Dieu est partout (encore)
21 mai 2009 par Joseph Facal
Vous avez tort de regarder de haut Drummondville. Il s’y passe des choses très importantes.
Des parents de l’endroit viennent de s’adresser au tribunal pour obtenir que leurs enfants soient exemptés du nouveau cours d’Éthique et culture religieuse (ECR).
Ce cours obligatoire remplace l’ancien régime qui donnait le choix entre l’enseignement de la religion catholique ou protestante, ou l’enseignement moral. Les parents sont des catholiques qui invoquent que c’est eux et non l’État qui devraient avoir le dernier mot en matière d’éducation religieuse.
J’avoue que l’ancien régime me chicotait. J’ai toujours pensé que ce n’est pas une des missions de l’école que de transmettre une foi religieuse particulière. C’est aux autorités religieuses et aux parents que ce rôle incombe, si ces derniers y tiennent tant que ça.
Mais le gouvernement, lui, plaide que le cours ne vise qu’à former de bons petits Québécois ouverts à la diversité d’aujourd’hui, en les initiant aux différentes cultures et aux différentes religions. De la pure foutaise.
Supposons, comme le notait Christian Rioux du Devoir, que vous voulez initier les enfants à la littérature arabe. Ne serait-il pas plus logique de le faire dans un cours de littérature donné par un professeur dont c’est la spécialité ?
Si vous voulez initier les enfants à l’histoire des religions amérindiennes, un cours d’histoire donné par un historien de métier ne serait-il pas la façon toute désignée ?
Autrement dit, si on enlève du cours d’ECR tout ce qui normalement devrait trouver sa place dans des cours déjà prévus au programme, que reste-t-il ?
Il reste la véritable intention des promoteurs du cours : non pas ouvrir les enfants à la différence, comme s’ils étaient présentement «fermés», mais plutôt les convertir à leurs vues.
Et quelles sont ces vues ? Mais tout simplement, le nouveau catéchisme du Québec moderne : le multiculturalisme à la canadienne, les droits individuels érigés en absolus, les Chartes.
Nous sommes simplement en train de remplacer une religion par une autre. Nouvelles soutanes, nouveau discours, même mentalité.
Allez lire les documents produits par les promoteurs du cours ECR. Si j’avais de la place, je vous citerais des extraits ahurissants.
L’enfant doit en venir à trouver normal, full cool, que son petit copain sikh porte un couteau, ou que l’on déplace une date d’examen pour cause de fête religieuse. Si vous êtes contre, vous êtes «nostalgique» et souffrez de «repli identitaire».
Au fond, ce sont toujours les mêmes questions qui reviennent.
Pour qu’un immigrant s’intègre, qui doit faire le plus gros du chemin, lui ou la société qui l’accueille ?
Est-ce que la majorité a le droit de poser ses valeurs forgées par 400 ans d’histoire comme culture de convergence ?
Les pratiques religieuses doivent-elles être confinées à la sphère privée et dans les lieux de culte prévus pour cela ? Ou les institutions publiques doivent-elles se transformer pour accueillir désormais toutes les croyances ?
Comme le notait une collègue, après dix ans d’un tel matraquage idéologique, nos enfants ne sauront sans doute pas grand-chose de l’histoire des religions, mais il n’y a pas une seule demande d’«accommodement», aussi exagérée soit-elle, qui ne leur semblera pas «raisonnable».
C’est le vrai but de ce cours.
30 réponses à “Dieu est partout (encore)”

Mr. Facal, j’aimerais tenter de répondre, en une certaine mesure, à la question que vous posiez, soit: « Pour qu’un immigrant s’intègre, qui doit faire le plus gros du chemin, lui ou la société qui l’accueille? » J’ai eu le privilège d’oeuvrer auprès d’enfants issus du quartier Côte-Des-Neiges pendant 15 ans en organisant des activités récréatives pour eux dans une école locale. Moi et mon équipe de bénévoles visitions leurs familles hebdomadairement. Ce que j’ai constaté est ceci: pour plusieurs d’entre eux, nous avons été les seuls « québécois de souche » qui ont entré véritablement en contact avec, et ce, bien qu’ils habitaient le Québec depuis plusieurs années déjà. Ces gens venaient du Laos, du Cambodge, d’Haïti, du Sri Lanka, etc., et AUCUN québécois n’avait, à ce jour, cherché à entrer en contact avec eux, bien que pour eux, leurs maisons étaient toute grande ouverte à nous recevoir et à nous révéler toute la beauté de leur richesse culturelle. On leur a fait découvrir la cabane à sucre, l’observation de la grande Oie blanche, les baleines, la randonnée dans nos parcs provinciaux, la poutine, etc. Suite à une de nos sorties, un enfant d’immigrant m’a même témoigné, un jour: « Avant, j’haïssais le Québec. Maintenant, je l’adore! »
Montréal est LA ville où les immigrants entrent généralement en grand nombre au Québec, mais je constate l’exode de celle-ci par les Québécois de « souche ». Montréal est un « beigne » culturel québécois. Il y a un grand vide, un trou au milieu. On a peur de l’immigrant, et on se sauve dans la banlieue… L’immigrant (ou le réfugié) a eu le courage de venir s’installer à nos portes. Au lieu de le fuir, tentons donc d’aller vers lui et le connaître. On ne pourra que s’enrichir!
A Michel Emond,
votre intervention auprès des enfants immigrants est louable mais, néanmoins, je crois que vous tombez dans le même panneau que Bouchard-Tayler en cherchant à culpabiliser les québécois de ne pas « courrir au devant » des immigrants. Bien entendu, il n’est pas facile pour des personnes d’aller s’installer dans une autre société et s’y adapter mais il ne revient pas à la société d’accueil de le faire à leur place. La société d’accueil met différents services à leur disposition mais c’est à ces personnes de les utiliser, on n’a pas à les supplier de le faire. Et, dans la réalité des faits, on constate que très souvent, ce sont les immigrés eux-mêmes qui ne sont pas très intéressés à se mêler à leur société d’accueil: ils préfèrent vivre entre eux, selon leurs coutumes, ce qui révèle de leur part peu d’ouverture à la nouveauté une faible capacité d’adaptation. Les immigrés qui désirent vraiment vivre en québécois, le font s’en qu’on ait à les forcer: ce sont des gens qui s’intègrent assez rapidement et ils sont si bien adaptés que mis à part leurs caractéristiques physiques s’il y a lieu, ils ont l’air de vrais québécois avec leurs qualités et leurs défauts. Quand on va ailleurs, c’est ce qu’il faut faire: on ne reste pas dans son coin sinon, il vaut mieux rester chez soi.
