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Cégep et loi 101

Faut-il obliger les francophones et les allophones à étudier au cégep en français ?

La majorité des militants péquistes semble penser que oui. Madame Marois et son caucus sont plus réservés. On peut les comprendre, car l’affaire est complexe.

Les partisans de l’extension de la loi 101 au cégep ont de bons arguments.

À l’heure actuelle, 9 % des cégépiens sont de langue maternelle anglophone, 81 % sont des francophones de souche et 10 % sont allophones. Pourtant, c’est 18 % de toute la clientèle collégiale qui étudie dans des institutions anglophones contre 82 % qui fréquente des établissements francophones. Si le niveau collégial maintenait les proportions linguistiques du niveau secondaire, 90 % des cégépiens étudieraient en français et 10 % en anglais.

On peut penser que la langue d’étude au niveau collégial conditionnera ensuite fortement la langue des études universitaires ou la langue du premier emploi, puisque 70 % des nouveaux emplois créés d’ici 2016 exigeront au minimum une formation collégiale.

Pour ce qui est de la langue de travail, le niveau collégial joue désormais le rôle qui était jadis celui du niveau secondaire, à l’époque où la majorité des emplois n’exigeait pas de qualifications académiques dépassant un secondaire V.

Quand la loi 101 fut adoptée, on croyait que l’obligation de fréquenter l’école française au primaire et au secondaire suffirait pour assurer la prépondérance ultérieure du français. Or, dès que l’on parvient au premier palier scolaire qui permet le libre choix, c’est presque exclusivement l’anglais qui en profite, gagnant neuf points en pourcentage de langue d’étude contre un seul pour le français.

En 2006, 13 000 francophones et allophones passaient au cégep anglophone après avoir fait leurs études secondaires en français. Ce n’est pas un nombre insignifiant.                                                             

On peut cependant voir les choses d’une toute autre manière.

Entre 1997 et 2007, le nombre d’allophones dans des institutions francophones a grimpé de 50 %, alors qu’il n’a augmenté que de 12 % dans les cégeps anglophones. En 2007, pour la première fois, la moitié des allophones fréquentait un cégep francophone.

On pourra cependant rétorquer que l’autre moitié des allophones fréquente  un cégep anglophone alors que les anglophones de souche ne sont que 9 % de la population collégiale.

La vraie question est : pourquoi tant de francophones et d’allophones passent du côté anglophone dès qu’ils le peuvent ? Dans le cas des allophones, c’est parce qu’ils voient bien qui est la vraie majorité au Canada. Dans le cas des francophones, c’est probablement parce qu’ils veulent apprendre une langue que notre système d’éducation n’a pas été foutu de leur enseigner correctement après 11 ans de fréquentation du primaire et du secondaire.  

La piètre qualité de l’enseignement de l’anglais au Québec est en effet une véritable honte, et c’est un souverainiste trilingue qui vous le dit. Faut-il dès lors empêcher le francophone de pallier lui-même aux lacunes du système ? Est-on par ailleurs si sûr que deux années d’études collégiales en anglais suffisent à angliciser définitivement quelqu’un qui aura tout de même étudié les onze années précédentes en français ?

Comme on le voit, la question est furieusement compliquée et on peut faire valoir d’excellents arguments pour ou contre cette mesure. On ne devrait cependant pas accorder beaucoup de crédit à ceux qui feront valoir qu’une telle mesure serait un repli sur soi, une fermeture frileuse ou une condamnation à laisser filer toutes les opportunités professionnelles qui exigent la maîtrise de l’anglais.

Cette chanson, on la connaît. Ces arguments sont exactement les mêmes qu’on fit valoir, à la fin des années 70, à l’encontre de ce qui allait devenir la loi 101. Combien de gens voudraient maintenant revenir en arrière ? Dans d’innombrables sociétés, y compris aux États-Unis, des lois protègent les langues nationales. C’est au contraire le libre choix qui est rarissime.

Comprenez-moi bien : la maîtrise de l’anglais est évidemment un puissant atout, et son enseignement devrait être renforcé aux niveaux primaire et secondaire. Une troisième langue devrait aussi être obligatoire. Mais on ne voit pas en quoi cela serait incompatible avec la mesure proposée. Dans beaucoup de pays, le niveau collégial est considéré comme faisant partie de la scolarisation de base et non comme un approfondissement optionnel. Ce qui vaut pour les paliers antérieurs peut donc aussi valoir pour lui.

On fait souvent valoir qu’il serait délicat de restreindre la liberté de choix de gens qui entrent dans l’âge adulte. C’est un argument valable, mais pas déterminant. Les adultes sont soumis à de nombreuses contraintes légales. On les appelle souvent des «choix de société». Par exemple, à tort ou à raison, je n’ai pas le droit de dépenser mon propre argent pour me faire soigner comme je le veux.

Évidemment, les jeunes seraient sans doute massivement contre cette mesure. La majorité d’entre eux vit malheureusement dans un univers linguistique imaginaire, où n’existent que les bons sentiments et la rectitude politique. Tout le monde est beau et gentil, et les rapports de force n’existent pas.  Les chiffres sont pourtant clairs : dès qu’il y a absence de balises, c’est  exclusivement l’anglais qui en profite. Le renforcement du français exigerait aussi, idéalement, des mesures pour contrer la fuite des francophones montréalais vers les banlieues, mais on voit d’ici le casse-tête.

En définitive, l’extension au cégep de la loi 101 est une mesure qui se défend, pas du tout mesquine ou extrémiste, mais dont il ne faut pas attendre de miracles et que j’envisagerais sans aucun plaisir particulier. Le simple fait d’en être rendu là est en soi un immense signe de fragilité et un rappel de l’urgence d’un redressement collectif. Posons-nous la question : que penser de la vitalité réelle d’une langue qu’il faut si souvent défendre à coups d’interdictions ?

Je l’ai écrit mille fois. Tant que le français sera la langue d’une minorité au Canada, sa défense équivaudra à ramer contre le sens naturel du courant.  De plus, les lois linguistiques sont certes indispensables, mais elles ne suffisent pas si chaque francophone ne fait pas de la défense de sa langue une cause personnelle. Or, dans les faits, malgré nos rituelles professions d’amour, nos attitudes quotidiennes envers elle sont souvent son pire ennemi.

91 réponses à “Cégep et loi 101”

  1. [...] This post was mentioned on Twitter by lawgri, Les analystes. Les analystes said: Joseph Facal : Cégep et loi 101 http://bit.ly/aiaW95 [...]

  2. le 15 juin 2010 à 9:39 Gilles

    Personne ne conteste le fait que pouvoir communiquer dans plus d’une langue est un atout, surtout dans un contexte où toutes les langues vivantes sont présentes dans l’espace public. Notre problème ici comme le souligne Joseph, c’est que nous sommes en situation de vulnérabilité face à l’écrasante présence de la langue anglaise sur le continent.

    Je suis d’avis qu’en Europe par exemple, il est rare que les peuples se sentent menacés par la proximité d’une langue étrangère. Mais chez nous il n’y a pas d’espagnol, d’allemand, d’italien à proximité qui dessinent une palette colorée de cultures auxquelles au sein desquelles nous pouvons naviguer. Dans le contexte européen la présence des autres est une longue habitude, dans notre cas, elle est une menace et il faut être aveugle pour ne pas l’admettre. Alors soit on coule et se fond dans la mer, soit on ajoute notre couleur propre en gardant vivante et épanouie la culture qui nous distingue et nous définit.

    Je suis d’avis qu’en matière d’éducation il existe une certaine confusion de sens bien entretenue par un certain nombre de personnages publics qui ne cessent de marteler à quel point il faut à tout prix que les jeunes québécois soient entièrement bilingues si je peux dire pour survivre dans un univers dit international. Or, je pense que c’est un sophisme. On prétend qu’il faut être bilingue pour accéder à l’international, or ce qu’on propose c’est exactement le contraire parce que l’international en question est réduit à sa plus simple expression, la monoculture anglo-saxonne. Il n’y a rien de plus réducteur selon moi, que de se confiner à une seule culture, en prétendant se libérer d’une autre seule culture.

    Mais il y a pire encore selon moi. Beaucoup de Québécois voudraient que leurs enfants fréquentent l’école anglaise, toujours sous le même prétexte qu’on ne pourrait survivre dans le monde d’aujourd’hui, du fait de ne pas être bilingue, ce qui veut dire ne pas parler anglais.

    Apprendre à lire, comprendre et parler une langue c’est une chose. Se fondre dans une culture en adoptant et s’y intégrer complètement pour s’y fondre c’est une autre chose. Or l’école, ce n’est pas simplement un lieu d’apprentissage, c’est aussi un lieu de façonnement et de transmission de la culture. Les références culturelles des enfants scolarisés en anglais leur façon d’articuler leur pensée et de concevoir le monde ne sont pas les mêmes que celles des enfants qui sont scolarisés en français. Faut-il citer toues les recherche et tous les articles qui le démontrent par A+B ?…

    Cette distinction est à la base de la position adoptée notamment par la Société de mathématiques de France dont plusieurs chercheurs ont obtenu la médaille Fields qui a décidé volontairement et consciemment de continuer de publier en français, justement parce que l’usage de la langue porte à conséquence sur la qualité de la recherche.

    Comme l’écrivait Bernard Cassin «Il faut être naïf ou ignorant pour ne voir dans une langue vivante qu’un outil de communication, comme le sont les langues artificielles. Au-delà des barrières sociales, et comme le démontrent d’innombrables travaux de neurophysiologistes et de psychologues, elle ne se réduit pas à un simple code pour l’échange d’informations, mais elle constitue le creuset même de l’identité de chacun».

    Je ne vois pas comment il serait indifférent que nos jeunes soient indistinctement éduqués soit en français ou en anglais, sans qu’il n’y ait en bout de ligne des conséquences culturelles qui importent dans l’évolution et l’épanouissement de notre société.

    En 1985, Robert Burchfield publiait un livre intitulé La langue anglaise (The English language), et écrivait ce qui suit : «Toute personne éduquée dans le monde souffre de privations si elle ne connaît pas l’anglais. Bien sûr, l’extrême pauvreté ou la famine sont reconnues comme étant les formes les plus cruelles et révoltantes de privation. Quand elle s’applique seulement à la langue, on ne la remarque pas mais, pourtant, elle n’en est pas moins significative»

    Burchfield le méchant, Rozon l’autiste, même combat!

  3. le 15 juin 2010 à 10:05 lemarin

    Le gros problème, c’est que le cégep anglophone prépare mieux les enfants anglophones et immigrants à l’émigration vers le reste du Canada qu’au marché du travail au Québec. Même chose, dans une moindre mesure, pour l’Université anglophone. Les francophones fréquentant le cégep en anglais restent dans la province dans une plus grande proportion, selon mon analyse se fondant plus sur mon expérience qu’autre chose. Cependant, je connais ce dont je parle, je viens de milieu très post-loi 101 et que j’ai été instruit à l’Université en anglais.

    Pourquoi persister à former à nos frais des gens qui iront ailleurs ou qui seront mal outillés pour réussir au Québec? Ça demeure un mystère pour moi.

    Il est vrai, par contre, que le niveau d’enseignement de l’anglais est très faible au Québec. Le taux de bilinguisme et le niveau d’anglais des francophones québécois n’a rien à envier à ceux de plusieurs pays européens, malgré tout. Les Québécois semblent donc apprendre l’anglais malgré le système d’éducation…

    Le niveau de maîtrise de la langue française, à travers toutes ces réformes, semble en déclin perpétuel, même parmi notre classe journalistique. La contre-réforme de l’éducation est plus que dûe…

  4. le 15 juin 2010 à 11:18 Victor Beauchesne

    Très bonne analyse M. Facal. Vous résumez le pour et le contre assez bien.

    Je ne conteste qu’une toute petite phrase: « Tant que le français sera la langue d’une minorité au Canada, sa défense équivaudra à ramer contre le sens naturel du courant. « 

    En fait le français sera toujours minoritaire en Amérique, que le Québec soit indépendant ou pas et les mêmes forces s’exerceront sur le français. Par exemple, le Québec exporte pour 50% à 60 % de son PNB vers les USA. Qu’il soit indépendant ou pas, l’anglais sera tout aussi nécessaire autant pour les citoyens établis que pour les nouveaux arrivants. C’est incontournable. Alors comme vous le dites si bien, si notre système scolaire apprenait l’anglais à nos jeunes au secondaire, il y aurait beaucoup moins de demande pour étudier au CEGEP anglais.

    Assujettir les CEGEPS anglophones aux restrictions de la loi 101 n’empêcherait en rien la volonté des gens d’apprendre l’anglais, ils trouveront d’autres moyens. Si le PQ pense faire une bonne affaire électoralement parlant, il serait mieux d’y penser car comme vous le dites, il va mettre beaucoup de jeunes en colère avec encore plus de restrictions.

    Aussi, vous êtes libre de vous faire soigner comme vous voulez, en autant que votre médecin ou clinique ne participe pas à la RAMQ. Pensez-vous qu’un Paul Desmarais va s’assoir 12 à 18 h à l’urgence quand il souffre d’un malaise ?

    Si du jour au lendemain, les 13 000 étudiants sont re-dirigés du CEGEP anglais au français, ça va causer beaucoup de remue-ménage, ce serait l’équivalent de fermer 1-2 CEGEPS et d’en ouvrir le même nombre.

  5. le 15 juin 2010 à 13:51 Simon Robert

    Bonjour M. Facal, que pensez-vous de la proposition de Jean-François Lisée de fusionner les Cégeps et qu’il y ait 75% des cours en français et 25% en anglais? http://bit.ly/dAhqj2

  6. le 15 juin 2010 à 15:10 Marc Tremblay

    Bonjour M. Facal

    Le principal problème est que les francophones se couchent devant l’anglais. Réflexe de minoritaire ?

    Actuellement, 4 % des francophones et 40 % des allophones optent pour le CEGEP anglais. Ce n’est pas, à mon avis, une catastrophe.

    Mes 3 enfants ont tous fait leurs études en français (j’habite Québec ) et ils sont parfaitement bilingues, de même que leurs amis. L’enseignement de l’anglais est quand même assez adéquat; en tout cas, il n’est pas pire que celui des autres matières.

  7. [...] loi 101 au cégep Posted by cbergeron under Non classé Commentaires fermés  Excellente chronique de J. Facal sur l’extension de la loi 101 au cégep. [...]

  8. le 15 juin 2010 à 20:00 Normand ajoindre

    Bonjour Monsieur Facal,

    J’écoutais attentivement Monsieur Péladeau aux nouvelles en train d’expliquer les grandes lignes de son projet de lancement d’un service d’information canadien en anglais (Sun Tv News).

    J’ai été agréablement surpris de constater qu’il s’exprimait très bien en anglais. Je n’ai pu faire autrement que de me demander comment il avait pu acquérir une si bonne connaissance de la langue seconde.

    Le projet de loi 101 au Cegep serait relié si j’ai bien compris à empêcher que, entre autres, les francophones québécois aillent dans des CEGEP poursuivre leurs études en anglais.

    Je me pose deux questions:

    1) Pourrait-on dire que Monsieur Péladeau aurait utilisé un moyen non conforme à l’esprit de la loi 101 (extension de la loi 101 au CEGEP) pour apprendre à parler si bien l’anglais ?

    2) Est-ce que la possibilité d’utliser la formation institutionnelle du Ministère de l’éducation pour intégrer des formations qui se donnent en anglais est condamnable, que la loi 101 est devenue nécessaire pour empêcher cette situation défendue (dans l’esprit du projet de loi 101) et que, ainsi, l’alternative pour ceux qui voudraient persister dans leur projet d’intégrer un programme de formation équivalent en anglais ne serait abordable que pour les riches qui auraient les moyens de payer les frais de quelque chose d’équivalent ailleurs, comme à Malone, NY ou dans une autre province ?

  9. le 15 juin 2010 à 20:05 AntonioN.

    Je suis d’accord.

    Simplement, il faut étendre la loi 101 aux CÉGEPS; à la même fois, il faut améliorer aussi l’enseignement de l’anglais dans les écoles françaises. Il est plus préférable d’apprendre l’anglais dans les écoles françaises plutôt qu’anglaises parce que, au-delà de la langue, l’étudiant apprend la culture québécoise et reconnaitrait la fragilité linguistique du Québec dans les écoles françaises. Je ne pense pas que les écoles anglaises préfèrent enseigner tout cela, elles préféraient enseigner le multiculturalisme canadien qui est une menace pour la pérennité du français au Québec.

  10. le 15 juin 2010 à 20:22 rodrigue

    Est-ce que le système anglophone produit plus de « bilingues »?
    Vous en connaissez beaucoup à Toronto ou Halifax qui peuvent tenir une conversation en français à la sortie du Highschool?
    Vous êtes en Espagne. Vos étudiants, est-ce qu’ils parlent anglais?
    Pas sûr. En tout cas, dans mon temps (années 80) les Espagnols étaient nuls en anglais. Idem pour les Francais et les Italiens

  11. le 15 juin 2010 à 20:32 Marc Tremblay

    @ Normand ajoindre

    Selon le dernier recensement (2001), Statistiques Canada a révélé que 41 % des Québécois sont bilingues. Ce chiffre serait plus élevé si on excluait le fait que le tiers des anglophones nés à Montréal sont incapables de s’exprimer et de comprendre le français.

