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Il y a des semaines comme ça : vous mettez votre filet dans l’eau et l’actualité est d’une générosité biblique.

Je vous préviens cependant : voici un billet qui commence sérieusement, mais qui finit légèrement. Extrêmement légèrement.

Gérard Bouchard sent le besoin de répliquer aux détracteurs du rapport qu’il a cosigné avec Charles Taylor. On peut comprendre qu’il ait été piqué au vif par certains commentaires, pas tous avisés, notamment ceux faits avant la sortie du rapport.

Le problème est qu’en évoquant «certains représentants» de sa propre «famille» politique, sans préciser de qui il s’agit, des tas de gens se demandent s’ils doivent se sentir visés ou pas.

Je veux m’assurer que les choses soient bien claires. Ce rapport mérite deux reproches fondamentaux.

Oui, il critique durement le multiculturalisme trudeauiste. Mais c’est pour lui substituer un interculturalisme dont on saisit mal en quoi il est différent, hormis le rappel que le français doit être la langue commune au Québec. Pour s’en convaincre, il suffit de lire les onze principes sur lesquels les auteurs le font reposer.

Certes, la culture du groupe francophone majoritaire n’est pas niée, mais elle n’est jamais posée comme le tronc central auquel doivent venir se greffer les apports culturels venus d’ailleurs. De ce point de vue, le rapport reste dans l’esprit du multiculturalisme canadien.

Mon second reproche est que le rapport fait reposer la responsabilité de l’intégration sur les épaules de la majorité. Combien, parmi les 37 recommandations concrètes, demandent quelque chose de plus à l’immigrant ?

Il est vrai que, théoriquement, c’est la majorité qui fixe les règles de la vie collective. Mais il aurait fallu affirmer avec force que s’établir dans un nouveau pays, c’est accepter de laisser une partie de son bagage culturel à l’entrée.

Aucun peuple n’est parfait, et bien des choses pourraient être faites mieux ou autrement. Mais tout le rapport dégage une odeur très claire : la majorité n’est pas assez ouverte et n’en fait pas encore assez. Et c’est deux fois faux.  

                                                         Hilarant !

Changement de sujet : Justin Trudeau nous avait déjà dit, souvenez-vous, que les unilingues étaient «paresseux» et que le Québec n’était pas une nation.

Il nous apprend maintenant qu’un extra-terrestre qui deviendrait citoyen canadien serait protégé par la Charte puisque celle-ci ne tient pas compte de notre «planète d’origine».

J’ai déjà déploré la place disproportionnée de l’humour au Québec. Mais nous ne bouderons pas une recrue au talent si évident.

Courez voir http.//justin.ca/ et cliquez sur la vidéo où cet olibrius se présente. Quatre minutes de pur divertissement. On se pince.

Justin, qui déteste la «politique partisane», veut «adresser» (sic !) la «montée de l’intolérance entre les peuples». Mais il est plein d’espoir car, voyez-vous, il sent un «awakening» chez les Canadiens. Un peu plus et il se met à léviter.

Sur le site d’une firme qui le propose comme conférencier, j’ai aussi appris que le candidat libéral dans le «compté» (re-sic!) de Papineau est préoccupé par «l’autonomisation» (re-re-sic!) des jeunes et fait aussi «parti» (re…etc. !) de divers regroupements écologistes.

J’oubliais le plus important : il a fait beaucoup de planche à neige à Whistler. Avouez, vous êtes jaloux, hein ?

38 réponses à “Bouchard, Justin et les extraterrestres.”

  1. le 11 juin 2008 à 11:03 Simon Robert

    M. Facal,
    À mon avis B&T ont raison de dire que l’intégration des immigrants est en majeure partie la responsabilité des Québécois eux-mêmes.
    Nous sommes là à attendre la bénédiction des commissaires pour nous dire que nous avons le droit d’exister comme peuple.

    Écoutez, on a tellement peur de passer pour raciste lorsqu’on veut établir des règles claires! On a un sérieux problème de «confiance en nous» au Québec :
    - Ais-je vraiment dit «Nous»? Hé ho, on ne peut pas dire ça, ici; on va passer pour un peuple qui veut exclure des gens, les «eux». Tous les peuples de la terre peuvent dire «nous» mais pas ici, au Québec, car ce sera perçu comme étant exclusif. Pathétique!
    - «La langue française est une valeur non-négociable». Mais on ne va pas renforcer la loi 101 quand même; holaaa, on va passer pour intolérant et fermé sur le mooôôonde!
    - «La laïcité des institutions est une valeur non-négociable». Mon on ne va pas retirer le crucifix au dessus du siège du président de l’assemblée Nationale (Nation neutre et laïc, président de TOUS les Québécois) pour le mettre dans un musée; ben non, on va passer pour des fossoyeurs du patrimoine religieux.

    Comment voulez-vous, après ça, qu’un immigrant veuille s’intégrer à un peuple aussi schizo?

  2. le 11 juin 2008 à 11:06 LB

    Note:
    L’adresse de Justin est http://justin.ca (: au lieu de .)

  3. le 11 juin 2008 à 13:05 Mathieu D

    M. Facal,

    J’aimerais bien vous voir débattre avec M. Bouchard dans une tribune quelconque, ce serait sûrement très intéressant. Néanmoins, vous ne me convainquez pas et je reste doublement d’accord avec Gérard Bouchard.

    1) Vous voilà maintenant à critiquer le modèle interculturel… Il me semblait pourtant vous avoir déjà lu dénoncer l’approche multicultuelle canadienne et prétexter qu’il existe un consensus au Québec autour d’une approche dite interculturelle. Cette approche, que Bouchard et Taylor n’ont fait que clarifiée, institue le français comme langue commune des rapports interculturel, met un accent sur l’intégration et préconise les interactions. Déjà là, il me semble y avoir une nuance avec l’approche de la « grande mosaïque multiculturelle » de P-E Trudeau, que plus d’un ont qualifiés de ghettoïsante, non? De toute façon, quelle est l’alternative?

    2) Vous reprochez également au rapport de ne pas affirmer avec suffisamment de vigueur que « s’établir dans un nouveau pays, c’est accepter de laisser une partie de son bagage culturel à l’entrée. » C’est vrai que les recommandations s’adressent à la société d’accueil et que plusieurs me semblent un peu trop prudentes. Néanmoins, le rapport rappelle qu’il existe aussi des balises à l’obligation – légale – d’accommodement. Notamment la notion de contrainte excessive (elle aussi légale, mais plutôt récente et mal définie par la jurisprudence).

    Vous avez raison de relever que « nous » sommes une nation ouverte et accommodante, mais je ne vois pas en quoi cela vient contredire les conclusions de MM Bouchard et Taylor. Un malaise identitaire est peut-être à la source de cette divergence (le fameux « nous »). J’aime bien le point de vue de M. Bouchard que je reproduis ici :

    « a) tous les habitants du Québec sont des Québécois qui, ensemble, forment une nation spécifique; b) il y a une identité québécoise en formation depuis quelques décennies, nourrie principalement de la tradition francophone, c) il faut en priorité fortifier cette tendance qui tend à supprimer ou à atténuer les clivages ethniques eux-nous »

    Ce que je me demande, c’est pourquoi les critiques les plus sévères du rapport viennent presque exclusivement de la famille souverainiste?

  4. le 11 juin 2008 à 13:52 Joseph Facal

    Tout dépend, mon cher Mathieu D, de la façon dont on définit l’interculturalisme.

