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Déplacer la montagne

En fin de semaine, les militants du PQ se sont réunis pour réfléchir à l’avenir des services publics et, en particulier, à celui du système de santé.

Pour moi, l’heureuse surprise tient moins dans les inquiétudes prévisibles exprimées par les militants que dans la volonté affichée par madame Marois d’aborder sereinement des questions difficiles.

Il a été beaucoup question de débureaucratiser le système de santé. Et il le faudra bien.

Tous les systèmes de santé ont une instance centrale et des instances locales. Habituellement, l’un des pôles est lourd et l’autre est léger. Il n’y a pas de règle générale sur lequel des deux pôles doit être le lourd ou le léger. Au Québec, nous sommes cependant lourds aux deux bouts.

Des gains d’efficacité sont aussi possibles à l’intérieur du système actuel. Deux hôpitaux dotés du même budget et recevant des clientèles similaires auront des performances très différentes.  

Mais ces gains ne pourront pas nous épargner un questionnement beaucoup plus global.                                                                    

L’efficacité générale d’un système n’est pas liée à son caractère privé ou public, mais au fait d’être un monopole ou pas.

Qu’elle soit privée ou publique, une organisation qui n’affronte pas de compétition parce qu’elle détient un monopole, dont la clientèle n’a pas la possibilité d’aller ailleurs, n’aura pas d’incitation forte à s’améliorer. Or, les soins hospitaliers et les soins médicaux sont, chez nous, des monopoles d’État pour l’essentiel.

Il ne faut donc pas attendre de miracles de ces ajustements ponctuels.

Les militants n’ont pas voulu discuter de la révision du panier de services couverts par la RAMQ. Pourtant,  est-il logique que les lunettes pour les enfants ne soient pas incluses, mais que l’on ait droit à un nombre illimité de consultations médicales ?

Les Pays-Bas, le Danemark, la Norvège ont fait ce difficile exercice il y a plus de dix ans.

La question la plus fondamentale de toutes, escamotée par les militants, est celle de la pérennité financière du système.

En 2014-2015, la santé représentera plus de la moitié du budget total du Québec. Que restera-t-il pour les autres missions ?

Si le PQ s’oppose à ce qu’il appelle «les tarifs injustes et les taxes déguisées», ainsi qu’aux franchises, il reste quoi ? Couper ailleurs ? S’endetter davantage ? Hausser les impôts ?

La voie à suivre est d’apprendre à vivre selon nos moyens. Il faut aligner, sur un horizon de cinq ou sept ans, la croissance des coûts de la santé sur la croissance des revenus du gouvernement, afin de stabiliser la part dévolue à la santé.

C’est ce qu’ont fait l’Allemagne et les Pays-Bas, et c’est la voie choisie par la Grande-Bretagne.

Ceux qui défendent le statu quo ou qui ne proposent que des réformettes conduisent le système à sa perte aussi sûrement que ceux qui voudraient carrément le démanteler.

Ce n’est plus tellement un débat entre la gauche et la droite, mais entre une partie de la gauche qui vit dans le passé et nie la réalité, et une autre frange qui accepte de regarder la situation avec des yeux neufs.

Madame Marois a raison de vouloir faire évoluer son parti. Elle devra revenir à la charge.

82 réponses à “Déplacer la montagne”

  1. le 19 mai 2010 à 7:24 pierre desbiens

    Les membres du PQ ne veulent rien savoir du privé. Si P. Marois persiste dans cette voie, elle sera expulsée du parti. Et comme les politiciens prennent toujours les décisions les plus faciles, on peut avancer que le PQ, une fois au pouvoir, augmentera les tarifs, les taxes, les impôts, etc. C’est l’unique façon de gouverner au Québec depuis 1960. Le PQ est un parti socialiste qui resemble au PS français. Désolé, mais un politicien ne prend les vrais décisions qu’une fois acculé au mur (comme on voit en Grèce). Nos structures bureaucratiques sont intouchables à moins de vouloir se suicider politiquement. Donc, rien ne bougera sauf les taxes et les impôts. Nous sommes conviés à une croisière sur le Lusitania ou…le Titanic.

  2. le 19 mai 2010 à 11:06 Gilles Laplante

    La seule façon d’offrir de la compétition au public c’est en passant par le privé, chose que n’acceptera JAMAIS le PQ. Comme madame Marois le sait certainement, on est en droit de se demander à quoi elle joue. La question est: est-ce que les électeurs seront dupes encore une fois.

  3. le 19 mai 2010 à 11:52 Marc Tremblay

    Mme Marois a promis de revenir à la charge suite à son échec de la fin de la semaine. Mais elle le fera selon des principes démocratiques. Et elle est plus solidement en selle que bien des gens pensent.

    M. Facal a raison de dire que nous avons deux structures lourdes en santé, une au central, l’autre en région. Les directions régionales du MSSS pourraient remplacer les agences.

    Le privé est très présent en santé au Québec
    ( plus de 40 % des actes ). Arrêtons de chicaner là-dessus. Pour ma part, je ne veux tout simplement pas que le privé réponde aux besoins des biens nantis et que les gens ordinaires doivent se contenter d’un système public vidé de ses meilleurs éléments.

    Concernant le panier de services, il est anormal que les enfants soient privés de soins des yeux, comme dit M. Facal. J’ajouterais que les soins dentaires sont aussi payants pour les enfants. Comment justifier que l’avortement soit gratuit alors que la vasectomie ne l’est pas ? Comment justifier le financement de l’État de la procréation assistée qui coûte des dizaines de millions et qui profite à peu de gens ?

  4. le 19 mai 2010 à 12:21 Normand ajoindre

    Bonjour Monsieur Facal,

    C’est un peu comme pour le feu, la flamme, il faut comprendre les propriétés ou implications du combustible et celles du comburant. Ou en médecine, les causes par rapport aux symptômes.

    Dans les problèmes de l’administration publique deux aspects qui, tout en ayant un lien entre eux, doivent être abordées séparément: l’efficience dans la prestation des services et les finances.

    Pour l’efficience, normalement les spécialistes (consultants) en gestion ou administration devraient trouver les meilleures systèmes. Pour les finances, la principale avenue est de travailler de manière à favoriser l’augmentation de l’activité économique (voir définition de l’activité économique: PIB = CF + FBCF + VS + X – M). Sinon, il ne restera comme ressort que l’augmentation des taxes et cela comporte des conséquences négatives sur l’activité économique.

  5. le 19 mai 2010 à 13:19 Robert Lachance

    La seule façon d’offrir de la compétition au public c’est en passant par le privé, chose que n’acceptera JAMAIS le PQ. Comme madame Marois le sait certainement, on est en droit de se demander à quoi elle joue. La question est: est-ce que les électeurs seront dupes encore une fois. Gilles Laplante

    - Les secrets de Mme Marois sont impénétrables !

    Pour vous amuser, j’aurais pu en écrire plus, mais je ne suis pas ici à gagner mon pain, mais à m’esbeaudir dans un salon de haut-niveau. Comme Régis en Conseil télévisé, Je me garde une petite gêne. Ça ne paraît peut-être pas.

    « chose que n’acceptera JAMAIS le PQ »

    - Actuel, peut-être, des descendants d’irréductibles Gaulois !

    Dans irréductible, il y a un quelque chose comme danger de réduction. Économistes et comptables, à vos marques ! Dans un système de balancier latéral comme une hors loge, ce qui est à gauche évolue à droite et ce qui est à droite devient la gauche au rythme de travail d’un observateur.

    - Pourquoi intervenez-vous Robert ?

    - Je serais comme consultant en aide à la décision face à l’avenir.

    - Vous avez une carte ?

    - Professionnelle, non !

    - Vous êtes entrepreneur en ça ?

    - Plus maintenant. Au Québec, on trouverait deux fois moins d’entrepreneurs qu’ailleurs au Canada.

    « chose que n’acceptera JAMAIS le PQ »

    - Deux bonnes raisons pour convaincre lors de recrutement. 51 % de plus de membres, c’est-tu « inatteignable » ? (Comment écririez-vous Marc ou Carole, le dispositif de captation reluque ?)

    Inimaginable ? Le dispositif de captation ne souligne plus en rouge.

    On a plus avantage à du recrutement qu’à de la concurrence. N’allez pas penser que je suis contre la concurrence, je suis pour Joanne Marcotte comme compétition enrichissante. Ça peut surprendre.

    P.S. Toute ressemblance entre un personnage ici et ce que vous avez pu voir à Virginie est un erreur du hasard. Nous vous prions de nous en excuser et de nous en avertir.

  6. le 19 mai 2010 à 13:22 Serge Grenier

    «Qu’elle soit privée ou publique, une organisation qui n’affronte pas de compétition parce qu’elle détient un monopole, dont la clientèle n’a pas la possibilité d’aller ailleurs, n’aura pas d’incitation forte à s’améliorer.»

    Moi, je travaille fort parce que mon père m’a transmis l’amour du travail bien fait. Si quelqu’un se pense meilleur que moi pour faire une job, qu’il la fasse. J’ai déjà plus d’ouvrage que je suis capable d’en faire alors je ne vais pas me battre pour en avoir plus.

    Je trouve qu’il faut avoir une bien piètre opinion des êtres humains pour croire qu’il ne peuvent bien travailler que sous la menace. Et quand on construit toute la société sur cette prémisse, il ne faut pas s’étonner que nos meilleurs éléments préfèrent se suicider.

    Le privé et le public sont comme la jambe droite et la jambe gauche. Que l’on soit gaucher ou droitier, pour marcher on a besoin de nos deux jambes et elles doivent travailler en harmonie.

    L’important pour bien marcher, c’est d’avoir quelque part où aller. Les 500 millions qui manquent pour le budget annuel de la province, c’est ce qu’on dépense chaque mois en bière et en chips. Et c’est probablement moins que ce qu’on dépense en moyenne chaque semaine pour les sports professionnels.

    Si on voulait vraiment régler nos problème financier, on pourrait le faire du jour au lendemain. Mais il y en a qui seraient forcés de changer leurs mauvaises habitudes.

  7. le 19 mai 2010 à 13:28 Victor Beauchesne

    Prenons la SAQ par exemple. Elle ne produit rien, elle ne fait que acheter et distribuer des biens de consommation courante ( vins surtout). Pourtant ses employés, tous syndiqués, gagnent en moyenne 60 % de plus que des employés équivalents dans le secteur du détail. Pourquoi ? Elle ne fournit rien d’indispensable ( comme l’électricité ou les services médicaux).

    Combien cela nous coûte comme société et comme consommateurs ? Le seul fait d’être un monopole et d’être public garantit des coûts onéreux.

    Laissez le privé ouvrir des magasins de vins – comme partout en Europe, et la SAQ disparaît dans 5 ans faute de capacité de réaction et alourdie par des pratiques et des conditions de travail que seul un monopole d’état peut offrir.

    Mais ici au Québec, la SAQ est une vache sacrée, intouchable. La privatiser permettrait des économies substantielles au gouvernement tout en conservant les recettes des taxes sur l’alcool. Ceux qui prônent sa privatisation sont accusés d’être des néo-libéraux assoiffés par le profit. Alors qu’il a été clairement démontré qu’au plan financier ce serait très avantageux pour le gouvernement. Chercher l’erreur.

  8. le 19 mai 2010 à 13:31 Marc Tremblay

    Monsieur Facal,

    Dans votre message de bienvenue, vous invitez les gens à commenter les textes publiés sur votre blogue. Est-ce que cela signifie qu’on peut réagir à des propos des participants ? Ou seulement à vos articles. J’aimerais savoir.

    Pour ma part, la plupart des commentaires des internautes sur votre blogue sont clairs. Mais parfois ce n’est pas le cas, comme celui de Normand ajoindre, dont les propos sont parfois sybillins.

