang de rues). Quel grand démocrate!

    - Sur le doigt d’honneur aux gars de Lapalme!

    - Sur cette phrase manipulatice : « Nous mettons nos têtes en jeu pour du changement…..» Oui tout un chagement! Une vraie arnaque !

    - Sur l’imposition d’un rapatriement (tellement démocratique), que le Québec ne l’a pas encore signée. Formidable, non!

    - Sur « Son refus » de régler dans l’honneur le « désastre de 1982″.Formidable, non!

    - Sur la mise à mort de « Meech »! Encore plus formidable!

    N’en mettons plus la cour est pleine! Mais je suis certain que d’autres vont en ajouter à cette liste.

    ***

    ……. « Les nationalistes québécois ne seront jamais satisfaits…..»

    On a absolument le droit d’être un canadiens-français moins nationaliste que Lesage ; Bourassa et autres!

    Mais comment se définit-on, à ce moment là?

    Je suis simplement curieux de le savoir!

    Jean-Renaud Dubois
    Sainte-Adèle

  20. le 09 juin 2009 à 21:27 AlainQc

    Je suis toujours étonné de constater que les Québécois réfléchissent après une élection et non avant. Le discours ronflant d’Ignatieff va sûrement en mystifier plus d’un, mais la réalité du lendemain de l’élection en fera déchanter plusieurs. Je me méfie de ces discours qui sont destinés à séduire en leurrant le peuple, autant les Anglo-canadiens que les Québécois. Quand on dit une chose (aux anglos) et le contraire (aux Québécois) pour séduire l’une et l’autre solitude.
    Je me méfie des pseudo « sauveurs ». Nous en avons déjà connus (Trudeau, Chrétien, Harper, Dion, etc.). Ils devaient régler à tout jamais la question nationale, c’est-à-dire en remettant le Québec à sa place (disaient-ils dans les autres provinces).
    Quant à Ignatieff, ses écrits passés et ses contradictions actuelles font que je me méfie de lui comme de la peste. C’est un opportuniste qui n’est revenu au « pays » que pour en devenir le premier ministre, peu importe la rigueur de son discours, peu importent les mensonges.
    Je fais confiance aux politiciens qui vont en politique pour défendre une cause noble, avec honnêteté et conviction. Je ne fais pas confiance aux politiciens qui applaudissent lorsque leur chef dit une connerie (comme Chrétien qui avait déclaré qu’il ne fallait pas que l’armement nucléaire soit à la portée des enfants ou quelque insignifiance du genre).
    Oui j’en ai vu des politiciens honnêtes : Jean Lesage (libéral), René Lévesque (d’abord libéral et péquiste ensuite par conviction), Jacques Parizeau (avec lui on avait l’heure juste), et bien d’autres dont vous, monsieur Facal. Vous défendez une cause en laquelle vous croyez.

  21. le 10 juin 2009 à 10:31 GI

    Puisque la discussion a déviée sur le Bloc Québécois, je dépose moi aussi mes deux sous. Ce qui me plait de ce parti est justement la chose pour laquelle il est le plus critiqué : Il ne vise pas à former un gouvernement.

    Avec l’actuelle loi de financement des partis politiques, que je trouve très bien d’ailleurs, il n’a pas trop besoin de se prostituer avec les tireurs de ficelle habituels (propriétaires de medias, multinationales, banques, grands bureaux d’avocats ou de comptables, firmes d’ingénieurs), et contrairement à ce que La Presse et autres suppôts affirment, le Bloc a beaucoup de pouvoir à Ottawa, de facto un pouvoir de veto.

    Le Bloc de l’époque de Bouchard ne me plaisait pas beaucoup : Trop de grandes gueules (Bouchard lui-même, Lapierre, Nic Leblanc), trop de réactionnaires, peu de gens vraiment préparés. Duceppe, lui, connait ses dossiers, est posé, est pas mal plus progressiste que Bouchard et, avec le temps, a appris à très bien manœuvrer à Ottawa.
    Lorsque Duceppe a voulu se présenter à la chefferie du parti Québécois, ma première réaction a été de penser qu’il faisait la pire bêtise imaginable, pour le Québec et pour lui-même. Heureusement, Pauline Marois lui a barré la route.

    Ça ne me dérange absolument pas que les députes bloquistes restent là pendant cinquante ans encore car pour moi leur rôle n’est pas de préparer l’indépendance du Québec, mais plutôt de défendre les intérêts de la population générale du Québec sans être (trop) sensible aux intérêts des tireurs de ficelle. Il n’y a absolument rien de scandaleux là dedans : le Parti Conservateur représente surtout les intérêts des pétroliers Albertains, et le Parti Liberal celui des suspects habituels, qui se trouvent surtout en Ontario et au Québec.

  22. le 10 juin 2009 à 12:37 MV

    Le problème avec le Bloc se situe du fait que Duceppe varlope ses députés tout en étant aussi dictateur que Harper ou Chrétien avec leurs députés. Je connais moi-même un ancien député Bloquiste qui m’a dit en toute honnêteté que le Bloc était en réalité contrôlé par 4-5 personnes dont Duceppe et qu’il avait fait un ménage pour enlever tous les éléments  »non-désirables » dans son parti qui venaient surtout du Bloc original de 1990 (ex-conservateurs, nationalistes de droite comme Bouchard ou Gauthier). Du Bloc original de 1990, il reste seulement Plamondon, je crois, donc il faut dire que le Bloc n’est plus celui de ses débuts.