Monsieur Facal,
je suis d’accord avec vous que l’enseignement religieux n’est d’aucune facon la responsabilité de l’Etat. Si les parents croient vraiment dans leur religion, il leur revient, avec les ministres de leur religion, d’enseigner leur croyance à leurs enfants et, la meilleure facon de le faire, c’est par l’exemple. Si les parents ne pratiquent pas eux-mêmes leur propre religion, comment peuvent-ils s’attendre à développer chez leurs enfants leur croyance? Et comme tous n’ont pas la même croyance, il est tout-à-fait normal que les parents ne veulent par d’un enseignement multi-religieux. Il reste donc aux parents d’une même religion d’organiser eux-mêmes l’enseignement de leur croyance à leurs enfants. Le Gouvernement n’a absolument pas à se mêler de cela. Je pense comme vous que le Gouvernement Libéral (que de nom) utilise ce sujet pour pouvoir bourrer le crâne des enfants du bienfait des vertus du multiculturalisme ou l’art de se nier soi-même. D’ailleurs, le Gouvernement Libéral fait la même chose avec l’enseignement de l’histoire du Québec: il cache notre vraie histoire afin de faire ressortir l’aspect fédéraliste. Encore une fois, c’est l’art de se nier soi-même. Non seulement les signes religieux n’ont pas leur place à l’Assemblée Nationale et à l’école mais le Parti Libéral non plus.
Mr. René, merci pour vos commentaires. En effet, on a souvent l’impression que les immigrants préfèrent la « ghettoïsation » des leurs, quand, en fait, ils n’attendaient que nous – mais ça, on ne le découvre qu’une fois qu’on en a fait l’expérience véritable et personnelle. Quand on a fait les premiers pas. S’ils vivent ensembles, c’est que ça fait moins peur, au départ. C’est plus pratique aussi, et je ne leur en voudrait pas d’agir ainsi. Je ferais ainsi si j’allais habiter en Floride… Cela ne révèle absolument pas leur manque d’ouverture. Ne serait-ce plutôt pas le nôtre? Oui, comme société d’accueil, on leur offre une panoplie de services – je paie mes taxes pour cela. Mais, outre l’aspect bureaucratique, où est l’aspect accueillant du Québec pour l’immigrant? Nous devrions encourager et soutenir tous ceux et celles qui concrétisent l’aspect d’accueil par un véritable contact humain, afin de faire connaître cette joie de vivre québécoise.
Va pour l’endoctrinement au multiculturalisme, au communautarisme ou à toute autre forme de relativisme culturel, ce programme fait le jeux des conservateurs religieux de toutes confessions en ce qu’il fait la promotion du religieux comme source de normativité morale mais JAMAIS il ne fait mention des normes éthiques non-religieuses qui sont le socle des sociétés démocratiques à savoir les droits humains proclamés dans les diverses chartes et déclarations universelle. Ce cours fait l’impasse sur l’universalité des principes éthiques et la référence aux droits de l’homme pour résoudre des problèmes moraux. En fait le seul droit qui intéresse les concepteurs de ce programme (et les tenants de la laïcité ouverte soit dit en passant) c’est la liberté de religion. Tout le reste est ignoré. On aura compris que les religieux entretiennent une détestation des droits de l’homme en ce qu’ils constituent de fait un critère qui, lorsqu’il s’applique à certaines pratiques religieuses en font apparaître l’immoralité manifeste. De fait, ce sours en confinant l’éthique à une simple contemplation des différences et en ne prônant aucun principe universel anesthésie de fait toute position critique et rend impossible toute forme de délibération commune.
Je me suis amusée un soir à vérifier l’occurence de certains mots clés dans le libellé du programme. Voici ce que cela donne :
Éthique (175 occurrences)
Mais ce concept est presque toujours accompagné de la mention des mots « religieux » ou « religion » dans la même phrase comme dans l’expression « éthique et culture religieuse » et quelques variantes du même type.
Autrement, ce concept n’est jamais employé seul mais toujours précédé du mot « questionnement » ou du mot « réflexion », ce qui en affaiblit la portée. Ce concept n’est jamais employé dans les expressions les plus courantes en philosophie éthique comme « philosophie éthique », « principe éthique », « éthique appliquée », « théorie éthique », « règle éthique », ou « code d’éthique »
Philosophie ( 0 occurrence) Rationalité ( 0 )
Philosophique(s) ( 8 occurrences )
Mais
mentionné pour nier la pertinence d’étudier trop attentivement les systèmes philosophiques ( v. Préambule, Changement d’orientation) ( 1 occurrence)
mentionné comme alternative au sacré ou au religieux dans la même phrase (3 occurrences)
mentionné dans un titre proposé dans la bibliographie (donc pas le choix !) (4 occurrences)
Humanisme ( 0 occurrence )
Liberté de conscience ( 2 occurrences, préambule, rôle de l’enseignant, n’est pas un élément prescrit)
Dignité humaine ( 3 occurrences en annexes, n’est pas un élément prescrit)
Droits de l’homme ( 1 occurrence, exemple indicatif, n’est pas un élément prescrit)
Droits de la personne ( 0 occurrence)
Déclaration universelle des droits de l’homme ( 0 occurrence, pourtant LE référentiel éthique du 20e siècle ?! )
Principe universel ( 0) Impératif catégorique ( 0)
Universel ( 1 occurrence non-bibliographique) Comme pour le mot « philosophique » ce mot est employé pour être aussitôt nié ou réfuté. Lorsqu’un thème universel, comme le bonheur, l’amitié ou la justice, est évoqué « la situation devra être porteuse de tensions et de conflits de valeurs » ( p. 294) On écarte donc la possibilité que ces thèmes puissent être des occasions de définir des préoccupations humaines universelles. Valeurs communes ( 2 occurrences)
Ressemblances ( 6 occurrences, terme toujours utilisé dans l’expression « ressemblances et différences »)
Différence(s) ( 24 occurrences) Diversité ( 63 occurrences)
Religion (s) Religieuse(s) Religieux ( 507 occurrences)
Divin ( 29) Spirituel ( 9) Sacré ( 13)
Je vous invite à lire quelques analyses du contenu de ce cours :
http://www.vigile.net/La-laicisation-du-systeme-scolaire
http://www.vigile.net/Faussetes-et-incoherences
Décriminaliser l’identité nationale
http://www.vigile.net/Decriminaliser-l-identite
J’ai l’impression qu’il y a une chose que les gens non-religieux n’ont pas l’air à comprendre.