    Par ailleurs vous dites ne pas accepter les pseudonymes. Sauf qu’il y en a qui les utilisent et qu’ils sont quand même publiés. Tout comme vous, je préfère les gens qui s’expriment la visière levée.

  9. le 19 mai 2010 à 14:03 Gilles

    Sans vouloir nécessairement vous contredire mais vous contredire si nécessaire, j’aimerais vous faire remarquer Serge, que les 500 millions qui manquent pour équilibrer le budget du Québec, il y en a une part qui n’est peut-être pas si congrue que ça, dans les coulages de toutes natures qui affligent la gestion des fonds publics de ce gouvernement pourri.

    Quant au reste sur le billet de Joseph comme tel, je vois bien que la réduction des luxueux services publics est un carburant qui conserve intact son indice d’octane élevé dans la pensée politique ambiante.

    Ces derniers temps j’ai du, mais ce n’est pas grave, fréquenter un peu les services de santé. Les gens que je cotoie dans les corridors, c’est les gens que je voyais à l’aréna il y a un certain temps. C’est vra qu’au cimetière on se verra pas mais on y seras tous ensemble.

    Moi si j’ai consulté, ce n’est pas pour faire une collection de visites à mon médecin… Et pour être tout à fait franc, je dirai aussi que ça me fait chier d’aller à l’hôpital. Et je ne connais personne qui s’amuse à aller voir son médecin à répétition.

    Comment ça se fait que les lunettes d’enfant ne font pas partie du panier de services ? Je ne le sais pas. Mais je trouve ça absurde.

    Et comment ça se fait que les soins dentaires ne sont plus assurés pour les enfants ? C’était pourtant une mesure de prévention inestimable.

    Peut-être que revoir le panier de santé signifie que l’on pourrait l’améliorer. ce qui ne veut pas dire le réduire sous prétexte de rationalisation. Comme si il n’y avait que les coupeurs de services qui ont une tête sur les épaules. Et du plomb dans la tête!

    Au québec le consensus est fort. La santé est est un bien individuel et le système de santé est un bien collectif. Comme la Caisse, comme Hydro, et toutes les autres institutions créées du temps ou les politiques l’étainet avec un grand P, avaient de l’envergure et une vision de l’avenir qui porte leur regard au-delà du bout de leur nez.

    Le fait que nous l’ayons créé est le signe que nous sommes, ou du moins avons été une société évoluée.

    Aux USA ils ne croient pas à la vertu des services publics. Résultat, des dizaines de millions de gens crèvent sans soins.

    Ça prend quasiment l’allure d’une guerre civile pour faire reconnaitre que les humains sont égaux en droit, et droit à la dignité, dont une manifestation tangible est l’accès à des soins de santé, quelle que soit la taille de leur fortune personnelle.

    Je ne suis pas membre du PQ monsieur desbiens. Et je suis totalement opposé à la privatisation du système de santé.

  10. le 19 mai 2010 à 16:35 pierre desbiens

    @V. Beauchesne

    Bon commentaire. Au Québec, on doit boire de la boisson étatisée sinon la « méchante entreprise privée » va nous refiler de l’alcool frelatée. Ainsi raisonne certains dans notre société.

  11. le 19 mai 2010 à 17:10 Marc Tremblay

    @ Pierre Desbiens et V. Beauchesne

    Entièrement d’accord avec vous deux : l’État n’a pas d’affaire dans le commerce de l’alcool.

    Privatiser la santé constitue une problématique fort différente, car il y aura certainement deux services: un qui va pas vite et disposant de moins de ressources (surtout de personnel qualifié ) et un autre pour les mieux nantis qui auront des services chromés.

    Notez que je suis pour le maintien de l’école privée, parce que la société toute entière n’a pas à payer le 40 % des coûts que les parents défraient. Par contre, je n’aime pas l’écremage que l’école privée fait.

  12. le 19 mai 2010 à 17:26 Carole Chouinard

    Je suis divisée concernant la S.A.Q.

    Et le jeu aussi.

    Mais pourquoi laisser, dans le privé, une poignée d’individus faire fortune alors que ça vient gonfler les coffres de l’état? Pour se donner bonne conscience?

    C’est une vache à lait, la S.A.Q.. Vend-on une vache à lait? C’est de voir à court terme non?

    C’est comme Hydro-Québec…

    Ceux qui parlent de privatiser ça me donnent un petit frisson le long de la colonne.

  13. le 19 mai 2010 à 17:30 Carole Chouinard

    Marc Tremblay

    « Privatiser la santé constitue une problématique fort différente, car il y aura certainement deux services: un qui va pas vite et disposant de moins de ressources (surtout de personnel qualifié ) et un autre pour les mieux nantis qui auront des services chromés. »

    Exactement. Ceux qui disent que le privé va drainer des patients et soulager le secteur public oublient que ça va aussi drainer des ressources.

    Si, au bout du compte, le ratio médecins/patients n’est pas mieux dans le public, on ne sera pas avancés. Au contraire. On aura vraiment une santé à deux vitesse.

    Vaut mieux être riche et en santé, disait l’autre…

    Et puis le privé est là pour faire du fric, pas pour notre bien. Quand c’est le profit à tout prix qui compte, on peut se poser bien des questions.

  14. le 19 mai 2010 à 17:37 Carole Chouinard

    vitesseS

    Désolée, je promets de me relire plus soigneusement au lieu de jouer à la prof avec moi-même…

  15. le 19 mai 2010 à 18:18 Nicolas.G

    Marc Tremblay: « …il y aura certainement deux services: un qui va pas vite et disposant de moins de ressources (surtout de personnel qualifié ) et un autre pour les mieux nantis qui auront des services chromés. »

    J’ai toujours eu une question à ce propos: qui donc sont tous ces « biens nantis » qui vont drainer les ressources médicales du Québec? Si je me souviens bien, il n’y a qu’une très petite minorité de citoyens(3-4 pourcents) qui gagnent plus de 100k par année. S’agit-il de « Mr. Burns » qui vont se ruer à l’achat de médecins et d’infirmières dès que le privé arrivera?

    Je crois qu’au contraire la majorité des utilisateurs d’un système privé seraient des gens ordinaires qui mettent un peu d’argent de côté en cas de pépin.

  16. le 19 mai 2010 à 18:20 Robert Lachance

    Prenons la SAQ par exemple. Elle ne produit rien, elle ne fait que acheter et distribuer des biens de consommation courante ( vins surtout). Victor Beauchesne

    Au sens strict, oui, au sens large, non. Elle produit un environnement vin qu’on ne retrouve pas ailleurs et que les Français nous envient.

    Qui serait Michel Phaneuf sans La Presse et la SAQ, s’il vous faut un nom. Le produit ? Le Guide du vin annuel.

  17. le 19 mai 2010 à 19:32 Marc Tremblay

    Carole Chouinard

    Selon moi, privatiser la vente d’alcool est fondamentalement différent que la privatisation de la santé qui est elle un service essentiel. C’est le cas également d’HQ. Suite à votre argumentation et celle de Robert Lachance sur les qualités de la SAQ, je suis prêt à modifier mon point de vue.
    Sauf que le dossier de l’alcool ne m’apparaît pas primordial face au dossier de la santé.

    Nicolas.G

    Effectivement, peu d’individus gagnent
    100 000$/an. Par contre, un grand nombre de couples ( ménages )gagnent ce montant et plus, alors que la moyenne des revenus des ménages québécois est de moins de 50 000 $/an. C,est eux qui perdraient lors d’une privatisation alors que les ménages qui gagnent 100 000 $ seraient les grands gagnants.

    Améliorons nos services publics de santé et ne laissons pas se développer deux systèmes où les mieux nantis auraient de meilleurs services.

  18. le 19 mai 2010 à 19:47 Carole Chouinard

    Nicolas.G

    « Je crois qu’au contraire la majorité des utilisateurs d’un système privé seraient des gens ordinaires qui mettent un peu d’argent de côté en cas de pépin. »

    C’est encore pire. Si c’est rendu qu’en plus de payer des impôts, la classe dite « moyenne » se met de l’argent de côté pour se faire soigner… Les enfants, on ira pas à Percé cette année en cas que je pogne un cancer l’année prochaine. Cool.

    Pour ce qui de la minorité de « plus de 100 000″.

    Je pense qu’on devrait réévaluer les « échelons ».

    Quand tu gagnes 100 000 en 2010, t’es pas RICHE. T’es pas pauvre, mais t’es pas RICHE.

    Quelqu’un qui gagne 100 000 est dans la même classe que quelqu’un qui gagne 1 million, 2 millions? Ça n’a aucun sens. Y a ben plus de différence entre un gars qui gagne 100 000 et un gars qui gagne 2 millions qu’entre un gars qui gagne 60 000 et un qui gagne 100 000… Le masculin l’emporte mais j’inclus les filles.

    Ça me dépasse un peu, cette classe 100 000 et plus. Je ne vous en fais pas le reproche personnel, là, je sais que c’est « comme ça ». Mais je ne suis pas sûre que ça devrait être le cas.

  19. le 19 mai 2010 à 19:58 Nicolas.G

    Dans ce cas, en quoi un système de santé mixte serait différent de tous le reste de la société?

    On dit aux gens qu’ils peuvent se payer une grosse télévision japonaise, une belle auto allemande ou un voyage au Mexique, mais pas de réinvestir leur argent dans le système de soins de santé qui fait vivre des travailleurs du Québec.

    Je pense qu’il s’agit d’un non-sens. Il faudrait inciter les gens à investir dans leur santé avec leur argent plutôt que de les décourager de travailler en leur imposant des taxes encore plus lourdes.

    De toutes façon, on commence déjà à envoyer notre argent ailleurs lorsque les gens vont se faire soigner à Cuba et en Asie.

  20. le 20 mai 2010 à 1:50 Joseph Facal

    Cher Marc Tremblay,

    En réponse à votre question, on peut évidemment réagir aux commentaires des autres. Tout est dans le ton.

  21. le 20 mai 2010 à 8:04 Victor Beauchesne

    «  Au sens strict, oui, au sens large, non. Elle produit un environnement vin qu’on ne retrouve pas ailleurs et que les Français nous envient.

    Qui serait Michel Phaneuf sans La Presse et la SAQ, s’il vous faut un nom. Le produit ? Le Guide du vin annuel.«  R.Lachance

    « C’est une vache à lait, la S.A.Q.. Vend-on une vache à lait? C’est de voir à court terme non?«  C.Chouinard

    C’est exactement ça la défense d’une vache sacrée. Les Français nous envient notre SAQ, vraiment ? Peut-être le choix des vins non français mais au niveau des prix difficile, d’envier ceux qui paient de 2 à 4 fois plus cher leur vin. Faudrait qu’on sacrifie des millions pour que Michel Phaneuf fasse une belle carrière ?
    Lors de ma dernière visite à Berlin je suis allé dans une boutique spécialisée dans les vins portugais et une autre dans les vins italiens. Les proprios connaissaient vraiment leurs produits et les prix étaient 50 % de ceux ici.

    La SAQ n’est pas une vache à lait, les taxes sur l’alcool sont une vache à lait, les boutiques privées peuvent tout aussi bien collecter les mêmes taxes. Enlever les taxes et examiner de près les profits de la SAQ. Aucune entreprise de distribution de biens de consommation courante n’a des coûts aussi élevés que la SAQ, et qui paie pour ça? Devinez, les proprios de la »vache à lait »

    La venter du tabac est aussi une vache à lait pour les gouvernements, est-ce que ces produits sont distribués par un monopole d’état ?

    Privatiser la SAQ rapporterait plus d’argent au gouvernement, donnerait des meilleurs prix aux consommateurs mais le hic c’est que quelqu’un ferait un … profit , ce qui semble être un péché mortel au Québec par les temps qui courent.Aussi le puissant lobby des syndicats combattrait cela car il perdrait de milliers de membres cotisants.

