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Compétence, vous dites ?

Avec le vaudeville en cours à Ottawa, y a-t-il encore quelqu’un qui se soucie de la campagne électorale au Québec ? Moi oui.

Jean Charest invitait l’autre jour les Québécois à faire un «choix de compétence». Je sais, vous allez me dire que, forcément, vu mon passé, je ne suis pas objectif.

Alors très bien, faisons un test. Vite, nommez-moi une seule réforme d’envergure menée à terme par le gouvernement Charest depuis 2003.

J’attends encore…

Je ne dis évidemment pas que tout est uniformément négatif, mais avouez qu’il faut un fichu effort pour trouver quelque chose d’un peu substantiel.

Vous me direz que gérer avec compétence, ce n’est pas nécessairement remuer ciel et terre, mais faire correctement les choses de base. Alors voyons voir.                                                               

De 1994 à 2003, pendant les neuf années au pouvoir du PQ, il s’était créé au Québec 534 000 emplois. Depuis cinq ans, il s’en est créé 251 000. Rien pour donner des leçons de compétence à quiconque.

En 2003, l’investissement privé non résidentiel au Québec représentait 15,8% du total canadien. La proportion, cette année, est de 13,3%.

En termes de richesse par habitant, le Québec, depuis quarante ans, rattrape tranquillement l’Ontario, mais si on inclut les États-Unis dans la comparaison, nous ne devançons que le Mississipi et la Virginie Occidentale, même en tenant compte du coût de la vie.

La supposée absence de déficit ne trompe que les naïfs. Le gonflement systématique de la dette signifie tout simplement que nous continuons à dépenser plus que nos revenus.                                                                  

Que Jean Charest ne veuille pas d’ingérence politique dans les affaires de la Caisse de dépôt se défend. Qu’il nous dise ne pas savoir à combien s’élèvent ses pertes est nettement plus préoccupant.

En 2003, les libéraux disaient vouloir qu’à l’élection suivante, on les juge sur leur bilan en santé. Heureusement pour eux, nous n’avons aucune mémoire. Eux, par contre, en ont. Alors ils ont bien pris soin de ne pas refaire la même promesse. Le taux de décrochage scolaire, lui, reste tragique.

La compétence, c’est aussi la capacité d’assumer avec hauteur et dignité les responsabilités particulières qui viennent avec le fait de diriger les destinées du seul État francophone d’Amérique.                                                                        

Rappelez-vous les cinq demandes «minimales» du Québec contenues dans l’Accord du lac Meech : l’enchâssement dans la Constitution de son caractère distinct, les pleins pouvoirs en immigration, un droit de veto, trois juges à la Cour suprême et un vrai encadrement du pouvoir fédéral de dépenser.

Si on juge la compétence de l’actuel gouvernement au degré d’avancement de ces revendications historiques, le verdict, me semble-t-il, est sans appel. Avec le recul, Robert Bourassa prend des allures de grand homme d’État.

Quand Pauline Marois a réitéré sa très raisonnable revendication des pleins pouvoirs pour le Québec en matière de culture, la réaction épidermique, viscérale, parfaitement spontanée et sincère de Jean Charest devant la perspective d’une quelconque épreuve de force avec le reste du Canada disait tout.

Mais avec ce qui se passe à Ottawa, qui s’en préoccupe  encore ? Je ne dois pas être le seul à me dire que tout ça n’a simplement pas d’allure.

50 réponses à “Compétence, vous dites ?”

  1. le 03 déc 2008 à 11:33 Simon Robert

    Jean Charest, est un inconditionnel du Canada, qu’on se le tienne pour dit. On est loin, ici, d’un Robert Bourassa qui avait un minimum de colonne vertébrale et d’instinct de résistance. Tout ce que le PLQ propose c’est de gérer à la petite semaine en faisant le moins de bruit possible. Nous devons, en tant que peuple québécois, collectivement, nous élever à un nouveau niveau, un niveau plus fort, un niveau plus haut. Nous devons faire la souveraineté pour avoir tous nos moyens et tous nos leviers politiques afin de gérer NOS affaires à NOTRE manière! C’est une question de dignité, de liberté et de responsabilité collective!

  2. le 03 déc 2008 à 12:04 GYG

    M. Charest nous démontre qu’il est très compétent… dans le cynisme! Je me souviens de ses grandes envolées contre l’intervention de l’État dans l’économie, il continuait son discours conservateur.
    Voilà que le métamorphisme politique le transforme, il aurait même un plan pour sortir de la crise, ce qui est assez incongru venant de celui qui décriait les actions préconisées par ses prédécesseurs.
    Oui, l’économie d’abord. Encore faut-il y croire. Il ne faut pas oublier le style de gouverne de Charest majoritaire (phase 1, dogmatique), l’ADQ l’accusait de plagier son programme, il s’est retrouvé minoritaire (phase 2, attentiste). Le Québec fait du surplace.
    Voilà maintenant que notre caméléon deviendrait interventioniste. Compte tenu de son incapacité à appliquer les solutions identifiées par d’autres, il représente un risque inutile, potentiellement dommageable. Il y a des similitudes entre son comportement et celui de M.Harper, réactif et non proactif.
    Garneau l’ancien ministre des finances de Bourassa lorsque Charest était couronné chef du PLQ, disait que pour être chef du PLQ il fallait d’abord être libéral! Le greffon n’a pas été rejeté, probablement que les valeurs véhiculées sont analogues, compatibles.
    La leçon d’Ottawa, de Harper devrait nous guider. Le risque de l’incompétence, du dogmatisme, du cynisme est omniprésent.Faire campagne au centre et gouverner à droite. L’expérience et l’humanisme de Mme Marois sont des valeurs sûres.

  3. le 03 déc 2008 à 12:14 daveyy

    « Vite, nommez-moi une seule réforme d’envergure menée à terme par le gouvernement Charest depuis 2003. » J. Facal

    C’est justement une des forces de la droite-centre droite. Combien de réformes d’envergure de la gauche ont échouées ? Scolaires, fusions municipales, réorganisation bureaucratiques, je pense pas que les partis de gauche n’ont pas une feuille de route aussi scintillante que M. Facal voudrait nous faire croire.

    La maladie du PQ est cette tendance à règler tous les problèmes de la société par une loi, une réforme, une intervention de l’état.

    On souhaite un PM du Québec revendicateur auprès d’Ottawa alors qu’une approche plus constructive et participative donne de biens meilleurs résultats. C’est une question de perspective.

    Mme Marois nous promet un référendum si jamais Ottawa n’acceptait pas ses revendications culturelles… Qui va acquiescer à cela ?

  4. le 03 déc 2008 à 14:34 Mathieu D

    « Vite, nommez-moi une seule réforme d’envergure menée à terme par le gouvernement Charest depuis 2003″

    Lors de son premier mandat, en 2004, Dr Couillard a imposé au réseau de la santé une des plus importantes réformes de son histoire avec l’adoption des lois 25(fusion d’établissements pour créer des CSSS avec une nouvelle mission) et 30 (fusion des accréditations syndicales dans le domaine de la santé de façon à ce qu’il n’en reste que 4 par établissements et délégation des négociations des conditions de travail au niveau local).

    Évidemment on est en droit de questionner le bilan de ces réformes en santé, comme vous le faites. Selon moi, il est très mitigé ce bilan. Toutefois, on ne peut nier (à moins d’ignorance)l’impact important qu’ont eu (et qu’ont toujours) ces réformes sur l’organisation des services en santé.

    En réponse à votre question, voilà donc, vite, une réforme d’envergure menée par le gouvernement Charest depuis 2003.

  5. le 03 déc 2008 à 15:15 denis beaulé

    Fascinant de constater qu’un homme dont LE Rêve était de devenir PM du Canada, qui a été chef du PC, qui se dit encore fédéraliste et qui a déclenché des élections prétendument pour consolider un mandat gouvernemental en raison d’une crise économique imminente appréhendée, n’ait rien mais rien à dire à propos de ce qui se passe au Canada actuellement.

    Serait-ce qu’en sus d’une seule paire de mains sur le volant – attachées -, notre «héros» voudrait aussi avoir un diachylon sur la bouche? Terriblement ‘rassurant’, cela, qqn voulant être seul capitaine à bord, mais semblant n’avoir ni voix, ni voie (direction), ni pensée, ni mains (pouvoir) même. Très, très, très, très rassurant. À moins qu’il ne s’agisse «que» d’un manque de couilles ?

  6. le 03 déc 2008 à 15:34 ClaudeB

    Revendications en matière de culture…
    Laissez moi rire.

    Elle n’a vraiment rien de mieux à revendiquer? Son programme est-il si pauvre en substance?

    Ce qu’elle veut vraiment, cette chère Pauline, c’est de pouvoir créer, aux frais des contribuables, un nouveau CRTC (CRTQ) pour pouvoir nous écoeurer encore plus avec les chansons francophones plates de nos bons « artistes subventionnés qui ne se forcent plus à devoir être bons pour toucher leur chèque » et des copies bon marché d’émissions américaines. Et ne dites pas le contraire, elle l’a dit elle même, je l’ai entendu.
    (Une chance qu’on a la radio satellite…)

    Elle est belle la CULTURE QUÉBÉCOISE…

    Ce que veux vraiment le parti Québécois, dans le fond, c’est de se mêler encore plus que les Libéraux de nos affaires.

    Qu’elle cesse donc, cette brave femme, de se sentir coupable d’avoir de l’argent et de surtaxer la classe moyenne pour compenser les injustices dont la nature (ou Dieu) a le secret. Si elle veux tant aider les plus démunis, qu’elle liquide ses propres posessions et devienne, comme Mêre Thérésa, la sainte sauveure des pauvres.