    Alors, M. Péladeau fait parti du grand nombre de Québécois bilingues qui n’ont pas eu à contourner quoi que ce soit pour apprendre l’anglais. Comme je le mentionnais dans mon message de 15:10, seulement 4 % des francophones fréquentent un CEGEP anglais.

    Je mentionnais également que mes 3 enfants ont fait toutes leurs études en français, soit du primaire jusqu’à la fin du CEGEP et ils parlent aussi bien l’anglais que M.Péladeau.

    Par ailleurs, avec le projet de loi 103, les francophones et les allophones qui en auront les moyens pourront faire leurs études en anglais; pas besoin d’aller en Ontario ou aux É.U.

    Enfin, pour votre information, il n’y a pas de projet de loi 101,mais une loi 101 adoptée en 1977.

  12. le 16 juin 2010 à 4:58 Joseph Facal

    Cher Marc Tremblay,

    Dans la mécanique législative, tout texte présenté pour adoption ultérieure à titre de loi est appelé «projet de loi» car on ne peut présumer du vote d’une assemblée souveraine. C’est évidemment théorique puisque le gouvernement dispose habituellement d’une majorité. Or, dans le cas de ce qui allait devenir la loi 101, les objections fusèrent dès que le texte fut dévoilé à titre de «projet». L’usage ici est donc correct.

    En passant (et au bénéfice de tous), que tel ou tel enfant ait bien appris l’anglais n’infirme pas une tendance générale. L’apprentissage est en effet fonction d’une multitude de facteurs : engagement des parents, effort personnel, qualité de l’école, etc.

    Pour ma part, je vois à l’université (qui, supposément, admet des étudiants qui n’ont pas eu de gros problèmes scolaires avant, sinon ils auraient décroché)les étonnantes lacunes en anglais de nos jeunes après 11 ans de primaire et de secondaire. Par ailleurs, inutile de dire que si vous aspirez à faire des études de maîtrise ou de doctorat, c’est l’immense majorité de la lttérature qui est en anglais.

    Enfin, il est vrai que les anglo-canadiens parlent habituellement peu ou mal le français, mais dites-moi, y a-t-il encore quelqu’un qui croit sérieusement à l’égalité des langues dans notre beau grand Canada ?

    Salutations à tous.

  13. le 16 juin 2010 à 8:11 Carole Chouinard

    Victor Beauchesne

    Vous dites: « En fait le français sera toujours minoritaire en Amérique, que le Québec soit indépendant ou pas et les mêmes forces s’exerceront sur le français. »

    Oui le français sera toujours minoritaire en Amérique. Mais il est faux de dire que les mêmes forces s’exerceraient sur un Québec souverain. Tout d’abord, il faudrait absolument qu’un immigrant parle français pour avoir la citoyenneté, alors qu’en ce moment il peut ne parler qu’anglais, venant grossir la minorité anglophone plutôt que de s’intégrer à la majorité francophone. Aussi, nous devons protéger notre langue par une loi que le Canada affaiblit.

    Dans un Québec souverain, le français ne serait pas que la langue officielle. Il serait, il devrait être, comme en France, la deuxième langue de prédilection des immigrants.

    Quand je me promène à Paris et que j’entends TOUS LES IMMIGRANTS parler soit leur langue maternelle soit le français entre eux, je trouve ça merveilleux. Et je trouve ça infiniment triste de trouver ça merveilleux puisque c’est simplement normal.

  14. le 16 juin 2010 à 8:12 Gilles

    L’autre jour j’ai entendu à l’émission de Maisonneuve en direct, un jeune homme s’exprimant clairement en français avec accent québécois, dire qu’il avait été une «victime» de la Loi 101, et ajouter à quel point cela avait été pour lui inutile, parce que sur le marché du travail tout ce qu’on exigeait de lui c’est de parler anglais.

    Et puis il y a ce soi-disant comique, Sammy quelque chose qui fait des numéros d’humour sur fond de «backlash» sur la Loi 101.

    Il y a d’autres exemples mais la question c’est est-ce qu’ils pourraient intervenir publiquement en français s’ils n’avaient pas fréquenté l’école française ? Je ne pense pas. Les parents de ces jeunes hommes ne le peuvent pas.

    Sur un ton humoristique j’imagine, Normand s’interroge : «Pourrait-on dire que Monsieur Péladeau aurait utilisé un moyen non conforme à l’esprit de la loi 101 (extension de la loi 101 au CEGEP) pour apprendre à parler si bien l’anglais ?»

    Écoutez bien Normand. Mon petit fils a quinze ans. Nous sommes des pure laine deux côtés, des racines à la canopée. En voyage aux States sur les plages du Maine je constate que petit fils converse sans effort aucun avec les américains qui comme on le sait ne font aucun effort pour sortir de leur monoculture. Où a-t-il appris à parler anglais d’après vous. Pas quand il est avec moi en tout cas. Mais le fait est quil est à l’aise avec cette langue. Pensez vous qu’il est seul dans son cas?

    Ma fille qui a complété sa maîtrise en Biologie a du écrire son article de fin de session en anglais. J’aurais pu aller beaucoup plus loin me dit-elle si j’avais pu exprimer complètement ma pensée. En français évidemment. Elle pourrait se retrouver facilement dans votre classe Joseph. Elle suit présentement un programme de formation complémentaire aux HEC et c’est la même chose. Tout le monde est québécois, et toues les références sont angloaméricaines…

    Pourtant les opinions sont partagées quant l’usage de l’anglais en science et dans le monde de la recherche en général. Et le constat est implacable. Les «natives» anglo partent toujours avec quelques longueurs d’avance dans le domaine des sciences et de la recherche, à cause de l’hégémonie de la langue anglaise qui est imposée à tous. Je vous conseile cet article qui traite du sujet : http://www.ihes.fr/~lafforgue/textes/pourlascience.pdf

    Ce qui est en question ici ce n’est pas de savoir si on veut empêcher quelqu’un d’apprendre à parler anglais. Personne ne veut empêcher quiconque d’apprendre quelque chose. C’est plutôt de savoir si on peut prendre des mesures conséquents pour que tout le monde qui vit au Québec parle et comprenne le français, pour que notre langue puisse trouver le terrain qui crée les conditions lui permettant d’exprimer sa force dans toute son ampleur.

    Et après le CEGEP en français, il faudra s’interroger sur la langue de travail au Québec.

  15. le 16 juin 2010 à 8:19 Carole Chouinard

    Monsieur Facal

    On préconise souvent l’apprentissage de l’anglais dès le primaire, prétextant qu’en bas âge les enfants sont de vraies éponges. Mais s’ils l’étaient tant que ça, y aurait-il tant d’élèves incapables de maîtriser leur propre langue maternelle?

    Moi ça me fait peur d’enseigner deux langues à des enfants aussi jeunes. Il faut leur donner les bases de leur propre langue il me semble avant de leur en inculquer une deuxième.

    Pour être d’accord avec le bilinguisme dès le primaire, il faudrait que j’aie une preuve formelle que l’apprentissage d’une deuxième langue ne nuit pas à l’apprentissage de la première. Je ferai des recherches là-dessus quand je trouverai le temps.

    Je n’ai rien contre le bilinguisme, je sais que c’est un atout. Mais je me demande si on n’est pas en train d’en faire une vraie religion, d’embarquer à fond la caisse dans l’impérialisme culturel anglo qui domine déjà la planète…

    Le bilinguisme, le tri, le pluri, c’est-tu bon juste pour les non anglophones…

  16. le 16 juin 2010 à 10:06 Michel602

    Compte tenu de ton intérêt pour le soccer voici un instrument génial.

    http://www.marca.com/deporte/futbol/mundial/sudafrica-2010/calendario-english.html

  17. le 16 juin 2010 à 15:22 Marc Tremblay

    @ Joseph Facal

    Cher ami,

    Merci pour vos précisions. Il est juste de de dire que la plupart de la littérature au niveau de la maîtrise est en anglais, mais pas dans toutes les matières. C’est le cas aux HEC, en génie, en médecine, etc. Mais ce n’est pas le cas en philosophie, en sociologie, en droit, en sciences politiques, en littérature française, en sciences de l’éducation, en urbanisme (j’ai une maîtrise), etc…

    Vous constatez que beaucoup d’étudiants au niveau universitaire ont des lacunes importantes en anglais. Mais c’est pas mieux au niveau du français et c’est plus grave.

    Par ailleurs, je tiens à confirmer que nos jeunes qui ont étudié en français et qui sont bilingues ne sont pas une exception ni une minorité.

    Je pense qu’au Québec, il y a lieu de mettre l’accent sur l’apprentissage du français avant celui de l’anglais. Il en va de la survie de notre langue, qui est une composante de notre identité.

    Je ne sais pas si la fille de Gilles a fait sa maîtrise dans une université anglophone. Mais si c’était dans une université francophone et qu’on l’a obligée à écrire son article de fin de session en anglais, je trouve cela indécent et inacceptable.

    Le bilinguisme individuel est souhaitable, mais pas une obligation, sauf pour ceux qui veulent faire carrière dans un travail qui nécessite la connaissance de l’anglais. En fait au nom de la préservation de la diversité linguistique, il faut combattre l’impérialisme de l’anglais.

  18. le 16 juin 2010 à 15:26 Victor Beauchesne

    @ Mme Chouinard,

    Vous dites: « Dans un Québec souverain, le français ne serait pas que la langue officielle. Il serait, il devrait être, comme en France, la deuxième langue de prédilection des immigrants.« 

    Mais au Québec déjà 75 % des immigrants adoptent le français alors qu’il y quelques années 90 % adoptaient l’anglais. La tendance vers le français est encourageante, mais même dans un Québec souverain, les gens vont devoir aussi apprendre l’anglais.

    Aussi, enlevez-vous l’idée de l’impérialisme culturel, quand un Finlandais rencontre un Chinois par affaire, c’est en anglais que cela se passe, les touristes en Afrique du Sud pour le Mundial se font comprendre en anglais et non en néerlandais, ça n’a rien avoir avec les anglos, c’est tout simplement que l’anglais est devenu la lingua franca de la planète. Un jour ce sera autre chose mais maintenant c’est comme ça. Avec 300 millions de proches voisins américains qui consomment 80 % de nos exportations, c’est autant plus vrai pour nous.

  19. le 16 juin 2010 à 18:06 Gilles

    C’est à l’UQTR Marc. Ce n’est pas son travail de recherche qu’elle a du rédiger en anglais, c’est un article en vue d’une publication dans une revue scientifique. Mais cela faisait partie du processus. Autrement dit ça faisait partie des conditions requises pour compléter sa diplomation.

    Mais quoiqu’il en soit, rien ne permet d’affirmer que la capitulation des scientifiques de tous les pays devant l’impératif de l’empire anglo-saxon permet à la science d’être plus rigoureuse.C’est le contraire comme le signale le mathématicien Laurent Lafforgue dont j’ai donné la référence plus haut.

    Encore une fois et en ce sens je trouve désolant les raisonnements de Victor, on peut voir les choses comme elles sont. C’est son point de vue. Mais on peut aussi comme le disait GB Shaw, voir les choses comme elles pourraient être et se dire pourquoi pas!

    Si on se place au point de vue fonctionnel, évidemment c’est plus facile de parler anglais et tout le monde est content. Mais si on se place dans l’angle sociologique (je suis prudent sur ce terme je ne suis pas sociologue) voire politique, signaler à l’autre que nous existons et exiger qu’il nous respecte c’est une bonne manière de lui permettre de s’ouvrir à la différence que nous représentons.

    On passe notre temps à entendre qu’il faut s’ouvrir aux autres, il serait à peu près temps que l’on demande aux autres de s’ouvrir à nous fous pensez pas?

    Il y aurait plus de 40% des Québécois qui seraient bilingues, et 7 % des anglos du ROC. Ça va faire, je pense qu’on a déjà donné.

    En ce sens je suis d’accord avec Carole. Dans un Québec souverain où le français serait proclamé comme étant la langue de communication publique, le tout appuyé par des législations conséquentes et surtout de la cohérence de la part des pouvoirs publics, on ne serait pas obligé de crisser après le mec arrogant du dépanneur qui fait semblant de ne pas coprendre…

    Je trouve bien amusant aussi le commentaire voulant que chaque fois on dirait qu’un faiseux (businessman) rencontre un autre faiseux ils se parlent en anglais. En Afrique présentement les chinois sont en train dinvestir massivement. qu’est-ce qu’ils font les chnois avec les africains ? Ils leur donnent des cours de chinois… Parce que les gouvernements africains préfèrent leur compte de banque plutôt que de préserver leur culture.

    Et puis je regarde le foot à la télé. En passant félicitations à Joseph, l’Uruguay a gagné cet aprèsmidi, 3 à 0 contre l’afrique du Sud (clap clap clap) Beau match.

    En fait tous ces joueurs sont en temps habituel répartis entre une pléthore d’équipes européennes. En Espagne, en Italie, en France, en Angleterre, en Allemagne, au Portugal bref partout à travers l’Europe et le monde. Quelle langue ils parlent en Italie ? l’anglais?, et en Espagne, l’anglais? En France, l’anglais?. En Angleterre ça oui. Mais quand ils jouent dans un autre pays, ils parlent la langue du pays.

    J’imagine que les pays savent se faire respecter. À moins que ce ne soient les joueurs qui le comprennent.

  20. le 16 juin 2010 à 19:55 rodrigue

    3 à 0 contre les Bafanas Bafanas
    Le vin tinto doit avoir coulé à fond chez les Facal du Québec.

  21. le 16 juin 2010 à 23:04 Jean-Renaud Dubois

    Bonjour M.Facal,

    Je ne regarde pas le « soccer » mais je prends connaissance des résultats.

    Grosse surprise à la Coupe du monde : la Suisse se paye l’Espagne, 1-0.

    Wouais, c’est mal parti pour vos amis et le pays de mon joueur de tennis préféré : le très énergique et fougeux Raphael Nadal.

    *

    Tout d’abord, félicitations pour cette chronique bien documentée qui permettra autant aux fédéralistes qu’aux souverainistes de réfléchir sur cette question « furieusement compliquée », dites-vous.

    Pour les premiers (fédéralistes), ils devront apporter d’autres arguments que les simpiternels :  » un repli sur soi, une fermeture frileuse… (…) …  » J.F ; et j’ajouterais la haine des autres, pureté raciale etc…)

    ……..  » Est-on par ailleurs si sûr que deux années d’études collégiales en anglais suffisent à angliciser définitivement quelqu’un qui aura tout de même étudié les onze années précédentes en français ?  » J.F.

    Ben non! Mais la tentation d’aller aux cégeps anglophones grandit et va augmenter de plus en plus, c’est écrit dans le ciel.

    Et le danger part de là. Et, c’est plus tentant (un petit ami aidant) de s’inscrire à une des universités anglophones qui, elles, ne correspondent pas à 8 ou 9% de la minorité anglophone au québec : et c’est ici que le bât blesse !

    Alors quoi faire ? Nous avons 2 choix : continuer comme présentement (si c’est ce que veulent les parents ?) ou bien étendre au collégial cette loi 101 honnie par une majorité des fédéralistes. Rappelons ici la dure opposition, pour ne pas dire rejet total, qu’ils ont exercée au « projet de loi 101″, en 1977.

    Si le passé (1977) est garant de l’avenir — le PQ, qui doit impérativement inscrire dans son programme cette mesure, ainsi que celle visant les PME de moins de 50 employés — sera traité de tous les noms par les libéraux : les mêmes (mots) que ceux cités plus haut.

    Pour ce nouveau « programme collégial », le PQ devra — ou bien demander au CSLF de se pencher sur la question ou bien former un comité (dirigé, pourquoi pas par M. Facal ?) — afin de proposer un programme plus étoffé susceptible de plaire aux québécoises et québécois de toutes origines. Est-ce possible ?

    Le laisser-faire depuis 2003 le démontre clairement. Nous ne pouvons faire confiance au PLQ pour l’avenir de notre culture et notre langue, ils sont canadiens avant tout ; rappelons ici, encore, le projet de loi 103.

    Bonne journée,

    JRD

  22. le 16 juin 2010 à 23:22 Marc Tremblay

    @ Gilles

    Les raisonnements de M. Victor Beauchesne ne sont pas seulement désolants, mais ils sont parfois faux. Les immigrants ne s’intègrent pas à la hauteur de 75 % à la majorité francophone. Je ne sais pas où il prend ses chiffres.

    Par ailleurs, ce n’est pas moi qui affirme que
    40 % des Québécois sont bilingues. C’est Stat-Can dans le cadre du recensement de 2001 qui l’a démontré.10 ans plus tard, ce taux doit être plus élevé. On a déjà donné, comme vous dites.

