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Bonjour tristesse

Gérald Tremblay demeurera donc maire de Montréal. On en pensera ce qu’on veut. Mon propos n’est pas là-dessus.

Ce qui est certain, c’est que  cette campagne électorale absolument décourageante augmentera encore un dépit et un dégoût envers la politique qui n’ont jamais été aussi élevés.

La situation n’est guère plus encourageante sur la scène québécoise. Les gens les plus corrompus dans l’industrie de la construction semblent avoir les meilleures entrées dans les milieux politiques.

Il faudra crever aussi cet abcès. Quand on le fera, allez savoir ce qu’on découvrira. Pour le reste, aucune idée, aucun projet, aucun élan.

Les cyniques sont devenus la première force politique au Québec. Il est malheureusement impossible de leur donner entièrement tort. Il faut pourtant s’accrocher à nos responsabilités citoyennes. Malgré la nausée.                                                                      

Bien sûr qu’il faut foutre à la porte les incompétents et les profiteurs, et les traîner en cour si nécessaire. Idéalement, la vraie réponse au décrochage citoyen ne devrait cependant pas être que juridique et politique. Il faudrait une profonde régénération éthique de notre vie politique.

Elle se heurterait toutefois à une immense difficulté. La politique attire de moins en moins les meilleurs, ce qui ne veut pas dire qu’on n’y trouve pas des gens de grande valeur. On assiste à une professionnalisation de la politique. Elle devient de plus en plus un métier.

Les milieux politiques sont remplis de gens qui y demeurent parce qu’il s’agit de l’emploi le mieux rémunéré qu’ils peuvent trouver. Ou parce que, pour toutes sortes de raisons, ils ne peuvent retourner à leur ancien job. Ou qui n’ont jamais eu un travail en dehors de ce milieu. Bref, ils vivent de la politique au lieu de simplement faire de la politique.

Forcément, cela réduit leur liberté, influence leur jugement, et les expose dangereusement à la tentation de détourner le regard de toutes les pratiques douteuses, voire d’y participer. Tout cela renforce chez le citoyen sa conviction qu’ils sont tous pareils, tous pourris. Ce n’est évidemment pas vrai.

Chose sûre, décrocher totalement de la politique, c’est s’engager dans un cul-de-sac. C’est permettre aux pêcheurs en eaux troubles et à leurs compagnons de route, ceux qui font semblant de ne pas voir, de  continuer impunément. Absolument rien de bon ne peut en sortir.

C’est aussi s’exposer à ce qu’un démagogue déguisé en sheriff de western vienne nous dire que lui se chargera de faire le ménage. Habituellement, il se révèle pire encore. Voyez Berlusconi en Italie. Ne vous imaginez pas que nous sommes à l’abri de cela.

Nous vivons en démocratie. La participation citoyenne est l’oxygène qui la fait vivre. En elle-même, la démocratie ne garantit pas des gouvernements honnêtes et compétents. Mais l’absence de démocratie, elle, garantit absolument des gouvernements incompétents, malhonnêtes et violents. Partout et toujours. Sans aucune exception.

Malgré la nausée et le découragement, croyez-moi, se réfugier dans le rejet catégorique de la politique ne mène absolument à rien. Il faut exiger de la bonne politique. C’est difficile, extraordinairement difficile, mais pas impossible.

31 réponses à “Bonjour tristesse”

  1. le 02 nov 2009 à 16:28 Jean-Luc Proulx

    «Nous vivons en démocratie.»

    Plus pour moi, depuis hier! Je vis à Québec.

  2. le 02 nov 2009 à 16:33 Gilles

    Em ce qui a trait à Montréal c’est d’ine certaine manière décourageant, dans la mesure ou le système électoral ne permet pas que s’exerce vraiment la démocratie parce que l’appui à l’oppositon est plus grand que celui du maire Tremblay qui détient le pouvoir.

    je ne comprend pas comment on peut donner le pouvoir à une personne qui ne détient pas la majorité des suffrages exprimés. C’est une distorsion que l’on s’obstine à maintenir par manque de courage ou d’imagination.