    À moins qu’elle ne se prenne justement pour Dieu?

  7. le 03 déc 2008 à 16:12 daveyy

    « Rappelez-vous les cinq demandes «minimales» du Québec contenues dans l’Accord du lac Meech : l’enchâssement dans la Constitution de son caractère distinct, les pleins pouvoirs en immigration, un droit de veto, trois juges à la Cour suprême et un vrai encadrement du pouvoir fédéral de dépenser. »

    M. Facal est-ce que je me trompe, mais il me semble que les souverainistes avaient massivement rejeté ces cinq demandes comme étant trop peu, trop tard. M. Parizeau a combattu Meech et Charlettetown, qu’en disiez-vous à l’époque?

  8. le 03 déc 2008 à 17:38 jcpomerleau

    En 1994, les libéraux après 9 ans au pouvoir ont conduit le Québec dans la pire sinistrose économique depuis la Grande Dépression de 1929: (6 milliards de déficit , 3 années de suites, chômage de 13,4 a Montréal). Le PQ, va hériter de cette situation désastreuse. En imposant des sacrifices, il ramènera le déficit a zéro; et, grâce a la stratégie Landry, va remettre l’économie sur les rails. Si bien qu’ en 2002, le Québec connait une croissance économique exceptionnelle de 4,2%, une première en 25 ans !
    ……………………..
    En 2003 , Charest fut donc élu avec cette fameuse promesse de baisse d impôt de un milliard, validée par 4 experts qui ont signé son Cadre financier. Comme l’avait prévu M. Landry, ce cadre financier ne tenait pas la route. Malgré le fait que cette promesse tenait de la fraude intellectuelle. Aucun observateur ou journaliste n’a cru bon de retourner voir les fameux experts en question pour savoir qu’est-ce qui n’avait pas marche avec leurs prédictions. Ils n’étaient pourtant pas difficile a trouver. Interpelle dans les pages du journal Le Devoir, un de ces experts, M. Merrigan, m’a répondu personnellement sur ce qui n’avait pas fonctionne. Le Cadre financier reposait sur l’extrapolation que la croissance économique établit par le PQ se poursuivrait sous les libéraux:  » Ce plan se basait sur des hypothèses réalistes sur la croissance économique, (…) , La croissance économique a été un plus faible que prévue, » (Google: merrigan pomerleau le devoir).

    En effet, la croissance du PIB du Québec qui était supérieur a la moyenne canadienne sous Landry est passe en bas de cette moyenne sous Charest. (Rappelons que chaque baisse de 1 % du PIB signifie 500 millions en moins dans les coffres de l’état).

    Depuis que les libéraux ont pris le pouvoir en 2003, le Québec a subit une baisse continue de la croissance de son PIB, année après année. En Janvier dernier,,M Charest déclare que 2008 sera l’année de l’économie (OUI). Depuis, la croissance du PIB a ete revu 3 fois a la baisse pour cette même année ! Malgré cette tendance lourde dans laquelle ils ont inscrit l’économie du Québec, même en période de prospérité, les libéraux se présentent comme les meilleurs gestionnaires pour faire face a la grave crise qui s’installe (PNB, US de moins 4% au prochain trimestre).

    A quand un véritable bulletin chiffré du bilan désastreux des libéraux ?

    C’est justement pour éviter de voir son bilan chiffré clairement au printemps que M Charest nous précipite en élection en plein hiver. Le véritable défie de l’opposition est de lui en produire un… avant le 8 Décembre.

    Le fait que Parti Québécois avait une stratégie d’État mieux structurée en économie (Landry) explique au cours des 25 dernières années; compare aux libéraux qui prônaient une politique de laisser faire et de copinage politique.

  9. le 03 déc 2008 à 18:13 Garamond

    Libérez-nous des Libéraux !

    C’est tout ce que j’ai à dire…..

  10. le 03 déc 2008 à 18:41 Arnold Schwartz

    -L’UQAM en PPP, quelques centaines de millions de $
    - Le CHUM encore des dépassements prévus de centaines de millions de dollars.

    - Les hausses de tarifs vs baisse d’impôt, 400M$ de moins dans les poches de la classe moyenne

    - Un déficit cumulé de plus de 3G$

    - L’hotel-dieu de Québec, encore quelques centaines de millions de $

    - Les projets d’infrastructure: sur la dette.

    ETC.

    - L’argent du verglas que Charest est incapable d’aller chercher, encore des centaines de millions de $.

    Mais un gouvernement fédéraliste, ça n’a pas de prix!

    Arnold

  11. le 03 déc 2008 à 19:42 jcpomerleau

    Et la Caisse.
    Un trou de 30 milliards dans la sacoche !
    Une partie de ces pertes serait attribuable à la stratégie de placement instaurée par Jean Charest : le rendement à tout prix

    Le PQ et de l’ADQ, en comparant les rendements des indices par catégories d’actifs, estiment que les pertes de la Caisses de Dépôt pourraient s’élever à 30 milliards. Refusant de préciser l’ampleur des pertes, le Président de la Caisse, M Richard Guay, est venu confirmer que les résultats ne seront dévoilés qu’en Février 2009. Comme l’ampleur du pire désastre financier de l’histoire de la Caisse ne sera pas précisée d’ici là , on comprend mieux l’empressement de Jean Charest à vouloir précipiter le Québec en élection le 8 Décembre prochain.

    On peut comprendre que la crise a entraîné une baisse importante des marchés, ce qui influe sur le rendement de la Caisses. Mais il y lieu de se demander, dans quelle mesure ces pertes ont été accentuées par la stratégie de placement imposer par le gouvernement Charest : Le rendement à tout prix. Orientation stratégique qui n’a manquer influencer M Richard Guay, qui agissait comme gestionnaire de risque avant d’être nommé à la Présidence de la Caisse.

    Comment expliquer que ce dernier qui ait pris la décision de faire de la Caisse le plus gros détenteur de Papiers commerciaux adossés sur des actifs (PCAA) au Canada, soit 14 milliards. On parle ici du choix aberrant de placer près de 10% de l’actif de la Caisse sur des titres n’ayant reçu qu’ « une seule cotation (celle de DBRS) alors que deux notations auraient été requises (S&P et Moody’s ayant refusé) » (1) pour que ces titres se qualifient pour des investisseurs sérieux. Comment évaluer ces titres quand la norme qui s’applique est la valeur au marché (market to market), alors qu’il n’y a plus de marché, parce que plus personne ne veut toucher à ces produits !

    Quelle sera la perte sèche de la Caisse, sur ce qui s’avère être, à l’évidence, la pire décision de placement dans son histoire. Et y a t il d’autres décisions de cette nature, que M Richard Guay aurait pris à titre de gestionnaire de risque ? Et avec quelle conséquences désastreuses pour l’ensemble du Québec ? Il ne semble pas que les médias soient pressés de nous en informer ; du moins pas avant les élections : « Le sujet est en effet crucial et cela relève du scandale que les journaux n’en parlent pas plus », (M Rodrigue Tremblay, ex Ministre du gouvernement Lévesque, en réponse à mon courriel, l’interpellant sur la situation à la Caisses de Dépôt). Pas plus qu’ils ne s’interrogent sur la pertinence de la décision de promouvoir, ce même M Richard Guay, à la Présidence de la Caisses de Dépôt et Placement du Québec, après qu’il eut commis ces ereurs. Décision fortement influencée par l’ex Président de la Caisse, M Henry Paul Rousseau, lequel, entre temps, est passé du coté de Power Corporation. Ceci explique peut être cela.

    Les résultats désastreux de la Caisse s’ajoutent à d’autres décisions marquées au coin de la fixation idéologique et du clientélisme affairiste qui caractérisent le gouvernement Charest depuis leur arrivée au pouvoir. Puisqu’il a décidé de précipiter le Québec en élection pour éviter d’avoir à répondre de son bilan, dont le bulletin chiffré apparaîtra plus clairement au printemps. Alors soit, allons y en élection. Car il y a urgence en la demeure de reprendre le contrôle de notre État des mains de M Charest et de sa clique d’affairistes, qui le squattent à leurs avantages depuis trop longtemps déjà. N’attendons pas au printemps, offrons nous un cadeau de Noël, redonnons nous notre État !

  12. le 03 déc 2008 à 19:46 Magnolia

    Bonjour M. Facal.

    Si le nouveau gouvernement de M.Charest s’avère minoritaire, aurions-nous à notre tour le cran de le renverser et de vivre simultanément sous l’égide de deux coalitions ?

    La « Stampede Press » a resurgi le passé souverainiste de la GG … ! Hee Haw !

  13. le 03 déc 2008 à 19:48 jcpomerleau

    Et notre pétrole.
    ………………….
    Les Libéraux font main basse sur notre pétrole et notre gaz
    La stratégie énergétique de M Charest équivaut à brader le bien public au profit des petits amis du privé, on parle ici de dizaine de milliards !

    L’enjeu : des dizaines de milliards

    Le Québec possède d’importantes réserves de pétrole et de gaz. Entre autres, une réserve identifiée de 2 milliards de barils dans le Golfe du St Laurent : Old Harry (1). Et l’Ile Anticosti est aussi une zone de grand potentiel (2). Ce potentiel pouvant dépasser largement celui d’Hibernia de Terre Neuve ! En tout 13 % du territoire québécois recèle un potentiel d’exploration.