    Je disais que ce n’était pas dramatique que 40 % des immigrants optent pour le CEGEP anglais. Finalement, ca l’est. J’ai lu et relu la chronique de M. Facal à ce sujet. Il m’a convaincu que tous les immigrants doivent aller au CEGEP français. Il en va de la survie de notre nation.

    M. Facal a raison d’affirmer que l’attitude des francophones à l’égard de leur langue leur nuit. En effet, lorsqu’il y a un groupe de 10 personnes en présence et qu’il y a un anglophone dans ce groupe, les 9 autres passent à l’anglais. Politesse, attitude de colonisé ? Je ne sais pas.

    Je dois dire que je vais de moins en moins à Montréal, car il faut souvent se battre pour s’exprimer en français et aussi se faire traiter de séparatiste lorsqu’on l’exige. C’est extrêmement frustrant.

    En passant M. Facal, votre pays d’origine surprend et le Brésil déçoit. Vous avez prédit que ce serait l’Espagne ou le Brésil qui gagnerait le précieux trophée. Je ne connais rien au soccer ou au foot, mais les joueurs de Madrid et de Barcelone me semblent supérieurs.

  23. le 17 juin 2010 à 8:28 Joseph Facal

    Je vais vous laisser aller un peu sur la loi 101 et le cégep. J’estime avoir mis la balle en jeu avec suffisamment de matériel argumentaire.

    Sur un autre sujet, oui, le 3-0 de l’Uruguay face au pays hôte m’a comblé. Du jeu solide, méthodique, bien fait, sans une once de panique, mais, bon, c’était l’Afrique du sud…pas l’Allemagne. Je me réjouis, mais je reste calme.

    Quant au faux pas de l’Espagne, je ne panique pas. Elle a dominé totalement le match et a montré de fort belles choses, mais elle a manqué d’opportunisme, tout le contraire des Suisses, très méritoires et que je félicite.

    L’Espagne a cependant tout ce qu’il faut pour se redresser. Évidemment, elle vient d’utiliser d’un coup toute sa marge d’erreur.

    Une dernière demande. Vous avez le droit de ne pas aimer le soccer ou de ne pas trop comprendre si c’est votre première expérience, mais de grâce, cessez de juger la valeur d’une chose à laquelle vous vous initiez à peine au nombre de buts marqués, en utilisant comme «argument» qu’un match puisse finir 0-0. À ce compte, rien ne battrait jamais le basket avec ses 108 à 96, non ?

    Ça vous excite vraiment un but qui entre parce que la rondelle dévie sur un patin après un tir d’un angle impossible lors d’un fabuleux Blue Jackets-Predators un p’tit mardi soir sur RDS ? Enfin, chacun ses goûts, je suppose…

    Salutations

  24. le 17 juin 2010 à 11:06 Gilles

    Ça m’a beaucoup intéressé de voir les joueurs se serrer la main avant le début du match, le joueur qui avait fait trébucher aider son adversaire à se relever, l’arbitre appliquer le règlement avec rigueur…

    Jamais vu ça au hockey.

  25. le 17 juin 2010 à 12:55 Marc Tremblay

    Le soccer ou le foot est un sport où les joueurs se comportent de façon plus civilisée qu’au hockey. Je sais que mon propos n’a pas rapport avec la question des CEGEPS, mais je me permet d’en parler puisque les autres le font.

  26. le 17 juin 2010 à 14:13 RenéP.

    Bonjour à tous,

    je suis d’accord avec monsieur Facal ainsi qu’avec la plupart des intervenants pour que le peuple québécois, par l’intermédiaire de son gouvernement, prenne tous les moyens nécessaires pour assurer la prédominance et la pérennité de notre langue officielle et d’usage avant qu’il ne soit trop tard.

    Je suis particulièrement d’accord avec Carole Chouinard qui se demande si on n’est pas entrain de faire une religion avec le bilinguisme. En effet, c’est quoi cette histoire de vouloir que les québécois soient tous (ou presque) bilingues? L’anglais n’est qu’un outil parmis d’autres pouvant permettre à un individu de faciliter la réalisation de ses projets personnels et ce, dépendamment desdits projets. Comme cela se passe dans tous les pays, ce ne sont pas tous les citoyens qui ont absolument besoin d’être bilingues. Ce que l’éducation doit proposer à chaque individu, c’est d’abord la connaissance de soi, de son histoire ainsi que l’apprentissage de la vie. Elle doit également permettre à chacun d’acquérir les éléments de base (absolument nécessaires) pour lui permettre de se réaliser dans les différents secteurs de sa vie. La langue anglaise est un outil utile et même nécessaire pour certains, mais pas pour tous. Il faut donc permettre à ceux qui en ont absolument besoin de pouvoir l’apprendre mais sans l’imposer à tous. Contrairement à l’anglais, une très bonne connaissance de la langue francaise est absolument nécessaire car cette langue, pour nous québécois, est plus qu’un outil parmis tant d’autres, elle fait partie intrinsèquement de ce que nous sommes, comme c’est le cas également de notre histoire. Si nous perdions notre langue et notre histoire, nous disparaîtrions en tant que peuple. Bien sûr que nous existerions quand même comme personnes mais nous serions dénaturés:nous serions ce que le milieu dans lequel nous vivrions serait i.e. des « meltingpoteurs » anglophones. Nous ne serions pas des anglais car nous ne serions pas d’essence anglaise. Nous serions d’ex-québécois parlant anglais i.e. des « nobody ». Si nous nous aimons nous-mêmes, si nous sommes fiers de ce que nous sommes, nous devons être fiers de notre langue car elle est un élément de ce qui nous définit et ,en conséquence, nous nous devons de la considérer supérieure à la langue anglaise non pas en elle-même mais pour ce qu’elle représente pour nous. C’est la même chose pour les anglais (y compris ceux de Montréal), pour les chinois,etc… Alors, dépêchons-nous et remettons notre langue à sa place i.e. la première place puisque nous sommes au Québec. Et ceux qui voudront apprendre l’anglais, ou toute autre langue, le feront selon leur responsabilité comme c’est le cas pour toutes les spécialités. Je suis aussi fier de ma langue qu’un Anglais puisse être fier de la sienne.

  27. le 17 juin 2010 à 14:43 Victor Beauchesne

    « M. Facal a raison d’affirmer que l’attitude des francophones à l’égard de leur langue leur nuit. En effet, lorsqu’il y a un groupe de 10 personnes en présence et qu’il y a un anglophone dans ce groupe, les 9 autres passent à l’anglais. Politesse, attitude de colonisé ? Je ne sais pas.«  et
    « Je dois dire que je vais de moins en moins à Montréal, car il faut souvent se battre pour s’exprimer en français et aussi se faire traiter de séparatiste lorsqu’on l’exige. C’est extrêmement frustrant.«  M. Tremblay

    Avec respect M. Tremblay, vos deux énoncés sont un peu contradictoires et illustrent indirectement le principal problème de la langue française au Québec et à Montréal en particulier.

    Les gens ici, et ailleurs, se plaignent que l’anglais prend trop de place à Montréal et leur réflexe, comme dans votre cas, c’est d’arrêter d’y venir, ou comme dans le cas d’environ 20 000 personnes p.a. de quitter l’île pour la banlieue. La solution proposée est toujours la même : restreindre les CEGEPS anglophones, franciser les toutes petites entreprises etc toujours des solutions qui ne comportent aucune action individuelle aucun changement de comportement et uniquement plus d’action gouvernementale. Quel doit être le rôle des francophones dans la protection et l’épanouissement du français ?

    Personnellement je vis à Montréal (secteur centre-ouest) depuis 17 ans et je me fais toujours servir en français et avec un sourire en plus. C’est ma façon d’assurer une présence vivante de notre langue, et savez-vous quoi, je ne me fais jamais traiter de séparatiste non plus. Les philosophes de salon me font toujours rire quand ils préconisent toujours plus de règlements, plus de contrôles, plus de bureaucratie et jamais de responsabilité ou de devoir personnel.

    Si notre avenir linguistique est précaire au point ou 11 ans de scolarité primaire et secondaire en français ne peut résister à 2 ans de CEGEP en anglais rendu à l’âge adulte comme le soutiennent les apôtres de l’assimilation galopante et irréversible, c’est faire preuve d’un pessimisme qui ne peut conduire qu’à des mesures de plus en plus draconiennes.

  28. le 17 juin 2010 à 17:13 Normand ajoindre

    Bonjour Monsieur Facal,

    Les articles dans les journaux m’ont permis, comme pour tout le monde, de comprendre d’où venait cette idée de projet d’extension de la loi 101 au Cegep. Un député en particulier a été heureux d’occuper la sellette pour en expliquer le bien-fondé de long en large. Celui-ci, tout le monde le sait, est très préoccupé par tout ce qui pourrait être de l’incursion de l’anglais dans notre culture et nos institutions au Québec. C’est un choix qu’il a fait et il a le droit de livrer son combat face à la menace de l’anglicisation. Cela rejoint ses valeurs et son engagement politique. Il a même le droit de penser que les anglophones n’ont pas vraiment d’affaire ici à moins d’adopter la langue française (comme les Johnson et Ryan ont fait). C’est son droit de ne pas réfléchir plus longtemps pour savoir si ces anglophones sont aussi chez eux plutôt que de conclure tout de suite que ceux-ci sont des intrus, qu’ils sont tolérés en autant qu’on entende pas trop leur langue.

    Alors, ce député dévoué à sa cause cherche par tous les moyens possibles de faire obstruction à toute réalité pouvant comporter un risque d’anglicisation supplémentaire. Je me demande même s’il ne chercherait pas à trouver une prescription ou une disposition dans la loi qui obligerait les fournisseurs de services de câblodistribution à ne pas permettre que les québécois francophones aient accès aux canaux de télé diffusés en anglais. Peut-être, quand le PQ reprendra le pouvoir, verra-t-il à ce qu’un comité travaille sur un projet d’extension de la loi 101 afin de protéger la culture des québécois francophones contre cette pollution que la câblodistribution rend possible.

    Ça, c’est le combat contre l’anglicisation. Je me répète, on a le droit d’entreprendre une telle mission.

    La question qui m’intéresse est « Pourquoi, au Québec, la valeur du français séduit moins ? Pourquoi s’amenuise-t-elle ? »

    Pensez à une entreprise où les revenus iraient en diminuant et où les administrateurs penseraient que la solution se situerait dans la coupure des dépenses ? Y a des administrateurs qui croiraient, là, avoir trouvé la cause et la solution.

    C’est le problème des étudiants aux examens qui commencent à répondre avant d’avoir compléter la lecture de la question. Pourquoi continueraient-ils à lire, la réponse vient d’arriver dans leur pensée !!!

  29. le 17 juin 2010 à 23:32 Marc Tremblay

    @ RenéP.

    J’apprécie énormément votre commentaire. Le bilinguisme est un choix individuel et ne doit jamais être imposé. Le français, qui est une composante de notre identité, a besoin d’être protégé.

    @ M. Beauchesne

    Je ne connais pas bien Montréal, étant de Québec. Je ne sais même pas où est le centre-ouest, imaginez ! Montréal est bourrée d’attraits. Ce que je n’aime pas est que je ne sais jamais si on va me répondre dans ma langue lorsque j’aborde quelqu’un sur la rue ou dans un commerce.

    Vous dites avoir toujours été répondu en français à Montréal et n’avoir jamais dû insisté pour qu’on vous parle en français. Vous ajoutez même n’avoir jamais été traité de séparatiste.

    C’est possible dans votre cas. Pour ma part, je ne me sens pas chez moi à Montréal.Et il faut être aveugle et sourd pour ne pas constater que Montréal s’anglicise très rapidement. Comment blâmer les francophones qui désertent cette ville ?

    Je suis trilingue, maîtrisant l’anglais et l’espagnol. J’ai vécu à Barcelone une année et j’y suis retourné maintes fois. Lorsque je suis à Barcelone, je m’adresse à tout le monde dans la langue de Cervantez et je suis toujours bien servi. Par contre, à Montréal, où je m’attend à ce que m’on réponde dans ma langue, je me suis fait souvent dire:  » Sorry, I don’t speak French.

    Savez-vous , monsieur Beauchesne, que le tiers des anglophones de Montréal qui y sont nés ne maîtrisent pas la langue française ?

  30. le 18 juin 2010 à 9:35 Victor Beauchesne

    @M. Tremblay

    D’abord j’ai dit que je me fais toujours servir en français, c’est pas la même chose que de parler à un étranger dans la rue. Les commerces ont une obligation de servir leurs clients, les passants dans la rue n’en ont aucune.

    Je ne blâme pas les francophones de quitter l’île, je trouve cela paradoxal que ceux qui se plaignent de l’anglicisation de l’île en réclamant plus d’actions gouvernementales l’abandonnent en si grand nombre. On veut franciser les immigrants, qui se regroupent principalement sur l’île , mais avec qui voulez-vous qu’ils pratiquent leur français ?

    Vous avouez ne pas très bien connaître Montréal et en même temps vous déclarez qu’il faut être sourd-aveugle pour ne pas constater son anglicisation ? Basé sur quoi ?

    Selon le recensement de 2006, 7 % des habitants de Montréal ne parlait qu’anglais alors que 39 % ne parlait que français. Ce qui veut dire que vous avez cinq fois et demi plus de chances de tomber sur un unilingue francophone qu’anglophone. Avec un ratio pareil, faut vraiment chercher les poux pour se déclarer étranger. Si le tiers des anglo-montréalais sont encore unilingues, leur moyenne d’âge doit être assez élevée. Il y a 40 ans c’était 90 % qui étaient unilingues anglais.

    Vous avez vécu à Barcelone et avez appris le castillan. Bravo, mais vous ne semblez même pas vous être rendu compte que la langue nationale est le catalan. Personne ne vous a répondu en catalan pour vous dire qu’il ne comprenait pas le castillan. Et après on se demande pourquoi les catalans nous envient nos pouvoirs bien  »provinciaux » au Québec.

  31. le 18 juin 2010 à 10:37 Gilles

    Tiens monsieur Beauchesne, rassurez-vous, vous n’êtes pas seul dans votre camp: http://www.ledevoir.com/international/europe/291019/en-bref-une-langue-inutile

  32. le 18 juin 2010 à 11:11 Carole Chouinard

    Monsieur Beauchesne

    « Selon le recensement de 2006, 7 % des habitants de Montréal ne parlait qu’anglais alors que 39 % ne parlait que français. Ce qui veut dire que vous avez cinq fois et demi plus de chances de tomber sur un unilingue francophone qu’anglophone. »

    J’espère bien. On est dans une nation francophone après tout.

  33. le 18 juin 2010 à 14:24 Marc Tremblay

    Monsieur Beauchesne,

    Ne me prenez pas pour un idiot, svp. J’ai habité Barcelone pendant un an et je ne fréquentais que des Catalans. Ma blonde était catalane. Par contre, tous les Catalans parlent l’espagnol. Lorsque je suis arrivé à Barcelone, j’ignorais qu’il existait une langue catalane. Je pensais que tous les habitants de l’Espagne ne parlaient que le castillan.

    Mes amis catalans savaient que je ne pouvais pas apprendre deux langues en même temps. C’est pourquoi ils communiquaient avec moi en espagnol.

    De plus, grâce aux politiques du gouvernement franquiste qui voulait noyer la majorité catalane en favorisant la venue massive de Castillans, d’Andalousiens, etc à Barcelone, cette dernière est devenue à plus de 50 % peuplée d’Espagnols. Donc, partout où j’allais, on me parlait en castillan.

    Concernant l’anglicisation de Montréal, à l’exception des chroniqueurs de La Presse qui nient cette réalité, tout le monde sait que l’affichage unilingue anglais est de plus en plus présent et qu’il est de plus en plus difficile de se faire servir en français dans les commerces. Mes amis qui habitent Montréal me le disent souvent; et ceux qui habitent Québec et qui vont à Montréal me disent que c’est une ville qui s’anglicise à une vitesse folle.

  34. le 18 juin 2010 à 15:10 Victor Beauchesne

    Je ne vous prend pas du tout pour un idiot. Ce que vous admettez volontiers c’est que lors d’un séjour dans un pays étranger vous avez appris la langue de la minorité parce que celle-ci était déjà comprise par à peu près tout le monde et beaucoup plus répandue à travers le monde que la langue nationale.

    Mon Dieu que cela ressemble à un raisonnement que j’ai déjà entendu…

  35. le 18 juin 2010 à 15:50 Marc Tremblay

    M. Beauchesne,

    Lorsque j’ai séjourné à Barcelone à la fin des années 70, la langue de la majorité était le castillan. Le catalan commençait à peine à s’affirmer. Ne pas oublier que Franco a interdit aux Catalans de parler leur langue pendant 40 ans.

    Même si je connais peu la langue catalane, je considère qu’elle mérite d’être protégée et promue. Savez-vous que pour obtenir un diplôme unviversitaire, tous les citoyens de la Catalogne, incluant ceux de Barcelone, doivent maîtriser le castillan et le catalan. On a même pas cette obligation au Québec.

    J’ajoute que je ne comprend pas votre dernière phrase.