  3. le 02 nov 2009 à 16:54 TheMan

    Je suis déçu de voir la quantité de monarques municipaux qui ont été élus sans problèmes partout au Québec. Leur machine électorale bien huilé et bien financé ont eu raison des oppositions sans expérience mais désirant le changement.

    Le plus triste dans tout cela est la complaisance des libéraux provinciaux face à cette situation. Les solutions qu’ils proposent sont risibles. Laisser la police faire son travail est le meilleur moyen de fermer le couvercle de la marmite. Les gens arrêtés plaideront coupable et le tout restera caché. À la fin, cela reviendra comme avant.

    Et le tout se fait sur de l’argent emprunté aux générations futures…

    Je me demande ce qui est le plus scandaleux, les enveloppes brunes ou la mentalité politique actuelle. Aucun parti tant municipal, provincial ou fédéral ne font de la politique par conviction, le tout est dans le paraitre face à un électorat et à la fin, voter pour l’un ou l’autre revient au même.

  4. le 02 nov 2009 à 20:48 Rubique

    @Gilles

    En fait le problème que vous décrivez est augmenté par un autre facteur qu’on oublie :

    40% du monde ont voté, parmi lesquels même pas 40% on voté pour le parti X, qui a gagné. Si on fait le produit, ca fait que moins de 16% des gens appuient l’administration X.

    On aurait beau avoir une victoire à 55%, si le taux de participation est bas on se retrouve dans une situation inconfortable quand même.

    Par ailleurs je pense qu’il serait temps qu’un maximum d’élections se fassent en même temps, ca éviterait beaucoup de problèmes de copinage entre paliers : le fédéral qui aide le provincial pour ses élections, provincial qui aide lui-même le municipal, etc. Plus le scolaire!
    On sait que les élections sont chères. Je pense qu’avec des élections uniques le vote sortirait beaucoup plus. En 2009 on devrait se poser cette question là.

  5. le 03 nov 2009 à 8:46 Garamond

    En politique, les meilleurs s’en vont ! vous en êtes un exemple……

  6. le 03 nov 2009 à 9:00 Joseph Facal

    Merci.

  7. le 03 nov 2009 à 11:56 Gilles Laplante

    Quand on parle hétique en politique, ça soulève plusieurs interrogations.
    Un candidat qui se fait prendre en état d’ébriété pendant une campagne électorale ne devrait-il pas être automatiquement disqualifié?
    Que penser de la morale des électeurs qui élisent un criminel comme député ( l’alcool au volant, c’est criminel ).
    Un député, un élu municipal qui se fait condamner pour alcool au volant ne devrait-il pas être automatiquement démis de ses fonctions?

  8. le 03 nov 2009 à 11:57 miox

    Histoire de mettre un peu de bon humeur …

    garamond : je seconde

    M Facal , deviendrez vous notre Obama ?
    héhéhé ?

    je voterai pour vous demain matin :)

  9. le 03 nov 2009 à 12:23 Victor

    M. Facal.
    Vous auriez rencontré certains acteurs du scandale des commandites, avant que leurs faces de carême ne soient connues, et vous les auriez trouvés sans doute corrects. Les corrompus sont les criminels les plus difficiles à détecter, parce qu’ils connaissent parfaitement tous les codes de la respectabilité.

    C’est donc une enquête publique, des hommes et femmes politiques, respectables, il y en a plein, qui pourra venir à bout de ceux et celles qui ne le sont qu’à temps partiel.

    Et c’est vous, à temps plein, qui devriez présider une telle commission.Yess.

  10. le 03 nov 2009 à 13:42 Normand ajoindre

    Alors Monsieur Facal, le Québec ne serait pas le meilleur des mondes ?