    Mon problème avec la définition de B et T est que, telle que je la comprends, elle se résume à ceci : interculturalisme = multiculturalisme + loi 101. Cette interprétation est d’ailleurs confirmée par Daniel Weinstock dans son article de La Presse d’aujourd’hui que je vous invite à lire si ce n’est fait. Une lecture attentive du rapport n’autorise d’ailleurs pas beaucoup d’autres interprétations.

    En soi, «interculturalisme» n’est d’abord qu’un mot, qu’une étiquette. C’est le fond, le contenu qui compte. Je n’aurais aucune difficulté avec le terme s’il désignait une philosophie établissant la centralité de la culture historique de la majorité francophone qui, en passant, n’est pas figée. Mais dans cette évolution (puisque la culture québécoise d’aujourd’hui n’est pas celle de 1950), il me semble que c’est à celui qui vient ici de faire le gros du chemin plutôt que l’inverse. Quand ma famille et moi sommes arrivés ici il y a déjà longtemps, il ne nous serait même pas venu à l’idée de réclamer que les «autres s’ouvrent à nous».

    C’est d’ailleurs cela la trame fondamentale de l’immigration depuis des siècles…jusqu’à la montée toute récente (30 ou 40 ans, pas plus) de discours qui, sous couvert d’ouverture généreuse, carburent en fait à ce vieux fond de culpabilité occidentale. Et lorsque l’ouverture rime avec l’effacement, je ne marche plus.

  5. le 11 juin 2008 à 16:16 Mathieu D

    Mmmh… Ok… Je ne suis pas sûr de bien saisir l’application concrète de la nuance que vous faites : centralité de la culture historique de la majorité francophone (Facal) VS identité québécoise en formation nourrie principalement de la tradition francophone (Bouchard). J’y vois deux façons de percevoir et de décrire une même réalité.

    Je suis d’accord avec vous sur le fond : la culture majoritaire de la société d’accueil n’a pas à « s’effacer » devant la culture des nouveaux arrivants, sous prétexte d’ouverture. Pour moi, c’est l’évidence, mais l’évidence mérite parfois d’être rappelée. Et si je comprends votre point, vous dénoncez un vieux fond de culpabilité occidental, donc pas unique au Québec… Une tolérance généralisée aux excès d’une minorité d’immigrants.

    N’empêche qu’en clarifiant leur conception d’une approche interculturelle, B-T viennent quand même répondre à un malaise de la « majorité-minoritaire » : au Québec, c’est le français – et non un choix entre l’anglais et le français – qui encadre les échanges interculturels. Et si vous n’y voyez que l’approche multiculturelle canadienne additionnée de la loi 101, les auteurs du rapport mettent quand même l’accent sur l’intégration des groupes ethnoculturels à la « nation québécoise » par des interactions soutenues… en français.

    Peu importe nos différentes interprétations. Entendons-nous au moins que l’important, c’est la façon dont le politique récupérera les recommandations. Ce qu’on en fera de tangible. De la façon dont c’est parti avec la dynamique de gouvernement minoritaire, parions que ça ne donnera pas grand-chose. Malheureusement.

    PS : Concernant l’article de Daniel Weinstock, on peut difficilement le contredire lorsqu’il affirme que le rapport « ôte aux souverainistes certains de leurs principaux arguments ». Toutefois, j’y vois aussi une tentative désespérée de sa part pour défendre l’approche multiculturelle canadienne. Si le multiculturalisme était un outil d’intégration efficace, me semble qu’on le saurait. Cela dit, je continue peut-être à « croire à une vision caricaturale de ce qu’est en fait le multiculturalisme canadien ».

    Peut-être que si Justin m’expliquais, je « m’awakerais » aussi… Il est tellement open et cool :)

  6. le 11 juin 2008 à 19:35 RenéP.

    Multiculturalisme, interculturalisme ne sont que des concepts utilisés pour détourner l’attention des québécois de l’essentiel à savoir que NOUS les québécois constituons un peuple au même titre que tout les autres peuples de la terre avec les droits et responsabilités qui lui sont inhérents.
    Le temps que l’on passe à parler des intérêts des autres nous fait mettre de côté nos propres intérêts. Ne serait-il pas plus convenant de retenir l’approche « peuple » comme le font les autres pays de cette planète? Nous sommes un peuple, nous sommes chez nous au Québec, nous accueilleront les gens de d’autres ethnies qui voudont bien venir vivre avec nous à nos conditions. Si à Rome on vit comme les Romains, à Paris comme les Parisiens et à Athène comme les Athéniens, au Québec on vit comme les Québécois. C’est une règle élémentaire de respect à la quelle tous les immigrants doivent se soumettre et ce dans tous les pays de la planète. Ceux qui ne veulent pas respecter cette règle de politesse n’ont qu’à ne pas sortir de leur pays. Cela est tellement évident qu’il me semble qu’on ne devrait même pas se poser la question. Toute personne qui vient s’établir en permanence au Québec doit devenir québécoise à part entière. Tout ce que nous avons à faire comme peuple d’accueil est de bien nous faire connaître de ceux qui envisagent venir s’établir au Québec:qui nous sommes, notre histoire, nos valeurs, nos lois, nos objectifs, nos facons de faire,etc…Si ce que nous sommes plaît aux immigrants, ils s’intègreront avec plaisir et facilité. Si ca ne leur plaît pas, ils ne viendront pas, c’est tout. C’est la même chose pour tous les citoyens de la terre: on va visiter les pays qui nous attirent et on ne visite pas ceux que nous n’aimons pas. C’est la même chose lorsqu’il s’agit de s’établir de facon permanente.

    La Commission B-T n’a fait que rapporter ce que le gouvernement de Jean Charest voulait entendre: le peuple québécois n’est qu’une chimère, les immigrants qui viennent s’établir au Québec sont plus importants et ils revient aux québécois de souche de mettre de côté leurs propres intérêts pour s’ouvrir à eux i.e. de s’adapter à eux. Ainsi, il sera beaucoup plus facile pour le Canada de contrôler des groupes multiethniques similaires à ceux du ROC que de devoir faire face à un peuple caractérisé, bien défini, québécois i.e. de langue francaise.

  7. le 11 juin 2008 à 19:35 Le contribuable fatigué

    J’ai aussi tiqué un peu lorsque j’ai lu la réplique de M. Bouchard; peut-être que son idée aurait été mieux véhiculée si elle avait été énoncée plus brièvement(?). Évidemment, quand une commission a couté 5M$, un rapport de trois pages aurait été descendu en flammes (ça prenait 310 pages et un résumé et ….).

    Mais comment se fait-il que ceux que nous élisons pour gouverner n’aient pas été capables de faire ce pourquoi nous les élisons (?): solutionner la problématique (si tant est qu’elle existait) dans un souci d’équité citoyenne à la lumière de l’existence d’une majorité francophone d’origine canadienne-française auquelle les immigrants qui arrivent doivent s’intégrer, mais tout en conservant, à leur convenance et selon un principe d’accommodement raisonnable, leurs religions et cultures respectives? Dans le fond, leur demander d’accepter un pacte social applicable sur le territoire québécois? On peut poser plusieurs hypothèses, mais l’incurie me semble la plus plausible….