On peut ben vouloir d’écarter l’expression religieuse du sphère publique, mais les religions– du moins le christianisme– exige qu’on n’agi pas en chrétien, ou s’exprime en chrétien– uniquement chez soi.
Pourquoi est-ce qu’on ne demande pas aux parents ce qu’ils veulent?
Le cours d’éthique et culture religieuse (ECR) n’a rien voir avec la question nationale. Il s’agit tout simplement d’une étape intermédiaire obligée dans le cheminement vers la complète déconfessionnalisation du système d’éducation. Probablement d’ ici 10 ou 20 ans il sera éliminé et rien ne le remplacera, et ce sera tant mieux comme ca.
La loi 101 a été un succès car l’on est parti du bon objectif et des bons constats. L’objectif était de s’assurer que le français redevienne la langue principale en usage au Québec, et le constat était que l’on peut difficilement changer les adultes, mais qu’il est possible d’agir sur les enfants. Trente ans après, le français n’est plus vraiment en danger au Québec.
Cependant, la loi 101 n’avait pas vraiment pour objectif de créer une conscience nationale partagée par tous ses citoyens au Québec. Pour ce faire, il faudrait que les enfants de différentes origines se côtoient pendant plusieurs années, et ce, dans un environnement où la culture québécoise est prédominante.
En d’autres mots, il faudrait que dans chaque classe il y ait une certaine uniformité dans les origines des parents. En simplifiant, dans une classe typique de 30 élevés, il pourrait il y avoir 20 enfants dont les parents seraient québécois depuis au moins deux générations, tandis que les 10 autres seraient équilibrés en termes d’origines ethniques: par exemple, 3 petits italiens, 2 petits haïtiens, 2 petits arabes, 1 petit grec, 1 petit vietnamien, 1 petit juif. Si un tel concept était adopté, dans 30 ans les québécois de toutes origine auraient une conscience nationale, et ce, peu importe qui serait au pouvoir a Ottawa.
Malheureusement, aujourd’hui, aucun politicien ne proposerait une telle solution, de peur de se faire lyncher sur la place publique, mais elle est tout à fait réalisable dans la pratique. Par exemple, le concept du «bussing» pour rapprocher les blancs des noirs a été largement utilisé aux États-Unis entre les années 70 et les années 90. Il a joué un rôle majeur dans l’intégration des deux communautés. Par ailleurs, en éliminant la subvention de 60% aux écoles privées (j’entends déjà des hauts cris) plusieurs écoles qui desservent des groupes ethniques/religieux particuliers, dont le souci de s’intégrer à leur communauté d’accueil est pour ainsi dire, peu développé, ne seraient plus rentables et fermeraient. Les enfants issus de ces groupes seraient donc redirigés vers le système public où ces règles s’appliqueraient.
Je sais, je rêve, mais il me semble que cette méthode serait drôlement plus efficace que celle que Madame Marois a proposée.
Les enfants ont la chance de connaitre et d’apprendre toutes les religions, les parents qui ne sont pas portés sur la religion ne montrent plus rien à leurs enfants, il faut savoir ce qui se passe dans le monde, pas seulement ce qui se passe ici,dans notre beau Québec,, les protestants,anglicans et les autres dénominations avaient des Sunday School, et ils étudiaient ,entre autres choses ..ce qui avait rapport à certaines religions,,je ne sais pas si ces cours existent encore, moi, à la petite école , j,ai appris le cathéchisme,l’histoire sainte, l’histoire générale en plus de l’histoire du Canada,et les profs nous donnaient des notions de l’histoire des autres religions, car nous habitions dans un village composé d’irlandais, d’écossais , de polonais,,de juifs, et de catholiques, de protestants, d’ anglicans,de presbytériens, ..et pour savoir comment vivre harmonieusement avec tous ces gens il a fallu apprendre leurs croyances, cela nous a aidés à comprendre et à accepter les différentes religions , les membres de ma famille proche sont catholiques, protestants, anglicans,orthodoxes, témoins de jéhovah, mormons,musulmans,,juifs, et boudhistes ( j’ai une grande famille)j,ai plusieurs soeurs, frères, belles -soeurs, beaux-frères,nièces et neveux,et leur conjoints,,c,est un melting-pot et tous nous parlons français .. mais, il y a une règle d’or..à la maison , nous ne parlons pas de religion,ni de politique,ce sont des sujets trop personnels et ce sont des sujets chauds,,merci.
Vous ne l’avez pas encore compris, hein monsieur Facal? Hé bien, je vais vous l’expliquer, moi!
Le cours d’Éthique et culture religieuse brime la liberté de choix des parents en le rendant obligatoire, afin que TOUS les étudiants et que TOUTES les étudiantes puissent se faire brainwasher à coup de publicités subliminales pour Mère Térésa David et son parti communiste appelé Culbecistan suicidaire et fémi-fasciste.
Grâce aux travail de recherche fouillé de Sylvain Bouchard du FM 93,3, on a pu tous et toutes découvrir l’arnaque de ce cours inutile de RELIGION D’ÉTAT: la génération de demain doit avoir les préceptes de Culbecistan suicidaire et fémi-fasciste ancrés dans le cerveau et le culte érigé à la personnalité de Mère Térésa David fait partie de ce brainwashage communiste.
La bouillie religieuse n’est qu’un avant-goût et elle ne sert qu’à détruire notre identité pour que les jeunes n’aient plus aucun repère culturel, car c’est en cassant le repère culturel de quelqu’un que ce quelqu’un devient largement influençable et apte à gober n’importe quelles sornettes et idées meurtrières et réactionnaires, le communisme n’étant que ça, ce qui est l’objectif principal de ce cours inutile de RELIGION D’ÉTAT.
Les libéraux ont bien calculé leur coup, car chaque vote pour Culbecistan suicidaire et fémi-fasciste est en réalité un vote pour les libéraux, car il divise le vote souverainiste, ce qui nuit au PQ.
Si la nouvelle génération a les idées de CSFF ancrées en eux, ils vont voter pour cette caricature de l’extrême-gauche, ce qui permettra ni plus ni moins aux libéraux de se maintenir au pouvoir à vie dû à la division du vote.
Diviser pour mieux régner, c’est digne de Machiavel!
Monsieur Facal, le cours d’Éthique et culture religieuse n’est ni plus ni moins que machiavélique.
P.S.: En passant, je suis contre tout cours de religion à l’école, que ce cours en soit un de religion confessionnelle comme c’était le cas avant ou de religion d’État comme c’est le cas présentement.