  36. le 18 juin 2010 à 18:58 Gilles

    Marc on a cette obligation. En médecine. Mais plus de lamoitié des étudiants de McGill ne parviennent pas à maîtriser le français. Ce qui fait que de plus en plus des citoyens francophones obligés de fréquenter les hôpitaux anglophones se retrouvent face à un médecin qui ne les comprends pas.

    C’est le genre de réalité que monsieur Beauchesne écarte du revers de la main. C’est notre Faurisson quoi…

  37. le 18 juin 2010 à 20:04 Marc Tremblay

    Gilles,

    On a peut-être cette obligation en médecine, comme vous le dites. Mais pas dans les autres matières. Et si c’est vrai ce que vous dites au sujet des étudiants en médecine, comment se fait-il que plus de la moitié des étudiants de Mc Gill ne maîtrisent pas le français et que des médecins issus de cette université ne peuvent pas comprendre leurs patients francophones ? C’est une obligation oui ou non ?

    Je ne connaissais pas Faurisson, grand négationiste de la Shoah. Je connaissais Zündel.

    Enfin, à part le trio de jovialistes de La Presse (Gagnon, Pratte et Dubuc ), tout le monde sait que Montréal s’anglicise de plus en plus. Je ne comprend pas qu’un Montréalais comme monsieur Beauchesne ne le réalise pas.

    En pasant, si vous habitez Montréal ou que vous y allez souvent, ne trouvez-vous pas que cette ville s’anglicise ?

  38. le 18 juin 2010 à 22:50 Gilles

    Marc

    Le négationisme est à la base de la plupart des erreurs stratégiques que nous avons commis dans le passé comme peuple.

    Dans leur grande naïveté les gouvernements du parti québécois ont fait le pari que le sens commun prévaudrait et n’ont pas voulu tenir compte des signes avant-coureurs pourtant connus du recul de l’usage du français, en particulier dans la grande région de Montréal.

    Comme ils ont négligé d’asujettir les entreprises de moins de cinquante salariés aux dispositions de la Loi 101. Avec le résultat que l’on connait aujourd’hui. Ça donne des patentes à gosses comme les campagnes de…sensibilisation de Christine St-Pierre sur le français au travail auprès des PME. Big deal.

    C’est sur cette base aussi qu’ils ont négligé d’assujettir le CEGEP qui fait partie intégrante du système d’éducation à la Loi 101. Sauf qu’ils ne sont plus au pouvoir et aujourd’hui même Bernard Landry s’en mord publiquement les doigts.

    Pendant ce temps, Charest est au pouvoir et le négationisme garde le haut du pavé. Ça donne Pratte et le reste de sa gang. Et ça donne tous les discours lénifiants que l’on entend comme, ben voyons donc vous paniquez pour rien.

    Ça me rappelle la vieille chanson que vous connaissez sans doute….:

    Allô, allô, James, quelles nouvelles
    Absente depuis quinze jours,
    Au bout du fil je vous appelle
    Que trouverai-je à mon retour ?
    Tout va très bien, madame la Marquise
    Tout va très bien, tout va très bien
    Pourtant il faut, il faut que l’on vous dise
    On déplore un tout petit rien
    Un incident, une bêtise,
    La mort de votre jument grise
    Mais à part ça, Madame la Marquise
    Tout va très bien, tout va très bien !

    Je ne vais pas souvent à Montréal Marc. Mais quand j’y vais je comprend rapidement que je ne suis pas à Québec. Et dans certains quartiers, j’en arrive à me demander si je suis bien au… Québec.

    Mais à part ça tout va très bien…

  39. le 19 juin 2010 à 21:06 Robert Lachance

    Je donne ma langue au chat, au chat Félix.

    audio Félix Leclerc, L’alouette en colère, 1972.

    audio Patriotes – Johny Gravel ex-Offenbach, L’alouette en colère, 2008.

    audio Patriotes – entrevue – l’alouette en colère.

    audio La Bolduc, J’ai un bouton sur le bout de la langue.

    Je retiens en particulier: « quand on attends trop longtemps, ça finit par un enterrement. »

    audio Armand Guindon, J’ai un bouton sur le bout de la langue. Version rock

    La régénération démographique avant la langue ?

    J’ai pas de chiffre mais une intuition: pour la vigueur du français au Québec au cour du prochain siècle, un taux de fécondité au dessus de 2,1 serait plus efficace qu’une loi sur la langue d’enseignement au cégep. Je vais relire du Jean-François Lisée et comparer.

  40. le 21 juin 2010 à 12:17 Jean-Renaud Dubois

    Bonjour,

    @Robert,

    ……… « J’ai pas de chiffre mais une intuition: pour la vigueur du français au Québec au cour du prochain siècle, un taux de fécondité au dessus de 2,1 serait plus efficace qu’une loi sur la langue d’enseignement au cégep. Je vais relire du Jean-François Lisée et comparer. »

    Logique imparable à court terme ; mais dans un siècle ?!?!?!?

    L’intuition — de l’augmentation, pour le « prochain cent ans », du taux de natalité à 2,1 — débouche sur une possibilité… mais en attendant qu’est-ce que l’on fait ?

    On laisse passer le train provincialiste au risque de disparaître? Les statistiques de Charles Castonguay devraient pourtant vous inquiéter : entre statisticiens en plus !

    Je pense évidemment que l’on doit aller dans le sens de Joseph…

    ***

    Encore une fois — le présent étant garant du passé (depuis 1867 au moins) — nous ne pouvons compter sur les fédéralistes québécois qui défendent « encore » l’indéfendable. À bas la logique pour ne pas perdre la face : fermons nous les yeux et les oreilles à l’instar des grands prêtres de Gesca.

    Et que dire de nos députés fédéraux qui sont les serviteurs de l’État Canadien « first and foremost » : lisez cet entrefilet de Chantal Hébert.

    …….. « À l’heure actuelle, le caucus conservateur du Québec est en rupture avec une demi-douzaine de résolutions unanimes de l’Assemblée nationale sur des sujets allant du maintien du registre des armes à feu au droit à l’avortement. Au Sénat, ce sont des Québécois récemment nommés par le premier ministre Harper qui mènent la bataille contre le projet néodémocrate d’exiger que les futurs juges de la Cour suprême soient capables de comprendre le français et l’anglais sans l’aide d’un interprète. » Chantal Hébert, « Le court-circuit », lundi le 21 juin 2010

    Texte complet :

    http://www.ledevoir.com/politique/canada/291314/le-court-circuit

    Bonne journée,

    JRD

  41. le 21 juin 2010 à 13:11 Robert Lachance

    Nous interrompons momentanément cette conversation…

    En 1661, année de la mort de Mazarin, alors que l’inflation galopante entraîne la pénurie, une famine atroce et l’effrondement des mariages et des naissances, faisant chuter la population française de plus d’un million d’habitants, on frôle encore la faillite, en raison des dépenses militaires: guerre de Hollande, guerre de la ligue d’Augsbourg, suivies de celle, plus terrible encore, de succession d’Espagne en 1700. Jacques Attali, 2010, fayard,Tous ruinés dans dix ans ? Dette publique: dernière chance, page 49.

    Plus ça change, plus c’est pareil. Nous aurions bénéficié du malheurs des uns. Louis XIV aidant, les filles du roi sont venues de 1663 à une dizaine d’années plus tard, avec des soldats qui s’étaient fait donner des terres au sud de Montréal, engendrer, peupler, donc fonder définitivement, la Nouvelle-France, mieux connu maintenant sous le nom de Québec.

    - La fête des Pères, cossé qu’ça donne !

    - Comme cadeau de la fête, un livre de plus de Jacques Attali cette année.

    P.S. C’est plus long que je pensais pour une exploitation des chiffres de Jean-François, s’il permet que je le tutoies. Il y a eu Sortie de secours: comment échapper au déclin du Québec en 2000 et Nous en 2008.

    Plus récemment, s’ajoute l’article mis en référence ici plus haut par Simon Robert paru dans L’actualité.com,16 novembre 2009.

    À bientôt Jean-Renaud.

  42. le 21 juin 2010 à 15:58 samuel lafontaine

    Monsieur Facal,

    Tout d’abord bonjour,

    J’ai lu votre article avec un intérêt certains. En effet étant sur la fin de mon secondaire IV je devrai au mois de janvier prochain, en cas de réussite de la présente année scolaire, faire mes choix concernant le CÉGEP. Effectivement comme vous le dîtes vous même, après huit, neuf avec l’an prochain, années d’enseignement d’anglais langue seconde dans un établissement scolaire francophone j’ai toujours de la difficulté en anglais, principalement avec la compréhension orale. Il serait donc légitime que je veuille étudier dans un CÉGEP de langue anglaise pour développer cette langue ma foi si utile. De même en tant qu’adulte il serait également légitime que j’ai le droit de décider de la langue d’enseignement pour moi même (à défaut d’avoir le droit de choisir pour mes enfants dans l’avenir).

    Je crois monsieur Facal que vous avez déjà compris que je ne suis pas d’accord avec votre opinion. Je vais néanmoins argumenter pour défendre mon point de vue.

    Premièrement, vous le dîtes vous même, 82% des CÉGÉPiens étudient dans un établissement francophone contre seulement 18% qui fréquentent un établissement anglophone. Vous continuez également votre texte en disant qu’en dix ans la proportion d’allophones fréquentant les CÉGEPS de langue française a augmenté de 50%. Les chiffres sont donc clair, net et précis avec la loi actuelle plus du trois quart des Québécois fréquentent un CÉGEP de langue française et la proportion d’allophones fréquentant également une école francophone après le secondaire est en augmentation. Si la loi actuelle a de tels résultats pourquoi en faire une nouvelle qui brimerait les droits individuels en s’attaquant à un problème qui n’en est pas un ? Comme le disait si bien Claude Ryan, « les droits collectifs sont d’avantage acceptables quand ils s’inscrivent en prolongement des droits individuels (…) ».

    Deuxièmement vos propos sur les jeunes m’ont offusqué. Ceux-ci dignes de propos qu’aurait pu tenir un Gilles Proulx, ne reflètent pas une vérité mais d’avantage un préjugé. Pourquoi après tout serait-ce les jeunes qui n’auraient pas une vision claire de la situation ? Ne serait-ce pas plutôt les « vieux » qui, aveuglé par une situation qui existait à leur époque mais qui est aujourd’hui révolue (ceci est une vérité démontrable, chiffres à l’appui), refuseraient de voir clairement la situation ? Je ne souhaite pas jouer à « qui dit vrai ? Qui dit faux ? » Avec un professeur d’université, car probablement que je ne ferais pas le poids mais la situation de la langue de Molière au Québec étant mon sujet d’examen à la dernière étape j’ai pu me renseigner sur le sujet et constater que le français n’est pas en danger quoi qu’on en dise mais que c’est plutôt l’enseignement de l’anglais chez les francophones qui est un problème, ma foi, inquiétant !

    Troisièmement lorsque vous dîtes que l’application de la loi 101 dans les CÉGEPS est, je cite, « une mesure qui se défend, pas du tout mesquine ou extrémiste » j’ai envie de dire, alors pourquoi René Lévesque, Pierre-Marc Johnson, Jacques Parizeau, Lucien Bouchard ou encore Bernard Landry n’ont pas appliqué cette mesure quand ils en avaient la possibilité ? Bernard Landry ce dit aujourd’hui en faveur d’une telle loi mais ne l’a pas appliqué quand il fut lui-même premier ministre. Pourquoi ? Vous, monsieur Facal, qui étiez au gouvernement à cette époque pourriez peut-être nous répondre. Avait-il peur des tribunaux de la Cour Suprême du Canada ? Ceux-ci ne laisseront de toute manière jamais passer une telle loi, même si les membres du PQ ne la juge pas extrémiste ou mesquine.

    De même à votre question «que penser de la vitalité réelle d’une langue qu’il faut si souvent défendre à coups d’interdictions ? » je répondrai que ce n’est pas nous qui voulons toujours plus d’interdiction. C’est le PQ, qui ce sert de l’impopularité du gouvernement Charest et du ras-le-bol de beaucoup de Québécois et de Québécoise, pour radicaliser leur programme en ce disant que de toute façon ils seront élus en 2013. En tout cas si la loi 101 dans les CÉGEPS ce n’est pas une idée mesquine, l’appliquer de la sorte l’est monsieur Facal.

    En conclusion monsieur Facal, vous avez peut-être écrit mille fois que « Tant que le français sera la langue d’une minorité au Canada, sa défense équivaudra à ramer contre le sens naturel du courant. » mais moi je ne vous ne répondrez qu’une seule fois que de prôner la séparation du Québec du reste du Canada et d’agir dans une logique de confrontation perpétuel avec Ottawa ne fait qu’affaiblir le Québec et abandonné les minorités francophones vivants dans le reste du pays. De même, même en étant indépendant sur le plus politique et juridique, nous serions toujours dans un océan anglophone et l’indépendance ne changerait rien du tout à l’état du français au Québec. Par contre l’indépendance signifierait une condamnation à mort à moyen terme pour les minorités francophones hors Québec.

    Avec mes plus sincères amitiés, Samuel Lafontaine.

    Post Scriptum : Je n’attends pas à avoir une réponse de votre part concernant le texte que je viens de rédiger. Néanmoins j’espère que la lecture de celui-ci vous aura fait réaliser, que si les jeunes vivent dans un monde imaginaire peuplé de bisounours, comme vous semblez le croire, au moins l’un d’entre eux est capable de prendre la plume pour faire entendre son désaccord avec les idées que vous dégagez dans ce texte.

  43. le 22 juin 2010 à 0:23 Marc Tremblay

    Bravo, Jean-Renaud Dubois pour votre dernier texte. Vous démontrez, une fois de plus, que les députés fédéraux du Québec, libéraux ou conservateurs ne travaillent pas pour les Québécois.

    À Samuel Lafontaine,

    Si après 11 ans d’études dans le secteur français, vous ne parvenez pas à maîtriser l’anglais, je ne comprend pas. Tous les jeunes que je connais qui ont fait le même cheminement que vous sont parfaitement bilingues. Ils ont tous fréquenté des CEGEPS français, par surcroît.

    Si vous vous n’êtes pas bilingue, il ne vous reste plus qu’à suivre des cours du soir
    ( Berlitz )ou à prendre des cours privés. Ou encore aller faire un séjour en Ontario.

    Le Québec n’a pas les moyens de permettre aux francophones de choisir le CEGEP anglais. Et quant à l’avenir des francophones dans le ROC, les Québécois n’ont pas de resposabilités à cet égard. D’une part, ces francophones du ROC savent très bien se défendre; d’autre part, si le ROC est vraiment sérieux lorsqu’il affirme que le Canada est bilingue, il n’a qu’à protéger cette minorité et ainsi faire comme le Québec qui prend un grand soin de sa minorité anglophone.

    Un peu outrecuidant comme propos de dire que les jeunes vivraient dans un monde imaginaire. Je connais bien les jeunes et puis vous assurer qu’ils sont majoritairement souverainistes, bien qu’ils n’en parlent pas et ne militent pas: en plus, peu d’entre eux votent, sauf lors des référendums.

  44. le 22 juin 2010 à 9:14 RenéP.

    A samuel lafontaine,

    votre conclusion transpire le défaitisme. Si, déja, au début de votre vie active, vous ne démontrez pas cette capacité à vous battre dans la vie pour vous affirmer et que, plutôt, vous semblez préférer subir les événements, j’ai bien peur que vous allez trouver votre vie insatisfaisante. Allez, ayez un peu plus de courage, il en va de votre survie!

  45. le 22 juin 2010 à 9:53 Gilles

    Samuel j’ai un peu de misère à suivre votre raisonnement.

    Vous dites «Ne serait-ce pas plutôt les « vieux » qui, aveuglé par une situation qui existait à leur époque mais qui est aujourd’hui révolue (ceci est une vérité démontrable, chiffres à l’appui), refuseraient de voir clairement la situation ? Je ne souhaite pas jouer à « qui dit vrai ? Qui dit faux ? »

    Il serait intéressant que vous démontriez votre assertion… De quelle situation au juste parlez-vous ? Qu’est-ce qui a tant changé ? Sur quels chifres (ou sur quelle réalité) appuyez vous votre affirmation?

    J’aimerais vous poser une question. Quelle situation risque de vous aveugler vous, Samuel, situation qui forme votre conviction actuelle, et dont vos enfants plus tard diront, ouais, Simon est aveuglé par les convictions de sa jeunesse…? Est-ce que l’aveuglement est le propre de la génération de vos parents ?

    Et si la vie était platement un continuum Samuel ? Et puisque nous parlons d’éducation, auriez-vous la gentillesse de relire les propos de Laurent Lafforgue au sujet du rapport entre la langue et les sciences ? : http://www.ihes.fr/~lafforgue/textes/pourlascience.pdf

    Avez vous vraiment l’inpression qu’étudier en français vous rendra moins compétent dans votre vie professionnelle ?

    il serait intéressant que vous développiez votre point de vue, au-delà du discours convenu sur la soi-disant supériorité de la langue anglaise.