    En 2002, le Premier ministre Bernard Landry a dégagé une stratégie d’état visant à ce que le Québec tire le maximum de ce bien public. Hydro Québec, qui possédait les droits d’exploration sur ces zones, devait y jouer un rôle majeur (Une stratégie qui s’apparente à celle de la Norvège, qui a mis à contribution Norsk Hydro dans le but de garder le contrôle de ses ressources en Mer du Nord, ce qui lui vaut de tirer 70% de prise sur son pétrole). Hydro Québec a créé une division Gaz et Pétrole pour prendre en charge le développement de ses ressources. Et avait prévu d’investir 330 millions de dollars échelonnés sur 10 ans afin de préciser les réserves potentielles ; 33 millions de dollars ont été investis dès la première année de ce plan d’action.

    En 2003, M Charest prend le pouvoir et va changer radicalement la stratégie énergétique du Québec mis en place par M. Landry. Commence alors une opération (4), qui résultera au final par le transfert des droits d’explorations appartenant à l’Hydro Québec vers des intérêts privés, dans des circonstances et conditions qui demeurent nébuleuses. Le bien public cédé à des petites entreprises : Pétrolia, Junex et Gastem, (5), auxquelles sont liés l’ex PDG d’ Hydro Québec, M André Caillé (6) et d’Hydro Québec Pétrole et Gaz, et… des libéraux, on parle, entre autres de 2 milliards de barils de pétrole, sans que cela soulève de questions ! Sauf pour le prof. Lauzon (7).

    La stratégie énergétique de M Charest équivaut à brader le bien public au profit des petits amis du privé, on parle ici de dizaine de milliards !

    Dans la circonstance il devient urgent de reprendre le contrôle de notre État pour adapter la stratégie qui s’inspire de celle de la Norvège dans ce domaine. C’est pour ce faire une tête sur cette stratégie à suivre que Mme Marois s’est rendue en Norvège en Juillet dernier (8). Elle était accompagnée par M Camil Bouchard, lequel a livré un compte rendu, au journal Le Devoir (9) des bénéfices que ce pays tire sa stratégie (Pourquoi pas un partenariat avec eux ?) :

    « (…) « Le PQ croit avoir trouvé un cheval de bataille pour rendre concrètes les aspirations souverainistes : l’exploration et l’exploitation des gisements de pétrole et de gaz que recèlent le lit du Saint-Laurent et le site de Old Harry au large des îles de la Madeleine. Le gouvernement fédéral n’a toujours pas délivré de permis pour l’exploration de ces gisements. Les négociations entre Québec et Ottawa à ce sujet achoppent. Le Québec n’a pas les pleins pouvoirs pour lancer ce grand projet d’autosuffisance énergétique. « Quand on dit ça aux gens, ils sont outrés », a fait valoir Mme Marois. Le potentiel d’hydrocarbures représenterait un minimum de 20 milliards en redevances et autres revenus sur dix ans, avance-t-on au PQ.

    La chef péquiste et le porte-parole en matière d’environnement, Camil Bouchard, ont effectué à la fin de juillet une mission en Norvège qui « concilie l’exploitation de ses ressources gazières et pétrolières avec le développement durable », ont-ils affirmé.

    À l’instar de l’État norvégien, le gouvernement du Québec doit être le maître d’oeuvre de l’exploitation pétrolière et gazière au Québec. La société norvégienne StatoilHydro, dont l’État détient plus des deux tiers des actions, extrait 60 % des barils de pétrole de la mer du Nord. L’État norvégien détient des intérêts minoritaires dans toutes les entreprises engagées dans l’exploitation de cette ressource, a souligné en outre M. Bouchard. Grâce aux redevances et aux profits de la société d’État, la Norvège, qui ne compte que 4,6 millions d’habitants, a ainsi constitué un formidable fonds de 550 milliards qui fait saliver les péquistes. « Ça nous libérerait de notre dépendances au pétrole étranger et améliorerait notre balance commerciale », a avancé Mme Marois. Un gouvernement péquiste formerait une société d’État, qui pourrait se nommer Pétro-Québec, pour se consacrer à l’exploration, à l’extraction et à la distribution d’hydrocarbures. « Tout est imaginable », a dit Pauline Marois. » (…)

    Ce scénario serait sujet à une entente avec le fédéral qui détient les droits sous marins dans le Golfe du St Laurent. À moins que Mme Marois décide d’assumer un rapport de force avec Ottawa et en faire un casus belli. Cela reste à voir, à condition qu’elle prenne le pouvoir.

    Pour le moment ce qui est imaginable, si M Charest obtient sa majorité, c’est que notre pétrole finira possiblement dans les mains de Paul Desmarais, actionnaire de référence de la pétrolière Total, qui l’aura obtenu pour des « peanuts ». L’enjeu de cette élection est clair : Il y a urgence en la demeure de reprendre le contrôle de notre État des mains de Charest et de sa clique d’affairistes qui le squattent à leur profit, au détriment du bien public !

  14. le 04 déc 2008 à 0:51 Jean-Renaud Dubois

    Bonjour,

    Quelques remarques… et je sais que mon jupon dépasse à l’instar de chacun!

    *
    Vous avez frappé dans le mille M. Facal, mais admettez que cela était facile. Et nous voyons déjà, que les fédéralistes au lieu de reconnaître les faits, nous disent encore que la faute appartient à l’autre ; ou bien nous donnent des exemples pauvres ; ou encore dénigrent leur propre culture!

    Ils sont allés à l’école primaire de Jean Charest — qui n’admet et n’assume aucune responsabilité pour toutes le nombreuses promesses non tenues ; ainsi et du néant démontrant son incompétence depuis près de six ans.
    Par contre, je dois reconnaître que comme politicien manipulant…la parole, il est le meilleur! Et le plus incroyable, cela fonctionne!

    Ce qui est beaucoup plus grave, c’est que le PLQ depuis 2003 contribue à la désorganisation civile et la déconstruction du Québec.
    Est-ce la commande du fédéral faites à Charest pour mettre au pas le Québec, le banaliser et l’angliciser?

    La symbole « Je me Souviens » ne s’applique vraiment pas aux canadiens-français(canadiens en premier) : « les Canadiens français n’ont pas d’opinions, ils n’ont que des sentiments…” », dixit Laurier.

    De plus, grâce à l’immigration (100 votes additionnels par jour garantis au PLQ ), ils se souviendrons de plus en plus…de rien ; puisqu’ils acceptent pas de relever leur dos pour ne pas disparaître.

    Quelle tristesse!

  15. le 04 déc 2008 à 8:35 Robert JY

    Vous n’êtes pas le seul.

    Incompétent ? C’est là son moindre défaut. C’est un illusionniste opportuniste, dans le sens exposé par Bernard Guerrien, mathématicien devenu économiste, dans son livre L’illusion économique.

    Jean Charest essaie et réussit à date à faire croire aux électeurs que le Québec a un volant comme un autobus et que ce qui peut arriver de mieux à ses passagers, c’est que ce véhicule n’ait qu’un chauffeur. Si c’était le cas, je voudrais André Arthur comme chauffeur. Pauvre citoyens à la merci d’illusionnistes sur trois bords, le municipal, le provincial et le fédéral, comme des moutons le sont de bergers impuissants !

    Le Québec est une barque à la dérive, amarrée au radeau Canada où l’on s’en dispute le gouvernail, Canada lui-même remorqué par des États-Unis en problème de crédit mais toujours crédible au yeux du monde comme modèle idéal de gouvernance.

    Pour avoir sa job, les autres politiciens essaient d’être meilleur illusionniste que Jean Charest. Ça va mal pour Mario Dumont. Pauline Marois ? Imprévisible, conséquence de l’inopportune distraction insérée dans la campagne par la situation politique à Ottawa.

    Un jour prochain, il est déjà trop tard dans la moitié nord-est du Québec, il faudra s’occuper proactivement de la décroissance économique. À Québec, j’ai posé la question à notre maire suppléant d’alors suite au décès de Mme Boucher le 14 septembre 2007. implosion, stagnation ou croissance. Le maire actuel est suroccupé par d’autres chats. Les trois principaux partis ont eu une copie du document; sa question est de compétence nationale provinciale.

  16. le 04 déc 2008 à 10:03 Normand ajoindre

    Bonjour Monsieur Facal,

    La réplique de Madame Jérome-Forget ne s’est pas fait attendre suite à votre chronique d’hier.

    Le point de vue que je veux exprimer ce matin ne porte pas sur la liste des réalisations mais sur les contextes.

    Nous sommes d’accord pour dire que gérer avec compétence, ce n’est pas nécessairement faire des miracles, mais faire correctement les choses de base.

    Vous évaluer la performance du gouvernement Charest en faisant des comapraisons avec d’autres états ou provinces à partir des moments du présent et du passé.

    Vous parlez de la période du gouvernement Charest en mettant en relief les aspects de détérioration de notre situation. C’est très facile de vous suivre.

    Ce que je trouve regrettable, c’est que vous ne faites entrer aucune variable reliée au contexte socio-économique.

    Sans entrer dans des exposés relevant de la macroéconomie, il me semble que, quand on ouvre un dossier aussi complexe où il est question de comparer des événements ou des phénomènes de périodes différentes, il n’est pas aidant de passer sous silence des facteurs déterminants de l’endogène et de l’exogène comme par exemple le phénomène de la mondialisation qui a amené des entreprises québécoises à déménager en Chine ou au Mexique ou de la dénatalité (Dieu merci le programme du congé parental est apparu dernièrement !), deux phénomènes qui ont entraîné d’importantes répercussions sur l’état des revenus de la population et de celui de la consommation. Seul, le problème des pénuries de main-d’oeuvre a pu être atténué par la diminution du rythme de la création d’emploi (le cynisme de la conjoncture !!!).

  17. le 04 déc 2008 à 11:32 Joseph Facal

    Bonjour à tous,

    Davvey me demande si j’étais pour ou contre Meech. Il connaît évidemment la réponse : un souverainiste conséquent était forcément contre Meech.

