Discours à L’Action nationale
29 octobre 2010 par Joseph Facal
Voici la version intégrale du discours prononcé par Joseph Facal le vendredi 29 octobre 2010 devant la Ligue d’Action Nationale.
Mesdames et messieurs,
Je suis très honoré d’avoir été invité par la Ligue d’Action nationale, qui lutte depuis si longtemps pour l’avancement de la nation québécoise.
Je vous remercie aussi pour votre accueil si aimable.
Il y a presque dix ans jour pour jour, l’Assemblée nationale votait la motion de blâme que l’on sait à l’endroit de M. Yves Michaud.
J’ai voté en faveur de cette motion.
Ce fut un geste injuste et irréfléchi que je regrette.
Elles viennent tard, mais j’offre à M. Michaud, en mon nom personnel, s’il veut bien les accepter, mes excuses les plus sincères.
Je voudrais réfléchir à voix haute sur ce qu’il faut bien appeler la fatigue politique du Québec.
Réfléchir à voix haute implique que je ne prétends pas avoir réponse à tout.
Au cas où vous vous poseriez la question, je suis un citoyen sans carte de membre d’aucun parti, libre de toute attache, hormis la fidélité à ma conscience et à mes proches.
Je n’ai aucune ambition personnelle. Je suis disposé à me rendre utile, mais pas à n’importe quel prix.
J’observe, je réfléchis, je parle à toutes sortes de gens.
Je n’ai pris aucune décision relativement à mon futur et je ne me sens ni pressé, ni même obligé d’en prendre une.
Ma vie actuelle est très agréable et très prenante. J’ai aimé la vie politique, mais je ne brûle pas d’y retourner.
À mon avis, la morosité que tant de nos compatriotes ressentent ne s’explique pas seulement par le fait que le gouvernement Charest est en-dessous de tout.
Bien sûr que ce gouvernement n’attaque aucun des problèmes fondamentaux du Québec et qu’il entretient des rapports compliqués avec l’éthique.
Mais il y a plus que ça.
Cette morosité tient aussi à notre impuissance collective à régler la question nationale de manière satisfaisante.
Cette question reste fondamentale, mais je vois difficilement comment on pourrait nier que nous ne semblons pas à la veille de pouvoir la régler honorablement.
Je conçois que ce n’est pas un sujet agréable à évoquer, surtout après que nous soyons passés si proches il y a quinze ans.
C’est sans doute ce dépit qui nous rend souvent si durs, si acrimonieux les uns envers les autres.
Évidemment, le simple fait de réfléchir à haute voix sur ces difficultés sera jugé défaitiste ou sacrilège par certains.
Je crois au contraire que la négation du réel n’est jamais sage.
Faire face aux réalités déplaisantes est la première des conditions pour espérer les surmonter.
Mettons une chose au clair pour ne plus avoir à y revenir.
La souveraineté du Québec reste évidemment souhaitable.
Elle seule ferait que les francophones du Québec ne seraient plus une minorité subordonnée au bon vouloir d’une majorité anglo-canadienne qui pensera toujours à ses intérêts en premier.
Elle est même nécessaire si nous voulons que le Québec se développe à sa pleine mesure.
Si les Québécois la voulaient, la souveraineté serait aussi faisable dans la mesure où personne ne met en doute que le Québec aurait tous les atouts pour être un pays prospère.
Toutefois, une majorité franche, stable et résolue en faveur de la souveraineté ne semble pas à la veille de se constituer.
Nul n’est devin, mais la souveraineté me semble, pour l’avenir prévisible et en l’absence d’événements que rien ne laisse présager, une réponse à une question que notre peuple ne veut pas confronter.
Parce qu’il a perdu le goût d’avancer, perdu aussi confiance dans ses élites, peut-être même perdu un peu confiance en lui.
L’idée reste trop forte pour qu’on puisse conclure qu’elle n’aboutira jamais, mais trop faible pour penser qu’on y parviendra rapidement.
Que les souverainistes aient fait des erreurs de parcours est certain.
Mais il y a plus…évidemment.
Beaucoup de nos concitoyens voient la souveraineté comme une carte à jouer éventuellement, mais pas comme une nécessité.
Ils voudraient des garanties qu’on ne peut pas leur donner.
Ils croient encore à une réforme du fédéralisme.
Ils sont en panne d’idéalisme.
Ils ignorent ou ont oublié les brimades de jadis.
Ils pensent (à tort) que la mondialisation rend moins importante la question du statut politique d’une nation.
Ils sont parfois réellement attachés au Canada, le pays que leurs ancêtres ont bâti.
Ils vivent dans un régime fédéral qui les domine, mais qui ne les opprime pas.
Il faut aussi reconnaître que le Québec s’est développé à l’intérieur du Canada, même si ce fut, à mon avis, en dépit du régime fédéral plutôt que grâce à lui.
Il ne reste plus rien de cette effervescence si pédagogique sur la réalité canadienne dans laquelle nous avons baigné pendant cinq ans avant le référendum de 1995.
Les néo-Québécois resteront en grande majorité réfractaires au projet souverainiste pour des raisons normales si on se met à leur place.
Beaucoup de nos concitoyens souhaiteraient que la souveraineté ne soit pas l’affaire d’un seul parti et qu’elle advienne dans une sorte d’union sacrée au-dessus du jeu partisan habituel, comme lorsque Robert Bourassa se fit jadis offrir la main tendue de Jacques Parizeau.
Ils sentent aussi que la souveraineté impliquerait plus de travail, plus de responsabilité, plus d’abnégation.
Or, la vie moderne anesthésie l’audace et le courage. Le confort et l’indifférence, a-t-on déjà dit.
Ce n’est pas tellement que nos concitoyens rejettent catégoriquement la souveraineté, c’est plutôt qu’ils sont loin de la vouloir à n’importe quel prix.
Une ignominie comme la loi 115, qui permet aux plus fortunés de s’acheter la langue scolaire de leur choix, a été adoptée dans l’indifférence populaire.
Les progrès du français depuis trente ans sont souvent invoqués pour masquer les reculs depuis dix ans, mais sans que les francophones s’insurgent comme jadis.
Tout cela est déplaisant à entendre, mais ce n’est pas sérieusement contestable.
La direction du Parti Québécois l’admet en quelque sorte puisqu’elle ne propose pas, jusqu’à avis contraire, de rééditer le scénario de la ligne droite et courte prôné en 1994.
Comprenons-nous bien.
Reconnaître que nous sommes dans une mauvaise passe n’est pas la même chose que la nier ou la minimiser.
Je m’étonne que cette distinction, que j’ai faite dans mon récent livre et dans d’innombrables textes, doive être rappelée.
La question nationale n’est pas subitement devenue un «faux» problème, à côté des «vraies affaires».
Elle est un «vrai» problème : une nation s’autodétermine…ou elle est déterminée par d’autres.
C’est seulement que je vois mal comment les souverainistes pourraient, en peu de temps, faire grimper l’appui à la souveraineté du niveau actuel à un robuste et franc 52 ou 53 %, qui ne variera pas de plusieurs points d’une semaine à l’autre au gré des humeurs.
La marche est haute.
Il est raisonnable de penser que, tant qu’il n’y aura pas un blocage du fédéralisme similaire à celui du début des années 90, la souveraineté ne s’imposera pas comme une nécessité : elle restera une option qui traînera le handicap d’être la plus exigeante de toutes.
Quand on est dans une impasse, on doit honnêtement chercher des façons d’en sortir, mais je ne vois pas quel service on se rend en faisant semblant qu’il existerait une voie de sortie évidente.
Le militantisme est utile, fait évoluer les mentalités et doit se poursuivre.
Mais je ne crois pas que le travail militant rende possible un référendum gagnant à court terme.
Il me semble donc impérieux de retourner à la planche à dessin, de sortir de nos schémas de référence habituels, de ne pas penser strictement en fonction de calculs électoralistes.
Si on ne change pas d’approche, les mêmes méthodes donneront les mêmes résultats.
Dans ce contexte, que des gens animés par le désir de faire avancer l’intérêt national se réunissent privément pour s’en parler, sans présumer de rien, ne devrait avoir rien d’étonnant.
C’est même le contraire qui serait étonnant…et triste.
Alors que faire ?, me demanderez-vous.
Il ne faut évidemment pas renoncer à l’espoir qu’un jour notre peuple aura un nouveau rendez-vous avec son destin.
Il faut poser des «gestes de souveraineté», dit-on souvent.
Ça dépend ce qu’on entend par là.
Oui, le Québec doit occuper au maximum, et avec plus d’imagination, les champs de compétence qui sont les siens.
Mais tout ce qui serait illégal, illégitime, trop ouvertement provocateur ou qui s’apparenterait à des ruptures irait, je pense, à contre-courant de l’état d’esprit de notre peuple.
Une promotion plus énergique de la souveraineté, une fois le PQ de retour au pouvoir, dit-on parfois.
C’est s’imaginer que l’appui à la souveraineté ne serait pas affecté par les décisions forcément impopulaires qu’un gouvernement responsable devrait prendre.
Certains pensent que des demandes québécoises rejetées à répétition par Ottawa pourraient repartir la machine.
Le problème est que des demandes formulées par des souverainistes, même lorsqu’elles sont légitimes, seront toujours soupçonnées d’être faites dans le but d’être rejetées.
Dans ces cas, si le passé est un indicateur, nos concitoyens renvoient les deux protagonistes dos à dos.
Je disais plus tôt que, si la souveraineté est, pour l’avenir prévisible, une solution à un problème que notre peuple ne veut pas confronter, c’est parce qu’il a perdu le goût d’avancer, perdu confiance dans ses élites, peut-être même perdu un peu confiance en lui.
Le meilleur service à rendre à notre nation dans l’immédiat est donc de la remettre en mouvement afin de rebâtir sa confiance en ses possibilités tout en protégeant l’essentiel.
La tâche prioritaire est de ne pas se raconter d’histoires, de stopper cette érosion politique du Québec, de réanimer la nation, de faire avancer l’intérêt national avec les moyens disponibles.
Plutôt que de faire semblant que la souveraineté est à portée de la main, il faut agir de façon à ce qu’elle reste dans le domaine du possible.
Il nous faut une approche proactive, dynamique, mais en phase avec la situation actuelle.
Cela implique au moins trois choses.
Il faut d’abord rompre avec l’obsession référendaire.
Promettre que vous tiendrez obligatoirement un référendum que vous n’êtes pas raisonnablement sûr de gagner serait s’exposer à faire encore reculer le Québec en cas de défaite, comme les deux dernières fois.
En 1995, on pouvait plaider que l’incertitude quant à l’issue était compensée par la possibilité de faire mieux qu’en 1980 et de marquer un progrès.
Cette marge de manœuvre n’existe plus. Après deux défaites qui ont réduit les pouvoirs politiques du Québec, une nouvelle défaite est interdite.
Promettre un référendum que vous savez que vous ne tiendrez pas, c’est mentir.
Dire que vous tiendrez un référendum si possible, mais pas nécessairement, ne va pas non plus de soi.
Pour aller de l’avant, il faudrait être élu avec un score robuste et un taux de participation élevé, deux conditions loin d’être réunies à l’heure actuelle.
Ensuite, l’électeur qui veut se débarrasser du gouvernement libéral, mais qui ne veut pas de référendum, est pris dans un dilemme.
Il ne sait pas si son vote lui achète ou non un référendum.
Une fois au pouvoir, ce gouvernement doit naviguer entre des militants qui tiennent plus au référendum qu’à la gouvernance, et les électeurs qui voulaient un bon gouvernement plutôt qu’un référendum.
Chaque geste majeur du gouvernement est vu comme une astuce pour mousser ses vraies visées.
La légitimité de l’État s’en trouve affaiblie.
Il n’est pas sain de tenir cette possibilité suspendue au-dessus de la tête de nos concitoyens pendant des années.
On fait parfois valoir qu’une crise linguistique pourrait fournir une occasion et qu’il faut donc se ménager cette possibilité.
La décision de quitter ou non le Canada est une décision solennelle et grave.
À mon avis, on ne saurait tirer profit d’un climat enfiévré pour tenir un référendum, à la va-vite, sans que les gens se soient exprimés sur sa tenue lors de l’élection antérieure.
La préparation du dernier référendum avait été entreprise six ans avant qu’il se tienne. Nous n’en sommes pas là.
Il est vrai que le niveau actuel d’appui à la souveraineté semble similaire à ce qu’il était en 1994.
Il est cependant loin d’être acquis qu’il ait la même solidité. Si une élection avait lieu demain matin, on peut craindre qu’un électeur sur deux reste à la maison.
On me dit souvent que, si les premiers indépendantistes s’étaient basés sur les sondages, ils n’auraient jamais entrepris leur longue marche.
C’est vrai, mais on me concèdera que la condition canadienne-française dans le Canada et le monde de 1960 n’a plus rien à voir avec la condition québécoise dans le monde d’aujourd’hui.
Évidemment que s’il n’en tenait qu’à moi, l’indépendance aurait dû être faite depuis longtemps.
Bien sûr que l’indépendance rendrait possibles des choses qui ne le seront pas tant que nous resterons une province.
Bien sûr qu’elle serait le geste le plus positif que nous pourrions collectivement poser.
Bien sûr qu’il est illusoire de penser qu’il faille régler complètement tous nos problèmes avant d’aborder de nouveau la question nationale (qui prétend cela ?).
Je ne me suis pas engagé dans la vie publique en souhaitant que mon peuple demeure pour l’éternité une minorité ethnique.
Mais une fois qu’on a dit tout cela, je soumets que se lancer dans une énième discussion sur le libellé de l’article 1 du programme du PQ, en couplant cela à un vote de confiance, ne donnera guère envie aux non-souverainistes de s’intéresser aux raisons fortes du projet souverainiste.
Ce vieux film ne me rappelle pas de bons souvenirs.
Il faut cependant, oui, réinvestir énergiquement tout le champ de l’identité québécoise : une nouvelle loi 101, de nouvelles politiques d’intégration des immigrants, un rejet explicite du multiculturalisme canadien et une clarification de nos règles de vie commune.
Je me revois encore arrivant au Québec, à l’âge de neuf ans, il y a quarante ans, en provenance de l’Uruguay, avec mon père et ma mère.
Mes parents savaient que rien ne serait facile.
Il ne leur serait même pas venu l’idée de demander au peuple qui nous ouvrait ses bras de changer pour nous.
Il allait de soi que la responsabilité de l’intégration nous incombait.
Mais c’était avant que nous soyons minés de l’intérieur par la mauvaise conscience et par un multiculturalisme qui se drape dans la vertu pour mieux dissoudre notre mémoire et notre vigilance.
Le mouvement souverainiste lui-même s’est enfoncé dans sa propre version du multiculturalisme lorsqu’il donna naissance à cette étrange créature qu’était le nationalisme intégralement civique, une abstraction désincarnée dans laquelle l’eau bénite de la rectitude politique prenait toute la place.
Il faut enfin, troisième volet, utiliser les pouvoirs non négligeables dont le Québec dispose déjà pour enregistrer des succès collectifs tangibles dans les domaines qui préoccupent le plus nos concitoyens.
Nous sommes moins prospères, plus endettés, plus dépendants des transferts fédéraux que ce que notre potentiel devrait autoriser.
Nous voyons bien que nos réseaux de santé et d’éducation ont d’immenses problèmes, malgré le dévouement des milliers de personnes qui y travaillent. .
Le peuple québécois aura pourtant de formidables atouts à faire valoir quand on entreprendra de le redresser.
Une économie diversifiée, une situation géographique stratégique, un fabuleux potentiel hydroélectrique, un sous-sol et des fonds marins mieux pourvus que nous ne le pensions, une position de chef de pile en aéronautique, en biotechnologie, en création artistique.
Par-dessus tout, le peuple québécois est un formidable réservoir d’énergie, de talents, d’ingéniosité, de résilience, assis sur une longue et belle tradition de concertation et de solidarité.
Tout cela n’attend que d’être sollicité pour donner sa pleine mesure.
Ce n’est pas un hasard si l’idée de la souveraineté était relativement marginale au début de la Révolution tranquille et qu’elle s’est mise à progresser après des années de progrès économique et social.
Parce que l’appétit vient en mangeant.
Parce que c’est en progressant collectivement que les Québécois feront de nouveau l’expérience concrète des limites du statut provincial et voudront le dépasser.