    Mais sur le fond, Justin a raison:
    Il n’y pas de nation québécoise ;-)

    Je l’ai expliqué la semaine dernière; le problème existe parce qu’il est fort mal posé; parler d’une nation définie par la limite géographique d’une entité politique est une sorte d’oxymoron, un paradoxe. Voilà pourquoi nous nous embourbons.

    Posons la question autrement pour l’illustrer: y a-t-il une nation saskatchewanaise? Combien de temps aura-t-il fallu pour que les Canadiens (au sens ou l’entendait Murray en 1760), séparés par des frontières artificielles crées en 1867, deviennent respectivement des nations québécoise, new-brunswickoise, nord-ontarienne, etc.?

    Un extraterrestre qui retourne chez lui conserve-t-il sa nationalité canadienne?

  8. le 12 juin 2008 à 8:55 Joseph Facal

    Vous soulevez, mon cher Mathieu D, de bons points. Mais vous savez, on aura beau dire et beau faire à propos 1) de l’«interculturalisme» québécois qui se distinguerait supposément du multiculturalisme canadien, 2) du français «langue commune» au Québec et 3) que c’est le Québec qui sélectionne la majorité des immigrants, l’immigrant, lui, dans la vraie vie comme on dit, n’est ni fou ni dupe : il sait parfaitement qu’il arrive au CANADA, c’est le CANADA le pays que lui a choisi (et non le Québec, il suffit de leur parler), c’est le CANADA qui lui donne une deuxième chance dans la vie, et c’est au CANADA qu’il prête serment d’allégeance.

    Croyez-moi pour l’avoir vécu, c’est puissant, très très puissant, et il y a une fabuleuse part d’illusion dans le fait de croire qu’une politique québécoise puisse contrer toutes les conséquences concrètes qui découlent de ça. Évidemment, ce n’est pas une raison pour ne pas essayer de faire plus et mieux. Salutations.

  9. le 12 juin 2008 à 14:55 vindictater

    En tout cas c’est rafraichissant d’entendre a nouveau le bon vieux franc parlé de Parizeau. Apres tout ce dédale d’intangible et de bouillie intélo, Parizeau sans détour clarifie et vulgarise beaucoup mieux ce débat. On veut du clair, on veut du concret sans créer de grosses vagues et surtout sans répeter les erreurs de pays qui on été confonté au meme probleme plus
    tot.

    Quand a notre ami « billingual » et bien il est de la meme race que Dion, franchement déconnecté et perdu dans le mirage unifolié. C’est vrai qu’a regarder sa présentation c’est drole de le voir se « craire » de meme.

  10. le 12 juin 2008 à 16:02 jean jacques

    M. Facal a raison: Un francais ou un uruguayen ou un arabe vienent ici, au Quebec, province du CANADA. Ils y se retrouvent au milieu d’un debat souveraniste- nationaliste ou ils ne trouvent pas leur place. Pour des raisons tres pratiques, ils vont etre federalistes -parce que c’est plus simple de garder un pays que de s’ aventurer dans l acreation d’ un neuf. La langue parlee c’est pas importante -ils pourraient choisir le chinois, si c’etait le cas.

    Alors, c’est une seule solution (vue par PQ) pour que le Quebec choisisse son immigration – que le Quebec devienne independant.

    Mais, la vraie question: quel immigrant serait venu dans le pays du Quebec? Oui, le Quebec aura le droit de choisir ses immigrants. Mais les immigrants aussi auront le choix de partir ailleurs!

  11. le 13 juin 2008 à 12:13 francois Aubin

    Un autre commentaire très pertinent de Jean-Jacques. Si on se fit au fait que tous les pays occidentaux font face au problème de l’immigration, on peut dire que le Québec pays seraient capable d’en attirer quelques uns. Mais j’obliais Monsieur J-J que les souverainistes sont tellement racistes, fermé d’esprit et tous les autres défaux du monde que les immigrants vont désormais préférer l’europe de l’est ou l’amérique du sud, même l’Afrique plutot que d’affronter ces souverainistes au pouvoir. Est-ce que ce sera une dictature? est-ce que ce sera une répétition des exterminations comme dans la deuxième guerre mondiale? Jean-Jacques, Répondez moi svp !! Et aller y encore une fois de votre solide argumentaire !!

  12. le 13 juin 2008 à 13:35 Normand ajoindre

    Bonjour Monsieur Facal,

    Dans les pays non régis par une dictature, où l’on peut s’exprimer librement, tout le monde a le droit d’exprimer ses idées, y compris celui qui réfute l’idée d’un autre. De plus, il n’y pas de loi ou de règlement (le code implicite du savoir-vivre semble de plus en plus délaissé) qui encadre la façon de s’exprimer (en autant que l’on ne verse pas dans le libelle diffamatoire ou que l’on ne porte pas atteinte à la vie privée). On tolère les jurons et les mots à connotation obscène. La nouvelle vague, c’est d’afficher une forme de mépris vis-à-vis le « sacré » comme par exemple certaines traditions, les croyances religieuses, des mots comme « morale », etc. Je m’abstiens de parler de qui que ce soit. Vous qui lisez les blogues des autres, des lettres du « lecteur » et écouter « les ondes », j’en suis sûr, beaucoup de noms vous viendront en tête.
    Que l’on puisse s’exprimer ouvertement et que l’on profite des media comme courroie de transmission de nos idées, cela est très sain dans une démocratie car, comme en chimie, plus il y a de molécules, plus il y a de réactions et ainsi, plus nous serons au courant de données pouvant éclaircir une situation, mieux éclairés serons-nous au moment des avenues à choisir.

    Nous tous qui nous exprimons, soit pour suggérer le meilleur point de vue, soit pour aider un congénère à mieux comprendre, soit pour essayer d’annuler ou réduire la portée d’un argument ou le prestige d’un congénère identifié comme adversaire afin, toujours, d’aider nos congénères (les protéger contre des « faussetés » ou une mauvaise influence), est-ce que nous nous sommes, lors de ces interventions, préoccupés par les valeurs d’objectivité et d’honnêteté intellectuelle ?

    Ces deux grands penseurs instruits et en lutte continuelle avec les passions humaines ont été fidèles à eux-mêmes, ils ont toujours tenu compte du principe d’égalité entre les hommes. Vous admettrez que, quand on est tributaire d’une conviction, tous nos points de vue en sont imprégnés. Leur rapport est sorti, mais voilà que nos futurs nominés pour le prix Nobel sont contestés de tout bord tout côté. Les arguments les plus forts des adversaires ont rapport au fait que les deux consultants n’auraient pas tenu compte de différents aspects très importants, comme ceux exprimés par Jacques Parizeau dans le Journal ces jours-ci. Je mentionne l’intervention de Monsieur Parizeau pour donner un exemple de contre-attaque d’arguments.

    Quel est l’objectif de nos interventions quand nous nous exprimons dans les débats ? Des valeurs sont défendues mais sont-elles intégrées dans un discours qui repose sur les principes de l’objectivité et d’honnêteté intellectuelle ? Quand, dans un débat d’idées, quelqu’un contre-attaque, la personne d’expérience évaluera au préalable l’opinion qui règne. Elle consultera aussi les textes émis par d’autres analystes. Elle ne se gênera pas pour y puiser des arguments ou s’inspirer d’approches. Cela est de bonne guerre, ce n’est pas du plagiat. En passant, les blogues sont de bonnes sources d’information, ne soyez pas surpris si à un moment donné vous retrouvez un extrait de votre texte de blogue rapporté dans un rapport ou une revue spécialisée; des organismes de recherche offre ce service et effectue ce genre d’ « épluchage » suite à des commandes d’analystes.