    @GI:

    Le Bloc est aussi contrôlé par des tireurs de ficelle soit par les grandes centrales syndicales du Québec comme le NPD l’est. Remarquez bien le nombre d’ex-syndicaux ou de personnes travaillant dans le monde syndical qui sont députés qui bien plus élevé que le nombre de personnes dans la vie réelle qui ont des liens aux syndicats.
    Dans les coulisses du pouvoir, la grosse joke est de dire que le Bloc est devenu le sénat de la CSN avec le temps.

    Après tout, chaque parti politique doit se trouver une niche pour aller se chercher des appuis.

  23. le 10 juin 2009 à 14:10 RenéP.

    A ymdelisle,

    vous prétendez qu’Ignatieff, comme Trudeau, dit la vérité en affirmant que les indépendantistes en veulent toujours plus et qu’ils ne seront jamais contents.

    Mais dites-moi donc qu’est-ce que les indépendantistes ont obtenu depuis 1976? Non seulement ils n’ont absolument rien obtenu mais ils se sont fait enlever des pouvoirs par l’infâme Trudeau et le tata de Chrétien qui l’a suivi et « honoré » en donnant son nom à l’aéroport de Dorval. Evidemment, Ignatieff parle à travers son chapeau car il n’était pas au pays et en conséquence, il ne sait pas que les indépendantistes n’ont rien obtenu, ce qui lui fait dire des conneries. Ignatieff comme premier ministre du Canada? C’est la guerre « nucléaire » assurée. Ce genre de type, imbu de lui-même comme l’était Hitler, est très dangereux. Pour voter pour un gars comme ca, il faut vraiment être ignorant ou masochiste comme le dit monsieur Facal.
    En passant, monsieur ymdelisle, vous n’avez toujours pas répondu à la question: »Si le ROC ne nous veut que du bien, s’il nous aime tant, s’il est si démocratique, pourquoi, de par la bouche de ses représentants, les fédéralistes hypocrites et menteurs, refuse-t-il d’inscrire dans la Constitution Canadienne la reconnaissance du peuple Québécois avec tous les droits qui lui garantiraient sa pérennité? Pourquoi est-ce nécessaire pour les canadians de pouvoir assurer leur pérennité mais que ce ne le serait pas pour les québécois? Ah oui!, parce que les québécois ne sont jamais contents et en demande toujours plus? C’est bien connu que les canadians n’en demandent jamais plus,eux…bien voyons, ils ont tout: la bourse, les produits dérivés, la grande majorité des sièges sociaux, les Plaines d’Abraham, les Parcs nationaux, les ports, le contrôle de la voie maritime, la culture québécoise, les communications, l’assurance-chômage, les impôts qui ont été « empruntés » au Québec lors de la guerre, le pouvoir de dépenser même dans les ministères devant relever seulement du Québec,etc,etc,etc…Alors monsieur, continuez
    à faire semblant que vous ne voyez rien d’anormal à tout cela, c’est tellement plus facile de se fermer les yeux.

  24. le 10 juin 2009 à 14:31 marilou

    .si me je me souviens bien PE Trudeau a envoyé les gars de Lapalme ..Manger de la marde «  » après que ceux -ci lui ont dit d’aller chier,,,il a répondu en vrai Québécois,,,,pour ce qui est de Ignatieff, meme s’il a resté loin d’ici cela le mets-il ‘pire que celui qui n,est pas né ici ? J’ai des neveux de races étrangères qui ont à peine 20 ans et qui sont souverainistes, auront-ils le droit de vote au référendum, vu qu’ils n’ont pas connu les luttes de mes compatriotes pour avoir enfin leur pays,,,??ce n’est pas le temps, ni l’endroit qui fait de nous un ardent défenseur de notre croyance que l’on soit pour l’unité du Canada ou pour la séparation du Québec ,je suis ben tannée d’entendre des gens ergoter sur la façon de faire si nous avions plus de droits,, si,on serait autonome,,Qui nous empeche de nous ,servir des droits que nous pôssédons en ce moment .présentement ici au Québec au sein du Canada, c,est vrai ,nous n’avons pas tous les droits mais au lieu de chialer et toujours se chicaner pourquoi ne pas faire une sorte de consensus-coalition,à l’amiable ,pour avoir plus de droits ,,(,mais) il me semble que la saison du homard est bien commencée,,le grand timonnier à sorti ses nasses..).,bonne pêche,,,je l,aime mon pays , je l’aime ,,,

  25. le 10 juin 2009 à 14:58 GI

    MV,

    si je comprends bien, vous aimerez voir au Bloc des personages come `vieille picouille` Brassard ou l`ancien syndicaliste, devenu aujourd’hui lobbyste pour les forestières, Chevrette…

    Si vous me permettez, à moi il me va tres bien comme il est!