C’est en réhabilitant le goût de l’effort, de l’excellence, du mérite, du succès, de la fierté, du patriotisme que nous remettrons nos concitoyens dans des dispositions qui les rendront de nouveau réceptifs au règlement de la question nationale.
Partons d’où les Québécois sont en ce moment et non d’où nous voudrions qu’ils soient.
Si notre peuple se remet en mouvement, s’il reprend des forces, s’il retrouve sa confiance, s’il réapprend à aimer les défis au moins autant que les acquis, j’ai bon espoir que cela lui redonnera l’envie de se repencher sur son statut politique.
Je vous remercie pour votre écoute si attentive et si respectueuse.
123 réponses à “Discours à L’Action nationale”
[...] This post was mentioned on Twitter by Mario Charpentier, Mario Charpentier, André Boisclair, Tym Machine, Les analystes and others. Les analystes said: Joseph Facal : Discours à L’Action nationale http://bit.ly/bxbsHA [...]
Je trouve que c’est un très bon discours. Je retiens en particulier et avec plaisir deux choses :
-La souveraineté du Québec reste évidemment souhaitable.
-Elle est même nécessaire si nous voulons que le Québec se développe à sa pleine mesure
Je suis à l’aise avec l’idée que se reprécipiter dans le référendisme est une attitude suicidaire.
Bref, la souveraineté reste pertinente et nécessaire. tout est question de temps et de moyens.
Je suis surpris de l’anaylyse journalistique à certains égards de type pisse vinaigre faite à Radio-Canada. Quoique, surpris est un bien grand mot…. Mais ils avaient tellement envie que Joseph annonce sa défection. Ce que je ne vois pas dans son discours.
Bravo Joseph.
Bien dit. Excellent discours. Reste à voir comment pouvons-nous collectivement achever ce qui «est souhaitable».
Ce que je vois, dans l’impasse politique dans laquelle nous sommes plongés, c’est que, justement, la question nationale a été écartée. Le PQ n’est plus très pressé (pour les raisons que vous évoquez) et les libéraux n’en parlent plus du tout.
Et c’est justement là le noeud: parce que nous sommes confrontés au statut quo. Et c’est là, j’imagine, que vous espérez une «troisième voie».
On parle abondamment des responsabilités du PQ. Comme si la tâche lui revenait de dénouer l’impasse. Pourtant, son article 1 est de faire la souveraineté. Comme elle se situe à 40%, je constate plutôt que la charge revient au PLQ.
Les libéraux ont abandonné toute lutte, toute réforme du fédéralisme, toute verve qu’ils ont déjà eue jadis. Tellement que les gens souhaiteraient du PQ qu’il travaille dans le sens d’une réforme du fédéralisme! Les péquistes n’en veulent pas: ce sont des souverainistes. Toute manoeuvre de leur part sera perçue (à juste titre) comme une tentative de mousser leur option.
L’heure est venue au procès idéologique des libéraux. Ce parti qui a évacué les derniers réformistes se doit de passer au jugement populaire, médiatique et… intellectuel. Si la ferveur souverainiste est faible, la population contre le statu quo est écrasante (même si on y ajoute qu’une infime partie des souverainistes).
Jugement des libéraux qui n’a pas été fait. Bien sûr, nous connaissons tous son improvisation notoire dans les dossiers collectifs, son inertie, sa corruption alléguée, son favoritisme et j’en passe.
Mais la véritable crise que connaît le Québec est bien liée à ce que les libéraux sont devenus: le parti du staut quo, de l’assimilation tranquille et de la mort lente de nos leviers de développement. Le parti des anglophones, des donateurs et des carriéristes. Le parti des provinciaux sans envergure, sans idées et sans action. Mais de fameux politiciens de profession qui jouent sur les émotions de la population.
Voilà le manifeste qui devrait être. Que les libéraux reprennent leur rôle: celui de défenseurs et de réformateurs de la nation Québécoise. Qu’ils évincent le conservateur qui leur servait à acheter du temps: le fruit est mûr pour aborder avec audace la question nationale. Car avec elle se découple toutes les façons d’envisager les solutions.
Mais non. Leur base électorale est solide et en faveur du statu quo. Il ne leur faut que convaincre moins du quart des francophones pour paralyser le Québec.
Une «troisième voie» ferait face au même dilemme: la base électorale des libéraux voterait pour le colonel Williams s’il le fallait, tout comme les convaincus souverainistes. Ne reste qu’une faible marge de manoeuvre, prise à même du vote péquiste.
Tir groupé sur le PQ: je dis, ce tir groupé devrait être vers les libéraux. Pas pour toutes ces manchettes odieuses: mais bien plutôt pour son rôle d’empêcheur national.
très bon discours M.facal,vous avez trancher juste dans le sujet actuel ,je continue a croire que la venue d un 3 ieme parti est bienvenue et souhaitable … bienvenue au commentaire sur mon http://twitter.com/forcequebec
Enfin! Un peu d’espoir! J’avoue m’être sentie « bloquée » par cette fatigue politique, cette morosité, ce sentiment d’impuissance collective, ce dépit et, selon moi, le manque de rigueur intellectuelle et la paresse (le confort et l’indifférence qui rendent amorphe) de mes concitoyens. Je m’étais même sans doute un peu contaminer, politiquement, par ce parfum de dépression. Merci monsieur Facal de m’avoir permis de sortir de cet état combien inconfortable. Je reconnais cependant que redonner à notre nation le goût du travail, le sens de la responsabilité et du pouvoir qu’on a ou devrait avoir sur soi et celui de l’abnégation, tout çà m’apparaît comme une tâche plutôt lourde.Il y a longtemps que j’avais compris qu’il faut rompre avec l’obsession référendaire comme je suis très consciente, surtout depuis la Commission Bouchard-Taylor, de l’ignorance de notre propre identité. Je me questionne encore cependant sur les façons de réhabiliter le goût de l’effort, de l’excellence, du mérite, de la fierté et surtout d’amener les citoyens à aimer les défis autant que les acquis. Mais je reconnais que se questionner est un premier pas indispensable et que retrouver l’espoir est un levier plutôt convenable. Merci encore.
Bravo et merci!…
Dire les réalités collectives telles que nous les savons vraies au fond de nous; c’est si simple et si rare!
Je remarque aussi la couverture courte et insipide même de Radio-Canada. À peine un paragraphe sur le discours, et ils enchaînent sur des citations Marois/Parizeau qui sont sans rapport avec le sujet. Pas assez excitant, pas assez fratricide ??
L’absence de transmission des idées de fond dans les médias est un facteur d’aggravement, à mon avis. Une chanson de Mes Aïeux mentionnne « … Les médias manipulent la masse pour maintenir le mur en place! ». C’est un grave problème; comment aider le peuple à croire en lui alors que les médias filtrent l’information pour l’exposer à ce qui nourrir le plus ses peurs, son cynisme, son désengagement ?
On parle de l’éthique des politiciens. Peut-on faire évoluer l’éthique des médias?
Bonjour monsieur Facal,
merci pour cet éloquent discours qui demande à être relu plusieurs fois tellement il offre un contenu dense et complet. Je ne puis qu’être en accord avec son contenu car il représente bien la continuité de votre pensée avec laquelle je suis en accord depuis toujours mais dont certaines récentes rumeurs m’ont amené à douter. Eh bien voilà, vous avez clairement exposé votre pensée et je suis rassuré.
Je voudrais également souligner le fait d’avoir présenté vos excuses à monsieur Yves Michaud pour avoir voté pour cette infame motion lorsque vous étiez député à l’Assemblée Nationale. Ce geste ne fait qu’augmenter l’admiration que j’ai pour vous. Un vrai chef doit être capable de reconnaître ses erreurs et vous l’avez fait. Je n’en suis aucunement surpris car depuis le temps que je vous vois aller, j’ai toujours considéré que vous aviez l’essence d’un vrai chef, un grand chef. Quelle richesse pour le Québec lorsque votre famille uruguayenne est venue s’établir en notre pays. Mille fois merci!
A médiamaniaque,
je suis pleinement d’accord avec vous. En effet, le temps est venu de mettre les réflecteurs sur le PLQ afin de lui demander des comptes sur ce qu’il a fait ou n’a pas fait et qu’il aurait dû faire pour le Québec. Ce parti, particulièrement avec Jean Charest, a toujours rejeté la responsabilité de ce qui ne va pas au Québec sur le dos du PQ afin de détourner l’attention du peuple de sa propre incompétence et même de sa malveillance. Oui, il est temps de faire le procès du PLQ afin que les Québécois sachent jusqu’à quel point ils ont été trompés par ces traitres sans scrupule. La bassesse de ce parti depuis une dizaine d’années est incommensurable.
Joseph Facal,
Vous devrez revenir à la politique. Pourquoi ne l’avez-vous pas?
Je retiens ceci de votre excellent discours : « Une fois au pouvoir, ce gouvernement doit naviguer entre des militants qui tiennent plus au référendum qu’à la gouvernance, et les électeurs qui voulaient un bon gouvernement plutôt qu’un référendum. »
Je suis du second groupe. C’est pourquoi je ne voterai pas pour le PQ aux prochaines élections bien que je sois souverainiste.. Ce parti est ingouvernable à cause des purs et durs qui veulent un référendum tout de suite contre les pragmatiques qui veulent attendre une majorité solide avant de tenir un référendum. Les sorties récentes de Parizeau et Landry, ainsi que les chicanes internes autour de l’article 1 du programme du PQ prouvent encore une fois que ce parti est ingouvernable. Ce parti est aussi ingouvernable à cause du conflit entre la gauche droite ou le social-progressiste lucide.
Je ne veux pas voter pour le PLQ qui est le seul parti alternatif crédible au PQ. Ce parti est trop fédéraliste, corrompu et ne défend pas ardemment l’identité des Québécois.
Je veux un parti qui offre un bon gouvernement aux Québécois. Ce parti, pour le moment, n’existe pas au Québec. C’est pourquoi vous devrez vous appliquer dans le nouveau parti de François Légault ou dans l’ADQ. Vous devrez revenir au politique, Mr Facal.
[...] Le texte intégral du discours de Facal est disponible sur son blogue. [...]
Cher Joseph,
Je suis PROFONDÉMENT d’accord avec ta pensée. C’est le bon sens même et c’est là tout le problème.
C’est clair, il faut faire un pas en arrière avant le pouvoir faire le bond en avant sinon on se cognera une fois de plus au mur qui devient de plus en plus solide avec les années.
Le bon sens, tu me pardonneras mon réalisme, mais il me semble que cela fait longtemps qu’il n’est plus à la mode. En fait, le bon sens reste l’apanage de certains, une minorité qui choisit de se terrer et mettre leur énergie ailleurs.
Le moronisme semble avoir pris une place de plus en plus importante et grâce aux médias être maintenant la soupe du jour, de la semaine, du mois, de l’année et de la décade. L’intelligence n’a plus de place maintenant, ce sont les conneries. L’honnêteté intellectuelle est vue comme une faiblesse ou un manque de sens pratique. L’honnêteté, tout court, est passée date.
Avant on respectait la loi car on comprenait que c’était dans notre intérêt. Aujourd’hui, on la respecte quand cela fait notre affaire et le nouveau modus operandi est de ne pas se faire prendre.
Ce qui précède s’applique en Amérique du Nord pas juste au Québec. A ce titre nous ne sommes pas une société distincte, loin de là.
Joseph, il y a beaucoup de travail pour remonter la pente et je me demande comment les Québécois nourris avec la bouffe des médias arriveront à reconnecter avec le réel. Car c’est bien de cela dont tu parles : le réel.
P.S. Avouer ton erreur au sujet de Michaud…félicitations. Tu remarqueras que tu es le seul à le faire. J’espère que l’ensemble de ton message passera mais, malheureusement, s’il ne passe pas, nous ne serons pas surpris.
P.S. (2) Ne perds pas ton temps avec une nouvelle formation politique, cela diminuerait ton importance pour le Québec, du moins le Québec qui veut sortir de la Moronie.
Merci M. Facal,
Vos textes et discours reflètent bien mes pensées, mais que je ne pouvais pas bien verbaliser auparavant. Donc, merci beaucoup, et quoi que vous décidez faire, votre contribution est déjà très appréciée. Je peux maintenant bien mieux cibler et communiquer mes ‘frustrations’ (et options de rechanges) par rapport à notre société québécoise.
Merci Joseph pour cette conférence qui se situe dans la lignée de ce que vous écrivez depuis plus d’un an (livres et chroniques).
Vous êtes mon mentor politique pour plusieurs raisons :
1) Vous êtes toujours souverainiste (sans arrière-pensée);
2) Vous n’avez pas la langue de bois, comme beaucoup de politiciens;
3) Vous êtes capable d’avouer vos erreurs, ce qui n’est pas le cas de la plupart des politiciens.
Si je comprend bien, vous vous gardez en « réserve de la république ».
Je suis certain que si vous vous présentez à nouveau en politique, ce sera pour servir et non pour vous servir.
Bonjour M. Facal!
Vous êtes une personne que je respecte. Votre souci de la qualité et votre professionnalisme m’inspire depuis plusieurs années.
Aujourd’hui, j’ai lu et relu votre discours et je suis étonné de la légèreté de votre argumentation. J’ai l’impression, et j’espère, que vous vouliez présenter trop en peu de temps et que vous avez fait le mauvais choix en ramassant tout ce que vous vouliez présenter et le dénudant de votre habituelle éloquence.
Je prend quelques heures de mon temps familial pour vous dire mon opinion. J’espère que nous aurons l’occasion d’échanger plus sur ces propos.
Je suis Québécois. Je m’identifie à notre culture, notre langue (que malheureusement je ne maitrise pas à mon goût), nos défis, nos victoires, notre territoire et je suis fier d’être Québécois. Je suis aussi Canadien. Je m’identifie à la culture Canadienne, je parle anglais et français et je suis aussi (en général) fier de notre territoire, de nos implications et de l’image que le Canada transmet au reste du monde. Je suis aussi fier d’être Canadien.
Est-ce possible d’être fier d’être de 2 nations? Si non, j’ai besoin d’aller me faire examiner car je le suis.
Je fais partis d’un groupe choyé. Je suis éduqué et je n’ai plus de dettes donc je suis libre. Je n’ai jamais connu la misère.
Je pourrais aussi être pour la souveraineté. Je la considère une solution possible à plusieurs de nos maux de société. Par contre, rien que j’aie lu ou entendu m’a convaincu que ce serait la solution ultime à la protection de notre culture, notre langue ou même de nos problème en santé, éducation ou même du chômage.
Je ne suis qu’un simple citoyen. J’ai l’impression de me faire manipuler par les médias, je ne suis pas fier de voir les débats de notre chambre des communes (ni celle du Canada par ailleurs) et je suis inquiet par ma retraite. Je ne fais pas confiance aux banques et aux compagnies d’assurances même si j’utilise leurs services. Je suis inquiet du déclin de la qualité des soins reçus dans les hôpitaux. Je n’ai pas trouvé de médecin de famille depuis que le mien est passé au privé il y a à peine un mois. Je suis inquiet par la pauvre qualité des produits que je suis forcé d’avaler pour me nourrir mais je n’ai pas les connaissances nécessaires pour faire d’autres choix. Je suis sans emploi et l’embonpoint me guette.
Je me sens mal représenté par mes politiciens. Je vote mais plus par conviction que parce que j’ai confiance aux gens pour lesquels je vote.
Je ne suis pas désillusionné, j’ai plein d’espoir mais je ne sais pas quoi faire pour aider. J’essaie d’être actif en recyclant, compostant et quand je fais une promenade, j’essaie de ramasser quelques déchets pour améliorer mon environnement. Nous n’avons qu’une voiture, une petite cylindrée. Mais j’ai l’impression que ce que je fais n’est pas assez et je ne sais pas quoi faire de plus.
Je suis un citoyen moyen.
Quand j’ai lu et relu votre discours, je me suis senti un peu découragé. La première partie surtout provoque pour moi plus de questions et me laisse insatisfait de votre performance. Comme vous êtes quelqu’un que je respecte, j’ai de la difficulté à accepter votre discours à l’Action nationale.
C’est pour cela que je vous écris.
C’est sans doute ce dépit qui nous rend souvent si durs, si acrimonieux les uns envers les autres.