    Regardez l’industrie de l’alimentation. Du cultivateur jusqu’au consommateur tout est dans les mains du privé. Pourtant, l’alimentation est un bien nécessaire à la vie alors que l’alcool un produit plaisant mais pas vital. Si on peu argumenter que la vente d’alcool doit être dans les seules mains de l’état, alors pourquoi pas l’alimentation ? Vous n’aimez pas le choix chez Métro, vous allez chez IGA.

  22. le 20 mai 2010 à 8:39 Carole Chouinard

    Victor Beauchesne

    Intéressant point de vue.

    Mais quand vous dites:

    « Peut-être le choix des vins non français mais au niveau des prix difficile, d’envier ceux qui paient de 2 à 4 fois plus cher leur vin. Faudrait qu’on sacrifie des millions pour que Michel Phaneuf fasse une belle carrière ? »

    Bien sûr que les Français n’envient pas le prix qu’on paie leur vin.

    Mais je n’envie pas non plus le prix qu’il paie notre sirop d’érable. Par contre, je n’en bois pas en mangeant. :-D

    Sans blague, le vin pour eux, c’est un produit local. Et le fromage maintenant! Avez-vous déjà acheté un Caprice des Dieux à Paris? Paris la ville la plus chère au monde nous le vend évidemment bien moins cher qu’ici.

    J’avoue que je n’avais pas pensé qu’il ne s’agissait que des taxes et que la S.A.Q. ne faisait pas de profit sur le prix des bouteilles. Enfin… je me fie sur vous là.

    Pour finir, je ne suis pas du genre à trouver que faire du profit c’est un péché mortel.

    J’aime bien l’argent moi et je n’en ai pas honte.

    Une souverainiste, ça n’a rien contre le fric même si ça se fait traiter de socialiste à journée longue. :-D

  23. le 20 mai 2010 à 11:15 Gilles Laplante

    Pour les enfants des BS, les lunettes et les soints dentaires sont gratuits, pour les autres je présume qu’ils ont les moyens d’avoir des enfants.

    @Robert Lachance,
    Je ne contesterai pas votre droit aux lunettes roses, que vous avez certainement les moyens de vous payer.

  24. le 20 mai 2010 à 12:43 Gilles

    Voici monsieur Laplante et autres qui partagez un point de vue semblable, vous serez sans doute intéressés à prendre connaissance des résultats de l’enquête publiés dans LeDevoir ce matin, et qui montrerait que malgré le fait que les québécois travaillent plus, idée chère à Lucien Bouchard, ils s’appauvrissent de façon continue.

    En voici un aperçu ici : http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/289318/travailler-plus-pour-gagner-moins

    Selon l’auteur de l’article «En 30 ans, la moitié des familles québécoises ont travaillé 13 semaines de plus par année et ont vu leur salaire reculer de 10 %» Se faire traiter de paresseux après ça ça mériterait peut-être une claque «sua gueule»…

    Et c’est pas tout,«depuis le début des années quatre vingt, la situation n’a pas cessé de se dégrader à la faveur des crises, mais aussi durant les périodes de prospérité» écrit l’auteur.

    Alors quand je lis certains commentaires ici, j’y trouve une certaine désinvolture et quasiment un autisme par rapport à la capacité réelle des citoyens de se payer à titre individuel un ensemble de services pratiquement essentiels. Et en particulier des services de santé.

    je ne suis pas certain que ce soient les lunettes de Robert qui soient roses.

    Continuez de présumer monsieur Laplante. C’est pas très exigeant.

  25. le 20 mai 2010 à 12:49 Marc Tremblay

    M. Beauchesne dit que les vins européens vendus à Berlin sont 50 % moins cher qu’au Québec. C’est normal puisqu’il n’y a pas de taxes à l’exportation dans l’UE et qu’ici nous devons payer pour le transport. Privatiser la SAQ n’enlèverait probablement rien aux syndicats, puisque plein d’entreprises privées ont des employés syndiqués.
    Tiens, j’ai une idée : pourquoi ne pas transformer la SAQ en une coopérative où le personnel participerait aux profits et pertes ?

  26. le 20 mai 2010 à 14:51 Gilles

    Ou en société privée à capital action, dont le Gouvernement demeurerait l’actionnaire majoritaire.

    Exactement comme ça se fait dans le secteur dit privé.

    Quant à l’idée d’enlever les taxes, que ce soit dans le privé ou dans le public, est-ce qu’il y a un bien de consommation de luxe qui ne soit pas taxé ?

    Là les vitres des lunettes ne sont plus roses. Elles sont carrément remplacées par des morceaux de «plywood».

  27. le 20 mai 2010 à 15:57 Victor Beauchesne

    La SAQ paie ses commis caissiers 60 % de plus que le marché Métro situé juste à côté. Elle paie presque le double de ceux du Couche Tard d’en face. Tous ces employés font à peu près la même chose, ils placent la marchandise sur des tablettes et s’occupent des caisses.

    La privatisation voudrait dire une panoplie de petits magasins. Pensez-vous que les syndicats mèneront des campagnes dans les boutiques de 6 employés ? Le petites entreprises sont rarement syndiquées, et c’est pourquoi le lobby syndical s’oppose farouchement à toute discussion.

    Transformer en coopérative, peut-être si les employés veulent investir, mais pas de monopole svp. Avec la structure de coûts actuelle de la SAQ, si il y avait de la concurrence, la SAQ ne pourrait résister.

  28. le 20 mai 2010 à 16:50 Christian

    « La voie à suivre est d’apprendre à vivre selon nos moyens. Il faut aligner, sur un horizon de cinq ou sept ans, la croissance des coûts de la santé sur la croissance des revenus du gouvernement, afin de stabiliser la part dévolue à la santé. »JF

    C’est une révolution !…
    C’est la première fois, depuis le dévoilement du nouveau budget, que l’on voit une proposition d’alignement de la croissance des coûts de la santé, à la croissance des revenus du gouvernement.
    Par opposition à la croissance des revenus ajustés selon la croissance des coûts de la santé.

    Croyez-vous que le ministre Bachand a retenu la première formule, ou bien la deuxième, monsieur Facal ?…

    Le ministre Bachand a bel et bien copié la politique des socialistes syndicalistes du PQ en haussant la TVQ et l’impôt tarifs de l’HQ, non ?…

    Le dilemme…
    Pour votre étude, votre lecteur indéfectible SP a laissé un commentaire au blogue de Jacques Brassard le 12 avril 2010, billet «LE BONHEUR D’ÊTRE TAXÉ!» qui disait ceci…

    À quel niveau faut-il imposer et taxer des travailleurs avec des revenus comme ceci…
    Au Québec… 2008
    33 406 $ ou 642$ la semaine, moyenne du revenu personnel.
    25 494 $ ou 490 $ la semaine, moyenne du revenu disponible.
    23 849 $ ou 459 $ la semaine, moyenne du revenu d’emploi.

    Afin de fournir assez d’impôts et taxes, pour payer des salaires comme ceci…
    643,631 $ Radiologiste…
    588,500 $ Chirurgien cardio…
    585,674 $ Ophtamologiste…
    446,132 $ Gastroenterologue…
    386,228 $ Médecine nucléaire…
    358,413 $ Pédiatre…
    346,549 $ Anastésiste…
    330,189 $ Médecine interne…
    304,093 $ Pneumologue…
    250,000 $ Généralistes…
    Les millions de la discorde 5 août 2009 Journal de Montréal
    Quelqu’un a une idée ?…

    On se demande comment fait-on pour inciter un société à vivre selon ses moyens ? Avec un système de soins médicaux, public, syndiqué, monopole d’État.

    Comment fait-on l’agencement entre les fournisseurs d’impôts à 642 $ de revenus la semaine, pour payer de tel coûts de santé, les salaires des médecins millionnaires de 5,000 $ à 12,800 $ la semaine, chacun ?

    ch

  29. le 20 mai 2010 à 17:43 Gilles Laplante

    @ Gilles

    L’étude démontre bien qu’on n’a pas les moyens de se payer les services qu’une minorité nous paye et qu’il faudra bien les enlever ces lunettes roses et remettre en question tous ces programmes que justement le PQ refuse de remettre en question.

  30. le 20 mai 2010 à 17:46 Gilles

    «La SAQ paie ses commis caissiers 60 % de plus que le marché Métro situé juste à côté. Elle paie presque le double de ceux du Couche Tard d’en face. Tous ces employés font à peu près la même chose, ils placent la marchandise sur des tablettes et s’occupent des caisses.»

    Conclusion logique, il faudrait baisser le salaire des employés de la SAQ. Ma foi si çça continue ils vont finir millionnaires… Bref, employons nous à les faire passer du statut de prolétariat à celui de lumpemprolétariat.

    Vous Victor Beauchesne, dites nous donc combien vous êtes payés en plus ou en moins par rapport à d’autres qui font la même chose que vous?

    Des fois vous dérapez Victor Beauchesne. Et le pire c’est que vous ne vous en rendez même pas compte.

  31. le 20 mai 2010 à 17:47 Gilles

    Manquez pas la game de hockey ce soir Gilles Laplante. Au plan intellectuel c’est à votre niveau.

  32. le 20 mai 2010 à 19:03 Marc Tremblay

    La meilleure alternative à la privatisation réside dans la formule coopérative. Elle responsable le personnel et les profits ne vont pas uniquement au patron comme dans le secteur privé , mais dans des hausses de salaire, de meilleures conditions de travail et des baisses de prix.

    J’ai souvent de judicieux conseils sur mes choix de vin dans des succursales de la SAQ et je peux déguster des échantillons de vin. Dans les dépanneurs et les supermarchés, personne ne connaît les vins et il n’y a jamais de dégustation.

    Ceux qui sont pour la privation tout azimut de la SAQ veulent-ils voir le personnel travailler au salaire minimum afin de payer quelque dollars de moins sur le prix d’une bouteille de vin ?

    Je suis persuadé que les succursales de la SAQ qui fonctionneraient selon la formule coopérative auraient plus de succès que les succursales qui seraient uniquement privées. Pour ma part, j’encouragerais les premières.

  33. le 20 mai 2010 à 19:59 Jacques Dalpe

    Bonjour monsieur Facal,

    Vos billets ont toujours le don de toucher les vrais sujets et les bonnes cordes. Je m’empresse d’ajouter que j’ai toujours beaucoup de plaisir à lire les commentaires des participants de votre blogue. J’en ressors avec une vision plus riche.

    Plusieurs éléments de votre billet ont fortement attirré mon attention:
    l’attitude des membres du PQ face aux idées mises de l’avant par madame Marois.
    À ma grande surprise, elle a su remettre en question des aspects fondamentaux de nos structures administratives sur la santé et l’éducation (les Commissions scolaire, par exemple).

    Je n’ai pas pu applaudir longtemps. J’ai été déçu par l’attitude rigide des membres du PQ. Ça n’augure rien de bon.La bureaucratie aussi lourde aux deux extrêmes des structuresLes éléments intouchables: paniers de provision, monopoles, universalité du système de paiement ou d’accès.

    J’ai bien aimé le commentaire de Carole sur les catégories de revenus. Il n’est plus vrai de dire qu’une famille de 100 000$ et plus est une famille riche. Cette famille paie tout et n’a droit à rien. Plusieurs dizaines de mesures fiscales leur échappent. J’ai eu 3 enfants. Ils n’ont jamais eu droit aux prêts et bourses. Les dettes d’études ne donnaient droit à aucun exemption fiscale, etc.

    Il y a aussi plusieurs déductions fiscales qui on disparu au fil des ans.

  34. le 20 mai 2010 à 20:55 Gilles Laplante

    @Gilles
    L’insulte est l’argument de celui qui n’en a plus. En passant, je déteste le hockey.