  26. le 10 juin 2009 à 15:13 Gilles

    «J’ai des neveux de races étrangères qui ont à peine 20 ans et qui sont souverainistes, auront-ils le droit de vote au référendum, vu qu’ils n’ont pas connu les luttes de mes compatriotes pour avoir enfin leur pays,,,??»

    Pourquoi vous écrivez des conneries comme ça Marilou ?

  27. le 10 juin 2009 à 17:11 marilou

    à Gilles,,,,chacun à sa façon de penser et de s’exprimer, j,ai la mémoire longue et je connais l’histoire de cette province et de son aspiration à devenir un pays, ma pensée suivait l’idée de M’Facal qui disait que M »Ignatieff ne pouvait peut-etre pas comprendre les aspirations des gens-de-mon-pays, parce qu’il fut absent pendant longtemps du Québec ,, est-ce une connerie ?—————————– j’ai ,dis-je, des neveux qui sont nés ailleurs( Haiti, Grèce, Italie,Écosse ) et qui sont étrangers et de langue et de religion,et ils veulent voter pour ce pays-en-devenir? est-ce une connerie ?? —————————————— si on veut l’avoir ce pays, il faut accepter tous ceux qui veulent en faire partie et cesser de faire de la ségrégation /profilage entre tenants de langue française et tenants de langue anglaise… si on est du pour vivre ensemble aussi bien le faire ne toute camaraderie et dans le respect des idées des autres,—–,je suis petite-fille de français et de belge, je suis la deuxième génération née au Québec,, et si ,mes parents avaient suivis le reste de leur famille ,je serais peut-etre née au Yukon ou aux USA,,,—mais je suis née ici, et je l,aime mon pays (chanson pop des années 1970-1975,,) merci,,,, sans rancune,,,mon cher Gilles,,,

  28. le 10 juin 2009 à 20:32 MV

    @René P:

    Je trouve franchement que les pouvoirs du fédéral-provincial sont relativement bien répartis car ils sont généralement logiques dans un appareil fédéral soit qu’il existe seulement la Suisse comme état fédéral ou confédéral dans le monde qui est aussi décentralisé que le Canada. En toute vérité, je peux voir cela de proche travaillant très près du gouvernement fédéral et j’ai été surpris des relations très cordiales qu’on le gouvernement fédéral avec les provinces et cela même avec le Québec, l’Alberta ou Terre-Neuve. Je suis par contre pour le pouvoir de dépenser et le retrait avec compensation aux programmes fédéraux, les pouvoirs résiduels aux provinces et le fait que l’immigration, la culture et les ressources naturelles deviennent des compétences provinciales pour éviter des programmes ridicules comme le NEP de l’ère Trudeau qui ont failli à séparer l’Ouest du pays. Cela est bien entendu le souhait de plusieurs provinces. Bien entendu, l’éducation et la santé sont des compétences très importantes qui sont destinées au gouvernement du Québec. Par contre, si on regarde la réalité du modèle gouvernemental fédéral-provincial, on voit qu’il existe fort probablement qu’entre 3-4 compétences qui sont tant au fédéral qu’au provincial et dans certains domaines (comme les subventions à la culture), les artistes se plaignent pas trop lorsqu’ils ont des subventions ou un crédit d’impôt du provincial et du fédéral.

    Grosso modo, ça se résume dans ces piliers suivants:

    -Santé Canada qui sert presque uniquement pour le contrôle pharmaceutique et des maladies comme la grippe porcine que l’on a eu comme le CDC aux États-Unis. Le provincial s’occupe donc des hôpitaux et de la santé publique. Franchement les principes quant à la Loi Canadienne sur la santé ne causent pas trop de problèmes au gouvernement du Québec.

    -Les ressources naturelles bien que Ressources Naturelles Canada sert principalement d’intermédiaire face aux ministères provinciaux et principalement des provinces plus petites qui sont des ressources qui sont cruellement limitées et de faire un certaine politique nationale.

    -Le transport, bien que Transport Canada s’occupe principalement du domaine reliant au transport inter-provincial (trains, autobus, routier et aérien).

    -La culture pourrait être un domaine qui pourrait relever des provinces. Sauf que le problème principal vient que c’est Héritage Canada qui finance la quasi-totalité des programmes visant les francophones hors-Québec.

    -L’environnement et le développement durable est un sujet relativement compliqué car il a été considéré comme un pouvoir résiduel. Au cours des prochaines années, je crois qu’il faudra trouver un moyen de régler ce problème.

    -Le tourisme sauf que je vois pas trop de gens se plaindre à ce sujet à cause de la présence limitée de la Commission du Tourisme du Canada.

    Soit dit, certaines idées avancées par Mme Marois (comme le rapport d’impôt unique) ne tiennent pas trop la route car ils ne vont absolument pas avoir d’effets sur le relation que les citoyens ont avec l’état soit qu’il vont payer autant d’impôts qu’avec deux rapports d’impôts. Aussi, le fait de mettre la loi 101 aux entreprises de moins de 50 employés revient principalement à un exercice de jouer à la police et d’imposer un fardeau financier à l’état qui amène pas grand chose en réalité.