    Je n’évoquais pas Meech pour dire que cet accord était formidable, mais pour montrer la petitesse des ambitions fédéralistes québécoises d’aujourd’hui en comparaison de ce que ces mêmes gens (eux, pas moi) demandaient il y a quelques années à peine.

    Autrement dit, des demandes québécoises jugées «minimales» il y a tout juste vingt ans sont absolument inatteignables dans le Canada de 2008. C’est tout dire.

    C’est justement pour cela que j’ai tiré mes conclusions il y a longtemps. Parce que je vois bien la direction dans laquelle on s’en va, dans la direction d’une marginalisation sans cesse accrue. Bref, inutile d’espérer que «le fruit soit mûr» quand il, passez-moi l’expression, pourrit sur la branche.

    Écoutez à ce sujet ce qu’on dit, ces jours-ci, dans le reste du Canada, du Québec et des «separatists». On est loin tout d’un coup du «fédéralisme d’ouverture», non ?

    Mathieu D évoque les changements introduits pas M.Couillard. Soyez gentil, Mathieu, relisez-moi, je n’ai pas dit qu’il ne s’était rien passé en cinq ans.

    Mais de vous à moi, s’il est vrai qu’aucun des deux partis n’est parvenu à nous faire faire des progrès substantiels en santé, ne pensez-vous pas que nos concitoyens se soucient plus des délais et de l’accès à un médecin de famille que du nombre d’accréditations syndicales diminuées (une bonne chose et que j’avais approuvée à l’époque)?

    Ce n’est tout de même pas moi, mais le PLQ lui-même qui avait dit en 2003 : «vous nous jugerez sur notre bilan en santé». Je n’ai fait que le prendre au mot. Un peu plus de modestie la prochaine fois ?

    J’ai d’ailleurs l’impression qu’ils ont retenu la leçon. Salutations.

  18. le 04 déc 2008 à 15:14 RenéP.

    A ClaudeB

    En lisant vos propos, j’essayais de comprendre ce qui pouvait vous motiver à tant de bassesse, de mesquinerie. J’en suis arrivé à la conclusion que vous deviez vous détester profondément et que cette haine que vous nourrissez envers vous-même, vous la projetez sur ceux que vous enviez parce que vous n’êtes pas capable d’atteindre leur niveau: la cheffe du P.Q.,les artistes,etc. C’est comme l’histoire de celui qui aurait aimé manger de ces raisins qu’il voyait au haut de la vigne mais qu’il ne pouvait atteindre et qui tentait de justifier son incapacité à les atteindre en se disant que les raisins étaient trop verts.

  19. le 04 déc 2008 à 16:14 lucevf

    Vous m’excuserez, je me permets tout de même une petite incursion dans la politique fédérale, en espérant vous entendre bientôt donner votre point de vue sur la situation.

    Qu’on juge la prise de pouvoir par une coalition des trois principaux partis d’opposition appropriée ou pas dans les circonstances actuelles, l’attitude de M. Harper me semble révélatrice de la façon dont il voit la démocratie. Si la coalition apparaît bancale d’emblée, il n’en demeure pas moins que les députés qui la composent ont été dûment élus et forment bel et bien la majorité. De les accuser de renverser le résultat des élections (il ne s’agit pas ici d’un coup d’état par lequel on bafoue le choix démocratique des citoyens), m’apparaît tout à fait démagogique. En outre, quoi qu’en pense M. Harper, les députés du Bloc québécois ont aussi été élus démocratiquement et, à titre de représentants légitimes de leur concitoyens, ils ont tout autant le droit que les députés de l’Ontario ou de l’Ouest canadien de jouer un rôle significatif et d’exercer une part du pouvoir au Parlement canadien (à ce que je sache, d’ailleurs, le Canada ne s’est pas écroulé quand le Bloc formait l’opposition officielle à Ottawa…). Voilà encore une attitude extrêmement antidémocratique de M. Harper. Et si on couronne le tout avec un demande (accordée) de prorogation de la session parlementaire visant à museler l’opposition entièrement appuyée sur des arguments fallacieux et des faux-fuyants, le portrait m’apparaît assez inquiétant. Les règles démocratiques ne s’appliquent-elles que lorsqu’on a le bon bout du bâton? J’ai des frissons dans le dos rien qu’à penser à ce que ferait un homme comme M. Harper dans un état policier (un Stephen 1er peut-être?).

  20. le 04 déc 2008 à 16:51 daveyy

    Merci de votre réponse M. Facal. Je suis tout à fait d’accord avec vous sur l’état de notre marginalisation accrue. C’est un fait. Vous blâmez le Canada, c’est bien trop facile.

    Nous souffrons au Québec d’un déclin démographique et économique graduel qui est en bonne partie imputable à notre propre gouvernance. Le mouvement souverainiste y est pour une partie aussi. De vivre avec la perception d’une menace de sécession plus ou moins forte depuis plus de 40 ans a fortement contribué à la faiblesse relative des investissements privés au Québec. Nier cette réalité et toujours blâmer le fédéral pour notre marginalisation est vivre dans le déni et ne fait que reporter au calendes grèques l’ébauche d’une solution qui , d’après moi, doit passer par une relance de notre économie comme prélude à une relance démographique et ultimement à une démarginalisation politique.

    D’ailleurs la déclaration des lucides, dont vous faites partie, est un bon point de départ.

  21. le 04 déc 2008 à 17:23 Mathieu D

    « ne pensez-vous pas que nos concitoyens se soucient plus des délais et de l’accès à un médecin de famille que du nombre d’accréditations syndicales diminuées(une bonne chose et que j’avais approuvée à l’époque) » – Joseph Facal

    Doublement vrai. Il était nécessaire de revoir les structures du système de santé et le PQ aurait probablement été forcé de faire la même chose à plus ou moins long terme s’il avait été au pouvoir. Mais c’était un bon coup réalisé dans la tourmente, alors rendons-le à César-Charest. Mais c’est aussi vrai que cela ne change rien pour l’accès à un médecin de famille ni aux temps d’attente dans les urgences ou pour une chirurgie.

    Ce beau système universel de soins va casser si on ne s’addresse pas aux vrais problèmes, ceux-là dont on n’ose parler et que personne ne veut voir. Ça va demander beaucoup de courage, des choix difficles et une grande compétence. Depuis 2005, Charest a compris qu’il était beaucoup plus payant politiquement de se tenir tranquille pour ne pas réveiller les syndicats et autres groupes de pression. Il est où déjà, le rapport Castongay??

    Le courage et la compétence, c’est aussi beaucoup moins vendeurs que de promettre un médecin de famille pour tous les Québécois (?) ou que de faire un clip de 5 minutes devant l’hôpital Ste-Justine. Mais enfin… j’imagine qu’on a les politiciens qu’on mérite.

    Aux dernières élections, je croyais que Dumont soulevait les bonnes questions. Mais il n’a jamais su apporter de bonnes réponses sérieuses. Et j’en suis très déçu… Quelle option me reste-t-il?


    Changement de sujet: la crise constistutionnelle, c’est très bon pour les affaires au PQ. Quoi de mieux que du Quebec-bashing en provenance d’Alberta (alimenté par l’appui du BQ à la coalition socialiste et relayé en masse par des chroniqueurs surexcités) pour mobiliser les « separatists »-souverainistes et la gauche derrière le PQ? C’est peut-être la meilleure stratégie souverainiste, mais je prédis que le Canada se brisera à l’ouest bien avant que le Québec ne devienne indépendant.

    Salutations, c’est toujours un plaisir de fréquenter ce blogue.

  22. le 04 déc 2008 à 18:01 RenéP.

    A daveyy

    Ce dont on souffre au Québec n’est rien d’autre que de l’envahissement par le Canada qui nous étouffe et nous empêche de vivre selon ce que nous sommes. Toutes vos tentatives d’explications pour justifier que le Québec doit rester dans le Canada ne convaincront personne qui est conscient de la réalité dans laquelle nous nous retrouvons.

  23. le 04 déc 2008 à 18:40 vindictater

    @ Daveyy

    Je blame bien plus les fédéralistes Québecois et leur manque de courage politique chronique que le gouvernement fédéral pour notre situation actuelle. Vrai, la menace souvrainiste a probablement couté quelques investissement privé sur le territoire mais si les fédéralistes cesseraient de chercher n’importe quel excuses pour rester dans le status quo et bien on aurait reglé la question il y a longtemps. La crise politique actuel démontre bien le ridicule de la fédération. Vous souhaitez la démarginalisation du Québec et bien appuyez le PQ et elle se fera par la grande porte.

  24. le 04 déc 2008 à 20:16 Magnolia

    @Mathieu D

    Je sursaute à chaque occasion qu’un jeune interprète le « Québec bashing » comme salutaire à la cause indépendantiste.

    C’est l’atteinte d’une bien piètre indépendance.

    @daveyy

    Je croyais tous disparus ceux qui rapprochaient éloignement-des-investissements-privés et souveraineté du Québec.
    J’eus échappé l’atavisme.
    Quant à la dénatalité des Québécois, elle nous est imputable dans la mesure où notre société a décidé d’évoluer peut-être plus rapidement que d’autres. Désormais différents mais égaux.

  25. le 04 déc 2008 à 20:39 Daveyy

    @RenéP. et vindicater,

    Si le projet souverainiste, tel que véhiculé depuis 40 ans, était plus rassembleur , peut-être qu’il aurait pu dégager un consensus dans notre société. Tout ce qu’il provoque actuellement c’est la division.