Les plus grands perdants de ce cours, ce sont les athées qui doivent faire subir à leurs enfants ce cours inutile de religion d’État, ceux qui veulent une vraie laïcité d’État (toute les religions hors de la sphère publique) et les anti-communistes (en gros, 95% de la population du Québec, quoique quand on se balade dans la blogosphère, on a l’impression que c’est l’inverse, mais bon).
Si le Québec était un véritable état laïque, il ne devrait y avoir aucun enseignement religieux à l’école publique, même pas un cours d’éthique et culture religieuse. À mon avis on devrait supprimer ce cours totalement et le remplacer par un cours de morale. Contrairement à ce que prétendent les religieux, la morale n’est pas issue des religions. Bien au contraire, comme le disait Steven Weinberd : »A good man will do good deeds, a bad man will do bad deeds, it takes religion to make a good man do bad deeds. »
En même temps ça règlerait le problème des parents qui demandent une dispense.
Je suis renversé de lire dans le texte de M. Facal ainsi que la plupart des commentaires qui suivent autant de procès d’intention et de théorie du complot.
C’est ahurisant, de la démagogie à l’état pure. M. Facal prétend en conclusion que l’objectif du cours ÉCR ne serait que d’implanter le multiculturalisme et d’accepter tous les accommodements. Toute une dérive dans l’analyse ou plutôt une absence d’analyse rigoureuse.
Le choix entre la religion ou la morale était un choix idiot. Notre société évoluant, le rapport à l’égard du religieux devient de plus en plus un rapport sociologique, culturel ou historique. Le regard sur le fait religieux n’est donc plus dans le cours ÉCR un rapport via la foi, mais vise plutôt une meilleure compréhension de la place du religieux dans nos vies et dans notre histoire. Il s’agit d’une compréhension et d’un savoir essentiel étant donné l’importance qu’à eu la religion dans nos vies.
Il est important de connaître d’où l’on vient pour savoir où l’on va comme dit l’autre. Ce cours vise somme toute à améliorer le « Vivre ensemble ». Je ne comprends pas pourquoi les gens ici tordent les faits afin de frapper sur des cibles qui n’ont pas de rapport avec le sujet (ex. multiculturalisme, Chartes des droits, etc.)
@Michel Emond
Je peux vous relater ma propre expérience d’acculturation, dans un pays du sud-est asiatique.
Dès mon arrivée, j’ai cherché à apprendre la langue, connaître les coutumes, apprécier la musique locale, connaître la littérature, m’initier au cinéma, comprendre la politique, l’histoire, etc., etc. Et pour faire tout cela, j’ai été au devant et ai tout fait pour entrer en relation avec des locaux : soit simplement en engageant des conversations avec eux, mais aussi en m’impliquant dans des activités et des loisirs, en m’inscrivant à des cours… Surtout, j’ai évité de rester cloisonné dans les ghettos occidentaux, ce qui m’aurait été très possible.
Parmi les dizaines et dizaines d’autres occidentaux que j’ai connus là-bas, je peux dire que nous n’étions qu’une poignée à faire de tels efforts pour nous acculturer. Les autres essayant plutôt de recréer une bulle où ils pouvaient, bien confortablement, demeurer dans leurs cultures d’origine (américaine, britannique, canadienne, etc.).
Le résultat fut que les locaux étaient beaucoup plus ouverts aux gens comme moi qu’à ces autres, plus fermés, qu’ils percevaient comme des « étrangers », comme des touristes : même si ces derniers étaient établis depuis plusieurs années.
Par rapport à moi, les locaux étaient très ouverts à me voir m’impliquer et m’intégrer : mais personne ne m’a tenu la main, ni ne s’est plié en quatre pour s’adapter à ma présence : c’était à moi d’assumer mon choix, et donc à moi de faire les efforts.
Mon point ici est qu’il est faux de croire que c’est toujours à la population d’accueil de faire tous les efforts d’ouverture, et qu’elle ait à se sentir coupable si elle ne le fait pas. Il faut aussi encourager les nouveaux venus à faire des pas vers l’acculturation, même si cela est difficile. Il faut les préparer, même avant leur venue, à ce choc qu’ils devront subir. Et surtout, ne pas les leurrer en leur laissant croire qu’il n’y aura aucune adaptation à faire.
-Par ailleurs, je peux (assez fièrement) dire que plusieurs de mes amis britanniques et américains, après avoir vu comment les portes de la société locale s’ouvraient à moi après quelques années, ont fini par suivre mon exemple et ont mis plus d’efforts pour apprendre la langue et s’initier à la culture.
…
Émigrer est une expérience très difficile. Un traumatisme. Et cette expérience, si on veut la réussir, requiert beaucoup d’efforts. Or, si on ne fait pas les efforts appropriés, on risque fort d’en venir à détester et à mépriser son pays d’accueil.
Le travail que vous avez fait auprès d’immigrants est remarquable. Mais je ne suis pas d’accord avec les conclusions que vous en tirez.
-Il y a une foison d’exemples démontrant que les Québécois sont ouverts aux immigrants qui s’impliquent dans la vie sociale et communautaire. Ce qu’il faudrait, peut-être plus que de nous accuser d’être fermés et nous encourager à être plus ouverts – ce que, je crois, nous sommes déjà beaucoup –, c’est encourager les nouveaux venus à accepter que la réussite de leur intégration passera par certaines sacrifices et inconforts de leur part. Les encourager plus à vouloir devenir québécois.
Or je crois que nous négligeons beaucoup cet aspect du « deal » de l’immigration en ce moment.
Bonjour Monsieur Facal,
Ma réaction est différente de la vôtre concernant le nouveau cours de religion.
Deux possibilités se présentaient: abandonner les cours de religion ou faire en sorte que chacun des élèves suive le cours sur SA religion à lui. On a opté pour le plus simple et le moins onéreux.
Mon opinion est très claire: la religion, c’est très personnel et ça n’a pas sa place ni à l’école, ni au travail. Quand un individu subit un préjudice de quelque nature impliquant un ou des collègues ou son employeur, a-t-on alors recours à des textes religieux dans le processus de règlement du litige ? Verriez-vous un travailleur au moment de son embauche fouiller dans un livre religieux pour imposer des principes de gestion à son employeur ? Exemple, la gestion cachère !!!
Je suis content que ce nouveau cours remplace le traditionnel. La petite fille qui croit encore au Père Noël va trouver bizarre tous ces Monsieurs (exemple Joseph Smith) qui, à un moment donné, ont reçu la visite de Dieu venu leur transmettre la mission de créer une Église.