    ————-

    Vous avez écrit « La politique attire de moins en moins les meilleurs, ce qui ne veut pas dire qu’on n’y trouve pas des gens de grande valeur. On assiste à une professionnalisation de la politique. Elle devient de plus en plus un métier. »

    Décrocher un poste d’élu au gouvernement, c’est un peu se partir une petite PME avec l’avantage que l’organisation gouvernementale est obligée de nous fournir des employés, un local, et de payer toutes les dépenses, y compris nos repas au restaurant. Plus la belle pension après. On dit que Denis Coderre pour réussir son entrée dans cette industrie avait dû se présenter trois fois. Depuis plus d’une décennie maintenant, beaucoup d’entreprises se sont développées dans dans les domaines des services de consultation (et de l’édition) pour faire la promotion de l’entrepreneurship et aider les intéressés dans leur projet. On les initie à la compréhension des stratégies du développement des marchés (les niches), de l’image, des approches marketing, du réseautage et bien d’autres choses. Tous ceux qui ont lorgné du côté des communications (média, enseignants, journalistes, syndicalistes, vendeurs, animateurs) et ceux qui ont la parole facile peuvent en venir à comprendre que leurs talents et intérêts pourraient convenir pour le « métier » d’élu. Dans l’ancien temps, les candidats devaient posséder une base de compétence qui les rassurait vis-à-vis la nature des dossiers, c’est-à-dire ces aspects relevant de la bureaucratie, la finance, le légal, les procédures, etc. Mais aujourd’hui, on peut les voir évoluer à l’assemblée nationale par l’entremise de la télé ou dans d’autres émissions (interviews et débats), et la nouvelle tendance, ce qui est mis en évidence sur le plan des compétences requises, c’est surtout le talent d’avoir une grande gueule, d’avoir la répartie facile et d’aimer la confrontation ou avoir les nerfs qu’il faut pour faire face à la musique.

    Dans n’importe quelle organisation ou entreprise, le principe de base en gestion des ressources humaines est « la bonne personne, dans le bon poste, au bon moment ». Dans une analyse de candidatures, les décisions doivent être prises en tenant compte des qualifications requises pour le poste et de celles que les candidats possèdent. Celles-ci portent sur les connaissances, les capacités et les qualités personnelles. De plus en plus, chez les candidats à un poste d’élu, on peut constater que chez certains, les connaissances peuvent être déficientes parce qu’on aura trop misé sur d’autres particularités relevant de facteurs tels que le charisme (l’image) et la facilité à s’exprimer. Or quand le savoir manque, le savoir-faire peut entrainer toutes sortes de surprises. Où est la préoccupation du bien des citoyens là-dedans ?

  11. le 03 nov 2009 à 14:20 Remidam

    Monsieur Facal,

    Vous faites partie des lucides et j’en suis fort aise. Vous n’avez pas la langue de bois et il serait temps que les citoyens du Québec se rendent compte que nous allons sur un mur : dette astronomique, scandales gouvernementaux, fianaciers, dans la construction, les syndicats, et l’octroi des contrats. Mais les citoyens dorment au gaz, alimenté par notre gouvernemaman. Ce sera à l’autre gouvernement à fairre le ménage. Mais la soue est tellement encrassée qu’elle ne sera plus bientôt décrottable. Pensons à la Nouvelle-Zélande qui a dû redresser un bateau qui croulait sous les dettes. Ce sera bientôt notre tour et plus ça va tarder, plus les citoyens trouveront la situation difficile.

    @Gilles : le gouvernement Charest a été élu par un pourcentage de l’ordre de 40% des 57,8% d’électeurs qui ont voté en 2008. Si on appliquait la norme des défusions, soit que 60% des personnes inscrites sur la liste électorale soient allés voter, le gouvernement Charest serait illégal. Alors, 40% de 57,8%, ça indique que le gouvernement qui ne veut pas d’enquête publique a été élu par 21.1 % des électeurs inscrits sur la liste électorale.

    En ce qui concerne Louise Harel, la fossoyeuse des anciennes villes, je trouve ironique que ce soient les électeurs d’anciennes villes qui aient donné une leçon à cette personne……….. en donnant leur vote à Gérald Tremblay. Je suis content qu’elle ait mordu la poussière. Quant à moi, je ne pardonnerai jamais au PQ de m’avoir fait perdre ma citoyenneté municipale en fusionnant Sainte-Foy à Québec et je ne donnerai plus mon vote à cette formation politique ultra socialiste. Je suis indépendantiste et je ne leur permettrai pas de faire de mon pays une dictature socialiste.