    La personne qui contre-attaque, pensez-vous qu’elle ne fait que répondre à un besoin d’exprimer son point de vue ? Plus souvent qu’autrement, le sujet est relié à un dossier auquel elle s’intéresse depuis longtemps. Et, ainsi, son objectif d’intervention provient, plus souvent qu’autrement, de valeurs à la base de son engagement vis-à-vis une cause, une allégeance ou autre alliance. Donc, dans la présentation de ses arguments, celle-ci fera en sorte que ce qu’elle exprime soit conforme avec ces valeurs-là et ces engagements-là. On appelle ça le parti-pris. Oui, ce sont nos affiliations, nos allégeances qui nous guident sur le plan de nos objectifs quand nous nous exprimons. Chacun de nous, nous ne nous exprimons pas librement. Nous sommes engagés pour une cause, nous nous conformons loyalement aux implications de nos allégeances. Ensuite, nous nous surveillons afin de ne pas nous contredire quand nous exprimons nos idées, de ne pas faire d’erreurs dans nos explications ou dans les faits auxquels nous nous référons et ne pas faire de faux raisonnements.
    Reste-t-il de la place pour l’objectivité et l’honnêteté intellectuelle ? Où trouverons-nous la vérité ? Probablement que je ne vous apprends rien si je dis que la vérité, hors la réalité, n’existe pas. Les idées qui sont exprimées n’ont de valeur vraiment que dans ce qui en résultera dans la réalité. Nous sommes maintenant très loin de l’objectivité et d’honnêteté intellectuelle, n’est-ce pas ?

    Dans l’univers, c’est plein de possibilités, chez l’homme, c’est plein d’idées. La vraie réalité c’est ce qui existe, comme en chimie, mettez les molécules que vous voudrez, après la réaction chimique, ce qui en résultera sera la réalité. La réalité ne dira pas « telle molécule n’aurait pas dû être là pendant la réaction chimique ».

  13. le 13 juin 2008 à 15:27 Serge

    Nous sommes un peuple, nous sommes chez nous au Québec, nous accueilleront les gens de d’autres ethnies qui voudront bien venir vivre avec nous à nos conditions. Si à Rome on vit comme les Romains, à Paris comme les Parisiens et à Athènes comme les Athéniens, au Québec on vit comme les Québécois. RenéP. le 11 juin 2008 à 19:35  

    Le souci… C’est simplement que le régime politique canadian, ainsi que tous les partis politiques et leurs électeurs du Québec entretiennent, non pas une, mais deux sociétés d’accueil au Québec.

    Une société de langue et de culture française, la majorité
    Une société de langue et culture anglo-canadienne, la minorité.

    La première accorde des droits d’égalité et donc de majorité à la deuxième, peut importe le rapport démographique de 82%/8%.
    Elle subvention par milliards à même ses impôts les institutions parallèles, indépendantes et unilingues de la deuxième.
    Elle lui accorde le droit de travailler dans sa langue.
    Elle ne démontre aucune volonté d’intégration, au fil du temps, de cette minorité anglo-canadienne.

    Dans ce cas…
    Vous, du peuple majoritaire, que voulez-vous que les immigrants comprennent lorsque vous dites en plus «Toute personne qui vient s’établir en permanence au Québec doit devenir québécoise à part entière» ?…
    C’est quoi, ça ?… Quelle part ?… La première ou la deuxième ou un mélange incompréhensible des deux ?…

    C’est bien vous, la majorité, qui avez accueilli chez vous les parents de la ministre anglophone antillaise Yolanda James, non ? Et, c’est bien vous, le francophone, qui avez payé pour l’éducation supérieure et l’intégration de leur fille à la minorité anglo-canadienne de Concordia, non ?…

    Alors, c’est quoi ça… «vivre avec nous à nos conditions» ?… Quelles conditions ?…

    Quel autre peuple des 26 pays des trois Amériques accepte et paye comme vous et le PQ pour DEUX sociétés d’accueil ?
    Quel autre peuple des 26 pays des trois Amériques accepte comme vous et le PQ une politique d’intégration «anglo-américaine» des immigrants francophones qui ont choisit le Québec ?…
    Quel autre peuple des 26 pays des trois Amériques demande aux immigrants reçus d’apprendre la culture et la langue de la majorité, pendant que leurs enfants sont obligés d’apprendre dès l’âge de six ans la langue et culture de l’anglo-saxon canadian, à l’école et au collège de langue française ?…

    Non mais… Les immigrants aimeraient savoir. C’est quoi l’identité et appartenance de ce peuple, René ?

    Pendant ce temps, la cheffe du PQ, Pauline Marois, après avoir élevé et éduqué ses enfants à l’image de Justin Trudeau, déclare le «bailingue» la langue de fait de tous les enfants Québécois. Et s’inscrit elle même, par surcroît, à des cours d’anglo-américain comme les immigrants du CACI ?… Alors ?…

    Il est vrai que, théoriquement, c’est la majorité qui fixe les règles de la vie collective. Mais il aurait fallu affirmer avec force que s’établir dans un nouveau pays, c’est accepter de laisser une partie de son bagage culturel à l’entrée. (11 juin 2008 par Joseph Facal)

    Ciel d’Afrique et patte de gazelle !… Ça recommence !…

    Qui fixe les règles de la vie collective, au Québec, Joseph ?… Quand les indépendantistes, nationalistes et souverainistes péqouistes, eux-mêmes, assurent leur autominorisation en entretenant une deuxième société d’accueil anglo-canadian, dans leur territoire de naissance !!!…
    Je n’y comprend plus rien…
    sp

  14. le 14 juin 2008 à 11:53 RenéP.

    A Serge

    Je suis tout-à-fait d’accord avec le fait qu’il soit très contracdictoire de maintenir une approche bi-culturelle au Québec et cela ne peut qu’être très perturbant pour les immigrants qui désirent s’établir au Québec: ils recoivent des messages contradictoires. Mais, si c’est comme ca, ce n’est par par choix du peuple québécois, c’est parce que la Constitution Canadienne nous y oblige. C’est une raison fondamentale pour laquelle le Québec doit devenir un pays indépendant afin qu’il puisse affirmer sa nature propre.
    Vous demandez ce qu’est un québécois? Pour le moment, un québécois est un citoyen habitant le territoire québécois dominé par la dictature canadian. Ce n’est par parce que nous ne sommes pas libres présentement que nous n’existons pas. Les cubains subissent la dictature castriste mais n’en sont pas moins cubains pour autant. C’est la même chose pour nous. La différence entre Cuba et Québec est dans le fait qu’à Cuba, le pays (le territoire) est libre mais le peuple ne l’est pas alors qu’au Québec, les ciyoyens, sur le plan individuel, sont libres mais le peuple (territoire) ne l’est pas puisque soumis depuis la conquête au Canada.
    Ainsi, devenir québécois à part entière implique au départ que la personne reconnaisse la nécessité pour les québécois de se libérer de la tutelle d’Ottawa. Si la personne ne reconnaît pas cela, elle devrait logiquement s’établir au Canada plutôt qu’au Québec. Alors, les gens des autres pays qui choisissent le Québec et veulent s’associer aux québécois pour faire du Québec un pays sont les bienvenus. Ceux qui préfèrent aller s’établir au Canada est également un bon choix. Mais venir s’établir au Québec en voulant vivre au Canada constitue une erreur d’orientation. Une erreur, ca se corrige une fois qu’on en est conscient.