Vous faites allusion ici aux échanges d’une minorité de personnes. J’ai passé plus de 10 années au Canada anglais, près de 9années à Montréal et maintenant un an en Estrie. Je n’ai jamais été témoin de propos acrimonieux envers le Québec ou les Québécois. Toutes les fois que j’ai entendu ce genre de discours, 100% des histoires de bagarres entre les Canadiens et les Québécois, c’est venu des médias. Les reportages vus et entendus dans nos médias Québécois et dans ceux du Canada anglais sont des comptes rendus d’événements entre politiciens et autres figures publiques. Bien entendu, il y a aussi les entrevues mi-hors-contexte, mi-sélectionées qui présentent les propos de gens qui ont été témoins et blessés de ces échanges acrimonieux.
Je pense que le dépit auquel vous faite allusion viens d’une autre source. Je ne suis pas certain que la révolution tranquille nous ait complètement libéré du joug religieux. Je ne suis pas certain que les effets pervers ressentis parce que les Québécois ont été tenus loin des bienfaits de l’éducation par leur élite politique (passée et présente) se soient entièrement estompés. Je pense que nous sommes encore sous le poids du Québec qui pense que « quand t’es né pour un p’tit pain »…
La souveraineté du Québec reste évidemment souhaitable… Elle est même nécessaire si nous voulons que le Québec se développe à sa pleine mesure….
Je suis prêt à étudier cette possibilité mais je manque d’information là-dessus. Pouvez-vous m’indiquer les sources de recherches qui viennent à cette conclusion? J’irai faire mes devoirs avant de prendre position.
J’ai peut-être tord, j’en conçois, mais j’ai plutôt l’impression que cette déclaration est basée sur une volonté de vouloir nous sortir rapidement de cette morosité à laquelle vous faite allusion. Je crois qu’avant de choisir un moyen comme la souveraineté ou avant que nous décidions de rester dans la Canada, nous devons faire état des problématiques ACTUELLES que nous vivons et nous assurer qu’une de ces solutions est bel et bien la réponse à nos maux.
Elle seule ferait que les francophones du Québec ne seraient plus une minorité subordonnée au bon vouloir d’une majorité anglo-canadienne qui pensera toujours à ses intérêts en premier.
Je pense qu’il y a ici confusion. Les Québécois seront toujours une minorité. En Amérique du nord, au Canada et dans le monde, nous sommes une minorité au même titre que les Belges francophones, la Catalogne et même les Italiens le sont en Europe.
Nous sommes subordonnés non pas parce qu’une majorité s’acharne sur nous. Nous sommes subordonnés parce que nous (les Québécois) ne nous donnons pas les moyens de ne pas être subordonnés. Nous continuons à accuser la majorité qui nous entour de nos maux. Si nous passions plus de temps à travailler sur nos objectifs (sauvegarder notre culture et notre langue, être mieux soignés, mieux nourris, mieux éduqués), nous nous sentirions peut-être moins persécutés.
Mon expérience dans le Canada diffère de la vôtre. J’ai rencontré et vécu parmi des Canadiens des Maritimes, du Québec, de l’Ontario, des Prairies, de la Côte Ouest et enfin des Territoires. Toutes ces communautés se sentaient, à un niveau ou un autre, insatisfaites de la situation dans laquelle leur communauté étaient reconnus et traitée dans la fédération Canadienne. Toutes étaient des sociétés distinctes…
Avant de recommander la succession à toutes ces communautés, je pense que nous nous devons d’être conscient des avantages que la fédération nous assure. Je crois aussi que nous devons nous poser et répondre à quelques questions: Est-ce que la situation est vraiment différentes dans notre province? Est-ce que les gens qui habitent à l’extérieur de la métropole se sentent bien représentés au Québec? Est-ce que la proportion des Québécois qui veulent que le Québec se séparent du Canada est représentative des gens qui habitent le Québec? Est-ce que le Québec séparé et souverain aurait les moyens de répondre à tous ces besoins et viendrait à bout de cette subordination qui nous accable?
Ne croyez vous pas que ce qui nous accable est un mal de société, vécu par toutes les communautés du monde occidental et maintenant même en orient?
Si les Québécois la voulaient, la souveraineté serait aussi faisable dans la mesure où personne ne met en doute que le Québec aurait tous les atouts pour être un pays prospère.
Est-ce vraiment cela qui nous arrête? Je ne connais pas beaucoup de personnes qui mettent en doute que nous manquions de ressources pour devenir un pays prospère. À long terme et selon un plan de société bien réfléchi et actualisé, c’est clair que nous pourrions être un pays prospère. La question est plutôt, est-ce que nous n’atteindront cette prospérité que le jour ou nous nous proclamerons souverain?
Parce qu’il a perdu le goût d’avancer, perdu aussi confiance dans ses élites, peut-être même perdu un peu confiance en lui.
Je réagit fortement à cette déclaration: le « peuple » n’a rien perdu. Les élites ne travaillent pas efficacement à bâtir un lien de confiance avec son peuple. Elles se comportent comme si la confiance lui était due. L’élite a besoin de se faire une petite analyse introspective.
Le « peuple » n’a pas perdu confiance en lui. Il mature. Il devient prudent et il apprend de ses erreurs. Après des centaines d’années à suivre aveuglément ce que l’église lui intimait, après avoir été employé par des gens d’affaires qui ont bien vu une opportunité de faire du gain en employant ce « peuple » docile et après que ces mêmes gens d’affaires se soient fait offrir le Québec sur un plateau d’argent par cette même élite, le « peuple » regarde autour de lui et ne voit pas, venant de son élite, d’actions ou de discours lui donnant le goût de s’impliquer et d’avancer. « Mieux vaut un mal connu qu’un bien qui reste à connaître » (je pense que c’est un proverbe juif).
Tout cela est déplaisant à entendre, mais ce n’est pas sérieusement contestable.
Vraiment?! Vous venez d’énumérer une liste assez longue de constats. Peu de ces constats sont en eux-mêmes des raisons pour justifier le mouvement souverainiste. Est-ce que leur accumulation dans votre liste les rend sérieux et incontestables? J’ai de la difficulté à vous suivre ici.
Reconnaître que nous sommes dans une mauvaise passe n’est pas la même chose que la nier ou la minimiser. Je m’étonne que cette distinction, que j’ai faite dans mon récent livre et dans d’innombrables textes, doive être rappelée. La question nationale n’est pas subitement devenue un «faux» problème, à côté des «vraies affaires». Elle est un «vrai» problème : une nation s’autodétermine…ou elle est déterminée par d’autres.
J’imagine que vous vous adressez aux souverainiste ici mais ce n’est pas clair pour moi. Je crois en effet « que reconnaître que nous sommes dans une mauvaise passe » est tout le contraire de la nier ou la minimiser. La reconnaissance d’un problème n’est il pas la première étape vers sa résolution?
Est-ce que la base de notre système politique n’est pas la coopération et la synergie? Comment et quand est-ce que l’autodétermination et la domination sont devenues les seules façons de gérer une nation?
Je ne me suis pas engagé dans la vie publique en souhaitant que mon peuple demeure pour l’éternité une minorité ethnique.
Notre peuple est et demeurera une minorité que nous soyons un pays ou une province.
Si notre peuple se remet en mouvement, s’il reprend des forces, s’il retrouve sa confiance, s’il réapprend à aimer les défis au moins autant que les acquis, j’ai bon espoir que cela lui redonnera l’envie de se repencher sur son statut politique.
Je suis convaincu que tout cela va arriver. Nous devrons par contre, trouver une façon d’identifier et de supporter des leaders qui sauront gagner et garder notre confiance.
————————
J’apprécie que vous essayiez de remettre les priorités à la bonne place pour notre élite politique. J’aime bien vos trois points pour une approche dynamique, proactive mais en phase avec la situation actuelle. En fait, votre discours devient cohérent pour moi à partir de ces points. Par contre, je trouve que nous mettons la charrue avant les bœufs quand on envisage l’avenir en mettant déjà de l’avant des moyens comme la souveraineté. Et je dis cela sans oublier toutes les étapes de l’histoire qui nous ont amenées à identifier la séparation comme une option souhaitable.
Je suis très conscient que plein de réponses ont été offertes depuis plus de 40 ans à toutes mes questions. Je me considère à l’affût des informations, je suis éduqué et moyennement intelligent. Malgré tous les débats, tous les articles que j’ai consultés et toutes les discussions auxquelles j’ai participé sur le besoin et la nécessité de la souveraineté du Québec, je ne suis toujours pas convaincu et surtout pas prêt à prendre cette décision. Et je pense qu’il serait intéressant de savoir combien de personnes au Québec se sentent préparées à la souveraineté.
Je crois que nos chefs d’états, nos intellectuels et les gens qui poussent vers la souveraineté, n’ont pas fini leurs travaux d’études. Et je suis convaincu qu’ils n’ont pas fait un bon travail pour m’éduquer et me convaincre de la validité de leur thèse. Et encore, j’avance l’hypothèse que je ne suis pas le seul Québécois avec cette conviction.
Est-ce que je suis pour le statut quo? Non.
Si j’étais un professeur à l’université et qu’un étudiant me présentait les mêmes informations qui me sont offertes sur la souveraineté, je sourirais aimablement en lui remettant son travail avec une note « C » et l’encouragerait à continuer sa réflexion. S’il me demandait mes commentaires, je lui expliquerais volontiers que malgré sa fougue, sa conviction et l’utilisation de tous les artifices de son argumentation complexe, son travail transpire trop d’émotions et pas assez de validation. Son travail ne m’as pas fait changé d’opinion et encore moins poussé à passer à l’action.
Et là, nous touchons au nerf de la guerre. Pour que les Québécois soient prêts à la souveraineté, ils ont besoin d’être convaincus au point de vouloir passer à l’action. Pour cela, il faudra plus que de la fougue, et de la conviction. Même l’émotion n’y arrivera pas. Il faudra avoir démontré et présenté la thèse de la souveraineté avec des arguments recherchés, dénués d’émotions et présenté dans le contexte d’un projet d’avenir clair.
Comme citoyen, je vais être interpellé quand je sentirai que nous n’appelons pas à mes émotions ou à ma naïveté pour me mener vers un choix qui brisera ce statut quo.
Non seulement je ne prétends pas avoir réponse à tout, je sais que je n’ai pas de réponse. Mais je sais aussi quand ce que je lis est pauvre en argumentation. Peut-être que ce n’était pas votre but mais alors je me demande, quel était votre but? Comme homme publique, je considère que vous avez la responsabilité d’être conséquent dans vos discours. Alors j’espère que dans les mois qui viendront, vous continuerez ce que votre discours a commencé et vous trouverez le moyen d’aller plus en profondeur pour que votre contribution à la cause du Québec soit juste et nous aide dans notre évolution.
Merci de votre implication.
Ghislain Demers
Un excellent discours jumelant le réalisme, la rigueur et la vision à long terme (peut-on déjà se procurer une carte de membre?).
***
Comment toutefois réinvestir le champ identitaire sans un affrontement direct avec le Gouvernement fédéral?
Le multiculturalisme est pour peu enchâssé dans la Constitution canadienne. Tout renforcement de la loi 101 serait immédiatement remis en cause par la Cour suprême et n’importe quel immigrant nouvellement reçu comme citoyen et ne parlant même pas le français peut, en invoquant la Charte des droits, réduire en miettes les consensus sociopolitiques de notre peuple, son histoire et ses valeurs!
Il est ainsi presque impossible de défendre notre identité et notre culture dans le cadre constitutionnel canadien et toute modification de la Constitution est illusoire.
En ce sens, le blocage constitutionnel total dans lequel nous baignons tous ne représente-t-il pas en effet l’angle mort du raisonnement qui est le vôtre?
Comment appliquer en pratique ce programme identitaire alléchant mais impossible auquel vous nous conviez?
Sincèrement,
Je suis ému!
« J’ai voté en faveur de cette motion. Ce fut un geste injuste et irréfléchi que je regrette.Elles viennent tard, mais j’offre à M. Michaud, en mon nom personnel, s’il veut bien les accepter, mes excuses les plus sincères. »
J’arrête de lire votre texte pour vous dire que je trouve que vous êtes un GRAND HOMME! J’ai beau être quelques fois et même souvent en désaccord avec vos idées, ces excuses sont dignes d’un grand d’homme. Ça prend beaucoup d’humilité pour reconnaitre nos erreurs. Et encore plus pour un personnage public.
Bon, je vais terminer de lire votre texte…
M.Facal,
Fidèle à vos habitudes, vos propos résonnent le réalisme de la situation québécoise. Sans détour, franc, direct, honnête. C’est un côté de vous qui est absolument remarquable et relativement unique. Toujours rafraîchissant!
En ce qui concerne M.Michaud, quel bonheur de vous lire! Combien, parmi les votants de cette triste histoire, regrettent comme vous… et l’admettent publiquement? C’est tout à votre honneur et vous pouvez en être fier. L’art de transformer positivement une erreur du passé.
Je suis persuadé que des milliers de personnes performantes ont le goût de relancer le Québec selon votre approche.
Vous dites: « Je n’ai pris aucune décision relativement à mon futur et je ne me sens ni pressé, ni même obligé d’en prendre une. »
Bien sûr. Malgré cela, on vous suit, on vous lit, on vous apprécie. Et votre impact sur « nous », même sans une telle décision, reste important et influence nos actions.
Denis Lavigne
Voter l’Action Liberté Québec,voter l’Équipe Legault.
La société québécoise est sclérosée et bureaucratique. Le Québec est cogéré par des puissants lobbies syndicaux et d’affaires.Depuis 1960, la gouvernance du Québec est du maternage politique. Le modèle québécois doit être réformé en profondeur.
La sacralisation du modèle québécois socialiste et la polarisation du débat sur l’axe fédéraliste-souverainiste ont privé jusqu’ici les Québécois de débats ayant cours dans la majorité des sociétés occidentales et essentiels au redressement du Québec.
Il est temps d’ imaginer un Québec débarrassé des influences des mouvements syndicaux et écologistes,un Québec délivré des fédérastes libéraux têteux du B.S.canadien qu’est la péréquation et des socialistes séparatistes.
Le Québec doit se doter d’une droite fière, forte et organisée. La droite au Québec a besoin d’ un véhicule commun conduit par M.François Legault .
Il est temps de s’attaquer à un État obèse et tentaculaire,un indésirable excessivement présent dans notre chambre à coucher .
Depuis 1960,cinquante ans,le gouvernement du Parti Libéral du Québec et celui du Parti Québécois ont un seul talent. Vider toujours plus le porte-monnaie de chaque contribuable.
Ils dépensent tout ce qu’ils peuvent prélever sur nos revenus. S’ils manquent d’argent,le PLQ et le PQ nous endettent avec des emprunts. Ils utilisent les déficits pour gonfler les dépenses et multiplier les faveurs.
Ils ont un seul savoir-faire : alourdir le fardeau fiscal des contribuables pour des coûts croissants de programmes à assumer par de moins en moins de travailleurs.
Le PLQ et le PQ ont comme compétences,l’inefficacité,
l’irresponsabilité,la dissimulation,l’incohérence.
Pour se libérer de la magouille ,de la corruption et du mensonge de la gang libérale,pour se débarasser du tournage en rond à se morde la queue et de l’art de chicaner des péquistes,il est nécessaire, pour le Québec,d’élire un gouvernement majoritaire de l’Action Liberté Québec dirigée par le Premier ministre,M.François Legault.
Avec le PLQ et le PQ,c’est la création de la pauvreté,l’émigration de notre jeunesse adulte vers un pays étranger pour plus de liberté économique.
Avec l’ALQ,c’est enfin la vraie création de la richesse pour les québécois,un vrai développement socio-économique moderne durable et profitable.
C’est un nationalisme pragmatique et francophone.
C’est le Québec qui se prend en main avec une diminution de l’intervention gouvernementale et plus d’individualisme.C’est proposer de redonner du pouvoir aux citoyens du Québec. C’est le Québec tourné vers le libéralisme économique pour la population et les gens d’affaires.
L’Action Liberté Québec avec l’équipe Legault,c’est l’incarnation d’un leadership de conviction face à un consensus mou.
L’ALQ refuse d’enfler l’État-nourrice et de donner aux québécois des choses que leur gouvernement n’a pas les moyens de payer.Le nouveau parti de l’équipe Legault,l’ALQ,refuse de continuer à pelleter aux générations futures le coût de programmes sociaux généreux.