Je ne sais pas si les étudiants durant leur formation auront la chance de prendre connaissance des explications intéressantes de Joseph Campbell sur « le héros aux mille visages »
Je suis confiant que des gens biens informés réussiront à faire comprendre à notre société la pertinence de l’institution d’une Charte de la laïcité. Nous serons alors confiants que chacun pourra vivre sa croyance personnelle sans nuire à l’autre. N’est-ce pas là le but de toute charte sur les droits de la personne ? Il est plus difficile de vivre en paix quand on est constamment interpelé à faire des concessions, à se soumettre à des situations qui ne répondent pas à nos besoins ou qui nous amènent des obligations.
@ Tintin du Saguenay
Moi, je suis renversé par votre réaction. Vous dites:
« Le choix entre la religion ou la morale était un choix idiot. Notre société évoluant, le rapport à l’égard du religieux devient de plus en plus un rapport sociologique, culturel ou historique. »
La seule manière de trouver ce choix « idiot », c’est de penser qu’il n’est plus possible d’avoir la foi dans la société québécoise actuelle. Or, quand bien même la croyance en une religion ou une autre serait rendue minoritaire, le fait est qu’il y a encore des croyants qui n’ont pas avec la religion « un rapport sociologique, culturel ou historique ». Exemple, je suis catholique pratiquant. Or, je ne suis pas moins intelligent que vous. La majorité de mes amis sont incroyants. Alors?
L’indifférence à l’absence de choix face au cours ECR ne peut être « évidente » que pour quelqu’un que la question religieuse laisse indifférent au départ. Mais même cette posture est celle d’une majorité au Québec en 2009, cela ne confère aucune légitimité à l’État de me l’imposer au détriment d’un droit garanti dans les Chartes canadienne et québécoise, soit la liberté de conscience. Et puisqu’il faut le rappeler à certains, les droits garantis dans les Chartes ne sont pas assujettis aux « consensus » sociaux.
Bonjour,
C’est rare que j’adresse un commentaire à quelqu’un en particulier ; mais cette fois-ci, après avoir lu le témoignage de ROMAN, je n’ai pu que succomber, à lui dire combien son point de vue coule de source.
J’espère que tous les mouvements féminins qui s’agitent depuis la sortie de la FFQ — pour faire avancer un débat que l’on tente de repousser le plus loin possible — vont obliger les politicien(ne)s à mettre en marche le livre blanc sur la laicité, promis suite à la commission B-T.
En passant, la FFQ parle-t-elle au nom de toutes les femmes, sondage à l’appui?
En espérant que ce toimoignage clair et limpide de Roman se rende jusqu’à elles!
Bonne journée,
Jean-Renaud Dubois
Sainte-Adèle
C’est un peu long, désolé.
Mon problème avec Dieu, c’est qu’on m’a enseigné à partir de 6 ans qu’il est unique et que 50 ans plus tard je découvre dans des lectures auto-programmées qu’il y a au moins trois Dieu uniques. (Est-ce qu’il faut mettre un s à unique ici. J’ai toujours eu des difficultés avec l’apprentissage de règles). J’étais dans une école où l’institutrice couvrait l’élémentaire de la première à la sixième. Elle habitait au deuxième. C’était à moins de 20 milles de Québec. Les kilomètres n’y existait pas.
Si Dieu a créé l’homme, l’homme le lui rend bien.
Dieu a eu son utilité et c’est pas demain la veille qu’il ne l’aura plus. La religion pourrait être retenue comme thème du XXIe siècle, avec comme avant-scène le mur de Jérusalem plutôt que celui de Berlin. Deux idéologies concernant la propriété avait marqué le XXe. Trois idéologies au moins concernant la suite de l’humanité marqueront le présent.
N’eut été de Dieu, je ne serais pas là pour ne pas vous en parler, je suis le douzième d’une famille de 13 vivants, où le ciel et l’autorité parentale était monnaie courante plus que le dollar. En matière de représentation de l’évolution de la richesse, les économistes n’ont pas inventé le bouton à quatre trous avec leur indice PIB que je traduis à la blaque par Pour Imbéciles Bienheureux.
L’utilité de Dieu dépend de l’intérêt personnel et des circonstances en toutes sortes de choses qui feront la supériorité de la laïcité sur la religiosité ou l’inverse. En cela, le théologien, sociologue et essayiste Jacques Grand’Maison est une référence dans son livre Pour un nouvel humanisme. Rodrigue Tremblay avec Le code pour une éthique globale, en est une autre.
Son Éminence behavioriste laïque B.F. Skinner dans son chapitre 23 de Walden Two, un roman utopique écrit en 1945 décrivant une communauté intentionnelle, fait dire à son instigateur que la religion est comme la cigarette et l’alcool. « The simple fact is, the religious practices which our members brought to Walden Two have fallen away little by little, like drinking and smoking ». Les parents pouvaient transmettre leurs croyances à leurs enfants mais la religion ne s’enseignait pas à l’école.
La question devient est-ce que l’humain dans la sorte de société qu’on se donnera au Québec en ce siècle sera capable de se passer de ces choses ? Pour la cigarette, on ne peut plus en parler à René Lévesque. Je ne fume pas, mais j’aime le vin autant que Gérard Laflaque laisse entendre que Jacques Parizeau l’aime. J’ai des doutes.
Cette question me travaille plus que celle du port du voile qui ne touche directement finalement que quelques Québécoises qui doivent se demander chaque matin ou une fois pour toute: « Comment je m’habille à matin pour aller travailler ! », exception faites de pas plus de journalistes et politiciens à moindre fréquence.
Le problème est que la société Québécoise devient carrément contradictoire pour deux raisons:
1)Pourquoi doit-t-on laver de la main en moins de dix ans l’enseignement religieux lorsqu’il était possible de la substituer par des cours de morale. Est-ce que que la majorité des Québécois (qui font toujours baptiser leurs enfants) ne comptent pas? Je sais que le concept de l’éducation publique est important mais d’un autre sens le cours de culture religieuse enseigné à des jeunes enfants est qui sont en réalité trop jeunes pour comprendre la complexité des religions du monde (je serais cependant bien d’accord pour un cours au secondaire comme en Ontario) est carrément aberrant lorsque qu’on pourrait se faire substituer par un simple cours de morale.
Soit dit, plusieurs experts en éducation ont dit qu’il pourrait être dangereux d’enseigner un cours de religion du monde à un jeune enfant de moins de 12 ans pour la simple et bonne raison qu’un enfant à cet âge n’a même pas une connaissance minimale de sa propre religion ou du monde très complexe autour de lui. C’est en effet bien beau de vouloir couper des étoiles de David sur du carton, mais je crois qu’on devrait davantage apprendre à lire, écrire et compter à nos jeunes au primaire, surtout que les professeurs qui enseignent ces cours sont souvent mal formés dans ce domaine qui est très délicat.