  12. le 03 nov 2009 à 16:10 Rabelais

    QUestions pour ceux qui connaissent la loi 101:
    Est ce que on peux avoir un site web en anglais ou en autre langue, sans le francais?
    Je parle bien de qqun qui a une activite economique au Quebec et il utilise cela pour des fins publicitaires.
    Avez vous une idee?

  13. le 03 nov 2009 à 16:54 Gilles

    @ Rabelais

    Attention mon ami, le clergé multi vous guette.

    Évidemment qu’on peut avoir un site uniquement en anglais au Québec sans disposer d’une version fraçaise. On peut aussi vous répondre en anglais dans un commerce, et même faire semblant de ne pas comprendre.

    On peut faire la même chose dans un établissement de service public en tant que citoyen ou client ou usager.

    Yen a même parmi les nôtres quivont trouver votre question bizarre. Parce que vous n’êtes pas moderne ouvert ou branché.

    Au fait de qui vous parlez Rabelais ?

  14. le 03 nov 2009 à 22:19 Jeff-TVQC

    Les francophones de Montréal n’ont rien compris La harel ne serait même pas capable de communiquer avec une partie de ses électeurs, elle ne serait même pas capable de faire un discours et se faire comprendre par tout le monde. Le seul mini discours en anglais lors de son allocution de perdante ma fait saigner des oreilles et je ne suis pas anglophone.

    La mentalité de cheveux bleu et péquiste gauchisants vous mène vers le précipice et vers les mafieux. C’est vraiment dommage de voir une ville aussi importante que Montréal sombrer dans un tel délire. C’est inquiétant, car le Québec en entier à besoin de Montréal c’est le cœur de notre province et sans un cœur en santé tout le corps va s’en ressentir!! En essayant d’entrer dans la gorge votre ancienne péquiste finie vous avez courue à votre propre perte c’est pitoyable.

  15. le 04 nov 2009 à 7:38 Gilles

    @ Jeff-TVQC

    En lisant votre commentaire Jeff, je me disais que si «la harel» a écorché vos oreilles, vous mon ami ce sont mes yeux que vous égratignez avec votre diatribe échevelée.

    Vous devez être bien content maintenant, vous avez un maire qui peut être entendu et compris par tous vos amis, dont un bon nombre ne pourraient pas lire et comprendre votre propre intervention. Et qui même s’ils la comprenaient, feraient semblant de ne pas comprendre.

    En fait Jeff, vous faites partie de ces gens c’est limpide, qui n’aiment pas ce qu’ils sont, et qui n’osent pas dire clairement qu’ils préféreraient faire partie de la majorité démographique monoculturelle continentale.

    Libre à vous mon ami, l’Amérique vous ouvre les bras. Mais ne méprisez pas ceux qui ne pensent pas comme vous. Mais surtout, c’est ça qui me fâche, cessez de dénigrer les vôtres.

    Moi je sais qui je suis Jeff, et je suis du côté des miens… Et je ne suis pas bilingue. Et allez vous faire f….. avec vos lubies.

  16. le 04 nov 2009 à 8:18 Daveyy

    « Moi je sais qui je suis Jeff, et je suis du côté des miens… Et je ne suis pas bilingue. Et allez vous faire f….. avec vos lubies. » Gilles

    Y-a-t-il un argument logique dans ce genre de mépris ?

    Vous oubliez que c’est le PQ, Mme Harel en tête comme ministre des affaires municipales, qui a fusionné les banlieues et de ce fait minorisé les francos dans la nouvelle ville. Elle ne fait que récolter ce qu’elle a semé. Car si l’ancienne ville de Mtl existait, elle en serait la mairesse aujourd’hui.