    Ce qui démontrerait à mon avis que vous manquez simplement de confiance en vous, et de connaissance réelle sur la puissance et la profondeur de votre langue maternelle…

    En tout respect.

  46. le 22 juin 2010 à 11:37 Victor Beauchesne

    Je trouve que Samuel Lafontaine pose de très bonnes questions et illustre ce que M. Facal disait , c-à-d que le PQ risque de se mettre les jeunes à dos avec une pareille politique restrictive.

    L’accuser de défaitisme est un peu riche, venant de ceux qui veulent restreindre le CEGEP anglais parce que au bout de 11 ans en français, 2 ans en anglais à l’âge adulte mettrait sa capacité en français en péril. Pour moi cela est bien plus défaitiste. Pauvres francophones, suffit de 2 ans de contact avec l’anglais et tout serait perdu !

    On voit aussi la réaction stupéfaite des plus vieux que Samuel accuse indirectement d’être dépassé par les évènements (situation révolue) .

  47. le 22 juin 2010 à 12:01 Jean-Renaud Dubois

    Bonjour,

    Pierre Karl Péladeau, dont Normand nous parlait, a étudié à Montréal et à Paris. Il est diplômé en philosophie de l’UQAM et en droit de l’Université de Montréal (selon son curriculum).

    Il a fait comme environ 15% à 20% des québécois qui sont et font des affaires en amérique (Québécor World, Sun média, etc…).
    Il a appris à maîtriser la langue anglaise — à l’aide, aussi, de cours d’immersion? — et cela n’est pas difficile, loin de là !

    Présentement, c’est encore plus facile et accessible pour nos enfants. Alors, Samuel je ne suis pas inquiet pour toi : tu écris très bien pour ton âge — tu es débrouillard : tu as même ton blogue (BD) et tes vidéos… C’est épatant.
    Bravo! Tes parents et profs. du Collège Sainte-Anne, qui s’est classé au premier rang au Québec (palmarès 2008) avec une note parfaite de 100 %, doivent être très fiers de toi.

    Quant à l’anglais, je te suggère bien amicalement de te prendre en mains — comme tu le fais si bien déjà. Donc immersion l’été?, et le reste suivra : c’est un « très vieux » qui te l’assure.
    À moins que tes ami(e)s te convainquent (si ce n’est déjà fait) de les suivre à Dawson College, au John Abbott ou ailleurs. Chacun son choix, non?

    Tu as raison de dire que « tu as le droit de décider présentement de la langue d’enseignement pour toi-même (à défaut d’avoir le droit de choisir pour mes enfants dans l’avenir, dis-tu.) ». Tu pourrais même corriger ce « défaut de choisir » en épousant une anglophone. Alors tout n’est pas perdu, loin de là.

    ***

    Contrairement à Samuel, mes enfants sont allés au public : un a fait son Cégep et les trois autres sont bacheliers. Les quatre parlent une 2ème langue, l’anglais.
    Ils ont été plongés dans la chanson, la musique dès leur enfance ; et des livres en anglais ont été obligatoires (sciences et économie) à l’université. Donc, du calme pour cette hantise de l’anglais ! Elle est pour le moins exagérée…

    Présentement, surtout avec l’internet, les adolescents – donc les élèves – sont de plus en plus sollicités par l’anglais! Et, je suis donc d’accord avec ceux qui proposent au secondaire un cours supplémentaire et « des immersions » en anglais.
    Quant au primaire : seulement du français au premier cycle. Pour la langue seconde, début d’apprentissage au 2ème cycle (pour le moment du moins : donc même réserve que Mme Chouinard).

    L’enseignement de l’anglais – comme le français d’ailleurs – est pourri dit-on ; mais est-ce vraiment le cas ? Au privé où va Samuel, je ne le crois pas du tout ! Son commentaire le démontre clairement. Et ses recherches en plus, lui ont permis déjà de constater que le français n’est pas en danger. Alors, s’il le dit…

    Au public par contre, que l’on tue à petit feu, le système est en péril : « imaginez le canadien de Montréal obligé de se contenter que de plombiers de la ligue américaine, n’ayant plus accès à la crème des joueurs » ?

    Le décrochage est endémique au Québec, dit-on…mais on fait tout pour y arriver : on détruit nos écoles secondaires publiques en y laissant que le petit lait et les élèves en difficultés d’apprentissages et de comportements. Plus aucun modèle qui vise et tire vers le haut.

    Même nos député(e)s n’y envoient plus leurs enfants. À quant le même phénomène au primaire, si ce n’est déjà pas commencé?

    Le plus incroyable c’est que les écoles privées sont financées (à 60%) avec l’argent des parents qui envoient leurs enfants au public !!!
    C’est exactement le contraire que ce que fait l’Ontario — qui met tous ses oeufs dans le même panier — en accordant aucun $ au privé. Niet !

    Et je suis d’accord.

    On voudrait se tirer dans le pied, que l’on ne ferait pas autrement. Un autre système à deux vitesses : un pour les plus riches avec l’argent de la classe moyenne et l’autre pour les pauvres!

    La grande mode actuellement et ça vient de haut, c’est de dire que tout est pourri au royaume du Québec.
     

    Bonne fête nationale,

    JRD

  48. le 22 juin 2010 à 13:08 samuel lafontaine

    Marc Tremblay -> Je ne sais pas dans quel dimension vous vivez (peut-être la quatrième qui sait ?) mais vous ne devez pas fréquenter beaucoup de jeune, encore moins qui vive en région, car je peux vous assurer que rare sont ceux qui sont parfaitement bilingue. De même ici l’on parle des jeunes du secondaire, hors vous vous parlez de jeune qui ont déjà fini le CÉGEP, vous êtes donc totalement à côté du sujet. Aussi je vous remercie pour votre recommandation de prendre des cours du soir, si c’est vous qui paye je veux bien. Car oui les cours du soir il faut payer alors que l’école publique est « gratuite » et devrait être en mesure de nous apprendre l’anglais. Concernant le reste de votre commentaire je voudrais bien y répondre mais vos affirmations sont tellement vieilles qu’elles doivent manger des paparmanes. Vous voyez le français constamment menacé et vous semblez vouer un culte au PQ, à la loi 101 etc. etc. mais votre argumentation n’est plus valable depuis au moins 20 ans. Aussi si vous voulez discutez avec des gens qui pensent comme vous pour ne pas vous offusquer en vous contredisant je vous invite à aller à une rencontre du SPQ-Libre. Amicalement, Samuel Lafontaine.

    RenéP -> Il n’y a pas de défaitisme là dedans. Je dis simplement que la souveraineté c’est le projet d’une génération, pas la mienne, et que plutôt que de perdre notre temps dans un vieux débat stérile, où les Québécois ont déjà dit « non merci », ma génération, celle qui sera appelée à la tête du Québec dans quelques années, doit (et fait) mettre d’avantage leurs efforts sur des débats de l’heure tel que le développement énergétique, l’équilibre budgétaire, le remboursement de la dette, l’environnement etc. etc. Amicalement, Samuel.

    Gilles -> Au delà de vos affirmations qui déforme mes propos je vais tenter de vous répondre. Les chiffres sont ceux tiré des documents que mon école m’a fournit pour faire mon examen de fin d’étape. Je ne pourrais pas citer par cœur les sources ou le nom des auteurs. Néanmoins si vous voulez des chiffres prenez ceux que nous donne monsieur Facal dans son texte. 80% d’étudiants dans les CÉGEPs francophones, 50% de plus d’allophones dans les CÉGEPs francophones 10 ans. Seulement 13 000 francophones et allophones qui en 2006 quittent l’enseignement en français qu’ils ont eu au primaire et au secondaire pour aller en étudier en anglais. A 13 000 personnes ce n’est pas inquiétant, et puis c’est leur droit de choisir la langue d’enseignement qu’ils veulent. Ensuite concernant votre question sur le temps qui déforme la vision des gens, je vous direz que oui dans 20 ans, dans 50 ans mon jugement sur la situation sera en quelque sorte biaisé comme le jugement de mes parents actuellement peut l’être et comme le jugement de leurs parents pouvait l’être quand mes parents avaient mon âge. Ensuite concernant votre seconde question je vous direz que, non. C’est vous qui venez d’inventer cette affirmation moi je n’ai jamais dit que j’avais honte ou même que je souhaitais aller étudier en anglais. J’ai simplement dit que si je voulais il serait légitime que j’en ai le droit. De même quand vous dites que j’ai affirmé la supérioté de la langue anglaise dans mon précédent texte, c’est stupide. Je n’ai JAMAIS affirmé ça, j’ai dis et je le répète que dans le monde d’aujourd’hui l’on ne peut ce permettre de ne pas parler anglais. Parce ce que c’est devenu la langue des affaires, parce ce que c’est la langue la plus parlé à travers le monde etc. etc. Je ne vous salut pas monsieur, quand vous aurez apprit à lire et à argumenter sans déformer ou insulter l’auteur du texte l’on ce reparlera.

    Victor Beauchesne -> Merci de votre « soutiens », faut croire que je n’écris pas que des naiseries après tout. Amicalement, Samuel.

    Jean-Renaud Dubois -> Euh je ne sais pas d’où vous sortez que je n’ai pas étudié au public. Mais je peux vous dire que j’ai fréquenté deux écoles primaires publiques et qu’aujourd’hui je fréquente la polyvalente Chavigny. Mais bon quand un Québécois n’est pas péquiste, ceux-ci cherche n’importe quoi pour pouvoir dire qu’il n’est pas un vrai Québécois. Du genre qu’il a un nom anglophone, qu’il est immigré ou dans le cas présent qu’il est un espèce de bourgeois qui étudie dans des écoles privés. Malheureusement pour vous mon nom est bien francophone (Joseph Julien Samuel Lafontaine), je ne suis pas d’une autre religion, je suis né ici, je vie ici depuis toujours, je suis dans la classe moyenne, mon père est cuisinier et ma mère esthéticienne et j’étudie dans une école publique tout ce qu’il y a de plus moyen. Tout ce qui fait que je ne suis pas un bon petit Québécois c’est que je me considère également Canadien. Et ça pour les péquistes c’est impossible. Pour eux pour être plus Québécois il faut être moins Canadien, ce qui est totalement faux mais visiblement monsieur Dubois vous semblez partager ce point de vue. Sinon félicitation à vous pour la bonne éducation de vos enfants, je suis sur que vous êtes un meilleurs père que politicien de salon. Concernant la St-Jean je ne la fête pas puisque je ne vois pas le rapport entre mon identité Québécoise et une fête qui vire en beuverie sous les chants de chansonniers indépendantistes. De même quand les anglophones, les immigrés et ceux qui ne vote pas PQ ce mettront à ce reconnaitre dans cette fête alors là je serai d’accord pour l’appeler « fête nationale ». Pour les mêmes raisons que Gilles, je ne vous salut pas.

  49. le 22 juin 2010 à 16:48 Marc Tremblay

    Samuel Lafontaine,

    Je vous ai traité avec respect, même si je n’étais pas d’accord avec vous. Mais vous ne l’avez pas fait à mon égard. Accusations de vivre dans une quatrième dimension, de ne pas fréquenter beaucoup de jeunes,être à côté du sujet, avoir des affirmations dépassées et vieilles, etc…

    Au contraire, je fréquente beaucoup de jeunes, dont les miens et tous leurs compagnons qui sont devenus bilingues avant d’aller au CEGEP. Regardez l’exemple de Péladeau qui a toujours fréquenté l’école française.

    Aujourd’hui, je fais connaissance avec un autre Samuel, contrairement à celui d’hier qui a écrit un texte sans fautes. Êtes-vous vraiment un jeune de secondaire 4 ? Aujourd’hui, j’ai relevé pas moins de dix fautes de français dans le texte que vous m’avez écrit sur un total de 19 lignes. Petite suggestion : maîtrisez mieux votre français avant de vouloir apprendre l’anglais.

    En passant, mon contact avec les jeunes me fait dire que vous ne pouvez pas affirmer que la souveraineté n’est pas l’affaire de votre génération. Vous parlez pour vous, car ce n’est pas ce que j’entend chez les jeunes, bien qu’ils n’en parlent guère. Vous avez signé amicalement en vous adressant à moi, bien que vos propos n’étaient pas très amicaux.

    Je souhaite qu’on puisse poursuivre le débat amicalement, mais de grâce cessez vos propos acrimonieux. En vous relisant, je constate que vous insultez tout le monde qui ne pense pas comme vous.

    N’oubliez que la participation au blogue de M. Facal est conditionnele au respect de la Nétiquette.

    Pour terminer, oui le français est menacé au Québec et il mérite d’être défendu et promu au même titre que la diversité écologique.

    Amicalement, Marc Tremblay

  50. le 22 juin 2010 à 18:57 samuel lafontaine

    Monsieur Tremblay.

    Si pour vous dire que vous êtes à côté de la plaque est un manque de respect, je m’en excuse car je n’avais pas l’intention de vous manquez de respect en vous répondant. Néanmoins j’aimerais que vous vous ne preniez pas un ton de professeur d’école quand vous me parlez (ceci étant une image puisqu’en réalité nous écrivons un texte…). Pour vous répondre oui je suis bien un jeune de secondaire IV et personnellement je considère avoir un bon niveau d’écriture ou en tout cas un niveau d’écrire supérieur à beaucoup de mes camarades de classe. Ensuite c’est bien beau vous, vous et encore vous mais ce n’est pas parce ce que vous dans votre entourage il y a de jeunes souverainistes (d’ailleurs dans votre entourage ça ne m’étonne guère que vous ayez des connaissances ce disant souverainistes) que nécessairement tout les jeunes pensent comme vous le dite. Bien que vous ayez des enfants et que ceux-ci est des amis, je ne doute pas qu’en tant qu’étudiant dans une polyvalente je suis bien placé pour être en contact avec des jeunes. En ce sens je peux vous le dire les jeunes ne voient pour leur grande majorité aucun intérêt à la séparation du Québec du Canada. Ce débat n’est pas le débat de notre génération ce fut celui de la génération de mes parents.

    Concernant votre souhait de poursuivre le débat, je ne crois pas qu’il y est un débat. Monsieur Facal a écrit un texte auquel j’ai répondu parce ce que certaines de ses opinions me déplaisaient, je l’ai fais et vous avez avec d’autre formulé un commentaire et je vous ai répondu. Maintenant si vous souhaitez continuer cette discussion qui ce résume à dire des affirmations d’un côté comme de l’autre sans que la discussion avance, libre à vous je ne peux pas vous en empêcher. Néanmoins merci de ne pas dire que j’insulte tout le monde, car ce n’est pas vrai. J’ai répondu simplement aux commentaires qui m’ont été fait, tout en essayant de corriger certaines personnes qui ce permettaient de déformer de manière odieuse mes propos.

    Amicalement malgré tout, Samuel.

  51. le 22 juin 2010 à 20:55 RenéP.

    A Samuel Lafontaine,

    dire que parler de souveraineté est dépassé…parce qu’ on ne l’a pas encore obtenue, cela représente pour moi du défaitisme. Prenons comme exemple le pays de Galles qui a été rattaché à l’Angleterre en 1536. Eh bien, savez-vous que ce pays a obtenu son premier parlement gallois en 1999 seulement i.e. 463 ans plus tard? Si ces gens avaient cessé leurs revendications après 20 ans sous prétexte que c’était dépassé comme demande,etc… ils n’auraient pas repris une partie de leur liberté. Je crois que votre problème, et je ne vous en tiens pas responsable, est qu’on ne vous a pas enseigné l’histoire de notre pays et qu’en conséquence vous êtes biaisé par la propagande, contrairement aux générations qui vous ont précédé qui, elles, connaissent l’histoire de leur pays parce qu’elle leur a été enseignée. Ceci étant, vous avez malgré tout la responsabilité de vous informer le plus possible afin de pouvoir mieux argumenter.

    Pour ce qui est de l’apprentissage des langues, personne ne vous enlève la possibilité d’apprendre une ou plusieurs autres langues. Cependant, je ne vois pas pourquoi on devrait obliger tous les étudiants à en faire l’apprentissage. On a qu’a offrir des cours au choix et les intéressés s’y inscriront. J’ai deux enfants qui, en plus de leur langue maternelle, le francais, ont appris l’anglais et l’espagnol par choix personnel. Et savez-vous quoi, cela m’a incité à en faire autant depuis que je suis retraité, ce qui me permet de me « débrouiller » maintenant en espagnol ainsi qu’en anglais et ce, touijours par choix personnel. Ce qui est important pour apprendre, c’est la motivation…pas l’obligation.

    Bien entendu, ceci dit amicalement,amistosamente,friendly

  52. le 22 juin 2010 à 20:59 Marc Tremblay

    Samuel Lafontaine,

    J’apprécie votre ton plus posé. Je m’excuse pour ma part d’avoir utilisé un ton de professeur d’école. C’est une déformation de ma part, car j’attache beaucoup d’importance à la qualité du français écrit et parlé. J’y attache plus d’importance qu’au fait de maîtriser l’anglais. J’ai  » tanné » mes enfants très longtemps sur la qualité de leur français. Aujourd’hui, ils m’en remercient.