2)Cela aussi soulève une question simple mais complexe en même temps, est-ce que la religion devrait avoir sa place dans l’école publique ou est-ce cela devrait être le rôle des parents?
Une lente descente aux enfers!
Il y a une différence entre la pratique religieuse catholique qui est tres faible pour l`instant et le fait que notre pays est quand meme chrétien depuis sa fondation en 1534.
Chrétien catholique et protestant par sa morale et ses lois, par ses codes sociaux et son histoire et cela sans meme que la plupart ne s`en apercoivent. Dans notre quotidien nous appliquons le dogme dans nos relations sociales. Aimez votre prochain – tendez l`autre joue, ect.
Voila pourquoi par exemple une offense personelle est pardonnée en général et non vengée – loi du talion – comme dans certaines cultures et religions.
Un exemple qui me viens a l`esprit est l`arrestation en France d`un assassin de religion musulmane qui avait brulé une jeune fille pour une question d`honneur. Lors de l`arrestation des femmes musulmanes applaudissaient non pas la police pour l`arrestation mais le truand qui selon leur « coutumes, codes sociaux et religieux » avait « bien fait ».
D`erreurs en erreurs notre pays commence comme d`autres – France- Grande-Bretagne – Hollande – Danemark – sa libanisation, sa balkanisation.
C`est au pays d`imposer ses valeurs et sa morale au nouveaux arrivant. Ceux qui refuse nos valeurs n`ont pas a avoir notre citoyenneté.
Bonjour,
Ce problème de signes religieux devrait déjà être réglé : mais, on ne peut rien attendre d’un gouvernement qui a laissé tomber ses culottes au profit d’une minorité(allos) qui est son pain et son beurre.
Comme dans le cas, d’ailleurs, de l’enseignement de l’Histoire dont le PLQ se fout comme de ses culottes, qui sont par terre!
***
Bon! Passons à votre interrogation :
….. «…. Ou les institutions publiques doivent-elles se transformer pour accueillir désormais toutes les croyances ? » Joseph facal.
Ben voyons! Nous devons nous ouvrir aux autres, nous les québécois : nous sommes tellement fermés, comme le soulignait Sarko : lui qui avait mis de l’huile sur le feu (en France) en soulignant que ces minorités ethniques(qui manifestaient) n’étaient que de la « racaille »!
Quant à nos immigrants :
Pourquoi ne se reformeraient-ils pas des minis-pays au Canada, puisque le Canada les invite à le faire?
Mieux, il se servent de la Sainte charte pour nous forcer à modifier les lois de nos institutions publiques ; en nous disant en plus, si l’on résiste, que nous sommes pas ouverts : l’«EXACT» discours des fédéralistes envers les souverainistes!! Formidable, non!
Résultat toutes les grandes ville du canada sont devenus des beignes(comme le mentionnait quelqu’un) à l’intérieur desquels les communautés se font des bourgades étanches(j’exagère à peine) ; ce qui contribue évidemment à la non intégration d’une majorité d’immigrants à leur nouvelle société d’accueil!
C’est le gâchis qui a résulté de ce multiculturalisme, voulu au départ par Trudeau, pour mâter le Québec, cette Nation que les fédéralistes ne sauraient voir! Quelle catastrophe!
CONCLUSION :
Ce sujet brûlant que sont « les signes religieux » oblige tout le monde à revoir son point de vue quant à la charte canadienne!
Ce que je trouve particulièrement rigolo, c’est que la très grande majorité des journalistes — à part Foglia, (feu)Vastel et qui d’autres? — la sanctifiaient au point de dénonçer – en son nom – le projet de loi 195-196, sur la citoyenneté!
Bizarrement, cette presque belle unanimité, est maintenant brisée, au point de ne plus mettre la « Sainte charte canadienne » dans « l’équation »!
Deux poids, deux mesures??
Je vous laisse sur ce texte de Foglia :
…..«« Ce ne sont pas les sikhs, ni les musulmans, ni les orthodoxes qui nous ont imposé leurs coutumes. C’est Trudeau qui a voulu que ce soit comme ça. Il a rallié les esprits les plus ouverts de ce pays autour d’un credo en forme de mosaïque, credo devant lequel se prosternent aujourd’hui une majorité de Canadiens libéraux, supportés par une presse très chatouilleuse à tout accroc au sacro saint multiculturalisme * (Une presse qui était à deux doigts, ce matin, de traiter Mme Marois de fasciste). »» Foglia, oct. 2007
*
« Dans la communauté francophone… et il s’est trouvé des gens, dont René Lévesque, pour soupçonner que le multiculturalisme n’avait été qu’une diversion de Trudeau pour faire du Québec un avatar ethnique. » PS: Foglia.
N.B. Pour les blogeurs que cela intéresseraient : un nouveau mouvement de jeunes, s’est levé au Québec : http://www.marche-independance.org/
Le problème est que même l’establishement péquiste est pour une politique semblable qui s’appelle l’interculturalisme pour gagner des votes dans le région de Montréal. Bien entendu, le problème vient d’une poltique destinée pour Montréal, Toronto, Vancouver et quelques autres villes qui est nullement destinée à l’extérieur de ces villes tant au Québec qu’ailleurs au Canada. J’ai rien contre l’immigration, mais je crois que la politique Américaine de creuset (melting-pot) est une bonne politique.
Cependant, j’ai l’impression que le véritable but de Trudeau quant au mulculturalisme était d’avoir un éléctorat chez les immigrants et particulèrement auprès de certaines communautés qui étaient (rappelons-le) principalement d’origine Européenne (Ukrainiens, Portugais, Allemands Grecs, Italiens, Croates, Finlandais) à la fin des années 60. Aujourd’hui, l’immigration vient principalement d’ailleurs dans le monde qu’en Europe.
Soit dit, même Lévesque se considèrait Acadien en tant qu’origine ethnique lui-même dans l’optique qu’il était Québécois dans le cadre d’une nationalité civique.
Merci Raman pour vos commentaires éclaircissants! J’apprécie le dialogue, et me faire instruire aussi. Vous y avez contribué. Je comprends très bien votre expérience, j’ai moi-même voyagé à 5 reprises au Sud-Est Asiatique, et puisque je me suis donné la peine d’en apprendre une de ces langues, les portes m’étaient toutes grandes ouvertes -contrairement aux autres touristes, comme vous l’avez mentionnés. Je crois que la nuance se joue au niveau de quel type d’immigrant on parle: s’agit-il d’un immigrant qui a décidé, de plein gré, de venir vivre ici, ou bien s’agit-il d’un réfugié, arraché malgré lui aux terreurs de son pays d’origine et qui est comme, « forcé » de venir s’établir, coûte que coûte, dans n’importe quel pays qui lui a ouvre ses portes. Si c’est le cas du dernier type, je crois que la société d’accueil a un plus grand rôle à jouer afin de chercher à aider ces individus à venir apprécier leur nouveau pays d’acceuil.