    Mais non, on accuse toujours les autres pour ne jamais mettre en cause nos propres défaillances tel :

    « Je blame bien plus les fédéralistes Québecois »

    « l’envahissement par le Canada qui nous étouffe et nous empêche de vivre  »

    Continuez comme cela et l’appui à la souveraineté va s’effriter inéluctablement, à part quelques soubresauts motivés par des stupidités occasionnelles émanant du ROC. Ne comptez pas sur un Don Cherry devenu PM pour raviver les flammes. Les souverainistes salivent actuellement en pensant qu’un backlash redneck au ROC pourra aider la cause. Si la cause ne tient à cela, je regrette de vous dire que cela n’ira pas très loin.

    Entretemps nous continuons notre lent déclin économique, démographique et politique. Nos infrastructures se teirsmondialisent, notre systèeme de santé se russifie et tout ce que le Bloc exige d’O)ttawa c’est de remettre les 34 M$ coupé dans la culture. Triste.

    Pensez-vous sérieusement que nos jeunes s’identifient au discours d’un Gérald Larose ou d’une Louise Beaudoin dont les idées sont restés figées dans les années soixante en réaction aux « maudites grosses anglaises » de Eaton ? Ou sont les idées nouvelles, ou est la relève ? Ceux que j’entends le plus souvent sont les Parizeau, Michaud, Landry, Duceppe, Marois, Curzi ?

    Ou sont ceux en bas de soixante ans? On est en 2008 en pleine mondialisation et les syndicats prennent deux fois plus de place ici qu’ailleurs en Amérique, avec l’appui total du mouvement pour des fins bassement électorales.

    La souveraineté ne se fera jamais par la gauche, et je crois qu’ils le savent dans leur for intérieur.

    Que le Bloc renie tous ses principes en s’associant à un Stéphane Dion qui veut empêcher l’autodétermination et au NPD centralisateur, est révélateur. Quand tu perds tes principes tu perds ta raison d’ëtre. Il diabolise les conservateurs comme s’ils avaient envahi la Pologne, alors que ce parti est le seul à vouloir encourager l’autonomie des provinces.

  26. le 05 déc 2008 à 0:13 Sme

    Il diabolise les conservateurs comme s’ils avaient envahi la Pologne, alors que ce parti est le seul à vouloir encourager l’autonomie des provinces. Daveyy.

    Pardon?

    Comment peut-on interprèter  » non-intervention de l’état et libre cours aux force du marché  » comme de l’encouragement à l’autonomie??

    Je ne peut croire qu’en ce 4 décembre 2008, il y ait encore des gens qui #1: Croient un iota de ce que dit S.Harper. #2: N’ont toujours pas compris d’oû nous vient cette crise financière.

    Il devarait y avoir une limite morale à l’idéologie….une limite que Harper à déjà dépassée à maintes reprises.

    J’ai grande peine à comprendre comment, en ces temps modernes ou l’éducation supérieure est accessible et accédé par une très forte proportion de la population, on puisse retrouver autant d’ignares.

  27. le 05 déc 2008 à 0:31 Sme

    Ceux que j’entends le plus souvent sont les Parizeau, Michaud, Landry, Duceppe, Marois, Curzi ?

    Ou sont ceux en bas de soixante ans? Daveyy.

    Ils sont affalés derrière leur bureau….bloguant leur fiel à tout rompre.

    Ils font des placements par le truchement d’internet,sans formation,en pure spéculation….et se pleignent de la volatilité des marchés.

    Ils s’élèvent contre le manque d’investissements dans le transport en commun….mais n’imagineraient jamais le trajet vers le boulot avec « La Masse « .Pour eux…le transport en commun n’est qu’un moyen pour libéré la voie….leur voie.

    Ils se pleignent de ne pas avoir accès aux soins de santé…..lorsque leur hypocondrie les mènent droit à l’urgence….pour une grippe.Eux….ne peuvent contracter une vulgaire grippe,ça fait p’tit peuple….eux ils contractent de virulents virus.

    Ils se pelignent que nos politiciens ne foutent rien…..avant et après leur 35 heures de travail.

    Ils sont oû déjà?

  28. le 05 déc 2008 à 0:55 R Bujold

    Je n’en reviens tout simplement pas que l’on puisse encore croire aux promesses de Carest et se laisser berner par son discours (ou plutôt son manque de discours) aplaventiste devant le gouvernement Harper. Démagogue hors pair, arrogant lorsqu’il est majoritaire, il serait dangereux de lui donner ce cadeau le 8 décembre prochain. De plus, il n’a tiré AUCUNE leçon de la récente élection provinciale au cours de laquelle il a pourtant été averti par la population du refus de ses politiques.

    Quant à Harper, il est aussi méprisant envers le Québec que l’a été Trudeau lorsqu’il était au pouvoir. Avec ses propos tenus en chambre cette semaine, il a craché son venin sur celles et ceux qui ont élu la grande majorité de députés du Québec qui siègent à la Chambre des Communes. J’ose espérer son départ pour très bientôt

  29. le 05 déc 2008 à 7:45 Daniel O.

     »La souveraineté ne se fera jamais par la gauche »Daveyy

    La gauche c’est le peuple qui travaille, c’est l’ouvrier qui crée la vrai richesse, l’argent propre (les économistes savent de quoi je parle).

    La gauche c’est celle qui s’occupe de son prochain, qui veille à la justice, à l’égalité et à l’équité, à l’entraide, au partage, à la tolérance.

    La gauche c’est celle qui ne croit pas que la cupidité soit une valeur mais un vice.

    La gauche c’est celle que l’on envoie mourir au combat dans les guerres.

    La gauche c’est celle qui se révolte parfois et qui fait les révolutions.

    En 1973, je militais et tenais le local du PQ dans Charlesbourg pour Laval Grondine. Depuis, j’ai fait tous les combats sociaux et politiques.

    Ceux en bas de 60 ans et plusieurs qui ont une conscience sociale ont quitté le PQ avec l’arrivée de Bouchard et de la droite néo-con. Tout comme moi, bon nombre sont entré discrètement en Résistance avec des milliers de jeunes.

    Vous vous souvenez du premier recul de Charest devant ces étudiants? Ceux qui ont été les premiers à manifester lors de son premier mandat.

    Je me souviens, les Lucides demandaient au peuple de travailler plus fort, pendant que les Cupides voyagaient dans les paradis fiscaux et fournissaient scandaleusement les caisses des commandites. On voulait privatiser les terres de la Nation (Orford), privatiser les soins de santé, construire des centrales au gaz poluantes.

    Et maintenant on ferme le parlement pour éviter un renversement, tout comme Louis XVI qui a disout les États Généraux, créés pour résoudre la crise financière, afin d’empêcher le Tiers-État (peuple) de rallier certains du clergé à leur cause contre les privilèges de la noblesse.

     »Ce n’est pas la misère qui cause la révolution, c’est la colère. » Antoine St-Just

    Cocarde verte.
    Vive la Nation. Vive le Peuple.

    Créer c’est résister, résister c’est créer.
    http://www.youtube.com/watch?v=vrA9zvqXW-I&eurl

  30. le 05 déc 2008 à 8:12 Daveyy

    @ Daniel O.

    Merci de prouver ce que je dis, c-à-d que la gauche ne fera jamais la souveraineté. Votre plaidoyer pourrait sortir directement de Das Kapital !

    Je vous demande d’illustrer un seul exemple de libération nationale conduite par la gauche.

    @sme

    À comparer aux PLC et au NPD, le PC prône une autonomie beaucoup plus grande et ce depuis belle lurette. D’ailleurs le système que vous prônez, que j’associe à QS, a une cote de 4-5% de la population. Pourquoi, car vos intentions sont bonnes? Parce que ce système fut un échec total partout ou il fut essayé sur notre planète car il ne tient pas compte de la nature humaine. Avec les meilleures intentions de justice sociale et d’équité on aboutit avec une société en pleine faillite économique et environnementale.

  31. le 05 déc 2008 à 9:56 ClaudeB

    @RenéP.

    Je suis sidéré. Vous êtes à ce point psychologue que vous croyez m’avoir psychanalisé? Servez vous de cet incroyable talent pour tenter de comprendre les vrais motivations des leaders politiques Québécois.

    Voyez-vous, mon cher, contrairement à vos prétentions, je suis très bien dans ma peau mais comme certains membres de ma famille sont impliqués au sein du gouvernement, j’ai une vision plutôt claire de ce qui s’y passe vraiment.

    Croyez vous vraiment que nos politiciens ne nous mentent jamais? Spécialement en course électorale et qu’ils respectent toutes leurs promesses?

    Si c’est le cas, c’est vous, mon ami, qui souffrez d’un profond trouble psychologique.

    Voyez-vous, être politicien, aujourd’hui, c’est avant tout de se garantir un bon salaire et un généreux fond de pension. Nous, le peuple, on passe après. Ce qui compte c’est leur réélection.

    Vous voudriez que nous fassions un pays avec des politiciens pourris et corrompus par l’usure du pouvoir? Regardez Haiti… Ils sont souverains eux aussi…

    Avec 400,000 assistés sociaux payés à vie, une population vieillissante dont une grande partie quittera le marché du travail avec une excellente pension à vie, un déficit qui s’élève à plus de 200 milliards (un milliard, c’est 1000 millions), une jeunesse qui est beaucoup plus égoiste que nous l’étions à leur age et qui devront payer pour tout ça.

    Mon cher René, je ferai la souveraineté du Québec le jour ou nous aurons un politicien de la trempe de Ralph Klein qui n’hésitera pas à faire un grand ménage dans les syndicats et nous placera sur la route de la prospérité, comme il l’a fait en Alberta.

    Lorsque nous serons ceux qui payerons pour les autres provinces au lieu de leur soutirer 8 milliards en péréquation, alors la, je serai partant.

    Étant moi même entrepreneur, vous comprendrez que je n’investirai pas mon temps ni mon argent pour démarer une entreprise comdamné à la faillite avant même sa fondation.