Voter l’Action Liberté Québec,voter l’Équipe Legault,c’est vouloir ressusciter la confiance envers notre gouvernement provincial et ses institutions, pour notre profit.
C’est vivre selon nos moyens,pas à crédit.C’est éliminer rapidement l’endettement des institutions du Québec.
C’est constituer dix-sept Assemblées régionales avec le financement nécessaire pour leurs responsabilités usuelles et nouvelles.
C’est remette en question un multiculturalisme trop naïf pour défendre vigoureusement l’identité québécoise.
Pour éviter la catastrophe et remettre leur province sur les rails, les Québécois, doivent cesser de se laisser distraire par le débat constitutionnel et adopter des mesures de gouvernance drastiques.
Seule l’équipe Legault de l’Action Liberté Québec peut réaliser ça.
Monsieur Facal,
Votre profession de neutralité politique ne peut que me laisser perplexe. Que vous ayez ou non la carte de membre d’un Parti politique, ne change rien à ce à quoi vous croyez. Si on croit, comme vous le dites que la souveraineté est la seule réponse possible à la question nationale et si on s’est fait élire à deux reprises sous la bannière d’un parti indépendantiste (c’est Pauline Marois qui l’affirme) et si on a assumé dans un gouvernement péquiste la responsabilité de trois ou quatre ministères, on ne peut pas afficher soudainement une belle neutralité. Et c’est pourquoi, tout observateur averti, comprend que si vous participiez à la formation d’un nouveau Parti politique, c’est au mouvement souverainiste que vous créeriez des problêmes, en divisant le vote de ceux qui y croient encore. Je ne vois pas de fédéralistes vous appuyer, pensant qu’un jour vous changiez d’option. Vous l’avez assez clairement dit. Créons la richesse, améliorons la gestions de la chose publique et la qualité des services rendus, et ensuite on fera l’indépendance. Ce n’est vaiment pas très loin de ce que propose Madame Marois.
A Georges Paquet,
vous ne semblez pas croire en la neutralité politique de monsieur Facal parce qu’il croit encore et toujours en la nécessité pour le Québec de devenir un état indépendant. Mais où est votre logique? Etre neutre politiquement veut dire, selon ma compréhension, de ne pas être lié par l’orientation politique d’un parti. Ca ne veut aucunement dire de ne pas avoir d’idées. Personnellement, j’ai toujours voulu garder mon indépendance par rappoprt aux partis politiques. Cela ne m’empêche pas de faire des choix sur le plan politique. Si je comprend bien, vous êtes attaché à un parti politique et cela vous empêche de penser autrement que selon la ligne de parti? Pauvre monsieur, ce ne doit pas être drôle d’être si peu autonome!
à jptellier,
monsieur Legault n’a pas encore formé un parti politique que je sache et n’a pas davantage exposé un programme. Alors, vous trouvez pas un peu prématuré de faire la publicité pour un programme et un parti non-existants? Ce genre de propagande est plutôt déplaisante.
A Gislain Demers,
suite à votre long exposé, il me semble que tout ce qui vous manque c’est d’oser faire ce dont vous avez le goût plutôt que de chercher des prétextes pour ne pas le faire. Comme bien des québécois, vous semblez vivre de l’ambivalence. Ceci dit bien amicalement.
jptellier écrit: « Voter l’Action Liberté Québec,voter l’Équipe Legault ».
D’abord c’est le Réseau Liberté Québec (RLQ)et non l’Action, qui de plus est loin d’être un parti.
Idem pour l’équipe Legault qui semble ne comporter qu’un seul membre.
Je ne vois guère de points communs entre Legault et le RLQ.
[...] mon confrère Joseph Facal a prononcé un discours fort remarqué (et fort attendu, compte tenu des rumeurs qui circulent sur son avenir) devant la Ligue [...]
Il faut mentionner qu’hier, Louise Beaudoin s’est excusée auprès d’Yves Michaud pour son vote à l’Assemblée nationale en 2000.
À RenéP,
C’est plutôt vous qui êtes drôle. J’imagine que vous avez observé qu’il y a deux options politiques majeures au Québec. Et de la même façon qu’une personne ne peut pas être enceinte à moitié, on ne peut pas se situer à moitié dans une option et à moitié dans l’autre, sous prétexte que l’on voudrait demeurer neutre. Dans un débat politique où il y deux options, il faut se brancher. Par ailleurs, je ne comprends pas que vous ayiez besoin de voir la carte du Parti politique auquel il appartient de la part d’une personne, comme Joseph Facal qui a exercé les responsabilités de ministre dans un gouvernement péquiste. Est-ce que ce n’est pas suffisant pour démontrer que l’on adhère aux orientations fondamentales de ce Parti politique.
Où est votre logique?
Georges Paquet écrit : « Joseph Facal a exercé des responsabilités de ministre dans un gouvernement péquiste. Est-ce que ce n’est pas suffisant pour démontrer que l’on adhère aux orientations fondamentales de ce Parti politique » ?
Non ce n’est pas suffisant.
P.M. Johnson a été premier-ministre péquiste et il n’adhère plus du tout à ce parti. Il a même fait campagne pour l’actuel ministre libéral des Finances !!!
Par ailleurs, on est en droit de se demander où veut en venir M. Paquet avec ses propos sur M. Facal.
Il me semble que M. Facal est toujours souverainiste, mais plus péquiste. Que dire d’autre ?
A Georges Paquet,
je crois que vous ne comprenez pas très bien le sens de neutralité et celui de partisanerie. On peut très bien avoir une opinion sur le plan politique sans être partisan. Par exemple, la langue francaise a été adoptée par tous les partis de l’Assemblée Nationale comme étant la langue officielle du Québec et ce, sans partisanerie. On peut être pour ou contre la participation du Canada à la guerre en Afganistan sans être partisan (i.e. membre d’un parti politique identifié).
Monsieur Facal a déjà été membre et ministre du P.Q. mais il ne l’est plus. Il a donc retrouvé sa neutralité. Il parle en son nom et non pour défendre les idées d’un parti. Il me semble que ce n’est pas difficile à comprendre.
RenéP.,
Ne vous en faites pas. M. Paquet ne comprend jamais rien à rien. So dogmatisme et sa surdité intellectuelle font que le débat n’avance jamais avec lui.
À RenéP et Marc Tremblay,
À moins que vous n’écriviez pour écrire, comme on parle pour parler, vous devez reconnaître que si on n’est souverainiste, on n’est pas fédéraliste. On a choisi son camp.
Je respecte tous les souverainistes qui parlent en leur nom. Ils n’en sont pas moins souverainistes. Je ne les compte pas dans le camp du NON lors d’un prochain référendum.
Je dis que si M. Facal décidait de participer à la fondation d’un nouveau Parti politique, et qu’il demeurait souverainiste, puisqu’il croit sans doute à son option, c’est au Pari Québécois et à ses anciens collègues souverainistes, qu’il enlèverait des voix.
Est-ce que vous ne trouvez pas que c’est assez clair.
Dans la perspective de la venue d’un nouveau parti, le PLQ et le PQ sont respectivement à 21 et 22 %.
Donc les deux vieux partis en perdent.
Mais il y aloin de la coupe aux lèvres.
M. Facal, qui en a plq du PLQ et de Charest ne voudrait jamais cautionner un parti qui permettrait aux libéraleux de garder le pouvoir.
Quelqu’un peut-il réveiller le juriste de garde.
Lui demander d’éliminer ces fraudeurs d’identité aux multiples alias et leurs commentaires copier coller. Afin de protéger la réputation de Jos Facal.
le 30 oct 2010 à 7:29 ecolo_marc
le 30 oct 2010 à 6:07 proaction
le 30 oct 2010 à 1:00 drinkact
le 30 oct 2010 à 0:47 mediamaniaque
Merci
CH
Vous reconnaissez sans doute Marc Tremblay qui distribue à tout vent ses insultes.
Bonsoir M. Facal,
Je continue de digérer (dans le sens positif du mot) votre long et bel exposé à l’ANQ ; et je crois, à première vue, que vous êtes sur la même longueur d’onde que Mme Marois ; tout en demeurant « en réserve de la république » pour la suite des choses.
En passant, pour les pourfandeurs de cette femme que je dirais moins sûre d’elle (en parole) que notre éblouissant premier ministre, elle obtient quand même (après répartition des indécis – 43%) : 27% contre 19% pour Charest. Et, pour un chef dans l’opposition c’est normal, selon Michel David.
==
Sage décision, Joseph, autant au niveau politique que familiale (puisque vous nous avez dit que vos enfants sont à l’âge du primaire-secondaire). Moi qui ai été trop absent durant 15 ans, je m’en mords encore les pouces d’avoir laissé filer ces années si vitales pour eux et pour moi. Une chance que l’autonomie faisait partie des valeurs transmises… Pourtant, pourtant…était-ce suffisant ? Non !
==
Un référendum seulement « si les conditions sont gagnantes » ; donc, pas avant 7 à 8 ans au moins, après une préparation adéquate et une promotion claire de la nécessité de la souveraineté, ce dont je n’ai jamais douté depuis 1982.
Votre mea culpa envers Michaud (le premier de ces 109 député(e)s), a déjà fait des petits, puisque Louise Beaudoin est la 2ème… C’est bien.
Quelques-uns de vos habitués — qui vous encensent à chacune de vos chroniques — se taisent présentement. Pourtant ils devraient applaudir un citoyen libre et de centre-droit qui a mis les pendules à l’heure quand à sa pensée politique : seriez-vous trop souverainistes et trop à gauche pour eux?
C’est la seule façon d’interpréter leur lourd silence…
***
Livres suggérés pour ceuz qui veulent en apprendre plus sur la souveraineté qu’ils redoutent tant :
1- Tous les livres de Joseph Facal, dont :
- Quelque chose comme un grand peuple. Essai sur la condition québécoise, publié chez Boréal en 2010,
- Qui a raison ? Lettres sur l’avenir du Québec, écrit conjointement avec André Pratte et publié chez Boréal en 2008,
- Le Déclin du fédéralisme canadien, paru chez VLB en 2001.
2- La souveraineté du Québec (hier et aujourd’hui) de Jacques Parizeau :
- Ce livre s’adresse surtout aux rationnels (être rationnel ne signifie pas qu’il faille se couper des émotions), comme Ghislain Demers et compagnie qui veulent comme Saint-Thomas mettre leur main dans la plaie…
- Incroyable de la part d’un « universitaire », qu’il dise : « Je manque d’information là-dessus. Pouvez-vous m’indiquer les sources de recherches qui viennent à cette conclusion? J’irai faire mes devoirs avant de prendre position. »
Ouah ! Doit-on lui rappeler la fameuse phrase de John kennedy : « Ne demande pas ce que ton pays peut faire pour toi, demande ce que tu peux faire pour ton pays » !
- Évidemment pour plusieurs c’est trop leur demander de lire une analyse même rationnelle : « la souveraineté du Québec qu’est-ce que ça donne ? » —- « Quel rôle pour notre État dans une économie mondialisée ? » — Etc…
Ce livre, de l’homme le plus marquant de l’histoire du Québec, répond par une limpidité désarmante aux questions pointues : 19,95$, seulement. :
Bonne soirée,
Georges Paquet,
Vous êtes nouveau sur ce blogue; si c’était pas le cas, vous auriez remarqué que ce n’est pas dans mes habitudes d’insulter les autres.
Mes insultes, je les réserve seulement pour vous.
Je n’aime pas cela vous parler sur ce ton.
Que voulez-vous, il y a des gens qui font ressortir ce qu’il y a de pire en nous.
Notre petit côté ombragé…
Questions: Comment votre nationalisme peut être autre chose que dépassé s’il veut n’être aucunement influencé par du multiculturalisme?
Comment peut-il évoluer avec le Québec d’aujourd’hui et de demain qui est et sera multiculturel?
Comment peut-il évoluer sans avoir peur, sans se demander si c’est l’oeuvre du multiculturalisme qui le fait évoluer? Que c’est les différentes cultures présentes qui le font évoluer?
Il n’est rien de moins certain monsieur doomdumas que le multiculturalisme tel que défini par l’idéologie canadian soit l’avenir de…l’homme.
En fait cette philosophie, qui est ici une politique imposée par la constitution de Trudeau est battue en brèche dans plusieurs pays occidentaux. Dont en Allemagne présentement.
Elle est même en perte de vitesse en grande Bretagne où elle est née, en France, en Italie et j’en passe. Elle est remise en question même en Australie.
Et ici où elle sévit, elle donne de l’urticaire à tous ceux et celles qui prennent la mesure des dérives où elle conduit.
À moins que vous ne mélangiez certaines notions. Où que vous ne compreniez pas très bien ce dont il s’agit.
Le multiculturalisme est une réalité sociologique à peu près partout en Occident. Il signifie que sur un territoire donné, outre la majorité dominante, il y a présence de minorités d’origines culturelles différentes.
Là où le bât blesse, c’est lorsque qu’on parle du multiculturalisme en tant qu’idéologie, à la Trudeau, entre autres.
Là on parle de la présence de plusieurs communautés culturelles juxtaposées, qui ne se mêlent pas entre elles et encore moins à la culture du pays d’accueil.
D’où l’échec en Allemagne, aux Pays-Bas, en France et éventuellement partout dans le monde occidental.
Cette idéologie doit être combattue énergiquement et bien sûr pacifiquement.Sinon, adieu à la paix et l’harmonie sociale.
Si vous rencontrez quelqu’un de plus mesquin que Marc Tremblay, S.V.P. me le signaler.
Georges Paquet,
Ouais, cela devient un peu trop personnel entre nous.
Vous parlez de moi comme quelqu’un de mesquin, ce qui signifie « petit, médiocre ». Vous me reprochez de vous insulter…mais c’est ce que vous venez de faire à mon égard.
Si au moins vous me disiez en quoi je suis mesquin, ça serait utile. Est-ce à cause de mes propos, à l’effet que je sors mon petit côté méchant lorsque j’ai affaire à vous ? Ma foi, on se croirait sur FaceBook.
Ou est-ce à cause de mon opinion sur le multiculturalisme ?
Quoiqu’il en soit, je hisse le drapeau blanc parce qu’il n’y a rien de constructif dans nos altercations. Cessons de polluer ce blogue, svp.
Merci.
Monsieur Georges Paquet, je ne vois pas ce qu’il peut y avoir de mesquin dans les propos de monsieur Marc Tremblay.
Cependant, ce qui m’apparait évident dans vos propres écrits, c’est qu’il faut avoir un esprit pour le moins binaire que de réduire la réflexion de Joseph Facal à une histoire de choix entre être ou bien souverainiste ou bien fédéraliste. Point. Donc, à être inconditionnellement péquiste ou bien plquiste !!! Plus simpliste que cela, tu meurs… Si c’est cela le fondement de l’argumentation fédéraliste, je comprends que le fédéralisme canadien tarde à se renouveler depuis 40 années. Facilité ou statu quo quand tu nous tiens…
Enfin, je félicite Joseph Facal pour sa réflexion qui a le grand mérite d’être claire, directe, précise, factuelle, courageuse et éclairante. De l’air frais dans le débat politique actuel. Sa conclusion demeure pour moi une pièce d’anthologie quand il affirme que pour la suite, il vaut mieux partir de là où sont les Québécois en ce moment et non d’où nous voudrions qu’ils soient. Tout un programme de réveil et de remise en forme d’un peuple sédentaire qui dort au gaz en perspective, faut le reconnaître.
Et on ne pourra jamais compter sur John James Charest et le PLQ pour sonner le réveil !!! La conclusion s’impose d’elle-même…
Marc Tremblay,
Vous avez insulté Georges Paquet premièrement avec ces mots : « M. Paquet ne comprend jamais rien à rien. Son dogmatisme et sa surdité intellectuelle font que le débat n’avance jamais avec lui. »
Calmez-vous. On ne convertit pas les fédéralistes comme M. Paquet par les insultes.
Surtout, mon cher Marc Tremblay, que, comme ceux qui liront vos commentaires le constateront, le dicton se vérifie, les insultes sont les arguments des sots.
Monsieur Paquet, avez vous décidé de polluer les débats de ce blogue avec des considérations d’ordre personnelles…? Très franchement, ce n’est pas intéressant. Et ce n’est pas le but.