Ce n’est pas le rôle de l’état d’enseigner LA religion. C’est le le rôle des parents et des églises. Ceci est particulièrement vrai dans le monde d’aujourd’hui avec une société qui mondialise. Mais quand M. Facal dit, « Mais le gouvernement, lui, plaide que le cours ne vise qu’à former de bons petits Québécois ouverts à la diversité d’aujourd’hui, en les initiant aux différentes cultures et aux différentes religions. De la pure foutaise, » il a tort. Expliquer les différences entre les diverses religions et cultures est bon. Connaître les autres nous aide a mieux nous connaître. En tous les cas, c’est bien meiux que dans mon temps. Nous apprenions que les protestants étaient méchants et que les juifs avaient crucifié le Christ. C’était un péché de mettre les pieds dans une église anglicane. Dans les années 60, nous avons finalement atteint la modernité. En 2009 nous risquons de retourner dans la grande noirceur. Comme le disait si bien mon père, Chassez le naturel et il revient au galop.
Petite note à Michel. Notre pays ne fut pas fondé en 1534.
Toute choses ne sont pas égales et toute les doctrines religieuses ne sont pas les meme. La question du voile islamique n`a rien a voir avec la religion chrétienne et les histoires de Duplessis ou de « grande noirceur ».
L`islam est un « systeme total » – une religion pas comme les autres – Cette religion vient avec une loi – la charia -qui est inscrite dans son livre saint qui est prétendu incréé et valide a jamais en toute place et en tout lieu. L`islam ne sépare pas le politique de la religion comme la religion chrétienne. L`Iran en est un bon exemple – une théocratie.
L`islam c`est aussi trois inégalités fondamentales qui sont au centre de cette religion et de sa loi. Ici on parle du voile – donc inégalité homme-femme, mais l`islam c`est aussi l`inégalité juridique entre le musulman et le non-musulman. L`islam se considere comme la révélation finale et le statut des chrétiens, des juifs, des athées, des homosexuels est inscrit dans sa loi sacrée.
Pour le juif et le chrétien cela signifie la dhimmitude – un statut inférieur devant la loi – une taxe spéciale a payer pour sauver sa vie et un régime de discrimination. Cela est le statut des minorités non-musulmane en terre islamique. Pour les athées, c`est la conversion ou la mort, pour les homosexuels, la mort.
Si l`époque de Duplessis était la grande noirceur comment appeller la vie sous un régime islamique pour le non-musulman?????
Toute la question du voile n`est rien d`autre qu`une premiere secousse sismique qui signale l`arrivée de l`islam en Amérique et nous n`avons rien vue encore.
Ce qui est en question ici est le refus de plier devant la loi des impies parceque la loi islamique doit prévaloir. Si notre pays n`est pas chrétien par ses racines, sa morale et son histoire – ( Jacques Cartier n`a t`il pas planter un croix en arrivant!)alors il peut devenir n`importe quoi selon la démographie future…un Liban peut-etre?
Pour comprendre la différence entre les deux religions il faut regarder les « deux modeles ».
Jésus a refusé la violence – il a enseigné la modération et l`amour du prochain et pas seulement du chrétien. Il a refusé que l`on lapide la femme adultere. Il a pardonné a ses persécuteurs. Il a considéré les femmes autour de lui presque de facon égale en avance sur son temps.
Mahomet a souvent utilisé la violence pour en arriver a ses fins. Il a pillé des caravanes, vendu des gens en esclavage, partagé le butin de guerre, décapité des prisonniers, il a fait assassiner une femme qui l`avait critiqué, il a fait lapider une femme. Sa religion a été imposé par la conquete militaire dans beaucoup d`endroit. Il a permis le mensonge pour arrivé a ses objectifs. Mahomet n`aimait que ses partisans – les musulmans. Mahomet a permis la polygamie.
Deux modeles de sociétés avec des résultats totalement différent.
@ymdelisle:
J’ai pris plusieurs cours de religion du monde à l’université par choix personnel. J’ai aussi visité le sud-est Asiatique (Thailande, Birmanie, Laos, Vietnam) à deux reprises au cours des 10 dernières années. J’ai aussi visité quelques pays musulmans »libéraux » dans le Maghreb (Tunisie et Maroc). Cependant, le gros problème de ce cours de religion et que je crois (et après avoir lu le curriculum) que le cours n’est tout simplement pas conçu pour des jeunes enfants. Tout de même, il faut dire qu’on ne vit tout de même pas dans un pays comme à Singapour où que les gens voient 4-5 religions dans leur vie quotidienne et même qu’il commun de voir des gens qui pratiquent deux ou trois religions en même temps.
Pour l’Islam, je crois que cette question est très compliquée et vient principalement de la lecture du Coran et de son application. Il faut aussi comprendre que des éléments importants de la religion musulmane étaient valables il y a environ 1200 ans dans le Désert Saoudien, comme avec le voile qui servait en réalité à protéger les femmes du viol qui était fréquent à cette époque.
En réalité, j’ai l’impression que le problème d’une partie des intégristes est qu’ils connaissent tout simplement le Coran par cœur sans en savoir leur véritable signification. Aussi, on oublie souvent que 90% du Coran propose grosso modo en réalité le même message que la Bible (respecter son prochain, être fidèle et respecter sa communauté et etc….) et qu’on y mentionne même plusieurs »personnages » de la Bible de manière positive(Jésus, Marie, Abraham). Je dois que je suis catholique mais je crois fort probablement que le problème de beaucoup de religions (y compris les religions du livre) vient en réalité de gens qui vont utiliser n’importe quel raison (comme avec le concept déformé de »Djihad » dans l’Islam) pour arriver à leurs fins et pour des fins de capital personnel.
@Michel:
Oui, vos affirmations sont vraies dans la mesure où cela se fait dans certains pays musulmans plus intégristes (Arabie Saoudite, Iran et etc…). Cependant, je crois que ce sont pas tout les musulmans qui ont une idéologie semblable sauf qu’on voit réellement une intégrétisation de plusieurs pays qui étaient autrefois libéraux (Égypte, Pakistan). Cela est un véritable problème.