    Vous avez droit à votre avis et il est normal d’avoir des divergence d’opinions mais de grâce, cessez de tomber dans le « pattern » du « t’est pas un séparatiste ben t’est rien qu’un maudit fédéraliste… »

    On peut être séparatiste et ne pas croire à notre capacité à réussir, en ce moment, à se doter d’un pays. À moins d’envier Haiti évidemment.

  32. le 05 déc 2008 à 13:31 Mathieu D

    Ainsi, selon ceux qui se disent de gauche, Stephen Harper aurait commis l’impardonnable pêché d’idéologie et de dogmatisme partisan.

    Drôle de commentaire provenant habituellement des mêmes personnes qui refusent de remettre en question nos façons de faire pour tenir compte de notre actuel déclin démographique et économique et qui préfèrent ériger en dogme nos grands mythes socialistes (système de santé « gratuit » pour tous, la culture de la subvention, etc.)

    Comique. La preuve en est qu’il est plus facile de voir la paille dans l’oeil du voisin que la poutre dans le sien.

    Daniel O: Peut-être ai-je une piètre qualité d’instrospection, mais je me reconnais dans la plupart de ces qualités et valeurs prônées par la gauche : je travaille, je me soucie de mon prochain, je prône l’équité, l’entraide, le partage, la tolérance, je déplore la cupidité… Et je m’efforce d’être congruent avec ces valeurs pour être un meilleur citoyen et un meilleur être humain.

    Je ne voudrais pas entrer en débat idéologique avec vous, mais cependant faire une nuance entre ces nobles intentions et les moyens efficaces (individuels et collectifs) pour y arriver. Je me trompe peut-être, mais c’est ce qui fait la différencie le dogmatisme du pragmatisme. Je prône le pragmatisme et je considère qu’une certaine gauche est très dogmatique.

  33. le 05 déc 2008 à 17:22 vindictater

    Ben sacrement j’en reviens pas! André Pratte qui demande l’élection du gouvernement libéral majoritaire…pis en plus il sent le besoin d’expliquer sa décision, misere.

  34. le 05 déc 2008 à 18:13 jcpomerleau

    En 1994, après 9 ans de gouvernement libéral, le Québec était dans la pire sinistrose économique depuis la Grande Dépression de 1929, chiffres a l’appui: 6 milliards de déficit (3 années de suites) et plus de 13 % de chômage a Montréal. Malgré cette situation tragique la grosse la brigade a plumes de Gesca- La Presse nous recommandait de voter…libéral.C’est le même journal qui était contre la nationalisation de l’électricité au Quebec. Et qui est en mission pour sauver le soldat Harper (1) malgré le fait que le Québec sort clairement gagnant avec la proposition de la coalition. La question que je me pose, pourquoi les souverainistes, qui forment la moitie du lectorat de ce torchon de propagande, continuent a nourrir la bête qui est leur pire adversaire. Réveillez vous !

    ……………..
    (1)http://www.vigile.net/Gesca-La-Presse-en-mission-pour

  35. le 05 déc 2008 à 18:27 Magnolia

    @ Daniel O.

    Si vous vous souvenez du soir du 20 mai 1980 ,un chansonnier sorti de nulle part dans le local de Denis de Belleval chantât « On va s’en sortir » , un texte d’Yvon Deschamps.

    Donc, si vous y étiez, ajoutez que c’est la gauche qui m’a permis d’entrer et de m’exécuter.

    Mort ou vivant.

  36. le 05 déc 2008 à 20:06 Kevin

    « En 1994, après 9 ans de gouvernement libéral, le Québec était dans la pire sinistrose économique depuis la Grande Dépression de 1929″

    Donc en toute logique, le gouvernement libéral actuel est responsable de la crise économique….

  37. le 06 déc 2008 à 0:39 Jean-Renaud Dubois

    Bonjour,

    ……..« Ben sacrement j’en reviens pas! André Pratte qui demande l’élection du gouvernement libéral majoritaire…pis en plus il sent le besoin d’expliquer sa décision, misère. »

    Ben voyons, pourquoi en être surpris?

    Comme vous ne devez pas être surpris non plus, par le poids média tous azimuts accordé au PLQ. Qui s’en offusquent ; pas les journalistes en tous cas! Pourtant, cela devrait les frapper comme une balle de fusil, non? Motus…

    Pour avoir affirmé des choses pas trop catholiques sur Power en 1994(lire: bas de page), André Pratte avait été mis en « résidence surveillée » par la direction de La Presse pour six mois de probation.

    Pour s’être attaqué à la puissance de Power et pour avoir dit la vérité, Il a fait pénitence et est rentré dans le rang au point d’être nommé plus tard, « Éditorialistes en chef « . Chat échaudé craint l’eau chaude. Je rappelle ici que son papa travaillait pour Power!

    Power est tellement puissant(omerta?) que Charest vient de faire appel à Paul Desmarais jr, sur le comité de « crise » de la CDPQ. Pouquoi? Que fait-il là? Est-il un des 18 grands déposants publics, en plus du Régime des rentes du Québec?

    Le plus incroyable, c’est que Pratte confirme — chez Charette, et chez Bons baisers de France — le fait que les 7 journaux de GESCA véhiculent la pensée fédéraliste de son propriétaire ; et à chaque fois, il en profite pour s’en excuser en accusant Le Devoir d’être indépendantiste!

    Pourquoi s’attaquer à un « pou » indépendant? Parce que Gesca ne l’est pas? Ou bien pour mieux cacher le joint-venture avec la SRC, que tout le monde constate clairement?
    D’ailleurs la SRC devrait s’appeler « Radio-Gesca-Canada ».

    Que pensez, tant qu’à y être, d’un John Parisella qui tient une chronique partisane au Devoir, tout en étant : « membre du CA du Devoir » et « conseiller personnel de Charest »!
    Imaginez M.Facal (ou Lisée) au « CA de Gesca » « conseiller personnel de Marois » et chroniqueur à La Presse le samedi durant les élections?
    Impossible dites-vous! Vous avez raison il ne manquerait pas de jugement, lui! Et jamais de le CA de Gesca ne laisserait faire.

    Je vous rappelle que BCP a obtenu un contrat de 5 millions durant la crise aviaire ; et qui en est le président? Devinez…

    Quelle manque de classe, de jugement et d’éthique de Pratte et Parisella ; et à ce titre, en parfaite symbiose et à l’image de Jean Charest : qui à caché son 75 milles $ annuels ; et sa conribution de 10 milles $ au CUC avec l’argent des québécois.

    Bonne journée,

    N.B. (*)
    Ce même Pratte qui, en 1994, a été suspendu par La Presse pour avoir affirmé, et je cite :

    «« Tout est dirigé par Power corporation, tout le monde sait ça. Chrétien, Johnson, c’est Power Corporation. On est tellement pourris qu’on s’en vient pire que les Américains. Mais ce n’est pas eux qui ont le contrôle, c’est Power Corporation. J’essaie de mettre tout ça ensemble – les policiers qui mangent des beignes gratis et Power Corporation. Chrétien, il ne sait pas lire ni écrire, et il parle moins bien que moi. Allez faire un tour à Shawinigan. Ils l’ont élu neuf fois, il a été ministre et c’est une ville fantôme. Un tiers d’habitants est sur le bien-être social et un autre tiers sur l’assurance-chômage. Lui, ça le dérange pas, il est riche noir »», Anne-Marie Gingras, « Médias et démocratie, « le grand malentendu », PUQ, 1999, page 91 ».

  38. le 06 déc 2008 à 8:07 Robert JY

    Normand ajoindre a écrit: « (Dieu merci le programme du congé parental est apparu dernièrement !)…

    C’est une mesure insuffisante pour vaincre la sous-natalité. On observe actuellement une relance des berceaux mais elle s’explique en bonne partie par une augmentation des naissances il y a 25 – 30 ans en deuxième écho du bébé-boom. Plus de monde en âge de procréer tout simplement. Sans le double de bébés annuellement, moins de hockey, pas de tramway 31 mars 2008.

    En effet daveyy il vaut mieux se dire que notre déclin démographique et économique relève de nous plutôt que du fédéral pour une relance qui nous démarginaliserait politiquement. Contrairement à vous, je commencerais par une relance de notre démographie plutôt que de notre économie. L’activité de régénération et d’immigration devrait avoir plus de poids dans notre PIB. Brièvement, qu’elle soit mieux rémunérée. Notre place dans la Francophonie en 2018, 2028, 2058 … 29 août 2008.

    Vous écrivez: « Si le projet souverainiste, tel que véhiculé depuis 40 ans, était plus rassembleur , peut-être qu’il aurait pu dégager un consensus dans notre société. Tout ce qu’il provoque actuellement c’est la division. » D’accord. Je suis de ceux comme Jean-François Lisée qui pense que le projet de souveraineté doit se revoir en fonction de l’avenir plutôt qu’en correction d’un passé lointain.

    Finalement, je ne crois pas que Jean Charest soit si incompétent que ça. Il manque d’audace. C’est un paresseux a dit André Arthur. Ce n’est pas le genre de fou à lancer un baril de poudre en l’air pour activer la croissance nationale.

  39. le 07 déc 2008 à 9:59 Daveyy

    « je commencerais par une relance de notre démographie plutôt que de notre économie. »

    Les deux sont nécessaire, une économie forte attire et retient une population alors qu’une politique nataliste encourage ceux qui sont ici .

  40. le 07 déc 2008 à 13:01 karouane

    Monsieur Facal,

    j’aimerais savoir ce que vous pensez de cette coalition? Des sondages démontrent que s’il y avait élection en février prochain, Harper risquerait quand même de gagner encore? est-ce vrai?