Mais qu’est-ce qui a changé depuis 10 ans pour que les excuses auprès de M. Michaud fusent de toutes parts ?
Me semble que si il mérite des excuses, pourquoi avoir pris 10 ans ?Y a-t-il des nouveaux faits qui étaient inconnus voilà 10 ans?
@Victor
C’est la vérité qui est maintenant connue. M. Michaud n’a jamais tenu de propos anti-sémite comme le prétendait l’Assemblée nationale et de blâmer un citoyen fut une première et une grave erreur dans un régime parlementaire.
L’indépendance doit être notre OBJECTIF !
« Le Parti québécois doit « transformer le rêve en projet », affirmait récemment Jacques Parizeau en entrevue à Radio-Canada. »
Non, l’indépendance doit devenir notre OBJECTIF.
Je vous invite donc Monsieur Facal et tous ceux qui souhaitent y travailler à rallier le R.I.N., mouvement citoyen.
Le Rassemblement pour l’indépendance nationale (R.I.N.) est un mouvement citoyen. Le R.I.N. n’est pas un parti politique. Le R.I.N. ne se transformera pas en parti politique. La mission du R.I.N. est de rassembler les indépendantistes de la société civile québécoise pour travailler à l’indépendance du Québec. Un mouvement citoyen assez puissant pour que l’Assemblée nationale déclare l’Indépendance du pays du Québec: un État indépendant, démocratique, pacifique, laïque, écologique, un pays qui reconnait l’égalité entre les femmes et les hommes, un pays dont la seule langue officielle sera le français, un pays libre de ses choix politiques, économiques, juridiques et sociaux, libre de ses alliances et pleinement maître de son destin, le tout dans le respect des Premiers Peuples, en reconnaissant, notamment, la nécessité d’assurer la pérennité de leurs langues et de leurs cultures ancestrales.
Page Facebook du R.I.N. : http://bit.ly/99MMPL
Michel Laurence
Président provisoire du R.I.N.
Gilles,
S.V.P. adressez-vous à la personne qui a lancé les insultes, sans aucune raison. Vous savez qui!
Georges Paquet,
Cessez de jeter de l’huile sur le feu.
Soyez respectueux.
Hier, j’ai fait l’apologie de la paix en proposant à M. Paquet le drapeau blanc. Pour moi cela signifie qu’il n’y aura plus d’insultes de ma part. Et je le maintiens.
Aujourd’hui, il me réplique en me traitant de sot.
Dommage, je pensais qu’il avait compris.
Mais je ne mordrai pas à l’hameçon.
@Hugo Viens
Mais de quelle vérité nouvelle parlez-vous ? Pourquoi 10 ans se sont écoulés entre la condamnation et les excuses ? Qu’avons-nous appris depuis 2000 au sujet de M. Michaud ? Si M. Michaud n’a jamais tenu des propos anti-sémite ce devait être aussi le cas en 2000 , pourquoi l’a-t-on condamné ?
Victor Beauchesne,
Vous posez de bonnes questions. Il ne semble pas y avoir de nouveaux faits en 2010 sur cette affaire. La seule nouveauté est le livre qui vient de sortir, ce qui a amené des excuses de M. Facal et de Mme Beaudoin.
M. Michaud a été sacrifié sur l’autel de la rectitude politique qui malheureusement est trop présente.
Vos questions sont excellentes, mais il ne semble pas y avoir de réponses.
Une chose est certaine : la transcription des exposés de M. Michaud en 2 000 ne démontre aucunement qu’il a tenu des propos anti-sémites. Cela a d’ailleurs été corroboré par des membres influents de la communauté juive de Montréal, Robert Libman en tête.
Peut-on s’attendre à des excuses des députés qui ont condamné M. Michaud ?
Cela serait bon pour la démocratie.
Au cours des quinze dernières années, les politiques d’intégration québécoises se sont constitutées autour du concept de pluralisme et d’espace civic ou social à partager. Le pluralisme québécois se distingue du multiculturalisme canadien car il met l’accent sur l’individu (pas sa communauté d’appartenance). Toutefois, on reconnaît qu’un individu peut être membre d’une communauté culturelle.
La langue française est centrale à ces politiques d’intégration. Ceux qui oeuvrent dans le domaine de l’enseignement du français et du français langue seconde savent que tous les programmes visent la formation d’un citoyen capable de participer dans l’espace civic ou social en utilisant le français. Il y a certainement place encore à l’amélioration, mais un bon bout de chemin a été parcouru.
La question linguistique étant prise en charge, tout en restant vigilant, il est temps de prendre acte de ces changements et d’avancer en actualisant le message et en s’attaquant à de nouveaux défis.
Marc Tremblay manie les facéties comme un éléphant dans la porcelaine.
Il lance des insultes, sans aucun motif, et quelques minutes plus tard il demande de cesser les répliques.
M. Paquet,
J’ai cessé les insultes, définitivement.
Qu’est-ce que ca va prendre pour que vous passiez à autre chose ?
Il me semble que j’ai fait mon effort de guerre.
Victor vous posez une bonne question en demandant simplement «Mais de quelle vérité nouvelle parlez-vous ?».
En fait il n’y a pas de vérité nouvelle Vitor c’est la vérité ancienne qui prévaut. Et la vérité c’est que monsieur Michaud n’a jamais prononcé de paroles «inacceptables» à l’encontre de la communauté juive. sinon qu’on les cites ces propos, et qu’on dise où et quand ils ont été prononcés. Si ce sont des paroles publiques il doit bien en rester des traces non!
Je suis persuadé que vous pouvez trouver la chronique de cette résolution de l’Assemblée Nationale. Et découvrir que jamais les paroles reprochées au citoyen Michaud n’ont été citées ni alléguées à l’Assemblée Nationale. Ni par le premier ministre Bouchard, ni par le chef de l’opposition qui est à l’origine de cette action. C’est en quoi il s’agit d’une injustice criante.
Je suis personnellement d’avis que la question devrait être ramenée à l’Assemblée et que des excuses publiques et officielles devraient être adressées au citoyen Michaud. Et cette résolution devrait être dénoncée avec les excuses appropriées par l’ensemble des parlementaires, et non seulement par les députés du PQ. Je vous rappelle qu’il s’agissait d’une résolution unanime, tous partis et tous députés confondus.
Ce qu’on observe actuellement c’est une foire d’empoigne alimentée par une presse imbécile qui ne salive qu’aux scandales, quitte à les créer de toutes pièces au besoin.
Madame Bissonnette parlait de gazouilli. En effet.
Marc de quoi je me mêle mais je veux quand même vous donner un conseil dont vous ferez bien ce que vous voulez.
Cessez de répondre à monsieur Georges Paquet. Chaque mot que vous écrivez, même pour vous excuser, ne fait que l’alimenter. Il est connu sur d’autres blogues. C’est un quasi troll.
Une bonne technique à employer s’appelle l’ignorance intentionnelle. Prisée comme technique d’intervention dans les milieux de …réadaptation.
Portez vous bien Marc.
personne ne semble être capable de me répondre:
1.si Monsieur Michaud n’a prononcé de paroles anti-sémite, pourquoi l’a-t-on condamné ?
2. pourquoi a-t-on attendu 10 ans pour s’excuser ?
faute de frappe: 1 si M. Michaud n’a JAMAIS ….
Merci, Gilles, pour votre conseil.
Je vais le suivre.
Gilles,
Permettez-moi de vous dire que ce sont vos insinuations malveillantes qui polluent ce blog. Jusqu’à ce que vous inerveniez pour vous amuser à soutenir votre petit ami, Marc Tremblay, les choses se règlaient rapidement. Vous ne vous mêmez pas de vos affaires, c’eat vrai!
À Victor Beauchesne,
Voic ce que j’ai trouvé sur le site du Collège Marianopolis à propos de la façon dont la résolution de l’Assemblée nationale sur M. Michaud a été présentée et traitée.
» On trouvera ici le texte intégral des échanges de vues tenues à l’Assemblée nationale lors de sa séance de jeudi le 14 décembre 2000.]
M. Jean J. Charest
M. Charest: Merci, M. le Président. M. le Président, ma question s’adresse au premier ministre, et c’est à regret aujourd’hui que je soulève une affaire qui ne devrait pas être soulevée, en l’an 2000, à l’Assemblée nationale du Québec, sauf que, hier, devant les états généraux sur la langue, un ancien député de surcroît de l’Assemblée nationale, un ancien délégué général du Québec à Paris, un candidat à l’investiture du Parti québécois dans le comté de Mercier, M. Yves Michaud, a tenu des propos qui sont de toute évidence inacceptables, qui ne laissent aucune place à l’interprétation non plus.
Et, pour reprendre brièvement ce qu’il a dit hier devant la Commission, il parlait de vote ethnique contre la souveraineté du peuple québécois, des mots qui résonnent encore aujourd’hui suite aux déclarations de l’ancien premier ministre Parizeau. Il a même ajouté, en parlant de B’nai Brith, extrémistes, il parlait d’un mouvement d’extrémistes antiquébécois et antisouverainistes.
Alors, je fais appel aujourd’hui au premier ministre et je fais appel à celui qui est non seulement président du Parti québécois, mais également chef du gouvernement, qui a des responsabilités qui accompagnent également ces deux titres, et qui, je pense, aujourd’hui doit nous dire si, oui ou non, il approuve les déclarations faites par une personne qui est candidate à l’investiture du Parti québécois dans le comté de Mercier et s’il va sur-le-champ nous informer qu’il n’est pas question qu’il accepte qu’une personne qui tient de tels propos, qui les réitère, qui n’exprime aucune nuance dans ce qu’il avance ni aucun regret, s’il va nous informer dès aujourd’hui qu’il n’est pas question pour lui d’accepter ni ces propos ni la candidature de M. Michaud à titre de candidat pour l’investiture de son parti dans le comté de Mercier.
Le Président: M. le premier ministre.
M. Lucien Bouchard
M. Bouchard: M. le Président, je suis en total désaccord avec les propos tenus hier par M. Michaud. Et je les déplore, je les condamne et je m’en dissocie totalement. Je rappellerai…
Des voix: …
Le Président: M. le premier ministre.
M. Bouchard: …que M. Michaud, il y a trois jours, avait tenu des propos similaires qui ont été portés à ma connaissance par voie d’un communiqué. Je m’en suis dissocié immédiatement et j’ai exprimé le souhait que M. Michaud profite d’une prochaine occasion pour pondérer ses déclarations; et j’ai constaté hier qu’il en a remis. Alors, je n’ai aucune hésitation à dire, au nom de mon parti, au nom du gouvernement, de la députation ministérielle, de tous les Québécois et les Québécoises, que nous rejetons ces propos.
Le Président: M. le chef de l’opposition officielle.
M. Jean J. Charest
M. Charest: Alors, je veux dire au premier ministre que nous souscrivons pleinement à la réponse qu’il vient de donner à l’Assemblée nationale du Québec.
Il est bien difficile de répondre à votre question Victor : «pourquoi l’a-t-on condamné?. Effectivement, pourquoi. Peut-être pas pour les raisons évoquées. Seuls ceux qui ont façonné cette affaire savent vraiment pourquoi ils l’ont fait.
Mais pour vous éclairer davantage sur cette période agitée, je vous invite à consulter cet article publié par Gérald Larose aujourd’hui même, et qui confirme de façon formelle, que monsieur Michaud n’a jamais exprimé devant la Commission Larose qu’il présidait les propos inacceptables qui lui sont reprochés.
«Propos» théoriques donc, qui ont servis le support de la collaboration Bouchard Charest dans cette affaire.
Le texte de monsieur Larose est éclairant :
http://larose.branchez-vous.com/2010/11/le-cas-michaud-des-excuses-svp.html
Gilles,
Je crois que vous vous êtes mêlé de vos affaires en intervenant pour calmer le jeu.
J’imagine que la seule chose raisonnable à faire est d’opter pour l’indifférence, comme vous me l’avez conseillé.
Mais ce n’est pas toujours facile. Après tout on est humain, même si on sait que la confrontation ne donne rien.
My my my on condamne à l’unanimité de la chambre quelqu’un pour des paroles que personne ne peut citer et après 10 ans on s’excuse sans vraiment s’expliquer. Et le tout est galvaudé par des chroniqueurs souverainistes , pourquoi maintenant ?
Gérald Larose a correctement cité les propos de M. Michaud. Gilles nous a donné la référence.
Ceux qui se sont excusé ont amis implicitement qu’ils avaient condamné M. Michaud sans avoir pris connaissance de sa déclaration.
La journée s’achève. Et j’ai mon voyage.
Marc Tremblay demande les conseils de Gilles qui lui dit de ne pas écouter ceux qui le critiquent. Et le pauvre Marc qui ne sait pa s’il doit dire quelquechose ou ne rien dire. Gilles lui dit de ne rien faire. Et Gilles qui en ajoute en disant qu’il ne faut pas écouter ceux qui ne sont pas du même avis que lui. Et Marc qui trouve que c’est une bonne idée. Et Gilles qui dit que nous sommes au moins deux du même avis. Et chacun est heureux de déclarer que l’un s’est très bien occupé des affaires de l’autre
Pas facile de vivre au dessus d’un nid de COUCOU!
Plusieurs personnes doivent être tannés du dialogue de sourd qui a lieu présentement sur ce blogue et qui n’a aucun rapport avec le sujet de l’article de M. Facal.
J’ai offert un cessez-le-feu, de même que d’autres internautes de bonne foi.
Mais il n’a pas été entendu de tous.
Ce qui se passe ne doit pas faire l’affaire de notre hôte.
Je m’excuse auprès de lui et des autres participants à ce blogue.
J’accepte vos excuses, Monsieur Tremblay.
Merci M.Paquet, mais il me semble que je m’étais déjà excusé auprès de vous.
Vous n’auriez pas vous aussi des excuses à présenter ? Après tout, lorsque deux personnes se disputent, les torts sont partagés, non ?
FIN
Joseph Facal a admis ses torts à l’endroit de M. Yves Michaud et il a présenté ses excuses, ce qui l’a grandi aux yeux de tous.
Mais il semble que ce n’est pas tout le monde qui soit capable d’en faire autant…
J’ajouterais que ceux qui refusent d’admettre leurs torts préfèrent rester petits.
Pour se consoler, ils peuvent se dire qu’ils font partie de la majorité.
Vitor vous dites «on condamne à l’unanimité de la chambre quelqu’un pour des paroles que personne ne peut citer et après 10 ans on s’excuse sans vraiment s’expliquer.».
Je ne pense pas que ce soit une bonne perception de la situation. Les personnes qui se sont excusées ont dit pourquoi elles s’excusent. ainsi monsieur Facal qui dit «Ce fut un geste injuste et irréfléchi que je regrette.» Les déclarations des autres sont publiques. Il me semble que c’est clair. Geste injuste, geste irréfléchi dit Joseph, vous trouvez pas ça clair vous ?
Quant au reste «le tout est galvaudé par des chroniqueurs souverainistes », c’est une opinion légitime mais je ne pense pas qu’il n’y ait que des chroniqueurss souverainistes s’étant penché sur la question.
Sur le fond si vous permettez je vous ai procuré un lien qui est très explicite sur les événements en question. L’avez vous consulté victor ?
Après les excuses méritées et appréciées à M. Michaud, je retiens de ce discours au moins trois suggestions pour le futur gouvernement du Québec:
1 – Rompre avec l’obsession référendaire;
2 – Élaborer « une nouvelle loi 101, de nouvelles politiques d’intégration des immigrants, un rejet explicite du multiculturalisme canadien et une clarification de nos règles de vie commune »
3 – De façon générale, « utiliser les pouvoirs non négligeables dont le Québec dispose déjà pour enregistrer des succès collectifs tangibles dans les domaines qui préoccupent le plus nos concitoyens »
Au Parti indépandantiste, la rupture avec l’obsession référendaire est déjà accomplie. Je n’ai pas une connaissance approfondie d’où nous en sommes en ce qui concerne les deux dernières suggestions.
Par rapport à mon fromage de Rubik, ce discours est submergé par l’axe constitutionnel. Les axes régénération et environnement y sont absents sinon furtivement sous le souhait que la nation se remettent en mouvement. On pourrait y reconnaître la place d’une relance des berceaux. Le contexte justifiait cette discrétion. D’autres contextes de discours se présenteront sans doute où la prépondérance de mes axes sera différente.