  15. le 14 juin 2008 à 23:08 jean jacques

    @ Francois Aubin
    Excuse pour le delai – trop de foot (soccer) a la tele ce temps-ci…
    Un immigrant va choisir toujours un pays avec un regime democtratique clair et avec un systeme economique performant. Que les souverainistes soient racistes ou pas, democratiques ou pas – on ne le sait pas. Un immigrant va pouvoir choisir evidemment un Quebec independent francophone, autant qu’ il soit stable et accueiilant.
    Si le Quebec se declare independant demain matin, ca va prendre environ 5 ans au moins juste pour savoir quel sorte d’ etat on va avoir. Je garanti que pour ces 5 ans au moins, les immigrants vont pas choisir le Quebec.

  16. le 15 juin 2008 à 19:54 francois Aubin

    @ Jean-Jacques

    Je suis d’accord avec vous sur le fait que la souverainneté entrenera une période d’instabilité politique plus ou moins forte mais je crois que vous exagérer un peu la menace. Dans un état de droit ou les gens ont intégré depuis des décennies les principes démocratiques, il serait surprenant de voir un énorme dérapage. Même les fédéralistes québécois voudraient rapidement passer à autre chose advenant la souverainneté du Québec. La preuve est le document signé par un grand nombre d’homme d’affaire fédéralistes et de leaders fédéralistes appelant à respecter la décision du référendum de 95. Pour ce qui est des immigrants, évidemment plusieurs opteront pour tenter d’immigrer ailleurs mais avec le nombre incroyable de demande annuels actuels, il est clair qu’il y aurait toujours un nombre important d’immigrant qui choisirait le Québec sans aucun doute. La réalité est que advenant la souverainneté, les choses concrètes restent les même, nous allons toujours aller travailler le lendemin matin et la société et les services sociaux et d’accueil existeront toujours. Les fédéralistes aiment mieux parler de partition et de cahos économique en éxagérant la menace pour faire peure à la population et cela à toujours très bien fonctionné jusqu’à présent.

  17. le 16 juin 2008 à 9:40 jean jacques

    1.Les candidats a l’ immigration veulent partir au Candada. Pas au Quebec
    2.LE moment ou la souverainete sera prononce, un grand nombre d; immigrants recus et anglophones vont quitte l’ ex – province
    3.Dans les regions hors Montreal les immigrants sont vus en generale comme des extra-terestres. Les gens en sont ignorants et craintifs, ce qui fait ques les immigrants ont eu des difficultes a s’ y integrer.
    4. Il y aura des problemes teritoriaux avec les premieres nations et avec les autres provinces, qui n’ accepterons pas les frontieres actuelles.
    5. Tres important aussi – meme si en theorie, 50%+1 est plus grand que 50%-1, pour batir un pays t’ a besoin d’ un effort soutenu et engagee par une grande majorite.
    SI je veut me batir une maison, et moi, ma femme et mes deux enfants votons moitie-moitie pour le projet, c’est mieux de ne pas commencer le travail – au moindre probleme, ceux qui ont vote « NON » vont dire  » I TOLD YOU IT WILL BE HARD! ». MEme chose pour le referendum. Ca prend un tendence generale, une aspiration globale de la soiciete pour l’ independance pour pouvoir le faire comme il faut. Moitie-moitie ca marchera pas.
    6. Il n’ y aura pas de referendum gagnant anyway dans les prochains 10 ans…ici on parle juste pour s’ amuser, et les PQ-istes esperent garder la flamme allumee, c’est tout. Mais a cause des permanents discussion sur le sujet, il y a des fortes hesitations de la part des investisseurs.
    7. SI on regarde un peu dans l’ histoire recentes, jusqu’aux annees 70, Montreal etait la vraie capitale economique et culturale du Canada. Tout y etait – festivauz, vedettes, evenements, banques, compagnies etc. Depuis, Toronto a pris la releve, et MOntreal est a la baisse. Les compagnies importants ont demenage leur siege social a Toronto – incluant Bombardier.
    Ici on reste avec Couche Tard et Videotron.
    Qu’ errive-t-il si le Quebec se separe?? I’m affraid to think
    8. Quelle sorte de societe vont batir les PQ-istes une fois le pays souverain?? La majorite ont une pensee colectiviste – l’ individu est moins important que le peuple…. Qu’ arrivera avec les ex- federalistes et les immigrants – qui sont considere deja des traitres et des « causes du mal »….

  18. le 16 juin 2008 à 9:43 Pierre

    si j’essaie de visiter justin.ca à partir du bureau, le filtre WebSense de l’entreprise m’en refuse l’accès en me donnant le message suivant:

    ————————————————-
    Accès interdit

    L’accès à ce site est interdit.

    Veuillez communiquer au centre d’assistance pour plus d’information.

    Raison/Reason : The Websense category « Sex » is filtered.

    Lien/URL : http://justin.ca/
    ————————————————-

    Moi je pense qu’on l’a « hacké » héhé :)

  19. le 16 juin 2008 à 11:16 ymdelisle

    Pour les immigrants, le nouveau pays c’est le Canada , pas le Québec. M. Facal, quand votre famille a choisit de venir s’installer ici, sur quelle base la décision fut elle prise? Venir au Québec ou au Canada, et pourquoi?.

  20. le 16 juin 2008 à 11:37 Joseph Facal

    Honnêtement, mon cher YMDelisle, nous venions au CANADA (c’est justement mon point…et le vôtre). Nous cherchions un pays où l’on pourrait vivre en français, puisque mon père parlait déjà cette langue, et il lui semblait que les choses y seraient plus simples qu’en Europe. Je crois que nous ne réalisions pas vraiment, à ce moment, à quel point le Québec était (avec le N-Br. et une petite partie de l’Ontario) le seul endroit où l’on peut vraiment vivre en français au Canada.

  21. le 16 juin 2008 à 11:40 vindictater

    @ Jean Jacques

    Dans un message précedent tu t’excusais du délai de ta réponse a cause de l’euro qui se joue a la télé présentement (excellent tournoi jusque ici). Et bien cela en est une raison fondamentale pour l’indépendance du Québec qui se joue sous tes yeux. La premiere chose qu’on remarque c’est la fierté du pays qui anime tout les joueurs et les spectateurs présent, ca creve les yeux y’a des drapeaux partout. Malheureusement, nous en tant que sous-peuple sans pays on ne pourra jamais gouter au plaisir d’une grosse victoire ou d’un but magique par un des notres. Pourtant l’Europe de nos jours meme si tres divisé dans le passé, jouit aujourd’hui d’un espace économique commun tout en gardant une bonne dose de souvrainté pour chaque pays faisant parti de l’union. C’est exactement ce que nous les souvrainistes on demande, honnetement tu penses que cet objectif n’est pas noble? Tu ne crois pas au droit d’un peuple d’avoir sa propre fierté nationale?

  22. le 16 juin 2008 à 13:27 daveyy

    Je vous l’avais dit que les souverainistes considèrent tous les fédéralistes comme non-québécois « à part entière ». Si le ridicule pouvait tuer RenéP serait déjà mort. Alors là mon cher RenéP vous ne voyez même pas le ridicule de vos propos.