    Excusez-moi, mais dans votre dernier message, je relève beaucoup de fautes de syntaxe, de granmaire, d’ortographe, de ponctuation, etc… Vous allez dire que je joue au petit professeur, mais si c’est vrai que votre français est supérieur à celui de votre génération,comme vous l’affirmez, je trouve qu’on a du chemein à faire. Lorsqu’on maîtrise mal sa langue maternelle, on ne fait pas mieux lorsqu’on en utilise une autre.

    En passant, la souveraineté du Québec ( je déteste le terme séparation )est partagée par bien des jeunes, mais peut-être pas par les jeunes que vous fréquentez.

    Je suis d’accord avec vous, ce blogue n’est pas le lieu pour des débats uniquement entre deux personnes ( vous et moi). Cela n’empêche pas qu’on puisse échanger. Merci de demeurer amical, malgré tout.

  53. le 22 juin 2010 à 21:04 Victor Beauchesne

    Très bien répondu Samuel. Personnellement je n’ai détecté aucun manque de respect dans vos propos, plutôt une conviction bien défendue.

    C’est sûr que les plus vieux, je m’inclus aussi dans ce groupe, ont de la difficulté à accepter des idées contraires à celles que nous défendons depuis longtemps. C’est très encourageant de vous lire. J’ai beaucoup aimé votre réplique fustigeant le ton professoral de certaines réponses à votre billet.

    Pour ma part je décrie souvent les propos nationalistes extrêmes et j’essuie les affres de ceux qui confondent nationalisme avec patriotisme. Je crois fermement que nous sommes la majorité au Québec mais jusqu’à date nous avons été trop silencieux. Les souverainistes ont pris toute la place, même que le Bloc avec 38 % des voix aux élections ne cessent de se proclamer le défenseur des valeurs québécoises, alors qu’il ne défend que les valeurs nationalistes d’une minorité de la population. Ils confondent facilement majorité des sièges avec appui populaire de la majorité.

  54. le 22 juin 2010 à 21:15 Marc Tremblay

    Oups ! Je viens de réaliser que j’ai fait deux fautes d’ortographe ! J’ai écrit granmairre au lieu de grammaire et chemein au lieu de chemin. Désolé !

  55. le 22 juin 2010 à 21:26 Marc Tremblay

    À Victor Beauchesne,

    Le Boc n’est pas le défenseur des valeurs québécoises, mais de ses intérêts. Actuellement, ce sont les députés et ministres conservateurs de même que les députés libéraux ( je parle de ceux du Québec) qui s’opposent au fait que les juges de la Cour suprême soient obligatoirement bilingues. Le Bloc avec une pluralité de voix
    (38 %)n’est pas responsable de la désunion entre conservateurs et libéraux. À eux de s’unir s’ils veulent obtenir une majorité de sièges au Québec. Ce n’est pas un hasard si le Bloc remporte une majorité de sièges au Québec depuis 20 ans.

  56. le 22 juin 2010 à 23:01 Gilles

    Écoutez Samuel Lafontaine, vous avez certes le droit de penser ce que vous voulez. Mais je pense que ça ne devrait pas vous empêcher de rester courtois. Nous ne sommes pas ici dans un bar de fond de cour. je ne vous ai pas insulté et je n’ai pas induit par mes commentaires que vous écriviez des niaiseries…. Mais je ne pense pas comme vous et cela seul ne fait pas que j’aie tort de penser ce que je pense. Ni raison j’en conviens.

    Vous réclamez le droit, de penser et d’agir à votre guise. C’est au goût du jour. Mais je vais vous dire une chose, j’ai moi aussi le droit de dire ce que je pense.

    Et ce que je pense c’est que vous cédez bien rapidement au chant des sirènes. Ce n’est pas parce qu’une chose est à la mode qu’elle est bonne, ni qu’elle doit pertinente. Il est rare que les choses soient tranchées. Quand je lis votre commentaire, je ne vois pas quelqu’un qui cherche la vérité. Je vois quelqu’un qui cherche à justifier ce qu’il a déjà identifié comme étant sa vérité.

    Je n’ai personnellement rien à dire du fait que vous vous précipitiez tantôt pour vous inscrire à Dawson en pensant que dans le cas contraire vous allez manquer votre vie. Vous êtes confortés en ce sens par le collègue Beauchesne selon son habitude. C’est de toute façon très «inn» que de s’inscrire à Dawson. Demain ce sera autre chose.

    Prenez si vous voules toutes les vessies que vous rencontrez pour des lanternes, fondez vos arguments sur tous les lieux communs à la mode, je n’en ai rien à cirer. Mais dépêchez vous d’apprendre à faire la différence entre raisonner et résonner… De toute évidence c’est un travail urgent auquel vous devriez vous appliquer.

    Bien le bonjour Samuel Lafontaine.

  57. le 23 juin 2010 à 0:36 Jean-Renaud Dubois

    Bonjour,

    @Samuel Lafontaine,

    J’ai fait un gros impair. Et je me tape sur les doigts.

    Mon dernier texte était déjà écrit et portait sur le sujet de la chronique de M. Facal et du danger que constitue le système à deux vitesses qui a débuté il y a au moins 25 ans, mais qui est en mode très accéléré présentement (voir les statistiques).

    Lorsque j’ai lu ton texte j’ai été surpris par sa qualité, comme je l’ai déjà souligné.

    Mon erreur fut ma curiosité à savoir si Samuel Lafontaine fréquentait une école « privé » ou « publique » : j’ai donc inscrit votre nom sur Google.

    Résultat : il y avait bien un élève de 4ème secondaire du même nom qui fréquentait le « Collège Sainte-Anne de Lachine » et avait un blogue ; etc..
    Voir le lien : http://samuelafontaine.blogspot.com
    /2010/06/vengeance.html

    Errare humanum est : et c’était une grosse boulette de croire qu’il n’y avait qu’un Samuel Lafontaine au Québec. Comme quoi il faut jamais juger trop vite ; surtout lorsqu’on pense que parce qu’un commentaire est bien écrit et structuré, il ne peut venir, de nos jours, que d’un étudiant du privé !

    Tout en encore mon mea culpa, Je suis très heureux de voir que je me suis trompé et qu’un tel texte (je ne parle pas du fond, mais de la forme) puisse être pondu par un élève fréquentant une école publique.

    À part les deux ou trois paragraphes qui te concernent, l’essentiel de mon propos était sur le fond du sujet : « Cégep et loi 101 » qui touche aussi par ricochet l’enseignement du français et de la langue seconde, l’anglais ; au primaire et secondaire.

    Combien de Samuel Lafontaine (si peu nombreux au secteur public québécois), devront nous encore abandonner au secondaire « privé » avant de réagir?

    Qu’en pensez-vous Monsieur Facal?

    - Il y aurait-il encore de l’espoir, même devant l’augmentation fulgurante d’inscrption au privé à laquelle on assiste?

    - et si non, que doit on faire pour inverser la situation?

    Bonne fête nationale à vous Monsieur Facal et à tous les habitué(e)s de ce blogue même si la pluie pourrait être de la fête ; du moins c’est ce qui est prévu à Sainte-Adèle.

    JRD

    N.B. Incroyable l’Uruguay passe en tête de sa division ! Pour l’espagne ce sera très difficile, non?

  58. le 23 juin 2010 à 7:11 Victor Beauchesne

    Quand le Bloc se proclame le seul défenseur des intérêts du Québec en se drapant du fleurdelisé, tout en se nommant le porte-parole des  »valeurs québécoises » je trouve cela assez riche, étant donné qu’à peine un peu plus du tiers de électeurs ont voté pour ça.

    Le fait qu’avec 38 % des voix il peut gagner 66 % des sièges est légitime et le fruit de notre système uninominal. Mais cela ne veut pas dire que 66 % des citoyens sont d’accord avec lui. D’ailleurs c’est trop facile de toujours critiquer sachant qu’il ne peut jamais être au pouvoir et donc n’a pas l’obligation morale de présenter un programme réaliste.

    Être en politique sans vouloir le pouvoir de changer les choses m’apparaît d’une inutilité frustrante et ce parti par le fait même n’attire aucun homme ou femme d’action. Quand M. Duceppe avait la chance de remplacer André Boisclair, il s’est vite désisté pour rester dans le confort et l’oubli de l’opposition éternelle. Rédiger sans cesse des projets de loi sans succès aurait été ok pendant un mandat, mais après 20 ans….

  59. le 23 juin 2010 à 7:25 Carole Chouinard

    Monsieur Beauchesne

    Il reste que le Bloc est le parti qui a toujours le plus de votes au Québec, et que ce n’est pas pour rien que les Québécois ressentent le besoin d’avoir des chiens de garde à Ottawa.

    Moi, comme je l’ai déjà dit, j’aime mieux voter pour un parti qui défend mes intérêts que d’envoyer au pouvoir des Québécois fédéralistes en leur donnant justement le pouvoir de faire des choses dont je ne veux pas. Des Québécois qui, comme les Chrétien, Dion, Verner, Bernier et autres carpettes fédéralistes, s’écrasent devant le Canada et la ligne de leur parti même si elle va à l’encontre de l’intérêt des gens qui les ont élus. Des Québécois qui non seulement ne nous défendent pas mais nous attaquent, avec des « bons coups » comme le rapatriement unilatéral, les commandites, la Loi sur la clarté qui n’a de clair que le nom, la centralisation accrue comme pour la création d’une Commission des valeurs mobilières unique envers la volonté unanime de notre Assemblée Nationale, etc, etc.

    Quelle magnifique fédération où on a le choix entre un parti beaucoup trop à droite pour nos valeurs, un parti qui nous a f… à tour de bras chaque fois qu’il a pu et un parti d’éternelle opposition qui est le seul à vraiment défendre nos intérêts.

    Tout ça démontre d’une façon magistrale l’ABSURDITÉ TOTALE de notre appartenance à cette fédération.

    Merci de nous l’avoir remis en tête. ;-)

  60. le 23 juin 2010 à 7:27 Carole Chouinard

    Monsieur Dubois

    « Comme quoi il faut jamais juger trop vite ; surtout lorsqu’on pense que parce qu’un commentaire est bien écrit et structuré, il ne peut venir, de nos jours, que d’un étudiant du privé ! »

    Mes filles sont au public et je suis sûre qu’elles peuvent en montrer à plusieurs élèves du privé, surtout en français. Attention aux préjugés…

  61. le 23 juin 2010 à 9:09 Robert Lachance

    Jean-François Lisée a avancé une idée terrible, intégrer davantage les minorités anglophone et allophone à la majorité francophone et exposer l’inverse. Quelle audace !

    Et qui sait, en prime, élever notre indice de fécondité ?

    Fusionnons les cégeps en un seul réseau de la prédominance du français. Partout où c’est possible, et totalement dans la région montréalaise, faisons en sorte que tous les cégépiens reçoivent les trois-quarts de leurs formation en français et le quart, en anglais.

    Ainsi, on donnerait un coup de barre structurel majeur, osons dire historique, un bain francophone réel pour la totalité de nos élites de demain et on répondrait simultanément à la demande massive des parents francophones et allophones de voir leurs enfants bien connaître leur langue seconde, l’anglais.

    Quel impact en termes de nombre ? Voyons simplement le cas du plus gros cégep au Québec. Vous pouvez le nommer ? C’est Dawson, anglophone à 100%, dont les inscriptions sont en hausse de 12% par an, le triple de la moyenne, comme le signale Pierre Dubuc, dans L’aut’Journal. À Dawson, 59% des étudiants sont anglos, 25% allos et 16% francos. Avec la réforme proposée ici, tous auront leur enseignement principalement en français. Voyons maintenant les chiffres globaux: une fois en place, la simple extension de la loi 101 au collégial n’intégrerait au système francophone que 3 à 4000 cégépiens. Le cégep de la prédominance du français en intégrerait dix fois plus: environ 30 000.

    Quel réel impact linguistique ? Le mathématicien de la langue Charles Castonguay écrit très justement , non au sujet de cette proposition mais en général, que:

    Pour un allophone, étudier en français prépare à travailler en français. Et travailler en français dispose à adopter le français plutôt que l’anglais comme nouvelle langue d’usage à la maison. Et à élever ses enfants éventuels dans la même langue, contribution insigne à l’avenir du français au Québec.

  62. le 23 juin 2010 à 9:12 Marc Tremblay

    Penser qu’on va manquer sa vie parce qu’on ne va pas au CEGEP anglophone relève de la pensée magique.

    Soutenir que le Bloc est inutile ressemble à une forme de mépris des Québécois qui lui donnent une majorité de sièges depuis 20 ans. Après tout, ce n’est pas la faute du Bloc si les fédéralistes sont désunis. De plus Harper est en train de changer profondément le Canada et le Québec, alors qu’il a toujours obtenu moins de votes que le Bloc au Québec.

    M. Duceppe a manifesté un intérêt pour la chefferie du PQ, mais les souverainistes considéraient qu’il était plus utile à Ottawa. Dire qu’il n’y a personne de valeur entourant M. Duceppe relève de la supposition. Que quelqu’un nomme un député fédéral du Québec du PLC et du PC qui se démarque. à l’exception de M. Mulcair.

    M. Duceppe et un des politiciens les plus respectés à Ottawa et dans le ROC. Lui et son parti effectuent un excellent travail et n’interviennent pas seulement pour défendre les intérêts du Québec mais également du Canada tel qu’ils le conçoivent.

  63. le 23 juin 2010 à 10:44 RenéP.

    A Victor Beauchesne,

    « Quand le Bloc se proclame le seul défenseur des intérêts du Québec… »

    J’aimerais bien croire que des politiciens fédéralsites québécois défendent les intérêts du Québec mais, par les temps qui courrent, j’éprouve beaucoup de difficultés à en trouver et à quels sujets. Pourriez-vous me donner des noms et les sujets pour lesquels ils ont défendu les intérêts du Québec?

  64. le 23 juin 2010 à 11:03 Marc Tremblay

    @ Carole Chouinard

    Mes enfants ont tous fait leurs études primaire,secondaire et collégiale au public. Mon aîné a, il y a quelques années, obtenu 100% à l’examen de mathématiques du ministère de l’Éducation.Et c’était les mathématiques les plus avancées. Dans la région de Québec, cette année-là, il a été le seul à obtenir cette note parfaite. Comme quoi le privé n’est pas la panacée.

    Pour sa part,ma fille qui s’en va à Concordia l’an prochain pour poursuivre ses études en cinéma, parce que c’est là que se donne le meilleur cours, maîtrise parfaitement son français. Elle écrit des textes, des romans et des essais qui me remplissent de fierté. Elle aurait aimé qu’une université francophone lui offre un cours de cinéma qui corresponde à ses besoins.

    En passant, mes 3 enfants sont parfaitement bilingues. Mon fils cadet débute en service social à l’université Laval. S’il est content de parler l’anglais, il sait qu’il n’en aura pas besoin pour réussir sa vie, mais que cela enrichit sa culture personnelle.

    Ca n’a peut-être pas rapport, mais mes enfants sont tous souverainistes de même que la plupart de leurs amis, même s’ils ne militent pas. Je suis fier qu’ils n’ont pas cédé à une certaine tendance qui devient de de plus en plus dominante,que je constate chez plusieurs participants à ce blogue, à l’effet qu’il faut aller à l’école anglaise pour apprendre cette langue et que tous les emplois, sans exception, nécessitent l’anglais.

  65. le 23 juin 2010 à 12:58 Normand ajoindre

    Bonjour Monsieur Facal,

    On dit que c’est une bonne chose d’apprendre l’anglais comme langue seconde et que c’est encore mieux d’en apprendre une troisième. Personne ne dira le contraire. Une autre chose qu’on peut dire aussi, c’est que, au Québec, ce n’est pas nécessaire. Une personne peut très bien vivre, ici, en famille et dans la société sans parler l’anglais et être heureuse. Surtout si notre employeur est le gouvernement comme dans la santé, l’enseignement, à l’Hydro-Québec, une municipalité, etc, ou que la condition d’embauche concernant le poste qu’on occupe ne dépasse pas le sec5. L’anglais pourra être nécessaire pour la personne qui travaille dans une entreprise importante dans des services administratifs, ventes, ou achats. Nous parlons ici d’un très très petit pourcentage de la population. Alors pourquoi s’énerver le poil des jambes !!!

    L’anglais, ici, au Québec, sera nécessaire pour ceux qui veulent occuper des postes de cadres élevés ou des postes reliés à l’international. C’est sûr que certains parents chercheront à sensibiliser leurs enfants à apprendre l’anglais pour des raisons reliées à leur future carrière. Parmi ceux-ci, il y a les Bombardier, Beaudoin, Coutu, Péladeau, Angelil, Lemaire, Lessard (épicerie Métro), Vachon (Banque Nationale).

    Pour les autres, apprendre l’anglais peut être très utile pour:

    - les voyages
    - la télé
    - défit personnel
    - satisfaction personnel (horizon de l’esprit)
    - exercice mental

    C’est tout.