[...] This post was mentioned on Twitter by Robert Lachance, Robert Lachance. Robert Lachance said: Discours de Facal, mon commentaire sur son blogue http://www.josephfacal.org/discours-a-laction-nationale/comment-page-2/#comment-8391 [...]
Écrit hier soir…
Bonsoir M.facal,
Ce qui m’a le plus épaté dans ce discours à l’AN, ce n’est pas tant sur la « question nationale » et sur l’identité Québécoise (loin de celle de Bouchard : bravo!), mais sur votre mea culpa dans l’affaire Michaud . «…J’ai voté en faveur de cette motion.» … « Ce fut un geste injuste et irréfléchi que je regrette. »… « Elles viennent tard, mais j’offre à M. Michaud, en mon nom personnel, s’il veut bien les accepter, mes excuses les plus sincères. » J.F.
Sur la question nationale vous avez confirmé – après quelques mois de réflexions, tout en restant libre de votre destinée – que l’on « ne peut l’évacuer » ; et même que vous appuyez la position de Mme Marois, sans le dire explicitement. Bien.
En effet, 61% des francos y tiennent mordicus et disent qu’aucun parti ne peut l’évacuer (à part le PLQ dont l’arbre ne porte plus de fruits puisqu’il est mort en 2003 : était-ce planifié (de haut), cette mise à mort avec l’arrivée de J.J. Charest ?) Bien sûr.
En passant 27% seulement (des canadiens-français, purs et durs) sont prêt à l’évacuer et 14% ne savent pas ou ne veulent répondre! Donc très, très, bien informé ça pourrait(?) nous rapprocher du 75%…
Dans le fond, votre lucide discours, du moins sur notre avenir en tant que Nation, vient confirmer ce que pensent les québécois, non?
J’y reviens encore, mais un point marquant fut la bombe que vous avez lancé vers M. Charest du PLQ (le premier à « encore » à disjoncter ; selon un blogueur professionnel), qui a roulé vers Lawrence Bergman du B’nai Brith — qui a fait la proposition d’exécution avec André Boulerice du PQ — pour aboutir (via Mme Best) au premier ministre du Québec. Lucien Bouchard, l’a dégoupillée et le citoyen Michaud a explosé!
Vraiment, ce fut la plus grande exécution au niveau politique depuis plus de 200 ans.
==
Rappel :
- Question posée par J.J. Charest au premier ministre Bouchard ; suivie de la réponse du chef du PQ.
- Motion de blâme adoptée à l’Assemblée nationale, le 14 décembre 2000 :
…… M. Bergman : M. le Président, une motion sans préavis.
« Que l’Assemblée nationale dénonce sans nuance, de façon claire et unanime, les propos inacceptables à l’égard des communautés ethniques et, en particulier, à l’égard de la communauté juive tenus par Yves Michaud à l’occasion des audiences des états généraux sur le français à Montréal le 13 décembre 2000. ».
Signé du député libéral de D’Arcy-McGee, Lawrence S. Bergman (Parti libéral du Québec) et du député péquiste de Sainte-Marie- Saint-Jacques, André Boulerice (Parti québécois). Source Wikipédia.
==
Tout ça me rappelle la première exécution : celle de Jacques Parizeau en 1995, venant du PLQ (encore!) et de certains péquistes ; avec la collaboration de la SRC (unité nationale) ; mais surtout des 7 quotidiens de Power : 70% du lectorat papier au Québec. L’ancien DGE a donné raison à Parizeau puisque 57 mille personnes « DES votes ethniques », disait-il, n’y avaient pas droit. Donc, vol de référendum !
Merci M.Facal, en espérant qu’au moins UN fédéraliste, sur ce site — au lieu d’exiger des preuves (Ouah!) ; au lieu de lire le livre de Gaston Deschênes ; au lieu de poser des questions inutiles ; au lieu de chercher la petite bête — s’informe lui-même !
My my my, serait-ce impossible pour un Canadien ?
Bonne nuit,
JRD
My my my, c’est comment dire, drette dans le bull’s eye ça Jean-Renaud…
M. Facal et Legault, le PQ a besoin de vous. Un décalage vers le centre ainsi qu’un peu plus d’ordre sont nécessaires autant pour remettre le Québec sur les rails que pour préparer la souveraineté. Les deux sont possibles en même temps, j’en suis convaincu.
Bonjour Monsiuer Facal,
Ça me fait penser à une crise issue d’un paradoxe comme dans les pièces d’Eschyle. Ça me fait penser à Adam et Ève qui ont été puni, pour avoir péché. Eux qui étaient si bien dans le Paradis. Nous, les québécois, nous sommes punis de ne pas faire la séparation. Montréal a cédé la place à Toronto, les centres de recherche et les sièges sociaux s’en vont en Ontario, Bombardier au Mexique, les artistes québécois ne sont plus subventionnés, et j’en passe. Nous sommes punis parce que nous voulons faire la séparation et nous souffrons parce que nous ne la faisons pas. Qu’allons-nous devenir ?
Si Camus vivait encore, il qualifierait le québécois d’ultime héros absurde à la place de Sisyphe.
Bonsoir,
@Gilles et M.Beauchesne
Mon grain de sel sur :
… « quant au reste « le tout est galvaudé par des chroniqueurs souverainistes « , c’est une opinion légitime mais je ne pense pas qu’il n’y ait que des chroniqueurs souverainistes s’étant penché sur la question. »
Très peu de souverainistes dans le temps Gilles, s’y sont penchés puisqu’ils étaient encore à digérer (en bien ou en mal) la phrase de Parizeau. Un perdant citoyen, accepte n’importe quoi, même de se mépriser… même de ne pas s’aimer ; même de s’écraser pendant 250 ans. Une sorte de syndrome de Stockholm ?
Mais, maintenant, ils commencent à parler enfin — après les efforts de Landry et Charbonneau qui s’y étaient pris sur le tard (il y a quelques années) — aidés surtout par le retentissant livre de Gaston Deschênes.
Le nationaliste et indépendant « Le Devoir » a pris le relais ; et c’est ce dont parle M.Beauchesne qui adore ce Journal au point de le dénoncer, tout en y participant comme blogueur. C’est savoureux, non?
SI, ce dernier entend par « galvauder » : avilir, dégrader, déshonorer, corrompre ; alors il frappe dans le mille en regardant sa famille Gesca.
En effet, La Presse avait fait son nid en 2000. Pratte, Dubuc et Lisiane Gagnon (surtout elle) avaient pété les plombs, comme d’ailleurs sur la déclaration de Parizeau rapportée par « eux » d’une façon erronée pendant 10 ans! : manque de professionnalisme ou manipulation ? Les deux.
Ils n’ont pas le courage de revenir sur leur propre déshonneur comme certains péquistes : au point que La Presse a mis un « blackout » général ; en plus de refuser de publier le texte de Michaud.
Quel démocratique journal !
Ça donne une petite idée de la liberté de presse de ce journal qui se dit « grand » (?!), mais qui ne permet pas que l’on commente tous les éditos et les principaux chroniqueurs (non blogueurs). C’est bien pour dire…!
Ce qui fait que : tous ces fédéralistes frustrés de ne pouvoir commenter (est-ce voulu? Probablement !), ont inondé Le Devoir (de plus en plus d’inscrits), qui leur permet « la fameuse liberté » qu’ils recherchent tant, et « refusée » par leur Journal préféré !
Bonne soirée,
JRD
Que peut-on attendre de La Presse, l’organe officiel des dépendantistes québécois, le défenseur à tous crins des sables bitumardeux et des gaz de schiste, entre autres ?
La Presse s’est opposé vigoureusement à la loi 101. Elle a aussi donné son aval à la loi sur les écoles passerelles.
Un quotidien qui lutte contre l’émancipation des Québécois…
@Normand ajoindre:
Nous nous punissions nous-mêmes. Le cancer qui ronge le Québec s’appelle le collectivisme, la planification centralisée, les plans quinquennaux, la socialo-bureaucratie, etc. Partout où cela fut implanté, l’échec retentissant fut le ‘fruit’. C’est ça qui amène l’individualisme, l’égoïsme et la perte de sens. C’est ça qui enlève « le goût d’avancer » (sic), qui enlève la « confiance dans ses élites » (sic), et qui enlève la « confiance en soi »(sic).
Je n’en peux plus de lire ça:
« pour enregistrer des succès collectifs tangibles dans les domaines qui préoccupent le plus nos concitoyens. »
Ce mot me donne le goût de gerber.
Le Québec est en train de mourir, ‘grâce’ aux collectivistes qui le possèdent et dépouillent
Il faut dé-collectiviser/dé-corporatiser le Québec, pour lui redonner le gout d’avancer, de faire, d’inventer, etc.
*
Les familles étouffent de plus en plus. TOUT est fait pour décourager la natalité, et ce, contrairement aux ‘grands’ discours des syndicats. Ce sont que des programmes de retour au travail et des programmes de subventions aux syndicats et la petite poussée de natalité, n’est que ‘devancement de projets familiaux’.
*
Cascades a produit une ‘étude’ incroyable sur les coûts pour faire de la ‘business’ ici. L’avez-vous lu?
Extrait:
«On a fait une petite vérification à l’interne et un employé québécois peut nous coûter de 35% à 75% plus cher qu’un employé américain», a affirmé le grand patron de Cascades, Alain Lemaire, au cours d’une récente entrevue à La Presse Affaires.
Les entreprises Québécoises investissent de mois en moins ici. Par rapport aux autres provinces et états, nous sommes le cancre # 1. Trop de lois, trop de règlements, trop de taxes sur la masse salariale (plus que n’importe où ailleurs en Amérique), trop du subventions, trop de corruptions, trop de ‘toute’ ici, sauf de la liberté.
Je m’arrête ici, j’en peux plus de me répéter
Sebas,
Ça prend un équilibre entre l’individualisme et le collectif. Aller trop dans un sens est nuisible.
La déréglementation est un piège car elle ouvre la porte au capitalisme sauvage, prédateur. Il ne faut pas oublier que ces capitalistes veulent toujours privatiser leurs profits et socialiser leurs pertes.
Nous avons plus besoin d’un État qui travaille mieux que d’un État qui travaille moins.
Marc,
Ce que vous dites est le discours OMNIPRÉSENT au Québec et en Occident…
Je dis le contraire:
Lorsque le collectivisme est omniprésent = individualisme, égoïsme, mollesse, etc.
Lorsque les droits individuels sont respectés et la propriété privée respectée = solidarité, générosité, le gout d’entreprendre, etc.
« La déréglementation est un piège car elle ouvre la porte au capitalisme sauvage, prédateur »
Ben oui, ben oui…
Les garderies non bureaucratisées, non-syndicalisés = danger = capitalisme sauvage!
C’est le GOUVERNEMENT américain qui est dernière la crise économique actuelle, pas les banques. Je sais, TOUS les médias disent le contraire, mais ça reste faux.
Etc.
« Nous avons plus besoin d’un État qui travaille mieux que d’un État qui travaille moins.
UN exemple(je pourrais écrire 10 pages comme ça):
C’est l’état qui ‘donne’ aux forestières la possibilité de siphonner nos ressources.
Lorsque la terre appartient à tout le monde, elle appartient à personne. Et c’est dans les pays où les ressources sont collectivisées de force (ex-URSS, Corée du Nord, Chine, Cuba, Québec pour ses forêts, etc), que nous retrouvons le plus de pollution, de sur-exploitation, de pénuries, de « crony capitalism », etc.
Au Québec, 92% des terres sont publiques (collectivisées), et c’est justement l’état qui réglemente ce secteur depuis… trop longtemps. En Suède, au début du siècle dernier, ils avaient eu les mêmes genre de problèmes que nous, i.e. une sur-exploitation des terres forestières -publiques!!!- et la solution fut de donner/vendre ces terres au ‘peuple’.
Résultats:
- 4x plus de production par hectare qu’ici;
- Une meilleure protection de ces terres/boisées (ils sont cultivés comme des jardins -avec de la machinerie moins lourde/destructrice-, donc jamais de coupes à blanc ou de coupes qui dépassent la régénération naturelle);
- Plus de revenus d’appoints -et une meilleure répartition de ces revenus- pour chaque suédois;
- Une meilleure accessibilité de ces terres (pour tous);
- Beaucoup moins de bureaucrates -assis dans un «bourreau», loin de ces boisés- pour gérer ces forêts…;
- etc et etc.
Bon au départ, ils faisaient comme nos planificateurs étatiques, et privilégiaient les épinettes, mais depuis, la biodiversité est encouragée…
*
En plus, si l’état Québécois vendait ces terres forestières aux Québécois, il pourrait se servir de ces revenus pour payer la dette…
*
Les Abitibi Bowater de ce monde sont aussi plus ‘heureuses’ la-bas (en Suède), qu’ici, car elles n’ont pas ‘à dealer’ avec des planificateurs adorateurs de plans quinquennaux(1)… qui sont toujours à réviser, car TOUJOURS « à ‘côté de la coche ».
-Approvisionnements stables/prévisibles et pas de pénuries de matières ligneuses pour elles.
-Pas besoin de faire de lobbying (enveloppes brunes?), ou de connaître la ‘bonne’ personne pour négocier de nouveaux approvisionnements.
-Prix très compétitifs.
-PAS de FANATIQUES -subventionnés- ADORATEURS de Gaïa sur le dos.
-Etc.
*
(1)
« Le plan quinquennal est un document de planification économique gouvernemental fixant des objectifs de production, sur une période de cinq ans. Pour les États utilisant des plans quinquennaux, on parle d’économie planifiée.
Initialement utilisé en URSS depuis le Ier Plan (1928-1932) jusqu’au XIIIe Plan (1991), le plan quinquennal est ensuite apparu dans d’autres pays communistes comme la République populaire de Chine (où il existe toujours).
L’usage de plans quinquennaux, sous différentes formes, s’est aussi répandu dans les démocraties populaires et occidentales, dont la France, qui, via le Commissariat général du Plan, l’a utilisé jusqu’en 2005, ainsi que des pays comme le Canada ou le Maroc. »
-Wikipédia
*
A tous les collectivistes de ce monde:
Partout où la gestion/la planification est centralisée, cela se termine mal.
*
« Economie chochiale » = pu capable de lire ça !
Voici la réalité:
Organismes dépendants de l’état et donc contrôlés par lui. Ces collectivistes aiment tellement le « chochial », qu’ils oublient tout le reste. Ils aiment mieux être contrôlés par l’état; téter des subventions à des fonctionnaires; remplir mille et un formulaires; lécher les bottes du ‘bon’ politicien détenant des leviers, que de -pouvoir- gérer eux-mêmes leurs vies, leurs terres, leurs outils(de production), leurs coops, etc.
Pathétique.
Sebas,
Vous pensez vraiment que les garderies sont bureaucratisées. Je ne le pense pas.
Si les éducatrices sont syndiquées, c’est parce qu’elles ont ressenties le besoin de le faire pour se protéger. Ces femmes à qui on confie nos enfants se dotent de moyens pour exercer convenablement leur travail.
« Vous pensez vraiment que les garderies sont bureaucratisées. Je ne le pense pas. »
Vous avez raison:
Elles sont syndicalisées, surveillées, encadrées, hyper subventionnées, collectivisées, contrôlées, socialisées… exactement comme en ex-URSS (et la-bas les problèmes de comportements augmentaient en malade!)
C’était « l’enfer » avant ça = « capitalisme sauvage! »
« Si les éducatrices sont syndiquées, c’est parce qu’elles ont ressenties le besoin de le faire pour se protéger. »
Et avant elles étaient des proies au « capitalisme sauvage » !
Coût de la politique familiale au Québec (annuel)?
10 000 000 000 $
Lâchons pas la folie collectiviste, et collectivisons les garderies en milieux familial, les familles d’accueil, etc.
Le Québec -collectivisé- sait faire !
***
Pendant ce temps-là…
Saviez-vous que le Québec a emprunté plusieurs milliards de dollars, en 2009-2010 (9 illiards depuis 1 an)?
Cet argent a été « emprunté » pour de longs termes, allant jusqu’à 2058… dans 48 ans!
Plusieurs « boomers » auront passé l’arme à gauche, dans 48 ans et ce seront les enfants d’aujourd’hui, alors devenus des adultes, qui devront rembourser ces énormes dettes.