  35. le 20 mai 2010 à 21:10 Gilles

    Disons monsieur Laplante que vos arguments n’en sont pas. Ce sont des affirmations qui ressemblent à un mantra.

    Ce que l’étude démontre, c’est que les gens ordinaires qui constituent la masse critique de la population a de moins en moins les moyens de payer les services. C’est ça que montre l’étude monsieur Laplante. Et c’est pourquoi je vous renvoie au hockey.

  36. le 20 mai 2010 à 22:28 Carole Chouinard

    Jacques Dalpe

    « Je n’ai pas pu applaudir longtemps. J’ai été déçu par l’attitude rigide des membres du PQ. »

    Moi aussi.

    On a droit aux deux extrêmes en ce moment.

    Un PLQ qui se tient sans qu’aucun libéral ne soit assez honnête pour défroquer et demander une enquête publique (au moment d’écrire ceci). Moi qui n’aime pas mettre tout le monde dans le même panier, ça me fait demander: tous pareils, les libéraux?

    À l’autre bout, le PQ qui a toutes les raisons de se tenir et qui se nuit. C’est beau la démocratie et les débats d’idée, mais il y a un temps où il faut savoir se rallier.

    Marois avait l’air d’avoir harnaché son parti au début, il faudrait qu’elle continue. Surtout que devenir PM pour une femme, c’est pas gagné d’avance.

    Pour la classe salariale… Effectivement ce 3% me fait tiquer depuis longtemps. Voyons donc. Tu gagnes 100 000… et t’es dans le même 3% que Céline Dion ou Pierre-Carl Péladeau.

    Ben quins.

  37. le 20 mai 2010 à 22:34 Carole Chouinard

    Olé olé olé olé!

    Monsieur Facal, ne m’accusez pas de décrocher. La Coupe est aussi une montagne qu’il faut déplacer. :-D

    J’avais promis de me relire soigneusement et j’ai oublié un S à « idée » dans mon message précédent.

    Promesse de libérale…

  38. le 20 mai 2010 à 23:20 Marc Tremblay

    M. Facal aborde des sujets dans les Journal de Québec et de Montréal. La quasi-totalité de ces articles se retrouvent sur son blogue. Et ils sont largement commentés.

    Je déplore cependant que des participants à son blogue dénigrent les positions des autres et insultent ceux qui ne pensent pas comme eux.

    Les débats sur ce blogue sont parfois négatifs et me font penser à ce qui se passe dans nos parlements.

  39. le 20 mai 2010 à 23:37 Jacques Dalpe

    Le sujet est sérieux. La situation de la santé, il n’y a pas de quoi rire. Pourtant…

    Je viens de revoir un lien partisan de la FTQ sur les malheurs de la privatisation. Le début du vidéo est franchement drôle, ce qui n’est pas un luxe pour le moment.

    Voir Privatiser la santé?

    Carole,
    Encore d’accord avec toi: il y a un temps où il faut savoir se rallier.

  40. le 21 mai 2010 à 7:54 Victor Beauchesne

    « Conclusion logique, il faudrait baisser le salaire des employés de la SAQ. Ma foi si çça continue ils vont finir millionnaires… Bref, employons nous à les faire passer du statut de prolétariat à celui de lumpemprolétariat.«  Gilles

    Vous n’avez rien compris. Je n’en veux pas aux employés de la SAQ, si une entreprise privée veut payer ses employés le double du marché, elle peut le faire sans déranger qui que ce soit, elle aura de bonnes raisons d’affaires pour le faire. Mais qu’un monopole d’état le fasse, c’est incompréhensible. En tant qu’actionnaire de la SAQ je trouve cela illogique. Vouloir comparer cela au prolétariat, et bien suivons votre logique jusqu’au bout et mettons le salaire minimum à 100 000 $ pa comme ça tout le monde va bien vivre. Il ne restera au gouvernement qu’à imprimer de l’argent.

  41. le 21 mai 2010 à 7:59 Victor Beauchesne

    « Vous Victor Beauchesne, dites nous donc combien vous êtes payés en plus ou en moins par rapport à d’autres qui font la même chose que vous?« 

    OK mon Gilles, vous allez vous aussi nous déclarer combien vous gagnez , moi je n’ai aucun salaire garanti, je fournis un service à mes clients et ils me paient, les tarifs sont régis par la forte compétition dans mon secteur d’activité. Si je demande trop cher, pas de contrat, si l’économie flanche, moi aussi.

    Pas de contrat, pas de revenus, c’est aussi simple que cela. Et vous ? Je peux me retrouver parmi le lumpenprolétariat dans un clin d’oeil.

  42. le 21 mai 2010 à 10:09 Gilles Laplante

    @Gilles
    Évidemment quand c’est vous qui déterminez la valeur des arguments …
    Et quel est votre mantrat? Qu’on doit faire payer les riches?
    Ce que je retire de l’étude, c’est que les gens ont de moins en moins les moyens de payer et qu’il faudra un jour faire des choix. Et le plus tôt sera le mieux. Ce que le PQ se refuse de faire et le PLQ n’est pas mieux.

  43. le 21 mai 2010 à 10:43 stephane belanger

    Bonjour à tous,

    Je suis toujours surpris de constater la qualité des instruments de gestion déjà existants dans les appareils publics canadiens. Je suis tout autant surpris avec la capacité partagée de les ignorer.

    Tant au niveau fédéral, au niveau provincial qu’au niveau municipal, les principes de la Gestion par Résultats entre autres font acte de présence mais, étrangement, on tarde à s’y plonger pleinement.

    La Loi sur l’Administration Publique Québecoise, entre autres, représente un de ces merveilleux outils de gestion, mais demeure mal connu par la grande partie des gestionnaires publics.

    Passer à l’acte, c’est où nous sommes rendus aujourd’hui. La sociéte se retrouve à une croisée des chemins. Nous ne sommes aucunement obligés de se décider, mais assurément que nos choix actuels auront beaucoup d’influence sur demain.

    Passer à l’acte c’est refuser la malhonnêté ambiante et acceptée, sinon encouragée. L’honnêteté pourrait signifier de savoir encourager ses artisans québecois avant d’encourager des entreprises extérieures aux valeurs douteuses en fait de relations de travail. Honnêteté voudrait dire aussi de se présenter au bureau de votes lors d’une élection, ne serait-ce que pour déchirer son bulletin. Car le pouvoir ultime du citoyen, et il est énorme, se retrouve dans ses choix de consommation et sa capacité de voter.

    Passer à l’acte pourrait dire pour vous Monsieur Facal de revenir faire un bout en politique dans ce climat onctueux et fertil. D’ailleurs, je soupconne que nous serions nombreux à vouloir vous aider à partager vos idées.

    Passer à l’acte veut dire de vivre selon nos moyens, et d’être réaliste dans son management. Au niveau provincial, nous vivons avec deux mensonges en ce qui a trait aux services publics, soit trop de services offerts en rapport à nos moyens financiers, ainsi que des employés(ées) sous-payés(ées).

    Cette situation fausse de management amène que de la frustration, de l’irréalisme. Le citoyen montre beaucoup d’insatisfaction, et les travailleurs de l’état demeurent les têtes de turc de la population. J’ai travaillé autant dans le secteur privé que dans le secteur public, et je suis toujours surpris de constater que dans le secteur public, on accepte de voir ses employés(ées) être démonisé(ées) sans que l’on ne sente un besoin urgent de prendre leurs défense. On parle ici de respect humain, et peut-être que c’est exactement là où le bas blesse. Le respect humain est en péril dans un univers aux changements rapides et pressants, mais pas obligatoires faut-il se le rappeler.

    Des choix à faire, voilà où nous en sommes.

    Bien à vous,

    Stéphane Bélanger
    Lévis

  44. le 21 mai 2010 à 10:50 Jacques Dalpe

    Dans un système où il n’y a pas de monopole, il faut tenir compte du client pour rester en affaires.

    Le système publique est tellement pernicieux qu’il lui faut souvent faire le contraire pour réussir. Prenez par exemple le système de boni au rendement. Plus un gestionnaire réduit la part de gains possibles à Loto-Québec, plus l’organisme fait des profits et le gestionnaire a de meilleurs bonis.

    Autre exemple: la Société des Alcools. Si notre dollairs monte, les vins français devraient coûter moins chers. On a vu des gestionnaires s’entendre avec les viniculteurs français pour maintenir les mêmes prix en les ajustant à la hausse face à notre devise. Nous ne profitons donc pas des baisses de prix et le gestionnaire mérite une prime au rendement.

    Hydro-Québec: plus vous montez le coût de l’électricité, plus votre boni est élevé.

    Le coût des médicaments devraient baisser pour s’ajuster aux prix payés par l’Ontario, tel que prévu dans les règlements. Une nouvelle de La Presse disait que le Gouvernement du Québec allait compenser les compagnies pharmaceutiques pour leur éviter des pertes.

    Quand il y a compétition possible, le Gouvernement fausse les règles pour continuer de se comporter comme si le public et le privé étaient associés, donc sans compétition.

  45. le 21 mai 2010 à 11:35 Marc Tremblay

    @ Carole Chouinard

    Vous avez tout à fait raison, parfois, il faut savoir se rallier ; c’est cela la démocratie ! J’aurais aimé connaître votre opinion sur mon idée d’offrir chaque succursale de la SAQ à leurs employés pour qu’ils en fassent une coopérative. Une succursale où les employés ne voudraient pas l’acquérir pourrait être vendue à des intérêts privés. Je pense que ces derniers ne pourraient pas supporter la concurrence des premiers, tant au niveau des prix que des salaires et des conditions de travail. Les succursales qui seraient devenues des coop pourraient se regrouper pour faire des économies d’échelle et partager leur expertise. Je suis un partisan de la formule coopérative et de toutes les entreprises d’économie sociale, car elles mettent la priorité sur la personne et le rendement social plutôt que sur le seul profit monétaire. Après tout, Desjardins est une coopérative et elle la plus grande institution financière (bancaire) du Québec tout en étant la seule à donner des ristournes à ses membres.

    @ Gilles Laplante

    Vous affirmez que les gens ont de moins en moins les moyens de payer. J’en doute. A part les défavorisés et la classe moyenne inférieure, tout le monde a son auto à la porte quand ce n’est pas deux ( financé sur 6 ans! ). Des dizaines de milliers de maisons se vendent plus de 250 000 $ quand ce n’est pas 500 000 $ et cela uniquement dans la région de Québec où je réside. Les restaurants qui offrent des tables d’hôte à 60 $ pour deux personnes, avant taxes et pourboire, sont pleins à craquer. Le Centre Bell est toujours rempli, même si une soirée pour un couple coûte entre 300 et 400 $ pour de bonnes places, si on inclut le stationnement, le repas au restaurant ensuite et la gardienne, s’il y a lieu. Nons vivons dans une société de
     » consumation  » et non seulement de consommation. Les gents courent après tout les derniers gadgets, sans même savoir s’ils en ont besoin, comme le I-Pad, par exemple. Au Québec, il y a, en moyenne, 3 téléviseurs par foyer, deux ordinateurs et 3 consoles-vidéo. Les gens ont-ils vraiment besoin de tout cela?

    Je demeure opposé à la privatisation de la santé, car elle créerait deux classes de patients. Mais qu’on ne vienne pas me dire que ces consumateurs n’ont pas les moyens d’absorber une hausse de la TVQ. Je suis également opposé à la privatisation d’HQ.