    « Ainsi, devenir québécois à part entière implique au départ que la personne reconnaisse la nécessité pour les québécois de se libérer de la tutelle d’Ottawa. Si la personne ne reconnaît pas cela, elle devrait logiquement s’établir au Canada plutôt qu’au Québec. »

    Si ça vaut pour les immigrants, ça vaut pour les habitants aussi, non? Autrement dit, tous les québécois qui ne sentent pas la tutelle maladive d’Ottawa ( la majorité, selon les sondages) devraient s’établir au Canada ! Bravo RenéP , une fois que nous serons tous partis, vous pourrez enfin gagner votre référendum. Quelle belle logique méprisante! C’est pas à se demander pourquoi vous et votre tribu de victimes enragées ne réussissent pas à convaincre les Québécois de vous suivre.

  23. le 16 juin 2008 à 13:32 daveyy

    « La différence entre Cuba et Québec est dans le fait qu’à Cuba, le pays (le territoire) est libre mais le peuple ne l’est pas alors qu’au Québec, les ciyoyens, sur le plan individuel, sont libres mais le peuple (territoire) ne l’est pas puisque soumis depuis la conquête au Canada. »
    RenéP (encore)

    Bravo mon René, les Cubains sont pas libres mais vivent dans un territoire libéré. Libéré de quoi au juste, s’ils sont encore prisonniers? Mais nous au Québec, enfin nous sommes libres mais vivons dans une prison. Essayez-donc d’expliquer cela à un enfant de 6ième année.

  24. le 16 juin 2008 à 17:33 jean jacques

    @vindictater
    Je comprends bien la fierte nationale, et l’ aspiration des certains de Quebecois de constituer un pays.
    Mais, voila, une autre bonne partie des Quebecois preferent etre canadiens….
    Alors, il semble qu’ on a ici deux peuples:Les Quebecois (qui se considerent un peuple separe du ROC) et les Canadiens francais! (pour ne pas parler des autres Quebecois – canadiens anglo ou allo phones)
    Que faire alors?

    Pour moi, le Quebec comme etat democratique et prospere serait un choix correct, c’est que me derange c’est: 1.la division de la population sur le sujet, ce qui rendra tres difficile la transition 2. L’ incertitude de l’ avenir democratique ou economique du Quebec libre.
    (trop de souverainistes que je connais ont des approches exclusivistes, racistes, communistes, colectivistes…).
    Si le PQ ou un autre parti serait capable de proposer un projet souverainiste pour tous le monde d’ ici, anglophones et immigrants inclus, comme les US on fait (les 13 etats) en 1777, donc un projet de liberation de la tutelle de la metropole et un projet de societe liberale, je serais probablement pour. Mais embrasser un projet basee sur la haine, contre le « vote ethnique », anglophobe et xenophobe, NON MERCI.

  25. le 16 juin 2008 à 19:20 francois Aubin

    Franchement monsieur jean-jacques vous exagérer encore une fois. Les Péquistes ne sont ni plus raciste ni plus xénophobe que les autres. Franchement, un projet basé sur la haine…c’est pas exagéré un peu? C’est vrai qu’il y a des extrêmistes parmis les péquistes mais franchement on est au Québec monsieur Jean-Jacque. Vous savez très bien qu’il n’y a pas d’extrême au Québec mais bien un consensus. Même dans les groupes militants, c’est difficile de lever la voie. Nous sommes peut-etre la société qui déteste le plus au monde la prise de position. Imaginez un autre pays ou c’est tabou de dire dieu vous bénisse. Arretez de paniquez pour l’indépendence. Même le lendemin, les gens vous vouloir continué de faire le party et avoir du plaisir, les gens se transformeront pas soudainnement en bête politique prêt à former une milice par idéaux.

    ps. merci pour votre point numéro 7. C’est un excellent argument des souverainistes en passant. En regardant la scandinavie qui compte 4 pays et 4 métropole développé de niveau internationale et avec une population approximative de 30 millions d’habitants en comparaison à la France qui est 1 pays et qui ne compte qu’une métropole développé avec la double de la population, on en vient à la conclusion logique que les sièges sociaux et les centre de décision se passe dans 1 ville par pays et donc que la deuxième ville (montréal) ne pourra jamais se développé. Exception fait des États-Unis et de la Chine. Pour en savoir plus, vous pouvez lire le livre de robin philpot sur le référendum volé dans la section consacré à Jane Jacobs qui est une urbaniste canadienne anglaise.

  26. le 16 juin 2008 à 21:18 Jean-Renaud Dubois

    Bonjour M.facal,

    Excellent échange entre vous YM et Mathieu — qui nous font le plaisir de parler modérément, et avec respect au lieu de « vous » accuser de détruitre le Canada ou d’être un extrémiste…
    *
    Bravo à eux, c’est tellement plus agréable et même… ils reçoivent en retour une récompense celle d’une réponse! Donc …

    ***
    Les souverainistes (60% de francos de souche (et 5 à 7% de québécois allophones) savent d’où ils viennent et c’est pour cela qu’ils aspirent à aller vers ce que tous les peuples démocratiques recherchent, c’est-à-dire la liberté complète de choisir son Avenir!
    *
    Dans le cas du Québec : l’indépendance, puisque toutes les autre avenues sont cadenassés à double tours!
    Donc, il ne reste qu’à se prendre en main et « voler de ses propres ailes » ».

    ***
    Les souverainistes parlent de construire ; parle de positif ; parle de responsabilité ; parle de s’assumer pleinement! Le tout non pas contre un autre peuple(le Canada) mais pour NOUS!
    *
    Les fédéralistes nous accusent de détruire le Canada ; de repli sur soi ; de n’être pas ouvert sur le monde et sous-entendent maintenant (après « les pensions » etc…) le pire au niveau démocratique, advenant un Oui à un nouveau Pays du Québec! Quand on veux tuer son chien on dit qu’il a la rage! Il semble que ce soit de plus en plus d’actualité…
    Ils ne proposent plus rien à part la recherche de richesse ; comme s’il venaient de découvrir la pierre philosophale! Et le fruit n’est pas mûr(!)
    *
    Je peux comprendre et je respecte ceux qui pensent différemment ; même si je ne suis pas d’accord avec leur vision de l’avenir pour le Québec.

    Pour faire une analogie : quitter ses parents, fonder un nouveau foyer et se réaliser, n’est pas une mince affaire… c’est un changement qui apporte des turbulences qui exige beaucoup de caractère ; il est donc plus simple pour quelques-uns de rester à la chaleur du foyer parental.

    ***
    Pour faire un Pays c’est la même chose, toute proportion étant égale.
    *
    Si tu crois qu’il est tout à fait normal de ne pas laisser l’administration de ta maison à ton voisin ; ce sera encore beaucoup plus évident si tu crois que c’est la seule avenue qu’il te reste pour survivre en tant que « îlot Gaulois » en perte de vitesse, puisqu’il n’intègre qu’à hauteur de 46% ses immigrants. Ce « Nous » francophone dont parlait Parizeau correspond «pourtant» à 80% de la population du Québec!

    ***
    Dans ma famille élargie, « nous » sommes tous québécois puisque nous vivons tous au Québec.
    Il y en a la moitié qui se disent canadiens-français en premier(ils sont fédéralistes) et l’autre partie qui se disent Québécois en premier (ils sont comme moi indépendantistes).

    À l’occasion les discussions sont chaudes ; mais toujours dans un climat de respect mutuel.