Allons-y avec UN exemple (typique) :
Billets à moyen terme – marché canadien (en $CA)
CA74814ZDK62
Date d’émission: 2009-04-09
Valeur nominale (ce que nous recevons): 500M$
Coupon (intérêt chargé aux Québécois): 5%
Date d’échéance: 2038-12-01
Encours cumulatif (ce qu’il faut rembourser, intérêts compris): 5,000M$
*
-Nos emprunts à long terme, coûtent environ 10 X plus en intérêts que le montant emprunté !
-Notre dette est rendue à 223 000 000 000 $ (et monte très vite).
-Par personne, c’est ici que la dette est la plus élevée dans toute l’Amérique.
-Pour 2009-2010, voici les 3 plus importants «postes» budgétaires du Québec;
1) Santé et Services sociaux = 26 980 000 000 $
2) Éducation, Loisir et Sport = 14 489 000 000 $
3) Intérêts sur la dette = 6 154 000 000 $
- Voici les prévisions -du Ministère de finances du Québec- pour les intérêts sur la dette pour les prochaines années (si les taux ne montent pas en fou):
2009-2010 = 6 154 000 000 $
2010-2011 = 6 980 000 000 $
2011-2012 = 7 832 000 000 $
2012-2013 = 8 749 000 000 $
2013-2014 = 9 588 000 000 $
2014-2015 = 9 737 000 000 $
Mais « tout va bien » pour certains…
Sebas,
Je ne sais que répondre à vos coups de butoir contre ceux qui ne partagent pas vos vues.
Je suis très content que le Québec consacre 10 Milliards pour la politique familiale. J’en mettrais plus au besoin.
Il est très contestable de parler d’une dette de 220 Milliards . Ça vient du RLQ ?
@ Marc Tremblay:
Je vais être franc avec vous:
J’ai quasiment hâte que le Québec frappe le mur!
Vous écoutez trop les discours des collectivistes.
Cela est en train de tuer le Québec.
Foutez-vous de TOUS LES FAITS que je place ici et continuez de vivre dans l’irréel…
Moi j’en ai marre.
Cher Sebas,
Courage. Si Marc Tremblay comprenait quelquechose, ça se verrait.
Tout est dit dans cette excellente réflexion de Mr. Facal. Que dire de plus ? À moins d’être déconnecté de la réalité, isolé dans un cénacle d’université entre 4 murs, aveugle et sourd,idéologiquement borné, nous ne pouvons que souscrire à cette réflexion. Mais nos « élites » péquistes persévèrent et signe: il faut un référendum et continuons dans le nationalisme civique et les dépenses socialistes. Pauvre PQ ! Et voilà maintenant le Sauveur (Duceppe) qui attend en coulisses ! Duceppe, un grand défenseur du multiculturalisme et du politiquement correct soit dit en passant. Quant au PLQ, il ne faut s’attendre à rien de bon de sa part. Le PLQ où le vide absolu est érigé en programme politique.
Sebas,
Votre exemple de la foresterie me touche personnellement car je fais de la sylviculture à petite échelle. Mon petit domaine est privé et je peux confirmer vos dires sur l’exploitation sauvage des terre publiques. Mes voisins et les ingénieurs forestiers qui me visitent n’en reviennent pas comment une forêt peut être à la fois belle, bien protégée, écologique et contribuer à l’économie. C’est un contraste immense avec les terres de la couronne qui ont subies de la coupe à blanc sinon de la coupe mal faite . Et pourquoi, justement parce que la mienne m’appartient et j’en prends soin alors que celle qui appartient à tout le monde en fait n’appartient à personne.
Les garderies, depuis le régime public, ont multiplié par 2,5 fois le nombre de places disponible en multipliant le coût par 8 ! Et on en est fier !! On continue d’emprunter pour se payer des régimes coûteux et inefficaces, vous avez raison on s’approche du mur.
M. Tremblay est fier que nous dépensions 10 Milliards en programmes familiaux alors qu’on va bientôt dépenser le même montant en intérêts sur la dette grandissante. Si on avait pas de dette cette somme serait disponible pour les programmes.
Sebas,
Je suis loin de me « fouter » des faits. J’en prend bonne note, sauf qu’il faut vérifier ces faits. Vous savez comme moi qu’il ne faut pas prendre pour « argent comptant » toutes les affirmations qu’on lit sur les blogues.
Je pense à la dette de 220 G $ du Québec que d’aucuns citent. Je me questionne sur sa véracité. Pourquoi ? Pour deux raisons. La première est que le professeur émérite en économie de l’UQAM, Pierre Fortin a calculé que la dette du Québec équivaut à un peu plus de 47 % de son PIB. Celui-ci, selon le BSQ, s’élève à 318 G $. Donc, 47 % de 318 donne 150 G $. C’est élevé, mais ce n’est pas 220.
À noter que personne n’a contesté les chiffres de M. Fortin.
La deuxième raison est que l’intérêt sur la dette est de 6 G $, comme vous le mentionnez. Je ne conteste pas ce chiffre. Je trouve seulement que le Québec a un bon crédit puisque 6 G $ sur 220 fait que le taux d’intérêt qu’on nous charge est de moins de 3 % !!! C’est quand même pas si mal, non ?
Sebas, je vous lis depuis assez longtemps pour savoir que vous avez de bonnes notions en économie. Je souhaite poursuivre le dialogue avec vous, car j’en apprend.
Je suis certes pour une certaine forme de collectivisme, mais uniquement dans le sens de projets collectifs. Je crois également beaucoup à l’individualisme et à l’initiative privée, le seul moteur du développement économique.
où est-ce que la part québécoise de la dette du gouvernement du Canada est comptabilisée ?
Merci beaucoup pour cet honnête discours monsieur Facal. Et merci de ne pas vous engager en politique dans l’état actuel des choses.
Et merci à vous Ghyslain Demers pour avoir brossé, en réelle connaissance de cause, un juste tableau de l’étât d’être du citoyen moyen du Québec et des citoyens moyens des autres provinces canadiennes.
Je suis, comme vous semblez l’être, pleinement satisfait d’être à la fois un citoyen du Québec et du Canada. Et je crois fermement que les québécois ont, comme les citoyens des autres provinces canadiennes, tout ce dont ils ont besoin pour s’épanouir pleinement dans leur province et dans la fédération canadienne.
Je crois moi aussi que le mal d’être des péquistes et de leurs sympatisants n’est pas politique.
C’est, selon moi, un mal d’être d’absence de connexion réelle (vivante) avec soi-même qu’une option politique ou une croyance religieuse, quelle qu’elle soit, ne peut pas concrètement combler.
Penser et même aller jusqu’à se convaincre que l’indépendance du Québec nous rendra plus heureux que nous le sommes maintenant n’est et ne sera toujours qu’une pure illusion.
Que d’énergies perdues et que de d’attentes malheureusement bâties en vain à essayer de réaliser un rêve qui ne peut donner ce qu’il n’a pas.
@ Georges Paquet:
J’ai déjà été tatoué péquiste, socialiste, collectiviste, et même féministe (je défendais *toujours* les monoparentales contre les « méchants zommes ») et j’ai étudié à l’UQAM (en sc. humaines!)… tout ça dans une « autre vie ».
Donc, je n’en veux pas aux Marc Tremblay de ce monde. Si je méprisais Marc, c’est comme si je méprisais mon ‘ancien moi’… :-)
Mon cheminement fut long et mes prises de conscience, douloureuses. J’essaye d’aider le plus de monde possible à prendre conscience des multiples réalités dans lesquelles nous vivons. Réalités qui n’ont pas grand chose à voir avec ce que nous apprenons à l’université ou de la part de la plupart des médias…
Ce n’est pas évident:
Nous vivons de plus en plus dans un monde d’illusions et un monde de « collectiviste/corporatiste-égoïstes » (de gauche OU de droite), qui tirent tous sur la même « couverture » et ce, au détriment de l’intérêt du plus grand nombre…
En tout cas, « le mur » s’en vient, j’en suis certain et cela va obliger TOUT le monde à revenir les 2 pieds sur terre.
***
@ Victor Beauchesne:
Ah, j’ai déjà été propriétaire d’une terre forestière, et moi aussi je la cultivais « comme un jardin » et j’ai eu le choix de la vendre à une cie qui voulait la raser et -un tantinet moins cher- à un jeune qui voulait s’en occuper comme moi…
Devinez mon choix…
Je suis donc -à 100%- d’accord avec vos propos. Si seulement les gens savaient que la meilleure façon de protéger nos forêts était ‘la propriété privée’… et bien, cela changerait bien des choses au Québec.
***
@ Marc Tremblay:
Merci et content de lire vos propos.
Je n’ai rien d’autre à rajouter pour l’instant (je ne veux pas perdre patience et écrire d’autres « coups de butoir » -sic).
;-)
Bonsoir,
@ Monsieur de d’Ottawa,
ENFIN…nous pensions qu’il avait compris lui-même en disant : »FIN »
On se serait attendu à ce que ce blogueur professionnel respecte ses propres décisions.
Ben non!
JRD
À propos du privé et du public et dans l’exemple des terres forestières, il faudrait peut-être nuancer les propos. Ainsi Monsieur Sebas (Sébastien ?) aurait pu vendre son « jardin » à une Cie qui voulait la raser mais il nous laisse penser qu’il l’a vendu moins cher à quelqu’un qui voulait continuer de le cultiver… Ce qui laisse entendre que la dite Cie (privée) n’était pas plus ‘fine’ que le ‘méchant’ gouvernement.
Et si, derrière les idéologies et les systèmes, on jetait un coup d’œil sur les hommes. On pourrait comparer des Cies privées et un gouvernement peu soucieux du bien public à des entrepreneurs privés et des gestionnaires du bien commun consciencieux. Le problème avec l’État c’est qu’il est trop souvent détourné de son rôle pour être utilisé à des fins… privées. Que ce soit à des fins purement électorales ou pour favoriser les amis du régime.
Voilà qui soulève bien d’autres questions.
@ Paul Gagnon qui écrit:
« Ce qui laisse entendre que la dite Cie (privée) n’était pas plus ‘fine’ que le ‘méchant’ gouvernement. »
Tout à fait. Selon moi, la terre DOIT appartenir à des *particuliers* Québécois, pas à des multinationales ou des entités amorales.
Il y a ‘privé’ et il y a ‘privé’.
Et en me relisant, je me doutais bien qu’un collectiviste étatique allait me sortir votre argument… :-)
***
Vous dites:
« Le problème avec l’État c’est qu’il est trop souvent détourné de son rôle pour être utilisé à des fins… privées. »
Voici ma conception de LA réalité (si quelqu’un me démontre que je me trompe, je vais me corriger):
Le problème avec les « monopoles de pouvoirs » (états ou oligarques), c’est qu’ils sont les 2 faces de la même médaille… liberticide.
La ‘droite’ va démoniser les interventions de l’état dans l’économie et la ‘gauche’, le pouvoir des oligarques. Les 2 côtés ont raisons et torts à la fois. Les droits sacrés et les pouvoirs des individus sont bafoués face à ces 2 ‘monopoles de pouvoirs’. La ‘réponse’ aux pouvoirs exagérés des oligarchies mondiales ce ne sont pas des « états-tout-puissants » (i.e. la rhétorique usée et liberticide des collectivistes/syndicats/marxistes, etc), mais une protection de tous nos droits sacrés, dont une monnaie réelle, qui n’est pas de la dette.
L’Occident et le monde vivent sous l’emprise de la dette et de l’inflation, car notre monnaie est devenue de la dette. Ceux qui émettent cette « monnaie-dette » détiennent TOUT le pouvoir. Et finalement, c’est l’état qui donne ce pouvoir aux oligarques.
***
Le taux d’endettement des Québécois = 150% de leurs revenus annuels.
Jamais depuis que le Québec/Canada existent, avons-nous été si peu libres de dettes. La majorité des individus ne possèdent pas une maison libre de dette (et les montants des hypothèques ne cessent d’augmenter). Les jeunes ne peuvent presque plus se payer ce genre de dette: je suis en train de me dire que c’est une bonne chose.
L’inflation = augmentation de la masse monétaire. Notre monnaie EST de la dette. L’argent des hypothèques ou des autres dettes, apparaît de nul part (ou après un ‘clic’ informatique). Oui, oui, vous avez bien lu. C’est pour ça que les prix des maisons montent aussi vite.
L’inflation ce n’est pas la perte du pouvoir d’achat.
L’augmentation réelle de la masse monétaire annuel est de 6-7%, donc l’inflation annuelle réelle est de 6-7%.
« Z’en » voulez plus?
p.s.
Ce n’est pas à l’université que vous allez apprendre tout ça. Encore moins dans les « médias-du-troupeau ».
P.s.
Pour l’instant, et depuis que notre monnaie est de la dette, l’indépendance des pays n’a plus aucune signification dans le réel…
Tant que les oligarques détiendront le pouvoir d’émettre de la « monnaie-dette », ce sont eux qui seront les seuls « souverains »…
Sebas écrit: « La majorité des individus ne possèdent pas une maison libre de dette (et les montants des hypothèques ne cessent d’augmenter). Les jeunes ne peuvent presque plus se payer ce genre de dette: je suis en train de me dire que c’est une bonne chose ».
Ce propos revient à dire que les jeunes ont de moins en moins accès à la propriété et que c’est bien ainsi.
Je ne le crois pas, car vaut mieux être propriétaire que locataire. Le premier est toujours plus responsable que le deuxième; en plus il capitalise.
Et ce n’est pas être » collectiviste » que d’être en faveur de la propriété individuelle.
Comme quoi placer les gens dans de petites cases, bien que possiblement réconfortant, n’est guère utile.
Dans une élection, un gouvernement se bat lui-même; ce n’est pas l’Opposition qui le bat. Tout le monde sait ça sauf les perdants. Il en va ainsi – et même davantage – pour les révolutions ou pour tout changement majeur de statut politique. Aucune révolution ne s’est jamais faite sans rage (qui n’est que l’expression intuitive collective de la volonté de changement), ni l’américaine, ni la française, ni la britannique, ni la russe, ni la cubaine, ni la décolonisation africaine. On change parce qu’on en a marre, parce que le statu quo est insupportable. Les idées et les idéaux n’ont rien à y voir, sauf marginalement et sauf chez une minorité. Chanter « À partir d’aujourd’hui, demain nous appartient » est un hochet bénin (j’ai droit de le dire vu que je l’ai écrit). La rage est le seul moteur sine qua non de tout changement radical de cap. Meech est passé à deux doigts d’être cela. À l’inverse, le référendum de 1980 n’a pas disposé un seuil instant de la pulsion intuitive de la rage. C’est ce qui a permis à l’adversaire de mettre à feu ses propres rages (les Yvette) et les autres moteurs intuitifs dont il disposait (essentiellement la peur, comme du temps du coup de la Brinks).
Or au Québec, les souverainistes officiels ont une vision passive des choses, comme si on était devant la météo: on attend que Jocelyne Blouin nous dise que le vent rageur du changement va se lever, que les « conditions gagnante » s’en viennent sans qu’on ait rien à y faire d’autre que de se laisser porter par elles si jamais elles apparaissent et avec elles le confortable consensus. Alors les uns disent « restons à l’écoute de la météo, Jocelyne aura peut-être de bonnes nouvelles, qui sait? » Les autres disent « c’est pas demain la veille, donc vaquons pragmatiquement à autre chose qui ne demande pas de grand vent ». Bref, comme pour tous nos autres problèmes (du toit du stade au décrochage en passant par la santé), on attend que quelque chose se passe qui nous dispense d’agir, nous dispense de « faire pour », nous dispense de décider, nous épargne de « prendre nos chances ». On attend passivement le grand soir de la météo favorable. Ben quoi! Avec Meech, on n’avait rien eu à faire non plus: Trudeau et Terre-Neuve avaient fait à notre place la job de faire monter la rage. Alors attendons, ou prions Saint-André que ça se passe encore…
Non, non, et non! Ça va faire! S’il y a de l’odieux dans le statu quo, s’il y en a vraiment, mettons le doigt dessus; et si cet odieux est vraiment enrageant, alors il le sera tant à droite qu’à gauche. Puis enrageons-nous pou vrai et enrageons les nôtres. Plus encore, créons le symbole qui concentre la rage sur un seul oriflamme. Ça prend toujours des symboles. La Bastille fut cela pour les Français, le Boston Tea Party pour les Américains, et Meech le fut quasiment pour nous. Et le conflit des Gens de l’air nous a donné le 15 novembre 1976, ce qui n’était déjà pas si mal. Des symboles! Même triviaux, même partiels, ils sont néanmoins universels du fait que la rage a des bases universelles. Des appels à l’intuition, au supra-rationnel! Pas des exercices comptables ni des décimales constitutionnelles ni des thèses sociales de gauche ou de droite. Pas des trucs pour initiés ou idéologues. De vraies figures emblématiques de l’odieux du statu quo. Des trucs qui donnent le frisson et qui propulsent, qui font se lever, qui donnent l’élan. Des trucs univoques qui disent « assez, c’est assez » sans nuance. La météo, faut pas l’attendre, faut la faire. L’Histoire n’offre aucune exception à cette règle. Rien ne vient jamais tout seul, ni par magie, ni par bons sentiments, ni par vertu alléguée, ni par quelque déterminisme qui dispense d’agir. Nous ne serons jamais souverains du seul fait qu’on y a droit ni que ça serait « une bonne chose ». Ça prend la rage. Le contraire de « c’est pas si pire ».