    Que peut gagner le Québec dans cette coalition? Et que peut gagner le parti libéral? Avec un chef qui a perdu toute popularité?

    Merci à vous.

  41. le 07 déc 2008 à 17:45 Benoît Giguère

    En essayant d’être le plus honnête possible, voici à mon humble avis les réalisations du gouvernement Charest depuis 2003. Cette liste est neutre, et je ne prétend pas ici que ces réalisations sont soit bonnes ou mauvaises:

    -la création du Conseil de la Fédération
    -les dé-fusions
    -les baisses d’impôt de 1$ milliard avec l’argent de la péréquation.
    -la mise sur pied du Fonds des Générations
    -la création de l’Agence des Viaducs et des ponts, après le rapport Johnson

    Bon, là j’arrive pas mal à court. J’en publie peut-être. J’aimerais parler de la commission Bouchard-Taylor, mais celle-ci n’a débouché sur strictement rien de concret. Je ne trouve pas ça beaucoup en 5 ans et demi…

  42. le 08 déc 2008 à 12:27 RenéP.

    A ClaudeB
    Vous confirmez ce que je soupconnais à votre égard. Plutôt que de reconnaître dès le départ que vous êtes fédéraliste (ce qui est légitime) mais que vous vous sentez coupable de l’être, vous préférez attaquer des souverainistes (il est aussi légitime d’être souverainiste) en les culpabilisant par des propos dégradants. Ainsi, en les pointant comme étant ceux qui ne sont pas corrects, il s’ensuit que vous, vous êtes correct et donc, vous ne vous sentez plus coupable d’être fédéraliste.
    Plutôt que de procéder ainsi, il serait préférable que vous vous assumiez comme fédéraliste et que vous fassiez la démonstration que c’est la meilleure option. Si c’est vraiment la meilleure, vous ne devriez pas avoir de difficulté à la démontrer. Mais si vous vous sentez obligé de descendre ceux qui soutiennent l’option opposée, c’est probablement que vous n’avez pas d’argument. Je peux me tromper bien sûr. C’est à vous de voir.

    Quant à vos interrogations et affirmations, voici ce que j’en pense:

    -non, je ne crois pas que les politiciens ne mentent jamais. Cependant, il y a une limite à mentir et il y en a qui mentent de facon systématique et ce sont généralement ceux qui se présentent en politique uniquement ou presque, pour leurs intérêts personnels ou de sous-groupes. Ex: les Trudeau, Chrétien, Harper, Charest,etc…

    -les politiciens qui se présentent avant tout pour se garantir un bon salaire et un généreux fonds de pension sont surtout ceux qui se présentent pour les partis fédéralistes, les partis de droite. Se présenter comme souverainiste ou comme « solidaire » ou comme « vert » est très risqué sur le plan des avantages personnels à en tirer. C’est ce qui démontre que les souverainistes se présentent d’abord pour les intérêts du peuple dont le principal est la souveraineté.

    -Vous dites que vous voudriez que nous fassions un pays avec des politiciens pourris et corrompus par l’usure du pouvoir? Et vous citez Haiti. A cela je réponds que s’il fallait qu’il n’existe que des pays dont les politiciens ne sont pas pourris et corrompus, il existerait beaucoup moins de pays sur la terre. Pourquoi citer Haiti quand il y a aussi de la corruption aux E.U., au Mexique et au Canada pour ne citer que des pays de l’amérique du Nord? Alors, le Québec souverain devenant un jeune pays, je suis convaincu qu’il sera moins corrompu que le Canada puisque, comme vous dites, la corruption vient avec l’usure.

    Vous dites que la jeunesse est beaucoup plus égoiste aujourd’hui que nous l’étions au même âge. Si c’était le cas, il faudrait en prendre la responsabilité puisque cette jeunesse, c’est nous qui l’avons mise au monde et modelée selon ce que nous sommes. Cependant, je ne crois pas qu’elle soit plus égoiste mais plutôt plus centrée sur elle-même, ce qui est plus normal à cet âge qu’au nôtre (50 à 70 ans). En prenant de la maturité on s’ouvre davantage aux autres. En passant, nous les plus vieux, nous sommes trop souvent portés à penser à notre petit confort personnel et c’est pourquoi on a de la difficulté à voter pour la libération de notre peuple de la tutelle du Canada. Donc, avant de jeter la pierre aux jeunes…

    -vous dites qu’il est nécessaire de faire le ménage dans les syndicats avant de faire la souveraineté. Pourquoi cet acharnement envers les syndicats? Vous trouvez qu’ils sont trop exigeants?Sachez que s’ils sont comme ca, c’est parce que avant eux, il y avait des patrons (entreprises) qui se sont montrés intransigeants envers les travailleurs. C’est pas vrai que c’est noir ou blanc. Il y a du positif et du négatif des deux côtés. Ce qu’il faut, c’est le respect entre les deux parties.

    -pour ce qui est de dire que le Québec soutire 8 milliards du Canada c’est faire preuve d’ignorance de l’ensemble de la dynamique socio-économique de la relation Québec-Canada.

    -vous prétendez que le Québec ferait faillite s’il devenait souverain mais vous n’en faites pas la démonstration. Et pourquoi le Québec ferait-il davantage faillite que le Canada? Un peu plus d’objectivité tout de même.

    -Pourquoi vous sentez-vous obligé de dire que quelqu’un qui n’est pas séparatiste « n’est qu’un maudit fédéraliste »? Reconnaissez que ce sont souvent des fédéralistes qui traitent négativement « les maudits séparatisss ».Ex: les Chrétien, Trudeau,etc et encore dernièrement, Harper.

    Un québécois qui n’envie ni rejette Haiti mais pas davantage le Canada.

  43. le 08 déc 2008 à 14:16 ethernel

    Question à tous:

    Quel est le principe identitaire du parti libéral?

    Outre les considérations économiques qui ne sont pas essentiellement différentes de celles du PQ et qui sont de toutes manières une totale abstraction pour la majorité de l’électorat libéral, comment se défini un électeur libéral? Est-ce que son identification au mouvement se défini uniquement par son anti-séparatisme et sont fédéralisme ou bien y a-t-il des principes fondamentaux sous-jacent à l’adhésion au parti libéral?

    En tant qu’électeur qui oeuvre dans un domaine bien différent de celui de la politique ou de l’économie j’ai de la difficulté à cerner le projet social des libéraux.

    Bien que mal définie et imprécise, on sent bien la direction que désire prendre l’ADQ. On connait aussi très bien le projet Péquiste et son orientation sociale. Par contre plus ma conception politique se raffine plus j’ai de la difficulté à cerner les intentions libérales.

    Le PLQ me semble être un parti fade et désincarné sans aucun autre projet que le maintient plus ou moins efficace d’un équilibre plus ou moins objectif d’aspect plus ou moins définis d’une société plus ou moins bien définie… et ses protagonistes me semblent totalement désinvestis de tout projet ou idéal social…

    Alors je le demande ici puisqu’il semble y avoir des gens plus connaissant dans le domaine que moi et qu’il semble aussi y avoir différentes allégeance qui s’articulent tout aussi bien les unes que les autres, alors je le demande:

    quel est le principe identitaires des libéraux!?

    Bon vote à tous!

  44. le 08 déc 2008 à 15:48 Robert JY

    @ ethernel,

    « Le Seigneur est mon berger,
    rien ne saurait me manquer. »

    @ RenéP, (ça se chante aussi, j’ai oublié le titre. C’est folklorique.)

    « C’est long, mais c’est bon
    c’est pas dur et c’est rond… »

    Pour la première fois aujourd’hui, j’ai vu du pareil au même entre Charest et Trudeau et ce n’est pas l’arrogance mais le rêve, un rêve anachronique selon moi et d’autres. L’admettre a des conséquences. Nous pourrions perdre Les Rocheuses et les retombées économiques du bétume à proximité. Nous ne serions plus Ad mare usque ad mare.

    Pour l’avenir, l’après 2008-2009, comme j’écrirais l’après 1929, en ce temps de tempête économique, ce n’est pas de mettre toute sa confiance en un chef à la rémunération allongée et fabriqué ensuite par les médias mais dans une reconsidération de la sexualité en tant que processus de régénération nationale. Il faut compter 25 ans avant d’empocher les bénéfices.

    Notre processus démocratique est devenu aussi stupide et désuet que de s’en remettre à un combat de coq pour désigner l’extrême minorité de représentants à qui confier le volant de l’État, s’il en avait un. Jean Charest n’a pas dit la vérité en laissant entendre que le Québec en avait un.

    Passons à la recherche de la post-démocratie que Jacques Attali appelle l’hyperdémocratie dans son livre Une brève histoire de l’avenir.

  45. le 08 déc 2008 à 17:24 ClaudeB

    @RenéP

    Pour répondre à votre question:

    « vous prétendez que le Québec ferait faillite s’il devenait souverain mais vous n’en faites pas la démonstration. Et pourquoi le Québec ferait-il davantage faillite que le Canada? »

    Comment ça je n’en fait pas la démonstration?

    Mon cher René, lorsqu’on dépense plus que le montant qui entre, on appelle ça un déficit (celui du Québec vient d’augmenter de 6 milliards les dernières années). C’est donc dire qu’un Québec souverain n’aurait plus droit aux transfert de péréquation. Je vous rapelle aussi que lorsque le projet de souveraineté a vu le jour, nous étions considéré comme une province riche ce qui n’est plus le cas. Nous sommes, aujourd’hui, une des provinces les plus pauvres et recevons notre chèque de BS du Canada (8 milliards).