    Au Québec, le revenu moyen des ménages est de
    48 000 $ ( avant impôt ). Si une personne est seule, ellle gagne 24 000 $. Je suis fermement opposé à ce que ces gens aient à payer pour les hausses de la TVQ et d’HQ et pour une contribution supplémentaire pour la santé. N’oublions que la qualité d’une civilisation ne se mesure pas à ses progrès techniques mais à la façon dont elle protège ceux dont le niveau de vie est déjà mis à mal par les tendances du marché. C’est pourquoi je suis contre le budget Bachand qui attaque de plein fouet ces gens. Ponctionner les ménages qui se situent au-dessus de la moyenne des revenus : d’accord ! Mais pas ceux qui sont dans la moyenne et en bas.

    Pour terminer, je demeure allergique aux internautes qui accusent les autres de ne rien comprendre alors qu’ils pourraient simplement écrire qu’ils ne partagent pas le point de vue exprimé par l’autre. Même si bien des internautes se retiennent,il y en a encore qui insultent les autres. Faut dire que l’exemple vient de haut : hier encore, Jean Charest s’est moqué du physique du leader parlementaire péquisteStéphane Bédard. Pourtant aucun député de l’Oppsotion n’a traité Charest de Patapouf, Je n’ai jamais vu de parlementaires se moquer du physique de Chrétien…

  46. le 21 mai 2010 à 22:09 Carole Chouinard

    Intéressant ce que dit Lanctôt:

    « D’autres journalistes se sont acharnés à trouver la petite bête noire pour commenter le troisième colloque d’orientation du Parti québécois qui s’est tenu en fin de semaine dernière. Ils ont prédit le pire des avenirs pour Pauline Marois, soi-disant frustrée dans sa volonté d’imposer «un virage à droite à son parti», après avoir évité le «boulet référendaire» et «s’être tirée dans le pied». On a même dit d’elle qu’elle «sent le sang, comme un requin à la poursuite d’une proie blessée». Avouez que si tout cela était vrai, Pauline Marois mériterait, après avoir traversé autant d’épreuves, le titre d’éclopée de l’année.

    On a aussi affirmé que le Parti québécois a «démontré très clairement qu’il n’est pas prêt à proposer de véritables changements». Entendez, par véritables changements, encore plus de coupures, un virage à droite accentué, la poursuite des politiques néo-libérales du gouvernement libéral, etc. Ouf! Pourquoi tout ce déchaînement dès qu’il y a discussion au sein de cette formation politique? Ces mêmes journalistes seraient les premiers à dénoncer, si c’était le cas, l’unanimité, si ce n’est l’unanimisme et l’absence de remise en question au sein du Parti québécois. De même qu’un programme qui sonnerait le glas des politiques «social-démocrates» qui ont fait l’image de marque du PQ. Force est de conclure que ces journalistes n’ont rien d’objectif, qu’ils ont un parti pris évident et que leur jupon dépasse tellement, que c’en est gênant. »

  47. le 21 mai 2010 à 22:34 Carole Chouinard

    Marc

    « J’aurais aimé connaître votre opinion sur mon idée d’offrir chaque succursale de la SAQ à leurs employés pour qu’ils en fassent une coopérative. »

    Je ne connais pas grand chose en matière de coopérative. À prime abord, l’idée semble bonne, surtout avec l’écart entre les riches et les pauvres qui s’agrandit: de façon un peu simpliste peut-être je suis tentée de dire que c’est une bonne façon de partager la richesse.

  48. le 21 mai 2010 à 22:36 Carole Chouinard

    Pour ajouter à Lanctôt: en fait l’unanimité qui règne en ce moment au PLQ est bien plus gênante que le manque d’unanimité au PQ.

  49. le 22 mai 2010 à 10:39 Marc Tremblay

    Jacques Dalpé

    Vous dites avec raison que quand notre dollar augmente (face à l’euro), les vins de la SAQ devraient normalement être moins chers. C’est exact. Mais pour maintenir ses profits et même les augmenter, la SAQ s’entendrait, selon vous, avec les producteurs français pour que ces derniers augmentent leurs prix. Croyez-vous vraiment que si la SAQ était dirigée par le privé, que ce dernier n’agirait pas de même ?

    Carole

    J’aurais prendre connaissance des propos de celui que vous dénommez Lanctôt, sauf que je ne retrouve pas son message sur le blogue. Par ailleurs, je suis comme vous : je préfère qu’il y ait de la dissidence dans un parti, ce qui amène des débats qui sont des témoignages de la vitalité démocratique d’un parti. Au PLQ, on feint l’unanimité pour ne pas s’attirer les foudres de Charest; mais dans les faits, ca grenouille énormément au sein de ce parti. N’est-ce pas pas un député libéral qui a révélé que Charest recevait une prime de 75 000 $ ? N’est-ce pas le chef de cabinet du minitre Dupuis qui a révélé être intervenu auprès de la SQ à propos d’un permis de port d’arme ?

    Pour terminer, Charest renonce probablement à son bonus, pas parce que cela contrevient à l’éthique mais qu’il aurait eu des offres d’emplois plus payants. Il semble nous préparer à son départ, ce qui laissera son parti dans un état lamentable, puisqu’aucun ministre n’a l’envergure pour devenir PM.

  50. le 22 mai 2010 à 12:15 Normand ajoindre

    @ Marc Tremblay

    Je ne trouve pas cela très gentil de votre part, Monsieur Tremblay, d’écrire à Monsieur Facal, pour m’éliminer comme participant au blogue, si j’ai bien décodé l’intention derrière les préoccupations qui transpirent de vos propos.

    Si vous n’appréciez aucunement mes propos, vous pourriez décider de ne pas me lire. De plus, si mon nom en haut était Simon Tremblay ou Monique Sirois, qu’est-ce que ça changerait ?

    Quand je participe en soumettant une opinion, je ne fais qu’exprimer un point de vue. Je n’ai jamais dit à qui que ce soit qu’il avait tort. Je n’ai jamais écrit que je possédais la vérité.

    Je me trouve justifier d’écrire dans le blogue parce que les sujets m’intéressent et que j’ai la conviction que mes textes contiennent des idées qui méritent d’être prises en considération. J’essaie d’apporter des éléments pertinents et valables. Les sujets m’intéressent parce que directement ou indirectement, ils concernent la situation du Québec et celle des québécois et il se trouve que j’ai à coeur l’avenir et l’épanouissement des québécois. Notre avenir résultera des décisions que nous prenons. Je pense que tous seront d’accord avec moi pour dire que nous devons désirer et travailler en vue de l’amélioration de notre situation. Les divergences viennent de la façon dont chacun évalue les enjeux et les moyens.

    C’est vrai que mon style peut parfois être spécial. Je peux être très cérébral et d’autres fois je mise sur l’intuitif, comme ces fois où ma présentation est assez imagée. Mais, pour prendre un exemple d’un sage chinois, souvent quand je pointe vers le ciel en parlant des étoiles, certains se limiteront à regarder mon doigt. D’autres font semblant de ne pas comprendre se référant au « littéral ». D’autres ne lisent pas mes textes. Je respecte le choix de tous, je ne dirai à personne quoi faire et je ne me permettrai jamais d’essayer de faire « barrer » un participant. Comme en politique, en démocratie chez nous, le « devrait être » n’existe pas. La réalité, c’est ce que le peuple a choisi (la majorité). J’accepte ça, c’est un principe de la démocratie. Il allait de soi que nous savions qu’il en serait ainsi avec le système démocratique.

    Chacun des participants dans le blogue a son style. Nous nous exprimons dans les limites de nos connaissances, nos valeurs et capacités intellectuelles. Nous ne sommes pas tous des premiers de classe. Mettez-vous à la place de Monsieur Facal. Il en voit des vertes et des pas mures. Mais, présumant qu’il possède une très grande capacité d’attention, je suis porté à croire qu’il est attentif et lit tous les textes en analysant et en cherchant à comprendre ce que l’auteur veut dire. Comme il est solide dans sa science, il ne craint pas les idées divergentes des autres. À ce que je sache, il n’a jamais stipulé que tous les commentaires devaient être conformes à ses idées et, si j’ai bien compris, le minimum qu’il nous demande est que ceux-ci soient reliés au sujet et que ce n’est pas la place pour les mauvais plaisantins, les saboteurs, les intolérants et ceux qui manquent de savoir vivre. Parmi ses qualités, on retrouve sa générosité. Il tolère même les archivistes qui font du copier coller « à planche ».

  51. le 22 mai 2010 à 14:14 Gilles

    Victor Beauchesne, «OK mon Gilles»… On a pas gardé les vaches ensemble monsieur Beauchesne, je ne suis pas votre chum, et si ça ne vous fait rien on va rester poli ok…

    Sur le fond de l’argument, je vis avec des revenus de ratraite. Et comme mon fonds de retraite n’est pas indexé cela signifie, et c’est une donnée incluse et implicite dans l’étude citée plus haut, je suis entré dans un processus d’aprauvissement graduel et constinu.

    Je mange à ma faim rassurez-vous mais il est indéniable que d’année en année, mon pouvoir d’achat s’érode. Et si l’ensemble des tarifs de tous ordre augmentent, cela accélère, graduellement mon appauvrissement continu et constant.

    Un des éléments contenu à l’étude sur l’appauvrissement des familles Québécoises est la baisse du taux de syndicalisation. Il y a bien des gens qui continuent de penser que ce sont les syndicats qui mènent au québec. Il n’en est rien. Les employés de la SAQ sont syndiqués. La dernière fois qu’ils ont eu un conflit avec la Société des Alcool, il sont perdu.

    Mais ils ont néanmoins un avantage que n’ont pas les commis de dépanneurs. je vous laisse deviner combien gagneraient les empoyés non syndiqués s’il n’y avait pas les employés syndiqués pour les tirer vers le haut.

    Vous dites «si une entreprise privée veut payer ses employés le double du marché, elle peut le faire sans déranger qui que ce soit, elle aura de bonnes raisons d’affaires pour le faire» Nommez m’en une s’il vous plaît

    Et vous dites «Mais qu’un monopole d’état le fasse, c’est incompréhensible. En tant qu’actionnaire de la SAQ je trouve cela illogique.»

    Je ne comprends pas votre raisonnement. Les revenus et les profits de la SAQ augmentent d’année en année. Selon la logique d’affaires du privé c’est d’habitude un indicateur de la santé de l’entreprise. Alors quoi, pourquoi une entreprise qui va bien se mettrait à chambarder ses relations de travail? Qu’est-ce qui vous dérange à ce point dans le fait que leurs employés soient bien payés? Moi je pense que si ces gens jouissent d’un salaire décent, ça ne fait que contribuer à la santé de l’économie en général.

    Alors si vous persistez à trouver que ces employés sont trop pauyés, vous avez le devoir de proposer une solution. Qu’est-ce qu’on fait, on diminue leur salaire ?

    Ce n’est pas tout de crier haro sur tout ce qu’on prends pour un beaudet monsieur Beauchesne, il faut être capable de dire comment corriger la situation que l’on trouve inacceptable. Et de le justifier de façon cohérente.

    Quant à vous monsieur Laplante, vous me demandez quel est mon mantra. Hé non, ce n’est pas faire payer les riches. J’espère ne pas trop vous décevoir.

    Je pense simplement que nous vivons dans une société humaine, que comme tels nous sommes tous égaux en droit, et que nous avons tous le droit de vivre décemment, d’avoir accès à des services de santé quand nous sommes malades, d’avoir les moyens suffisants pour se nourrir, avoir accès à l’éducation.

    Et que pour ça, notre société doit réfléchir et agir en conséquence. On appelle ça la social démocratie. C’est ça que je pense monsieur Laplante.

  52. le 22 mai 2010 à 16:00 Marc Tremblay

    Normand ajoindre

    Effectivement,sivous pensez que je voulais vous faire bannir de ce blogue, vous avez raison de dire que ce n’était pas mon intention. Désolé.