  66. le 23 juin 2010 à 15:06 Gilles

    Victor, vous écrivez «Être en politique sans vouloir le pouvoir de changer les choses m’apparaît d’une inutilité frustrante et ce parti par le fait même n’attire aucun homme ou femme d’action.»

    Est-ce que vous vous relisez parfois Victor ? Être en politique en voulant chenger les choses, il y en a plein d’exemples Victor. Dont dix députés au sein du parti conservateur actuellement. Auriez-vous l’obligeance de nous dire en quoi leur vouloir de changer les choses change les choses. Et voulez-vous nous dire qu’est-ce qu’ils ont réalisé de déterminant depuis qu’ils y sont ?

    Je ne vous soumet pas ça par cynisme. Je réalise simplement que chaque fois qu’ils ont été confrontés, par exemple à une résolution unanime des députés de l’Assemblée Nationale, il sont restés de marbre, enfermés dans la ligne de parti. Alors à quoi ça sert exactement votre vision des choses?

    Le seul parti qui se lève pour appuyer les revendications du Québec dans ce parlement fédéral, ce sont les députés du Bloc monsieur beauchesne. Les seuls. Alors lâchez nous les baskets avec la soi-disant non représentativité du Bloc.

    Et j’ajoute que la politique c’est plus que le spectacle au téléjournal. Le pouvoir d’influence est parfois plus important que vous ne croyez, même s’il est apparemment invisible.

    Dans un parlement démocratique toutes les idées se confrontent les unes aux autres, et toutes s’influencent mutuellement. Si vraiment vous pensez que l’influence politique de la députation bloquiste est nulle, je suis d’avis que vous avez une vision réductrice de ce qu’est la politique avec un grand P.

    Quand une institution est monocoque, on ne peut pas isoler une partie de l’autre. Mais quand elle s’effondre, le tort est irréparable.

    Et donc poursuivant votre raisonnement la députation du Bloc serait constituée d’impotents politiques? Moins intéressants que le casque de bain Blainey, le joe louis libertarian, Blackburn le patroneux le pompier Paradis et quelques autres fantomes, Gourde, Petit etc… Donnez-nous donc un exemple, un seul, d’une pièce législative importante amorcée menée et devenue Loi sour le leadership de Josée Verner… J’attends…

    Quels gens d’action! Quelle inspiration. Quelle vision d’avenir.

    Moi j’aime mieux des gens qui ont des idées claires sur l’avenir de la Nation. Parce que les idées claires c’est la première condition pour pouvoir (quel mot) changer les choses voyez-vous.

    Manifestement Victor on fait pas la même analyse de la valeur du personnel politiques, et des chances qu’ils ont de pouvoir changer les choses.

  67. le 23 juin 2010 à 19:45 Carole Chouinard

    Tremblement de terre au Québec et en Ontario, on jurerait que quelqu’un a évoqué l’idée de rouvrir la constitution… ;-)

  68. le 23 juin 2010 à 22:31 Marc Tremblay

    Je regarde à Télé-Québec le spectacle de la Fête nationale sur les Plaines d’Abraham. Deux de mes enfants sont présents et on se parle au téléphone. C’est bourré de monde et comme dans les années passées, il y a des immigrants dans la foule. Les gens ne sont pas ivres et si les artistes sont indépendantistes, ils ne le mentionnent pas. Ils parlent de la fierté d’être Québécois.

  69. le 23 juin 2010 à 23:11 Marc Tremblay

    @ Samuel Lafontaine

    Je viens de relire votre message du 22 juin à 13:08. Vous me dites que si je ne veux pas me faire contredire, je n’ai qu’à parler à des membres du SPQLibre. Sachez que j’étais en complet accord avec la décision de Mme Marois de dissoudre cette instance au sein du PQ. Je souhaiterais même que ces dissidents, qui sont peu démocrates, soient expulsés du parti. Je ne suis pas membre du PQ, bien que souverainiste; mais je suis plutôt dans la mouvance des Bouchard, Facal et Legault.

    Je trouve dommage que vous placez des gens dans de petites cases, sans savoir vraiment de quoi et de qui vous parlez.
    Rappelez-vous que les étiquettes, ca se place sur les objets en vente dans les commerces, par sur les gens.

  70. le 24 juin 2010 à 11:06 Gilles

    Beaucoup, et le jeune Samuel en est un exemple patent, ont de la difficulté à considérer la situation avec un certain recul. Comment ça se fait-il qu’on en soit encore à débattre aujourd’hui d’enjeux nationaux, sinon parce que la situation n’est pas claire, et que les défis auxquels nous sommes confrontés n’ont pas encore été relevés.

    Retournons en arrière un peu, juste un petit peu. Profitons de la fête Nationale pour jeter un regard sur le passé, fut-il récent, afin de comprendre mieux comment nous en sommes arrivés là en tant que peuple.

    Le film conçu par JF Lisée est très éloquent : http://www2.lactualite.com/jean-francois-lisee/le-tricheur-le-film/4258/#more-4258

  71. le 24 juin 2010 à 12:12 Jean-Renaud Dubois

    Bonjour,

    Comme je le craignais, Il pleut sur Sainte-Adèle. Je regarde donc le tennis à Wimbledon. Il est à espérer que ma petite fille (9 ans), qui vient d’arriver de Sherbrooke, puisse assister ce soir au feux d’artifices pour notre fête nationale.

    @Robert
    Beau travail de recherche, qui plus est, s’adresse au sujet en chronique : « le Cégep et la loi 101″.

    Je vais donc mettre de côté mes inquiétudes sur la pérennité du réseau secondaire public, que j’avais même caricaturé en disant  » il ne reste que le petit lait  » : des préjugés selon Madame Chouinard. Je m’excuse donc de l’avoir elle aussi offusquée. Elle a, peut-être, raison ; ayant 2 filles au public pour le démontrer. Je le souhaite de tout coeur…

    Mais revenons Robert à votre excellent commentaire…

    Donc, si j’ai bien compris, M. Castonguay n’est pas d’accord avec M. Lisée…

    En attendant que vous nous fournissiez le lien pour lire la proposition de Lisée, je ferai seulement deux remarques :

    - Selon une enquête de La Presse : dans beaucoup d’écoles secondaires de Montréal, ça se passe en français dans les classes ; mais… en anglais dans les corridors et la cour d’école!

    - Et, comme dit ma nièce qui travaille chez CAE, ça se passe toujours en anglais dès qu’il y a un ou quelques anglophones qui participent à une réunion !

    Le français langue commune : mon oeil!

    N.B. Depuis le dernier référendum perdu, et particulièrement depuis 2003, les Anglos et Allos reprennent du « poil de la bête » et ne craignent absolument plus d’afficher en anglais seulement (principalement à Montréal).

    Ils ont bien raison d’imiter les commerçants d’Ottawa, la capitale unilingue par excellence : qui s’en plaint, les francophones ? Ben, voyons.

    Bonne journée,

    JRD

  72. le 24 juin 2010 à 14:43 Marc Tremblay

    @ Jean-Renaud Dubois

    Depuis que les Québécois ont implicitement accepté le statu-quo en 1995, le ROC s’est dit que le dossier était clos: plus rien pour le Québec. Montréal s’anglicise très rapidement et le PLQ et nos médias disent ne pas constater cela.

    Il y avait 200 000 personnes sur les Plaines vers minuit. Malgré la pluie. Une mare de drapeau du Québec. C’était beau à voir Pas mal pour une capitale qui compte moins d’un demi-million de personnes. Faut dire qu’il est venu des gens de l’extérieur de Québec et aussi de l’Ontario (des francophones). Tout n’est pas perdu.

    J’ai hâte de voir ce qui se passera à Montréal ce soir. C’est censé être en français, foi de Guy A. Lepage qui animera la soirée. Je ne connais pas cet animateur, mais il a la réputation d’être un chantre du multiculturalisme, ce fossoyeur des nations. M’enfin, on verra.

    Ca fait près de 4 siècles que la nation québécoise se maintient. Va t’elle résister au rouleau compresseur de l’anglomanie qui contamine toutes les sociétés et particulièrement la nôtre. ?

    Je suis pour la diversité culturelle ( et linguistique ), car je pense qu’elle est aussi importante que la diversité écologique.

    Bon congé du premier juillet qui ne fait que souligner la commémoration de la naissance de la supposée confédération en 1867 que le peuple n’a jamais entériné.

    M. Dubois, avez-vous déjà lu le livre d’Albert Nemmi  » Portrait du colonisé  » ? J’en parle souvewnt mais personne ne m’en reparle. Une oeuvre magistrale !

  73. le 24 juin 2010 à 15:19 Gilles

    Marc vous devriez aussi lire le discours de la servitude volontaire d’Étienne de La boétie. «Plus que la peur de la sanction, c’est d’abord l’habitude qu’a le peuple de la servitude qui explique que la domination du maître perdure.»

    Voilà peut-être une des raisons pour lesquelles nous semblons incapable de prendre en main notre destinée collective.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tienne_de_La_Bo%C3%A9tie

    Une réédition récente : Discours de la servitude volontaire, Paris : Mille et une nuits, 1997. ISBN 2-910233-94-4

    Vous apprécieriez certainement , ainsi qu’un texte de Simone Weil sur le même texte, en exergue dans le livre.

    Précipitez vous chez votre libraire…

  74. le 25 juin 2010 à 7:36 Robert Lachance

    @ Jean-Renaud

    Tout le travail de recherche relève de Jean-François Lisée y compris les deux derniers paragraphes que je cite en gris plus haut. J’aime bien ce qu’il fait. Ça m’évite beaucoup de travail… 16 novembre 2009 Cégeps en français : un peu d’ambition, que diable !

    Charles Castonguay a écrit le dernier paragraphe de ma citation. Ça a été écrit avant que Jean-François formule sa proposition. 15 juin 2008 Faut-il étendre la loi 101 au cégep ?

    M. Castonguay ne pouvait pas avoir une opinion sur la proposition de M. Lisée, il ne la connaissait pas alors. Il connaissait par contre les statistiques qui laissent entrevoir le déclin du français comme langue de travail et de conversation au Québec la démographie évoluant comme elle le fait présentement.

    M. Lisée accorde une première importance à la langue qui se parle à la maison. À cette variable, le français au Canada décline:

    1971 25,7 %
    1981 24,6
    1991 23,3
    1996 22,6

    Ma première année à l’université a été ma première confrontation avec la littérature scientifique anglaise, ma première occasion sérieuse d’apprendre à lire l’anglais. J’aurais préféré vivre cette épreuve au collégial, au classique à l’époque.

  75. le 25 juin 2010 à 12:14 Normand ajoindre

    Bonjour Monsieur Facal,

    Si l’on réfléchit au projet de l’extension de la loi 101 au CEGEP, on sentira, à partir des préoccupations de ceux qui sont très nerveux face aux incurzions possibles de l’anglais au québec, que l’idée sous-jacente est, comme moyen de lutter contre la menace, de « décourager » les québécois francophones d’apprendre l’anglais.

    Est-ce à dire que, parce que l’enseignement de l’anglais comme langue seconde ne donne pas de bons résultats dans notre système actuel dans les niveaux primaire et secondaire, que nous retrouverons de moins en moins de québécois francophones bilingues pour occuper des postes de direction ou d’autres où l’employé doit être en communication avec des entreprises ou sociétés de l’extérieur ? Qui occuperont ces postes alors ?

    Ces gens préoccupés par les incurzions possibles de l’anglais au québec recherchent toutes sortes de moyens pour protéger les québécois francophones contre la menace. Ils sont dévoués à leur cause, ils s’investissent corps et âme pour protéger leur nation. Cependant, ont-ils pensé au fait que ce seront les anglophones bilingues qui occuperont ces postes stratégiques dans les entreprises importantes au Québec quand, dans ces postes, il faut communiquer avec des anglophones d’ailleurs ?

    On peut toujours répondre « Ils auront d’autres façons d’apprendre la langue, prenez le cas de Monsieur Péladeau… ». Les politiciens ont toujours la réponse à tout.

  76. le 25 juin 2010 à 12:35 Marc Tremblay

    Il est erroné d’affirmer que notre système d’éducation ne produit pas de gens bilingues. C’est le contraire. De plus, au Québec, les francophones sont davantage bilingues que les anglophones. Pas de problème alors pour que les francophones aient plus de chances d’obtenir les emplois qui demandent la connaissance de l’anglais.

    Idem dans la région d’Ottawa, car ce sont les francophones qui occupent les postes névralgiques, les anglophones n’ayant pas le coeur d’apprendre le français.

  77. le 25 juin 2010 à 13:09 Normand ajoindre

    Comme pour n’importe quoi, pour faire quelque chose, il faut que la motivation soit là. La motivation est reliée à l’importance des avantages qui découleront de l’objectif atteint. C’est-à-dire, ce que ça nous apportera. Je me répète, on peut très bien vivre au Québec sans apprendre l’anglais. Beaucoup de fonctionnaires fédéraux ont vu une gratification à apprendre l’anglais car, dans certains cas, dans les connaissances requises dans un concours de promotion, on mentionnait le bilinguisme. La motivation provenait du fait que la promotion, avec salaire augmenté exigeait l’apprentissage de cette langue. Au Québec, on est pas « au fédéral », le bilinguisme n’est pas nécessaire. Il n’y a pas de prime au bilinguisme dans la fonction publique au Québec.

    Les PM2 sont des mail clerk à Ottawa.

  78. le 25 juin 2010 à 20:01 Marc Tremblay

    C’est quoi un PME et un mail clerk ?

    Le Canada est officiellement bilingue. C’est inscrit dans la Charte et la Constitution. Le Québec est officiellement unilingue. Pourquoi une prime au bilinguisme dans sa fonction publique. Tout le monde au Québec se doit de maîtriser le français, même si c’est correct de parler d’autres langues.

  79. le 25 juin 2010 à 20:25 Marc Tremblay

    J’ajouterais que c,est même utile de parler d’autres langues, notamment lorsqu’on travaille dans une entreprise qui fait affaire avec d’autres pays. Mais jamais on devrait obliger un Québécois à parler anglais avec sa clientèle. Il serait soulaitable cependant que certains Québécois oeuvrant dans les les hôpitaux puissent parler l’anglais pour répondre aux besoins de patients provenant de pays comme les É.U. ou le ROC

  80. le 25 juin 2010 à 23:33 Jean-Renaud Dubois

    Bonjour,

    @Robert

    …………. « Quel réel impact (…) Charles Castonguay écrit très justement..(…)..que :

    ………. « Pour un allophone, étudier en français prépare à travailler en français. Et travailler en français dispose à adopter le français plutôt que l’anglais comme nouvelle langue d’usage à la maison. Et à élever ses enfants éventuels dans la même langue, contribution insigne à l’avenir du français au Québec. »

    Vous avez raison Robert de dire que cet énoncé de Castonguay est plein de justesse, et si évident !
    Surtout pour ce petit pays (Québec) qui tente de survivre dans cette mer anglophone.

    En attendant, on doit se rappeler que nous devons impérativement mieux intégrer nos « immigrants admis » (plus de 560 mille depuis 1995). En passant je souligne que le Québec est l’État qui en accueille le plus en amérique.

    Mais, bizarrement, les moyens financiers (130 millions/an) que l’on met depuis 2003, pour les intégrer, n’ont pas bougé sinon baissé comme pour notre fête nationale! Pourquoi ?

    Je risque une réponse, à partir de cette question : « quel intérêt, autre qu’électoral, le PLQ aurait de dépenser le 200 à 225 millions (vous avez bien lu) qu’il reçoit du fédéral ?

    Aucun, puisque leurs votes lui sont acquis ! La langue, dites-vous ?!?!?

    ***

    @ Normand,

    Comment conciliez vous « l’idée sous-jacente (…) de « décourager » les québécois francophones d’apprendre l’anglais », avec……… « pourquoi s’énerver le poil des jambes » avec l’anglais, disiez-vous plus haut.

    ***

    ……….« M. Dubois, avez-vous déjà lu le livre d’Albert Nemmi » Portrait du colonisé » ? Marc Tremblay

    ………« Une réédition récente : Discours de la servitude volontaire, Paris : Mille et une nuits, 1997. ISBN 2-910233-94-4 » Gilles

    Merci pour vos suggestions de lecture…

    Depuis 1980, l’année de mon réveil — après le célèbre discours « croc-en-jambe » de Pierre Trudeau (nous mettons nos sièges en jeu…) — je vis comme vous, une très longue « servitude » toute québécoise!

    Bonne fin de semaine,

    JRD

  81. le 26 juin 2010 à 12:00 Marc Tremblay

    Jean-Renaud,

    C’est vrai que ça fait l’affaire du PLQ que les immigrants se tournent vers l’anglais.