    C’est possible même sur ce blogue…

  27. le 17 juin 2008 à 13:31 Mathieu D

    @Jean-Renaud: L’analogie préférée des souverainistes : l’indépendance du Québec serait comme quitter le domicile parental. Le Canada serait donc la maison de papa et maman et il serait, par conséquent, normal d’aspirer à l’autonomie. Je vous propose une contre-analogie facile : le Canada ne serait pas plutôt un système de co-location entre provinces, qui profite à chaque partie? En tout cas, les 2 dernières fois qu’on le lui a demandé, la « nation québécoise » s’en disait satisfaite.

    Je ne prétends pas que l’analogie est meilleure, ni qu’elle soit en soi un argument de poid, mais je suis tanné d’entendre que la séparation est aussi naturelle que de quitter le foyer parental.

    PS : je me considère d’abord Québécois. Je suis, probablement comme vous, d’origine canadienne-française. Et, pour le moment, le système canadien me convient.

    @ Joseph Facal : Effectivement, ce n’est pas très bon pour le projet souverainiste, des immigrants qui s’identifient d’abord au Canada… Il me semblait néanmoins que, pour le moment, l’objectif était d’assurer une pérénnité du français comme langue commune sur le territoire du Québec. Le rapport B-T est une tentative de réponse intéressante (mais imparfaite, je vous le concède) au défi de l’immigration.


    Pour changer complètement de sujet, mais pour prouver ma bonne foi à l’égard des souverainistes, je vous suggère le texte de Bernard Landry vendredi dans La Presse (Libérons-nous du pétrole) Il propose une vision politique, économique et écologique (que je préfère à celle de Marois). Je ne suis toujours pas convaincu de la nécessité de l’indépendance, mais c’est le meilleur argumentaire que j’ai entendu depuis longtemps. Il amène en effet de très bons points.

  28. le 17 juin 2008 à 14:18 RenéP.

    A daveyy,

    Vous dites: »Si ca vaut pour les immigrants, ca vaut pour les habitants aussi,non? ».
    Absolument,ca vaut pour toute personne qui ne se sent pas en accord avec le milieu dans lequel elle vit. Si je demeurais moi-même en Ontario et que je ne me sentais pas en accord avec la facon de vivre avec les gens de ce milieu, je ne demanderais pas à ces personnes de changer leur facon de faire, je partirais tout simplement m’établir ailleurs. Dans la perspective selon laquelle le Québec est un pays occupé par le Canada, je ne vois pas pourquoi je n’aurais pas le droit de dire à ceux qui sont en accord avec cette occupation, qu’il soient francophones, anglophones ou allophones, que s’ils ne sont pas en accord avec ce que nous sommes, Nous les de souche, NOUS qui sommes majoritairement pour un Québec francais dans lequel la langue francaise doit être respectée, dans lequel la langue francaise doit être la langue de travail,etc…bref, un milieu francais, d’aller vivre dans un milieu qui leur ressemble, un milieu avec lequel ils sont en accord car,ainsi, ils se sentiront mieux et nous aussi. Plutôt que de réagir de facon émotive comme vous le faites, vous devriez considérer cela calmement. C’est très logique et pas du tout méprisant. Le mépris appartient à ceux qui écrasent les autres.

    Pour ce qui est de Cuba, vous devriez savoir que les Cubains se sont d’abord libérés de l’Espagne puis des E.U.A. dont Batista le dictateur était le roi-nègre. Donc, le territoire cubain est libre mais les cubains ne le sont pas sur le plan individuel car les droits de l’homme n’y sont pas entièrement respectés à cause de la dictature castriste qui y règne encore. Je crois que vous avez de la difficulté à comprendre la différence entre l’individu et la société, les droits individuels et les droits collectifs. Un exemple: le droit individuel de parler francais au Canada existe mais le droit collectif du Québec d’exister en francais n’existe pas (la preuve: la Cour Suprême du Canada a détruit la loi 101 dans sa presque totalité). Un enfant de 6e année comprend cela. Bravo!

  29. le 17 juin 2008 à 14:44 RenéP.

    A Mathieu D
    Vous dites: « et il serait par conséquent normal d’accéder à l’autonomie ».
    Vous semblez douter de la normalité d’accéder à l’autonomie? Ai-je bien lu? J’aimerais que vous expliquiez davantage. Il me semble qu’il soit dans l’ordre des choses pour les personnes comme les institution, les organisations, les peuples de vouloir être autonomes i.e. se suffire à elles-mêmes plutôt que d’être dépendantes des autres pour vivre. Vous croyez vraiment qu’il vaille mieux vivre des prestations du BS que de vivre par ses propres moyens?

    Pour ce qui est de votre système de co-location qui profite à chaque partie, force est de reconnaître que c’est davantage le ROC que le Québec qui profite du système actuel. Non? En tout cas, le Québec se dit insatisfait depuis le début de la (con)fédération de ce système. Les québécois ont rejeté meech et Charletown qui étaient supposés être mieux que le système actuel. Alors, dire que la « nation québécoise » est satisfaite du régime Canadien est tout-à-fait faux. Un peu plus de rigueur s.v.p., la vérité a ses droits.

  30. le 17 juin 2008 à 16:00 Hubert

    Ceux et celles qui, tout comme moi, éprouvent un attachement particulier pour l’ineffable Trudeau fils (attention: ironie…) pourront se délecter en lisant l’excellent billet d’humeur publié l’an dernier par Robert Fulford, du National Post.

    http://www.nationalpost.com/scripts/story.html?id=80d9bf16-65d2-46f0-8b75-6af4881f5798&k=63195&p=1

    Bonne lecture !

  31. le 17 juin 2008 à 16:40 Jean-Renaud Dubois

    Bonjour M.facal,

    Avant d’aller à l’essentiel, c’est-à-dire à votre chronique, juste un petit mot à Mathieu : ne perdez pas votre temps à commenter mon texte, il n’a aucune valeur puisqu’il provient d’un souverainiste extrémiste!

    ***

    Vous dites M. Facal : « Gérard Bouchard sent le besoin de répliquer aux détracteurs du rapport qu’il a cosigné avec Charles Taylor. On peut comprendre qu’il ait été piqué au vif par certains commentaires, pas tous avisés, notamment ceux faits avant la sortie du rapport. »

    Je peux facilement comprendre votre sensibilité à des commentaires avant la sortie d’un rapport puisque vous avez été membre de la commission MontMarquette!
    *
    Même si je ne demande pas de réponse, je me questionne les « commentaires « pas tous avisés » avant la sortie du Rapport B-T » Je me permets d’en imaginer quelques-uns que je commente :

    1 – …… « un amendement à la charte Québécoise des droits que le PLQ a proposé bien avant la sortie du rapport ? »
    Était-ce avisé, de la part du gouvernement, de court-circuiter sa propre commission?

    2- …… « les textes coulés à The Gazette par un commissaire ou un des 15 membres du comité- conseil de la commission B-T ou par le PLQ? »
    – Sous-tenderiez-vous que cela fut peu avisé par The Gazette de sortir le plus croustillant, qui fit l’effet d’une bombe et jamais désavoué par la commission? Bizarre, non?