    Il y a un malentendu. Je n’ai jamais demandé à M. Facal de vous éliminer de son blogue. J’ai simplement dit qu’il m’arrivait souvent de ne pas comprendre vos propos que je trouvais pas clair ou sibyllin. Le message que vous venez de m’envoyer est, dans sa totalité, très clair. Merci.

    Je suis souvent en accord avec vos propos, lorsque je les comprend. Je vais toujours vous lire, comme je lis tout sur le blogue. Même si je ne suis pas d’accord avec avec vous. Comme dit le proverbe hindou:  » J’aime les différences et les différends, car ils m’en apprennent beaucoup sur moi-même « .

    Mon message à M. Facal visait surtout les pseudonymes que je croyais interdits sur son blogue. Il semble que ce ne soit pas le cas, en autant que M. Facal ait les coordonnées de ceux qui écrivent sur son blogue. D’ailleurs, il y en a qui s’identifient uniquement par leur prénom et M. Facal les laisse passer. Vous devez avoir vos raisons de ne pas vous identifier clairement. Je respecte cela.

    Pour terminer, je ne doute pas une seconde que vous avez à coeur l’épanouissement de la nation québécoise.

  53. le 22 mai 2010 à 16:46 Marc Tremblay

    Normand ajoindre

    Moi qui vous dit que vous n’êtes pas toujour clair, je dois faire mon apologie, car mon premier paragraphe ne l’était pas non plus. Oubliez ce paragraphe, je vous prie. Je voulais dire que si j’ai donné l’impression de vouloir vous bannir de ce blogue, ce n’était pas mon intention.

    Gilles

    Je ne veux pas vous contredire, mais j’ai appris que la syndicalisation augmentait au Québec. Je suis par contre d’accord avec vous : Sans les syndicats qui tirent les salaires vers le haut, les non-syndiqués gagneraient encore moins.

    Je ne suis pas un inconditionel des syndicats, mais si les employeurs peuvent se regrouper, les employés doivent pouvoir en faire autant.

  54. le 22 mai 2010 à 19:01 Gilles

    À ma connaissance Marc, la syndicalisation est en régression au québec depuis un certain nombre d’années.

  55. le 22 mai 2010 à 20:39 Gilles Laplante

    @Gilles
    Vous dites que votre mantra n’est pas de faire payer les riches mais comme c’est celui de la social-démocratie, vous n’êtes donc pas social-démocrate. Où vous situez-vous?
    Vous dites que nous sommes tous égaux en droit, mais que dites-vous du droit à un individu de disposer à sa guise du fruit de son labeur?

  56. le 22 mai 2010 à 22:58 Marc Tremblay

    Gilles

    Selon les dernières données de Statistiques-Canada datant de 2005, le taux de syndicalisation au Quénec est passé de 39,9% à 40,2 % entre les années 2004 et 2005. Si vous avez des données plus récentes, pourriez-vous nous les indiquer ?

    Gilles Laplante

    Vous semblez réduire la social-démocratie au seul fait de faire payer les riches. Je pense que c’est beaucoup plus que cela. De plus, un individu ne peut disposer à sa guise des fruits de son labeur;car il y a les impôts et les taxes. Heureusement, sinon, ce serait la loi de la jungle ou le capitalisme sauvage.

  57. le 23 mai 2010 à 7:42 Jocelyn Roy

    Je trouve ça très étrange que d’anciens députés et ministres nous mettent en garde contre l’incapacité du gouvernement à gérer les affaires courantes. Lorsque nous apposons notre X sur le bulletin de vote, nous sommes persuadés que vous ferez tout en votre pouvoir pour former un « bon gouvernement ». La case que nous choisissons est plutôt reliée aux grands projets que vous nous offrez…

    L’autre facteur que je trouve étrange est cette nouvelle mode de nous comparer continuellement aux autres pays en tentant de nous convaincre que c’est toujours mieux à l’extérieur de notre pays. Je ne serais pas surpris que le système de santé du Québec soit pris en exemple dans certains pays d’Europe. Aux États-Unis, c’est assuré (sans jeu de mots).

    J’ai rapidement consulté une analyse des systèmes de santé de l’Allemagne, des Pays-Bas et de la Suisse et, le moins qu’on puisse dire Monsieur Facal, c’est que vous avez choisi les passages qui font votre affaire.

    http://www.sante.gouv.fr/drees/etude-resultat/er445/er445.pdf

  58. le 23 mai 2010 à 9:30 Gilles Laplante

    @Marc Tremblay
    Vous ne répondez pas à la question que j’ai posé à Gilles. Vous constatez la situation actuelle en portant un jugement selon votre conception de la morale.

  59. le 23 mai 2010 à 10:17 Gilles

    Monsieur Laplantevous écrivez: «Vous dites que votre mantra n’est pas de faire payer les riches mais comme c’est celui de la social-démocratie, vous n’êtes donc pas social-démocrate. Où vous situez-vous?»

    Je vous ramène à Thomas d’Aquin si vous me permettez. Et n’en concluez pas que je sois en train de tomber dans la religiosité ce n’est pas le cas.

    Il a écrit des choses Thomas d’Aquin comme par exemple que : «la vertu est dans l’équilibre». Pui il a écrit aussi qu’il fallait «à l’homme un minimum vital pour pouvoir pratiquer la vertu».

    Je ne sais pas où vous vous situez exactement mais disons qu’à mon avis, il n’est pas nécessaire de détester les riches ou les plus riches, pour concevoir que présentement un déséquilibre important se dessine. C’est un fait indéniable que dans notre société les riches deviennent de plus en plus riche, alors que les pauvres deviennent de plus en plus pauvre.

    C’est une des conclusion de l’étude citée abondamment en amont.

    C’est un devoir civique monsieur Laplante que d’aménager la société dans un esprit d’équilibre de partage et de répartition équitable de la richesse qui existe, de façon à ce que tous les humains qui composent la société puissent disposer du minimum qui leur permette de vivre dignement.

    je ne pense pas que ce soit là un appel à dépouiller les riches. je pense que c’est un appel à la raison. Et je pense aussi qu’une société qui se gouverne dans cette direction est la marque d’une société évoluée.

    Cela dit rien ne vous empêche de disposer à votre guise du fruit de votre labeur pour combler vos besoins. Tout dépend de ce que vous identifiez comme étant vos besoins.

    Selon ce que je perçois de vos opinions, je pense que vous réduisez vos aspirations à la possession de richesses. Je ne vous accuse de rien, j’essaie de comprendre ce que vous dites.

    je vous invite à considérer d’autres aspects de la vie, qui je pense, selon ess propos que vous tenez, me semblent être négligés dans votre schème de pensée: http://semioscope.free.fr/article.php3?id_article=8

  60. le 23 mai 2010 à 11:02 Marc Tremblay

    Gilles Laplante

    Je ne pouvais pas répondre à la question que vous avez posée à Gilles, n’étant pas dans ses souliers. Gilles vous a quand même répondu en disant, en substance, la même chose que moi, soit que le degré d’évolution d’une société se mesure à la façon qu’elle traite les plus défavorisés, de manière à ce qu’ils aient un minimum vital pour vivre dignement.

    Par ailleurs, vous affirmez que je juge la situation actuelle selon ma conception de la morale. Votre propos sonne comme un reproche, alors que tout le monde perçoit les situations selon leurs paradigmes. Maus,je ne juge pas, je constate, comme vous le dites. La morale n’est pas élastique et n’est pas non plus relative, comme c’est de plus en plus à la mode de le dire. On n’invente pas de nouvelles règles morales, pas plus qu’on peut inventer de nouvelles couleurs.

    Si on ne tient pas compte des démunis, c’est la loi de la jungle et le triomphe du capitalisme sauvage qui prévalent. Voulez-vous vraiment vivre dans une telle société ? Je pense que, si vous deveniez invalide et incapable de subvenir à vos besoins essentiels, vous seriez content de vivre dans une social-démocratie. Est-ce que je me trompe ?

    Marc Tremblay, Québec

  61. le 23 mai 2010 à 14:18 Serge Grenier

    «mais le hic c’est que quelqu’un ferait un … profit» dit Victor Beauchesne.

    Et ce profit serait en grande partie constitué de la réduction du salaire des employés. Ma fille a travaillé à la SAQ pendant ses études et elle m’a souvent dit que ça avait été son meilleur emploi à vie.

    Si je comprend bien ce que dit Monsieur Beauchesne, pour payer leur vin un peu moins cher, les québécois et québécoises seraient prêts à remettre 50% du butin à l’individu qui aura réussi à dompter les «méchants» employés syndiqués de la SAQ qui osent gagnent 60% de plus que les autres travailleurs (ce qui leur donne un très mauvais exemple).

    Hé bien, pas moi. Je suis bien content qu’ils aient de bonnes conditions de travail les employés de la SAQ.

    Et je ne dis pas : faisons payer les riches.

    Je dis : faisons comme les riches.

    Les riches voient à leurs intérêts. Et bien, faisons de même, voyons à nos intérêts.

    C’est encore au plus fort la poche, premier arrivé, premier servi. Mais la balance du pouvoir est en train de changer et dorénavant les plus forts c’est nous, le peuple.

    Serge Grenier

  62. le 23 mai 2010 à 17:38 Marc Tremblay

    En 2005, Statistiques-Canada démontrait qu’ au Québec, le salaire moyen d’un employé masculin syndiqué était de 20,74 $/heure, tandis que les non-syndiqués gagnaient 16,88 $, soit un écart de 23 % en faveur des syndiquées. De plus, l’écart s’agrandit du côté des femmes ( 20,20$ pour les syndiquées et 15,01$ pour les non syndiquées).

    Ceux qui prétendent que le taux de syndicalisation au Québec (40%) vs 32 % pour l’ensemble du Canada créen du chômage se gourrent, puisque le taux de chômage est actuellement de 7,9% au Québec et de 8,1 % pour l’ensemble du Canada. Les économistes de l’Institut économique de Montréal et autres Fraser Institute tiennent donc des propos idéologiques et non scientifiques.

    En fait, les salaires de syndiqués tirent celui des syndiqués vers le haut et c’est tant mieux.

  63. le 24 mai 2010 à 11:11 Marc Tremblay

    Cher Joseph Facal,

    J’imagine que vous avez pris connaissance de l’article de l’article d’Hélène Buzetti dans Le Devoir de samedi à propos du livre de Marci McDonald  » The Armageddon Factor ». Elle soutient que les « deux solitudes  » au Canada sont plus spirituelles que culturelles.

    Avez-vous le goût de vous prononcer sur ce sujet ? Si oui, j’ai bien hâte de vous lire.

  64. le 25 mai 2010 à 8:16 Joseph Facal

    Je demande en effet aux gens de ne pas utiliser de pseudonymes, mais la vérité est que je n’ai aucun moyen technologique de les bloquer.

    Je mise donc sur la bonne foi…et n’interviens pour «punir» qu’en cas d’abus répétés et d’extrême nécessité.

    Si on opère un blogue de débats, il faut accepter au départ de renoncer à s’inscrire dans une dynamique de contrôle…avec les avantages et les inconvénients qui en résultent.

    Pour le reste, si le PQ commence par nous dire à quoi il s’oppose, fort bien, je comprends, mais on est alors en droit de s’attendre à ce qu’il nous dise bientôt ce qu’il propose. C’est ça gouverner.

    Je le redis : si on s’oppose à toute franchise, taxe, tarif, privatisations, etc., il reste quoi comme options de financement ? S’endetter, réduire les services ou hausser les impôts…

    Si c’est ça, il faut le dire et l’assumer courageusement et on fera le débat là-dessus, mais ce n’est pas parce qu’on le voudrait bien ou qu’on a des beaux principes que 2 + 2 se mettront tout d’un coup à faire 6.

    La multiplication des pains et des poissons, c’est seulement dans la Bible.

    Salutations à tous.