    Ce qui nous amène à mon point, sans le retour de la péréquation, nous ferons collectivement faillite parce que nous dépensons collectivement 8 milliards de plus que l’argent que nous retirons des impôts perçus des québécois (provincial et fédéral additionné).

    Je ne comprend pas bien certains de vos commentaires. Peut être auriez vous intéret à relire mon commentaire précédent et vous verrez, peut-être, que mes arguments tiennent la route et que je n’entretien, envers les séparatistes ni les fédéralistes, aucune rencunes que ce soit. En fait, c’est contre l’intransigence et l’étroitesse d’esprit des extrémistes des deux camps que j’en ai parce que, comme vous le dite si bien, il n’y a ni noir ni blanc, que du gris.

    Ce qui était vrai il y a 20 ans, ne l’est plus aujourd’hui.

    C’est particulièrement vrai des syndicats. à moins que vous soyez un radical syndical, vous conviendrez que depuis les dernières décennies, les syndicats ont pris le pouvoir du Québec avec plus de 42% de la population qui est syndiquée (ref.: rapport FTQ 2004) dont plus de 80% des travailleurs du public. Selon vous, qu’arriverait-il si les centrales syndicales décidaient de paraliser le secteur public?

    Les syndicats ne servent plus qu’a collecter des cotisations plutôt que de vraiment aider au développement du Québec. Vous n’avez qu’a voir à quel point les syndiqués cols bleus, cols blanc et policiers de la ville de Québec tiennent mordicus à leurs conditions même si la population qui paye leur salaire n’en peux déja plus.

    Aucune discussion possible lorsqu’il est question de revoir les conditions de travail en fonction des nouvelles réalités financières collectives.

    Je suis triste de voir l’état de la province et encore plus de voir que la majorité de la population préfère ne rien voir.

  46. le 08 déc 2008 à 20:36 Serge Williams

    Il y a de ces commentaires qui laissent perplexe tant par l’énormité des arguments avancés que par le brouillard qui en appuie la véracité. Marcel Pagnol disait avec justesse: »Telle est la faiblesse de notre raison, elle ne sert le plus souvent qu’à justifier nos croyances ».

    Mon cher ClaudeB. je vous sens colérique et angoissé. Étant entrepreneur, il est normal (dans la norme) que vous en ayiez contre les syndicats. Mais vos arguments ne tiennent pas la route. Nommez-moi des employés du secteur public fédéral ou des autres provinces qui ne soient pas syndiqués. Il y en a sans doute, mais on est loin de la majorité. Quant au secteur privé, sachez qu’un très grand nombre de ces syndiqués se battent encore pour installer une distance décente entre le seuil de la pauvreté, un environnement minimalement sécuritaire et leurs conditions de travail actuelles.

    Par ailleurs le droit d’association est aussi fondamental que celui d’entreprendre. Si vous avez Ralph Klein comme modèle, votre position sur le sujet n’est pas surprenante. Heureusement pour la classe ouvrière qu’il y a plus de McGuinty, de Campbell, d’Ignatief et même de Charest que de Klein.

    Quant à la faillite du Québec à cause du déficit budgétaire, je vous invite à prendre connaissance du déficit des USA qui devrait atteindre pour 2008 les 490 milliards de dollars.

    Autre chose, vous affirmez que nous étions plus riches à la naissance du projet souverainiste qu’aujourd’hui.
    Il serait intéressant d’aller vérifier sérieusement la véracité de cette affirmation. Mais je peux vous affirmer qu’en 68, mon père avait 47 ans, qu’il exercait un métier qui aujourd’hui est payé entre 50 et 60 milles dollars par année et que malgré un deuxième emploi, il n’avait pas encore eu les moyens de devenir propriétaire. Moins riches aujourd’hui qu’en 1968 ? Vous devez sans doute parler du Golden Square Mile.

    Si vous en avez, comme vous dites, contre les extrémistes des deux camps, je ne vois pas comment vous ne devriez pas en avoir un peu contre vous-même.

    Serge Williams

  47. le 09 déc 2008 à 0:17 Daniel O.

    Et Vincent Marisal qui annonçait la défaite de Louise Beaudoin !

    Elle remporte avec plus de 5700 voix de majorité.

    Il est temps de dénonçer immédiatement, et avec vigueur, sans complaisance et de manière drastique les propagandistes que sont devenus les pseudos journalistes qui sont en fait que des commentateurs d’opinions de bas étages au service de l’empire Desmarais.

    Soyez très prudent M. Facal. Des milliers vous surveillent vous aussi.

    Un parti social-démocrate a dit Pauline Marois. ENFIN. Quel bonheur.

  48. le 09 déc 2008 à 3:07 Jean-Renaud Dubois

    Bonjour,

    M. Williams, excellent commentaire.
    Par contre,
    - il a bien le droit d’être anti-syndicaliste (peut-être a-t-il vécu de gros problèmes avec ses employés?)

    - Il a le droit, aussi, de ne pas aimer sa culture et nos chansons : «..Elle est belle la culture québécoise…»

    - Il a le droit, bien évidemment, de nous croire incapable de se faire un pays — pourtant le Québec en 2003 avant l’arrivée de Charest, occupait le 19e rang, établie selon les nouvelles parités de pouvoir d’achat (PPA) révisées de l’OCDE : voir (ISQ).

    Économie = PLQ : c’est un autre gros mensonge…et un mythe que l’analyse des 25 dernières années confirme, clairement!
    C’est une image très bien propagée par un service marketting hors pair (et très riche) ; et avec l’appui des médias : la SRC et surtout par le 7 grands quotidiens de Gesca.

    Clinton Archibald dénonçait ce matin à la SRC cette inégalité du poids médias dans cette campagne : c’était le premier à le dire. Question: va-t-il être «barré» dans l’avenir?

    Comme Philpot (livre sur Power) que la SRC a refusé de recevoir : quelle belle démocratie!
    Qui s’est levé pour dénoncer ce fait? Non, pas une mot….même de la part des souverainistes.

    On doit se TAIRE : ils sont trop puissants. Quelle lâcheté!

    ***

    M. Daniel O.
    Je suis d’accord, et même si je n’appuie pas le QS (trop à gauche), je suis heureux de l’arrivée de Kadhir à l’assemblé nationale ; même si l’ajout du 4% du QS aurait pu faire dérailler la machine du PLQ …

    Par contre, je suis pour un syndicalisme responsable ; et je pense que les villes doivent avoir un secteur témoin (25% environ) pour les forcer à être plus productifs! Un peu à l’image des pays nordiques…

    En effet : « Un parti social-démocrate souverainiste a dit Pauline Marois ….», il était temps.

    Bonne journée,

  49. le 09 déc 2008 à 9:04 ClaudeB

    Cher M. William,

    Je vous rapellerai respectueusement que le déficit américain n’est que le double du notre et qu’ils sont plus de 300 millions d’habitants contre 7 pour le québec. Si vous divisez un par l’autre, vous verrez, je l’espère, de quel problème je parle.

    Et non, je ne suis pas du tout ni colérique ni angoissé et j’aimerais que vous m’indiquiez ce qui vous le laisse croire. N’as on plus le droit, au Québec, de dénoncer ce que nous croyons être un cul de sac?

    Mon point concernant les syndicats se limite à leur pouvoir politique et pas à leur utilité.

    Lorsqu’un chef syndical influent peut se permettre de dire à un premier ministre qu’il peut être démis de ses fonction si le syndicat en décide, c’est qu’il est soit, extrèmement imbu de lui même ou encore, bien conscient de son pouvoir réel sur le gouvernement. Ça c’est déja produit et ça se produira encore. Personne non élu ne doit avoir ce type de pouvoir, au Québec ou ailleur. Avouez qu’avec plus de 40% de la population du Québec qui est syndiquée, ça donne froid dans le dos.

    (Et ça n’a absolument rien à voir avec le fait que je sois entrepreneur, juste au cas ou quelqu’un voudrait la ramener sur le tapis.)

    Je ne suis que profondément déçu de constater que ce qui me semble évident, lorsqu’on analyse juste un petit peu la situation politique du Québec, ne semble pas l’être pour la population en général et que cette population, MA NATION QUÉBÉCOISE…, se laisse endormir par de belles promesse vides de sens par nos politiciens.

    Comprenez moi bien, j’ai le sentiment que le Québec s’en va direct dans le mur et je ne fait que le dénoncer dans le mince espoir de semer, un petit peu, l’envie des lecteurs d’aller plus loin que la façade et d’être plus critique envers le gouvernement et sa politique.

    Rien de plus, rien de moins.

    Ça me semble logique, vous ne trouvez pas?

    Au plaisir,

  50. le 09 déc 2008 à 10:22 Serge Williams

    Bonjour Claude,
    Vous confondez dette et défécit. La dette des États-Unis dépasse les 9,000 milliards de dollars (Presse Canadienne 08nov2007).

    Le poids politique des syndicats, comparé à celui de Gesca et de quelques autres influences aussi occultes que toute-puissantes, est insignifiant.

    Le taux de syndicalisation du Québec peut vous donner froid dans le dos mais il est comparable à celui de Terre-Neuve, Manitoba, Sasketchewan. Il vous faudrait sans doute une combinaison spatiale pour pouvoir vivre dans des pays aussi « pauvre » que le Danemark (80%), la Finlande (79%) ou la Suede (91%) (BIT 1995).

    Peut-être préféreriez-vous la France (8%), mais il semble que vous n’aimiez pas la culture francophone.
    (D’accord, cheap shot…je me reprends:)

    Je partage avec vous l’inquiétude que vous exprimez; mais j’ai bien peur que ce soit pour des raisons diamétralement opposées.

    Par ailleurs je tiens à souligner que je respecte vos opinions.

    Du choc des idées jaillit la lumière.
    Serge Williams