    3- ……..« Ceux qui ont réagi trop vite devant ce qui a semblé à « tous » une énormité » si cela s’averait vrai? »
    – Nous parlez-vous de Mario qui a trouvé le tout loufoque? : « Il a précisé par contre qu’il fallait faire une distinction entre l’à-plat-ventrisme et l’ouverture, et que si la commission demandait à la majorité de se remettre en question pour satisfaire la minorité, « ç’aura été [les audiences] une année perdue ».
    *
    - Ou bien de Pauline : « J’ose croire, disait-elle, que ce qu’on entend n’est pas dans le rapport parce que c’est en train de tourner à la caricature. Et je crois qu’avec tous les efforts qui ont été faits, avec la qualité des gens qui président la commission, il me semble que ce n’est pas possible que ce soit ce dont on entend parler maintenant. Alors, il faut déposer le rapport rapidement, c’est urgent pour qu’on cesse ce cirque ». Plus tard, à propos du retour au terme « canadiens-français », elle qui s’en est moqué en faisant une comparaison avec le « Elvis Gratton » bien connu.
    *
    Tout cela M. facal, pour vous dire que si vous ne savez pas qui visait M.Bouchard en parlant de sa propre «famille» politique : « des tas de gens se demandent s’ils doivent se sentir visés ou pas, dites-vous. »
    Nous n’en savons pas plus ceux que vous visez quand vous dites : « (…) il a été piqué au vif par certains commentaires, pas tous avisés, notamment ceux faits avant la sortie du rapport. »

    Comme vous voyez j’avais du temps à perdre avec des pécadilles…

    *****

    N.B En passant, ce rapport B-T est une catastrophe beaucoup plus grande que les 3,6 millions dépensés. Une 12ème déconstruction du Québec depuis 2003 :
    1- Avoir laisser au fédéral le contrôle des fêtes du 400ème. Quelle honte! Notre premier ministre à jouer le rôle de bouffon et il semble que ce fut avec plaisir…même si Couillard a fait une petite crise pour la galerie!

    2- Sommet de la franphonie : Québec cède le contrôle à Ottawa.
    Régie par le Conseil du trésor du Canada, l’organisation du Sommet de la francophonie n’a pas à respecter la Charte de la langue française!!!
    P.S. En 2001 Sheila Copp a ouvert les jeux de la francophonie en …..Anglais!

    Je vous reparlerai des 10 autres déconstructions du Québec…

  32. le 17 juin 2008 à 16:52 Francis

    À RénéP,

    Attendez la, je crois vous avoir mal lu, le ROC profite du Québec?? Ca vaut une explication celle-là. Dans votre future explication, tachez donc de placer la péréquation la dedans.

    Vous croyez les opinions contraires à vous sont mensongères? Je peux aussi bien dire que vous êtes menteurs en disant que les Québécois doivent être en parti satisfait du système vu qu’ils ont voté NON deux fois….

  33. le 17 juin 2008 à 17:21 RenéP.

    A Francis,

    Certainement que le Canada profite du Québec et c’est préférable pour lui de lui retourner la péréquation, qui constitue une forme de BS, et garder les investissements pour le ROC (comme cela se passe depuis les débuts de l’union des deux Canadas).Comment expliquez-vous le fait que lorsque le Québec a été moins développé industriellement que l’Ontario alors que cette dernière a profité du surplus budgétaire du Québec pour diminuer son déficit budgétaire au moment de l’union?

    Quant à votre 2e paragraphe…il est incompréhensible. Libre à vous de me traiter de menteur mais encore faudrait-il que vous le démontriez de manière intelligible.

  34. le 17 juin 2008 à 18:37 Francis

    Désolé, je ne peux m’imaginer vivre à Calgary ou Vancouver et croire vivre sur le bras du Québec. Vous croyez que les taxes payées à Ottawa servent à faire des investissement dans le ROC alors que le Québec recoit de la péréquation. Sincèrement, c’est vous que je trouve incompréhensible.

    Oui je dis que vous êtes malhonnête. Vous dites que les Québécois sont insatisfaits du système parce qu’ils ont refusé Meech et Charletown. Je dis qu’ils peuvent aussi bien être satisfait vu qu’ils ont refusé la séparation deux fois. Dans les deux cas c’est faux.

  35. le 17 juin 2008 à 21:09 Daveyy

    @Francis

    C’est inutile de contredire RenéP car comme certains souverainistes il aura toujours raison car il a la foi.

    Comparer le Québec avec Cuba, encourager tous ceux qui ne se sentent pas opprimés par le Canada à y déménager, insister sur le NOUS (en majuscules toujours) identitaire toujours victime des AUTRES ne sont que quelques signes de sa grande frustration. En fait il s’exprime comme si nous étions passés directement de l’après guerre à aujourd’hui sans avoir vécu l’émancipation sociale, économique et religieuse des Québécois francophones.

    Il parle souvent de la conquête et de l’occupation illégitime du Québec par le Canada comme les Unionistes de l’Ulster se rappellent constamment la bataille de la Boyne. On détecte chez lui une fixation morbide sur l’inégalité systémique qu’il croit encore imposée par les AUTRES. Sa réalité ne correspond en rien avec ce qui se passe quotidiennement pour le commun des mortels, mais si on se mettait à relire le chanoine Groulx et Pierre Vallières, à écouter les discours lénifiants de Gérald Larose et Léo Paul Lauzon on pourrait y croire nous aussi, à condition de rester enfermé pour éviter que la réalité du Québec moderne nous saute au visage.

  36. le 17 juin 2008 à 22:13 Mathieu D

    @Jean-Renaud: Allons, ne soyez pas susceptible! Je ne vous ai pas traité d’extrémiste! D’ailleurs, vous remarquerez que je me donne rarement la peine de commenter des propos que je trouve extrémistes… ça ne mène jamais nulle part.

    Donc je ne les trouve pas extrémistes, vos propos. Rassurez-vous et dormez en paix. :)

    Mais que dites-vous de l’analogie entre le Canada et un système de co-location? En quoi est-elle pire (ou meilleure?) que votre analogie du domicile familial qu’il faut quitter pour l’autonomie?

  37. le 18 juin 2008 à 7:10 marilou

    On peut trouver tout ce que l’on veut dans le rapport de la Commission Bouchard-Taylor, selon nos gouts, nos choix politiques, nos aspirations comme peuple,notre détermination pour faire un pays,notre dénomination, (Être ou ne pas être? ) notre racisme latent, nos préjugés,notre soif de liberté, ,,,et quoi d’Autre ? ce ne sont que des recommendations pas des obligations absolues à suivre sous peine de mort,à chacun d’y faire son choix et de vivre avec le choix des autres qui ne sont pas de notre avis,c,est cela la démocratie /:-)– et s’il faut nationaliser les gens venants des autres planètes selon le petit Justin-à-son-père,aussi bien faire une charte aujourd’hui,une fois toutes ces créatures ici, il sera trop tard pour y penser, le monde et l’univers évoluent tellement vite, ;- ) /merci,

  38. le 18 juin 2008 à 10:26 Joseph Facal

    Mon cher Jean-Renaud, pour répondre précisément à votre question, il a été fait mention dans divers médias que l’un des commentaires qui a le plus piqué au vif monsieur Bouchard fut celui à propos d’Elvis Gratton. Sans doute aurais-je dû moi aussi préciser.

    Cela dit, à la décharge de madame Marois, avouons que l’allusion au plus célèbre des colonisés québécois, si elle a pu heurter, est probablement venue spontanément à l’esprit de beaucoup de gens quand ils ont vu le retour du vieux vocable «canadien-français».

    Bon, ça suffit, changement de sujet.