Bonjour Monsieur Facal,
Nous pouvons constater dans les commentaires que, quand il est question de religions, les comparaisons sont inévitables. Nous pouvons donc nous permettre de penser qu’à l’école, les élèves feront la même chose.
Le enseignants utilisent souvent l’outil du parallèle pour faciliter la compréhension quand il est question d’éléments comportant des similitudes et des différences. On les retrouve aussi dans les volumes des éditeurs.
Ceux pour qui le passage à l’école n’est qu’un souvenir se souviendront que nous connaissions très peu les autres religions. Le peu d’informations qui pouvaient être véhiculées concernaient justement les différences comme les pasteurs qui ont le droit de se marier, Marie qui est une femme comme les autres, la plygamie, etc.
Avec la nouvelle approche dans l’enseignement (connaître les religions), les élèves seront mieux renseignés et peut-être s’intéresseront-ils beaucoup aux ressemblances et aux grandes différences. Pensez-vous qu’ils vont simplement en conclure » Ah! Bon ! », « Eh! bien ! » en maintenant leur esprit critique à OFF ou s’ils n’y iront pas plutôt avec des jugements un tantinet soit peu sévères à partir de différents critères comme l’illogisme, le mythe, la fabulation, l’usurpation, la domination, l’invressemblance, la manipulation, la cruauté, l’encadrement excessif, l’excès de pouvoir ?
Quelle place occuperont les critères de l’entraide, de la tolérance, du respect de la personne humaine par rapport à ceux du rejet de l’autre, de l’identification de l’autre comme un ennemi ou un être pervers ? Parce que l’élément de concurrence entre les religions démontrée par les massacres passés et les guerres actuelles ne pourra pas passer inaperçu ? Pensez-vous que l’esprit critique des jeunes sera à OFF?
Bien naïf est celui qui pense que les comparaisons ne se feront pas. On compare tout aujourd’hui, les autos, les clubs de hockey, les jeux video, etc Ne venez pas me dire que l’esprit critique dormira.
Extrait d`un article de Riposte Laique – 26 mai 2009
L’islam est, en effet, incompatible avec les principes universels du Droit, parce qu’il se donne lui-même comme politiquement universel et religieusement supérieur à toute autre croyance. C’est la raison pour laquelle l’« oumma », c’est-à-dire la « communauté musulmane universelle », est la « meilleure » des communautés.
Or, cette communauté ne reconnaît que la loi divine, à la fois sacrée et indiscutable, ce qui la coupe de toute citoyenneté. Comme le remarque avec perspicacité l’ADLPF : « Tous les courants de l’islam refusent l’introduction de la Raison dans l’application des préceptes du Coran et, en fonction de cette attitude, refusent les principes de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme »*.
Cependant, cela n’empêche nullement ladite communauté d’utiliser à des fins communautaristes et théocratiques les lois républicaines issues de ces mêmes principes, ce qui revient à se servir de nos tolérances culturelles et sociales pour instaurer la charia.
Pire : ces « attaques régulières contre les valeurs de notre République laïque ne font l’objet d’aucune contestation de la classe politique en général »* !
Mais cela n’aura qu’un temps, et ce temps s’amenuise, car le grand réveil approche. Les membres de l’ADLPF l’ont clairement compris, comme l’ont compris de leur côté les islamistes – qui voient en la laïcité « l’ennemi principal »*.
Eh oui, ReneP, « D’ailleurs, le Gouvernement Libéral fait la même chose avec l’enseignement de l’histoire du Québec: il cache notre vraie histoire afin de faire ressortir l’aspect fédéraliste. » Comme-ci les nationalistes ne font pas le même chose. Mais, quand c’est le bon bord qui le fait, c’est correct. Quand nous critiquons les anglais c’est correct. Mais quand les anglais nous critiquent c’est la fin du monde. Nous critiquons les « Canadians » parce qu’ils ne connaissent pas nos artistes, mais c’est correct de ne pas connaître les artistes canadiens. Nous faisons peu d’efforts pour comprendre les autres et après on se demande pourquoi ils nous connaissent mal. C’est correct pour nous de vouloir garder notre langue et notre culture mais nous ne comprenons pas pourquoi les autres veulent la même chose. Nos ex-pats Québecois sont fiers de dire qu’ils ont conservé leurs langue et valeurs même en étant dans un autre pays. En Floride, les Québecois se tiennent ensemble. Nous y avons même des Caisses Pops. C’est correct pour nous, mais pas les autres. Nous ne pratiquons plus notre religion, mais nous sommes contre le retrait des écoles confessionels. Nous voulons un état laïc, mais nous gardons le crucifix à l’Assemblée Nationale. Le Conseil de Ville de Saguenay prie Dieu avant chaque réunion. Mais, si il priait Allah, que dirions-nous? Nous avons le taux de natalité le plus bas des pays industrialisés, mais nous nous plaignont que notre poids démographique baisse. Nous sommes un peu mêlangés, ne trouvez-vous pas? Que faire?
Alors, quand un immigrant arrive chez nous, nous nous demandons pourquoi ils ne s’intègre pas immédiatement dans notre société. C’est impossible, même dans le soi-disant melting pot américain. C’est les enfants des immigrants qui deviendront des Québecois et des Canadiens, pas les parents. Alors, intégrer un immigrant dans une société d’accueil ne se fait pas du jour au lendemain. Patience mes amis Gaulois, patience.
@ymdelisle:
Vous avez parfaitement raison. En fait, la comparaison avec les snowbirds en Floride est bonne comme groupe qui s’intègre peu à la société d’accueil. Aussi, je serais bien curieux si le Québécois moyen peut nommer 4-5 chanteurs ou artistes Canadiens.
Pour tout dire, je vois beaucoup de nationalistes qui déforment l’histoire pour se faire du capital politique. Pour donner un exemple classique, en parlant des Patriotes saviez-vous que la majorité d’entre eux étaient des anglophones et que la rébellion dans le Haut-Canada avait été bien plus sanglante que celle dans le Bas-Canada. Par contre, peu de jeunes Québécois savent qu’il y avait eu une rébellion en même temps dans le Haut-Canada pour la même raison, soit pour avoir un gouvernement responsable.
Soit dit, regardez comment les Québécois (et ils ne sont malheureusement pas les seuls) connaissent peu les Autochtones tout en les critiquant parfois ouvertement. Eux aussi veulent conserver leur culture, langue et traditions tout en étant en Amérique du Nord depuis des milliers d’années. Visiblement, il existe encore pas mal d’animosité entre ces communautés et les blancs juste à penser avec la relation tendue du gouvernement (et surtout de la population) avec les Mohawks. Le plus ironique dans tout cela est que mal de Québécois ont du sang Indien.