Mais attention: autant la rage et les symboles enrageants sont la mise à feu essentielle de toute dynamique de changement, autant, comme tout élan, ils sont éphémères. Et ils ne sont collectifs comme un tsunami que pour un court temps. Bourrassa avait compris ça. Pas nous. On paie encore. On attend…
Stéphane Venne
@ Marc Tremblay:
Votre façon d’interpréter mon message me laisse bouche bée.
@ Sebas,
Bonne question !
@Sebas,
C’est possible que je vous ai mal interprété.
Ça serait intéressant de savoir en quoi.
Je suis disposé à changer la nature de mon commentaire. Encore faudrait-il que vous alliez au-dela de votre mutisme.
En passant, j’ai toujours entendu dire qu’une hypothèque sur une maison était un investissement et non une dette.
Je vous invite à aller sur YouTube voir le lipdub catalan. Faites une recherche sur « lipdub independence world record ». Pour ou contre, on ne peut pas rester insensible face à une telle réussiste vidéo. Magique!
M. Venne,
Vous apportez une réponse plausible et excitante à une bonne question.
À radio X, je n’ai entendu jusqu’à il y a un ou deux mois Stéphane Dupont et Joanne Marcotte ne parler que de colère.
après avoir réécouté à partir d’ici C’est le début d’un temps nouveau, et m’être relu ailleurs ici Le drapeau, est-ce que ça vous tente de rejouer au poète ?
Pour avoir entendu Aragon grâce à Ferrat, je sais que le poète a toujours raison, et même quand il prétend que la femme est l’avenir de l’homme. Si la femme est l’avenir de l’homme et que la tendance se maintient comme disait Bernard De Rome, l’avenir est l’avenir de la femme, mais pour quelques générations seulement.
Une semaine plus tard, la pluie tombée… Le plus remarquable…
Dans son discours, Jos Facal n’a pas daigné opportun de rappeler aux actions naitonalistes les deux raisons fondamentales, inéluctables, qui dictent inévitablement l’indépendance.
1- Fonder un pays, pour se détacher du parlement d’Ottawa.
Pour annuler ses pouvoirs de dépenser qui minent les politiques fiscales, économiques et culturelles du Québec, en faveur la minorité anglo-saxon canadienne.
Qui ne respecte pas la langue de travail française, dans ses institutions situées au Québec.
Qui permet, aux entreprises à charte fédérale, d’écarter aussi le français comme langue de travail. Assurant ainsi l’éventuelle assimilation des francophones et des immigrants, par le travail dans la langue de l’unité anglo-canadienn.
2- Fonder un pays, pour se détacher de la Cour suprême anglaise
Une Cour qui impose au Québec une constitution modifié sans référendum. Donc, illégitime.
Une Cour qui impose au Québec un régime d’apartheid, une seconde société d’accueil pour blancs anglo-saxons canadiens.
Une Cour qui mine les fondements même de la démocratie, en annulant la légalité d’un vote unanime des députés, dument élus, de l’Assemblée Nationale.
le 30 oct 2010 à 16:08 Alexis Cossette-Trudel
Tout renforcement de la loi 101 serait immédiatement remis en cause par la Cour suprême et n’importe quel immigrant nouvellement reçu comme citoyen et ne parlant même pas le français peut, en invoquant la Charte des droits, réduire en miettes les consensus sociopolitiques de notre peuple, son histoire et ses valeurs!
Il faut briser ce régime de droit colonialiste. Qui conduit tout droit à l’assimilation et puis à la disparition.
SP
@ Joseph Facal,
À mon avis, le vide politique existant depuis plusieurs années au Québec, pour un solide parti politique de centre-droit, serait drôlement bien comblé par l’éventuel parti que vous pourriez prochainement fonder avec François Legault.
ET je souhaite fortement que plusieurs personnalités politiques de votre trempe se joignent bientôt à votre initiative.
Avec ou sans l’ADQ, votre regroupement pourrait soit :
- aspirer à former prochainement un solide gouvernement de coalition avec le PQ, possiblement à long terme, si celui-ci était intéresseé par une telle éventualité, ou
- aspirer à devenir prochainement l’opposition officielle du PQ qui pourrait alors aspirer à former un prochain gouvernement minoritaire, ou encore,
- aspirer à devenir, temporairement, le troisième parti qui pourrait fort probablement détenir la balance du pouvoir.
Dans un cas comme dans l’autre vous êtes gagnant.
Je crois que le Québec a vraiment besoin de vous, de monsieur Legault et de vos sympathisants :
1) pour la période nécessaire au redressement des finances et au renforcement conséquent du positionnement national, via l’immigration et autres moyens requis, sur l’échiquier canadien et nord-américain,
2) pour la période de repositionnement post-redressement, et
3) pour la réalisation de l’indépendance du Québec si la population du Québec en exprime alors très clairement et très majoritairement le désir
J’endosse le message de Claude Pelletier à 100%
Bonne nuit à tous.
(et bonnes réflexions)
Depuis 1867, tous les gouvernements du Québec se sont situés au centre. Jamais au centre-gauche ou au centre-droit.
Si le mouvement de M. Legault veut percer, il devra se situer aussi au centre.
@ Marc Tremblay:
Duplessis, pas loin du centre? Ah bon, content de l’apprendre.
« La Grande Noirceur inventée
La Presse/Opinion, 2010-10-23, Denis Vaugeois, l’auteur est éditeur et historien.
Ce texte est tiré de la préface qu’il signe dans l’ouvrage «Duplessis, Son milieu, son époque».*
On a diabolisé Maurice Duplessis et on a inventé une période de Grande Noirceur dont il aurait été l’artisan. Tel Josué, Duplessis aurait arrêté le soleil! Un jour, j’ai voulu y voir clair. J’ai tapé « Grande Noirceur » sur Google.
J’ai eu droit à une belle entrevue de Fernand Dumont; j’ai appris que sous Duplessis, il s’était créé 100 000 emplois en 10 ans (1946-1956) (Robert Bourassa devancé par Maurice Duplessis !), que le salaire moyen avait plus que doublé pendant la même période, qu’un million de jeunes étaient fortement scolarisés en 1960 et qu’ils furent en réalité les vrais artisans de la Révolution tranquille. J’ai surtout eu droit à une entrevue avec le sociologue Jean-Philippe Warren racontant, sourire en coin, que lors d’un colloque tenu en 1972, Jacques Ferron, grand contestataire devant l’Éternel, avait demandé : « La Grande Noirceur dont vous parlez, elle a bien eu lieu autour des années 1950 ? C’est curieux, ce sont mes belles années, je ne me suis rendu compte de rien. » J’ai le même problème que Jacques Ferron. Moi non plus, je ne me suis rendu compte de rien ou, du moins, je n’ai pas eu plus de griefs contre Duplessis que j’en ai eu contre Pierre Elliott Trudeau. Duplessis pratiquait la chasse au communisme alors que Trudeau la faisait au séparatisme – et avec pas mal plus de dommages. Si je mets la Loi du cadenas en parallèle avec la Loi des mesures de guerre, franchement la cause est vite entendue. J’ai toujours pensé que Duplessis avait pris la vague et faisait du surf sur la peur du communisme.
(…)
Le champion de l’autonomie provinciale
(…)
Contrairement, là aussi, à une fausse idée reçue, les collèges classiques n’étaient pas les repères d’une petite élite bourgeoise. Ils accueillaient des jeunes dont les parents étaient conscients de l’importance de l’instruction.
Les parents faisaient les sacrifices nécessaires, les curés des paroisses qui avaient repéré les enfants les plus talentueux cherchaient de généreux bienfaiteurs, les autorités des institutions en cause géraient de façon serrée, les prêtres ne gagnaient à peu près rien. Bien sûr, la fonction première de ces institutions était de former de futurs prêtres, mais les autorités acceptaient que tous n’aient pas la vocation. « Beaucoup d’appelés, peu d’élus. » Le jeune Duplessis est un vrai Trifluvien
(…)
Les libéraux lui ont montré la façon de gagner des élections. Il s’en souviendra : le patronage fait partie du jeu politique depuis belle lurette.
Mais rien ne remplace la ferveur populaire. Il le comprend vite. Il s’inquiète de l’emploi pour les ouvriers, des salaires aussi. Au lendemain de la guerre, la reprise économique est au rendez-vous ; les gens travaillent. À Trois-Rivières, les moulins à papier tournent à pleine capacité, la Canron (Canada Iron) perpétue la tradition du fer, la Wabasso ou la Westinghouse paient de moins bons salaires à leurs employées féminines, mais celles-ci font tout de même leur entrée dans le monde du travail. L’activité industrielle de Trois-Rivières est à l’image de celle de la région et, en un sens, de celle du Québec. Duplessis sait que cette reprise est fragile. La nervosité des patrons l’inquiète, l’agitation des syndicats aussi. Il veille au grain. Il ne veut pas de conflits. Il connaît le drame du chômage ; il l’a côtoyé.
(…)
Duplessis ne pardonnera pas à Adélard Godbout, premier ministre de 1939 à 1944, les concessions faites au fédéral « pour le temps de la guerre ». Réformiste lucide, Godbout réalise pourtant plusieurs bons coups, dont la création d’Hydro-Québec, mais il se laisse duper par Ottawa, confie au fédéral l’entière compétence en matière d’assurance-chômage et cède « le droit exclusif de lever les grands impôts directs ». [voilà résumé la source du conflit autonomiste du Québec]
Leur reconquête alimentera l’action de Duplessis à partir de 1944 : protéger et défendre le « butin » du Québec devient son slogan. Le chef de l’Union nationale sera le champion de l’autonomie provinciale ; il luttera contre toute intrusion fédérale. Et il saura être convaincant ! J’ai le souvenir de mon père qui refusait les allocations familiales instaurées en 1944 par le gouvernement King. Mon père appartenait à une famille libérale, mais l’autonomie provinciale, c’était sacré.
* Publié par les éditions du Septentrion, le livre sera en librairie la semaine prochaine. »
http://www.cyberpresse.ca/opinions/201010/21/01-4334837-la-grande-noirceur-inventee.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_opinions_652_section_POS1
Bon d’accord, Sebas, Duplessis était un peu à la droite du centre. Mais l’époque s’y prêtait bien acec un vent de droite, d’extrême droite qui soufflait partout dans le monde.
« un peu à la droite du centre »
Hahahaha!!!
Si Duplessis était un peu à droite du centre, ça veut donc dire que Charest, est de l’extrême gauche…?
Plus capable!
J’ai des crampes au ventre…
;-)))
Non, Charest est carrément au centre.
Sebas, vous auriez moins de crampes si vous acceptiez que les gens qui ne pensent pas comme vous méritent votre respect et non vos sarcasmes…
J’endosse à 100% le commentaire suivant de claude pelletier dans Discours à l’Action Nationale :
»À mon avis, le vide politique existant depuis plusieurs années au Québec, pour un solide parti politique de centre-droit, serait drôlement bien comblé par l’éventuel parti que vous pourriez prochainement fonder avec François Legault.
ET je souhaite fortement que plusieurs personnalités politiques de votre trempe se joignent bientôt à votre initiative.
Avec ou sans l’ADQ, votre regroupement pourrait soit :
- aspirer à former prochainement un solide gouvernement de coalition avec le PQ, possiblement à long terme, si celui-ci était intéresseé par une telle éventualité, ou
- aspirer à devenir prochainement l’opposition officielle du PQ qui pourrait alors aspirer à former un prochain gouvernement minoritaire, ou encore,
- aspirer à devenir, temporairement, le troisième parti qui pourrait fort probablement détenir la balance du pouvoir.
Dans un cas comme dans l’autre vous êtes gagnant.
Je crois que le Québec a vraiment besoin de vous, de monsieur Legault et de vos sympathisants :
1) pour la période nécessaire au redressement des finances et au renforcement conséquent du positionnement national, via l’immigration et autres moyens requis, sur l’échiquier canadien, nord-américain, européen, asiatique, sud-américain et autres :
2) pour la période de repositionnement post-redressement, et
3) pour la réalisation de l’indépendance du Québec si la population du Québec en exprime alors très clairement et très majoritairement le désir
Quant à moi il est difficile de savoir où se situe Charest, vu le fait qu’il ne fait pas grand-chose…si c’est au centre, c’est un centre vide, ou mou, ou les deux… :)
simple citoyen
Comme ce nouveau parti ne diviserait à peu près que le vote francophone, c’est le PLQ qui serait gagnant d’après moi.
Tout à fait, Carole.
@ Simple citoyen et Claude Pelletier:
Je n’avais mal lu la fin du texte de Claude Pelletier.
Je n’endosse pas ceci:
1) pour la période nécessaire au redressement des finances et au renforcement conséquent du positionnement national, via l’immigration et autres moyens requis, sur l’échiquier canadien et nord-américain,
3) pour la réalisation de l’indépendance du Québec si la population du Québec en exprime alors très clairement et très majoritairement le désir
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Nous recevons déjà trop d’immigrants…
C’est de la pure folie de vouloir augmenter ce nombre encore plus.
Et j’aimerais bien mieux les idées de Maxime Bernier que la séparation.
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@ Marc Tremblay:
Vous persistez et signez?
«Duplessis un peu à la droite du centre »
«Charest au centre»
Permettez à mon ventre d’avoir des crampes, sinon là c’est vrai que je vais avoir des commentaires moins respectueux.
Et si plusieurs péquistes pensent comme vous, il ne faut pas se demander pourquoi si peu d’électeurs votent pour ce parti…
p.s.
Si on se rencontrait dans la rue, je ne parlerais même pas de politique avec vous. Vous semblez être une personne plutôt gentille. Ce sont vos idées qui me font capoter…
;-)
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@ Virginie qui écrit:
Quant à moi il est difficile de savoir où se situe Charest, vu le fait qu’il ne fait pas grand-chose…si c’est au centre, c’est un centre vide, ou mou, ou les deux… :)
-Il dépense comme un adepte de vidéo-poker;
-Il endette le Québec de 10 000 000 000 $ /an;
-Il augmente sans cesse la « bourreaucratie »;
-Il ne cesse d’augmenter les mesures liberticides;
-Etc
Une chance « qu’il ne fait pas grand chose » (sic).
;-)
Et tout ça c’est loin d’être des mesures dignes d’un parti « non-gauchiste »…
« J’avais mal lu la fin du texte de Claude Pelletier. »
« Et j’aime bien mieux les idées de Maxime Bernier que la séparation. »
Sebas,
Ce ne sont pas vos idées qui me font capoter. J’en ai vu d’autres. Mes idées ont au moins le mérite d’être claires : je suis souverainiste et pour la socialdémocratie.
Ce que je déplore, c’est que vous faites des affirmations comme si vous étiez un grand expert sur tous les sujets. Vous ne citez généralement pas vos sources, ce qui fait qu’on ne peut pas vérifier ce que vous écrivez. Il est aussi difficile de vous croire qu’il est impossible de vous contredire. C’est comme de prouver ou de nier l’existence de Dieu.
Vous semblez vous considérer comme une personne évoluée parce que vous avez déjà cru dans la souveraineté et le collectivisme et que vous n’y croyez plus.
Immanquablement, ceux qui n’ont pas évolué (sic) comme vous sont en retard.
Comment dialoguer -et non diagueuler – avec vous ?