  17. le 04 nov 2009 à 9:49 Gilles

    Si j’étais vous Daveyy, je serai prudent en matière de conseil à dispenser sur à la logique des opinions des autres. Ce n’est pas parce que l’on est capable de souffler le chaud et le froid en même temps qu’on est logique. Prenez garde de ne pas confondez argumentaires tarabiscotés et logique…

    En l’occurence, ce que Jeff avance ici est de l’ordre du préjugé classique du clergé bilinguisant qui est toujours présenté comme étant le fin des fin, alors que ce n’est que la conclusion du lavage de cerveaux auquel les francophones Québécois sont soumis depuis des décennies.

    La preuve en est que l’on peut vivre totalement en anglais à Montréal et tout le m onde trouve ça correct. Mais attention, ne pas être bilingue pour un francophone c’est le péché mortel par excellence. Eest-ce le genre de logique à laquelle vous adhérez Daveyy ?

    Quand les anglophones de Montréal commenceront à se comportee électoralement parlant comme le reste de la population, on pourra comprendre qu’ils commencent à se définir comme québécois.

    Mais quand on vote à 80% toujours du même bord et toujours contre ce qui ressemble à l’affirmation de soi des Québécois que peut-on conclure ?

    Je ne pense pas qu’ils ont besoin d’aide pour les conforter dans cette attitude.

  18. le 04 nov 2009 à 12:20 daveyy

    « La preuve en est que l’on peut vivre totalement en anglais à Montréal et tout le monde trouve ça correct. Mais attention, ne pas être bilingue pour un francophone c’est le péché mortel par excellence. Eest-ce le genre de logique à laquelle vous adhérez Daveyy ? » Gilles

    Selon le dernier recensement (2006) seulement 7 % de la population du Grand Montréal était incapable de s’exprimer en français. Celui qui se limite à nager dans 7 % de la piscine est condamné à rester un tout petit poisson, que voulez-vous que je vous réponde ? Il est possible de vivre totalement en espagnol ou en chinois à New York, ça prouve quoi?

    L’apprentissage d’une deuxième langue est un choix personnel. Je n’ai jamais critiqué mes amis parce qu’ils ne parlaient que le français, et je ne commencerai pas d’aussi tôt. Par contre aucun ne s’est vanté de son unilinguisme de la façon que vous le faites.

    « Mais quand on vote à 80% toujours du même bord et toujours contre ce qui ressemble à l’affirmation de soi des Québécois que peut-on conclure ? »

    En quoi les fusions forcées de Mme Harel correspondent avec une quelconque affirmation de soi ?

    Vous associez votre voeu d’indépendance du Québec à une affirmation de soi, moi je vous réponds que l’affirmation populaire en faveur du Canada s’est déjà manifestée à deux reprises et n’est pas à veille de changer. Si 34 % des Québécois votent pour les souverainistes, quelle est l’affimation de soi quand elle n’est partagée que par à peine le tiers de la population ?

    C’est bien trop facile de toujours blâmer ceux qui votent contre nous sans jamais se poser la question pourquoi. Se pourrait-il qu’il existe un lavage de cerveaux version souverainiste quand on évoque continuellement la victimisation des Québécois pour justifier notre option ?

  19. le 04 nov 2009 à 12:30 Joseph Facal

    Mon billet n’était ni sur l’unilinguisme de Mme Harel ni sur la question nationale. Vous êtes incorrigibles…

  20. le 04 nov 2009 à 12:35 daveyy

    M. Facal

    Vous avez complètement raison, je m’en excuse et je ferai des efforts herculéens pour ne plus répondre aux autres quand ils sont hors sujet.

  21. le 04 nov 2009 à 16:47 Gilles

    Incorrigibles ? Je pense bien que non. Je vais me conformer aisément à vos attentes monsieur Facal.

    Pour en revenir au sujet donc, nous apprenons que madame Harel qui est une parlementaire redoutable a décidé de rester en poste et d’exercer les fonctions de chef de l’opposition.

    Ce qui démontre une capacité de résilience intéressante, et devrait lui permettre de montrer que si le pouvoir formel lui a échappé, elle n’a pas pour autant pedru tous ses moyens d’agir.