  65. le 25 mai 2010 à 9:43 Carole Chouinard

    Serge Grenier

    Je comprends que les syndicats exagèrent parfois, et ces temps-ci en particulier la FTQ n’a pas bonne presse.

    Mais je ne comprends pas les gens qui dénigrent à tout prix les emplois syndiqués. Qu’est-ce qu’on veut au Québec? Des riches et des pauvres? On ne veut pas de « bons » emplois avec un salaire décent? Et exit la classe moyenne…

  66. le 25 mai 2010 à 9:46 Carole Chouinard

    Monsieur Facal

    « Si on opère un blogue de débats, il faut accepter au départ de renoncer à s’inscrire dans une dynamique de contrôle… »

    Ce n’est pas le cas de la majorité des blogues sur Canoé et Cyberpresse, souvent les messages ne sont pas instantanément édités et doivent passer par un modérateur.

    Je débats avec assez de civilité, je ne pense pas contrevenir à la nétiquette mais on me censure parfois. Je suis sûre que c’est à cause de mes opinions.

  67. le 25 mai 2010 à 10:34 Marc Tremblay

    Carole Chouinard,

    Je vous comprend donc. Je serais étonné qu’on vous censure, car vous êtes une des participantes à ce blogue qui s’exprime avec le plus de civilité. Jamais vous ne contrevenez à la Nétiquette.

    J’ai constaté par ailleurs qu’on ne voit plus d’internautes utiliser un pseudonyme. Le message de M. Facal a bien passé.

    Pour revenir au récent commentaire de M. Facal, je suis persuadé que le PQ va annoncer ses couleurs prochainement. Pour l’instant, les débats se font à l’interne. Quant aux mesures proposées par le gouvernement Charest pour réduire le déficit, deux problèmes de posent : il n’a pas une once de crédibilité pour les faire accepter ; il faut ménager la classe moyenne, élément essentiel de toute économie développée. Enfin, n’y a t’il pas d’autres options pour se sortir du  » trou » que l’endettement et la hausse des impôts ? Je ne parle pas de la réduction des services, car j’y suis favorable. Le Québec subventionne à tour de bras des festivals, paient pour les avortements ( et non pour les vasectomies) et la procréation assistée, subventionne des entreprises et des municipalités, etc…

  68. le 25 mai 2010 à 12:04 Gilles Laplante

    @ Marc Tremblay

    La morale n’est peut-être pas élastique mais elle est personnelle. Par exemple, vous semblez considérer comme moral le fait de prendre par la force le fruit du labeur d’un individu pour le distribuer à d’autres qui dans bien des cas ne font aucun efforts pour s’assurer une vie décente. Personnellement, je trouve immoral de déresponsabiliser les gens, ce que votre approche fait, et je considère que le vol, même étatisé, est immoral. Je serais d’accord pour qu’on donne à tout le monde les moyens de s’en tirer, par l’instruction, mais à partir du moment ou un individu ne veut même pas faire l’effort de s’instruire ou se lever le matin pour aller travailler il ne peut pas compter sur moi pour le faire à sa place.

  69. le 25 mai 2010 à 12:19 Marc Tremblay

    Gilles Laplante,

    C’est quoi l’alternative ? S’en remettre à la charité publique ? Je ne pense pas que les assistés sociaux ( qui accaparent 4 G$ sur un budget de 63 G$ ) ne font aucun effort pour s’en sortir. Les prestations d’aide sociale s’élèvent à 7 200 $/an. Qui peut vivre et survivre ainsi ?

    Je n’encourage pas la déresponsabilisation des gens, je constate simplement qu’il y a des gens qui ne peuvent assumer leurs responsabilités, pour toute sorte de raisons.

    Une chance que l’État est là.

  70. le 25 mai 2010 à 12:45 Gilles

    Pour rester dans le sujet qui parle en fait questionne la capacité de l’État à procurer des services publics à même les revenus qu’il tire des divers modes de taxation et de tarifs, j’aimerais apporter par analogie à notre situation, celle évoquée par Dany Laferrière au cours d’un entretien que j’ai entendu.

    Il rappelait, que dans son pays, on reproche aux gens de couper les arbres parce que cela engendre des dommages désastreux à l’environnement. Personne ne veut couper des arbres rappelle-t-il. Mais pourquoi coupent-t-ils les arbres ?

    Pour que les gens arrêtent de couper les arbres ce qu’ils font pour survivre, il aurait fallu que l’on intervienne en amont, de façon à ce que les gens n’aient pas besoin de couper les arbres…

    Partout sur la planète, les mêmes causes produisent les mêmes effets. Moins on s’attellera avec diligence et efficacité au partage de la richesse, moins les gens auront les moyens de contribuer à l’enrichissement collectif, plus l’État sera pauvre et plus il cherchera à se désengager, en pressant le citron ce qui est la solution dite lucide. Mais que j’appellerais plutôt myope…

    À mon avis, dans notre situation comme dans celle des Haïtiens, la solution aux problèmes auxquels nous sommes confrontés ne se trouve pas en aval, mais en amont de la vie…

  71. le 25 mai 2010 à 13:02 Marc Tremblay

    Cher Joseph Facal, Dans votre article, vous évoquiez les structures lourdes dans le systéeme de santé. Le Journal de Québec fait état aujourd’hui du personnel que l’on retrouve dans le bloc opératoire d’un hôpital au Québec. Outre l’équipe de soins, qui comporte au moins un médecin et quelques infirmières, on retrouve une coordonnatrice, une assistante-coordonnatrice, un responsable des achats, un responsable de la formation et un assistant responsable de la formation. Tout ce beau monde est très bien payé. Bienvenue en Absurdistan.

  72. le 25 mai 2010 à 13:49 Victor Beauchesne

    @Monsieur Gilles,

    « Mais ils ont néanmoins un avantage que n’ont pas les commis de dépanneurs. je vous laisse deviner combien gagneraient les empoyés non syndiqués s’il n’y avait pas les employés syndiqués pour les tirer vers le haut.« 

    Les employés de Steinberg étaient syndiqués et gagnaient beaucoup plus que ceux des dépanneurs. Mais eux avaient de la concurrence, ce que la SAQ n’a pas. Alors, vous qui admettez vivre sur une rente qui perd sa valeur au fil du temps, vous êtes content de subventionné les salaires extra marché de la SAQ pour que ceux-ci tirent vers le haut les salaires des non-syndiqués. Belle action
    louable de votre part et félicitations pour votre générosité. Personnellement je préfèrerais que les employés de la SAQ touchent des salaires concurrentiels pour leur secteur d’activité et que les argents sauvés soient réinvestis dans les programmes sociaux, tels les rentes par exemple.

    « Je ne comprends pas votre raisonnement. Les revenus et les profits de la SAQ augmentent d’année en année. Selon la logique d’affaires du privé c’est d’habitude un indicateur de la santé de l’entreprise. «  aucun monopole ne rentre dans une logique d’affaires. Ce que vous appelez chambarder ses relations d’affaires d’autres appellent céder aux pressions des employés coûtent que coûtent. Dans le mondes des affaires, si tu cèdes trop tu disparaît. La SAQ ne peut jamais disparaître.

    « Ce n’est pas tout de crier haro sur tout ce qu’on prends pour un beaudet monsieur Beauchesne, il faut être capable de dire comment corriger la situation que l’on trouve inacceptable. Et de le justifier de façon cohérente.« 

    Privatiser et les employés des magasins devront forcément s’entendre sur leurs conditions selon les lois du marché qui régissent le reste de la société.

    « Vous dites «si une entreprise privée veut payer ses employés le double du marché, elle peut le faire sans déranger qui que ce soit, elle aura de bonnes raisons d’affaires pour le faire» Nommez m’en une s’il vous plaît « 

    Je peux vous en nommer des nombreuses, surtout dans des industries qui étaient dans des situations de quasi-monopole:

    les grandes brasseries avant la venue des micros et

    les compagnies de tabac, avant de déménager au Mexique

    les big three de l’auto américaine, avant qu’ils ne perdent la moité de leur part de marché aux japonaises

    Hydro-Québec , principalement à cause de son monopole

    C’est bien facile d’être pour la vertu et contre le vice, jusqu’à temps qu’il ne reste plus d’argent des autres à dépenser.

    Si Bombardier veut payer plus cher ses employés d’usine pour limiter le roulement de son personnel et diminuer ses coûts de formation, elle le fera pour des raisons d’affaires et pas pour rendre la société plus juste et trainer les autres vers le haut.

  73. le 25 mai 2010 à 15:46 Jean-Renaud Dubois

    Bonjour,

    Bonne chronique M. Facal.

    Moi qui trouve essentiel le syndicalisme — sinon ce serait au plus fort la poche (comme à la période de Sacco et Vanzetti), je trouve incroyable qu’en 2010 on remettent encore en question cette nécessité ; comme Harper à propos de l’avortement. Ah, l’individualisme outrancier de cette droite !

    Quant au « Colloque d’orientation » du PQ, vous avez raison d’appuyer Mme Marois qui tente, à la demande du peuple (qui est souverain) de commencer par contrôler le « free for all » au gouvernement ; en plus de « revoir », bien évidemment, les structures dans la Santé, l’Éducation et l’État, etc.

    Et après cela, serons-nous plus enclin à vous suivre, éventuellement, si nécessaire (je parle ici du rapport Montmarquette-Facal). Mais on veut voir avant !

    Quand au programme officiel du PQ, il viendra, j’imagine, en temps et lieu à l’image des Libéraux 2 ans avant l’élection de 2003 : quel était-il ? Avaient-ils montré leurs cartes ? Non. Plus tard en 2003 ils nous les montrées : elles étaient toutes fausses. Alors…

    En ce qui a trait à la contribution santé (je ne parle pas tiket modérateur), je suis d’accord avec la mesure du PLQ, mais progressive et modulée selon les revenus, et non pas presque unilatérale.

    Quand aux lucides, à propos de la paresse, on repassera ; et pour le reste, tirer toujours sur les mêmes pies, cela va bien faire! Comme si les impôts devraient seulement provenir des citoyens, seuls ?

    Les riches s’enrichissent, la tranche des pauvres s’agrandit et ceux du milieu, les vraies vaches à lait, voient depuis 10 ans leur pouvoir d’achat fondre inexorablement ; et ce n’est pas un cliché, loin de là !

    En réalité ce n’est qu’un commencement et préparons-nous, en plus, à ce que le « système à deux vitesses » — comme dans les écoles québécoises (qui avait prévu cela il y a 25 ans?) — montre aussi son gros nez dans la santé!

    L’Ontario (pas de subvention, aucune aux écoles privées) serait-il la voie à suivre ? Ben non, c’est un monopole !!

    Quant à la Santé le Québec a le plus grand nombre de cliniques privées au Canada. Mais au lieu de régler enfin notre première ligne (qui n’a jamais été vraiment mise en place) ouvrons toutes grandes les portes de nos hôpitaux au secteur privé pour éliminer ce monopole (encore!) que l’on ne saurait voir!

    ***

    Pour ajouter à votre crédibilité, ne faudrait-il pas M.Facal que vous nous fassiez un portrait sur les citoyens « des pays » du vaste monde — je ne parle pas de la Grèce, l’Italie et autres, fonctionnant au « noir », à 35% de leur PIB — qui viennent au secours des riches (banques ; institutions financières, constructeurs et autres) ?

    Les multinationales avec la mondialisation, s’en sortiront toujours (en se déplaçant), mais jamais le contraire, bizarre, non? Quand on pense que cette mondialisation devait sauver le monde : à qui a-t-elle vraiment profité ?

    Sont-elles, ainsi que les grosses entreprises, des « vaches sacrées » ?

    Nous comptons sur vous.