  82. le 26 juin 2010 à 14:38 Phil Lacasse

    Il est indéniable et prouvé que lorsque le bilinguisme est forcé ou promu, la confusion des langues générée ne mène qu’à l’assimilation éventuelle. Seuls les décadents estiment que le bilinguisme est nécessaire et obligatoire à tous. Si certaines personnes estiment qu’elles ont besoin d’être « bilingual » pour survivre, laissons les s’assimiler. Pour tous les autres, dans une Nation qui se tient debout, le bilinguisme est non nécessaire et le peuple verra qu’il est beaucoup plus avantageux de bien parler une langue évolutive que de s’abaisser à parler deux langues confuses, en opposition et régressives. Tout ça c’est inscrit dans le superbe livre « Le dernier Testament de l’Occident ».

  83. le 26 juin 2010 à 20:57 Marc Tremblay

    Merci M. Lacasse pour la référence.Albert Nemmi, dans son livre  » Portrait du colonisé », parle de ce dernier qui maîtrise mal sa propre langue et celle du colonisteur. Un bel exemple : Écoutez parler Jean Chrétien dont on dit qu’il ne connaît que deux langues secondes.

    Pour promouvoir et défendre la langue française, le Québec ne doit compter que sur lui-même. Et surtout pas sur la France qui s’anglicise très rapidement. Par exemple, une ministre française ne communique qu’en anglais avec son personnel. En visite à Bordeaux, le maire Labeaume a constaté que le centre des congrès de la ville s’appelait officiellement le  » Bordeaux Convention Center « . Selon le maire Bordeaux, ça fait plus international!!! On est loin du village d’Astérix qui résiste à l’envahisseur…

  84. le 27 juin 2010 à 7:56 Robert Lachance

    Il y a 45 ans, l’État du Québec s’est donné comme objectif pour sa population d’âge collégial de les préparer au marché du travail ou aux études universitaires. L’université prépare aussi au marché du travail. Dans cette perspective c’est l’anticipation du marché du travail prévisible qui devrait conditionner la langue d’enseignement au cégep et non les préférences des militants politiques au nom de la majorité francophone.

    On sait que sans l’apport de l’immigration à 50 % anglophone ou anglophile, vous nous apprenez, la population du Québec diminuerait quand la génération lyrique nous quittera pour un monde meilleur massivement. J’ai l’intuition que le marché du travail francophone déclinera alors plus rapidement que l’anglophone à moins d’exode intensive des anglos phones ou philes.

    Si elle souhaite le contraire la majorité francophone devrait exiger que le cégep prépare non seulement au marché du travail mais aussi à l’atteinte de l’accomplissement personnel dans une activité délaissée depuis une quarantaine d’années chez-nous malgré ses retombées économiques collectives évidentes, l’engendrement.

    Donc, personnellement je suis contre l’extension de la loi 101 au cégep et je suis pour l’exploration d’un projet de loi 302 visant l’accroissement du taux de fécondité actuellement à 1,75 à un taux d’engendrement supérieur à 2,1 au rythme du déclin de la clientèle des cégeps révélé par Jean-François Lisée dans Nous.

  85. le 27 juin 2010 à 9:55 Gilles

    Et la meilleure. À l’Université McGill, le programme d’études Québécoise se décline maintenant en…anglais (si j’ai bien lu c’est dans le Devoir de samedi page A8): «Pour intéresser davantage la comunauté mcgilloise, bien des efforts ont été déplpyés selon le coordonnateur du programme, Stephan Gervais, ««nous avons décidé d’offrir nos cours en anglais depuis 2007 pour attirer les étudiants. C’est un défi de faire en sorte qu’ils choisissent le Québec comme objet d’études…»».»

    Me semble que si j’étudiais l’Ukraine en Ukraine par exemple, je chercherais à comprendre et parler l’Ukrainien. Est-ce que les étudiants d’envergure «International» qui viennent étudier dans la très Québécoise McGill University sont limités à l’anglais comme langue d’usage? Même en peut-être étudiant le Québec?

    Peut-être que ça presse encore plus qu’il n’y parait que le cursus scolaire habituel et normal soit en français au Québec. Autrement quand les douze enfants de Robert auront grandi et arriveront à l’université….

  86. le 27 juin 2010 à 11:20 RenéP.

    A Robert Lachance,

    Vous dites que l’université prépare aussi au marché du travail. Bien mais, le marché du travail au Québec doit être le francais pour la très grande majorité des québécois. Quant à la minorité des travailleurs qui nécessiteront l’usage de l’anglais, ils n’auront qu’a l’apprendre en choisissant un cours optionnel d’anglais au CEGEP. C’est comme ca dans les autres pays:l’enseignement se fait dans la langue officielle du pays avec cours optionnels dans d’autres langues.

    En agissant ainsi, le marché du travail francophone ne déclinera pas au profit de l’anglophone.

    Pour ce qui est de l’accroissement du taux de fécondité, est-ce que vous pensez selon la même logique i.e. favoriser davantage le taux de naissance chez les anglophones? Franchement!

  87. le 27 juin 2010 à 12:57 Robert Lachance

    Pour la compréhension de notre existence passée c’est inestimable mais pour la suite des choses au Québec Gilles, c’est pratiquement sans intérêt le Programme d’études québécoises à l’Université McGill. Je crois comprendre à votre information que le programme est en manque de clientèle.

    Jadis, j’ai étudié l’histoire de l’époque latine et celle de l’époque grecque en français. J’aurais moins compris si on m’avait enseigné en latin ou grec respectivement, que je maîtrisais pas mal moins.

    Que le cursus scolaire régulier au primaire et au secondaire soit en français, ça va de soi et a bénéficié d’être légal depuis 1977. Merci Camille Laurin et al.

    Autrement quand les douze enfants de Robert auront grandi et arriveront à l’université…. Gilles

    La façon la plus simple de cocréer des québécois francophones étaient de leur donner deux parents francophones. Parlez-en au curé Labelle et à d’autres de l’époque de Duplessis. Vous ne connaissez pas le curé Labelle ? Si vous en avez les moyens, l’intérêt et la capacité linguistique, inscrivez-vous au Programme d’études québécoises de l’Université McGill.

    La famille et la religion étant ce qu’elles sont devenues, la prochaine façon de cocréer des québécois francophones en nombre suffisant pourrait être en complément de la famille, de promouvoir la création de communautés laïques intentionnelles. Ce n’est qu’à cette condition, Gilles, que je pourrais pouvoir revendiquer la paternité virtuelle de 12 enfants. À ce sujet, ce n’est pas 12 enfants qu’il faudra Gilles mais selon Jean-François des tonnes d’enfants:

    Selon les dernières données disponibles, sur les 80 000 sièges occupés par les jeunes de cinquième secondaire en 2008, 18 000 deviendront inoccupés à peine sept ans plus tard, en 2015. L’effectif total au collégial (donc réparti sur trois ans), de 162 000 fauteuils occupés en 2009, laissera six ans plus tard 24 000 sièges inoccupés (26 000 en comptant le privé)… Entre 2014 et 2030, 25 000 sièges de nos universités seront tragiquement vides.

    En passant, j’ai été le 12e vivant d’une famille de 13. J’ai été élevé en bonne partie par mes soeurs aînées. C’est une formule économique, écologique et excitante. Peut être grandement améliorée de façon à ce qu’on puisse envisager y faire carrière.

  88. le 28 juin 2010 à 8:18 Normand ajoindre

    Bonjour Monsieur Facal,

    Ce n’est pas facile d’apprendre l’anglais. Il s’agit d’un processus assez long où la constance dans l’effort doit être maintenue. D’ailleurs, c’est une des raisons qui fait que très peu de gens qui s’inscrivent à des cours ou qui s’achètent du matériel audio pour apprendre l’anglais demanderont à se faire rembourser advenant qu’ils abandonnent leur projet d’étude. Ils se sentent coupables, ils sont conscients qu’ils ont abandonné eux-mêmes, suite à une espèce de découragement. C’est ce qui arrive quand la motivation n’est pas suffisamment alimentée.

    La meilleure façon d’apprendre l’anglais, c’est quand on est jeune et que les circonstances nous permettent de côtoyer d’autres jeunes qui parlent cette langue. Les jeunes ne sont pas racistes et ne se formalisent pas. Entre enfants, celui-là qui parle mal l’anglais parce qu’il débute ne sera ni jugé, ni corrigé, ni rejeté. Au fil du temps il s’améliorera, puis finalement il se débrouillera très bien. Une autre circonstance aidante est celle de la personne qui effectue un stage dans une ville à forte densité anglophone, dans une entreprise, de préférence dans un poste qui n’exige pas de s’impliquer dans des discussions techniques complexes. L’emploi simple, représente alors une occasion de pouvoir côtoyer des gens et de s’en tenir à la conversation facile de tous les jours pour s’habituer à manier la langue. L’employeur, lui, sera heureux, ses attentes se limitent à ce que le travail soit effectué correctement.

    Mais, pour Jean-Paul, 28 ans, qui travaille comme aide cuisinier au pensionnat à Drummondville, je lui souhaite bonne chance dans son projet d’apprendre l’anglais. Dans sa famille personne ne parle anglais, ni ses amis, ni les gens qu’il côtoie dans sa ville, ni ses collègues de travail au pensionnat. Il vient de commander par la poste un cours d’anglais et se propose d’apprendre cette langue à partir de la documentation et des cassettes qu’il recevra. Son désir est là, il aimerait bien devenir bilingue. Mais sa motivation ne tardera pas à être éprouvée. D’abord, il devra trouver le temps pour son étude, il devra sacrifier certaines autres activités ou tout au moins les écourter. Quand il constatera que les résultats tardent un peu à venir, qu’il ressentira des frustrations, qu’il commencera à avoir des doutes, les chances sont grandes qu’il commence à ré-évaluer son projet et que son enthousiasme fasse place à la formulation de justifications pour lâcher. Des histoires comme celle-là, il y en a beaucoup. Il s’agit de projets non réalistes. Dans ce genre de cas, la motivation ne peut être suffisamment soutenue par rapport aux efforts demandés parce que l’apprenant part de trop loin, n’ayant pas de base quand il débute. De plus, de quel encouragement peut-il s’attendre de la part de son entourage ? C’est quoi cette idée d’apprendre l’anglais quand on vit à Drummondville ?

    La motivation demeurera soutenue quand l’encouragement proviendra, tout au cours de la période de l’acquisition des connaissances et des habilités, de ces signes indiquant que la réalisation est en cours, que les résultats se concrétisent. Le meilleur exemple auquel nous pouvons nous référer est ce phénomène de tous les comédiens populaires au Québec issus de familles habitant dans des régions loin de Montéal (comme au Lac Saint-Jean). Dans leur rêve de faire carrière dans le monde du spectacle, de la radio, de la télévision et du cinéma, ceux-ci se seront astreints à des apprentissages très demandants. Ceux-ci, pour la plupart, sont allés jusqu’à se défaire de leur accent régional. Je pense à ce grand commentateur sportif qui vient de prendre sa retraite, cet émule de René Lecavalier. Personne n’aurait pu penser à l’entendre que ses frères et soeurs parlaient avec l’accent du Lac Saint-Jean. Mieux, sont les cas de ces immigrants ou fils d’immigrants, ici, au Québec, qui se sont formés avec une forte motivation pour parler comme les français de France ou le français international et qui, fruits de leurs efforts, sont même allés jusqu’à animer des émissions là-bas. Cela est vraiment impressionnant de constater, quand la motivation est forte et soutenue, tout ce qu’un individu peut faire. La motivation lui permet d’investir une somme incroyable d’efforts. Qui investit les efforts requis connaîtra le succès. Le cas extrême est probablement celui de Michael Jackson dont toute la vie reposait sur ce désir, cette idée de devenir une autre personne. C’est certain que ceux qui sont parvenus à pouvoir parler un excellent anglais après avoir fourni les efforts nécessaires (pensons aux Parizeau, Landry), il fallait que quelque chose soit là pour supporter chez eux une motivation si forte. Ils savaient que ça leur apporterait quelque chose et ils y attachaient beaucoup d’importance. Et tous ceux qui agissent ainsi sont récompensés. Je m’en voudrais de ne pas parler de Sydney Poitier. Le principe à la base de sa motivation était très simple. Celui-ci qui est devenu un si grand acteur a grandi aux Bahamas et avait comme père un brave homme qui gagnait sa vie comme planteur de tomates en Haïti. Sydney Poitier, est parti de l’idée qu’il aurait de l’avenir au cinéma s’il apprenait à parler l’anglais comme un blanc. Alors son projet, en plus des cours d’art dramatique (aux États Unis), a consisté à apprendre et à développer sa diction et son articulation de façon à pouvoir s’exprimer comme les grands acteurs américains. La récompense fut grande. En août 2009, il a reçu la « médaille de la liberté », la plus haute distinction civile américaine.

    Pour atteindre nos objectifs, faut que notre motivation persiste. Encourager les gens qui s’investissent dans leur projet, surtout les jeunes.

  89. le 28 juin 2010 à 9:24 Robert Lachance

    Élèves en cinquième secondaire en 2008 80 000; en 2015 62 000.

    Cégep, nombre de collégiens, 2009 162 000; 2015 138 000.

    Anglophones 14 580, allophones 16 200, francophones 131 220.

    Allophones cégep francophone 8 100; cégep anglophone 8 100.

    Francophones cégep anglophone 4 900.

    Comme Jean-François l’avance, l’extension de la loi 101 au cégep ne toucherait que 3 ou 4 mille étudiants par année, pendant deux ou trois ans.

    Bilingues deux langues officielles ? Dans la région métropolitaine de recensement de Québec, en 2006, environ 13 000 immigrants ont déclaré connaître le Français seulement, environ 12 000 le français et l’anglais. Chez les de Souches, c’est 455 mille contre 219.

    Le passage du taux d’engendrement chez les francophones de 1,75 à 2.10, un gain de 20 %, ferait passer le nombre de naissances chez cette majorité d’environ 70 000 à 84 000 par année. Ça se passerait en français pendant les six années de petite enfance, les six de primaire et les cinq de secondaire, 17 années. Quoi de mieux pour la vitalité d’une langue sans parler de vitalité tout court.

    @ RenéP

    Le taux de naissance des anglophones au Québec leur appartient ! Ils n’ont pas à ramer contre le courant linguistique, juste accepter de vivre en minoritaires localement. Beaucoup d’entre eux ont choisi l’exode pour des raisons professionnelles ou affectives. Ça nous a appauvri.

    Le marché francophone au Québec est tributaire de sa démographie. Pour qu’il ne s’effrite pas, il faut une relève suffisante. Montréal est à risque.

  90. le 28 juin 2010 à 16:47 Serge

    « Comprenez-moi bien : la maîtrise de l’anglais est évidemment un puissant atout, et son enseignement devrait être renforcé aux niveaux primaire et secondaire. Une troisième langue devrait aussi être obligatoire. »

    Comment peut-il dire qu’il s’agit d’un puissant atout ?… Quand, dans les faits, elle est « obligatoire » et imposée de force à l’école et au travail ?

    La question…

    Est-ce le rôle d’un État, du Québec, seul état des trois Amériques qui impose UNE langue seconde étrangère en exclusivité, à l’école et au collège, sinon pas de diplôme ?… Aux frais de la majorité francophone du Québec ?…

    Au lieu de laisser la liberté aux parents et leurs enfants de choisir et de s’instruire dans une langue seconde de leurs choix, à leur frais.

    Le casse pieds
    SP

  91. le 28 juin 2010 à 17:50 Jean-Renaud Dubois

    Bonjour Robert,

    Même si à travers certains chiffres de Lisée… beau travail de recherche et cela prend du temps, non?

    Après avoir relu la proposition Lisée qui débouche selon lui sur un petit nombre d’étudiants(4 000) touchés par des Cégeps seulement francophones ; je crois toujours que le plus important c’est le signal donné :
    « au Québec ça se passe en français » puisque nous sommes un Pays, du moins à en devenir et que l’on doit agir de cette façon pour sauver notre nation.

    La question qui tue : est-il trop tard ?

    J’ajouterai à vos liens les suivants :

    - http://www.ledevoir.com/societe/education/274366
    /l-exception-quebecoise

    - http://www.vigile.net/Francais-contrainte-ou-libre-choix

    ….. « Dans Bilingues deux langues officielles ? Dans la région métropolitaine de recensement de Québec, en 2006, environ 13 000 immigrants ont déclaré connaître le Français seulement, environ 12 000 le français et l’anglais. Chez les de Souches, c’est 455 mille contre 219., environ 13 000 immigrants ont déclaré connaître le Français seulement, environ 12 000 le français et l’anglais. Chez les de Souches, c’est 455 mille contre 219. » Robert

    Si j’ai bien lu, ces chiffres sont pour la région métropolitaine de recensement de Québec (2006).

    À partir de votre constat que Montréal est à risque, avez vous des chiffres pour le « vaisseau amiral » Montréal ; ainsi que sa région Métropolitaine où s’installe de plus en plus d’immigrants?

    Depuis 2006, le québec a reçu (à part les illégaux) près de 150 mille immigrants :
    (2007 = 45 221)
    (2008 = 48 000)
    (2009 = 50 000)environ
    (2010 = ?)

    Ils se sont installés en grande majorité à Montréal et dans sa couronne.

    Bonne journée,

    JRD