    La suite au cours des temps à venir. Elle a déjà commencé à poser des questions qui rendent Gerry mal à l’aise.

  22. le 04 nov 2009 à 17:39 Jeff-TVQC

    Gilles vous n’avez rien compris.. Malgré la simplicité alarmante de mon texte.

    Ai-je dit à quelques parts dans mon commentaire que j’étais heureux de cette situation? C’est bien le contraire ça me désole. La présence de Harel et en occurrence une ancienne péquiste ne fait qu’empirer la situation.

    Gilles vous êtes bien un fier québécois et vous avez les deux traits principaux du québécois tricoté serré : la condescendance et le chauvinisme.

  23. le 04 nov 2009 à 18:11 Gilles

    Monsieur Facal me pardonnera j’espère. Je voudrais simplement soumettre à monsieur Jeff.TVQC le texte d’une tricotée serrée, qu’il jugera probablement condescendante et chauvine.

    Reste à voir qui est en vérité chauvin et condescendant :

    http://www.voir.ca/blogs/jose_legault/archive/2009/11/04/l-art-de-voter-contre-ses-propres-int-233-r-234-ts.aspx

    Bonjour tristesse en effet.

    Bonne lecture tout le monde.

  24. le 04 nov 2009 à 19:06 jcpomerleau

    Le mérite de cette élection c’est de NOUS faire découvrir la réalité crue, on a perdu notre cohésion national, le résultat le contrôle de l’ensemble de nos capacités d’agir (nos taxes) échappe à la majorité francophone du Québec.

    Un résumé simple de M Jacques Noël (Vigile):

    …………………….

    Charest 24%, Tremblay 14%, Harper 13%
    il y a plus de gens qui ont voté OUI en 1995 (2,308,360) que de gens qui ont voté pour Charest et Harper ensemble !

    Tremblay vient d’être élu avec 158,599 votes (dont une bonne part de votes anglos-ethniques). Ca ne représente que 14,% des 1,100,206 électeurs inscrits.

    Charest a obtenu une majorité parlementaire avec 1,366,046 votes (dont un bon tiers de votes anglo-ethniques ; le reste des Alzheimers). Comme il y avait 5,738,811 électeurs inscrits, ça ne représente que 23,8% des électeurs.

    Harper a fait encore pire avec un ridicule 784,560 votes sur 5,924,244 électeurs, soit un ridicule 13,3%. (note : il y a 5,924,244 électeurs québécois au Fédéral et 5,738,811 au “provincial”. Cherchez l’erreur et rappelez-vous du dernier référendum)

    Pas de farce, il y a plus de gens qui ont voté OUI en 1995 (2,308,360) que de gens qui ont voté pour Charest et Harper ensemble !

    On ne vit plus en démocratie, on vit sous la dictature. Une infime minorité d’électeurs, sortis par la Big Red Machine (même les Alzheimer), permettent aux Feds de nous mener par le bout du nez.

    Pendant ce temps, nos 101 députés souverainistes (une majorité !) dorment tous au gaz, loin du pouvoir, loin des 100 milliards de taxes et impôts que l’on paie aux 3 niveaux de gouvernement.

    …………….

  25. le 04 nov 2009 à 19:32 Jeff-TVQC

    Gilles
    Josée Legault est une autre gauchiste souverainiste..

    Le problème c’est que pour un non-séparatiste de droite idéologique et économique comme moi, cette élection était un catch 22.

    Que ce soit Tremblay le mafieux, harel la péquiste et Bergeron le vert partout et illuminé du 9/11. Aucun des trois ne mériterait mon vote si jamais j’habitais à Montréal.

    Cette situation se retrouve aussi au fédéral, je suis un orphelin politique. L’ADQ c’est fini et veut aller vers le centre, le PLQ pas capable, le PQ je suis pas séparatiste et encore moins capable :s

    Il y a un trou béant pour un parti provincial de droite idéologique et économique. Un dream team: Joseph Facal, Lucien Bouchard, Michel Kelly Gagnon, Mathieu Bock-Côté, Martin Masse.