    Bonne journée,

    JRD

  74. le 25 mai 2010 à 16:08 Jean-Renaud Dubois

    Re Bonjour,

    Dans votre billet précédent ( « Et Vous ? » ), mon 3ème commentaire si je l’avais écrit aurait porté sur la « perspective », la 2ème victime :  » Quand le cynisme submerge tout, la nuance et la « PERSPECTIVE » sont les premières victimes.  » J.Facal

    Je serai court Joseph, vos comparaisons choisies : Cartier et Berlusconi étaient un peu inappropriées !

    Je vous suggère bien humblement, pour les choisir de revenir au Canada et au Québec de la révolution tranquille à aujourd’hui — soit environ de 1960 à 2010.

    Seulement dénoncer la situation actuelle, serait beaucoup. Comme le font si bien les femmes journalistes ainsi qu’un Gil Courtemanche

    Bonne journée,

    JRD

  75. le 25 mai 2010 à 17:53 Marc Tremblay

    Jean-Renaud Dubois,

    Un peu spécial de placer toutes les femmes journalistes dans la même carégorie ! Comme chez les hommes journalistes, il y en a des bonnes et des moins bonnes. Le problème avec les journalistes, c’est que très peu effectuent des analyses, comme Christian Rioux et Gil Courtemanche du Devoir. La plupart des journalistes ne font que rapporter des faits
    (véridiques ou non) et émettent des opinions sans aucun argument. Les champions dans ce domaine travaillent pour Gesca, éditeur de la Presse, du Soleil, de la Tribune, du Quotidien du Saguenay et d’autres. Il y en a aussi chez Québécor.

    Pour revenir au système de santé, mentionnons qu’il y a des pays, même très pauvres,qui réussissent mieux que nous. Par exemple, le Directeur de la santé publique de Cuba est venu récemment exposer devant des médecins du Québec la manière dont on s’occupe de la santé dans son pays. Il a impressionné plusieurs médecins du Québec. D’abord, le pays est couvert de polycliniques regroupant chacune une équipe de médecins, d’infirmières, de psychologues, de diététiciens et de divers thérapeutes. C’est la porte d’entrée du système de santé et elles sont ouvertes 24 heures sur 24, sept jours par semaine. On est loin de cela avec nos CLSC ouverts 5 jours par semaine et qui ferment à 17:00.

    À Cuba, 80 % des personnes malades se présentent dans ces polycliniques où il n’y a pas de ticket modérateur ou orienteur. Ce système permet aux hôpitaux de s’occuper des cas vraiment extrêmes. Lorsqu’une polyclinique ne peut traiter un cas trop extrême, le patient est dirigé vers l’urgence de l’hôpital. Le durée d’attente dans une polyclinique est en moyenne d’une heure et demie. On fait dur ici avec un temps d’attente moyen de 17 heures et demie.Pas mal pour un pays du Tiers-monde ! N’oublions pas que le système d’éducation y est gratuit de la maternelle jusqu’à la fin de l’université. Le taux d’alphabétisation de la population est plus élevé qu’au Canada; la mortalité infantile est quasi-nulle ( moindre qu’aux É.U.) etb l’espérance de vie est égale à celle des pays les plus développés.Il y en a qui vont dire que les Cubains ont peu accès à la société de consommation (consumation), qu’ils vivent sous une dictature et que tous veulent quitter leur pays. Je connais pourtant plein de Cubains qui sont contents de vivre dans ce pays et qui considèrent que l’Occident courre à sa perte en mettant l’accent uniquement sur la consommation au détriment d’autres valeurs.

    À noter que le blocus des É.U. envers Cuba, qui dure depuis plus de 60 ans (condamné par la quasi-totalité des pays-membres de l’ONU) nuit énormément à ce petit pays (10 millions d’habitants) qui ne voulait que se libérer de la tutelle des multinationales et de la Mafia des É.U.

  76. le 25 mai 2010 à 20:08 Robert Lachance

    Il a été beaucoup question de débureaucratiser le système de santé. Et il le faudra bien. Joseph Facal

    Non seulement débureaucratiser mais réorienter, réingénier.

    Si l’on parlait de l’industrie de la maladie au lieu de système de santé, les choses seraient plus claires. C’est dans ça qu’il faudra s’embarquer, dans une décroissance de cette industrie de la maladie au profit d’une industrie à péter de santé. Au lieu d’assurance médicament, il faut penser assurance récolte, assurance exercice, assurance sens de vie, assurance engendrement. Un nouvel art de vivre quoi.

    Avec une émission comme Kampaï, dans 20 ans, 30 ans, nous aurons beaucoup moins besoin d’infirmières et plus de jardinières. D’ici là, plus de fruits et plus de légumes frais importés l’hiver. D’où notre intérêt à ce que la Caisse de dépôt investisse immédiatement dans notre rapprochement d’Haïti. La pérennité financière d’un tel rapprochement m’apparaît envisageable.

    Je dis ça de même.

    Lâchez-moi les Pays-bas, le Danemark et la Norvège ! Que sont-ils capables de faire en hockey ? Des vrais Canadiens de Montréal.

  77. le 25 mai 2010 à 22:17 Robert Lachance

    @ Victor Beauchesne

    À Bar Harbor, Maine, j’ai vu un vin à 4,95 $. J’ai acheté le Chilien à 8,95$. J’ai trouvé par miracle un Costières de Nîmes Château La Beaume pour 15,75$ chez un marchand d’aliments spécialisés. J’ai acheté pour le nom sur la bouteille. La SAQ ne l’offre pas. Choix limité à moins de 200 sortes. Deux succursales à moins d’un kilomètre de l’hôtel, l’une fermée les dimanches et lundis.

    Je suis d’accord avec vous que l’alcool n’est pas indispensable et que la SAQ pourrait être démantelée. J’imagine qu’on a décidé autrement par inertie et pour aller chercher de l’impôt. Supposons qu’un employé de dépanneur gagne 10$ de l’heure. 350$ semaine. À 18 000 année, il ne rapporte pas grands impôts. À 60% de plus, 29 000$, un salarié rapporte 1 760$.

  78. le 26 mai 2010 à 3:25 Joseph Facal

    À Carole,

    C’est justement pour ne pas vous faire subir les contraintes des blogues «corporatifs» que je blogue en indépendant sous ma seule bannière.

    À Jean-Renaud,

    En tout respect, cher ami, vous avez déjà été plus facile à suivre.

    La perspective, c’est mettre du recul et de la sérénité dans le jugement.

    En évoquant Cartier au siècle dernier, je veux montrer que c’était pire…avant.

    En évoquant Berlusconi, je veux montrer que c’est pire…ailleurs.

    C’est justement cela de la perspective : une relativisation à l’aide du temps et de l’espace.

    Curieusement, vous évoquez Rioux et Courtemanche qui, justement, consacrent une bonne part de leurs considérables talents à nous dire ce qui se passe…ailleurs.

    Comprenne qui pourra…et sans rancune…évidemment.

    Salutations à tous.

  79. le 26 mai 2010 à 9:40 Gilles Laplante

    @Marc Tremblay
    Si je comprend bien, vous considérez que l’État a un sens moral plus élevé que le citoyen. Pourtant l’État relève du politicien dont on peut douter qu’il ait un sens moral au dessus de la moyenne.

  80. le 26 mai 2010 à 10:39 Marc Tremblay

    Gilles Laplante

    Ou je me suis mal exprimé ou vous m’avez mal compris : c’est selon. Je ne considère aucunement que les politiciens ont un sens moral plus élevé que la moyenne des gens. Je me réjouis seulement que l’État s’occupe des démunis et des gens incapables d’assumer leurs responsabilités. Si ces derniers ne devaient compter que sur la charité des gens, comme avant l’avènement de l’État-Providence, ils crèveraient.

    On peut et on doit remettre en question une bonne partie des programmes de l’État-Providence, surtout ceux qui s’adressent aux  » téteux » de subventions comme les organisateurs de festivals et les  » Welfare Corporate Bums ». Je souhaite seulement que le débat se fasse sereinement. Je pense qu’on aura toujours besoin d’un État qui assure, ne serait-ce que minimalement, la redistribution de la richesse par l’impôt progressif.Sauf qu’il ne faut pas tuer la classe moyenne, l’élément essentiel de tout pays développé.

  81. le 31 mai 2010 à 9:57 Jean-Renaud Dubois

    Bonjour M.Facal,

    Mon commentaire sur la perspective :

    …… « Je serai court Joseph, vos comparaisons choisies : Cartier et Berlusconi étaient un peu inappropriées. » « Je vous suggère bien humblement, pour les choisir de revenir au Canada et au Québec de la révolution tranquille à aujourd’hui — soit environ de 1960 à 2010. » Jean-Renaud Dubois.
    ….. « Seulement dénoncer la situation actuelle, serait beaucoup. Comme le font si bien « des » femmes journalistes* (j’avais écris « les » femmes journalistes — merci Marc), ainsi qu’un Gil Courtemanche.», Jean-Renaud Dubois

    Votre réponse :

    ………. « En tout respect, cher ami, vous avez déjà été plus facile à suivre.En évoquant Cartier au siècle dernier, je veux montrer que c’était pire…avant. En évoquant Berlusconi, je veux montrer que c’est pire…ailleurs. C’est justement cela de la perspective : une relativisation à l’aide du temps et de l’espace. Joseph F.
    ………….. « Curieusement, vous évoquez Rioux et Courtemanche qui, justement, consacrent une bonne part de leurs considérables talents à nous dire ce qui se passe…ailleurs. »
    ……………« Comprenne qui pourra…et sans rancune…évidemment. », Joseph Facal

    ***

    Bien d’accord avec vous, M.Facal, sur la définition de la perspective…

    Je mentionnais surtout que : seulement dénoncer la situation actuelle, serait beaucoup. Comme le font si bien « les » femmes journalistes (j’aurais dû écrire « des »)

    - Admettons donc pour faire la paix (rire…) qu’il y a aussi quelques hommes, comme Marc le souligne…mais c’est lui qui a mentionné le nom de l’excellent Rioux, pas moi. Exit donc le « AILLEURS ».

    - Quant à « pire AVANT », (1872 c’était… pire), je trouve — à tort ou a raison — que cet exemple, ainsi que celui de Berlusconi (pire…ailleurs), amoindit la responsabilité de Charest ; et que la situation actuelle nous ramène comme le soutien Parizeau (que je viens d’entendre), 40 ans en arrière.

    En parlant des femmes qui nous éclairent depuis d’interminables mois sur cette incroyable saga menée par le « naufrageur » de la moralité en politique — je pensais aux Boileau, Chouinard, Payette, Legault, et autres ; et j’ai ajouté Gil Courtemanche qui vise dans le mille dans ses derniers articles (sur ce qui se passe ici) du 22 mai et du 1er mai : « Le Grand Cirque ordinaire » et
    « Cette odeur nauséabonde ».
    - http://www.ledevoir.com/politique/quebec/289507/le-grand-cirque-ordinaire
    - http://www.ledevoir.com/politique/quebec/288117/cette-odeur-nauseabonde-

    Remarques :

    Je trouve, cher Joseph, que pour sauver Charest, il n’a pas manqué de bénévoles : Bouchard, Dumont, Boisvert, Pratte, Dubuc, encore Pratte toujours! Même Jean Chrétien ajoute son nom ; il ne manque plus que Paul Desmarais et la boucle sera bouclée…

    Mais qu’ont-ils donc à défendre l’indéfendable alors que la maison brûle et que le monsonge et la manipulation sont érigés en système depuis 2003.

    Je ne ferai pas la très longue liste pour le démontrer, vous la connaissez mieux que quiconque !

    Fumons donc, si vous le voulez bien, le calumet de paix.

    Bonne journée,

  82. le 31 mai 2010 à 21:08 Marc Tremblay

    Je lis régulièrement Courtemanche et Rioux dans Le Devoir. Ils écrivent plus souvent sur le Québec que sur d’autres pays.