  26. le 04 nov 2009 à 21:17 ymdelisle

    Pourquoi une personne qui a du potentiel irait en politique pour:

    1)un salaire beaucoup moins élevé qu’il pourrait avoir au privé

    2)avoir sa vie privée examiné à la loupe

    3)avoir sa vie de famille affecter, même détruite

    4)devoir vivre avec la critique continuelle

    5)recevoir le blâme pour tout ce qui ne va pas bien, même si il n’y a rien a y voir.

    Quand on regarde ce qu’un membre du parliament gagne, en relation avec ce que nous lui imposons comme fardeau il est évident que des décisions de carrières sont prises vers le privé plutôt que vers la vie politique. Nous devrions augmenter les salaires de nos politiciens pour attirer les meilleurs éléments de la société vers un travail qui est absolument ingras. En plus, ils peuvent perdre leurs jobs a tous les 4 ans. Pas évident quand on a une famille à faire vivre.

  27. le 04 nov 2009 à 22:45 Gilles

    Si je vous ai bien compris Jeff, quel que soit le rationnel, si ça sort de la bouche (ou la plume) de Josée Legault, ça ne mérite pas d’être évalueé à l’aune du raisonnement qu’elle déploie.

    J trouve ça dommage que vous réagissiez de la sorte. Ça m’attriste.

    Comme disait monsieur Facal : bonjour tristesse…

  28. le 04 nov 2009 à 22:48 Gilles

    Pourquoi une personne qui a du potentiel irait en politique ?

    Ça dépend des valeurs de cette personne. Par exemple, égocentriwque et égoïste, le privé est une bonne option.

  29. le 04 nov 2009 à 23:26 jeff-TVQC

    Gilles
    j’ai lue le texte de Josée Legault et le problème c’est qu’elle est a coté de la track. En essayant de chercher pourquoi que les gens ont voté pour Trembley et non pour Harel.

    Elle essaye de mélanger les cartes en parlant de francophones et non-francophones quand beaucoup de francophone veulent rien savoir de la vielle péquiste fini qu’est Harel!

    Ce n’est pas un combat anglophone /francophone, c’est une question de non choix et de non représentation! Un jeune francophone non séparatiste, non péquiste et non a gauche dans l’angle politique on s’entend qu’il n’est pas sortie pour aller voter.

    Le choix était entre un mafieux, un vieux pichou péquiste et un illuminé qui veut bannir les autos de Montréal. C’est assez déprimant et psychotronic comme situation!

  30. le 05 nov 2009 à 8:49 Gilles

    Je comprends votre point de vue Jeff. À la prochaine.

  31. le 06 nov 2009 à 1:37 AlainQc

    @remidam
    Vous dites que vous êtes souverainistes et que vous n’appuirez pas le PQ à cause des fusions municipales !
    Réponse: toutes les grandes villes provinciales du Canada (Toronto, Winnipeg, Ottawa, etc.) ont effectué des fusions afin d’uniformiser l’administration. Dans chacune des provinces où ont eu lieu des fusions, aucun problème. Il n’y a qu’au Québec que des gens ont voulu conserver leur petit royaume au lieu de penser au bien collectif. ET on en veut à la « madame » qui a osé faire ce qu’aucun gouvernement libéral (Ryan en tête) n’avait pas osé faire parce que ce n’était pas politiquement rentable. L’autre madame, celle de Sainte-Foy, madame Boucher, était bien fière, après les fusions, d’être élue mairesse d’une grande ville, elle qui avait tant combattue les fusions. C’est drôle hein ! Vous ne trouvez pas que c’est noble de vouloir simplifier l’administration de 13 villes qui se chamaillent constamment ! Pourquoi les fusions se sont faites sans heurts dans les autres grandes villes canadiennes ? Parce que les Québécois ne savent pas être solidaires, ils ne pensent pas aux projets de société à long terme, ils essaient de préserver leurs petits royaumes au détriment d’une meilleure efficacité pour l’ensemble. C’est ça le problème. Comment voulez-vous construire un pays dans ces conditions ?